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D’VIA

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— Opuscules —


Julie Saclier


D’VIA/21 le développement des connaissances / une quête d’intensité qui refuse de se coucher. le soleil / allonge la longueur des frontières avec l’inconnu. vers nous / là-bas / sur la route. une lignée de troncs / noirs en leur pieds / et un horizon de mousse blanche. tous ces visages où je cherche le mien / périssent dans un vide bleu.


D’VIA/22 un capharnaüm givré / distille en nous un apaisement bienvenu. jusqu’ici / la lumière jaune fixe les souvenirs / mais la courbe s’est perdue dans un monde horizontal. sourde certitude qui dirait merde à tous le monde. je pense les mots non soumis à la pesanteur. donc je suis n’est presque rien / mais je est un autre.


D’VIA/23 cap à cap / elle à connue des jours meilleurs mais ça ira / l’horizon est large. la nuit a été longue / tasse de café / de l’eau douce et du mystère. la matinée menaçait de finir avant d’avoir commencé. il est 20 heures tapage urbain. le premier degré retient l’attention / un treizième finit la barre. quelques fraîches ouvertures / nous sommes cernés. allons plus loin.


D’VIA/24 au matin un étage au-dessus du mien / un discours émerge / il arrosait ses joues de larmes. un rideau qui tombe mais les yeux ouverts / elle / s’affirme comme un tout.

la coupure est faite / j’ai dit au revoir.


D’VIA/25 que les jours filent / je ne désespère pas de pouvoir apprendre / à irriguer l’écriture. transformer mon insatisfaction / en de brefs assoupissements. dans la tiédeur humide de l’air / les utopies sont mortes avec un tranquille courage.


D’VIA/26 on ne causait que de puissance d’agir / et que la semaine / pourraient veiller à ceux qui frappe la mer de leurs avirons. la façon de disposer les caoutchoucs / à comparaison de ce que j’ignore pourrait circuler dans le ciel.


D’VIA/27 en balayant le paysage /où il nous semble que nous allons fondre / la tâche s’éclaire un instant. une infinité de blancs progressivement contenue / lézardés par les éclats bleutés. le Nord une étuve associé au figé. rabotée / réduite par la direction.


D’VIA/40 secouer les souvenirs / dans l’air ma mémoire se colore. un bain de multitude m’a conquise. m’ouvrir son univers / plus un moyen / mais emprisonnée dans sa propre peau / une fin où le bonheur est marié au silence. avec un œil profond / lumineux / elle regardait le monde taper / plutôt que d’écrire. lorsque l’amour se glisse / nous chevauchons les nuages hauts de l’été. aux ardeurs de son souffle / quelque chose en elle s’est frayé un chemin dans mes veines. les yeux un peu trop dessillés / je vois l’heure / il est l’Éternité.


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vers tirés de

Briser la glace. J. Blanc-Gras Cahier Brouillon Général. F. Deck Des objectivistes au Black Moutain College. La Nerthe Écrit sur du sable. M. Borel Germinal. É. Zola Huis clos. J.P. Sartre Just Kids. P. Smith L’établi. R. Linhart La dictature du projet. M. Warin La femme gelée. A. Ernaux La police de l’écriture. P. Artière La vie des formes. H. Faucillon Le béton en garde à vue. R. Ricciotti Les 8 salopards. Q. Tarantino Les lieux de mémoire. P. Nora Mille plateaux. G.Deleuze, F.Guattari Odyssée. Homère Petits Poëmes en prose (Le Spleen de Paris). C. Baudelaire Poèmes saturniens. P. Verlaine Proposition rouge. P. Poyet

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— 2018 — © Julie saclier

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Extrait — Opuscules — 2018

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