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P. Luigi Lo Stocco sx.

CAREME 2013

Memento Homo

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Du Mercredi des Cendres jusqu'à Pâques : le Carême 2013

Memento homo, qui pulvis es, et in pulverem reverteris - Souviens-toi, homme, tu es poussière et tu retourneras en poussière. C'est dans la réflexion et la prière sur ce thème du "MEMENTO HOMO" que en cette année 2013 nous allons vivre notre carême, suivant les pages bibliques de la Parole de Dieu de chaque dimanche. Il nous faut nous souvenir des vérités et des valeurs qui fondent notre foi chrétienne et cela sans compromis aucun et sans doutes. Le mercredi des cendres ouvre le Carême: quarante jours à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise. Une longue retraite de jeune, de privations, mais surtout de conversion. Le mercredi des cendres avec ce signe des "cendres" qui nous fait revenir aux origines de notre vie: la poussière. L'homme dans toute sa grandeur, mais aussi dans toute sa fragilité. Jour de jeune et d'abstinence ce mercredi de cendre, L'église s'habille avec les couleur du violet et de la pénitence. Il faut se préparer bien à la rencontre avec le mystère fondant de notre foi et sera célébré au Triduum pascalis.


La cérémonie des cendres, instituée par le Pape Grégoire 1er (540-604), se refait à une coutume ancienne qui remonte au peuple hébreu qui se couvrait la tète de cendres en signe de pénitence. Ces cendres sont obtenue en brulant le rameaux bénis l'année précédente le dimanche des Rameaux, et sont bénies solennellement au commencement de la messe. Dans différentes cultures on se couvre la tete de cendre au cours d'un deuil.

Mon Dieu, qui êtes en moi et en qui je suis… Daignez me donner ce sentiment continuel de votre présence, de votre présence en moi et autour de moi, et, en même temps, cet amour craintif qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée, sans pouvoir détacher d'elle ses yeux, avec un grand désir et une pleine volonté de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle… En vous, par vous, et pour vous. Amen. Charles de Foucauld


1 CAREME 2013: MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 17 février 2013

PRENDRE CONSCIENCE DE NOS FRAGILITES

Livre de la Genèse 3,17-21 17 Il dit enfin à l'homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l'arbre que je t'avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C'est dans la souffrance que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. 18 De lui-même, il te donnera épines et chardons, mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs. 19 C'est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. » 20 L'homme appela sa femme Ève (c'est-à-dire : la vivante), parce qu'elle fut la mère de tous les vivants. 21 Le Seigneur Dieu fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit... et les renvoya du jardin d'Éden, pour qu'il travaillent la terre d'où il avait été tiré.


Même le carême 2013 commence avec cette parole Memento homo, Souviens-toi. o homme... Souviens-toi de quoi? Souviens-toi de qui? Pourquoi? Souviens-toi, ton identité, tes origines, tes relations... souviens-toi, de toi même, des autres qui sont tes proches. Souviens-toi de la terre que tu habites, du monde dans lequel tu es une petit grain... Souviens.toi que tu est poussière et que tu retourneras en poussière. Dans un temps d'austérité pour beaucoup de personnes voila le Carême, avec cette parole que Dieu dit à Adam et Eve, au Jardin de l'Eden, après leur désobéissance. Réfléchir sur cette parole au commencement de ce Carême 2013 c'est vouloir prendre conscience de notre fragilité, mais aussi de notre grandeur. Car c'est da ns cette fragilité qui se manifeste la grandeur de Celui qui a donné à la poussière se souffle de vie et qui a créé l'homme à son image et ressemblance. En bien lisant les événements qui su succèdent et parlent de violences, de meurtres et assassinats, de corruptions, de mensonges et de course au pouvoir; la réalité actuelle est terriblement pleine de quoi à se préoccuper car beaucoup de personnes semblent avoir perdu ces repères de moralité et d'honnêteté qui sont à la base du bon vivre et du partage de la chose publique. Il y a alors des question qui me se présentent dans toute leur cruauté: Homme d'aujourd'hui, où vas-tu? Quel est ton credo? Crois-tu qu'avec ton indifférence envers Dieu peux tu bâtir un monde plus juste et en paix? Voila donc Jésus dans le désert, tout seul, vivant 40 jours de jeune et de souffrance et pénitence, en combat avec le mal. Voila donc la métaphore de notre vie de croire de jouer aux malins en essayant de vivre sans Dieu et des valeurs chrétiens, comme si tout dépend de notre intelligence, savoir faire, ou de nos main. Pauvre rêveur ! Ce n'est pas la richesse licite et illicite qui rend l'homme plus homme! Et qui comble le cœur de l'homme. Ce n'est pas un statut social qui rend l'homme plus capable et plus homme! La grandeur de l'homme est donné par son honnêteté et par son humilité. L'acte de courage, de donner le démission du ministère du Pontificat, de Pape Benoit XVI par raisons de santé physique, psychologique et spirituelle, est un exemple d'extrême responsabilité et hardiesse. Benoit XVI brise toute tradition de l'Eglise catholique et librement, reconnaissant toute sa fragilité, il renonce pour le bien de l'Eglise. Memento homo, souviens-toi o homme...La grandeur et la fragilité de l'homme vont de pair. La crise économique et financière, au delà des graves problèmes très préoccupants a suscité de partout dans le monde, elle nous aide aussi à revenir sur nous mêmes: n'ayons pas peur de nous dire la vérité, même si elle nous blesse et nous fait souffrir. La course vers le bien être nous avait apporté à oublier ce qui a plus de valeur et qui puisse remplir nos cœurs. Malheureusement, l'homme de notre époque n'a pas tenu compte des enseignement d'Adam et Eve, a préféré au Jardin d'Eden, son avidité et sa concupiscence à vouloir posséder sans démesure et remplir ses maisons de beaucoup de choses et ne réussir pas bien combler son cœur de bonheur. Et la corruption et le gaspillage du denier publique continue à remplir les pages de nos journaux et du net. Il a fallu le tsunami de cette crise pour nous faire revenir sur nos pas, pour revoir nos projets, pour commencer prudemment repenser nos vies.


Jésus est au désert où il reste 40 jours, dans le silence et l'épreuve, dans la pénitence et le jeune, dans la prière, tenté par le diable. La tentation fait partie de la vie de l'homme, toujours tenté pour choisir le bien ou le mal! 1. L'austérité appelle à un retour au nécessaire. Partons d'un fait: Le monde que nous habitons est formé par une myriade de races et de cultures qui forment un unique humanité. Chaque nation, ou même chaque communauté est formé par différentes personnes, hommes et femmes, appelles à vivre et partager ensemble cette humanité, c'est à dire cet humus qui constitue l'anneau qui nous unis tous. Penser donc de vivre tout seul est une utopie et une illusion. Penser de grandir tout seul est aussi un grand erreur et une aberration. 2. L'austérité appelle à un autre style de vie L'austérité appelle à une conversion. Il faut revenir aux véritables valeurs sur lesquelles construire notre existence et notre être dans ce monde. Il nous faut aussi un autre style de vie qui sache bien renoncer aux masques qui parfois cachent notre identité personnelle et communautaire. Certainement le Carême est le temps de la prière, l’aumône et le jeûne. C’est l’occasion de savoir de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu. « Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris). Homme, souvient-toi et « Convertis-toi, crois en l’Évangile ».

Seigneur, Parfois je manque de courage pour m'interroger et revenir sur mes choix et sur la manière d'être chrétien aujourd'hui. J'ai peur de me prendre sérieusement avec ta Parole, et alors ma vie se balance continuellement dans ma fragilité et mes déceptions. Je veux vivre autrement ce carême et alors je vous demande de me conduire. Amen.


2 CAREME 2013 MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 24 février 2013

ENTRE FANTAISIE ET INTELLIGENCE

Livre de la Gènese, 1,26-31. Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. Je me trouve dans le bureau d'un architecte. Son cabinet de travail est plein de papier et de projets éparpilles un peu partout dans la pièce. Je suis curieux et me yeux se posent sur l'un et l'autre papier avec des desseins étonnants. Il s'agit de maisons, de palais, de villas, d'églises. La fantaisie et l'intelligence ne manquent pas. Je visitais un jour à Montparnasse un atelier d'un peintre. Toiles et couleurs de par tout. Dizaines de tableaux commencé et pas encore achevés. Un grand désordre, mais aussi une immense créativité semblait voltiger dans cette pièce... et je me disais voila la photo exacte de la fantaisie et de l'intelligence. L'intelligence créatrice.


Dans l'atelier de la création Dieu a fait autrement. Suivant les différents ères de cette création, nous voyons clairement qu' au commencement de l'histoire de l'homme, Dieu le grand architecte de l'Univers, a projeté l'Univers et ce monde, comme l' immense maison où l'homme, créé à son image et ressemblance, créé en homme et femme, pouvait bien s'épanouir, grandir et vivre dans le bonheur. Un sens d'émerveillement devant cette créature qui sort de poussière suite au souffle créateur. Faisons donc place à la contemplation devant cette grandeur: Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. C'est formidable ce que Dieu fait: Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Et cela pour nous dire pas mal de choses afin que nous ayons toujours le souci de bien garder et soigner toute cette création, dont, personnellement et communautairement nous en sommes les administrateurs. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez... Memento homo: tu proviens de Dieu! Memento homo: tu es le centre de la création! Memento homo: tu es le chef d'œuvre de toute la création. Mais le choix de la désobéissance à conduit l'homme et la femme sur autre chemin, celui de la mort et de l'anéantissement. Le choix de l'orgueil et de l'égoïsme rend l'homme rapace et jaloux capable d'éliminer et de violenter, capable de guerres, d'assassinats, de corruption. Mais Dieu semble nous dire quelque chose, semble nous chuchoter : mon cher, souviens-toi, au commencement de ton histoire n'était pas comme ça. Je t'avais donné le jardin d'Eden pour ton bonheur et ton épanouissement, et tu la refuser, et tu avec ton obéissance as voulu suivre ton chemin, ou mieux suivre les illusions du tentateur..." La lecture de la page de la transfiguration de Jésus (Luc 9,28-36) en ce 2e dimanche de Carême 2013 nous invite donc à revenir au source et à une découverte du véritable dans le visage de Jésus Christ: un visage transfiguré qui est capable de transfigurer.

Je cherche le visage, le visage du Seigneur Je cherche son image, tout au fond de vos cœurs. Oui, moi que je rêve un monde meilleur, un monde fraternel et juste, où règnent la tolérance et le respect réciproque, un monde où tous les hommes et les femmes trouvent chacun la manière de progresser et de vivre honnêtement et libres, aujourd'hui je ressent encore cette voix "Ecoutez-le". Jésus n'est pas un intrus, Jésus doit faire parti de notre propre histoire et cela au quotidien de nos vies et de nos soucis. La transfiguration de Jésus sur le Tabor est un signe de ce que l'homme doit être. Il nous faut savoir voir au delà des apparences. Et alors mettons-nous sur la route de l'exode. La Vierge de Lourdes avait dit à Bernadette: "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre.» Et nous connaissons bien la immense passion de Bernadette. La croix fait partie de toute vie. Car avec la sueur de vos fronts vous serez féconds, vous vous "multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et la dominez..."


"Son visage apparut tout autre" dit l'Evangile de Luc: la première chose que nous devons peut-être à abandonner, c'est l'image de Dieu que nous avons et que nous nous sommes formé au long des années, Dieu est au delà de cette image. En cette semaine Benoit XVI entre dans le silence et la nuit profonde de la prière et de la clôture des cloitrés. Un choix qui bouleverse l'histoire des croyants et des nos croyants. Le Pape retenu jusqu'à hier un austère conservateur devient le plus grand réformiste et progressiste. Et il invite l'Eglise à revenir sur elle même, à obéir au Concile Vatican II, à se ressourcer aux origines des Actes des Apôtres. Trop de scandales, mais aussi trop de résistances et d'individualismes, dans la Curie, parmi les Cardinaux et les Evêques, dans le clergé et dans les diocèse et paroisses... Prions pour lui et prions aussi que ce chemin de martyre qu'il a choisi, soit fécond de bien pour un renouvellement authentique dans l'église. Memento homo, donc entre fantaisie et intelligence, mettant ensemble nos rêves, nos espoirs, et la réalité toujours tragique du quotidien de nos existences, construisons le bonheur ensemble. Car l'union fait la force, et rester tout seul c'est se auto condamner à la mort.

Seigneur, éveilles-nous à la gloire qui renouvelle nos cœurs. donnes-nous de t'entendre, toi qui veux te révéler à notre monde par nos visages et nos œuvres, aides-nous ù te suivre. Amen


3. CAREME 2013 MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 3 mars 2013

LE REVE DE L'EXODE

Du livre de l'Exode: 3,1-15 Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. L'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point. Moïse dit: Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point. L'Éternel vit qu'il se détournait pour voir; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il ajouta: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.


L'Éternel dit: J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel... Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Égyptiens. Maintenant, va, je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël. Moïse dit à Dieu: Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les enfants d'Israël? Dieu dit: Je serai avec toi; et ceci sera pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir d'Égypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne. Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle 'je suis' m'a envoyé vers vous. Dieu dit encore à Moïse: Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël: L'Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous. Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération.

Parler d'Exode c'est parler de libération, de chemin, de déserte et de terre promise. Parler d'Exode c'est aussi parler d'un cheminement douloureux de combats, de renoncements, de doutes, de détournement et de rébellion. Parler d'Exode c'est aussi parler de rencontre de Dieu, de silence et d'écoute de Dieu. C'est dans le désert que Moise fait expérience de la présence de Dieu, C'est dans le désert que Dieu se manifeste dans ce boisseau en flamme. C'est dans le désert que Dieu appelle Moise à devenir guide de libération de tout en peuple. "J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays," C'est aussi la rencontre avec Dieu qui rend fort et courageux ce simple pasteur qui faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père... et mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. Dieu fait toujours le choix de la faiblesse et de la fragilité per manifester sa grandeur et pour envoyer ses messages à toute l'humanité. Un comportement de Dieu très étrange à l'humanité qui continuellement s'appui sur la force, les armes, la violence, la guerre, les assassinats, le pouvoir. C'est l'orgueil et l'ambition qui prévaut et qui ne fait que créer divisions, intolérances, et discriminations. L'homme d'aujourd'hui a peur du silence. L'homme d'aujourd'hui ne réfléchi plus, L'homme d'aujourd'hui a délégué ses connaissances et son savoir à la télé, à l'opinion publique. Mais que voulez-vous, on dit souvent, tout le monde se comporte comme ça... l'étique, la morale, les comportements sexuels ... tout est changé et dépassé...


Memento homo, souviens-toi L'homme reste toujours le même, créature fragile, créature qui a besoin d'affection, de compréhension, de socialité... d'amour. Le véritable amour est à l'origine de tous les bouleversements et les nouveautés possibles. Seulement l'amour est capable de créer des changements, des révolutions, des profondes libérations. Seulement l'amour est plus fort que la mort! Rencontrer Dieu dans le désert, écouter sa voix et son appel, c'est se mettre sur autre chemin. C'est de vouloir aimer Dieu au dessus de toute chose et de toute personne. C'est d'ouvrir alors nos yeux sur la terrible réalité qui nous entoure: une réalité de souffrance, d'esclavages, d'insatisfaction terrible. C'est de se sentir capable de partage, de solidarité, de contribution.

Memento homo, souviens-toi Moïse était un homme très instruit selon toute la sagesse des Egyptiens. Il était habitué au confort de la vie du palais. Dans ce chapitre 3 de Exode, il est en train de faire paître le troupeau de Jethro, son beau-père, un métier « mal coté » à l’époque. Dieu le rencontre et tout change à partir de ce moment-là. « Dieu l’appela du milieu du buisson » (Exode 3/4 à 6)... "Moise, Moise... me voici" Moise répond promptement, il se lève promptement, il se déchausse promptement...L’appel de Moïse est pour une mission, un service commence à accomplir, à réaliser. Dieu appelle tout homme, toujours pour lui confier une mission, chacun de nous a une mission à accomplir dans ce monde. C'est la mission d'un monde nouveau, c'est la mission de faire de ce monde une seule et unique famille; c'est la mission d'une fraternité globale et planétaire.

Memento homo, souviens-toi Nous avons besoin d’entendre la voix de Dieu. Le Seigneur ne veut pas que nous soyons tourmentés par le doute quant à sa volonté pour nos vies. « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi » (Psaume 32/8). Dieu a pris l’engagement de nous montrer sa volonté. Il le fera. Restons dans le calme et la confiance... Dieu révèle à Moïse le fardeau qu’il avait pour son peuple. Dieu a toujours besoin des hommes et femmes pour faire entendre son message, pour manifester sa volonté de délivrer Israël de l’esclavage.. Dieu veut associer l'homme à cette œuvre de libération. Les hommes cherchent des méthodes. Dieu cherche des hommes et des femmes pour accomplir ses desseins, ses œuvres dans le monde. Memento homo, souviens-toi... Il nous faut du courage, mais aussi de la confiance. Notre vie est pleine d'appels, chaque jour, dans nos diverses et multiples situations et occupations. Et tous ces appels nous demandent des réponses, parfois trés courageuses, capables aussi d'aller à la rencontre avec tout ce que le monde professe. Chaque appel est un choix à faire entre Dieu et le monde, entre mon ego et le bon Dieu. Conscients de nos faiblesses mais conscients également que celui qui nous a appelés est avec nous. Notre capacité vient de Dieu...


En ce temps de carĂŞme 2013, donc, avec la conviction de nous rencontrer avec le Dieu vivant et d'entamer en nous un cheminement de conversion et de renouvellement.

Seigneur, aides-nous avec la lumière de l'Esprit Saint Consolateur. Amen.


4. CAREME 2013

MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 10 mars 2013

UN DIEU ETERNELLEMENT PERE ET MISERICORDIEUX

Evangile de Luc 15,11-32

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.' Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prendsmoi comme l'un de tes ouvriers.'


Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...' Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.' Et ils commencèrent la fête. Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : 'C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé.' Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !' Le père répondit : 'Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » Voila la parabole plus émouvante et la plus belle de tout l'Evangile: le Fils Prodigue. Est l'une des paraboles les plus connues de Jésus de Nazareth, également appelée parabole du Fils Perdu, mais personnellement je préfère le titre : parabole du Père et de ses deux fils...Jésus raconte les paraboles pour que les hommes puissent apprendre dans l'imaginaire des histoires, s'accrocher à Dieu et découvrir davantage son visage. Cette parole nous fait découvrir qui est vraiment Dieu. La parabole a trois personnages: un père et ses deux fils, un fils ainé et in fils cadet. La parabole ne donne a personne un nom., mais chacun est décrit par l'évangéliste Luc avec ses caractéristiques fonctionnelles dans une maison, une famille comme père, fils ainé et fils cadet. La parabole ne nous raconte pas les préalables, mais elle nous fait entendre, c'est à dire la parabole ne nous dit rien du quotidien de la vie de ces trois personnages. La parabole en omettant le premier acte elle commence à raconter par le deuxième. Cela nous fait nécessairement supposer qu'entre ces trois personnages la vie dans la maison et leurs rapports reciproques n'étaient pas faciles. Il semble bien qu' entre eux ne coulait pas bon sang, et que leurs relations réciproques étaient étendues et conflictuelles. Incompréhensions, litiges, jalousies, avaient crée des conflits. Surtout entre les deux fils: on ne s'entend pas, la rupture semble être inévitable. Le cadet se sent étouffé par une situation qui ne lui permet pas un véritable épanouissement et décide de quitter la maison paternelle, et de s'envoler loin, là où on peut facilement trouver bonheur et véritable épanouissement... là où on peut être libre de faire comme on veut sans rendre compte à personne. Et voila la question tragique que nul parent voudrait écouter: 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient." Et le Père sans rien dire, mais certainement avec beaucoup de souffrance: "fit le partage de ses biens." C'est dans ce silence qui commence la miséricorde du père qui laisse son fils cadet libre, qui à contrecœur le laisse partir,.. Même s'il se sent blessé par le comportement de ce cadet, il ne reniera jamais l'amour qu'il porte envers lui.


"Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. " Jamais on a décrit le tragique d'une situation humaine en peu de mots.

Memento homo. souviens-toi Le départ triste, qui marque une fuite, de ce jeune garçon de sa maison et de sa famille et aussi de ses responsabilités, me fait penser à d'autres départs dus à nos incompréhensions, nos discriminations, nos comportements, nos irresponsabilité, qui s'effectuent dans nos communautés ecclésiales. Pas seulement en famille donc , mais aussi dans nos églises, nos groupes, etc. Je pense à tous ceux garçons et filles qui, une fois confirmés, se sentent libres de ne plus fréquenter et s'éloignent de toute activité ecclésiale. C'est triste! Mais, probablement, toute la communauté doit penser à se questionner et à faire un mea culpa tout en cherchant ainsi les chemins pour leur retour. Le sens caché de la parabole, c'est que non seulement Dieu pardonne, mais qu'il est heureux qu'on revienne vers lui, quelque soit la gravité de la faute Memento homo, souviens-toi L'homme peut devenir esclave de ses mauvaises décisions et ses mauvais choix, jusqu'à ne lui plus permettant de voir la réalité des choses. Parfois ces mauvaises décisions et ces mauvais choix sont dictés par des mirages et rêves irréels. Memento homo, souviens toi On peut devenir aussi esclave de nos liberté, et faire de notre liberté un libertinage sans fin à la recherche constamment de nouvelles émotions.. Ce jeune enfant prodigue est la métaphore de la vie de l'homme d'aujourd'hui qui veut devenir homme libre loin de la maison de son père. Memento homo, souviens-toi Dieu n'est pas un intrus, Dieu n'est pas comme quelqu'un qui me dérange, qui m'impose sa loi, ses commandements. Dieu n'est pas un cage. L'homme veut être libre, vivre librement. Mais penser à Dieu comme un intrus, c'est de désavouer ses propres origines de créature humaine. . Beaucoup de gens trouvent ce monde trop imparfait. Quand vous leur demandez comment le monde aurait du être pour avoir la perfection, la réponse est souvent un monde sans souffrance, sans injustice. Mais un monde pareil n'était le paradis de l'Eden de la Genèse? Le paradoxe est que tous ceux qui y auraient été n’ont qu’une envie, en partir, que ce soit Adam, Eve et les deux fils. et l'homme de tous les temps qui infatigablement essaye de se dresser contre Dieu , continuant à détruire ainsi cet état idyllique que Dieu lui avait fait don au moment de sa création ! Le plus étonnant, c’est qu'on fait cela en connaissance de cause, indifférents aux bienfaits reçus. Tu veux construire ton avenir loin de ta maison, loin de ton père, tu n'as pas supporté le monde « parfait » de l'Eden. Mais le Père, ce Dieu pour toi inconnu et intrus, le voila qu'il persiste à espérer, à habiter le seuil de cette maison, et à regarder loin, là où a vu pour la toute dernière ce petit point noir s'éloigner de ses yeux et qui avait senti bien son cœur se briser devant la fuite de son propre jeune fils.


Parler de Dieu c'est parler de sa miséricorde. Dieu est avant tout miséricordieux, Dieu n'est un juge sévère. Dieu ne veut jamais que l'homme souffre. C'est le repentir de l'homme qui l'intéresse, et qui lui est au fond de son cœur. La miséricorde est compassion. Le père est compatissant envers l'un et l'autre, envers le fils cadet qui a fait librement son retour, et envers le fils ainé, qui malgré sa prestance dans la maison n'a jamais su voir, ni s'apercevoir de l'infini amour de son père. Même l'ainé n'a rien compris. Même ceux qui sont restés dans la maison n'ont rien compris. N'a pas compris qui est ce Père, quelle sont ses qualités, et ce qu'il veut. Oui parfois on pense que Dieu est trop encombrant. parfois inopportun et incommode. Mais cela parce Dieu demeure l'inconnu... Dieu est Amour. En lui, il n’y a que de l’Amour. Rien d’autre. Et cet Amour a une forme toute particulière : la Miséricorde qui exprime le sentiment du cœur qui est saisi par la misère de l’autre. La Miséricorde de Dieu, c’est son Amour pour les pécheurs, c’est-à-dire pour ceux qui sont loin de lui, par indifférence ou par hostilité. L’Évangile nous révèle en effet que Dieu ne nous aime pas seulement malgré nos nombreux péchés envers lui qui font obstacle à sa grâce, mais qu’il nous aime à cause de nos nombreux péchés qui suscitent sa compassion à notre égard. Que cet amour est grand ! C'est por cela que nous appellons cette parabole, comme « la parabole du père miséricordieux ». Tous fils prodigues. Le fils cadet a réclamé sa part d’héritage pour la gaspiller dans une vie de débauche. C’est exactement notre situation : nous avons reçu le don de la vie et le gaspillons souvent, de bien des manières. Quand nous doutons de sa présence et de son amour, quand nous refusons de lui faire confiance dans les difficultés et de le louer en tout temps, quand nous préférons nos occupations et nos soucis à la prière et à son service, nous gaspillons l’héritage reçu. Le père nous attend depuis toujours. Plutôt que de lui faire des reproches, en se lamentant sur la souffrance qu’a provoqué, il est pris de compassion pour cet enfant blessé par son propre péché. Au lieu d’attendre de légitimes excuses, il court l’embrasser, avec tendresse. Parce que le désir permanent du Père, c’est de donner de l’Amour, et de faire fête. car, dit-il, « mon fils était mort et il est revenu à la vie. ». Ce retour marque un re-enfantement à la vie et pour le signifier, il fait apporter robe, anneau et chaussures Le père fait alors la fête La miséricorde du Père nous rend la vie. Elle nous ressuscite. Le tableau de Rembrandt est, à ce sujet, très inspiré. Il représente en effet la tête du fils contre le sein du père. Le fils pécheur est à nouveau enfanté à la vie divine par les entrailles de miséricorde du Père. Benoît XVI avait dit un jour en parlant de cette parabole« Il est notre Père qui, par amour, nous a créés libres et nous a dotés de conscience, qui souffre si nous nous perdons et qui fête notre retour. Dieu nous suit, nous donne de sa charité au quotidien, et pardonne.. Le 3 personnage de la parabole est fils ainé. Un comportement très ambigu de circonstance et d'apparence, toujours caché, mais qui avec le retour de son petit frère se manifeste dans toute sa brutalité. La photo du frère ainé pourrait aussi bien être la photo de plusieurs entre nous,


croyants et non croyants qui ne se rendent pas compte que le salut de l'homme va au delà des simples bonnes actions. Pour le fils aîné tout ce qui est arrivé dans la maison est incompréhensible. Il se croyait l'unique héritier, il croyait qu'avec le départ de son frère tout était résolu. Il n'avait noté dans son agenda l'imprévisible... Au retour des champs il se retrouve avec une maison en fête, avec chants et musique.. , lui, reste étranger ce qui arrive, mais il reste aussi étranger à ce mystère d’amour. Il n’entre pas dans la fête, car il ne connaît pas la miséricorde. Ne vivant que selon la justice de la loi, il cherche à mériter chaque jour les dons du père, par ses bonnes actions. Beaucoup de croyants lui ressemblent. Ils veulent mériter le ciel par leurs actes vertueux. Ils n’ont pas compris que, même si l’on fait beaucoup d’efforts — et il faut en faire — on n’est jamais digne d’être fils de Dieu le Père éternellement. Par son refus de pardonner et de se reconnaître pécheur, le fils aîné s’exclut de la fête et de la vie.

Seigneur, Il nous faut donc choisir : ou reconnaître notre péché et recevoir la vie en laissant le Père nous manifester son Amour de prédilection, ou nous croire juste et refuser toute miséricorde, et dans ce cas rester étrangers à la joie d’être aimés par le Père et d’entrer dans son intimité. Seigneur entre la Miséricorde divine et la Justice divine, sainte Thérèse avait choisi, sans hésiter, la Miséricorde. Seigneur, aidez-nous à bien suivre son exemple ! Amen!


5 CAREME 2013 MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 17 mars 2013

LA LIBERTE DE SUIVRE LE CHRIST

Lettre de Saint Paul aux Philippiens 3,8-14 Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j'ai tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d'un seul avantage, le Christ, en qui Dieu me reconnaîtra comme juste. Cette justice ne vient pas de moi-même - c'est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse - mais de la foi au Christ : c'est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi. Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts. Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.


Avant tout nous remercions l'Esprit Saint pour avoir donné à son Eglise ce nouveau Pape François dans la personne du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, un argentin mais d'origines italiennes. Un jésuite qui a pris le nom de François, pour que son pontificat soit bien marqué par Saint François d'Assise et Saint François Xavier. Dans cette immense joie donc d'un homme qui vient du bout du monde et qui dans toute humilité demande la bénédiction de son peuple de son Diocèse de Rome, encore une fois nous voyons que les sondages humains de la veille ont été fortement bouleversé et rendus vain. Encore une fois Dieu appelle à raisonner autrement, à espérer autrement, à croire autrement. L’Eglise est capable de bien continuer à émerveiller. En ce 5e dimanche de Carême notre réflexion se fait à la lumière de cette page de Saint Paul dans la lettre aux Philippiens . La date est incertaine, et probablement elle a été écrite à Rome en 60-64 après JC. L’Eglise de Philippes était idéale dans bien des domaines. Ses membres étaient reconnaissants et bienveillants (vois 4.15-16 ; 2 Co 8.2). Paul la fonda au cours de son second voyage missionnaire au sein d’une persécution violente. Les débuts de l’œuvre furent modestes, et seules, quelques femmes, qui se réunissaient près de la rivière, furent touchées. Lydie, une marchande de pourpre, fut la première à se convertir, bientôt rejointe par le geôlier de la prison et sa famille. Ils constituèrent, avec quelques autres, le noyau de l’assemblée locale ( Act. 16. 12-40). Il s'agit d'une lettre d'amour spirituelle adressée à l'Eglise de Philippes et riche en marques d'affection et de gratitude. Ecrite en des circonstances difficiles pendant l'emprisonnement de Paul, elle met l'accent su la victoire et la joie, une joie et une victoire que seulement le libre choix de suivre le Christ "obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix" peuvent en donner et être ainsi l'aboutissement d'une existence de service et l'expression d'une solidarité avec la condition humaine et sa destinée.

Pour cela Paul affirme que " bien qui dépasse tout" est la "la connaissance du Christ Jésus" et que c'est, "à cause de lui, j'ai tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d'un seul avantage, le Christ, en qui Dieu me reconnaîtra comme juste". Tout est balayure vis-à.vis de la connaissance du Christ. Mais qu'est ce que c'est ce tout? Qu’est-ce c’est cette balayure. Essayons donc de réfléchir sans avoir des préjugés intellectuels, philosophiques et humaines. Memento homo, Souviens-toi... Ici il s'agit de bien aller au delà des apparences, au delà de nos catégories mentales, au-delà de tout raisonnement. Il s’agit de réfléchir et de choix autrement. Il s’agit de raisonner autrement, et cela pour tout ce qui concerne l’homme, sa vie, son avenir, spirituellement et aussi matériellement. Il s'agit de notre justification, c'est à dire de notre salut, de vivre pleinement notre vie, avec moins d’agitation, de préoccupations, de conflits, de rancunes, etc… Il s'agit de nous sauver et de sauver aussi tous ceux qui avec nous partagent cette humanité, cette terre, ce même univers. Memento homo, souviens-toi...


"Cette justice ne vient pas de moi-même - c'est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse mais de la foi au Christ : c'est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi.La vérité : tout dépend de la foi au Christ, et cela intéresse tous , tout homme et femme de notre planète. Memento homo, souviens-toi... Le choix du Christ c'est un choix libre, ce n'est pas un choix imposé. Personne a le droit d'imposer une religion, un Dieu à qui croire. Les circonstances aussi ne peuvent pas nous obliger à obéir à un credo. C'est la liberté de l'homme qui est en jeux. Et cette liberté a besoin d’être formée et éduquée, autrement c’est un libertinage et la fameuse tour de Babel continue à faire rage dans nos sociétés actuelles Tout homme donc est libre devant Jésus Christ, libre de l’accepter ou de le refuser, libre de le prendre au sérieux et de suivre son enseignement, en devenir ainsi disciple et apôtre, ou est libre d'être indifférent, de croire de vivre loin de Dieu, sans Dieu. Mais est-il possible vivre sans Dieu ? Memento homo, souviens-toi Je pense alors qu’il nous faut dire à ce Jésus qu’il nous aide à bien balayer tout qui nous empêche à vivre honnêtement, selon la justice, dans la tolérance et la fraternité. Souvent on entend dire que chacun est patron de soi-même. Oui, c’est vrai, mais attention à ne pas oublier que nous gérons une vie qui nous a été donnée et que nous devons faire fructifier pour le bien de toute la communauté. « Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moimême été saisi par le Christ Jésus » La liberté c'est le don le plus grand que Dieu nous a fait mais sachons là bien gérer… Une liberté qui nous porte à bien discerner, à ne pas aller à la hâte, à choisir toujours entre bien et mal, entre ce qui peut nous amener au bonheur et ceux qui au contraire peut nous plonger dans le malheur.Notre vie quotidienne est toujours au carrefour des choix. Memento homo, souviens toi… Mais combien de difficultés nous rencontrons pour nous laisser saisir par Jésus Christ. Combien d’obstacles nous construisons dans nos vies. Etre libres c'est le rêve et le cri de tous. Nous aussi comme les israélites qui au fond de leur peines et souffrances en terre d'Egypte lancent vers le ciel le défis de leur libération. Mais sommes-nous vraiment libre? Une fois saisi par ce qu’on a choisi on n’est plus libre et notre liberté s'arrête là où commence celle d'autrui. C'est-à-dire quand cette liberté porte atteinte à la liberté des autres, risque de nuire aux autres, de les blesser etc... Personne ne te mettra en prison parce que tu penses différemment, mais cela ne doit pas t’empêcher de défavoriser les autres. Cela ne veut pas dire se mettre en recul et laisser les autres faire ce qu’ils veulent ! Chacun a sa part de liberté. Nous arrivons donc à devoir faire des compromis…


Il y a des lois aussi, qui nous obligent à certaines choses. Nous sommes obligés de les respecter et notre liberté passe donc après, elle n’est pas tenue en compte. Nous vivons en société et nous devons nous respecter les uns les autres, en gardant quand même notre part de liberté. Qui ne tient pas compte de la liberté des autres est donc un importun, un parasite, un égoïste ! Notre liberté ne doit surtout pas « empiéter » sur celle des autres car sans ça, cette liberté perdrait tout son sens.

Seigneur, aides-nous à bien employer le don de la liberté que tu nous a fait. Amen.


6. CAREME 2013: MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI,HOMME Dimanche des rameaux

Hosanna - Crucifige, un rameau et une croix

Luc19, 35-38 35 Ils amenèrent l'âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus, et firent monter Jésus. 36 A mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. 37 Déjà Jésus arrivait à la descente du mont des Oliviers, quand toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus : 38 « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Passion de Jésus selon Luc 23, 33.44-46 33 Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche... 44 Il était déjà presque midi ; l'obscurité se fit dans tout le pays jusqu'à trois heures, car le soleil s'était caché. 45 Le rideau du Temple se déchira par le milieu. 46 Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.


Voila les deux textes qui marquent ce dimanche des Rameaux dans l'Eglise catholique du monde entier. En effet la célébration de ce dimanche a deux faces : l'une qui nous rappelle l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l'autre qui nous anticipe l'histoire de ce prochain vendredi saint: la passion et la mort sur la croix de Jésus Christ Ce dimanche est appelé le dimanche des rameaux. c'est le dimanche des processions avec des rameaux, pour rappeler l'entrée joyeuse et de triomphe de Jésus Christ à Jérusalem, accueilli par le peuple festoyant et plein d'espoirs d'avoir enfin le Messie: "Hosanna... beni soit celui qui vient, lui le Roi... " Mais ce triomphe se transformera bientôt en autres cris de mort, de croix, en ce terrible crucifige. Ce dimanche c'est aussi le dimanche de l'annonce de la passion car au cours des messes nous lisons les pages évangéliques de Luc concernant la passion de Jésus Christ. Ce dimanche et un dimanche de forts contrastes et marque dans une manière très nette les humeurs d'un peuple qui est toujours prêt à suivre le modes et les idéologies du moment, parfois sans s'en rendre compte et sans réfléchir suffisamment. Avant tout ces rameaux d'Olivier, ces manteaux se répandre sur la terre comme des tapis, les cris de joie, et les chants d' Hosanna au fils de David qui remplissent la ville sacrée de Jérusalem, qui envahissent d’espoirs les cœurs de tous les hommes et femmes et puis...en peu de jours après, voila la condamnation, et les cris changent, et Jérusalem est envahie par la haine et la jalousie, par la surdité et la cécité, et le peuple crie "crucifige" . Memento homo, souviens... Voila signalées en ce dimanche les énormes contradictions du comportement humain : un triomphe éphémère donné à Christ a reconnu le fils de David, roi et Seigneur, et puis, peutêtre les mêmes voix qui le blasphèment, le refusent, l’outragent, l’offensent, et sans aucun pudeur le renient avec ce "crugifige". Quoi ? C’est de l'hypocrisie? Combien de fois après avoir prié Dieu en lui demandant de nous aider, nous lui avons bientôt tourné le dos et l’avons marginalisé, expulsé de nos vies, nous avons vécu dans l’indifférence plus absolue. Memento homo, souviens... Il nous faut comprendre le sens caché de nos pires passions, et les effets dévastateurs d'une myopie spirituelle, qui obscurcit nos consciences et nous plonge dans un état d'anxiété et dépression. Nous sommes toujours prêts pour acclamer quelqu'un qui à bas prix nous fait des promesses et nous montre le bien être à la portée de nos mains, avec des faciles et immédiates solutions à nos problèmes les plus pressants. Mais nous sommes aussi prêts à le condamner, à le calomnier, à crier contre lui quand il ne répond pas à nos désirs et exigences, Mais quel type d'hommes et femmes, sommes-nous? Des banderoles ? Changeons nous les couleurs si facilement ? Memento homo, souviens... Ce qui marque l'entré triomphale de Jésus c'est que le peuple a bien reconnu ce qu'il est. Le peuple "qui marchait dans la longue nuit... et dans les ombres de la mort..." voit clairement aujourd'hui que Jésus est son libérateur. "Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! C'est la joie de Noel avec le chant des anges qui annoncent la paix et la gloire. C'est la prophétie de Zacharie qui se réalise (Zac.9,9-10). "Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !Voici ton roi qui vient vers toi :il est juste et victorieux, humble et monté sur un


âne ,un âne tout jeune. Ce roi fera disparaître d'Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ;il brisera l'arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et de l'Euphrate à l'autre bout du pays." Memento homo, souviens... Un roi en croix, un roi qui choisi le trone de la croix. "Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes" (Jn 12,32). Jésus nous invite à marcher avec Lui, mais en prenant nous aussi la croix de tous les jours. Voila ce que Pape François avait dit aux cardinaux électeurs ce 14 mars 2013 , "Le même Pierre qui a confessé en Jésus le Christ, réplique: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suivrai, mais pas sans parler de croix. Que cela voudrait-il dire sans la croix? Quand nous marchons sans la croix, quand on construit sans la croix et quand nous confessons le Christ sans croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur mais des serviteurs de ce monde. Nous sommes des évêques et des prêtres, des cardinaux et des papes, mais pas les disciples du Seigneur!" Memento homo, souviens... Et alors les rameaux de ce dimanche m'accompagneront au cours de toute cette semaine sainte que nous commençons et m’accompagneront aussi pour toute l'année ; ils ne seront pas des talismans magiques à conserver seulement dans nos maisons, mais ils deviennent les signes de notre pleine participation joyeuse au mystère de Jésus, qui sera Roi à partir de sa croix. Ce rameau qui d'habitude reste accroché à l'entrée de nos maisons pour toute une année c'est le signe d'un engagement, c'est le signe aussi d'un témoignage qui doit se jouer entre foi et joie, entre hosanna et crucifige. "Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à luimême, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive". (Lc 9, 23) .Dieu ne se laisse pas plagier, jamais et par personne. Dieu est toujours le même, ne change jamais, même si son visage peut prendre toutes les couleurs de notre humanité et peut parler toutes les langues. Depuis toujours Dieu est le créateur et Dieu est Prions avec Sundar Singh toujours pour tous l'amour et la tendresse. dans sa chanson "J'ai choisi de suivre Jésus Christ": En mon cœur, j'ai choisi de suivre Jésus-Christ, Oui, pour toujours, oui pour toujours. Si mes amis s'en vont, qu'importe ? Moi, j'irai ! Oui, pour toujours, oui, pour toujours. Au monde je dis "non", joyeux je prends ma croix, au monde je dis "non", j'accepte la croix, Oui, pour toujours, oui, pour toujours. Amen.


DIMANCHE DE PAQUES MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME 31 mars 2013

Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean, 20,1-9 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin,. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ;


cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts. Avant tout mes vœux de joyeuses Pâques à vous tous. Nous voila ce matin devant ce tombeau vide. Marie Madeleine, cette femme pécheresse, qui avait tant péché, mais qui avait aussi tant aimé, jusqu'à changer sa vie et devenir disciple de Jésus de Nazareth. Depuis ce vendredi elle ne trouvait pas de paix. La mort de celui qui l'avait redonné à la vie l'avait tellement bouleversée et marquée, et la voila donc "Le premier jour de la semaine" revenir dans cette vallée des tombes "alors qu'il fait encore sombre " et voir "que la pierre a été enlevée du tombeau" Sans se rendre bien compte elle reprend le chemin de retour et crie toute sa peine à Pierre (et à l'autre disciple): « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Voila donc le cri désespéré de celui qui aime et que l'amour semble rendre aveugle. On ne pas dit que l'amour rend aveugle! L'amour de la eine qui se fait partage et demande secours. Pierre et Jean arrivent au tombeau. Le plus jeune court plus vite que le vieux Pierre. L'ardeur, l'exubérance, la générosité de ce jeune, qui avait osait être au pied de la croix au Calvaire, qui avait assisté debout les dernier instants de vie de Jésus. Il arrive le premier, mais s'arrête devant ce tombeau vide. Il voit mais ne trouve pas d'explication. Les disciples n'avaient pas encore compris. La rationalité de notre foi, la rationalité de toutes ces cérémonies, parfois faites par habitude, par traditions, par simple dévotion, ou par simple apparence. Une foi de façade parfois, une foi qui n'est pas foi, qui s'arrête à l'extérieur et qui ne touche pas les consciences, les comportements, les paroles. Combien de nos dirigeants politiques et administratifs se disent catholiques, se disent hommes de foi, incapables de bien conjuguer vie et foi, foi et morale, foi et engagement social. Impossible trouver des explications si on reste dehors, si on ne devient pas un des acteurs de cette grande pièce de la vie, qui plus ou moins bien nous nous retrouvons à jouer ensemble et qui intéresse nous tous. Il faut entrer dedans, dans cette tombe vide "Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts" Mais pourquoi? La résurrection nous la voyons en cette saison. comme dans la métaphore de la nature qui se réveille après le long hiver et qui par enchantement fait refleurir la vie et resplendir tout d'une lumière insolite et nouvelle, en le remplissant des toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. La résurrection et le printemps c'est une comparaison formidable! C'est la symphonie de la vie qui éclate. Le Pape François nous a rappelé les devoirs de bien soigner la création et nous a dit que nous en sommes les vrais gardiens.. Memento homo, souviens-toi Pâques est donc entrer donc dans ce tombeau vide, et en savourer le mystère de paix et de renouveau que s'en dégage. Pâques est voir et croire. Pâques est participer à ce projet de vie


qui éclate aujourd'hui et illumine l'humanité de lumière et des couleurs divers. Jésus vainqueur de la mort, vainqueur du mal, sort victorieux de ce tombeau. Et avec lui tout homme de bonne volonté y est appelle. Ce tombeau vide ne se visite, il se partage. Ce n'est pas en restant dehors de ce tombeau qu'on construit une église nouvelle, il nous faut y entrer, partager les joie et les peines, et partager nos forces et nos responsabilités. Il est ressuscité, comme il l'avait dit. La résurrection marque l'honnêteté de Dieu, l'honnêteté pour la parole donnée. Dieu fait toujours ce qu'il dit. Jamais une parole de Dieu est restée sans réponse, et la parole de Dieu est toujours créatrice de nouveauté, de vie. Memento homo, souviens-toi... L'honnêteté de Dieu interpelle l'honnêteté de l'homme, entre promesses et défaites, entre oui et non, entre positif et négatif, entre vrai et mensonge. L'honnêteté de Dieu interpelle l'honnêteté de nos gouvernants, toujours secoués par des scandale de corruption, de vols, de mauvaise gestion, d'incapacité administrative, etc. L'honnêteté de Dieu interpelle aussi l'honnêteté de l'Eglise, appelée plus que jamais a être le sel et la lumière du monde, mais aussi secoué par des scandales qui ont miné sa crédibilité. Memento homo, souviens-toi La résurrection est la réponse aux tant pourquoi de notre foi en Jésus, mais aussi aux tant pourquoi de nos sociétés civiles. La résurrection de Jésus intéresse tous, croyant et non croyants. Les crucifix de nos tombeaux sont les signes palpables de l'immense souffrance de l'humanité qui cherche constamment de retrouver le chemin de l'Eden et de revenir à son originaire existence de bonheur et de vie complète. Jésus est le vivant, Il a vaincu la mort, toute sorte de mal. Notre Dieu n'est pas un Dei des mort, mais des vivants. " Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité " (Lc 24, 5-6). Memento homo, souviens-toi Dans le cadre des événements de Pâques, le premier élément que l’on rencontre est le sépulcre vide. Le Catéchisme de l’Eglise Universelle dit: "Il n’est pas en soi une preuve directe. L’ABSENCE du corps du Christ dans le tombeau pourrait s’expliquer autrement (cf. Jn 20, 13 ; Mt 28, 11-15). Malgré cela, le sépulcre vide a constitué pour tous un signe essentiel. Sa découverte par les disciples a été le premier pas vers la reconnaissance du fait de la Résurrection. C’est le cas des saintes femmes d’abord (cf. Lc 24, 3. 22-23), puis de Pierre (cf. Lc 24, 12). " Le disciple que Jésus aimait " (Jn 20, 2) affirme qu’en entrant dans le tombeau vide et en découvrant " les linges gisant " (Jn 20, 6) " il vit et il crut " (Jn 20, 8). Cela suppose qu’il ait constaté dans l’état du sépulcre vide (cf. Jn 20, 5-7) que l’absence du corps de Jésus n’a pas pu être une œuvre humaine et que Jésus n’était pas simplement revenu à une vie terrestre comme cela avait été le cas de Lazare (cf. Jn 11, 44). (CEU, 640) Memento homo, souviens-toi...


Je n'est pas besoin d'un Dieu mort, je n'ai pas besoin d'un Dieu crucifix seulement, Je n'est pas besoin d'un Dieu triste. Je n'est pas besoin d'un Dieu à moi. Je n'est pas besoin d'un Dieu pareil, je n'en ferais rien. J'ai besoin d'un Dieu vivant, J'ai besoin d'un Dieu capable de me pardonner et d'être miséricordieux avec mes fragilités, et mes méchancetés. J'ai besoin d'un Dieu qui me fait continuer à espérer; j'ai besoin d'un Dieu qui est passé par la mort pour la vaincre et dire à l'homme d'aujourd'hui que l'amour est plus fort que la mort. J'ai besoin donc d'un Dieu vivant qui me pousse à espérer malgré le mal qui est en moi et qui m'entoure.. J'ai besoin d'un Dieu qui puisse me comprendre, prendre ma main, et me conduire sur les routes de ce monde. J'ai besoin d'un Dieu vivant qui me fait continuer à vivre avec les autres en toute fraternité et solidarité. J'ai besoin d'un Dieu capable de me donner courage, de me faire passionner e donner espoirs et amour.

Merci, Seigneur, voila mes besoins qui sont aussi les besoins de toute l'humanité et qu'en ce matin de PAQUES DE RESURRECTION, au sein de ce tombeau vide, tout change et tout recommence

Joyeuses Pâques pour vous tous et que Dieu vous bénisse

Memento homo  

Homélies tenues sur les ondes de RADIOCONGONET au cours du CAREME 2013

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