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La Mer, cette si belle et puissante Mer...

Les soirs, apres ce repas bien gras de la part de notre bon vieux Hawkins, nous regardons tous notre foyer... Elle est

chaque fois plus brutal que la veille, plus

vigoureuse et houleuse quau par avant. Et pourtant, nous la regardons encore, charme par sa beaute.

La Mer, envoutante fait tourner la tŒte aux hommes...

Jai surpris un de mes matelots dire quil en avait assez, et quil voulait rebrousser chemin. Quelle trempe il a pris par le chef de pont. Je le comprends, ce blanc-bec, mais sur le bateau de Mick Ravar, pas de ronchonnement ! Sur lInsubmersible deuxieme generation dOliver, la bonne humeur est essentiel ! On travaille, on astique, on hisse les voiles dans la bonne humeur, et celui qui aura quelque chose

redire, pourra dire bonjour

la poiscaille !

Matheo Oliver de Ravar alias Mick Ravar, capitaine de l I.D.G.D.

les pieds secs sur la terre ferme. Je sens le desarroi et la baisse de moral de chacun de mes hommes. Pourtant, aucun ne se repose, et le pont est tout le temps plus propre que ma chemise. Jours et nuits blanches, leurs chants se fait entendre :

C’est un fameux trois-mts fin comme un oiseau, Hisse et ho ! Dix huits nuds, quatre cent tonneaux : Je suis fier d’y Œtre matelot ! Tiens bon la vague tiens bon le vent, Hisse et ho ! Si il veut toujours droit devant, Nous irons jusqu’ Port Cargo ! On part pour de longs mois pour un bon magot Hisse et ho ! D’y penser on a tous le cur gros En revant de lOr de chez Ricardo ! On pretend que l-bas l’argent coule

flots

Hisse et ho ! On trouve l’or au fond des ruisseaux J’en ramŁnerai plusieurs lingots Un jour, on reviendra charge de cadeaux Hisse et ho ! Au pays, on planquera nos lingots Et on profitera

fond de notre magot !

Il emplit meme mon esprit dun feu vigoureux, et lorsque je pense notre destination


de ma cabine, et men allait chanter et boire

leurs cotes.

« Hawkins, que ce soir soit notre repas le plus copieux de notre voyage ! Je veux que lhydromel soit servis par tonneaux entier, et la viande par caisse ! » Avec un rire gras, il opina, et sen alla dans sa cuisine. Ce merveilleux chant me donnait des frissons. Oui, voici bientt deux mois que nous voguons, et que jentends ce champ presque en continue, mais je ne men lasserais jamais ! Nous trouverons

lle de Ricardo, daprŁs mes estimations, dans moins dun mois, et

les richesses dun monde entier seront notre. Ce Port lØgendaire, Port Cargo, sera notre dernier arret avant darriver. Cette ele de jungle gigantesque, et de cette fameuse auberge : Au Mouillage des Sans Esprits. Je recherchais, plus jeune, pourquoi un tel nom. Finalement, la reponse Øtait plutt Le cris de notre blanc-bec, RomØo Yeux dAigles, situØs

la Vigie mindique que Port

Cargo est en vue. Nous allons mouiller l-bas pour la nuit, et nous reposer le lendemain. Je me demande quelles peuplade de degenere de forbans, de flibustiers ou de corsaires sy trouvent.

Nous y voila, Port Cargo ! « Hawkins,

Morac, Rey, vous venez avec. Et vous autres, bandes de gueules de chiens,

vous surveillez mon beau navire ! » Un sourire et quelque rires survinrent dans la foule de matelots, cette insulte devenant pour eux la marque de mon respect. Le nain Hawkins, accompagnes des deux bretteurs me flanquerent donc, jusqua la porte de lauberge.

Je poussais les deux

battants, et entraient dans la vieille btisse. Faites de bois, on aurait dit un ramassis de larrons dune campagne humaine, si lair marin ne nous rappelait pas notre situation geographique. Un Homme, la chevelure plus blanche que du sel de mer, et deux vieilles dents constituants toute sa dentition, essuyait un ver dun chiffon. Un groupe, surement les rares clients de cet endroit, etait agglutine autour dune table. Et, foi de Mick plus, une fois letale dalcool derriŁre le bar bien en vue. Chacun commanda cruche dhydromel, et je completais par lachat de vivres, et surtout, dun bain chaud pour tout mon equipage. La nourriture et leau ne manque point sur mon navire, mais le contact de leur peaux la-bas, mais ma petite cabine et mon lit bien dur me convienne bien plus ! Le Soleil est couche depuis longtemps, et demain sera nos derniers repits. Je compte bien en profiter aussi. Je me souviens, que le dernier soir, j’Øtais assis

cette table. La personne devant

moi, etait fine, surement une femme. Elle abaissa sa capuche, et je pus voir ces deux longues oreilles. Une elfe ! « Par Sang-Bleu, que faites vous donc ici ?Ah-Ah... » Sa voix etait simplement magnifique, et son visage si doux. Elle ne repondit que: « Je cherche mon compagnon...»


Je me mit

rire, mal grŁs moi. Bien vite, je repris mon calme, et m’excusait poliment.

« Vous le cherchez ici, si loin des Terres ?Il etait Marin ? » Elle sourit doucement, son visage illuminait par ses levres etiraient. « Je l’ai cherche partout, et cet endroit est le dernier que je n’ai pas visite pour Je fis un petit rire force, n’offrant qu’un "Ce n’est pas du tout mon genre"...La blague. Elle aurait meme charme une pierre, cette jolie donzelle. Son mari devait etre un homme bien chanceux, mais bien idiot de l’avoir perdue. Je restais assis avec elle, a parle pendant la soiree. Elle m’expliquait qu’elle vivait avec lui, a Lune-machin avant, et qu’il avait disparue en mission. Ma foi, une pauvre veuve. Je fis des grands yeux, lorsqu’elle m’annonca que cela faisait maintenant soixante annees qu’elle l’avait perdue. Et elle est reste fidele...? Qu’elle merveilleuse femme !Cette nuit la, j’en vins meme a prier pour que son tendre amour soit encore en vie.

Je naurais jamais crus cela... Les Merveilles de l’antre de ce vaniteux de Ricardo ! apres notre depart de son ile, la calle et les poches de chacun remplit au maximum de pieces, de calices, de bagues et colliers, de bracelets, dassiettes et de couverts, darmes et de boucliers, en or et incruste de joyaux divers, ce que nous avons emporte serait comparable

un morceau de pain pour un Empereur.

Nous rentrons enfin, gorges de richesses.

Si ce maudit vent pouvait nous etre favorable, et les bras de mes matelots plus vigoureux aux rames !

Je nentends plus les chants, je crois quil y a un probleme. Il faut que je sorte, il y a des bruits de claquements de fers ! Par tout lOr de Ricardo, mon equipage ! « Boutez moi ces squelettes hors de mon navire ! » Ils grimpent de partout ! Je ne sais plus quoi faire, mes pauvres Hommes tombent un par un, et ce cri bruyant et celui de Hawkins. Mais jamais Mick Ravar nabandonnera son Or, mŒme si il doit affronter lui-meme tous les morts-vivants dAzeroth ! Je vais prendre mon arme, et renvoye dans leur tombeaux marins toute ces maudites creatures ! Je tenferme, mon cher journal, dans mon coffre personnel. Tu y seras au sec, et je viendrais tecrire comment jaurais massacres tous ces squelettes ! Trois...Nous ne sommes plus que trois ! Morac est en train d’agoniser, les squelettes lui ont devores une jambe. Seul Ben et moi sommes en "bonne etat". Nous repartons pour Port Cargo, mais les voiles sont presques reduites en miette. J’entends un clapoutis d’eau, ils ont perces la coque du navire. On est foutu... J’ecris peut-etre mes derniers mots, mais en tout cas, j’aurais eu une vie plus qu’exaltante !Mick Ravar, le richissime !HAHA ! Ces maudits squelettes n’auront pas emportes mon or, c’est sur. Je le garderais pour l’enfer, a moins que quelqu’un le retrouve. Mais, peu d’espoir pour cela !HAHA ! e le garderais pour l’enfer, a moins que quelqu’un le r


Mathéo Oliver dé Ravar