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bien que Blanche de Neige était encore en vie. – Ah ! maintenant, dit-elle, je veux imaginer quelque chose qui anéantisse à tout jamais ma rivale en beauté. Et, comme elle connaissait la magie, elle fit un peigne empoisonné. Alors elle se déguisa de nouveau, revêtit l’aspect d’une autre vieille femme, quitta la ville, gagna la montagne, arriva à la maisonnette et frappa à la porte en criant : – Belle marchandise à vendre, et pas cher ! Blanche de Neige regarda à la fenêtre et dit : – Passez votre chemin, bonne femme ; je ne dois pas vous laisser entrer. – Mais tu peux au moins regarder, dit la vieille. Et elle tira son peigne, qui reluisait comme s’il était d’or, et l’éleva en l’air. – Oh ! dit l’enfant, comme mes cheveux noirs paraîtraient bien plus noirs encore s’ils étaient relevés par ce beau peigne d’or ! Blanche de Neige et la vieille femme ne tardèrent pas à tomber d’accord sur le prix. Mais alors la vieille lui dit : 199

Dumas-Berthe  
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La bouillie de la comtesse Berthe et autres contes BeQ Alexandre Dumas La bouillie de la comtesse Berthe La Bibliothèque électronique du Qué...

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