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Demandeurs d'asile La Croix-Rouge souhaite créer un accueil de jour digne de ce nom p.6

Librairies Chapitre

Concert - Capitole

Les rideaux se baissent à Reims, Albin Michel reprend à Châlons p.9

Bernard Lavilliers, mythique et mystique p.14

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Municipales

Le centre-ville, un élément-clé de campagne

Chaque semaine, d'ici au premier tour, l'Hebdo propose de comparer les idées des candidats aux municipales, à travers différentes thématiques de campagne. Ce vendredi, le développement économique, et plus particulièrement celui du centre-ville de Châlons, s’invite au débat. Si le sujet demeure au cœur des préoccupations depuis un certain temps déjà, aujourd’hui, les arguments pour redorer son image et son attractivité semblent démultipliés... P.4

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N°251 du 14 au 20 février 2014 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

ÉDITO

L’ habitude de la semaine

Contaminé La neige de Sochi tourne à la soupe de glace, les doubles toilettes nous font rire, l’eau potable-maisjaune qui sort de certains robinets un peu moins, et jaune aussi. Ok, les Jeux olympiques d’hiver de Poutine ressemblent à ce qu’on attendait. La météo trop clémente s’y met (le locataire du Kremlin n’y peut rien), faisant couler la sueur chaude dans le dos de fondistes qui bronzent bras nus. Evidemment, on a droit à notre lot de gamelles télévisuelles, et l’impression qu’il n’y a que des athlètes français qui tombent. Premièrement, francetélévisions nous montre surtout nos compatriotes, logique, mais en réalité, les skieurs, snowboarders et patineurs des autres pays tombent autant. Ensuite, c’est un peu normal, non, de finir de temps en temps les quatre fers en l’air, vu que la neige, ou la glace, ben ça glisse… Passé tout ça, j’ai surtout retenu de cette première semaine olympique les poils dressés sur mes avantbras quand Coline Mattel a parlé avec son père, en duplex des Contamines-Montjoie. Les skis écartés comme ses dents du bonheur à l’envol, elle est allée chercher la breloque. Elle faisait le boulot sur le tremplin et avec les médias. Et puis on lui a passé son père. Elle est redevenue une jeune fille fragile, toute l’émotion des années de travail, des doutes levés masqués par une ambition sans faille, est remontée. Comme elle, sans doute, pendant les quelques secondes où elle se prend pour un oiseau, j’ai arrêté de penser et j’ai partagé. Tony Verbicaro

La météo Vendredi

Samedi

8° 9°

Dimanche

Lundi

3° 9°

3° 10° 3° 9°

Qualité de l’air

3

Vendredi 14 février

Samedi 15 février

Dimanche 16 février

Bonne

L’indice varie de 1 – très bonne qualité de l’air à 10 – très mauvaise qualité de l’air.

L’hebdo du ve ndredi édité par la SARL B2M Editions Journal hebdomadaire gratuit d’information locale Siège social : 195, rue du Barbâtre à Reims

T él. 03 26 3 6 50 13 E-mails : Rédaction : redaction@lhebdoduvendredi.com Publicité : publicite@lhebdoduvendredi.com Newsletter : newsletter@lhebdoduvendredi.com Directeur de la publication : Frédéric Becquet (fb@lhebdoduvendredi.com) Redacteur en chef : Tony Verbicaro (tony.verbicaro@lhebdoduvendredi.com) Journalistes : Sonia Legendre (sonia.legendre@lhebdoduvendredi.com) Aymeric Henniaux (aymeric.henniaux@lhebdoduvendredi.com) Responsable commercial : Philippe Dudel (philippe.dudel@lhebdoduvendredi.com) Responsable diffusion : Yoann Ruin (yoann.ruin@lhebdoduvendredi.com) Administration : Martine Bizzarri - Infographiste : Anne Rogé Parution le vendredi matin Imprimé par IPS à Amiens

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L’Etat s’invite dans la campagne électorale à Reims

Décidément, à l’approche des élections municipales à Reims, il faut que le préfet de la Marne s’en mêle ! Bien malgré lui… Cette année, c’est donc l’affaire du contrat de Catherine Martin comme chargée de mission sur le Centenaire 1914-1918, qui s’est invitée. L’ex-directrice de la communication de la ville avait été priée de quitter son poste après une grève dans son service, en 2011, et la maire, Adeline Hazan, lui avait alors confié cette mission. Le préfet de la Marne a d’abord fait savoir à la mairie de Reims, en août dernier, qu’il jugeait la rémunération de la collaboratrice trop élevée (5 400€ mensuels nets). La réponse rémoise ne satisfaisant pas le préfet, ce dernier a demandé au tribunal administratif, en novembre, d’annuler le contrat de travail en question. L’histoire, révélée par le journal l’union, aurait pu demeurer discrète jusqu’à l’audience au tribunal, mais… Début 2008, à quelques semaines des élections municipales, déjà, le préfet de la Marne d’alors, Philippe Deslandes, avait lui aussi,

et tout aussi malgré lui, participé à la campagne. Le sujet, c’était la signature de la déclaration d’utilité publique du tramway de Reims. Philippe Deslandes avait tenu bon, refusant de dire si oui ou non il avait signé. Mais à trois jours du premier tour, le secrétaire d’Etat aux Transports de l’époque, Dominique Bussereau, avait lâché la bombe : la DUP était signée. Dominique Bussereau © l'Hebdo du Vendredi

Coup d’oeil sur le monde

Les étoiles montent (trop vite) au ciel

C'est une véritable hécatombe. Le site internet Gawker rapporte la situation dramatique que vivent actuellement les étoiles de mer de l'Alaska au sud de la Californie. Depuis juin dernier, ce ne sont pas des milliers, ni des centaines de milliers mais bien des millions de spécimens qui ont en effet connu une fin tragique. Les animaux, touchés par une bien étrange maladie, commencent par voir apparaître des lésions blanches sur leur « corps ». Quelque jours plus tard, les bras des étoiles de mer ramolissent, commencent à se nouer entre-eux avant de s'arracher, causant la désintégration de l'étoile. Si aucune cause ni aucune explication n'a pour le moment été identifiée par les chercheurs, le temps presse néanmoins puisque le taux de mortalité des étoiles de mer vivant dans cette zone géographique avoisine actuellement les 95% !

Étranges souvenirs

Après un joli voyage effectué en Amérique du Sud, un vacancier demeurant à Antony, dans les Hauts-de-Seine, avait constaté, au retour à l'aéroport d'Orly, la perte d'un de ses bagages. Pas de panique pour autant

puisque la compagnie, prévenue rapidement, retrouvera finalement la valise égarée et lui renverra directement à son domicile quelques jours plus tard. Oui, sauf qu'en plus de ses effets personnels, le voyageur constatera aussi la présence de sachets de poudre blanche. Au total, six kilos de cocaïne qui ont été placés dans son bagage au cours du trajet. La police, trouvant l'homme de bonne foi (il a lui même rapporté au commissariat la drogue), s'intéresse davantage aux différentes escales du vol retour, en République Dominicaine et en Espagne...

2/10, non mais allo quoi !

Une récente étude menée sur pas moins de 27 000 collégiens de troisième, par les équipes du Ministère de l'Education Nationale, révèle que le visionnage par le jeune public de programmes de télé-réalité aurait un impact négatif non-négligeable sur les notes des élèves à l'école. Dans le collimateur également de cette étude, relayée par les Cahiers pédagogiques, les séries romantiques. L'impact pour les jeunes écoliers serait principalement négatif sur les performances cognitives et scolaires avec des résultats moins bons de 11%

était alors sous tutelle de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, et l’amitié du centriste pour Catherine Vautrin était tout aussi connue que son inimitié envers Renaud Dutreil. Et ce dernier, candidat investi UMP aux municipales à Reims, avait fait de l’arrêt du projet tramway un axe fort de sa campagne…

Tony Verbicaro

pour les mathématiques et jusqu'à -16% pour les connaissances. A l'inverse, l'étude montre que l'impact des jeux vidéo serait, lui, paradoxalement très limité sur les résultats scolaires.

Sevrage bien réel pour dépendance virtuelle

En Chine, la dépendance a Internet connait une expansion de plus en plus inquiétante, entraînant de plus en plus de Chinois à se connecter de manière excessive, voire obsessionnelle, sur la toile quotidiennement. Mais une situation pour le moins radicale vient d'être mise en place : le placement en camp d'éducation. Ils seraient plus d'une centaine dans tout le pays, se voulant entièrement dédiés à la réhabilitation de ces jeunes accrocs au web. Au programme notamment de ces stages, destinés en priorité aux adolescentes (principalement des garçons), un entraînement militaire des plus rigoureux, complété par des séances de psychothérapie, d'un régime alimentaire suivi et d'horaires de sommeil réguliers. Précisons qu'une fois à l'intérieur du camp, les jeunes ne peuvent plus en sortir et sont gardés par des soldats en uniforme. C'est ce qu'on appelle la manière forte !


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Tous à poil, les enfants et Copé

Polémique

Marc Daniau (à gauche) avait échangé avec le public lors du vernissage de l'exposition en mars 2012. © l'Hebdo du Vendredi

imanche dernier sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, le président de l'UMP, Jean-François Copé s'en est pris à l'ouvrage « Tous à poil » de Claire Franek et Marc Daniau, dénonçant le message transmis aux enfants par cet ouvrage, pourtant « recommandé aux enseignants » sur le site de l'ABCD de l'égalité, nouvellement mis en place par le Ministère de l'Éducation Nationale. Depuis, la polémique enfle, attisée par le débat sur la

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théorie du genre à l'école. Voilà pour les faits. Le plus surprenant toutefois, c'est qu'en mars 2012, soit il y a tout de même près de deux ans, l'Hebdo du Vendredi se faisait écho de l'exposition « Tous à poil » présentée à la médiathèque de Cormontreuil. Sur place, des dessins de l'illustrateur, Marc Daniau, en grand format, les mêmes donc figurant dans les pages du livre et qui n'avaient à l'époque absolument pas choqué. Marc Daniau s'expliquait d'ailleurs sur le choix du thème de la nudité : « C'est l'un des messages que j'ai voulu passer dans ce projet : une fois que tout le monde est « à poil », nous sommes tous égaux et ce, malgré nos professions ou notre origine sociale. » Interrogé par le Nouvel Obs sur la polémique actuelle, Marc Daniau confiait ceci : « C’est un faux débat autour de la nudité. Il me semble assez grave qu’un responsable de parti politique mette en cause aussi violemment l’éducation nationale, comme s’il y avait un complot pour pervertir les enfants (…) Il pourrait s’attaquer à d’autres. Pourquoi ne remet-il pas en cause les émissions de télé-réalité plutôt qu’un livre jeunesse ? »

Aymeric Henniaux

> Tous à poil ! de Claire Franek et Marc Daniau,

éditions du Rouergue.

Décision du Conseil d’Etat attendue vendredi

Affaire Vincent Lambert

e Conseil d’Etat, saisi par l’épouse de Vincent Lambert et le CHU de Reims, avait décidé de se réunir de nouveau hier jeudi 13 février. A la fin de l’audience, les juges de la plus haute juridiction administrative française ont annoncé qu’ils rendraient leur décision ce vendredi à La salle d’assemblée générale du Conseil d’Etat. @ DR 16 heures. Pendant l’audience, le rapporteur public s’était prononcé en faveur d’une nouvelle expertise médicale, capable de permettre au Conseil d’Etat de prendre la meilleure décision. Rachel Lambert et la direction du centre hospitalier universitaire de Reims ont déposé un recours auprès du Conseil d’Etat pour annuler la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui, le 16 janvier dernier, avait ordonné aux médecins en charge de Vincent Lambert de mettre un terme au protocole de fin de vie engagé, dans le cadre de la loi Léonetti. En mai dernier, déjà, le tribunal, saisi par les parents de Vincent Lambert, avait rendu un jugement similaire. Vincent Lambert, jeune homme tétraplégique en état végétatif depuis cinq ans, est pris en charge par le service des soins palliatifs du CHU de Reims, dirigé par le Dr Eric Kariger, à l’hôpital Sébastopol.

L

T.V


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Le centre-ville, un moteur pour booster l’économie châlonnaise ?

Thème de campagne : développement économique Châlons n’est pas la seule dans ce cas, mais c’est un fait : son centre-ville multiplie les signaux de détresse, et peine à redémarrer ces dernières années. Bonne nouvelle, les candidats aux municipales regorgent d’idées et de leviers à activer pour y remédier. La magie des échéances électorales…

a semaine passée, l’Union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA) de Châlons ouvrait le débat autour du développement économique, en vue des municipales. Les quatre candidats ont répondu présents, ainsi qu’une cinquantaine de commerçants et autres acteurs locaux. Evidemment, le centre-ville s’est invité au cœur des échanges. « Rue Léon Bourgeois, on compte actuellement 56 cellules commerciales occupées et 16 vides, a chiffré François Lévy, co-président de l’UCIA. Et rue de Marne, 43 occupées et 13 vitrines vides. » La faute au pouvoir de séduction des zones périphériques ? Aux difficultés de stationnement et de circulation ? Ou encore aux loyers exorbitants pratiqués par les propriétaires ? Une faute collective, selon Benoist Apparu (liste UMP/UDI/MoDem « J’aime Châlons - génération 2014 »). « Tout le monde connaît l’amitié légendaire qui unit un certain nombre d’acteurs sur notre territoire. Les petites guéguerres, lorsqu’on a 0,5 % de croissance, c’est dramatique. Nous devons, Ville, UCIA et CCI, chasser en meute pour redynamiser le centreville. Il existe une multitude de services économiques. Il faut les réunir dans les mêmes locaux pour coordonner l’ensemble des actions. La concurrence entre centre-ville et périphérie est réelle. La démographie est également en chute constante. Châlons perd trois points sur ces quinze dernières années. Je reste convaincu qu’il faut développer une plus grande proximité avec Reims et Epernay pour créer une métropole si nous souhaitons concurrencer des villes comme Lille ou Nancy. » Le député de la Marne se dit partisan d’une approche globale du centre-ville, et non sectorielle, comme c’est souvent le cas. « En traitant, en même temps, l’animation, le stationnement et la circulation, l’habitat, la

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Parmi les thématiques phares de la campagne municipale : le centre-ville de Châlons, ses commerces et son attractivité. © l'Hebdo du Vendredi

sécurité, etc. Le fait de développer l’accession à la propriété, en lien avec les bailleurs sociaux, permettrait de ramener des habitants en centre-ville. » Toujours sur la question de la méthode, Rudy Namur (rassemblement de gauche « Un nouveau souffle pour Châlons ») préconise plutôt la création d’une nouvelle agence économique, qui remplacerait Investir à Châlons. « Ainsi que d’une commission extra-municipale qui réunirait chaque mois tous les acteurs (UCIA, commerçants, associations liées à l’animation du centre-ville, etc.). Pour créer des partenariats, des synergies, et accompagner concrètement les commerçants. » Contre l’envolée de la vente en ligne, il propose également une charte avec l’UCIA pour créer une plate-forme de e-commerce propre à Châlons et faire rayonner le centre-ville sur la toile. « Internet est aussi ouvert le dimanche, c’est l’avantage. En contrepartie, il faudra faire en sorte que les commerçants adaptent leurs horaires en prenant davantage en compte la sociologie châlonnaise. La pause de midi par exemple, pour toucher les agents publics qui travaillent en centre-ville. Une formule gagnant-gagnant. La ville suivra ses commerçants à condition qu’ils jouent le jeu. Et le maire sera directement en charge de l’attractivité du centre-ville. » Autre idée du candidat : développer les micro-crédits pour aider les porteurs de projets à s’installer. Avec toute la poésie qu’on lui connaît,

Rudy Namur (rassemblement de gauche « Un nouveau souffle pour Châlons »)

- Création d’une nouvelle agence économique et d’une commission extra-municipale pour l’attractivité du centre-ville - Développer les micro-crédits à destination des porteurs de projets - Charte de partenariat avec l’UCIA pour la création d’une plate-forme de e-commerce - Adapter les horaires des commerçants aux consommateurs châlonnais

Bernard Namura (liste citoyenne « République + ») a expliqué comment la culture pouvait sauver un centreville tout entier, à moindre frais et en moins de trois mois (!). « Après le Printemps du Jazz, Furies et les Musiques d’Ici et d’Ailleurs, nous n’avons plus grand-chose pour attirer les familles en ville. Une animation permanente, avec tous les acteurs culturels, permettrait d’offrir une façon plus humaine et plus souriante de vivre notre ville. Nous rencontrerons tous les propriétaires des espaces commerciaux vides pour y organiser des manifestations culturelles. » L’application du droit de préemption urbain commercial – évoqué par les autres candidats –, mais sur la base du volontariat et de la diplomatie. Peut-être un peu utopique, d’autant que d’autres ont déjà essayé. Côté équipement, mieux qu’un traditionnel skatepark, il imagine un « skate arts » à proximité du

cœur de ville. « Un lieu qui, outre le street art et les sports de glisse, conjuguerait tous les arts. » Souvent pointé du doigt, le manque de sécurité a aussi alimenté le débat. Avec ses réalités… et quelques extrapolations. Présent dans la salle, le directeur de la Galerie de l’Hôtel de Ville, Stéphane Delmas, apprenait par exemple qu’il avait été agressé physiquement sur son lieu de travail. « Des commerçants souffrent également de nombreuses rumeurs. La GHV est un site privé et je souhaiterais, dans cette campagne, qu’on ait une démarche saine et sincère. » Dont acte. Côté sécurité, donc, ont été abordés le renforcement des agents de police municipaux, la mise en place d’une brigade canine, ou encore le développement des caméras de vidéo-protection. « Avec quelqu’un en permanence derrière, a surenchéri Pascal Erre (rassemblement Bleu Marine). Ce n’est

pas le rôle de la ville d’animer le centre-ville, mais celui des Châlonnais eux-mêmes. Par contre, si je suis élu maire, j’associerais l’ensemble des commerçants et des artisans, y compris ceux qui n’adhèrent pas à l’UCIA. Le dynamisme économique, c’est eux, et la mairie doit leur faciliter la tâche. En supprimant les parcmètres par exemple, en embellissant la ville grâce au patrimoine et au tourisme. Je m’engage également à supprimer la Taxe locale de publicité extérieure (TLPE) avant le 1er juillet, date à laquelle elle doit être votée. Soit 84 500 euros en 2012, et 0,13 % des recettes de fonctionnement. C’est tout à fait possible. » Et d’annoncer, d’ores et déjà, une baisse de quatre points de la taxe d’habitation. Sans doute de quoi rebooster le pouvoir d’achat des consommateurs, si cette promesse se concrétisait vraiment.

AGENDA DE CAMPAGNE

Sonia Legendre

Samedi 15 février de 11 h à 13 h, permanence de campagne nomade sur le marché. Samedi 15 février de 13 h 30 à 15 h 30, permanence de campagne nomade au quartier Schmit. Samedi 15 février de 15 h 45 à 18 h, permanence de campagne nomade au quartier du Mont-Héry. Dimanche 16 février de 14 h à 18 h, permanence de campagne nomade aux Jards. Mercredi 19 février de 14 h à 18 h 30, permanence de campagne nomade place Foch.

Liste citoyenne « République + » - Bernard Namura

Samedi 15 février à 11 h, rencontre « expo-quartier » Grévières (croisement avenues des Alliés et des Grévières). Samedi 15 février à 14 h, rencontre « expo-quartier » Croix Dampierre (square Croix Dampierre). Samedi 15 février à 16 h, rencontre « expo-quartier » Croix Jean Robert (square Paul Verlaine). Jeudi 20 février à 16h, rencontre « expo-quartier » Chanteperdrix (square Chanteperdrix).

Liste UMP/UDI/MoDem « J’aime Châlons – génération 2014 » - Benoist Apparu

Benoist Apparu (UMP/UDI/MoDem « J’aime Châlons – génération 2014 »)

- Rapprochement avec Epernay et Reims pour créer une métropole et concurrencer les grandes villes - Approche globale des problématiques du centre-ville (animation, habitat, sécurité, stationnement, circulation, etc.) - Développer l’accession à la propriété et restructurer l’habitat en lien avec les bailleurs sociaux - Rassembler les différents services économiques (municipalité, Vitrines, UCIA) dans un même local pour coordonner leurs actions

Bernard Namura (liste citoyenne « République + »)

- Animation culturelle permanente du centre-ville - Négociations avec les propriétaires des cellules commerciales vides pour y organiser des manifestations - Création d’un skate arts à proximité du cœur de ville

Pascal Erre (rassemblement Bleu Marine - FN)

- Associer les commerçants non adhérents à l’UCIA - Embellir la ville via une nouvelle politique touristique - Supprimer la Taxe locale de publicité extérieure - Diminuer la taxe d’habitation de quatre points


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Internet, le nouveau « médicament » ?

Autoroute A304 : travaux (encore) à l’arrêt

Santé

Infrastructures

a faculté de médecine de Reims accueillait mardi soir un forum régional intitulé « Devenir acteur de sa santé : avec Internet ?  », organisé par l'ARS, l'Agence Régionale de Santé de ChampagneArdenne. Un temps fort qui s'inscrit en droite ligne de la grande réflexion nationale lancée par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, le 23 septembre dernier, et dont la finalité sera d'établir une vraie stratégie nationale de santé. L'idée ? Une refonte complète du système reposant sur trois piliers : la prévention, l'organisation de soins autour des patients avec une garantie d'accès égal et le développement de la démocratie sanitaire. Mais une refonte qui passera donc aussi avec l'internet. « En ce sens, le forum a permis de présenter une future nouvelle plateforme virtuelle où seront hébergées des informations santé fiables et certifiées, consultables librement et gratuitement par les internautes. De même, ce rendez-vous a aussi été l'occasion de reparler du site Amelie.fr de la Cpam qui propose toute une palette d'informations et de services  », précise l'ARS Champagne-

écidément, le feuilleton des travaux de l’autoroute A304, dans les Ardennes, n’en finit pas. Cette semaine, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l’arrêté préfectoral qui autorisait l’engagement des travaux au titre de la loi sur l’eau. Le tribunal avait été saisi par l’association France Nature Environnement, qui estimait, depuis 2011, que le chantier avait débuté sans que les compensations n’aient été fixées, comme l’indique la loi. Ce qui peut être traduit par l’idée que le tribunal administratif ait condamné l’Etat pour Jean-Paul Bachy. © l'Hebdo du Vendredi ne pas avoir respecter sa propre réglementation… Jean-Paul Bachy, président de la Région Champagne-Ardenne, l’un des principaux financeurs du chantier, s’est dit, sur son compte Twitter, « scandalisé par la décision du tribunal administratif d'arrêter le chantier de l'A304, une catastrophe pour les entreprises et salariés qui y travaillent ». T.V

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Objectif du Ministère de la Santé : mettre sur pied une platerforme virtuelle centralisant des informations fiables sur la santé. © l'Hebdo du Vendredi

Ardenne. Enfin, les questions de la e-santé (télé-médecine...) et de la gestion par le médecin traitant de l'outil internet (le patient, en cas de maladie, se renseignant souvent au préalable sur la toile sur ses symptômes) ont également été abordées. Afin de prolonger le débat et pour répondre à toutes autres interrogations, une adresse mail a été mise à disposition du public : forumsmschampagne@gmail.com

Aymeric Henniaux

> www.ars.champagne-ardenne.sante.fr

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Vendredi dernier, le dessinateur Pascal Somon a été condamné à cinq mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel pour « contrefaçon au mépris des droits d’auteur » et à une amende de 10 000 euros à payer à la SA Moulinsart, société propriétaire de l'oeuvre d'Hergé. Le Rémois a indiqué son souhait de faire appel de cette décision.

Cinq mois de prison avec sursis pour Pascal Somon

Avec l'augmentation au 1er janvier du taux de la TVA dans la restauration, qui est passé de 7 à 10%, l'UFC Que Choisir de la Marne s'est demandée quel était son impact sur le ticket des consommateurs. L'association a donc comparé les prix des menus (entrée/plat ou plat/dessert) avant et après la hausse dans une trentaine de restaurants rémois et châlonnais. Heureuse surprise, seulement 58% des établissements sondés ont augmenté leur prix et encore, très modérément pour la plupart. Si globalement la section marnaise de l'UFC Que Choisir se réjouit, son président Lionel Gazeaux reste prudent : « Peutêtre ont-ils anticipé cette hausse de la TVA avant le 1er janvier ou peut-être attendent-ils le changement de leur carte qui se fait souvent au printemps ? » A suivre quand les beaux jours seront de retour.

Hausse de la TVA : les restaurateurs ne se sont pas goinfrés

D'ici à la fin de l'année, les voyageurs de 128 gares bénéficieront d'un accès wifi gratuit. En région, les gares de Reims, Champagne-Ardenne TGV, Troyes et Charleville-Mézières sont concernées, mais malheureusement pas celles d'Epernay et de Châlons-en-Champagne.

Le wifi arrive en gare

CHINER CHINER CHINER CHINER CHINER CHINER CHINER CHINER CHINER SAMEDI 15 FÉVRIER Reims (Croix-Rouge) Bourse puériculture enfants-jouets 9h-13h - Ecole élémentaire Joliot Curie

DIMANCHE 16 FÉVRIER] Reims (Laon-Zola) Vide-greniers 7h-19h - Salle Goulin, 6, rue de la Neuvillette Beine-Nauroy Bourse puériculture-jouets

8h-16h - salle polyvalente Epernay Brocante & Vide-greniers Esplanade Charles de Gaulle, parking Jard

La Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne organise un casting pour sélectionner trois familles qui seront les « familles stars » de sa campagne de communication de l’été 2014. Les familles candidates, clientes ou non de la Caisse d’Epargne, ont jusqu’au 31 mars 2014 pour s’inscrire sur le site www.labanquedelafamille.com, et pour y déposer une photo.

La Caisse d'Epargne recherche « sa famille modèle »


La Croix-Rouge compte sur l’Etat

N°251 du 14 au 20 février 2014 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

Accueil des demandeurs d’asile En avril, le pôle social de la Croix-Rouge déménagera boulevard Kennedy, dans les anciens locaux de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass). Ce projet prévoit également la création d’un accueil de jour des demandeurs d’asile, sous réserve d’obtenir le feu vert – et surtout l’enveloppe financière – de l’Etat...

e projet est ficelé depuis longtemps, le préavis rue Joseph Servas déposé, et le nouveau bail tout juste signé. Restent encore quelques travaux avant l’arrivée des services du pôle social de la Croix-Rouge boulevard Kennedy. A savoir, la plate-forme d’information et d’accueil des demandeurs d’asile (Piada), ainsi que les bureaux administratifs de l’antenne châlonnaise pour l’hébergement des demandeurs d’asile et des personnes de droit communautaire. Soit une dizaine de salariés concernés, qui se partageront deux branches du site, aux côtés de l’Union départementale des associations famil-

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Le pôle social de la Croix-Rouge devrait bientôt cohabiter avec l’Udaf, boulevard Kennedy à Châlons. © l'Hebdo du Vendredi

iales (Udaf). « Ces locaux représentent 320 m2 au total, précise Vincent Gruson,

Un endroit plus grand et plus convivial

le directeur du pôle. Le déménagement seul, travaux compris, nécessite 65 000

Le couple adultère encourt la perpétuité

Fait divers - Militaire retrouvé mort à Somme-Suippe

’adjoint du procureur de la République de Reims, Laurent de Caigny, a tenu une conférence de presse mercredi 12 février au palais de justice de Reims, accompagné du lieutenant-colonel Berger, commandant le service de recherche de la gendarmerie, pour faire la lumière sur ce qui est désormais l’assassinat du sergent-chef de la BA 113, retrouvé sans vie à son domicile le 27 janvier dernier. «  L’histoire  » racontée par la désormais veuve du sous-officier de l’armée de l’air n’a pas survécu à l’enquête menée par les gendarmes. Elle avait expliqué, lors des premières dépositions, avoir retrouvé son époux à son retour de week-end. Et la première hypothèse d’un cambriolage ayant mal tourné n’a pas tenu longtemps. Dubitatifs, les enquêteurs ont poussé leurs investigations, notamment en recoupant les données de géolocalisations des téléphones portables de l’épouse et de son amant. Et lundi 10 février, les deux amants étaient interpellés au domicile de monsieur, à Reims, et placés en garde à vue. Confrontés aux éléments d’enquête, les deux sont plus ou moins passés aux aveux. Il est apparu aux enquêteurs, d’après d’autres témoignages recueillis, que le couple « légitime » était instable, et que le militaire basé à Saint-Dizier avait décidé de se séparer de sa compagne. Ce qu’elle n’entendait pas, essentiellement

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pour des raisons financières. Décision a alors été prise de faire «  disparaître  » le sergent-chef. Le vendredi 24 janvier, l’épouse aurait déposé des somnifères dans le pastis de son époux. Une dose ni toxique, ni létale, mais suffisante pour l’étourdir. Puis elle aurait appelé son amant pour le passage à l’acte. L’époux aurait été transporté dans le garage où il a été retrouvé mort. L’amant, dans un premier temps, ne parvenant pas immédiatement à ses fins et voyant son «  rival  » reprendre conscience, aurait utilisé une pioche se trouvant à disposition pour « en finir ». Un des sept coups portés aurait vraisemblablement provoqué une hémorragie massive à laquelle le sergent-chef n’a pas survécu. L’expertise devrait permettre de conclure que ladite pioche, retrouvée en travers du corps de la victime et présentant des taches de ce qui ressemblerait à du sang sur la pointe, était bien l’arme du crime. Crime dont la préméditation ne fait guère de doute. L’instruction, ouverte mercredi 12 février, devrait permettre de connaître les derniers détails d’une sordide affaire qui conduira ses auteurs devant les assises. L’amant a été mis en examen pour assassinat, la veuve pour complicité d’assassinat. Ils risquent tous les deux la réclusion criminelle à perpétuité et ont été placés en détention.

Tony Verbicaro

euros. Il faut intervenir sur les canalisations pour créer des sanitaires, aménager des entrées indépendantes, et se mettre aux normes d’accessibilité. » Après négociations avec le propriétaire pour la prise en charge d’une partie des travaux, et grâce au coup de pouce financier de la municipalité (26 000 euros), la CroixRouge devra autofinancer environ 6 000 euros. Le projet prévoit également un accueil de jour - digne de ce nom - pour les demandeurs d’asile, notamment pour palier aux situations extrêmes survenues rue Servas par le passé. Pour rappel, jusqu’à 70 personnes s’étaient retrouvées à la rue, dormant dans un camping de fortune installé devant le pôle. « Nous

ne disposons là-bas que de locaux administratifs. Mais nous ne pouvons pas véritablement accueillir les personnes, leur proposer de prendre une douche, ou de manger. Certains utilisent les lavabos pour leur toilette, ce n’est pas acceptable. L’objectif, c’est de mettre à leur disposition des sanitaires convenables, des machines à laver, ainsi qu’un espace commun avec micro-ondes où ils pourront réchauffer leurs repas. Un endroit plus grand, et plus convivial. » Coût de fonctionnement du nouvel accueil : 100 000 euros par an, location des lieux, personnel, et services proposés compris. La demande de financement adressée au ministère est toujours en attente. « L’Etat s’était engagé à prendre intégralement en charge ce dispositif, mais nous n’avons aucune confirmation à ce jour. Sa réponse devrait arriver d’ici mars ou avril. Il nous donnera peut-être moins. Nous verrons comment ajuster le projet en fonction, si besoin. Dans tous les cas, nous continuerons à accueillir le public boulevard Kennedy, et ce, plus décemment qu’avant. » En novembre, l’Etat a « débloqué » 50 places supplémentaires d’hébergement d’urgence dans la Marne. De quoi gérer plus facilement l’arrivée dans la villepréfecture des demandeurs d’asile. Mais si ce flux, comme ce fut le cas en 2012, venait à exploser une nouvelle fois…

Sonia Legendre

Une DSP difficile à harmoniser

Assainissement

epuis le 1er janvier, les conseillers communautaires planchent sur l’assainissement des eaux usées au sein de la nouvelle intercommunalité. Objectif : réorganiser et harmoniser cette compétence en prenant en compte les 38 communes qui composent aujourd’hui la communauté d’agglomération. Qu’il s’agisse du périmètre couvert, des services prévus ou des tarifs appliqués. Par exemple, elles bénéficient toutes désormais du Service public d’assainissement non collectif (Spanc), historiquement géré par la communauté, et ce, à des tarifs identiques. Mais les choses sont plus compliquées en matière d’assainissement collectif, puisqu’il fait l’objet d’une Délégation de service public (DSP). Jeudi dernier, un premier avenant au contrat liant l’ancienne communauté d’agglomération à Veolia était adopté. Il permet ainsi à la

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commune de Jalons d’intégrer cette DSP, aux conditions établies par le contrat d’origine. « Cela a été possible car le contrat passé entre Jalons et Veolia arrivait à échéance fin 2013, explique Jean-Pierre Adam, vice-président de la commission assainissement de Cités en Champagne. Celui de Condé-surMarne, en revanche, court jusqu’en 2017. C’est un contrat d’affermage qui ne peut être cassé. On a bien essayé de négocier avec Veolia, mais ils refusent catégoriquement toute modification. » Condé-sur-Marne devra donc honorer son engagement, même si elle paie plus cher seule plutôt qu’en rejoignant le marché de Cités en Champagne. Sauf peut-être à financer le manque à gagner qu’engendrerait ce regroupement pour Veolia, ce qui n’est clairement pas envisageable.

S.L


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Les clubs d’aquagym montent au créneau

Futur pôle aquatique de Fagnières

Avant même sa sortie de terre, le pôle aquatique et ludique de Fagnières, signé Cités en Champagne, fait déjà des malheureux. Les présidents des clubs d’aquagym ont rencontré les responsables du projet, mais leurs revendications ne permettront vraisemblablement pas de modifier les plans des architectes…

eudi dernier, le dépôt des permis de construire – le futur pôle - et de démolir – l’actuelle piscine Tournesol - était voté par le conseil communautaire. Premiers coups de pioches au second semestre de cette année, pour une mise en service de l’équipement début 2016. D’ici là, les portes de Tournesol restent ouvertes. Une bonne nouvelle pour les quelque 400 adhérents qui y suivent chaque semaine leurs cours d’aquagym. Mais en y regardant de plus près, les présidents des clubs s’interrogent sur ce projet. « On préconise pour l’aquagym une hauteur d’eau de 1,40 à 1,80 mètre, éclaire Patrick Dumont, président de la Nouvelle vague châlonnaise (NVC). Ça permet à toutes les tailles d’y trouver leur compte. » Seulement voilà, le bassin ludique du complexe sera le seul à proposer ces dimensions. Et ne pourra accueillir simultanément qu’une petite vingtaine de personnes maximum. « En moyenne, on a une trentaine d’adhérents à chaque cours, et une cinquantaine le vendredi ! On pensait pouvoir utiliser le grand bassin, comme à Tournesol. » Mais celui-ci mesure deux mètres de haut d’un bout à l’autre, sans inclinaison prévue. Impossible d’y pratiquer l’aquagym tout en ayant pied. Car ce projet, présenté comme un pôle aquatique et ludique, pourrait néanmoins bénéficier d’un coup de pouce financier du Fonds national

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Haut de deux mètres d’un bout à l’autre, le bassin sportif du futur pôle aquatique de Fagnières ne permettra pas de pratiquer l’aquagym en ayant pied. © DR

pour le développement du sport (FNDS). A condition de disposer d’un bassin sportif, susceptible d’accueillir les compétitions. D’où ces caractéristiques. « Cette subvention peut aller jusqu’à deux millions d’euros, chiffre Martine Ragetly, vice-présidente de Cités en Champagne déléguée au sport. Une somme dont nous ne

Trop d’eau dans un bassin, pas assez dans l’autre

pouvons nous passer. » Troisième et dernier espoir des clubs : le bassin d’apprentissage, normalement réservé aux scolaires. Seulement voilà, l’eau n’y monte qu’à 1,20 mètre maximum. A condition, cette fois, d’actionner un système de double-goulotte spécialement prévu… pour l’aquagym. « L’Education nationale nous demande 0,80 mètre pour les plus petits. Nous avons investi 30 000 euros supplémentaires dans ce système. L’eau se vide ou se remplit en un quart d’heure. Mais

au-delà de cette hauteur, le délai et la déperdition de chaleur auraient été trop importants. » Monique Simon, présidente des Loisirs aquatiques châlonnais (Lac), n’en revient pas. « Il faut de l’eau jusqu’aux épaules pour que les mouvements soient bénéfiques. Sans compter le froid, qui n’est jamais agréable. Les architectes devraient participer à nos séances avant de se lancer dans des plans conçus en dépit du bon sens. » Du côté de l’association Seconde mitemps, on tempère. « Certains adhérents pratiquent déjà l’aquagym en grand bain, note Françoise Vanduick, vice-présidente et animatrice aquagym. Mais pour ceux qui ne sont pas à l’aise lorsqu’ils n’ont pas pied, c’est problématique. Nous bénéficions, en parallèle de Tournesol, de quelques créneaux à la piscine Olympique. J’espère que nous arriverons à nous organiser. Il aurait fallu qu’on soit consulté bien en amont. » Etant donné que certaines compétitions organisées à l’Olympique seront transférées à Fagnières, l’intercommunalité s’engage à y proposer des créneaux supplémentaires pour l’aquagym. Gageons que cette pro-

messe, d’ici là, ne tombe pas à l’eau.

Sonia Legendre

EN BREF

Le Relais nautique a un plan pour la gestion des déchets

Dans le cadre de sa candidature au label Pavillon Bleu, le Relais nautique de Châlons mettra en place, dès l’ouverture de la saison 2014 en avril, un plan de réception et de traitement des déchets d’exploitation et des résidus de cargaison des navires. Concrètement, cette mesure n’est imposée par la réglementation européenne qu’aux ports maritimes. Mais elle fait également partie des critères d’attribution dudit label. Objectif : sensibiliser les plaisanciers à la gestion des déchets, en les informant sur ce que coûte et ce que rapporte leur traitement. En 2013, par exemple, il s’élevait à près de 1 300 euros pour le Relais nautique. Et permettait de récolter quelque 3 500 kg d’ordures ménagères, 940 kg de verres et 600 kg d’emballages.

Bientôt une nouvelle agence Châlons-Fagnières

Banque Populaire Lorraine-Champagne nvolée de la concurrence sur le web oblige, les banques ont tendance, ces dernières années, à réduire voire à fermer leurs espaces d’accueil physiques, plutôt qu’à s’implanter. Alors qu’à Châlons, l’une des agences de la Banque Populaire Lorraine-Champagne (BPLC) s’installait avenue Jean Jaurès il y a quinze ans et aujourd’hui, la société souhaite construire un nouveau bâtiment rue du Docteur Fragne pour y transférer ladite agence, devenue obsolète. « Cela nous permettra de doubler nos effectifs et de bénéficier d’un espace plus grand, se réjouit Dominique Demangeon, le directeur départemental. Soit trois niveaux de 100 m2 chacun, une agence complètement modernisée, et un accueil personnalisé pour les entreprises locales. L’idée, en créant cette agence « Châlons-Fagnières » sur la rive gauche, est de couvrir plus largement l’ensemble du territoire. Pour

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répondre aux besoins des clients, tout en accompagnant le développement des zones commerciales alentours. » Vendredi dernier, élus et responsables du projet ont symboliquement posé la première pierre du chantier. Les travaux démarreront dans les semaines à venir. « Les plans et le permis de construire sont actés, et les quinze entreprises, marnaises pour la plupart, d’ores et déjà choisies. » Sortie de terre prévue cet automne.

S.L

De gauche à droite : Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons, Dominique Determ, première adjointe au maire de Fagnières, et Yannick Bohn, directeur des réseaux de la BPLC. © BPLC


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Vers une communauté des universités… de Champagne ?

Enseignement supérieur et recherche

value à notre union. Seules, ni l’UTT ni l’Urca ne pourront survivre. Ce que l’une gagnera avec cette communauté, l’autre le gagnera également. Nous pourrons ainsi coordonner nos travaux de recherches et décider ensemble de l’évolution de la carte des formations. » Et Christian Lerminiaux, le président de

Ou plutôt de Champagne-Ardenne, histoire de ménager les susceptibilités territoriales ? Si son appellation future n’est pas encore définitivement actée, le projet de rassemblement entre l’Urca et l’UTT se peaufine. En septembre prochain, une nouvelle communauté d’universités et d’établissements verra le jour. Quelque part en région…

n se souvient, en mars 2013, d’un protocole d’accord signé Reims entre l’Université Champagne-Ardenne (Urca) et l’Université de Technologie de Troyes (UTT). Un premier pas vers le rapprochement de ces deux entités, et un premier appel à leurs homologues, pour les encourager à rejoindre le mouvement. Près d’une année plus tard, à

Mutualiser les moyens pour ouvrir de nouvelles filières

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Gagner en visibilité et en légitimité

défaut de fédérer – pour l’instant - le plus grand nombre, l’initiative est toujours d’actualité. Mieux, elle s’oriente, législation oblige, vers la création d’une communauté d’universités et d’établissements. « La loi de juillet 2013 propose trois modes de regroupement entre les structures de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle Jean-Paul Bachy, le président du

De gauche à droite : Gilles Baillat, président de l’Urca, Jean-Paul Bachy, président du Conseil régional, Christian Lerminiaux, président de l’UTT, et Jacques Meyer, vice-président du Conseil régional en charge de l’enseignement supérieur. © l'Hebdo du Vendredi

Conseil régional. Fusionner, s’associer à un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, ou créer une communauté. Cette solution a été choisie par l’Urca et l’UTT pour pouvoir toucher d’autres établissements, publics comme privés. Les écoles de commerce, d’ingénieurs, etc. La dynamique globale engagée vise à élaborer une stratégie de diversification des formations, très attendue des acteurs économiques, mais également des familles. » De quoi lutter contre l’exode des jeunes, souvent lié à la pour-

suite d’études, mais aussi améliorer la visibilité de la Champagne-Ardenne dans le paysage de l’enseignement supérieur. Une condition sine qua non pour gagner en légitimité face aux pouvoirs publics et à l’Europe, surtout lorsqu’il s’agit de solliciter les outils et les moyens d’appuyer des projets régionaux. Pour l’heure, l’Urca et l’UTT travaillent de concert à l’élaboration d’un diagnostic des besoins et d’un projet commun. « Un projet original et innovant, note Gilles Baillat, président de l’Urca, qui apportera une réelle plus-

Neoma BS : une fusion prometteuse

l’UTT, d’ajouter : « L’objectif est de mêler la vision professionnalisante de nos établissements aux secteurs d’excellence de la région. Les agro-ressources, les matériaux, la santé, ainsi que les sciences humaines et sociales. A ce jour, par exemple, il n’existe pas de formation en plasturgie. Nous verrons ensemble comment en créer une. Même chose pour les formations d’ingénieurs. En mutualisant les ressources de nos universités, nous pourrons ouvrir de nouvelles filières. » À terme, cette communauté constituera un nouvel établissement, avec sa propre gouvernance, son propre budget et son propre siège. L’histoire ne dit pas – encore - où géographiquement, mais cette décision sera forcément prise d’ici septembre. Prochaine étape, en juin : le vote des statuts définis de la structure. Puis la si-gnature d’un contrat de site avec le gouvernement.

Sonia Legendre

Ecole de commerce

e 24 avril dernier, Reims Management School et Business School Rouen fusionnaient pour ne devenir qu'une : Neoma Business School (NBS) était née. Deux campus dans deux villes pour une seule école, se voulant résolument ambitieuse. «  L'enjeu pour nous, c'est de figurer dans les quinze meilleures écoles européennes d'ici dix ans (Reims et Rouen étaient jusqu'à présent situées autour des 25-30e rangs), tout en veillant à ce que nos deux campus conti-nuent à se développer de manière tout à fait équivalente  », souligne Yves Benard, président de Neoma Business School. Pour se faire, créer une nouvelle entité avec sa propre identité était donc indispensable, comme le rappelle Frank Bostyn, directeur général de NBS : « Cette fusion, c'est un défi, mais on constate une vraie adaptabilité des uns et des autres. Pour ne donner l'avantage ni à Reims, ni à Rouen, on a donc choisi le nom de Neoma («  Néo  » pour son côté nouveau, «  Ma  » en référence au management, car notre objectif, c'est de former les managers de demain »). Quant à

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grands, devenu certes moins urgent mais toujours dans les cartons.

Aymeric Henniaux

EN BREF

Enseignement supérieur : portes ouvertes en pagaille

Élus et représentants de NEOMA ont dressé le tout premier bilan de la fusion. © l'Hebdo du Vendredi

la fusion en elle-même, elle n'apportera que de la valeur ajoutée car elle permettra un meilleur niveau de compétitivité dans les régions où se trouvent les campus. » Principale mission désormais : réussir à rendre les campus les plus attractifs possible et surtout internationaliser davantage l'école (qui dispose d'ailleurs déjà

d'une triple accréditation internationale). Reste qu'avec un budget de 75 millions d'euros, 200 professeurs permanents, 8 000 étudiants (dont 30% d'étrangers) et quelque 300 partenaires internationaux dans 75 pays, les conditions semblent réunies pour se développer. Sans oublier le projet immobilier de déménagement du campus rémois pour des locaux plus

Plusieurs établissements d'enseignement supérieur ouvrent leurs portes ce week-end à Reims : Lycée Saint-Jean-Batiste de la Salle (vendredi 14 février de 16h à 20h et samedi 15 février de 9h30 à 13h), l'Université de Reims (samedi 15 février de 10h à 17h), Lycée Privé Jean XXIII (samedi 15 février de 14h à 17h30) et Lycée Libergier (samedi 15 février de 9h30 à 16h) A noter également que l'Université de Reims organise, du 24 au 28 février, l’opération « un jour à la fac ». Il s'agit d'une semaine d’immersion à sur les bancs universitaires avec l’opportunité de visiter les campus mais aussi d’assister à un ou plusieurs cours dans la ou les composantes de son choix. Rens. : www.univ-reims.fr/unjouralafac.


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Dernier chapitre à Reims, un nouveau à Châlons...

Emploi - Liquidation judiciaire Deux librairies Chapitre aux fins bien différentes. Si l'optimisme est de mise pour la librairie châlonnaise, le sort des 24 salariés du magasin rémois de la place d'Erlon est, lui, scellé : la librairie a définitivement baissé le rideau lundi.

de mars. Pour la suite, Franck Dournovo reste malgré tout résolument confiant : « Une fois la liquidation actée, les repreneurs pourront se (re)positionner avec de meilleures conditions pour eux. Et je n'imagine pas une reprise du site sans garder au moins une partie du personnel expérimenté. Car le relationnel est très fort ici avec notre clientèle. »

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L'information est tombée lundi dernier dans la soirée : le tribunal de commerce de Paris a validé l'offre de reprise faite par la maison d'édition Albin Michel de la librairie châlonnaise Chapitre. L'éditeur, qui a déjà racheté cinq librairies du groupe, était le seul à avoir déposé une offre pour le site de Châlons, la Fnac ne s'étant pas manifestée. Parmi les conditions de la reprise : que les dix salariés de Chapitre soient conservés sur le site, ce qui devrait donc bien être le cas. Chapitre devient donc Albin Michel, pas de changement de direction, qui reste maître de la gestion de la librairie. La directrice, Lydie Fiot, n'hésite plus d'ailleurs à parler au futur : « Maintenant que le rachat est acté, nous allons pouvoir créer une nouvelle société, et d'ici un bon mois, le temps de rouvrir des comptes chez les fournisseurs, on devrait pouvoir achalander à nouveau correctement la librairie. »

ans la cité des Sacres, la très mauvaise nouvelle est officiellement tombée le 31 janvier dernier, avec la décision du juge du tribunal de commerce de Paris de refuser la proposition de reprise partielle par l'éditeur Albin Michel du site rémois (soient 19 emplois sauvés sur 24). « C'est l'application pure et simple de la loi, regrette Franck Dournovo, directeur de la librairie rémoise, on est un peu dans la politique du tout ou rien. Un peu partout, tous les jours, on entend aux informations des reprises partielles validées par les tribunaux, mais pas pour nous. Pourtant ça aurait été jouable car certains de nos collaborateurs étaient consentants à des départs volontaires...»

Le cœur gros à Reims

Jusqu'alors en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité, Chapitre Guerlin n'aura donc pas trouvé un repreneur capable de conserver l'intégralité des salariés. «  L'autre problème, poursuit Franck Dournovo, c'était le loyer (plusieurs milliers d'eu-

Soulagement prudent à Châlons

A Reims, le tribunal a refusé l'offre d'Albin Michel, entraînant la fermeture définitive de la librairie. © l'Hebdo du Vendredi

ros par mois). Après une forte réévaluation à l'automne dernier, on avait déjà pris la décision de regrouper toutes les activités sur un seul site, mais malgré cela, ça n'étais plus jouable. » La faute aussi à des charges liées à l'appartenance au groupe Chapitre, visiblement bien trop élevées pour assurer la pérennité des finances de la librairie. « Si on avait été indépendant, je ne dis pas que ça aurait été gagné, mais nous aurions eu plus de chance d'être rentables. Par exemple, en appartenant à

Chapitre, nous étions tenus de passer par une entreprise du groupe pour l'informatique, ce qui nous coûtait 70 000 euros par an... contre seulement 10 000 euros annuels si on avait pu passer par une autre société qu'on aurait choisi  », indique le directeur. Fermée depuis 18h lundi dernier, la librairie devrait progressivement se vider au cours des prochaines semaines. Quant aux salariés, la lettre de licenciement devrait tomber pendant les premiers jours

Homologation du plan social annulée, et après ?

OCDF-Wayne Dalton

Le tribunal administratif de Châlons-enChampagne a annulé l’homologation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de l’entreprise rémoise OCDF-Wayne Dalton, en liquidation judiciaire depuis juillet 2013. Une décision qui, bizarrement, ne fait que plonger un peu plus dans le flou les 63 salariés.

a loi de sécurisation de l’emploi entrée en vigueur récemment et supposée mieux défendre les intérêts des salariés a instauré une homologation, par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), du PSE. Et pour la première fois en France, cette autorisation administrative a été annulée par un tribunal. Et c’est donc OCDF-Wayne Dalton, entreprise rémoise de fabrication de portes de garage, qui est concernée par le jugement rendu mardi à Châlons. D’après les juges administratifs, le PSE est insuffisant. Me Philippe Brun, l’avocat des salariés de Wayne Dalton, avait

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Me Philippe Brun. © l'Hebdo du Vendredi

commencé par chercher à faire annuler la liquidation judiciaire ouverte en juillet. En octobre, la cour d’appel avait confirmé la liquidation, ce qui ouvrait la porte à la mise en place du PSE, lequel

« On a gagné une bataille, mais que va-t-on en faire ? » avait été homologué par la Direccte. Les lettres de licenciement pouvaient alors partir chez les salariés. Pour Me Brun, « l’Etat, via la Direccte, est obligé d’homologuer les PSE, sans quoi les salariés ne sont pas couverts

par l’AGS (régime de garantie des salaires, ndlr)… »

Puisque le tribunal administratif a annulé l’homologation, le PSE ne vaut donc plus, et, en conséquence, les licenciements non plus. Mais l’entreprise est toujours en liquidation judiciaire, et les employés ne travaillent évidemment plus, et, donc, ne perçoivent pas de revenus. Le hic, c’est que si le PSE est annulé par le contentieux administratif, d’une part, il est fort probable que la décision définitive n’intervienne pas avant plusieurs années, le temps de l’examen en appel, et, s’il le faut, devant le Conseil d’Etat, plus haute juridiction

administrative. Et si, dans trois ans, le Conseil d’Etat confirme l’annulation de l’homologation, que se passe-t-il ? La liquidation judiciaire sera sans doute clôturée d’ici là, et vers qui les salariés pourront-ils se retourner pour toucher leurs indemnités ? « Ce contentieux administratif ne condamne pas l’employeur, explique Me Brun. Donc il faut retourner devant le juge judiciaire pour faire valoir les droits des salariés. Sauf qu’on ne peut pas y aller tant qu’on n’aura pas une décision administrative définitive. Et quand on l’aura, l’employeur nous répondra devant le juge judiciaire qu’il a licencié avec l’accord de la Direccte à l’époque, et qu’il ne peut plus rien faire. Alors on fera quoi ? On poursuivra l’Etat pour faute, et ce sera à l’Etat, donc aux contribuables, de compenser un PSE trop léger ? » Pour Me Brun, le PSE a été homologué alors qu’il n’était pas proportionné aux moyens de l’entreprise, ou à défaut, du groupe qui le détient. Ici, le Japonais Sanwa, qui « distribue des dividendes très élevés à ses actionnaires… La loi Hollande sur la sécurisation de l’emploi, c’est une loi de sécurisation patronale… »

Tony Verbicaro

Aymeric Henniaux et Sonia Legendre

Mory Ducros : maintien de l’activité à Châlons et à Reims

Transport

Grâce à l’accord du tribunal de commerce pour la reprise de Mory Ducros par Arcole Industries, les sites de Châlons et de Reims ont pu maintenir leur activité. © l'Hebdo du Vendredi

in novembre 2013, Mory Ducros, le deuxième transporteur français de messagerie, officialisait son dépôt de bilan. L’un des plus importants survenus en France depuis la faillite de Moulinex, en 2001. Jeudi dernier, à l’issue d’un long bras de fer avec les syndicats, la CFDT en tête, le tribunal de commerce de Pontoise (Val-d’Oise) validait l’offre de reprise du groupe par Arcole Industries, son principal actionnaire. Au plan national, les conditions du contrat prévoient de préserver 2 210 emplois, sur les 5 000 effectifs initiaux de Mory Ducros. Dans la Marne, aucune fermeture d’agence n’est à déplorer, et l’activité des sites rémois et châlonnais a pu être maintenue. Cette reprise implique néanmoins la suppression de trois emplois à Châlons sur un total de 43 postes, et de 19 à Reims, pour 81 salariés. Sous réserve de la décision finale des administrateurs, qui devrait être connue d’ici la fin du mois, voire début mars.

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S.L


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Les bibliothèques misent sur le numérique

Nouvelles technologies

Suite au diagnostic, la semaine passée, d’un cas de tuberculose au lycée Jean Talon de Châlons, l’Agence régionale de santé (ARS) a précisé, dans un communiqué envoyé à la presse, que le centre de lutte antituberculeuse de la Marne avait d’emblée mené, auprès des élèves et des enseignants, une opération d’information. Des examens de dépistage doivent être réalisés sur les proches de la personne atteinte. L’agence rappelle que cette maladie est très répandue, qu’elle se transmet par voie respiratoire, généralement via un contact proche, long, répété et en milieu confiné, et qu’il existe des traitements très efficaces pour la soigner.

Cas de tuberculose à Jean Talon : l’ARS rassure

L’association ACG Events et le Cycle de conférences Arts, lettres et sciences accueilleront Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, pour une conférence intitulée « comment sauver ensemble les urgences ». Ce samedi 15 février à 15 h à l’Atelier (5, rue de l’Arquebuse à Châlons). Contact : latelier@acg-events.com.

Patrick Pelloux, invité de l’Atelier

L’association des Amis de Jean Talon, qui œuvre depuis vingt ans pour les relations avec le Québec et le Canada, organise sa prochaine assemblée générale ce lundi 17 février à 20 h, salle de Malte (7, rue du Lycée à Châlons). Entrée libre et ouverte à tous. Renseignements au 03 26 67 94 49.

L’assemblée générale des Amis de Jean Talon, ouverte à tous

Depuis lundi, le défi organisé par l’Echiquier châlonnais rassemble deux grands joueurs autour d’un duel intergénérationnel : Anatoly Vaisser, vainqueur en 1982 du championnat de Russie, Grand maître international et actuel champion du monde des vétérans, ainsi que Paul Valten, champion de France junior en 2012 et joueur professionnel au sein du club. Leur quatrième et dernière partie se déroulera ce vendredi 14 février à partir de 14 h 30 dans les locaux d’Arts et Plants (1, avenue du Maquis des Glières, zone des Escarnotières). Renseignements au 09 81 99 59 12.

Echecs : verdict du grand défi ce vendredi

Le conseil communautaire vient de donner son accord à l’Office de tourisme pour la création d’une visite audio-guidée dédiée à la Basilique Notre-Dame de l’Epine. Et pour apporter un coup de pouce financier au projet, soit 11 200 euros maximum, issus des recettes de la taxe de séjour. Plusieurs prestataires ont d’ores et déjà été consultés, ce nouveau parcours pourrait être lancé pour la saison touristique 2014. Idéal côté calendrier, puisque cette année marque le centenaire de l’élévation de l’édifice au rang de basilique.

L’Office de tourisme chouchoute la Basilique de l’Epine

Avec Extrapole, tout un univers numérique s’offre aux usagers des bibliothèques châlonnaises. © DR

onne nouvelle, le Wifi couvre désormais l’ensemble des bibliothèques municipales châlonnaises. Qu’ils soient à Pompidou, Diderot ou Gulliver, les usagers peuvent se connecter gratuitement à internet depuis leur propre ordinateur ou téléphone. Autre nouveauté, gratuite également : la « carte numérique » permet de suivre des formations au multimédia, de consulter la presse en ligne, d’utiliser le matériel disponible à la médiathèque Gulliver (PC portables et tablettes), et de bénéficier chaque jour d’un accès d’une heure à un poste informatique. Lancée en juin 2013, la plate-forme numérique Extrapole (consultation en ligne de films, de documentaires, de livres, etc.) fédère aujourd’hui plus de 250 abonnés.

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Dans le cadre de l’exposition labellisée d’intérêt national « Sur la route de Indes », l’ethnologue Frédérique Pagani animera une conférence autour des statues hindoues le jeudi 20 février à 18 h 15, au Musée des Beaux-Arts et d’archéologie (place Godart). Parallèlement, une nocturne s’organise avec le Conservatoire de musique et de danse, dès 18 h. Parmi les animations prévues : des chants traditionnels interprétés par la chorale La Croche Chœur, sous la baguette de Romain Changenot. Renseignements au 03 26 69 38 53.

Conférence, danse et musique au Musée

Les œuvres de Nicole Sage et de Jean-Jacques Routier sont visibles à l’Office de tourisme jusqu’au 8 février prochain. Des portraits plus vrais que nature, des paysages, des clins d’œil au patrimoine châlonnais, etc. Et autant d’invitations au voyage et à la méditation.

Escapades artistiques à l’Office de tourisme

La troupe de théâtre de Sarry se produira à Saint-Martin-sur-le-Pré ce vendredi 14 février (20 h 30 à la salle des fêtes), à Saint-Germain-la-Ville le samedi 15 février (même heure, même lieu), puis le samedi 29 mars à Châlons (20 h 30 au complexe agricole du MontBernard). Au programme : leurs deux dernières pièces, ainsi qu’une bonne dose d’humour et de légèreté. Plus d’infos sur www.sarrybiens.blogspot.fr.

La tournée des Sarrybiens se poursuit

Cupidon déclare son humour

Sarry

our la Saint-Valentin, Sarry accueillera le collectif Cupidon et compagnie, ainsi que sa déclaration… d’humour. Ou comment revisiter les plus grands mythes de l’amour, façon poésie burlesque. Sur scène, trois comédiens incarnent à eux seuls une trentaine de personnages, de Roméo et Juliette en train de roucouler dans une cité, à Adam et Eve en pleine instance de divorce. Samedi 15 février à 21 h, salle des fêtes de Sarry. A partir de 8 ans. Tarif : 15 euros. Réservations au 06 88 78 92 08. Plus d’infos sur www.sarry-humour.com.

P

2013 2014

UN AN DE PLUS

La rubrique Un an de plus propose de revenir sur un événement traité dans nos colonnes il y a un an, semaine pour semaine, et de regarder comment les choses ont évolué depuis. L’Hebdo du vendredi 15 février 2013 relayait le « coup de gueule » de l’association Nouvelle Catalaunie contre le projet prévu en lieu et place de la Haute-Mère-Dieu : un complexe hôtelier et commercial, plusieurs logements, et un parking souterrain. Les fouilles archéologiques et les diagnostics techniques réalisés depuis n’ont révélé aucune contre-indication aux travaux, qui devraient commencer prochainement. La restitution des moulures et des éléments de la façade historique est terminée. L’entreprise familiale Girard, franchisée du groupe Accor, s’est positionnée pour l’acquisition de l’hôtel. La Semcha deviendrait propriétaire du parking et des surfaces dédiées au logement.

Haute-Mère-Dieu : le projet immobilier avance


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Le Stade veut être maître chez lui

Foot (L1, 25e j.) : Reims - Bordeaux

Tranquille comme Placide

Suite à la blessure au genou de Kossi Agassa lors d'un entraînement, Johnny Placide (26 ans) a participé à son premier match de L1 cette saison à Guingamp. Une première réussie pour l'habituel remplaçant qui devrait au moins être titulaire lors des trois prochaines journées.

Vainqueur à Guingamp, le Stade de Reims accueille samedi soir Bordeaux. Prolifiques à l'extérieur, les Rouges et Blanc entendent rattraper les points perdus sur la pelouse de Delaune.

e de L1 avec 36 points après sa victoire à Guingamp (2-1), le Stade de Reims a fait un très grand pas vers le maintien. Désormais, le club présidé par Jean-Pierre Caillot peut se pencher sérieusement sur un nouvel objectif : celui de terminer la saison dans le top 10 de la L1. Mais pour que cet espoir devienne une réalité, l'équipe rémoise va devoir hausser encore son niveau de jeu, en particulier à domicile où ses performances ne sont pas toujours à la hauteur. 3e au classement à l'extérieur, derrière le PSG et Monaco, le Stade de Reims a ainsi pris plus de points lors de ses déplacements qu'à la maison (21 points sur 36). Il est temps que cela change et pourquoi pas dès samedi soir lors de la venue de Bordeaux ? « Rationnellement, je n'ai pas de réponse à cette situation sinon nous aurions inversé la tendance, avoue Hubert Fournier. Peut-être que sur certains matches nous nous sommes trop exposés ? ». Pour l'entraîneur rémois, la priorité sera donc d'abord de fermer les vannes d'une défense un peu trop laxiste ces derniers temps. « Nous en avons pris six lors de nos deux derniers matches à la mai-

Comment s'est passée cette première ? Ça fait plaisir d'être sur le terrain. Les remplaçants ont fait le boulot. Je suis content de ma performance et j'ai à coeur de continuer à travailler et de confirmer, car quand on est remplaçant, on a faim, on a les crocs. Maintenant, si je suis content pour moi, je suis aussi malheureux pour Kossi.

7

Ressentez-vous une pression particulière ? Non pas du tout. Je me prépare comme d'habitude.

Kossi Agassa blessé, c'est Johnny Placide qui va occuper les buts pendant au moins trois matches. © l'Hebdo du Vendredi

son. Nous devons être plus solides, avoir la volonté de travailler en équipe et afficher un bloc collectif beaucoup plus structuré  ». Hubert Fournier a bien sûr en tête la claque reçue il y a deux semaines lors de la réception de Montpellier (2-4). Bonne nouvelle, face à Bordeaux (8e de L1 avec 34 points), il disposera d'un groupe plus étoffé que lors de la défaite subie contre les hommes de Roland Courbis. En effet, seuls Diego et Fofana, qui ont tout juste

Une finale avant l'heure ?

repris le chemin de l'entraînement, et bien sûr Agassa, blessé depuis la semaine dernière et qui devrait manquer les trois prochaines journées, seront absents.

> Reims - Bordeaux (25e j.), samedi 15 février à

Julien Debant

20h, stade Auguste Delaune.

Match suivant, Monaco - Reims (26e j.), vendredi 21 février à 20h30, stade Louis II.

Basket (Pro B, match reporté de la 16e j.) : Bourg-en-Bresse - Châlons-Reims Dépités après leur défaite à Souffelweyersheim, Châlons-Reims doit impérativement relever la tête samedi soir sur le parquet de Bourg, son principal concurrent avec Boulogne pour l'accession directe en Pro A.

e Champagne Châlons-Reims Basket était prévenu. Il n'est jamais facile de s'imposer sur les terres de Souffelweyersheim. Sans Sacha Giffa, parti honorer un de ses proches disparus, Nikola Antic et ses hommes sont donc tombés dans le piège tendu par le promu. Pourtant, Michel Morandais et ses coéquipiers ont, comme souvent, parfaitement débuté cette rencontre menant de 13 points à la pause (40-27), mais sont ensuite tombés dans leurs travers, baissant d'intensité en défense et subissant logiquement le retour de leurs adversaires qui finalement obtenaient la victoire au terme de trois prolongations ! Score final en faveur des Alsaciens : 101-98. Avec cette nouvelle défaite au compteur, le

L

Michel Morandais et ses coéquipiers ont un très gros match à jouer samedi soir à Bourg-en-Bresse. © l'Hebdo du Vendredi

CCRB laisse d'une part Boulogne prendre les commandes du championnat et d'autre part revenir Bourg-en-Bresse à sa hauteur. Les Bressans, où figure l'ancien marnais Kévin Corre, sont justement, samedi soir, les prochains hôtes de la bande à Antic,

Plus haut salaire parmi les joueurs étrangers de la Pro B, le pivot américain du CCRB John Turek tarde à retrouver ses sensations après la blessure qui l'a éloigné des parquets pendant six semaines cet automne. Avant cet arrêt, il tournait en moyenne à 15 points et 9,5 rebonds pour une évaluation rondelette de 23 (4 matches). Depuis, il marque 13,6 points et prend 6,4 rebonds pour une évaluation correcte de 14,4 (15 matches). Moins en réussite au niveau de son shoot et moins dominant dans la raquette, le joueur US est certainement mieux ciblé par ses adversaires. Sa baisse de régime est surtout marquée depuis la reprise après les vacances de Noël. Pire, depuis trois matches, il semble en total manque de confiance. Son match à Souffelweyersheim en est le symbole : 10 pts marqués mais avec 23% de réussite et 3 petits rebonds en 37 minutes de jeu pour une évaluation négative (-2) ! John Turek vaut mieux que ce non-match en Alsace. A lui de le prouver à Bourg.

Le CCRB a besoin de John Turek

en match en retard de la 16e journée. Ce duel entre deux des grosses cylindrées de la Pro B sent la poudre. En effet, si le vainqueur restera collé aux basques de Boulogne, le vaincu pourrait se retrouver à deux victoires du leader. Alors que les deux tiers du championnat sont déjà joués, cet écart au vu des performances des uns et des autres clubs ne sera pas anodin, même si Châlons-Reims aura encore l'occasion de prendre directement la mesure de ces deux adversaires : déplacement à Boulogne le 28 février et réception de Bourg-en-Bresse le 4 mars. Toujours est-il que c'est avec le couteau entre les dents que les Marnais devront se présenter à l'Ekinox, la toute nouvelle salle de Bourg-en-Bresse. Le groupe composé et entraîné par le très expérimenté Frédéric Sarre présente une belle homogénéité. Le danger peut venir de partout avec des gâchettes comme Devin Booker (13,3 pts et 6,3 rbs), John Flowers (13,2 pts et 4,9 rbs) et O’Darien Basset (12,8 pts, 4,3 rbs et 3,6 pds). Et derrière ces trois leaders US, de solides joueurs français font le boulot. Ainsi, Alexis Tanghe (8,4 pts et 4,6 rbs), Simon Darnauzan (8,3 pts et 4 pds) ou encore Kévin Corre (6 pts et 4,5 rbs) participent très largement aux performances de leur équipe, notamment défensives, la meilleure dans ce domaine de la division (69,4 pts encaissés contre 77,6 au CCRB).

> Bourg-en-Bresse - Châlons-Reims, match en

J.D

retard de la 16e journée, samedi 15 février à 20h, salle Ekinox, Bourg-en-Bresse.

Prochains matches à domicile : Châlons-Reims Saint-Quentin (30e j.), vendredi 21 février à 20h, Palais des Sports Pierre de Coubertin, Châlonsen-Champagne, et Châlons-Reims - Denain, mardi 25 février à 20h, Palais des Sports Pierre de Coubertin, Châlons-en-Champagne.

Vous êtes certain de jouer les trois prochains matches... Nous devons confirmer à domicile nos bons résultats à l'extérieur. Personnellement, je vais jouer comme je sais le faire sans en faire trop en espérant que tout se passe bien. C'est plus facile aussi quand l'équipe marche plutôt bien. Les performances de Kossi me poussent à faire plus à l'entraînement, à être meilleur sur le terrain. C'est le métier de 2e gardien et ça se passe très bien avec tout le monde.

Des appréhensions avant le match face à Bordeaux à Delaune ? Je ne me fais pas de soucis. En Coupe de France face à Monaco ça s'est bien passé. Je suis venu aussi au Stade de Reims pour ce public qui pousse. C'est à nous de faire en sorte que le stade soit derrière nous.

EN BREF

J.O. de Sotchi : encore deux chances pour Véronique Pierron

Éliminée mardi dès les séries de l'épreuve du 500 m de short-track, suite à une chute, Véronique Pierron possède encore deux chances de ramener une médaille de Russie. La licenciée du Reims Patinage de Vitesse est en effet maintenant attendue sur le 1500 m (à partir du samedi 15 février), puis sur 1000 m (à partir du mardi 18 février).

Les Harlem Globetrotters attendus à Reims

Les Harlem Globetrotters sont de retour en France et à Reims. Ils seront au Complexe René Tys jeudi 20 février. Plus qu'une équipe, les Harlem Globetrotters sont une véritable institution dans le domaine du "basket show" depuis plus de 80 ans. Ces légendes du basket offrent plus qu'un match : un vrai moment de divertissement qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, mêlant situations loufoques, gags en cascades et jeux ludiques toujours en interaction avec le public. Tarifs : 26,25/29/37,25/40 euros. Infos et réservations sur www.gdp.fr


magazine

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Ah, l’amour !

Bibliothèque Pompidou – Spectacle poétique Quelques mois plus tôt à Châlons, Laurent Searle, musicien reconverti dans le théâtre et l’écriture, embarquait le public pour une randonnée littéraire originale. Ou comment coucher ses impressions personnelles sur le papier, au fil des trésors architecturaux découverts en chemin. À l’occasion de la Saint-Valentin, le fondateur de la compagnie Vers Volant revient à la bibliothèque Pompidou pour présenter son dernier spectacle, baptisé I love you, leçon 1. Ou comment (ré)apprendre à déclarer sa flamme, en une leçon. Et quelle plus belle façon d’aborder l’amour qu’en poésie ? Bien loin des clichés, avec humour et légèreté, l’artiste interroge, surprend, et agrémente sa réflexion de citations d’auteurs peu connus, spécialement sélectionnées. Qu’on soit amoureux, célibataire, ami ou même amant, cette thématique universelle nous concerne tous. « Je cherche à émoustiller les oreilles, sourit Laurent, à amener les gens vers une écoute de la poésie. Il s’agit d’une approche de l’amour sous différentes formes. Pas uniquement l’idylle Laurent Searle, poète de corps et d’esprit, dédie son ou la séparation, mais bien d’autres facettes. Ce qui me plaît beaucoup, dernier spectacle à l’amour. © Vers Volant spectace sont les échanges avec le public qui découlent de ce cle. » Entre deux histoires contées, l’acteur met en scène les mots anciens et contemporains, puis célèbre leur union, prenant les spectateurs comme témoins. Un joli moment de tendresse et d’évasion spirituelle en perspective. Sonia Legendre > I love you, leçon 1 – De et avec Laurent Searle, mise en scène Anne Haybel - Vendredi 14 février à 18 h 15 - Auditorium de la bibliothèque Georges Pompidou (68, rue Léon Bourgeois) – Infos et réservations au 03 26 26 94 26. w.versvolant.com

María Muñoz danse Bach

La Comète - Danse

Qui aurait cru, à l’époque, que l’œuvre de Bach pourrait susciter autant d’inspiration et de versions revisitées au fil des siècles ? Mieux, que ses adaptations elles-mêmes feraient également l’objet de relectures artistiques ensuite ? C’est le challenge relevé par María Muñoz, figure des plus emblématiques et des plus attachantes de la danse contemporaine en Espagne, et cofondatrice de la compagnie catalane Mal Pelo. Seule sur scène, elle offre un second souffle à l’interprétation de Glenn Gould du Clavier bien tempéré, de Bach. Une composition qui se prête volontiers au style de l’artiste, et qui épouse à la perfection les mouvements tantôt scandés, tantôt lancinants, de cette chorégraphie conçue sur mesure. Au rythme des variations musicales, María Muñoz s’élance, virevolte, marque une pause, puis reprend de plus belle, emportant son public dans une sorte de transe fiévreuse et intimiste. Bach, une rencontre inouïe entre musique classique et Elle vit le talent de Bach, et le fait revivre à travers le sien. Le tout su- danse contemporaine, signée María Muñoz. © Jordi blimé d’une intensité et d’une sincérité fascinantes. Bover S.L > Bach – María Muñoz - Mal Pelo Compagnie – Musique : Johann Sebastian Bach – Vendredi 21 février à 20 h 30 à la Comète - Durée : 50 mn - Infos et réservations au 03 26 69 50 99. www.la-comete.fr

La maison de Bernarda Alba, revisitée et toujours d’actualité

La Comète - Théâtre

1936, en Espagne. Alors que la guerre civile éclate entre républicains et nationalistes, Federico García Lorca signe La casa de Bernarda Alba, un drame dénonçant les affres de la société traditionaliste espagnole. L’histoire se déroule dans un petit village andalou. Bernarda Alba, une femme d’une soixantaine d’années crainte et respectée de tous, vient de perdre son mari et se prépare à huit ans de deuil, comme l’exige la tradition. Elle oblige également ses cinq filles célibataires, pourtant adultes, ainsi que toutes les habitantes de la maison, à porter ce deuil avec elle, enfermées à huis clos. Quelques mois plus tard, le poète sera emprisonné puis exécuté par les franquistes. Il faudra attendre 1945 pour voir cette pièce jouée, une première fois à Buenos Aires, puis à Madrid cinq ans Revisitée par Carole Lorang, la maison de Bernarda après, dans une version censurée. Alba n’a pas pris une ride, bien au contraire. © Mani 2013, au Luxembourg. Carole Lorang, jeune metteure en scène, et Mani Muller, dramaturge et traducteur littéraire, mettent leurs talents Muller respectifs au service d’une version revisitée de l’œuvre de Lorca. Et près de 80 ans plus tard, ses propos demeurent d’actualité. Tout comme les sentiments et les grands maux sociétaux qu’il explore à travers ses personnages : la frustration et la révolte, l’emprise des traditions et de la religion sur la liberté, etc. Sur scène, le huis clos s’accompagne d’une interprétation musicale, symbole de l’environnement extérieur à la maison, et l’intensité des échanges entre ces femmes va crescendo, portée par un jeu d’actrices exceptionnel.

S.L > La maison de Bernarda Alba – De Federico García Lorca – Mise en scène Carole Lorang – Traduction et adaptation Mani Muller – Mardi 18 et mercredi 19 février à 20 h 30 à la Comète - Durée : 1 h 45 - Infos et réservations au 03 26 69 50 99. www.la-comete.fr

AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA AGENDA LOISIRS VENDREDI 28 FÉVRIER

COURS DE DANSE INDIENNE Pour les 8-12 ans, dans le cadre de l’exposition «Sur la route des Indes, un ingénieur français dans le Tamil Nadu». À 14h30. Renseignements, réservation au 03 26 69 38 53 - Musée des Beaux-arts et d’Archéologie, passage Vendel.

CONCERTS VENDREDI 14 FÉVRIER

AU RYTHME DU JAZZ Au programme, Chet Baker «Deploration», par le duo Mimi Lorenzini (guitare) et Zéno Bianu (voix). À 18h30. Entrée libre - Bibliothèque Georges Pompidou, 68 rue Léon Bourgeois, Châlons-en-Champagne. VENDREDI 14 FÉVRIER

VARIÉTÉ PORTUGAISE : TONY CARREIRA

Un rêve d’enfant suivi de perséverance, finalement couronné de succès, ce sont là les mots qui décrivent le mieux les 25 ans de parcours de celui qui est reconnu comme le plus grand phénomène de la musique Portugaise. À 21h00. Tarifs : 29 à 39,50 euros – Capitole-en-Champagne, av. du président Roosevelt à Châlons-en-Champagne. SAMEDI 15 FÉVRIER

CHANSON : LOUIS CHEDID 16 albums et 40 ans de carrière, tout est dit ! Quand un des patriarches de la chanson française fait son retour, ses nouvelles créations sonnent comme une leçon. Le père de Matthieu Chedid, dit M-, est toujours aussi touchant et manie finement l’humour et la métaphore. À 20h30. Tarifs : de 5 à 16 euros – l’Orange Bleue à Vitry-le-François.

EXPOSITIONS

plus que trois biographies théâtralisées. À 20h00. Dolto le mar. 11 à l’Orange Bleue, à Vitry-le-François, Dalida le jeu. 13 à Sompuis, et Duras le ven. 14 février à Somsois - Séances à 20h - Tarifs : de 5 à 16 euros. VENDREDI 14 FÉVRIER

I LOVE YOU, LEÇON 1 Comment apprendre à déclarer son amour en une leçon ? Un spectacle interactif, pour les amoureux, qui permettra à chacun de partager, avec humour, quelques minutes de tendresse, quelques instants de bonheur. À 18h30. Renseignements et réservation au 03 26 26 94 30 - Bibliothèque G. Pompidou, 68 rue L. Bourgeois, Châlons-en-Champagne. VENDREDI 14 FÉVRIER

THÉÂTRE : UN CAFÉ, L’ADDITION «Un café, l’addition» est une comédie corsée qui circule de table en table et égrène les tranches de vies tour à tour drôles, touchantes, cruelles. Des situations anodines, des vies bien réglées où un grain de sel vient enrayer la belle mécanique des rapports humains pour basculer dans l’insolite et le règlement de compte sanglant. À 20h30. Tarifs : 6,50/1,50 euros - Renseignements et réservations au 03 26 66 99 77 - Centre culturel Napoléon III, rue du Général Gouraud, Mourmelon-le-Grand. SAMEDI 15 FÉVRIER

HUMOUR : CLAUDE VANONY A 72 ans, Claude Vanony parcourt la France de long en large respirant et distribuant sa joie de vivre et sa santé de fer. Et il sait communiquer ce bonheur simple à son public qui le suit depuis près de cinquante ans avec toujours autant de succès ! À 20h30. Tarifs : 26,90 à 32 euros - Auditorium Fernand Pelloutier, 1 Place de Verdun.

JUSQU’AU VENDREDI 14 FÉVRIER

MARDI 18 FÉVRIER

LE VIN DANS LA BIBLE

APÉRO MARIONNETTIQUE : LA VER-

Un exposition qui donnera à voir une dizaine de panneaux réalisés fort judicieusement par des chrétiens d’Arbois, des outils de collection destinés au travail de la vigne, des calices de différentes époques, des bibles anciennes ainsi qu’une recension des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament relatifs à ce thème.

RUE

À 15h. Entrée libre du lun. au ven. de 9h à 12h et de 14h à 17h, les sam. et dim. de 15h à 18h - Maison diocésaine, 1bis rue St Joseph.

F. Mitterrand à Vitry-le-François.

JUSQU’AU DIMANCHE 16 FÉVRIER

LUMIÈRE MASQUÉE Exposition de Sylvain Lécrivain, présentée par la Maison des Arts. Techniques : toute fibre, de surface minérale ou végétale, réinvestie et recyclée, réinventée en paysage lunaire et sub-lunaire, en masques totémiques, boules/sculptures, sculptures-livres, reliefs au fish-eye, installations. À 14h. Entrée libre de 14h à 19h - Galerie Clémangis, rue Nicolas Durand.

SPECTACLES JUSQU’AU VENDREDI 14 FÉVRIER

Pseudonymo, compagnie associée, nous propose une rencontre trimestrielle autour d’une technique marionnettique avec un spectacle de forme brève puis la découverte de «l’envers du décor». La soirée se terminera autour d’un verre et de spécialités culinaires. À 19h30. Tarifs : de 3 à 8 € – Médiathèque MARDI 18 FÉVRIER

THÉÂTRE : LA MAISON DE BERNARDA ALBA Jeune metteur en scène luxembourgeoise, Carole Lorang offre à la dernière oeuvre du poète andalou une mise en scène entre réalisme et onirisme, aux riches résonances musicales. Un huis clos comme un tableau édifiant d’une Espagne entrant dans le franquisme. À 20h30. Séance supp. le mer. 19 février à 20h30 - Tarifs : 6 à 24 euros – La Comète.

CONFÉRENCES VENDREDI 14 FÉVRIER

RENCONTRE : STAMMTISCH

Rencontre le 2ème vendredi de chaque mois à partir de 18h30 pour discuter en langue allemande. Organisé par le coTrois féminités construites dans l’enfance, mité de jumelage avec les villes alledans la mère invivable, inconsolée ou mandes «Ami C’allemand égarée, dans l’amour, comme nous tous. Châlons-en-Champagne». Trois destinées singulières et qui pourtant À 18h30. Ouvert à tous - Café Le Tilbury, rue Croix des Teinturiers. font écho, parce que des liens, parfois secrets, les unissent. Trois voix dont la notoriété résonne toujours après leur dispa- SAMEDI 15 FÉVRIER ATELIER PÂTISSERIES rition. Trois poèmes dramatiques bien

THÉÂTRE : 3D, DOLTO DALIDA DURAS


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magazine

Le baron Bernard Lavilliers

Concert - Capitole Châlons-en-Champagne

Bernard Lavilliers a commencé hier, jeudi 13 février, la tournée qui accompagne son dernier album, Baron samedi (Universal-Barclay), paru en novembre dernier. Il s’agit du 20e opus, un double-album, de l’auteur-compositeur-interprète-engagé. Après Besançon, Riorges, Genève et Strasbourg, Lavilliers sera donc sur la scène du Capitole vendredi 21 février. L’album Baron Samedi est né en Haïti, où l’artiste a poursuivi son voyage à travers le monde, pour y dénicher des racines vaudou. Le Baron Samedi, nom donné à l’album, est un personnage mythique, mystique, de la légende vaudou haïtienne. Les notes et les mots qui évoquent Haïti, terre dévastée, dans Baron Samedi, sont nés pendant le tournage d’un film documentaire, (Lavilliers, dans le souffle d’Haïti, France Ô, 2013) qui

racontait la pause obligée qu’avaient traversé les artistes locaux après le tremblement de terre. En dehors d’Haïti, Bernard Lavilliers chante les obsèques de sa mère (Sans fleurs ni couronnes), les avant-gardistes comme Cocteau, Duncan ou Delaunay (Villa Noailles), les poètes Nazim Hikmet (Scorpion) et Blaise Cendrars (La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France), 27 minutes exceptionnelles sur le deuxième CD du double-album.

T.V > Bernard Lavilliers, Capitole en Champagne, vendredi 21 février à 20 h 30. Tarifs : 43 et 49€. Placement numéroté assis.

LES HORAIRES

CINÉMA Le Palace

Semaine du 12/02 au 18/02

33 Bld Motte - 51200 Epernay Les Trois Frères, le Retour VF Mer 14h30, 17h30, 20h30; jeu lun mar 14h30, 18h, 20h30; ven 14h30, 18h30, 21h; sam 14h30, 17h, 20h, 22h30; dim 15h, 17h30, 20h. Tante Hilda VF Mer 14h30; jeu 18h; ven 18h30; sam 14h30, 20h; dim 10h30, 15h; lun 14h30, 18h; mar 20h30. La Belle et la Bête VF Mer 14h30, 17h30, 20h30; jeu lun mar 14h30, 18h, 20h30; ven 14h30, 18h30, 21h; sam 14h30, 17h, 20h, 22h30; dim 15h, 17h30, 20h. Mea Culpa VF Mer 17h30; jeu 20h30; ven lun 14h30; sam 22h30; dim 15h; mar 18h. L'Ile des Miam-Nimaux - Tempête de Boulettes Géantes 2 VF Mer 17h30; ven 18h30; sam 14h30; dim 10h30; mar 18h. RoboCop VF Mer 17h30, 20h30; jeu lun 18h, 20h30; ven 21h; sam 17h20, 22h30; dim 20h; mar 14h30, 20h30. Jack et la Mécanique du Coeur VF Mer 14h30, 20h30; jeu 18h; ven 21h; sam 17h, 20h, 22h30; dim 15h, 17h30, 20h; lun 18h, 20h30. American Bluff VF Mer jeu lun 20h30; ven 14h30, 21h; sam 17h, 22h30; dim 17h30, 20h; mar 18h. Un Beau Dim VF Mer mar 14h30; jeu 18h; ven 21h; sam 17h; dim 10h30; lun 20h30. Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues VF Mer sam lun 14h30; ven 18h30; dim 10h30, 17h30; mar 18h. Lulu Femme Nue VF Mer mar 20h30; jeu 14h30; ven 18h30; sam 14h30, 20h; dim 17h30, 20h; lun 18h. De Beaux Lendemains VO Jeu 20h30.

CINÉ Le Majestic

ZAC des Escarnotieres 51000 Châlons

American Bluff Tous les jours : 19h45 | 22h15 Homefront Mer, Sam : 22h15 Jeu, Ven, Lun, Mar : 15h45 | 20h00 | 22h15 Dim : 20h00 | 22h15 I frankenstein – 3D Tous les jours sauf Mar : 20h00 | 22h00 Mar : 22h00 Jack et la mécanique du cœur Mer, Sam, Dim : 11h15 | 13h45 | 18h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h45 | 18h00 La belle et la bête Mer, Sam, Dim : 11h00 | 13h45 | 16h30 | 19h30 | 22h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h45 | 16h30 | 19h30 | 22h00 La grande aventure lego - 3D (Avant première) Dim : 11h00 Les trois frères le retour Mer, Sam, Dim : 11h00 | 13h30 | 15h45 | 18h00 | 20h00 | 22h15 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h30 | 15h45 | 18h00 | 20h00 | 22h15 L’ïle des miam-nimaux : tempête de boulettes géantes 2 Mer, Sam, Dim : 11h15 | 13h45 | 15h45 | 17h45 Jeu, Ven, Lun, Mar : 17h45 M. peabody et sherman : les voyages dans le temps - 3D Mer, Dim : 11h15 | 13h45 | 15h45 | 18h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h45 | 15h45 | 18h00 Sam : 11h15 | 13h45 | 15h45 | 18h00 | 20h00 Mea culpa Mer, Sam : 11h00 | 13h30 | 15h45 | 20h00 | 22h00 Jeu, Ven, Dim, Lun, Mar : 13h30 | 15h45 | 20h00 | 22h00 Minuscule, la vallee des fourmis perdues – 3D Mer, Sam, Dim : 11h15 | 13h45 | 15h45 Jeu, Ven, Lun, Mar : 15h45 Pret a tout Tous les jours : 17h45 | 22h00 Pompei - 3D (Avant première) Mar : 20h00 Robocop Mer, Sam, Dim : 11h00 | 13h30 | 16h30 | 19h30 | 22h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h30 | 16h30 | 19h30 | 22h00 Tante hilda ! Mer, Sam, Dim : 11h15 | 13h45 | 15h45 | 18h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h45 | 15h45 | 18h00 The Ryan initiative Mer : 20h00 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h30 | 20h00 | 22h00 Sam, Dim : 20h00 | 22h00 12 years a slave Mer, Sam, Dim : 16h30 | 19h30 Jeu, Ven, Lun, Mar : 13h45 | 16h30 | 19h30

Stage de danse modern' jazz le dimanche 16 mars avec Michael CASSAN

organisé par l'école de danse Sandrine ROBERRINI Chorégraphe et Professeur de danse

COURS ENFANTS

ADOS ET ADULTES

NIVEAUX MOYENS ET CONFIRMÉS

Studio de danse 91 bis rue brûlart reims 06 12 14 18 93 - 03 26 82 42 72 - mail : sandrine.roberrini@wanadoo.fr Renseignement et inscription :

Le Capitole, sur la route de la tournée de Bernard Lavilliers. © DR

LE GROS PLAN La belle et la Bête

Genre: Fantastique Pays: France Durée: 1h52 Réalisateur : Christophe Gans Acteurs: Vincent Cassel, Léa Seydoux, André Dussollier. « Il y avait une fois un marchand qui était extrêmement riche. Il avait six enfants, trois garçons, trois filles, et comme ce marchand était un homme d’esprit, il n’épargna rien pour l’éducation de ses enfants ». Hélas, un jour de tempête furieuse et capricieuse, la cargaison et les biens du brave homme sombrèrent dans le pays de Poséidon. En un jour de malheur, en un soupir sur le dos du temps, il vient de tout perdre. Reprenant la route, il trouve refuge dans un château où de nombreuses merveilles l’attendent, nourriture et trésors. Pourtant, c’est une petite rose arrachée à un buisson qui cause son malheur. Il est frappé d’une malédiction, par le seigneur des lieux. Sa fille, Belle le remplace, elle se croie la cause de son malheur. Elle découvre une bête terrifiante. La pauvre serait-elle condamnée pour l’éternité à fréquenter cette abomination ? Nous sommes dans un conte de fées où tout devient possible. Aucune comparaison avec la mythique version de Jean Cocteau, il se penchait sur notre nature humaine et animale, la dualité du Dr Jekyll et le Mr Hyde qui nous habite. Christophe Gans choisit la voie de la nature, plus lumineuse. Nous sortons dans les extérieurs du château pour en découvrir son esprit où l’homme trouve sa place en harmonie avec l’espace. Ainsi, le début s’attache à décrire une époque charnière, celle du commencement de l’industrie moderne et de l’argent roi. L’envie, l’argent facile, la jalousie et la vertu se retrouvent dans le cœur du récit comme la chasse et l’exploitation de la terre et la faune. C’est une de ces thématiques que porte la nouvelle version dans ses décors et ses personnages. Elle trouve un écho à notre époque écologique, l’un des grands principes du conte, s’inscrire dans son temps. C’est un film pour toute la famille où chacun prendra sa part de merveilleux au pays des « il était une fois ». Retrouvez les sorties de la semaine, des interviews sur www.cine-region.fr, et nos chroniques sur France bleu Champagne 95.1.

CINÉ La Comète

5 rue des Fripiers - Châlons-en-Champagne

A Ciel Ouvert (Documentaire) VF Lun 20h. Philomena VO Ven 20h30; dim 18h; lun 14h30. Le Loup de Wall Street VO Jeu sam 20h30. 2 Automnes, 3 Hivers VF Mer ven 18h; dim 20h30.

Loulou, l'Incroyable Secret VF Mer 14h30. Le Géant égoïste VO Mer 20h30; jeu 18h. Devdas VO Sam 17h.


Écrire, pour ne pas oublier

N°251 du 14 au 20 février 2014 >> w w w. l h e b d o d u ve n d re d i. c o m

Jacques S. Bachmann – Auteur du livre « Être Juif à 10 ans en 1939 »

Châlonnais de naissance, Jacques S. Bachmann vient de publier le livre « Être Juif à 10 ans en 1939. Sauvé par mes Justes ». Le récit d’une enfance tourmentée par l’exode, l’occupation, et d’une famille miraculée de la Seconde Guerre mondiale. Rencontre avec un ambassadeur du devoir de mémoire.

u haut de ses 84 ans, Jacques Bachmann se souvient de sa jeunesse avec émotion, et avec une mémoire intacte des dates, des noms, et de tous les détails du passé. Il évoque par exemple le tramway qu’il prenait lorsqu’il était minot, la laitière qui circulait dans les rues de Châlons ou encore les bancs de l’école Godart et son instituteur, Monsieur Bouzy. « Avec mes parents, ma sœur et mes deux frères jumeaux, nous habitions à deux pas du jard, racontet-il. Un havre de loisirs et d’évasion. Et avec les copains, il nous arrivait d’emprunter la charrette de l’épicier pour parcourir la ville et récupérer de la ferraille. Dans l’une des caisses qu’on nous avait confiées, se trouvaient des munitions. Nous les avions rapportées à la caserne. Puis les soldats de nous féliciter, nous proposant alors de participer à l’effort de guerre. » Originaire de Bessarabie, Henri Bachmann, le père de Jacques, ouvre en 1925 un commerce de fourrures, rue d’Orfeuil. « Ma mère gérait, au sein de la boutique, un rayon de tissus de confection. A l’époque, il y avait beaucoup de couturières. Nous menions une vie paisible lorsque la guerre a été déclarée. » En 1940, les premiers bombardements retentissent à Châlons. La famille, comme beaucoup d’autres, quitte la ville pour fuir les troupes ennemies. « Un cousin de ma mère possédait une maison à Andernos-les-Bains, sur le bassin d’Arcachon. Nous y sommes restés trois mois. Puis nous avons vu les Allemands arriver. » Et avec eux, les humiliations antisémites

D

Jacques S. Bachmann, rescapé de la Seconde Guerre mondiale et fervent ambassadeur du devoir de mémoire. © l'Hebdo du Vendredi

dont ont été victimes un nombre incalculable de Juifs. Parmi les images gravées dans l’esprit du rescapé, un panneau planté à l’entrée de la jetée-promenade du village. « On y lisait : « il serait préférable aux Juifs de s’abstenir de se promener sur la jetée. » J’avais onze ans. Ça m’a profondément frappé, et ça a déterminé mon existence. » Appréhendés, puis de retour à Châlons, les Bachmann retrouvent leur magasin pillé, ainsi qu’une ville méconnaissable, livrée aux affres de l’occupation. « Les rues avaient disparu sous les décombres, la synagogue était dévastée, un sacrilège ! » Faute de pouvoir posséder un commerce, Henri vend son affaire à son comptable, et devient son employé. « C’était la seule façon pour lui de pouvoir travailler. Il n’avait pas le droit d’être en contact avec la clientèle, mais il œuvrait en arrière-boutique. Il parlait le yiddish, une langue proche de l’allemand. » De quoi inciter certains soldats allemands à lui demander régulièrement conseil. Jusqu’au jour où il sera dénoncé. Son arrestation lui vaudra cinq mois de prison. « Une

Repères Né le 27 juillet 1929 à Châlons-sur-Marne, Jacques Bachmann rejoint, en 1948, une école de photographie à Paris. Après son service militaire, il entre aux éditions Condé Nast, comme photographe professionnel pour les revues Vogue Déco puis Maison & Jardin. Son livre « Être Juif à 10 ans en 1939 » paraît en novembre 2013 aux éditions Le Manuscrit. Heureux retraité, Jacques vit à Niort avec son épouse Florence et continue la photo pour le loisir. Il est également sociétaire du Salon d’automne de Paris, et expose régulièrement ses « sculptures littéraires ». Il sera d’ailleurs l’invité d’honneur du prochain Festival de la sculpture de Bressuire (Poitou-Charentes), en mars. Sa citation favorite : « Il n’y a pas pire que l’homme ordinaire. ».

condamnation qui, finalement, lui a sauvé la vie, concède Jacques. Tous les Juifs de Châlons avaient déjà été raflés puis envoyés à Auschwitz. Personne n’en est revenu, ni même mon oncle, Maurice Kremer, commerçant rue des Lombards. La loi allemande exigeait que mon père termine sa peine de prison. L’administration de l’établissement était française. La levée d’écrou était habituellement programmée à midi, mais le temps de remplir les démarches administratives, les prisonniers ne sortaient que vers 13 h. Prévenu de la présence des Allemands, le directeur s’est arrangé pour que mon père quitte les lieux à midi pile. Un ami l’attendait en vélo. Ils ont roulé pendant 29 kilomètres pour nous rejoindre à Epernay ! » Puis direction Paris, où un ami les accueille. Là encore, la « chance » est du voyage. « Mes parents ont contacté plusieurs passeurs. Et par le train, nous avons pu franchir la ligne de démarcation entre Angoulême et Limoges, pour retrouver de la famille à Lyon. L’air était le même là-bas, mais nous avions l’impression de mieux respirer. La vie n’était pourtant pas facile. Il fallait nous loger à l’hôtel, rester constamment sur nos gardes, et le ravitaillement se faisait très rare. On était des ados, on crevait de faim ! C’est un oncle qui nous a ensuite conseillés de quitter la ville et de le rejoindre à Villeneuve-sur-Lot. C’était une région maraichère, nous trouvions des fruits et légumes à

volonté. On a d’ailleurs tellement mangé de haricots qu’aujourd’hui, je ne les supporte plus ! » Mais leur répit ne sera que de courte durée. « En 1943, la Milice s’est installée dans l’ancienne mairie, juste en face de notre appartement. Ces barbares traquaient sans relâche les Juifs et les résistants. Heureusement, nous étions prévenus « sous le manteau » de leurs plans, notamment par un inspecteur de police, qui s’appelait Dreyfus - mais qui n’était pas Juif – et qui a permis de sauver une grande partie de la communauté. »

Il y a eu aussi des moments de joie, la vie continuait

Si les mauvais souvenirs ne manquent pas, d’autres, plus réjouissants, illustrent également le quotidien de Jacques à cette période. « Il y a eu aussi des moments de joie. On se marrait, on allait se baigner, ou au cinéma. Comme tous les jeunes de notre âge. Et comme c’est le cas aujourd’hui pour les gamins de Syrie qui, à côté des bombardements, jouent au foot dans la rue. La vie continuait, avec un grand V. » Une autre rencontre servira le destin de la famille : celle de Bertrand Fabre, son épouse Marie et leur fille Nanou. « Il était mécanicien et réparait des machines à coudre. Nanou nous cachait au premier étage de leur logement. Nous avons ainsi échappé aux rafles de la Milice et de la Gestapo… » Les

Bachmann resteront à Villeneuve jusqu’à la Libération et rentreront à Châlons en 1945. Aujourd’hui retraité, ce reporterphotographe de métier prône la paix et le devoir de mémoire. « La guerre est quelque chose d’épouvantable. Et même à l’heure de la Libération, de nombreuses vengeances ont été commises. On a vu des membres de la Milice exécutés sur la place publique. C’était vraiment choquant, et on se dit qu’il ne faut jamais que cela recommence. Après toutes ces années tragiques, je pense que vivre est une chance. Oui, la vie est belle, et ma joie, c’est de voir le soleil se lever tous les matins. » En rédigeant « Être Juif à 10 ans en 1939 », photographies d’archives à l’appui, Jacques Bachmann souhaitait coucher sur le papier tous ses souvenirs d’enfance, bons comme mauvais. Pour ne pas oublier, et permettre aux nouvelles générations de mieux connaître ce pan de l’histoire. « Mes frères ne sont plus là et la santé de ma sœur est fragile. Je suis le seul à pouvoir témoigner. J’ai constaté que les jeunes ne parlaient pas assez de cette période avec leurs parents. L’un de mes neveux, par exemple, ignorait totalement ce qu’avait fait son père pendant la guerre avant que je le lui raconte. En lisant ce livre, il a aussi pris conscience - sans parler de religion - de son appartenance à la communauté juive, de ses racines. » L’occasion également de rendre hommage à tous les gens qui les ont aidés, lui et sa famille, à survivre à la guerre. Après bien des démarches, l’auteur a réussi à retrouver Nanou, perdue de vue depuis des années. « 70 ans plus tard ! C’était très émouvant. Elle a 92 ans aujourd’hui, et elle m’a dit : « depuis qu’on s’est retrouvés, je rajeunis » ! Heureuse surprise, il y a quelques mois, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a accepté ma demande pour reconnaître Bertrand et Marie Fabre comme « Justes parmi les Nations ». Leur médaille sera remise à Nanou, lors d’une cérémonie officielle à Villeneuve-surLot. » Un bel hommage et un remerciement symbolique. > « Être Juif à 10 ans en 1939.

Sonia Legendre

Sauvé par mes Justes », paru aux éditions Le Manuscrit, novembre 2013. Prix de vente : 17,90 euros (et 7,90 euros en version numérique). Disponible à l’Office de tourisme de Châlons ou sur www.jacquesbachmann.com.



L'Hebdo du Vendredi, Chalons #251