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Dossier artistique Julien Rubiloni


JULIEN RUBILONI 13/12/1986 julien.rubiloni@gmail.com http://julienrubiloni.tumblr.com 06 07 38 15 96 SIRET : 799 803 739 00017


CURRICULUM VITAE Diplômes : 2012 : Certificat d’Etudes d’Art Plastique / ESADMM Marseille. 2007 : Licence LEA (Anglais et Italien) / Université de Besançon. Travaux personnels : 2014 : - Bo Feit, installation, en cours. - (En)quête, étude sensible d’une ville, photographies, Lunéville, en cours, avec Ludmilla Cerveny. 2013 : - Pater Pathos Repetitam, expérimentation autour d’archives audiovisuelles. - Scenario du court-métrage réalisé par Gwendal Sartre, Le fils qui dessine, présentés au FID, Marseille. 2012 : - Réalisation de ‘Contre Terre’ et ‘Au Ciel’, courts-métrages expérimentaux. - Scenario du court-métrage réalisé par Gwendal Sartre, Song Song, présentés au FID 2012, Marseille. Publications : 2014 - Le sentier, Trapèze revue n°11, La surprise, texte et photographies avec Ludmilla Cerveny. 2013 - Contribution au catalogue ‘Dixparitions’, My Monkey, galerie associative à Nancy. 2010/2012 - Carte blanche pour une contribution bimestrielle au magazine culturel Novo avec Ludmilla Cerveny. (n°9 à 21) Expositions : 2014 - Leo & la mer avec Ludmilla Cerveny, présenté au festival Cinémabrut de Mouans Sartoux. 2013 - Intervention artistique avec Ludmilla Cerveny dans le cadre ‘Une nuit/Eine nacht’ sur invitation de la galerie My Monkey. 2012 - Ozbürün Fever, présenté au festival d’images poétiques l’Oeil d’Ooodaq, Rennes.


Chaque seconde pèse le poids d’un an Installation vidéo et éléments plastiques issus du même lieu, mise en espace et documentation par différents médiums, 2014


Chaque contexte nous livre la matière à créer une histoire. Avec ses bribes nous sculptons un réel à notre image, nous jouons avec son sens, nous élevons notre rapport au lieu et à l’instant au rang de sacré pour en faire notre propre mythologie personnelle. Ces pièces tirées de leur contexte sont des conteurs chargés de la mémoire du lieu. Une vidéo tournée in situ vient appuyer le propos. Je réordonne un présent en offrant aux pièces extraites un nouvel usage : ils deviennent totem porteurs de la charge du lieu et du temps comme un passé recomposé. Dans la cave j’affronte mes craintes, je me confronte à l’espace phobique, souterrain où sont stockés les indésirables, le rebus, le passé, l’oubli. Je me confronte au monstre, au ventre qui digère lentement le passé : j’en extrais des lambeaux, spéléologie de l’intimité du lieu. « A mesure que j’entrais dans la cave l’espace me devenait plus sympathique. Je développai une amitié pour ces lieux, m’y installai, m’y trouvai bien. Son environnement devenait accueillant, j’y appréciais son odeur, la douceur de son air, son désordre nonchalant. »


Homme d’interieur Réinterprétation performative de différentes pièces de mobilier domestique récoltées in situ, photographies couleurs, 2013


Je me suis réapproprié ces différents éléments de mobilier domestique afin de m’en parer comme un accoutrement, une deuxième peau. Nous cohabitons avec ces nombreux objets qui nous entourent : ceux ci occupent notre espace de manière démesurée et interfèrent sur notre vie, espace habité et espace intérieur. Jouer avec ces éléments c’est (re)questionner leur sens et leur place à nos côtés et (re)définir leur usage, voire s’en détacher.


1h2 Installation vidĂŠo, quatre projections HD couleur, 2014


Questionnement sur la capacité contemplative et l’appréciation de la notion de temps. Une minute de ciel d’aujourd’hui équivaut à une heure de ciel d’hier. On nous donne à voir passer le ciel plus rapidement. Les quatre projections vidéo sur les quatre parois de la pièce déséquilibrent nos repères. Ces captures de ciels mouvants nous enivrent et nous endorment, tout est mobile, tout s’accélère et perturbe notre appréciation de l’espace/temps. Ni notre œil ni notre esprit ne trouve à s’accrocher à un point non mouvant : la matière passe, belle, rapide, futile et impalpable.


PATER PATHOS REPETITAM HI8 couleur, 7 vidéos, 2013


Pater Pathos Repetitam est un projet réalisé à partir d’archives audiovisuelles familiales filmées entre 1990 et 2002. A travers 7 vidéos traitant chacune d’une situation particulière, j’ai souhaité créer un catalogue d’images mémoires, une collection d’instants répétés dans le temps comme une note sur l’enfance, la chronique d’une éducation. Des instants de cette vie de famille ont été captés, enregistrés par l’œil du père à travers sa caméra, qui ainsi, a façonné ma mémoire, legs d’images de ce que j’ai été sous l’œil vérité du souvenir social. Les situations se répètent, analogues ou presque : même lieu, même personnes, même espace, au fil du temps. Nous revivons ces instants érigés en dogmes, fabrication d’emblèmes domestiques. Pater Pathos Repetitam fut réalisé entre Février et Juillet 2013.


PATER MEMORIA XPRMNTR HI8 couleur, 2013, en cours


Expérimentations audiovisuelles à partir d’images d’archives de mon enfance. Série de cinq vidéos débutées en 2013, série en cours. J’ai prélevé des morceaux de matière, j’ai opéré des distorsions sur les images et le son pour appuyer l’idée d’un passé qui se déforme à travers le filtre de notre mémoire et du temps. Chaque pièce est un instant perdu, un instant retrouvé : un souvenir faussement arrangé.


SELECTED BUG BAND HI8 couleur, 2 x 4 photos-vidéos, 2013


Expérimentations visuelles à partir des distorsions chromatiques d’une bande vidéo. Questionnement sur la mémoire visuelle. Je me suis concentré sur l’image atrophiée comme une fuite de mémoire, un dysfonctionnement du fichier mère. Ces images enregistrées sur bandes physiques il y a plusieurs années ont été altérées par le temps, elles disparaissent peu à peu de leur support inscriptible comme si la mémoire était devenue un logiciel défaillant, un emplacement non autorisé à stocker des images jugées obsolètes. La bande s’efface, je récupère les données sur support numérique pour prolonger son existence, dématérialise les preuves pour espérer conserver la matière restante. 2 séries de 4 photos-vidéos pour 2 étapes de la détérioration de l’inscription de l’image : dans la première l’image apparaît encore, dégradée, dans la deuxième l’image mère est anéantie, seule demeure le bruit des couleurs.


LEO & LA MER Vidéo hd couleur, 15’, 2014


Leo & la mer est un projet de court métrage réalisé en collaboration avec Ludmilla Cerveny. Nous avons fait appel à des contributeurs via la plateforme de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank afin d’assurer une partie des frais. Tourné dans le Nord de L’Allemagne sur l’île de Rügen en Octobre 2013, il est le fruit d’un travail en binôme depuis l’écriture jusqu’au montage terminé fin Janvier 2014. Leo & la mer a été construit comme un conte, influencé par le romantisme allemand et la poésie arabe. Une jeune fille perdue sur une île, retranchée chez son frère constructeur de navire en bois, désire partir, s’enfuir, se fuir. Un ailleurs sous-tend le récit comme un fil. Cette pièce retranscrit un état d’âme : une mélancolie espiègle et indolente qui questionne son état même et l’appartenance à un lieu.

Leo & la mer a été présenté au Festival Cinema Brut de Mouans Sartoux en 2014.


Ozburun Fever Vidéo hd couleur, 13’, 2012


Ozbürün Fever est une poésie d’images lentes, un entrelacs fictif composé par des flots narratifs de diverses natures. A travers mon lot d’images capturé dans un lieu et un temps donnés j’ai échaffaudé une piste qui, par son magnétisme et sa liberté de ton, est une ode au spectacle du vivant et un questionnement sur le souvenir. Ozbürün Fever fut présenté au Festival Œil d’Oodaaq 2012. Réalisé à l’ESADMM entre septembre 2011 et janvier 2012.


CONTRE TERRE Vidéo hd couleur, 12’, 2012


Contre Terre est un court métrage expérimental qui questionne le déchirement de l’homme entre la terre mère qui l’a vu naître et la civilisation malade qui l’appelle à chaque instant, au bord de la folie. A travers diffèrents langages audiovisuels, la pièce se construit, partagée entre réalisme et expérimentale, dans une certaine violence narrative.

Contre Terre fut réalisé à l’ESADMM entre février et juin 2012.


AU CIEL Vidéo hd couleur, 14’, 2012


Un jeune homme seul et misanthrope perdu dans une grande maison perpétue ses habitudes de manière convulsive et névrotique. Enfermé, il se complait de son sort, une violence sourde bout en lui. La maison est sa meilleure cachette et sa pire prison. J’aborde la thématique de l’île comme un lieu physiquement clos nous renvoyant à nous-mêmes. La jeune fille apparaît furtivement comme un rappel à la vie. Au Ciel fut réalisé à l’ESADMM entre Août et Décembre 2012.


BO FEIT

Photographies argentiques couleurs, 2013


Bo Feit est une série de photographies prises au Sénégal en Février 2013, elle est une introduction au projet audiovisuel Diofior, un docu-experimental prévu pour 2014, tourné entre Dakar et un village sérère, Diofior. Cette aventure passée comme le repérage du film à venir, mué par le désir d’y retourner, de revivre le périple à travers l’écran, transformé par la connaissance du lieu et son détachement.


UNE NUIT/EINE NACHT Boucle-vidéo, fumée, intervention éphémère, 2013


Sur l’invitation du My Monkey, galerie associative autour de l’art et du graphisme installée à Nancy, je participai en collaboration avec Ludmilla Cerveny à l’évènement Une nuit/Eine nacht à Forbach le 21 Septembre 2013. Une chambre d’un hôtel nous était confiée pour une nuit et nous devions intervenir ponctuellement dans celle-ci de manière à s’approprier le lieu. Des visiteurs étaient invités à déambuler librement dans l’hôtel pour visiter les différentes chambres d’artistes.


Scénario SONG SONG, 2011


Textes écrits pour le court métrage Song Song du réalisateur Gwendal Sartre entre Mai et Juillet 2011. Extrait de scénario “D’humeur joyeuse, rajeuni, grandiloquent, Raphaël entre chez lui et annonce sa présence, pressé de se mettre à l’aise et de reprendre son entretien mystérieux avec sa créature. Il appelle sa muse, la provoque en tapant sur la table, en créant de menus bruits ; ceux qui d’habitude la faisaient réagir. Rien. Il la cherche un instant, appelant tout haut. C’est Lucien qui apparait, surpris du comportement de son ami. Il le taquine sur sa folie qu’il pensait envolée. Raphaël est étonné qu’il surgisse ainsi. Ils boivent sur la terrasse. Lucien vient aux nouvelles concernant la pièce. Le compositeur parle de son travail et de sa fructueuse avancée mais il n’est pas paisible, il cherche de la tête, nerveux, et se lève plusieurs fois, soit pour aller en cuisine, soit pour contrôler les environs. Il la cherche mais il cache tant bien que mal ses sentiments. Lucien met ça sur le compte du stress de la représentation approchant à grands pas. Il ne lui montre rien si ce n’est son assurance quant à l’échéance : il sera prêt à temps. Perplexité, aucun des deux n’est sur de ce que Raphaël avance. Il le raccompagne, en bons termes, sûrs de se revoir au plus vite. Soirée seul face à lui-même. Il l’attend. (…)”

Présenté au FID 2012 à Marseille.


Scénario LE FILS QUI DESSINE, 2012


Textes écrits pour le court métrage Le Juillet et Septembre 2012.

fils qui dessine

du réalisateur Gwendal Sartre entre

Extrait de scenario : “Ton cœur est happé par ce puits de lumière, immensité profonde dans le feu de l’enfer. Son image te hante, tu y entres et gravis son sol tapissé d’un velours rose. Deux lumières puissantes guident tes pas. La cavité duveteuse, douillet coussin de chair enveloppante que tu pétris à pleine main, à pleine bouche, succion délicieuse, son jus coule. Mais la pénombre te cache ses pièges, au gré de ton avancée, corps sous tension, tu te piques et t’entailles à ses épines aiguisées qui transpercent sa grotte et t’irrite la chair, abrasifs. Les murs se rapprochent, tant que parfois tu manques d’air, et son sang activant tes veines t’inondent de clarté. Présence douloureuse, lunaire ou proche du feu, tu te fonds, puis tu brûles, tu agrippes sa terre, à plaines dents, à pleines mains, à plein cœur, tu lèches sa matrice et tu renais à l’heure. Si tu es mort déjà, elle te renaîtra, et te reconnaîtra, toi l’homme ours, toi l’homme loup : femme louve, elle t’offrira son lait, parmi d’autres que tu poignarderas. (…)”

Présenté au FID LAB 2013 à Marseille.


Parutions bimestrielles NOVO magazine


Carte Blanche ‘Bicéphale’ dans chaque numéro bimestriel de Novo magazine de 2010 à 2012 avec Ludmilla Cerveny. Elle proposait une photographie et j’écrivais un court texte en conséquence. Expression poétique libre. Du numéro 10 à 24.


Parution édition ‘DIXPARITIONS’


Sur invitation de My Monkey, publication d’un texte autour de la disparition pour les dix ans de la galerie. Extrait : “Le groupe avançait péniblement. Ils étaient tous las, traînant leur pied sur le bitume souillé, encerclés par les gris murs de la cité. Tombés du jour, âmes fatiguées. Mortes ? Ils étaient apprêtés pour la fête cette soirée là, espérer libérer leur coeur et oublier petits tracas. J’en étais aussi. J’en étais ? Je ne pense pas. Toute la vie autour m’appelait, mon coeur penchait. A gauche, un beau regard, à droite une âme comme ça, et mon penchant viscéral me portait loin de ceux-là. (...) Petit écureuil sur sa branche agrippé, Appliqué à scruter, noisettes dans la poche, A jeter ses coquilles, sans le moindre reproche, Discret, discret, à tourner en caboche Nombre de souvenirs, S’entourant aux branches de ses petites griffes, S’engouffrant dans la foule, En ressortant complètement soûl, Petit écureuil, les aime tu ? Je crois qu’il dort, il s’est tu. Petit écureuil a disparu.”


Dossier artistique Julien Rubiloni  
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