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Stratégie Accents

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Aperçu 2012 Les investisseurs peuvent dresser un bilan positif de l’année de crise 2012. Malgré une intense volatilité boursière, 2012 a été une année largement honorable sur le plan des investissements. Après avoir plongé en mai-juin, l’indice mondial a amorcé une solide remontée et a gagné plus de 11% sur une base annuelle. L’investisseur ayant opté pour la Bourse belge peut également se réjouir. Après son effondrement au printemps, le BEL 20 a largement épongé ses pertes dès l’été et a repris plus de 18%.

Indice mondial (départ = 100) 120

115

110

105

100

95 01-2012

03-2012

05-2012

07-2012

09-2012

11-2012

Indice Bruxelles a signé une belle année 2012 (départ = 100) 125

120

115

110

Stratégie & Accents est une publication bimensuelle de KBC Banque & Assurance Annexe à Stratégie & Accents 01

N° A01– 4 janvier 2012

105

100

95 01-2012

03-2012

05-2012

07-2012

09-2012

11-2012


Aperçu 2012 Alors que la crise de l’euro était à son comble au premier semestre 2012, la crainte d’une contraction de l’économie s’est progressivement intensifiée aux États-Unis. Après l’été, l’indice S&P 500 a chuté, mais il a finalement clôturé l’année sur une hausse de 12%. En Europe, la Banque centrale européenne a mis tout en œuvre pour sauver l’euro, ce qui a donné de l’oxygène aux Bourses et leur a permis de s’adjuger 13% sur une base annuelle. L’Asie émergente est la région qui a réalisé les meilleures performances.

Indice EUROSTOXX 50 et indice S&P 500

Dans quelle région les actions ont-elles livré le rendement le plus élevé ? (en %)

125 120 World Equity Markets

115 110

S&P500

105 100

EUROSTOXX50

95 Emerging Asia

90 85 01-2012

03-2012

05-2012

07-2012

EUROSTOXX50 (EMU)

09-2012

11-2012 0

S&P 500 (US)

2

4

6

8

10

12

14

16

18

20

En 2012, les banques centrales ont délibérément suivi une politique de bas niveau du taux directeur. Le taux de dépôt atteint même 0%. Les taux ont aussi été négatifs en 2012. Certains investisseurs institutionnels sont allés jusqu’à payer pour parquer leurs liquidités auprès d’un débiteur de qualité irréprochable. Dans les pays de référence (États-Unis et Allemagne), le taux à dix ans a continué de baisser. Fin 2012, il a respectivement atteint 1,65 et 1,25%. Corrigés de l’inflation, ces rendements sont négatifs. Le taux à court terme a atteint un plancher historique. (taux à trois mois en %)

Taux des obligations à dix ans

1,5

1,5

1,4

1,4

1,3

1,3

1,2

1,2

1,1

1,1

1,0

1,0

0,9

0,9

0,8

0,8

0,7

0,7

0,6

0,6

0,5

0,5

0,4

0,4

0,3

0,3

0,2

0,2

0,1

0,1

0,0 01-2012

0,0 03-2012

05-2012 EMU

07-2012

09-2012 US

11-2012

2,6

2,6

2,4

2,4

2,2

2,2

2,0

2,0

1,8

1,8

1,6

1,6

1,4

1,4

1,2

1,2

1,0 01-2012

03-2012

05-2012 Germany

07-2012

09-2012 US

11-2012

1,0


Aperçu 2012 Les bénéfices évoluent très différemment de part et d’autre de l’Atlantique. En Europe, ils ont régressé, alors que fin 2012, une entreprise américaine moyenne a en revanche réalisé un bénéfice par action déjà supérieur au record précédent (2007). Les actions sont malgré tout restées très bon marché par rapport aux obligations d’État qui sont chères. Le rendement de dividende est à lui seul nettement plus élevé que le taux nominal des obligations d’entreprises du même émetteur et il est certainement supérieur au taux des obligations d’État. Le rendement de dividende est supérieur au taux obligataire dans l’UEM (en %)

Bénéfices des entreprises États-Unis et Europe (départ = 100) 130

130

120

120

3,5

110

110

3,0

3,0

100

100

2,5

2,5

2,0

2,0

90

90

1,5

1,5

80

80

1,0

1,0

70

70

0,5

0,5

5,0

5,0

4,5

4,5

4,0

4,0

3,5

0,0 01-2012

0,0 03-2012

05-2012

07-2012

09-2012

Dividend yield European Equities

11-2012

60 2007

German Bond rate

60 2008

2009

2010

US Companies

2011

2012

European companies

Les différentiels de taux d’intérêt entre pays de la zone euro sont peut-être le meilleur baromètre de la crise. L’Espagne et la Grèce sont particulièrement touchées par la crise et elles sont confrontées à un taux de chômage élevé. Les différentiels de taux d’intérêt entre ces pays et l’Allemagne sont les plus marqués. Ils ont atteint des sommets durant l’été, mais ils sont pour la plupart inférieurs fin 2012 au niveau atteint fin 2011. Ils se sont resserrés à l’annonce par Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, d’une nouvelle série d’incitants pour l’Europe. Taux de chômage EUR

Différentiel de taux d’intérêt par rapport à l’Allemagne (en points de pourcentage)

30

30

25

25

20

20

15

15

10

10

5

5

0

2008

2009 Germany

2010

2011 Greece

2012 Spain

0

100

100

10

10

1

1

0,1 01-2011 04-2011 07-2011 10-2011 01-2012 04-2012 07-2012 10-2012 Belgium

Spain

Greece

0,1


Aperçu 2012

Au États-Unis, la politique de relance de la banque centrale et du gouvernement porte ses fruits. La croissance économique y demeure largement honorable, surtout par rapport à la moyenne européenne. Récemment, la croissance de l’emploi s’est accélérée après des performances extrêmement médiocres au premier semestre. Les créations d’emplois sont à présent suffisantes pour stabiliser le taux de chômage, ce qui revient à une croissance de l’emploi de 1,65% sur une base annuelle.

Croissance de l’emploi et confiance des consommateurs aux États-Unis

Les États-Unis affichent une croissance supérieure à celle de la zone euro (chiffre trimestriel recalculé sur une base annuelle, en %) 100

800

5,00

80

600

60

400

40

200

20

0

4,00 3,00 2,00

0 -20

-200

-40

-400

-60

-600

1,00 0,00 -1,00

-80

-800 12-2007

12-2008

12-2009

12-2010

Job growth (monthly change, left axis)

12-2011

-100 12-2012

Consumer confidence (right axis)

Meilleurs voeux pour

-2,00 Q3 2009 Q4 2009 Q1 2010 Q2 2010 Q3 2010 Q4 2010 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4 2011 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012

EMU

2013

USA


Stratégie & Accents Aperçu 2012