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12 Mai 2009 Les événements Assemblée Générale de l’A.L.A le 14 Mai au Collège Pierre Bodet à Ma Campagne à 18 h 00

. U.T.L. . Conférences . 20 mai à 14 h 30 à l’Espace Franquin « La photographie » . 23 septembre assemblée de rentrée à Lunesse dès 14 h 00 . Voyage - Les villes flamandes du 25 au 30 mai 2009 - Sortie à St-Junien le 28 juin pour voir les ostensions. Repas libre.

. C.T.L. . Sortie à l’Ile Madame le 4 juin 2009 . Méchoui à Roullet le 11 juin 2009 . Séjour randonnées à Port Bail (Manche) du 21 au 26 juin 2009 . Sortie à St-Junien le 28 juin pour voir les ostensions. Repas libre. . 24 septembre assemblée de rentrée à Lunesse à 16 h 00

. Chorale Concert le 5 juin 2009 dans l’église de Rougnac à 20 h 30

. Encadrement Exposition de l’atelier sur le site de Clairgon de 10 h à 17 h le 6 juin 2009

. Portes ouvertes Le 26 septembre de 10 h00 à 17 h 00 à la salle de Lunesse Angoulême avec expositions et découvertes de l’ensemble des ateliers de l’association et inscriptions

Amicale Laïque Angoulême 14, rue Marcel Paul Tél. 05 45 95 64 01 alaique@wanadoo.fr Directeur de rédaction : Michel Buisson Comité de rédaction : Colette Farnieras, Dominique Gallardo, Brigitte Hardy, Noëlle Longueville, Patrick Pouzet, Maria Roux, André Sevrit, Annick Simon, Irène Tiffonnet. Tirage : 400 exemplaires

La dernière ligne droite de cette saison associative 2008/2009, ponctuée par notre traditionnelle assemblée générale en mai, me donne l’impression, cette année, d’être au milieu du gué et qu’il va être impératif de bien négocier le virage de la saison 2009/2010. Comme toutes les autres associations, et la société en général, nous connaissons aujourd’hui une crise de l’engagement dans un contexte de surconsommation, d’individualisme et de crainte d’un avenir incertain pour bon nombre de nos concitoyens. Un autre phénomène, un peu nouveau, où il est aussi de plus en plus épuisant pour les bénévoles que nous sommes, d’expliquer que l’adhésion est non seulement une obligation statutaire, mais une contribution à l’économie de l’association, l’obtention d’une assurance individuelle et collective indispensable et qu’elle est avant tout un acte militant. Nos interventions dans ce sens sont de plus en plus courantes et elles dénotent d’un délitement de l’esprit associatif. Dans cet environnement, notre amicale va plutôt très bien et vous pourrez en juger dans notre rapport d’activité et ce journal « A.L.A. infos ». Mais nous sentons bien aussi aujourd’hui que certains des bénévoles qui militent et animent nos activités depuis de nombreuses années commencent à s’épuiser et le renouvellement dont je fais état depuis quelques mois commence à devenir urgent. Il nous faut impérativement aller en quête de personnes qui viendront grossir les rangs de nos administrateurs, animateurs et référents. L’an dernier, nous avons écrit notre projet associatif 2008/2012 qui, justement, indique qu’il nous faut penser à renouveler nos responsables et il me semble que cet objectif devient de plus en plus pressant. Bien évidemment, comme je l’ai déjà écrit dans des éditos précédents, une des réponses à cet objectif passe par une communication accrue de nos activités et du sens de notre action en mettant encore plus en avant les valeurs qui nous sont chères. C’est pour cette raison que nous continuons d’améliorer et de diffuser notre journal, que nous sommes en train de travailler sur une plaquette de présen-

tation de notre amicale et que nous voulons créer notre logo dont certains modèles vous sont actuellement proposés. Mais nous pouvons êtreEditorial optimistes car notre association possède de nombreux atouts avec une longue et riche histoire, des salariés, que ce soient nos animateurs du centre de loisirs, notre secrétaire comptable Florence et notre animatrice Brigitte qui se donnent pour le meilleur fonctionnement possible, des activités qui continuent de se développer et de se dérouler dans une bonne ambiance et une grande convivialité. Il nous reste aujourd’hui à continuer de suivre les orientations de notre projet, à savoir, mettre du lien et renforcer le sentiment d’appartenance à notre amicale. C’est pour cette raison, en plus des moments conviviaux déjà en place, que nous avons programmé en septembre prochain à Lunesse une journée « portes ouvertes » qui nous permettra de présenter notre amicale au grand public et de montrer l’image d’une association multi activités qui défend des valeurs et qui est ouverte à tous. Alors, si nous sommes au milieu du gué avec parfois des courants un peu plus forts, parfois des arbres couchés en travers, continuons notre chemin avec une grande sérénité et un engagement sans faille, avec l’objectif principal de rendre le plus heureux possible nos adhérents et nos responsables qui prendront du plaisir à partager une activité et des moments de rencontres et d’échanges. N’oublions pas que la vie associative, dans les temps de crise, est aussi un antidote à la morosité et qu’elle doit contribuer à l’épanouissement de l’individu quelles que soient les difficultés de la vie quotidienne. C’est pour cette raison que la vie associative doit être soutenue par l’état et les collectivités territoriales car elle est un bon remède pour une saine vie en société et pour la paix sociale. Je terminerai par l’éternel refrain qui est de plus en plus d’actualité : « Mais que serait la vie sans les associations ? » Michel Buisson Président de l’Amicale Laïque d’Angoulême. Page 1


La Broderie « Les femmes d’autrefois brodaient pour passer le temps, les femmes d’aujourd’hui brodent pour l ’arrêter. » A la Ferme des Valettes, le vendredi, un atelier permet de mettre en pratique cette citation. Certaines débutent avec enthousiasme profitant du savoir-faire des plus expérimentées. En novembre 2008, à l’occasion du salon « Loisirs et décoration » de Bordeaux, elles ont fait le déplacement pour admirer et glaner des idées et des conseils sur des ouvrages réalisables aux points comptés pour décorer et faire des présents personnalisés. Depuis, elles brodent : torchons, bavoirs, abécédaires, toises, draps de bain, tableaux, etc… Elisabeth Foltz

Le cyclotourisme… chez les Compagnons Au sein de notre Amicale, lorsque l’on parle Compagnons du Temps Libre, c’est la randonnée qui vient à l’esprit; mais il ne faut pas oublier que chez les compagnons, il se pratique une autre activité, elle aussi très dynamique : le cyclotourisme. Les animateurs de ces randonneurs cyclos sont actuellement face à un problème ; deux départs ne font pas l’unanimité : « Ma Campagne/Puymoyen » et « stade Léo Lagrange à Soyaux ». Ces deux départs sont situés sur des sommets ; 112 mètres pour le premier et 120 mètres pour le second qui en plus présente un handicap certain : la dangereuse sortie de Soyaux. Doit-on remplacer ces « rendez-vous » par d’autres lieux ? A la place de « Léo Lagrange à Soyaux » le « rond-point de Bellevue » va être testé dès le mois d’avril. Pour « Ma Campagne/Puymoyen » des idées, messieurs les cyclos ! Pour cette activité cyclotourisme, des bénévoles sont recherchés pour faire les itinéraires du mardi. Prière de se faire connaître auprès du nouveau responsable, JeanPierre TABUTEAU, qui non sans humour, donne quelques conseils à ces futurs bénévoles pour les itinéraires qu’ils voudront bien préparer : « - Eviter les côtes, préférer toujours les descentes. - Il y a du vent, assurez-vous que ce dernier souffle dans le dos des cyclos et non dans le nez de ceux-ci. - Lorsqu’une sortie est prévue pour une certaine distance, évitez d’allonger celle-ci exagérément. - Pour terminer, avant de redevenir sérieux, dernier petit conseil, envoyez nos cyclos sur des routes ensoleillées, ils vous en seront reconnaissants ». Amis cyclos, respectez le code de la route et n’oubliez pas que les marches du jeudi, les sorties à la journée, les sorties d’une semaine, vous sont également destinées. Jean-Pierre Tabuteau

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Billet d’humeur Tu seras financier, mon fils ! Il fut un temps où les parents, songeant à l’avenir, disaient à leurs enfants (s’ils ne rêvaient pas qu’ils prennent leur succession) : Tu seras médecin, tu seras ingénieur, tu seras inventeur, tu seras général, tu seras avocat… ou ils pensaient tout bas, en regardant leurs petits génies : tu entreras à Polytechnique, à Normale Sup., à l’ENA, tu seras le Pasteur, l’Einstein de demain… Les plus modestes se disaient : tu seras instituteur, peut-être professeur… (le masculin englobe les filles, au moins depuis qu’elles accèdent aux études longues). Les enfants avaient aussi leurs rêves : Je serai Voltaire, Hugo, Mozart, astronaute, médaillé olympique…. Et puis tout cela a changé. Jusqu’à ces tout derniers mois, parents et enfants partageaient le même rêve, au moins quand ces derniers, ayant franchi toutes les barrières, avaient accédé à la Terminale S, puis aux Classes Préparatoires: Même si tu intègres une de ces Grandes Ecoles prestigieuses dont le nom seul sur un CV ouvre toutes les portes, tu seras – je serai - banquier, expert financier… Nous formons en France, on le clamait bien haut il y a moins d’un an, les meilleurs experts financiers du monde. Wall Street et la City se les disputaient à prix d’or ! Le fils pouvait préciser : je serai trader ou plutôt : je serai : Johnny Halliday, Lance Amstrong La matière grise et le talent, il faut que ça paye ! « Si à 50 ans on n’a pas une Rollex, on a quand même raté sa vie » comme disait récemment Jacques Séguéla, publiciste célèbre, qui sait si bien vendre un Président de la République en France ou ailleurs… Le comble de la réussite ? Un Master de lobbying ! Ça existe. Le brillant diplômé de 23 ans qui a essayé de se faire embaucher sur internet puis sur l’Esplanade de la Défense était titulaire, a-t-on dit, entre autres, d’un Master de lobbying ! Autrement dit : Si vous achetez mes services je sais comment faire, légalement, pour qu’aucune élection, aucun vote, jamais, ne menace vos intérêts… Un rêve … Et voilà pourquoi notre monde va si bien ? Raymonde Baptiste

Vie de chien Il y a deux ans, André Sevrit nous disait qu’au Canada, les chiens étaient des êtres « bien élevés » grâce aux aires d’exercice qui leur étaient réservées. Celles-ci n’existent pas chez nous et beaucoup d’angoumoisins voient d’un mauvais œil leurs trottoirs souillés mais… qui sont les fautifs ? Certaines personnes n’aiment pas les chiens : parce qu’elles en ont peur, qu’elles n’ont jamais « cohabité » avec eux, que dans leur enfance, elles n’ont pas eu l’occasion de jouer avec eux. Beaucoup d’expressions familières traduisent ce sentiment anti-chien : « être chien », « mener une vie de chien », « il fait un temps de chien », « ne pas valoir les quatre fers d’un chien » etc… Je préfère retenir des expressions, moins nombreuses, mais tellement plus sympathiques comme « être fidèle comme un chien », « c’est St Roch et son chien », « avoir du chien »,… Les chiens sont plus capables d’amour désintéressé que beaucoup d’êtres humains. Ils ne déçoivent jamais. Ils sont tristes quand nous sommes tristes. Ils manifestent leur joie dès qu’ils nous aperçoivent. Un bon maître est capable de lire dans les yeux de son chien ce que celui-ci ne peut pas exprimer par la parole : un léger reproche parfois, mais surtout beaucoup de reconnaissance et d’amour. Et quand ce compagnon nous quitte après 14 ou 15 ans de « vie commune », il est difficile d’avouer la peine que nous éprouvons car beaucoup de personnes ne pourraient pas comprendre notre chagrin et le vide que laisse cet ami fidèle. Colette Farnieras

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Petit mot On m’a demandé d’écrire un petit mot pour me présenter à l’ALA et à l’UTL, à ceux, bien sûr, qui ne participent pas aux ateliers d’anglais, qui se déroulent les lundis aux Valettes. J’habite définitivement la campagne charentaise depuis six ans, ayant acheté ma maison depuis plus de vingt ans, quand il n’y avait pas d’accent anglais, ni de voitures immatriculées en Angleterre à chaque coin. Je suis en retraite de ma profession de chercheuse et professeur universitaire de l’histoire du mouvement ouvrier et de « Women’s Studies ». Cette discipline n’existe pas de la même façon en France ; cependant, c’est en France qu’on trouve ses grandes philosophes comme Flora Tristan, Simone de Beauvoir, Hélène Cixous, Luce Irigary etc. Je possède même un livre de Luce Irigary (Je, Tu, Nous, éditions Grasset & Fasquelle, 1990) qu’elle a signé et que j’ai acheté d’occasion à Poitiers. Ces philosophes, dont des disciples de Foucault et Derrida, s’intéressent beaucoup aux langues, peut-être ainsi suis-je retournée à mes racines ? « Cependant, une fois chercheuse, toujours chercheuse ». Ainsi j’attends l’arrivée de mon septième livre, qui va être publié le 1er juin 2009 The Newer Eve : Women, Feminists and the Labour Party (éditions Palgrave MacMillan). In this book, feminist theory is interwoven with women’s voices in the study of three consecutive twentieth century women’s organisations, separate from but affiliated to the Labour Party, starting with the Women’s Labour League, 1906-1918 and concluding in 1993. It looks at how the women’s leaders tried to balance a socialist feminist programme with the Party’s national programs and the mostly middle class feminist movements. As these organisations represented women workers, consumers and politicians, so the totality of women’s involvement in the Labour movement is considered. Women’s labour market position and how this affects their Labour movement participation is discussed and the way that war affects political organisation. The subject matter gives a new insight into the Labour Party, engaging with its development from its first secretary and Labour’s first Prime Minister, Ramsay MacDonald to the Tony Blair New Labour, period. Insisting that Labour Party differences be recognised, both over time and in locality, the study concludes by using post-modernism to evaluate the future possibility of a Labour / feminist axis. Christine Collette

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Dessin, peinture Lignes d’horizon, points et lignes de fuites, perspective frontale et oblique, proportions, ombre, lumière, autant de mots et bien d’autres, sont autant de sujets étudiés par les participants de l’atelier. Pourquoi aborder ces termes souvent inconnus ? Les différentes techniques, pastel, aquarelle, huile, nécessitent d’observer objets, paysages, personnages, avant d’en effectuer correctement le dessin. Ca y est, le mot est lâché. Observer : regarder avec attention les proportions, les positions des choses les unes par rapport aux autres, leurs situations dans l’espace, les couleurs, les ombres, etc…Nous avons dès le départ des séances effectué la mise en couleurs des natures mortes que nous installons sur une table (coupe de fruits, ensemble de pots, de bouteilles, pot de fleurs,…). La technique utilisée : le PASTEL Pourquoi ? - il est très facile à employer sans aucun outil, uniquement avec les doigts pour effectuer les mélanges sur le papier et estomper. Qu’est-ce que le pastel ? - c’est un matériau solide d’une dureté un peu inférieure à celle de la craie, se présentant sous forme de bâtonnets ronds ou carrés, soit en crayon. Il est composé de pigments purs, de craie et d’un liant, la gomme arabique. Il existe une très grande variété de couleurs, la marque « Sennelier » propose « surfins » en 522 nuances. Il est principalement utilisé sur papier genre « Canson » de différentes textures. Souvent moins considéré que la peinture à l’huile, il a pourtant été utilisé par de très grands peintres, Léonard de Vinci, Degas, Chardin, Monet, Berthe Morisot, Toulouse-Lautrec, Quantin La Tour, Picasso,… Transcrire sur une feuille de papier et mettre en couleurs suivant sa propre inspiration et son approche personnelle des couleurs est un véritable moment de plaisir (le mot est peut-être un peu faible). Il suffit de voir l’attention que portent les participants à ce « travail » et d’écouter le silence régnant dans la salle le vendredi matin à Clairgon. Les beaux jours arrivent et nous admirons le parc sous le soleil printanier. Une première approche en extérieur a fait découvrir la beauté de certains arbres, d’un petit pont caché dans la verdure. La grille d’entrée, le château, des allées d’arbres, seront nos prochains sujets d’observation et de réalisation. L’atelier peinture, c’est avant tout un lieu de convivialité où chacun, en fonction de ses propres sensibilités, est amené à faire une création artistique personnelle, tant dans le dessin que dans les couleurs. Claude Moreau

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Qu’est-ce-que la sophrologie ? On parle beaucoup de la sophrologie mais bien peu de personnes savent vraiment de quoi il s’agit. « Certains (cf P.A Chéné) parlent d’une doctrine impénétrable réservée à des initiés, d’autres doutent de son sérieux et vont jusqu’à l’assimiler à une secte tant ce qui est difficile à définir dans une formule simple leur parait suspect. Il en est qui, dans un effet sympathisant, l’assimilent purement et simplement au yoga, à la relaxation, voire à l’hypnose s’efforçant de la rattacher à une discipline qu’ils pensent connaître. » La sophrologie n’est pas : - de l’hypnose : la grande différence vient de l’intention. L’intention du sophrologue est de rendre la personne de plus en plus consciente, mais aussi libre et autonome. Dans une séance de sophrologie, le sophrologue fait des propositions que la personne va vivre à sa manière ou refuser. - de la psychanalyse : après une séance de sophrologie, il y a un partage du vécu, c'est-à-dire une description des phénomènes vécus. Mais il n’y a pas d’interprétation de ces phénomènes ni de jugement. - une grande corbeille remplie de techniques dérobées ça et là.

La sophrologie est : - une méthode scientifique conçue pour maîtriser l’équilibre corps-esprit pour l’étude de la conscience et pour la conquête des valeurs de l’homme (Caycédo). - une discipline permettant de développer nos capacités personnelles et d’améliorer ainsi notre existence au quotidien - une approche psychocorporelle basée sur une conscience accrue de soi-même et sur le renforcement des structures positives.

Les techniques de sophrologie sont écrites : il y a une méthodologie de groupe. Le sophrologue s’appuie sur la méthodologie du créateur de la sophrologie (1960), le professeur A. Caycédo, d’origine colombienne qui vit actuellement en Andorre. Il continue ses recherches et actualise sans arrêt les techniques de sophrologie. Les exercices dynamiques qui reposent principalement sur la relaxation et la respiration nous connectent avec nos sensations et nous conduisent vers la paix avec notre corps. Le renforcement de l’action positive nous permet de laisser émerger les éléments positifs du passé, du présent et de l’avenir, de mieux utiliser tous nos potentiels et d’éveiller les dimensions les plus favorables qui sommeillent en nous. Petit à petit, nous apprenons à nous libérer de nos tensions. Nous apprenons à faire des pauses, à « revenir à nous », à vivre le moment présent. Le « toujours tourné vers l’extérieur » est source de stress. En ramenant « notre conscience en nous », nous pouvons nous ressourcer, retrouver la joie et l’harmonie intérieure, renforcer nos valeurs personnelles. C’est le processus qui initie une transformation en profondeur de l’être. Bernadette Chave

Profonds sujets de réflexion Afin de dégourdir les doigts et les poignets de tous ceux qui voudraient bien écrire mais qui n'osent pas, nous vous proposons d'apporter vos réflexions et commentaires sur les sujets suivants. (Ne pas en profiter pour nous en coller 4 pages) 1 ) De quelle couleur est le caméléon quand il se regarde dans une glace ? 2 ) Si un chat retombe toujours sur ses pattes et une tartine beurrée retombe toujours du côté du beurre, que se passe t -il quand on attache une tartine beurrée sur le dos d'un chat et qu'on les jette par la fenêtre ? (côté non beurré du côté des poils du chat, bien entendu...) 3 ) Quel est le synonyme de synonyme ? (facile) 4) Sur une navette spatiale qui voyage à la vitesse de la lumière, est-ce que les phares fonctionnent ? Patrick Pouzet Page 6


Langue Pouvoir et Presse Il n’ y a pas de lien nécessaire entre la liberté de la presse et l’existence d’un journalisme critique. Rien n’empêche la presse d’être à la fois « libre » et soumise. Quelques explications, rappels et citations revues et non corrigées permettront d’apporter un éclairage sur la question de la liberté d’expression du journaliste. Le texte proposé aujourd’hui n’obéit pas aux règles de l’article qui doit être écrit pour les enfants et les P.D.G. réunis, dans une langue au vocabulaire restreint, qui s’en tient au minimum afin d’être parcouru rapidement, qui doit commencer par un titre très accrocheur, et enfin être mené comme une opération de commando. Nous allons réfléchir à la langue du pouvoir, au pouvoir de la langue, aux médias de plus en plus asservis au marché et à la publicité. De nombreux auteurs sont cités, certains ne vous rappelleront peut-être aucun souvenir, mais ce n’est pas un hasard s’ils ont été oubliés, sinon « censurés ». Nous vous proposons de vous aider à vous construire votre propre opinion. Des linguistes mais aussi des philosophes, des écrivains, des polémistes reconnaissent l’importance de la rhétorique (ensemble de procédés constituant l’art oratoire, en vue de persuader) dans l’exercice de la démocratie. La cité grecque, comme les démocraties modernes, sont précisément centrées autour de leur rhétorique et par conséquent des possibilités de « manipulations » et autres tromperies. Les tyrans anciens n’avaient nul besoin d’exposer ou de justifier leurs actes. Qu’en est-il aujourd’hui ? On continue à persuader, or pour persuader, tous les moyens sont « bons » pour obtenir la confiance. L’orateur doit être compétent pour produire une croyance, et pour peu qu’il utilise certains artifices, il se transforme vite en magicien. Le discours de propagande moderne est de ceux-là, d’autant plus efficace que, diffusé par radio ou télévision, il est à l’abri des contradicteurs. En 1947 est publié un texte de Victor Klemperer sous le titre LTI où LTI sont les initiales de Lingua Tertii Imperii , la langue du IIIè Reich. L’auteur montre comment la propagande nazie avait « retourné » les opinions et avait fait adopter au plus grand nombre, à travers certaines expressions, tournures, constructions, une langue simple, adoptée « de façon mécanique et inconsciente » où les mots avaient changé de valeur . Victor Klemperer, professeur juif chassé de l’université de Dresde, tient entre 1933 et 1945, un journal où il étudie les caractéristiques d’une langue nouvelle. En 1948, c’est George Orwell qui écrit un roman d’anticipation, 1984, à un moment où l’auteur redoute que la dictature l’emporte sur la démocratie dans le monde entier. Dans ce roman, Syme, un membre du parti, est un linguiste professionnel qui travaille au dictionnaire de «Newspeak », une forme rationnelle de l’anglais, que Big Brother, le dictateur d’Océania, a décidé d’imposer à son peuple. Syme se réjouit de la destruction des mots, par exemple « non bon » fera aussi bien l’affaire que « mal », « plus bon » remplacera « excellent », « splendide »…( il est vrai qu’aujourd’hui « super » est un mot bien pratique !). Syme se réjouit aussi du fait que tout le but du Newspeak est de rétrécir le champ de la pensée. « Mais le processus se poursuivra bien après notre mort…et le champ de la conscience sera toujours plus limité… » précise Smyne dans le roman de G. Orwell . Ne remplace-t-on pas ces derniers temps les mots répression arbitraire, et injustice, par « ripostes disproportionnées » ? Désormais, il n’y a plus de misère mais de la pauvreté ou une condition modeste, il n’y a plus d’exploités mais des travailleurs à temps partiel. Le pauvre est devenu l’équivalent, pour l’économie moderne, de un ou de deux dollars par jour. La novlangue de l’économie a envahi tous les aspects de la vie, de la naissance à la mort, de l’école à la maison de retraite en passant par l’hôpital, de la terre au ciel, de l’eau à l’air qu’on respire, des organes du corps à l’intelligence humaine, des êtres humains qui sont « l’objet » de trafics, tout a été réduit à des dépenses, des pourcentages, des coûts, des profits, des courbes et des statistiques, des sondages mesurant l’opinion des gens qui n’ont pas pris le temps de s’en construire une. En résumé, tout a été réduit à une marchandise dématérialisée, abstraite. Ajoutons que les langues de bois, ne se situent pas sur le terrain du vrai et du faux. Tous ces procédés se retrouvent dans les discours de propagande. Or ces discours sont partout, comme nous l’avons déjà précisé. Ils sont la langue courante des politiques mais aussi de la publicité, des journaux, de l’opinion, une langue dans laquelle s’endorment notre imaginaire et notre bon sens. « C’est la crise, il est temps de partir … » nous raconte la publicité de Jet tours ! Cela se passe de commentaires. T.S.V.P

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Langue Pouvoir et Presse En 2006, Eric Hazan, montre dans, LQR ,La propagande au quotidien, en se référant au travail de Victor Klemperer déjà cité, comment cette langue de la cinquième République, cette langue courante, détermine nos façons de consommer, de voter, de penser, et j’ajouterai, d’accepter la servitude volontaire. La langue du néolibéralisme s’est imprégnée dans tous les esprits et plus elle est parlée, plus ce qu’elle cherche à promouvoir se produit dans la réalité. La peur et la frustration sont habilement utilisées pour que se déclenchent plus facilement les pulsions d’achat, et pour que s’organise de façon presque naturelle, une société policière et sous surveillance. En 2007, Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, publie un ouvrage, Satire&prophétie : les voix de Karl Kraus (éd.Agone). Déjà, bien avant la guerre de 1914-1918, Karl Kraus (1874-1936), journaliste et polémiste autrichien, avait dénoncé avec force, selon les termes de Jacques Bouveresse, « la phraséologie, le mensonge, la manipulation par le discours, la corruption de la langue, signe de la corruption de la pensée et du sentiment ». En 1913, Kraus dénonçait, dans une chronique, « Die Katastrophe der Phrasen » soit la « Catastrophe des Phrases », le triomphe de la phraséologie creuse des journalistes, vide de tout contenu au profit de la banalité, même lorsqu’elle doit rendre compte de l’inacceptable. Pour Kraus, l’absence totale de respect pour le langage se retrouve dans l’absence de respect pour l’être humain lui-même. Kraus ne cessera de conseiller d’apprendre à servir la langue. Plus on enrichit la langue, plus on enrichit la vie de l’homme. Mais la presse ne s’intéresse pas à la langue. Jacques Bouveresse écrit, dans l’ouvrage précédemment cité, toujours à propos de ce que Kraus pense de la presse : « l’état naturel de la presse est non seulement la soumission, mais même la prostitution pure et simple …. les journaux fabriquent l’opinion publique, la manipulent, et font semblant ensuite de la représenter…Dans les périodes où tout va bien pour eux, ils n’hésitent pas à faire preuve d’une assurance et même d’une arrogance qui sont à peu près sans limites et à se présenter comme les formateurs de l’opinion éclairée et les éducateurs du jugement, ce qui, aux yeux de Kraus, revient à usurper une fonction qui exigerait des moyens intellectuels et des qualités morales dont les journalistes sont généralement dépourvus. Mais quand les choses deviennent nettement plus difficiles et que la critique commence à se faire un peu trop insuffisante, le journal se met tout à coup à jouer l’air bien connu du serviteur de la démocratie rempli d’abnégation et de modestie, qui est seulement à l’écoute du public et n’a ni les moyens ni l’envie de lui dicter de quelque façon que ce soit ses opinions ». Jacques Bouveresse analyse et explique comment Kraus a forgé des armes efficaces dont nous pouvons nous servir encore aujourd’hui afin de mieux comprendre la nature des relations entre la presse, l’opinion et les pouvoirs (politiques et économiques). Vous allez dire : « Et les récents Etats généraux de la presse ? » Il est possible de répondre : « S’est-on entendu sur la déontologie à respecter ? Qui va élaborer le code de déontologie à annexer à la convention collective des journalistes entre autres ? Qui va veiller à leur application ? Comment éviter la censure et l’autocensure ? Autant de questions non résolues et qui n’annulent pas, au contraire, la pertinence des analyses faites par les auteurs cités précédemment . Nous terminerons cette rapide réflexion en proposant cet extrait d’un article d’Ignacio Ramonet puisé dans le Monde diplomatique d’Octobre 1993 : « Beaucoup de citoyens estiment que, confortablement installés sur le canapé de leur salon et en regardant sur le petit écran une sensationnelle cascade d’événements à base d’images fortes, violentes et spectaculaires, ils peuvent s’informer sérieusement. C’est une erreur majeure. Pour trois raisons : d’abord parce que le journal télévisé, structuré comme une fiction, n’est pas fait pour informer, mais pour distraire ; ensuite, parce que la rapide succession de nouvelles brèves et fragmentées (une vingtaine par journal télévisé) produit un double effet négatif de surinformation et de désinformation ; et enfin, parce que vouloir s’informer sans effort est une illusion qui relève du mythe publicitaire plutôt que de la mobilisation civique. S’informer fatigue, et c’est à ce prix que le citoyen acquiert le droit de participer intelligemment à la vie démocratique » ( Article cité dans un ouvrage scolaire de 2004, pour l’enseignement du Français ). Trouvez-vous Monsieur Ramonet trop exigeant ? Qu’en pensez-vous ? Marie-Jeanne GANTEILLE

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Randonnée pédestres Deux des huit animateurs actuels assurant l’encadrement des séjours d’une semaine désirent arrêter. Pour assurer le bon déroulement et la continuité de ces sorties à la semaine, il est fait appel à des volontaires, si possible parmi les plus jeunes CTL, pour compléter le groupe. Les candidats voudront bien se faire connaître auprès de notre responsable Christian Artaud. Qualités souhaitées : - savoir lire une carte (ce la est facile à comprendre) - savoir s’adapter au groupe encadré en fonction du niveau général et des cas particuliers - faire participer autant que possible l’ensemble du groupe à certaines décisions, mais ceci est très important, savoir reprendre les « rennes » en cas d’imprévu, et d’une façon rapide et ferme - être disponible pour effectuer les reconnaissances et par la suite l’encadrement des séjours - être d’accord pour accepter de remplacer au dernier moment (sauf impossibilité majeure), un autre animateur dans l’impossibilité de partir - accepter cette fonction bénévole pour une durée si possible indéterminée. Rassurez-vous, tout se fait dans la bonne humeur.

Pour tous - cyclistes et marcheurs Notre président, Michel Buisson rappelle à tous les participants aux sorties CYCLOTOURISME comme à ceux des RANDONNEES PEDESTRES : - que l’adhésion à l’AMICALE LAIQUE d’ANGOULEME et la licence UFOLEP sont obligatoires. Pour obtenir cette licence, un certificat médical est nécessaire. - il demande aux responsables de refuser la participation à nos activités à toute personne qui ne serait pas en règle. L’adhésion à l’ALA est avant tout un acte militant ; il n’y a aucune raison à ce qu’une personne qui pratique une activité au sein de notre amicale ne soit pas adhérente. Cet acte d’engagement est d’une part symbolique, mais aussi statutaire et d’autre part, le prix de cette adhésion permet à chaque personne qui pratique une ou plusieurs activités d’apporter sa contribution financière au fonctionnement de notre association. En ce qui concerne la licence UFOLEP, cela est particulièrement important car cette licence comprend la couverture assurance, d’une part, pour la responsabilité civile de l’association, et d’autre part, pour vous garantir en cas d’accident (l’activité cycliste en particulier est loin d’être épargnée par ce risque).

Christian Artaud


Nous vous invitions à choisir le logo de l’Amicale Laïque d’Angoulême, Merci de retourner le coupon réponse.

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Logo de l’Amicale Laïque d’Angoulême Coupon réponse à envoyer avant le 4 juin à l’ALA 14 rue Marcel Paul 16000 ANGOULEME

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ALA info mai 2009