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Edito

Eliette Abecassis

Quel plaisir de vous retrouver autour de cette culture qui reprend, et surtout de constater des salles combles, avec un public de tout âge et de tous horizons ! C’est dans cette voie que nous poursuivons notre travail de promotion de la culture avec ce nouveau numéro, qui nous l’espérons devrait vous ravir. C’est une programmation riche de spectacles, pièces de théâtre, concerts, expositions…qui seront au programme cet été et que vous retrouverez dans l’agenda en page…,

qui nous dévoile à travers son livre « instagrammable » la dépendance de nos enfants avec les réseaux sociaux. Vous passerez peut-être cet été en restant en Israël, en vous promenant, Sandrine HOUTA ou en lézardant sur les plages, et si vous avez trop chaud, n’oubliez pas de Directrice de la publication nombreuses expositions seront présentes dans les musées (Salvador Dali, Zadok ben David, Son& lumières avec Van Gogh …) Une bonne idée pour s’enrichir et se rafraichir de la chaleur qui nous attend.

A la une, une interview exclusive d’Éric-Emmanuel Schmitt, le talentueux auteur de la pièce « Le visiteur », qui se jouera à Tel Aviv en avant-première le 1er septembre. 

Nous vous souhaitons, chères lectrices et chers lecteurs, des vacances apaisantes et relaxantes. Restez connectés tout l’été sur notre site internet www.tiptoptelaviv.com et sur nos pages facebook et instagram . Surtout à toutes et à tous, portez-vous bien ! 

Deux autres entretiens exclusifs dans ce nouveau numéro : Enrico Macias qui fêtera ses 60 ans de carrière sur scène en Israël du 2 au 10 Novembre.

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Le billet de Philippe Cohen Expositions: Salvadore Dali / Zadok Ben David

CULTURE P12

Agenda

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D'Éric-Em manuel SC H MITT

Tendance automne-hiver 2021 Les petites terrasses

VOS RUBRIQUES P 21 P 22

EN AVANTPREMIÈRE Le 1 er Se ptembre 2021 à Te ons : ww l Aviv w.livest

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Le dvar Torah du Rav Prosper Abraham Abitbol Activités Parc Ganei Yehoshua

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Directrice de la publication : Sandrine HOUTA Contributeur : Laurent DORF Publicité : +972 (0)542619741 Graphic Design : Karine HOLLANDER karinehstudio@gmail.com Courriel : Contactiptoptlv@gmail.com La rédaction décline toute responsabilité d'une part quand au contenu des textes, qui n 'engagent que les auteurs et d 'autres part, des annonces publicitaires (comme la cacherout des restaurants). La rédaction se réserve le droitde modifier, réduire les textes proposés. Tip Top Tel Aviv le magazine, n 'accorde aucune exclusivité. Les articles et maquettes publicitaires restent la propriété exclusive de Tip Top Tel Aviv et ne peuvent être reproduits d'aucune façon sans accord préalable écrit. Ce magazine contient des enseignements de la Torah. Mettez le dans la Gueniza après lecture et evitez de l 'introduire dans les endroits incompatibles à son respect.

MODE & ART DE VIVRE P 14 P 20

1 N° 58

E PART

‫בסייד‬

Le mag azin e du meil leur de la cult ure, des arts , de la mod e et de la déco ratio

Juillet/Août 202

ART

Entretien avec Éric-Emmanuel Schmitt Enrico Macias Eliette Abecassis

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INVITÉS :

sommaire tiptop telav iv.co

N° 58 Juillet/Août 2021

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Comment nous trouver ?

www.tiptoptelaviv.com

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TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

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contactiptoptlv@gmail.com


a la une Eric-Emmanuel Schmitt Philosophe, romancier, dramaturge

Vienne 1938 : les nazis ont envahi l’Autriche et persécutent les juifs. Par optimisme, Sigmund Freud ne veut pas encore partir ; mais en ce soir d’Avril, la Gestapo emmène Anna, sa fille, pour l’interroger. Freud, désespéré, reçoit alors une étrange visite. Un homme en frac, dandy léger, cynique, entre par la fenêtre et tient d’incroyables discours... Qui est-il ? Un fou ? Un magicien ? Un rêve de Freud ? Une projection de son inconscient ? Ou bien est-il vraiment celui qu’il prétend être : Dieu lui-même ? Comme Freud, chacun décidera, en cette nuit folle et grave, qui est le visiteur... « Le Visiteur » monté à Paris en 1993, remet en question nos convictions spirituelles et sociales... La pièce a rencontré un immense succès et a remporté en 1994 en France trois prix Molière (Meilleur auteur, Révélation théâtrale et Meilleur spectacle).

L’action se déroule dans le cabinet du Dr Freud, dans l’appartement qu’il occupe avec sa fille Anna, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale. C’est là qu’il va rencontrer un étrange visiteur. Pouvezvous expliquer à nos lecteurs dans quel contexte

vous est venue l’idée de l’écriture de cette pièce ?

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Éric-Emmanuel Schmitt. Un soir, j’écoutais le journal télévisé. Il offrait la succession habituelle de catastrophes, de crimes, de scandales, d’injustices, de pollution, de marées noires et, ce soir-là, je faisais plus que comprendre intellectuellement les choses, je les sentais dans ma chair, dans mon cœur. À l’issue du journal télévisé, j’étais exténué. Et là une idée m’a traversé : Dieu doit déprimer lorsqu’il regarde le journal de 20 h et si Dieu déprime, chez qui va-t-il ? Une image fulgurante m’a transpercé : j’ai vu Dieu allongé sur le divan de Sigmund Freud. Je me suis alors dit qu’une rencontre entre Sigmund Freud et Dieu serait passionnante, car aucun des deux ne croit en l’autre. Sigmund est un athée tandis que Dieu n’a pas de parents, pas d’enfance, pas de Surmoi, pas de Ça… Puisque ces deux-la n’étaient d’accord sur rien, ils avaient sans doute beaucoup de choses à se dire.

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« Le Visiteur » est une théodicée, c’est également

la pièce qui vous a fait connaître du public. Pour nos

lecteurs, pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

E.E.S. Théodicée est un mot grec qui signifie « procès de Dieu ». La conscience humaine met souvent Dieu sur la sellette et lui demande des comptes : pourquoi ce monde ? pourquoi tant d’injustices et surtout pourquoi le mal ? C’est généralement la présence du mal qui indigne les hommes, qui fait douter certains que Dieu existe. Il y a des théodicées fameuses dans l’histoire de la philosophie, celle de Leibnitz. J’ai voulu en écrire une qui était sérieuse, mais contemporaine et sous la forme d’une comédie ironique. Ces questions, tout homme se les pose et, pour moi, le but du théâtre c’est de formuler les questions, de les faire vibrer à la fois dans le corps des acteurs et dans le cœur des spectateurs. Dans Le Visiteur, Sigmund Freud s’en prend à ce Dieu auquel il ne croit pas en lui disant que, si vraiment il est tout puissant et qu’il a fait ce monde mauvais, c’est qu’il manque de bonté, et s’il n’est pas tout puissant, alors, il n’est pas un Dieu à la hauteur de Dieu. L’objection est classique, ce qui va être singulier, c’est la réponse de ce visiteur. La création de la pièce en 1993 fut une grande surprise, car cette théodicée devint un véritable succès théâtral en France. La pièce a reçu 9 nominations aux Molières et m’a valu 3 Molières. Par la suite, elle s’est jouée dans le monde entier et s’est inscrite dans le répertoire théâtral à la fois des pièces qu’on joue et des pièces que l’on étudie. Son succès de cette pièce fut le plus gros cadeau de ma vie ; il m’a donné confiance en moi, il m’a montré qu’on pouvait à la fois être exigeant et populaire.


Vous présentez Freud comme un athée qui doute et se pose la question de l’existence de Dieu dans un monde secoué par autant de mal. C’est finalement

assez peu courant, car plus normalement on pense au croyant qui douterait de l’existence de Dieu ?

E.E.S. J’avoue que j’en avais assez des croyants qui doutent… Je trouvais plus intéressant de proposer un incroyant qui doute, car ceci correspond à davantage de personnes, en Europe surtout. Que l’on soit croyant ou incroyant, on est en mouvement, on continue à se poser des questions, on n’est pas fermés à la critique. Il en est de même pour le pessimisme et l’optimisme : un optimiste sait à 20-30 % ce qu’est le pessimisme, car il a des moments pessimistes ; parallèlement, le pessimiste sait à 5-10 % ce qu’est l’optimisme puisqu’il lui arrive d’en avoir des bouffées. Je crois chacun de nous beaucoup plus complexe qu’il ne l’avoue ou ne le dit. Nous connaissons toutes les tensions de l’âme. Notre esprit, même quand il émet des certitudes, est structuré par des paradoxes. Il était également important pour moi qu’au XXIe siècle on n’en a pas fini avec la question de Dieu. Elle habite depuis toujours les hommes et continuera à les habiter. Comme il n’y a pas de réponses rationnelles, mais uniquement des réponses par le cœur, par la croyance, par l’expérience mystique, la question demeurera. J’ai trouvé finalement plus moderne de faire douter un athée que de faire douter un croyant.

E.E.S. À cette époque, Freud souffre d’un cancer de la gorge dont il allait mourir peu de temps après dans son exil à Londres. Forcément fragilisé, il se posait et se reposait les questions de tout homme qui voit la mort approcher. Cette rencontre que je lui fais faire se situe au théâtre, mais quel théâtre ? Le théâtre de son âme. Pour moi, la pièce se passe dans la tête de Freud. Cette nuit-là, il délibère avec lui-même, il se soumet lui-même à la contradiction, il remet tout en question. Pourquoi ? Parce que cette nuit-là, il souffre particulièrement. Sa fille Anna Freud, son soutien, son bâton de vieillesse, telle Antigone soutenant son père Œdipe, a été arrêtée par les nazis et interrogée à l’hôtel Métropole. Une nuit d’abandon, une nuit de chagrin, une nuit où tout s’agite dans la tête de Freud. Pour moi, dans un esprit, il n’y a pas de frontière entre le réel et l’imaginaire. Un esprit est autant fait de ce qu’il perçoit que de ce qu’il suppose ou de ce qu’il imagine.

En fait, comme un miroir, cette pièce confronte le

psychanalyste dans ses contradictions, sa relation avec Dieu et ses principes psychologiques ?

devant la mort et la souffrance on devienne croyant.

Diriez-vous que cette pièce est à la frontière du réalisme et de l’imaginaire ?

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Freud était rongé par la maladie, et il arrive que

Photos : Fabienne Rappeneau

E.E.S. Sigmund Freud, par la psychanalyse, a inventé un nouvel athéisme. Il explique psychologiquement le besoin de Dieu et la création de son image. Lorsque l’enfant découvre la réalité de son père, lorsqu’il se rend compte que son père ne sait pas tout, ne peut pas tout, qu’il est mortel, vulnérable. Déçu, il dé-cristallise l’image de son père et par dépit, en crée un autre, celle du Dieu infini. Faute d’avoir un père terrestre parfait, l’homme se fabrique un père céleste parfait. Voilà comment Sigmund Freud renouvelle les arguments de l’athéisme. C’est magnifiquement intelligent, suggestif, stimulant, mais, comme toute théorie, cela peut être critiqué. En effet, pourquoi une chose n’existerait-elle pas parce que nous en avons besoin ? Si la notion de Dieu nous satisfait, cela ne la rend ni nulle ni invalide. Serait-ce l’insatisfaction l’indice du vrai ? Durant la pièce, Le Visiteur va mettre Sigmund Freud en face de ses contradictions ou de ses raccourcis. C’était très jubilatoire pour moi de transformer Dieu en correcteur de la psychanalyse.

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La pièce pose des questions sur la place de Dieu dans la vie de chacun. Comment cette pièce est-elle reçue par les croyants et les non-croyants ? E.E.S. La pièce s’adresse autant au croyant qu’à l’incroyant. Elle n’apporte pas de solutions, elle tente de faire réfléchir, car je crois qu’à la question de Dieu, chaque réponse est personnelle. Si l’existence de Dieu était l’objet d’un savoir, la question aurait disparu. Si on pouvait prouver Dieu à l’issue d’un raisonnement mathématique, physique ou philosophique, Dieu appartiendrait au savoir pas à la croyance. On ne peut pas produire de preuves de l’existence de Dieu, mais on ne peut pas non plus produire de preuves de son inexistence. Il y a seulement des arguments en sa faveur ou en sa défaveur. Nous sommes libres de pencher d’un côté ou de l’autre. Pour moi, écrire cette pièce, c’était lancer les spectateurs dans une discussion qui commencerait dans les escaliers du théâtre, qui continuerait au restaurant ou sur le chemin de retour à la maison. Chacun dira qui est pour lui Le Visiteur. Est-ce un fou échappé de l’asile ? Ou est-ce vraiment Dieu ? Ou est-ce un rêve que Sigmund Freud fait ? Chacun, en fonction de « qui » il a vu, livrera son cœur en disant l’essentiel de son intimité spirituelle.

Quelle est « l’image » de Dieu que vous proposez dans votre pièce ? E.E.S. Un Dieu qui aime, un Dieu qui a fait le Monde et l’Homme par amour. C’est la raison pour laquelle on fait toutes les bêtises, non ?

La pièce fait réfléchir le spectateur, puisque l’on se demande finalement qui est ce « visiteur »… un fou échappé de l’asile, ou Dieu lui-même qui serait venu s’allonger sur le divan de Freud, ou un rêve que le psychanalyste ferait.

E.E.S. Je crois que la pièce emmène chaque spectateur dans son intimité la plus intime, la spirituelle, la chair vivante de son esprit. C’était pour moi l’enjeu : montrer qu’au théâtre on pouvait dépasser des apparences et aller au plus profond de l’âme. Dans certains pays, par exemple les pays scandinaves, cette audace a beaucoup surpris voire même choqué: on n’y parle pas en public de ses tensions spirituelles, de sa foi, de son athéisme. Dans les pays latins, cela surprend moins, car il y a une tradition de discussions, parfois même des polémiques sur ces sujets-là. Et puis pour moi, il s’agit surtout de rejoindre le cœur du bassin méditerranéen, la culture philosophique grecque où on débat absolument de tout et surtout de ce qui se passe dans un esprit.

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Définiriez-vous « Le Visiteur » comme une comédie philosophique ? E.E.S. Nous sommes plus habitués à la tragédie philosophique, voire même éventuellement au drame philosophique, bien plus qu’à la comédie philosophique. Parfois, j’ai le sentiment fugitif d’être un homme du XVIIIe siècle — j’ai d’ailleurs écrit ma thèse de philosophie sur Diderot. J’aime l’esprit des lumières, cette façon de discuter en demeurant vif, léger, allègre. Pour moi, la réflexion n’est pas une souffrance, elle peut être générée par la souffrance, mais elle n’en est pas une. J’ai énormément de plaisir à penser et je crois que beaucoup de gens sont TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

ainsi. Il ne faut pas confondre le sérieux et la gravité. On peut se montrer sérieux, précis, rigoureux et être joyeux, fantaisiste, amusant. Le rire, pour moi, n’exprime pas la bêtise, mais plutôt la jubilation de l’intelligence. D’ailleurs, dans beaucoup d’histoires hassidiques, on retrouve cette gaieté malicieuse qui permet à l’auditeur de réfléchir.

L’un de vos maîtres au théâtre est Sacha Guitry. Auteur que vous avez déjà adapté avec « Mémoires d’un tricheur ». Qu’aimez-vous tant en lui ? E.E.S. J’aime sa liberté, son insolence. Il montre qu’on peut être à la fois léger et profond. J’apprécie beaucoup la distance qu’il met, par son humour, entre l’homme et ce qu’il vit. Sacha Guitry s’amuse de ce qui pouvait le faire pleurer. Cela me semble d’une grande sagesse.

Quelle était votre première fois au théâtre et est-ce qui a provoqué votre envie pour l’écriture ?

E.E.S. À onze ans, j’ai vu Cyrano de Bergerac au théâtre. Les acteurs parlaient en vers ; autant que le décor, leurs phrases offraient un spectacle. Je me suis senti dans un lieu merveilleux, allégé de la pesanteur, délivré de la lourdeur de la réalité. Je m’identifiai à Cyrano dont pourtant, à onze ans, j’étais l’opposé. Un garçon choyé qui ne doutait pas d’être aimé s’initiait à la compassion. Moi qui n’avais pleuré que sur mon sort, même lors du décès de mon grand-père, j’ai versé mes premières larmes altruistes. Le lendemain, maman m’a acheté le livre, je le déclamais dans ma chambre et rejouais mille fois le dernier acte. Il m’a fallu rapidement dégoter d’autres textes, combler mon imagination avide. J’explorai alors la bibliothèque de ma mère. Les petits classiques Larousse me tendaient les bras. Bientôt Corneille, Racine, Beaumarchais et Victor Hugo n’eurent plus de secrets pour moi. À douze ans, j’avais épuisé tout Molière. Je dévorais toutes les tragédies historiques, Macbeth, Hamlet, Le Roi Lear. À partir de seize ans, j’attaquais les écrits sensuels de Maupassant, de Colette. Je raffolais aussi des essais, contes et romans philosophiques, Pascal Montaigne, Voltaire, Diderot, Sartre, Camus. Je consommais presque un livre par jour. J’ai toujours écrit. Quand je rentrais de l’école, enfant, j’ouvrais mes cahiers et je narrais des histoires. Tout le monde avait compris que j’étais écrivain, sauf moi ; mes parents, mes professeurs, ma sœur, l’intégralité de la famille. Je suis écrivain comme un pommier fait des pommes. C’est une activité naturelle.

Vous allez venir en Israël, pour la première fois, et peut-être visiter Jérusalem où plusieurs religions coexistent.

Qu’est-ce que cela évoque pour vous de vous rendre dans ce pays ? E.E.S. J’attends ce voyage depuis 60 ans. Je le fais enfin ! Si je ne l’ai pas fait

plus tôt c’est parce qu’il me faisait peur. Je sais que je ne vais pas seulement me confronter au passé, au présent, à ces 3 religions présentes sur le sol, mais je sais aussi que je vais me confronter avec moi-même. Avant, je n’en étais pas capable et j’appréhendais le choc. Aujourd’hui, j’arrive bras ouverts, absolument prêt à découvrir et savourer. M’y rendre en plus à l’occasion de la pièce Le Visiteur, c’est nouveau pour moi un sourire du destin. Ou un clin d’œil de Dieu ?


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TLV Magazine | PESSAH 2021 |

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par Philippe Cohen

HEY ! SAVIEZ-VOUS QUE L'ART N 'EXISTE PAS... La collection Sylvio Perlstein : de Dada à nos jours

©Flavien Prioreau pour Artcurial

billet d'art

«J’éprouve de la passion pour tout ce qui me dérange, m’intrigue, me gêne », déclare ce collectionneur qui a grandi à Rio et qui vit entre la France, la Belgique et les Etatsunis. Personnage que l’on pourrait qualifier de mystérieux, ce collectionneur infatigable contribue régulièrement à des expositions par des prêts d’œuvres de son éclectique et fascinante collection, balayant le xxème siècle, de la photo surréaliste jusqu’à l’art contemporain récent, en passant par le Pop Art et l’Art conceptuel. Cette collection est son autoportrait, celle d’un homme curieux, indépendant dans ses choix, qui privilégie l’expérience visuelle et sensorielle aux théories sur l’art, et c'est en cela qu’il a toujours été pour moi un collectionneur très inspirant. Une centaine d’œuvres seront exposées fin juillet au Musée d’Art de Tel Aviv, sous le commissariat de David Rosenberg, qui nous avait déjà ébloui en 2006, lorsqu’il mit en scène cette collection pour la première fois à Paris à la Maison Rouge-Fondation Antoine de Galbert. Plutôt que de passer en revue certaines œuvres phares de cette collection, ou d’essayer d’analyser cette dernière ou encore de lui trouver un fil conducteur, avec le risque de trahir la pensée de notre collectionneur, je préfère parler de lui et de ses rencontres qui jalonnent son parcours de collectionneur depuis 50 ans.

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Il est indéniable que Sylvio aime l’Art, les œuvres et les artistes, mais c’est l’homme secret derrière cette collection qui mérite une attention. Ce collectionneur subtil se laisse volontiers porter par son intuition, au gré de ses découvertes, des visites de galeries, de la fréquentation des maisons de vente aux enchères et surtout de ses rencontres avec les artistes. Il ne se fixe pas de barrière ni de genre ni de médium : dessins, photos, peintures, sculptures, installations, néons, vidéos, et objets se lovent comme un puzzle dans sa maison, et dont seul le propriétaire détient le secret. Je le cite : « Je suis attiré par les œuvres non-conformistes, étranges. J’apprécie aussi beaucoup l’humour. Je choisis des œuvres dont je ne sais pas ce qu’elles sont véritablement, ni pourquoi on les appelle œuvres d’art ». Il poursuit : « L’art, c’est une passion, c’est aussi des histoires d’amitié ». TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

Duane Hanson, Young Shopper, 1973

Polyester and Fiberglass, polychromed in oil, with accessories, 172.7×106.7×63.5 cm. Collection Sylvio Perlstein


Edward Steichen,

Man Ray,

Marcel Duchamp,

Silver print, 24×2 cm. Collection Sylvio Perlstein

Silver print, 39×28 cm. Collection Sylvio Perlstein

Rectified readymade, chromolithograph with inscriptions and pencil drawing, 30×21 cm. Collection Sylvio Perlstein

Portrait of Gloria Swanson, 1924

Ingres’ Violin, 1924

Je me suis senti très honoré de retrouver mon travail accroché parmi ces œuvres minimales et conceptuelles des années soixante et soixante-dix de très grande qualité, sans parler de la richesse des photographies surréalistes qu’il a accumulées au fil des années. Tous ces travaux m’ont inspiré et m’ont permis de structurer mes convictions en tant qu’artiste. J’avais l’impression d’être un élève fréquentant ses professeurs préférés. » Vik Muniz, artiste (Mai 2006) J’aimerai conclure avec ces quelques mots du commissaire de l'exposition, extrait de son texte d’introduction dans le catalogue à paraître : « Hey ! Saviez-vous que l'art n'existe pas... Titre intrigant, n'est-ce pas ? Il a été choisi à cet effet par Sylvio Perlstein lui-même. Pour le collectionneur, cela signifie que si l'art n'existe pas, il faudrait l'inventer pour vous même. Et c'est bien de cela dont il s'agit ! ». Au risque de l’agacer lorsqu’il lira ces lignes, j’affirme que malgré la discrétion et la modestie qui le caractérisent, il mérite le qualificatif de très grand collectionneur. L’exposition aura lieu au Musée d’Art de Tel Aviv à partir du 27 juillet HEY! DID YOU KNOW THAT ART DOES NOT EXIST…

The Sylvio Perlstein Collection : From Dada to Now 27 Juillet 2021 – 9 Janvier 2022 Sam and Ayala Zacks Pavilion, Main Building Curator: David Rosenberg Curator in charge : Noa Rosenberg Exhibition Coordinator : Muriel Goldstein Pour les visites guidées en français contacter muriel@tamuseum.com https://tamuseum.org.il/en/francais TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

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Ses œuvres seraient-elles des amies ? Est-ce une forme de communauté qui les unit ? Sylvio et l’Art se croisent surement autour de l’assertion de Jean-Luc Godard : « Que veut l’art ? Tout ! Que peut l’art, Rien ! Que fait l’art ? Quelque chose ! ». Cela va bien à notre ami. Le socle de la collection est constitué de chefs de file de mouvements artistiques, dont l’influence sur notre collectionneur reste prépondérante, comme Man Ray, dont Sylvio possède plus d’une vingtaine d’œuvres. De nombreux artistes et marchands d’art confirment son goût précis et sur, et lui témoignent leur reconnaissance et une amitié fidèle. Perlstein a ainsi correspondu avec l’artiste conceptuel On Kawara qui, tous les jours, lui envoyait une carte postale : « Ce matin, je me suis levé à 7 h 40 ». Des petits riens, que les collectionneurs s'arrachent de nos jours à prix d'or. Voici quelques témoignages recueillis par David Rosenberg dans le catalogue de son exposition Busy Going Crazy à la Fondation Antoine de Galbert :  « Dans mes premières années, mes peintures ne suscitaient pas beaucoup d'intérêt, mais Sylvio croyait en mon travail. Il a acheté deux tableaux et parce que Sylvio était courageux, j'ai pu acheter plus de hamburgers pour garder mes forces et plus de peinture pour continuer à peindre. Merci Sylvio. R.R. » Robert Ryman, artiste (New York 30 mai 2006) « Dès que j'ai vu la collection de Sylvio j’ai pu me faire une idée de ce à quoi il pensait lorsqu’il a commencé à acheter mon travail.

L.H.O.O.Q, 1919–1964


Crédit photo : Benjamin Marciano

Enrico Macias en tournée en Israël pour ses

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Depuis Plus de 50 ans vous venez chanter en Israël. Quelle anecdote marquante de ces années pouvezvous nous raconter ? ENRICO MACIAS : Israël est véritablement le pays des miracles ! La première fois que je suis venu chanter c’était pour Yom Haatasmaout au stade Ramat Gan, devant 60.000 personnes. D’autres artistes étaient présents, comme Nana Mouskouri ou Pixie Girl. Lorsque le producteur de ce groupe a vu ma prestation et la réaction des spectateurs, il m’a demandé si j’accepterais de me produire au Carnegie Hall. J’y suis allé sans même avoir signé de contrat ! Le premier spectacle là-bas fut très difficile pour le remplissage, alors la production a eue l’idée d’éditer un journal avec une photo de moi devant le mur des lamentations et de le distribuer gratuitement à tous les habitants de Brooklyn. En une heure le Carnegie Hall était rempli ! J’ai même obtenu le lendemain la une du New York Times qui a titré : « Enrico Macias breaks the house of the Carnegie Hall » ! Je m’en souviendrai toute ma vie, c’était le 16 février 1968. Tout est venu d’Israël

60 ans de carrière

Vous êtes le seul artiste français à avoir obligé de reprendre des cours de une audience très majoritairement chant pour récupérer ma voix et la israélienne. Comment l’expliquez-vous ? consolider, même si je chantais un peu à la maison. Mais c’est comme manger EM. J’aime me produire « chez moi » ! un plat sans sel ! Pour moi être seul sans C’est mon peuple. Et ma tournée passe du musiciens et le public, c’est vide de sens. nord au sud du pays. Ce qui me fait plaisir c’est La musique c’est mon médicament, ma que j’ai réussi à réunir dans les salles raison de vivre. Heureusement que j’ai pu les séfarades et les ashkénazes ! C’est faire quelques dates en janvier dernier comme ici en France j’ai des Juifs et des à l’Opéra de Dubaï. J’y suis très connu, Arabes qui viennent à mes spectacles. Ce notamment de la communauté libanaise qui me fait plaisir, c’est lorsque les gens qui y est très nombreuse. D’ailleurs me disent que j’ai bercé leur enfance. comme il m’est interdit de me produire C’est joli en plus... au Liban, de nombreux libanais font le déplacement à Dubaï pour assister à mes Après deux annulations, à cause du Covid-19, concerts ! vous serez début novembre sur scène en Israël. Vu de Paris et sachant l’amour qui est le vôtre, comment ressentez-vous la EM. J’ai hâte de revenir et de chanter du situation actuelle en Israël ? nord au sud du pays. Je serai accompagné de 26 musiciens. Ceux pour mes chansons, EM. J’espère sincèrement que cela va et mon groupe de musiques arabo-andalouses. s’arranger. J’ai de la peine pour le peuple J’ai des souvenirs exceptionnels de mes israélien qui a tant souffert avec toutes ces tournées en Israël. Vous savez sans jamais guerres, ces excès de violence. C’est vrai traduire en hébreu, il y a une magie avec aussi qu’Israël est le bouc émissaire du la musique qui fait que le public comprend monde. Je ne vais pas jouer au prophète, de quoi je parle dans mes chansons. mais je peux vous dire quelque chose qui est écrit : viendra un jour proche, où Vous fêtez cette année vos 60 ans de toutes l Crédit photo : Benjamin Marciano carrière, après plus de 18 mois sans es nations auront besoin d’Israël. Parce chanter. Dans quel état d’esprit étiez- que Israël est un exemple en matière de vous durant cette pandémie ? santé, de technologie, de médecine, en agriculture. EM. Chanter pour le public m’a L’intelligence des Juifs vient de Dieu. terriblement manqué. J’ai même été La connaissance vient de la Torah.

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Nous avons des textes qui défient toute concurrence avec la science. Le jour où la science se mariera avec la Torah, ce jour-là pour moi, c’est Machiah. Il faut que chaque juif étudie et se serve des textes sacrés pour comprendre et s’enrichir dans sa vie personnelle. C’est une richesse unique au monde. Dieu nous a transmis sa Torah, ses commandements et pour devenir un exemple pour le monde, chacun de nous doit transmettre et connaitre ses préceptes. En 1961 vous quittiez l’Algérie sans jamais avoir pu y retourner. Vous étiez un court instant instituteur dans un petit village. Vous étiez orphelin de votre beau-père et toute la communauté juive de Constantine est obligée de partir. En arrivant en France en pleine vague yéyé vous interprétiez des titres totalement à contre-courant de cette mode. Dont le premier « j’ai quitté mon pays » écrit sur le bateau entre Alger et la France. Aviez-vous été surpris par votre succès ?

de flamenco, lorsque nous avons un événement heureux ou malheureux, on le chante. J’ai pris ma guitare sur ce bateau et j’ai vu tout le monde pleurer autour de moi en chantant « j’ai quitté mon pays ». Je l’ai ensuite chanté dans les cabarets à Paris, mais je ne m’attendais pas à devenir chanteur. J’ai tout de même mis deux ans avant que cela ne marche, en faisant des dizaines de représentations pour gagner de quoi vivre. Deux ans c’est long sans savoir si quelque chose arrivera ! Mais la musique était plus fort que tout. C’était vital de chanter. Finalement c’est ma thérapie depuis toutes ces années. Si on devait vous décrire on dirait que vous êtes un homme authentique. EM. Ce sont les événements qui sont arrivés autour de moi qui m’ont rendu authentique, comme la perte de l’Algérie, la mort de mon beau-père. Et puis ma joie d’aller en Israël la première fois, ça s’est traduit dans mes chansons. Mais aussi de faire la musique que je voulais inspirée de la musique arabo-andalouse. J’ai construit ce répertoire pour me guérir de toutes mes blessures.

EM. Lorsque j’ai écrit cette chanson, j’étais dans une situation bien précise, puisque chassé de mon pays et sans avoir terminé le deuil de mon beau-père qui venait d’être assassiné. J’étais pour ainsi dire dévasté. Mais un peu comme pour les chanteurs DATES ET INFOS À RETROUVER DANS L’AGENDA EN PAGES 12 et 13.

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Agenda

r i t r o S

Hommage à Antonio Carlos Jobim

14 Juillet

Shablul Tel Aviv Culturaccess.com

ISHAY RIBO

22 Juillet Raanana 28 Juillet kiriat Motzkin

https://2207.kupat.co.il

Superstar

le grand spectacle Hommage aux grandes stars de la pop

26-30 juillet (Menorah Hall, Tel Aviv) https://2207.kupat.co.il

VAN GOGH

"THE IMMERSIVE EXPÉRIENCE"

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PROLONGATION

31Juillet Eventim.co.il

TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021


manuel Valls THE DIRE STRAIT EXPERIENCE

21 Octobre

11 AU 14 AOÛT

musée d'art de Tel Aviv www.LiveStage.show

TEL AVIV - HAIFA BEER SHEVA - PARK ARIEL SHARON

Eventim.co.il

MAMMA MIA (Comédie musicale)

AL stewart

1 er Novembre (Tel Aviv )

14 AOUT TEL AVIV

Eventim.co.il

THÉATRE HABIMA culturaccess.com

ENRICO MACIAS

FREDERIC ZEITOUN EN CONCERT

02 au 10 Novembre

18/19 AOÛT

(ASHKELON/JERUSALEM/TEL AVIV) culturaccess.com

(TEL AVIV /NETANYA) culturaccess.com

LE VISITEUR

1er Septembre Théâtre du Beit Lessin, Frishman 44, Tel Aviv

https://livestage.show 03 966 41 08

22 Septembre

réservation Amphithéâtre Ra’ananna https:/2207.kupat.co.il

4/5 NOVEMBRE Leaan.co.il

CELINE DION Nouvelle date : 31 Mai 2023 Eventim.co.Il  TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

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LP

ANDRÉ RIEUX


Mode

HIVER E N M O T U A TENDANCES Quelles seront les pièces

incontournables et les couleurs qui feront la mode cet automne/hiver 2021/22 ? Zoom sur les tendances

2021/22

Les losanges :

C'est un des motif de l'hiver prochain que nous retrouverons sur plusieurs types de pièces (robes, manteaux, accessoires..)

Les jupes plissées

Nouvel engouement pour le plissé des robes ou jupes, pour avoir le style à la LADY DI !

Chanel

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Christian DIOR

TIPTOPTELAVIV

Lim JUILLETPhilip - AOÛT

Bevza 2021

Adam Lippes


Le sens de la fête avec tout

La fausse fourrure

ce qui brille !

Le lilas, violet, Couleur de référence par excellence.

La couleur argentée se portera en all-over, trop de jogging pendant les confinements, place maintenant aux paillettes.

Les manches longues, ballon et mitain

Chanel

La couleur jaune, le rouge vif

es

et les couleurs automnales.

Le manteau matelassé ou oversize.

Louis Vuitton

Tod's

Le tricot revisité

Chanel

Ulla Johnson

TIPTOPTELAVIV TIPTOPTELAVIV JUILLET JUILLET -- AOÛT AOÛT 2021 2021

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Les longues robes tricotées, ou étoles bien enveloppantes seront des valeurs sûres, tout comme le pull grand-père ! De quoi se lover au chaud.

Stand Studio


Expositions L'exposition internationale Dali arrive en Israël pour la première fois du 9 Juillet au 2 Octobre 2021 

Plus d'une centaine de sculptures et d'œuvres issues de son imagination, et de son génie, et certaines provenant d'une rare collection privée, seront exposées pour la première fois en Israël, pour une valeur d'environ 15 millions d'euros. Cet événement est l'occasion de découvrir de près une collection d’œuvres d'art originales de l'un des artistes les plus importants au monde. Cet été, le complexe Arena Herzliya deviendra le musée Dali pour seulement deux mois, exposant officiellement ses sculptures célèbres et populaires, dont certaines sont originales, certaines issues d'une collection privée originaire de Suède et certaines signées par l'artiste Dali en tant que édition limitée originale.

Parmi les œuvres exposées : les fameuses montres liquides, le lip sofa, Lady Godiva, le piano des pieds, Venus et une liste impressionnante qui n'a pas encore été présentée en Israël car elle provient de la collection privée de M. Benjamin Levy qui a donné sa bénédiction et l'autorisation de déplacer ces pièces d’art de Dali en Israël. L'exposition comprend également un complexe de réalité virtuelle ( VR ) spécialement mis en place pour l'exposition en Israël et qui présentera le monde de Dali comme jamais vu auparavant.  Réservations  https://www.daliarena.co.il - Tel : *9066

EVENEMENT EN ISRAËL ! FOOTBALL, UN RENDEZ-VOUS IMMANQUABLE LE 1 ER AOÛT ! Le prochain Trophée des champions opposant le champion de France au vainqueur de la Coupe de France se déroulera le 1er août 2021 à Tel Aviv au stade Bloomfield (28 000 places environ) et ce pour la première fois de son histoire. Deux tribunes pour les supporters francophones pour le match PSG / Lille ont été réservés.

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Billets Carré France-Catégorie 1 à partir de 350 Nis. Réservations : www.IsraReduc.com ou au 03.658.08.38 TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021


Zadok Ben David

"People I saw but never met"

Exposition au Musée d’art de TEL AVIV Du 18/06 au 4/09/2021. « People I Saw but Never Met » est le dernier corpus en cours de Zadok Ben-David inspiré par des personnes du monde entier. Zadok Ben-David (né en 1949) est un artiste israélien travaillant à Londres. En 1988, Ben-David a représenté Israël à la Biennale de Venise.

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Il a reçu de nombreux prix, dont la Grande Biennale Prémio au Portugal en 2007, et le prix du Musée de Tel Aviv pour la sculpture en 2005.En 2008, il a été chargé de faire une sculpture pour les Jeux olympiques de Pékin.

Hommes, femmes et enfants, ce sont des gens que l'artiste Zadok Ben-David a vus lors de ses voyages à travers le monde ,dans un marché au Kazakhstan, à Tokyo, à Londres, sur une plage de Tel-Aviv, et même en Antarctique. Mais il ne les a jamais rencontré personnellement. C’est une expression faciale ou un geste qui a attiré son attention. Il les a pris en photo pour les transformer en figurine métallique. L'installation comprend plus de 6000 personnages debout à équidistance sur un lit de sable étendu sur des centaines de mètres, créant un paysage humain complexe.


Immobilier et corona par Laurence Zemour Depuis mon arrivée en Israël, il y a 24 ans j’ai rapidement compris que ce pays était un pays imprévisible ! Chaque jour il y a des évenements qui me prouvent cela. Corona et immobilier ?

le marché, s’adresser à des gens compétents qui ont une connaissance de ce dernier depuis longtemps. On a vu des ventes en masse de produits construits dans des nouvelles villes qui sortaient de terre mais qui n’apportent pas les bénéfices escomptés.

Au debut de ce fléau, j’ai été assaillie d’appels de clients qui pensaient que la crise amenerait une baisse des prix dans l’immobilier et de ce fait un flot de bonnes affaires. Personnellement je pensais le contraire et j’ai eu raison.

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L’immobilier a été fleurissant depuis la crise et continue à l’être. Les israéliens ont eu besoin d’ameliorer leur habitation, de biens plus spacieux, d’avoir des terrasses, des jardins et de ce fait nous avons été submergés de demandes.   Les investisseurs aussi étaient là et achetaient (et continuent à le faire ) même à distance. Les produits sont rares, la demande est grandissante.... du coup les prix montent, ils ont augmenté  de 7 % dans certaines régions. Le nouveau gouvernement essaie de mettre en place des mesures afin d’enrayer ce phénoméne qui n’est bon pour personne, car les prix sont excessivement hauts. Ils essaient d’autoriser encore des tama 38 (rénovation d’immeubles avec ajouts d’appartements), et de donner des autorisations pour construire plus vite mais cela va prendre du temps. Alors, dans cette configuration que faire ? Tout d’abord ne pas se précipiter sur n’importe quel produit, continuer à verifier

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J’adore ce pays mais il n’y coule pas forcement le lait et le miel et la vigilance est importante. Il existe encore de bons achats à faire mais il est impératif de bien choisir ses interlocuteurs (avocats, agents immobiliers, expert, conseillers en prêts hypothecaires...) Prenez le temps de vérifier car l’investissement est important. Je pense que le marché continuera à bien se porter meme si je souhaite que les prix se stabilisent vite pour le bien être de tous les israéliens et surtout pour les jeunes couples qui démarrent dans la vie. Mon agence est à votre entière disposition pour tout renseignement, évaluation de biens ou encore de conseils immobiliers. Ce pays est le pays des miracles malgré les différentes épreuves que nous sommes amenés à vivre ici. Laurence Zemour Real Estate Agent 054-7 35 35 14 www.zemour-israel.com


Eliette Abecassis

INTERVIEW Exclusive

« Instagrammable » est un livre sur l’omni-présence des réseaux sociaux dans la vie des ados et sur leurs rôles parfois néfaste quand des conflits éclatent. Avez-vous peur de cette déviance qui peut emmener des jeunes à devenir des ultra-violents voir même à jouer au cyber harceleur ?

Dans ces  liaisons dangereuses  à l’ère d’Instagram, Éliette

Abécassis décrit de façon inédite une génération née au début des années 2000,  en proie à la dépendance et la violence induites par les réseaux sociaux.  

Un roman incisif qui sonde notre époque, et tout ce qui, en elle, nous interroge et nous dépasse.

Rencontre avec une femme de livre.

Votre livre est un peu un constat de la  dépendance aux réseaux sociaux de cette génération des enfants nés en 2000.  Comment la maman de deux enfants gère-t-elle cela ?

N’Êtes vous pas aussi une influenceuse ? Finalement il faut l’être pour toucher du monde et vendre ses livres … EA : J’aimerais tellement! Je ne suis pas une influenceuse, je suis une « boomer », trop vieille pour avoir du succès sur Insta, dans un monde où les gens hélas lisent de moins en moins.  Quel a été le retour de vos enfants sur ce livre court qui va droit au but ? EA : Mes enfants ont adoré le livre, ils l’ont lu d’une traite et m’ont fait le meilleur compliment qui soit, en me disant qu’il est très juste! Quels sont vos goûts actuels en matière littéraire ? EA : J’ai adoré le livre de Domenico Starnone, Les liens, paru chez Fayard l’an dernier, un livre remarquable et cruel sur le couple. Et aussi  Suivez-vous des auteurs sur les réseaux sociaux ?  EA : Sur les réseaux sociaux, je suis beaucoup de bookstagrammeuse, comme Agathethebook, Ou Serial_lecteur_ nyctalope que j’adore.  Quel est votre livre de chevet ?

EA : J’ai voulu écrire cette histoire qui EA : Mon livre de chevet, c’est toujours La s’adresse aux adultes et aux enfants en Bible, qui est le plus grand livre qui n’ait même temps. C’est avant tout une histoire jamais été écrit. distrayante et drôle sur notre monde et notre Quel roman vous a fait pleurer ? époque. C’est en observant mes ados que j’ai eu envie d’écrire Instagrammable. J’ai EA : Les livres qui me font toujours pleurer: eu le sentiment de les avoir perdus sur les ceux de Victor Hugo. Quelle sensibilité!  réseaux et je devais aller vers leur univers et le comprendre pour ne pas les abandonner TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

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lettres au sujet de son dernier

EA : J’ai en effet peur des dangers de la technologie qui n’est ni bonne ni mauvaise, mais qui dépend de l’usage que l’on en fait. L’histoire d’Instagrammable, c’est les liaisons dangereuses aujourd’hui. La Marquise de Merteuil est une influenceuse, Valmont est un séducteur et il est son ex, Cécile  de Vollanges est Sacha, jeune fille qui se laisse prendre au piège…Il m’est apparu que derrière le monde enchanté d’Insgrammable se cache une grande violence. Une pression qui s’exerce sur les jeunes pour avoir une image conforme et instagrammable, et aussi tout ce qui concerne le cyberharcèlement et qui fait des ravages comme le montrent encore les derniers faits divers. A force d’être dans le virtuel, l’esprit s’habitue à ne plus faire de différence entre le virtuel et le réel et on peut craindre le pire. Meurtre, suicide,tout est possible.

dans leur monde. C’est tentant, quand on est parent, de laisser les enfants 24-24 sur leur portable car on est débordés par le travail, les contraintes diverses, les impératifs domestiques etc. Mais c’est comme les perdre dans la forêt pour se faire dévorer par l’ordre technologique.


Déco

par Sandrine Houta es s s a r r e t s e Les petit

La terrasse devient une pièce à part entière. Même petite, on la décore au

même titre que notre intérieur pour en faire un lieu cocon où il fait bon vivre pendant les longues soirées d’été.

Quelques éléments surprenant (lampes surdimensionnées, une chaise funky, un cache pot lumineux,…) ajouteront du punch.

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Un beau sol peut donner du caractère à vos petites terrasses. Installer un revêtement graphique permet d’apporter du cachet.

Une banquette, un sofa extérieur, un hamac ou une chaise longue mettront vos terrasses en mode détente.

Une terrasse esprit nature dans une ambiance bohème en privilégiant les matière naturelles (osier, bois, coussins en coton colorés ..)

Installer un ou deux parasols, chics et pratiques ils donneront à votre terrasse un air de vacances. TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021


torah

Heureux comme un Juif à Tel-Aviv ! par Rav Abitbol

Comparée aux années précédentes, l’année que nous venons de passer fût pour le moins indésirable, que ce soit pour la collectivité ou pour les individus. L’épidémie n’a pas seulement meurtri des familles entières mais a disloqué nombre d’entre elles. Et comme si ce n’était pas suffisant, nous avons subi une avalanche de roquettes et de missiles.

P TOP ! I T p o o sc

Pour l’observateur non avisé cela fait un peu beaucoup, mais pour des croyants optimistes ces évènements interpellent l’état d’esprit juif, caractérisé par une perception positive du monde. Paradoxalement c'est précisément en cette année relativement chaotique qu'une tâche fascinante, et d'une importance incomparable, nous révèle les forces sublimes de notre peuple pour réussir à faire « du mal un siège pour le bien ».

Réjouissez-vous ! Recommandent nos sages. D’abord parce que la lettre symbole du mois de Av est la lettre Teth en valeur numérique 9 comme Tichaa beAV ensuite parce que c’est l’initiale du mot TOV qui signifie le bon et le bien. La lettre Teth apparaît pour la première fois dans le verset de Berechit « Et Dieu vit que la lumière était bonne ». Le sens de cette neuvième lettre d’après le Zohar dévoile que « son bien est caché en elle » d’où la bonne lumière qui est en effet, un « trésor caché ». L’époque messianique est le bien qui est caché dans les évènements même de destruction, d’épidémie et de malheurs. C’est ce qui permet l’émergence de la bonne nouvelle que nous attendons tous. La Communauté francophone a aujourd’hui une raison supplémentaire de se réjouir car en effet et si Dieu le veut, avec l’aide de tous, nous allons entreprendre les travaux de construction d’un centre cultuel et culturel digne des familles francophones, au cœur du Parc Bavli et du Parc Tsameret. Un lieu de prière et de recueillement, un complexe de salles polyvalentes pour des activités communautaires, un centre d’étude Beth Midrash. En paraphrasant le slogan d’une marque célèbre, nous dirons : «Parce que vous le valez bien !» 

Prosper Abraham ABITBOL

Abitbolcenter@gmail.com Tel 0546 20 70 30 Kehila francophone Torat Moshe Tel Aviv Conférences du Rav tous les chabbat matins Repas chabbatique 11:05 Synagogue SOUCAT CHALOM 10 rue harav Nissim Park Bavli TLV

Réservez vos places gratuites pour Kippour.

Offices à Beth Hahayal 60 rehov Weizman Tel aviv. whatsup 0546207030

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Du croissant au restaurant cacher, du théâtre à la française au chic parisien, c’est le résultat du développement rapide de Tel Aviv de ces dernières années avec l’arrivée massive des Juifs de France. Les francophones de Belgique, de Suisse et d’Afrique du nord mangent des croissants et du camembert dans un sandwich baguette. C’est vrai ! il y a beaucoup de français à Tel Aviv. De Paris ou de Montréal ces Juifs Olim Hadashim portent la kipa dans leur cœur ou sur leur tête, fiers de leurs origines et de leur foi, ils ont fait de Tel Aviv en moins de deux décennies la plus franco-française des villes d’Israël. On y trouve des restaurants gastronomiques cacher et des boulangeries aux pâtisseries « bonnes comme là-bas ! ». Ces Juifs de France sont restés français avec une double identité. En Israël, le français Juif recouvre sans complexe son profond attachement à ses racines juives. Religieux ou pas, ceux qui vivent à Tel Aviv ne s’étonnent plus de côtoyer des coreligionnaires qui montés de Boulogne ou de Neuilly ont choisi d’habiter non loin d’une plage réservée aux Juifs orthodoxes ou au coin d’une synagogue ou d’un mikvé, bain de purification. C’est sûr, la ville laïque de Tel Aviv qui ne dort jamais rassemble en son sein la vitalité multiculturelle des Juifs du monde entier où se côtoient des citoyens d’opinion diverses et d’origines variées des Juifs du Yémen à côté de Juifs allemands, des européens, des américains et des asiatiques, des Turcs et des Juifs de Salonique.Certes tout le monde se sent juif mais tous ne sont pas religieux. Chaque Olé vit son judaïsme comme il le sent ou le comprend et c’est bien ainsi. La culture israélienne qui était entre le houmous et le gefilte fisch est devenue, avec la venue des français sépharades, plus ouverte, plus chic et moins rugueuse. D’où le passage de Ahlane ! En arabe à l’Hey everyone ! En anglais et de Bonjour ! En français à Chalom ! En hébreu pour dire Chabbat Chalom, salut juif qui réconcilie les Tel Aviviens avec leur propre identité juive cachée par un israélisme conquérant débarrassé des tares de l’exil. Le nouveau citoyen de Tel Aviv n’est plus obligatoirement que séculaire et les Juifs francophones n’ont qu’à s’en féliciter.


Moove Que d’activités au parc Hayarkon À TEL AVIV ! SKYTOWN 4 niveaux jusqu'à une hauteur de 24 mètres, 120 éléments divers d'escalade à différents degrés de difficulté et un point de vue fou sur la ville. SkyTown TLV vous garantit, à vous, à votre famille et à vos amis, une expérience enrichissante, stimulante et amusante que vous n'avez jamais vécue auparavant en Israël ! Où : GANEI YEOSHOUA TEL AVIV https://www.skytown.co.il

Safari nocturne À faire en famille pour découvrir les animaux en action à la tombée de la nuit, la nature commence à peine à s’éveiller ! Une expérience intéressante et enrichissante sur les comportements de certains animaux entre le jour et la nuit. La visite commence par le parc ornithologique, l’observation des oiseaux (certains prennent une dernière douche, d’autres partent à la recherche de nourriture…). Observation des prédateurs nocturnes comme les hérons de nuit, chacals, chauves-souris, insectes, crapauds et reptiles. OÙ : GANEI YEOSHOUA TEL AVIV Du 6/07 au 17/08 Réservation 03-6273927 https://park.co.il/events/

Découverte des étoiles le 13/07

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Concert Avraham TAL OÙ : GANEI YEOSHOUA 08 Juillet /21HOO 9080* https://www.zappa-club.co.il/ TIPTOPTELAVIV JUILLET - AOÛT 2021

Visite nocturne du ciel de Tel-Aviv. Apprenez à connaître les constellations et explications sur leurs noms… Création d’un carnet de systèmes stellaires et récits d’histoires fascinantes de la mythologie grecque. parking devant Rokach 74. Rendez-vous au portail d'entrée de la ferme agricole. 03-6273927 https://park.co.il/events/


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TIPTOP TEL AVIV  

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