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N u m é ro 5 - Édition 2014

G R AT U I T Tirage : 40 000 exemplaires

En collaboration avec l’Inspection Académique des Pyrénées-Atlantiques Les articles sont rédigés par des collégiens et lycéens du département

Solidaires ! Des élèves, des sportifs, des musiciens de tous âges font preuve d’une solidarité exemplaire. Récits. Pages 3, 16, 17, 22 et 27

GAGNE

Reportages Enquêtes I n terviews Rencon tres Jeux Laurent est handicapé

Les beaux témoignages de sa maman et de sa sœur Pages 12 et 13

2 PLACES de cinéma

P. 29

Collège Clermont

Collège de Garlin

L’ULIS mène l’enquête Pages 4 et 5

Des élèves sourds racontent Pages 6 et 7

Handi basket

Collège Xalbador de Cambo

Des joueurs internationaux racontent leur parcours

Ils fabriquent des meubles avec les palettes

Pages 18 et 19

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RÉCOMPENSE

L’association Grandir Ensemble a été primée pour son journal Kifkif

Kifkif récompensé

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’est avec beaucoup de fierté que l’association Grandir Ensemble, qui édite le journal que vous avez entre les mains, a reçu le prix d’encouragement de la Fondation Audiens* Générations. Cette fondation récompense des projets solidaires et innovants dans les secteurs de la culture, de la communication et des médias. «Une grande fierté pour toute l’équipe» Après avoir examiné les 359 dossiers déposés en 2013, le jury a retenu «Kifkif» pour lui décerner le prix d’encouragement. Seuls trois prix étaient attribués et

« c’est la reconnaissance de l’originalité et de l’innovation de Kifkif qui est mise en lumière. C’est une grande fierté pour toute l’équipe » précise Pascal Rupert, président de l’association. Le jury, composé de personnalités reconnues dans les secteurs de la culture, de la communication et des médias, a honoré des œuvres où le langage, dans ses expressions les plus diverses, les plus modernes également, constitue un précieux capital social et culturel. C’est donc le 9 décembre 2013, dans la somptueuse maison de la Fondation Del Luca à Paris, que Pascal

Préparez vos articles pour

Pascal Leblond lors de la remise de la récompense, entouré de ses «marraines de soirée», Mémona Hintermann membre du Conseil du CSA et Catherine Tripon directrice développement, RSE, diversité de la Fondation Face - Photo: Franck Beloncle.

Leblond qui représentait toute l’équipe de Kifkif a reçu le prix, en présence de nombreuses personnalités. Rappelons que Kifkif est le seul journal en France à donner la parole (ou plutôt l’écrit…) aux jeunes qui souhaitent évoquer le handicap. Cette récompense nous conforte dans l’idée que le «vivre ensemble» doit être une valeur à partager avec le plus grand nombre. N’oublions pas : les jeunes

d’aujourd’hui seront les décideurs de demain. Donnons-leur les clés pour faire les bons choix face au handicap. L’équipe de Kifkif * Audiens est un grand groupe de protection sociale dédié aux secteurs de la communication, de la culture et des médias.

En savoir plus

Edité par Grandir Ensemble Association loi 1901 5, rue des Mousserons - 64230 Lescar Site web : grandir-ensemble64.org

ISSN : 2119-9833 Publicité/Partenariat:

Impression :

kifkif.mag@gmail.com

Pyrénées-Presse S.A. Rue de Layguelongue 64160 Morlaàs

Mise en page/ Graphisme : Si vous êtes enseignant, élève ou un groupe d’élèves d’un collège ou d’un établissement médico-social, vous pouvez contribuer au contenu du prochain numéro de Kifkif.

Contactez-nous :

kifkif.mag@gmail.com

Studio graphique de Pyrénées-Presse S.A. Rue Despourrins 64000 Pau

Merci à nos partenaires:

Distribution :

Lacau Quartier Labagnère 64290 Lasseube Lauréat de la Fondation Audiens Générations, sous l’égide de l’Institut de France


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SOLIDARITE

Visite des élèves de l’ULIS de Baradat à leur camarade Nicolas, accueilli au Nid Béarnais

L Ulis rend visite à Nicolas

N

icolas est élève à l’ULIS du lycée Baradat. Atteint de myopathie de Duchenne, son état de santé ne lui a malheureusement pas permis de pouvoir assister à beaucoup de cours depuis

Si tu ne viens pas à l’ULIS, c’est l’ULIS qui viendra à toi… le mois de septembre. Nous, ses camarades de classe, avons donc décidé de lui rendre visite au Nid Béarnais où il est accueilli la

semaine pour des soins. Nous avons été reçus dans la salle de classe où travaille Nicolas avec son enseignante Karine et d’autres élèves que nous avons pu rencontrer, comme Bryan. Nicolas nous a fait visiter une grande partie de

l’établissement et l’endroit qui nous a le plus plu, c’est la salle Snoezelen : il s’agit d’une salle de relaxation dans laquelle on trouve une colonne d’eau qui change de couleurs, une boule disco et une musique de fond apaisante ; d’ailleurs un des élèves du groupe

Hassiana remet des bonbons à Nicolas - Photo N. Castaing

Ulis a bien failli s’endormir. Nous avions acheté des bonbons pour Nicolas et c’est Hassania qui les lui a remis. Il était content et ému à la fois. Depuis notre visite, l’état de santé de Nicolas s’améliore et il peut revenir au lycée plus souvent. Nous avons décidé d’organiser, à notre tour, une visite de notre établissement et nous avons proposé aux camarades de Nicolas du Nid Béarnais de les accueillir. Nous travaillons sur ce projet qui devrait être réalisé très prochainement. L’Ulis du LP Baradat

INNOVATION

Une nouvelle classe au Lycée

4 nouveaux élèves au lycée St-John-Perse

C

ette année nous sommes au lycée St-John-Perse de Pau dans une classe qui s'appelle une « Unité d'enseignement». Nous y allons tous les jeudis et vendredis pour travailler le

français, les maths, la vie sociale, la prévention santé, la vie professionnelle et l'informatique. On aime être au lycée pour y travailler, il faut être sérieux comme des lycéens! Notre lycée est grand, il

Aurélia, Marie- Hanna, Cloélia et Robin avec leur professeur, Mme Biron. Photo Mathilde Susbielle

y a beaucoup de monde, plus qu'au collège. Notre classe est au troisième étage au dessus du CDI. Le CDI est immense, on y va souvent, surtout pour regarder les livres de sport. La cantine aussi est sympa, on y mange bien mais ce que l'on préfère au lycée, c'est aller au foyer pendant les pauses. On peut prendre un chocolat chaud ou un soda, des bonbons, des sucettes.. On peut aussi jouer au baby-foot ou au UNO. A Noël il y a eu un super concert fait par les lycéens.

Ils chantaient, jouaient de la batterie, de la guitare et du piano. C'était génial ! Derrière le foyer, il y a un studio de musique pour les jeunes. Nous y sommes allés une fois pour chanter avec le micro. Nous avons organisé une collecte de Noël avec quelques lycéens. Ils nous ont aidé à faire de belles affiches et nous avons tenu le stand avec eux. Nous avons récolté huit cartons de jouets pour les enfants qui n'ont pas de cadeaux. Le lycée c'est super génial ! A. Rupert, C. Blaquié, M.-H. Clause et R. Leblond


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TÉMOIGNAGES

Longtemps attendue ! Elle est enfin là !

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Enquête sur l ouverture de D epuis le 1er septembre 2013, un dispositif ULIS a ouvert au collège Joseph Peyré de Garlin. Afin de savoir ce que pensent de cette ouverture tout le personnel du collège et tous les professeurs, nous sommes allés leur poser des questions. Nous avons relevé des mots et des phrases qui nous semblent importants.

Une ULIS a ouvert à Garlin à la rentrée 2013. Le collège témoigne Que pensez vous de l'ouverture de l'ULIS dans le collège ? Bonne idée et très bonne nouvelle que cette ouverture. Cela tenait à cœur de l'équipe enseignante, les élèves d'ULIS y trouvent leur compte. C'était une nécessité. Cela permet aux autres collégiens et aux adultes de prendre en compte la différence. Nous travaillons plus facilement en ULIS. Dans les autres cours c'est plus difficile (Rémy). Cela permet d'aider les élèves (Clara). Pour les autres, l’ULIS, c’est : - Pour ceux qui ont plus de difficultés que les autres (Jordan). - Comme la CLIS sauf qu'en ULIS on n'est pas tout le temps dans le dispositif. Nous sommes dans nos classes (Thomas) - Comme la CLIS mais au collège (Lucas) - Pour ceux qui ont des difficultés (Marie-Thérèse) - La suite de la CLIS (Emma) - Des enfants en difficulté (Yoann) - Pour aider des personnes qui ont des difficultés, à lire par exemple (Dany) - Pour ceux qui ont du mal à faire des choses (Mélodie)

Comment vivez-vous l'ouverture de l'ULIS ? » Comme une autre classe au niveau de la gestion comptable. Ce sont de très belles rencontres. Pour l'initiation à la recherche documentaire, ces élèves ont besoin d'une attention particulière. Ils sont souvent très volontaires et très attachants. Les adultes du collège étaient sensibilisés au handicap et cette ouverture n'a posé aucun problème particulier. Aucune différence n'a été faite entre les élèves du dispositif et les autres collégiens que ce soit au réfectoire, dans la cour, ou en cours. Cette ouverture a été bien vécue mais a demandé quelques modifications dans l'organisation des cours et l'évaluation des élèves. Pour le travail des professeurs et de la vie scolaire, cela a été un peu compliqué au début de l'année, pour gérer les emplois du temps,

Vo ya g e ur s a u lo ng c o ur s ULIS définition administrative : L'Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire (ULIS) est un dispositif au sein d'un collège, d'un lycée général et technologique ou d'un lycée professionnel et son projet est inscrit dans le projet d'établissement. Elle a pour mission d'accueillir de façon différenciée des élèves en situation de handicap afin de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire (Circulaire n° 2010-088 du 18 juin 2010)

Joel, qui s’occupe de l’entretien du collège, a répondu à nos questions. Photo Véronique Czerniak

mais maintenant cela se passe bien. C'est une situation de découverte, un nouveau défi. Il est nécessaire de beaucoup communiquer entre tous les partenaires. Nous sommes obligés de nous remettre en question. C'est super car c'est un travail différent. C'est bien car nous devons prendre en compte toutes les difficultés scolaires, c'est un travail spécifique et une chance pour tous les élèves qui en bénéficient. Comment vivez-vous la présence d'élèves qui ont plus de difficultés que les autres dans le collège ? » Les adultes interrogés ont répondu que nous étions plus respectueux, qu'ils faisaient plus attention à nous au début. Notre présence est bénéfique pour tous et apprend l'humilité : cela apporte un enrichissement pour les élèves et les adultes, et une force pour le collège. Nous nous sommes bien intégrés dans l'établissement.


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l ULIS à Garlin C'est important d'aider tout le monde, même si parfois c'est difficile. La présence d'élèves qui rencontrent des difficultés au sein de l'établissement est un réel défi pour tout le personnel de vie scolaire. C'est un enjeu majeur de pouvoir guider et d'accompagner ces derniers tout au long de leur passage au collège J. Peyré. Les élèves de l’ULIS du collège de Garlin Les interviews, c'est sportif avec M.Puyo le prof d’EPS ! Photo Véronique Czerniak

Des nouvelles de Marilyne et de Samuel qui avaient été embauchés dans l’ESAT de leur choix en fin d’année dernière : tout va bien !! Marilyne occupe seule un studio en ville, elle participe à des activités dans la semaine avec quelques unes de ses collègues (gym,…) bref, elle est totalement autonome et vient de débuter l’apprentissage du code. Samuel, quant à lui, évolue sur son poste de travail et rend visite de temps à temps à ses camarades de l’Ulis, histoire de servir d’exemple !

ULIS super star !

Crédit Photo : D. Jalbert

INTERVIEW DE L’AVS-Co

L'avis de Nathalie

La création de l'ULIS est pour moi bénéfique puisqu’elle m'a permis de travailler au sein de cette « classe » pas comme les autres. Ce dispositif est pour moi une chance pour le collège de Garlin, cela bouscule un peu les habitudes de tout le personnel du collège, il faut trouver de nouvelles pédagogies, s'adapter sans arrêt... se remettre en question pour évoluer ensemble. L'ouverture de cette ULIS est pour moi une expérience enrichissante, être confrontée au handicap n'est pas toujours facile, cela permet d'être plus tolérant et de ne pas avoir peur de la différence.

EN BREF

Les professeurs sont obligés de s'adapter, de prendre en compte la différence et de moins baser leur regard sur la performance, mais davantage sur les progrès accomplis pas à pas. Les élèves de l'ULIS sont plus respectueux, s'intéressent, posent des questions, sur le travail de tous les jours aux personnes qui s'occupent de l'entretien du collège. C'est très intéressant de comprendre les difficultés de chacun et de faire en sorte qu'ils réussissent. Le tutorat entre élèves est bénéfique. C'est plutôt une chance pour tous car la diversité est source d'enrichissement tant pour les enfants que pour les adultes. Les enfants apprennent à vivre entre eux avec leurs différences et dans le respect de chacun. Chaque élève est différent et tenir compte des différences de chacun fait partie de mon travail. Cela oblige à s'adapter, à prendre en compte cette différence et donc aussi remettre en cause nos pratiques. On évolue tous ensemble. Cela fait évoluer les mentalités ! Cela apprend nécessairement le respect, la tolérance et l'entraide !... c'est un challenge pour tous. Cela dit, les élèves d'ULIS ne sont pas les seuls à avoir des difficultés.

Tout va bien pour Marilyne et Samuel

Nathalie est interviewée par Thomas. Photo Véronique Czerniak

Mon rôle est de les aider à se sentir le mieux possible au collège, il faut trouver une clé pour chacun, s'adapter, ne pas avoir les mêmes objectifs que pour les élèves classiques. Je me sens bien avec eux et ils me le rendent bien !

Les élèves de l’Ulis de Serres-Castet étaient sur la scène du théâtre St-Louis de Pau le 31 mai 2013. Nous sommes sur scène avec notre chef de revue Rosalie ! Il nous suffit d’avoir un chapeau pour être la vedette. Nous dansons, nous glissons, nous tombons. Léandre le metteur en scène nous surprend avec son diadème à plume et son déambulateur. Le public est heureux et nous applaudit. La pièce est intergénérationnelle, le plus jeune acteur a 7 ans, la plus âgée, Jeanne, a 97 ans. Elle raconte des histoires de vie et des histoires d’amour.


INTERVIEW D’ÉLÈVES RENCONTRE

6 Les élèves sourds du collège Clermont donnent leur ressenti

Des sourds au collège P

our la 3e année consécutive, le collège Clermont accueille le dispositif PASS.

Aimes-tu le collège ? Pourquoi ? Tous aiment le collège sauf Satya et Valentin. Ils l’aiment parce qu’ils ont des amis entendants. Anne Caroline et Mattéo pensent que c’est important que les entendants et les sourds se parlent, et s’aident entre eux pour les devoirs. Jules dit : « en classe, ça va, mais parfois je n’arrive pas à comprendre, à part ça tout va bien. Le plus difficile pour moi c’est la SVT». Steven trouve que le français et la géographie, c’est difficile. Mais il aime beaucoup les maths. Andoni préfère le français, surtout la grammaire, et il adore l’histoire. Antoine dit qu’il adore le CDI, et le PASS aussi, parce qu’il y a des sourds. Il aime bien parler avec les entendants mais c’est parfois difficile de se comprendre. Elise trouve que la prof de math est gentille, mais ce qu’elle préfère c’est la cantine ! Satya et Valentin n’aiment pas le col-

Antoine et Elise révisent la langue des signes. Photo : Steven 4e3

lège parce qu’ils n’aiment pas travailler. Satya trouve que c’est dur, surtout le français. Mais il adore les maths ! Valentin fait quand même son travail même s’il se trouve un peu paresseux. En quelle classe es-tu ? Es-tu toujours en classe ? Elise, Jules et Satya sont en 6e2. Mattéo, Anne Caroline, Andoni et

Antoine sont en 5e3. Steven et Valentin sont en 4e3. Tous vont en classe sauf Antoine, Steven et Satya. Ils sont souvent dans le PASS. Mattéo vient dans le PASS pour le français seulement. Tous viennent pour du soutien, pour apprendre la LSF. Mais ils ne vont pas en Anglais, ni en Espagnol, ni en Musique.

, Qu est-ce que le PASS ?

itif PASS (Pôle Dans toute l’académie de Bordeaux, Pau a été choisi. Le dispos pagne aujourd’hui des accom s) Sourd élèves des isation Scolar d’Accompagnement à la e élémentaire Pierre et Marie élèves de la maternelle à la 4 sur l’école maternelle et l’école itif sera complété par la dispos le ain, proch L’an Curie, et sur le collège Clermont à Pau. 4 enseignants spécialisés, 1 classe de 3e. Actuellement 33 élèves sont accompagnés par consiste à traduire les classe en nt AVS Co signant et 1 coordinatrice. L’accompagneme sibilité, et à assurer un l’acces ttre perme pour ise) França cours en LSF (Langue des Signes soutien pédagogique in situ. Les cours du collège sont Pour les élèves en difficultés, une classe de repli les accueille. bien sûr donnés en LSF. et es, issanc conna de ge décala le enser alors adaptés pour comp du Bulletin Officiel n°25 relève isation organ son et 2005 de loi la de émane itif Ce dispos le dispositif. La voir conce y pour r recteu le du 24 juin 2010. Pau a été retenue par rs scolaire parcou un dans nts tenda malen et sourds élèves volonté d’inclure des ordinaire y est forte.

Matteo travaille sur son ordinateur. Photo: Antoine 5e3


7 ÉTABLISSEMENT

C’est ma troisième année au collège Clermont

Antoine épèle un mot en LSF - Photo : Satya 6e2

Andoni et Anne Caroline trouvent que Marie-Pierre est importante pour traduire en LSF (Marie-Pierre est enseignante spécialisée bilingue). Steven vient souvent dans le PASS parce que c’est très difficile pour lui de parler aux entendants. Plus tard Satya veut aller en classe pour faire des maths avec les entendants. Aimes-tu communiquer en LSF ? Aimes-tu parler en français ? Tous adorent communiquer en LSF mais Elise, Valentin et Satya préfèrent parler en français. Satya trouve que c'est mieux de parler ensemble, garçons et filles. Andoni aussi. Mattéo explique que c'est Olivier Perrin qui donne les cours en LSF. Antoine trouve que c'est mieux de parler en LSF avec les sourds. Jules dit que c'est mieux de parler avec des signes mais il trouve aussi que les signes aident à mieux parler. Il adore parler ! Il se trouve très bavard. Mattéo explique aussi qu'il travaille avec l'orthophoniste pour mieux parler et pour faire des phrases correctes. Anne Caroline, si elle aime parler en français utilise surtout la LSF pour le travail. Plus tard, elle voudrait parler anglais, parce que pour voyager, ce serait plus facile. On parle anglais partout !

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L évolution de ma vie au collège Bonjour à tous ! Je m’appelle Loris j’ai Ensuite il y a eu les aménagements mis en place par le collège (ex : les 13 ans je vis à Pau. Je vais vous numéros des salles dans la cour raconter ma vie au collège depuis la e e peints en jaune, tableau blanc dans 6 , jusqu’en 4 . Ah oui au fait ! Je suis la salle 105) et surtout une équipe mal voyant, cela signifie que je vois enseignante mais moins que Loris vous présente superbe. vous. Cela ne me Les professeurs désavantage pas, son vécu de collégien ont dû se rappeler mais il faut prévoir assez de choses, comme par exemple qu’à chaque fois qu’ils me donnaient l’agrandissement des livres qu’il faut une feuille, il ne fallait pas oublier mon agrandissement ; et aussi lire en français comme « Perceval et Madame PANTIC, la documentaliste le conte du Graal ». du collège Clermont qui a acheté des livres de l’édition large vision. Bref, En classe de 6e petit à petit, tout vient à point à qui sait attendre ! Ma première année dans ce collège fut assez difficile car on m’a donné un ordinateur (prêté par l’inspection En classe de 5e académique jusqu’à la fin de ma scolarité) pour me permettre de L’utilisation de l’ordinateur faciliter ma prise de notes. commence petit à petit mais je ne Mais les autres disaient que j’avais de tape pas encore très vite, il me faut le la chance ; or il y a déjà le poids du temps de bien apprendre les handicap. En plus il a fallu apprendre touches. Tout le monde parle de à taper sans regarder le clavier numériser les livres mais ça ne s’est (dactylographie), ensuite les pas encore fait. Ensuite en changements entre les cours dans les cinquième, je me suis fait des amis couloirs qui sont pleins à craquer. mais ma scolarité n’a pas beaucoup changé. En classe de 4e Aujourd’hui, je suis en quatrième et les manuels ne sont toujours pas numérisés mais j’ai toujours une équipe enseignante à l’écoute. Loris Aubaton - 4e

Satya (6e2), Antoine (5e3), Steven (4e3), Mattéo (5e3) et Anne Caroline (5e3) pour la correction, ont conçu le questionnaire, filmé les interviews, traduit ces interviews en français, puis synthétisé pour produire cet article. Ces élèves ont aussi pris et légendé les photos.

Loris. Photo: Louis ESCOS (4°1)

Remerciements : Tout d’abord au journal KIFKIF et à Mme Suarez, à Mme Pantic, à toute la direction ainsi qu’à Martine Dufau, et Philippe Roger, le SESSAD déficients visuels de Pau. Sans oublier les profs qui m’ont eu pour leur écoute. Merci aux surveillants. Merci à tous pour votre gentillesse !


8 Le jeune Keiran vient de signer un contrat d’apprentissage

FORMATION

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L apprenti Keiran K

eiran Banfield, âgé aujourd’hui avais fait un stage long dans le cadre de l’ULIS. Donc pour le boulot, pas de de 18 ans, a passé deux ans dans le dispositif ULIS du lycée problème, les collègues sont très sympas, très patients avec moi et le Baradat à Pau. patron a tout fait Sa sortie du dispositif, pour que je sois bien en juin 2013, s’est Après un passage accueilli. Ce qui a été accompagnée de la en Ulis, Keiran plus difficile au signature d’un contrat Banfield prépare début, c’est la d’apprentissage avec un Bac pro. formation au CFAI. l’entreprise Varel Je suis dans une Europe à Ibos. Keiran classe de 28 élèves, ça me change de prépare un baccalauréat l’Ulis où nous étions une douzaine ! professionnel Productique et suit la formation théorique au CFAI(1) d’Assat. Les profs du CFAI sont compréhensifs avec moi mais c’est le contenu de la Il est accompagné par le Sessad formation qui est assez compliqué. Je Trisomie 21. Keiran a souhaité sais que je ne pourrai pas aller témoigner sur son parcours : « J’étais jusqu’au bac pro mais j’espère super content d’avoir trouvé un acquérir des compétences qui patron pour signer un contrat pourront être validées et reconnues d’apprentissage. Je connaissais déjà par l’employeur. Je passe à peu près l’entreprise Varel deux semaines en entreprise et deux Europe car j’y semaines au CFAI. Je préfère lorsque je travaille chez Varel, c’est plus facile et je me rends compte que je fais des Keiran pose dans sa nouvelle entreprise. Photo N. Castaing progrès. En classe au CFAI, je trouve que je progresse peu mais je suis aidé grâce à des cours particuliers, alors ça que je suis apprenti, je gagne un salaire, c’est génial ! Mon premier devrait aller mieux. achat a été une voiture sans permis Mon poste de travail, c’est opérateur bleue, de la marque Aixam. Avant, sur machine. Je participe à la j’allais travailler en fabrication de scooter…. Depuis pièces qui passent Trois ans pour faire ses preuves la rentrée de dans des grosses janvier, j’y vais en machines voiture!! C’est beaucoup mieux ! entièrement automatisées. Ça me J’encourage tous mes camarades qui plaît beaucoup. A la fin de la sont en ULIS à bien travailler et à être formation, je serai capable de sérieux en stage car c’est vraiment programmer la machine tout seul. bien de pouvoir avoir un travail qui J’espère aussi que mon contrat plaît» d’apprentissage sera transformé en Keiran Banfield aidé de son professeur contrat de travail à durée indéterminée. En attendant, j’ai trois (1) CFAI : Centre de Formation des Apprentis Keiran travaille sur des machines automatisées. Photo N. Castaing ans pour faire mes preuves. Depuis de l’Industrie


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VISITE

Une matinée au collège Marguerite de Navarre

Rencontres au collège Jeudi 21 novembre 2013, la classe de Thomas qui est à l’IME(1) Georgette Berthe a visité le collège Marguerite de Navarre, accompagné par l’éducatrice Delphine et son enseignante Karine. Thomas explique sa vie au collège à ses camarades de l’IME car il y est deux jours par semaine. Retour en images sur cette matinée.

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Les groupes ULIS et DAC du collège (1) IME : Institut Médico Educatif

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Photos Karine Tralero

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Dès leur arrivée les élèves du Dispositif Autisme Collège (DAC) les ont accueillis. et 3 Puis Thomas les a guidés jusqu’à l’ULIS où il fait de la lecture et où il travaille la monnaie. Guillaume écrit son prénom sur le tableau numérique à côté de Jennyfer. Après, Thomas et Aïnhoa ont accompagné le groupe au CDI et à la cantine où Thomas mangera peut-être un jour… Après la découverte du collège de Thomas, tout le groupe a fêté l’anniversaire de Mathias.


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TÉMOIGNAGES

Que faire après le collège : exemples

Que sont-ils devenus ? On a demandé à tous les élèves d'ULIS qui ont quitté le collège Errobi de Cambo d'expliquer ce qu'ils ont fait après la 3e. ,

Arantxa aime s occuper des autres

Un bac pro pour Emile

Arantxa est en apprentissage depuis septembre 2011 au CFA d'Hasparren pour préparer un CAP SMR (Service en Milieu Rural). Elle bénéficie d'une formation aménagée qui s'appelle « défi ». Elle fait sa dernière année, c'est la dernière ligne droite. Elle a commencé sa formation en entreprise à l'hôtel restaurant Juantorena, à Saint Etienne de Baigorry. Elle fait l'entretien des chambres, des locaux, du linge, la mise en place des tables, le service au bar, l'aide aux préparations des menus ainsi que la plonge et le rangement de la vaisselle. Les cours qu'elle aime sont le sport, l'alimentation, l'hygiène et le français. Après le CAP, elle aimerait préparer un CAP Petite Enfance en un an et si jamais elle ne réussit pas, elle travaillera.

Je suis parti étudier à Pau, au lycée Honoré Baradat dans une section appelée CVPM « Communication Visuelle Pluri-Médias » qui est un Bac professionnel d'une durée de 3 ans. Nous suivons des cours communs à tous (Histoire, Géographie, Français, Mathématiques, Physique-Chimie) mais plus particulièrement des cours spécifiques au dessin qu'il soit papier ou informatique. Pour pouvoir obtenir mon diplôme, il me faut réaliser plusieurs stages en entreprises (6 stages d'environ 1 mois chacun). Le métier que j’aimerais exercer est celui de graphiste mais je suis prêt à apprendre d’autres choses : par exemple durant un de mes stages dans une entreprise de communication qui faisait de la pose d'adhésifs, j’ai réalisé des travaux de A à Z (de sa conception PAO jusqu’à la pose de l’adhésif). Cela m’a beaucoup plu car c’est en réalisant toute la chaîne que l'on s'aperçoit où peuvent apparaître les erreurs et qui en est le responsable. Ainsi la personne qui a fait la maquette et la personne qui réalise l'impression et la pose ne peuvent pas se rejeter la faute : si une erreur est présente la personne doit l’assumer. Les études au lycée peuvent être difficiles mais comme on fait ce qu'on aime, c’est plus facile. Pour ce qui est de l’ULIS, je n'en fais plus partie malgré ma «dislècsi» et ma «disortografi», mais je dispose toujours d'aménagements : tiers temps et AVS. Pour le moment, je m’en sors et je compte bien continuer dans la lancée.

Arantxa, Anne-Sophie et Jérémy

Arantxa apprend à s’occuper des enfants. Photo: Aurélie Juliard

Emile

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L ULIS pro pour Benat Benat est au lycée Ramiro Arrue à St-Jean-de-Luz en ULIS. En ce moment, il prépare sa candidature pour aller dans un I. M. Pro. Il va au lycée le jeudi et le vendredi. Il fait du français, des maths, de l’EPS, il est dans plusieurs projets d’activités. Tout se passe bien. Le lundi et le mardi, il est en stage. A la fin de son année scolaire, il aura fait dix stages. Plus il travaille, plus il gagne de l'argent. Il va au Nid Basque le mercredi matin et le jeudi pour faire de l’orthophonie.

Benat, Jean, Vincent et Florian

Mickaël a la main verte Mickaël a 17 ans et demi et travaille à l’IME (Institut Médico Educatif) de Plan Cousut à Biarritz. Il est en classe IMPRO le mardi et le vendredi et en atelier horticulture/espaces verts les autres jours. En classe il fait du français et de la géométrie. Son professeur s’appelle Peio. Il travaille avec le Tamgram. Il apprend à mesurer, à faire des calculs, à comprendre la monnaie. En atelier il désherbe, il fend le bois, il arrose, il taille les arbustes, il ramasse les feuilles avec le tracteur aspirateur, il passe la tondeuse auto-portée. Ils sont cinq élèves, leur moniteur s’appelle Jacques. Il aime beaucoup l’atelier, plus tard il travaillera dans un ESAT. Dans 2 mois il part en stage au refuge à Anglet.

Mickaël, Jérémy et Océane

Joël et ses tracteurs Cette année, Joël est au CFA d'Hasparren en CAP PAUM (cela veut dire Production Agricole et Utilisation de Matériel). Il a trouvé une entreprise agricole à Irissarry. Il fait une semaine en entreprise puis une semaine au CFA. En cours, ce qu'il préfère c'est parler de son futur Joël devant ses moutons. Photo: Aurélie Juliard métier : agriculteur. Il a toujours des cours de français, maths, espagnol et sport. Mais les nouveaux cours lui plaisent plus, c'est agronomie, phyto, machinisme, zootechnie. Il n’a que 5 semaines de vacances par an mais ça lui va car il aime bien travailler.

Joël, Anne-Sophie, Mickaël et Jérémy

Jonathan, la passion des voitures

Mickaël tond la pelouse de Plan Cousut. Photo: Jacques Guichenuy

Jonathan est au lycée professionnel Frédéric Estève à Mont de Marsan. Il passe le CAP Mécanique - Auto. Il a fait un stage de mécanique d’une semaine. Il fait des maths, des sciences, de l’espagnol, du français, il va en atelier, en technologie, EPS, arts plastiques et PPCP (Projet Personnel à Caractère Professionnel). Il va en ULIS où il fait des maths et du français. Il est à l’internat, ça se passe très bien, ils sont quatre par chambre. Le matin, ils se lèvent à 7 heures.

Jonathan, Océane, Jérémy, Jean


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TRISOMIE

Coralie explique sa trisomie 21 aux 3emes du collège de Serres-Castet

Moi, Coralie, trisomique A

fin de compléter et d’enrichir le cours sur les anomalies de caryotype au programme de la classe de 3e, Coralie a fait 2 interventions dans le cadre des sciences de la vie de la terre. L’objet était de parler de la trisomie 21 pour expliquer aux élèves : Comment, moi, Coralie, je vis comme adolescente porteuse de trisomie 21 ? Née avec des yeux en amande

Coralie pointe du doigt le chromosome 21. Photo : F. Tschann

La première fois je suis venue avec mes parents, mon père et ma mère. Ma mère a expliqué la trisomie 21, elle a parlé de moi de ce qui m’est arrivé dans son ventre. Ce qui fait mon handicap. Trisomie 21

Je suis née avec de jolis yeux en amande et un petit cou. Au début j’avais peur car j’étais en face de tous les élèves et ils me regardaient. Mais j’ai été rassurée car j’étais à côté de mes parents.

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Ce que j ai retenu La trisomie 21, ou syndrome de Down est une anomalie chromosomique située dans le «groupe» de chromosome 21, où l'on en trouve 3 au lieu de 2 normalement. Cette maladie est caractérisée par des enfants avec un retard mental plus ou moins important et des malformations au niveau du physique (comme des yeux en amande, des doigts courts et de petite taille). C'est le hasard qui fait les choses, ce n'est pas héréditaire. Aujourd'hui encore, un enfant sur 700 est touché par la trisomie 21. Coralie est une jeune porteuse de trisomie, avec cependant des facilités. Elle peut se débrouiller seule et pourra exercer plus tard un métier souhaité, aménagé. Ces jeunes sont de plus en plus intégrés dans la société et méritent le respect.

Manon Andrieu 3e 3

Quand maman a dit aux élèves que j’étais une adolescente normale, cela m’a touché, j’avais envie de pleurer. Elle a parlé de mes difficultés d’adolescente, que j’avais du mal à suivre des cours car je suis trop lente. Elle a dit que j’avais du mal à faire des choses seule comme traverser la rue, payer, et peut-être

avoir un appartement. Moi je sais que je vais être capable de le faire. Les élèves ont posé des questions sur ma famille, à mes parents et à moi. Je pense que les élèves de troisième me connaissent mieux, ils peuvent être mes amis et ça me fait plaisir. Coralie, Ulis Serres-Castet

Témoignages Des élèves de 3e 3: - Cela m'a intéressée de savoir comment Coralie vivait son handicap. Malgré cela elle a les mêmes préoccupations que tout le monde. J'ai trouvé ce cours très intéressant. Coralie et sa famille ont partagé leurs sentiments. J'ai trouvé ça très courageux car parler devant nous ne doit pas être facile. - Cela m'a intéressé. Coralie pourrait être fière d'elle car parler de choses personnelles devant non pas une mais deux classes! C'est ce que j'appelle du courage. - Coralie peut être fière d'elle, elle nous a

fait un beau témoignage. C''était touchant de la voir réunie avec sa famille. Cela m'a intéressé, je comprends mieux les conséquences de cette anomalie chromosomique.

Nathalie, maman de Coralie : Tous les élèves de troisième ont été intéressés et attentifs à mon histoire personnelle. Ce fut une expérience enrichissante que je serai prête à renouveler. Un grand merci à Monsieur Tschann d’avoir organisé ces interventions.


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INTERVIEW

Laurent, 19 ans, est Infirme Moteur Cérébral. Sa maman, professeur d’anglais au collège de Morlaàs

Une famille ordinaire ?... Mme Lambour est la maman d'un enfant handicapé de 19 ans, Laurent. Nous l'avons questionnée sur sa vie quotidienne en Laurent et son handicap

D

epuis quand est-il handicapé et depuis quand l'avez-vous appris ? Laurent est handicapé depuis la naissance. Soupçonnant un problème à la naissance vu son petit poids, les médecins nous ont confirmé une Schizencéphalie (fente au cerveau).

Dans la chambre un lit médicalisé a été installé : il monte et descend en hauteur et la tête de lit et le pied de lit sont inclinables, avec une manette électronique (moderne, ça ne se voit presque pas, ils sont différents des vieux lits d’hôpitaux). Dehors, nous avons mis du goudron, pour permettre à Laurent de passer plus aisément avec son fauteuil électrique.

Avez-vous eu besoin de réaménager votre maison Comment se traduit son handicap ? pour votre fils ? Handicapé moteur d’origine Oui, nous avons une maison cérébrale, Laurent est tétraavec un grand salon pour lui plégique et bien que ses permettre de circuler en fonctions fauteuil. Nous Une synthèse vocale motrices avons a révolutionné sa vie soient atteintes, il aménagé a toujours eu une intellila salle de bain : douche itagence normale. Le souci lienne sans marche, grande c’est comment le prouver porte à galandage pour gaquand on ne peut pas artigner de l’espace (la porte culer convenablement et s’ouvre en glissant dans la quand on dépend des autres parois), le lavabo sans pied pour les gestes de la vie pour que le fauteuil passe quotidienne. dessous, un grand miroir pour qu’il puisse se voir, nous avons fait l’achat d’un Peut-il parler ? Si non, par quels moyens siège de douche à roulette communique-t-il ? inclinable pour les transJeune, il avait une tablette ferts de la chambre à la salle phonétique et désignait du de bain, vu que Laurent ne doigt les syllabes qu’on lisait peut pas marcher pour se pour comprendre ce qu’il déplacer et afin d’éviter les voulait dire. Il s’en est servi risques de glissade.

mais la question va se poser beaucoup au collège de lorsqu’il ira à la fac et dans Morlaàs. sa vie d’adulte, vu qu’il va Puis, il a fallu qu’on s’équipe dépendre d’une tierce perd’un autre système. Nous sonne. avons fait l’achat d’une synthèse vocale multilingue A-t-il besoin d'affection (comme une tablette tactile, il écrit ce qu’il veut et il ou de se sentir «normal» ? Je ne comprends pas vraiappuie une touche qui dit ce ment la question. C’est quoi qu’il a écrit). Cela a révoluêtre « nortionné sa Il tombait tout le mal » ? vie. Il a temps amoureux Tout le même pu monde a bepasser l’oral de ses copines soin d’affecdu bac de tion. Je pense qu’il en a eu Français avec la tablette. beaucoup plus que d’autres 13/20 à l’oral du Bac L l’an enfants, et même dernier. maintenant qu’il est quasiCette synthèse fait aussi téadulte, de la part de son léphone et texto... très praentourage et de ses amis. tique pour discuter avec son C’est ce qui fait sa richesse, entourage, ses amis, ou apsa force et compense en peler le bus adapté. partie sa malchance. A-t-il une auxiliaire de vie ou une infirmière à domicile ? Non, pour l’instant, nous l’aidons dans les gestes de la vie courante, manger, boire, s’habiller, se laver, et à l’internat où il est il y a des auxiliaires de vie et des infirmières ;

Laurent, un jeune comme tous les autres. Photos Famille Lambour.


13 et sa soeur témoignent

Non, extraordinaire rapport avec son fils. La sœur de Laurent, Ohiana, 10 ans, répond également à nos questions. prend pas la tête pour des bêA-t-il eu des relations tises, on profite des bons moamoureuses ? ments parce que justement Son surnom, petit, c’était on sait qu’il y en a aussi des « cœur d’artichaut », il tomdifficiles (sept opérations … bait tout le temps amoureux ça marque!!). de ses copines … il n’a pas vraiment changé, mais même s’il a un contact facile avec les Le handicap et les autres gens et qu’il a beaucoup de copines, surtout pendant les Comment votre fils vit-il son vacances, il n’a pas eu de rela- handicap dans la vie quotitions amoureuses et cela lui dienne et au collège/lycée ? pèse parfois de n’être que le Laurent a toujours eu des copote, celui qui fait rire ou le pains, des copines dans sa confident. Il n’ose pas trop scolarité. Maintenant, il a 19 s’avancer ans et passe avec les filles Laurent danse son BAC L en avec son fauteuil de peur de deux ans (bac prendre « des électrique aménagé). Il râteaux » est dans un comme il dit, il préfère que lycée adapté avec des élèves ses potes en prennent eux. de handicaps différents, mais tous passent le Bac et certains le BTS, il a des amis et a Le handicap et la famille même gardé contact avec une amie de collège qui vient enFaites-vous des voyages core le voir pendant les ou des sorties en famille ? vacances à la maison. Très souvent, nous prenons même l’avion, même si c’est l’expédition. Le dernier voyage fut de six jours à Londres aux vacances de la Toussaint, vacances en mobilhome adapté avec douche adaptée et rampe d’accés. Comment toute la famille vit le handicap ? Comme une richesse, même si c’est parfois galère, on vit les choses à 200% et on ne se

Souffre-t-il du regard des autres ? Jeune, je me souviens qu’il ne supportait pas que les adultes s’adressent à moi en sa présence pour me demander ce qu’il avait (comme s’il ne comprenait rien ou n’entendait pas ce qu’ils disaient). Puis plus tard, il m’a confié qu’il aurait du mal à se voir autrement, que son handicap, c’était aussi ce qui faisait ce qu’il était, sa personnalité. Ce qui lui coûte le plus c’est de ne pas pouvoir parler, et la synthèse lui a permis de palier cette difficulté.

Avez-vous l'impression que votre fils se sent rejeté ou seul au sein de la société ? Non, même si parfois je me dis que certaines choses pourraient être améliorées, notamment dans le domaine des loisirs, des sorties et des sports adaptés. Cette année il s’est inscrit dans une association de danse « FAUVAL DANSE » Fauteuil/valide à Toulouse, il en a toujours rêvé et il n’y a pas ce type d’association à Pau. Il danse avec son fauteuil électrique avec des partenaires valides et en fauteuil.

Questions à Ohiana, sœur de Laurent As-tu protégé ton frère à certains moments ? Oui, je l’ai déjà protégé plutôt du regard ou des réflexions des autres, de ceux qui ne le connaissaient pas, en expliquant ce qu’il avait et en disant qu’il comprend tout ce qu’on dit, même s’il ne peut pas bien parler à cause de l’articulation. As-tu de la complicité avec ton frère ? Oui, on n’arrête pas, on a même notre propre langage. Il fait des efforts pour me parler et je comprends toujours ce qu’il me dit, même sans synthèse vocale. As-tu accepté son handicap ? Oui. Laurent sans handicap, ce n’est pas Laurent pour moi. Je pense que son handicap nous a rapprochés. Est-ce-que tu accompagnes ton frère dans des endroits publics (pour lui tenir compagnie) ? Si oui, dans quels endroits ? En vacances, pour faire des activités ou des animations ; j’ai 10 ans, c’est plutôt lui qui m’accompagne. Il a quand

même son rôle de grand frère, il me surveille et peut avertir mes parents s’il y a un souci. Est-ce que tu l'assistes pour les tâches quotidiennes ? Oui, quand il a besoin de changer la position de son clavier et de sa souris d’ordinateur, changer de chaîne TV, quand il a son fauteuil manuel qu’il ne peut pas pousser seul, je l’aide pour se déplacer. Est-ce-que vous partagez beaucoup de moments ensemble ? Nous, on partage beaucoup. Par exemple, quand j’entends les autres parler de leurs disputes entre frères et sœurs, je me rends compte que nous on se dispute très peu. On joue à l’ordinateur, on fait des jeux de société, on est passionnés de musique et de danse tous les deux. Cette interview nous a montré la force qu'une famille peut avoir, que les liens sont très forts malgré le handicap, et une vie qui n'est pas tous les jours facile avec un enfant handicapé. Marie Jouancastay, Morgane Bryssens, Kelly Barnabé (3eD) collège de Morlaàs


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INTERVIEW

Mme Marestin, malvoyante, enseigne au collège Gabard de Jurançon

Une prof différente... N

ous avons fait votre connaissance lors du « kif-kif » n°3 de 2012. Vous étiez à l'époque enseignante au lycée St-John-Perse à Pau. C'est la seconde année que nous vous croisons dans les couloirs avec « Do It » votre chien et nous avons souhaité vous rencontrer pour que vous puissiez répondre à nos interrogations. Comment êtes-vous arrivée ici au collège Ernest-Gabard ? Est-ce que c'était votre choix ? « Non ! L'année dernière j'étais en stage, et quand on est stagiaire, on est affecté par le rectorat : on reçoit un lieu de stage que l'on accepte ou pas. Ce ne sont pas les professeurs stagiaires qui décident s'ils veulent être à Jurançon, à Pau ou à Bordeaux... Après j'ai demandé à rester puisque cet établissement me plaisait. »

double ou plus du double à la maison, Est-ce que vous préférez tout cumulé dans une semaine. Il y a la le collège ou le lycée ? correction des copies, la préparation « Le collège ! Je trouve que c'est plus des cours , la mise en agréable de page, le scan des travailler avec La vie professionnelle documents. » des collégiens d’une prof malvoyante qu'avec des interviewée Combien de classes lycéens. En par des élèves avez-vous ? général, vous « Six classes, trois êtes beaucoup sixièmes et trois quatrièmes. » plus motivés et dynamiques que des lycéens qui passent leur temps à dormir Par rapport à un autre professeur en cours et qui ne sont pas motivés d'histoire, avez-vous pour distribuer un document, pour le le même nombre d'heures ? lire, le présenter... C'est très différent « Oui ! Exactement pareil. » mais je préfère pour l'ambiance générale travailler avec des élèves de Nous avons remarqué que vous avez collège. » changé d'assistante. Vous êtes passée du lycée au collège, Est-ce un choix ? Ou cela vous a-t-il été imposé ? comment avez-vous préparé « Mon assistante de l'an dernier a ces nouveaux programmes ? décidé de partir en Australie, elle ne « En lisant sur internet, en scannant des pouvait donc pas être partout à la fois livres, en me faisant lire et décrire les et il a fallu lui trouver une documents dont j'allais avoir besoin en remplaçante.» cours. » Est-ce que ça a été une lourde charge de travail pendant les vacances ? « Oui ! Puisque quand on débute, forcément, on a rien comme cours. On peut prendre les cours des autres mais il faut quand même se les approprier. C'est donc pas mal de travail quand même. »

Mme Marestin prépare ses cours avec son assistante - Photo P. Cartillon

Combien d'heures travaillezvous par semaine ? « Comme dans beaucoup de professions il ne faut pas compter les heures. 20H en cours, mais le

Comment s'est effectué le recrutement de la nouvelle assistante ? Qui l'a choisie ? « La plupart du temps ça se fait par l'envoi de CV à la vie scolaire et les CPE regardent dans la liste de CV les candidats dont le profil correspond le mieux au poste. » Après, avez-vous participé au choix final ? « Oui il y a eu un entretien avec le principal et la CPE de l'établissement. » En l'occurrence avant de choisir celle qui travaille avec vous cette année,


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Mme Marestin enseigne l’histoire-géographie au collège de Jurançon - Photo P. Cartillon

vous avez reçu combien de personnes ? « Une seule parce que cela c'est fait le 10 juillet. Mais il vaut mieux que ce soit en juillet plutôt que le 2 septembre pour le 3, comme cela s'est fait lors de ma rentrée à Saint-John-Perse. » Est-ce que vous changez de salle ou est-ce que ce sont les élèves qui viennent dans votre salle ? « Je ne change pas de salle, on est toujours en salle 7. Ce sont les élèves qui changent de salle.» Le travail de préparation : le faites-vous seule ou en collaboration avec votre assistante ? « En collaboration avec mon assistante. » Est-ce que maintenant en entendant la voix d'un élève vous savez qui s'adresse à

vous ? Combien de temps vous faut-il pour bien identifier les élèves ? « Un mois quand même facilement. D'autant plus qu'avec six classes ce n'est pas forcément évident et pour ceux qui ne participent jamais ou très peu, j'ai encore du mal à associer une voix et un nom. » Vous avez combien d'heures dans la semaine ou sur la journée pour vous retrouver afin de bien préparer les cours ? Ou est-ce que ça se fait sur la bonne volonté de chacune ? (Sophie, assistante) « J'ai un contrat de 40h, donc c'est en dehors des heures de cours, et en fonction des jours et de ce qu'il y a à faire, à organiser. » Après 2 ans dans ce collège, vous êtes-vous représentée la configuration de l'espace? (avec les indications des

autres ? avec ce que vous ressentez ?) « Oui c'est une construction mentale que ce soit pour un lieu comme le collège ou pour les trajets : pour que je me repère, il faut que je me le construise mentalement. Il y en a qui préfèrent se le faire dessiner, mais pour moi ce n'est pas indispensable, je suis contente si c'est fait, mais bon ça prend du temps. Donc oui c'est une construction essentiellement mentale. » Arrivez-vous à vous faire une idée du volume de la salle où nous sommes ou est ce que c'est très flou ? « Non je n'ai pas vraiment d'idée. De plus, sachant que je venais vous rencontrer pour répondre à vos questions, je ne me suis vraiment pas concentrée sur ça. » Interview réalisé par les élèves de la classe ULIS du collège Gabard de Jurançon.

BRÈVES

mais pas tant !

Photo DR

Récompensés au concours d’affiches

Le 9 avril 2013, la classe Ulis du collège de Serres-Castet est allée au 5e RHC à Uzein, participer à la cérémonie de remise des prix du concours d’affiches « Prévenir » 2013. Deux élèves de cette classe ont gagné le 3e prix dans la catégorie 6e. Antoine : « J’ai bien aimé lorsqu’on a pris la photo de groupe parce qu’on était tous ensemble avec les organisateurs (notre photo) ». Coralie : « J’ai bien aimé lorsqu’on a regardé les affiches primées encadrées sur les côtés. J’ai pu voir le travail de tous avec toutes les idées. » Gonaelle : « J’ai bien aimé quand il y a eu la remise des prix et au début lorsque le colonel Rousseau a remercié tout le monde d’être venu. J’étais fière de participer. » Arnaud : « J’ai bien aimé les affiches ».

Margot n’a pas gagné, mais... Margot Castillon, de l’Ulis Pro Baradat, qui avait participé à la 15e édition du concours de nouvelles organisé par l’association toulousaine « Le lecteur du val », n’a pas remporté le premier prix mais a fait partie des dix meilleures nouvelles sélectionnées pour le titre. Bravo Margot !


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SOLIDARITE

Dix jeunes vont faire un périple en vélo pour récolter des fonds

VTT de la solidarité D

Angers Lundi 23 juin, voyage aller, les uns en train jusqu’à Angers, les autres à bord d’un véhicule.

e et ses parents sont « Le lundi 4 novembre ,Bixent t tous assis s’es on venus au Nid Basque ; ents de par les et le autour de la tab la é liqu exp ont s Bixente nou maladie de Bixente ; on les a écoutés et ensuite on a pu poser des questions. Quand on l’a vu comme ça , ça nous a fait mal . Ce qui nous a fait plaisir , c’est de a voir que le chèque qu’on leur er pay à er aid les r voi donné , va pou à ce grâ et ; e ent Bix à se thè la pro re viv ler, par elle, il pourra manger, mes som us No . nde mo comme tout le né r don cet argent à très fiers, très contents d’avoi l’opération sera faite dès Bixente. Il nous a promis que s voir pour partager et qu’il ira bien, il reviendra nou me, qu’il pourra re mê ensemble un goûter. Peut-êt rir La Loire. » ouv déc o vél jet pro re venir à not Marina et Paloma

km

km

Thibault et Pascale

53 54

ans le cadre d’un projet vélo où dix jeunes de l’IMPro Le Nid Basque à Anglet, vont découvrir les châteaux de la Loire à vélo durant une semaine au mois de juin prochain, une action de parrainage a été menée. Les éducateurs et enseignantes ont voulu mobiliser les jeunes à une action de solidarité. Chaque jeune avait donc, un carnet de dix tickets à vendre à la famille et aux amis ; chaque ticket était vendu un euro et représentait la distance de 5 km. L’argent des tickets, récolté lors du vide-grenier et de la vente de gâteaux a été reversé au profit de l’association Bixenterekin. Et c’est ainsi que nous avons pu remettre un chèque de 300 euros !!

Tours 55

Montsoreau Mardi 24 juin, Angers – Montsoreau, 54 km en vélo et visite du château de Montsoreau.

km

Mercredi 25 juin, Montsoreau - Tours, 55 km, arrêt aux grottes pétrifiantes de Villandry.

Samedi 28 juin, voyage retour Beaugency - Bayonne.

B,ixen C e st

« Je suis conten t tous ceux qu car grâce à nous et à i ont particip différentes ac é aux tio prothèse. Bixent ns, il va avoir une e au Nid Basque qu veut faire un goûter and il aura sa pr car pour l’insta nt, il mange tout othèse mix Mathieu et Stép é. » hane

Je m’appelle Bixente, j’ai 20 ans. Je syndrome de Nager, c’est une mala associant de multiples malformatio Depuis ma naissance ma vie est un com J’ai déja subi 17 interventions chirurgic mon état de santé mais je suis arrivé à u pose de prothèse articulaire serait e Aujourd’hui, un espoir se dessine : u équipe est susceptible de pratiquer u décisive (pose de prothèse à la cliniq Bayonne) me permettant d’accéde normale. La prothèse est fabriquée a avec des techniques ultra mode matériaux rares qui sont très coûteux e en charge. Cette intervention me pe enfin normalement… c’est pourqu famille, nos amis et moi, avons d association pour que vous puissiez no


17

km

«Un bel échange» 34

Beaugency Vendredi 27 juin, Blois - Beaugency, 34 km, vol en montgolfière.

Blois Jeudi 26 juin, Tours - Bois, 53 km, Visite du musée De Vinci.

Beaugency Angers

Blois

Montsoreau Tours

Bayonne

nte ? t qui ? e suis porteur du adie génétique rare ons maxilllo-faciales. mbat de tous les jours. cales qui ont amélioré un stade où seule une efficace et définitive. un chirurgien et son une intervention que St Etienne à er à une vie aux Etats Unis ernes et des et n’est pas prise ermettrait de vivre uoi mes parents, la décidé de créer une ous venir en aide. Bixente

L

undi 4 novembre, nous avons rendezvous avec Mme Brust et les responsables du Nid Basque pour la remise d’un chèque pour l’association afin d’aider Bixente et le faire opérer. Lundi lorsque nous arrivons, les élèves et les éducateurs préparent le projet de Juin sur vidéo. Un sacré défi, une belle aventure et un exploit sportif. Bravo aux participants et aux éducateurs. Ils interrompent la séance pour nous remettre un chèque de 300€, fruit de leur travail auprès des parents, voisins, connaissances et de leurs actions, vide-greniers, vente de tableaux, d’objets et pâtisseries. Un très beau geste, sachant qu’eux aussi ont besoin d’argent pour réaliser leur projet. Ils posèrent diverses questions au sujet de l’association et de la maladie

Mercsi ! à tou

Bixente (le chèque à la main) entouré de sa mère (sur sa droite), de certains jeunes du projet et de Bruno, Stéphanie (prof d’EPS) et Pascale (enseignante spécialisée) qui sont à l’origine du projet vélo et du partenariat avec l’association Bixenterekin. Photo prise par le père de Bixente

de Bixente. C’est avec plaisir que nous leur avons fourni un maximum de renseignements sur le parcours de Bixente et notre projet, celui de récolter des fonds afin d’acheter la prothèse qui permettra d’opérer Bixente prochainement. Nous les avons sentis très attentifs et intéressés par nos explications. Nous les félicitons et les en remercions.

Cela à été un bel échange entre élèves, éducateurs, parents et Bixente. Ils ont posé des questions intéressantes comme «Bixente, est ce que tu souffres ?», «As-tu mal ?», «Comment manges-tu ?». De voir ces élèves et leurs éducateurs, comment ils ont aidé Bixente, c’est un grand encouragement pour la suite. Bixente et ses parents Article paru sur leur blog

Préparez vos articles pour

Numéro téléphone pour joindre l’association :

& 06 37 95 29 51 & 05 59 55 71 48 bixenterekin.wordpress.com Si vous êtes enseignant, élève ou un groupe d’élèves d’un collège ou d’un établissement médico-social, vous pouvez contribuer au contenu du prochain numéro de Kifkif.

Contactez-nous :

kifkif.mag@gmail.com


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HANDIBASKET

Paraplégique de naissance, Nouri Ksouri est devenu un joueur international de basket.

Le basket pour passion N

«On doit aussi avoir une bonne lecture ouri Ksouri a 37 ans et il est né en Algérie. Il a six sœurs et trois du jeu et protéger le ballon» précise Nouri. Il a débuté en 1997 dans un frères. Surnommé REDA petit club algérien car un grand club (performant en algérien), il vit en l’a refusé parce qu’il manquait France depuis 2007 et est marié d’expérience. Ce depuis quatre ans. même club l’a Suite à une erreur Paraplégique à sa recruté deux ans médicale, il est naissance, « REDA » paraplégique joue dans l’équipe d’Algérie plus tard. Doué et vite repéré, il depuis sa naissance. rejoint l’équipe « Je ne m'en rends nationale d’Algérie avec qui il devient même pas compte. Je n'ai jamais pensé à mon handicap car j'ai toujours champion des nations arabes (1) en été invalide... » nous raconte Nouri. 2004, vice-champion d’Afrique en Passionné par les échecs et le dessin, il 2007 et champion d’Afrique en 2009. aime également le foot et le handball. Lorsqu’il était jeune, il aimait l'athlétisme et le basket. «J'ai commencé par essayer le basket et c’est là que j’ai senti un fort potentiel dans ce sport d’équipe» nous précise Nouri. Il pratique le basket depuis seize ans maintenant et se sent très à l’aise dans ce sport qui lui donne l’impression d’être ailleurs… dans un autre monde. Un fauteuil à 5400€ Pour jouer au basket en fauteuil, il faut savoir le manipuler dans tous les sens. Les fauteuils sont faits sur mesure et en fonction du handicap. Ils peuvent coûter très cher (entre 5 000€ et 8 000€). Celui de Nouri lui a coûté 5 400€. Le fauteuil ne fait pas tout. Il faut bien sûr savoir jouer au basket et surtout shooter avec le ballon.

Le Handi Basket Béarnais (H.B.B.) à Lescar, dans lequel évolue aujourd’hui Nouri a été créé pour atteindre le plus haut niveau du championnat de France handisport. Pour cela il a recruté des joueurs de classe internationale ou évoluant dans les plus hautes divisions du championnat. Une structure innovante Le club vient de mettre en place la toute première section sport études en France au centre départemental Nelson Paillou à Pau. Aucun club handisport basket n’a cette structure. Cette section apporte aux jeunes l’opportunité de concilier les études et le sport au haut niveau. Le club a pour projet d’intégrer la structure professionnelle du prestigieux club de l’Elan Béarnais, faisant de celui-ci le premier à avoir une section pro, une section féminine, une section amateur et une section handisport. Nouri s'entraine trois fois par semaine à la salle Désiré Garrain à Lescar. «Il faut travailler sérieusement, avoir du physique et beaucoup de mental » exprime Nouri qui dispute des matches un peu partout en France. Sollicité de nombreuses fois par des grands clubs français, Nouri a refusé toutes ces offres car il aime le climat palois et sa tranquillité. D’autant plus qu’il croit beaucoup en l’avenir de son club. Nouri veut toujours faire mieux et s’améliorer. Il envisage même de devenir entraineur d’une équipe de basket. Mathilde Leblond 4eB au collège de Morlaàs (1) Le championnat des nations arabes regroupe l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Iraq et la Jordanie.


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HANDIBASKET

Joueur international, Nicolas Jouanserre joue avec l’équipe de France

Des roues à la place des jambes A

tteint d’une maladie à l’âge de 15 ans, Nicolas Jouanserre ne renonce pas à sa passion. C’est depuis ses 5 ans que Nicolas Jouanserre pratique le basket. Ses parents pratiquaient le basket et c’est pour ça qu’il adore ce sport (il les suivait tout le temps). Il est né dans une famille de basketteurs. La pêche est une seconde passion qui lui permet de se détendre. Il habite à proximité de Toulon sur la Côte d’Azur. Avec sa compagne, Nicolas a un enfant de trois ans prénommé Titoan. Dès ses 15 ans, il a dû renoncer à une carrière prometteuse et employer ses forces pour lutter

contre une terrible qui est en première division. Nicolas maladie, est en équipe de France depuis 2010. l’ostéosarcome(1), Il est arrivé à ce niveau national car il fait du basket depuis tout petit et qui se terminera par aussi puisqu’il fait beaucoup la pose d'une d’entrainement. Il travaille dur. Pour le prothèse au genou. Ça Pau-Béarn Handisport, son ancien reste son plus mauvais club, Nicolas est «intraitable au souvenir. Depuis il peut marcher rebond, capable d’exploits en mais avec une béquille. Il a été équilibre sur une roue, passeur d’une International cadets chez les valides. Aujourd’hui âgé de 28 ans, il n’a jamais impressionnante précision et artilleur à trois points». abandonné sa Atteint d’une maladie Nicolas a gagné passion. Cela fait à l’âge de 15 ans, les championnats maintenant quatre Nicolas Jouanserre de France avec ans qu’il fait du basket en fauteuil. Il ne renonce pas à sa passion. Pau en 2009, est devenu vicene fait pas d’autre champion du monde en Angleterre en sport. «Ce sera du basket à plein temps !!!» nous affirme Nicolas. Il 2010 et champion d’Europe 2011 avec l’équipe de France. Puis avec Hyères, ne se sert de son fauteuil que pour le basket. Il a d’ailleurs un il a gagné la coupe de France 2012. fauteuil spécialement adapté à Pour lui, faire du sport, cela réunit les gens et lui permet de beaucoup sa morphologie. voyager. Solène Vigneau En équipe de France et Victorine Leblond depuis 2010

Collège St-Joseph de Nay

Depuis plus de 3 ans, il s’entraine avec le club d’Hyères handibasket

(1) L’ostéosarcome est une forme de cancer relativement rare se développant au niveau d'un os. Il atteint plus fréquemment les adolescents ou adultes jeunes.

Même sport, quasi mêmes règles

bras rt qui fait surtout travailler les Le basket en fauteuil est un spo normal). Ce sont les même règles ket (c’est plus physique que le bas rises de dribles sinon tout est rep des e fair t ven à part qu’ils peu nombre de joueurs, le panier identique : même temps, même est à la même hauteur…

Nicolas Jouanserre est capable d’exploits en équilibre sur une roue. Photo : JC Jouanserre


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Sportivement bien ! otre établissement se situe entre Bayonne et Pau à Luxe, au Pays Basque. Il s’appelle Beila Bidia ; ça veut dire : « Le chemin des pèlerins ». Il y a très longtemps, ils accueillaient des pèlerins du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Maintenant, c’est un établissement spécialisé pour les enfants qui ont du mal, qui ont des difficultés pour apprendre. Il y a un ESAT(1) pour les adultes. Jusqu'à 14 ans nous allons

N

quand nous rencontrons en classe toute la journée. d’autres établissements Après, nous commençons spécialisés. Nous faisons de un apprentissage nombreuses sorties basket. professionnel et nous n’avons plus qu’une demi- Nous jouons avec notre équipe. On s’entraîne à journée de classe. Beila Bidia. Certains Sport adapté/ Le sport d’entre nous sport partagé : partagé, dorment ici quelles différences ? c’est quand car ils on joue avec habitent loin. des collégiens de notre Dans la semaine nous âge. Nous sommes dans faisons des sorties. Nous des équipes différentes, participons à des avec d’autres jeunes. rencontres sportives de Les élèves des classes 1, 2 et 3. sport adapté ou sport partagé ! (1) ESAT : Établissement et Service d'Aide Le sport adapté c’est par le Travail

Nos impressions

Tous les goûts sont dans la nature Madison : «Ce que j’aime en sortie c’est jouer en collectif et on s’amuse.» Brandon : «Ce qui me plait le plus c’est jouer avec d’autres joueurs. Si on perd c’est pas grave, mais si on gagne c’est mieux !» Damien : «Le sport partagé c’est bien car on joue mélangés.» Yoann : «Les sorties à l’extérieur que j’aime c’est le football et le basket parce qu’on joue avec notre équipe. Je n’aime pas le sport partagé parce qu’il faut se mélanger avec les autres équipes.»

Clément : «Ce que j’aime le plus c’est participer et gagner !» Peyo : «J’aime quand on gagne et j’aime surtout les rencontres à Tartas !» Julien : «J’aime les rencontres de sport adapté pour la compétition et c’est mon loisir. Je n’aime pas le sport partagé.» Matthias : «Pour moi, c’était bien organisé et avec des jeunes de mon âge c’était trop sympa.» Jérôme : « Ce qui m’a plu, c’est de courir avec les autres écoles et de m’être amusé. » Aymeric : «J’étais content de faire le cross du collège parce qu’il y avait beaucoup de monde et c’était trop bien.» Pierre : «C’était bien pour bien se dépenser.»

Ludovic : «J’aime le basket parce qu’on peut s’affronter entre jeunes et sortir de Beila Bidia.» Alexandre : «On s’amuse bien même si on râle quand on perd. On peut se faire des amis.» Christophe : «ça me plait quand on marque au basket et qu’on mange ensemble.» Benjamin : «Le sport adapté est plutôt bien parce qu’on peut faire beaucoup de rencontres avec des élèves d’autres écoles spécialisées que l’on connaît déjà. Le sport partagé nous permet de rencontrer des collégiens et des nouveaux amis.» Océane : « J’aime les sorties basket parce qu’on s’amuse et on voit d’autres jeunes, on change d’environnement. Malheureusement, ça ne dure pas assez longtemps, on rentre trop tôt !! »

A nous la coupe !! Photo : Maider Maite

Open Escalade Pyrénées

BRÈVES

RENCONTRES

Les élèves de Beila Bidia se déplacent pour des rencontres sportives.

Pour la première fois, une compétition de sport partagé aura lieu le 23 mai, en même temps et dans le même lieu que le championnat de France UNSS, championnat de valides. Douze équipes s’affronteront. Chacune est composée de jeunes : un grimpeur valide, deux grimpeurs sport adapté (ITEP, IME, ULIS), un valide jeune officiel assureur (qui fait le lien avec les juges). Venez tous encourager l’équipe de Marguerite de Navarre représentée par Anne Péré, déjà championne de France escalade, sport adapté, et Kévin Briottet. Open d’Escalade, du 19 au 23 mai 2014 à la Halle des sports de Pau


21

COURSE

Les élèves de l'ULIS Tristan Derème d'Oloron participent au cross du collège

Courir tous ensemble L

e 17 octobre, certains élèves de l'ULIS ont participé au cross du collège. Ils ont couru avec leur classe de référence par catégorie (garçon, fille). Le départ a été donné par M. Parbaud pour un parcours de 2 km et demi. Devant les coureurs, un cycliste donnait le rythme. A l'arrivée, des barrières servaient à canaliser les élèves et à déterminer l'ordre d'arrivée. Un goûter (pâtes de fruit, pain, brioche, chocolat, eau) a été offert aux participants. Les meilleurs ont été récompensés. Ils sont montés sur le podium. Tous sont rentrés, parfois déçus de ne pas avoir décroché la médaille, mais heureux d'avoir participé.

Le départ des 4e garçons. Photo : Ph. Laffitte

Interview réalisée par les élèves de 6e4 auprès des élèves du dispositif ULIS.


22 Cédric et Denis, deux sportifs réunis par le handicap pour une aventure hors du commun

DEFI

Le tandem du courage C

édric est un sportif aguerri et homme de défi, malvoyant depuis l'âge de huit ans suite à un accident qui lui a écrasé le nerf optique. Cédric est attiré par le triathlon mais son handicap l'empêche de faire du vélo et du ski. Ce jeune homme a une forte personnalité, ce qui fait qu'il n'aime pas dépendre des autres. Il utilise souvent l'humour pour parler de son handicap. Il y a quelques années il fait la connaissance de Denis, passionné de cyclisme et habitué de la Pyrénéa. Celui-ci cherche alors un partenaire pour compléter la place libre sur son tandem. La Pyrénéa est une course hors du commun qui amène les concurrents de Pau au sommet de la montagne de Gourette, en enchaînant course à pied, vélo et ski de randonnée. Cette épreuve mythique va les réunir et leur faire partager le plaisir du défi. Cédric ne sait pas skier Pour préparer la course, les deux partenaires s'astreignent à un entraînement intensif. Au fil des longues heures passées sur le tandem naît une complicité entre les deux

Le tandem de la complicité. Photo Club Journal

dix minutes en avance à compagnons. Ils font entre Rébénaq lieu de transition soixante et quatre-vingt kilomètres en vélo deux fois entre la course à pied et le vélo. Il doit attendre son par semaine, plus des partenaire pour prendre le entraînements de course à pied. Mais il y a aussi le Cédric, malvoyant, et Denis son partenaire de course ski : ils veulent ont participé à La Pyrénéa, s'entraîner et Denis s'aperçoit triathlon des neiges que Cédric ne sait incontournable en Béarn pas skier... une semaine avant la tandem et il aura de course ! Peu importe, il en nombreuses crampes sur le faut plus pour abattre nos vélo à cause de ce départ deux héros. Le jour du départ ils sont là, trop rapide. Mais solidaires déterminés comme jamais... sur leur tandem, ils arrivent tant bien que mal à sauf qu'ils ratent le départ Gourette. en croyant que les féminines partent quand ils entendent le coup de feu. Ils chutent plusieurs fois Plus de peur que de mal : ils arrivent à rejoindre les Là, il leur reste 700 mètres autres concurrents. de dénivelé positif en ski de Ensuite, Cédric adopte une randonnée. La descente est stratégie imprévue : il part une piste rouge. Les virages loin devant Denis et arrive étant difficiles, Denis prend

Cédric derrière lui en chasse-neige pour la descente. Ils chutent plusieurs fois et perdent de nombreuses places, mais qu'importe puisqu'ils arrivent au bout. Au final, ils réussissent cet incroyable périple en 5 h 06 minutes. Le premier concurrent met 3 heures 15, les derniers, plus de 6 heures sans compter les nombreux abandons ou concurrents mis hors délais. C'est donc une vraie performance ! Denis est fier d'avoir permis à Cédric de réaliser ce défi. Cédric est heureux de son exploit, mais il se tourne déjà vers d'autres objectifs sportifs : le raid des trois vallées (VTT en tandem avec Denis) ou encore les championnats de France de 10 km (course à pied) ou pourquoi pas recommencer la Pyrénéa. Nous avons apprécié ce moment d'échange avec Cédric et Denis qui nous ont conquis par leur humour, leur enthousiasme et leur complicité. Nous ne doutons pas que la détermination dont fait preuve Cédric le mènera vers de nouveaux défis hors du commun. Alexandre, Théo, Yolande, Martin et Baptiste Club journal du collège Jeanne d'Albret


23

BRICOLAGE

Les élèves de l’ULIS Xalbador de Cambo apprennent autrement.

Nos meubles en palettes L

Nous avons choisi de e projet consiste à construire un salon avec son fabriquer des canapé, fauteuil, portemeubles destinés à manteau et table basse. Il l'aménagement du foyer nous a fallu mesurer, scier, éducatif pour tous les poncer, visser (en élèves du collège. choisissant les vis de la Notre chance c'est qu' en bonne IEP (Ulis en Explications taille) basque), nous sur ce que l'on fait, puis sommes huit comment et combien peindre. donc moins de choses on apprend. Pour la nombreux que table dans les classes basse que chacun décorera ordinaires ainsi il nous est d'un carré de 25cm x 25cm plus facile de faire des en mosaïque, il nous en activités manuelles, d'échanger, de nous mettre fallu des séances de maths pour schématiser le plan à d'accord sur le projet et de la proportionnelle et construire ensemble. En plus on comprend mieux décider de la disposition des tableaux qui devaient à travers la réalisation de « rentrer » dans les mesures ! nos meubles et les Et on a même fait de la problèmes techniques que technologie parce qu'il nous avons à résoudre. Au fallait décider à début nous avons travaillé quelle fonction sur Géogébra(1) et des technique notre sites de bricoleur pour table devait écrire les notices de montage. répondre : avons-nous besoin

Le canapé : mesurer et scier. Photo : Jeanine Hirribarren

C'est bon, il est solide. Photo : Jeanine Hirribarren

d'une table fixe ou mobile ? Et, par conséquent mettre des roulettes ou fixer des pieds. Des idées pour notre avenir professionnel Au cours du projet, nous avons aussi fait une sortie dans une boutique-salon de thé, aménagée et décorée en palette de chantier ou récupération d'objets.

Cela nous a redonné du courage pour continuer : «nos meubles seront encore plus beaux ! Enfin, peut-être» et puis cela a donné des idées à certains d'entre nous pour leur avenir professionnel. Nous avions préparé un

questionnaire chacun et Adelaïde nous a raconté son parcours scolaire: elle a fait des études, elle a des diplômes mais finalement son parcours de vie a fait qu'elle a monté sa propre entreprise et qu'elle en vit (quelle envie !!) Maitane G, Mattin B, Mikel A, Yann B, Eztitxu S, Iñaki M, Ttotte L, Edith L, IEP (ULIS) Xalbador Kolegioa de Cambo (1) Géogébra est un logiciel éducatif gratuit disponible sur internet

On commence à peindre. Photo : J. Hirribarren


24

VOYAGE

Périple parisien des élèves d’ULIS et de SEGPA du collège Clermont

Nos « folies » parisiennes A

vec les élèves du dispositif ULIS monde, on s'est trop bien amusé dans cet appartement. Puis, on est allé à et ceux de 6e SEGPA, nous l'auberge de jeunesse qui n'était pas sommes allés à Paris du 1 terrible. L'intérieur des chambres était au 21 juin 2013. Des professeurs : un peu vieux. Le hall était plutôt pas madame Innecco, madame Suarez, mal. On a dormi dans des chambres l'assistante sociale, monsieur Vincent, de trois. Ça nous a le directeur de la Un séjour à Paris qui a laissé permis de mieux Segpa nous ont plein de souvenirs nous connaître et accompagnés. le lendemain, le On a voyagé toute mercredi, nous sommes partis faire la nuit. On devait dormir dans un bus plusieurs visites pas toujours couchette, mais on a dormi dans un intéressantes, comme le château de bus normal. Nous sommes arrivés à Versailles par exemple. Nous sommes Paris le mardi matin à neuf heures. également allés à Beaubourg que Nous avons commencé la visite par nous avons Montmartre et nous avons fait une davantage aimé. promenade sur un bateau mouche. On Le jeudi nous a également visité le palais des avons visité la Tour Députés pour y retrouver madame la Eiffel et nous nous maire de Pau : Martine Lignièressommes Cassou, qui nous a invités. Elle nous a offert le goûter. On était dans un appartement paradisiaque avec un serveur, des canapés, une télé et des barres chocolatées. On a fait une photo de groupe avec tout le

Vue sur la Tour Eiffel depuis le Trocadéro - Photo Mehdi Fruchart

promenés sur le Trocadéro. Durant tout le séjour, on a beaucoup marché. On n'avait pas droit au portable ni à notre appareil photo. On avait ceux du collège. Une expo en préparation Les relations avec les élèves du dispositif Ulis étaient très bien pendant tout le séjour à Paris. Nous avons aussi préparé le voyage ensemble. On a fait des groupes dans lesquels les deux classes étaient mélangées. On a aussi fait une course d'orientation par groupes de 5 avec des élèves de Segpa et d'Ulis dans le quartier de Montmartre. On a aussi fait plein de photos ensemble. Nous avons retravaillé ensemble en ce début d'année pour préparer une exposition sur notre voyage au CDI. Depuis, certains sont devenus de très bons copains. On aimerait repartir cette année ! Thomas Gomez - 5e4 et les élèves de 5e1 et 5e2 du collège Clermont


25

LOISIRS

Laurie pratique l'équitation grâce à Zoé et sa maman

Un vent de liberté M

a mère et moi, passionnées de chevaux, accueillons régulièrement Laurie, 14 ans, scolarisée en classe d'Ulis au collège Saint-Maur à Pau, pour lui faire pratiquer l'équitation avec Punkie, un de nos chevaux. Je me suis improvisée journaliste et ai posé quelques questions à Laurie.

Es-tu devenue plus autonome ? Oui, je fais plus de choses, par exemple, avant, je ne savais pas curer les pieds des chevaux et maintenant j'y arrive ! As-tu peur lorsque tu es à cheval ? Non, en plus, quand je tombe, je n'ai pas peur

Depuis quand aimes-tu les chevaux? Qu'est-ce que tu aimes chez eux ? Depuis toujours, je les aime, et j'aime le fait que je puisse les monter, les brosser, leur faire des câlins. La première fois que tu es montée à cheval, qu'as-tu ressenti ? J'étais super contente, j'avais pas du tout peur. J'étais fière de moi, je réalisais un de mes rêves.

de remonter et je m'amuse surtout. Avant que je monte à cheval, j'avais peur des chevaux que je ne connaissais pas et maintenant, je n'en ai plus peur ; je monte en club, mais je préfère faire des balades à l'extérieur que d'être en cours dans le manège. Dans une balade, j'aime le fait que l'on puisse partir au trot ou au galop sans être à la queue leu-leu, j'apprécie aussi qu'on soit peu nombreux. Mais les cours sont intéressants, parce que je peux apprendre à sauter des obstacles (je ne pouvais pas le faire en balade), mais quand on trotte ou galope, c'est en faisant des cercles donc c'est beaucoup moins drôle. Merci Laurie pour ces réponses.

Laurie aime les chevaux. Photo: Z. Cazals

Zoé, classe 404

TÉMOIGNAGES

Une élève pas si différente que ça ! Depuis le mois de septembre 2013, Aïnhoa est scolarisée dans notre 6e au collège Marguerite de Navarre. Elle vient travailler avec nous en espagnol, en sport, en arts plastiques et en musique.

Une bonne chose

C'est une bonne chose pour Aïnhoa d'être dans une classe d'élèves non handicapés car elle apprend les règles de vie d'un univers de tous les jours. Pour nous aussi car nous comprenons ce que ressentent certaines personnes (différentes) et cela change le regard que l'on a parfois sur elles. Emma B.

Elle est comme nous

Ainhoa en cours d’espagnol - Photo: Dorothée Richert

Aïnhoa est différente, elle apprend, elle voit les choses différemment, mais au fond elle est comme nous. Ce n'est pas toujours facile d'entrer en interaction avec elle ; elle exprime difficilement ses joies, ses colères et

elle peut crier lorsqu’elle n'est pas d'accord. C'est bien qu'elle soit en classe avec nous car ça nous apprend à vivre en compagnie de gens différents de nous. Jeanne P.

Elle est courageuse Aïnhoa veut apprendre à travailler. En espagnol, elle donne les réponses à haute voix ( elle rencontre des difficultés pour chuchoter) et cela nous aide au moment des contrôles ! En sport, Aïnhoa essaie de monter sur la poutre, et de faire avec nous, même si elle redescend vite. Elle se donne les moyens d'essayer, et c'est très bien. C'est bien qu'elle se donne du courage Elle s'énerve vite. Maylis


26 LECTURE

Un tueur à ma porte Irina Drozd, Bayard Jeunesse, 2005

Filer droit Mickaël Coleman, Editions du Rouergue, 2006

Daniel, le héros de ce roman, est victime d'une brûlure aux yeux pendant qu'il fait du ski. De retour à l'école, il doit porter des lunettes de soleil pour les protéger, tous ses Photo MH Joubard copains se moquent de lui, sauf Aurélia, une fille dont il est amoureux. Quant à Julien, le meilleur copain de Daniel, il est jaloux. Et, lorsque, pendant la classe, on éteint les lumières pour regarder un film et que Daniel enlève ses lunettes, Julien en profite pour faire une photo avec le flash juste devant les yeux de Daniel. Il l'aveugle et désormais Daniel ne peut plus rien voir. Un soir alors que sa mère est en représentation au théâtre, Daniel resté seul entend un cri par la fenêtre. Il appelle la police qui arrive rapidement et trouve un homme gravement blessé. Daniel n'a pas vu l'assassin, mais lui l'a très bien vu et il n'a pas l'intention de se faire arrêter. Ce dernier va chercher par tous les moyens à éliminer ce témoin gênant quitte à se faire passer pour un policier. J'ai beaucoup aimé ce livre car Daniel est un garçon très courageux qui surmonte beaucoup de difficultés non seulement physiques mais aussi morales : les moqueries de ses copains mais aussi le fait de ne plus voir du tout. J'ai aussi aimé le fait que malgré ses problèmes, Daniel est toujours positif, même dans les moments les plus durs. De plus, comme il ne voit plus, il devient beaucoup plus sensible aux sons, ce qui lui permettra d'échapper au tueur ! Un bon exemple à suivre donc ! Eva, élève de 4e4 Collège de Bizanos

Nous avons tous cinq sens : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher, mais malheureusement, certains de ces sens peuvent être détruits à cause d'un accident ou Photo MH Joubard d'une maladie. C'est ce dont il est question dans ce roman. D’un côté, il y a Luke un délinquant de 15 ans. De l’autre, Jody, 15 ans elle aussi, aveugle depuis sa plus tendre enfance et passionnée de course de vitesse et de marathon. L’aider à s’entraîner est la peine à laquelle est condamné Luke. Luke va dont être son guide pour préparer le Marathon de Londres « C’était vraiment bizarre de sentir quelqu’un accroché à votre bras et de savoir que ce quelqu’un dépend de vous.» Peu à peu, Luke prend à cœur cette « mission » mais la délinquance n’est pas loin. Que va faire Luke ? « Filer droit » avec Jody au marathon, « filer droit » dans son comportement et respecter la loi ? Car Luke a très envie de faire gagner Jody et serait très fier de cet exploit car peu à peu il s'est mis à aimer entraîner et guider la jeune fille et s'est attaché à elle. C'est une histoire qui raconte le handicap de façon simple. Jody ne s'apitoie pas sur son sort, elle est extrêmement volontaire pour s’entraîner. J'ai appris ainsi que des personnes aveugles ou mal voyantes pouvaient se faire guider pour courir et ainsi gagner des compétitions. De plus, c'est d'une belle histoire d’amitié, dans laquelle on s'attache facilement aux deux personnages principaux. Lise, élève de 4e3, Collège de Bizanos


CRITIQUES LITTÉRAIRES

27 Pour la seconde année et comme nos camarades de 6e avec leur professeur de français, nous participons à l’opération « Le prix des Incorruptibles ». Une sélection de six ou sept livres nous est proposée. Nous les découvrons à notre rythme pendant l’année puis nous votons pour

,

L été en tente double

Dans « L’été en tente double » de Jean-Luc Luciani, Léo, pourtant entouré d’affection par les quatre femmes de sa vie, est porteur d’un lourd secret qui l’empêche de parler. Pendant l’été, il part en colonie et à peine entré dans le bus, une fille rousse lui fait Photo P. Cartillon signe. Elle s’appelle Eve et peut parler 240 minutes sans s’arrêter une seconde. Ce drôle de « couple » va vivre de nombreuses aventures. Parviendront-elles à guérir Léo ?

choisir nos préférés. Deux titres traitant de la différence ont particulièrement retenu notre attention. Nous allons en quelques lignes essayer de vous donner envie de découvrir la suite de ces histoires. Les élèves de l’ULIS du collège E.Gabard de Jurançon

Les monstres de là-bas

« Les monstres de làbas », écrit par Hubert Ben Kemoun, raconte l’histoire de Nelson qui quitte pour la première fois sa ville natale et ses parents. Il part passer quelques jours chez sa correspondante Fubalys. Très heureuse de sa venue, celle-ci est encore plus jolie en vrai Photo P. Cartillon que sur les photos qu’ils avaient échangé. Pourtant à peine arrivé à Brick-City, Nelson sent qu’il vient de débarquer chez les êtres les plus étranges qui soient. Des monstres ?

MUSIQUE

Kevin SGRO ne peut pas parler mais il écrit des textes de chansons avec ses yeux

L'ivresse des sens

Il était une fois un jeune homme qui avait une maladie orpheline très invalidante. Cloué sur un fauteuil, Kévin SGRO, 25 ans, ne peut plus se mouvoir ni même parler. Mais il a beaucoup de choses à dire alors il a décidé d'écrire des textes de chansons sur lui, sur nous, sur la vie. Les textes de Kévin parlent de tout : le regard des autres, l'amitié, l'amour, le désespoir et la joie : des sujets qui nous touchent tous. Des musiciens ont été inspirés par ces textes magnifiques et ont décidé de les mettre Daguerre et Kévin - Photo: AMPLI en musique.

Le projet «L'ivresse des sens» était né. Un disque, des concerts : avec l'aide de Daguerre et Kalam (chanteurs), d'un collectif de musiciens (baptisé c3o : collectif de la troisième oreille) et de l'association AMPLI, le talent de Kévin peut s'exprimer en chansons et être connu du public. Morgane A., Manon B., Antoine, Cyril, Steven, Fabien, Miguel, Romain L. , Romain C. ULIS collège Jeanne d’Albret Disque disponible à l'accueil de l'association AMPLI (Billère). Prix libre. Nouveaux concerts prévus en 2014 à Pau et aux environs. « L'ivresse des sens » est aussi sur facebook : informations, dates et photos des concerts.


28

CUISINE

Les élèves de l'atelier H.A.S(1) de Clermont cuisinent et servent un repas à vingt personnes

A table

S

alma est élève à l'ULIS du collège Clermont. Elle est en inclusion dans la classe de 4e1 à la SEGPA. Avec ses camarades, en atelier H.A.S, ils ont fait le projet de recevoir leur classe entière et leurs professeurs autour d'un repas : organisation, invitations, liste des courses, achats, dressage de la salle de restaurant, cuisine et service. Vingt personnes se sont réunies vendredi 10 janvier pour partager ce repas dans la convivialité. Au menu : salade landaise, poulet aux champignons accompagné de riz, gâteau roulé à la confiture. Les élèves de 4e1, en atelier H.A.S , collège Clermont. (1) HAS : hygiène alimentation services

Salade landaise Ingrédients pour 5 personnes : • 1 laitue • 15 toasts • 8 cl d’huile d’olive • 2,5cl de vinaigre balsamique • Sel, Poivre • Décorations : Croûtons, tomates

cerise, maïs • 100g de rillettes de canard • 100g de mousse de foie de canard En pratique : 1. Préparer la laitue, éliminer les feuilles abîmées, détacher les feuilles, laver, essorer. On laisse les petites feuilles entières. On émince. 2. Laver les tomates cerise et les couper en 2. 3. Dorer les toasts au four et tartiner avec les rillettes ou le foie 4. Égoutter le maïs. 5. Réaliser la sauce vinaigrette 6. Dresser la salade sur les assiettes 7. Ajouter les toasts, les tomates, le maïs, les croûtons pour la décoration. Puis ajouter la vinaigrette au moment de servir. Salma et Adrien de la classe de 4e1, SEGPA du collège Clermont

Poulet aux champignons Ingrédients pour 4 personnes :

• 5 cuillères à soupe de fond de veau • 50 cl d’eau • 250g de champignons • Une gousse d'ail • 4 cuisses de poulet • 100g d’échalote • 1 cuillère à soupe de crème fraîche

En pratique : 1. Éplucher et tailler finement l'échalote, les champignons, la gousse d'ail. Faire cuire l'ail haché, les champignons, l'échalote. Les retirer et les réserver. 2. Mettre le poulet à cuire. 3. Ajouter les champignons, l'échalote, l’ail. Saupoudrer avec le fond de veau. 4. Ajouter l'eau chaude peu à peu en remuant. Laisser cuire 1h en remuant régulièrement. 5. Ajouter la crème fraîche en fin de cuisson. Solène et Alexis, élèves en 4e1, SEGPA du collège Clermont.

Gâteau à la confiture Ingrédients :

• 5 oeufs • 150g de sucre semoule • 150g de farine • 1 c. à s. de vanille liquide • 200g de confiture de fraise

En pratique : Préparation : 15 mn, cuisson 15 mn 1. Préchauffer le four à 200°. Recouvrir de papier cuisson la plaque à pâtisserie. 2. Séparer les blancs et les jaunes d’œufs. Ajouter le sucre, la vanille aux jaunes d’œufs et battre avec un fouet jusqu'à ce que le mélange blanchisse et augmente de volume. 3. Monter les blancs en neige 4. Ajouter à la préparation la farine tamisée et les blancs en neige, petit à petit, en alternant. 5. Verser la préparation sur la plaque à pâtisserie. 6. Faire cuire au four environ 15 mn. 7. A la fin de la cuisson, mouiller un torchon propre. Le placer sur le gâteau cuit. Renverser la plaque et retirer le papier, rouler le gâteau dans le torchon pour le mettre en forme. Dérouler et retirer le torchon. Remettre le gâteau roulé en position initiale et le laisser en attente. 8. Garnir le gâteau de confiture de fraises. Pour cela, dérouler le gâteau et le napper avec la confiture. Le rouler à nouveau. Solène et Quentin, élèves de 4e1, SEGPA collège Clermont


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CINEMA MEGA CGR PAU Place du 7e Art PAU - UNIVERSITÉ Ouvert 7j/7

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Quel sport pratique Laurie ? Le football Le ski L’équitation

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ou envoie ton bulletin à Grandir Ensemble - Concours Kif Kif - 5, rue des Mousserons - 64230 LESCAR Ecrire en majuscule - 1 lettre par case - 1 bulletin par participant

Nom :

Prénom :

Adresse : Code Postal : Établissement :

Ville :


30

HO R O S C OP E Bélier Arrête de foncer tête baissée ! Réfléchis à tes actes ! Tes profs et tes ami(e)s ne sont pas contents : tu vas être collé et tout seul ! Réagis vite, car tu le regretteras ! Tes propos dépassent souvent ta pensée alors que tu peux être foncièrement gentil !

Balance

Réveille-toi et mets-toi au travail si tu veux réaliser tes rêves ! Tu as tendance à te laisser vivre sans te préoccuper des autres. Ta famille compte sur toi et tes ami(e)s aussi. Ils sont précieux. Ne t’étonne pas si tu te retrouves tout seul !

Capricorne

Arrête de t’amuser en cours, défoule toi plutôt dans le sport. Utilise ton énergie pour montrer tes capacités et avancer dans ton projet. Tes camarades commencent à se lasser de tes pitreries aussi ! Attention, tu risques de passer à côté d’une belle histoire.

L’horizon s’éclaircit, ne t’inquiète pas. Bientôt, tes récents tracas ne seront que de mauvais souvenirs. Ton travail sérieux et ta gentillesse vont être enfin reconnus. Ouvre les yeux et reste tel(le) que tu es… tu vas trouver ta voie et rencontrer l’amour.

Scorpion

Lion Garde la pêche ou sinon tes profs vont te rugir dessus ! Tu travailles bien donc tu vas obtenir de bons résultats. Mets-toi au sport, tu as de l’énergie à revendre… et puis, qui sait ? Ce sera peut-être un moyen pour rencontrer le grand amour.

Verseau Les nuits de pleine lune, en regardant le ciel, tu as des envies d’ailleurs, de voyager… pourquoi pas ? Tu as une âme d’aventurier(e), tu veux découvrir le monde et tout ce qui t’entoure. Mais pour l’instant, ce que tu entends, c’est ton réveil… debout la marmotte !

Tu retrouves enfin ton énergie ! Physique d’abord certes, mais profites en pour te remettre au travail en classe ! Les obstacles qui te paraissaient insurmontables, ne sont finalement pas si graves ! Ne t’inquiète pas, tu es bien entouré !

Sagittaire

Vierge

Gémeaux Tu devrais être un peu plus concentré(e) et persévérant en classe ! Tes résultats ne sont pas terribles, tu peux mieux faire ! Attention à tes relations, elles pourraient te jouer des tours. Ne donne pas ta confiance trop vite, tu as tendance à être trop gentil(le) !

Horoscope fantaisiste proposé par les élèves de L’ULIS-Pro du lycée Honoré-Baradat

Cancer

Taureau Tes profs voient rouge ! Quand vas-tu décider de te mettre au travail ? Ton comportement est trop infantile ! Certes tu es très entouré(e) mais tes camarades te voient surtout comme un clown qui les distrait des cours ! Est-ce ton projet d’avenir ?

201 4

Poisson Tu n’es « pané » de la dernière pluie, tu n’es pas un requin marteau ! Sers toi de ta tête pour travailler et non pas pour rêver ! Tu vas rencontrer un beau marin qui ne sera pas un loup de mer (ou une belle sirène).

Assume les décisions que tu prends ! Si tu t’amuses avec tes camarades, ne t’étonne pas que ton projet n’avance pas ! Arrête de manger n’importe quoi, tu vas grossir ! Ouvre les yeux : quelqu’un est fou amoureux de toi, ne laisse pas passer cette chance !

Tu es plein de qualités et tu es très aimé, quelle chance ! Mais attention à ne pas en oublier le travail ! Tes compétences seules ne suffiront pas ! Implique toi aussi bien dans ton projet personnel que dans ta vie amoureuse !

Proposé par H. Blicq, O. Quenette, A. Kermeni, élèves de 6°5 Clermont

A

B

espagnol

E

Définitions en français.

F

G

Horizontalement

1

1. Je suis le douzième mois

de l’année

D

C

H

2

3

2. Couleur de la combinaison

portée par les astronautes 3. Le soleil chauffe et on part

à la plage en cette saison I

4. Je suis juste après 8 5. Première couleur

4

5

sur le drapeau français 6. Je suis la moitié de 10 7. On le porte sur le dos

7

NS LES SsuOrLleUsiTteIO irwww.gra6n4d.o rg le b m se en

Verticalement

6

Couleur de peau des Simpsons Je le tiens entre mes doigts pour écrire Premier jour de la semaine Objet que l’on pose sur la tête pour se protéger du soleil E. Je me situe entre mercredi et vendredi F. Le professeur écrit dessus en classe G. Je suis le dernier jour de la semaine H. Je suis la moitié de 20 I. Je suis le double de 4 A. B. C. D.


31 A

B

Proposé par les élèves de l’Ulis Pro de Baradat

C

1 D

2 E

4 3 G F

6

5

NS LES SsuOrLleUsiTteIO irwww.gra6n4d.o rg le b m ense

Horizontalement 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Comme le sourire du Diable Petit démon espiègle et malicieux L’enchanteur de la légende du roi Arthur Astres exerçant une influence sur la destinée Dans la famille démon, je demande le plus maléfique Il peut se transformer en prince charmant L’un des petits compagnons de Blanche-Neige

Les 7 erreurs Proposé par Louis Escos. 4e - Collège Clermont

Verticalement

7 A. Comme le rire du démon B. Géant des contes de fées se nourrissant

de chair humaine Génie de l’air dans les contes scandinaves Créature marine mi-femme mi-poisson Elle est douée de pouvoirs maléfiques Animal fabuleux avec une corne unique au milieu du front G. Créature fantastique qui crache du feu C. D. E. F.

Trouve les 7 différences entre les deux dessins.


32 Magnifique poème sur la différence

POÉSIE

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« J ai appris à te connaître » Au départ, j’avais peur de t’aborder, Tu es si différent, J’avais peur de te parler, Tu es si différent, Je ne savais pas quoi te dire, Je pensais que tu ne comprendrais pas, Que tu ne m’écouterais pas, Que tu ne me répondrais pas, Mais à l’école, Mes éducateurs m’ont appris, Ce qu’était : La différence, La tolérance, Savoir aimer son prochain, Et, que le monde dans lequel je vis, Est composé de personnes ayant une personnalité, Une intelligence, un physique différents, Et, depuis ce jour, J’ai compris que chacun d’entre nous souhaite être reconnu A sa juste valeur et surtout, Eprouve le besoin d’aimer et d’être aimé. Les élèves de Sainte Bernadette

Quelques bribes de mots, de phrases, et ensemble, les élèves de la Fondation d’Auteuil vous proposent cette prose à méditer.

Kif kif 5 2014  

Kifkif est unique en France. Il est le journal des collégiens du dpt 64 qui évoquent des sujet liés au handicap. 40000 exemplaires distribué...

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