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Parution mars 2021

&

marne

Mobilité - Habitat - Alimentation - Réemploi

Les bons gestes au quotidien

du

S UPPLÉMENT G RATUIT


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du

4

Mobilité Les mobilités pèsent un poids considérable sur notre empreinte écologique. Changer la manière de se déplacer a un impact

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sommaire

immédiat sur la santé, l'environnement et la biodiversité.

Habitat Consommations

énergétiques

intelligentes,

économies,

DIY,

les moyens ne manquent pas pour rendre sa maison et son appartement plus responsables et agréables.

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ÉCO & CITADIN est un supplément gratuit

Alimentation La Marne regorge d'initiatives nées pour valoriser les circuits courts, les produits bio ou encore les bons réflexes anti-gaspillage. Faites votre marché !

édité par l’Hebdo du Vendredi. La préservation de l'environnement est devenue la préoccupation principale des Français. Toutes les catégories de la population

se

sentent

aujourd'hui

concernées par cet enjeu majeur du

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XXIe siècle. Nous ne sommes plus des

Réemploi

témoins

C’est l’un des grands défis de notre époque : réduire la production

climatiques qui écoutent d’une oreille

de déchets, un secteur qui représente 4 % des émissions de gaz

discrète les cris d’alarme des experts.

à effet de serre françaises. Pour y parvenir, suivez le guide !

Nous subissons désormais, dans notre

lointains

des

dérèglements

quotidien, les effets du changement climatique (canicules, inondations, variations brutales des températures, pollution dans les grandes villes, effondrement de la biodiversité...). La prise de conscience est une chose,

éco&citadin

l’action en est une autre.

ECO & CITADIN présente ce que le

Édité par la Sarl BMDR éditions - Siège social : 195, rue du Barbâtre - Reims

monde politique, les associations et le

Tél. 03 26 36 50 13

tissu économique local mettent en place

Directeur de la publication : Frédéric Becquet Rédaction : Julien Debant - Simon Ksiazenicki - Sonia Legendre - Agathe Cèbe Service commercial : Emilie Fressancourt - emilie.fressancourt@lhebdoduvendredi.com Fanny Chrapkiewicz - fanny@lhebdoduvendredi.com distribution@lhebdoduvendredi.com Infographiste : Anne Rogé Community Management : Dixie Bonnette - Administration : Martine Bizzarri Responsable diffusion : Alexandre Percheron Depôt légal à parution Imprimé par Le Réveil de la Marne

Imprimé par Le Réveil De La Marne / Imprimerie locale ayant réalisé son bilan carbone, certifié Imprim’Vert (utilisant des encres à base d’huiles végétales sans métaux lourds) et certifiée ISO 14001, intégrant ainsi le management environnemental dans sa politique d’entreprise. Supplément imprimé sur papier certifié PEFC 100%, issu de forêts gérées durablement.

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pour y remédier et entend éclairer celles et ceux qui souhaitent

adopter une dé-

marche écoresponsable au quotidien. Une problématique abordée à travers quatre grandes thématiques : Mobilité, Habitat, Alimentation, Réemploi. ECO & CITADIN a été pensé à la fois comme un état des lieux et un guide local pour appréhender cette question devenue centrale dans notre vie quotidienne.


Mobilité

Déplacement

Les mobilités pèsent un poids considérable sur notre empreinte écologique. Changer la manière de se déplacer, en privilégiant la marche, le vélo ou les transports en commun, a un impact immédiat sur la santé, l'environnement et la biodiversité. par Julien Debant

Une ZFEm à Reims pour une meilleure qualité de l'air e timing a surpris. Devançant la loi d'orientation des mobilités (LOM), obligeant la mise en place des zones à faibles émissions mobilité (ZFEm) aux agglomérations métropolitaines de plus de 150 000 habitants d'ici le 31 décembre 2024, la communauté urbaine du Grand Reims a annoncé l'instauration d'une ZFEm dès le mois de septembre 2021. Territoire où sont interdites d’accès certaines catégories de véhicules polluants, une ZFEm a pour objectif de réduire la pollution de l'air et La ZFEm du Grand Reims englobera l'autonotamment les concentrations route urbaine, de Cormontreuil à Tinqueux, en dioxyde d'azote issues et le centre-ville. © l'Hebdo du Vendredi essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles. A terme, le but est évi- densément peuplées, en encoura- Dans le Grand Reims, cette ZFEm demment de protéger la popula- geant la circulation de véhicules englobera l'autoroute urbaine, tion dans les zones les plus moins polluants. de Cormontreuil à Tinqueux, et le centre-ville, délimité par les boulevards de la rocade interne (Lundy, Paix, Pasteur, Victor

L

La voiture en partage à Epernay

Hugo, Dieu Lumière, Docteur Henri Henrot, Paul Doumer, Louis Roederer et Joffre). La ZFEm sera officiellement instaurée à compter du 1er septembre 2021, d'abord à titre pédagogique pour une période 4 mois, soit jusqu’au 31 décembre de la même année, avant une pleine effectivité de la mesure à compter du 1er janvier 2022. Des restrictions progressives des véhicules les plus polluants seront appliquées. Dans un premier temps, jusqu’en janvier 2022, seuls les véhicules non classés et les véhicules classés Crit’Air 5 ne seront pas admis au sein de la ZFEm. Puis ce sera au tour des Crit'Air 3 et 4 d'être bannis, respectivement en janvier 2023 et janvier 2024. Dans trois ans, seuls pourront alors circuler dans la ZFEm du Grand Reims les véhicules classés 1, 2 et « zéro émission moteur », c'est-à-dire électrique.

Comment obtenir une vignette Crit'Air ? Dans une ZFEm, tous les véhicules doivent obligatoirement comporter une vignette Crit’Air. La demande d’obtention d’une vignette Crit’Air se fait sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire (www.certificat-air.gouv.fr/). Son coût : 3,67 €, frais de port inclus. Les véhicules sont répartis en six classes environnementales, à l’exception des véhicules les plus polluants, qui sont non classés et n’ont pas droit au certificat de qualité de l’air. La classification dépend du type de véhicule, de sa motorisation et de la norme européenne d’émissions polluantes qu’il respecte, dite « norme Euro ». Une classe spécifique est réservée aux véhicules électriques dite « zéro émission moteur ». Cette classification est valable pour toute la durée de vie du véhicule.

ionnière dans le département de la Marne, la cité sparnacienne a mis en place dès 2017 un service d'autopartage facile d'utilisation et accessible à tous. Répondant au nom de Clem, en référence à la société qui la gère, il offre à la location © l'Hebdo du Vendredi quatre véhicules électriques, disponibles depuis une station installée en plein centre-ville, non loin de la mairie (rue Jean Moët), moyennant 2,50 à 5,50 € de l’heure, selon la formule choisie. Ce système s’adresse à tous les automobilistes, en particulier ceux qui utilisent leur véhicule occasionnellement, pour de courts trajets, mais pas seulement, car l’autonomie des autos est de 200 km. Une fois le dossier d’inscription rempli sur la plateforme dédiée (epernay.clem.mobi), dans lequel on renseigne ses coordonnées, transmet une copie de son permis de conduire et valide son mode de paiement (une caution de 350 € est réclamée), la réservation se fait sur ce même site internet ou via l’application Clem Ecomobilité. L’usager reçoit alors un code par mail et SMS qu’il faut inscrire dans la borne située rue JeanMoët, permettant de récupérer la clé d'une voiture. Les véhicules sont accessibles 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et pour une durée de 30 minutes à 24 heures.

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100 000 décès en France Selon une nouvelle étude de l’université Harvard, publiée il y a quelques semaines, la pollution de l'air en France serait responsable de 100 000 décès par an. C'est deux fois plus que le tabac. Un sombre bilan presque deux fois supérieur à la précédente étude, datant de 2019, qui faisait état de 68 000 morts, alors que le chiffre de 50 000 décès est communément évoqué depuis 2016. A ce désastre humain s'ajoute le coût financier estimé en France à environ 100 milliards d'euros chaque année, selon une commission d’enquête du Sénat menée en 2015. Cette évaluation intègre les conséquences sanitaires de la pollution, mais aussi les impacts sur les bâtiments, les écosystèmes et l’agriculture.

> Infos : www.epernay.clem.mobi 4


Mobilité

Déplacement

Dans tous les cas, mieux Des vélos en libre-service classiques ou électriques vaut rouler électrique epuis juin 2019, la ville de Reims dispose d'une offre de vélo en libre-service. Baptisé Zébullo et géré par Champagne Parc Auto, qui s'est associé pour l'occasion avec Ecovélo, ce service propose une offre entre le système de type vélib et free floating, avec © l'Hebdo du Vendredi des vélos hybrides, à la fois mécaniques et électriques, rendant plus flexible la mobilité en ville. Depuis son lancement, Zébullo est monté progressivement en puissance. Il propose désormais 150 deux-roues répartis sur 16 stations, dont les deux dernières ont été installées à Bezannes et Bétheny. En version classique ou électrique, moyennant une caution de 200 €, les différents modes de location se veulent raisonnables côté tarifs. De l'utilisation unique, ou offre Flash, à 2 € la demi-heure avec le premier quart d’heure offert, au forfait à la journée ou au mois à 4 et 17 €, le principe reste le même avec jusqu'à 30 minutes offertes par trajet. A noter que si l’on fait le choix de l'électrique, la batterie est à récupérer au siège de CPA, à recharger soi-même et permet jusqu'à 20 km d'autonomie. Pour profiter de Zébullo, l'application smartphone est à télécharger et l'inscription au service est gratuite.

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i la meilleure voiture est, comme l'énergie, celle dont on ne se sert pas, force est de reconnaître qu'il est difficile de s'en priver. Quitte à rouler, autant que cela soit le plus propre possible, donc 100 % électrique. En 2020, la Fédération européenne pour le transport et l'environnement, qui regroupe 50 Organisations © l'Hebdo du Vendredi non-gouvernementales (ONG), a publié une étude qui compare les émissions de CO2 des véhicules, selon leur motorisation, leur segment et leur lieu de production. De celle-ci, il ressort que même dans le pire des cas, c'est-à-dire avec une batterie produite en Chine et conduite en Pologne, où l'électricité est produite principalement avec du charbon, une voiture électrique émet 22 % de CO2 de moins qu'un véhicule diesel et 29 % qu'un modèle essence, sur sa durée de vie totale. A l'inverse, en Suède, où la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité est largement dominante, une voiture électrique génère 79 % de CO2 de moins qu'un véhicule à moteur thermique. Pour la France, les émissions de CO2 sont 77 % plus faibles pour l'électrique que pour l'essence. Mais rouler électrique coûte encore cher. Cependant, en cumulant la prime à la conversion avec le bonus écologique, l'aide à l'achat peut atteindre jusqu'à 12 000 euros, selon le modèle et le revenu de l'acheteur. Autre bonne nouvelle, l'entretien d'un véhicule électrique est moins coûteux. Quant à son utilisation au quotidien, la recharge de la batterie demande toujours un budget inférieur à un plein à la pompe.

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> Infos : cpa-champagneparcauto.com/zebullo

A Châlons, les bus louent aussi des vélos

> Infos : gouvernement.fr/des-aides-pour-acheter-un-vehicule-propre

Votre ville est-elle « marchable » ? l'instar du baromètre des villes cyclables, établi par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), la Fédération française de la randonnée (FFR) a lancé cet hiver une consultation nationale sur les déplacements piétons. A travers un questionnaire, tous les piétons, assidus et occasionnels, sont invités, jusqu'au 15 mars pro- © l'Hebdo du Vendredi chain, à y participer afin de donner leur avis sur différents critères. L'objectif est d’évaluer la « marchabilité » des villes françaises autour de cinq indicateurs principaux : les pratiques et les ressentis, la sécurité, le confort, l’importance donnée aux déplacements à pied par les communes et les aménagements et services spécifiques pour les marcheurs. Les résultats de cette enquête sont attendus au printemps. Ils permettront de dresser le premier palmarès national des villes « marchables ».

ruit d'une délégation de service public, la location de vélos à Châlons-en-Champagne est assurée par le groupe Keolis, société gestionnaire du réseau de transports urbains de l'agglomération (Sitac). Et cela fait déjà sept ans que ça dure. Au total, le service © l'Hebdo du Vendredi VéloSitac se compose de 125 vélos classiques, pliants ou à assistance électrique, mis à la disposition des usagers pour des trajets quotidiens ou de loisirs. Ce service propose plusieurs formules, en fonction du type de vélo (mécanique, pliant ou à assistance électrique), de la durée de location (3 mois, 6 mois ou 1 an) et selon que l'on soit abonné ou non au Sitac. Ainsi, il faut compter de 2,70 € à 7,30 € par mois pour un deux-roues classique ou pliant, et de 9,45 € à 21,59 € pour une version électrique. En clair, plus on s'engage sur une longue réservation, plus le tarif mensuel devient avantageux. Et pour ceux qui ne peuvent garer leur bicyclette chez eux, Sitac propose aussi des garages à vélos protégés. Il en existe deux, l'un de 60 places au niveau de la gare SNCF et l'autre de 30 places situé place Tissier. Ce service est gratuit pour les abonnés Sitac et facturé 2 € par mois pour les autres.

> Infos : placeauxpietons.fr/

> Infos : sitac.net (rubrique Service VéloSitac)

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Mobilité

Déplacement

En TER, bougez plus écolo et beaucoup moins cher algré la pollution, les embouteillages et son coût, l'usage de la voiture individuelle demeure de très loin le mode de transport le plus utilisé entre son domicile et son lieu de travail ou d'étude. Chaque jour, ce sont ainsi environ 20 000 véhicules qui circulent sur les axes ReimsEpernay ou Reims-Châlons. Dans le même temps, le réseau de trains régionaux (TER Fluo) peine à faire le plein avec au mieux, avant la crise sanitaire, quelque 2 000 voyages quotidiens sur Se déplacer au quotidien en TER revient 2 à 4 fois chacune de ces deux lignes. moins cher qu'en voiture. © l'Hebdo du Vendredi Pour nombre de citoyens, l'image du transport en train est synonyme de retards, grèves, voire pas à vide évidemment. Quant à son 120,60 € par mois si vous avez plus d'insécurité. Ces maux sont pourtant coût, selon différentes études, il est de 26 ans (abonnement Presto) et des exceptions, même s'il est vrai deux à quatre fois moins élevé que seulement 66,40 € pour les moins que le personnel SNCF se fait mal- la voiture individuelle. Les chiffres de 26 ans (abonnement Primo). heureusement de plus en plus rare varient selon les lignes et les abon- A raison d'une vingtaine d'aller-renements (mensuel ou annuel). tour dans le mois, cela revient resdans les gares et les trains. Mais le TER, c'est aussi voyager Exemple avec la ligne Reims- pectivement à 6,03 et 3,32 € par plus écolo et moins cher, tout en bé- Châlons-en-Champagne. Environ jour. De plus, si vous êtes salarié, néficiant d'un temps utile, pendant 45 km séparent les deux villes. En l'employeur est légalement obligé la durée du trajet, pour travailler, lire voiture, un aller-retour revient à un de prendre en charge 50 % de ou tout simplement se détendre. peu plus de 8 € environ, rien qu'en l'abonnement, si bien qu'un allerCôté environnement, le train de- carburant. Si on y ajoute l'assurance retour Reims-Châlons en train ne meure en effet l'un des moyens de et l'entretien du véhicule, la barre revient finalement qu'à 3,02 € transport de masse au plus faible des 10 € est franchie. En train, avec (Presto). Un prix imbattable, même impact carbone, tant qu'il ne circule un abonnement annuel, cela coûte comparé au covoiturage.

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Coûts mensuels des abonnements entre Reims, Châlons et Epernay Reims-Châlons (19 AR quotidiens) 45 km 35 minutes 66,40 €1 (33,20 €3) 120,60 €2 (60,30 €3)

Reims-Epernay (22 AR quotidiens) 30 km 30 minutes 54,20 €1 (27,10 €3) 73,60 €2 (36,80 €3)

Châlons-Epernay (16 AR quotidiens) 30 km 13 minutes 53,60 €1 (26,80 €3) 71,80 €2 (35,90 €3) Tarif Presto, moins de 26 ans. Tarif Primo, plus de 26 ans. 3 Tarif, part employeur déduite. 1 2

Des bus à haut niveau de service plutôt qu'un nouveau tramway alué pour son efficacité et son plus faible impact sur la pollution de l'air, le tramway ne représente pas pour autant l'avenir des transports en commun à Reims, principalement en raison de son coût et de son emprise physique dans la ville. Les souvenirs douloureux des travaux de la ligne rémoise demeurent dans toutes les têtes. Pour améliorer les déplacements collectifs, l'agglomération rémoise lui préfère donc le bus, mais pas n'importe lequel : le bus à haut niveau de service (BHNS). Sorte de véhicule hybride, il bénéficierait des avantages du tramway, mais sans les inconvénients. Le BHNS peut en effet transporter, comme le tram, un très grand nombre de passagers, mais pour un coût moindre. Selon la collectivité, l'investissement serait de 9 millions d'euros du kilomètre, contre 20 millions d'euros pour le tramway. En termes d'aménagements, plus légers que pour le tram, les BHNS nécessitent tout de même la création de sites propres, c'est-à-dire de voies de circulation réservées, afin de favoriser la mise en place d'un parcours rationalisé intégrant également un système de priorité aux feux tricolores et aux ronds-points. Le Grand Reims souhaite créer deux lignes de BHNS. La première, est-ouest, relierait Tinqueux à Cormontreuil. La seconde, nord-sud, s'étirerait du

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quartier des Epinettes jusqu'à Champfleury, en passant par le centre-ville et l'avenue Jean-Jaurès. Elles auraient également un impact sur la qualité de l'air, car elles permettraient de diviser par trois le nombre de bus circulant dans l'hypercentre rémois. 6


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Habitat

Durable

Bien vivre chez soi n’a jamais semblé aussi important que ces derniers mois où nous sommes invités à y rester le plus possible. Consommations énergétiques intelligentes, économies écologiques, DIY, les moyens ne manquent pas pour rendre sa maison et son appartement plus responsables et agréables. par Agathe Cèbe

Maîtriser sa rénovation avec le réseau Faire is en place par l’Ademe, l’Anah (Agence nationale de l’habitat) et l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement et les collectivités), le réseau Faire accompagne gratuitement des particuliers dans leurs projets de rénovations énergétiques. Ce dispositif connecte 400 points-conseils, dans toute la France, qui répondent aux interrogations quant à la maîtrise de l’énergie, la rénovation et les énergies renouvelables. Parce que rendre son logement plus viable et rentable, ce n’est pas une mince affaire. Dans la Marne, plusieurs Espaces Infos Énergies (EIE) sont installés et ouverts à toute visite et demande, à Reims (12, avenue Bonaparte), à Châlons (16, boulevard Faure) ou Épernay (2, rue du Colonel Pierre Servagnat).

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© l'Hebdo du Vendredi

Plusieurs besoins, plusieurs réponses La première approche est souvent préliminaire : les propriétaires ou locataires s’interrogent sur la possibilité de réduire leurs consommations énergétiques au quotidien.

Rapidement, la question de la rénovation émerge, avec des impératifs de plus en plus exigeants, mais aussi accessibles : changer ses fenêtres ou sa chaudière, installer des panneaux photovoltaïques, de nombreux travaux bénéficiant d’aides finan-

Du bois pour la chaufferie du quartier Croix-Rouge

cières. Les conseillers présents dans les EIE permettent aussi aux demandeurs de faire le tri entre les différentes aides existantes. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique, les aides du programme Habiter Mieux de l’Anah, les primes et autres chèques des fournisseurs d’énergie, les aides locales, les prêts sans intérêt, la TVA à 5,5 %… Enfin, pour les co-propriétaires soucieux de faire gagner leurs logements en confort et économies, le réseau Faire propose son programme MaPrimeRénov’ Copropriétés : une aide financière et un soutien logistique dans le bon déroulement des travaux, étape par étape, mais aussi un annuaire de contacts de professionnels, pour la garantie de rénovations rondement menées. > Infos : faire.gouv.fr

Une prime pour les bons utilisateurs du thermostat Jusqu’au 31 décembre 2021, un nouveau dispositif est applicable : le « Thermostat avec régulation performante ». Son objectif est de stimuler l’usage des dispositifs de pilotage des consommations d’énergie. Les propriétaires, organismes logeurs et autres gestionnaires de logements sont éligibles pour en bénéficier : les logements doivent simplement être équipés d’un système de chauffage individuel. Une prime de 150€ par logement est versée aux bénéficiaires, par le biais des distributeurs d’énergie, signataires de la charte « Coup de pouce Thermostat avec régulation performante ». Infos : ecologie.gouv.fr

a chaufferie visible depuis la voie du Rouillat alimente en eau et chaleur 17 000 logements du quartier Croix-Rouge, mais aussi le CHU, des écoles alentour et le campus universitaire. Depuis 2011, des © l'Hebdo du Vendredi aménagements ont permis de privilégier les énergies renouvelables pour son fonctionnement : l’utilisation du bois a permis à la ville d’atteindre le seuil de 50 % d’énergie renouvelable sur son réseau global, entraînant une baisse conséquente des factures des habitants, ainsi qu’une réduction significative de 12 000 tonnes par an des émissions de CO2. Pourtant, l’effort ne s’arrête pas là : la collectivité tend à supprimer presque totalement l’apport d’énergie charbon dans l’alimentation de son réseau de chaleur urbain pour Croix-Rouge, d’ici 2022. Du bois, toujours, issu de la région et notamment des déchetteries, de la démolition, de palettes industrielles, pour 90 % des besoins de fonctionnement de la chaufferie. Et pour les 10 % restants, le gaz naturel devrait être choisi. Quand les objectifs seront atteints, les émissions de dioxyde de soufre dans l’atmosphère seront divisées par huit, celles de dioxyde d’azote par deux et demi, et celles de poussières par cinq.

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Domotique et économie d’énergie Si les technologies qui permettent à votre maison d’être entièrement connectée facilitent la vie et le confort de ses utilisateurs, elles peuvent aussi optimiser la consommation d’énergie. En effet, la domotique est considérée désormais comme un allié de choix pour automatiser le chauffage ou la lumière et contrôler les dépenses. La maison intelligente est aussi en mesure de faire des ajustements automatiques, de température ou de luminosité… Des aides existent pour une installation domotique à moindres frais et des économies, financières et énergétiques, à long terme, de l'ordre de 10 % sur votre facture énergétique. Simulez votre projet de rénovation énergétique : simulateur.lenergietoutcompris.fr 9


Habitat

Durable

Votre jardin, entre eau et insectes voir la chance de disposer d’un jardin, c’est plus qu’un simple apparat. Aujourd’hui, quelques gestes simples permettent, via son lopin de terre, de faire du bien à la nature, donc à la planète. C’est un fait : 45 % de l’eau que nous utilisons au quotidien n’a pas besoin d’être potable : laver sa voiture, arroser ses plantes, tirer une chasse d’eau. Il existe une solution simple pour éviter à votre robinet de vous fournir de l’eau dans ces occasions : récupérer l’eau de pluie. Économique et écologique, la récupération d’eau de pluie évite la dépense d’environ 200 euros par an en consommation d’eau… L’eau de pluie se collecte près des gouttières : il s’agit de placer un filtre-décanteur et de relier le tout à une cuve couverte (pour éviter la formation d’algues et autres microorganismes). Il existe plusieurs ma-

c’est que l’investissement est minime… à partir de 30 d'euros.

fois, des solutions très simples sont à portée de main, comme la fabrication et l’aménagement d’un hôtel à insectes. Ce dispositif permet aux insectes et arachnides de survivre et de maintenir un équilibre optimal dans votre petit coin de nature. Idéalement orienté au sud ou sud-est, face au soleil, votre nichoir doit aussi être à proximité de fleurs, à 30 cm du sol et protégé des intempéries. À l’intérieur, les insectes apprécient certains aménagements, comme de la natte de roseau, de la glaise, de la paille, des tiges, du bois sec… Ouvert juste avant l’hiver, l’hôtel pourra accueillir les pontes et larves d’insectes, et cette hospitalité rendra à la nature une pollinisation digne de ce nom, y compris en centre-ville.

Biodiversité, mon amour L’écosystème de votre jardin ne se régule pas tout seul. Et encore une

> Infos : ademe.fr

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tériaux, plusieurs capacités et plusieurs installations possibles : c’est à vous de choisir, en fonction de votre budget, de votre place et de l’utilisation que vous comptez faire de votre eau de pluie. Ce qui est sûr,

Composter, c'est gagner !

Un potager facile chez soi

’une des solutions les plus simples pour réduire sa production de déchets, c’est le compostage, car les déchets organiques représentent 40 à 60 % de notre poubelle d’ordures ménagères. Dans un bac à compost, on peut mettre les déchets de cuisine (épluchures, filtres en papier, pain, laitages, fruits et légumes abîmés, etc.) de jardin, et même de maison (mouchoirs, essuie-tout, cendres, papier journal, cartons…). Il est conseillé d’éviter la viande et de ne jamais mettre de produits synthétiques non-biodégradables ou chimiques. Le processus de compostage peut prendre de 4 mois à 1 an, selon les déchets utilisés, et peut ensuite s’utiliser au pied des arbres, dans le potager, pour remplir une jardinière ou encore sur les pelouses. Pour encourager cette pratique, les agglomérations de Châlons et d’Épernay et le Grand Reims proposent toutes aux habitants de leur territoire des composteurs à des tarifs préférentiels : à partir de 15 € pour un équipement en bois de 400 litres du côté d’Épernay et de Reims et 25 € l'engin de 300 litres à Châlons.

aire son potager, même en habitant en ville, c’est possible, c’est ludique et c’est intelligent. En effet, outre le plaisir de jardiner à petite échelle, le potager s’entretient en famille et apprend aux enfants les rudiments de l’alimentation responsable, de saison, et la grande vertu de la patience. Dans un petit jardin, une cour ou un balcon, tout est envisageable pour laisser pousser quelques fruits et légumes, ou herbes aromatiques. Pensez à la réutilisation de contenants déjà existants : des cagettes en plastique ou en bois, des sacs à pommes de terre en tissus, et plus surprenants encore : des vieux pneus ou même des vieux vêtements usés. Il s’agit ensuite de faire attention à respecter le système racinaire de chaque variété plantée : l’espace pour le substrat change en fonction. Les tomates, aubergines, haricots et poivrons par exemple, on besoin de plus 15 L de terre, tandis que les salades ont besoin de moins de 15 L. Les herbes aromatiques ont besoin de moins de 5 L, et les radis, ail ou carottes sont les moins gourmands avec moins d’1 L de substrat nécessaire. Rendez-vous en jardinerie pour vous procurer ce que vous ne pouvez pas récupérer et profitez de la saison printanière pour faire vos premières plantations, entre soleil et humidité.

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> Châlons : 08 00 87 56 15 et g.louis-riche@chalons-agglo.fr > Épernay : 03 26 56 47 15 et infodechets@epernay-agglo.fr > Reims : 03 26 02 90 90 10


Habitat

Durable

Conciergerie solidaire pour l'écoquartier Réma'Vert

A Mourmelon, 40 M€ pour oublier le charbon

© l'Hebdo du Vendredi

ans le cadre du Plan France Relance, la Marne a été dotée de 57 millions d’euros pour la rénovation énergétique, dont 40 millions d’euros pour des travaux d’envergure à la chaufferie au charbon de Mourmelon-le-Grand. Si 3 000 personnes sont présentes quotidiennement sur ce site qui sert de base à l’armée de terre, c’est tout un dispositif nouveau qui va être mis en place afin d’alimenter en énergie les 187 bâtiments répartis sur 13 zones différentes de façon plus saine : une chaufferie plus moderne qui promet, à échéance de vingt ans, une baisse de 41 % de la consommation d’énergie, doublée d’une baisse de 80 % d’émission de gaz à effet de serre. Vétuste, la chaufferie au charbon et fioul fête en effet ses 40 ans et sa transformation était une priorité. Elle a pour objectif d’utiliser 78 % d’énergie renouvelable pour ses consommations, biomasse ou bois. Les groupes d’entreprises ont jusqu’au 6 avril pour finaliser leurs projets et offres avant d’espérer être sélectionnés : le calendrier d’exécution attend donc la validation des principaux acteurs de cette rénovation qui devrait prendre, vu son ampleur, un peu de temps.

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abellisé en 2015, l’écoquartier Réma’Vert, à Reims, se dote, depuis le début de l’année, d’une conciergerie solidaire, créée avec le soutien de Plurial Novilia. Ce système, déjà en place dans plusieurs villes de France, innove dans la mise à disposition de services, comme la livraison de courses, la garde d’enfants, ou la gestion des espaces communs, pour les entreprises, les occupants de tiers lieux ou les habitants. Les tarifs sont avantageux (calculés sur le prix coûtant des prestataires, essentiellement des travailleurs issus de l’économie sociale et solidaire, locale et responsable). Au-delà des services, la conciergerie solidaire est aussi en charge de créer des animations pour entretenir le lien social au sein du quartier, notamment en extérieur. Tout un programme donc, qui devrait s’épanouir pleinement lorsque les restrictions sanitaires auront disparu…

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Engagements durables pour Habitat Humanisme pécialisée dans la lutte contre le mal-logement, l’association Habitat Humanisme accompagne des locataires en difficulté et les aide à se stabiliser et à rompre l’isolement. Si l’association agit dans la Marne et dans l’Aube, ses engagements sont les mêmes, quel que soit le territoire. À Reims, l’association loge 25 ménages à faibles ressources dans des habitations confiées par des propriétaires solidaires. Lors de la #greenweek, fin janvier 2021, l’association a fait part de ses prochains engagements pour l’environnement. Elle prône une sobriété énergétique et la recherche de solutions en lien avec le développement durable. Normes de haute performance énergétique, matériaux à faible impact carbone, sensibilisation aux écogestes, l’association prévoit même, pour ses prochains logements, un programme de jardins partagés pour les habitats collectifs.

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> Infos : habitat-humanisme.org 11


L'Hyper U de Reims a de l'énergie a revendre ! L'Hyper U à taille humaine de Reims Village est efficace en termes d'éco responsabilité et d'anti-gaspillage. L'investissement et la technologie souhaités par son PDG Alexandre Machet sont au service de la qualité de vie de tous, clients comme employés. L'Hyper U de Reims Village est résolument tourné vers l'environnement. Son gérant, indépendant engagé, n'a pas ménagé ses efforts pour créer un modèle de magasin écoresponsable qui n'a pas encore d'équivalent. La plus grande transformation concerne l’impressionnante baisse de consommation d'énergie. Avec 330 kWh par m2, elle est aujourd'hui de 50 % inférieure à la consommation moyenne des autres grandes surfaces françaises estimée à 800 kWh. Ce résultat est dû principalement à la récupération de l'énergie produite par l'ensemble des frigos.

Elle est ensuite réutilisée pour chauffer

l'eau par infiltration.

100 % de l'eau utilisée, ainsi que 70 %

Le grand magasin de Reims Village,

du

commerciale

sous l’impulsion de sa direction, a réussi

comprise. L’économie d'énergie est

son objectif écoresponsable en créant

également rendu possible par l'isolation

un bâtiment aujourd'hui passif, combi-

de la totalité du magasin et son éclairage

nant performance thermique et réduc-

en LED. Ce dernier point est par

tion de la consommation d'énergie. Le

ailleurs complété par des détecteurs de

plus petit hypermarché de Reims est bien

présence dans les locaux administratifs

ici le plus grand.

bâtiment,

galerie

et les réserves, et l'apport d’éclairage naturel. L'autre cheval de bataille de l'Hyper U concerne

rémois

la

Reims Village

récupération

7 000 m de toiture végétalisée du bâti-

5 rue Jacques de la Giraudière 51100Reims - 03 52 62 62 72

ment et aux noues paysagères captant

www.magasins-u.com/magasin/hyperu-reims

des eaux de pluie. Elle se fait grâce aux 2

330 kWh VS 800 kWh/m2 La consommation de l'énergie totale de l'Hyper rémois est de 50 % inférieure à la consommation moyenne d'un magasin comparable.

7 000 m2 C'est la totalité de la surface de toiture végétalisée du site Reims Village.

500 000 € Montant de l'investissement dans les espaces verts.

100% L’eau de pluie est récupérée à 100% pour alimenter le magasin. 70% du chauffage est produit par la récupération de l’énergie des mobiliers froids.

12


Alimentation

Locale

Préserver la planète en mangeant mieux et en optant pour une alimentation éco-responsable, c'est possible. D'autant que la Marne regorge d'initiatives nées pour valoriser les circuits courts, les produits bio ou encore les bons réflexes anti-gaspillage. Faites votre marché ! par Sonia Legendre

Du champ à l'assiette oins de kilomètres parcourus, davantage de saveurs et du contact humain : les circuits courts séduisent de plus en plus les consommateurs. Une prise de conscience qui encourage les agriculteurs à multiplier les canaux pour faire connaître leur savoir-faire. À Saint-Memmie, près de Châlons, le maraîcher Fiacre Janson jongle avec les marchés, les ventes directes à la ferme et les casiers en libre-service, tout en partageant sur les Fiacre Janson a installé des casiers maraîchers en libre service à réseaux sociaux des l'entrée de sa ferme, près de Châlons. © l'Hebdo du Vendredi vidéos filmées au cœur de l'exploitation. Egalement très en vogue, les magasins de propose, en plus de sa boutique d'une agriculture paysanne) fédèproducteurs poussent comme des dédiée aux produits locaux, un bis- rent environ 200 000 adhérents au champignons. Les Sacrés Fermiers, trot rural et un pôle d'animations so- niveau national et représentent plus à Cernay-les-Reims, ont choisi le cioculturelles et touristiques. d'une dizaine de structures dans la modèle associatif et réunissent les À la fois pratique et vertueux, le Marne. Avec une particularité : les spécialités de 35 fermes situées à système de panier s'est lui aussi consommateurs souscrivent pour un moins de 100 km de Reims. Autre beaucoup développé. Nées dans les an. Ils peuvent ainsi découvrir les concept original et solidaire à années 2000 en France, les Amap produits de leur terroir au fil des saiGermaine : Le Cerf à 3 pattes qui (Associations pour le maintien sons et s'impliquer dans l'animation

M

Des pâtes, oui mais des pâtes locales !

de l'Amap (visites d'exploitations, aide à la distribution, gestion administrative, etc.). Tout aussi appréciés des citadins, mais moins engageants, La ruche qui dit oui ! et Locavor permettent, en quelques clics, de constituer son panier et de le récupérer dans une quinzaine de points relais du département. À Epernay, Le Panier Fermier mise également sur les commandes en ligne et en assure la livraison. A noter enfin, des produits non alimentaires made in ChampagneArdenne font leur entrée dans ces circuits : cosmétiques, produits ménagers, bougies, décos artisanales, bijoux et accessoires, etc. > Infos : reseau-amap.org, locavor.fr, lepanierfermier.fr, laruchequiditoui.fr, lespetitsremois.fr, le-cerf-a-3-pattes.fr, sacres-fermiers.fr, page Facebook « fermeducentre ».

La Marne, terre de brasseurs artisanaux

epuis un an à Epernay, Le Pastier propose toute une gamme de pâtes artisanales et champenoises, conditionnées en paquets ou sous forme de plats préparés à emporter. Sur place, dans un laboratoire dédié, FranckDavid Depermentier fa- © Les Nominettes brique lui-même les pâtes, ravioles et gnocchis et imagine des recettes originales. De plus en plus d'agriculteurs se diversifient et explorent cette filière. Le cas de Christophe Nominé, céréalier à Condé-sur-Marne. À partir du blé tendre qu'il cultive, il produit la farine servant à élaborer les Nominettes. Natures, complètes ou au sarrasin, ces pâtes fermières prennent forme dans l'atelier aménagé au sein de l'exploitation. Dans le même esprit, le projet de Caroline Payen et Jean-Baptiste Vervy, à Sézanne, devrait se concrétiser au printemps. Baptisées « Papote » et testées par une communauté de près de 200 citoyens, leurs pâtes se composeront du blé de leurs champs, cultivés en partie grâce aux techniques d'agroécologie. Elles seront fabriquées dans l'ancienne ferme familiale selon un procédé particulier : un séchage lent de 24 heures à température basse pour chaque production.

i le champagne symbolise fièrement notre région pétillante, la bière connaît aussi une véritable ascension. La Marne compte une quinzaine de micro-brasseries artisanales, installées aussi bien en ville qu'à la campagne. Leur leitmotiv : puiser dans les ressources locales pour élaborer des recettes atypiques. À © Bière L'Agéenne Cormontreuil, par exemple, La Bouquine a imaginé la cuvée éphémère « Sour Barrel », vieillie en futs de chêne utilisés pour le vin de champagne. Certains passionnés ont débuté l'aventure dans leur garage – on citera notamment L'Happycoole à Ecury-sur-Coole ou encore l'Agéenne à Aÿ – avant de développer leurs concepts. Et bon nombre de projets deviennent des lieux de convivialité à part entière, avec dégustations culinaires, concerts et autres rendez-vous culturels, comme le Shed à Reims. Du côté de Mancy, cinq ans après sa création, La Tête de Chou voit plus grand. Elle envisage de déménager sa production à Epernay et d'y créer un brewpub. Née à Châlons en 2017, La Fabule rejoindra bientôt Fagnières et proposera une guinguette festive, plus adaptée à l'accueil du public, des artistes et des producteurs locaux.

D

S

> Infos : lepastier.fr, les-nominettes.fr, page Facebook « Papote - Pâtes artisanales made in France ».

> Infos : brasserieschampenoises.fr, ubge.fr. 13


Alimentation

Locale

Le vrac pour réduire Haro les emballages sur le gaspillage ! es pailles aux couvercles de boissons, en passant par les couverts et les boîtes à sandwiches, les produits en plastique à usage unique sont interdits depuis le 1er janvier. Mais les emballages qui conditionnent nos aliments (yaourts, lait, viande, farines, etc.) ont © l'Hebdo du Vendredi la dent dure et représentent 85 % des emballages jetés par les ménages, selon l'Ademe. Bon nombre d'astuces permettent d'y remédier au quotidien et le vrac se démocratise de plus en plus. Les épiceries se spécialisent dans l'éco-responsable, comme Vrac'ment Bon à Epernay, Day by Day à Reims ou encore Le Dépôt Vrac à Châlons. Munis de leurs propres contenants réutilisables (boîtes, sacs en tissu, pots), les consommateurs peuvent y trouver de nombreuses gammes : vinaigres, thés, pâtes, épices, céréales, lentilles, légumes de saison, cosmétiques, produits ménagers, accessoires zéro déchet, etc. Avec un avantage financier non négligeable, puisque les prix sont rapportés au kilo ou au litre, et donc exempts du poids des emballages. Et si le vrac est déjà légion dans les boutiques engagées telles que Biocoop ou Artisans du monde, il s'installe également dans les grandes surfaces et même les animaleries.

D

utre fléau pour l'environnement : le gaspillage alimentaire. Née à Reims en 2016, l'association Les Bons Restes multiplie les actions antigaspi auprès des consommateurs. Les Disco Soupes, par exemple, proposent de réaliser une soupe (ou smoothies, compotes, salades, purées, etc.) en utilisant des légumes et fruits moches pour ne pas les jeter, dans un esprit festif et participatif. Les bénévoles organisent également des par an et ateliers pédagogiques et par habitant ludiques autour des techniques de conservation et des ciné-débats grand public ou en milieu scolaire pour prodiguer leurs bons conseils en la matière : bien ranger son frigo en surveillant les dates de péremption, respecter les saisons, cuisiner en bonnes quantités, etc. De plus en plus de restaurateurs optent aussi pour le « doggy bag », un contenant recyclable qui permet d'emporter chez soi les restes de son repas, et cette pratique deviendra obligatoire à compter de juillet. L'Ademe estime que la chasse au gaspillage équivaut à une économie de 100 euros par an et par habitant.

A

100€

> Infos : daybyday-shop.com, epicerie-le-depot-vrac-chalons.fr, page Facebook « VracmentbonEpernay ».

> Infos : lesbonsrestes.fr, agirpourlatransition.ademe.fr.

14


Alimentation

Locale

Ouvrir le champ des possibles

En bref Les jardins partagés, écolos et solidaires Portés par les collectivités, les associations ou les citoyens, les jardins partagés se multiplient dans les villes. On citera par exemple l'îlot Saint-Gilles au quartier Saint-Remi de Reims, Au Mil'Pot à Châlons et le jardin de Bernon à Epernay. Objectif : faire participer les consommateurs – qui pourront profiter des fruits et légumes cultivés par leurs soins - et les sensibiliser à des techniques plus respectueuses de l'environnement, comme la permaculture. La pédagogie en plus, puisque ces endroits conviviaux proposent des visites et des ateliers au grand public et aux scolaires.

À vos marques, prêts, cueillez !

a crise a renforcé les liens entre les citoyens et l'agriculture, y compris dans les champs. La jeune pousse Wizifarm, implantée à Reims, lançait en 2018 la plateforme internet Mission pour mettre en relation les exploitants et leurs futures recrues. Environ 900 personnes, parfois en reconversion, ont ainsi trouvé un emploi agricole entre mars et octobre 2020. Dans un autre registre, l'association La Ferme Rémoise souhaite expérimenter le concept d'agriculture urbaine sur une friche de 6 500 m2 située rue Saint-Charles, mise à disposition par la Communauté urbaine du Grand Reims. Objectif : redonner ses lettres de noblesse au potentiel naturel de ce site en y développant des activités agricoles et des pratiques respectueuses de l'environnement (maraîchage, vélo-compostage, horticulture, élevage, apiculture, etc.). Elle lance un appel aux citoyens et au monde agricole pour rejoindre l'aventure.

L

> Infos : la-ferme-remoise@zaclys.net, wizi.farm.

Récolter soi-même les fruits et les légumes que l'on consomme devient un jeu d'enfant grâce aux cueillettes ouvertes au grand public, notamment à Muizon, Aulnay-surMarne et près du Fort de la Pompelle. Ces concepts offrent également des tarifs plus abordables, car le conditionnement et le transport des denrées n'entrent pas en ligne de compte. Infos : cueillettedaulnay.fr, cueillettedemuizon.fr, lacueillettedelapompelle.com.

Des paniers « dates courtes » dans les supermarchés Plusieurs commerces (boulangeries, restaurants, grandes surfaces, etc.) s'impliquent pour limiter le gaspillage alimentaire. Le groupe Carrefour, par exemple, s'est associé à l'entreprise Too Good To Go et propose une appli pour récupérer les produits invendus proches de la date limite de péremption. Ils sont rassemblés sous forme de paniers à réserver, d'une valeur d'environ 15 euros, soit 70 % moins cher. Infos : toogoodtogo.fr.

Des engagements concrets pour vous garantir le meilleur de nos valeurs

l’origine des produits et la transparence des filières

 Assurer



Refuser les OGM

 Limiter le suremballage et préférer les

 Développer

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Alimentation

Locale

Le bio prend son envol dans la Marne ffet de mode pour certains, véritable conviction pour d'autres, l'alimentation biologique ne cesse de gagner du terrain dans les habitudes des consommateurs. Et si les marchés, tout comme les boutiques spécialisées, franchisées ou indépendantes, ont le vent en poupe, le bio s'invite également dans les enseignes de hard-discount et les hypermarchés. Mais il possède encore une sacrée marge de progression. En 2019, l'Agence Bio recensait dans la Marne 370 exploitations engagées dans l’agriculture bio (soit 2 % des exploitations du département), ainsi que 170 transformateurs et distributeurs. Bon nombre d'initiatives visent aussi à valoriser le zéro pesticide et à fédérer les producteurs, comme le réseau Bio en Grand Est, qui compte plus de 10 000 adhérents. A plus petite échelle, des associations militent pour le bio en organisant des débats et autres rendez-vous ouverts au grand public, voire en créant des lieux dédiés. À Sarry, près de Châlons, Bernadette et Guy Pavaux, anciens propriétaires de la ferme Saint-Julien et investis dans une démarche bio depuis 1985, ont imaginé le magasin associatif Achillée Millefeuille. Ils animent régulièrement des ateliers culinaires thématiques et cultivent avec leurs adhérents un jardin participatif, dont les fruits et légumes bio sont proposés à la vente.

E

© l'Hebdo du Vendredi

> Infos : agencebio.org, biograndest.org, page Facebook « Achillée Millefeuille ».

Plus bio la vigne ! e devient pas vigneron bio qui veut. Et pour cause, la certification « viticulture biologique » n'est accordée qu'après trois années de conversion et un travail acharné – labour, enherbement, engrais verts, taille et vendange manuelles, etc. - pour bonifier les vignes. Quant à la commercialisation de champagne bio, elle nécessite deux ans de vinification en amont, imposés par l'appellation Champagne. Fondée en 1998, l'Association des champagnes biologiques (ACB) rassemble aujourd'hui environ 120 vignerons et maisons, tous engagés à bannir la chimie de synthèse. En 2019, selon l'Observatoire régional de l'agriculture biologique, la production de champagne bio concernait 260 domaines et l'équivalent de 1 148 hectares de vignes, dont 618 en conversion. Soit 3,4 % de l'aire d'appellation, sachant que les surfaces en conversion ont bondi de 70 % en 2020. Plus globalement, la certification « viticulture durable en Champagne » mise en place en 2015 par le Comité Champagne vise à réduire l'impact des pratiques viticoles sur l'environnement. Elle référence 125 points d'évaluation (biodiversité, sol, eau, empreinte carbone, paysages,

N

© l'Hebdo du Vendredi

etc.) et distingue à ce jour plus de 15 % du vignoble. Objectif : le certifier intégralement à l'horizon 2030. > Infos : champagnesbiologiques.com, champagne.fr.

Quand les cantines se mettent au bio 'entrée du bio dans les restaurants d'entreprises et les cantines scolaires ne date pas d'hier, mais elle tend à se développer, donnant naissance à de solides partenariats entre les collectivités et les producteurs locaux. En 2020, en clin d'œil à la Semaine du goût, la cuisine centrale de Reims a élaboré un menu exclusivement issu de l’agriculture biologique pour 9 200 élèves, avec la complicité du chef étoilé, Philippe Mille. Et tout au long de l'année, la mairie garantit certains produits bio, comme les carottes, les lentillons, le pain ou encore le céleri. Du côté d'Epernay, le bio représente 20 % des denrées cuisinées pour les 1 300 enfants des écoles et la municipalité souhaite encore progresser sur ce sujet. Quant à la ville de Châlons, elle propose des repas bio à l'occasion de temps forts, mais mise davantage encore sur les circuits courts – 40 % des légumes frais sont cultivés dans un rayon de 200 km – et sur l'élaboration d'un menu végétarien chaque semaine, comme le prévoit la loi Egalim.

L

© l'Hebdo du Vendredi

16


Le local, le bio et le « fait-maison » font battre le cœur de l’ de Reims Lauréat du plan Grand Reims Durable, l'Hyper U de Reims Village a placé les éleveurs et producteurs locaux au centre de son activité. Une démarche qualité voulue par la Direction, qui fait sens avec une consommation plus éthique. Les rayonnages de l'Hyper U rémois regorgent de produits locaux aussi bons pour le palais que la planète. Du côté des fruits et légumes notamment, le circuit court est privilégié. C’est une volonté de l’équipe, de prioriser le local, car la mise en valeur des hommes et femmes cultivant la terre est un gage de l’intérêt porté à leur travail. Ainsi, ce sont par exemple les tomates d'Etienne Guillaume à Aumenancourt, les primeurs de la famille Bosserelle à Sedan, ou les pommes de terre de Marie Christine Devulder cultivées à Juniville, qui régalent les clients d’Hyper U. La farine du moulin Courtin de Francheville, le lait produit en Meuse et les œufs de Sommepy-Tahure peuvent également

recettes faites maison, sans additifs ni

au fromage à la coupe, aux fruits et lé-

être utilisés en boulangerie ou dans les

conservateurs, du rayon traiteur. Côté

gumes, et à la boulangerie viennoiserie

boucherie, la viande provient en grande

pâtisserie.

partie de la filière des éleveurs de Cham-

Au centre de tout, c'est l'humain qui

pagne-Ardenne, et le Bœuf est 100% race

est mis en valeur, pour changer le monde

à viande française. Tous ces produits à la

à son niveau. Localement en tout cas,

qualité indéniable ont fait moins de

l'Hyper U de Reims Village prouve son

100 km avant de remplir les caddies des

implication, dans ses rayons comme dans

gourmands. Ce rapport de proximité et

ses partenariats avec les associations

de confiance entre producteurs locaux et

culturelles et sportives.

clientèle est recherché par les équipes de l'Hyper U, tournée vers une façon de consommer plus éthique.

Reims Village

Le bio est une autre tendance forte de rellement pris plus de place dans l’offre du

5 rue Jacques de la Giraudière 51100Reims - 03 52 62 62 72

magasin. La certification bio s'étend aussi

www.magasins-u.com/magasin/hyperu-reims

ce changement, et le vrac a donc natu-

14

100 %

C’est le nombre de personnes

La part du bœuf français labellisé race à viande au rayon boucherie.

travaillant aux rayons boucherie et traiteur.

17


18


Réemploi

Déchets

C’est l’un des grands défis de notre époque : réduire la production de déchets, un secteur qui représente 4 % des émissions de gaz à effet de serre françaises. La France s'est fixée comme objectif de réduire de 50 % les déchets en déchetterie et d'en orienter 65 % vers des filières de recyclage ou de valorisation, d’ici 2025. Pour y parvenir, suivez le guide ! par Simon Ksiazenicki

Tout se Récup'R à la ressourcerie de Dizy lle a fêté ses 5 ans avec un nouveau record. Ouverte depuis 2016 dans la zone d'activités de Dizy, la ressourcerie Récup'R, la seule du genre dans la Marne, est rapidement devenue l'une des références du commerce de seconde main... et un peu plus que ça. À la fois centre de collecte, de vente et de valorisation, la ressourcerie accepte tous les objets inutilisés des habitants du territoire. S’ils sont valorisables, ils sont revendus dans le vaste magasin dédié qui évolue de jour en jour : meubles, chaises, appareils électroniques, vêtements, produits de décoration, livres, vaisselle, bibelots, jouets pour enfants… La boutique regorge ainsi de trouvailles à petits prix. Si les produits sont inutilisables, ils sont recyclés ou mis en déchetterie. L'an dernier, 555 tonnes ont été collectées et la majorité a été valorisée : 220 tonnes ont été réemployées et vendues en magasin (40 %), 295 tonnes ont rejoint une filière de recyclage tandis que seulement 40 tonnes (7 %) ont fini incinérées. En tout, la collecte de déchets à la ressourcerie a augmenté de 65 % en 2 ans ! Un succès grandissant pour cette association qui est passé, en 5 ans, de trois à 17 salariés, et cherche aujourd'hui un nouveau lieu où elle pourrait y transférer ses activités de collecte, de tri et de réparation. « Ça nous permettrait de développer de nouveaux métiers, tout en conservant notre boutique à Dizy », précise le coordinateur de la ressourcerie, Florent Chaudré. Malgré cette démarche vertueuse, qui répond aux trois piliers du développement durable (social, économique et écologique), Récup'R est le seul

E

La ressourcerie de Dizy a collecté 555 tonnes de déchets l'an passé. © l'Hebdo du Vendredi

établissement du genre dans la Marne. Pour le moment, puisque les élus du Grand Reims réfléchissent, eux aussi, à installer une ressourcerie sur leur territoire. Mieux vaut tard que jamais ! > Ressourcerie Récup'R, 184, chemin des Bas Jardins, Dizy. Boutique et dépôts ouverts du mardi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30, et samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30. Infos : 03 26 32 09 39 et enreso51@gmail.com.

En bref Les boutiques solidaires Bon pour la planète et le portefeuille, acheter d’occasion peut également être une action sociale. À Châlons, l'Association pour l’insertion par le travail, la rencontre et l’échange (Aitre) propose à la vente, depuis plus de 20 ans, à travers l’Abiboutique (7, rue Léon-Bourgeois), des articles récupérés et reconditionnés par les salariés de l'association (livres, jouets, linge de maison, vêtements…). Du côté d’Épernay, c’est la Croix-Rouge qui a ouvert, dans ses locaux (5, rue Placet), sa « vestiboutique », un établissement qui vend des vêtements, textiles et linge de maison issus de dons. À Reims, on peut également citer Le Service du vêtement, une association caritative qui vient en aide aux démunis et organise aussi régulièrement des braderies solidaires dans ses locaux (19, rue du Jard).

solidaire à Reims (1, rue Paul-Halary) et à Berry-au-Bac (3, avenue du Général-de-Gaulle) et des communautés à Tours-sur-Marne (6, rue Saint-Antoine), Châlons (12 bis, chemin du Perthuis) et Courtisols (72, rue Saint-Julien).

La fripe, c’est chic !

La récup’ se paye cash

Emmaüs prêche la bonne parole À l’origine, l’association Emmaüs a été fondée par l’abbé Pierre en 1954 pour lutter contre la pauvreté et aider les sans-abris. Aujourd’hui, l’association œuvre toujours pour ces nobles causes, mais est aussi bien connue pour ses communautés qui collectent et revendent des produits d’occasion. On compte une friperie à Reims (17, rue Gutenberg), une boutique

présents depuis bien longtemps sur ce segment. C'est le cas du Relais, un réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion professionnelle par la collecte et le réemploi de textiles. Grâce à ses 22 000 conteneurs, 100 000 tonnes de vêtements sont collectées chaque année. Cédés à des grossistes ou transformés en isolant, ces produits sont également revendus dans les boutiques Ding Fring. Il en existe trois à Reims (La Neuvillette, Cernay et Murigny).

Pour contrer l’industrie de la mode et ses impacts négatifs sur la société, beaucoup se tournent vers les vêtements d’occasion : un tiers des Français déclarent ainsi avoir acheté un vêtement déjà porté. Outre les sites spécialisés et les boutiques, d'autres acteurs sont

19

Ces enseignes existent depuis bien longtemps, mais se sont offert une seconde jeunesse avec l’essor de la consommation de seconde main. On peut citer les grandes enseignes nationales telles Cash Converters, Cash Express ou encore Happy Cash, qui vendent et rachètent des produits d’occasions en mettant l’accent, au fil des années, sur les smartphones, les jeux vidéos, l’informatique et l’électroménager. Ces enseignes sont présentes dans nos trois grandes villes de la Marne. À noter que les hypermarchés se mettent aussi au rachat et à la revente de produits d’occasion, à travers des rayons dédiés à l’entrée de leurs magasins.


Réemploi

Déchets

Une note pour évaluer la réparabilité des produits éparer plutôt que jeter, c’est éviter la mise au rebut trop précoce des produits et ainsi préserver les ressources naturelles nécessaires à leur production. Actuellement, seuls 40 % des appareils électriques et électroniques en panne sont réparés en France, mais le gouvernement espère faire grimper cette proportion à 60 % d’ici 2025. Pour encourager les consommateurs à acheter des L'indice de réparabilité évalue si le produit est produits plus faciles à réparable, difficilement réparable ou non réparable. réparer, il a été inscrit, dans la loi anti-gaspillage mise en place le 1er janvier fonction de grilles définies par le désormais obligatoire pour ces dernier, un indice de réparabilité ministère de l’Écologie. La note cinq catégories de produits. sur les lave-linges, les téléviseurs, finale de l’indice de réparabilité est À l'avenir, l’indice de réparabilité les smartphones, les ordinateurs une moyenne sur 10 de ces a vocation à pouvoir être appliqué portables et les tondeuses à gazon. critères, accompagnée d’un code à d'autres catégories de produits Une note est attribuée par le fabri- couleur de rouge à vert permettant électriques et électroniques et doit cant de l’appareil à cinq critères ainsi de définir si le produit est même, à terme, se transformer (documentation ; démontabilité, réparable, difficilement réparable en indice de durabilité qui intégrera accès et outils ; disponibilité des ou non réparable. L'affichage de de nouveaux critères, comme la pièces détachées ; prix des pièces cette note, en magasin et sur robustesse ou la fiabilité des détachées ; critère spécifique), en les sites de vente à distance, est produits.

R

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HELLIA

La réparation à portée de clics Agréée par l’État depuis 2005 en tant qu’éco-organisme en charge des appareils électriques et électroniques en France, la société Ecologic a également développé un site internet bien pratique dédié à la réparation. En quelques clics, chaque internaute peut obtenir un diagnostic sur une vingtaine de produits électriques et électroniques, puis identifier un acteur de la réparation proche de chez lui et finalement, si l’équipement n’est pas réparable, trouver une solution pour le déposer en vue d’un recyclage. Des tutoriels, des liens directs vers les SAV de grandes marques ou encore des conseils sont également disponibles sur ce site rudement bien fait. > Infos : e-reparation.eco

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Réemploi

Déchets

Réparer plutôt que jeter

Yoyo, la collecte qui fait des cadeaux

’est parfois un crève-cœur de constater que racheter un appareil neuf coûte moins cher que de faire réparer celui en panne par un spécialiste. Afin d’encourager chacun à retaper plutôt qu’à jeter, des Repair Cafés ont vu le jour, un peu partout dans le monde et depuis maintenant 2013 dans la Marne. Avant la crise sanitaire, à Reims et à Épernay, des bricoleurs se réunissaient une fois par mois et proposaient de redonner vie, gratuitement, à toutes sortes d’objets : petit électroménager, meubles, bicyclettes, vêtements… Tout le monde a droit à une seconde vie ! « 70 % des objets qui nous sont confiés repartent en état de marche », assure l’un des bénévoles de l’association d’Épernay. La pandémie a porté un coup d’arrêt à l’activité de ces bricoleurs, mais l’association Repair Café 51 espère proposer prochainement de nouveaux ateliers, si la situation sanitaire le permet.

epuis juin 2019, à Reims, le dispositif associatif de collecte Yoyo encourage les habitants à trier plus et mieux en les récompensant après chaque ramassage. Pour faire partie de cette communauté, il faut s'inscrire sur le site internet yoyo.eco en tant que trieur, puis choisir son coach qui fournira les sacs Yoyo vides et les récupérera une fois pleins de bouteilles en plastiques (uniquement transparentes). Chaque sac récolté permettra ensuite d’obtenir des points, échangeables contre des récompenses. Les cadeaux sont nombreux, variés et locaux : des produits éco-responsables issus de boutiques rémoises, des bons © Yoyo d’achat chez des commerçants du cru, des entrées dans des lieux culturels, des rendez-vous sportifs ou des activités de loisirs… Les sacs, eux , seront acheminés vers le centre de tri situé dans la zone Farman. Avant la crise sanitaire, la communauté rémoise Yoyo comptait 33 coaches et 1 835 trieurs qui ont contribué à récolter, en un peu moins d'un an, plus de 6 tonnes de bouteilles plastiques, recyclées à 100 % en circuit court.

> Infos : 07 83 06 51 05 et repaircafe51@gmail.com

> Infos : yoyo.eco

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Réemploi

Déchets

Jeter moins pour payer moins our financer la collecte et le traitement des déchets ménagers, les collectivités territoriales prélèvent, depuis quelques années, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Figurant sur l'avis de taxe foncière, cette Teom peut être à taux unique ou à taux défini par zone de ramassage, voté chaque année par les collectivités, au même titre que les autres impôts locaux. Elle est par exemple de 9 % sur le Grand Reims et de 13,58 % dans les communes de l’agglomération d’Épernay. La tarification incitative est désormais envisagée dans Mais le problème de de nombreuses communes. © l'Hebdo du Vendredi cette redevance, c'est qu'elle est sans rapport avec la quantité de déchets produite mixte du sud-est de la Marne, à l’est d’une part fixe (100 à 270 € selon de Châlons, qui gère les déchets de la taille des bacs/foyers), qui donne par foyer. Certains élus ont donc fait le choix 153 communes et 39 000 habitants. droit à 18 retraits de poubelles par d’instaurer une tarification incita- Concrètement, chaque foyer pos- an, soit une collecte toutes les trois tive, un système dans lequel l’enlè- sède un bac de collecte de 120, 180 semaines, et d’une part variable, vement et le traitement des déchets ou 240 litres (selon la composition due pour chaque levée supplémensont facturés selon la production ef- de la famille), équipé d’une puce taire (de 1,20 à 7 €). Seules les orfective de déchets, comme l’eau ou qui comptabilise le nombre de le- dures ménagères sont soumises à ce l’électricité. C’est le cas du syndicat vées. Le coût du service se compose système, la collecte sélective (bac

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jaune) n'étant pas concernée. Soucieuse de réduire ses déchets, Épernay Agglo Champagne a intégré ce système à son programme Cap zéro déchet 2030 et lancera les études dans le courant de cette année 2021. Une politique guidée par un souci écologique, mais également financier : en 2021, la taxe générale sur les activités polluantes a été fixée à 30 € par tonne de déchet enfoui, contre 18 € auparavant, et passe de 6 à 11 € pour l'incinération.

568 kg C’est la masse de déchets produits, chaque année, par un Français, selon l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Un chiffre qui inclut les ordures ménagères, les conteneurs de tri et les déchetteries.

Adoptez une poule aux œufs d'or !

Des vers pour être plus vert

es personnes qui ont grandi à la campagne à une époque pas si lointaine peuvent vous raconter qu’il était commun de trouver des poules dans les jardins. Outre le côté pédagogique pour les enfants du foyer et le plaisir de produire ses propres œufs (150 à 300 œufs par an selon la race), les poules recyclent les déchets de cuisine, mangent les limaces, contrôlent les nuisibles et fertilisent les sols. Deux pondeuses peuvent ainsi ingurgiter, en complément d'une ration de céréales, jusqu'à 100 kg de déchets organiques par an et ainsi éviter de gonfler la masse de ses poubelles d’ordures ménagères. Pour ceux qui souhaitent adopter un gallinacé, il est nécessaire de lui attribuer au moins 20 m² de jardin et lui installer un petit enclos. Les propriétaires de petits jardins pourront toujours se tourner vers les poules naines. Il est possible d’acheter son animal sur internet, La Ferme de Beaumont faisant figure de référence, mais il est préférable de se rendre directement chez les nombreux éleveurs que comptent la Marne et les Ardennes. Il vous en coûtera entre 10 et 60 €. Enfin, depuis 2011, l’agglomération de Châlons propose, chaque année, une vente de poules à 15 €, limitée à 30 foyers. L’opération sera reconduite, cette année, du 1er avril au 15 juin.

our ceux qui veulent réduire leurs déchets, mais disposent d’un espace contraint, comme un balcon d’appartement, il existe aussi le lombricompostage. Avec ce système, ce sont les vers de terreau, placés dans un bac en plastique, qui travaillent. En commençant avec 250 à 500 grammes de lombrics, vous pouvez leur donner à manger des épluchures, du pain, du marc de café avec son filtre, des sachets de thé, des coquilles d’œuf, du carton coupé en petits morceaux ou encore des journaux et avec de l’aération, une chaleur comprise entre 12 et 25° C, de l’humidité et de l’obscurité, la population de vers va rapidement se développer et se stabilisera. Si vous évitez les protéines animales (viande, poisson, produits laitiers) le lombricomposteur ne dégagera pas d’odeurs. Une fois le processus bien lancé, vous obtiendrez, tous les 3 à 4 mois, un lombricompost très fin d’excellente qualité pour les plantes d’intérieur ou de balcon et du « thé de vers », un engrais liquide idéal pour renforcer la vigueur de vos plantes. Les agglos d’Épernay et de Châlons proposent ces bacs en plastique adaptés à un tarif situé autour de 30 €.

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Éco et Citadin Marne  

Hors série paru en mars 2020

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