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Justine Verlynde Selected Works


Justine Verlynde

Architecte DE


Sommaire

A new road................................... 7

Une vitrine pour l’ucl mons.......... 15

Un temple votif............................. 23

Vivre en longueur.......................... 31

CoordonnĂŠes............................... 39

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A new road Travail de fin d’études. 2017

Logements étape Saint-Cyr-sur-le-Rhône, France. Surface libre

L’histoire est simple, elle commence par une passion, celle de la voiture. Alors que la tendance n’y voit qu’une nuisance, j’y vois une opportunité. Une fascination pour un objet culturel, de société, et d’histoire plus qu’un véhicule. Elle ne se limite pas à un moyen de déplacement qui relie A à B, mais fait partie intégrante du quotidien, de nos expériences de vie, nos perceptions spatiales. La voiture est en elle même un voyage, elle met en scène le paysage, lève le rideau, déroule le territoire... une façon plus vibrante d’appréhender l’espace comme l’étendue sur un fond stéréo. Ainsi, ce travail s’enclenche sur un questionnement au regard de diverses pratiques centrées sur l’automobile, en divers temps et divers lieux. Un parcours réflexif à travers des rituels de traversée du territoire et des rapports au plus proche de l’espace bâtit: le mouvement et son contraire, le voyage et le quotidien. À travers le projet, ce travail projette le parti pris d’élever ces phénomènes à l’état de modèles. Et si l’on imaginait un statut intermédiaire de la voiture, entre stationnement et circulation: La voiture peut-elle être génératrice de nouvelles pratiques territoriales et architecturales? Peut-on tirer parti du véhicule comme espace de convivialité, en faire un élément moteur dans la conception?

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Synopsis

Dans un premier temps notre regard se porte sur une route anciennement mythique de France à l’instar de la route 66: la Nationale7. Autrefois synonyme de départ en vacances elle relie le nord au sud du territoire tel un ruban de mille kilomètres. Véhiculant des valeurs de convivialité du bord de route, du trajet en tant que voyage lui même, aujourd’hui loin derrière l’autoroute du soleil… Outre Atlantique, cette proximité avec la voiture demeure très ancrée dans la culture américaine, relatant d’une certaine efficacité dans les usages même domestiques (habitations, motels, drives…). La voiture trouve une place propre qui forge des typologies et des systèmes tels que les drives. Un seul mot d’ordre: descendre de sa voiture au plus proche de l’espace bâtit, ne pas rompre le visuel comme la proximité ne pas couper le contact… Aussi le projet se veut simple. Il s’agit de proposer expérience territoriale et architecturale, axée sur/générée par la voiture elle-même. Il s’inscrit dans une démarche road trip, valorisante du trajet comme voyage lui même. Le trajet actuel qui arpente le territoire français sur ses mille kilomètres est un moment souvent rude des départs en vacances. Rejoindre le sud est un moment pesant, emprunt aux embouteillages, la fatigue, l’impatience des enfants, les douleurs lombaires et autres risques d’accidents. Le point culminant de cette pénibilité atteint son apogée au passage fatidique de la ville de Lyon. Vous êtes, à ce moment précis, à un peu plus de la moitié du périple, les nerfs lâchent face aux 5km/h ambiants. En plein après-midi, le soleil tape car vous êtes partis tôt le matin comme tout le monde pour éviter les bouchons, triste ironie car tout le monde part tôt pour éviter les bouchons. Ainsi vous rêvez de n’être partie qu’aux températures moins assommantes en fin de journée, avoir roulé moins de 6 heures pour faire un arrêt pour la nuit. Un arrêt simple, sans détour, sans perdition, enclin à la sérénité. À l’image des motels américains, garder un oeil sur votre voiture, sans nécessité de vider la nébuleuse de bagages de votre conjointe. Le projet vous attend à cet endroit, offrant une nouvelle route à ce calvaire estival. Le lendemain, 4 heures de trajet restant, soleil levant sur la vallée du Rhône. Nul besoin de se presser, pourquoi ne pas emprunter la Nationale7 historique? Lever le pied, s’enrichir de panoramas mémorables, riches en patrimoines culturels et revitaliser les villages autrefois nourris de cette route mythique? Le projet se vit comme une continuité, il ne rompt pas le trajet, il l’enrichit, lui offre une perspective nouvelle: vous êtes déjà en vacances. Inscrit dans la topographie douce environnante, il adopte l’attitude franche des vignobles ayant tracé des lignes affirmées dans les courbes. une ligne dans la sinuosité, un temps de pause dans la traversée. Spatialement, l’expérience est une genèse de la voiture, qui lui associe le moment phare du bâtiment. Un espace qui projette de manière franche et imprenable sur le paysage au moment du stationnement. Les prochaines heures seront orientées vers cet espace de la voiture, qui en dessine les dimensions. Diverses typologies adéquates du couple à moto, jusqu’au groupe d’amis à deux véhicules en passant par la famille nombreuse. Référence à l’univers de Learning from Las Vegas, le bâtiment se donne à lire et parcourir à la voiture. Le projet met en scène le paysage, agrémente la traversée au regard de notre pare-brise, vers la route qui nous emporte.


Une pause dans la traversée, une ligne dans la sinuosité. UNE PAUSE DANS LA TRAVERSÉE, UNE LIGNE DANS LA SINUOSITÉ JUSTINE VERLYNDE - MASTER II

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la voiture comme espace de convivialité VOITURECOMME COMME ESPACE ESPACE DE LA LA VOITURE DECONVIVIALITÉ CONVIVIALITÉ JUSTINE VERLYNDE - MASTER II

JUSTINE VERLYNDE - MASTER II


vers de nouvelles typologies, générées par la voiture VERS DE NOUVELLES TYPOLOGIES, GÉNÉRÉES PAR LA VOITURE JUSTINE VERLYNDE - MASTER II

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la voiture comme expérience d’une pratique territoriale et architecturale LA VOITURE COMME EXPÉRIENCE D’UNE PRATIQUE TERRITORIALE ET ARCHITECTURALE JUSTINE VERLYNDE - MASTER II


une ligne, l’architecture comme trajet 13


Une vitrine pour l’UCL Réhabilitation universitaire.

d’un

bâtiment

2016

Espaces de travail, openspaces, exposition, salle polyvalente. UCL, Mons, Belgique. 1600 m2 Enjeu architectural Redonner un statut de vitrine au bâtiment, offrir une modularité d’espaces aux étudiants. Parti pris Conserver l’ossature du bâtiment afin d’y recréer un cube en bardage bois introverti sur un patio. Ce cube donne une identité forte au bâtiment; il s’accroche à la structure existante pour ainsi la révéler.

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RĂŠ-inventer


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Un temple votif 2016

Temple dedié au culte de tous Kalambaka, Grèce. 9m x 9m - imposé -

Enjeu architectural Dans le cadre du projet il est question d’investir l’esprit de sacralité d’un lieu, ainsi que l’enseignement que nous apporte l’architecture de la Grèce antique. Le temple n’est pas dédié à une divinité particulière, il s’agit donc de créer un sentiment d’un espace sacré. Parti pris La sacralité du projet naît de la légende d’une architecture ineffable, dont le protocole demeure incompris, installant ainsi un climat de mythique et sacré. À l’image d’un casse-tête, le temple répond à une combinaison simple une fois révélée. Chacun de ses composants en est issu ne laissant pas de place à l’arbitraire. Ce temple puise dans le savoir faire de la Grèce antique en utilisant la gravité en tant que ciment, puisant dans l’inertie et la masse propre de la matière. À travers des principes stéréotomiques, la matérialité donne corps à l’intention spatiale.

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Learning from Grece

A mon sens, la sacralité peut investir un lieu lorsque celui-ci échappe à tout entendement de logique ou de rationalité. Lorsque l’inexplicable induit l’invention de légendes et mythes pour éveiller un sens en nous bien que peu rationnel. L’incompréhension d’une démarche qui pourtant traverse les civilisations pour demeurer sans être percée à jour confère également une certaine dimension sacrée à ces lieux ou édifices. La légende et le mythe sont par ailleurs très présents dans l’architecture de la Grèce antique. Les tumultes des dieux et déesses rythmaient la vie des grecques ainsi que leurs édifices. L’architecture au service de la légende, ou faisant naitre le mythe, constitue selon moi une dimension majeure de l’héritage grec. On retiendra également la faculté des grecques à utiliser la gravité en tant que ciment. En effet, il est important de souligner ce défi à la gravité qu’incarnent les édifices grecs, en utilisant des logiques d’emboitement et de dimensionnement qui permettent à la matière de s’autosuffire. Le site du projet, se veut en accord avec l’idée de procession d’un lieu de culte. En effet il faut que le visiteur puisse appréhender le temple avec du recul, s’interroger sur ce qu’il aperçoit. Le site est un endroit dégagé et vaste qui renforce le questionnement sur la raison de cette construction en ce lieu. Ainsi le projet s’implante dans une clairière, un plateau à mi-hauteur d’un relief rocheux avec des météores. Un cheminement permet le pèlerinage jusqu’aux monastères St Stephen et de la Sainte Trinité. Une fois en haut le marcheur peut déjà entrevoir le temple comme quelque chose d’intriguant en contrebas. Un chemin l’y mène lors de son retour, la découverte de l’entrée du temple se fait à la suite d’une déambulation autour de celui-ci. Ceci installe le début d’une procession du profane vers le sacré installant une dimension temporelle propre à la Grèce antique. Le volume ne se dévoile pas subitement de manière frontale. Ce temps de parcours permet d’installer un sentiment de respect du lieu que l’on s’apprête à aborder. L’architecture du temple découle d’une combinaison rationnelle établie par itération avec des volumes, construits sous matrice de la suite de Fibonacci. La trame obtenue est mise en volume uniquement via les blocs du cube initial, dont certains sont déplacés. Le cube de la suite de Fibonacci, tend vers l’infini, vers la perfection au sens où l’entendaient les grecques. Lorsque l’on divise deux de ses nombres consécutifs, elle se traduit par l’expression Un+1=Un+Un-i En pratique 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21,34, 55...

Dans sa structure et sa matérialité, le projet fait référence à l’art de la stéréotomie, la mise en oeuvre de la pierre qui procure sa richesse à l’architecture de la Grèce antique. Les empilements de blocs ne sont pas joints verticalement pour laisser passer des rayons lumineux, mettant en exergue l’épaisseur de la matière. Parois, sol, assises ou même plafond, chaque centimètre du temple est un bloc précis de la suite...


a t m o s p Ineffable here du lieu

learning from greece - un temple votif Ă kalambaka verlynde justine master

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oOrientĂŠ rientĂŠ

learning from greece - un temple votif Ă kalambaka verlynde justine master

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plan

- coupe ItĂŠratif

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s tStéréotomique éréotomique

learning from greece - un temple votif à kalambaka verlynde justine master

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s a cEvanescent r a l i s at i o n

learning from greece - un temple votif Ă kalambaka verlynde justine master

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Vivre en longueur 2015

Logements familiaux Quai/rue de la Dyle, Bruxelles, Belgique. 800 m2 au sol Enjeu architectural Concevoir un bâtiment s’adressant à trois composantes urbaines proches - quai, rue calme, parc - dans un quartier en pleine reconversion vers du logement dense familial avec une part de locaux d’entreprises et commerces. Optimiser cet angle bruxellois regorgeant d’une multitudes de vues et de lumières pour les futurs logements. Parti pris Proposer une typologie d’habitat longitudinal. Une nouvelle façon d’investir une parcelle dans sa longueur, offrant ainsi deux rapports immédiats au contexte ainsi que des lumières indiectes: Un appartement promenade.

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Le projet s’implante aux abords du centre ville de Bruxelles, le long des quais

d’un ancien site industriel. Il prévoit un ensemble de logements familiaux de 80 à 140m2 qui suit la logique de reconversion de la zone, à savoir une densification de projets d’habitation et un renouveau du quai, qui tend à devenir un lieu de balade et de loisir. La parcelle est confrontée de manière directe à trois composantes: . le quai: espace redynamisé en lieu de promenade . la rue de la Dyle: espace plus calme occupé par des bureaux et des logements . le parc: lieu de loisir en devenir Face à cela, le projet adopte trois volumes qui traduisent trois positions face au site, et trois échelles de relation au paysage urbain du plus proche au lointain. La volumétrie tend à maximiser la relation des logements à la façade sud du bâtiment, donnant sur le parc.

Le volume repose sur un socle public (cafés, bureaux…) en retrait qui est percé de trois entrées se rejoignant au niveau d’un hall central privé. Cet espace offre un visuel sur le quai et redistribue la circulation vers appartements. Chacune entrées d’une lumière zéniL E B Â T I M E N T E S T C O M P O S É D E T R O I S V O L Ules MES T YPOLOGIQUEM E N T E T Mdes ORPH O L O G I Q bénéficie UEMENT DIS TINCTS, ARTICULÉS AUTOUR DE DEUX PUITS DE LUMIÈRE. thale grâce à deux puits de lumière. I L P R É S E N T E D E S VA R I AT I O N S D E H A U T E U R O F F R A N T A I N S I T R O I S É C H E L L E S D E R E L AT I O N S A U

L E P R O J E T E S T U N E N S E M B L E D E 2 8 L O G E M E N T S F A M I L I A U X D E 9 0 À 13 0 M ² H A B I T A B L E Q U I V I S E À PROLONGER L A DYN AMIQUE DE RECONVERSION D’UN ANCIEN SITE INDUS TRIEL LE LONG DES QUAIS DE BRUXELLES.

PAY S A G E U R B A I N E T F L U V I A L E N V I R O N N A N T.

La morphologie du projet accueille trois typologies d’appartement: . longitudinaux en lien direct avec les puits de lumière (120 m2 avec L E P R O J E T E X P L O R E L A M U LT I P L I C I T É D E S E N T R É E S D E P U I S L A R U E , L E Q U A I E T L E PA R C , A I N S I Q U E loggia sud) L E S H A L L S P E R M E T TA N T D E D É S S E R V I R C H A Q U E A P PA R T E M E N T. L E P A S S A G E D U P U B L I C A U P R I V É S ’ O R G A N I.Straversants E L E L O N G Dà’ Umi-hauteur N E S P A C E Ddu ’ A Cprojet C U E I L (80m2 Q U I V I Eavec NT loggia) C O N N E C T E R L’ E N S E M B L E D E S C I R C U L A T I O N S . . panoramiques dans la partie haute du projet ( 140m2 avec 2 loggias) Le projet présente également un toit-terrasse plein sud avec une vue sur parc Bruxelles bénéficiant aux résidents et pouvant être loué E M B L E D E 2 8 L O G E M E N T S F A M I L I A U X D E 9 0 À 13 0 Mle ² H A B I Tet ABL E QUI VISE À QUE DE RECONVERSION D’UN ANCIEN SITE INDUS TRIEL LE LONG DES QUAIS DE pour diverses occasions. A T R AV E R S S E S FA Ç A D E S , L E V O L U M E S ’A D R E S S E D ’ U N E M A N I È R E D I F F É R E N T E A U S I T E S E L O N S O N O R I E N TAT I O N E T S O N C O N T E X T E I M M É D I AT.

POSÉ DE TROIS VOLUMES T YPOLOGIQUEMENT ET MORPHOLOGIQUEMENT AUTOUR DE DEUX PUITS DE LUMIÈRE. AT I O N S D E H A U T E U R O F F R A N T A I N S I T R O I S É C H E L L E S D E R E L AT I O N S A U U V I A L E N V I R O N N A N T.

E S , L E V O L U M E S ’A D R E S S E D ’ U N E M A N I È R E O N T E X T E I M M É D I AT.

Chaque façade répond au contexte immédiat qui lui est propre. Le projet présente ainsi une façade Nord pour les parties nuit des logement, plus lisse. La partie sud est allouée aux pièces de jour donnant plus de DIFFÉRENTE AU SITE SELON SON dynamisme à celle-ci du point de vue volumétrique ainsi que vécu.

A M U LT I P L I C I T É D E S E N T R É E S D E P U I S L A R U E , L E Q U A I E T L E PA R C , A I N S I Q U E T D E D É S S E R V I R C H A Q U E A P PA R T E M E N T. A U P R I V É S ’ O R G A N I S E L E L O N G D ’ U N E S PA C E D ’A C C U E I L Q U I V I E N T L E D E S C I R C U L AT I O N S .

L’enjeu et le défi majeur du projet étaient de proposer une nouvelle manière d’habiter la ville dans la longueur.

Ce logement est ainsi axé sur cette typologie. Ce projet vise à créer un appartement qui se parcourt en rencontrant différents cadrages sur T S F A M I L I A U X D E 9 0 À 13 0 M ² H A B I T A B L E Q U I V I S E À N D ’ U N A N C I E N S I T E I N D U S T R I E L L E L O N G D E Sdes Q U Apièces I S D E de vie ou des ambiances lumineuses créées par les puits de lumière.

S T YPOLOGIQUEMENT ET MORPHOLOGIQUEMENT S DE LUMIÈRE. F R A N T A I N S I T R O I S É C H E L L E S D E R E L AT I O N S A U SE D’UNE MANIÈRE DIFFÉRENTE AU SITE

La spacialité offre des lieux de vie, tels que la salle à manger, qui bénéficient de diverses luminosités: indirecte et diffuse, directe du sud, S E L O réfléchie N SON par la cuisine…

T R É E S D E P U I S L A R U E , L E Q UA I E T L E PA R C , A I N S I Q U E U E A P PA R T E M E N T. L E L O N G D ’ U N E S PA C E D ’A C C U E I L Q U I V I E N T

De plus, son aménagement permet une appropriation par plusieurs types de familles, en effet il dispose de deux chambres avec une pièce de 10m2 qui offre de multiples possibilités (bureaux, dressing, chambre…).


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détail technique

fenêtre au nu intérieur du mur

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Ci-dessus des déclinaisons en plan témoignant de cette dynamique réflexive autour du vivre en longueur. Offrir un appartement avec un côté nuit bien distinct des pièces de vie, qui laisse place à la déambulation -une notion difficilement applicable aux espaces étriqués- avoir cette impression d’une plus vaste superficie à parcourir... L’étude de ce projet questionne également la notion de pièce n+1, l’évolution d’une famille au cours des années, la modularité de son habitat. Une chambre d’appoint, une chambre pour enfants en bas âge que l’on peut surveiller depuis la cuisine, un bureau fermé ou inhérent à l’espace de circulation lorsque l’ainé quitte le foyer laissant ainsi sa chambre au frère cadet... En somme, une pluralité dans les usages et adaptations.

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ville de Genk, Belgique.


Coordonnées

Mail

justine.verlynde@gmail.com

Téléphone Lien

06 05 21 03 94

issuu.com/justine.verlynde

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Merci

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Portfolio Justine V.  
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