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Réunions publiques de campagne

Stratégie, logistique, calendrier, etc. Comment s'organisent les candidats ? p.6

Football Stade de Reims

Reims - Valenciennes : attention, match piège ! p.8

Portrait - Hervé Lapie

Le nouveau président de la FDSEA, convaincu que l'agriculture et l'environnement peuvent s'entendre p.11

ÉDITION ÉPERNAY N°253 du 28 février au 6 mars 2014 e p e rn ay . l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

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À Epernay aussi, on parle social !

Municipales

Une fois encore, les statistiques en attestent, Epernay tire son épingle du jeu en matière de chômage. Certains feront le lien avec son image prestigieuse, une cité touristique, réputée riche, où il fait bon vivre et travailler. Pour autant, et déjà à l’époque de Bernard Stasi, la politique sociale a toujours eu une place importante dans la capitale du champagne. En direction des quartiers, notamment Bernon, des personnes âgées, des jeunes en difficulté, etc. Zoom sur les propositions des six candidats aux municipales. P.4 et 5


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ÉDITO

L'étoilé de la semaine

Le régime des intermittents du spectacle a une fois encore été mis en lumière hier. Entre un syndicat patronal qui souhaite le rayer de la carte, et des syndicats de salariés intermittents qui ne veulent rien toucher, le dialogue social sera, comme d’habitude, riche en échanges constructifs et le chemin du compromis semble tout tracé pour finir dans une nouvelle sortie de route. Pourtant, un statut - pondu, au passage, par la droite, et que le CNPF, le Medef d’alors, applaudissait à tout rompre - qui n’a guère évolué depuis sa création en 1936 (pour les techniciens et cadres du cinéma ; ont été ajoutés les artistes-interprètes et les techniciens du spectacle vivant en 1969) justifierait peut-être qu’on admette quelques ajustements. Les pratiques ont évolué, des métiers qui «  méritaient  » sans doute le régime spécial ne le méritent peut-être plus aujourd’hui, et inversement. Côté économique, la Cour des Comptes n’en finit plus de dénoncer un régime qui concerne un peu plus de 100 000 personnes, mais pèserait environ un milliard d’euros de déficit annuel. Et le taux de fraude est estimé à 15 %. De l’autre côté, les syndicats patronaux qui souhaitent en finir avec ce statut oublient, ou font semblant de ne pas le savoir, que la culture rapporte à la France, et gros. Que serait Avignon sans son festival, Châlonsen-Champagne sans ses Furies, Troyes sans ses Nuits de Champagne, Epernay sans ses Habits de Lumière ? Les mêmes villes, mais avec beaucoup moins de touristes et d’habitants qui profitent de leur cité le temps d’un festival, consomment, vivent. Un dernier chiffre : la culture pèse dans le produit intérieur brut du pays sept fois le poids de l’industrie automobile. Ça fait réfléchir, non, même par intermittence ? Tony Verbicaro

Réflexion par intermittence

La météo Vendredi

Samedi

2° 9°

Dimanche

Lundi

4° 8°

-1° 9° 3° 9°

Qualité de l’air

3

Vendredi 28 février

Samedi 1er mars

Dimanche 2 mars

Arnaud Lallement trois étoiles

C’est officiel depuis lundi : après avoir été désigné « Chef de l'année » pour le guide Champérard, « Cuisinier de l'année » pour le Gault et Millau, Arnaud Lallement, chef du restaurant L’assiette Champenoise (situé à Tinqueux, dans l’agglomération rémoise) vient d’être récompensé d’une 3e étoile dans l’édition 2014 du Guide Michelin. Le Michelin salue sa cuisine « de produits, d'une belle modernité et particulièrement créative ». C'est en 1997, alors âgé de 23 ans, qu'Arnaud Lallement rejoint l'Assiette Champenoise, un restaurant familial créé en 1986 par son père, Jean-Pierre, lui-même distingué d'une étoile par le Guide Rouge en 1977. Il en prend les commandes en 2002 suite au décès de ce dernier. A 39 ans, et après une première étoile obtenue en 2001, suivie d'une 2e en 2005, Arnaud Lallement rejoint donc aujourd'hui le cercle prestigieux des 27 établissements français L'année dernière, Pierre Guigui (à droite) et l'équipe du Gault & Millau avaient choisi le jouissant de cette prestigieuse mention. prestigieux cadre de l'Assiette Champenoise d'Arnaud Lallement pour lancer officielle-

J.D

Coup d’ oeil sur le monde

Aréna, Zénith... le mythe rémois

La rubrique Un an de plus propose de revenir sur un événement traité dans nos colonnes il y a un an, semaine pour semaine, et de regarder comment les choses ont évolué depuis. L’Hebdo du vendredi 1er mars 2013 (n°294) évoquait la possibilité offerte à la Ville de Reims d'acquérir la basketball Arena de Londres, utilisée lors des Jeux Olympiques de 2012. A cette époque, les services de la ville disaient étudier la question... Il n'en fut rien. Pendant ce temps-là, l'association Reims au Zénith a poursuivi son lobbying pour la construction d'un tel équipement dans la ville des sacres. Là-encore, choux blanc, surtout que depuis la fermeture de Nautilud est venue rebattre les cartes. Aujourd'hui, si les différents candidats à la mairie de Reims sont tous d'accord pour dire qu'il manque à Reims une grande salle digne de ce nom, aucun n'évoque dans son programme la construction d'un Zénith ou d'une Aréna. Sans doute trop onéreux, Adeline Hazan et ses adversaires préfèrent parler d'un équipement multifonctions. La maire sortante propose en effet la construction d'une salle multifonction qui serait accolée à un nouveau centre aquatique ludique. De son côté, Arnaud Robinet, qui a comme colistier le président de Reims au Zénith, Stéphane Lang, ne promet pas mieux avec un centre régional ludique et sportif, alliant piscines et patinoires, dont l'une d'elles serait transformable en salle multifonction. Deux projets moins ambitieux qu'un Zénith ou une aréna, mais plus raisonnable et surtout moins coûteux.

Au fond du trou

Bonne

L’indice varie de 1 – très bonne qualité de l’air à 10 – très mauvaise qualité de l’air.

L’hebdo du ve ndredi édité par la SARL B2M Editions Journal hebdomadaire gratuit d’information locale Siège social : 195, rue du Barbâtre à Reims

T él. 03 26 3 6 50 13 E-mails : Rédaction : redaction@lhebdoduvendredi.com Publicité : publicite@lhebdoduvendredi.com Newsletter : newsletter@lhebdoduvendredi.com Directeur de la publication : Frédéric Becquet (fb@lhebdoduvendredi.com) Redacteur en chef : Tony Verbicaro (tony.verbicaro@lhebdoduvendredi.com) Journalistes : Sonia Legendre (sonia.legendre@lhebdoduvendredi.com) Aymeric Henniaux (aymeric.henniaux@lhebdoduvendredi.com) Responsable commercial : Philippe Dudel (philippe.dudel@lhebdoduvendredi.com) Responsable diffusion : Yoann Ruin (yoann.ruin@lhebdoduvendredi.com) Administration : Martine Bizzarri - Infographiste : Anne Rogé Parution le vendredi matin Imprimé par IPS à Amiens

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ment le premier guide Champagne de la marque. © l'Hebdo du Vendredi

Voilà une méthode bien singulière pour régler ses problèmes et faire comme si de rien n'était. Dans la province du Hainan, en Chine, un homme qui souhaitait se débarrasser d'une bien encombrante demoiselle lui réclamant une importante somme d'argent qu'il lui devait pourtant, n'a rien trouvé de mieux que de lui tendre un piège en la faisant tomber dans une bouche d'égout. Sur la vidéo d'une caméra de surveillance, on voit ainsi l'individu préparer son traquenard en installant un carton sur l'entrée du trou afin de le dissimuler puis, quelques instants plus tard,

revenir avec la victime pour la précipiter vers les eaux usées. La malheureuse, qui a dû attendre près de 60 heures avant d'être secourue, peut tout de même se réconforter : son agresseur a été arrêté et, vue la sévérité de la justice chinoise, tout porte à croire qu'il sera bientôt condamné à passer un long moment... au trou !

Lacunes d'outre-Atlantique

Dans une récente étude publiée la semaine dernière, la Fondation Nationale des Sciences dresse un constat assez édifiant des lacunes, en termes notamment de culture générale, des Américains. A en croire les résultats, un quart d'entre eux ignorerait en effet que la planète Terre tourne autour du soleil. Pire, ils ne seraient que 48 %, soit même pas un sur deux, à savoir que l'Homme descend du singe. Dans le détail, ces chiffres sont tirés de l'étude de la Fondation, menée tous les deux ans sous la forme d'un sondage auprès de plusieurs milliers de personnes, et portant sur des connaissances élémentaires en physique et en biologie. Et pour cette dernière session, les résultats sont donc bien mauvais avec, au final, une note globale d'à peine 6,5 sur 10.

Love story à la Homeland

L'affaire ressemble étrangement au fil rouge de l'intrigue de la série, quand une agent secret de la CIA s'amourache d'un ancien soldat américain retenu pendant des années comme otage d'AlQaida et suspecté de comploter désormais pour l'organisation terroriste. Ici, c'est une autre agent, des services secrets canadiens cette fois et dans la vraie vie, qui est dans le collimateur et s'est même vue suspendue. En cause : sa liaison avec l'homme qu'elle était justement censée suivre. Une liaison datant en plus de plusieurs années avec un homme d'affaires montréalais d'origine iranienne. De son côté, l'intéressé se dit « victime de jalousie. Ça ne plaisait pas à tout le monde que je couche avec elle, c'est pour ça qu'ils m'ont fiché et l'ont suspendue ! »


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À la recherche des candidats

Elections municipales

Chiffres arrêtés au mardi 25 février, 17 heures, 259 des 552 communes marnaises de moins de 1 000 habitants (scrutin plurinominal avec panachage autorisé) n’avaient pas de candidat déclaré. Et la clôture du dépôt de candidature, c’est pour le 6 mars, 18 heures…

oilà qui fait craindre, en premier lieu, un risque d’engorgement dans la préfecture et les sous-préfectures de la Marne pour les dernières 24 ou 48 heures. Le second risque, plus problématique encore, c’est l’absence de candidats après la date limite. En 2008, lors des dernières élections municipales, toutes les communes marnaises, si petites soient-elles, avaient élu un conseil municipal et un maire. A une époque où il n’était pas question de se faire connaî-

V

Avant, un seul bulletin avec un seul nom pouvait faire un maire

tre en préfecture, où même un maire sortant qui disait ne pas vouloir y retourner, finissait par abdiquer - enfin, pour le coup, au contraire - face aux voix de ses administrés qui lui donnaient toute confiance pour continuer. « Il suffisait à l’époque d’un bulletin de

« Nous faisons tout pour rappeler aux candidats l’obligation de se déclarer en préfecture ou dans les quatre sous-préfectures », poursuit le secrétaire général. Et la préfecture et les sous-préfectures sont ouvertes actuellement de 9 h à 18 h, sans interruption, du lundi au vendredi, et de 9 h à 12 h le samedi, pour permettre aux candidats de trouver un créneau pour se déclarer. « La déclaration obligatoire est un bien, ça clarifie la démocratie du vote, conclut Francis Soutric. On met un terme aux votes fantaisistes.  Bien sûr, ça complique les choses, ça oblige à mettre en place un délai contraint pour tout le monde, mais c’est mieux. Ça professionnalise l’élection. »

Tony Verbicaro Les enveloppes sont prêtes. Et les candidats ? © l'Hebdo du Vendredi

vote avec un nom, dans une petite commune, pour faire un maire », se remémore Francis Soutric, secrétaire général de la préfecture. En 2014, ça ne sera pas possible. Et si la nouveauté, l’obligation de déclarer sa candidature, fait progresser l’organisation des élections, elle risque de contraindre le préfet à désigner une délégation spéciale de trois personnes, trois fonctionnaires ou anciens fonctionnaires, ou personnalités qualifiées, qui assurent l’administration de la commune en attendant l’organisation de nouvelles élections. Le délai avant un nouveau scrutin sera d’au moins un mois, «  avec le risque de

télescopage avec les élections européennes, explique Francis Soutric. Je pense que rien ne s’oppose juridiquement à organiser scrutin municipal et européen le même jour, mais bon…  » L’autre problématique soulevée concerne les conseils communautaires. Avec la réforme de l’intercommunalité, plus aucune commune n’est isolée. Et si une commune est sans conseil municipal, elle est sans conseiller communautaire… Pour les communes de plus de 1 000 habitants (scrutin de listes bloquées), les autorités ont moins de crainte. 48 sur les 67 avaient déjà au moins une liste déclarée mardi soir.

Pour inciter les électeurs à ne pas sécher les élections municipales des dimanches 23 et 30 mars, les services du Premier ministre ont mis en place un site internet, ouijevote.fr, très bien fait, il faut le reconnaître, pour expliquer les modes de scrutin, et en particulier les différences avec les municipales précédentes. Le site permet à l’internaute-électeur de savoir comment tout fonctionne. L’enjeu est bien évidemment de lutter contre l’abstention, qui avait atteint un taux record pour des municipales en 2008, à 33,5 % à l’échelle nationale (il était de 38 % dans la Marne).

Oui, je vote !


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Tous les candidats feront du social, à leur manière

Thème de campagne : politique sociale La politique sociale est le quatrième thème de campagne que nous avons soumis aux quatre candidats à la mairie de Châlons-en-Champagne. Une thématique liée aux plus jeunes, aux plus âgés, aux quartiers, à la santé, à la discrimination, à l’emploi, dont les chiffres de janvier ont été publiés mercredi.

Petite enfance, aînés, dépendance et CCAS

Qui dit politique sociale, dit, notamment, Centre communal d’action sociale (CCAS). Tous les candidats évoquent un budget constant. Bernard Namura (liste citoyenne) réclame de d’abord voir comment ça se passe avant de prendre des décisions, avec les citoyens. Sur le CCAS, Rudy Namur (rassemblement de gauche) et Benoist Apparu (droite et centre) partagent une envie d’aller vers la mutualisation. Si le candidat socialiste évoque la création d’un Centre intercommunal d’action sociale, le candidat UMP émet une réserve. « Il y a une modalité légale qui l’empêche, c’est donc compliqué de mutualiser, or il y a un vrai enjeu. » Rudy Namur retirerait la partie petite enfance du CCAS «  pour la rattacher à un pôle jeunesse municipal. » Benoist Apparu va dans l’autre sens. « Le CCAS est très axé petite enfance et fait ça très bien. Nous sommes dans une région qui vieillit, et il faudra faire un effort particulier en direction des personnes âgées, notamment la gestion de l’autonomie. » « L’aide au maintien à domicile, la domo-médecine, …énumère Rudy Namur, ça commence, à nous de développer les structures d’accueil aux personnes devenues dépendantes. »

Centre socio-culturels : personne ne revient sur la municipalisation

Le député permet la transition avec les centres socioculturels (CSC) : « C’est aux CSC de se tourner vers les pré-ados et les ados. C’est une tranche plus complexe, et il y a un travail à améliorer sur ces âges. » Même chose chez Rudy Namur : « Comment apporter quelque chose aux adolescents de plus de 14 ans ? Il faut travailler vers ces jeunes. » Benoist Apparu souhaite engager la réflexion sur les périmètres d’intervention des quatre CSC, Rive Gauche, Schmit, Verbeau et Vallée Saint-Pierre : « Qui s’occupe du centre-ville ? Et du Mont-Héry ? » Rudy Namur veut que les centres soient capables de « tisser du lien entre les familles. « Depuis que les centres sont municipalisés, de nombreux témoignages nous disent que les liens sont coupés. » Le candidat de gauche veut-il dé-municipaliser les CSC ? « On n’en est pas là. Mais de ce qu’on en sait, ça coûterait plus cher aujourd’hui avec des centres municipalisés, de l'ordre de 300 à 400 000€ en plus. »

Rudy Namur liste de rassemblement de gauche « Un nouveau souffle pour Châlons »

y aurait moins de délinquance. Et une famille, c’est un papa, une maman et des enfants, bien entendu. Je ne suis pas comme M. Apparu. »

Tony Verbicaro

CHIFFRES DE L’EMPLOI Ce qu’en pensent les candidats

Prise en charge de jeunes à l'unité d'éducation en milieu ouvert. © l'Hebdo du Vendredi

Le plus « dur » sur les CSC, c’est Bernard Namura : « J’ai vu ces structures, sous le format MJC, souvent rater le coche auprès des collectivités, parce qu'elles se concurrençaient au lieu de travailler ensemble. Et c'est ce qui a donné la municipalisation des CSC. Aujourd’hui, les directeurs ne se plaignent pas, tout va bien pour eux. Alors que tout va mal ! On met tout dans l'accueil, on met en place des salles de réunions, mais la jeunesse n'y trouve pas son compte. »

Discriminations : délégation spécifique ou transversalité ?

Sur le thème de la lutte contre les discriminations, les candidats de gauche et de droite s’opposent beaucoup plus classiquement. Rudy Namur annonce qu’un « conseiller municipal délégué aura la charge de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il faut développer des animations autour de cette thématique, pourquoi pas une semaine culturelle de lutte contre les discriminations. » Benoist Apparu estime lui que « ce n’est pas à la ville de travailler spécifiquement sur ces questions, que nommer un adjoint, ça ne sert qu’à se donner bonne conscience. En revanche, travailler à Châlons pour recréer du lien entre la rive droite et la rive gauche, oui. Faire de la rivière, qui est une frontière, un atout, oui. La discrimination châlonnaise, c’est essentiellement rive droite - rive gauche. Créer du lien, ça permet de lutter contre les discriminations. Cet enjeu est transversal. »

Contrat unique, guichet unique, politique sociétale et préférence nationale

Dans le même esprit, Benoist Apparu évoque la dualité dans l'éducation. « L’Etat mène un projet territorial via le ministère de l’Education nationale. Mais le ministère de la Ville fait à peu près la même chose de son côté. Comment arriver à un contrat unique sur le territoire ? Les collectivités travaillent avec le ministère de la Ville, via le Contrat unique de cohésion sociale (Cucs), que j’ai créé. Et les écoles avec l’Education nationale. Réussir l’unité, c’est réussir

- Créer un Centre intercommunal d’action sociale - Créer une maison des associations - Faire travailler les centres socio-culturels en direction des jeunes de plus de 14 ans - Rétablir un centre de dialyse à l’hôpital - Créer un Agenda 22 pour l’accessibilité

la prise en charge individuelle des enfants. C’est comme ça qu’on peut lutter contre le décrochage scolaire, et les problèmes qu’on retrouvera ensuite dans les quartiers. On est aujourd’hui dans une démarche exclusivement collective. En gros, on organise un soutien scolaire, et on propose à qui le veut de venir. Il faut réussir à individualiser la prise en charge. Les solutions peuvent être collectives, mais à partir des individus. » Rudy Namur souhaite lui créer une maison des associations et de la solidarité, « un guichet unique pour les associations, pour les personnes en recherche d’emploi aussi, qui pourront y trouver une aide à l’écriture de CV, des préparations aux entretiens d’embauche… On s’intéresse à l’ancien mess des officiers. L’armée a voulu vendre l’an dernier, mais n’a pas trouvé d’acquéreur. Ça a été estimé à 1,3 million d’euros. Reste à visiter pour voir si c’est viable. Les travaux peuvent tenir dans le budget d’investissement. » Pour Bernard Namura, jusqu’à présent, «  Châlons avance en multipliant des actions dites sociales pour montrer qu'on est très sensible à tous les habitants, ceux qui se déplacent, ceux qui ne le peuvent pas, ou moins bien, les plus jeunes, les aînés... C'est très bien, il faut y veiller. Mais comment faire en sorte qu'une politique sociale devienne une politique sociétale ? Nous menons un projet citoyen, et c'est aussi pour inciter les habitants de la ville à être des citoyens fiables. » Donner la parole à Pascal Erre (Rassemblement Bleu Marine / Front national) sur la politique sociale revient à ouvrir les vannes au grand thème frontiste : la préférence nationale. « Nous remettrons en ordre. J’estime que des Français sont laissés de côté à Châlons, et je veux en terminer avec ça. On n’a pas le droit de faire de préférence nationale aujourd’hui, du moins de manière officielle, mais le copinage aussi, c’est interdit... Les aides sociales obligatoires, c’est la loi, c’est le CCAS. Toutes les aides facultatives, ça sera repris en main.  » N’est-ce pas discriminatoire ? « Non, ou alors on considère que choisir, c’est discriminer. » Pas de propositions précises de la part du candidat FN : «  On n’est pas là pour faire des catalogues. Nous, nous sommes pour la famille au sens large. Il faut aider les enfants et les anciens. On souhaite mettre en place une politique qui rétablit les liens entre les générations. Si les familles marchaient mieux, il

Benoist Apparu liste UMP/UDI/MoDem « J’aime Châlons Génération 2014 »

- Fournir un effort supplémentaire en direction des personnes âgées - Mettre les pré-ados et adolescents au cœur du travail des centres socio-culturels - Améliorer l’unité entre politique de ville et politique scolaire - Soutenir le rapprochement entre l’hôpital et la clinique Priolet, atti-rer des médecins spécialistes

Bernard Namura liste citoyenne « République + » - Réussir la métamorphose entre politique sociale et politique sociétale - Installer un observatoire de la citoyenneté

Rudy Namur : « Une hausse du chômage est forcément une mauvaise nouvelle. Le manque de confiance des entrepreneurs est profond. Il faudra du temps pour relancer l’économie. A nous, localement, de mettre en place des structures pour rendre cette confiance. A Châlons, ça passe par une meilleure attractivité. Il faut tout faire pour enrayer ce déclin. Ici, nous expérimenterons un maximum de choses pour y arriver. Au niveau national, le gouvernement fait le boulot aussi, notamment au travers du Pacte de compétitivité. » Benoist Apparu : «  On constate une relative stabilité sur Châlons. Sur le plan national, je vois l’évolution du discours du Président de la République, mais pas dans les ministères, et je ne vois pas non plus d’évolution de la politique de l’offre par rapport à la demande. Un exemple précis : quelle cohérence entre la loi pour limiter le nombre de stagiaires en entreprises, et la promotion des emplois d’avenir ? »

Bernard Namura :  «  A la fois, on peut se demander quand allons-nous inverser la courbe de façon conséquente ? Et aussi on peut se poser la question de savoir si l’on est sur le bon chemin. Il est temps, en tout cas, de faire autrement. C'est une situation terrible. De nombreux citoyens ne peuvent rien faire. »

Pascal Erre : «  Châlons, comme toutes les villes, voit son nombre de demandeurs d’emplois continuer de monter. C’est la faute à une politique européenne mise en place en France par le PS aujourd’hui, l’UMP avant. L’Etat ne fait plus son travail, en matière industrielle notamment. En matière d’emploi aussi, il faut aller vers la préférence nationale. A compétence égale, il faut privilégier les Français. Et quand une entreprise doit licencier, il faut aussi garder les nôtres. »

WAGENDA DE CAMPAGNE

Samedi 1er mars à 16 h, animation de proximité au Mont-Héry (rond-point rue de la Fraternité). Mercredi 5 mars à partir de 10 h, animation de proximité en centre-ville (place du marché).

Rudy Namur

Samedi 1er mars à 14 h, expo-quartier au Verbeau (square face au centre commercial).

Benoist Apparu

Pascal Erre liste Rassemblement Bleu Marine / FN - Privilégier les Français aux étrangers dans les aides facultatives - Favoriser les liens entre les générations - Promouvoir le rapprochement des familles


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Aube et Marne à la hausse, Ardennes et Haute-Marne en baisse

Les indicateurs de l’emploi - janvier 2014

a courbe du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A continue donc de grimper. Si Michel Sapin, le ministre du Travail, a dit mercredi à la publication des chiffres du mois de janvier 2014 préférer « commenter + 8 000 que + 70 000, sous Nicolas Sarkozy, ou + 30 000, ce qui était le cas au début de l’année 2013 », l’objectif de l’inversion de la courbe est toujours d’actualité. Dans les chiffres nationaux, c’est aussi la fin de la baisse du chômage des jeunes, même si la reprise de l’augmentation est légère. Chez les plus de 50 ans, en revanche, le nombre de demandeurs d’emploi continue d’augmenter sérieusement. En région, tout dépend d’où on se trouve et les courbes se sont désormais inversées dans les départements. Les Ardennes (-0,6 %) et la Haute-Marne (-2,2 %), durement touchées au cours des premières années de crise, voient désormais le nombre des demandeurs d’emploi baisser sur un an. Les zones d’emplois principales de ces deux départements sont aussi à la baisse. En revanche dans la Marne, la hausse est toujours de mise, mais relative (+1,6 %), et est plus forte à Reims (+3 %) qu’à Châlons (+0,4 %), quand les chiffres diminuent dans la zone d’emploi d’Epernay (-0,8 %). Enfin l’Aube est le département où le nombre de demandeurs d’emploi grimpe le plus durement : +6,7 % pour le département, +7,3 % pour la zone d’emploi de Troyes. T.V

L

> Les chiffres présentés dans cette page tiennent comptent des demandeurs d'emploi de catégorie A,

n'ayant exercé aucune activité au cours du mois de référence.

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LA QUESTION DE LA SEMAINE

Les réunions publiques, tout un programme !

En campagne

Tandis que les vacances de février battent leur plein, l'Hebdo du Vendredi s'est demandé si les candidats aux municipales profiteraient des joies du ski cette année, et le cas échéant, s’ils sont des adeptes de la montagne...

À trois semaines du premier tour, l’Hebdo s’est amusé à comparer l’organisation des candidats aux municipales en matière de réunions publiques.

n campagne électorale, il y a le porte-àporte, le marché, et aussi les réunions publiques. Par quartier, par thématique, parfois les deux. Certains n’ont pas encore lancé cette étape. Le cas d’Alain Lairé, qui se prépare pour le 6 mars. « J’organiserai quatre réunions, dont une juste avant le premier tour, pour présenter mon programme dans sa globalité. » Si l’endroit n’est pas encore dévoilé, il le sera bientôt sur les réseaux sociaux. « J’avais pensé au Stade de France, mais je ne pourrai pas affréter suffisamment de cars pour y emmener tous les Sparnaciens. » Marc Lefèvre, attendra aussi le 6 mars. « J’ai demandé à M. Leroy si, comme lui, je pouvais avoir accès aux écoles pour ces réunions, sourit-il. Pour l’égalité des candidats. Ce sont des rencontres à la carte, selon les thèmes que souhaiteront aborder les habitants. » Pour d’autres, pas de réunion publique au programme. L’équipe de Sébastien Durançois, mise davantage sur la présence des colistiers dans les rues. « Nous n’avons pas non plus de local de permanence, précise Dominique Klein, le directeur de campagne. Car nous estimons que nous n’avons pas à prendre la place d’un commerçant. Et nous

Jean-Paul Angers : « Je pars très peu en vacances. Une quinzaine en été, mais jamais en février. Je n’ai pas fait de ski depuis 30 ans ! La dernière fois, c’était en stage commando, quand j’étais militaire. Et surtout, j’ai suffisamment d’occupation avec la campagne. »

E

Jérémie Thévenin : « Je ne vais jamais au ski en février, ni au soleil. On part en famille quinze jours l’été, plus classique. Et de toute façon, cette année, ce n’est pas la bonne année ! »

Les réunions publiques, une bonne façon d’échanger avec les électeurs et de prendre le pouls pendant la campagne. © Liste « Epernay Avenir »

n’en sommes pas réduits à faire du porte-àporte. Nous rencontrons les électeurs chaque samedi sur le marché, et prévoyons d’être présents aux sorties d’usines, devant l’hôpital, la SNCF, etc. » Jean-Paul Angers et son équipe, eux, ont déjà bien avancé. Et optent pour des rencontres thématiques. Pas de répit pendant les vacances, donc. « On a prévu cinq réunions dans les principaux quartiers de la ville. Pour l’une d’elle, on a dû changer de lieu au dernier moment. Etonnamment, c’est celle qui a rassemblé le plus de monde, 70 personnes environ ! » Du côté de Jérémie Thévenin, tous les quartiers ont déjà eu droit à leur réunion, par thématique également. « On a démarré dès la

mi-novembre pour confronter notre projet aux habitants. Faire venir du monde le soir en semaine reste un exercice compliqué. Mais même si les participants sont peu nombreux, c’est indispensable. » Le maire sortant, Franck Leroy a volontairement suspendu les réunions publiques pendant les vacances scolaires. « On privilégie le travail de terrain et le porte-à-porte. Beaucoup d’habitants partent en vacances et nous en voudraient d’avoir conduit ces réunions sans eux. Cette année, nous accueillons plus de monde qu’en 2008. » Pour l’anecdote, la présentation officielle de sa liste a rassemblé environ 550 personnes. « Un record absolu depuis au moins 20 ans ! »

Marc Lefèvre a présenté sa liste

arc Lefèvre annonce la couleur. « Je conduis une lise de rassemblement des forces de progrès. » Qui réunit des militants du PS, d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV) mais aussi « de nombreuses personnalités qui ne se classent pas dans un parti politique. C’est une équipe nouvelle et dynamique dont la moyenne d’âge est de 44 ans », a-t-il expliqué.

Alain Lairé : « Campagne électorale oblige, je ne pars pas cette année. Mais une semaine au ski me convient beaucoup plus que trois semaines au bord de la mer. Je skie depuis l’âge de trois ans. Dans les Alpes, le plus souvent. » Sébastien Durançois : « Je ne suis pas parti au ski depuis quatre ans, je n’en ai pas les moyens. Mais je part toujours au moins une semaine l’été. En Espagne, dans les Pyrénées-Orientales, il y a de jolis coins par là-bas. Ou moins loin, selon le budget. »

1. Julien Barby 2. Mohamed Ben Amar 3. Michael Boucher 4. Joseph Bouka Moutou 5. Rémi Champion 6. Simone Choquet 7. Anne Deliere 8. Monique Deuchst 9. Maryse Druart 10. Zohra Elhor 11. Florent Fillinger 12. Janan Gundogdu

13. Céline Gurlu 14. Anne-Laure Guyonvarch 15. Robert Herault 16. Sylvie Henry 17. Antoine Humbert 18. Jean-Claude Isidore 19. Patricia Joly 20. Mostafa Laadam 21. Allisson Lallemen 22. Brigitte Ledru 23. Marc Lefèvre 24. Isabelle Martin

Liste Agir autrement pour Epernay

« Elle représente tous les quartiers de la ville, les salariés, les ouvriers, les employés, les cadres, des actifs et des retraités », souligne-t-il. Il a déploré « que certaines pressions aient été exercées pour que des personnes ne figurent pas sur sa liste. Notamment dans le tissu associatif. »

J.B

Alain Lairé, liste déposée

Liste Epernay Enfin

a rumeur faisait courir le bruit, depuis le début, qu’Alain Lairé ne pourrait pas aller au bout. On ne pourra pas enlever à la tête de liste apolitique la qualité de l’opiniâtreté. Sa liste est constituée « à 100 % de personnes qui ne sont encartées dans aucun parti politique », explique-t-il, avec une moyenne d’âge plutôt jeune (38 ans), l’écart variant de 18 à 75 ans. « Sept candidats, soit 20 % de la liste, sont âgés de moins de 25 ans. » Et trois ont de l’expérience : Pierre Debano a été adjoint au maire UDF de Nancy Claude Coulais, entre 1977 et 1983, Jean-Paul Guillot, en queue de liste, a été adjoint de Bernard Stasi à Epernay et conseiller municipal d’opposition, ou encore Françoise Ehrmann, ex-conseillère municipale. Pour l’anecdote, Alain Lairé raconte qu’il a lui aussi un Leroy sur sa liste, « Simon, étudiant à SciencesPo »…

L

Lever de rideaux sur la liste FN

Franck Leroy : « Non, je ne pars pas, je reste là. Et en règle générale, je préfère partir à Pâques, car les vacances de février sont très proches de celles de Noël. »

Sonia Legendre

Liste Agir autrement pour Epernay

M

Marc Lefèvre : « Pas de dînette ! On est concentré sur la campagne et sur le terrain. Je pars d’habitude. Souvent dans le Jura, faire du ski de fond et de la raquette. »

T.V

25. François Mathonnet 26. Alexandre Merat 27. Stéphanie Moatassin Tabary 28. Fatoumata Nguyen 29. Nicole Parred 30. Emeline Poupenez 31. Gérard Poupenez 32. Sébastien Sablonnière 33. Eyup Sandogun 34. Christian Santos 35. Claude Raulet

La liste est présentée dans l'ordre alphabétique, et pas dans l'ordre dans lequel les candidats apparaîtront lors des élections. 1. Alain Lairé 2. Caroline Ellner 3. Pierre Debano 4. Géraldine Hoffman 5. Jacques Martin 6. Pascale Légée 7. Jean-Michel Gouhier 8. Françoise Ehrmann 9. Patrice Gioria 10. Marie-France Vénérosy 11. Simon Leroy 12. Anita Lefeuvre

13. Francisco Gadella 14. Catherine Thomas 15. Gérard Mégret 16. Sylvia Deleau 17. Jordan Blanzy 18. Marion Da Silva 19. Dany Routa 20. Claude Amiel 21. Vincent Touratier 22. Nathalie Beck 23. Daniel Marchand 24. Evelyne Coffinet

25. Manuel Vadrot 26. Arlette Dorson 27. Emeric Gayat 28. Sophie Klimaczewski 29. Jacky Florance 30. Maria Rodriguez Morato 31. Thierry Blanzy 32. Julie Houdinet 33. Wilfrid De Almeida 34. Vanessa Deleau 35. Jean-Paul Guillot

1. Sébastien Durançois 2. Chantal Clément 3. Dominique Klein 4. Cindy Godart 5. Cédric Demange 6. Marie Melnyk 7. Jacques Lesieur 8. Josiane Chamaux 9. Nicolas Delannoy 10. Isabelle Lapoulle 11. Hervé Gugnot 12. Mauricette Chaboche

13. Marc Quencez 14. Sylvie Galand 15. Pascal Genot 16. Océane Charlot 17. Roger Demange 18. Chantal Granjon 19. Alain Agnes 20. Bernadette Bartholomé 21. Dominique Lapoulle 22. Stéphanie Sabau 23. Kevin Leroy 24. Hélène Tomei

25. Fernand Godart 26. Nadine Boutillier 27. Clément Ohlig 28. Nelly Agnes 29.– Sébastien Lapoulle 30. Dany Brazier 31. Alain Quencez 32. Fernande Moreau 33. Jean-Michel Daunois 34. Laëtitia Bruggeman 35. Gérard Henrion

Liste Epernay Enfin

Liste Epernay Bleu Marine

e mardi, Sébastien Durançois dévoilait officiellement sa liste, et les 34 personnes - toutes n'avaient pas pu se libérer - qui porteront son projet municipal. En présence et avec le soutien de Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du Front national et directeur de la campagne, depuis Nanterre, pour les municipales dans les communes de plus de 1 000 habitants. De 22 à 80 ans (moyenne d’âge : 49 ans), les colistiers sont de parcours professionnels et d’horizons variés. « Une liste diverse et solide, dit la tête de liste, composée de personnes encartées, mais également de sympathisants et de citoyens qui ne sont proches d’aucun parti. Certains, il y a six mois, ne voulaient ni voter ni entendre parler de politique. Ils n’ont pas peur de s’afficher FN ou de quelconques représailles. Nous avons déposé cette liste en sous-préfecture mardi dernier. Mais elle est bouclée depuis deux mois déjà. Chacun pourra, de par son expérience, apporter sa pierre à l’édifice. » Puis de glisser, avec le sourire : « Je fêterai mes 40 ans le 23 mars, ce serait un beau cadeau de gagner ces élections ! »

C

S.L

Liste FN Epernay Bleu Marine


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Voilà, c'est fini

Social - Bosal

La Jeune chambre économique d'Epernay a créé et mis en ligne un formulaire à destination des jeunes actifs de 18 à 40 à l'occasion des élections municipales des 23 et 30 mars prochains. L'objectif est de recueillir les préoccupations des citoyens, jusqu'au 7 mars, et de porter leur voix auprès des candidats à la mairie d'Epernay. http://jce-epernay.fr/nos-actions/entrevues-sparnaciennes/

Les entrevues sparnaciennes de la Jeune chambre économique

ardi à 15h, le tribunal de commerce de Reims a prononcé la liquidation judiciaire de l'entreprise Bosal. Une décision qui était attendue par les 58 salariés encore employés sur le site de Beine-Nauroy, la faute à une situation financière désastreuse et à l'absence de repreneur. Symbole de ce que la mondialisation de l'économie peut produire de pire, Bosal était pourtant encore il y a une dizaine d'années l'un des fleurons industriels du territoire rémois. Spécialisée dans la fabrication d'attelages pour caravanes et de galeries pour véhicules utilitaires pour de grands groupes automobiles, l'entreprise comptait encore plus de 300 salariés en 2005. Société familiale rachetée par un groupe néerlandais en 1994, Bosal va finalement succomber à la concurrence d'usines... appartenant au même groupe. Entre 2005 et 2010, les effectifs vont fondre progressivement de moitié alors que l'entreprise est toujours rentable, avant de subir l'année suivante une nouvelle coupe qui fera la Une des journaux. 86 employés sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité, victimes de la délocalisation de la

M

2013 2014

La seconde édition des Jeunes talents du tourisme est un beau millésime. « Il a été bien difficile de départager les neuf finalistes », a commenté Philippe Harant, le directeur départemental du tourisme de la Marne, l’un des organisateurs de cette opération avec Rémi Castillo (JTTV) et l’office de tourisme d'Epernay - Pays de Champagne. Le jury y est parvenu après de longues délibérations pour établir le palmarès suivant : - Catégorie activités culturelles, naturelles, artisanales et de loisirs à Jérôme Schmit, co-gérant du Cabaret des Secrets (Vauciennes). - Catégorie Champagne et oenotourisme à Sébastien Higonet, gérant de Vinotilus (Vertus). - Catégorie hébergement, gastronomie et produits du terroir à Nacer Chennoufi, propriétaire et chef de l’Auberge Saint Vincent (Ambonnay). - Le prix du public a été décerné à Céline Martin-Prin pour Les âneries du Val’Argonne (Braux Saint-Rémy). - Un prix spécial du jury a été attribué à Carole Denise, créatrice de la société C & Sens (Venteuil).

Jeunes talents du tourisme : les lauréats

En 2011, les salariés dénonçaient la mort programmée de leur entreprise. Ils avaient malheureusement raison. © l'Hebdo du Vendredi

production des attelages sur deux autres sites, en Hongrie et en Allemagne. A ceux qui restent, le groupe informe que l'avenir de la production des galeries n'est pas menacée. Deux années vont s'écouler sans investissement et en octobre 2013, la nouvelle tombe, le groupe annonce son intention de fermer son site de Beine-Nauroy. Aujourd'hui, avec l’officialisation de la liquidation, les salariés de Bosal n'ont plus qu'un espoir, celui de bénéficier des mêmes conditions de départ que leurs collègues licenciés en 2011 : 25 000 euros de primes supra légales et une cellule de reclassement.

UN AN DE PLUS

La rubrique Un an de plus propose de revenir sur un événement traité dans nos colonnes il y a un an, semaine pour semaine, et de regarder comment les choses ont évolué depuis. L’Hebdo du vendredi 1er mars 2013 présentait les plans de construction d’un nouvel Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Avize. Aujourd’hui, le bâtiment est sorti de terre sur le lieu-dit « Paradis », et devrait être livré fin juillet. Pour un emménagement des résidents de la maison de retraite Augé Colin prévu en septembre. « Les travaux suivent leur cours, précise Patrick Châtel, le directeur. Reste à entrer dans les détails : peintures, électricité, sols, aménagement de la cuisine, etc. D’ici là, nous proposerons plusieurs visites de l’établissement aux résidents et à leurs familles, ainsi qu’une journée portes ouvertes, au printemps. »

Avize : la nouvelle maison de retraite livrée fin juillet

Jeudi dernier, le tribunal de commerce de Châlons prononçait le placement en redressement judiciaire de l'hôtel-restaurant « Aux Armes de Champagne ». Maîtres Pierre Bayle et François Deltour ont été respectivement nommés administrateur et mandataire judiciaires de la procédure. Implantée à l'Epine depuis plus d'un siècle, cette adresse prestigieuse se heurterait aujourd'hui à des problèmes de trésorerie. Objectif de ce « sursis » juridique : permettre aux propriétaires de trouver un repreneur et de rééquilibrer les finances de l'établissement. Son activité est maintenue et sa situation sera de nouveau étudiée par le tribunal vers la mi-août.

« Aux Armes de Champagne » placé en redressement judiciaire

Ça ne parle, comme ça, qu’aux cheminots et amateurs de l’histoire du chemin de fer ! Le technicentre SNCF d’Epernay présentera vendredi 7 mars la locomotive 230 G 353, dite la chieuvre du Berry, restaurée avant d’aller trôner sur le parvis de l’Institut du monde arabe à Paris, dans le cadre de l’exposition Il était une fois l’Orient Express, qui se déroulera du 4 avril au 31 août. Cette loco, classée Patrimoine SNCF Monuments historiques, fait partie de la collection gérée par la Cité du Train de Mulhouse. C’est à l’association APPMF (Association pour la préservation du patrimoine et des métiers ferroviaires) qu’a été confiée la réalisation des travaux de remontage et de remise en peinture de cette locomotive qui a été, notamment, la vedette du film Le Crime de l’Orient Express. La 230 G 353 sortira officiellement des ateliers d’Epernay le 7 mars à 12 h 15.

La chieuvre du Berry en avant-première à Epernay


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Le piège par excellence

Éloigné des terrains pendant plus de 8 mois par une rupture du tendon rotulien lors de l'avant-dernier match de la saison 2012-2013 face à Lorient, le 18 mai, Diego Rigonato Rodrigues a d'abord retrouvé le chemin de l'entraînement début janvier et, le week-end dernier, celui de la compétition avec l'équipe de CFA 2 du Stade de Reims (45 minutes jouées). Un nouveau bonheur pour le milieu de terrain brésilien qui espère bien rejouer prochainement avec le groupe professionnel.

Diego, « fan n°1 du Stade de Reims »

Foot (L1, 27e j.) : Reims - Valenciennes

Le Stade de Reims reçoit, samedi soir, Valenciennes, 18e et premier relégable. Attention danger.

éfaits à Monaco avec les honneurs en encaissant un ultime but dans les dernières secondes (3-2), le Stade de Reims peut, certes, regretter le scénario, mais aussi être satisfait de son match face à la deuxième meilleure équipe du championnat. «  Ça nous laisse des regrets, mais ça n'occulte pas la prestation de l'équipe. Nous avons su remonter au score par deux fois et prouvé que nous étions capables de rivaliser. Ce sont des éléments très positifs », note Hubert Fournier. Désormais 8e, les Rouge et Blanc ont un tout autre genre de rencontre à Battus sans démériter à Monaco, Mads Albæk et le Stade de Reims tenteront de renouer avec disputer ce week-end à l'occasion de la la victoire lors de la réception, samedi soir, de Valenciennes. © l'Hebdo du Vendredi venue de Valenciennes. « Ça va être un match très piégeux face à une équipe qui lutte pour sa survie », se méfie l'entraîneur rémois. En effet, 18e et premier relégable, les Nordistes se battent pour conserver leur place en L1. Restant sur un match nul concédé à domicile face à Sochaux (2-2), 19e et concurrent direct au maintien, les hommes entraînés par Ariël Jacobs savent qu'ils ont grillé un joker. A Delaune, face à un Stade de Reims qui y a déjà perdu à 4 reprises, Valenciennes a conscience qu'il y a un coup à jouer. Pour Mickaël Tacalfred et ses partenaires, l'important sera d'abord d'être solides en défense puis de faire preuve de patience, à l'image de la dernière victoire obtenue à la maison, face à Bordeaux (1-0).

D

> Reims - Valenciennes (27e j.), samedi 1er mars à 20h, stade Auguste Delaune.Prochaine journée, Toulouse - Reims (28e j.),

Julien Debant

samedi 8 mars, Stadium municipal de Toulouse.

Un match au sommet

Comment s'est déroulé ce match de reprise ? Ça s'est bien passé. J'ai eu de bonnes sensations. J'étais très impatient après presque neuf mois d'arrêt de toucher le ballon pendant un match. C'est le bonheur.

Que vous manque-t-il pour retrouver l'équipe pro ? Je manque encore de vivacité, d'automatisme avec mes coéquipiers, de rythme. Pour l'instant, je veux enchaîner les entraînements sans m'arrêter et le terrain viendra ensuite. Le plus important, c'est de faire attention.

Plus de 8 mois sans fouler une pelouse, n'est-ce pas un peu long ? Oui et non. J'ai beaucoup parlé avec les médecins et le staff. Il ne fallait pas être trop pressé. Ce n'est pas trop long, juste le temps qu'il faut.

Comment s'est déroulé votre convalescence ? C'est très dur car je me sentais bien avant cette blessure. Ça fait mal au coeur, surtout dans la tête. Mais c'est comme ça, il y a des périodes qui sont difficiles dans la vie. Ma famille et Dieu m'ont remonté le moral. Je suis resté trois mois au Brésil et ça fait du bien. Que regard portez-vous sur les performances de vos coéquipiers ? C'est magnifique, presque parfait, même si nous avons lâché quelques points lors de certaines fins de rencontres. Je suis certain que nous pouvons rester dans le haut du classement et peut-être même aller plus haut. Pour moi, ce n'est pas une surprise car cette équipe possède de vraies qualités. J'ai regardé tous les matches même si c'était plus difficile quand j'étais en convalescence au Brésil. J'étais le fan n°1 du Stade de Reims.

Que pensez-vous du fait que Reims puisse se qualifier pour une Coupe d'Europe ? C'est possible, mais nous pensons d'abord au championnat. Ça ne fait que deux saisons que nous sommes en L1. Maintenant, si nous enchaînons les victoires, ça peut aller vite. Le top 10, ce serait déjà bien. L'Europe, ce serait du bonheur en plus pour les supporters et le club.

Basket (Pro B, 32e j.) - Boulogne-sur-Mer - Châlons-Reims

En remportant face à Denain un 3e succès de rang, le CCRB s'est offert un match de gala, samedi soir, dans l'antre de Boulogne-sur-Mer, club avec lequel il partage la première place de la Pro B.

ontrat rempli pour le Champagne ChâlonsReims Basket qui se présentera, samedi soir, face à Boulogne-sur-mer avec le statut de coleader du championnat. Bien remis de sa désillusion vécue à Souffelweyersheim, défaite 103-98 après trois prolongations le 11 février dernier, l'union marnaise a su se relever pour aller chercher depuis trois victoires d'affilée - à Bourg (76-71), face à Saint-Quentin (89–76) et Denain (83-75) - et donc s'offrir une finale avant l'heure sur le parquet de Boulogne-sur-Mer. Trois rencontres parfaitement négociées par Nikola Antic et ses hommes, à l'image de la dernière obtenue dans la difficulté face à Denain, mardi soir à Châlons-enChampagne. « Nous ne l'avons pas volé, insistait Michel Morandais quelques minutes après le match. Denain a joué sans pression et a tout donné. Cette équipe nous a mené la vie dure ». Un succès obtenu avec la manière de bonne augure avant de jouer le leadership de la Pro B à Boulogne. « Il fallait gagner car en cas de faux pas, cela aurait été difficile psychologiquement, note Nikola Antic. L'avantage psychologique est

C

A l'image de Pasalic et Peacock, ici au contact lors du match aller gagné par le CCRB, le duel entre les deux leaders promet d'être disputé. © l'Hebdo du Vendredi

de notre côté car les Boulonnais sont obligés de gagner chez eux ». En effet, une défaite à domicile fait toujours mauvais genre quand on occupe la tête d'un championnat et encore plus, contre son adversaire direct qui, lui, vous a battu sur son parquet. C'était le 15 octobre dernier. Châlons-Reims s'imposait face aux hommes de Germain Castano (8273). Lors de cette rencontre, la défense marnaise avait parfaitement annihilé la menace Angelo

Tsagarakis (4 points) et à peu près maitrisé l'intérieur US Zachery Peacock (21 points mais seulement 3 rebonds). Cette capacité à contrôler le probable MVP étranger de la division (19,7 pts et 7,8 rbs de moyenne) sera sans nul doute l'une des clefs de cette rencontre. Naturellement, l'ancien marnais Angelo Tsagarakis (14,6 pts) aura, lui, à coeur de prendre sa revanche. Les menaces que sont Deven Mitchel (12 pts et 4,8 rbs), Loic Akono (8,9 pts et

5,3 pds) et Mehdi Cheriet (8,1 pts et 3,7 rbs) ne seront pas non plus à prendre à la légère. Et il y a un petit dernier à ne pas oublier : Stephen Brun, arrivé sur le tard, en début d'année, dans le Pas-deCalais. Si le champion de France en titre de Pro A avec Nanterre n'affiche pas des statistiques exceptionnelles (7,9 pts et 3,9 rbs), il a sérieusement haussé son niveau de jeu lors des deux dernières journées (14 et 16 pts). Côté marnais, les leaders sont en forme à l'image de Michel Morandais, Sacha Giffa ou encore de Muhamed Pasalic, mais aussi John Turek. L'intérieur US, en mal de confiance et de réussite depuis son retour de blessure, semble reparti sur de bonnes bases avec 23 points marqués à 81% de réussite aux tirs face à Saint-Quentin et 21 points à 72% face à Denain. Tous sont évidemment impatients de participer à ce match. « Tous les coaches et tous les joueurs rêvent de jouer un jour ce genre de match, conclut Nikola Antic, même si après rien ne sera terminé avec encore 12 journées de championnat ».

J.D > Boulogne-sur-Mer - Châlons-Reims (32e j.), samedi 1er mars à 20h, salle Damrémont, Boulogne-sur-mer. Prochain match à domicile, Châlons-Reims Aix-Maurienne (33e j.), vendredi 7 mars à 20h, complexe Sportif René Tys, Reims.


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magazine

« Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies. »

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA

Théâtre - Salmanazar et Comédie de Reims

LOISIRS JUSQU’AU SAMEDI 1ER MARS

ANIMATION : VOYAGES... LE !

CONCOURS

Dernière comédie écrite par Molière, est-il vraiment nécessaire de présenter Le Malade imaginaire ? Comme toujours en avance sur son temps, Jean-Baptiste Poquelin y dresse une critique de la médecine et se moque ouvertement d’Argan, un hypocondriaque tyrannique se laissant trop facilement abuser par son entourage, à commencer par sa seconde femme, Béline, n’attendant que de le voir mourir pour pouvoir hériter. Une comédie macabre qui aura raison de son auteur, mort alors qu’il interprétait Argan. Une ironie du sort que ne manque pas de souligner Jean Liermier, metteur en scène à l’origine d’une nouvelle adaptation de la pièce : « Molière, malade pas du tout imaginaire, jouait Argan, un homme qui a pour principale maladie de s’en remettre aux médecins, et qui dit de Molière : « qu’il crève ! ». » Après Le Médecin Malgré lui et L’Ecole des femmes, il retrouve Molière et Gilles Privat, parfait pour enRetrouvez avec plaisir le plus grand hypocondriaque de trer dans le rôle du fameux malade, hilarant et tragique à la fois. « Le prol'histoire du théâtre français ! © M. Van Appelghem jet est né du désir de retrouver Gilles Privat », confie le metteur en scène. « J’ai besoin d’un acteur de sa qualité et de sa profondeur pour essayer de toucher ce qui rend à mes yeux cette pièce mystérieuse. La question que je me posais était : est-ce qu’Argan est un hypocondriaque ou un malade ? En effet, Argan pense qu’il est malade. Les personnes proches de lui pensent qu’il ne l’est pas. Enfin, le fait qu’il le pense le rend malade. Donc, il est malade. Et, s’il y a une maladie avérée, qu’est-ce qui est en fin de compte imaginaire dans cette pièce ? ». Claire Lagrange > Le Malade imaginaire, au Salmanazar, théâtre Gabrielle Dorziat à Epernay, mardi 11 mars à 20h30 (tarifs : 7,5 à 24 euros) et à la Comédie de Reims, jeudi 13 à 19h30, vendredi 14 à 20h30 et samedi 15 mars à 18h30 (tarifs : 5 à 22 euros).

Dur, dur d’être un homme

Théâtre - Mjci d'Aÿ

Dès 8 ans. À 8h00. Entrée libre aux horaires d’ouverture de la médiathèque - Médiathèque centreville, 1 rue du professeur Langevin.

CONCERTS VENDREDI 14 MARS

MUSIQUE : L’ENSEMBLE CLÉ-

MARDI 11 MARS

Composée d’une dizaine de musiciens d’une même famille, cette formation musicale nous propose un programme varié où les oeuvres orchestrales très connues et revisitées pour l’occasion (CasseNoisette, Les Danses Slaves) s’intercalent avec d’autres jugées plus savantes (Brandebourgeois de Bach, Quatuor Parisien de Telemann sur instruments anciens). Dans le cadre du 31ème Concours de Cordes. À 20h30. A partir de 8 ans - Le Salmanazar, Théâtre Gabrielle-Dorziat, place MendèsFrance, Epernay - Tél : 03 26 51 15 99.

DANSE CONTEMPORAINE : MEMB-OO

MARDI 25 MARS

Six ans après son précédent album studio, Patrick Bruel signe un retour en force. Son nouvel album «Lequel de nous», entre directement N°1 des ventes. À 20h00. Tarifs : 39 à 59 euros – Le Millésium, av. du général Margueritte à Epernay.

EXPOSITIONS JUSQU’AU SAMEDI 1ER MARS

> Vivre, vendredi 14 mars à 19h00 - Salle des fêtes d’Ambonnay.

C.L

Etrange duo poétique

Danse - MJCI d'Aÿ

Aurore Castan-Aïn est danseuse, Rémy Benard est circassien. Ensemble, ils forment la compagnie Kalijo et, à l’occasion de leur nouveau spectacle, ils nous proposent un duo plutôt inattendu mais pour le moins original : celui d’un fauteuil roulant et d’un déambulateur. Bien qu’ils n’aient en réalité besoin ni de l’un, ni de l’autre, ils vont s’en servir pour nous raconter une histoire, celle d’une personne âgée et d’une personne handicapée. Ensemble, ils nous invitent à suivre l’évolution d’un vieil homme dépendant de son déambulateur et d’une femme engoncée dans son fauteuil. Deux personnes qui, au départ, n’ont rien en commun mais qui vont se rencontrer, s’observer, apprendre à se connaître et s’apprivoiser, tout en se laissant petit à petit porter par la musique, jusqu’à ce que leurs montures, indispensables et vitales, deviennent de véritables partenaires de jeu et de danse, et que leurs semelles de plomb ne se transforment en semelles de vent. « Nous avons tous en nous une représentation de ces êtres à part, de ces étranges étrangers que sont les personnes âgées et les personnes handicapées physiques », expliquent les deux concepteurs du spectacle. « Memb-oo !! joue des figures, des corps emblématiques pour nous inviter à aller au-delà de l’em-

SPECTACLES

MENT

CONCERT : PATRICK BRUEL

L'homme a-t-il encore sa place dans la société actuelle ? Vivre ! vous apportera la réponse... © DR A l’heure où les modèles traditionnels s’effacent peu à peu pour laisser place à de nouveaux schémas, et où le rôle de chacun évolue, difficile pour certains de trouver leur place. En effet, depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis la libération de la femme, l’homme voit son image changer, passant du héros incorruptible et pater familias dominateur au métrosexuel sensible et adepte de l’aspirateur. Un bouleversement mis en avant par Vincent Clergironnet dans Vivre !, spectacle traitant de la place de l’homme dans le monde d’aujourd’hui. « Vivre ! est un spectacle sur les hommes, les hommes aujourd’hui et la place du masculin », indique l’auteur interprète. « On y suit l’histoire de Joseph, bien déterminé à se poser les bonnes questions, on y rencontre certaines des figures qui hantent l’imaginaire des hommes… Les pères noyés dans leur silence, les mères dont le tablier est plein de larmes, les héros, ceux qui sont morts sans jamais pleurer ni se plaindre ou encore les Don Juan dont on ne sait pas très bien s’ils sont des conquérants ou des lâches. Que deviennent les hommes aujourd'hui ? Que leur faut-il apprendre ou désapprendre ? Que leur faut-il oser ? » Autant de questions auxquelles vous trouverez (peut-être) des réponses le 14 mars prochain, lors de ce spectacle à destination des hommes, mais aussi (surtout ?) des femmes.

de nombreux adeptes dans le monde. A cette occasion, les médiathèques d’Epernay invitent le public à découvrir l’histoire du polar suédois en France, à travers cette exposition présentée par l’Institut culturel suédois. À 10h00. Entrée libre aux horaires d’ouverture de la médiathèque - Médiathèque Daniel-Rondeau, 4 rue Gabriel-Fauré, à Epernay..

28°W DE FRANÇOIS ROCA ET FRED BERNARD

Drôle d’idée que celle de danser avec un déambulateur et un fauteuil roulant lorsqu’on n’y est pas contraint. Ce curieux duo ne parle pas plus de handicap que de vieillesse, juste d’une rencontre. À 19h00. Tarifs : 4 à 12 euros - Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ. MARDI 11 MARS

THÉÂTRE : LE MALADE IMAGINAIRE

Après «Le Médecin malgré lui» et « L’École des femmes », c’est la troisième pièce de Molière à laquelle Jean Liermier s’atèle. Il fallait la personnalité d’un acteur unique comme Gilles Privat pour entrer dans le vertige de ce rôle double, quasi-testamentaire, hilarant et tragique à la fois. À 20h30. A partir de 12 ans - Le Salmanazar, Théâtre Gabrielle-Dorziat, place Mendès-France, Epernay - Tél : 03 26 51 15 99. JEUDI 13 MARS

THÉÂTRE : FAIRY TALE HEART

JUSQU’AU SAMEDI 1ER MARS

A 15 ans, Gidéon croit toujours aux contes de fées que sa mère lui racontait dans sa petite enfance alors même qu’il est terré dans un abri de fortune, loin des regards. Lorsque Kirsty fait irruption dans son territoire, la rencontre est houleuse. L’adolescente meurtrie, en rupture de famille, se montre particulièrement désagréable, agressive et cynique. Que va-t-il se passer entre ces deux êtres que tout oppose ? À 19h00. Tarifs : 4 à 12 euros - Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ.

CABANES DE VIGNES, L’ÉLOGE D’UN PAYSAGE

FÊTE DE LA SAINT PATRICK

Un tour du monde à travers les illustrations de François Roca et les textes de Fred Bernard : une immersion dans des paysages hyperréalistes, des rencontres avec des héros de légendes divines, mystiques, ou encore fantastiques. À 10h00. Entrée libre aux horaires d’ouverture des médiathèques - Médiathèque centre-ville, 1 rue du professeur Langevin, et Médiathèque Daniel-Rondeau, 4 rue Gabriel-Fauré.

Exposition de photographies de Siméon Levaillant, par le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. À 9h30. Du lun. au sam. de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30 - Office de Tourisme d’Epernay.

VENDREDI 14 MARS

Trois heures avec plus de 60 artistes sur scène. Bagad, pipe band, chanteurs, danseurs, pour un spectacle qui mêlera l’Ecosse, l’Irlande et la Bretagne. À 20h30. Tarifs : 42 à 49 euros – Le Millésium, av. du général Margueritte à Epernay.

JUSQU’AU SAMEDI 15 MARS

COTEAUX CHAMPENOIS, DE MA- VENDREDI 21 MARS THÉÂTRE ET OBJETS : CARMEN REUIL-SUR-AY À CUMIÈRES

Partez à la rencontre d'un duo aussi étrange que surprenant. © DR blème et du masque… ». Memb-oo !!, un spectacle hors du commun qui ne parle pas vraiment de vieillesse, ni vraiment de handicap, mais avant tout de rencontre et de dépassement de soi, peu importe que l’on soit jeune, vieux, malade, en bonne santé, motorisé ou non, habile ou maladroit. C.L > Memb-oo !!, mardi 11 mars à 19h – Salle Sabine Sani à Aÿ.

Exposition d’un ensemble d’aquarelles sur les paysages de Champagne, par le peintre Patrick Adam. À 9h00. Entrée libre du lun. au ven. de 9h à 12h et de 14h à 17h - Villa Bissinger, 15 rue Jeanson, à Ay. JUSQU’AU SAMEDI 5 AVRIL

SCÈNE DE CRIME EN SUÈDE Depuis une dizaine d’années, la littérature policère scandinave fait

La sulfureuse héroïne est incarnée par une comédienne pétulante qui mène la danse tambour battant. Elle raconte comment Carmen passe d’un homme à un autre, attisant les jalousies, pour n’appartenir à aucun. Elle entraîne le public dans un maelstrom infernal et palpitant, ponctué d’airs célèbres. À 19h00. Tarifs : 4 à 12 euros - Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ.


MODE et citoyenneté

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Château Godeau Ducarpe

nez expressif dominé par les épices : poivre, piment, menthe et une touche empyreumatique. La bouche conserve une attaque assez large, structure demi corps, la seconde partie est plus ferme et virile. Un vin qui s'apprécie pour sa fraîcheur et son fruité.

Château Godeau Ducarpe © DR

Au cœur des prestigieux coteaux de Saint-Emilion, dans un terroir qui se mérite, un terrain « mal foutu » fait de creux et de bosses, Château Godeau côtoie d’illustres voisins tels que La Mondotte ou Tertre Roteboeuf. Acquis par Agnès et Albéric Florisoone, anciens copropriétaires de Château Calon Ségur, ce joyau de 6 hectares en appellation Saint-Emilion Grand Cru, presque inconnu il y a peu, commence déjà à devenir célèbre. Une notoriété due notamment à son Château Godeau Ducarpe, millésime 2011, qui possède un

CINÉMA

Prix conseillé : 11 euros la bouteille. Château Godeau Saint-Emilion Grand Cru 33330 SaintLaurent des Combes. Rens. : 05 57 24 72 64 ou www.chateaugodeau.com

LES HORAIRES

CINÉMA Le Palace

© DR

LE VIN (sans bulle) de l'Hebdo

« La mode se démode, le style jamais... », disait Gabrielle Chanel. À quelques semaines, des élections municipales, la mode se déchaine dans les rues, sur les podiums et dans les boutiques. Les slogans gravés sur les vêtements permettent d'afficher ainsi nos choix politiques. On retrouve actuellement la campagne Coexist (www.coexistcampaign.org/projects), qui milite contre la haine et la violence, grâce au soutien généreux de business angels. 100 % de chaque don est directement reversé pour l'enseignement dans certains pays en difficulté, l'Ouganda et l'Inde par exemple. Et lorsque vous achetez leurs produits, vous aidez des fermiers à subvenir à leurs moyens de subsistance et les profits de ces ventes vont directement aux écoles de leur communauté. Alors la mode vous semble -t-elle toujours superficielle ?

Le printemps PAS À PAS...

Parler d'une nouvelle saison, c'est comme parler d'une nouvelle histoire d'amour. Une saison avec de nouvelles couleurs, de nouvelles matières, de nouvelles formes, de nouvelles odeurs, du cuir, de la toile et de la technique, c'est ce qu'on découvre chez les professionnels de la chaussure, les fabricants français qu'on retrouve également chez les meilleurs détaillants multi-marques qui chouchoutent nos petits pieds depuis tant d'années. Alors que les enseignes mono-marques nationales et internationales tentent de conquérir les marchés, il est primordial de se © DR rapprocher des amoureux du métier, ceux qui vous font découvrir leurs coups de cœur, les tendances, et qui gagnent votre confiance par leur professionnalisme exemplaire année après année. Rendons hommage aux détaillants multi-marques... Pas a pas à Reims, Molitor à Epernay, Jules et Julie à Reims, BoPetons à Reims. A-L.B

Semaine du 26/02 au 04/03

33 Bld Motte - 51200 Epernay

Non-Stop VF Mer 14h, 18h30, 20h45; jeu lun mar 16h15, 18h30, 20h45; ven 16h15, 18h30, 21h; sam 17h, 20h, 22h30; dim 15h, 17h30, 20h. Supercondriaque VF Mer jeu lun mar 14h, 16h15, 18h30, 20h45; ven 14h, 16h15, 18h30, 21h; sam 14h30, 17h, 20h, 22h30; dim 10h30, 15h, 17h30, 20h. Pompéi VF Mer jeu lun mar 20h45; ven 21h; sam 22h30; dim 17h30, 20h. Le Crocodile du Botswanga VF Mer jeu lun mar 14h, 16h15, 18h30, 20h45; ven 14h, 16h15, 18h30, 21h; sam 14h30, 17h20, 22h30; dim 10h30, 15h, 17h30, 20h. La Grande Aventure Lego VF Mer ven mar 14h, 18h30; jeu lun 14h, 16h15; sam 14h30, 17h; dim 10h30. VF 3D Mer ven mar 16h15; jeu lun 18h30; sam 20h; dim 15h. Les Trois Frères, le Retour VF Mer jeu lun mar 14h, 16h15, 18h30, 20h45; ven 14h, 16h15, 18h30, 21h; sam 14h30, 17h20, 22h30; dim 10h30, 15h, 17h30, 20h. La Belle et la Bête VF Mer mar 14h, 18h30, 20h45; jeu lun 16h15, 18h30, 20h45; ven 14h, 18h30, 21h; sam 17h, 20h, 22h30; dim 15h, 17h30, 20h. L'Ile des Miam-Nimaux - Tempête de Boulettes Géantes 2 VF Mer ven mar 16h15; jeu lun 14h; sam 14h30; dim 10h30. Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues VF Mer 16h15; jeu ven lun mar 14h; sam 14h30; dim 10h30.

CINÉ Le Majestic

ZAC des Escarnotieres 51000 Châlons

Anne-Laure Beaudoin

300 Mar : 19h45 300 : la naissance d'un empire – 3D Mar : 22h15 Jack et la mécanique du cœur Tous les jours : 18h00 La belle et la bête Tous les jours : 15h45 | 20h00 | 22h15 La grande aventure lego - 3D Tous les jours : 11h15 | 13h45 | 16h00 | 18h00 Le crocodile du botswanga Tous les jours sauf Mar : 11h00 | 13h15 | 18h00 | 20h00 | 22h00 Mar : 11h00 | 13h15 | 18h00 | 20h00 Les trois frères Tous les jours : 11h00 | 13h30 | 15h45 | 18h00 | 20h00 | 22h15 M. peabody et sherman : les voyages dans le temps - 3D Tous les jours : 11h15 | 13h45 | 16h00 | 18h00 Mea culpa Tous les jours : 18h00 Minuscule, la vallee des fourmis perdues – 3D Tous les jours : 11h15 | 18h00 Non-stop Tous les jours : 11h15 | 13h30 | 15h45 | 20h00 | 22h15 Pompei - 3D Tous les jours sauf Mar : 13h30 | 15h45 | 20h00 | 22h00 Mar : 13h30 | 15h45 | 22h00 Robocop Tous les jours : 22h15 Supercondriaque Tous les jours : 11h00 | 13h30 | 15h00 | 15h45 | 17h00 | 18h00 | 19h00 | 20h00 | 21h15 | 22h15 Tarzan – 3D Tous les jours : 11h15 | 13h45 12 years a slave Tous les jours : 19h45 Un été à Osage county Tous les jours : 11h00 | 13h30 | 15h45 | 20h00 | 22h15

LE GROS PLAN Supercondriaque

Genre: Comédie Pays: France Durée: 1h47 Réalisateur : Dany Boon Acteurs: Dany Boon, Alice Pol, Kad Merad. Romain Faubert, photographe médical pour site web, semble atteint d’un mal incurable, l’hypocondrie. Le plus terrifiant est surtout pour son ami et médecin, Dimitri Zvenka. Le pauvre le harcèle comme un microbe en mal de patient. Depuis des années, Dimitri essaye tout pour guérir son ami de sa phobie. Aujourd’hui, il semble fatigué des jours de l’an qui se terminent aux urgences, des entrées fracassantes dans son cabinet. Il ne compte plus les réveils intempestifs, les repas virant au cauchemar bref, Romain se transforme en ces petits virus insupportables. À bout, au bord de la crise de nerfs, il essaie une dernière tentative de conciliation, comme dans un vieux couple. Il l’emmène dans une de ces interventions humanitaires pour soulager des émigrants venus de son pays natal, un petit pays de l’Est. Il espère qu’enfin l’obsessionnel du microbe comprendra le sens de la vie et trouvera avant ses 40 ans la femme de sa vie… C’est ce moment que choisit Romain pour disparaître en même temps que s’évade le chef de la révolution du Tcherkistan. Cela a-t-il un lien de cause à effet ? Supercondriaque représente la quatrième mise en scène de Dany Boon, l’installant définitivement dans la lignée des Oury, Zidi de la grande époque de la comédie française. Il reprend le personnage du petit gars naïf au grand cœur, et non benêt comme ils disent ! Plus que de Funès, c’est dans les pas de Bourvil, Jean Lefebvre, Fernandel, à sa façon qu’il s’inscrit. C’est avant tout un regard sur la différence, sa thématique centrale depuis Bienvenue chez les ch'tis. Il nous propose une comédie riche en deux parties reliées par les associations humanitaires. Dans la première, c’est la phobie du microbe et la seconde, celle de l’autre, l’étranger, le nouveau virus pour certains dans notre société. Le film fonctionne parfaitement grâce à une suite de quiproquos se succédant à un rythme fou dans une histoire riche en rebondissements narratifs. Dany Boon nous rassure sur le sort de la comédie française, enfin de qualité. Retrouvez les sorties de la semaine et l’interview des réalisateurs sur www.cine-region.fr, nos chroniques sur France bleu Champagne 95.1.

CINÉ La Comète

5 rue des Fripiers - Châlons-en-Champagne

Nymphomaniac - Volume 2 VO Mer sam 20h30; jeu 18h. Lulu Femme Nue VF Mer ven dim 18h; jeu 20h30. 12 Years a Slave VO Ven 20h30; sam 18h; lun 20h.

Le Loup de Wall Street VF Dim 20h30. Loulou, l'Incroyable Secret VF Jeu 14h30. La Sorcière dans les Airs VF Mer 15h; lun 14h30.


N°253 du 28 février au 6 mars 2014 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

« Arrêtons d'opposer l'agriculture et l'environnement »

Hervé Lapie - Nouveau président de la FDSEA de la Marne Le conseil d’administration de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) a élu son nouveau président lundi 17 février. Il s'agit d'Hervé Lapie, agriculteur et éleveur de porcs à La Cheppe près de Châlons-en-Champagne. Un président qui prône le pragmatisme en matière d'environnement et la solidarité entre tous les exploitants.

ans le milieu agricole, le 5e plan de la directive européenne Nitrates est sur toutes lèvres et, bien sûr, le premier dossier sur lequel doit plancher Hervé Lapie, le président fraîchement élu de la FDSEA de la Marne. Concrètement, ce plan impose désormais aux éleveurs de stocker leur fumier pendant deux mois et demi supplémentaires, entraînant des investissements lourds en matière de stockage, et interdit aussi l’épandage d’efflux organiques sur les terrains présentant une pente de plus de 20 %, ainsi que l’utilisation d’azote minéral sur les pentes de plus de 15 %. L’objectif de ces normes étant de limiter la pollution des eaux par les nitrates. Pour Hervé Lapie, ces décisions prises par l'administration « sans concertations, sans venir sur le terrain, pour faire plaisir à l'Europe » menacent d'une part les éleveurs et d'autre part 40 000 hectares de surfaces agricoles dans la région. « Le risque c'est que certains éleveurs jettent l'éponge face aux nouveaux investissements qui leurs sont demandés et que des milliers d'hectares ne soient plus cultivés. Or aucune étude n’a prouvé qu’une pente puisse être source de pollution ! D’autant que les prélèvements des Agences de l’Eau font état de chiffres positifs en Champagne-Ardenne ». Le président de la FDSEA n'a évidemment pas découvert cette problématique lors de son élection. Lui-même éleveur et exploitant agricole depuis 1992, il est aussi, depuis six ans, en charge de la commission environnementale à la FDSEA. Autant dire que cette problématique de tendre vers une agriculture plus durable est pour lui un véritable objectif. « Ça m'a toujours bien motivé ces questions sur l'environnement. Quand je me suis

D

Hervé Lapie. © l'Hebdo du Vendredi

installé, je me suis passionné pour l'aspect technologique de mon métier avec l'envie de mieux comprendre la vie des plantes et des animaux, afin de concilier la préservation de notre environnement et une agriculture raisonnée. Vous savez, moins j'utilise de produits mieux je me porte sachant évidemment qu'on ne peut pas faire sans. » Pragmatique, le nouveau président aimerait qu'on arrête ainsi d'opposer agriculture et environnement. « Avec le traité de Rome en 1975, l'objectif était de nourrir les gens, car à l'époque un européen sur deux ne mangeait pas à sa faim. Ce défi a été formidablement relevé. Et puis dans les années 90, le vent a tourné. La question environnementale a pris le pas sur celle de la production. Et comme en plus la politique agricole commune change tous les trois ans, l'exploitant, qui investit lourdement sur du moyen et du long terme, n'a plus aucune certitude sur son avenir » En clair, Hervé Lapie voudrait qu'on arrête de parler de l’agriculture comme d'un problème car pour lui, « c'est une solution pour la France, source d'emplois, de valeur ajoutée et profitable à l'environnement ». « Quand un hectare n'est plus cultivé mais remplacé par une couche de macadam, c'est une perte en termes de biodiversité. L'important,

Repères Agriculteur et éleveur de porcs installé à La Cheppe, près de Châlons-en-Champagne, Hervé Lapie est âgé de 45 ans. Marié et père de trois enfants, il est installé en société avec son frère et un voisin pour exploiter 135 hectares de polyculture et élever 160 truies. Hervé Lapie, président du canton de Suippes pour la FDSEA, était précédemment secrétaire général adjoint de la fédération et responsable de la commission environnement depuis six ans. Il préside également l’association régionale Symbiose (promotion de la biodiversité) et est administrateur de la coopérative porcine Cirhyo.

c'est de concilier l'environnement et l'agriculture. Nous avons conscience de devoir faire la même chose, mais en plus propre ». Et si on compare les méthodes agricoles utilisées dans les années 50 et celles pratiquées aujourd'hui, il y a effectivement un gouffre. Les chevaux labourant les champs ont été remplacés par des engins monstrueux pilotés grâce à l'aide de satellites. Mais dans le même

Pas le droit de dire non aux OGM

temps, ces progrès technologiques ont d'une part permis d'accroitre les rendements, et donc de nourrir plus de gens, mais aussi de diminuer l’emploi de produits polluants ou encore d'économiser les ressources en eau. « C'est la recherche qui nous fait progresser », insiste Hervé Lapie. Et concernant les OGM ? « Nous n'avons pas le droit de dire non par principe. Nous devons continuer de les étudier car ils pourraient être intéressants à moyen terme face aux changements climatiques, avec par exemple des plantes qui résisteraient mieux au manque d'eau. Un autre exemple : avec un OGM résistant aux insectes, c'est autant d'insecticides en moins diffusés dans l'air et dans la terre. Ne serait-ce pas un plus environnemental ? » Sans se prononcer officiellement sur l'utilisation des OGM, le nouvel homme fort de la FDSEA estime donc que dans ce domaine, « la France ne doit pas s'isoler, et que c'est aux politiques et aux chercheurs de prendre une décision ». Et si réconcilier la nature et l’agriculture est un vaste chan-

tier, celui de rapprocher les hommes qui en vivent en est un autre qui lui tient au moins autant à coeur. En créant en 2012 l'association Symbiose, Hervé Lapie a réussi le tour de force de réunir autour d'une même table agriculteurs, chasseurs et apiculteurs pour que tous travaillent ensemble avec comme objectif l’amélioration de leurs pratiques afin de préserver la biodiversité. L'un des plus importants projets de l'association concerne les abeilles dont les populations diminuent dangereusement depuis une trentaine d'années en France, mais aussi ailleurs en Europe et dans le monde. « Les abeilles sont les principaux insectes pollinisateurs sur notre territoire. Notre intérêt est donc très important et c'est pourquoi il est de notre devoir d'apporter une solution. » C'est ainsi qu'est né le projet Luzerne. « La luzerne, qui est une ressource pour les abeilles, fleurit trois fois dans l'année. L'idée est que chaque exploitant laisse une bande cultivée de luzerne », explique Hervé Lapie. Un volet expérimental doit être très prochainement mené autour de la commune de Beine-Nauroy afin d'en mesurer l'impact. « Quand nous avons présenté ce projet, il a été accepté par tous les acteurs. Il a aussi obligé apiculteurs et agriculteurs à se rapprocher et à échanger. Si cette démarche fonctionne, c'est parce qu'elle fait appel au volontariat, au contraire des règlements émanant de l'administration. » Autre activité menée de front par le président de la FDSEA et qui, autant que Symbiose, fait appel à la solidarité, celle du Groupement Foncier Agricole Mutuel. Il s'agit en fait d'une coopérative qui aide les exploitants à conserver leurs terres quand par exemple leurs propriétaires souhaitent vendre et qu'ils n'ont pas les moyens financiers suffisants pour s'en porter acquéreurs. Les acteurs locaux, les habitants, sont ainsi encouragés à acheter ces terres, sous forme de parts, tout en permettant à l'agriculteur de continuer à travailler sur l'exploitation. « Vous savez que le secteur agricole ne rassemble que 2% de la population française. Alors si nous nous divisons, nous n'y arriverons pas. Nous devons être solidaires. 50 ou 500 hectares, peu importe, toutes les exploitations ont le droit de cohabiter car il n'y a pas un seul modèle », insiste Hervé Lapie. Et le président de conclure par un dernier message à méditer : « Le monde actuel a trop tendance à vouloir opposer les gens. Personne n'a besoin de ça aujourd'hui. »

Julien Debant

L’horoscope de l’hebdo BÉLIER du 21.03 au 20.04

CANCER du 22.06 au 22.07

BALANCE du 23.09 au 22.10

CAPRICORNE du 23.12 au 20.01

Priorité à votre vie affective ! Même si vous n’aimez pas faire des concessions, il faudra vous y faire ! Pour éviter toute note discordante dans votre couple, misez sur la tolérance. Cela fonctionne assez bien.

La semaine s'annonce mouvementée ! Vous vous sentirez porteur(se) de possibilités nouvelles et de créativité. De nombreux défis s'offriront à vous, alors soyez prêt(e) à les relever.

Malgré les imprévus, restez confiant(e) dans vos possibilités et adaptez-vous aux circonstances. Vous aurez de belles occasions pour prouver vos compétences.

La fin du mois de Février sera très conviviale et vous permettra de cultiver des relations très agréables dans votre milieu social et professionnel. Suivez vos envies et lancez-vous !

LION du 23.07 au 22.08

SCORPION du 23.10 au 22.11

VERSEAU du 21.01 au 19.02

Natif du lion, c’est le moment de mettre en accord votre réalité avec vos désirs. Mars sera le mois de la réconciliation, vous repartirez sur de nouvelles bases sur le plan affectif et professionnel.

Si vous avez connu des difficultés ou des retards, ceci appartiendra au passé. La situation évoluera en votre faveur, lentement mais sûrement. Et c’est déjà beaucoup !

La situation professionnelle sera riche de belles opportunités d’évolution. Pas toujours simple car vous appréciez en général une certaine sécurité et un avenir rassurant.

VIERGE du 23.08 au 22.09

SAGITTAIRE du 23.11 au 22. 12

POISSONS du 20.02 au 20.03

Ça bougera et ne sachant pas toujours vers quelle direction avancer, cela pourra vous perturber. Malgré tout, restez serein(e) et faites jouer votre réseau.

Une rencontre professionnelle imprévue vous ouvrira de nouvelles perspectives. Mais attention toutefois à ne pas vous emballer trop vite.

TAUREAU du 21.04 au 20.05 La conjoncture étant plus favorable, vous commencerez la semaine tranquillement. Malgré quelques contrariétés côté cœur, vous continuerez à avancer dans la bonne direction avec votre partenaire.

GÉMEAUX du 21.05 au 21.06 Un souffle de liberté circulera dans votre vie affective vous incitant à vous lancer dans des rencontres sans lendemains. Toutefois, afin d'éviter les mauvaises surprises, tempérez vos ardeurs.

Aujourd’hui, vous risquez d'être sous pression, mais aussi de voir vos efforts et aptitudes reconnus. C'est une période d’opportunité pour trouver un nouveau poste qui pourrait mieux vous convenir.

B. MELVHILLE


L’Hebdo du Vendredi vous aide à choisir le maire de Châlons MER. 12

MARS

19H30 DÉBAT PUBLIC

PALES ÉLECTIONS MUNICIP E N G A P M A H C N E E L O IT P A C

Benoist Apparu Pascal Erre Rudy Namur a r u m a N d r a n r e B

Venez poser vos questiions vo aux candidatts

UITE ! TU AT AT RA ENTRÉE GR Dans la limite des places disponibles

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L'Hebdo du Vendredi, Epernay #253