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Politique

Droit des étrangers

Municipales 2014 : la gauche part très divisée... p.6

La famille Kra. est-elle condamnée à l'exil ? p.7

Football - Stade de Reims

Battre le PSG, puis redevenir un grand club. p.18 et 19

T.T.R.

automobiles

Le favori

ÉDITION ÉPERNAY N°241 du 22 au 28 novembre 2013

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e p e rn ay . l h e b d o d u ve n d re d i.

Municipales 2014

com

Le maire d'Epernay annonce cette semaine qu'il sera candidat à sa propre succession en mars prochain. Bilan, grands axes du programme, regard sur ses adversaires. Entretien avec Franck Leroy. P. 4

Reims Cité de l’Automobile 1 rue Léna Bernstein ZAC Croix Blandin 03 26 09 42 42 Épernay Av. du Maréchal Joffre ZAC Val de Champagne 03 26 56 93 30


N°241 du 22 au 28 novembre 2013 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

ÉDITO

Le kiné de la semaine

Jan In’t Veld. Ce n’est pas un slogan, ni le nom d’un gâteau flamand. Et pourtant ce patronyme, celui d’un économiste connu dans son quartier et réputé à Bruxelles, puisqu’il est le modélisateur en chef de la Commission européenne, va faire parler de lui. Et ça n’a rien à voir avec le fait de coller et de peindre des maquettes de modèles réduits. Même si, à la lecture de son dernier rapport, on pourrait penser que certains de ses collègues auraient mieux fait, ces dernières années, de chercher à faire entrer des bateaux dans des bouteilles. Dans son document révélé par le journal L’Humanité mercredi, Jan In’t Veld décrit les effets des politiques d’austérité menées depuis 2011 dans de nombreux pays européens. D’après lui, et seulement lui, parce qu’il prend soin de préciser que ses études, dans ledit document, n’engagent que lui et pas la Commission, les mesures restrictives auraient contribué à faire progresser… la baisse de croissance. 4,8 % pour la France, soit 1,6 par an, 3,9 pour l’Allemagne, 4,9 pour l’Italie, 5,4 en Espagne, plus de 8 points de croissance perdue en Grèce… Et forcément, effet de vase communicant, la croissance qui baisse, c’est aussi la destruction d’emplois qui augmente. Toujours selon Jan In’t Veld, la hausse de 1,9 % du taux de chômage en France depuis 2011 est imputable aux mesures d’austérité. L’économiste estime qu’un retour à la normale serait atteignable en 2018, à condition de mettre un terme aux politiques de serrage de ceinture, ce qui n’est pas dans l’air du temps. Ce qu’il ne dit pas, c’est s’il faut revenir en arrière, ressortir la planche à billets et dépenser, dépenser, dépenser…

Retenez ce nom

Tony Verbicaro

La météo Vendredi

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L’hebdo du ve ndredi édité par la SARL B2M Editions Journal hebdomadaire gratuit d’information locale Siège social : 195, rue du Barbâtre à Reims

T él. 03 26 3 6 50 13 E-mails : Rédaction : redaction@lhebdoduvendredi.com Publicité : publicite@lhebdoduvendredi.com Newsletter : newsletter@lhebdoduvendredi.com Directeur de la publication : Frédéric Becquet (fb@lhebdoduvendredi.com) Redacteur en chef : Tony Verbicaro (tony.verbicaro@lhebdoduvendredi.com) Journalistes : Sonia Legendre (sonia.legendre@lhebdoduvendredi.com) Aymeric Henniaux (aymeric.henniaux@lhebdoduvendredi.com) Responsable commercial : Philippe Dudel (philippe.dudel@lhebdoduvendredi.com) Responsable diffusion : Yoann Ruin (yoann.ruin@lhebdoduvendredi.com) Administration : Martine Bizzarri - Infographiste : Anne Rogé Parution le vendredi matin Imprimé par IPS à Amiens

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Christophe Geoffroy : « C’était comme une finale »

Kiné attaché à la Fédération Française de Football depuis 1996, Christophe Geoffroy, qui réside à Cumières, près d’Epernay, a rejoint le staff des Bleus quand Laurent Blanc en est devenu le sélectionneur, en 2010. Le changement de coach ne l’a pas fait changer de décor. Il faut dire que le praticien connaît pratiquement tous les sélectionnés depuis un moment, puisqu’il était en charge des équipes de jeunes avant d’intégrer le staff de l’équipe A. Et forcément, mardi soir, il a été l’un des témoins privilégiés de la remontée face à l’Ukraine et de la qualification pour la Coupe du Monde au Brésil. « Ça a été l’aboutissement de quatre jours intenses de préparation. Après le premier match, il y a eu une mobilisation générale des joueurs. Ça s’est senti les jours et les heures précédent Christophe Geoffroy. © FFF la rencontre, ça pouvait tourner comme ça », raconte Christophe. On a tout lu, tout entendu, sur ce qui a bien pu se passer dans les têtes des Bleus pendant cette séquence des barrages. Pour le kiné, « les joueurs ont pris conscience qu’ils n’avaient pas tout donné au match aller, qu’ils étaient capables de retourner la situation et qu’ils avaient envie d’aller au Brésil ». Côté émotion, Christophe Geoffroy, qui en a « vu des matchs », raconte la soirée de mardi comme « l’une des plus fortes, grâce à la mobilisation collective surtout, dans le groupe, sur le terrain, et dans le stade ; l’ambiance était dingue, c’était comme une finale. Le public a joué un vrai rôle, il était derrière l’équipe, et ça n’est pas toujours le cas au Stade de France ».

T.V

Coup d’oeil sur le monde

Retour au commencement

C'est une étude qui pourrait faire froid dans le dos aux plus phobiques d'entre nous. Des chercheurs américains, pour la plupart spécialisés en paléontologie, viennent de montrer à travers les conclusions de leur travail, que les périodes de réchauffement de la Terre coïncidaient avec l'augmentation de la taille des reptiles et la diminution de celle des mammifères. En clair, plus notre planète se réchauffe, plus les serpents et lézards grandissent, au contraire notamment des vaches ou des chevaux qui, eux, rapetissent. Un lien existe donc bel et bien entre l'évolution des températures et les transformations des squelettes. A terme, les mammifères pourraient même finir par se voir frapper de nanisme, au contraire des vilains serpents qui connaitraient, eux, des tailles gigantesques, comme ce fut le cas il y a environ 55 à 60 millions d'années.

Au fond du trou

Halloween est pourtant déjà bien loin derrière nous, mais les effrayantes histoires n'ont pourtant pas totalement cessé ; au Brésil en tout cas. Une habitante de São Paulo, venue se recueillir sur la tombe d'un membre de sa famille a eu la peur de sa vie

il y a quelques jours quand, dans la tombe voisine, elle vit soudain surgir de terre un bras, puis deux, puis une tête hors de terre. Un mort tout ce qu'il y a de plus vivant qui tentait péniblement de s'extirper de sa tombe, après y avoir été enterré vivant. Prévenant derechef la police, la jeune femme se heurte au refus de celle-ci d'intervenir, les agents ne la croyant pas. Il a fallu l'intervention du responsable du cimetière pour que les forces de l'ordre acceptent de se déplacer. Le malheureux aurait probablement été amené dans cette tombe vide par les individus avec qui il aurait eu une altercation quelques heures avant.

Mauvais justicier

Tous les super-héros ne sont finalement pas si honnêtes que ça, et se sentent encore moins investis d'une mission de protection de la veuve et de l'orphelin qui les pousserait à combattre le crime pour que règne la justice. La preuve avec Batman bin Suparman (ce qui signifie Batman fils de Superman), un jeune singapourien de 23 ans qui, alors que son patronyme aurait pu le prédestiner à une carrière de justicier, vient au contraire d'être incarcéré dans une prison pour y purger une peine de neuf

mois. Parmi les délits à son actif, consommation d'héroïne, vol avec effraction et retrait frauduleux d'argent réalisé avec la carte bancaire de son propre frère, fraîchement dérobée. S'il n'a décidément rien du Batman des comics, notre ami a toutefois une similitude avec le vrai Superman : lui aussi sait voler, mais différemment.

Pas partageur

Giovanni Montresor a pourtant un nom qui aurait pu mettre la puce à l'oreille des enquêteurs. Mais ce n'est que tout récemment que la police financière italienne vient de sévir à l'encontre de cet entrepreneur, multimillionnaire, dont la fâcheuse tendance est de ne quasiment rien déclarer comme revenus à l'État italien. Au total, ses déclarations de revenus mentionnent quatre euros en 2009, cinq en 2010 et à nouveau quatre en 2011. Un peu léger pour celui qui possède pas moins de neuf entreprises, 235 hectares de terrain, 18 biens immobiliers et sept véhicules. Un patrimoine estimé à 300 millions d'euros et qui vient d'être saisi par la justice transalpine. Une fraude qui pourrait lui valoir cher, très cher même, ainsi qu'à son épouse qui, emboitant le pas de son mari, n'avait déclaré que trois euros en 2011 et seulement un euro en 2010 !


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La ville garantit plus de 6 millions d’euros d’emprunt en faveur du Toit Champenois

Rénovation du quartier Bernon

e conseil municipal a adopté lundi 18 novembre une délibération qui garantit à 100 % quatre prêts au profit de la SA HLM Le Toit Champenois, pour un montant de 6,153 millions d’euros. La pratique est habituelle dans le cadre des opérations de construction, d’acquisition ou d’amélioration de logements réalisées par des organismes d’habitations à loyer modérés. Si l’on en parle, c’est parce que la somme prêtée par les banques au Toit Champenois va servir à la réhabilitation thermique de 384 logements du quartier Bernon. Et en l’occurrence, ces travaux Vers la fin des travaux de renouvellement urbain à Bernon. seront les derniers de l’opération de © l'Hebdo du Vendredi renouvellement urbain, financée en partie par l’Agence nationale de renouvellement urbain (Anru), en cours. Les logements en question sont situés squares Mozart, Messager, Massenet, Gounod, Léhar, Ravel et Saint-Saens.

L

L’accord sur le temps de travail est signé

Services municipaux, CCAS et caisse des écoles

près environ de deux ans de discussion, les points de vue ont fini par se rapprocher », s’est réjoui Franck Leroy, le maire d’Epernay, en évoquant l’accord sur le temps de travail signé récemment entre la Ville et les syndicats des services municipaux, du centre communal d’action sociale et de la caisse d’écoles. L’accord, pratiquement obtenu à l’unanimité (un seul délégué du personnel s’est opposé), poursuit trois objectifs principaux : maintenir les pratiques existantes pour les personnels qui souhaiteraient continuer à effectuer 35 heures en cinq jours ; élargir le dispositif d’aménagement de la semaine de 35 heures (4,5 jours travaillés par semaine ou neuf jours travaillés par quinzaine) ; instaurer un système basé sur la récupération des heures (RTT) pour les agents travaillant 38 heures par semaine.

A

La ville d’Epernay va se porter acquéreur d’un immeuble de la place Bernard-Stasi, occupé précédemment par un fleuriste. Pour 160 000€, la ville peut acheter des locaux, en co-propriété, composés d’un rez-de-chaussée et d’un sous-sol, qui permettront de réaliser un accès aérien au parking souterrain des Arcades. Le parking va faire l’objet d’importants travaux de rénovation, pour environ 3 millions d’euros, dans les années à venir. Cet accès aérien abritera une caisse automatique, un ascenseur et des escaliers.

Un accès aérien au parking des Arcades

La ville d’Epernay avait proposé un don de 2 000€ en faveur des sinistrés du typhon Haiyan, aux Philippines. Suite à l’intervention, en conseil municipal, de Marc Lefèvre (PS), qui a réclamé un peu plus de solidarité, le maire, Franck Leroy, a proposé de monter à 3 000€.

3 000€ pour les Philippines

Le conseil municipal a voté lundi 18 novembre le renouvellement de la Carte jeune, lancée en 2013. Cette carte, qui confère des réductions au 14-25 ans dans divers commerces et associations sportives et culturelles de la ville, a séduit 563 jeunes pour sa première année d’existence.

Carte jeune : on remet ça !

Le président de la Région Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy s'est dit satisfait par « la qualité des échanges », lors du débat d'orientations budgétaires 2014 qui s'est tenu lundi 18 novembre en assemblée. Jean-Paul Bachy a remercié les élus pour « leurs interventions constructives ». L'an dernier, pour l'édition 2013 du débat, les élus d'opposition avaient quitté la séance.

Conseil régional : un débat d'orientations budgétaires « constructif »

UN AN DE PLUS

Un an de plus propose de revenir sur un évènement traité un an auparavant, semaine pour semaine. L'occasion de donner un droit de suite, de regarder comment les choses ont évolué depuis. Dans nos éditions du 23 novembre 2012, nous évoquions Vatry et l’année particulière qui allait commencer pour l’aéroport marnais. Crise conjoncturelle, baisse de l’activité fret, fin des subventions contractuelles… René-Paul Savary, le président du Conseil général de la Marne, propriétaire de l’équipement, parlait « d’une année cruciale, le délégataire, SNC Lavalin, pourrait ouvrir son capital afin d’élargir l’activité de Vatry à d’autres investisseurs. Et nous Conseil général, nous sommes en contact avec d’autres pour élargir l’actionnariat ». Sur le dernier point, René-Paul Savary pensait collectivités. Il a, depuis, obtenu des fins de non-recevoir des agglomérations de Reims et de Troyes. La Région, son président en tête, joue toujours le partenaire plus que fidèle, mais émet des doutes sur l’activité passagers. Quant au premier point, l’ouverture du capital par SNC Lavalin, et bien elle s’est muée en retrait du délégataire et la recherche, obligée, d’un nouvel actionnaire majoritaire pour reprendre la société d’exploitation. Un an après, ce vendredi 22 novembre 2013, le Conseil général se réunit pour un seul élément à l’ordre du jour : Vatry, et en particulier la poursuite de l’examen de l’offre unique de reprise portée par Hubert Formey. Et le temps presse…

Un an de plus - Aéroport de Paris-Vatry : 2013, une année charnière de plus ?

T.V


N°241 du 22 au 28 novembre 2013 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m reproche d’être le maire des riches, de l’avenue de Champagne, de ne rien faire pour le quartier Bernon... Mais Bernon, c’est 14 fois l’avenue de Champagne en termes de coût. Les deux chantiers les plus couteux du mandat, c’est Bernon et Beausoleil. On ne va quand même pas me reprocher de ne pas prêter attention aux plus modestes.

Que pensez-vous, justement, de la gauche qui part divisée ? C’est à l’image de ce mandat. Ils étaient ensemble à l’élection en 2008, et au premier conseil municipal, ils étaient déjà séparés. Les amabilités qu’ils s’échangent depuis 2008... Ces gens n’ont pas d’idées. Ils rêvent de faire tomber Epernay dans l’escarcelle de leur parti, mais ils ont complètement oublié Epernay et les Sparnaciens. Quand je lis Jérémie Thévenin dire que s’il est élu, il n’augmentera pas les impôts et baissera l’endettement... C’est ce qu’on fait depuis huit ans ! Je m’étonne qu’il n’ait pas rejoint la majorité municipale ! Cela dit, je les prends au sérieux. Mais je prends un autre exemple, au dernier conseil municipal (lundi 18 novembre, ndlr), les délibérations ont toutes été adoptées à l’unanimité. A quatre mois des municipales, je m’attendais à beaucoup de questions. Il y en a eu très peu. Je pense que notre majorité municipale actuelle, et la liste que nous présenterons en mars, n’offre pas de prise à l’opposition classique.

Franck Leroy est maire d'Epernay depuis mai 2000. © l'Hebdo du Vendredi

« Je suis convaincu de notre bilan »

Municipales 2014 - Franck Leroy

Ce n’était pas un secret, il manquait simplement la déclaration de candidature. C’est

fait, et Franck Leroy nous a accordé un entretien pour nous expliquer pourquoi il briguait un nouveau mandat de maire d’Epernay.

ous avez décidé depuis longtemps de vous représenter ? Je le suis, dans ma tête, depuis un certain temps. J’ai été beaucoup sollicité ces dernières semaines, on me demande si j’y vais ou pas. Oui, bien sûr. Et puis un certain nombre de mes adversaires se sont positionnés récemment. C’est le moment de déclarer sa candidature.

V

Vous n’avez pas hésité ? Je n’ai jamais eu de doute réel depuis 2008. Des interrogations, des déceptions, oui, mais pas de doute. Les déceptions sont liées au manque de vitesse de voir aboutir certains dossiers. Surtout quand on est impatient comme je le suis, voir certains dossiers ne pas avancer à la vitesse à laquelle je le souhaiterai, c’est rageant. L’accumulation de normes, les marges de manœuvres budgétaires réduites, parfois pour contraintes absurdes… Je pense là, tout récemment, au contrôle de la qualité de l’air dans les écoles. Il y en a pour 4 000€ par école. Alors que certaines sont ouvertes depuis 90 ans sans jamais avoir connu aucun problème. Si on était près d’un site Seveso, je ne dis pas, mais là ? Je sais bien que les nouvelles normes viennent des directives européennes à appliquer. On va évoquer l’absence d’Europe politique, mais les ministres français, domaine par domaine, approuvent ce qui se décide à Bruxelles. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Pour le quartier Rosemont, par exemple, on nous a dit à un moment, pour la prévention des inondations, qu’il fallait prendre en compte la crue trentenale. Et puis maintenant, on

nous dit qu’il faut tenir compte de la crue centennale. Mais pour quel coût supplémentaire ? Et pour quelles raisons ? La vie locale n’est pas vue de nos administrations. Il y a cette obsession du contrôle, de la sécurité... Parfois, oui, pour tout ça, il m’arrive de vouloir envoyer tout bouler. Et puis ça passe, et on avance.

Quels éléments de votre bilan allez-vous mettre en avant ? Ces dix dernières années, on a lancé des chantiers importants, avec succès, comme l’opération de renouvellement urbain du quartier Bernon ou la réfection de l’avenue de Champagne. Certains chantiers sont terminés, d’autres se poursuivent. D’autres sont très récents, comme la Maison de la vie associative, et d’autres vont venir. Je pense au quartier de la gare et les 13 hectares que laisse la SNCF, qui vont préfigurer l’Epernay du XXIe siècle. On va écrire un morceau de ville, une nouvelle ville à l’intérieur de la ville. Nous pourrons intégrer le développement durable dès l’origine. C’est une très belle opportunité. Il y aussi la réouverture du musée, c’est le dernier équipement fort qui manque à la ville, la poursuite de la candidature Unesco (l’avenue de Champagne est l’un des trois sites rete-

La passion du mandat est intacte

nus, avec les coteaux historiques de Mareuil-sur-Aÿ à Hautvillers et la colline Saint-Nicaise à Reims dans la candidature des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au patrimoine mondial de l’humanité ; le gouvernement devrait annoncer très prochainement si la candidature champenoise, qui fait figure de favorite, est sélectionnée par le comité des biens français, ndlr). Tous ces chantiers sont importants, pour ne pas dire décisifs, pour l’avenir

d’Epernay. Ma motivation, c’est que l’élan, la dynamique en cours, ne soient pas stoppés et qu’ils soient même amplifiés, et ce, malgré le contexte économique contraint actuel. Et pour ça, mon expérience est un atout. Et ma passion pour ce mandat, est intacte. Tout ceci justifie ma candidature. Je crois que nous n’avons franchement pas à rougir du travail des équipes municipales ces dernières années. 90 % des engagements pris en 2008 ont été atteints, sans compter d’autres réalisations menées qui n’avaient pas été prévues. Vous définissez vous comme un héritier de votre prédécesseur, Bernard Stasi ? Oui et non. Oui parce qu’on a maintenu des politiques mises en place sous Bernard Stasi, notamment nos politiques sociale et culturelle. Mais j’ai aussi une personnalité différente de Bernard Stasi, alors il y a eu un changement de style. Et il y a des attentions que j’ai, qu’il n’avait pas. L’aspect patrimonial notamment. Ça peut expliquer des différences, mais il n’y a pas eu de virage à 180 degrés. Bernard Stasi et moi avons voulu transformer la ville. Je m’inscris dans une continuité, et dans un style et des moyens d’action différents. J’ai conscience d’avoir appris auprès de deux des plus grandes personnalités politiques de la région, Bernard Stasi et François Baroin (Franck Leroy a été directeur de cabinet du maire de Troyes, ndlr), mais j’ai aussi avancé seul.

Avec le contexte national, la contestation, imaginez-vous des élections très politisées en mars ? Je pense qu’il y a moins de clivage gauche droite aux municipales. Je m’inscris en ce sens et je le prouve, je franchis les deux côtés depuis que je suis maire.  Dans l’équipe municipale, on trouve des gens des deux côtés. Quand Marc Lefèvre (patron de la section locale du PS à Epernay, ndlr) me

Réussissez-vous à faire du « Bayrou » ? Non, François Bayrou s’est isolé. Et je ne suis pas isolé à Epernay. Il a pensé le centrisme comme quelque chose de pur qui pouvait se construire sans tenir compte de la gauche et de la droite. Moi, j’ai toujours pensé un centre proche du centre-droit et assez loin de la gauche traditionnelle qui reste alliée du Parti communiste. Ce sont les institutions qui commandent la vie politique de notre pays, et pas l’inverse. Et tant qu’on aura un scrutin présidentiel nominal à deux tours, il n’y aura pas de centre indépendant. François Bayrou en a fait l’expérience. Ce n’est pas moi qui change d’avis. Et je pense aussi que le rôle du centre, c’est d’élargir une majorité qui permet d’aller chercher à gauche des gens modérés avec qui nous partageons les mêmes valeurs.

Votre liste sera dans la continuité de la précédente ? Elle ne sera ni UMP, ni UDI, mais probablement soutenue par des partis politiques. Elle sera composée à 70 % de gens qui ne se revendiquent d’aucun parti. 40 à 50 % de la liste devrait être renouvelée. Il y a des départs et nous avons besoin de sang neuf. Le programme ? Il est en cours d’élaboration. Nous avons défini trois grandes priorités : le développement et le rayonnement d’Epernay, dans ses limites et hors de ses limites (économie, tourisme) ; l’amélioration du cadre de vie (équipements publics, voirie, espaces verts, culture, sport) ; aider tous les Sparnaciens, toutes les femmes et tous les hommes qui font cette ville, quel que soit leur âge, à trouver toutes les ressources nécessaires à vivre ici, pour que personne ne se sente marginalisé dans la ville. Ça sera l’articulation du programme, et de nombreuses actions en découleront. Craignez-vous le Front national ? Le FN ne s’est jamais intéressé à Epernay, il ne le fera pas plus cette fois. C’est un tour de chauffe avant les européennes, en cherchant à s’ancrer sur le désarroi qui touche les Français en général et des Sparnaciens en particulier, en surfant sur le nom de Marine Le Pen. Les candidats ne sont pas connus. Ils n’ont pas et n’auront pas de discours local. Ça, ça demande du travail. Dupliquer les tracts de Marine Le Pen et les diffuser dans les boîtes aux lettres des Sparnaciens, c’est beaucoup plus facile.

Propos recueillis par Tony Verbicaro


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Une gauche divisée pour mieux perdre ?

Municipales 2014

Les déclarations de candidature et les propos des uns et des autres laissent entrevoir un premier tour des élections municipales sparnaciennes avec trois listes de gauche au premier tour.

l ne fallait plus parler de 2008 », souhaitait Marc Lefèvre dans nos colonnes il y a quelques semaines. Le patron de la section locale sparnacienne du Parti socialiste, qui prônait une liste de rassemblement de la gauche au premier tour des élections municipales, n’a clairement pas été entendu. Il semble même être l’empêcheur de rassembler en rond, à en croire ses opposants, Jérémie Thévenin (Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement), qui annonçait récemment qu’il se lançait avec sa propre liste, ou encore le Parti communiste français d’Epernay. Qui confirmera sans doute très vite

I

Marc Lefèvre : « Ce n’est certainement pas moi qui désire ardemment le rassemblement, mais ces interventions sont affligeantes. » son intention de monter aussi sa propre liste. Trois listes à gauche dans une ville qui ne

Une partie de l'opposition au conseil municipal actuel. Au premier plan, Marc Lefèvre ; quatrième en partant de la gauche, Jérémie Thévenin. © l'Hebdo du Vendredi

l’a plus été depuis longtemps, c’est combien de trop ? La semaine dernière, Jacky Blavier, figure connue des Sparnaciens, annonçait qu’il figurerait sur la liste de Jérémie Thévenin et s’adressait à Marc Lefèvre : « Le parti socialiste est rejeté par la grande majorité des Français, pour preuve toutes les élections partielles (plus de dix) perdues dans notre pays depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, alors pour empêcher le duel droite -

Front national au deuxième tour à Epernay, je pense que ta candidature fait du tort à la gauche. » A la candidature de Jérémie Thévenin, Marc Lefèvre répond : « Il ne fait que reprendre les thèmes que je développe depuis plusieurs années, à savoir une opposition constructive, pas d’augmentation des taux d’imposition pour ce qui me concerne je propose une diminution des taux car les Sparnaciens sont trop imposés -, la diminution de la dette, le main-

tien des investissements. Il n’y a aucune contradiction sur le projet. Ceci ressemble fort à un prétexte et je le déplore. » Et à l’appel lancé par Jacky Blavier, le leader socialiste rétorque qu’il « en est à peine étonné car avant chaque élection (…) et quel que soit le candidat du Parti socialiste, le MRC attaque systématiquement et demande à prendre la place. Par ailleurs, je n’ai pas gardé de souvenirs mémorables des interventions en séance du conseil municipal de Jacky Blavier lorsqu’il était conseiller (…). Je rappelle que les représentants du MRC ont été les premiers en 2008 à vouloir fusionner au deuxième tour avec la liste des sans étiquette. » « Chacun est libre de se présenter, conclut Marc Lefèvre, mais le faire avec une telle mauvaise foi, dans le but de se mettre en valeur, cela est pitoyable. Qui fait du tort à la gauche ? Ce n’est certainement pas moi qui désire ardemment le rassemblement, mais ces interventions sont affligeantes. » L’heure n’est donc pas au rassemblement de la gauche déconfite sparnacienne. En attendant de finir de se compter pour voir s’il est possible de monter trois listes, soit trois fois 35 candidats, la majorité sortante de Franck Leroy qui compte aussi quelques personnalités plutôt à gauche, même si elles ne sont pas encartées - et Sébastien Durançois, la tête de liste FN, peuvent dormir tranquillement en attendant les élections.

Tony Verbicaro


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L'asile ou l'exil

Droit des étrangers

Sanije et Arben Kra. et leurs enfants Kushtrim, 12 ans, Albin, 8 ans, et Leon, 5 ans, ont fui le Kosovo et sont arrivés à Châlons-enChampagne en juin dernier. Ils pourraient être renvoyés vers la Hongrie, pays qui « gère » plutôt mal les demandeurs d’asile.

es risques sérieux pèsent sur la famille Kra. en cas de retour au Kosovo, mais le problème posé concerne surtout leur situation administrative. Ils ont été contraints à déposer une demande d’asile en Hongrie, où ils ont été arrêtés durant leur fuite. La France a refusé leur admissibilité sur le territoire, au nom du règlement Dublin II, qui veut que l’on renvoie des demandeurs d’asile dans le premier pays de l’Union européenne où une demande a été déposée. Sauf qu’en Hongrie… Un peu à l’image de Lampedusa, la Hongrie est une porte d’entrée de l’Union européenne. Le nombre de demandeurs d’asile a explosé récemment, passant de 2 000 en 2012 à déjà 17 000 en 2013. Et clairement, même en mettant de côté toute considération sur le sort des Roms, notamment, la Hongrie ne fait pas face. « Un demandeur d’asile qui a formé une première demande en Hongrie, puis présente ultérieurement une nouvelle demande en France, doit-il être réadmis en Hongrie ? » C’est la question que pose Raphaël Kempf,

D

Albin, Arben, Kushtrim, Sanije et Leon (de g. à dr.). © l'Hebdo du Vendredi

avocat, humaniste, dans la Revue des Droits de l’Homme. « La logique du règlement Dublin II, poursuit-il, devrait naturellement conduire la France à renvoyer vers la Hongrie – pays responsable de l’examen de la demande d’asile – cette personne. Mais, s’il est établi que la Hongrie ne serait pas en mesure d’accorder au demandeur l’ensemble des garanties liées au droit d’asile, il revient alors à la France de refuser la réadmission du demandeur d’asile en faisant usage de la clause de souveraineté du

règlement Dublin II. Une ordonnance du Conseil d’Etat en date du 29 août 2013, rendue dans le cadre d’un référé-liberté, annule ainsi la décision d’un préfet ayant refusé d’admettre au séjour des demandeurs d’asile en vue de leur réadmission en Hongrie, car un risque sérieux existe, en l’espèce, que leurs demandes d’asile ne soient pas traitées par les autorités hongroises dans des conditions conformes à l’ensemble des garanties exigées par le respect du droit d’asile. » Voilà un jugement que l’avocat de la

Le Parlement européen a adopté en juin dernier une série de mesures qui modifient, pour tous les Etats membres de l’Union européenne, le droit des étrangers. Et notamment le règlement Dublin II, qui date de 2003. Dublin fixe les critères déterminant quel État membre est responsable du traitement d'une demande d'asile. Le règlement vise également à garantir que les demandeurs d'asile ne soient pas envoyés d'un État à l'autre, sans qu'aucun n'en assume la responsabilité. De manière générale, le pays responsable est celui dans lequel le demandeur d'asile est entré pour la première fois dans l'UE. L'accord empêchera de transférer des demandeurs d'asile vers des États membres « où il existe des défaillances systémiques de la procédure d’asile et des conditions d’accueil des demandeurs d’asile (...) impliquant un traitement inhumain ou dégradant », conformément aux décisions rendues par la Cour de justice de l'UE et la Cour européenne des droits de l’homme.

Règlement Dublin : les changements à venir en janvier 2014

L’histoire s’était répandue dans les médias en août dernier. Une famille géorgienne, un couple et deux enfants, qui faisaient partie de la quarantaine de personnes obligées de camper rue Joseph-Servas pendant quelques semaines, faute de place dans les centres d’hébergement, avait fait une demande d’asile à Châlons. Le contrôle des identités a démontré que la famille avait déjà une demande enregistrée en Pologne. Et début août, la mère de famille, seule, a été arrêtée et reconduite en Pologne, sans mari ni enfants. Ils ont quitté Châlons, direction la Pologne, quelques jours plus tard. Et ce n’est que la semaine dernière que la famille a enfin pu être réunie. D’après le témoignage de son mari, son épouse a passé les trois derniers mois à l’isolement.

Famille géorgienne séparée à Châlons en août, réunie en Pologne en… novembre

Les conseillers régionaux de Champagne-Ardenne ont profité de leur dernière assemblée plénière pour formuler un vœu relatif au racisme, suite à « certaines dérives récentes relevant de l’abject et de l’abomination. » Il est évidemment question des propos de la candidate Front national à la mairie de Rethel tenus à l’encontre de Christiane Taubira, ministre de la Justice. Les élus réaffirment ainsi la nécessité de renforcer les moyens en milieu scolaire en faveur de la prévention du racisme, de l’éducation au vivre ensemble et à la tolérance. Et demandent la mise en place, par tous les acteurs du territoire champardennais, d’actions concertées pour lutter contre le racisme. Cette motion a été adoptée à l’unanimité, excepté les représentants du FN, qui n’ont pas participé au vote.

La Région appelle à renforcer la lutte contre le racisme

famille Kra. ne manquera pas de soulever au cas où ce qui lui a été annoncé en rendez-vous en préfecture de la Marne finit par arriver. Lors de ce rendez-vous, la semaine dernière, on leur a indiqué par la

Le soutien d'enseignants et de parents d'élèves

voix de l'interprète qu'un courrier allait leur être adressé à la Croix Rouge la semaine prochaine, leur indiquant que, vu leur refus du retour volontaire au Kosovo et leur refus de signer l'accord de réadmission en Hongrie, la police viendrait les chercher dans leur appartement. En l’occurrence un appartement du Centre d’accueil des demandeurs d’asile à Châlons. S'ils se dérobent, ils sont considérés en fuite, et le délai pour déposer une nouvelle demande passe à 18 mois. Ce que réclame cette famille, c’est que la France «  ferme les yeux » pendant six mois, jusqu’à janvier 2014, mois au cours duquel entrera en application une modification du règlement Dublin II et qui lui permettra de demander l’asile en France. Les Kra. vivaient à Vushtrii, une petite ville du Kosovo située entre Pristina, la capitale, et Mitrovica. Arben, 39 ans, était propriétaire d’un magasin de vêtements, cosmétiques et bijoux. Sanije, en plus de l’aider au magasin, était institutrice. Autant dire qu’au Kosovo, ils passaient plutôt pour des biens lotis. Mais Arben a été la victime collatérale d’une rivalité entre un membre de sa famille et un gang mafieux local. D’où la décision de fuir dans la précipitation. « Après le problème

de mon mari, nous avons été obligés de partir, pour nous cacher », raconte Sanije, qui s’exprime très bien en français. Elle l’a appris un peu en secondaire au Kosovo. « Je parle mieux en anglais, mais j’aime beaucoup les langues étrangères. J’ai appris surtout toute seule, avec les livres, la télé... » Direction l’Albanie voisine, où les Kra. ont de la famille. Le problème, c’est que ceux qui les menacent connaissent aussi leurs liens de parenté, et les ramifications des gangs mafieux entre le Kosovo et l’Albanie ne sont plus à prouver. Retour sur la route, direction, à pied, la Hongrie, en passant par la Serbie. Ils ont été « ramassés » par la police hongroise, qui leur a fait signer, sans qu’ils ne le sachent, une demande d’asile. « Kushtrim, qui comprenait ce qu’il se passait, s’est retrouvé avec du scotch sur la bouche parce qu’il pleurait et criait », se remémore Sanije. Toute la famille a été menottée, «  même les enfants, oui. Les papiers n’étaient pas traduits. Les policiers nous ont dit de signer, sinon ils nous conduisaient en prison. Après avoir signé, ils nous ont dit qu’on était libres. » Libres d’être conduit dans un camp de détention, puis un autre, puis autre... Ainsi jusqu’à Debrecen, plus ouvert. Arben a réussi à soudoyer un fonctionnaire de police pour quitter le centre et a trouvé les moyens de «  passer  » jusqu’en France. «  Dans d’autres pays d’Europe, en Allemagne, en Norvège, au Danemark, on a de la famille. Ici en France, on ne connait personne. Personne ne va nous chercher. » L’été dernier, Sanije s’est improvisée interprète pour les autres « campeurs » albanais et kosovars, même après que la famille Kra., avec ses trois enfants jeunes, ait obtenu un hébergement. Arben, un leader-né, a beaucoup aidé dans l’organisation de la vie quotidienne de ces dizaines de demandeurs d’asile à la rue. En septembre, Kushtrim a fait la rentrée au collège, en 5e. Albin est en CE2 et Leon en grande section de maternelle. La famille a reçu le soutien écrit d’enseignants après le refus d’admissibilité délivré par l’Etat français. Une maman d’élève a même pris l’initiative de lancer une pétition pour que les Kra. puissent rester ici, à Châlons. «  J’espère juste une vie normale pour mes enfants, termine Sanije. Ici, c’est tranquille, c’est calme. On peut être protégés. Si on retourne au Kosovo, la mafia va tuer mon mari. Et je vais faire quoi, seule, avec les enfants ? »

Tony Verbicaro


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Une rampe de lancement vers l'emploi

Salon de la création/reprise d'entreprise

La septième édition du salon de la création/reprise d'entreprise aura lieu le mardi 26 novembre de 9 h 30 à 18 h au Palais des fêtes d'Epernay. L'occasion de trouver des conseils, des repères et de repartir avec une trousse à outils et quelques ficelles pour monter un projet professionnel solide. Pourquoi ne pas essayer ? En plus c'est gratuit !

a création ou la reprise d’entreprise relève souvent du casse-tête. Les interlocuteurs sont dispersés, les informations parfois contradictoires, les chemins à prendre peu visibles et les aides mal connues. Pour favoriser la création et la reprise d’entreprise un rendez-vous est prisé : le salon organisé le mardi 26 novembre par plusieurs partenaires, toute la journée, au Palais des fêtes d’Epernay. Il y aura des banquiers, des experts, des représentants de la Maison de l’Emploi et des Métiers d’Epernay et de sa région, des conseillers de Pôle Emploi, soit au total une trentaine d’exposants prêts à fournir des clés pour vous lancer dans une activité sans gros risque d’emprunter les chemins de traverse. « Notre objectif est d’accueillir les visiteurs, de les renseigner, de leur donner des outils pour réussir leur projet », explique

L

Un salon pour trouver la sortie du labyrinthe de ce qu'est parfois la création d'entreprise. © DR

Marilyne Mathieu, chef de projet à la Maison de l’Emploi. Il y aura des clés. Mais il y aura aussi des moyens financiers à connaître pour accompagner les initiatives dans une multitude d’activités professionnelles. « Les personnes astucieuses peuvent y trouver de grands bénéfices car les aides

Des aides importantes pour les créateurs

sont nombreuses et s’additionnent », commente Claude Maréchal, le président de la MDE. « Elles peuvent constituer un apport

décisif dans un montage bancaire. Un véritable accélérateur de projet. » En 2012, la création/reprise d’entreprise sur le bassin d’Epernay a comptabilisé 428 installations (hors agriculture). Elles étaient principalement orientées vers les activités de commerce, de service à la personne, vers des activités industrielles et scientifiques, du bâtiment aux travaux publics. Mais il y avait aussi des installations dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, l’activité sociale et le consulting. Cinq personnes viendront apporter un témoignage sur la réussite de leur initiative.

Une coiffeuse de la rue du Professeur Langevin, le gérant de Cocci Market à Bernon, le créateur d’une auto-école à Bouzy, la fondatrice d’une micro-crêche à Dizy et un entrepreneur en électricité. « Ils ont su profiter des opportunités qui leur étaient offertes. Dans ce genre de salon le contact direct est très important car il simplifie l’échange et le dialogue », observe Jacques Fromm, vice-président de la CCI Reims-Epernay. La grande nouveauté cette année est le conseil en évolution professionnelle. Il s’adresse à un large public : des personnes en CDI, CDD ou en Intérim, du secteur privé ou public. « Il est ouvert aux gens qui veulent se reconvertir et connaître les dispositifs de financements. Les entretiens seront personnalisés », explique Gaëlle Quenelisse, coordinatrice de l’Espace Métiers à la Maison de l’Emploi d’Epernay. Cette innovation est mise en place grâce au soutien de plusieurs partenaires, dont la Région Champagne-Ardenne. Plusieurs animations sont prévues lors de cette journée dont un atelier animé de 9 h 30 à 11 h par le RSI et l’URSSAF sur la compréhension des charges sociales, une conférence grand public de 14 h à 15 h sur la création/reprise et une présentation à 17 h de la nouvelle identité visuelle d’Initiative Marne-Pays du Champagne. L’entrée de ce salon est libre et gratuite. Et la confidentialité des échanges est la règle d’or.

Jean Batilliet

Cinquante ans après, elles revoient la vie en rose et bleu

Retrouvailles

Que du bonheur ! Près d’une quarantaine d’anciennes élèves de la section technique du collège de la rue Eugène Mercier se sont retrouvées samedi au restaurant « Le Théâtre ». Elles ne s’étaient pas revues depuis 40 ans.

e quoi avoir quelques hésitations pour remettre, rapidement, un prénom et un nom sur un visage. « Mais que de beaux souvenirs. Nous étions très soudées. Et la formation assurée par les enseignants et la discipline de fer de l’établissement nous ont permis d’avoir des bases solides », lance Marie-France Henry. « Il ne fallait pas avoir une mèche de travers », ajoute sa voisine qui se souvient parfaitement de l’autorité de la directrice de l’établissement, Henriette Bernard, surnommée « Yéyette ». Une femme qui en imposait mais savait être sévère et juste. L’aventure remonte à l’année 1961 et se poursuivra jusqu’en juin 1964. « Le projet de nous retrouver a pris sa forme définitive en avril 2013. J’ai pro-

D

Les retrouvailles de la classe de filles du collège Centre. © l'Hebdo du Vendredi

posé d’en être la cheville ouvrière rejointe quelques semaines plus tard par MarieFrance », a rappelé Georgette OtrebLaurant. Les choses sont ensuite allées très vite. Une annonce dans la presse locale, des contacts téléphoniques, des recherches sur le web et les réseaux sociaux ont permis de réunir presque toute la promotion de cette classe composée uniquement de filles. Un souvenir revient en boucle : la minute de silence observée le 23 novembre

1963 au matin après l’assassinat du président Kennedy. « Ce fut un immense moment d’émotion et de recueillement », avoue Ghislaine Batiste, aujourd’hui épouse Thiercelin, qui ne regrette pas ses années de grande rigueur scolaire. « Elles nous ont donné une ossature », avoue cette jeune retraitée qui vient de passer le flambeau de l’exploitation viticole, à Moussy, à ses filles, Anne-Sophie et Bérengère. L’époque ne connaissait pas le chômage.

Marie-France Henry a fini sa carrière au sein du groupe Devanlay, à Troyes, spécialisé dans le textile, en tant que directrice industrielle de la lingerie. Nous étions au début des Trente Glorieuses. Nicole Lesure a travaillé sans aucune interruption jusqu’à sa retraite. Aux Nouvelles Galeries, chez Tecnoma puis dans une maison de champagne comme responsable informatique. « Nous n’avons rien oublié de l’enseignement qui nous a été donné », lance Annie Didierjean qui était demi-pensionnaire. « Je prenais le train tous les jours entre Aÿ et Epernay. Mais mon principal souvenir reste lié à la discipline. Une semaine en rose. Une semaine en bleu. » Georgette Otreb-Laurent a demandé une pensée pour toutes celles qui les ont quittées, parmi les enseignants et les élèves. « Nous avons vécu une grande époque », ajoute Nicole Lesure. « Et certaines élèves ont continué à entretenir une profonde amitié. » Les conversations n’ont cessé jusqu’en fin d’après-midi. Autour des tables puis dans les salons du restaurant où certaines séparations ont été difficiles. Une belle parenthèse de vie. En rose et bleu.

J.B


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Restos du Cœur : un nouvel entrepôt pour l'hiver

Solidarité

L'association vient de déménager l'intégralité de son stock de denrées sur un nouveau site, situé à Taissy. Un espace plus grand devenu indispensable tant les besoins ne cessent d'augmenter ; encore plus à l'aube de l'hiver.

l'origine, l'entrepôt de stockage des Restos marnais était situé à Reims, sur le site Sernam, tout à côté de la place de la République. En 2007, les lieux étant devenus trop justes, décision est prise de rejoindre la zone Colbert pour s'installer dans un bâtiment de 280 mètres carrés qui servirait de place de stockage, permettant d'alimenter les dix centres de distribution du département. «  A l'époque, on trouvait déjà l'endroit trop grand à Colbert », se souvient Lydia Bertot, présidente des Restos du Cœur de la Marne. Seulement, trois ans à peine après cette installation, c'est le site de la zone Colbert qui devient à son tour trop étroit et les demandes d'aides, ne diminuant évidemment pas pendant ce temps, bien au contraire (+10% de demandes

Lydia Bertot : « En trois ans, 25% de bénéficiaires en plus »

A

Déjà à plein régime

d'aides supplémentaires en trois ans), un nouveau déménagement s'impose donc rapidement. D'où l'arrivée dans l'entrepôt de Taissy, bien plus vaste puisqu'affichant pas moins de 450 mètres carrés. « On a pris possession des lieux le 1er novembre, avec la quinzaine de salariés en réinsertion qui travaillent sur place, bien aidés notamment par le Conseil Général qui nous a financièrement soutenus dans le déménagement. Il a fallu faire ça rapidement car nous devions être tout de suite opérationnels  », précise la présidente de l'association, rappelant que le choix du site était la

Le nouvel entrepôt de Taissy s'étend sur près de 450 mètres carrés. © l'Hebdo du Vendredi

résultante de plusieurs critères incontournables : «  Il fallait un local au loyer peu élevé car nos moyens sont limités, mais qui soit aussi situé dans l'agglomération de Reims et facilement accessible par les transports en commun, le tout avec une surface nécessaire. » Sur place, les chambres froides et les congélateurs fonctionnent et l'équipe est déjà en ordre de bataille. Comment pourrait-il en être autrement ? « Ce site peut accueillir jusqu'à 150 palettes de denrées et on reçoit actuellement près de 80 palettes chaque semaine », précise Mario Rossi, responsable de l'insertion des salariés aux Restos. Une grosse machine donc, pour de gros besoins... Avec 24 palettes livrées tous les quinze jours, le lait est l'aliment utilisé en plus grande quantité. Parmi les autres denrées stockées et destinés aux bénéficiaires, nombre de conserves (légumes, pâté, sardines), du poisson, de la viande, du riz,

des pâtes, des pommes de terre, des oignons... mais aussi des produits complémentaires comme l'huile, le beurre, la farine, le café, le sucre mais aussi des denrées non alimentaires comme les couches, les produits d'entretien (lessive...), d'hygiène (dentifrice...). Malgré l'augmentation croissante des demandes d'aides, les Restos du Cœur marnais, notamment grâce à ce nouvel entrepôt, parviennent pour le moment toujours à répondre aux besoins des bénéficiaires lors des distributions. « Mais jusqu'à quand », ne peut s'empêcher de s'inquiéter Lydia Bertot...

Aymeric Henniaux

> Rens. et dons : 21, rue des Poissonniers à Reims. Tél. : 09 83 72 11 90. E-mail : ad51.siege@restosducoeur.org

Magasins éphémères, arnaques durables

Consommation

La Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de la Marne alerte les consommateurs sur les cas précis des magasins de meubles éphémères, véritables nids à arnaque.

n septembre, un magasin de meubles a ouvert ses portes dans la Zac des bas-jardins à Dizy, près d’Epernay. Plusieurs consommateurs ont été victimes d’escroquerie et ont porté plainte ou directement alerté la DDCSPP ou la répression des fraudes. « La fédération régionale de l’ameublement avait également attiré notre attention », explique Olivier Naudin, chef du service protection économique et sécurité du consommateur à la DDCSPP. Une « visite » a été programmée en compagnie de la gendarmerie, mais les portes du magasin dit éphémère, dans le jargon, étaient déjà closes à la mi-octobre. « Nous dénombrons en moyenne deux ouvertures par an dans la Marne, poursuit Olivier Naudin. Il s’agit souvent de sociétés immatriculées en Gironde, qui tournent partout en France.

Le constat est implacable et même dramatique : de plus en plus de personnes font appel aux Restos du Cœur ces dernières années, largement impactées par la crise économique. Des intérimaires sans contrat, des salariés licenciés de leur entreprise, mais aussi des familles monoparentales, des étudiants, des retraités... « Aujourd'hui, on ne peut plus identifier le profil des bénéficiaires tellement ils sont différents. D'autant que chaque année, 45% des personnes aidées par l'association viennent pour la première fois  », indique Lydia Bertot, la présidente des Restos de la Marne. Pour la 29ème campagne qui s'annonce et ces 17 semaines de mobilisation à venir, environ 400 béné-voles sont mobilisés sur tout le département, dont au moins 150 à Reims. Et il faudra au moins cela, tant il y a à faire comme le souligne la présidente : « L'an passé, on a arrêté la campagne d'hiver à 8 900 personnes. Cette année, alors qu'elles ne sont ouvertes que depuis le début du mois de novembre, on a déjà enregistré au moins 6 000 inscriptions. C'est dramatique, le nombre de bénéficiaires ne cesse de s'accroître, à tel point qu'en trois ans on est à 25% d'augmentation. En 2009, quand j'ai pris mes fonctions de présidente, on finissait les campagnes avec 6 000 inscrits, pas plus.  » Par ailleurs, l'autre problème majeur, c'est la menace de diminution de l'aide attribuée par l'Union Européenne. «  Celle-ci devrait baisser tout en profitant parallèlement à plus d'associations, ce qui nous inquiète aussi. » Si la campagne d'hiver 2013-2014 ne devrait pas poser trop de soucis, l'incertitude demeure néanmoins sur les saisons prochaines. Que faire si les denrées venaient à diminuer tandis que les demandes d'aides continueraient, elles, leur douloureuse ascension ? « Il faudra alors faire des choix, annonce, grave, Lydia Bertot, diminuer la fréquence des distributions, aider moins de personnes, mais quoiqu'il en soit cela aura des conséquences. »

Recours auprès de l’administration

Les consommateurs qui estiment a posteriori avoir été victime des pratiques d'un tel établissement ont la possibilité de se rapprocher le plus tôt possible de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations de la Marne (DDCSPP), Service protection économique et sécurité des consommateurs, Cité administrative Tirlet, 51000 Châlons-enChampagne. Tél. : 03 26 68 62 01. E-mail : ddcspp-protectionconsommateur@marne.gouv.fr

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L'enseigne qui a sévi en septembre et octobre à Dizy. © l'Hebdo du Vendredi

Ce sont des commerces d’ameublement non identifiés, qui signent des baux précaires. » Les procédés, pourtant connus, marchent toujours. Démarchage téléphonique, envoi de courrier mentionnant un cadeau exceptionnel (!) à venir retirer en magasin, et là, le petit théâtre de l’arnaque peut commencer. « Un prix de vente

initial très élevé est indiqué au client, et après le petit jeu monté par des vendeurs formés à l’arnaque, on convainc le client qu’il va bénéficier d’un énorme rabais et pouvoir repartir chez lui, pour un prix exceptionnel, avec un produit exceptionnel. Et bien sûr, tout est faux. » Et ça peut aller encore plus loin, parfois, quand

le prix est encore élevé, le magasin propose des crédits et fait signer des demandes d’ouverture de crédit en n’hésitant pas à faire mentir les gens sur leurs revenus. Parfois même, ces sociétés en arrivent aux pressions morales, parfois limite physique, pour forcer les personnes à acheter. Les victimes qui poursuivent ces sociétés en justice sont généralement remboursées après un an et demi à deux ans, le temps de boucler l’enquête. Et les prévenus sont condamnés à de fortes amendes, parfois à des peines de prison ferme.

Tony Verbicaro


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Accueillir des handicapés, mais ne pas assumer les siens

Accident du travail

Le combat de Philippe Meyer contre son ex-employeur (lire l'Hebdo du Vendredi de Reims n°318, daté du 20 septembre) est un exemple pour d'autres personnes également victimes d'un accident de travail. Témoignage.

n septembre dernier, l'Hebdo du Vendredi consacrait un article à Philippe Meyer, en grève de la faim suite à un accident du travail au sein d'une maison de champagne. Dans son témoignage, il n'hésitait pas à dénoncer ses conditions de travail, mais aussi les pressions dont il a été victime. L'homme a poursuivi en justice son ancien employeur pour faute inexcusable. Débouté en première instance, il a fait appel et attend une nouvelle décision, prévue en mars 2014. Mais sa prise de parole n'a pas été vaine. Depuis, d'autres personnes comme lui, victimes d'accident du travail, également dans le secteur du champagne, veulent témoigner. René Lagille, âgé de 60 ans, fait partie de celles-là. Il veut lui aussi évoquer publiquement son histoire personnelle « par solidarité avec Philippe Meyer et pour montrer qu'on est nombreux dans son cas ». Travaillant pour de nombreuses maisons de champagne depuis l'âge de 14 ans, René Lagille voit sa vie basculer le 2 mai 2007. Le couvercle d'une machine à colle se referme sur son bras et plonge sa main gauche dans une mixture chauffée à 160°C. Brûlé au

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René Lagille témoigne aujourd'hui pour apporter son soutien à Philippe Meyer. © l'Hebdo du Vendredi

troisième degré, il passera les quatre années suivantes à se battre pour retrouver l'usage de sa main, multipliant les séjours dans des hôpitaux spécialisés et les séances, par centaines, chez le kiné. Au final, il a perdu l'usage de deux doigts et est reconnu handicapé à 17 %. Le 30 novembre 2011, il reprend le chemin du travail. « A mon retour, on me signifie qu'il n'y a plus de travail pour moi, assure René Lagille. Je me suis battu. On m'a

fait passer cinq évaluations avec la médecine du travail pour savoir si j'étais apte. » Reconnu finalement inapte pour son ancien poste, il est en revanche tout à fait capable de travailler sur un autre poste. Son statut de délégué syndical FO et de membre du CHST l'aideront à traverser ces épreuves. Sa direction est donc finalement bien obligée de le réintégrer au sein de l'entreprise sur un poste de travail

adapté. Depuis, René pilote un robot et pourrait être heureux. Mais voilà, les quatre années passées à se soigner ne sont pas prises en compte pour sa retraite. Conséquence, alors qu'il aurait dû partir avec un taux plein en septembre dernier, il doit donc cotiser jusqu'à 64 ans. Alors entre ça et le fait qu'on aurait voulu le pousser dehors, lui aussi a décidé de poursuivre son employeur devant la justice pour faute inexcusable. Jugement attendu au premier trimestre 2014. Et ses chances d'avoir gain de cause semblent réelles. Les témoignages que René a recueillis laissent apparaître plusieurs dysfonctionnements : une machine à colle en mauvais état, qui plus est située à 1,70 m de hauteur, alors que la disparition depuis plusieurs mois du marche-pied nécessaire à son remplissage avait été signalée. « Pour la remplir, il fallait que je le fasse à l'aveugle à l'aide d'un gobelet », précise-t-il. Et pour René, liste à l'appui, son cas serait loin d'être isolé. « De l'extérieur, les employés de maisons de champagne semblent chouchoutés. Elles n'hésitent pas à mettre aussi en avant leur politique en matière d'accueil des travailleurs handicapés. Mais la vérité n'est pas aussi belle que dans les journaux. Il faut voir nos conditions de travail. Et quand on devient handicapé suite à un accident du travail, c'est une autre histoire. On nous pousse dehors pour une question d'image. »

Julien Debant

Les élus des CCI en appellent aux pouvoirs publics

Conjoncture économique

ans grande surprise, la dernière enquête de conjoncture réalisée par les CCI de ChampagneArdenne suit les tendances nationales. En région, sur le premier semestre de l’année, 47 % des chefs d’entreprise font état d’une dégradation de leur chiffre d’affaires. Ils sont près de deux tiers à qualifier le contexte économique de « mauvais », voire « très mauvais ». Côté emploi, la Champagne-Ardenne semble particulièrement touchée comparé à d’autres régions. Au second trimestre 2013, tous secteurs confondus, elle enregistre une baisse de 2,4 % de l’emploi marchand par rapport à cette même période en 2012. Contre une baisse de 0,9 % observée au niveau national. Les élus de la CCI ChampagneArdenne alertent les pouvoirs publics et politiques sur l’extrême gravité de la situation économique régionale. « Les entreprises sont à bout de souffle ! Depuis quelques mois, les indicateurs sont au rouge. Aujourd’hui, la situation est dramatique, plus qu’intenable, pour

EN BREF

S

Que faire après le BAC ? Suivez le guide de l'ONISEP

Lors de la dernière assemblée générale, les élus de la CCI Champagne-Ardenne ont tiré la sonnette d’alarme concernant la situation économique de la région. © CCI Champagne-Ardenne

la majorité des chefs d’entreprise. » Puis de demander au gouvernement « un abaissement rapide du coût du travail, une diminution de la pression fiscale et une lisibilité claire des mesures prises. Nous nous mettons à la disposi-

tion des services de l’Etat et des collectivités pour, ensemble, travailler vite, de manière concrète, et trouver des moyens d’actions nouveaux pour sauver notre tissu économique. »

Sonia Legendre

Le nouveau guide régional de l'ONISEP "Après le BAC" vient de paraître. Diffusé gratuitement, cet outil d’information présente toutes les possibilités d’études après un bac général, technologique ou professionnel. Dans sa partie nationale, il explicite les grandes filières de l’enseignement supérieur (licences, DUT, BTS, classes prépa., écoles), et dans sa partie régionale, il présente l’offre de formation de l’académie de Reims par domaine. Des pages sont également consacrées à la prise en compte du handicap, à la procédure admission-postbac - «spécial APB», à la poursuite d’études après le bac professionnel - «spécial bac pro», ainsi que toutes les adresses utiles dans notre académie. Le guide est téléchargeable sur : www.onisep.fr/Mes-infosregionales/ChampagneArdenne/Publications/Nos-guidesregionaux-en-telechargement


La Vie épingle la Marne

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Palmarès de l'écologie en France

Pour la 7e année consécutive, le magazine La Vie publie son palmarès de l'écologie en France, passant au crible 96 départements. Ceux de la Champagne-Ardenne y sont très mal classés, en particulier la Marne qui n'arrive qu'en 86e position.

es dizaines d'éoliennes présentes sur le territoire marnais sontelles les arbres qui cachent la forêt ? Peut-être. En tout cas, la situation écologique du département est, selon le magazine La Vie, peu enviable. La Marne n'arrive en effet que 86e sur 96 à ce palmarès (l'Aube 91e, les Ardennes 75e et la Haute-Marne 69e). Et ce n'est pas la politique du Conseil général qui est ici pointée du doigt car ce classement se base sur l'ensemble des activités et choix du monde politique et économique, et surtout de la société dans son ensemble, c'est à dire les habitants. En effet, La Vie estime « que face à une panne de l'écologie d'en haut - avec un ministre de l'Ecologie tétanisé et aux abonnés absents... c'est une écologie d'en bas qui a repris le flambeau ».

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Les éoliennes présentent dans la Marne ne suffisent pas au département pour bien figurer au palmarès de l'écologie en France. © l'Hebdo du Vendredi

Huit grands critères ont donc permis d'établir ce palmarès : la gestion des déchets, les énergies renouvelables, l'agriculture bio, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, les agendas 21, la protection de la biodiversité et la consommation durable. Chaque critère se voit attribuer une note. Ensuite additionnées, elles permettent d'obtenir une moyenne. Celle de la Marne ? Un peu plus de 8/20. Celle de la HauteGaronne, lauréat du palmarès, est de 13,6/20. Le dernier, le Val-de-Marne, obtient 6,4/20. A noter que 60 départe-

ments sur 96 ont une moyenne supérieure à 10/20. Sans surprise, avec une 37e place, la Marne obtient son meilleur classement pour les énergies renouvelables. Merci au Conseil régional qui a fait de la Champagne-Ardenne la première région éolienne de France. Le département figure aussi à la 40e place pour les agendas 21 (40e), grâce aux engagements pris en ce sens par de nombreuses collectivités. Pour trois autres critères, la Marne figure dans le ventre mou du palmarès : 51e pour la

qualité de l'air, 53e pour la protection de la biodiversité et 61e pour la qualité de l'eau. Reste donc trois critères où le département flirte avec les derniers de la classe : 70e pour la gestion des déchets, 77e pour la consommation durable et 86e pour l'agriculture bio. Concernant la gestion des déchets, ce critère prend en compte les résultats enregistrés lors des différentes collectes, mais aussi la part des déchets ménagers dirigés vers la va-lorisation énergétique, ou encore le nombre de sites pollués et entreposant des déchets radioactifs... Enfin, les deux derniers critères, qui pèsent lourd dans la balance, sont d'ailleurs étroitement liés. En effet, il n'est pas facile de consommer durable (AMAP, vente à la ferme, magasins bio et équitable) quand la majeure partie du territoire est do-minée par un secteur agricole riche et puissant ne laissant que quelques miettes à son homologue bio.

Julien Debant

> Le palmarès complet est à retrouvé

dans l'hebdomadaire La Vie daté du 14 novembre. Il est disponible en téléchargement (2,65 euros) sur www.lavie.fr

EN BREF Débat autour de la transition énergétique

Suite au débat sur la sobriété et l’efficacité énergétique organisé le 16 mai dernier par Reims Métropole dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, la collectivité propose un nouveau rendez-vous public sur le même sujet. Reims Métropole donne cette fois-ci rendez-vous à ses habitants le mercredi 27 novembre à 18h30 à l’Hôtel de Ville de Reims pour une conférence en présence de Jean François Caron, Maire de Loos en Gohelle, Conseiller régional Nord Pas de Calais et Président de la commission transformation écologique et sociale de cette région. Le thème ? « La transition énergétique » abordée au travers du projet de « troisième révolution industrielle », initié par la région Nord Pas de Calais. Entrée libre


Salons de novembre

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L’UCIA met les petits salons dans les grands T Capitole en Champagne - Un week-end, trois salons

rois jours, trois salons diffÊrents. Sous la houlette de Bruno Forget, commissaire gÊnÊral de la foire-expo de Châlons, l’Union commerciale, industrielle et artisanale ouvre les portes, dès vendredi, de trois salons en un au Capitole. Et ce, pour la première fois dans la configuration actuelle de l’Êquipement. A l’honneur ce week-end : la gastronomie et le tourisme, les aÎnÊs, et les vÊhicules d’occasion. Trois ÊvÊnements regroupÊs depuis l’an passÊ. Pour les deux premiers thèmes, le lien est Êvident. Les personnes âgÊes, en gÊnÊral, prennent soin de leur alimentation, et prennent le temps d’apprÊcier les dÊlices du terroir. Elles sont Êgalement friandes de l’offre touristique. Soit. Mais il n’est pas si simple de trouver un dÊnominateur commun entre l’automobile, les anciens et la bonne cuisine. On a pourtant cherchÊ‌ Ici, l’explication est plutôt d’ordre logistique. Et financière. Les concessionnaires ont besoin de place pour

et

exposer leurs modèles et les halls 2 et 3 du Capitole s’y prêtent parfaitement. Naturellement, louer l’ensemble des halls sur un même week-end revient clairement moins cher à l’organisateur. La bonne nouvelle, c’est que les visiteurs pourront accÊder, grâce à la même entrÊe, aux trois salons.

Sonia Legendre > Salons de la gastronomie et du tourisme, des

vÊhicules d’occasion et des aÎnÊs – Du vendredi 22 au dimanche 24 novembre de 10h à 20h (et jusqu’à 19h le dimanche) – Halls 1, 2 et 3 du Capitole en Champagne – EntrÊe : 4 euros (valable pour les trois salons), gratuit pour les moins de 10 ans – Restauration sur place – Plus d’infos sur www.foiredechalons.com.

SALONS

Parmi les avantages du Capitole en Champagne : il peut accueillir dÊcemment trois salons sur un même week-end. Š l'Hebdo du Vendredi

 

 

  

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prĂŠsente

    

     

Venez nez ncontre Ă  la rencontre des producteurs rs du rĂŠseau ÂŤBienvenue Ă  la fermeÂť

• Samedi dès ès 14h :



 

   



  

  

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Le CCAS

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de Châlons-en-Champagne, proposera plusieurs ateliers : Samedi 23 : Vendredi 22 :

avec vec la FERME TERRE ERRE DE COEUR

de 10h Ă  12h

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Atelier tricot

Atelier Pâte das (pâte à modeler)

de 14h Ă  16h

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Les concessionnaires de la capitale champardennaise, professionnels, experts dans leur mÊtier seront là pour rÊpondre aux besoins de l’acheteur ! Info pratiques : • Adresse : le Capitole - Parc des Expositions Avenue du PrÊsident Roosevelt - Châlons-en-Champagne • EntrÊe 4 valable pour les 3 Salons (Gastronomie, Voitures d’occasion et AÎnÊs) • EntrÊe gratuite pour les enfants de moins de 10 ans

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Le MusÊe Automobile de Reims, 5ème musÊe automobile français par son de nombre de vÊhicules

PWA2

Phillippe Emond SAS

Marchal automobiles

Rennesson

Groupe TĂŠnĂŠdor

MS automobiles

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www.foiredechalons.com • Horaires : Vendredi 22 et samedi 23 novembre de 10h à 20h dimanche 24 novembre de 10h à 19h • Parking gratuit • Restauration sur place


Salons de novembre

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Salon de la gastronomie et du tourisme, le bel âge…

Capitole en Champagne - Un week-end, trois salons

Trois salons battront leur plein ce week-end au Capitole. Celui de la gastronomie et du tourisme fête déjà ses vingt printemps, et ne désemplit pas, d’édition en édition. Bien au contraire. Un événement incontournable dans le paysage des salons châlonnais.

n y voit et l’on y déguste de belles et bonnes choses, mais on y (re)découvre aussi quantité d’autres. Les secrets de certains producteurs, les spécialités venues d'ailleurs, le savoir-faire des cuisiniers, etc. Et puisque les douceurs de nos terroirs s’acoquinent volontiers avec leur patrimoine, ce salon de la gastronomie est aussi celui du tourisme. Les curieux trouveront ainsi toutes les bonnes infos pour explorer de façon originale les coins

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La possibilité de goûter, un vrai gage de qualité

les plus sympas de la Champagne-Ardenne, animations ludiques des comités et autres offices de tourisme à l’appui. Le tout dé-

Gourmandise et bonne humeur : deux ingrédients qui font la réussite du salon de la gastronomie et du tourisme. © UCIA

coré de ballots de paille, façon marché de campagne, mais à la ville. Pascal Piquet, fondateur du pâté croûte Piquet’s, dans les Ardennes, fait partie des plus fidèles exposants du salon. Il y revient avec plaisir cette année, pour la 17e fois, et a d’ores et déjà réservé son week-end pour y participer l’an prochain. « Le cadre est idéal, nous sommes une soixantaine de professionnels qui viennent de toute la France. Et il faut dire qu’à quatre semaines de Noël, cet événement tombe à point nommé. Nous proposerons nos pâtés croûte, bien

sûr, mais également d’autres produits, qui ont fait la renommée de notre région par le passé, mais ont été laissés à l’abandon, petit à petit. Comme les tourtes au boudin blanc ou au sanglier par exemple, celle aux pommes de terre et au maroilles ou encore la tourte au poulet et à l’estragon. » Créée en 1996 avec son frère, l’entreprise familiale emploie aujourd’hui 18 personnes. Elle priorise le fait-maison et la vente en direct. Le conseil de Pascal aux visiteurs : « Soyez curieux ! Et surtout, goûtez à tout ce qu’il est possible de goûter. C’est un gage de

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qualité. » D’autres professionnels ont fait le choix de rassembler leurs savoir-faire sous une même bannière. Le cas de Bruno Cellier et de Sylvain Warin, respectivement chocolatier et spécialiste du pied de cochon dans l’Argonne. « Nous représentons l’association L’Argonne en bouche. L’idée, est de promouvoir la gastronomie argonnaise et de faire connaître ses produits, ses spécialités. Dégustations à l’appui ! » Les plus gourmands pourront découvrir les joies du pied de cochon, qu’il soit cuisiné en vinaigrette, au vin blanc ou en quiche. A ne pas manquer non plus : la soupe « Vivaldienne » du CFA interpro et des maraîchers de France.

Sonia Legendre > Salons de la gastronomie et du

tourisme, des véhicules d’occasion et des aînés – Du vendredi 22 au dimanche 24 novembre de 10h à 20h (et jusqu’à 19h le dimanche) – Halls 1, 2 et 3 du Capitole en Champagne – Entrée : 4 euros (valable pour les trois salons), gratuit pour les moins de 10 ans – Restauration sur place – Plus d’infos sur www.foiredechalons.com.

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Salons de novembre

Tout, tout pour nos aînés !

Capitole en Champagne - Un week-end, trois salons

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L’occasion de vos rêves

Capitole en Champagne - Un week-end, trois salons

our sa 14e édition, le salon des véhicules d’occasion, made in UCIA, s’étendra sur les halls 2 et 3 du Capitole en Champagne. Soit plus de 500 modèles exposés, toutes marques confondues, et des concessionnaires venus des quatre coins de la Champagne-Ardenne pour proposer Plus de 500 véhicules d’occasion se partageront les halls 2 et 3 du Capitole, leurs bonnes af- ce week-end. © UCIA faires. L’automobile dans toute sa diversité, qu’on soit féru de carrosseries d’exception ou adepte des nouvelles technologies. Avec un avantage, celui de pouvoir voir et toucher ce qu’on décide d’acheter, les conseils avisés des experts en plus, et en direct. Sans compter que le fait de passer par un professionnel s’accompagne, la plupart du temps, d’une garantie en bonne et due forme. Sur place, pas moins de 10 000 visiteurs sont attendus. Et parmi les exposants : le Musée automobile de Reims, 5e du nom en France. Il présentera plusieurs modèles anciens, pour le plaisir des yeux, des petits comme des grands. A deux pas, se tiendra également le salon de la gastronomie et du tourisme. De quoi se remettre de ses émotions en dégustant quelques douceurs du terroir !

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Après le banquet des anciens, fin octobre, le Capitole en Champagne accueillera ce week-end le salon des aînés. © l'Hebdo du Vendredi

es temps changent, et les comportements évoluent. Dans la Marne, plus d’un tiers de la population a passé le cap des 55 ans. Les seniors vivent plus longtemps, croquent la vie à pleines dents et ne lésinent pas sur les moyens pour améliorer leur confort de vie. Ils s’investissent dans le bénévolat, voyagent, pratiquent le sport, et même, de plus en plus souvent, se familiarisent avec les nouvelles technologies. A tel point qu’en avril dernier, le gouvernement lançait officiellement la Silver économie. Une nouvelle filière, dédiée à structurer toutes les entreprises de l’Hexagone oeuvrant pour les personnes âgées. Pendant trois jours, l’Ucia réserve aux aînés un accueil des plus chaleureux au Capitole. Sur place, au fil des stands, ils pourront échanger avec les professionnels et les associations. L’occasion, par exemple, de s’essayer à la marche nordique, d’en savoir plus sur l’aide à domicile

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ou la prévoyance, et de participer aux différents ateliers concoctés par le Centre communal d’action sociale de Châlons. Au programme notamment : du tricot, des exercices pour booster sa mémoire et la découverte de la « pâte Das », une pâte à modeler autodurcissante. Au-delà de son aspect pratico-pratique, ce rendez-vous permettra aux anciens de se retrouver en toute convivialité. Et à bon entendeur : le salon cohabitera avec celui de la gastronomie et du tourisme, sur les airs d’accordéon de Damien Bérézinski et son orchestre. > Salon des aînés – Du vendredi 22 au dimanche 24 novembre de 10 h à 20 h (et jusqu’à 19 h le dimanche) – Hall 1 du Capitole en Champagne – Entrée : 4 euros (valable pour les autres salons), gratuit pour les moins de 10 ans – Restauration sur place – Plus d’infos sur www.foiredechalons.com.

Sonia Legendre

> 14e salon des véhicules d’occasion – Du vendredi 22 au dimanche 24 novembre de 10h à 20h (et jusqu’à 19 h le dimanche) – Halls 2 et 3 du Capitole en Champagne – Entrée : 4 euros (valable pour les autres salons), gratuit pour les moins de 10 ans – Restauration sur place – Plus d’infos sur www.foiredechalons.com.

S.L


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Battre le PSG n’est pas une fin en soi…

Stade de Reims - Perspectives

Revenu dans l’élite après 33 ans d’absence, le Stade de Reims a accompli un premier tiers de second championnat de Ligue 1 plus qu’honnête, remarqué par ses succès contre des grands du championnat. Et une grande partie du public amateur de football en France poussera derrière le petit Reims contre le grand Paris ce samedi 23 novembre. Parce que Reims a eu un passé. Et si le Stade avait aussi de l’avenir ?

e calendrier du Stade de Reims en Ligue 1, les semaines à venir, fleure bon l’histoire du football français. La réception du Paris SaintGermain ce samedi, avec l’ardent désir de conserver les étiquettes de « tombeur de gros » après avoir déjà vaincu Lille, Lyon, Monaco, Marseille, et de « tombeur de PSG », puisque Reims est la der-

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Le sens de la débrouille

nière équipe à avoir battu les Parisiens hors tirs au but. Puis il y aura deux déplacements consécutifs à Saint-Etienne et à Sochaux, Nice à Delaune… En voilà des affiches qui sentent bon le papier sépia et ravissent les puristes. Pour ce qui est du

Le tifo des supporters dans la tribune Robert Jonquet contre Monaco, le 29 septembre dernier, en championnat. © l'Hebdo du Vendredi

contemporain, les fortunes sont diverses. Par exemple, le FC Sochaux, d’un côté du classement, sportif comme financier, a émergé grâce à Peugeot. Et le club jaune et bleu subit les conséquences de la crise que traverse la maison-mère. De l’autre côté de l’échelle, le Paris SG version Qatar est un exemple de la mondialisation qui marche. Et le Stade de Reims ? Contrairement aux idées reçues, dans les années 50, le Stade de Reims n’est pas devenu le premier grand club de l’histoire du football en France grâce à l’économie de l’activité numéro un de la région, le champagne. Henri Germain y mettait de sa poche, mais il en gagnait aussi en vendant des flacons au gré des déplacements des rouge et blanc. S’il on entend encore

régulièrement surgir l’idée de la contribution du bouchon (dans les années 80, quand le club traversait sa première crise financière, l’idée avait germé de « taxer » les bouteilles de champagne, à raison d’un franc de l’époque par col, pour alimenter les caisses), ça reste une lubie. Et pourtant, ramené à 1€ par bouteille vendue par an, le budget du Stade de Reims gagnerait, selon les années, autour de 300 millions d’euros ! Comparés aux 25 millions actuels… Dans les années 50 déjà, le Stade de Reims a gagné parce qu’il était malin. Les recrutements de Raymond Kopa ou Just Fontaine, jeunes espoirs du football français avant de rejoindre Reims, illustrent l’idée. Et si c’était ça, justement, la raison des succès stadistes : la débrouille

Un acte fort pour l'avenir

Stade de Reims - Centre de vie

Dès la saison prochaine, le Stade de Reims devrait disposer d'un centre de vie ultramoderne. Regroupant l'ensemble de ses forces vives, cet équipement doit aider le club à pérenniser sa place au sein de l'élite du football français.

e Stade de Reims en rêvait depuis près de six ans. Aujourd'hui, c'est une réalité. Le chantier du futur centre de vie du club a en effet débuté depuis un mois sur les terres du complexe Louis Blériot à Bétheny, tandis que la pose symbolique de la première pierre s'est déroulée cette semaine devant un parterre d'invités. « Enfin », a déclaré d'emblée Didier Perrin, président de l'association du Stade de Reims. « C'est l'une des étapes les plus importantes pour pérenniser le Stade au plus haut niveau », insiste celui qui est le grand artisan de cette réalisation. « C'est la dernière pierre du puzzle de la reconstruction du Stade de Reims, ajoute de son côté Jean-Pierre Caillot. Le Stade de Reims avait un passé, aujourd'hui il a un véritable avenir ». Mais les dirigeants ont du s'armer de patience pour voir éclore ce projet. Dès 2007, le centre de vie est au coeur des préoccupations rémoises. Mais le Stade de Reims, plombé par ses résultats sportifs lors de la saison 2008/2009 (descente en National), reporte une première fois le projet. Il faudra finalement attendre la remontée en L1, au terme de la saison 2011/12, pour qu'il revienne sur la table. Le lieu idéal semble alors la BA 112, avec la possibilité en

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Pose (très) symbolique de la première pierre... plus d'un mois après le début du chantier. © l'Hebdo du Vendredi

plus de réutiliser des bâtiments existants. Hélas, après des mois de travail et de multiples réunions, et autres coups de gueules, les dirigeants jettent l'éponge face la situation inextricable concernant l'avenir de l'ancien site militaire. Mais le temps presse. Le Stade de Reims est en effet menacé de perdre l'agrément de son centre de formation, sans parler des conditions dans lesquelles s’entraîne notamment l'équipe première, indignes d'une formation évoluant en L1. « Très vite, nous avons rencontré la mairie de Reims pour évoquer notre plan B ». Nous sommes en mars 2013 et les élus prennent la mesure de l'urgence et cèdent, via un bail emphytéotique d'une durée de 50 ans, 12 hectares de terrains situés au complexe sportif Louis Blériot à Bétheny. Moins de sept mois plus tard, les travaux sont commencés ! Mieux encore, l'inauguration de ce centre de vie ultramoderne est d'ores et déjà programmée le 1er juillet 2014 !

Julien Debant

dans les gènes. Restons au rayon des transferts, récents. Grzegorz Krychowiak : qui aurait parié un kopeck (qui est russe, pas polonais) qu’il deviendrait un indéboulonnable international à son arrivée à Reims, alors qu’il écumait la CFA de Bordeaux ? Arrivé précédemment, Odaïr Fortes n’avait pratiquement joué qu’en salle. Et cette saison, Mads Albæk le Danois ou Eliran Atar l’Israélien promettent des promesses. Le tout, sans trop bourse délier. Le Stade de Reims fait partie des cinq clubs de l’élite qui ne seraient même pas concernés par la taxe à 75 % appliquée aux clubs de football. Et ne pas en être pourrait même permettre au club de grimper quelques marches du classement des budgets de la Ligue 1. Dans les années 50, si le Stade de Reims

Le jeu compte autant que les résultats

est devenu le premier grand club français, c’est, certes, parce qu’il a gagné six championnats de France et deux Coupes, et disputé deux finales de Coupe des clubs champions européens. Et aussi parce qu’il séduisait les publics par son jeu. On se déplaçait pour voir jouer le grand Reims. Cette saison, les matchs médiatisés de Reims ont accouché de victoires et ont surtout emballé les spectateurs et les téléspectateurs, notamment le « tout-Paris » du football, les journalistes et consultants qui font l’opinion, par le jeu proposé par les joueurs d’Hubert Fournier.

Personne ne s’attend à ce que Reims redevienne le grand Reims et toise durablement Paris, Monaco, Marseille ou Lyon. Les dimensions de ces villes et les économies qui vont avec font, pas tous les ans mais presque, que les surprises ne durent plus. Reims, douzième ville de France, est largement à sa place en Ligue 1. Et ses atouts histoire, débrouille, et attractivité naturelle chez les amateurs de football (et les sponsors ?), peuvent nettement lui permettre de viser plus haut. Certes, au classement des agglomérations, Reims Métropole tombe autour de la 30e place. Mais le positionnement sur la carte de France, entre Paris et l’est, les atouts - les mêmes que ceux utilisés avec succès par Invest in Reims, l’agence de développement économique de l’agglo - de Reims, en font un territoire un peu à part. Et l’histoire récente du Stade de Reims continue de prouver que ce club peut avoir de l’avenir, comme il a eu un passé. A la fin des années 90, Reims signait un contrat de partenariat avec le FC Metz ; c’était Reims le satellite. Jusqu’à il y a peu de temps, les dirigeants rémois évoquait l’AS NancyLorraine comme modèle à suivre. Les deux clubs lorrains sont aujourd’hui en Ligue 2… L’élève avait sans doute déjà, en fait, dépassé les modèles. Comme la débrouille et le jeu léché, les succès font sans doute partie du génome Stade de Reims.

Tony Verbicaro

Pour un coût « maîtrisé », selon Jean-Pierre Caillot, soit 8 millions d'euros, le Stade de Reims va donc bénéficier d'un centre de vie dès le 1er juillet prochain. Aujourd'hui disséminées sur huit sites, les activités du club vont donc toutes être rassemblées dans un même bâtiment de 3 300 m2. Le projet prévoit en effet une partie réservée à l'équipe première, une autre à la formation, à l'administration et enfin, un accueil. Les professionnels disposeront notamment d'un large vestiaire à la forme arrondie, souhaité tel quel par Hubert Fournier, une salle de musculation, plusieurs salles de soins équipées de piscines et jacuzzi, un lieu de vie et bien sûr des bureaux pour l'ensemble du staff technique et médical. Sur deux niveaux, la partie formation sera, elle, composée de vestiaires, d'une vingtaine de chambres, mais aussi de plusieurs salles d'études. L'administration prendra place au-dessus de la section réservée à l'équipe fanion avec notamment un bureau pour les présidents, muni d'une terrasse couverte avec vue sur les terrains d'entraînements. Quant à la partie consacrée à l'accueil, qui fait le lien entre les différentes composantes du centre de vie, elle comptera un amphithéâtre d'une capacité de 60 places et d'un grand espace restauration pour 100 personnes avec cuisine. Le tout donnera donc sur huit terrains d'entraînements, chacun dévolu à l'une des équipes du Stade de Reims, des plus jeunes aux pros. Et juste à côté, la Ville de Reims met en plus à disposition deux terrains de compétition. Le coût de ce bijou est financé en grande partie par le club lui-même. Néanmoins, la Ville de Reims apporte 1 millions d'euros pour la formation ainsi qu'une garantie sur l'emprunt, tandis que des aides du Conseil général de la Marne (300 000 euros), de la région Champagne-Ardenne et du Centre national de développement du sport (500 000 euros) sont espérées.

Un centre vie ultramoderne

Le Stade de Reims recherche sa miss, apparemment une première pour un club de L1. Véritable égérie des Rouge et Blanc, l'heureuse élue, qui remportera notamment un voyage, s’engagera alors à partager la vie des Rouge et Blanc en participant à des événements caritatifs et populaires du club, des opérations commerciales avec les joueurs ou avec les partenaires. Les jeunes filles intéressées sont invitées à se faire connaître auprès du club. Une première sélection est d'ores et déjà programmée le 27 novembre prochain au Multicolore. Celles qui seront retenues lors de cette première session seront invitées à revenir à AugusteDelaune, le 7 décembre. A la fin du match face à Nice, dans les salons VIP du stade, les finalistes défileront devant les partenaires qui éliront celle qui incarnera le Stade de Reims durant toute la saison.

Et bientôt une miss

Depuis un mois maintenant, le Stade de Reims, en collaboration avec la plateforme SponsorLive, a choisi de promouvoir ses espaces publicitaires maillots pour le championnat de L1 via internet. SponsorLive est une plateforme d'enchères qui permet une mise en relation rapide entre le club et les entreprises désireuses de s'afficher sur les maillots des joueurs de l'équipe professionnelle. Ces ventes d'espaces, sur les maillots donc, mais aussi sur les shorts et la panneautique, se font au match. Ainsi, SponsorLive regroupe et inventorie tous les espaces publicitaires mis à disposition par les clubs de football pour des rencontres données. Ils sont alors mis en vente auprès des annonceurs pour des transactions en temps réel et dans un temps défini via un système de mise aux enchères. Rens. : www.sponsorlive.com

Le Stade vend ses espaces maillots sur internet


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Delaune rêve d'un nouvel exploit

Foot (L1, 14e j.) Reims - Paris

Dernière équipe a l'avoir battu, le 2 mars dernier, le Stade de Reims retrouve, samedi à 17h, le Paris Saint-Germain. Si Auguste Delaune rêve d'une nouvelle victoire face à l’armada parisienne, la tâche promet d'être cette fois encore plus ardue.

ue de Reims, la rencontre opposant le Stade et le PSG, respectivement 6e et 1er au classement de la L1, est un événement : le rendez-vous que tous les joueurs et les supporters attendent. Mais vue de la capitale, ce n'est qu'un match de championnat comme les autres. Enfin, pas tout à fait, car le Paris-Saint-Germain a changé. Tous les observateurs s'accordent sur le fait que l'armada parisienne est aujourd'hui beaucoup plus forte que celle de la saison dernière. Surtout, l'époque où Carlo Ancelotti empilait les stars semble révolue. Laurent Blanc, son successeur, a en effet réussi à bâtir une véritable équipe qui joue ensemble et qui fait véritablement peur, invaincue en compétition depuis presque neuf mois et une défaite concédée en championnat sur la pelouse d'une équipe ordinaire : le Stade de Reims. C'était le 2 mars 2013. Hubert Fournier et ses joueurs, pourtant promus en L1, surprenaient le grand Paris Saint-Germain de Léonardo dans un stade Auguste Delaune en feu. Victoire 1-0. Celui qui était encore le directeur sportif déclarait alors : « Nous avons une équipe plus faite pour l'Europe que le championnat ». Des propos manquant d'élégance qui, avec le recul, ont été un tournant dans la jeune histoire du PSG version qatarie. Pour Léonardo et Carlo Ancelotti, cette défaite a en effet marqué le début de la fin de leur histoire commune avec le club parisien. Depuis le départ du premier, le climat s'est apaisé, tandis que l'arrivée de l'ancien sélectionneur de l'équipe de France

Anthony Weber : « C'est beau de les regarder jouer »

Légèrement blessé (entorse) lors de la rencontre disputée à Lorient (0-0), Anthony Weber a retrouvé, mercredi, le chemin de l'entraînement. Le défenseur postule évidemment pour une place au sein de l'équipe qui affrontera, samedi, le Paris Saint-Germain.

Comment allez-vous ? Je me sens beaucoup mieux. Même si cette blessure n'est pas arrivée au bon moment, je ne m'en sors pas trop mal. J'ai repris l'entraînement collectif et j'espère même être dans le groupe qui participera à la rencontre face au Paris Saint-Germain. Vous ne risquez pas d'être un peu juste physiquement ? Il faut voir physiquement, mais c'est au coach de juger. Il choisira les meilleurs joueurs à aligner sur le terrain.

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Duel de style

Pour Hubert Founier, la victoire de la saison dernière est « presque un soucis supplémentaire ». © l'Hebdo du Vendredi

à la place du second a apporté une nouvelle sérénité. Qu'on se le dise, le PSG a faim de victoires et ne prend plus certains de ses adversaires à la légère, surtout quand celui-ci est le dernier à lui avoir fait mordre la poussière. Nul doute que Blaise Matuidi et ses coéquipiers auront envie, samedi soir, d'effacer cet échec dont les médias s'étaient empressés, naturellement, de faire leurs choux gras. Dans ses conditions, que peut espérer la bande dirigée par Hubert Fournier ? « Ne pas avoir de regret à la fin de la rencontre, indique humblement l'entraîneur des Rouge et Blanc, lucide sur l'opposition qui attend son équipe samedi soir. Paris est plus fort que l'an dernier. Elle a un vécu collectif et les nouveaux joueurs arrivés cet été apportent encore une valeur ajoutée. Celle de Laurent Blanc a aussi permis à certains joueurs d'atteindre leur meilleur niveau à l'image de Marco Verratti et Thiago Silva ». Et si Hubert Fournier s'attend logiquement à souffrir sur son banc, il espère que ses joueurs sauront exploiter au mieux les occasions qui se présente-

On imagine que vous avez très envie de jouer ce match ? Évidemment, on reçoit le grand PSG. On sent l'engouement. C'est un événement particulier pour nous et pour les supporters. Et puis d'habitude il n'y a pas grand monde au centre d'entraînement, et là, il y a plus de journalistes qu'à l'accoutumée.

Quels souvenirs gardez-vous de votre victoire l'année dernière ? Nous avions réalisé deux belles prestations. Au Parc des Princes (défaite 2-1), on aurait mérité le match nul. Quant au match chez nous, c'est un très bon souvenir avec beaucoup de réussite (victoire 1-0). Nous avons vu le bonheur dans les yeux de nos supporters et ça fait vraiment plaisir.

Pensez-vous que le PSG est plus fort cette année ? Sans aucun doute. Nous avons eu un avant-goût avec la venue de Monaco. Le PSG, c'est un cran au-dessus. A chaque poste, cette équipe possède de grands joueurs qui cartonnent avec leur sélection nationale. Je pense qu'ils seront sans doute champions de France à la fin de la saison. Ils sont plus forts dans la possession du ballon. C'est l'une des meilleures équipe d'Europe actuellement, peut-être même la meilleure... C'est beau de les regarder jouer. Je crois qu'avec Laurent Blanc, le PSG a trouvé un grand entraîneur qui sait trouver les solutions pour bien faire jouer cette équipe. Et il y a de grosses individualités : Edinson Cavani, Zlatan Ibrahimovic... J'adore l’attitude de Cavani sur le terrain. On a toujours l'impression quand il marque un but que c'est le premier de sa carrière. Quant à Ibrahimovic, il marque des buts dans toutes les positions. J'ai eu l’impression l'année dernière qu'il avait levé le pied contre nous à Delaune. Cette année, il va peut-être davantage nous respecter. Avec en plus les montées de Van Der Wiel et de Maxwell, on a intérêt à être très vigilants.

ront à eux. « Nous devrons faire preuve d'ambition et d'efficacité, et surtout être solides en défense, insiste le coach Rouge et Blanc. Nous avons conscience qu'on n’aura pas un maximum d'occasions. Mais ce sera à nous de profiter de la moindre opportunité ». Quant à la victoire rémoise de mars dernier, Hubert Fournier ne veut pas penser

ept semaines après sa blessure contractée lors de la réception de Souffelweyersheim, John Turek devrait faire son retour sur les parquets, ce vendredi, lors du déplacement du CCRB sur les terres d'AixMaurienne. « Il participe aux oppositions à cinq contre cinq à l'entraînement et même s'il est encore un peu court physiquement, il sera dans le groupe », confirme Nikola Antic. Au-delà de la rentrée de son pivot US en compétition, sa seule présence pourrait avoir un impact psychologique sur les autres joueurs. « Nous n'avons pas perdu avec lui », prend d'ailleurs soin de rappeler le coach serbe. Une façon comme une autre de mettre toutes les chances de son côté avant de poser les pieds dans un antre où Nilola

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Muhamed Pasalic estime que le retour de Turek va faire progresser l'équipe. © l'Hebdo du Vendredi

Antic ne s'est jamais imposé, que ce soit avec Châlons-Reims ou Charleville-Mézières ! Il avoue d'ailleurs qu'il ne parlera pas de cette statistique avec ses joueurs. « On vient chercher une victoire dans une salle spéciale avec des panneaux accrochés au mur. Mais d'autres ont gagné là-bas. Il n'y a pas de raison que ça ne soit pas notre tour ». Face à une équipe d'Aix-Maurienne composée de joueurs imprévisibles, « capables du pire comme du meilleur », l'homme fort du CCRB estime que la rencontre se jouera au niveau des duels physiques. « Ils vont être très importants. L'engagement des joueurs va être essentiel. On l'a vu avec l'équipe de France de foot face à l'Ukraine qui a perdu tous les duels

Julien Debant

Direction Sotchi pour Véronique Pierron

Patinage de vitesse - Jeux Olympiques

Basket (Pro B, 13e j.) Aix-Maurienne - Châlons-Reims

Le CCRB (2e) entame son marathon de fin d'année par un difficile déplacement à Aix-Maurienne (8e), sur un parquet où le club ne s'est jamais imposé. A cette occasion, John Turek fera son retour dans l'équipe, tandis que Maxime Zianveni en sort, prenant la direction de Nancy.

à cette « belle histoire ». « C'est presque un souci supplémentaire, estime-t-il, car les Parisiens ne voudront pas tomber deux fois sur la même pelouse ».

lors du premier match et qui a inversé totalement la tendance lors du match retour. » Les joueurs marnais sont prévenus et pourront donc en plus compter sur John Turek. Avec le pivot US, Châlons-Reims n'a pas connu l'échec, compilant quatre succès. Attention tout de même à ne pas trop attendre de lui. Si le joueur tournait à 15 points et 9,5 rebonds de moyenne avant sa blessure, il faudra certainement un peu de temps pour retrouver son meilleur niveau. Son retour entraîne évidemment le départ de son remplaçant Maxime Zianveni. L'intérieur français, qui ne laissera pas forcément un grand souvenir dans la Marne (8 matches joués pour 5,8 pts, 2,9 rbds en 15 minutes), ne va pas rester sur la touche. Il a déjà trouvé preneur puisqu'il vient de s'engager jusqu'à la fin de la saison avec Nancy, son club formateur avec lequel il a vécu les plus belles années de sa carrière. > Aix-Maurienne - Châlons-Reims, vendredi 22 novembre à 20h, Halle de Marlioz, Aix-les-bains.

éronique Pierron a obtenu, dimanche, son billet pour les Jeux Olympiques de Sotchi qui se dérouleront en février prochain. Lors de la Coupe du monde de Kolomna, la Rémoise a réalisé les minima qualificatifs sur 500m, 1000m et 1500m. Une très bonne nouvelle pour celle qui reprenait le circuit mondial après un très long arrêt à la suite d’une rupture des ligaments croisés lors d’un match de foot avec ses partenaires d’entrainement de Font Romeu. Après une opération et de longs mois de travail acharné pour revenir à son niveau, elle a même effacé à deux reprises, son record de France datant de 2009, bouclant désormais le 500 m en 43'715 secondes.

V

J.D

Julien Debant

Prochain match à domicile (14e j.) : mardi 26 novembre, Châlons-Reims recevra Rouen, 17e du classement, à 20h au Complexe René-Tys à Reims.

Après une opération et de longs mois de travail acharné, la Rémoise a retrouvé son meilleur niveau. © DR


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Entre amour et malédiction

Danse - Millesium

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA CINÉMA

Histoire d’amour mythique sur fond de tragique malédiction, que seul un mariage princier pourra conjurer, Le lac des cygnes de Tchaïkovski n’a depuis longtemps plus besoin d’être présenté. Joués par les ballets du monde entier, adaptés au cinéma ou à la télévision et adulés par des millions de spectateurs, Siegfried, jeune prince en quête du grand amour, Odette, magnifique jeune femme autrefois enlevée par un sorcier, condamnée à prendre les traits d’un cygne blanc le jour, ne redevenant elle-même que la nuit et Odile, fille du sorcier, cygne noir prêt à tout pour ravir le prince à sa rivale, se verront une nouvelle fois mis en lumière au Millesium d’Epernay, le 4 décembre prochain. Sur scène, le très grand et très talentueux Théâtre Ballet de Saint-Pétersbourg. Amenant avec lui sa troupe de soi xante danseurs et danseuses – tous vêtus de costumes signés par les fameux peintres Galina Solovieva, Semyen Pastukh et Viatcheslav Okunev, et évoluant dans de somptueux décors des mêmes Les danseurs du Ballet Théâtre de Saint-Péartistes, ainsi que son orchestre live de plus de quarante musiciens, sa- tersbourg interpréteront le célèbre Lac des vamment dirigé par Alexander Kotorov, chef d’orchestre émérite, le Théâ- Cygnes. © Dansomanie tre Ballet de Saint-Pétersbourg, qui ne démérite pas sa place de nu méro 1 de la danse classique, réinterprétera sous vos yeux la célèbre légende de la danseuse-cygne, mettant tout son talent en œuvre pour exécuter chaque danse avec un style raffiné et une énergie qui lui sont propres. Claire Lagrange

> Le lac des cygnes, mer. 4 décembre à 20h – Tarifs : 39 à 60 euros – Millesium d’Epernay

Philippe Léotard (en)chante le Salmanazar

Chanson - Salmanazar

Ancien élève d’hypokhâgne, licencié de lettres, fondateur du Théâtre du Soleil, professeur de lettres et de philosophie, grand comédien de théâtre, acteur talentueux, mais également chanteur et auteur de textes, Philippe Léotard était un artiste aux multiples casquettes, lui allant toutes mieux les unes que les autres. Si la plupart d’entre nous le connaissaient comme acteur de Truffaut, Pialat, Lelouch ou Berri, ainsi que comédien chez Mnouchkine et Chéreau, rares se font ceux qui ont également suivi sa carrière dans la chanson ou dans l’écriture. Grâce à Jean-Pierre Beauredon, les mots Près de treize ans après la disparition de l’artiste, Jean-Pierre Beau- de Léotard résonneront sur la scène du redon a voulu réparer cette injustice et nous propose aujourd’hui un Salmanazar. © Cathy Brisset spectacle musical, inspiré d’un ouvrage de l’auteur, dans lequel sont réunis poèmes, aphorismes, chansons ou encore extraits de journal intime. A l’aide de sa voix rocailleuse et accompagné par l’accordéon de Claude Delrieu et la contrebasse de Joël Trolonge, Jean-Pierre Beauredon ravive les mots de Léotard, tantôt colériques, provocants, ou profondément amoureux, en les faisant virevolter sur les notes. Trouvant un écho ironique dans le célèbre vers d’Horace, Nulla die sine linea, Pas un jour sans une ligne regroupe donc tout un ensemble de textes aux registres les plus divers, forts de l’écriture incisive par laquelle l’auteur aimait faire passer ses passions mais aussi ses coups de gueule, à découvrir ou redécouvrir le temps d’un spectacle en musique.

C.L > Pas un jour sans une ligne, mardi 3 et mercredi 4 décembre à 20h30 – Tarifs : 7,5 à 19 euros Théâtre Gabrielle-Dorziat.

THÉÂTRE : L’AMOUR MÉDECIN

ROBERT SANS ROBERT

À 20h30. De 5 à 8,40 euros - Cinéma le Palace à Epernay.

Pour échapper au diktat de son père quant à son mariage, Lucinde, feint la maladie, avec la complicité de sa servante Lisette. Molière avec ses travestissements, ses savoureux dialogues à double sens, interprété par l’Alliage Théâtre : tout est là pour que le spectacle fasse un triomphe.

JEUDI 28 NOVEMBRE

À 19h. Tarifs : 4 à 12 euros - Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ.

Documentaire de Bernard Sasia et Clémentine Yelnik. Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs. Dans le cadre du mois du Film Documentaire.

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE ? De Stéphane Robelin. Projection suivie d’une rencontre avec Rosa Caron (psychologue et maître de conférence à Lille), le docteur Eric Beck (médecin généraliste et gériatre au Centre Hospitalier Auban-Moët d’Epernay) et Guy Carrieu (directeur général des services du département de la Marne). À 20h00. De 5 à 8,40 euros - Cinéma le Palace à Epernay.

CONCERTS VENDREDI 22 NOVEMBRE

Un mariage qui avait tout pour être heureux… ? Totalement dédiée à la création et à l’écriture de nouvelles pièces de théâtre où cohabitent tragique et comique, le Carrazone Teatro est une troupe qui a pour vocation de donner la possibilité au public de trouver du rire dans le pire des drames, antidote capable de soigner tous les maux. Dernier exemple en date, Teresina, mettant en scène une histoire d’amour burlesque largement inspirée de la Commedia dell’arte. Pulcinella, marionnettiste ambulant, voyage de village en village en compagnie de son jeune fils, Emanuele. Un jour, alors qu’ils installent leur castelet de marionnettes à gaine sur une foire, ils vont rencontrer la belle Teresina, dont Pulcinella ne tarde pas à tomber Malgré leurs masques, les protagonistes de amoureux. Succombant aux mots doux du beau parleur, la jeune Teresina n'arriveront pas à vous cacher leur femme croit fermement à ses promesses de mariage et se surprend à vrai visage ! © Stéphanie Benedicto rêver de leur vie future. Seulement voilà, Pulcinella n’est qu’un éternel enfant qui, soucieux de sa liberté, passe son temps à fuir réalité et responsabilités. C’est donc lâchement qu’il abandonne sa promise la veille de leur mariage, ignorant que cette dernière porte désormais leur enfant… Dans Teresina, Fabio Marra, l’auteur-metteur en scène, tente de donner une dimension et une force dramatique au genre théâtral rendu célèbre par la Commedia dell’arte et met la tradition au service du drame. Avançant masqués, ses personnages incarnent des stéréotypes sociaux qui ne peuvent se cacher bien longtemps, dévoilant malgré eux leur vérité, dans le rire comme dans les larmes. C.L > Teresina, vendredi 29 novembre à 19 h – Salle Sabine Sani, Aÿ. Prochains spectacles de la MJC : Concert classique : Duo de harpe et de violon avec Isabelle Fourvelle à la harpe et Henri Gouton au violon, dimanche 24 novembre à 16 h – Eglise de Mutigny. Théâtre : L’Amour médecin, texte de Molière et mise en scène de José Renault, vendredi 22 novembre à 14 h (représentation scolaire) et 19 h – Salle Sabine Sani, Aÿ.

SAMEDI 23 NOVEMBRE

LECTURE : CHATS... COMME AU CINÉMA Par les bibliothécaires. A partir de 3 ans. À 10h30. Réservation au 03 26 53 37 88 - Médiathèque centre-ville, 1 rue du professeur Langevin à Epernay. MERCREDI 27 NOVEMBRE

ANIMATION : LA MALLE À HISTOIRES Sur le thème «Ahhhhhhh». Dès 3 ans. À 15h30. Entrée libre - Médiathèque DanielRondeau, 4 rue Gabriel-Fauré, à Epernay.

CONCERT : STARS 80

VENDREDI 29 NOVEMBRE

Revivez la magie des années 80 en concert ! Avec Jean-Luc Lahaye, Emile et Images, Sabrina, Patrick Hernandez, Début de Soirée, François Feldman, Joniece Jamison, JeanPierre Mader, Cookie Dingler, Caroline Loeb, Jean Schultheis, Laroche Valmont...

THÉÂTRE : TERESINA

À 20h. Tarifs : 41 à 56 euros – Le Millésium, av. du général Margueritte à Epernay. JEUDI 5 DÉCEMBRE

SOIRÉE HIP HOP AU COOK’IN Avec le lauréat Jeunes Talent 2013 Mastah Wolf-y, ainsi que DJ Klick-T. À 20h. Réservation au 03 26 54 89 80 - Restaurant le Cook’in, 18 rue Porte Lucas à Epernay. MARDI 10 DÉCEMBRE

CONCERT : INDOCHINE Avec une liste importante de hits et d’albums certifiés platine, Indochine a vendu plus de dix millions de disques et attire dans les salles une armée de fans toutes générations confondues, pour des shows toujours plus sophistiqués et créatifs. À 20h. Tarif : 40 euros – Le Millésium, av. du général Margueritte à Epernay. MERCREDI 11 DÉCEMBRE

CHANSON FRANÇAISE : BARCELLA

Théâtre - MJCi d'Aÿ

VENDREDI 22 NOVEMBRE

MERCREDI 27 NOVEMBRE

Originaire de Reims, cet auteur, compositeur et interprète compte parmi les plus inventifs de sa génération. Il a fait ses débuts dans la région il y a 7 ans et y revient très régulièrement alors qu’il est sollicité de toutes parts. À 20h30. Concert caritatif organisé dans le cadre du soutien aux habitants de la commune de Léna au Burkina Faso - Tarifs : 4 à 12 euros Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ.

Des amoureux désopilants qui n’hésitent pas à avancer masqués. Une histoire d’amour tragi-comique dans la pure tradition de la commedia dell’arte ! À 19h. Tarifs : 4 à 12 euros - Salle Sabine Sani, MJC d’Aÿ, rue de la Liberté à Aÿ.

EXPOSITIONS JUSQU’AU SAMEDI 30 NOVEMBRE

DU LIVRE AU FILM L’adaptation d’oeuvres littéraires au cinéma. De la simple inspiration à la réelle transposition, le processus de création cinématographique peut s’avérer complexe... Dans le cadre du festival d’Interbibly «Parcours d’auteurs : de l’écrit à l’écran». À 14h00. Entrée libre - Médiathèque DanielRondeau, 4 rue Gabriel-Fauré, à Epernay. JUSQU’AU SAMEDI 7 DÉCEMBRE

EPERNAY LA NUIT Exposition de photographies, par Henri Thierry. À 9h30. Du lun. au sam. de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30 - Office de Tourisme d’Epernay.

CONFÉRENCES SAMEDI 23 NOVEMBRE

ZOOM SUR LES ADAPTATIONS DE ROMANS AU CINÉMA

Par les bibliothécaires, dans le cadre du festival d’Interbibly «Parcours d’auteurs : de l’écrit à l’écran». À 16h. Entrée libre - Médiathèque Daniel-Rondeau, 4 rue Gabriel-Fauré, à Epernay. MERCREDI 27 NOVEMBRE

FRANCK THILLIEZ, AUTEUR DE POLARS SPECTACLES JUSQU’AU VENDREDI 29 NOVEMBRE

LA COLLECTION FABULEUSE D’ALIESTER DE NAPHTALÈNE Aliester a rapporté de ses nombreux voyages des mules, des bottines, des souliers les plus insolites ayant tous appartenu « aux grands » du monde des contes et des histoires ! Les chaussures de la marâtre de Cendrillon, celles de la Belle au bois dormant, les bottines de Pinocchio ou encore celles de la Princesse aux petits pois. Il vous présente lui-même sa fabuleuse collection. Séances à 10h et 14h30 les lun., mar., jeu. et ven., à 15h et 19h le mer. 27 novembre - Visites libres de l’exposition aux horaires de la billetterie - Le Salmanazar, Théâtre Gabrielle-Dorziat, place Mendès-France, Epernay - Tél : 03 26 51 15 99.

Rencontre suivie d’une vente-dédicace. Dans le cadre du festival d’Interbibly «Parcours d’auteurs : de l’écrit à l’écran». À 18h30. Réservation conseillée au 03 26 53 37 85 - Médiathèque centre-ville, 1 rue du professeur Langevin à Epernay.

LOISIRS JUSQU’AU SAMEDI 30 NOVEMBRE

BLIND TEST : DE L’ÉCRIT À L’ÉCRAN Quel est le compositeur de cette musique de film et quel en est le titre ? Quel roman inspira ce film ? Des lots sont à gagner ! Dans le cadre du festival d’Interbibly «Parcours d’auteurs : de l’écrit à l’écran». À 10h. Ouvert à tous, aux horaires d’ouverture des médiathèques - Médiathèque centre-ville, 1 rue du professeur Langevin, et Médiathèque Daniel-Rondeau, 4 rue Gabriel-Fauré.


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Nature artificielle

Reims Scènes d'Europe 2013 - Manège de Reims

Chute de neige, tempête de sable ou feuilles virevoltantes ? De quoi s’agit-il, on ne le sait pas vraiment… Et qui sont ces gens, tantôt danseurs, souvent manipulateurs ? Tous ces éléments qui, ensemble, forment une chorégraphie ne s’articulant pas, comme on en a l’habitude, autour du mouvement de l’humain, mais mettant en avant les objets, ici, les confettis. Fascinée par les phénomènes naturels, la chorégraphe danoise Mette Ing- The Artificial Nature Project, une performace dansée imaginée par la Davartsen met en scène une noise Mette Ingvartsen. © Jan Lietaert Nature artificielle, un microcosme au sein duquel danseurs et spectateurs se retrouvent à la merci des éléments déchaînés, certes contrôlés par l’être humain mais… pour combien de temps ? « Pour créer des catastrophes naturelles « en miniature », je me suis notamment appuyée sur les problèmes autogénérés. Pour moi, c'est par là qu'on touche à l'idée de « nature artificielle » : comment nous générons nos propres problèmes », souligne l’artiste. « Une « catastrophe naturelle » n'est en fait vraiment une catastrophe que lorsque la civilisation est touchée. Cela participe de notre vision anthropocentrée du monde. Ce qui m'intéresse dans le cadre d'un dispositif scénique, c'est comment renverser cette relation : que se passe-t-il lorsque l'action humaine n'est plus au centre de l'attention ? » Véritable choc visuel, The Artificial Nature Project crée sous nos yeux des mouvements de lave, des neiges incandescentes ou des essaims miroitants, autant de tableaux somptueux qui posent une seule et même question : face à la Nature, à quel moment précis l’homme perd-il le contrôle ?

> The Artificial Nature Project, lundi 2 décembre à 19h au Manège de Reims.

Claire Lagrange

Tarifs : 5 à 22 euros.

Electro jazz interactif au cellier Charles de Cazanove

Concert - Reims Jazz Festival

Ce qui fait vibrer un artiste, et de surcroît un musicien, c’est la création. Olivier Sens, contrebassiste, Juanjo Mosalini, bandonéoniste, et Yaron Herman, pianiste ont eu carte blanche pour créer le projet Discrete Times, qui sera présenté samedi soir, en clôture du Reims Jazz Festival, au cellier Charles de Cazanove. En résidence à la Fileuse depuis mercredi, le trio a imaginé un scénario mu- Discrete times, une création à découvrir demain soir dans le cadre de Reims Jazz sical inédit autour d’un Festival. © l'Hebdo du Vendredi ordinateur. « On est cinq en fait, il y a trois musiciens, Axel Pfirrmann pour la mise en son et un ordinateur. C’est un projet très électro avec des processus interactif. L’ordinateur est doté d’une écoute des éléments sonores. Il s’adapte comme un vrai musicien », explique Olivier Sens. La difficulté, mais aussi l’intérêt, de la manœuvre pour les trois musiciens est de jouer sur un tempo variable. « On est partis sur l’idée de faire des choses que l’on n’a jamais faîtes », poursuit le jazzman parisien. Un pari risqué ? Pas forcément. « Le fait de s’imposer quelque chose de nouveau ne veut pas dire faire n’importe quoi », précise l’argentin Juanjo Mosalini. Et pour achever de nous convaincre, Olivier Sens se fend d’une anecdote : « Je regardais une banque d’images quand une personne à côté de moi a dénigré une chanson qui passait : c’est nul, je ne l’ai jamais entendue mais je la connais déjà ». La bonne musique, ce serait donc celle que l’on entend pour la première fois mais que l’on n’a pas l’impression d’avoir déjà écoutée ? Verdict demain soir.

Leticia Venancio > Discrete Times, samedi 23 novembre à 20h30 au Cellier Charles de Cazanove,

place de la République. Tarifs : de 10 à 22 €. Rens. : www.djaz51.com

Micel Jolyot sur les traces de la Grande Guerre

Livre - Centenaire 14-18

Habitué à photographier la Marne sous toutes les coutures, Michel Jolyot a choisi, actualité oblige, de se concentrer cette fois-ci sur la Première Guerre Mondiale. De ces pérégrinations aux quatre coins du département est donc né un livre : « Traces de la Guerre 14-18 dans la Marne » . Dans cet ouvrage de 176 pages qui bénéficie du label officiel Commémorations 14-18, le photographe immortalise les vestiges encore debout près de cent ans après les faits : cimetières militaires, ruines des villages disparus, bunkers, forts, monuments aux morts singuliers ou encore des graffitis et autres inscriptions gravés dans les caves. Au total, plus de 320 photos en couleur qui recensent les lieux de mémoire dans la Marne ! > « Traces de la Guerre 14-18 dans la Marne » est disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 32 euros.

J.D

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA Marcilly-sur-Seine - Bourse aux Fère-Champanoise CHINER Foire de la Sainte-Catherine

VENDREDI 22 NOVEMBRE Reims (Gambetta) Foire aux livres & vinyles 10h-18h - Maison Saint Sixte, 6 rue du Lieutenant Herduin Reims (Saint-Remi) Vide-maison 10h-18h 10, esplanade des Capucins

Reims (Laon) Braderie de vêtements 10h-18h La Friperie du 24, avenue de Laon Sainte-Ménéhould Bourse aux jouets 9h-18h Espace La Fontaine Vertes Voyes

jouets & puériculture 8h-18h - Salle des fêtes

Mardeuil - Bourse aux jouets & broc des couturières 9h-18h - Salle des fêtes St-Etienne-au-Temple Bourse aux jouets & vêtements 9h-16h - Salle des fêtes

SAMEDI 23 NOVEMBRE

DIMANCHE 24 NOVEMBRE

Sainte-Marie-à-Py Marché des créateurs 10h-18h - Salle polyvalente

Reims (Laon-Zola) Marché de Noël 10h-18h - Maison de quartier Trois Piliers, 29, rue de Pontgivart

Compertrix - Bourses aux jouets, livres & DVD 9h-18h - Allée de la liberté

Troissy - Vente de vêtements, puériculture & jouets 9h-18h - Salle des fêtes

La Cheppe - Bourse aux jouets & puériculture 8h30-13h - Salle des fêtes

Valmy - Marché aux puces Relais de Poste d'Orbeva, Route Nationale

Epernay - Foire aux livres 10h-15h - Gymnase Henri Viet


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LES HORAIRES

LE GROS PLAN

CINÉMA Le Palace

Guillaume et les garçons à table

du 20 au 26 novembre 2013

L’APPRENTI PERE NOËL ET LE FLOCON MAGIQUE : Mer : 14H30 - 17H30 Ven : 18H Sam : 14H30 - 17H Dim : 10H30 - 17H30 Lun : 18H Mar : 18H

33 Bld Motte - 51200 Epernay

QUAI D’ORSAY : Mer : 17H30 Jeu : 20H30 Ven : 18H Sam : 17H 20H Dim : 10H30 - 17H30 Lun : 18H Mar : 14H30

FONZY : Mer : 17H30 - 20H30 Ven : 21H Sam : 14H30 - 20H - 22H30 Dim : 10H30 - 15H Lun : 18H Mar : 20H30

THOR : LE MONDE DES TENEBRES : Mer : 14H30 - 20H30 Jeu : 18H Ven : 21H Sam : 14H30 - 22H30 Dim : 15H - 20H Lun : 20H30 Mar : 18H - 20H30

GRAVITY : Jeu : 18H - 20H30 Ven : 14H30 - 21H Sam : 20H - 22H30 Dim : 20H Lun : 14H30 - 20H30 Mar : 14H30 - 20H30 IL ETAIT UNE FORET : Mer : 14H30 Jeu : 18H Ven : 14H30 Sam : 17H Dim : 17H30 Lun : 20H30 Mar : 14H30

LES GARÇONS ET GUILLAUME A TABLE ! Mer : 14H30 17H30 - 20H30 Jeu : 14H30 - 18H - 20H30 Ven : 14H30 - 18H - 21H Sam : 14H30 - 17H - 20H - 22H30 Dim : 10H30 - 15H - 17H30 - 20H Lun : 14H30 - 18H - 20H30 Mar : 14H30 - 18H - 20H30 PIERRE RABHI : AU NOM DE LA TERRE SEANCE UNIQUE MERCREDI 20 NOVEMBRE A 20H

DANS LE CADRE DE LA SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE TARIF UNIQUE : 5,00 €

Cine gouter QUI VOILA ? DIMANCHE 24 NOVEMBRE A 15H30 CAPITAINE PHILLIPS Mer : 14H30 - 17H30 - 20H30 Jeu : 14H30 18H - 20H30 Ven : 14H30 - 18H - 21H Sam : 14H30 - 17H - 20H 22H30 Dim : 10H30 - 15H - 17H30 - 20H Lun : 18H - 20H30 Mar : 14H30 - 18H - 20H30 LE MOIS DU FILM DOCUMENTAIRE J’IRAI DORMIR A HOLLYWOOD Jeu : 20H30 Ven : 18H Dim : 20H Lun : 14H30 Mar : 18H

VIOLETTE Mer : 14H30 - 17H30 - 20H30 Jeu : 14H30 - 18H - 20H30 Ven : 18H - 21H Sam : 14H30 - 17H - 20H - 22H30 Dim : 10H30 - 15H - 17H30 - 20H Lun : 14H30 - 18H - 20H30 Mar : 14H30 - 18H - 20H30

Genre: comédie Pays: France Durée:1H25 Réalisateur: Guillaume Gallienne Acteurs: Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian

LA SÉLECTION

Patrick Vanlanghenhoven

Borgman

L’acteur se concentre devant le miroir, la caméra balaie le cadre, s’arrête sur les photos, un acteur de No jouant une femme, des danseuses, des autographes. Le maquillage s’efface, le masque tombe, nous sommes prêts pour le jeu de la vérité, sans fard. Le pied glisse sur le parquet du théâtre, l’éventail claque, commence une ode à la mère, l’histoire d’une adoration commune entre elle et Guillaume, son fils. Pendant longtemps, elle le pense fille. Guillaume, cela l’arrange, face à ses deux frères très sportifs et son père plus viril. Il ne lui reste que ce malentendu pour attirer son attention. Pendant plus d’une heure, entre la réalité et le jeu de l’acteur, nous découvrons une déclaration d’amour aux femmes et à la première d’entre elles, la mère. Tout le monde le pense homosexuel, il se pense fille, du bout de l’âme. L’une des tantes possède peut-être la solution. « Lorsque tu tomberas amoureux, si c’est un garçon, t’es homo, si c’est une fille, t’es hétéro. » Guillaume ira jusqu’au bout de l’impasse pour connaître la vérité. Ces derniers temps, la comédie française se porte bien, elle nous propose des perles d’humour, sensibles et nuancées. Après 9 mois ferme, Quai d’Orsay, c’est au tour de Guillaume Gallienne d’adapter son spectacle dans une mise en scène riche et originale. C’est avant tout un hommage aux femmes et leur souffle. Cette respiration intime, infime, qui les différencie. Tout part d’un malentendu, accepté par la mère et le fils. Guillaume est-il une fille ? Il explore, dans sa quête, les méandres de ce qui constitue la femme et l’homme. Une fois le rideau ouvert, c’est bien dans le labyrinthe du spectacle que nous entrons. Le spectateur au début accepte le jeu et finit par s’y perdre. Qui est qui ? Qui joue qui ? Nous ne le saurons qu’au dernier acte. Les garçons et Guillaume à table se révèle un film plus riche que nous le pensions, chacun y trouvera son bonheur. Retrouvez la version longue, l’interview du réalisateur sur www.cine-region.fr, nos chroniques matinales et l’émission le mercredi de 18h à 18h30 sur France Bleu Champagne.

Genre: Thriller Pays: Belge Durée: 1H53 Réalisateur: Alex Van Warmerdam Acteurs: Jan Bijvoet, Hadewych Minis, Jeroen Perceval Après une poursuite de la société bourgeoise d’êtres vivant sous terre, monstres diaboliques ou créatures divines, Camiel frappe à la porte d’une demeure de gentils bourgeois pour demander asile et reprendre des forces. Très vite la chose s’avère plus pernicieuse et plus maléfique que prévu. Entre film de survivants et d’inconnu dans la maison, Alex Van Warmerdam pervertit le genre dans un film pas si chaotique que cela.

Capitaine Phillips

Genre: Drame Pays: Drame Durée: 2H14 Réalisateur: Paul Greengrass Acteurs: Tom Hanks, Catherine Keener, Barkhad Abdi Capitaine Phillips nous raconte l’histoire vraie du piratage du Maersk Alabama, un navire américain au large des côtes somaliennes par des pirates. Dans une mise en scène aux plans serrés, peu de plans larges, le réalisateur de Jason Bourne 2 et 3 et Greene zone, dans le style du documentaire, nous emporte dans son récit. Parfois la caméra frôle le parkinson, et dommage que le sens du devoir des deux personnages ne soit pas plus poussé.

Ini avan celui qui revient

Genre: Drame Pays: Sri Lanka Durée: 1H44 Réalisateur: Asoka Handagama Acteurs: Dharshan Dharmaraj, Subashini Balasubramaniyam, Niranjani Lui revient au village après un passage par un camp de réhabilitation. Il espère reprendre sa vie et oublier les fantômes du passé. C’est sans compter sur les villageois qui lui reprochent d’avoir survécu. Asoka Handagama, grand réalisateur sri lankais contesté dans son pays pour son soutien aux Tamouls, réussit dans l’ensemble un beau film sur le retour après la guerre.

rire ! u o f e d h 2 CIRQUE DE MOSCOU SUR GLACE

REIMS Salle René Tys - Jeudi 5 décembre à 20h

EPERNAY Palais des fêtes - Mardi 10 décembre à 18h et 21h

CLAUDE VANONY

TAISSY Centre d'animation - Vendredi 14 février à 20h30

30 patineurs 300 costumes La magie du cirque La féerie de la glace

CHALONS EN CHAMPAGNE Maison des syndicats - Samedi 15 février à 20h30 MONTMIRAIL Salle roger perrin - Dimanche 16 février à 15h

RESERVATIONS : office de tourisme de CHALONS, MONTMIRAIL, la petite boulangerie à TAISSY, la fournée d'hugo à REIMS ET RESEAU CORA FNAC LECLERC CARREFOUR AUCHAN GEANT CULTURA SUPER U ticketnet.fr

RENSEIGNEMENTS : 06 80 70 77 78


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Trois drôles de dames en Malaisie

Camille Rives, Emilie Mothé et Lara Prunenec - Raid Amazones

Elles se sont envolées mardi pour la Malaisie afin de disputer le Raid des amazones. Camille Rives, Emilie Mothé et Lara Prunenec, toutes trois marnaises, ont préparé durant près d’un an leur périple. Juste avant leur départ, elles se sont confiées à l’Hebdo du Vendredi. Rencontre avec trois drôles de dames.

lles s’appellent Camille, Emilie et Lara. Ces trois marnaises se sont lancées le défi un peu fou de participer au douzième Raid des amazones à Langkawi, en Malaisie. Les trois jeunes femmes ont décollé mardi en direction de l’archipel où les épreuves débutaient hier. Après le choc thermique – la température dépasse les 30 degrés dans ce pays d’Asie du sud-est au climat équatorial hyper humide – place au

E

13 000 € récoltés grâce aux sponsors

choc physique. Durant cinq jours, elles vont enchaîner les disciplines : canoë, VTT, trek, biathlon et pour finir, une épreuve surprise. Exclusivement réservé aux

Camille, Lara et Emilie sont parties mardi en Malaisie pour disputer le Raid des Amazones. © l'Hebdo du Vendredi

femmes, ce challenge, organisé par l’Arbre Vert, se déroule jusqu’au 28 novembre avec un leitmotiv bien précis : « pas de moteur, que de la sueur ». C’est Camille, la baroudeuse qui a, la première, entendu parler du raid. Elle suggère l’idée à une collègue, Lara. Toutes deux sont cadres à la Caisse des dépôts, à Châlons-enChampagne. Très sportive, cette

dernière est tout de suite séduite par le projet. Emilie, rencontrée via le réseau professionnel de femmes cadres de la Caisse des dépôts Alter-égales, complète l’équipe. Car en plus d’être sportives, les trois jeunes femmes exercent des professions à responsabilités. C’est donc en référence à ce réseau qui les a réunies qu’elles ont baptisé leur équipe Alter-

Repère Camille Rives, la benjamine et aussi baroudeuse du groupe, est née le 21 mars 1986 à Perpignan. Après plusieurs séjours à l’étranger, cette sportive passionnée de voyages commence à travailler à la Caisse des Dépôts de Toulouse, avant d’intégrer celle de Châlons-en-Champagne, en 2011, suite à une opportunité professionnelle. C’est là qu’elle rencontre Lara Prunenec, également cadre au sein de la Caisse des Dépôts châlonnaise. Née en juin 1985 à Aix-en-Provence, la buccorhodanienne (Bouches-du-Rhône) est arrivée dans la région il y a un peu plus de deux ans. Très sportive, elle affectionne tout particulièrement les sports de montagne, la course à pied et le VTT. Une co-équipière toute trouvée pour Camille qui lui propose aussitôt de participer à l’aventure. C’est en septembre 2012, à l’occasion du lancement du réseau professionnel Alter-égales en Champagne-Ardenne, que les deux jeunes femmes font la connaissance d’Emilie Mothé, directrice générale de la SEMCha (Société d’économie mixte de Châlons). Née le 21 mars 1978, la doyenne de l’équipe est aussi la maman de deux enfants. Mardi, les trois concurrentes marnaises ont pris l’avion pour la Malaisie. Les premières épreuves du Raid des Amazones ont commencé hier et se poursuivront jusqu’à mardi. Camille, Lara et Emilie seront de retour dans leurs pénates le jeudi 28 novembre.

égales. « Le frein des femmes dans la vie professionnelle, c’est ellesmêmes ! Le but de ce réseau, c’est de partager de bonnes pratiques et avoir des opportunités. Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que l’on soit féministes », assure Emilie. En participant à ce raid, nos trois amazones prouvent aux autres et à elles-mêmes qu’elles peuvent assurer sur différents plans. « On veut montrer que l’on est capables de monter un projet en dehors du cadre professionnel, tout en étant aussi disponibles pour le boulot », explique Lara. Elles ont également choisi de parrainer l’association « A chacun son Everest », grâce à laquel-le une médecin alpiniste emmène des enfants malades au sommet du Mont-Blanc. Mais pour valider leur inscription, les trois Marnaises ont dû retrousser leurs manches. D’abord, pour réussir à obtenir les 13 000 euros nécessaires couvrant l’ensemble des frais de participation au raid. En ce sens, la recherche des sponsors, entamée depuis le mois de mars, s’est avérée plus difficile que ne l’avaient prévu les jeunes femmes qui pensaient obtenir la majorité des fonds auprès des « grandes » entreprises. Au final, de nombreuses PME locales ont répondu présent, aux côtés de l’URCA (Université de Reims ChampagneArdenne), de la Caisse des dépôts et des villes de Châlons-enChampagne et Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). Au total, une douzaine de sponsors ont accepté de soutenir les filles qui n’ont, dés lors, pas ménagé leurs efforts pour préparer la compétition. Pour être au top le jour J, elles ont bénéficié d’un entraînement personnalisé, concocté par le club de tir à l’arc de Verzy et le Reims Olympique Canoë Kayak. « Le plus compliqué a été de réussir à

dégager du temps pour s’entraîner, le soir et les week-ends. Mais dès qu’on s’est lancées dans l’aventure, on s’est toutes engagées à fond. C’était agréable de se retrouver ensemble. On a vraiment appris à mieux se connaître et on a créé des liens d’amitié », révèle Camille. Alors qu’elles préparaient les derniers détails du voyage, les trois sportives appréhendaient, chacune à sa façon, l’aventure qu’elles s’apprêtaient à vivre. « J’ai hâte d’y être pour être confrontée à tout ça : c’est la première fois que je fais du sport en équipe et dans le cadre d’une compétition », trépignait Lara tandis que Camille jonglait entre l’excitation et une pointe d’appréhension. « Je me demande comment je vais pouvoir enchaîner une série d’épreuves comme celles-ci ! ». Mais la plus stressée était sans doute Emilie, qui n’avait jamais pris l’avion et était donc en proie à une « maxi angoisse ». Un sentiment toutefois infime face à la fierté de participer à une telle aventure. « Je réalise un rêve et je

Montrer que l’on peut « aller au bout de ses rêves »

montre à mes enfants que l’on peut aller au bout de ses rêves ; je pense qu’ils sont fiers de moi ». Dépassement de soi, dépaysement, partage : pour les 267 autres concurrentes comme pour Camille, Emilie et Lara les prochains jours s’annoncent riches en émotions. Nul doute qu’à leur retour, ces femmes seront de véritables amazones, capables d’affronter toutes les embûches, sur un canoë en Malaisie comme dans un bureau à Châlons.

Leticia Venancio

L’horoscope de l’hebdo BÉLIER du 21.03 au 20.04 Natif du second décan, la période vous demande de fournir des efforts pour consolider vos acquis. Donc pas de relâchement et maintenez la barre avec discernement et fermeté.

CANCER du 22.06 au 22.07 Natif du Cancer, la confiance acquise ces derniers temps ne doit pas retomber, profitez de cette période pour tenir le cap. Au travail, agissez pour faire diminuer progressivement l'urgence et la pression.

BALANCE du 23.09 au 22.10 Au plan affectif, un nouveau départ pointe à l'horizon de cette fin de mois. Avant cela, employez-vous à calmer vos doutes, à suivre la voie qui mène à la confiance réciproque.

CAPRICORNE du 23.12 au 20.01

TAUREAU du 21.04 au 20.05 L'heure du choix a sonné ! En famille, votre rôle s'étoffe, mais votre autorité peut être remise en cause. Cette période un peu difficile vous permettra de prendre, début decembre, un nouveau départ.

LION du 23.07 au 22.08

SCORPION du 23.10 au 22.11

Vous serez protégé(e) des intempéries, et il y a une possibilité d'avancée matérielle. Changez votre fusil d'épaule, cultivez la confiance en soi et prenez un peu plus d’initiatives audacieuses.

Essayez de comprendre ce que vous recherchez au niveau affectif. Triez vos émotions et gardez ce qui vous motive et vous plaît. De là jailliront de nouveaux désirs qui stimuleront vos envies.

L'heure de la renaissance amoureuse a sonné ! C'est un nouvel élan, un redémarrage à zéro pour certains, et, pour tous, un ballon d'oxygène qui vous fera évoluer.

GÉMEAUX du 21.05 au 21.06

VIERGE du 23.08 au 22.09

SAGITTAIRE du 23.11 au 22. 12

La chance soutiendra vos efforts. Au travail, ne restez pas scotché(e) à votre bureau mais franchissez les limites, physiques ou mentales, que vous vous êtes imposées. Vous serez récompensé(e) en retour.

Aujourd’hui, vous aurez de nouvelles opportunités de faire évoluer votre vie sentimentale. L'enthousiasme revient et vous permettra de vous exprimer. Pensez à vous, appréciez-vous et agissez en ce sens.

Vous n’aurez rien à redouter cette semaine. Les astres pacifient l'ambiance et vous offrent les moyens vous permettant de répondre, pour ainsi dire, à n'importe quelle situation ou difficulté.

La chance est là et bien là. La semaine sera riche en opportunités qui vous permettront de jouer au niveau social et professionnel un rôle majeur ou d’atteindre un sommet.

VERSEAU du 21.01 au 19.02

POISSONS du 20.02 au 20.03 Pour comprendre en profondeur votre situation affective, vous devrez être philosophe et patient(e). Mais aussi, il faudra trier le nécessaire du superflu et éviter de montrer les dents.

Benoit MELVHILLE


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L'Hebdo du Vendredi, Epernay #241