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loko

d’Zeitung vun de Rotonden

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Par un mystère que je ne m’explique que partiellement, mais qui est désormais avéré, la friche industrielle se prête idéalement à la reconversion culturelle. Sans trop réfléchir, j’ai là, de suite, un exemple frappant sous la main, mais que je ne vais pas développer, pour des raisons de neutralité.

Culture de friche

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D’accord, la rénovation est souvent plus coûteuse, plus contraignante que le remplacement pur et simple. Bien sûr, les prix du terrain au Luxembourg font que la préservation de ces anciens bâtiments, empiétant sur de larges espaces, est une gageure. Et oui, il ne faut pas systématiquement tout préserver, sauvegarder, au risque de créer une ville­-musée et d’en freiner l’essor. Mais encore faut-il au moins se poser la question de la pertinence ou non de préserver, ne serait-ce que partiellement, en alliant l’ancien au neuf, afin de valoriser des constructions contemporaines et garder en même temps une empreinte d’un temps révolu. Les éléments industriels intégrés dans de nouveaux édifices doivent faire sens en regard de l’utilisation finale du site reconverti et de son contexte urbain. Une réponse au mystère évoqué au début réside dans cette nécessité de fonctionnalité, qui fait des friches des lieux culturels innovants et dont découle mécaniquement une esthétique intemporelle, indémodable. La préservation des pavillons Baltard aux Halles de Paris nous aurait préservés du Forum des Halles version 1970 et 2016, mais je ne vais pas développer, pour des raisons évidentes de subjectivité.

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Mais le lieu me tient à cœur. Et à propos de cœur, sachez que le mien saigne à chaque fois qu’est démantelé un ancien site industriel, témoin d’une histoire, d’une tradition, d’un patrimoine, ancré dans un quartier et qui a participé au développement d’une ville ou d’une région. Ces tristes spectacles, je les ai vécus jadis au CarréRotondes, lorsque l’ancien site de Paul Wurth le long de l’aciérie a été amputé de deux tiers. Je les suis actuellement avec la démolition en face de la gare centrale des ateliers des CFL, à l’emblématique toiture en dents de scie.

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Ce qui n’est pas toujours évident pour un monument moyenâgeux est autrement plus gratifiant quand on réhabilite un édifice industriel. Les proportions et volumes, la fonctionnalité, le dépouillement et l’ergonomie, en font des réceptacles privilégiés pour accueillir toute création artistique. C’est pourquoi, en cette période propice au voyage et à la prospection culturelle, je vous invite à aller défricher par vous-même ces anciens sites industriels qui proposent aujourd’hui des spectacles, des concerts et des expositions et qui sont une source d’inspiration permanente pour animer un lieu spécifique qui me vient de suite en tête, mais que je m’empresse de ne pas mentionner, pour des raisons manifestes d’humilité. Place aux autres : voici une petite sélection partiale de lieux culturels dont la visite saura agrémenter vos escapades estivales de surprises architecturales, urbaines et créatives.


édito 03

Si cet été vous prenez la route du soleil, une destination possible dans le sud (du pays) : Kulturfabrik - Esch/Alzette (1) utilisation d’origine : abattoirs, de 1885 à 1979, devient un centre culturel en 1996. recommandation : l’ancien abattoir municipal, un site plein de charme, à l’instar de celui de la ville de Luxembourg, qui est partiellement utilisé comme lieu de stockage, végète, et dépérit lentement, ce qui est dommage et n’est surtout pas le propos (quoique). La programmation en générale et autour, de l’art urbain, les concerts, le site, le resto, bref, un peu tout, mais ce n’est pas très objectif, ce sont des copains. kulturfabrik.lu Si par contre vous vous dirigez franchement vers le sud et dépassez une ou plusieurs frontières, dites bonjour de notre part au : Centquatre – Paris (2) établissement artistique et culturel innovant espace de résidences, de production et de diffusion pour les publics et les artistes du monde entier utilisation d’origine : pompes funèbres de 1874 à 1997, ouverture en 2008 recommandation : la programmation, déambuler dans la nef centrale, la librairie. Et au-delà, constater l’apport positif du site sur la vie de quartier. 104.fr Point éphémère - Paris (3) centre de dynamiques artistiques espace d'expositions, salle de concert polyvalente & studios de répétition utilisation d’origine : dock de matériaux de construction à partir de 1922, ouverture en 2004 recommandation : la programmation, l’ambiance les soirs de concerts, l’apéro sur le quai du Canal Saint-Martin. pointephemere.org Lieu Unique - Nantes (4) centre culturel, devenu scène nationale utilisation d’origine : ancienne biscuiterie, de 1886 à 1974, ouverture en 1994 recommandation : la programmation, le hammam pour les téméraires, le resto pour les gourmands. lelieuunique.com La Sucrière - Lyon (5) utilisation d’origine : ancienne usine de sucre, de 1886 à 1974 recommandation : les expositions, surtout durant la biennale de Lyon, le quartier et les quais, anciennement industriels, et complétement revitalisés. lasucriere-lyon.com Les ateliers SNCF - Arles (6) recommandation : un site industriel, un lieu d’exposition, un chantier, une extension par Frank Gehry…. Ce projet est un peu tout ça, et va encore évoluer. En attendant, ce site industriel imposant accueille tous les ans une grande partie des Rencontres de la photographie d’Arles, avec une contribution du Luxembourg à partir de 2017. rencontres-arles.com

Friche la Belle de Mai - Marseille (7) une fabrique artistique, un espace de vie et de culture à Marseille utilisation d’origine : manufacture des tabacs, de 1868 à 1990, rénovation en 1995 recommandation : la programmation, l’extension de l’architecture, l’apéro et la vue sur le toit du bâtiment, à l’occasion de leur programmation DJ en août. lafriche.org Recyclart - Bruxelles (8) un centre d’art, un centre de production et un bar, dans l’ancienne gare de Bruxelles-Chapelle utilisation d’origine : une gare ferroviaire, depuis 1952, encore en service, programmation artistique à partir de 2000 recommandation : la programmation, et dans un contexte très urbain, les soirées et nuits électro. recyclart.be Roundhouse - Londres (9) lieu de représentations pour le spectacle vivant et les concerts utilisation d’origine : dépôt de locomotives, de 1847 à 1860, ouverture en 2006. recommandation : une Rotonde, juste une, mais plus haute. Joliment rénovée avec extension, haut-lieu de concerts rock à partir des années 60. roundhouse.org.uk Matadero - Madrid (10) centre d’art à Madrid, qui s’agrandit progressivement utilisation d’origine : abattoirs, de 1911 à 1996, première ouverture en 2007. recommandation : Encore un abattoir, sur un site d’envergure. L’architecture, la signalisation, le mobilier urbain, tout est en lien avec la programmation et l’utilisation culturelle. mataderomadrid.org LXFactory - Lisbonne (11) collectif d’associations et entreprises actifs dans la l’industrie créative, sous le pont du 25 Avril utilisation d’origine : complexe de manufactures, réhabilité en 2008 recommandation : pas de programmation à proprement parlé, profiter de l’ambiance que dégage ce concentré de commerces, restaurants et librairies. lxfactory.com

Museumsquartier - Vienne (13) complexe culturel, de 60 000 m 2 (…) installé dans les anciennes écuries impériales utilisation d’origine : écuries du 18ème siècle, reconverties entre 1998 et 2001 recommandation : prévoir au moins une journée, pour la visite des musées, du parvis central, et profiter des magasins, terrasses et restaurants. Attention, certains centres culturels sont fermés en été, le plus souvent en août. J’en profite en guise de conclusion pour dire que ce n’est pas le cas – ceci est strictement informatif – des

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Rotondes - Luxembourg Explorations culturelles utilisation d’origine : ateliers de locomotives à vapeur, de 1875 aux années 60. Rénovation (Rotonde 1) en 2000, ouverture en 2015. recommandation : en toute objectivité : absolument tout. Mais pendant la période estivale, pour ceux dont les congés sont terminés/annulés, nous avons justement une programmation musicale durant tout le mois d’août qui porte bien son nom : les Congés annulés (voir notre article en p. 14), se déroulant dans et aux abords d’un édifice industriel symptomatique, la Rotonde 2, qui se trouve à proximité d’un autre édifice industriel symptomatique similaire, la Rotonde 1. Dans celle-ci vous pourrez visiter cet été, juste pour info, hein, la quatrième édition de la Triennale Jeune Création (voir notre article en p. 9). Je pourrais aller plus loin, mais je ne développe pas plus, pour des raisons flagrantes de fin d’édito.

Steph Meyers, directeur des Rotondes

Ps1 : Les prochains lieux sur ma liste to do : Village

Frau Gerolds Garten - Zürich (12) terrasse urbaine, à proximité de la tour Freitag, dans le quartier industriel de Zurich recommandation : pas une friche industrielle à proprement parlé, mais le site marie de manière optimale le coté industriel et culturel, en combinant une architecture d’anciens conteneurs avec un jardin communautaire, créant ainsi une terrasse centrale entourée de pop-up shops. fraugerold.ch

Underground, espace de créativité dans des rames de métro à Londres / Tabakalera, centre de culture contemporaine à San Sébastian / Darwin, friche urbaine à Bordeaux / La Ferme du Buisson, un centre d'art et scène nationale dans une ferme à Marne-la-Vallée / Le Mattatoio, annexe du musée d’art contemporain MACRo, dans les anciens abattoirs (décidément) de Rome.

Ps2 : Pour plus d’adresses, le site du réseau de centres culturels Trans Europe Halles : teh.net

Ps3 : Si vous avez compris le dénominateur commun entre ces lieux, et faites la découverte au cours de vos vacances d’été de lieux similaires et encore méconnus : steph.meyers@rotondes.lu


Chaque saison, c’est toujours pareil, et ce n’est jamais pareil. Ce qui change, ce sont évidemment les manifestations, les découvertes, les nouveaux visages. Ce qui reste : le dynamisme, l’effervescence et l’envie de toujours faire mieux que la saison qui vient de s’écouler. 2017-2018 marque un tournant de taille, à savoir les dix ans de l’a.s.b.l. CarréRotondes. Si nous nous permettons de regarder en arrière, ce n’est point par nostalgie, mais pour nous assurer de ne pas avoir laissé traîner notre envie, notre folie et notre intégrité. Ici, le teaser de ce qui est à venir. À vous de juger.

saison 17/18

04 Saison 17/18


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Die Fürchterlichen Fünf

Pitch

Marionettefestival

(Kreation / Premiere) Rotondes 29.09 - 04.10.17

Rotondes & Luxembourg City Film Festival 16.02 - 04.03.18

Rotondes 19 – 21.05.18

Theater und live Musik

graphisme, illustrations et scénarios

Eine gruselige Mannschaft trifft sich da im Schatten einer alten Brücke: Es sind die Fürchterlichen Fünf! Was sie zusammenführt sind jedoch keine finsteren Pläne; sie sind untröstlich, weil keiner sie mag. Das wollen sie ändern - und schmieden einen Plan. Die Fürcherlichen Fünf ist ein Plädoyer für die Andersartigkeit und die Entdeckung verborgener Talente.

Une exposition de films qui n’existent pas (encore). Le but ? Mettre en valeur le travail du scénariste et son travail d’écriture d’une part, et celui de l’illustrateur et son travail graphique de mise en valeur d’un univers en devenir d’autre part. Exposition dans le cadre du Luxembourg City Film Festival.

Remember the dragons Koproduktion / Uraufführung Dezember 2017 Cie Berlin (Antwerpen, BE) / Hetpaleis (Antwerpen, BE) / Kopergietery (Gent, BE) 28 - 30.01.18

ID Rotondes et MENJE 23 - 26.02.18 Projet participatif dans le cadre de la collaboration avec l’Éducation nationale en direction du régime préparatoire

Videoinstallation / dokumentarisches Theater

Die für Kinder adaptierte Version von Perhaps all the dragons… die das Publikum während des Fabula Rasa 2016 in den Rotondes entdecken konnte. 30 Kinder sitzen an einem ovalen Tisch und es werden ihnen 30 Clips gezeigt, in denen es um das Leben anderer Kinder aus allen Ecken der Welt geht. Ein Schauspiel zum Thema Wahrheit und Fiktion in ein- und derselben Erzählung.

Biennale de la marionnette et du théâtre d’objets

Pendant le week-end de la Pentecôte, l’équipe des Rotondes sortira de son camp de base pour organiser le Marionettefestival dans le village de Tadler, au nord du Luxembourg. Durant trois jours, dans un cadre aussi pittoresque qu’insolite, petits et grands découvriront des spectacles de marionnettes à fils ou en castelet, des ciné-marionnettes en 3D, du théâtre d’objets, des contes et du jeu d’acteur avec musique et objets, des concerts festifs, des sets DJ, un manège…

Il n’est pas encore minuit Cie XY (Lille, FR) 07 - 09.06.18 cirque nouveau

Le retour ! Pour la présente édition, les élèves de plusieurs lycées du pays s’approprieront le genre urbain dans un spectacle mêlant danse hip-hop et rap et s’inspirant du récit de Peter Pan.

A house in Asia Agrupación Señor Serrano (Barcelona, ES) 17.04.18 théâtre

Sur scène, ils sont vingt-deux à défendre l’idée que l’acrobatie est une œuvre collective qui porte sa propre poésie. Autant dire que ça vole dans tous les sens ! Ici, la maîtrise du danger est l’affaire de chacun et la solidarité permet des prises de risque inouïes.

18 Rotondes 29.06 - 26.08.18 Une nouvelle approche du minigolf !

Une cArMen en Turakie Turak Théâtre (Lyon, FR) 01.03 - 02.03.18 marionnettes et musique

Puristes, soyez prévenus : dans Une cArMen en Turakie, l’opéra de Bizet et la mémoire qu’il transporte avec lui passent au crible de la fantaisie turakienne, qui n’a jamais connu de loi.

Grâce au langage de l'image (maquettes, projections et manipulations vidéo en temps réel), la compagnie Agrupación Señor Serrano présente un western scénique où la réalité et ses reproductions se mélangent, traçant un portrait impitoyablement pop de la décennie qui a suivi les évènements du 11 septembre jusqu’à la traque d’Oussama Ben Laden.

18 trous (pour 2018, s’entend), dont plusieurs répartis dans le quartier de Bonnevoie, conçus par les artistes et collaborateurs ayant accompagné les Rotondes depuis leurs humbles débuts à Hollerich.


06 backstage

Raoul Gross (30 ans) aime fabriquer de belles choses avec ses mains. C’est en grande partie pour ça que nous lui avons confié la réalisation des scénographies de nos deux dernières expositions, XPO E (17.03 - 30.03.17) et la Triennale Jeune Création Jet Lag / Out Of Sync (30.06 – 27.08.17). On le voit sans le voir. La discrétion comme manteau, Raoul Gross est l’un de ces visages familiers qu’on croit connaître sans vraiment savoir d’où. Ces derniers mois, ses visites fréquentes aux Rotondes, que ce soit en baskets ou en bleu de travail taché de peinture, pouvaient tantôt faire croire à un étudiant des Beaux-Arts, tantôt à un artisan. Faux et encore faux. Raoul est ce qu’on appelle un product designer (concepteur de produits). Les définitions étant ce qu’elles sont, disons qu’il conçoit de l’utile (gadgets, meubles et divers outils) avec un soin esthétique très prononcé. Ces dernières années, il a rajouté la scénographie à sa palette d’expertises. Garçon curieux et bricoleur, Raoul opte au lycée pour la section artistique (section E). Le bac en poche, c’est à la Staatliche Hochschule für Gestaltung à Karlsruhe - une ancienne usine de munitions reconvertie en HauteÉcole et musée – qu’il va s’intéresser de près à l’art dit utilitaire, au design industriel et à la conception de produits. C’est lors de son volontariat civique en 2015 qu’il réalise son premier véritable habillage de salle pour ce qui deviendra l’épicerie solidaire Eis Epicerie à Soleuvre. « Je ne me considère pas comme


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Problem Solver* *il ne reste plus qu’à accrocher au mur

un artiste. Exposer ici par exemple (NDLR : la Triennale Jeune Création Jet Lag / Out Of Sync pour laquelle il conçoit les cimaises) ne conviendrait pas. Le regard porté sur les produits que je crée est tout à fait personnel : certains appelleront ça de l’art ou pas. Pour moi, il s’agit d’objets au design pensé pour améliorer et rendre plus agréable leur utilisation. Ce n’est jamais du beau uniquement pour être beau. »

aux maquettes 3D, en passant par la sérigraphie et la peinture). Il ne fallait pas davantage charger le contenu par une scénographie trop opulente. Toujours dans la discrétion, Raoul opte pour une ossature en bois recouverte de toiles (ou pas) d’où pendaient les œuvres reliées à un fil. Ces supports transparents permettaient une plus grande vue d’ensemble sans l’obstruction par un mur blanc.

Pourtant en juillet 2016, il participe aux Rotondes au cycle spot, qui met en avant des œuvres dites purement artistiques dans l’arène de la Rotonde 2. Son installation The playground of shapes présente des blocs de bois de forme triangulaire peints que le créateur déplace à intervalles réguliers. « Vu comme ça, on aurait dit une simple installation. Mais en réalité, les éléments une fois assemblés pouvaient former des chaises ou des tables basses. L’idée de fonctionnalité était toujours présente. »

Les trouvailles de ce genre viennent souvent la nuit, quand le téléphone charge, ou pendant une ballade ou une conversation. On a du mal à imaginer qu’une phrase mal interprétée puisse donner naissance à un décor complexe et étudié. Et pourtant, l’aspect labyrinthique propre au parcours de Jet Lag / Out Of Sync pourrait très bien n’être que l’illustration des méandres de la pensée : on part d’une supposition qui s’avère être fausse, et on rebrousse chemin. Toujours pour la triennale, Raoul, avec le programmateur des arts visuels des Rotondes, Marc Scozzai, et la commissaire de l’exposition, Anouk Wies, scinde la Galerie de la Rotonde 1 en créneaux « jour / nuit » par l’utilisation du noir et blanc. Le visiteur, en entrant dans la salle, parcourt un tunnel avant de se retrouver face à un mur. Il a le choix : tourner à gauche vers la partie « jour », tourner à droite vers la partie « nuit ». Il choisira de se coucher le soir ou – victime du jetlag – de s’effondrer durant la journée.

Pour XPO E, l’exposition de groupe des élèves des sections E du pays en mars dernier, il s’agissait d’unifier la multitude de propositions disparates (allant du croquis sur cahier

Deux approches prévalent pour Raoul : soit il crée la scénographie autour des œuvres, soit les œuvres sont intégrées de façon cohérente dans celle-ci. Pour ne pas faire de malheu-

Les littéraires ont leur « To be, or not to be », sa préoccupation à lui, c’est : « When does art become design ? » et inversement. Raoul a choisi un métier où cette dualité fait sens. Elle est au cœur de toutes ses créations. Et tant qu’il ne trouve pas la réponse, il peut continuer à « justifier » un travail que certains jugeront « pas assez » ou « trop artistique » à leur goût.

reux, il n’est pas rare qu’il voie directement avec les artistes. Ses constructions sont toujours agencées de façon à ce qu’il n’y ait jamais d’accrochages de première et seconde classes. Vouloir épuiser toutes les possibilités d’exploitation d’une salle (pas facile pour un croissant comme la Galerie), la démarche ressemble à celle poursuivie par l’architecte d’intérieur. Sa veine artistique, d’un autre côté, lui permet de se mettre à la place de celui qui expose et, par conséquent, de « parler une même langue » qui évite au mieux la nomenclature. Aujourd’hui, son statut d’indépendant permet à Raoul Gross de fonctionner à l’affect. Le dialogue, la réflexion, le sommeil et – luxe parmi tous les luxes – le temps comptent autant, voire plus, que le savoir-faire, l’outil, le diplôme. Économes et toujours empruntes d’un souci de durabilité écologique, ses créations ne font pas de bruit et ne cherchent aucunement à détourner l’attention des « vedettes » qu’elles servent. Pas uniquement par modestie : « Au cas où les cimaises seraient de travers, personne ne pourra me pointer du doigt. » Modeste.

Rendez-vous Triennale Jeune Création Jet Lag / Out Of Sync 30.06 - 27.08.17


08 autoportrait

Bonjour.

graffitis & œuvres street art Michaël Sanctobin Mon nom est __________________________________. On me connaît à cause de mes ________________________________________________________________ la liberté d'expression Être artiste c’est ________________________________________________________________ une œuvre pour un collectionneur privé Actuellement, je travaille sur _______________________________________________________________________________________________________________________ sa ville préférée au Portugal, Lisbonne Ça parle de ________________________________________________________________________________________________________________ l'in situ Golden Gate que j'ai fait au Mudam en 2013 L’œuvre personnelle qui me tient le plus à cœur est ___________________________________________________________________________________________ l’architecture, l’art de la fine cuisine, la musique, la nature et les ballades en moto L’inspiration me vient de ____________________________________________________________________________________________________________________________ ne voient pas le temps dédié à créer une oeuvre Souvent, les gens se font une idée fausse de l’art parce que ils __________________________________________________________________________________ pour l’évolution et la durabilité du monde artistique L’argent et l’art sont : importants _________________________________________________________________________________________________________________________________ cela aide à l’évolution des idées d'un artiste J’aime / je n’aime pas la critique parce que _______________________________________________________________________________________________________ j'ai bien aimé La première fois que j’étais aux Rotondes, ________________________________________________________________________________________________________ Rotondes continueront leurs efforts dans le culturel et l’art J’espère que les ____________________________________________________________________________________________________________________________________________ Merci ! signature :

Michaël

Sanctobin

Rendez-vous Les frères Sanctobin (Michaël et Matthias) encadrent les groupes de graffiti dans le projet scolaire Hip Hop Marathon. Save the date : Jeu 14.06.18, 19:00 dans le cadre du Mois des Labos (voir notre article en p. 18).


arts visuels 09

Anouk Wies en mode off Entretien avec Anouk Wies, commissaire de la Triennale Jeune Création Luxembourg et Grande Région Jet Lag / Out Of Sync Pour la plupart d’entre nous, le jet lag est un bobo bienvenu. On dort quand les autres travaillent parce qu’on a une journée de vol dans les pattes (je vous laisse choisir la destination). Dans le contexte qui nous intéresse, Jet Lag / Out Of Sync (à voir du 30.06 au 27.08.17 aux Rotondes et au Cercle Cité) est la volonté de 26 artistes d’en découdre avec le thème du décalage - moral, spirituel, sociétal, politique face à un monde qui tourne de plus en plus vite. Courte escale à Luxembourg-Ville avec Anouk Wies, coordinatrice générale du Cercle Cité et commissaire de cette 4e édition de la Triennale Jeune Création Luxembourg et Grande Région. Pourquoi avoir choisi comme thème de la Triennale le jet lag ? La Triennale Jeune Création s’adresse principalement aux artistes en dessous de 35 ans, et beaucoup d’entre eux ont grandi avec Internet. Certains ont même dès leur plus jeune âge été exposés à un flux d’informations constant difficile à digérer. On parle d’une génération en mouvement permanent, qui souvent a étudié à l’étranger ou continue de le faire. Aujourd’hui, il n’est pas rare d’avoir le sentiment d’être chez soi dans différentes parties du globe. Ce qui peut pousser à des interrogations : quel est mon chez-moi ? Où suis-je ? Face au déphasage (out of sync), comment retrouver ses repères ? Comment se déconnecter pour se retrouver soi-même ? Autant de réflexions qui me semblent être de notre époque.


10 arts visuels

En quoi la globalisation définit-elle selon vous l’artiste d’aujourd’hui ? La société est globalisée. L’industrie est globalisée. Aujourd’hui, l’artiste n’est pas isolé, ni cantonné à un seul point géographique. Il s’inscrit dans ce même contexte de mondialisation. Quand on parle d’artistes issus de « Luxembourg et Grande Région », qu’est-ce que cela veut dire ? Que signifie l’appartenance à une Grande Région ? L’identité en tant que définition de soi est au cœur de tous les débats. Le but de cette exposition ne consiste aucunement à chercher à révéler un art typiquement luxembourgeois, l’opportunité est plutôt donnée aux artistes ayant un lien avec le Luxembourg, de renouer avec leurs origines ou avec dits liens. Cette connexion s’étend à la Grande Région. Je préfère parler en terme de territoire et de comment celui est propice à la création, plutôt que de parler de nationalité. L’exposition contrecarre un peu sans le vouloir l’idée d’un nation branding, celle d’une identité claire et définie… Parler d’identité, ça reste compliqué, surtout au Luxembourg, qui est tellement imprégné d’influences venues d’ailleurs. Pareil pour les études. La majorité des étudiants partent à l’étranger, ce qui change aussi leur façon de voir les choses. Peut-être qu’être Luxembourgeois, c’est justement ça : être baigné dans ce mix d’influences. Certaines œuvres de la Triennale se penchent sur la question d’appartenance et d’errance.

Sur les 121 dossiers reçus, comment s’est faite la sélection ? La sélection s’est faite avec les Rotondes. Il y avait un nombre de critères à respecter, dont l’espace délimité du lieu d’exposition. Autant les projets semblaient intéressants, autant nous étions obligés de nous limiter à une vingtaine d’artistes. Ce n’était évidemment pas le premier critère, qui est et reste le sujet. Certaines propositions ne faisaient qu’effleurer le sujet. Il y en avait qui d’emblée étaient pertinentes, d’autres où nous n’étions pas sûrs d’avoir saisi l’approche. Ces artistes-là, nous les avons recontactés pour en savoir plus et, surtout, voir si leur œuvre s’inscrivait bien dans la thématique. Nous avons à plusieurs reprises dû revoir notre position. Par contre, des 25 projets retenus, 20 sont des créations spécialement conçues pour la Triennale. Vous êtes responsable de la programmation au Cercle Cité, mais commissaire de la Triennale dont la grande majorité se déroule aux Rotondes. Sans regret ? J’avoue que ça fait un peu drôle parce que toutes les missions de commissariat d’exposition que j’ai menées jusqu’à présent l’étaient pour le Cercle Cité. Mais l’approche est intéressante parce qu’elle me permet de me détacher de mon rôle de coordinatrice, qui est plus lié à l’aspect pratique et à la logistique autour d’une exposition. Je savais dès le départ que nos espaces ici au Cercle étaient limités,

en raison de la traditionnelle exposition de la Photothèque de la Ville de Luxembourg que nous accueillons chaque été. J’ai vraiment perçu mon implication dans la Triennale comme étant l’invitée des Rotondes, ce qui était plutôt agréable. Quelles sont les idées que vous souhaitez que les visiteurs retiennent de Jet Lag / Out Of Sync ? Il y a plusieurs messages sous-jacents dans cette exposition. J’ai ressenti de la part des artistes un souhait de voir une décélération de la société et de retourner à des choses plus simples et fondamentales. Il y a une envie de se distancer de la « machine », de prendre du temps pour soi, de faire une pause. La cabane de Marie-Luce Theis (hide & seek, érigée sur le parvis), par exemple, reflète très bien ce sentiment. On y entre, on dépose son téléphone dans une boîte aux lettres, on retire ses chaussures, avant d’adopter la seule position à peu près possible à l’intérieur, qui est de regarder le ciel à travers une fenêtre de toit. Il y a cette idée forte de vouloir marquer une pause d’un côté et, de l’autre, l’envie de renouer avec l’humain, avec la nature.


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« Jet Lag / Out Of Sync questionne les exigences de la vie contemporaine dans une société multiculturelle, bien qu’individualiste, marquée par les migrations et le passage des frontières, physique et mental, où l’épuisement et les limites liés aux changements incessants de notre environnement hyperconnecté se font sentir », explique Anouk Wies qui, dans sa note d’intention, passe en revue chacune des œuvres présentées aux Rotondes et au Cercle Cité. Les 26 artistes invités occupent la Galerie, le parvis et la Buvette des Rotondes et la CeCiL’s Box, l’entrée du Ratskeller et la rue du Curé devant le Cercle Cité, à Luxembourg-ville. Dans le cadre des Congés annulés (28.07 – 25.08.17) : Chaque artiste aura carte blanche, le temps d’une soirée, afin de faire découvrir au public son univers et ses sources d’inspiration.

Avec Guillaume Barborini, Stefania Becheanu, Vincent Bernard, Boulc’h & Schosseler, Marc

Rendez-vous

Buchy, Cyril Faucher, Aline Forçain, Alice

Jet Lag / Out Of Sync 4e Triennale Jeune Création Luxembourg et Grande Région

Haddad, Paul Heintz, Reza Kianpour, Anna Krieps, Rémy Laporte, Sandra Lieners, Lucie Majerus, Laura Mannelli, Chantal Maquet, Isabelle Mattern, Marianne Mispelaëre, Eric Schumacher, Marina Smorodinova, Marie-Luce Theis, Nina Tomàs, Marianne Villière, Daniel Wagener et Nora Wagner

30.06 – 27.08.17

Rotondes Juillet Jeu – Sam >15:00 – 19:00 Dim >12:00 – 18:00 Lun – Mer >fermé Août (dans le cadre des Congés annulés) Lun – Sam >16:00 – 21:00 Dim >12:00 – 21:00

Cercle Cité tous les jours de 10:00 à 19:00 Visites guidées : tous les dimanches, 02.07 - 27.08 >15:00 (en FR/EN sauf les 16.07 + 27.08 : en LU/DE) gratuit, sans inscription

Visite guidée avec la commissaire de l’exposition Anouk Wies: Mer 09.08 >18:00 inscription gratuite: tickets@rotondes.lu / +352 2662 2030 Pop Corner Mer 09 – Sam 12.08 Le pop-up store des Congés annulés : vente de catalogues, de magazines et d’œuvres des artistes en tirage limité

Eye candy : "Time machine", Morgan Fortems et Fred Rey


Anomalie dans le paysage musical, les Congés annulés ne se sont jamais véritablement définis comme un festival. Une question de forme. Un festival, ça a des sponsors, des bracelets en tissu qu’on garde toute une vie, un camping, c’est dehors, ça brasse un nombre incalculable de fêtards en sueur. Ici, nul gazon mais du bitume, nul bain de boue mais des apéros en terrasse, nul bain de foule, juste des « happy few ». Un festival afterwork, propre, urbain comme il n’y en avait pratiquement pas au Grand-Duché quand tout a démarré en 2009. Aujourd’hui, le « Rotondes’ Summer Festival » assume ses ambitions. Un petit slip de bain moulant sur l’affiche comme un clin d’œil aux Stones période Sticky Fingers en mode sea, sex and sun. Sea, sex and sound. Sound, sea and sun… Venez voir par vous-même. Outre les groupes de musique (le prix des concerts dépasse rarement les 15 euros), vous aurez droit à un pop-up store (Pop Corner) fourni en BD, disques, cartes postales et autres accessoires pour vélo, à une compétition de roller disco pour toute la famille et à la projection de films et documentaires (en partenariat avec la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg et le Rocklab). En attendant le coup d’envoi le 28 juillet avec la présence sur scène des groupes Hyperculte, La Jungle et Cosmokramer, nous avons discuté de la belle époque, du présent imminent et d’utopie avec le Monsieur Musique des Rotondes, Marc Hauser, programmateur, encore et toujours garant du cachet « cool » des Rotondes.

alors, quoi de 9 ?

Le festival d’été Congés annulés conjugue curiosité et intégrité dans une programmation qui a toujours fui la tendance. Une course-poursuite qui dure depuis neuf saisons déjà.

Congés annulés :

14 temps fort


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Le fait qu’il y ait aujourd’hui plus de festivals alternatifs que jadis, en 2009, a-t-il influé sur tes choix de programmation ? Non, je n’ai pas changé grand-chose par rapport à l’esthétique de la programmation. Par rapport à l’offre actuellement proposée, l’idée est toujours celle de faire venir des groupes qui jouent pour la première fois au Luxembourg. Le côté « nouveauté » reste donc maintenu. Bien sûr, il y a toujours le risque que cela ressemble à ce que d’autres font, et j’avoue qu’il y a des groupes que j’aurais bien aimé avoir, qui aujourd’hui jouent ailleurs. Cela arrive-t-il souvent qu’on te « pique » des groupes ? Non, ça arrive ponctuellement. Il faut dire que chaque salle du pays a plus ou moins trouvé son créneau et sa niche. Je parlerais plus de complémentarité que de concurrence. Comment jongles-tu entre les coups de cœur et les groupes « bankable » quand vient le moment de concevoir l’affiche des Congés ? (rires) C’est un peu comme pendant toute l’année. J’aime pouvoir justifier ce que je programme. Je veux faire venir des groupes pour les bonnes raisons. Tel artiste va être intéressant pour son approche esthétique, tel autre artiste est susceptible de plaire à une catégorie de personnes bien ciblée, et j’essaie d’amener un ensemble d’éléments un peu disparates qui feront une programmation dont je n’aurai pas honte au final. On y retrouve bien évidemment des coups de cœur parsemés çà et là. Mais ces coups de cœur ne sont pas uniquement subjectifs, ils peuvent être partagés, comme par exemple Aldous Harding (NDLR : mardi, 15.08) qui, je crois, plaira à pas mal de monde. Je jongle toujours entre une proposition très hétérogène et une certaine rigueur. Est-ce important de « faire de l’argent » ? Personne ne m’a à aucun moment imposé de contrainte de ce genre. Nous parlons quand même d’un lieu qui est subventionné par le Ministère de la Culture. Bien sûr, le but n’est pas d’avoir seulement cinq personnes dans la salle. Nous tenons toujours à atteindre un nombre assez important pour qu’il y ait interaction entre le public et l’artiste. Tout en disant ça, je n’ai jamais fait venir un groupe parce que j’estimais qu’il rameuterait plus de monde qu’un autre. Les subventions étatiques nous permettent d’oser. Heureusement. Y a-t-il une tendance ou un fil rouge qui relie les manifestations de cette nouvelle édition ? Ce n’est pas voulu (rires), mais à quelques exceptions près, l’affiche n’est pas ce qu’on pourrait appeler « extrêmement joyeuse » ou « festive ». Elle est ponctuée de moments très intenses, mais il n’y a pas cette touche légère et estivale. La Jungle, qui ouvre le festival, a quelque chose d’explosif sur lequel tu peux te lâcher, mais sans le côté pop d’un Methyl Ethel par exemple (NDLR : jeudi 17.08). Cette année, on sera davantage dans l’intensité et l’émotion.

Qu’est-ce qui, selon toi, fait une édition réussie ? C’est comme pour les concerts : c’est quand tu vois qu’il y a quelque chose qui se passe entre l’artiste et le public. Étant donné que la plupart du temps, il s’agit de groupes peu connus que celui-ci vient découvrir, c’est beau de voir cette découverte se traduire en échange. Une édition est réussie quand les gens prennent vraiment le temps d’écouter. De manière générale, le mois d’août se prête bien à un festival comme les Congés annulés. Tu as l’impression que les gens sont moins stressés par l’idée d’aller travailler le lendemain. Il y a une atmosphère de… congés, propice à la décompression.

En ne souhaitant pas que son rêve se réalise (sinon, que faire après ?), nous vous laissons lire, admirer, googler les noms qui ornent l’affiche 2017 :

Congés annulés Rotondes’ Summer Festival 28.07 – 25.08.17 > Ven 28.07 : Congés annulés Opening Night avec Hyperculte (CH) + La Jungle (BE) + Cosmokramer (LU) > Sam 29.07 : Douglas Dare (UK) + support : Claudine Muno (LU) > Dim 30.07 : We Are X (film / réal. : Stephen Kijack) > Lun 31.07 : Delmar (LU) + The Kooters (LU)

Comment perçois-tu l’évolution de la scène luxembourgeoise ces dernières années ? Il y a une professionnalisation évidente. Tu remarques que les groupes ont joué à l’étranger ou ont fait de nombreuses dates. Ça se ressent lors de leur performance sur scène. Il y en a que j’aime énormément. Malheureusement, il n’y a pas assez de musiciens au Luxembourg qui collent à l’esthétique de notre programmation, pour dire les choses simplement. Pour trouver de nouveaux showcases (NDLR : premières de groupes), il faut à chaque fois ramer. Et souvent, quand on parle de nouveaux groupes, il s’agit de personnes ayant déjà joué dans des formations précédentes. Résultat : il y a un roulement qui s’installe avec plus ou moins toujours les mêmes personnes. La scène se renouvelle, mais pas à partir de rien. Et ça, j’ai du mal à le comprendre. L’offre est pourtant là. Je remarque une réelle émancipation du public, et cet engouement, à mes yeux, devrait avoir un impact sur la créativité locale.

> Mar 01.08 : The KVB (UK) + support : Cyclorama (LU) > Mer 02.08 : Cigarettes After Sex (US / Org.: A-Promotions) > Jeu 03.08 : Molly Nilsson (SE) + support : The Beat Escape (CA) > Ven 04.08 : Northern Disco Lights (film / réal. : Ben Davis) + DJ set by Herr2003 > Sam 05.08 : Roller Disco + DJ sets by Sensu + Kuston Beater > Dim 06.08 : Radiomentale Live Ciné-Mix (Org. : Cinémathèque) > Lun 07.08 : Dillendub (LU) + 50% vu Plakeg oder Ugedoen > Mar 08.08 : Edsun (LU) + Dorian & Louvar (LU) (Exit:LX Session) > Mer 09.08 : Shame (UK) + support : Autumn Sweater (LU) > Jeu 10.08 : Liars (US) + support : Ryvage (LU) > Ven 11.08 : Christian Löffler (DE) + support : In Circles (LU) + Crop Circuit (LU) > Sam 12.08 : Joep Beving (NL) > Sam 12.08 : Ableton Live Workshop avec Andri Søren > Lun 14.08 : Only 2 Sticks (LU) + Seekers (LU)

Quel a été ton grand moment d’émotion sur ces huit dernières éditions des Alors, le moment émotion où tout était parfait s’est produit lors de l’ouverture en 2014, avec le vernissage de l’exposition 3 Songs No Flash ! et le plateau Antimatter People, The Growlers et PAUS, puis Binary & Dyslexic en session Exit:LX (performance filmée) pour clore la soirée. Une vraie ambiance de festival.

> Mar 15.08 : Aldous Harding (NZ) + support Bartleby Delicate (LU) > Mer 16.08 : Epicure (LU) > Jeu 17.08 : Methyl Ethel (AU) + support : Ice In My Eyes (LU) > Ven 18.08 : Wuman (BE) + support : Nice Astronauts (LU) > Sam 19.08 : Colombe Music Night : Ropoporose (FR) + Mudaze (LU) > Dim 20.08 : Gimme Danger

Et pour finir : si tu disposais d’un budget illimité et d’une baguette magique pour faire revenir les morts, quel serait ton line-up rêvé ? (hésite, hésite encore) Je devrais y répondre en ayant mes disques devant moi. Là, j’ai l’impression d’en oublier un paquet. Bon, en voici six à classer dans l’ordre : The Books, Colleen, Nils Frahm, Jon Hopkins, Four Tet et Animal Collective.

(film / réal. : Jim Jarmusch) > Lun 21.08 : Beach Fossils (US) > Mar 22.08 : Parquet Courts (US / Org.: Rockhal) > Mer 23.08 : Them Lights (LU) + Zero Distortion (LU) > Jeu 24.08 : Holy Fuck (CA) + Alex Cameron (AU) > Ven 25.08 : Car Seat Headrest (US) + support : Doomsquad (CA)

+ DJ sets + Pop Corner (pop-up stores) + open air / indoor cinema + arts visuels (Jet Lag / Out Of Sync) + cartes blanches d’artistes + Radio 100,7 presents Generator am Congé


16 musiques actuelles Deux ans après la sortie du deuxième EP, Ours (la release sous forme de bal masqué eut lieu aux Rotondes le 27.03.15), le quartette luxembourgeois No Metal In This Battle a mis les bouchées doubles pour la réalisation de son premier album, Paprika, qui sortira le 6 octobre. Le point au téléphone avec Giovanni Trono, le batteur.

Album qui porte le titre Paprika. Allez-vous le sortir en indépendant ou êtes-vous sous contrat ?

Que s’est-il passé depuis la sortie d’Ours en 2015 ?

En matière de son, qu’est-ce qui le différencie des sorties précédentes, Ours et The Husky Tape ?

Alors, beaucoup de choses. On a fait pas mal de dates : 4 dates au Japon, quelques festivals notamment le Incheon Pentaport Festival en Corée du Sud, le Primavera Sound et on a même joué sur un festival de jazz à Lisbonne. On a ouvert pour des groupes incroyables comme !!!, BadBadNotGood, Calibro35 ou encore Jaga Jazzist. Il y a notre nouveau clip qui est sorti (NDLR : Alaska Beach). Et pour finir, on a écrit notre premier album , Paprika.

L’album sortira sur notre propre structure Don’t Trust A Bear Records ainsi que sur les labels A Tant Rêver du Roi pour une distribution française et Luik Records pour la Belgique.

Le disque continue sur la voie que nous avons engagée avec Ours, c’est-à-dire que nous nous sommes éloignés des premières influences post et math-rock pour davantage axer la musique sur le groove et l’afrobeat. Ours était à mi-chemin de cette évolution.

L’album est-il né sur la route, entre deux dates, ou vous êtes-vous octroyé une pause des tournées ? Après avoir défendu Ours sur scène, il y a eu ce retour en salle de répète où nous avons écrit et développé de nouveaux morceaux. Nous les avons testés sur scène, histoire de voir ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien. Une fois les titres accumulés, nous nous sommes vite aperçus qu’il y avait de quoi faire un album.

Ça arrache !

Rendez-vous

No Metal In This Battle Paprika Album Release Support : Tvesla Ven 06.10.17, 20:30


un café avec 17

Dr Sabine Dorscheid de l'International Kunstverein Luxembourg - IKL

Arrivée au Luxembourg il y a 10 ans, après avoir dirigé la Galerie Krinzinger à Vienne, le Dr Sabine Dorscheid (née en 1969 à Aachen), ancien bras droit d’Alex Reding, continue à être sollicitée pour des missions de commissariat et ses recherches d’historienne de l’art. En 2016, elle lance l’International Kunstverein Luxembourg-IKL, association qui, sans grande subvention du Ministère de la Culture, entend décloisonner les débats sur l’art contemporain. L’IKL se réunit tous les 2 mois dans l’espace projets Co:Work Rotondes, anciennement Studio 1 (NDLR : voir loko N°4). Comment est né l’International Kunstverein Luxembourg ? Après avoir travaillé comme directrice de la galerie Nosbaum Reding à Luxembourg-Ville pendant environ deux ans, j’ai décidé de me mettre à mon compte. J’avais plusieurs projets en cours, allant du Prix Robert Schuman pour lequel j’étais curatrice à l’exposition sur l’histoire de la Gëlle Fra et de son créateur, Claus Cito, pour laquelle j’ai effectué des recherches en collaboration avec Jean Reitz (NDLR : directeur de l’ALAC - Agence Luxembourgeoise d’Action Culturelle). En même temps, j’avais ce sentiment que l’instauration d’une association artistique pouvait convenir au Luxembourg. Déjà en tant qu’étudiante à Aachen, je fréquentais une association de ce type, le Neuer Aachener Kunstverein. J’aimais le fait qu’elle ait émergé de la base et non du sommet de la soi-disant échelle artistique.

L’IKL n’est pas, comme on pourrait le croire, une association d’artistes (Kunstverein, et non Künstlerverein). Non, même si les artistes sont les bienvenus. L’idée d’un Kunstverein est surtout d’amener les gens à se rassembler autour d’un sujet, qui ici est l’art contemporain, afin d’en discuter, d’en débattre dans un cercle qui est tout sauf élitiste. Quelle est votre rôle au sein de l’association ? Outre le rôle légal de membre fondateur, je suis directrice artistique. Pour les réunions (talks), j’exerce le rôle de coordinatrice, qui essaie de cadrer les discussions. Vous organisez aussi des expositions… Oui, en effet. Nous tenons à ce que les expositions reflètent les différentes discussions au sein de l’association. La dernière en date s’intitule Follower de Lauren McCarthy (NDLR : cinq personnes se sont portées volontaires pour être suivies et observées pendant toute une journée par l’artiste américaine). Le projet portait sur l’étude du comportement et comment celui-ci est altéré quand la personne se sait observée. Le finissage a eu lieu le 24 juin dans la Rotonde 1 en compagnie de l’artiste et des cinq volontaires. Avant ça, il y a eu Street Ghosts, une intervention dans le lieu public de l’artiste italien Paolo Cirio (NDLR : 35 photos d’individus prises par Google Street View tirées en grandeur nature et collées à l’endroit même où ils ont été photographiés). Toutes deux questionnent la part d’intime dans la sphère publique et vice versa. Est-ce un hasard ? Disons que nous cherchons des concepts qui interpellent le public, tout en allant au-delà du simple projet participatif. Nous souhaitons un vrai débat sur le plan intellectuel plutôt que de rassembler des gens pour « faire de l’art » ensemble. Comment l’IKL est-il financé ? Nous avons reçu des subventions de la Ville de Luxembourg et de l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte pour financer la première exposition. Follower a bénéficié uniquement des dons des membres. Chaque membre paie une cotisation de 100 € qui lui donne un accès gratuit aux réunions et expositions d’autres associations similaires en Allemagne, en Suisse et en Autriche

(NDLR : l’International Kunstverein Luxembourg fait partie de l’ADKV – Arbeitsgemeinschaft deutscher Kunstvereine). En règle générale, nous devons trouver des sources de financement pour chaque nouveau projet que nous voulons lancer. Vos talks - bimensuels - sont-ils ouverts au public ? Non, nous préférons que cela se limite au cercle fermé des membres. Cela les met davantage en confiance et facilite l’échange. C’est moins évident de parler librement devant un public d’inconnus. Mais toute personne - sans limite d’âge - intéressée à devenir membre est la bienvenue. Plus d'infos: kunstverein.lu


18 ateliers créatifs / rétrospective

Mois des Labos : 

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Présentations publiques des ateliers créatifs aux Rotondes

(01 – 30.06.17) Après une longue série d'ateliers aussi stimulants que diversifiés tout au long de la saison 16/17 - certains hebdomadaires, d'autres ponctuels, notamment pendant les vacances scolaires -, nous avons pris l'habitude d'en synthétiser les résultats et de les réunir sous une programmation homogène, ouverte à tous : le Mois des Labos. Ainsi, durant tout le mois de juin ont été présentés les fruits nés d'ateliers créatifs dans les domaines du théâtre, du mouvement et de la musique.

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La diversité des formes, la durée et les objectifs des ateliers dits Labos reflètent notre volonté de non seulement satisfaire les intérêts du plus grand nombre, mais aussi de proposer de nouvelles pistes en termes de projets participatifs. Le Mois des Labos a donc démarré le jeudi 1er juin avec la journée d'ouverture pensée comme une grande fête entre public et participants. Et ce, dans l’intérêt de valoriser le travail de tous ces jeunes qui pendant des semaines, voire des mois, ont dû acquérir de nouvelles connaissances, parfaire leurs talents et/ou surmonter leur trac. 4

La présente galerie illustre certaines de ces rencontres, sans pouvoir toutes les présenter ici. Cela dit, nous tenons à remercier les équipes artistiques, les intervenants, le public et surtout tous ces jeunes qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour faire de cette édition passée un grand moment de partage. À juin 2018 !


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Gedankensprung 1

Trash Samba 5

Julien Trigo, élève du Lycée Technique de Bonnevoie, déjà participant de la dernière édition de ID en février 2016, lit son texte, une histoire courte rédigée lors de cet atelier d’écriture encadré par l’auteur luxembourgeois Francis Kirps.

un ensemble de 120 jeunes percussionnistes téméraires issus de l’École Fondamentale Gare Commerce (cycles 1-4) est venu mettre l’ambiance dans le quartier. Et ça tombait bien : ce jour-là, il y avait Fête de la Musique.

Happy Beats 2 accompagnés par les percussionnistes Aline Potin et Eric Gherardi, les élèves du Lycée Technique de Bonnevoie, du Lycée Aline Mayrisch et du Lycée Ermesinde présentaient une performance musicale mêlant diverses disciplines de la percussion, des plus classiques aux plus insolites – comme le prouve ce cliché.

Toystroy Crew 3 gros plan sur le groupe d’élèves chargé de la réalisation de clips vidéo en temps réel, pendant que leurs camarades sur scène entonnaient une symphonie orchestrée essentiellement avec des instruments tirés de déchets électriques et électroniques (jouets électriques, électroménager, vieilles télés et caméras...). Le concert réunissait les élèves du Lycée Mathias Adam et du Lycée Technique du Centre, âgés de 13 à 18 ans, sous l’encadrement du trio Toystroy (Florence Kraus, Benoît Poulain et Olivier Garouste), des habitués de la maison.

Diplômes 6 Il y eut même une remise des diplômes : les participants des Theaterlabos (de 6 à 19 ans) récompensés pour leurs efforts durant la saison.

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Labo Pro 7 avec l’aide de Kjell Moberg, codirecteur artistique de la compagnie New International Encounter (à qui on doit l’excellent Museum of memories en mars dernier), artistes professionnels et pédagogues de théâtre ont travaillé durant une semaine sur les thèmes du mouvement et du jeu, utilisant diverses approches, dont l’improvisation. Résultat des courses : une scène de dîner de famille qui vire au champ de bataille.

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Présentation du Theaterlabo 6-7 ans :

Dramwelten 4 création commune entre la pédagogue de théâtre Mirka Costanzi et les jeunes participants, Dramwelten (« mondes de rêve ») utilisait comme figures centrales de l’histoire des doudous.

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re play RIFF World Village 28.06.17 photo : Anne-Laure Consbruck


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Une époque (pas si) lointaine, où le pantalon se portait large et à pinces plutôt que slim et troué. © Pol ASCHMAN - Photothèque de la Ville de Luxembourg


22 petites annonces

VÉLO À VENDRE ? Vous cherchez à vendre vos vieux vélos qui collectent de la poussière et prennent trop de place? Ou vous avez besoin d'un nouveau vélo? Nous vous invitons au We Ride VëloOccasiounsmaart aux Rotondes les 25 et 26 août dans le cadre du 1er We Ride Bike Festival. Notre personnel se chargera de toutes les ventes (We Ride prend 10% sur le prix de vente). Il y a aussi la possibilité d'avoir un stand pour la vente de pièces de vélo/ accessoires. pré-inscriptions : info@projectbike.lu avec les informations suivantes : Votre nom et : > le/les vélo(s) que vous aimeriez vendre: marque, couleur, type, prix, (dernier prix) ou > le stand (combien de tables) que vous aimeriez avoir. Délai : Dim 20.08.17 >23:59 !!!

WELCOME TO THE POP CORNER !!! Les Pop-up stores des Congés annulés.

PITCH 16.02 – 04.03.18 APPEL À PARTICIPATION Organisée en collaboration avec le Luxembourg City Film Festival, l’exposition Pitch présente une sélection de films à travers un pitch de base ou des extraits de scénario et sous forme de visuel et autre matériel promo. ATTENTION : Ces films n’existent PAS (encore). Envie de voir se transformer ces rêves en réalité le temps d’une expo ? L’appel à participation s’adresse à tous les scénaristes, auteurs, illustrateurs et graphistes, professionnels ou amateurs, travailleurs indépendants ou étudiants. La candidature comprendra : > un pitch (+/- 300 mots) > un portfolio visuel > un CV / une biographie

Délai d’envoi : Mer 01.11.17 par email à expo@rotondes.lu Pour plus d’infos : +352 2662 2007 / expo@rotondes.lu

DEMANDE DE LOCATION Les Rotondes recherchent régulièrement des logements situés idéalement dans les quartiers de Bonnevoie et de la gare afin d’héberger des artistes invités. Si votre logement est vide pendant plusieurs semaines et que vous souhaitez nous le mettre à disposition, veuillez nous

On y vend : > des disques (Ven 28 – Dim 30.07) > des cartes postales (Mer 02.08 – Sam 05.08) > les catalogues de la Triennale Jeune Création Jet Lag / Out Of Sync, des magazines + œuvres d’artistes en série limitée (Mer 09.08 - Sam 12.08) > de la BD (Mer 16.08 - Sam 19.08) > des accéssoires pour ton vélo (Lun 21 - Ven 25.08)

Ouverts tous les jours de 17:00 – 20:00

BÉNÉVOLES NEEDED Chaque année nous travaillons d’arrache-pied pour que la fête d’ouverture de saison (29.09 – 01.10.17) soit la plus belle possible. Vous voulez nous aider à garantir un accueil du public dans les meilleures conditions ? Ou, de manière générale, vous souhaitez faire partie de notre équipe de bénévoles qui sera sollicitée tout au long de la saison ? N’hésitez plus, et envoyez-nous un mail à veronique.heitz@rotondes.lu.

écrire à info@rotondes.lu

UN(E) VOLONTAIRE CIVIQUE SVCi Les Rotondes recrutent pour leur département communication Durée : 12 mois à partir du 1er septembre 2017 (ou à convenir)

> réalisation des supports imprimés en interne > assistance à la mise en œuvre des plans de communication > assistance au community management > aide à l’accueil des publics > tâches spécifiques en fonction du profil et des intérêts de la personne Infos > rotondes.lu/jobs Infos supplémentaires auprès du SNJ > www.volontaires.lu/svci Candidatures par MAIL avec lettre de motivation et CV jusqu'au Mar 15.08.17 à info@rotondes.lu (En cas de questions ou de besoin de précisions : par téléphone auprès de Mme Susana Brokhausen, +352 2662 2007)


Juillet Ven 28.07 – 27.08.17

Lun 31.07.17 >20:00

Jet Lag / Out Of Sync

Delmar + The Kooters

4e Triennale Jeune Création Luxembourg et Grande Région

psychedelic / alternative rock (LU) / free

Org. : Rotondes & Cercle Cité Lun 31.07.17 + Mer 16.08.17 >21:30 Blue Velvet a film by David Lynch / free en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

Mer 02.08.17 + Mar 15.08.17 >21:30 Gremlins a film by Joe Dante / free en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

fast forw Lun 07.08.17 >20:00

Mer 09.08.17 >20:00

Dillendub + 50% vu Plakeg oder Ugedoen

Shame

fusion, jazz, electro-pop / comedic folk (LU) / free

support : Autumn Sweater (LU)

alternative rock, punk (UK) / 13€

Jeu 03.08.17 >20:00 Molly Nilsson

congés annulés

alternative pop (SE) / 13€ support : The Beat Escape (CA)

Ven 28.07.17 >18:30 Generator am Congé Radio 100.7 en direct des Rotondes

Août Mar 01.08.17 >20:00 The KVB

Ven 28.07.17 >20:00 Congés annulés Opening Night

shoegaze, post-punk, darkwave (UK) / 13€ support : Cyclorama (LU)

Lun 07.08.17 + Jeu 17.08.17 >21:30 Ven 04.08.17 >20:30 Northern Disco Lights a documentary film by Ben Davis / free en association avec Rocklab

Sam 05.08.17 >15:00 – 01:00 Roller Disco

support : Cosmokramer (LU)

a film by John Hughes / free en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

Purple Rain

Sam 29.07.17 >20:30

Exit:LX Sessions : Edsun + Dorian & Louvar

Liars experimental, alternative rock (US) / 17€

contemporary R&B / hip-hop (LU) / free

support : Ryvage (LU)

Ven 11.08.17 >21:00

Encadrement : Artistic Wheels Antwerp

Christian Löffler electronica (DE) / 13€

3€ / location de rollers : 5€ (quantité limitée)

Dim 06.08.17 >19:00 Beer Yoga

Douglas Dare

alternative yoga session /20€*

piano, singer-songwriter (UK) / 13€

instructor : Kelsey Hopper

support : Claudine Muno (LU)

*2 beers included

Dim 30.07.17 >20:30 We Are X a documentary film by Stephen Kijak / free en association avec Rocklab

en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

Thu 10.08.17 >20:00

supprt : In Circles (LU) + Crop Circuit (LU) + Sønoren (IS/UK)

a film by Albert Magnoli / free en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

a film by Jim Henson / free

Mar 08.08.17 >19:00

+ initiation au roller disco pour les novices Mar 01.08.17 + Lun 14.08.17 >21:30

Labyrinth

DJ set : Herr2003

w. Hyperculte (CH) + La Jungle (BE) experimental pop, trance / krautrock, noise-rock / 10€

The Breakfast Club

Mer 09.08.17 >21:30

Mar 08.08.17 >21:30 Moonwalker

Sam 12.08.17 >15:00

a film by Jerry Kramer, Colin Chilvers and Jim Blashfield / free

Ableton Live Workshop

en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

atelier d’initiation avec Andri Søren / free* *sur réservation en association avec Rocklab

Dim 06.08.17 >21:30 Mer 02.08.17 >20:00

Videodrome

Cigarettes After Sex

a film by David Cronenberg

ambient pop, singer-songwriter (US) / 20€ + presale fee

live cinemix by RadioMentale / free

Org. : A-Promotions

en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

Sam 12.08.17 >18:30 Generator am Congé Radio 100.7 en direct des Rotondes


t ward Sam 12.08.17 >20:30

Ven 18.08.17 >21:00

Mar 22.08.17 >20:00

Joep Beving

Wuman

Parquet Courts

contemporary piano (NL) / 13€

alternative rock, electro-pop (BE) / 13€

indie rock (US) / 19€ + presale fee

support : Nice Astronauts (LU)

Org. : Rockhal

Ven 25 – Sam 26.08.17 We Ride Bike Festival free Org. : We Ride Luxembourg + Project Bike Cycle Café, en collaboration avec les Rotondes

Septembre

a film by Richard Donner / free en collaboration avec la Cinémathèque & la VDL

Sam 19.08.17 >18:30

De Lokale Maart produits et services « made in Luxembourg » / free Org. : lët'z go local, en collaboration avec les Rotondes

Sam 30.09.17 >14:00 On Stéitsch

SEASON OPENING

10e édition du festival / free

29.09 – 01.10.17

Org. : Service National de la Jeunesse, en collaboration avec les Rotondes

Ven 29.09.17 >15:30 + 17:00 Woodpecker Company Klankennest (BE) performance musicale et installation / 0,5 – 2 / 40’ / sans paroles / 6/12€

Dim 13.08.17 >21:30 The Goonies

Sam 30 – Dim 01.10.17 >10:00 – 18:00

Dim 01.10.17 >11:00 + 15:00 + 17:00 Mar 03.10.17 >15:00 Die fürchterlichen Fünf Rotondes Theater und live Musik / 6+ / 50’/ vielsprachig / 6/12€

Ven 29.09.17 >18:00

Generator am Congé

loop, cube & spot vernissages des prochaines installations / free

Radio 100.7 en direct des Rotondes Mer 23.08.17 >20:00

Lun 14.08.17 >20:00

Sam 19.08.17 >20:00

Only 2 Sticks + Seekers rock (LU) / free

Colombe Music Night : Ropoporose (FR) + Mudaze (LU) + Modestine Ekete (LU)

Mar 15.08.17 >20:00

new wave / electro, chillwave / world music

Aldous Harding contemporary folk, singer-songwriter (NZ) / 13€ support : Bartleby Delicate (LU)

Them Lights + Zero Distortion R&B, soul / techno­rock (LU) / free

Gimme Danger a documentary film by Jim Jarmusch / free

pour le programme complet et actualisé : rotondes.lu facebook.com/ RotondesLuxembourg

Jeu 24.08.17 >20:00 Holy Fuck (CA) + Alex Cameron (AU) electro , punk-rock / alternative electro-pop / 15€

Generator am Congé

Mer 16.08.17 >20:00 Epicure

Radio 100.7 en direct des Rotondes Lun 21.08.17 >20:00 Beach Fossils

Methyl Ethel alternative pop (AU) / 13€ support : Ice In My Eyes (LU)

concerts et projections des Exit:LX Sessions / free more to be announced

Sam 25.08.17 >18:30

Jeu 17.08.17 >20:00

Exit:LX Night

Dim 20.08.17 >20:30

en collaboration avec Rocklab

alternative rock (LU) / free

Ven 29.09.17

alternative pop-rock (US) / 13€

Ven 25.08.17 >21:00 Car Seat Headrest D.I.Y., alternative poprock (US) / 15€ support : Doomsquad (CA)

colophon Éditeur Rotondes Rédaction Kalonji Tshinza, Steph Meyers Coordination et développement Daniela Arede Design graphique comed, Laurent Daubach (p. 22), Morgan Fortems & Fred Rey (p. 22) Illustration Michaël Sanctobin (p. 18) Relecture Emmanuelle Ravets Photos Mariana Dos Santos (p.17-18), Michaël Sanctobin (p. 8), Anne-Laure Consbruck (couverture, p. 6, p. 17-18, p. 20), Sven Becker (p. 5, p. 9-11, p. 16), Noah Fohl (p. 5), Marc Domage (p. 5), Morgan Fortems & Fred Rey (p. 12-13), Photothèque de la Ville de Luxembourg (p. 21) Impression Editpress Remerciements Emmanuelle Ravets, Michaël Sanctobin, Anne-Laure Consbruck, Mariana Dos Santos, Anouk Wies, Sabine Dorscheid, Raoul Gross, Morgan Fortems & Fred Rey, Marc Hauser, Giovanni Trono, Amandine Moutier, Sven Becker Contact kalonji.tshinza@rotondes.lu / daniela.arede@rotondes.lu Sous réserve de modification. Tous droits réservés. © Rotondes 2017

loko #8  

d'Zeitung vun de Rotondes - Summer issue

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