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N u m é ro 4 - Édition 2013

G R AT O S Tirage : 40.000 exemplaires

En collaboration avec l’Inspection Académique des Pyrénées-Atlantiques

Le seul journal des jeunes qui parle du handicap

La vice championne paralympique raconte

A lire dans ce numéro

Mieux comprendre l’autisme

Pages 8 à 10

A la découverte de la langue des signes Pages 26 et 27

Perle Bouge, médaillée d’argent aux derniers JO de Londres en aviron, a été interviewée par les élèves du collège Jean Rostand de Biarritz

A 12 ans, Damien vise les JO de Rio 2016

Pages 20 à 22

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ges D e s r e p o r ta

Des enquêtes

Des in te rv ie ws

Bernard court aux côtés des non-voyants Pages 18 à 19

Avec ses amis, Thomas nous raconte sa vie de lycéen non-voyant Page 31

Des rencontres

196 KM EN VÉLO

Des jeux

GAGNE

2 PLACES de Ciné P. 23

Dix jeunes du Nid basque ont relevé le défi

Pages 12 et 13


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TÉMOIGNAGE

L’ULIS vue par les élèves du collège

KIFF l’Ulis

I

En espagnol, deux élèves l y a un dispositif ULIS nous rejoignent et cela dans le collège de se passe très bien. Clermont depuis 2010. En SVT, techno Onze élèves en et physique font partie Comment un élève est cette année. se passent inclus. Il fait les Nous sommes les relations en contact entre les élèves expériences avec une élève avec les élèves du collège de notre classe de l'ULIS tous et ceux et ils y arrivent les jours dans de l'ULIS ? très bien. la cour de Nous sommes récréation et allés également au cinéma aussi dans certains cours.

Ulis et 5e Segpa ensemble en cours de musique. Photo M. Suarez

ensemble voir «Les 400 coups» au Méliès. C'était très sympa. En septembre, octobre nous sommes allés découvrir un instrument indonésien : le gamellan avec deux élèves de l'ULIS. Nous nous sommes entraînés à jouer

tous ensemble et avons fait un enregistrement de notre création. Khalid témoigne : «Moi j'ai deux amis qui font partie de l'ULIS !». Les élèves de 5e SEGPA du collège Clermont

REPORTAGE

Qui sont les élèves de l'ULIS ? Comment évoluent-ils dans l'enceinte du collège ?

Des ULIS bien dans leur « Pau »

D

ans le collège Clermont de Pau, un groupe d'Ulis a décidé de nous aider à mieux comprendre le fonctionnement de leur scolarité. Non, ils ne sont pas exclus ! Ils s'intègrent facilement ! Cela ne change pas qu'ils soient en ULIS. Parfois, face au groupe, les élèves de l'ULIS ressentent

une certaine timidité, ils sont perdus. Toutefois, ils ne sont pas exclus. En outre, les sorties scolaires leur permettent de se mêler plus facilement aux autres élèves. Les compétences de chacun sont toutes différentes. Les élèves du dispositif ULIS peuvent être inclus à des cours grâce aux qualités qu'ils ont en eux.

Le dispositif adapte les notions, les compétences à acquérir. Il permet de consolider les connaissances dans les matières pour lesquelles les élèves rencontrent des difficultés. Comment se sentent-ils dans le dispositif et dans les classes ? Ils ont des amis dans les deux groupes. Pour réussir, il faut

avoir confiance en soi. Oui, ils ont des difficultés, mais aussi des qualités ; comme nous tous. Ce collège de Pau, le collège Clermont permet aux différences de se rencontrer ; il fait en sorte que chaque élève se sente bien dans sa scolarité et dans sa peau !

Alice Larrodé, Léna Keddar, Rachid Bakhta, Marthe Sarman, 4e3 Collège Clermont

Edité par Grandir Ensemble Association loi 1901 5, rue des Mousserons - 64230 Lescar Site web : grandir-ensemble64.org ISSN : 2119-9833

Distribution :

Mise en page/ Graphisme :

Lacau Quartier Labagnère 64290 LASSEUBE

Studio graphique de Pyrénées-Presse S.A. Rue Despourrins 64000 Pau Impression :

Alice, Léna, Rachid et Marthe. Photo Axelle Veper

Pyrénées-Presse S.A. Rue de Layguelongue 64160 Morlaàs

Publicité/Partenariat:

kifkif.mag@gmail.com

Merci à nos partenaires:


TÉMOIGNAGE

Différents et ensemble !

René Forgues : une école Notre collège accueille un dispositif appelé U.L.I.S qui permet aux enfants avec un handicap de pouvoir aller dans un collège et être intégrés avec d’autres enfants . Les élèves qui sont dans le dispositif U.L.I.S sont un petit groupe en classe. Ils assistent également aux cours avec nous comme en E.P.S, en arts plastiques et en musique. Le reste du temps, ils sont dans leur groupe-classe La plupart du temps, ils sont bien acceptés par les autres élèves. Ils ne sont pas toujours qu’entre eux.

Version française

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« KIFKIF »

Qu’en pense Maximilien ?

Maximilien a 14 ans et il est en 5e. Il est né le 27 mai 1998. Il a un frère qui s’appelle Alban et qui a 20 ans. Maximilen, comment trouves-tu l’ambiance dans ta classe ? C’est sympa. Te sens- tu à l’aise au sein de ta classe. Oui. Quelles sont tes matières préférées ? J’adore les arts plastiques, la biologie, l’EPS, la chimie et l’IDD. Tes enseignants sont-ils gentils Oui. Aimes-tu écrire des articles pour « Kifkif » ? Oui. Quelle est ta passion ? J’adore jouer au rugby

Maximilien a souhaité ajouter qu’il est arrivé 120e au cross du collège et que malheureusement cette année ils font moins de travail manuel. Justine Hiale-Guilhamou (5°7), Pauline Bouvier (5°3) et Iris Castillo (5°1).

TESTEMONY

Our school welcomes a U.L.I.S section (unit where children with a disability go to school with other pupils who are not handicapped). Pupils who are in the U.L.I.S section are in class in small groups. Valerie helps them to understand. They attend some lessons with us such as physical education, art and music. The rest of the time, they are in their own class. Most of the time, they are well accepted by the other pupils. They aren't always just together.

Maximillien added that he arrived 120th in the school race. This year they do less manual work. Justine Hiale-Guilhamou (5°7), Pauline Bouvier (5°3) and Iris Castillo (5°1). Maximilien, how is the atmosphere in your class? It is good. Do you feel comfortable in your class? Yes, I do. What are your favourite subjects? I like Art, biology, physical education, history, physics, chemistry and IDD. Are your teachers nice? Yes, they are. Do you like writing for «Kif Kif»? Yes, I do. What is your hobby? I love playing rugby.

Maximilien is 14 years old and he is in 5e. He was born on May 27th 1998. He has got one brother, Alban and he is 20.

Version anglaise

What does Maxilimien think ?

Rene Forgues : a KIFKIF school !

«

Different and together

»

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Mon entrée en ULIS J e m'appelle Thomas. Je suis en 6e5 et je bénéficie du dispositif ULIS. J'ai 13 ans depuis le 3 janvier. Je suis à l'ULIS de Clermont. Avant, j'étais à Billère, au Collège du Bois d'Amour. En ULIS, on fait des maths et du français, et j'ai un AVS Co (Assistant de Vie Scolaire) qui me suit dans certaines matières (SVT, Technologie, Musique, Arts plastiques) pour que je sois

Photo Louis

Escos et Meh

di Fruchart

TÉMOIGNAGE

En octobre, Thomas arrive dans le dispositif ULIS

DÉBAT

Le débat Philo des ULIS

T

ous les lundis matin, les élèves des deux classes d'ULIS de Morlaàs se regroupent pour faire un débat philo. Cela peut être soit sous forme de jeux, de quizz, mais nous les avons vus le faire sous forme de questions. La question du jour était : «Pourquoi l'Homme existe-t-il ?». Tous les enfants regroupés, accompagnés de deux professeurs d'ULIS, ont réfléchi quelques minutes à ce sujet et ont écrit sur une feuille par élève. Un élève a été choisi pour donner un «micro» (un feutre d'ardoise) à un autre élève, ce qui signifie que cet autre élève pouvait parler et donner la réponse qu'il a écrite. Plusieurs réponses ont été proposées : «pour remplacer les dinosaures», «pour avoir une descendance», «les hommes ne servent à rien», «pour l'équilibre de la Terre»... Si les élèves ne trouvent pas, ils pourront chercher sur Internet. Au final, cela leur permet d'apprendre à rédiger, réfléchir et s'exprimer...

attentif. Le reste du temps, je vais en ULIS. Les avantages : on finit tous les jours à 16h et c’est une classe avec moins d’élèves. On est plus suivi par les adultes. Depuis que je suis dans ce dispositif, je suis obligé de respecter les règles sinon je suis sanctionné... à chaque fois. J’attends les vacances avec impatience !!!! Thomas Gomez, Collège Clermont

Préparez vos articles ur

po

Amandine et Sophie 6eF

Si vous êtes enseignant, élève ou un groupe d’élèves d’un collège ou d’un établissement médico-social, vous pouvez contribuer au contenu du prochain numéro de Kifkif.

Contactez-nous :

kifkif.mag@gmail.com Les élèves débattent. Photo : E. Caplanne


5 REGARDS CROISÉS

Pour que Paris soit du gâteau L

a classe de 504 et la classe ULIS préparent ensemble depuis novembre un séjour à Paris du 26 février au 1er mars 2013. Mais ce décloisonnement hebdomadaire ne s’est pas limité à la vente de gâteaux et à la visite de l’exposition à la médiathèque « carnets de voyages». Il s’est aussi enrichi d’une heure de théâtre par semaine ce trimestre, heure très appréciée et attendue par tous les élèves. Voici d’ailleurs quelques témoignages : Pour moi, ça ne change pas beaucoup, j’ai même l’impression qu’il n’y a qu’une seule classe, c’est juste quand les professeurs disent «On va à Paris avec la classe ULIS» que je commence à me dire qu’on est en classe avec eux. Basma 5e4

Le projet ULIS/504 m’a prouvé qu’il ne fallait pas se fier aux apparences, nous avons bien des centres d’intérêt en commun et nous les découvrons parce que nous passons du temps ensemble. Lors de la vente des gâteaux pour nous aider à financer notre voyage à Paris, je me suis beaucoup amusée avec eux. Un super moment ! Alice 5e4

Représentation théâtrale d’un groupe devant le reste des élèves. Photo : Collège M. de Navarre

Vente de gâteaux à l’occasion d’une rencontre parents/professeurs. Photo : Collège M. de Navarre

Au début, nous les regardions bizarrement mais quand nous avons fait du théâtre ensemble, nous avons appris à les connaître et je me suis rendu compte qu’ils avaient énormément de qualités. Et que de fous-rires partagés ! Adèle 5e4

«Avant je n’aimais pas faire du théâtre. J’avais peur de me montrer devant les autres. J’avais peur, j’avais honte. Finalement c’est amusant. Je ne suis pas plus mauvaise que les autres. Ça m’a donné confiance.» Nourayati - ULIS

«On est comme on est. On s’accepte comme on est. Je pense que je vais sympathiser avec certains élèves de cette classe de 5e.» Florian - ULIS

«En travaillant avec les ULIS, j’apprends à les connaître et à les aider s’ils en ont besoin mais contrairement à ce que j’imaginais, ils ne sont pas différents de nous.» Amélie 5e4 ULIS Marguerite-de-Navarre, Pau

Et rendez-vous dans le prochain KIFKIF : nous vous présenterons quelques uns de nos carnets de voyage.


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Préparer notre avenir D

avec des ateliers d’entretien ès l’âge de 14 ans, des locaux, de cuisine, de nous sommes en repassage et de couture S.I.P.F.P. (Section - B.T.P.A. (Bâtiment Travaux d'Initiation et de Première Formation Professionnelle), Publiques et Agricoles) avec des ateliers d’espaces c'est-à-dire 12 heures par verts, semaine en Le S.I.P.F.P. ? d’horticulture, classe et Ça vous parle ? de ferronnerie, 12 heures de menuiserie, en atelier de peinture et un atelier pré-professionnel. polyvalent de mécanique. Les prises en charge Ce travail en ateliers thérapeutiques sont incluses dans cet emploi du pendant plusieurs années temps. Nous avons le choix nous permet de connaître entre deux grandes familles nos capacités et préparer ainsi notre avenir à notre d’ateliers : rythme. Plusieurs - A.T.M.F.C. (Assistant orientations sont possibles Technique en Milieu après le Castel. L’orientation Familial et Collectivité)

La serre de l’atelier horticulture. Photo AC Mesnager

est préparée dans le cadre de notre projet de vie. Si notre projet est de trouver un emploi, nous avons la possibilité d’aller travailler dans le milieu

ordinaire, ou sinon en E.S.A.T. (Etablissement et Service d’Aide par le Travail). Flavien, Naomie, Céline, Amandine, Alexandre

« Ma vie après le Castel » Des élèves du Castel témoignent de leur formation professionnelle

AC Mesnager

«J’aurai 20 ans en juin prochain. Ça fait quatre ans que je travaille à l’atelier peinture au Castel. J’ai fait plusieurs stages qui se sont bien passés. Je travaille en alternance depuis septembre dernier à l'E.S.A.T. Alpha à Idron. Et début juillet, je serai embauché définitivement. Je serai peintre en bâtiment. Je ferai des chantiers pour des particuliers mais aussi pour des entreprises. Je suis très content de quitter le Castel pour être autonome. Je serai hébergé au début au Foyer des Jeunes Travailleurs. Le Castel m’aide aussi à bien préparer mon départ pour que tout se passe bien !» Kévin M.

AC Mesnager

Flavien (17 ans) va bientôt partir en stage à la mairie de Jurançon. Il s’occupera de l’entretien des espaces verts.

Kévin L. (16 ans) est pendant deux semaines en stage chez un carrossier. C’est un métier qu’il aimerait faire plus tard. Brayan (18 ans) est lui aussi en stage pendant deux semaines dans un restaurant à Nay. Il travaille dans les cuisines. Ce stage lui permettra de savoir s’il souhaite poursuivre dans cette voie.

Une formation informatique à l’E.S.A.T.

Un travail à l’E.S.A.T.

«Tous les lundis matins, nous allons avec notre professeur à l’E.S.A.T. Jean Genèze à Pau où nous apprenons à nous servir des logiciels RAMSES et SAGE. Ces logiciels servent à faire les bons de livraison en blanchisserie (logiciel RAMSES) et les bons de livraison et de facturation (logiciel SAGE utilisé aussi par le comptable de l’E.S.A.T.). Nous avons commencé le lundi 14 janvier. Ce projet nous permet de compléter notre formation pré-professionnelle.» Naomie AC Mesnager

Des stages en milieu ordinaire

AC Mesnager

FORMATION RENCONTRE

Découverte d’un établissement spécialisé : l’I.M.E. du Castel de Navarre à Jurançon


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EMPLOI

Ancien élève de l’ULIS, Samuel a décroché un emploi en ESAT

Du boulot pour Samuel

S

de motivation et est allé amuel LEBIGOT, déposer ses demandes jeune autiste de 19 d’emploi dans les ESAT de ans, a été élève à son choix, là où ses stages l’ULIS Pro du lycée Baradat s’étaient le mieux passés pendant deux années. Il a (il y en avait deux). bénéficié des cours Et quelle bonne surprise dispensés au lycée et a pu, quand en octobre, il est à travers de nombreux contacté par stages De l’Ulis Pro… l’un de ces deux dans à l’insertion ESAT pour une plusieurs professionnelle embauche ! secteurs, Samuel est construire en ESAT donc devenu son projet ouvrier à l’ESAT Coustau de professionnel. Il a Lescar, à l’atelier également bénéficié de cartonnerie, en novembre l’accompagnement du 2012. Ses anciens Sessad «les Petits Princes». camarades de classe : En juillet 2012, lorsqu’il Margot, Marine, Pauline et quitte l’ULIS, son projet professionnel en ESAT (1) est Keiran, sont allés le rencontrer et ont recueilli confirmé. Il a rédigé en son témoignage : cours son curriculum vitae, « Je suis content d’être sa lettre embauché ici, je connaissais déjà puisque j’étais venu y faire un stage. Je travaille du lundi au vendredi, de 9h à 17h sauf le vendredi (16h). Je viens tout (1)

Samuel en plein travail ! Photos : N. Castaing

ESAT

Margot, Marine, Pauline et Keiran sont allés rencontrer Samuel.

seul en bus. Pour moi, ça n’a pas été difficile de trouver ce travail, ça s’est fait tout seul, puisqu’ils étaient contents de moi ! « Aujourd’hui, je suis payé pour mon travail » A l’atelier cartonnerie, je travaille sur des plaques dorées de cartons alimentaires : je les pèse le matin, et l’après-midi je les décortique car elles arrivent par plaques sur lesquelles une machine a prédécoupé les formes. C’est un travail de précision que je réalise tout seul et que je ne trouve pas difficile. Je suis content de travailler en ESAT car je me rappelle que les stages que

C’est un Etablissement et Service d’Aide par le Travail, anciennement appelé CAT (Centre d’Aide par le Travail). Une personne handicapée peut y rentrer à partir de 18 ans, en signant un contrat de soutien et d’aide par le travail. Un ESAT propose des activités professionnelles mais aussi un soutien médico-social et éducatif en vue de favoriser l’épanouissement de la

j’avais faits en milieu ordinaire avaient été compliqués. Ici, on n’est jamais tout seul et on peut faire des activités en dehors du travail si on veut. Je me suis fait des ami(e)s. J’ai plaisir à revoir mes camarades du lycée et ça fait bizarre de ne plus y aller. Aujourd’hui, je suis payé pour mon travail, j’ai des responsabilités, je dois penser que le directeur compte sur moi. Tout est allé très vite, alors aujourd’hui, je ne sais pas encore ce que je souhaite pour la suite…» Bravo Samuel et un grand merci pour avoir répondu à nos questions ! Les élèves du dispositif ULIS Pro Baradat

personne handicapée, tant au niveau personnel que social. Le travailleur d’ESAT perçoit une rémunération, a droit à des congés, mais ne peut pas être licencié. Il peut également, en fonction de ses capacités et de ses envies, être mis à disposition d’une entreprise du milieu ordinaire afin d’exercer son activité professionnelle à l’extérieur de l’ESAT.


8 Entrevue avec une membre de l’association « Désirs d’AILES »

2n0n1é2e

A autisme

RENCONTRE

de l’

Comprendre l’autisme Irène Monsanto Serra, membre de l’association Désir d’AILES, logopède(1), est maman d'une jeune fille autiste. Nous l’avons interrogée, afin de mieux comprendre ce qu'est l'autisme et ce que peut faire cette association pour accompagner les parents dans l'éducation de l'enfant autiste. Qu’est ce que l’autisme? L’autisme est un handicap invisible qui Recherche sur l’autisme dans la salle multimédia. Photo I.A. touche le système nerveux central c’est-à-dire le cerveau. C’est une mains, ses yeux et tous ses gestes, altération de la communication, de la - Son cerveau dit à ses yeux de regarder socialisation et de l’imagination. Ce partout ou de regarder une chose, trouble du développement repose sur - Son cerveau a besoin de beaucoup une altération biologique. Il dure toute de temps pour enregistrer les nouvelles la vie. Il ne dépend pas choses, du niveau de QI bien - Son cerveau ne sait que généralement, il pas lui dire si vous «Valides est accompagné de êtes content ou si et handicapés, difficultés vous lui faite une apprenons d’apprentissage. blague, à vivre ensemble Son cerveau et en harmonie Comment cela le mieux possible» comprend mieux quand c’est écrit. se passe - Les personnes chez un enfant autistes éprouvent autiste ? des difficultés majeures à imiter - Son cerveau enregistre mal les spontanément, messages que l’enfant entend, il les - Elles ont des intérêts restreints comprend de manière différente, et stéréotypés, - Son cerveau organise mal ce qu’on lui dit, - Elles ne généralisent pas les - Son cerveau commande mal ses

Désir d’AILES

L’ Association «Désir d’Ailes», née en 2008 à Pau, est une association de professionnels et de parents à l’écoute des familles. Les objectifs de l’association sont une aide à domicile (projet d’action, accompagnement à la vie quotidienne, apprentissages avec méthodes adaptées et spécifiques à l’autisme...), une aide administrative (orienter, informer, aider à monter un dossier...), une écoute attentive en favorisant des réunions parents/professionnels, des formations sur l’autisme et aider les familles à ne plus se sentir seules face au handicap. L’association propose également une aide à domicile avec des professionnels formés. Cette aide vise les aptitudes sociales, les aptitudes de loisirs, les aptitudes sportives, un soutien scolaire adapté, le travail à la table (Teach)... En savoir plus : www.desir-dailes.com

compétences acquises d’un contexte à l’autre (lieu, personne, matériel), - Elles ne comprennent pas spontanément l’intérêt des apprentissages, - Elles doivent apprendre des stratégies organisées et structurées, - Elles doivent bénéficier d’apprentissages parfois longs et intensifs, - Elles n’apprennent pas nécessairement de manière linéaire et régulière. A l’école, comment cela se passe-t-il ? Le maître parle, mais l’enfant autiste ne comprend pas tout ce qu’il dit. Heureusement, l’A.V.S (Auxiliaire de Vie Scolaire) est présente pour expliquer une deuxième fois avec d’autres mots. Et, à la maison, la famille explique de nouveau et régulièrement. Elle écrit pour mieux expliquer les choses. L’enfant autiste aime apprendre et travailler. Bien souvent, il est très content d’être parmi les élèves dans la classe. Il sait qu’il ne peut pas guérir, il peut seulement s’entraîner tous les jours, s’adapter aux nouvelles situations pour essayer d’être comme les autres.


9 on développe davantage de sens (ouïe, toucher...). Chaque être est unique Nous avons compris ce qu’est le handicap et les difficultés rencontrées au quotidien par les personnes handicapées. Connaître leurs différences, respecter leurs différences, les accepter telles qu’elles sont, c’est essentiel pour bien vivre ensemble. Nous avons réalisé que chaque être est unique et donc original. La vie sociale ne peut se construire qu’avec des individus à qui il est donné les moyens de faire fructifier leurs talents propres. Le refus de la différence mène par contre à l’exclusion. Ce travail sur l’altérité nous a permis ainsi de construire et de gérer nos relations à l’autre et d’assumer courageusement les différences et de développer chez nous un esprit de tolérance. 4e ETP3 Collège Sainte Bernadette à Audaux (Apprentis d'Auteuil) (1)

me

M Monsanto nous explique l’autisme. Photo I.A.

Une logopède soigne les troubles de la communication, de la parole et du langage oral.

L'autisme dans le milieu hospitalier

Photo Minvielle

Au travers de cette rencontre, nous avons compris qu’une personne handicapée a moins de chances que les autres. En effet, une personne autiste a plus de mal à comprendre, apprendre, à être autonome… Nous naissons tous différents et le handicap ne doit pas empêcher de vivre et d’être heureux. La personne handicapée est aussi sensible, artiste, intéressée par la vie, amoureuse... que les autres. Certaines personnes autistes dites «Asperger» (Albert Einstein par exemple) acquièrent même d’étonnantes capacités. Quand on est différent par exemple,

Les structures spécialisées pour autistes sont peu nombreuses. Il est donc difficile de trouver des places pour les personnes atteintes, mais des centres comme le CHP (Centre Hospitalier des Pyrénées ) peuvent les accueillir en vu d'un placement ou d'un retour a domicile. Ils n'ont pas souvent besoin de soin particulier car ils sont peu violents, mis à par quand ils sont sous pression où ils peuvent le devenir. Les raisons d'une hospitalisation sont la mise en place d'un traitement suite à un état d’agitation, ou à un trouble du sommeil. Un autiste nécessite plus une structure d’encadrement et d'occupation que de soins hospitaliers. Beaucoup de personnes vivent avec leur famille, malgré leur autisme. Thomas Minvielle D'après un entretien avec M. et Mme Minvielle, personnels soignants au CHP


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POLITIQUE

Stéphane Coillard, élu du Conseil général est sensible à la question du handicap

Un élu aux côtés des autistes V

endredi 1er septembre, nous avons reçu au collège, entre midi et deux, M. Coillard qui est vice président du Conseil Général . Il est venu nous parler de l'autisme et des actions qu'il mène avec des associations pour les aider à s'intégrer dans la vie normale. L'autisme est difficilement décelé avant trois ans, après cela, il faut commencer à leur apprendre des signes de la vie de tous les jours comme serrer la main, se présenter, apprendre à compter, etc.. Cela est très difficile, car certains parents et la société n’acceptent pas la maladie et peuvent parfois «enfermer» en quelque sorte ces enfants. Alors, pour aider les parents, des réunions sont mises en place pour les accompagner et les aider à savoir quels gestes adopter avec leurs

Ce que j’ai compris de l’autisme

2n0n1é2e

A autisme de l’

enfants. Il nous a cité quelques associations avec lesquelles il travaille beaucoup et qui utilisent les méthodes TEACH ou ABA. L’autisme est un grand mystère Celle avec laquelle il travaille le plus est Autisme Pau Béarn qu'il doit voir au moins deux fois par mois. Mais il n'y a pas que des associations. Il y a aussi des regroupements de parents qui se réunissent aussi plusieurs fois par mois et vont s'informer auprès de certains chercheurs avec lesquels ils sont rattachés pour voir comment avancent les recherches sur l’autisme. «L'autiste peut très bien comprendre les choses… mais il ne voit pas l’intérêt de les faire» nous a-t-il expliqué. A ce jour, l'autisme est

L'autisme est un trouble du comportement qui est décelable à partir de 3 ans chez l'enfant. Il est dans sa bulle et n'a aucun contact avec le monde extérieur, ce qui provoque de lourdes conséquences sur le plan familial. Il est indifférent aux êtres vivants, c'est un enfant très anxieux mais qui peut avoir une intelligence bien supérieure à la nôtre, intelligence que l'on appelle subnormale ou égale. Il existe plusieurs niveaux de troubles autistiques, allant du moins important au plus handicapant. C'est un enfant qui a besoin d'être rassuré et d'être dans un environnement stable, mais malheureusement, on ne peut pas guérir cette maladie, seulement en améliorer les symptômes. Elise 3e Collège de Morlàas

Stéphane Coillard - Photo DR

toujours un grand mystère pour les chercheurs, on ne parle pas de maladie mais d'un handicap qui n'est pas soignable. Nous pouvons améliorer certaines choses chez l'enfant ou bien l'adulte mais il ne sera jamais complètement «rétabli». Cependant, nous savons maintenant que beaucoup de personnes sont là pour aider ces personnes. Elise 3e - Collège de Morlàas

Le Conseil Général, c’est quoi ? Le président du Conseil Général est Georges Labazée. Le Conseil Général est une assemblée qui s'occupe d'un département. Les conseillers généraux sont élus à raison d'un conseiller par canton (ex : le canton de Morlaàs). Le Conseil Général s'occupe de l'aide sociale (protection de l'enfance, aide aux personnes en difficulté ou handicapées), les routes, la culture (bibliothèque, musée...), l’ aide aux associations et aux communes, le tourisme, les pompiers et enfin l'éducation et en particulier la gestion matérielle des collèges. Le Conseil Général s'occupe de créer et de financer des classes, en particulier les U.L.I.S. M. Coillard est le conseiller général du canton de Morlaàs. Il est délégué aux Maisons du département et au handicap. Il est membre du Parti Socialiste. Amandine 6eF


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VOYAGE

Durant cinq jours, l’ULIS et les 4e ont partagé de bons moments

Paris Express ! Au mois de décembre, les élèves d'ULIS et de 4° du Collège Jeanne d'Albret sont partis découvrir les richesses culturelles et institutionnelles de la capitale.

Ensemble à Paris

L'avis des élèves de 4e

Triomphe. Avec les lumières de Noël, c'est merveilleux ! Puis c'est le retour en métro jusqu'à l'Auberge de jeunesse. Troisième jour

Premier jour Le matin, nous découvrons le Musée d'Orsay avec les tableaux de Van-Gogh Après une longue nuit de trajet en bus et des impressionnistes. depuis Pau, nous voici Deux nuits Ensuite nous sommes reçus au château à l'Assemblée Nationale pour de Versailles. dans le bus L'après-midi nous et trois journées visiter les locaux et assister à la séance du jour avec les Députés. faisons une chasse au bien remplies ! Nous terminons le séjour par la trésor dans les jardins Tour Eiffel où nous montons au deuxième du château. Il fait beau mais très froid ! étage. De nuit, la vue sur Paris est magique ! Deuxième jour Nous quittons la capitale en début de soirée pour arriver à Pau le lendemain Nous prenons le métro jusqu'au Musée matin. Nous sommes fatigués, National d'Art Moderne du centre nostalgiques mais contents de rentrer Pompidou. Nous y passons la matinée. L'après-midi, nous visitons le plus célèbre dormir enfin dans un bon lit ! Les élèves de l'ULIS du Collège Jeanne d'Albret : musée du monde : Le Louvre ! Emilie, Lisa, Manon, Maxime, Fabien, Yoann, Enfin, à la nuit tombée, nous remontons Magomedali, Kevin, les Champs-Elysées jusqu'à l'Arc de Romain, Mattheuw.

Deuxième jour : le groupe devant la pyramide du Louvre... Photo ULIS JdA

Troisième jour - La Star de Paris : la Tour Eiffel a allumé ses lumières pour nous accueillir. Photo ULIS JdA

Les élèves de 4e ont répondu à un questionnaire sur leur voyage à Paris. Il ressort qu'ils étaient tous enchantés par cette expérience. Concernant le fait de partir avec les élèves de l'ULIS, 65 % répondent que cela leur était égal. Le commentaire qui revient le plus souvent est : « cela ne me dérange pas », ou , « les élèves d'ULIS ont le droit de partir comme tout le monde ». Plus de 30 %, ont trouvé plutôt bien de partir ensemble car « cela a permis de faire connaissance ». A la question « est-ce que j'ai échangé, partagé des choses avec les élèves d'ULIS pendant le voyage? », 58 % répondent oui. Les expériences décrites sont liées à des visites ou des activités dans des groupes communs et des conversations pendant le déroulement du voyage (transport, auberge...). Certains décrivent même des liens de franche amitié avec leurs pairs d'ULIS. Si la majorité des élèves de 4e dit ne pas avoir perçu de différences avec les élèves d'ULIS, on relève toutefois que certains d'entre eux ont été perçus comme : « gamins, immatures, bizarres » ou avec « des problèmes de compréhension et de concentration ». Enfin, quelques garçons du groupe ULIS ont été ressentis comme parfois « pénibles, désagréables, ayant des sautes d'humeur ». Même en ULIS on peut avoir son (mauvais) caractère ! Surtout quand on est adolescent ! Au final, l'expérience de ce voyage apparaît très positive pour l'ensemble des participants. Mme Gil, Mme Albalat, M. Gibert


12 196 km à vélo : un challenge relevé avec brio par dix jeunes handicapés du Nid-Basque !

DEFI

Fais rouler ton cœur D

u 18 au 22 juin 2012, nous avons participé au projet «Fais rouler ton cœur» qui consistait avant tout à relier Tarnos à Gujan-Mestras à vélo par la piste cyclable (196 km). Nous sommes donc partis à dix jeunes avec Bruno, un éducateur, Stéphanie, notre professeur de sports, et Pascale, notre enseignante ! Le premier jour : nous sommes allés jusqu’à Léon ; nous y avons découvert son beau lac puis nous y avons dormi. Nous avons pu profiter joyeusement de la piscine pour nous relaxer. Nous nous sommes baignés dans l’océan

Le deuxième jour : direction Mimizan où nous avons pu visiter son phare qui

A a a la queue leu leu ! Photos Bruno Floquet et Stèphanie Berho

ont dévalé la Dune en roulades ! se trouve en pleine forêt. Puis nous Certains n’ont pu monter en haut de la nous sommes baignés dans l’océan ! dune, rattrapés par la fatigue ! Après Rien ne vaut un bon bain après cela, nous avons plusieurs heures de Tous les jeunes repris nos vélos vélo !!! Nous avons (et les moins jeunes!!!) pour rejoindre le dormi sous la tente camping de après avoir mangé se sont surpassés. Gujan-Mestras de bonnes pizzas. où nous attendait un superbe repas Le troisième jour : nous sommes allés froid organisé par une association jusqu’à Biscarosse où nous avons pu, locale ! après avoir bien pédalé, profiter pleinement de la baignade dans le lac qui bordait notre camping. Superbe Une journée à Aqualand camping ! Nous avons eu droit à un bon repas au restaurant ! C’était le 21 juin : jour de la fête de la Quatrième jour : direction GujanMusique ! Et c’est ainsi qu’après le Mestras via la Dune du Pila ! Nous repas, nous sommes allés à Arcachon avons donc pédalé jusqu’à la Dune au écouter les groupes de musique, et pied de laquelle nous avons mangé. danser ! Un moment inoubliable ! Puis partie rigolade où les plus fous Nous nous sommes tous éclatés.


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Puis le dernier jour fort attendu par tous : une journée au parc aquatique Aqualand à Gujan. Il y avait les plus téméraires et sportifs pas assez fatigués qui ont passé leur temps dans les différents espaces de glisse et les adeptes du bronzage (des filles bien sûr !!). Tous ont profité pleinement de cette belle journée. Puis, l’heure du retour a sonné ! Nous avons pris le train jusqu’à Bayonne ! Steph et Brandon eux, sont rentrés en camion ! Il fallait bien ramener les vélos ! Ce périple fut une expérience exceptionnelle ! Malgré la fatigue, les douleurs parfois, tous les jeunes (et les moins jeunes !!!) se sont surpassés. Ce séjour s’est déroulé dans une superbe ambiance. Merci à tous car tout le monde y a contribué ! Nous n’attendons qu’une chose : renouveler cette expérience !

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Cynthia et Brandon Reportage photo : Bruno et Stéphanie Nid basque

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VOYAGE

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Montée à la Verna. Photo Maïté Suarez

Voyage pendant 3 jours avec nos classes de référence

Séjour à Arette M

étaient très jolis, il faisait chaud. toute la matinée, pour aller visiter la ercredi soir, nous sommes grotte de La Verna. Après la visite de la La randonnée nous a plu ! Puis, à la fin partis du collège Clermont à de la journée on a repris le bus pour grotte, nous 18h30. rentrer au collège. Nous sommes sommes tous Quand nous Le séjour s'est très bien arrivés à 18h20 et là, chacun est rentré repartis, sommes arrivés à passé, tout nous a plu ! direction le bus. à la maison ! Arette, à 20h, Quentin, Salma et Axelle On a mis du M. Roux nous a (élèves de 4e du collège temps pour arriver au bus parce que la indiqué nos chambres. Puis nous Clermont et du dispositif ULIS) marche était très longue. Nous avons avons déposé les valises. Nous avons marché pendant 1h30. Les paysages retiré les habits de la valise puis nous les avons installés dans l'armoire. Ensuite nous sommes allés manger nos pique-niques au réfectoire. Après, on est remonté dans nos chambres. Axelle : « Toutes les activités réalisées m'ont plu (spéléologie, course d'orientation, On s'est mis en pyjama, on s'est brossé marche, visite la grotte de la Verna, visite du musée, ...). Par contre, je n'ai pas aimé la les dents, puis on a un peu parlé et on nourriture de la cantine. Mais j'ai adoré les moments passés dans ma chambre avec mes s'est couché. copines (Monica, Ariana et Estelle) » Jeudi : avec mon groupe, on s’est Salma : « J’ai aimé le mercredi soir à table et surtout le jeudi soir dans ma chambre. équipé d’une combinaison, d’un J’ai détesté le vendredi matin : je râlais parce que j’avais mal aux jambes quand on faisait casque et de bottes pour aller faire de de la marche. Ce séjour m’a permis d’être un peu plus en relation avec mes copines. C’était la spéléologie et ensuite on est allé bien » visiter le musée. Quentin : « Ce voyage, je l'ai beaucoup aimé. J'ai beaucoup aimé les activités, c'était L'après midi on a fait une course super. J'ai été vraiment content d'être avec mes copains dans la chambre, manger avec d'orientation en pleine nature. C’était eux : c’était bien. Papa et maman m'ont un petit peu manqué au début et à la fin, non. joli. Ce voyage m’a permis de me faire plus de copains. » Vendredi : on a fait de la randonnée

Nos impressions


Odyssée des ULIS à Arette

PETITE ANNONCE

Aventure spéléo

Mesdames, Messieurs les chefs d’entreprise…

E

la grotte s’est fait en deux n septembre 2012, des classes de 4e ont groupes. On est arrivé en haut de la montagne. Nous été accompagnées avons mangé près d’une dans leur séjour par des cabane. élèves de la Quentin classe ULIS du Prends soin et Yanis collège. Ils ne de ta peau, étaient se doutaient fais de la spéléo. très pas que ce contents voyage serait d’être instructif, accompagnés de M. Roux. marrant et parfois Nous avons enfilé les émouvant. Voici l’une de combinaisons avant nos aventures : d’entrer dans la grotte. pour cette sortie Quentin et Yannis ont mis pédagogique en des charlottes (1) : c’était spéléologie pendant deux jours à Arette (fin marrant. En plus du casque, septembre 2012), nous on avait des manteaux avons pris le bus avec une pour éviter d’avoir froid. autre classe de 4e et avec Le spéléologue qui nous accompagnait nous Yannis et Quentin du recommanda, pour des dispositif ULIS. raisons de sécurité, de nous Le soir de notre arrivée à surveiller mutuellement. Arette, nous avons essayé Yannis est entré le premier des combinaisons en vue dans la grotte. Quand il a de la sortie en spéléo, le ouvert la porte, on a été lendemain. Le départ vers

surpris par la bourrasque. A l’intérieur, nous étions ravis, malgré le froid. On a marché pendant au moins dix minutes. Puis Quentin est entré dans la salle la plus grande d’Europe. Les lumières se sont successivement activées ; et on a vu des mannequins de 1,80m qui nous paraissaient tout petits. C’était spectaculaire, cette immensité ! A l’intérieur de la grotte, il y avait beaucoup d’argile. Au bout d’un moment on s’en est mis sur la figure. A notre sortie, le prof nous a pris en photo avec nos figures grimées en vert. On a bien ri. Quand nous sommes sortis, on était heureux de notre aventure spéléo. Les élèves de 4e6 Collège Clermont (1)

Charlotte : bonnet de tissu, à bord froncé, pour protéger les cheveux sous le casque.

…comment voulez-vous que nous construisions notre projet professionnel si nous ne pouvons pas vivre de nombreuses expériences dans des secteurs différents ? Imaginez-vous : en ULIS Pro, chaque élève a son propre projet, réalise au moins cinq stages par année scolaire .... et nous sommes 12 ! Alors, Mesdames, Messieurs les chefs d’entreprise, nous avons besoin de vous pour nous accueillir en stage ! Vous verrez, vous serez certainement surpris,… peut-être bousculés dans vos convictions… mais jamais déçus ! Vous avez les compétences, nous avons l’envie ! N’hésitez pas à vous manifester au 05.59.02.97.26. Les élèves de l’ULIS Pro BARADAT avec leur professeur

Beaux cadeaux de Noël en ULIS !

BRÈVES

VOYAGE

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Heureuse fin d’année pour Samuel et Marilyne, anciens élèves de l’ULIS du LP Baradat qui ont été embauchés dans l’ESAT de leur choix, respectivement en novembre puis en décembre. C’est une nouvelle vie qui s’annonce avec en plus pour Marilyne un logement à la clef ! Bonne continuation à eux deux !

A vos plumes !

Avant d’entrer dans la grotte. Photo Fabrice Roux

Margot Castillon et Gloria Debilly de l’Ulis Pro Baradat, participent à la 15ème édition du concours de nouvelles organisé par l’association toulousaine «Le lecteur du val». Elles doivent montrer leur talent d’écrivain en herbe en rédigeant une nouvelle fantastique ou policière de 2 à 6 pages, dans la catégorie lycée. Les résultats seront publiés en juin 2013.


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RÉCIT

25 jeunes de l’IEM Bellevue sont partis à Londres cet été

A la Découverte des jeux paralympiques 2012

Équipe féminine de volley assis. Photo Galo PEREZ IEM Bellevue

G

râce à l’association «vivre ensemble» d'Os-Marsillon et aux dons de nombreuses entreprises qui ont financé le voyage pour une vingtaine de jeunes, j'ai eu la chance de me rendre à Londres. J'étais aux jeux paralympiques de Londres du 29 août au 5 septembre 2012 ! J'ai donc assisté à la cérémonie d'ouverture. Elle

Départ du 200 mètres. Photo Galo PEREZ IEM Bellevue

En athlétisme, j'ai pu voir était fantastique. Des des courses en fauteuil et artistes talentueux ont d'autres avec des personnes chanté. J'ai écouté le discours de Stephen Hawking, Malgré le handicap, physicien les athlètes théoricien et se surpassent cosmologiste britannique. J’ai admiré le défilé des équipes équipées de prothèses. Les coureurs non-voyants sont des différents pays tous accompagnés d'un participants : l'ambiance à guide. ce moment-là était particulièrement joyeuse. J'ai surtout découvert Des aveugles plusieurs sports adaptés. au tir à l’arc Ainsi, le goalball est pratiqué par des nonJ'ai aussi découvert du saut voyants ; ils jouent avec un en longueur : les athlètes ballon qui a des clochettes. sont équipés de prothèses. L’attaquant fait rouler le Pour le tir à l'arc, les tireurs ballon et les défenseurs peuvent tirer debout ou utilisent tout leur corps assis, d'autres participent pour l'intercepter. Le but du aux épreuves en fauteuil. Le jeu est de marquer le plus plus impressionnant, ce de buts possible. sont les tireurs aveugles. Ils Pour les épreuves de judo, parviennent à se repérer et les participants sont à ajuster leur tir grâce aux également aveugles. indications orales de

personnes qui se tiennent à leur côté. Concernant le volley, les joueurs sont en position assise. Ce qui m'a surpris le plus c'est que les participants, malgré le handicap, se sont surpassés. J'ai ainsi assisté à un spectacle grandiose au cours duquel certains records ont été battus. Yohann Lebredonchel ULIS Francis Jammes/ IEM Bellevue

Au départ : une athlète et son guide. Photo Galo PEREZ IEM Bellevue


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SPORT

Damien Cacheleux se prépare pour les jeux paralympiques de Rio en 2016

Damien, prodige du tir à la carabine

M

ercredi, 14h30 au stand de tir de Lons. Damien Cacheleux, sur son fauteuil roulant, vient s’entraîner accompagné de son père. A 12 ans, il est en classe de 5e au collège du Bois d’Amour à Billère. Dans un vieil entrepôt aménagé, son père dispose une palette en bois sur le sol. Il aide Damien et son fauteuil à s’installer perpendiculaire au comptoir. L’ambiance est paisible, calme. «Il faut maîtriser sa respiration, écouter, être concentré et être calme» explique Damien. Il pratique le tir avec une carabine et non un pistolet

car ça lui ferait trop mal au bras. Sa séance d’entraînement durera une heure pendant laquelle il tirera une trentaine de plomb sur une cible à 10 mètres. Damien pratique aussi la natation. Un niveau olympique

C’est au cours d’une kermesse sportive à Billère qu’il a connu le tir au laser. «Damien était très doué et il a aimé» raconte son père. Rapidement, il l’a inscrit à un club. Depuis, il fait tout genre de compétions, partout en Aquitaine. C’est un prodige parce ce qu’il a beaucoup de talent. Il a participé aux Jeux de l’Avenir Handisport en 2011 où il est arrivé premier dans une catégorie réservée aux 1220 ans alors qu’il n’avait que 11 ans. Son record personnel est de 384 points sur 400. Il a le niveau olympique. Damien aimerait faire les jeux

Damien, installé sur une palette, se concentre avant de tirer. Photos V.L.

paralympiques de tir à la carabine en 2016 à Rio au Brésil pour mesurer son niveau par rapport aux autres et voir comment ça se passe. Il fait tout pour y arriver. Victorine Leblond et Victoria Benétreau 6e 1 au collège St-Joseph de Nay


RENCONTRE

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Des yeux et des jambes

Ahmed pratique la course à pied grâce à Bernard. Photo : P.L.

C

, est sur la piste du stade

André Lavie de Pau que Bernard Brèque et Ahmed Ouldaa s’entraînent ensemble à la course à pied trois fois par semaine. Ahmed et Bernard se sont rencontrés grâce à un ami commun. Cet ami savait qu’Ahmed cherchait un guide et que Bernard courait. Mais la question que tout le monde se pose est pourquoi Bernard guide Ahmed ? Ahmed est mal voyant de naissance en raison d’une maladie génétique. C’est à quatorze ans qu’il a perdu totalement la vue. Il est marié et

a trois enfants qui ne sont pas atteints trouve que c’est important d’aider les autres. «Je ne me suis même pas posé de la maladie. Le risque d’être atteint pour ses enfants était de 2 pour 1000 . de questions, pour moi c’était naturel. Ça va au-delà de la Dans sa famille, ils sont trois à être atteint de Bernard et Ahmed course. Ça nous motive cette maladie mais il est aiment courir. mutuellement» plus touché que ses Ils vivent leur frères et sœur. passion ensemble. nous dit Bernard. Il le guide avec une Ahmed ne travaille pas, cordelette qu’ils son handicap ne le lui tiennent tous les deux dans la main, permet pas. Bernard est responsable cette cordelette est indispensable. Ils opérationnel à Total. Il court depuis trente ans et Ahmed depuis treize ans. font des compétitions de toutes Ensemble, ils courent depuis huit ans. distances, dans toute la France, le maximum de km est quarante deux. Bernard guide Ahmed parce qu’il


19 Ils ont fait le très grand marathon de Paris. Ils font surtout de la course sur route. Ils ne font pas d’autres types de course car le terrain est trop irrégulier. Le guide doit faire attention aux obstacles, surveiller la trajectoire, faire attention aux autres coureurs pendant les compétitions parce qu’ils ne savent pas qu’il y a un aveugle. Les gens n’osent pas s’engager Pour Ahmed, Bernard est ses yeux. Il est sensible au moindre son et mouvement. Il sent quand Bernard change de foulée, quand il ralentit ou quand il accélère. En fonction des jours et de leur forme physique, c’est le plus rapide des deux qui s’adapte au rythme de l’autre. Ahmed dit que tout le monde ne le ferait pas. Les gens n’osent pas s’engager à cause des contraintes. Le sport a beaucoup aidé Ahmed à ne pas s’isoler. Il a besoin de rencontrer des personnes. S’il n’avait pas été handicapé, il n’aurait peut être jamais fait de sport. D’ailleurs, il pratique également le vélo (en tandem), la natation, le ski de fond et de la randonnée. Au début, Bernard

Bernard et Ahmed sont liés par une cordelette. Photo : P.L.

lui a posé beaucoup de questions comme : « si on tombe, qu’est ce qu’on fait ?». La réponse d’Ahmed était simple : «ben… on se relève» ou alors, comment fais-tu pour courir ?». Là aussi, sa réponse était toute bête : «Ben… je cours avec mes jambes.» Bernard

accompagne d’autres non voyants. «Ce serait bien qu’il y ait d’autres volontaires pour guider les mal voyants» nous dit-il. Avis à la population. Victorine Leblond et Victoria Benétreau 6e 1 collège St-Joseph de Nay.

Gauthier Simonet, le champion des guides authier Simonet est celui qui Gguide lors des courses, les

Gauthier Simonet, aux côtés d’Assia El-Hannouni, file vers la médaille d’or. Photo : Didier Echelard

malvoyants comme la grande championne Assia El-Hannouni 4 fois championne du monde, 5 fois championne d’Europe et 8 fois championne des jeux paralympiques. Sans Gauthier Simonet, madame El-Hannouni ne serait pas aussi connue. Gauthier Simonet fait de l’athlétisme, du saut en longueur et du sprint en valide depuis l’âge de 15 ans et il en a aujourd’hui 29. Il a eu de bons résultats en catégorie de jeunes, au niveau championnat de France, mais il n’a jamais fait de compétition internationale. Aujourd’hui, il a le statut d’athlète de haut niveau. V.L.


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AVIRON

Interview de Perle Bouge par les élèves de l'ULIS TFM du Collège Jean Rostand de Biarritz

Perle bouge !!! EXCLUSIF Perle, t'es-tu sentie à l'aise au sein du groupe FRANCE Handisport ? Oui, je me suis sentie très à l'aise au sein du groupe handisports. Nous étions une grande équipe !! Combien de temps avant la compétition es-tu arrivée à Londres ? Je suis arrivée à Londres le 22 ou le 23 août 2012 il me semble, une bonne semaine avant en tout cas... Les infrastructures étaient-elles suffisamment adaptées au Handicap ? Alors, en fait nous n'étions pas à Londres pendant la compétition, mais dans une université à Eton où tout était accessible aux personnes en situation de handicap. Mais même là bas, à Londres, tout était accessible ; le métro, le site ... tout a été étudié pour ! Es-tu satisfaite de ta performance ? (rires) Ah ça ! C'est la question piège !

Perle et Stéphane croquent l’argent. Photo Didier Echelard

As-tu pour objectif de participer aux Alors oui et non. Oui, parce que quand on ramène une médaille des jeux para- prochains jeux paralympiques au Brésil en 2016 ? lympiques, forcément c'est une satisOui, mais on va y aller étape par étape. faction, et c'est bien ! Mais quand on Pour l'instant, je me prépare pour les ne ramène pas la médaille d'or, on est championnats du monde de septembre forcément un peu déçue quand on est 2013. Ensuite compétitrice ! Perle Bouge, médaille on verra, Donc je suis d’argent au JO paralympiques petit à petit. contente, on Il y aura n'a pas le droit de Londres répond à nos questions. peut-être d'être déçue plus fort que nous aussi, on verra... d'avoir eu une médaille ! Il y a des gens qui n'en ont pas eu… Je suis super Comment t'est venue l'idée contente d'avoir eu une médaille d'arde pratiquer l'aviron ? gent, mais bien évidemment j'aurais J'ai découvert l'aviron dans le cadre du préféré avoir la médaille d'or. travail. J'ai été tester l'accessibilité du ponton et des bateaux à l'Aviron Quel est le montant de la prime Bayonnais en 2008 ou en 2009, et je des médaillés paralympiques ? me suis rendue compte que c'était une Est-ce inférieur aux athlètes valides? activité très sympathique. Je n'avais Je crois que c'est 50 000 € pour l'or, malheureusement pas pu partir aux 20 000 € pour l'argent et jeux paralympiques de Pékin au basket, 13 000 € pour le bronze. j'étais dans un moment de doute et Depuis Pékin, les primes sont j'avais besoin de me prouver que j'étais les mêmes pour tous les encore capable d'accomplir des perforathlètes : valides et mances et de gagner des médailles. J'ai invalides. donc changé d'activité et je me suis fixée deux ans et demi pour me qualifier pour Londres et revenir avec une médaille. Combien de titres as-tu déjà remporté en Aviron ? Trois titres de championne de France : 2010, 2011, 2012. Deux titres de vicechampionne du monde : 2010, 2011. Un titre de vice-championne paralympique 2012. J'ai fait troisième à la coupe du monde en 2010 quand j'ai commencé, deuxième à la coupe du monde en 2011 et deuxième à la coupe


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Les champions saluent leur public. Photo Didier Echelard

du monde en 2012. Je suis la Poulidor de l'aviron ! (rire) ah, et j'allais oublier : on a fait une médaille d'or à la Régate Internationale en mai 2012 à Gavirate, en Italie. Quelle était l'ambiance lors des compétitions ? C'était très fort, il y avait beaucoup de monde, beaucoup de spectateurs : 30 000 personnes sont venus nous voir ! Il y avait beaucoup de bruit, beaucoup de monde, on se serait cru dans une compétition de valides ! C'est très rare sur les compétitions handisport qu'il y ait autant de monde. Et puis le public venait voir des sportifs et pas des personnes handicapées. Ils connaissaient bien les disciplines, c'était vraiment ça qui était intéressant ! Aimes-tu d'autres sports que l'Aviron ? Moi j'aime tous les sports ! J'aime le basket en valide, j'aime le rugby, j'aime tous les sports ! J'aime aussi beaucoup les sports à sensations.

Elle n'est vraiment pas comme les autres compétitions, nous avons été un petit peu préservés car nous étions à l'extérieur de la ville. Pour la compétition, je pense que c'était plus facile à gérer au niveau du stress et de la préparation, nous n'étions pas avec tout le monde au village olympique. C'est vrai que quand nous avons ensuite rejoint la compétition au village olympique, nous avons côtoyé tous les pays, tous les sportifs, dans toutes les disciplines et c'est vrai que pour la préparation c'est très différent. Malgré tout, cela reste une très belle aventure ! Je pense que c'est la plus belle des compétitions sportives. Est-ce que tu t'entends bien avec ton coéquipier ? Très bien ! On est très complices, je pense

Est-ce que tu t'entraînes souvent avec lui ? Avant les jeux nous nous sommes beaucoup entraînés, mais en règle générale nous avons à peu près sept jours d'entraînement tous les mois et demi. En fait nous participons à des stages nationaux ensembles, et nous avons aussi des stages tous les deux séparément pour nous préparer au mieux avant les jeux. Est-ce que vos relations sont seulement professionnelles ? Nos relations sont seulement sportives et amicales, nous sommes des amis. Nous avons construit une relation d'amitié en dehors de nos relations sportives.

Celui qui rame avec toi est-il valide ou handicapé ? C'est une personne handicapée. Il a eu un accident et il est amputé d'une jambe. Il s'appelle Stéphane. Est-ce que les jeux paralympiques demeurent une grande expérience pour toi ? Oui, ça été une belle expérience, car c'est une compétition sportive à part entière !

que c'est ce qui fait que nous sommes aussi performants. Nous nous entendons vraiment très bien, et comme dans un couple, un garçon, une fille, il y a des disputes de temps en temps, des discordes mais pour la performance et le travail, nous sommes tous les deux sur la même longueur d'onde. Nous nous soutenons quand il y en a un qui ne va pas bien, nous sommes très présents, nous nous entendons bien aussi en dehors du bateau et c'est très important.

Perle et ses plus grands admirateurs.

Quelle discipline sportive as-tu pratiqué avant l'Aviron ? En temps qu'handicapée, j'ai pratiqué le basket pendant dix ans avec l'équipe de France de basket handisport. Avant l'accident je faisais du karaté.


22 Est-ce que le bateau est adapté aux personnes handicapées ? Le bateau est adapté aux personnes handicapées, en fait les entraîneurs font en sorte que les adaptations soient pensées pour chaque handicap. Comment as-tu vécu le passage de l'état de personne valide à l'état de personne à mobilité réduite ? Cela a été une rupture, forcément, parce que j'avais 19 ans et des projets plein la tête. Le fait d'aller en centre de rééducation m'a rappelé que la vie était belle, car j'ai vu d'autres personnes plus handicapées que moi, et d'autres moins aussi... Enfin, je me suis dit que j'avais quand même de la chance de voir le soleil, de voir les gens que j'aimais. Je me suis dit qu'il fallait que je travaille plus à l'école, je me suis fixée des objectifs, j'avais envie d'être comme les autres, qu'on ne me traite pas comme une per-

sonne invalide, je voulais m'intégrer dans la société comme tout le monde. J'ai essayé de tout faire pour que le regard des valides sur les personnes handicapées change. Quelle est la fréquence des entraînements et en quoi consistent-ils ? Je m'entraîne tous les jours du lundi au dimanche. J'alterne entre le bateau, la musculation, ou l'ergomètre. C'est un rameur similaire à ce que l'on voit dans les salles de sport. Comment est-on sélectionné pour les J.O. ? Quels sont les minimas dans ta discipline ? Il y a plein de critères, il y a tout un parcours de sélection avec plein d'épreuves pendant l'année, il y a le championnat de France, des tests, et ensuite c'est l'entraîneur national qui choisit les athlètes qui partiront aux jeux. Il faut être premier au championnat de France pour être sélectionné en équipe nationale et ensuite pour les temps, on se base sur la

médaille d'or des championnats du monde, et en fonction du pourcentage les entraîneurs savent si nous sommes capables d'atteindre une médaille mondiale ou pas. Que ressens-tu quand tu pratiques ta discipline ? A la base de tout il y a le plaisir. Le jour où on ne prend plus de plaisir c'est pas bon. Moi tant que je prends plaisir à faire du sport, c'est la base essentielle, et puis ça me permet de trouver le juste équilibre entre le sport et le travail. Cela me permet de m'évader et de voir autre chose. C'est pour ça que je fais du sport et particulièrement de l'aviron. Quand on est sur son bateau on part, et les gens qui se promènent au bord de la Nive ne voient pas forcément qu'on est handicapés. Ils ne voient pas mes jambes immobiles, mais seulement mon bateau qui avance et moi qui rame. Quel est le nom exact de ta discipline ? Aviron paralympique mais je rame aussi dans la catégorie coupe de France ça s'appelle T.A.X.X. Mixte. T pour tronc, A pour bras (arms en anglais), les deux XX parce qu'il y a deux rames. Elèves de l’ULIS Jean Rostand de Biarritz

CINEMA MEGA CGR PAU Place du 7e Art PAU - UNIVERSITÉ Ouvert 7j/7 12 salles équipées Numérique 3D - Parking gratuit Accès handicapés toutes salles - Espace Jeux vidéos

6 séances par jour 11h15 - 14h - 16h/16h30 - 18h -19h30/20h - 22h

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*2 places de cinéma par gagnant, valable dans les Méga-CGR de Bayonne, Pau ou Tarnos. Dans la limite de 50 places au total. Règlement complet sur le site www.grandir-ensemble64.org ** 2 places «ciné-chèque» par gagnant valable dans les salles de cinéma hors Méga-CGR dans la limite de 50 places au total.


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MÉTIER

Approche d’un métier passionnant : éducateur canin

L’interview qui a du chien ! N

ous nous sommes transformés en journalistes et nous avons interviewé Mme Kermin-Coiffier. Nous vous présentons cette interview pour que vous alliez à la rencontre de son métier étonnant et de son chien.

nous pratiquons ensemble l’agility (sport canin). Que fait-il dans sa vie, a-t-il un métier ? Elios apprend aux enfants à bien se comporter face au chien, et à éviter les comportements à risque de morsures canines, tout en s’amusant !

Bonjour Mme Kermin-Coiffier, pouvezvous nous présenter votre animal ? Il s’appelle Elios, c’est un mâle de 3 ans Mme Kermin-Coiffier, pouvez-vous de la race Colley ou Berger d’Ecosse. Ce chien peut vivre entre 10 et 15 ans. nous présenter votre métier ? Il mange essentiellement des croJe suis éducatrice canin. Je travaille quettes une seule à Caniscola avec fois par jour. Il Passionnés par les animaux ? Elios depuis trois ans. Saviez-vous qu’une pèse 23 kg. Elios est à la fois mon Son cri de joie passion peut devenir collègue de travail et ressemble à mon chien de compaun métier ? un WAOUH, gnie. J’ai suivi une WAOUH, WAOUH, répété au moins formation d'éducatrice canin, en 9 ou 10 fois… Il le fait lorsqu’il revoit Bretagne et j’ai suivi des stages chez un quelqu’un de la famille ou un(e) vétérinaire et chez un éducateur canin. ami(e). Je me souviens des retrouvailles avec mes fils Noë et Esteban, en août Pourquoi ce choix de travailler 2012, à la gare de Pau, où Elios a chanté avec des jeunes comme avec nous ? pendant quelques secondes. C’était J’aime le dynamisme des jeunes, j’aime émouvant. Il chante également lorsque partager ma passion pour les animaux

Merci Sylvie et Elios. Photo G. Dujardin

J’apprends à approcher calmement. Photo D. Jalbert

J’apprends à le respecter. Photo D. Jalbert

et en particulier pour les chiens. Vous êtes des jeunes motivés, intéressés et vous avez soif d’apprendre. Je suis fière d’avoir animé des ateliers Caniscola avec votre dispositif ULIS à Serres-Castet. J’ai vraiment passé de superbes moments avec vous. Est-ce que vous travaillez auprès de personnes qui ont peur des chiens ? Cela m’est arrivé parfois de travailler avec des gens qui ont peur des chiens. J’anime les séances, je veille au bon comportement de l'animal, et observe avec satisfaction les réactions des enfants. Chez eux, cela agit parfois sur le souvenir. Un élève (qui ne parle pas souvent ou jamais) va soudain se mettre à parler et raconter qu'il a ou avait un chien. Certains ont du mal à faire des gestes, ouvrir la main, bouger un bras. Mais, le chien vient chercher des caresses dans le creux de la main et


25 Je vais au bureau. Je prépare le contenu des ateliers et les contrats, devis avec de nouveaux clients. J’anime un ou deux ateliers le matin. Ensuite, je déjeune avec les enfants. Pendant ce temps-là, Elios est parti se reposer dans une salle de classe. Par ailleurs, j’anime un ou deux ateliers l’après-midi. Enfin, une balade sur site est programmée pour récompenser Elios de cette belle et intense journée. Pour finir, je nettoie la caisse de transport du chien. Je me protège. Photo D .Jalbert

force alors la personne à ouvrir sa main ou à déplacer son bras. Comment se déroule une journée de votre travail ? Tout d’abord, je pars en balade avec Elios pendant une heure. Il se détend, nous jouons à cache-cache dans les bois ou encore à la balle et nous revoyons ensemble quelques exercices spécifiques aux ateliers de la semaine. Puis, je le brosse pendant 20 minutes et je vérifie en même temps la robe du chien (pas de tiques…). Je nettoie la gamelle du chien et change la gamelle d’eau du chien tous les jours.

Madame, nous sommes mieux renseignés aujourd’hui sur votre métier. Certains d’entre nous adorent les animaux, c’est leur passion. Cette interview, les ateliers, tout cela nous a instruits, réjouis et même donné envie de connaître mieux nos amis les chiens. Merci donc d’avoir partagé votre passion avec nous en nous apprenant des comportements qui nous protègent.

J’apprends à donner des ordres. Photo D. Jalbert

Coralie, Gonaëlle, Benjamin, Mickaël, Lucas, Guillaume, Antoine, Rémi, Marwan, Maximilien. ULIS Serres-Castet tact

Pour con

Sylvie Kermin-Coiffier : sylvie@caniscola.fr - Tél. : 06 84 70 93 59 www.caniscola.fr

Je joue avec lui. Photo D. Jalbert

Comment vivre avec nos amis l es chiens ? Finies les morsures de chiens, apprenons à bien nous comporter ! L’année dernière, Benjamin s’est fait mordre par le chien de Maximilien à la gorge. Pourquoi ? Aurait-il pu l’éviter ? Benjamin, comme nous, a des difficultés à décoder le monde qui l’entoure, voir des petits signes qui peuvent donner du sens aux relations. Les chiens nous avertissent de ce qu’ils ressentent et de comment ils vont réagir lorsqu’on est face à eux. C’est ce que nous avons essayé de comprendre cette année pour éviter de nouvelles morsures. Nous avons travaillé avec Mme Sylvie Kermin–Coiffier qui est éducatrice canin pour apprendre à comprendre les chiens, savoir comment se comporter avec eux. Nous avons appris les attitudes à avoir lorsque l’on croise un chien. Comment se comporter quand il court vers nous, quand il nous bouscule, quand il est seul ou accompagné de son maître ? Nous avons réfléchi sur des situations puis nous avons fait des jeux avec Elios pour mettre en pratique ce que nous avions appris. Aujourd’hui nous nous sentons plus prudents et mieux informés sur les comportements à avoir avec un chien.


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LANGAGE

Madame Anelise GRACIA , Professeur de Français au Collège Jeanne d'Albret, connaît la langue des signes. Elle est venue partager son savoir avec nous.

A la découverte de la langue des signes P

l'Epée a montré qu'ils étaient our Anelise Gracia, l'envie intelligents et pouvaient apprendre d'apprendre la langue des comme les autres à lire et compter. signes est venue un jour C'est une langue où elle a vu dans la rue des gens communiquer La langue des signes difficile à apprendre. Comme toutes avec la langue des est une langue les langues, il faut signes. Elle a trouvé cela comme les autres, pratiquer pour beau et fascinant. Elle tout le monde progresser. était aussi intéressée par Pour quelqu'un les signes en général qui peut l'apprendre ! qui entend, il faut ne sont pas les mêmes dans tous les pays pour communiquer. apprendre à penser comme un sourd. En France, c'est l'Abbé de l'Epée qui est Il existe des livres pour apprendre : des méthodes, des dictionnaires, considéré comme l'inventeur de la langue des signes au 18e siècle. Avant même des livres pour « signer » avec les tout petits enfants (dès 9 mois !). lui, il n'y avait pas de langue des Mais les meilleures ressources sont signes codifiée. On croyait que les gens sourds étaient idiots et l'Abbé de maintenant sur Internet car on peut

Le contenu d'un dictionnaire de langue de signes. Photo ULIS JdA

voir les gestes en mouvement. C'est plus pratique ! Il existe bien sûr des écoles : l'école Saint-Jacques à Paris (créée par l'Abbé de l'Epée) est la plus grande de France. A Pau, il y a la « Maison des sourds ». Les sourds peuvent aussi conduire On part de ce que l'on voit et du mouvement s'il y en a un. Par exemple, pour la voiture on fait l'action de tourner le volant. Le signe est souvent accompagné d'un geste pour la première lettre du mot. Par exemple pour lundi, on fait un L avec les doigts. Notons que les signes sont construits sur la façon dont les gens sourds perçoivent les réalités du monde, d'où le fait que certains signes nous échappent. Mme Gracia nous a expliqué qu'être sourd n'empêche pas de faire (presque) tous les métiers. On peut aussi conduire. Dans la maison, il y a des aménagements spéciaux, par exemple une lumière qui s'allume quand quelqu'un tape à la porte. Enfin, les sourds se servent aussi des SMS, webcams, messageries électroniques pour communiquer. Les nouvelles technologies leur sont très utiles. Les élèves de l'ULIS du Collège Jeanne d'Albret : Kevin, Fabien, Romain, Maxime, Magomedali, Emilie, Yoann, Manon, Lisa, Mattheuw. Merci à Anelise Gracia pour son aimable collaboration.


27 LECTURE

Des exemples

Deux mains pour le dire Didier Jean, Zab, éditions Syros, 2006

ue des Lettres KIF pour Kif-Kif en lang

signes !

Le signe WC (lettres W et C).

Fabien fait la lettre

F.

Photos ULIS JdA

Lisa fait la lettre L.

Romain fait la lettre

R.

J'ai choisi ce livre car sur la quatrième de couverture il y avait les mots : surdité (je connais la base des langues des signes LSF); amitié et amour. Cela me plaisait de voir ces deux mots associés au handicap. Manuel rentre de colonie, bouleversé : son meilleur ami n'habite plus dans le même immeuble que lui. En allant Photo MH Joubard voir s'il est réellement parti, il sonne chez ses nouveaux voisins, mais il a beau leur dire bonjour, ils ne répondent pas, comme s’ils se méfiaient de lui ! Il repart sans insister. Il apprend au cours d'une fête que cette famille est sourde. C'est ainsi qu'il commence à apprendre la langue des signes pour dialoguer avec eux qui oralisent très peu. Peu à peu, Manuel sympathise avec Lisa. Il n'apprécie guère une petite «vengeance» : elle l'invite à une fête où il n'y a que des personnes sourdes ! «Je me sens désorienté. Pour la première fois de ma vie, je réalise que c'est dur de ne pas être comme les autres. Dans ce groupe, c'est moi l'handicapé, l'exclu» pense Manuel. Mais cela ne gâche pas trop longtemps leur amitié et ils continuent leurs échanges, lui en langage des signes et elle en oralisant et peu à peu l'amitié se transforme en amour. J'ai apprécié ce livre car on y découvre un univers tout à fait différent du nôtre, celui des sourds. Il me paraît tellement difficile de ne rien entendre de ce qui se passe autour de moi ! Dans le roman, on voit que l'attitude des autres vis à vis du handicap est difficile à vivre pour les personnes sourdes. Lisa demande son chemin et à cause des sons étranges qui sortent de sa bouche, on se moque d'elle. Mais malgré tout, ils ont des amis, des envies, des loisirs, des passions. En fait, ils sont comme nous ! Les gens qui rient dans le dos des handicapés ou les traitent différemment n'ont pas souvent de dialogue avec eux. Je ne peux que leur conseiller de lire ce livre pour les faire changer d'avis. Zoé, classe de 5e6


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Kmille fait son blog Camille, 13 ans, est en 5e. Elle se met à tenir un blog car elle a du mal à communiquer et se sent seule. La raison ? Elle est sur un fauteuil roulant, paralysée. Une grosse voiture a percuté sa portière. Après l'accident, elle est restée à la maison. Son père lui a fait cours, puis elle a repris le collège et redouble sa cinquième. Les collégiens la regardent en coin et ne lui adressent pas la parole. Heureusement, elle a son amie Ania qui la soutient. Son blog lui paraît un moyen de ne plus être différente. Effectivement, derrière son écran, elle devient Kmille, se fait des «amis» qui en fin de compte sont plus proches d'elle qu'elle ne le croit... Peu à peu, la vie va lui paraître moins difficile et elle peut même plaisanter à propos de son

fauteuil roulant, sa «moitié» comme elle l'appelle. J'ai adoré ce livre humoristique et enrichissant. Humoristique car sur son blog, Camille utilise le vocabulaire familier que nous, élèves, utilisons tous. Elle décrit des détails de la vie quotidienne plutôt drôles, elle détourne des expressions courantes avec les mots pied ou jambe comme «prendre ses jambes à son cou» (très difficile même pour un valide ! ) pour se moquer d'elle-même. Enrichissant parce que j'ai mieux compris les difficultés de Camille à s'intégrer, son sentiment de se sentir différente, son envie de vivre comme tous les jeunes de son âge. Elle arrive peu à peu à affronter son handicap : «Je ne suis plus une alien, je suis une collégienne» Maylis, classe de 5e6

Les mille ruses du renard volant Photo MH Joubard

LECTURE

Cécile Le Floch, Editions Rageot, 2009

Jean-François Chabas, Editions Casterman, 2009

Photo MH Joubard

Une jeune femme âgée de 20 ans, Lillian ( tous l'appellent Lil ) s'engage dans l'armée des US marines. Elle est très rebelle, elle a du caractère et un langage de charretier. Trois jours après qu'elle ait repris les patrouilles, des Irakiens tirent sur elle alors qu'elle était assez loin de son véhicule. Ses compagnons arrivent, ils la voient sans fracture ni blessures. Elle se réveille, un peu sonnée, et se relève. Ils remarquent qu'elle a un éclat d'obus planté dans le cou qui provoque une lésion du cerveau : elle est redevenue comme une grande enfant au caractère fragile avec peu de connaissances. Elle retourne vivre avec son père au Canada parce qu'elle ne peut plus être autonome et rester seule. Quand son père la retrouve à l'hôpital, elle ne le reconnaît pas et c'est bouleversant, la jeune fille rebelle et indépendante qu'elle était a complètement disparu. Mais peu à peu, grâce à ses soins et à son amour, elle va « renaître », car elle doit tout réapprendre comme un enfant. Et le fameux « renard volant » du titre va aussi y contribuer ! Ce livre m'a ému tout particulièrement en ce qui concerne les relations entre le père et sa fille, la façon dont il prend soin d'elle avec amour. Etrangement le handicap dont elle souffre rapproche le père de la fille, « son visage était illuminé par cette joie simple que je lui avais connue lorsqu'elle était petite fille, joie que presque tous, nous perdons à jamais, à mesure que les années nous asservissent. Elle a tout juste pris le temps de se retourner vers moi ». Anouk, classe de 5e6


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Mon année

Capucine est une petite fille de huit ans atteinte de trisomie 21. Ce handicap chez elle, se voit peu physiquement. Elle est pleine de vie et heureuse, entourée de sa famille. Elle s’adresse à un ami imaginaire à qui elle confie tout ce qu’elle a sur le cœur. Capucine va à l’école où elle a des difficultés et chez une psychomotricienne pour surmonter son handicap. Elle doit faire face parfois aux remarques de ceux qui la trouvent différente, de la directrice, de certains professeurs ou élèves, mais aussi de quelques membres de sa famille. Ses parents sont inquiets pour son avenir et veulent qu’elle soit capable de s’intégrer. Son père la reprend souvent pour qu’elle

Non merci ! Photo MH Joubard

LECTURE

Jean-David Morvan, Jiro Taniguchi, Dargaud, 2009

Claudine Le Gouic-Prieto, Bayard jeunesse, 2008

accomplisse de façon correcte les gestes du quotidien, « je ne peux pas laisser la moindre chance à son handicap de prendre le dessus », dit-il à sa femme. J’ai tout d’abord beaucoup aimé le graphisme de la BD qui faisait vraiment vivre l’histoire, grâce aux expressions des personnages qui dévoilent leurs sentiments. J’ai été émue par l’histoire de Capucine. Grâce aux dialogues du livre, j’avais l’impression de partager sa vie et de mieux comprendre les difficultés d’un jeune handicapé, d’autant qu’au collège, je croise des élèves dans son cas et qui vivent peut-être les mêmes situations. Lise, classe de 5e4

Photo MH Joubard

Théo, 12 ans, est en fauteuil roulant (il l'appelle Albert ) depuis l'âge de 2 ans. Ses parents ont décidé, très tôt, de le mettre dans un centre où l'on s'occupe des handicapés. Mais désormais, il en a assez de son emploi du temps trop chargé, il doit en même temps assumer son travail scolaire et sa rééducation. Il décide d'arrêter la «verticalisation» (exercice où il est attaché à une planche qui est mise à la verticale) et de réduire les exercices de kiné à 2 heures. En revanche, il doit commencer du sport au gymnase avec Patrice. Trop habitué à ce qu’on l’aide à se changer, il est lancé dans la cage aux fauves pour se préparer seul, sans aide particulière. Patrice ne peut pas l'aider car il prépare le matériel. L'apprentissage de l'autonomie est difficile mais petit à petit grâce à Patrice, Antoine, Pierre et bien d'autres, il devient champion de ping-pong et spécialiste d'informatique. Théo se rend compte qu'il dit beaucoup trop de «s'il te plaît» et de «merci» : il décide de faire des «économies» de ces mots magiques en arrivant à se débrouiller tout seul et en devenant moins dépendant des autres. C'est un roman plein de rire, de tristesse, d'émotion.. J'aime bien l'histoire, on découvre un monde nouveau pour moi, on voit la vie des enfants dans un centre pour handicapés. C'est très dur pour eux d'être en permanence avec d'autres enfants sans leurs parents, car parfois on a besoin de solitude. J'ai été touchée par le comportement de Théo qui, alors qu'il vit sans ses parents et ses proches, a la volonté, même s'il passe par des moments très difficiles, de se débrouiller seul en sachant dire «non merci». Olivia classe de 5e6


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HOROSCOPE 201 3 Bélier Cela faisait longtemps que tu n’avais pas été aussi en forme ! Profitesen pour te dépasser en cours et impressionner tes profs et tes camarades. Très romantique, tu ne devrais pas tarder à faire succomber l’élu(e) de ton cœur.

Horoscope fantaisiste proposé par les élèves du Lycée Pro Honoré-Baradat

Cancer Quelle râleur(se) ! tu dépenses trop d’énergie à la critique ! Essaie de voir le bon côté des choses, positive ! Tu devrais pratiquer un sport de façon plus régulière, tu pourrais rencontrer de nouveaux camarades et l'amour !

Balance Ressaisis-toi ! tu peux avoir confiance en toi car tu es un bon camarade apprécié de tous. Ne te laisse pas aller à la morosité, tu risques de te retrouver tout seul. Ouvre les yeux et tu verras que la vie est belle ! confiance !

Capricorne Tu devrais mieux travailler en étant moins dans la lune. Fais attention à ne pas trop dépenser, car tu risques de tout perdre. Suis les conseils de tes amis et comporte-toi de façon plus raisonnable.

Taureau Qui s’y frotte, s’y pique ! ton mauvais caractère te joue des tours et tu es en train de faire le vide autour de toi ! Réfléchis avant d’agir et accepte le fait que tu n’as pas toujours raison ! Tu verras, ça ira beaucoup mieux ensuite !

Tu es très excité ces temps-ci : dépense toi en faisant du sport plutôt que de râler et d’envahir tes camarades ! Redescends sur terre et remets-toi au travail. Tu vas avoir une bonne surprise dans peu de temps, ouvre l’œil !

Attention à ne pas trop t’énerver : Tu risques de blesser ton entourage sans forcément t’en rendre compte. Sois plus calme et concentre-toi davantage sur ton travail scolaire. Tu n’as aucune raison de te mettre en colère.

Verseau Tu as une pêche du tonnerre, continue à te dépenser et à te concentrer sur ton travail. Ne t’inquiète pas, tu as largement le temps de penser à l’amour et quand le moment sera venu, tu trouveras sans problème ta moitié.

Gémeaux Tu as vraiment une mine splendide depuis quelque temps ! Quelle chance ! Tout le monde n’a d’yeux que pour toi. Attention cependant à ne pas te reposer sur tes lauriers, l’amitié s’entretient et le travail doit être régulier.

Vierge Tu rentres dans une période de chance : N’hésite pas à saisir les opportunités qui s’offriront à toi… tout en réfléchissant quand même ! Mais pas de secret : il est nécessaire de travailler pour arriver à ses fins. Courage !

Sagittaire Tu es sage comme une image. Que t’arrive-t-il? Tu inquiètes ton entourage. Cette métamorphose serait-elle due à une rencontre secrète ? Pas la peine de te cacher ! N’hésite pas à te confier à tes amis ou à ta famille.

Poisson Petit à petit, tu as trouvé ta place aussi bien en cours qu’avec tes amis : Tu es comme un poisson dans l’eau ! Tu es apprécié autant pour ton humour que pour ta gentillesse. L'amour n'est pas loin !

Scorpion

Lion

Les blagounettes NA de Boucau

de l’école AINTZI

Un jeune chiot demande à son père : - Papa, papa, dis-moi la vérité, papa, papa. C’est quoi mon vrai nom ? "Couché", "Assis" ou "Donne la papatte" ? Une souris, enrouée triomphe : "Ca y est, j'ai un chat dans la gorge ! "

Horizontalement 1. Petites crèpes épaisses servies à l’apéritif 2. Beignet d’origine provençale fourrée à la confiture 3. Gâteau d’origine anglaise à base d’oeufs de semoule et de raisins secs 4. On en mange à la Chandeleur 5. Le mot B entre dans sa composition 6. Plante au goût très fort utilisée en cuisine 7. Riz gras italien H 8. Produit gras à base de lait 9. On la sert à Noël 5 ou on la met au feu B

Une dame vient d’avoir une petite fille. Elle demande à sa fille aînée de l’aider à trouver un prénom. - On va l’appeler Moustache à chat - Mais ce n’est pas un prénom pour une petite fille, dit la maman ; - Alors pourquoi ma cousine s’appelle Barbara !

A

I E

1 2 C

D 6

3

2 1

6 9

1 7

8 2

5 4

8

6

7

3 6

8

9 2

8 6

2

1

8

6 3

8

G

7

9

7 5

F

1 5

9 7

Verticalement

de l’école AINTZINA de Boucau

sudoku

4

A. Elle est à base de pommes de terre et les bébés en rafolent B. Céréales entrant 9 dans la composition du pain C. C’est un fruit d’été ou une grande forme D. Pâtisserie légère formée d’alvéoles E. Ragoût antillais ou célèbre inspecteur de police F. Elle accompagne viande et poissons G. Elle peut être aux fruits ou aux légumes H. Crème aux oeufs cuite au four I. Biscuits fourrés appréciés au moment du goûter

LUTIONS LES SO sur le site rwww.grandior g ensemble64.


31

ECHANGE

A 17 ans, Thomas est non-voyant. Avec ses amis, il raconte sa vie au Lycée

Etre lycéen non-voyant

en 2013

J

stressé. Très vite des élèves sont venus e m’appelle Thomas. J’ai 17 ans, vers moi, on a discuté un moment. De bientôt 18 ! J’ai commencé à quoi me rassurer sur l’ambiance de la perdre la vue à 14 ans. Aujourd’hui classe. En plus j’ai retrouvé deux copains je ne perçois plus que la luminosité du primaire. Par contre, avec l’œil gauche. Mais je c’était compliqué de continue ma vie Je continue se repérer au début d’adolescent, avec mes ma vie dans l’établissement. amis, et je pratique plein d’adolescent d’activités comme la avec mes amis Tanguy : On a eu une sensibilisation sur la déficience musculation en salle de visuelle avant et ça a permis sport, la natation et la de se sentir plus à l’aise, et d’aller vers guitare. Je suis arrivé au lycée SaintThomas. Du coup, le premier jour la pluJohn Perse en début d’année 2012, part des gens ont été à sa rencontre. dans une classe de première S.

Thomas pratique plusieurs activités, comme le tandem, ici avec Tom. Photo Vanessa Dumont

Quelles étaient tes attentes par rapport à ta classe ? Thomas : Evidemment, j’espérais tomber dans une bonne classe, c’est-à-dire une classe où l’ambiance de travail serait agréable et où je puisse me faire des amis. Une classe où les professeurs seraient capables de m’aider à suivre une scolarité normale, tout en s’adaptant à mon handicap. Xabi : Quand j’ai appris ça, je me suis dit « Cool, j’vais connaître le ressenti d’une personne malvoyante qui a mon âge. » Comment s’est passée ta première journée au lycée dans ta nouvelle classe ? Thomas : En arrivant, j’étais un peu

Et par la suite, comment t’es-tu adapté aux cours ? Thomas : Pour les cours, j’ai un ordinateur avec une synthèse vocale et vu que je connais le clavier par cœur, je peux prendre les cours de manière autonome. Pour les matières scientifiques, c’est Alain, mon AVSi, qui m’aide à écrire les cours. Je fais aussi les contrôles avec lui. Les profs aussi se sont bien impliqués ; ils ont été aidés par le SESSAD Déficients Visuels qui m’accompagne. Et dans la classe ? Thomas : Au fil des jours, j’ai fait de plus en plus de connaissances et nous sommes devenus très amis avec Xavier, Tanguy, Tom et Maxime. On se voyait en dehors du lycée pour pratiquer du tandem et même faire de l’escalade. C’était de bons moments très enrichissants! On continue même à se voir alors que l’on n’est plus dans la même classe. Par exemple on s’est retrouvé pour la fête de la musique.

Tom : Pour nous, c’était super de pouvoir comprendre ce que ressentait Thomas. Et aussi de faire avec lui ce qu’on ne pensait pas pouvoir faire avec une personne malvoyante. Donc cette année tu repasses ta première pour suivre l’intégralité des cours, comment envisages-tu la suite ? Thomas : Je vais passer ma terminale en un an. Après le bac j’aimerais partir sur Paris dans une école de kiné adaptée à mon handicap. Ce qui me plait dans le métier de kiné, c’est de côtoyer du monde. Thomas Oliveira avec Tom Goemare, Xavier Cournet, Tanguy Manescau, Terminale aux lycées Saint-John-Perse et Louis Barthou

Malgré son handicap, Thomas continue de jouer de la guitare. Photo Vanessa Dumont


JEU

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PARIS

Retrouve avec Pierre Trésor des Templiers

dans la littérature Notre voyage a été aussi l’occasion pour nous élèves de l’ULIS, de découvrir Paris dans la littérature : Au Bonheur des Dames, Un réveillon dans le Marais, Barbès Blues, Le dernier des templiers. Tous ces romans nous ont émus et le dernier nous a même donné l’idée d’imaginer une chasse au trésor. A vous de jouer ! L’ULIS du collège Marguerite de Navarre - Pau

LA SO

Le 19 mars 1314, à Paris Je suis près du Palais du Ro je regarde le spectacle qui i, se trouve sur l'Île aux Juifs. Je dois m'enfuir, c'est trop dangereux. Je prends le Grand Pont, tourne vers l'Orient, travers place et sors de la cité par e une grande la première porte près de la Seine. Un passeur m'aide à travers mais il me dénonce aux gar er le fleuve de la première porte au Suddes de la Seine. Par chance, il y a un feu qui crée diversion. J'en profite pour fuir en m'e dans les ruelles de Paris. nfilant Je passe près de l'abbaye de Cluny et ressors par la porte la plu s au Sud de la Seine. Je longe les murailles en rem ontant vers l'Ouest. Avant d'arriver à la Tour qui près du fleuve, je prends se trouve la direction indiquée par la flèche et me vers l'abbaye où le trésor dirige droit est caché. LUTI

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Kifkif_2013_numero4  

Le journal des jeunes qui parle du handicap

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