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N u m é ro 1 - Édition 2010

G R AT U I T En collaboration avec l’Inspection académique des Pyrénées-Atlantiques ins Vo us ave z en tre les ma le pr em ier nu mé ro , ac ré d un jou rna l co ns , ole . éc l à p au ha nd ica és ré Le s ar tic les so nt dig ns pa r de s co llé gie et lyc ée ns

ARTS ET HANDICAP

EN AVANT L’ARTISTE ! Au collège de Morlàas, des ateliers permettent aux handicapés d’être artistes p. 8-9

É gale me n t d an s ce num é ro NOUVEAUTÉ

LECTURE

Une classe d’handicapés à Marguerite-de-Navarre

Le livre qui fait réfléchir

RENCONTRE

Vis ma vie d’handicapé

...............

p. 16

p. 6-7

RENDEZ-VOUS

“Ces gens défigurés qu’on ne voit pas”

...........................

Rencontres extra-ordinaires DÉTENTE à Clermont p. 4 Mots croisés, BD ................................................................

SPORT ET HANDICAP

Non voyant, il fait le cross du collège p. 8-9

..............................

p. 2 à 15

p. 12 et 14

GRAND conc urs Joue

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Pr és i dent

’association GRANDIR ENSEMBLE réunit des parents d’enfants porteurs d’un handicap mental de la région paloise. Elle œuvre depuis 1993 pour l’intégration scolaire et sociale de ses enfants en milieu ordinaire. Depuis quelques années, l’association s’est distinguée par des actions de sensibilisation au handicap afin de tenter de changer le regard des gens, et notamment des plus jeunes. Ainsi, profitant de l’opportunité des Festivals des droits de l’enfance organisés à Pau, l’association élabore : • en 2005, un recueil sur le handicap appelé « Raconte-moi le handicap», relatant des anecdotes d’élèves du primaire, handicapés et non handicapés • en 2007, un court-métrage appelé « Fais-moi une place », qui raconte les difficultés d’un jeune trisomique 21 confronté à l’agressivité de ses camarades de classe Deux ans sans nouveau projet, c’était un peu long pour notre association ! Voila pourquoi en 2009, nous décidons de tenter une nouvelle aventure : aborder le thème du handicap avec des collégiens …. pas facile ! Le sujet n’est pas forcément très « glamour » pour des adolescents. Pourtant, l’association décide de relever le défi. Comment ? 1. en impliquant des collégiens, handicapés et non handicapés, dans l’élaboration d’un journal entièrement consacré au thème du handicap 2. en diffusant ce journal à tous les collégiens du département des Pyrénées-Atlantiques et dans les établissement médico-sociaux (ce qui représente tout de même 40.000 exemplaires !) Dès lors, l’association présente le projet à l’Inspection Académique qui adhère immédiatement et nous met en relation avec les premiers collèges susceptibles de travailler avec nous sur ce sujet. Au final, ce ne sont pas moins de huit établissements scolaires qui emboîtent le pas : l Collège des Lavandières de Bizanos l Collège Gabard à Jurançon l Collège de Morlaas l Collège Saint-Maur à Pau l Collège Marguerite de Navarre à Pau l Collège Argote à Orthez l Collège Clermont à Pau l Lycée professionnel Baradat à Pau Le travail de nos journalistes « en herbe » s’est ainsi étalé du 1er trimestre 2009-2010 jusqu’aux vacances de février 2010. Et voici donc le premier numéro de « Kif-Kif » prêt pour la semaine de la presse 2010. A propos, vous vous demandez peut-être pourquoi nous avons appelé le journal « Kif-Kif » ? Mais tout simplement parce que nous pensons que nous sommes tous pareils ! En tant que président de GRANDIR ENSEMBLE, je souhaite adresser un grand merci aux principaux et professeurs des classes impliquées dans la production des articles, ainsi qu’aux élèves, valides ou handicapés, qui ont su s’impliquer avec enthousiasme dans ce projet. Bravo pour la qualité de vos articles, enquêtes ou autres jeux ! Un remerciement particulier également à l’Inspection Académique des PyrénéesAtlantiques, notamment Mr Daniel Duval et Mme Mireille Dubois-Bégué, qui sont toujours partants pour nous accompagner dans nos projets. Enfin, je remercie nos partenaires financiers, TIGF et la MAIF, sans qui ce journal n’aurait pu être édité et diffusé. Merci également à tous les partenaires qui nous ont offert des lots pour le jeu-concours que vous trouverez dans ce numéro (Parc Aventure à Aramits, LaserQuest à Lescar, Bowling Center à Lescar et le cinéma CGR à Pau). Amis collégiens et autres, nous vous souhaitons une bonne lecture, en espérant que ce journal saura vous intéresser et vous amener à regarder autrement les personnes en situation de handicap. Nous espérons que Kif-Kif sera un outil utile dans les collèges et ailleurs pour aider un petit peu à faire évoluer notre société. Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour un prochain numéro car nul doute que GRANDIR ENSEMBLE va consacrer toute son énergie (et elle n’en manque pas…) à pérenniser ce journal. Amicalement,

Le club des bavardes E

lles ne se connaissaient pas il y a 6 mois : Sophie élève de 6e 4 du collège Saint-Maur, Laura élève du dispositif UPI du même collège. L’Upi de SaintMaur est une UPI qui accueille des élèves handicapés présentant des troubles des fonctions cognitives (ou handicap mental). Dans

son parcours de scolarisation, Laura suit les cours de sport et d’arts plastiques de 6e 4. Elle participe aussi à l’atelier Danse entre 13h et 14h le jeudi. Sophie: « On ne la connaissait pas, les profs nous ont expliqué pourquoi elle viendrait avec nous. Ils nous ont demandé de l’accueillir et de la respecter comme on doit le

faire entre nous. Et voilà, on est versaire ou autour d’un thé. Au devenues copines. On se voit aussi début, Sophie a fait le lien avec à la récré et entre 13h et 14h. Parses copines, et désormais elles fois, on est invitées à l’UPI» . sont un groupe de quatre ou cinq Laura: « Au début, comme je suis toujours ensemble. L’E.V.S a timide, j’ai eu un peu peur. beaucoup encouragé et soutenu C’est une vraie classe avec plein de Laura très intimidée au début. De profs. Mais, ils son côté, Laura insont tous très tègre parfois un ou sympas avec deux copains de Ellesnese moi. Et puis, l’UPI dans ce j’adore les Arts groupe. A d’autres connaissaient Plastiques et pasilya6mois : moments, elle prél’E.P.S, ce sont fère être seule avec Rencontreentre ses copines de 6e. mes points forts. » Ensembles, elles SophieetLaura Si on leur deabordent le sujet du mande leur handicap, Sophie dithème de dissant que Laura n’est cussion: pas « très »différente, et que c’est Sophie et Laura : « Ben, des profs bien d’être ensemble, c’est une et ….des histoires de tout et de nouvelle copine. Et d’ajouter: rien ». « parfois, elle est plus forte que nous ! » Elles se retrouvent pendant les Interview de Laura et Sophie récrés et après le repas. Parfois, réalisé par Linda elles se retrouvent dans la salle Collège St-Maur - Pau d’activité de l’Upi pour un anni-

Pascal RUPERT Président de GRANDIR ENSEMBLE

Kifkif Contactez-nous : lcom kifkif.mag@gmai

Edité par :

5, rue des Mousserons 64230 Lescar Site web : grandir-ensemble64.org Comité de rédaction : Enseignants : Valérie Dutour, Nathalie Castaing, Sandrine Chicoulàa, Martine Bayrou, Pascale Cazenave, Alexandre Roffaré, Myriam Fernandez, Muriel Espérance, Emilie Caplane, Mireille Dubois-Bégué assistés de Anne Lavigne, Monique Caminade Grandir Ensemble : Pascal Rupert, Bernard Breque, Pascal Leblond

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Kif-Kif est téléchargeable gratuitement rg andir-ensemble64.o gr w. ww r su comme le sont déjà » icap « Raconte-moi le hand ce ». pla e un oi et « Fais-m

Publicité/Partenariat : kifkif.mag@gmail.com Mise en page/Graphisme : Studio graphique de Pyrénées Presse S.A. Impression : Pyrenees-Presse S.A. Rue de Layguelongue 64160 Morlaas

sés Articlespropo ’Orthez d Argote parlecollège

Distribution : Lacau Quartier Labagnère 64290 LASSEUBE Merci à nos partenaires :

ainsi que Parc Aventure, Laser Quest, Freebowl, Méga CGR

Léa es n Lan

C hambre des O fficiers Les gens défigurés ont ceci de particulier qu’on les remarque, qu’on ne voit qu’eux et que, dans le même temps, on ne les voit pas.

«

Vous êtes un collège ou une classe ialisé d’établissement spéc ribuer nt et vous souhaitez co de o ér m nu in au procha

La Chambre des Officiers  Roman de Marc Dugain

Léa, Clémentine, Marine, Pierre, Julia, Benjamin, Laurie, Guillaume ont rédigé un récit qui illustre cette phrase.

A table, je restais à côté d'elle. J'éprouvais un peu de gêne à pouvoir manger toute seule. Elle, elle avait besoin d'aide. J'éprouvais aussi de la gêne vis-à-vis de ma tante, car, tout en me regardant, elle se disait : « ma fille aurait pu être comme elle ». J'étais souvent l'objet des comparaisons car ma cousine et moi avions exactement le même âge et cela me

Retrouve leurs récits tout au lon de ta lecture gde Kifkif

gênait assez. Il fallait que je fasse attention à tout ce que je disais pour ne pas les vexer. De temps à autres, ma cousine me lançait un sourire et cela me faisait plaisir. Autant parfois, je pouvais éprouver une sorte de gêne, autant d'autres fois j'éprouvais du plaisir à être en sa compagnie. Léa Lannes, élève de 3e


NOUVEAUTÉ

3 UNECLASSEPARTICULèREAVULEJOURAUCOLLèGEMARGUERITEdENAVARRE

Une U.P.I. est née

L

a création de cette nouvelle classe s’est contres ponctuelles dans la classe, dans la cour, au self. Leur adhésion aux projets, aux activités propod’abord faite dans la discrétion. Une afsées, leurs productions sont remarquables. Ce sont fiche avait été préparée pour annoncer des collégiens parmi d’autres, mais je sais que l’enleur arrivée, et une réunion d’information semble des adultes doit rester vigilant. Le regard avait eu lieu auprès des parents et des élèves. porté par d’autres élèves n’est pas toujours bienveilDepuis septembre de nombreuses activités se sont lant. Il y a encore beaucoup à faire à ce niveau ». mises en place. La classe U.P.I. a participé à la sePoint de vue des enseignants « au CDI nous accommaine des langues vivantes, à la fabrication de pagnons tous les élèves comme les classes ordinaires masques en arts plastiques Certains élèves font et nous les conseillons. Ils vienpartie de la chorale qui va se nent aussi pour lire feuilleter des produire au Zénith. Les portes de UneUnité revues et des documentaires ». la classe de Français se sont ouPédagogique En musique « depuis janvier ces vertes. Il y a eu écriture de textes d’Intégrationafait élèves viennent participer à une en commun avec une autre sonapparition heure par semaine. La pratique classe de 6e . Les élèves particidu chant et de la relaxation vont pent aussi à des cours de àlarentrée2009. permettre aux élèves de découvrir sciences et vie de la Terre. Un Quedevient-elle leur corps et les multiples possibidébat doit avoir lieu en éducaaujourd’hui? lités de leur voix. Les pratiques tion civique sur le thème de la rythmiques favorisent l’acquisidifférence. tion d’une certaine autonomie. Le mot de Madame la Principale : « Il y a eu chanElles vont permettre d’encourager des facultés d’atgement de Direction au collège et c’est avec une certention et d’écoute ». taine pression que nous avons dû faire face à la mise C’est dans le domaine des arts plastiques que l’inen route de l’U.P.I. La sérénité de l’enseignante réfétégration a été la plus facile : depuis la rentrée, ces rente, la présence rassurante de l’assistante de vie élèves ont mené avec une créativité toujours rescolaire ont été une aide précieuse .Le plus beau canouvelée, trois projets. L’un d’eux a été particulièdeau c’est le sourire de chaque élève lors de nos ren-

rement réussi : la réalisation de masques ethniques. Beaucoup d’élèves de 6e ont regretté de n’avoir pas été choisis pour cette activité. N’est-ce pas ici un bel exemple d’intégration ?

Pourquoi parler de différence ? Un travail d’écriture ayant pour but de décrire un objet du quotidien et en faire le héros d’une histoire a été proposé à la classe d’ U.P.I. et à une autre classe de 6e. Cette rédaction menée en commun a été l’occasion d’un échange animé « effervescence des grands jours, il faut se mettre d’accord sur le choix des objets, chaque groupe parvient au bout de son projet. Les voilà fiers du chemin parcouru ensemble ». Un élève témoigne « le travail avec d’autres enfants que nous ne connaissions pas a été une bonne idée. Le sujet était intéressant et divertissant nous avons

Interview de Mme Dutour, enseignante d’ UPI Qui travaille à l'UPI?

L’UPI c'est l' Unité Pédagogique d'Intégration pour les élèves handicapés en collège. Elle permet à des élèves handicapés qui ne peuvent pas suivre une scolarité individuelle ordinaire d'être accueillis en collège.

Que font les élèves? Les élèves alternent des cours adaptés au sein de l'UPI et des cours intégrés dans leurs classes de référence pour toutes les matières qu'ils peuvent suivrent.

RENCONTRES

,

La classe de 5e 3 Martine Bayrou, Anne Lavigne

, C est quoi une UPI ? Que veut dire UPI?

Anne Lavigne, professeur, explique à la classe de 5e 3 ce que font les élèves de l’UPI au collège.

voté pour choisir l’objet que nous allions décrire. En nous, entraidant, nous avons fait quelque chose de bien et d’amusant ». L’enseignante de l’U.P.I rappelle que « l’objectif prioritaire du premier trimestre était de donner à chacun le temps nécessaire pour prendre ses repères : connaître les lieux, l’organisation du collège et se découvrir. L’équipement de cinq ordinateurs a permis d’améliorer la capacité d’abstraction des élèves, de différencier au maximum les apprentissages. Ils ont aussi favorisé le travail en petits groupes et la coopération La classe attend un tableau numérique pour la rentrée prochaine ». A travers toutes ces activités, il apparaît que les jeunes de l’U.P.I. ont les mêmes attentes, les mêmes rêves, les mêmes préoccupations que leurs camarades. Alors pourquoi parler de différences ?

,

Ce dispositif est piValérie Dutour loté par un enseignant spécialisé accompagné d'un auxiliaire de vie scolaire. Cet enseignant assure toutes les matières ou aide les élèves à suivre les cours ordinaires. L'AVS les accompagne pour prendre les cours, les aider à se déplacer ou à gérer leur matériel.

Magendie Marine, Bebiot Pauline, Lahore Chloé.

Paroles d élèves de l U.P.I. Au collège

Ce que j’aime au collège : « Il est grand, on fait plein de rencontres » Morgane. « J’aime travailler avec d’autres classes comme on fait en Français et en Anglais » : Marion. « J’adore jouer au foot avec les autres élèves et je vais au canoë-kayak le mercredi après-midi » : Mathieu « J’aime les repas à la cantine, c’est un self, on peut manger avec qui on veut » : Hassania et Hassna. « Toutes les semaines, on va à la chorale et à la fin de l’année on participera au concert du Zénith ». Marion Ce que j’aimerais : « être intégrée dans les classes ordinaires pour faire la même chose, mais cela me fait peur » : Nourayat.

« Mon rêve est que les autres m’ouvrent les bras, qu’ils m’acceptent comme je suis, qu’ils ne se moquent pas de moi » : Morgane. Ce que je n’aime pas : « entendre qu’à l’U.P.I, on ne fait que dessiner. Et aussi il faut savoir que le handicap, ce n’est pas une maladie, on est plus lent, c’est tout. Certains élèves ne nous connaissent vraiment pas c’est dommage ! » : Marion

Au lycée : - C’est bien - C’est grand, le travail y est plus dur qu’au collège - La cantine y est plus grande qu’au collège, on a plus de choix et c’est meilleur. Les gens qui servent sont sympas

- Les élèves du lycée nous aident quand on se perd - Les surveillants sont sympas et nous aident - On peut amener son téléphone portable et on peut téléphoner dehors aux récréations - Au foyer, à la télé, il y a la TNT - Avec l’autorisation des surveillants, on peut manger au foyer - On dit plus « tu » aux profs - L’infirmière est gentille - Le CDI est beau et grand - On fait plein de stages toute l’année et on peut changer d’endroit - C’était bizarre au début de n’avoir que 2 jours de cours par semaine, … aujourd’hui, ça va - En début d’année, il y avait souvent des disputes, au-

jourd’hui, on a su gérer, on n’est plus en maternelle - Mes parents peuvent venir souvent - Les intégrations, c’est bien parce que c’est pas obligatoire et c’est ce que j’ai envie - On a plus de profs : certains sont gentils, d’autres moins quand ils crient. C’est normal quand ils crient c’est pour nous faire avancer. Mais tous nous écoutent et nous aident dans le travail quand on a des difficultés - On peut toujours téléphoner à la coordinatrice - Je sais ce qu’il faut dire quand je téléphone et je préviens tout seul quand je suis en retard - On a du travail à faire pendant les vacances. C’est difficile parfois de faire le livret de stage

Les élèves du dispositif UPI Marguerite de Navarre et Honoré-Baradat


EVÉNEMENT

4 «RENCONTRESExTRAORdINAIRES»AUTOURdUhANdICAPAUCOLLèGECLERMONT

Changer le regard

pour mieux vivre ensemble M. Ponsolle, en tant que Principal Adjoint, que pensez-vous de l’initiative Kif Kif ? C’est une initiative très importante car il y a un gros problème de communication sur le thème du handicap, sur les problèmes rencontrés par les personnes handicapées, sur leur vie quotidienne. Le magazine Kif Kif sera tiré à 40 000 exemplaires pour tout le département : c’est énorme ! Nous avons appris qu’une manifestation sur le handicap était en projet. Elle devrait se dérouler au sein de notre collège. - A quelle date ? - Qui est à l’origine de ce projet ? Cette manifestation se déroulera le 20 mai. Je suis Principal Adjoint à mitemps dans l’établissement car je suis également administrateur d’une mutuelle, la MAIF, qui est à l’origine de cet événement. Cette manifestation s’appelle « les rencontres extra ordinaires ». Il s’agit d’organiser une rencontre valides - non valides. Ce changement de vocabulaire est important: c’est moins stigmatisant que de parler d’handicapés. Beaucoup d’associations seront présentes, parfois pilotées par des adultes handicapés qui ont réussi à s’insérer dans la vie. Ils prouveront qu’avec du courage, de la ténacité, on peut réussir. C’est une véritable leçon de vie et de courage.

La

Est-ce que la scolarisation des enfants handicapés est obligatoire, et si oui, depuis quand ? La loi du 11 février 2005 prévoit l’obligation de scolariser tout enfant handicapé (de 6 à 16 ans c'està-dire durant la période de scolarisation obligatoire). Pour ces enfants l’école doit proposer une solution éducative. C’est un grand changement. Le collège Clermont est le premier après Bizanos à avoir ouvert une UPI. Dans l’avenir, de

pratique des sports de glisse. Un professeur de mathématiques palois (ancien professeur du collège Clermont), paraplégique suite à un accident de ski, est actuellement sous contrat de sportif de haut niveau, il prépare les JO pour handicapés. Les forums auxquels tous les élèves participeront seront des moments de discussion et d’échange avec ces personnes autour de tous les types de handicaps.

plus en plus de collèges auront une UPI afin de répondre à la demande. L’UPI peut être spécialisée suivant le handicap : handicap physique, handicaps mentaux comme à Clermont.

Les élèves de l’UPI auront-ils un rôle particulier ? Non, pas de rôle particulier ni pour eux ni pour l’ensemble des élèves. L’emploi du temps des élèves restera inchangé mais chaque élève participera à deux ateliers et le forum sera un passage obligé. Plusieurs ateliers seront proposés : - Atelier BD : souvenez-vous d’ailleurs qu’une élève de notre UPI a été primée l’an passé au festival d’Angoulême (Association Hippocampe) - Match de basket avec des équipes valides- non valides - parcours du combattant du handicapé : réaliser un parcours avec les yeux bandés - découverte du braille Les professeurs pourront aussi participer à ces divers ateliers et j’espère qu’ils seront nombreux à le faire ! Tous ces ateliers ont pour objectif d’illustrer le slogan de cette journée « changer les regards ». A Pau, certains élus ont fait l’expérience de se promener dans les rues de la ville en fauteuil. Ils ont ainsi pu constater tous les obstacles que devaient franchir les personnes handicapées : trottoirs trop hauts, absence de rampes. Tous les bâtiments publics devraient être accessibles ( loi européenne). Désormais, même les constructions de maisons individuelles doivent pré-

À quelle sorte de handicap cette journée fait-elle référence (mental, physique, accidentés du travail, maladies génétiques) ? Cette journée portera sur tous les types de handicaps. A titre d’illustration, une personne amputée des deux jambes sera présente, elle

C hambre des O fficiers

e entin Clém lbier A

Pour en savoir plus, voir page

2

Il y avait une petite fille, de dos à moi. Je ne voulais pas la déranger. Si elle s'était mise de dos au groupe, il y avait sûrement une raison. Peut-être était-elle punie? (…) Je me suis assise face à elle. J'ai attendu qu'elle lève la tête pour lui parler. J'ai vu son visage, et j'ai mis du temps avant d'ouvrir la bouche pour lui demander comment elle s'appelait. Je comprenais maintenant pourquoi elle s'était mise à l'écart des autres. (…) Lorsque je regardais son visage, je la voyais différente des autres, mais lorsque je détaillais ce visage, elle était finalement comme moi : les yeux bleus comme les miens, mais un peu tirés comme les Chinois, un nez, plus fin que le mien, et des lèvres fines. Sa manière de parler était particulière, elle avait une voix douce et parfois des difficultés à prononcer certains mots. Elle était trisomique...

Clémentine Albié, élève de 3e

voir le passage d’un fauteuil : encadrement des portes assez large. Ceci est en lien aussi avec le vieillissement de la population. Cela constitue une véritable révolution de nos habitudes de vie.

dernière est donc prévue à Pau, au collège Clermont. Nous avons donc beaucoup de chance d’avoir été choisis.

Pour conclure, M. Ponsolle, donnez-nous trois mots pour qualifier Quels sont les autres partenaires la réussite d’une telle journée ? (associations, sponsors …) ? Afin que cette journée soit une Le sponsor n° 1 ou plutôt le parteréussite, il me semble que trois naire n° 1 c’est la conditions doivent être MAIF. Unejournéede réunies : De nombreuses asLa météo : c’est le facsensibilisation sociations avec teur n° 1, élément non àla leurs bénévoles semaîtrisable mais le beau ront représentées. scolarisationet temps donnera une Des associations lotoute autre envergure à àl’intégration cales comme le cola manifestation. dejeunes mité Fédérer les bonnes vodépartemental lontés : on va demander handicapés handisport, les chaaux professeurs de prémois pyrénéens separer leurs élèves à cette ront sollicitées. journée, par exemple : On ne peut pas inviter tout le - CDI : liste d’ouvrages relatifs au monde, aussi les élèves des autres handicap, accessibles aux colcollèges ne seront pas présents légiens mais tout le monde pourra partici- Cours d’anglais : textes perper à une conférence sur le thème mettant de comparer la scolades troubles du comportement qui risation des jeunes handicapés se déroulera le soir (voir également en Angleterre, aux États-unis en page 15) et en France - Math : étude de statistiques sur la population handicapée Il faut poursuivre l’exploration de ces pistes afin que tout le monde se sente impliqué.. L’espoir de changer le regard : Quand je suis arrivé dans cet établissement, il y a 9 ans, deux élèves sur fauteuil roulant y étaient scolarisés. Ils ont obtenu d’excellents résultats tant scolaires que sportifs (natation). Ils étaient bien intéM. Ponsolle et l’équipe grés, leurs camarades les aidaient de journalistes au complet et les acceptaient tels qu’ils étaient. Il est peut-être plus diffiEst-ce un événement propre au colcile d’accepter le handicap mental, lège ou d’autres établissements cela paraît plus complexe et fait sont-ils également concernés ? peut-être un peu plus peur. Pour l’année 2009/2010, seuls trois Pourtant, avoir des personnes hancollèges en France sont concernés dicapées à côté de nous doit nous par cette manifestation. Ces rensembler naturel. contres ont déjà eu lieu à Chinon et Emilie F., Gauthier T., Pierre M. à Saint Malo au 1er trimestre. La élèves classe de 3e

Le re po rtage de c es r encon tre s e x tra- ordi n air es Le 20 mai 2010, Emilie, Pierre et Gauthier seront rejoints par d’autres reporters qui couvriront cet événement. Vous pourrez donc lire dans le prochain numéro de Kif Kif les interviews, les témoignages et les petits reportages de ces journalistes en herbe. Suite au prochain numéro !


LESéLèVEShANdICAPéSPRéPARENTLEURINTéGRATION

EN BREF

DÉCOUVERTE

5 A Bizanos

Collège au cinéma pour l'UPI Les élèves de l'UPI participent avec des classes de 6e et 5e du collège de Bizanos à l'action « Collège au cinéma » : une fois par trimestre, les voilà partis au Méliès pour voir des films en VO qui évoquent des thèmes de l'adolescence. Cette année, « Kes », « Joue-là comme Beckham » ou encore « Les 400 coups » sont les films visionnés par les élèves du collège.

Vive le numérique au collège de Bizanos !

Des projets professionnels en U.P.I. Le tableau numérique est une révolution pour l’UPI

Lesélèvesd’UPI en lycéeprofessionnel sontdesélèves commelesautres: intégrésdansdes classesetdanslavie professionnelle Quelles intégrations au lycée ? Marie et Lise pratiquaient l’espagnol en UPI collège ; elles continuent au lycée en suivant les cours de la classe de 1ère année CAP Employé de Vente Spécialisé.

Et ailleurs ? Il est intégré aux cours d’atelier de la classe de CAP Mécanique automobile du LP de Jurançon les lundis, mercredis et vendredis.

Raphaël aimerait devenir mécanicien automobile

« Raphaël est un élève motivé, à l’écoute, et qui travaille bien. Il participe de mieux en mieux et progresse dans l’utilisation des outils. L’intégration avec les autres élèves s’est remarquablement dérou-

lée. Il travaille souvent en binôme avec ses camarades. Pour l’instant, l’expérience est positive et pourrait s’orienter vers son arrivée définitive en classe de CAP l’année prochaine s’il le demande » témoigne son professeur d’atelier. « Un peu timide, mais vite intégré, sympa, toujours souriant, marrant, sans problème… au fait, pourquoi il est en UPI ?» en disent ses camarades de la classe de Jurançon. Construire son projet professionnel en UPI LP, c’est aller : - en intégration dans des classes du lycée ou dans des ateliers d’autres lycées ; - en stage dans des entreprises en fonction de ses centres d’intérêts et de ses envies. Et le mot de la fin à Frédéric, sorti de l’UPI en 2006 et embauché par la Sodexho :, « j’ai construit mon projet professionnel dans la restauration par des stages… et quand j’ai fini celui à la Sodexho, ils ont décidé de me garder… » Nathalie, UPI Baradat à Pau

,

Marie durant son cours d’espagnol Marie raconte : «Ça me plait d’aller en espagnol car les élèves et la prof sont sympas… Je participe un peu et j’aime bien parler espagnol».

Lise en cours d’espagnol

Lise explique : «Les élèves de la classe de CAP ont été accueillants avec moi, j’ai vite trouvé ma place et en plus, comme il n’y a pas de note, je suis moins stressée».

Un élève d U.P.I. dans la police Raphaël S. voulait se renseigner sur les métiers de la police et souhaitait aussi faire de la cuisine. Son stage à la CRS* 25 de Pau l’a comblé : pendant 3 mois, il a participé à la préparation des repas et servi des fonctionnaires de police… et au diable les idées reçues ! Raphaël raconte : « Quand ma prof m’a dit que je pouvais aller faire un stage chez les CRS… Ouah… ça m’a fait rigoler d’abord et certains de mes copains se sont même moqués de moi. Mais bon, je suis allé me présenter avec ma prof : dans les cuisines, c’est pas des policiers mais des gens qui ont passé un concours. Par contre, mon tuteur était un CRS, un brigadier (il m’a expliqué les histoires de grades), c’est le capitaine qui m’a reçu et c’est le commandant qui a donné son accord pour mon stage. Il n’y avait pratiquement que des hommes et ils ont tout fait pour que je me sente bien et que je puisse faire plein de choses. Parfois, c’était même trop !… à l’opposé de l’idée que

L'UPI de Bizanos s'est vu dotée au mois de décembre d'un tableau numérique qui permet aux élèves d'apprendre de manière plus dynamique et interactive. Plusieurs salles avaient déjà un tableau: des salles d'histoire-géographie, de SVT et de mathématiques étaient déjà équipées. On n'arrête plus le progrès !

Rencontre entre deux UPI Le jeudi 28 janvier, les élèves de l'UPI du collège de Bizanos ont rencontré leurs correspondants de l'UPI du collège Endarra d'Anglet. Ils ont été les chercher à la gare de Pau avant de visiter ensemble le château et le centre-ville. Direction ensuite le collège : tous ont mangé à la cantine du collège avant de reprendre le train pour Bayonne.

Stage d'un élève de l'UPI au CDI Florian, élève de l'UPI, a fait un stage de découverte professionnelle au CDI du collège avec la documentaliste. Il a appris à découvrir le métier et à accomplir des tâches comme enregistrer les emprunts des livres, ranger les livres... Stage efficace où il a pu acquérir des compétences qu'il réutilise puisqu'il effectue maintenant un stage au CDDP de Pau !

Raphaël chez les CRS l’on peut se faire d’un CRS ! Le matin, j’aidais à préparer les repas et parfois je devais faire des pique-niques quand ils partaient pour les manifs, puis, je portais les plats à table (au début, c’était impressionnant parce qu’ils avaient tous la même tenue bleue blanc et rouge !). C’était super sympa et pour l’instant ça a été mon meilleur lieu de stage. En tous cas, ça m’a donné envie de continuer dans la cuisine… » *CRS : Compagnie Républicaine de Sécurité

Rencontre avec Béatrice Nicodème Cinq élèves d'UPI vont rencontrer avec une classe de 4e et leur professeur de français au mois d'avril une auteur de romans policiers : « La rue des Mystères », « Le sercet des cathédrales » ou encore « Y'a-t-il un assassin dans l'immeuble ? » sont les livres lus par les élèves afin de préparer leur interview. Rendez-vous le 15 avril au collège de Bizanos.

La MAIF organise des

au collège Clermont de Pau le jeudi 20 mai 2010 Mutuelle d’assurance, la MAIF est très impliquée en faveur de l’accès à l’éducation pour tous et en particulier en faveur de la scolarisation des enfants et des adolescents handicapés. Il a fallu attendre la loi du 11 février 2005 pour rendre obligatoire la scolarisation de tous les enfants handicapés. Pour soutenir cette loi, la MAIF organise des rencontres avec des personnes handicapées, dans des collèges de France. Elle compte sur les collégiens pour faire changer le regard sur le handicap. La prochaine journée aura lieu le jeudi 20 mai 2010 au collège Clermont de Pau; toute une journée où les élèves pourront rencontrer des personnes handicapées, échanger avec elles, et prendre conscience, d’une part des difficultés quotidiennes que ces personnes rencontrent, d’autres part des capacités et talents qu’elles peuvent aussi posséder. Mises en situation de handicap, pratiques de sports adaptés, jeux collectifs, échanges... et quelques surprises ! tout au long de la journée.


LITTÉRATURE

6 ANALYSE ET CRITIQUE D’UN LIVRE

Des fleurs pour Algernon Unattardémental devientintelligent grâceàuneopération chirurgicale.

U

n « attardé » mental de trente deux ans, qui vit seul depuis que ses parents ont renoncé à son éducation des années plus tôt, a été choisi pour subir une opération chirurgicale qui pourrait par la suite le rendre intelligent. Ce garçon volontaire mais exclu de la société devra passer de

nombreux tests, dont celui d’écrire des compterendus tout au long de l’expérience, avant d’être opéré, un mois plus tard. C’est alors que son intelli-

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desfleurspourAlgernon

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, collection "j'ai lu" SF poche, 256 pages

Les fleurs pour Algernon » est un roman de Science-fiction écrit par Daniel Keyes, écrivain né à Brooklyn en 1927. Ce livre a connu un immense succès et a reçu deux prix littéraires : le prix Hugo (1960), de la meilleure nouvelle, et le prix Nebula (1966), du meilleur roman. Cet ouvrage traite du handicap mental, et de la potentialité d’une expérience pouvant rendre ces personnes intelligentes. Ce roman fait allusion au rejet des personnes handicapées dans la société. Ecrit à la première personne du singulier (en effet, c’est le héros, Charlie Gordon, qui parle) et à la façon d’un journal intime (celui-ci écrit des comptes rendus). Ce livre est difficile à lire car, au début, Charlie fait beaucoup de fautes d’orthographes, ne sachant pas écrire. C’est pourtant un point positif, parce qu’on voit la progression de l’intelligence de Charlie. L’intérêt du roman est de montrer qu’il ne faut pas profiter de la différence de certaines personnes, car celles-ci pensent et sont comme nous. Charlie nous montre, grâce à ses comptes-rendus écrits à la première personne ce qu’il pense et comment il subit le regard des autres. Le lecteur peut s’identifier à lui, être en empathie avec lui, ce qui brise le mur de l’indifférence.

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Je la connaissais depuis toujours mais je n'avais pas compris son handicap. J'étais petite et ignorante. Je l'ai compris lors de sa première année au collège. J'avais 7 ans et elle rentrait en UPI. Un soir, j'ai demandé à ma mère pourquoi Alexandra n'était pas en 6° comme tous les autres au lieu d'être en UPI. Elle m’a répondu que justement, Alexandra n’était pas comme les autres… Une pression s’est formée dans ma tête. Brusquement, je comprenais. Cette phrase résonnait dans ma tête, je ne voulais pas admettre la maladie de ma sœur, j’avais honte. Plus tard, je suis allée la voir. Je lui

ai demandé quelles étaient ses maladies. Je la comprenais difficilement car son élocution était compliquée. J’ai senti un frisson et j’ai eu de la peine pour elle. Mais surtout des regrets de ne pas l’avoir aidée, au lieu de la charrier sur des choses qu’elle n’arrivait pas à faire. J’avais honte de moi. J’ai compris alors qu’elle n’était pas handicapée physiquement mais moralement. En la regardant elle paraissait normale mais en elle, la maladie était présente. Avec le temps, je me suis mise à l’admirer car elle vivait des choses effroyables : des allers et retours chez les divers spécialistes, des tests, des traitements… mais aussi des moqueries… Elle vivait tous les jours avec sa maladie, contre sa maladie. Je voulais créer des liens plus forts avec elle, lui dire « Il n’y a qu’un moral d’acier comme le tien qui puisse supporter cela! Je suis fière de toi !! » La pitié était partie, la peur aussi, et l’amour était revenu. Marine Jerzyk, élève de 3e

gence, petit à petit, s’accroît et se développe. Il va alors voir le monde d’une façon et découvrir nombre de choses qu’il ne connaissait pas, telles l’amour et la méchanceté de ses amis, de sa vie d’avant. Il tombe amoureux d’Alice Kinnian, le professeur de la classe d’attardés qu’il fréquentait auparavant. Cependant, « L’ancien Charlie » le hante toujours, et l’empêche d’avoir tout rapport avec sa belle. Au summun de son intelligence, Charlie fuit avec Algernon (la souris qui a subi avant lui la même expérience), lors du congrès où il était convié pour parler de l’expérience; ils emménagent dans un appartement à New-York. Charlie fait alors la rencontre de Fay, jeune femme délurée et indépendante. Il s’engage dans une relation libre avec elle, et affronte le regard de l’ancien Charlie . Et lors de recherches effectuées au labo, il comprend que son intelligence, tout comme celle d’Algernon, va se dégrader de plus en plus. Il se réinscrit à l’asile Warren et attend petit à petit, de retomber dans la maladie et l’insouciance.

Quand la fiction rattrape la réalité Aujourd’hui, chose absolument inattendue, la fiction rattrape la réalité. En effet, une opération réalisée en Amérique sur des souris en prenant des cellules souches de celles-ci et en les réimplantant dans leur cerveau leur permet une amélioration mentale. Qui aurait cru que cinquante ans après l’œuvre de Daniel Keyes, une expérience similaire à celle de Charlie aurait pu être réalisée sur des souris comme Algernon ! Cela veut dire que dans quelques années peut être des centaines de personnes au cerveau déficient pourront devenir intelligentes, et alors retrouver la mémoire donc changer mentalement, physiquement…, ce qui, comme Charlie, donnera un sens à leur vie. On remarque également que, dans le livre, Charlie subit une transformation sentimentale grâce à cette opération : c’est un changement total de sa vie. Camille D, Charlie, Cristel, Florian et Camille S. Classe de 3e - Collège de Bizanos

CRITIQUES DU ROMAN « DES FLEURS POUR ALGERNON »

Ils ont aimé... Vincent 3e, collège de Bizanos Ce livre m’a beaucoup plu car j’ai été touché par le personnage de Charlie : émouvant, touchant.

Erwan 3e, collège de Bizanos

Léa, Léa, Chloé et Hervé 3e, collège de Bizanos

J’ai accroché avec ce livre car j’ai trouvé l’histoire originale : la manière dont c'est écrit, l'histoire de Charlie.

Nous avons aimé ce livre car il permet de bien comprendre ce que ressentent au quotidien les déficients mentaux et nous incite à les considérer comme des personnes normales avec des sentiments identiques aux nôtres.


DIFFÉRENCE

7 DES COLLÉGIENS S'INTERROGENT SUR LA CONSCIENCE QU'ONT LES PERSONNES HANDICAPÉES SUR LEUR HANDICAP

Sont-ils conscients de leur handicap ? e sentiment d'exclusion ? Quelle est la place des défiest-il ressenti par les déficients mentaux dans la réalité ? cients dans la société ? Sont-ils conscients de leur différences ? Si oui, en souffrent-ils ? Que peuvent-ils ressentir ? Du rejet ? Le sentiment d'intégration ? Sont-ils conscients de leurs différences ? Grâce aux classes d'UPI (Unité Pédagogique d'Intrégration ) certains Souffrent-ils des discriminations et des moqueries à leur égard ? déficients mentaux peuvent-être intégrés dans des établissements Comme on le voit dans le livre beaucoup de déficients mentaux scolaires traditionnels. sont coupés du monde extérieur et granQuelle est l'utilité de ces classes spéciales ? dissent à l'écart de la société ( asile, Les adolescents déficients peuvent être en écoles spéciales,...). Cela ne les aide Quelssontles contact avec des gens non-handicapés au quotipas à devenir comme les autres dien tout en suivant un programme scolaire sentiments mais les en éloigne encore adapté à leur niveau et en participant à des prod'exclusion plus. jets pédagogiques. etd'intégration Cependant lorsqu'ils se Cette intégration leur permet peut-être de se retrouvent dans des sentir moins à part, mais nous ne pouvons pas queressentent lieux publics ceren être sûr. Mais découvrir la vie et les sentileshandicapés tains sont manipuments des autres vis à vis d'eux n'est pas forcémentaux? lés, subissent des ment une bonne chose comme le prouve le livre discriminations de Daniel Keyes: « Depuis peu seulement j'avais ou des moqueappris que les gens se moquaient de moi. Et ries.La naïveté de certains maintenant je m'apperçois que, sans le vouloir je m'étais joint à conduit les autres à se comeux pour rire de moi. Cela me fait plus mal que tout le reste » Exporter méchamment. Le trait du livre Peut-être que cela les fera souffrir, nous ne pouvons héros du livre est conscient pas savoir mais nous pouvons toujours essayer de nous mettre à d'être différent et il rêve de leur place. devenir « un télijent » mais il ne se rend pas compte du reLéa Darrieumerlou,Léa Poetsch, gard moqueur que les autres Chloé Beuhorry, Louis Bury et Hervé Pérez portent sur lui. Comment cela Classe de 3°4 du collège de Bizanos.

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Dans la peau d'un déficient

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omment les personnes déficientes sont-elles intégrées dans la société ? Se rendent-elles compte de leur déficience et de leur exclusion ? pour répondre à ces questions nous nous sommes appuyés sur un roman de science-fiction de Daniel Keyes : « Des Fleurs Pour Algernon ». Ce livre retrace la vie d'un attardé mental : Charlie Gordon, qui subit une opération pour devenir intelligent et qui ensuite se rend compte de son exclusion passée. D'ailleurs « attardé » est le terme péjoratif que Charlie utilise pour se nommer lui-même et ses semblables car c’est la manière dont ils sont perçus par les autres. Mais nous préfèrerons le terme plus neutre et adapté de « déficient mental ». Les déficients mentaux ne sont intégrés que depuis une quinzaine d'années dans les collèges français. Auparavant, ils suivaient des cours dans des écoles spécialisées. L'histoire se déroule aux Etats-Unis. Les américains sont beaucoup plus avancés sur le point de l'intégration des personnes déficientes. En effet dans ce roman, Charlie suit des cours pour attardés au Collège de Bikman. Mais cette intégration peut poser quelques problèmes comme des violences commises sur les déficients mentaux à cause de leur naïveté. La réalité nous offre parfois des épisodes

semblables comme lorsqu'un élève de notre collège avait frappé injustement un élève handicapé car celui-ci avait été envoyé lui dire des insultes. Le sentiment d’exclusion ressenti par Charlie se remarque plusieurs fois dans le livre : - Sur la première de couverture (nous voyons Charlie regarder le monde assis derrière sa fenêtre) ; - Charlie parle de lui à la troisième personne de singulier. Au début du livre, Charlie ne se rend pas compte que les autres rient de lui et non avec lui mais lorsqu’il devient intelligent, il le remarque. Comment cela se passe-t-il dans la réalité ? Les personnes déficientes ressentent-elles un malaise ? A cela nous ne pouvons y répondre car il nous est impossible de nous mettre à leur place. De plus, eux-même ont du mal à exprimer leurs sentiments. En conclusion, grâce à la science et à travers le personnage de Charlie Gordon, nous pouvons formuler des hypothèses. Mais sont-elles les bonnes ? Dorian Cazenave, Paul Verine Erwan Maho, Robin Pedeflous 3°4 Collège de Bizanos

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C hambre des O fficiers

J'avais rendezvous chez l'ophtalmo. La salle d'attente était vide. Des gens sont arrivés avec un enfant. Il avait environ quatre ou cinq ans, il était métisse, avait les cheveux crépus. Il était joufflu, ce qui rendait sa tête rigolote. Ses bras étaient trapus et ses mains étaient cachées derrière son dos. Il avait des tongs aux pieds. Son père était asiatique, il parlait assez mal le français. Sa femme était blonde, elle était française mais je crois qu'elle savait aussi parler la langue de son mari. Ils se sont assis. Le petit garçon s'est mis à tripoter ses mains. C'est à ce moment-là que j'ai vu... j'ai vu ses mains... sa main droite n'avait que deux doigts. On aurait dit un pince, c'était d'ailleurs sa fonction principale. Entre ses deux doigts, il s'amusait à faire passer l'unique doigt de sa main gauche. Ma première réaction fut de regarder ailleurs, puis mon regard s'est de nouveau posé sur lui. Je me suis alors senti mal, très mal, c'était un mélange de peine, de compassion et de gêne.

Je m'efforçais de lui sourire comme je fais avec tous les enfants de cet âge. Au bout d'un moment, il a sauté de sa chaise et est venu vers moi en rugissant. J'ai d'abord eu peur car je ne connaissais pas ses réactions. Mais quand sa mère lui a demandé d'arrêter de m'embêter, je lui ai répondu que ce n'était pas grave. Au bout d'un moment, j'ai compris qu'il adorait jouer et qu'il avait besoin d'affection. Car tout en restant à quatre pattes comme un lion, qu'il imitait à merveille, il se frottait contre ma jambe. Au bout d'un certain temps, il a pris ma jambe avec sa main droite, sa « pince ». Dès le moment où sa main est entrée en contact avec ma jambe, j'ai senti des frissons partout dans mon corps. Quelle sensation! Sa mère lui a dit d'arrêter et de retourner s'asseoir. Il a alors fait preuve d'obéissance. L'ophtalmo est enfin venu me chercher et je n'ai plus jamais revu cet enfant. Il y a tout de même une chose que je n'ai pas comprise, c'est pourquoi il traînait tout le temps par terre : était-ce à cause de son handicap ou était-ce tout simplement son âge qui voulait cela? Je ne le saurai jamais. Pierre Chossis, élève de 3e

3000 exemplaires envoyés en 2010 dans 100 établissements scolaires

Depuis toujours, par tenaires de la Presse à l’école


CULTURE DU CORPS ET DE L’ESPRIT

8 TROIS CLASSES DU COLLÈGE GABARD DE JURANÇON PROPOSENT LEUR VISION DE LA COURSE

Regards croisés sur le cross du collège Couriretécrire surautruietsursoi.

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eille des vacances de la Toussaint. Une individuel et ensuite le relais ; j’ai fait le relais. Les matinée particulière : le cross du collège. garçons de 6e -5e ont couru en premier en faisant deux En cette journée d’efforts, les barrières tours du collège et en sortant dans la rue. Ensuite ce sont abolies, et les élèves qui d’habitude sont les filles de 6e -5e qui ont couru en faisant le suivent leur cours parallèlement aux autres vont se même parcours que les garçons. Puis les garçons de 4e croiser et se mêler dans la course ou dans la foule. -3e , enfin ce fut le tour des filles de 4e -3e . Après il y Tour à tour acteur et spectateur, chaque élève devient eut les relais par équipe dans l’enceinte du collège ensuite rédacteur pour retracer le déroulement de (Océane). cette matinée, fixer leurs impressions, témoigner leurs émotions, changer leur vision sur eux ou sur Comment s’est déroulée ta course ? l’autre. Tour à tour interviewer et interviewé, chacun Le moment tant attendu par tous les participants armet en forme en cousant et tissant les différents proriva enfin : le départ fut donné par notre professeur pos. Ecritures morcelées comme le passage de coude sport. Et là, un raz de marée : en effet, la vague a reurs vu par un spectateur arrêté, impressions variées déferlé sur la première ligne droite. et contradictoires, reflets parcellaires Tous les concurrents, exceptés des courses diverses qui se croisent en Ilsontcouru, quelques uns, sont partis à vive allure, attendant de se réunir autour du choilsontobservé, trop vive allure... colat bienfaisant, avant la traduction Dès le départ, tous mes adversaires ilsontécrit. en article pour le journal. Trois classes m'ont doublé et j'ai passé ma course à Leurspropos ont été sollicitées pour réfléchir sur le les rattraper un à un car ils étaient trop même sujet et proposer leur vision de épuisés par le départ. Dans la dernière sont la course : une classe de 3e, une classe volontairement ligne droite, j'ai vu un groupe d'une de 6e et une classe d’UPI. Leurs propetite dizaine de coureurs cherchant mêlés. pos sont volontairement mêlés. désespérément les forces pour rejoinIls ont couru, ils ont observé, ils ont dre l'arrivée. écrit. Un dernier croisement pour la rédaction finale, A chaque fois, le dernier élève essayait de passer deet voici la rhapsodie de leurs courses, forcément limivant les autres mais était aussitôt rattrapé. Ces accélétative. Course et écriture : deux activités mêlant intirations brusques épuisaient moralement et mement physique et intellect. Attention au top physiquement tous les membres du groupe. départ : trois classes, deux courses, un sujet. Partez ! Il me suffit donc d'accélérer pour tous les doubler et (Alexandre) gagner dix places sans avoir d'opposition (Edouard). Tout au long du parcours, on m'a encouragé en criant Comment était organisée la matinée ? mon prénom et j'étais contente et cela m'a donné de C’était la première fois que je participais au cross du la force pour courir (Elizabeth). collège. J’ai couru avec mes camarades de la 6e 5, il y avait dans mon équipe Marine et Anaïs, la sœur de Dans quel état as-tu fini ? Sarah qui est dans l’UPI avec moi. Nous avions des Je me tiens devant l’arrivée déçue de moi, de ma perdossards jaune fluo et les garçons de la classe des chaformance. Je donne ma feuille à un des professeurs. Je subles orange (Tiffany). En premier il y avait le cross me sens vide, affaiblie heureusement qu’il y a un cho-

nière. J’avais fait sept tours du circuit et j’avais reçu un colat chaud et une banane qui m’attendent. Dés que diplôme ; avec ma classe nous avions gagné une j’eus fini d’avaler mon goûter, je me sentis recouvrer coupe. Cette année, j’ai participé à la course relais mes forces. Enfin quand le cross entier fut fini, une avec cinq filles et cinq garçons de ma classe de réfésensation d’épuisement total se fit sentir, le bruit rence, la 6e 3. Au premier relais, je suis arrivé le prel’animation et les déguisements avaient disparu, laismier des garçons de ma classe ; au deuxième relais, sant place au calme et au repos (Sophie). J’ai trouvé j’étais fatigué et je suis arrivé cinquième garçon. Nous la course plus facile parce que les deux tours étaient avons fini troisième des classes plus courts que ceux de l’an derde 6e. J’ai beaucoup aimé courir nier et aussi car je m’étais beaucoup Toutlemondenous avec mes copains et devant les plus préparée avec mes camarades regardait.C’est autres élèves du collège qui nous de la 5e 3 (Solène). commesinousétions encourageaient. (Sylvain) Je Qu’as-tu ressenti pendant ta m’élance vite, peut-être un peu desgrandsacteurs course ? trop, je suis fatigué dés le milieu etquelesautres C’était la première fois que je faide la première boucle. Mon adcollégiensétaient sais un cross. J’ai trouvé que versaire est devant moi, je me c’était un peu dur car au bout règle sur sa foulée. Il est coriace, desspectateurs. d’un moment j’étais essoufflé, j’ai il avance vite et respire bien, ça fait de l’asthme et j’ai été obligé y’est, le deuxième et dernier tour. de m’arrêter. Une professeur a appelé l’infirmière du En troisième position. Mes professeurs m’encouracollège qui m’a donné de la ventoline et j’ai retrouvé gent, enfin certains me déconcentrent en se trompant un peu mon souffle. Comme cela allait mieux, j’ai pu de prénom, trop essoufflé pour répondre, je n’y prête ensuite jouer sous le préau avec Léonard. (Christophe) guère attention. Dernière partie du circuit, le quaMon esprit était partagé en deux : d'un côté je voulais trième tente de me doubler. J’ai plus de jus mais j’ai la faire ce cross rapidement mais de l'autre je redoutais volonté gantoise. Je réussis à le maintenir derrière ce moment. Je ne me souviens que trop de l'asthme moi et passe enfin les grilles d’arrivée. J’ai réussi, je qui s’éprend de moi à chaque fois. Cette maladie qui suis sur le podium mon honneur ainsi que celui du vous empêche de respirer, qui vous fend les poumons, club dont je porte les couleurs est sauf. J’ai plus de qui vous coupe le souffle et qui vous fait tousser, tousforce, ma vue se trouble (Maxime). ser, tousser à ne plus en finir (Thomas). Quelle stratégie as-tu adoptée ? C’était la première fois que je faisais le cross du collège de Jurançon. Mais j’avais déjà fait un cross au bois de Lons Perlic avec ma classe de l’année der-

Handinhand : sortir la « main hors du chapeau »

Andr é - A b ush, no n v o ya nt

La confiance entre l’élève et l’adulte qui sont ses yeux dans la course inspire l’admiration.

Auxiliaire de vie pour des élèves handicapés depuis cinq ans, j’accompagne le jeune non-voyant André-Abush, dans son année de quatrième au collège. Et comme tous ses camarades, il participe à toutes les activités du collège. Aujourd’hui n’est pourtant pas un jour comme les autres, nous allons ensemble vivre une expérience toute nouvelle pour moi, le cross du collège. En effet, la course à pied peut paraître un acte banal, voire primaire, lorsqu’on court seul ; mais courir en guidant une personne qui vous tient par le bras et qui compte sur vous pour finir la course est une autre histoire. André-Abush pourra le confirmer le plus stressé des deux en ce moment c’est moi : ne pas se tromper de départ, bien repérer le parcours, anticiper les bousculades, bien indiquer les virages, les obstacles, faire attention aux endroits rendus glissants par la pluie, encourager André-Abush, ne pas oublier de respirer pour que moi aussi je tienne la distance, et surtout avoir l’air de ne pas penser à tout ça et rester zen. André-Abush me tenant par le bras il me faut courir en déséquilibre de son côté pour qu’il puisse avoir une bonne position de course, bref ce n’est vraiment pas évident de courir comme ça. Toutefois, nous finissons la course sous les encouragements de tout le collège, c’est vraiment une expérience unique et enrichissante de collaboration et de soutien, que je referai avec plaisir.

Frédéric Detcherry

Les professeurs assistaient aux courses tout en encourageant les élèves.


9 LE SPORT N’EST PAS LE SEUL DOMAINE D’EXCELLENCE D’ANDRÉ-ABUSH.

Champion , d informatique

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course de relais des 4e et des 3e et c’était beau à A quelle place as-tu terminé ? voir : ils couraient tellement vite (Marius) !!! Ma Remise des médailles, les sentiments se mélancopine Sarah m'a félicité et m'a demandé combien gent dans la foule, la fatigue, la joie, la volonté, le j'étais arrivée. Caroline, mon amie de 4e m'a aussi respect et surtout le bonheur d’avoir donné tout ce félicitée et moi je suis allée la voir pendant la qu’on pouvait. Lors de la présentation du podium course et je l'ai encouragée (Elizabeth). de la course des 6e et 5e, je me serais bien vu à la place de celui qui m'a passé au dernier moment pour terminer 3e. Je ne regrette rien mais j'aurais Quelle ambiance générale s’est dégagée de aimé monter sur le podium. Mais tant pis, Florent cette matinée ? a été plus fort que moi et je le Mes camarades et moi félicite pour sa course ; quant à avions subi une préparation Encematinduvingt moi, j'essaierai de faire mieux physique intense afin de la prochaine fois (Adel). Même terminer le cross dans les quatreoctobre, si je suis arrivée la dernière de meilleures conditions. Tout jemesuisréveillée mon groupe, je suis fière d’y le monde savait à quoi s’en épuisée,pleinede avoir participé. En plus, cela tenir : un cross épuisant alcourbatures. m’a fait plaisir d’avoir vu les lait avoir lieu. Pourtant, cergarçons et les filles de ma Jesentislemalpartir tains parmi nous étaient classe courir. Je suis fière de enthousiastes à l’idée de demespieds,monter parcourir la distance detous les élèves qui y ont partidansmesjambes cipé au de notre collège (Somandée. En dépit de ce lène). petit groupe, je constatais puisdansmoncorps majorité de mes catoutentier.Lacause? qu’une Qu’as-tu pensé des autres marades, et moi-même, L’horribleeffortque courses ? étions remplis d’amertume. J’observe avec mes amis la 1ere j’aidûfournirlors Une seule et même chose course que font les 6e -5e, je nous traversait l’esprit : l’esducrossdelaveille. trouve que leur rythme est bon poir que le cross soit anet que leur meneur pourrait nulé. Quel soulagement ça même se joindre à nous les 3e et décrocher une serait ! Malheureusement notre rêve fut de courte bonne place. Fin de la course garçon ; ce sont les durée. Impossible d’échapper à cette longue filles qui partent. Leur meneuse est très forte et course. Le jour venu, je vis mes camarades, bien comme pour le précédent, elle n’aurait aucun mal que désespérés par cette course qui nous attenà courir avec nous. Elle gagne avec une facilité et dait, venir à ma rencontre le sourire aux lèvres. Ce un avantage très élevés (Etienne). J’ai vu le coujour qui devait s’annoncer gris et fastidieux se rage de cet élève aveugle qui nous a montré sa votransforma en une journée festive. Ce fut l’occalonté de terminer sa course, alors que d’autres sion pour tous de s’amuser. Tous les élèves étaient élèves en bonne santé n’ont pas eu l’envie de la déguisés. Il y avait toutes sortes de déguisements faire. (Ilona) Je suis allé me changer et j’ai fait des colorés avec des perruques, des jupes, des hauts à étirements. Enfleurs, des foulards, des collants multicolores, du suite j’ai vu maquillage et des accessoires. Un d’entre nous la s’était déguisé en Père-Noël. Il y avait une atmosphère de fête (Manon R.). Alors la dernière son-

nerie retentit, tout le monde sortit en hurlant, là aussi il y avait des cris : c’était les vacances… Que retiens-tu de ce cross ? C’était très bien. Au début, j’ai couru toute seule et après une dame m’a accompagnée. Quand j’ai couru, tout le monde m’a applaudi même M.Hellio, le principal. J’ai tapé dans la main de certains élèves. Ils m’ont encouragé, le maître et Anne aussi. J’ai bien aimé. Comme j’avais couru longtemps, M. Dubroué le CPE m’a félicitée et j’aime bien ça. Maintenant j’ai mal au genou, j’ai couru trop vite. J’ai perdu la course, mais j’ai quand même participé (Andélina). Cette année, je suis contente d’avoir participé à cette course. Les autres élèves m’ont donné envie de faire la course. J’étais motivée avec eux. Grâce à mes camarades, j’ai donné le meilleur de moi-même (Solène). Le cross c'était bien. J'ai trouvé plus dur que l'année dernière car cette année j'ai couru avec les filles de 5e . Je suis arrivée 20e mais j'aurais vraiment aimé arriver dans les dix premières (Elizabeth). Nous sommes arrivés quatrième de la course relais et à chaque fois que j’ai couru je suis arrivée deuxième ou troisième des filles de ma classe. J’ai apprécié que les enfants m’encouragent et cela m’a aidé à aller plus vite, à faire des efforts. Mon professeur de sport, m’avait bien entraînée et elle m’a félicitée (Tiffany) . Enfin ce que je garde de cette journée, c'est surtout le courage et la volonté de notre camarade non-voyant car je crois que c'est lui qui a fait le plus d'effort, car il devait surmonter beaucoup plus de difficultés que nous (Manon S). Elèves cités : Edouard, Thomas, Maxime, Etienne, Manon R., Sophie, Morgane, 3e 1; Ilona, Océane, Marius, Manon S., Adel, 6e 3; Andélina, Léonard, Sylvain ,Christophe, Solène, Elizabeth, Tiffany, Clement, UPI ; Alexandre Roffarè

our pouvoir étudier dans les meilleures conditions, la salle de classe d’André-Abush, non voyant, a été configurée autour de son bureau et de son matériel informatique, tandis que tous les élèves de sa classe bénéficient d’un tableau numérique et de la possibilité de travailler dans l’ENT Argos depuis trois ans. Déjà en primaire, il utilisait l’ordinateur au quotidien, mais maintenant au collège, il en a un usage encore plus important. Laissons-le donc évoquer ses pratiques en matière d’informatique ; il nous livrera quelques astuces qui permettront notamment à ceux des collégiens et des élèves du primaire qui valident en ce moment le B2I de tester ces trucs avant de demander la validation des items correspondants. Il partagera donc un peu de son savoir afin de faire progresser ceux qui le liront. A âge égal, et même par rapport à des élèves plus âgés que lui, ses connaissances et compétences informatiques sont plus importantes. Pour lui, l'informatique n'est pas qu'une connaissance abstraite, mais bien un usage quotidien. Et peut-être plus pour l'avenir, qui sait... Comment lire à l’écran ? Pour pouvoir lire du texte sur l’écran de mon ordinateur, j’ai une planche qui me met en braille le texte. Sinon, j’utilise un grand nombre de commandes qui sont propres à JAWS (Job Access With Speech : un logiciel de reconnaissance vocale, qui permet de lire les textes à l’écran et d’indiquer la structure de la page), notamment, pour me déplacer sur une page WEB structurée et dans les documents Word (structuré). Pour moi structuré veut dire qu'il y a des titres, des cadres, des cases à cocher, des commentaires, des champs de formulaires, des boutons... Concernant les principaux raccourcis que j'utilise, il y aussi ceux de Windows et de Word parmi lesquels : pour copier : Contrl + C ; pour coller : Contrl + V ; annuler la dernière action : Contrl + Z ; afficher les propriétés : Alt + Entrée. Et il y en a bien d’autres ! Vous pouvez les essayer, notamment pour valider l’item E.3.4 Je sais utiliser les fonctions copier, couper, coller, insérer, glisser, déposer. du B2I. Comment faire travailler l’ordinateur à sa place ? J’utilise également un autre logiciel de reconnaissance vocale : Dragon Naturally Speaking, qui n’est pas spécifique aux personnes mal ou nonvoyantes. Il m'arrive de m'en servir par exemple pour éditer des petits textes (recettes, sujets ou encore des cours...) donc très utile à mon égard. Le paramétrage a été un peu particulier pour moi, mais il peut être bien utile : on dicte, il copie. André-Abush Pour en savoir plus : Si vous voulez en savoir plus sur l'informatique adaptée, voici quelques sites utiles : http://www.jaws-actions.fr/ le site Web de Philippe BOULANGER ; http://manuels-divers.jaws-actions.fr/ des manuels divers dispensés par HabdelKarim Bansaï ; http://elhoumaidiadnan.jaws-actions.fr/ les astuces divers d'Adnan ELHOUMAÏDI. Toutes ces personnes sont formateurs en informatique adaptée à l'UNADEV de Rochefort (Union Nationale des Aveugles et Déficient visuel). C'est donc en grande partie avec eux et leurs cours que j'ai appris à me servir de l'informatique... Aujourd'hui, je leur dis mille mercis !

Un loisir pour tous WWW. FREEBOWL.FR

Non mécontentes de notre position, nous nous félicitâmes les unes les autres pour notre parcours assez rude.

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ARTS ET HANDICAP

10 DIFFÉRENTES ACTIVITÉS PERMETTENT AUX ÉLÈVES DE DEVENIR DES ARTISTES

Danseurs, musiciens, comédiens et handicapés eut-on pratiquer une activité artistique, lorsque l'on est un enfant handicapé ? Réponse avec les élèves de l'UPI de Morlaàs.

cymbales, les claves... Le professeur de musique a choisi des instruments à leur handicap moteur. De plus, avec leur corps ils font des sons qui peuvent donner un concert. Ce qu'ils en chantent : Au théâtre ce soir ! Valérie ( enseignante de l'UPI) : « Pour moi qui ne suis pas douée en musique, j'adore apprendre au Tous les mardis, ils font du théâtre. Mme Camême rythme que mes élèves. Je découvre que la planne, une professeur de français, du collège ormusique est accessible à tout le monde, même aux ganise cet atelier avec les élèves de l'UPI et deux plus nuls !!! » élèves de Blanche-Neige ( cenCélia : « J'adore le triangle car le tre qui accueille des personnes son me berce. » J'auraisvoulu handicapées). Ils jouent des Audrey : « J'adore la musique petites saynètes souvent à base êtreunartiste car cela fait découvrir un autre de mime. Ils travaillent plupourpouvoirfaire monde dans lequel on s'évade. » sieurs petits exercices, de l'immonnuméro! provisation et les adultes les Le dancefloor aident à les pratiquer. s'enflamme ! Ce qu'ils en disent : Laurent : «On ne se sent plus handicapé car on fait Les élèves pratiquent la danse contemporaine dela même activité que les autres, on se sent égaux. » puis deux ans. Cette année, ils travaillent avec une Célia : « C'est rigolo car je fais des choses que je ne professeur de danse dans des ateconnaissais pas. Je me sens bien car je me déliers avec des élèves tends.» de troisième. Ils apBenoît : « J'aime le théâtre car ça me fait du bien prennent à prendre dans le corps. A la fin de la séance je regrette que l'espace, se déplacer cela soit si vite fini. » et faire ensemble en Audrey : « J'aime bien ces petites saynètes car ça se regardant sans parler. permet de mieux s'exprimer que en cours.» Audrey Caroline ( AVS co) : «Ça me plait car chacun des Ce qu'ils en élèves peut faire rire les autres avec ses propres Laurent moyens.» ressentent : Virginie : « Ça me permet d'évacuer toutes mes Laurent : « Quand je commence, j'arrive plus à contrariétés. Ça me détend. » m'arrêter. J'adore danser et même en fauteuil, je ne La professeur Madame Caplanne : « J'éprouve le me sens plus handicapé. C'est un prolongement de même plaisir avec eux que quand je donne des mes jambes.» cours de théâtre à des personnes non handicapées. Audrey : « Dans l'atelier avec les élèves de troiMais souvent les élèves de l'UPI sont plus enthousième, cela permet de ne pas être différent. On s'est siastes. Dans ce cours il y a beaucoup d'expression fondu dans le groupe .» corporelle car certains ne peuvent pas parler. Il y a Célia : « La danse ça me fait du bien car on peut un temps d'adaptation quand l'on doit enseigner à bouger, on peut se mettre parterre et puis on peut des élèves handicapés mais cela implique des rapaller avec les autres. » ports très affectifs. » Virginie : « Ça me permet d'avoir des contacts avec Musique ! mon cousin qui est dans la classe et connaître des personnes que je ne connais pas » La Musique se déroule tous les mardis aussi. Ils font des ateliers de percussions avec le woodArticle collectif : les Léa et les Chloé, block , les tubes, le triangle, le tambourin, les les élèves de l'UPI de Morlaàs

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Le groupe de l’atelier théatre

Lorsqu’il danse, Laurent ne se sent plus handicapé

Célia

Audrey Mme Caplanne

La musique accessible à tous Pour en savoir plus, voir page

Julia e urm Delo

2

La

C hambre des O fficiers Une nouvelle fille est arrivée au centre aéré. Je la trouvais étrange car elle ne marchait pas comme tout le monde, et ses mains se tordaient. Sur le moment, je n'y ai pas vraiment fait attention. Mais elle restait souvent seule et j'ai remarqué aussi qu'elle ne faisait pas les mêmes activités que nous. Un jour, elle est venue nous voir pour jouer avec nous à l'élastique. Mais lorsqu'on lui a expliqué comment il fallait s'y prendre, elle a juste dit : « finalement non merci, c'est trop difficile. » Et elle s'est éloignée. Nous n'étions pas en âge de comprendre la différence. Julia Delourme, élève de 3e Les petites saynètes permettent de s’exprimer

Caroline, l’AVS

Virginie


DÉCOUVERTE DU «CENTRE», VOISIN DU COLLÈGE DE MORLAÀS

Le centre Blanche Neige

Q

uelques personnes qui font partie du centre ont pu être interrogées. Sylvain est dans ce centre depuis six ans, il est aujourd'hui au foyer. Il y fait des activités comme du bricolage du rempotage, des boutures. Il travaille sur une table qui a été fabriquée spécialement pour les personnes à mobilité réduite. Ainsi ils peuvent jardiner. Elle est composée de six petites tablettes sur mesure, surélevées, pour qu'ils puissent passer avec leurs fauteuils roulants. Ils appellent cette table « la

table marguerite ». Ils pratiquent aussi la natation, le tir à l'arc et la botcha : c'est une sorte de pétanque, ils jouent avec une gouttière parce qu'ils n'ont pas assez de force dans les bras . Son planning : le matin, les infirmières viennent l'aider à faire sa toilette, le faire déjeuner. Il fait ensuite des activités éducatives et de rééducation, le matin et l'après midi. En fin d'après midi, ils peuvent faire des jeux, regarder la télé... Kévin, est à Blanche Neige pour l'école et les soins, il participe à quelques activités au collège. Contrairement à Célia, une élève du collège, qui s'y rend pour rencontrer les médecins, pour faire des soins.

Notre expérience Nous nous attendions à être mal à l'aise, on pensait que cela aurait été plus dur psychologiquement. Mais en voyant que les éducateurs s'occupaient très bien d'eux, on a changé de point de vue sur les centres . Même les handicapés ont le sourire et sont accueillants. Audrey et Camille.

La table Marguerite

Zoom sur . . . AssociationArimoc

Il accueille des enfants de trois à dix huit ans, qui ont de lourds handicaps physiques . Le foyer Il accueille trente adultes handicapés physique et mental, qui vivent sur place. La MAS La Maison d'Accueil Spécialisée accueille trente adultes lourdement handicapés et des personnes handicapées suite à des accidents (traumatisme crânien par exemple).

2

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C hambre des O fficiers

Benjamin Maroni, élève de 3e

Je suis en UPI et alors ?

Q

uelqu’un m’a dit : « c’est pas Un Peu Inutile » ce que tu fais ? J’ai répondu : Pourquoi ? Parce que je suis Un Peu moins Intelligent ? et puis d’abord, c’est quoi l’intelligence ? Moi, j’ai la chance d’avoir Un Parcours Individualisé avec Une Paire d’Individus très sympathiques et Un Prof Intéressant ! C’était Un Peu Inespéré, mon arrivée à l’UPI, mais j’avais déjà Une Petite Idée de ce que je voulais y faire… Je ne suis pas Un Petit Imbécile ! Je suis vite devenu Un Pro Imbattable au baby-foot et j’ai même eu Une Petite Idylle avec Une Plus Intelligente ! Un Projet Imaginaire ? pensaient certains ! Pas du tout ! Une Palette d’Intégrations, Une Pluralité d’Immersions en entreprises… pour arriver à Une Projection Intéressante sur mon avenir ! Merci de m’avoir lu, … j’espère avoir contribué à ce que vous soyez Un Peu moins Ignorant et Un Peu plus Intelligent ! Par les élèves du dispositif UPI du LP BARADAT : Marie, Raphaël B, Marie-Hanna, Lucie, Mélanie, Lise, Emmanuel, Raphaël S et Audrey, avec l’un de leurs enseignants.

uveaut 2010

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Depuis longtemps, je croyais connaître mon oncle, paralysé des jambes dès la naissance, mais je me trompais. Je ne faisais que l'apercevoir. Ma grand-mère s'occupait bien de lui, ce qui nous arrangeait. Chaque dimanche, pendant la réunion familiale, j'essayais de me placer le plus loin possible de lui. Ma grand-mère s'occupait aussi de ses parents, mes arrières grands parents. Mon arrière grand-mère était douce et gentille, elle avait les cheveux blancs et sa vieillesse rendait moins anormal son handicap. Mon oncle, en revanche, était plus jeune. Cela augmentait la différence, et il ne parlait pas beaucoup. Lorsqu’il parlait, il se contentait de répéter ou de mettre dans l’ordre des phrases apprises. Il était gros et ne pouvait pas bouger, il était gourmand et irritable. On aurait dit qu’il avait toujours peur. Ses deux sourcils bien marqués se rejoignaient rapidement lorsqu’il avait mal et ne pouvait le signifier oralement. Un petit nez avec de grosses narines et des lèvres très fines composaient le bas de son visage mal rasé. Ses bras ankylosés faisaient peine à voir. Sous son ventre imposant, les jambes et les pieds, toujours dans la même position semblaient être moulés dans de l’argile. Et comme si ce moule d’argile se brisait dès qu’il voulait bouger, tout mouvement pour lui était douloureux. Tout cela m'inspirait du rejet et du dégoût mais j'essayais de ne rien montrer. Avec le temps, mon grand-père, puis mon arrière-grand-père moururent. Ce fut un gros choc pour ma grand-mère. On en parlait beaucoup en famille et peu à peu, on cessa de considérer mon oncle comme un fardeau, qui reste en dehors de la conversation comme si toute cette souffrance ne le concernait pas lui aussi. En même temps que l'âge, la tolérance augmentait. Je commençais à me rapprocher de mon oncle, le sentant triste et plus irritable. Cette irritation quasi permanente provoquait chez les gens un rejet plus grand, mais toujours caché derrière une sorte d'hypocrisie. Je ne sus jamais ce que pensait mon oncle, mais je crois que progressivement, je faisais l'effort de deviner et j'essayais de lui offrir mon amitié. Un jour qu'il était assez triste, il me vit, et son visage s'illumina. Ne trouvant les mots pour l’exprimer, il ne chuchota que deux mots appris et répétés sans cesse, même dans les moments les plus saugrenus, et dont je saisissais maintenant le sens : « Bonjour, Benjamin ! » Je sentis en moi une joie extrême, comme à la fin d'une conquête interminable. Tous les dimanches, depuis, je pousse son fauteuil sur le chemin qui monte à la maison et je m'assieds à côté de lui pour le faire manger. Je crois qu'il me transmet sa joie... même si je ne suis jamais arrivé à le cerner vraiment. Il parle tout le temps des mêmes choses et ne sait pas s'exprimer sur ses sentiments. Avec un peu de recul, je comprends que c'est en grande partie cela son handicap.

L’UPI C’EST AUSSI ÇÀ ...

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amin Benj oni Mar

L’objectif de la Botcha : s’approcher de la cible

DEFINITIION

A Saint Jammes, l'ARIMOC ( Association régionale des Infirmes Moteur d'Origine Cérébrales) gère : Le CEM Blanche Neige Le centre Blanche Neige fut créé en 1968 . Il se compose d'un semi internat et d'un internat complet ou partiel, il fonctionne selon des besoins et des soins des personnes handicapées. Une équipe médicale, paramédicale et éducative répond aux soins et rééducations des personnes ( Médecins, Kinésithérapeutes, Psychomotriciens, éducateurs …).

Parcours Super Sportif Espace jeux pour les petits

Parc Aventure

REPORTAGE

11

Aramits

es ture dans les arbr en av rs ou rc pa ä 10 4 ans rs d'équilibre dès ä 1 parcou lastique ä Saut à l'é r-restauration ä Espace ba

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12 Les moqueries

Il a rien sous le jean !

Arrêtez ! Si vous étiez à ma place, vous rigoleriez moins ! du collège Argote d’Orthez

Malcolm au collège

On ne sera jamais à ta place !

Découvre al le conte origin sur le site ble64.org grandir-ensem

Malcolm se rappelle de sa grand-mère Plus vite, l’handicapé

Tu es méchant !

Pourquoi personne ne veut jouer avec moi ? Je m’ennuie tellement !

Si tu n’as pas d’amis, pense à la fontaine magique ! Si je n’étais pas comme ça, j’aurais des amis !

Le cross

Allez, vas-y !

VAS-Y MALCOLM !!!

Le principal arrive avec une mini-coupe

Elle est pour toi parce que tu veux courir mais tu ne peux pas

Malcolm se souvient de ce que disait sa grand-mère

La coupe

Mais la coupe se brisa

Pourquoi il y a un anneau ? C’est étrange !

Si tu trouves un anneau va le jeter dans la fontaine magique !

L’anneau Auteur du conte : Vincent Paraige Illustration de : Valentin Auger, Joséphine Baghaoui, Aurélie Capdeville, Jason Cazaurang, Vincent Da Gama, Joana Fernandes, Benjamin Gracia, Julie Laulhié, Marilyne Massey, Roméo Petit-Dangeon Alvin Saboga UPI Collège Argotte d'Orthez

Je veux retrouver ma jambe

Le soir il alla chez sa grand-mère qui vivait près d’une fontaine. Il jeta l’anneau dedans et rentra chez lui pour dormir.

Le lendemain il se réveilla et vit qu’il avait ses deux jambes.

J’AI MES DEUX JAMBES !

Grâce à l’anneau il fut guéri. Maintenant il peut courir, faire ce qu’il veut. On ne se moque plus de lui. De beaux jours s’annoncent.


82 ÉLÈVES, DE NIVEAUX 6e ET 3e ISSUS DE DIFFÉRENTES CLASSES ONT ÉTÉ INTERROGÉS

Et toi, t'en penses quoi du handicap ? Nousavonsdonnélaparoleauxélèvesducollège pouranalyserleursconnaissancesetleurressenti visàvisdel'UPIetdesélèvesayantunhandicap.

ous avons remarqué que la majorité affirment que certains handicapés sont diffédes élèves de 6e interrogés ignorent rents ; ils s'interrogent et se demandent s'ils ne ce qu'est l'UPI, mais savent son emseraient pas plus heureux dans un lieu spécialisé, placement ; contrairement aux où ils ne souffriraient pas du regard des gens. La plupart des 6ème sollicités ont répondu que élèves de 3e interrogés, qui eux, ont cela ne les dérangerait pas de rester ou de mansu nous dire à peu près tous, ce qu'est l'UPI et où ger avec les adolescents handicapés. En reelle se trouve. vanche, la majeure partie des interviewés en 3e De plus, nous avons pu voir que les 3e savent qui s'occupe de l'UPI (enseignant), qui seraient gênés de partager ces inssont les élèves qui s'y trouvent, tants car ils se sentiraient mal à Intelligent alors que les 6e ne savent pas vrail'aise et trop chanceux vis à vis ment. d'eux. malgré Avec ceci, nous avons pu remarleurhandicap Dans notre collège, tous les élèves quer que les connaissances se faiont conscience que la vie quotisaient au fil des années passées dienne ne doit pas être simple pour dans l'enceinte du collège. les personnes ayant un handicap et c'est pour cela C'est avec respect et évidence que plus de la maque ensemble, nous devons faire de notre mieux jorité des élèves interrogés ont affirmé que pour leur faciliter la vie. chaque élève de l'UPI de Morlaàs était, malgré Nous pensons tous que l'UPI représente quelque son handicap, intelligent et que leur handicap chose d'utile. n'influençait en rien sur leurs possibilités. Enfin, l'ensemble des élèves sont conscients que les Cependant, les collégiens questionnés restent collégiens handicapés ont besoin d'aides, et de partagés sur une question qui porte sur les difféclasses adaptées à leur handicap. rences, physiques ou mentales. Ils considèrent que ces élèves ne sont pas forcément aussi maMagendie Marine, Bebiot Pauline, tures, qu'ils n'ont pas les mêmes centres d'intéLahore Chloé. rêts. D'autres élèves raisonnent autrement et Collège de Morlaàs

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82 élèves ont été interrogés pour cette enquête

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cole» t «le handicap et l’é je su ur po t an ay le Rédigez un artic minimum 2 photos. accompagné d’auent : Indiquez clairem t de l’article ä Les auteurs nsi que le nom de l’établissemen ai se as cl e sable ä Votr l’enseignant respon ail.com ä Le nom de l à kifkif.mag@gm rie ur co r pa e bl em Envoyez l’ens 2010 avant le 30 mai

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et réponds aux 5 questions posées.

, Pour en savoir plus va sur le site : e64.org grandir-ensembl

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PLACES

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ENQUETE

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Quartier Libre Lescar Un comité de rédaction choisira les articles vainqueurs qui paraitront dans le prochain numéro de Kifkif. Le nom des vainqueurs sera disponible sur le site grandir-ensemble64.org dès le 7 juin 2010.

d’Aramits Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Les noms des gagnants seront indiqués sur le site grandir-ensemble64.org dès le 7 juin 2010.


14

HOROSCOPE

2 0 10

Bélier Arrête de jouer les terreurs dans ta classe et à n’en faire qu’à ta tête ! Les autres ne sont pas toujours de mauvais conseil (même tes profs) et il faut savoir se plier à la discipline de temps en temps. Réfléchis à ton comportement et renonce à des activités que tu fais plus par habitude que par plaisir.

Taureau Quel têtu ! Heureusement, tu es aussi objectif et courageux et tu travailles dur. Cette année, tu vas trouver des solutions aux obstacles que tu rencontreras et tu seras content de toi. Fais davantage de sport.

Gémeaux Arrête de te plaindre ! Utilise plutôt ton énergie à faire le travail qui est demandé ; même si cela te paraît difficile à croire, cela te servira un jour !

Cancer On se réveille ! Fini d’attendre que les choses se passent ! Tu es capable de prendre ta vie en main, encore faut-il que tu le décides !

Lion On n’entend que toi ! Si tu veux éviter les retenues et les remarques de tes camarades, prends le temps d’écouter les autres… d’autant plus que tu es quelqu’un sur qui on peut compter! Vierge Non, tu n’es pas parfait ! Mais rassure-toi, tu n’es pas le seul ! Ce n’est pas parce que tu es très bien organisé que tout le monde doit l’être ! Tu peux être plus attentif aux autres !

Horosco proposé par pe fantaisiste du Lycée Honles élèves d’UPI-PRO oré-Baradat de Pau

Balance A force d’hésiter toujours, tu ne peux pas avancer ! N’attends pas davantage pour te bouger et aide-toi des conseils de tes camarades et de tes profs. Tu devrais faire plus de sport.

Les risques du sport

A

pparu au cours du XIXe siècle en Angleterre, le rugby est devenu un sport d'équipe très populaire. Ce sport nécessite une excellente condition physique. Une mauvaise pratique ou la mauvaise réalisation d'un geste technique peut être à l'origine d'accidents pouvant avoir des conséquences graves. Comme Fabien F. le 28 janvier 2001, au cours d'un match de rugby à Sévignacq au stade de la Chênaie, une mêlée est sifflée par l'arbitre, elle s'écroule. Fabien, le talonneur mal échauffé, retombe et se brise les cervicales. Aujourd'hui, à 28 ans, il est toujours sur un fauteuil roulant, et il n'a plus l'usage de son corps. Le club de Sévignacq l'a beaucoup aidé. Des anciens joueurs ont fait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en se relayant du 15 au 21 avril 2006.

Scorpion Tu sais garder les secrets mais attention à ne pas t’entêter. Il faut parfois savoir dire les choses pour avancer. Tu devrais te présenter à l’élection des délégués de classe.

Sagittaire La curiosité est un vilain défaut ! Tu ferais mieux de t’occuper de tes affaires plutôt que d’envahir tes camarades. Sois plus cool et tu auras plus d’amis.

Capricorne Arrête de trop réfléchir et… agis ! Comment veux-tu que les autres s’intéressent à toi si tu es constamment dans ton monde ? d’autant plus que tu as de bonnes idées à partager !

Verseau Gaston La Gaffe ! Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ! Tu n’es pas le clown de service ! Réfléchis davantage aux conséquences de tes actes et garde ton énergie pour mener à bien tes projets. Poisson On t’a reconnu ! Tu essaies de passer incognito et tu as tendance à trop laisser «flotter». Pourtant, tu sais être très généreux et imaginatif ! N’hésite pas à aller vers les autres, en pratiquant un sport par exemple ?

Nous avons interviewé Fabien Qu'avez-vous ressenti lorsqu'on vous a annoncé que vous ne pourriez certainement plus marcher ? Je le savais déjà.

ie Laur al k Sma

Pour en savoir plus, voir page

C hambre des O fficiers 2

Qu'est-ce qui vous a permis de ne pas baisser les bras ? L'entourage, les amis, la famille.

La

Comment votre famille a vécu et vit la nouvelle vie que vous menez ? Ce fut un choc sur le moment. Avec courage, ils le vivent maintenant avec moi. Avez-vous changé d'habitation à la suite de votre accident ? Oui, j'ai désormais une nouvelle habitation. Avez-vous de gros problèmes par rapport à votre handicap ? Oui, j'ai des problèmes de santé. Et j'ai besoin de beaucoup d'aide dans la vie quotidienne. Des associations m'apportent leur soutien, comme Pro Fabien ou Fabien Compostelle. Vu que votre accident s'est produit sur un terrain de rugby, aimez-vous toujours ce sport ? Oui bien sûr. J'ai ça dans le sang ! Jean Baptiste Darricau, Enzo Alexandre, Evan Hequette Collège de Morlaàs

C'est lorsqu'il me répondit que je me rendis compte qu'il avait beaucoup de mal à parler. Il n'arrivait pas à articuler ni à prononcer des

mots. Il possédait en plus un léger bégaiement. Rougissant de honte, je pris soin de ne plus lui adresser la parole pour éviter qu'il ne soit obligé de faire autant d'efforts pour me parler (…) j'arrêtai de le dévisager, le bus arriva, nous montâmes et je ne le revis plus. Laurie Smakal, élève de 3e

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1 Pour t’aider, les solutions texte sont dans le Hollande» «Voyage en

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11 2

ande V o y a g e e n H o ll

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Proposé par les élèves d’ UP Lycée Honoré-B I-PRO aradat

4

11 5

n me demande souvent de décrire le fait d’avoir un enfant handicapé, afin d’aider les gens qui ne connaissent pas cette expérience unique, à comprendre, à imaginer comment ce

Ecrit par la maman d’un enfant handicapé et tiré du site internet http://www.pasbanal.com

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12 J

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7 8

10 9

A. Quelqu’un qui a une maladie ou une malformation B. C. D. E. F. G. H. I. J. K.

qui le gênent dans les activités de tous les jours Ville italienne où se retrouvent les amoureux Magnifique Quelque chose d’extraordinaire, de merveilleux Etre mis en présence ou en contact de quelqu’un Fleur d’Hollande Mettre en place un évènement Se représenter quelque chose dans son esprit Une barque que l’on trouve à Venise Pays d’Europe spécialiste des pâtes et des pizzas Quelqu’un qui peut faire ce qu’il veut

Horizontalement

serait. C’est un peu comme ça : Attendre un enfant, c’est comme organiser un grand voyage fabuleux en Italie. Vous achetez des tas de guides touristiques, vous faites des projets magnifiques : Le Colisée, le David de Michel-Ange, les gondoles à Venise... Vous apprenez quelques phrases en italien. Tout cela est très excitant. Après des mois de préparation intense, le jour J arrive. Vous faites vos bagages et vous partez. Quelques heures plus tard, l’avion atterrit. Le pilote vous dit : «Bienvenue en Hollande !». «En Hollande ?!!!», vous demandez, «...mais je m’étais inscrit pour l’Italie... je pensais être en Italie... toute ma vie, j’ai rêvé d’aller en Italie !» Il y a eu un changement dans le plan de vol. Nous avons atterri en Hollande et il faudra bien rester ici.». Heureusement, on ne vous a pas emmené dans un lieu horrible et dégoûtant... c’est tout simplement un endroit différent. Il faut aller acheter des nouveaux guides... et apprendre une nouvelle langue... et cela vous permet de rencontrer un tas de gens que vous n’auriez jamais rencontrés. C’est tout simplement un endroit différent. Il y a un rythme plus calme qu’en Italie. C’est moins exubérant que l’Italie. Mais après y avoir séjourné quelque temps, vous vous apercevrez qu’il y a des moulins à vent, des tulipes, et même des Rembrandt... Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie et en reviennent, et tous se réjouissent des beaux moments qu’ils ont passés en Italie. Cela vous fera toujours de la peine, parce que la perte de ce rêve est une perte significative. Mais si vous pleurez le reste de votre vie parce que vous n’avez pas été en Italie, vous ne serez jamais libre d’apprécier toutes les choses belles et spéciales de la Hollande. Et la Hollande est effectivement un si beau pays...

Verticalement

O

E

C

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12.

Pays d’Europe appelé aussi «Les Pays Bas» Etre tranquille, peu agité Etre excité et exagéré dans ses paroles C’est le temps entre la naissance et la mort Qui est tout seul Territoire d’état avec des frontières Etre gai, joyeux (se...) Qui est d’une grande beauté Qui est affreux Etre dans la lune et imaginer Qui n’est pas comme les autres Machine à moudre


DÉCOUVERTE D’UN HANDICAP

EN BREF

ZOOM SUR...

15

La surdité Une élève atteinte de surdité est intégrée dans notre classe ; cela nous a donc intéressé de travailler sur le sujet.

Chaîne des osselets

Partie osseuse

Enclume Marteau Etrier

Nerf auditif Pavillon

A

fin d'en savoir davantage sur ce handicap, nous avons fait plusieurs recherches et interviewé notre camarade.

moyenne, la surdité lourde et la surdité profonde. Plus on avance dans chaque niveau de surdité, moins les sons sont différenciés et moins les mots sont identifiables. Il existe certains appareils qui aident les sourds à entendre. Mais ces outils ne permettent pas de ramener complètement l'audition. L'interlocuteur doit alors faire des efforts pour que la personne sourde puisse lire sur les lèvres : parler bien en face, articuler normalement. De plus, une personne atteinte de surdité doit faire beaucoup d'exercices d'écoute et de compréhension, avec des orthophonistes, plusieurs fois par semaine. Gaillard Nicolas et Lagahe Julien Collège de Morlaàs

Description

Oreille moyenne

Oreille interne

Quand être sourd peut servir parfois !

Le p oi n t de v ue . . . d'Audrey.S :

La professeur animant l'atelier théâtre demande au groupe de se boucher les oreilles pour ne pas entendre les consignes données à un autre groupe. Benoit élève, malentendant et appareillé, laisse ses bras ballants. La professeur l'interpelle. -Benoit, tu as un problème pour te boucher les oreilles ? -Non, mais j'ai enlevé l'appareil !

Audrey nous a dit qu'elle a eu son handicap étant petite dans un accident, avec des médicaments. Ensuite elle nous a précisé que son handicap n'est pas difficile à vivre, mais qu'elle se trouve parfois différente de nous. Elle nous a également précisé qu'avec son appareil, elle entendait mais si elle l'enlève, elle n'entend pas. Audrey communique parfois avec le langage des signes, surtout le soir avec sa mère et au moment de la douche quand elle n'a pas d'appareil. Elle précise qu'il est plus fatigant pour elle d'utiliser la langue orale que la langue des signes.

Handicapé mais ado avant tout !

,

QUAND DANS UNE FAMILLE QUELQU'UN EST HANDICAPÉ, TOUT TOURNE AUTOUR DE LUI.

Laurent, élève n'ayant pas la parole pour communiquer teste un ordinateur avec une synthèse vocale. Les mots tapés sur un clavier deviennent sa voix. Les premiers mots qu'il prononce sont : « Cette Audrey, quelle quiche ! »

Le ressenti d une sœur

U

n handicapé est beaucoup suivi ( kinésithéComment est le quotidien avec lui ? rapeute, psychologue... ), il est très entouré. Le quotidien est presque normal, sauf qu'il faut le Tandis que la famille n'a personne ; une fasurveiller tout le temps (chutes, malaises...) mille peut souffrir d'avoir un enfant handicapé, mais Est-ce que la communication hélèna,élève elle n'a personne pour l'aider. est normale entre vous ou e faut-il quelque chose de parde3 témoignesur Quel handicap a ton frère ? ticulier ? sesrelationsavec Comment s'appelle-t-il ? Non, il ne faut rien de spécial, la sonfrèrehandicapé. Il s'appelle Mathieu, il a fait communication est normale. Il 18 ans. Mon frère est atteint parle comme tous les autres end'une hydrocéphalie valvée, fants. provoquée par une hémorragie cérébrale avant la naissance. Ce qui veut dire que les chirurgiens lui Est-ce qu'il est aussi embêtant que les autres ? ont implanté une valve ( une pompe ) dans la Oui, il a la même mentalité que les jeunes de son tête, à laquelle est attachée une dérivation ( un âge. tuyau ) qui va dans l'estomac. On se dispute comme tous les autres frères et Ce système sert à évacuer le liquide céphalo-rasœurs ( par exemple pour la télé, si on n'est pas chidien, là où peuvent se développer des malad'accord pour une chaîne, on se dispute...) dies ( par exemple des méningites ). De plus, il a une hémiparésie des membres Aimes-tu autant ton frère que s'il avait été gauches : pied et main sont en partie insensibles. normal ? Les muscles sont atrophiés ( ils n'ont pas grandi Oui, je pense que les sentiments sont les mêmes, normalement ). car quand je vois les autres frères et sœurs, j'ai

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l'impression qu'on est comme eux. Même si on se dispute, on s'aime quand même.

Guillaume Decayeux, élève de 3e

Relooking en UPI ! Les élèves du dispositif UPI du Lycée ont bénéficié durant 3 séances de 3 heures de l’intervention d’une psycho-socio-esthéticienne. Elle leur a enseigné comment réaliser des soins des mains, du visage, à partir de produits courants et elle les a également conseillés sur leur look en fonction de la couleur de leurs yeux, de leurs cheveux… Une expérience qui a plu à tout le monde et qui sera certainement renouvelée chaque année…

Est-ce que tu as parlé des moments difficiles pour toi avec quelqu'un ? Non parce que je n'en avais pas besoin. Héléna, Barbara, Collège de Morlaàs

I

L'homme s’est excusé : « J'ai vu que tu étais un peu effrayé par mon oeil, petit. Je m'en excuse, je ne pensais pas voir du monde, alors, je n'ai pas mis mon bandeau. » Je réfléchissais à ce berger. Il était brute, c'est vrai, mais je sentais qu'il avait le coeur profond, la preuve, il s'est excusé de ne pas avoir mis de bandeau. J'ai donc repris mes petites voitures et, rassuré, j'ai continué à jouer...

Raphaël S. est champion départemental d’échecs catégorie cadets et il participera au championnat de France qui se déroulera à Troyes du 11 au 18 avril prochain. Nous lui souhaitons bonne chance.

Est-ce que tu as le sentiment que tes parents s'occupent plus de lui ? Oui, mais je pense que c'est normal, il en a plus besoin que moi. Il a besoin de toujours avoir quelqu'un derrière lui.

Pour en savoir plus, voir page

C hambre des O fficiers

Un élève de l’UPI champion d’échecs !

Aime-t-il que tu le défendes ? Je ne sais pas, on n'en a jamais parlé.

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Au Lycée Baradat

Que penses-tu du regard des autres sur ton frère ? Quand on était à l'école primaire, il a supporté beaucoup de méchanceté, des moqueries et ça me faisait du mal. Donc je le défendais. Maintenant que j'ai l'habitude et qu'il est plus grand, je n'y fais plus attention. Mais je continue quand même à prendre sa défense quand il a besoin.

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Centre Commercial Quartier Libre - LESCAR

AGENDA

HANDICAP ET FAMILLE

La surdité est un état pathologique caractérisé par une perte partielle ou totale du sens de l'ouïe. Cela renvoie le plus souvent à une abolition complète de l'audition. La surdité du jeune enfant est une anomalie fréquente : 1 pour 1000 naissances. Elle peut survenir à la naissance ou lors d'un accident. Il existe quatre types de surdité : la surdité légère, la surdité

Oreille externe

Les élèves de l'UPI de Morlaas, handicapés moteurs, sont infatigables ! En octobre, ils ont participé à une course d'orientation dans les bois grâce à une joëlette (sorte de chaise à porteur équipée d'une roue tout terrain). En janvier, ils ont skié à Luz Ardiden sur un ski fauteuil piloté par un moniteur diplômé. Impossible est un mot inconnu à Morlaas !

Anecdote du personnel de la cantine : Célia, élève de l'UPI du collège de Morlaas entre à la cantine pour apporter le repas d'un élève. Elle arrive, ce matinlà, la capuche de sa veste vissée sur le crâne. Les agents, très attentionnés, s'inquiètent de la santé de Célia. - Célia, tu as froid ? - Non, je fais la racaille !

Trompe d’Eustache

Tympan

Ski et randonnée accessible à tous !

Pas d'humour les élèves handicapés ?

Cochlée

Conduit auditif

A Morlaas

Le 20 mai

Parlez-en à vos parents ! Dans le prolongement de la journée extraordinaire du collège Clermont (voir page 4), la Maif proposera sur le site de Pau une conférence destinée à comprendre, prévenir et agir face aux troubles du comportement des élèves. Autour du Délégué ministériel à l’intégration des personnes handicapées auprès des ministères de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, Monsieur Philippe Van Der HERREWEGHE, deux spécialistes Yves Montoyat et Hervé Benoît apporteront des éclairages pédagogiques utiles à tous les acteurs éducatifs afin de favoriser le meilleur parcours scolaire.


REPORTAGE

16 2 ÉLÈVES DE 3e ONT SUIVI LA JOURNÉE D’UN CAMARADE HANDICAPÉ

Vis ma vie d'enfant handicapé

omplètement sourd d'une oreille, il Les soins, aussi bien au SESSAD nous a confié que son appareil auditif a qu'au collège tendance à le gêner pour certaines activités. Il est ravi de venir au collège ou Le SESSAD est un centre de soins spécialisé pour au SESSAD, pour retrouver ceux avec qui il s'enles déficients auditifs où Benoit va une fois par setend le mieux, malgré la fatigue accumulée. En maine. C'est un lieu où est rassemblée une équipe effet, Benoit doit supporter beaucoup de trajets, pluridisciplinaire qui prend en charge les enfants car il habite très loin du collège : les UPI sont chacun leur tour ou en groupe, selon un emploi rares. Ils doivent donc trouver des arrangements, du temps précis. Benoit va par exemple dormir dans sa famille qui Ici, les enfants sont heureux de se retrouver près est bien plus proche de son UPI . des personnes avec lesquelles ils ont un point Entre les cours intégrés et ceux à l'UPI, le procommun, leur handicap. Nous avons été surprises gramme est chargé ! de constater que les enfants sont Les cours intégrés lui permettent Benoît, comme les autres gens de leur de changer d'atmosphère, de se âge : les petites filles dessinent élèvedel'UPI confondre aux autres. Il aime tranquillement alors que les denotrecollège, être entouré des autres élèves garçons se chamaillent entre même si le regard qu'on porte aeulagentillesse eux. Les professionnels sont très sur lui n'est pas toujours facile. Il proches des enfants, mais ils sad'accepterde est accompagné par une AVS qui vent cependant poser des lipartagerune prend les cours à sa place et mites et se faire respecter. Nous desesjournées avons pu discuter avec : la psyl'aide à comprendre . chomotricienne, dont le travail A la suite de ses cours en classe, mouvementées consiste à aider les enfants à exil va revoir chaque petite chose avecnous. qu'il n'aurait pas suivi et faire primer leurs émotions par des des exercices à l'UPI, aidé par les jeux ; la psychologue, avec qui ils ordinateurs. Benoît est très proche de son profesparlent de leurs tracas quotidiens, mais aussi le seur d'UPI qui le connait très bien et l'aime tout professeur de langue des signes, lui même sourd. autant que les autres. Il permet aux élèves d'apprendre une autre langue qui est plus facile pour eux. Un entre midi et deux d'artistes Les intervenants viennent également au collège, calant leurs emplois du temps sur ceux des élèves. Benoit a aussi des activités artistiques telles que Les enfants sortent souvent de ces thérapies fatila musique et le théâtre, il fait ces activités entre gués, mais ils ont le courage d'enchaîner avec plumidi et deux heures. C'est en plus de ses heures de sieurs heures de cours intégrés ou à l'UPI. cours. Nous avons assisté au cours de théâtre et Conclusion Ces élèves sont attachants. Chaque interrogé la professeur. Ce cours est un moment personne les connaissant un peu pourra vous le de détente où Benoit et ses camarades peuvent dire. Ils tracent leur route, plus dure que celle des relâcher la pression qu'ils accumulent. Il y a une autres, en restant soudés, en gardant la forme et ambiance chaleureuse au sein du groupe, Benoit le sourire. Passer une journée avec eux aura été un est content de participer, il se donne à fond ! Ils privilège et aussi une merveilleuse leçon d'humatravaillent l'improvisation et jouent devant les nité... Merci . autres. Les émotions sont partagées. Les Léa - Collège de Morlaàs

REPORTAGE PHOTO

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Le p oi n t de vue ... ... de Benoit Nous avons demandé à Benoit son opinion concernant son groupe de classe, ses activités (intra et extrascolaire), les différents soins. Il dit apprécier autant les cours intégrés que les cours à l'UPI. Concernant les activités artistiques, il affirme qu'il adore cela car , comme chacun, il a su trouver sa place selon ses moyens.

Quant aux soins au centre spécialisé, il résume ainsi : « Chacun ses avantages, chacun ses inconvénients...» Benoit considère l'UPI et ses membres comme sa deuxième famille, un lieu où il travaille en étant bien. Alors oui, il reconnaît que parfois ils s'accrochent.. Mais cela ne dure jamais très longtemps... Et heureusement !

Benoit

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DÉCOUVERTE DU RÔLE DE L’AUXILIAIRE DE VIE SCOLAIRE

MADO, l avs-co

orsqu’on a interrogé des collégiens sur le métier de Mado, qu’ils connaissent et voient tous les jours avec nous, les réponses sont multiples : « C’est pas une prof...» « Elle est tout le temps avec les élèves de l’UPI...» « Pas une surveillante, mais presque... » « Elle aide les élèves handicapés...» Alors, avec l’aide d’internet, nous avons cherché le métier d’Auxiliaire de Vie Scolaire Collectif en Unité Pédagogique d’Intégration. • Il intervient dans la classe sous la responsabilité pédagogique de l’enseignant et en concertation avec lui. • Il aide l’équipe enseignante à réaliser des actions de scolarisation dans la classe d’accueil

L

Mado accompagne les élèves à la cantine

Mado participe aux ateliers

Mado aux côtés des élèves de l’UPI pendant la récréation

Mado explique les consignes

• Il collabore à la mise en place et au suivi des projets personnalisés de scolarisation • Il intervient en dehors du temps scolaire (matin accueil - midi - soir) • Il facilite le déplacement et l’intégration des élèves dans l’établissement. Et puis, il y a surtout tout ce qui n’est pas écrit : du soutien, de l’aide, du temps pour écouter nos soucis, de la patience, des mots gentils, du thé pour nous réchauffer, des blagues... Alors un reportage photo sur une journée de Mado nous a semblé plus malin… Tess et Naomi, élèves d’UPI Collège St-Maur - Pau

Kifkif numéro 1  

Journal Kifkif édité par l'association Grandir Ensemble rédigé par des collégiens du département 64. Journal qui ne traite que du handicap.

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