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LELEPPETIT MÉÉTROPOLIT@IN ETIT M TROPOLITAIN Défi Mét r opole

Rencontre avec l’équipe IEJ Marseille

Classement des métropoles Aix-Marseille en pôle position ?

2050 Spor t

Métropole Aix-Marseille

Transpor ts Transports Le pari métropolitain réussi Voyage au coeur du territoire

Sor ties nocturnes

Faire la fête sur votre toit


Sommaire

Rencontre avec l’équipe de l’IEJ

Portrait

Métropole Aix-Marseille, qui es-tu ?

La vie métropolitaine

Connaissez-vous vraiment votre logement? Marseille, ville verte

Métropole innovante

A la pointe de la technologie: la santé Le jeune loup de la cyber-métropole

Sport

Comment la métropole a réussi son pari sportif

Culture métropolitaine Culture et vous La bouillabaisse de 2050 Faire la fête sur les toits


Défi Métropole,

les étudiants rêvent leur territoire en 2050. 2050 imaginé et dessiné dès 2014. Souvenez-vous, un groupe d’étudiants en journalisme de l’IEJ Marseille avaient prédit la métropole d’aujourd’hui. A l’époque, ces derniers participaient à ce qui était un préquel du concours «Défi Métropole, les étudiants rêvent leur territoire en 2050. » Un espace dynamique, fort économiquement et innovant, c’était la vision avant-gardiste de ces tous jeunes étudiants.

Dès 2014, ils avaient compris qu’une métropole était l’avenir des Bouches du Rhône. Un dialogue entre les agglomérations d’Aix, Marseille et Fos-sur-Mer était primordial pour que le rêve métropolitain devienne réalité. Force est de constater que 36 ans plus tard, l’hyper-Marseille est une franche réussite. Ils avaient raison ! Cette équipe de 10 étudiants est passée par tous les états afin de finaliser ce projet. Du rire aux larmes en passant par les multiples disputes, le chemin a été semé d’embûches. Tant d’adjectifs pourraient qualifier ces 6 mois de travail, mais le maître mot restera bien passionnant !

Au départ, une idée commune émane rapidement de ce groupe : Se démarquer des autres en rapportant des faits concrets, des témoignages de spécialistes en urbanisme, économie et dans les transports. L’objectif de toutes ces manœuvres : Faire un projet le plus réaliste possible en se basant sur les réalités actuelles. Des binômes se forment afin de se répartir les différentes villes à savoir Marseille, Aix en Provence, Martigues, Fos-surMer, Marignane, Arles, Avignon, Plan de campagne et Aubagne. Des rendez-vous sont pris et le travail s’engage assez rapidement. A l’époque ces étudiants étaient en deuxième année de

journalisme, au début de leur formation. Certains avaient plus de lacunes que d’autres, mais ce projet a permis de les faire progresser. Pendant six mois, petit à petit, ils ont pris des responsabilités. Rédacteur, intervieweur, reporter d’image, journaliste radio…. Les étudiants de l’IEJ sont sortis grandis de cette expérience. Ils ont tapés dans l’œil à plusieurs grandes rédactions suite à ce projet et ont tous effectué de grandes carrières journalistiques. Cette édition est l’occasion de revenir sur cette génération de précurseurs qui ont anticipé, 36 ans avant, une idée complètement utopiste pour l’époque. L’équipe IEJ


Métropole Aix-Marseille, Objectif ultime, objet de discorde, la métropole Aix-Marseille était sur toutes les lèvres à sa création en 2013. Si elle a fait tourner la tête à certains, elle a donné la migraine à d’autres. Mise en place le 1 janvier 2016, elle fait l’objet de toutes sortes de spéculations. Qui était-elle réellement lors de sa création ? La métropole Aix-Marseille nous dévoile ses secrets.

Tenir tête à Paris et Lyon :

J

ouer dans la cours des grands, une des ambitions première de la métropole AixMarseille. Si bien que dès sa création, elle s’était hissée à la place de troisième agglomération de France, derrière Paris et Lyon. Territoire prometteur, elle a su profiter d’une croissance économique relativement élevée. Une croissance bien utile, qui lui a permis d’améliorer son positionnement en innovation et attractivité internationale. La métropole AixMarseille a réussi l’exploit de résister, tant bien que mal, à la crise économique.

pole controversée : une concurrence extérieure s’était mise en place, avec les autres grandes métropoles, mais le défi venait aussi de l’intérieur : Aix-Marseille est l’une des métropoles les plus inégalitaires de France (revenu, accès à l’emploi et à l’éducation). Que la croissance soit :

Petite mais puissante. Avec une superficie de 4 231 km2, la métropole du sud se place très loin de Los Angeles, plus grande métropole en terme de superficie, et ses 84 000 km2. Qu’à cela ne tienne, la population de la métropole Aix-Marseille est son principal atout. 39ème sur 275 métropoles en termes de taux de croissance annuel de l’emploi (2000-2012), et 2ème rang des métropoles européennes sur les mêmes critères, la croissance de l’emploi est élevée à Marseille, mais encore plus à Aix-enProvence, Aubagne et Salon-de-Provence, au commencement de la métropole. L’emploi métropolitain de la zone représentait 2,3% de l’emploi national en 2000, contre 2,7% en 2012, témoignant de la croissance enregistrée.

D’innombrables défis à relever :

Les douze travaux d’Hercule paraissaient mince affaire à côté des challenges de la métropole Aix-Marseille. Rongée par un taux de chômage élevé, freinée par un faible niveau de qualification de sa main-d’œuvre, menacée sur sa position économique stratégique et bien d’autres maux l’accablaient. A l’époque, le port Marseille-Fos perdait du territoire face à des structures comme celles de Gènes ou Barcelone. Des défis de taille attendaient la métro-

Marseille devenue métropole ©P.MAGNIEN/ 20 MINUTES


qui es-tu ? Carrefour des métropoles : Tous les chemins mènent à la métropole AixMarseille. A l’ouest Montpellier, Barcelone, à l’est Gènes et Milan, et au nord Lyon, Genève, la petite dernière a une position enviable. Elle est la porte vers l’arc latin méditerranéen notamment grâce à son réseau de liaisons infra-structurelles modernes (autoroutes, TGV, aéroport, port, transport fluvial). L’achèvement de la liaison Est-Ouest a permis de relier la métropole Aix-Marseille aux deux plus grands partenaires commerciaux de la région PACA : l’Italie et l’Espagne . Métropole Aix-Marseille, métropole innovante : Nul doute que l’innovation fait le fer de lance de la métropole. La métropole détient un bon potentiel de recherche et d’enseignement supérieur, traduit par la fusion en janvier 2012 des trois universités d’Aix-en-Provence et de Marseille en « Aix-Marseille Université (AMU) », plus grande université de France en nombre d’étudiants (71 000). On y forme de très bons spécialistes en mathématiques astronomie, sciences de l’univers et biologie fondamentale, très prisés sortis de l’université. L’innovation du territoire passe également par ses PME, tournées vers l’innovation de type environnementale pour la plupart. A cela s’ajoute une armada de laboratoire de recherches de niveau mondial, un grand nombre de structures de transferts de technologies ainsi que trois pôles de technologies thématiques. Selon le classement établi par Innovation Cities Global Index 2012-2013, Marseille obtient la 40ème place sur 445 villes dans le monde, et la 18ème de ville innovante européenne.

© Agam

2015, une métropole en construction :

Il n’y avait plus de doute quant à la nécessité de fédérer le territoire autour de la métropole. Ses atouts, comme ses points faibles, en faisaient une aire métropolitaine de premier choix. De nombreux chantiers devaient aboutir pour sceller sa réussite. Les objectifs étaient multiples. Tout d’abord, la métropole Aix-Marseille voulait faire de la jeunesse le 1ier atout métropolitain. Sa mise en place devait assure l’équité sociale et territoriale de la dynamique métropolitaine. Un des challenges auxquels elle devait faire face était d’améliorer les déplacements au quotidien et garantir l’accessibilité aux infrastructures pour tous les citoyens. Son développement s’est traduit par le respect de son cadre naturel, en accompagnant la transition énergétique. Derniers enjeux, et pas les moindre : créer les conditions d’une mobilité durable et performante des marchandises à l’échelle métropolitaine, mais aussi stimuler l’innovation. Julie Laurent

© Agam


Connaissez-vous vraiment votre logement ?

A mi-chemin entreentre le 21ème et le et le A mi-chemin le 21ème 22ème 22ème siècle, siècle, vivre vivre en en ville ville est est monnaie monnaie courante. Pour preuve, sur les 9,3 milcourante. Pour preuve, sur les 9,3 milliards d'êtres humains que porte la liards d'êtres humains que porte la Terre, 67 % % peuplent peuplentles leszones zonesurbaines. urTerre, 67 baines. Mais pas toujours étéIlley Mais cela n'acela pas n'a toujours été le cas. cas. Il y ad'une moins d'une quarantaine a moins quarantaine d'années, il a d'années, il a fallut penser à aménager fallut penser à aménager les villes de deles villes de demain, des villes durables, main, des villes durables, vertes et où vertes et oùplaisir l'on trouve plaisir à vivre. l'on trouve à vivre. La métropole La métropole Aix-Marseille en ades été plus l'un Aix-Marseille en a été l'un des pluschantiers grands chantiers et ce notam-en grands et ce notamment ment ende matière de logement. fauttout matière logement. Il faut direIlque dire toutetétait à faire et à reconsétaitque à faire à reconstruire. L'occasion truire. L'occasion rêvée de donner lieu à rêvée de donner lieu à une transformaune cation transformation urbaine globaleurbaine capableglobale de supporpable de supporter les mutations ter les mutations à venir. àEntre venir. Entre exploitation des richesses exploitation des richesses naturelles naturelles métropolitaines et idées rémétropolitaines et idées révolutionvolutionnaires, découvrez de naires, découvrez l'originel'origine de vos habivos habitations 2.0. tations 2.0.

Lilypad, Vincent Callebaut ville flottante pour réfugiés climatique, 2008


Trésor de Marseille : l’eau de mer

V

oilà déjà 30 ans que Marseille a réussi son challenge. Souvenez-vous en 2020, le Grenelle avait placé la barre haute : atteindre 23% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale. C'est aujourd'hui chose faite et ça grâce à la thalassothermie. Marseille en a été la ville témoin il y a 36 ans avec la construction du projet écologique phare de la ville, Euromed II, titulaire du label Ecocité. Le succès à été tel que la métropole toute entière s'est emparé du "principe de la boucle". Pomper la méditerranée à 1 km du bord et 50 mètres de profondeur, une eau à 15 °C, l’emmener jusqu’à un réseau d’échangeurs thermiques, avant de la rejeter en mer pour vous rechauffer l'hiver et vous rafraichir l'été, il fallait y penser. Un résultat si concluant qu'aujourd'hui toutes les villes côtières de l'hexagone l'ont essayé et adopté. La métropole Aix-Marseille telle que nous la connaissons a donc été le moteur de la tendance écologique nationale. Pionnière de l'habitat vert, la métropole n'en est pas peu fière et ne s'arrête pas à la mer. Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal deux architectes révolutionnaires et visionnaires. Déjà en l'an 2000 ils réfléchissaient à long terme. Vous l'ignorez certainement, (les années effacent souvent l'origine des grands changements de l'histoire) mais votre ville, elle, s'en rappelle à coup sûr. La métropole voyait à peine le jour et pourtant les projets de déconstruction et reconstruction fleurissaient à chaque coin de rue. C'était le moment crucial où il fallait penser au futur, aux nouveaux modes d'habitation plus économiques. Allier écologie et plaisir d'habiter, voilà le pari que de nombreux architectes confrères de Lacaton et Vassal s'étaient lancés. Et à y voir l'ergonomie de notre métropole, tout porte à croire qu'il n'ont pas raté le coche. Les jardins d’hiver greffés sur chaque appartement, les larges baies vitrées, l’espace agrandi, le confort thermique et sonore décuplé ou encore la facture énergétique divisée par deux le prouvent. Comme quoi la phobie de la destruction peut produire des miracles durables ! Anaïs Galligani

Et les déchets dans tout ça ? La métropole Aix-Marseille est réputée pour être la plus propre de l'année 2050. Un prestige qu'elle tient de son système de tri des déchets. Une grande campagne de sensibilisation dirigée par les hautes autorités métropolitaines a permis de limiter les emballages non-biodégrables sur les produits estampillés métropole Aix-Marseille. De ce fait, les habitants de la Métropole, tous fiers d'être des éco-citoyens, déposent sur le toit de leur immeuble, dans leur jardin, sur le balcon ou encore placent dans des bidons prévus à cet effet tous les produits biodégrables afin de créer du compost réutilisé en majorité par les agriculteurs de la métropole. Un libre échange éco-responsable utile pour le bon fonctionnement de la métropole verte.


Marseille: la ville verte

Q

ui ne rêve pas d’avoir une grande maison à soi ? Loin du bruit, de la ville et avec l’air pur de la nature. Par contre, on ne veut pas être éloigné de tout, ou alors pour pas longtemps. On rêve de grands volumes… mais en ville, on ne peut accéder qu’à des mouchoirs de poche. Nos désirs sont bien contradictoires… Dans la ville de demain, nous devrons concilier les désirs de chacun avec le développement durable, la préservation de l’environnement, les problèmes de transports, etc… D’ores et déjà, plus de la moitié de la population mondiale est concentrée dans les villes, sur moins de 3% de la surface émergée de la terre. Au fil des décennies, la liste des villes de plus de 10 millions d’habitants, ou mégalopoles, ne cesse de s’allonger. Au nombre de 5 en 1975 (Tokyo, New York, Mexico, Sao Paulo, Shanghai),

elles étaient 19 en 2007 et seront au moins 26 en 2025 ! À noter que 8 d’entre elles dépasseront alors les 20 millions d’habitants. Aujourd’hui, près de 300 millions de personnes vivent déjà des mégapoles, soit 6 fois plus qu’en 1975. Pour autant, ce ne sont pas ces très grandes agglomérations qui connaîtront la plus forte croissance démographique dans les années à venir mais bien les villes de taille intermédiaire, c’est à dire celles qui abritent entre 500 000 et 10 millions des personnes. Enfin, on peut noter que 52% de la population urbaine mondiale vit aujourd’hui dans de “petites” villes de moins de 500 000 habitants.

immenses aux hommes, en termes d’accessibilité à l’emploi et à la culture, de socialisation, d'amélioration des conditions de vie. Mais cette urbanisation est également la cause de profonds déséquilibres, tant pour les hommes que pour l'environnement. L'urbanisation durable n’est plus une option, elle est maintenant devenue une nécessité. L'étalement des villes est une réalité aux impacts divers sur la maîtrise du foncier, la biodiversité, les consommations énergétiques, les transformations du paysage, ou bien entendu les transports. Des études ont ainsi démontré une forte corrélation entre densité urbaine et consommation d’énergie dans les trans10% de la population urbaine ports. se concentre dans 20 villes La réflexion sur la planification urbaine (étalement, densité, Agissant comme un aimant, distribution spatiale, nombre et les villes offrent des potentiels localisation des centres villes) est


des enjeux liés à la ville. Les choix réalisés en termes d’aménagement sont en particulier structurants pour la mobilité urbaine : mixité des activités, infrastructures, place de la voiture, transports collectifs, intermodalités… En vivant dans une ville où les services sont à proximité, bénéficiant de nombreux espaces de détente, offrant un accès à la haute technologie, facilitant l’espace public aux personnes à mobilité réduite, tout devient plus facile. Plus besoin de s’échapper tous les week-ends pour trouver un peu de verdure, plus de longs trajets pour aller au travail quand on peut travailler de chez soi ou d’un local collectif proche de son domicile… toutes ces évolutions permettent d’éviter de rejeter des gaz à effet de serre mais aussi d’organiser sa vie en passant moins de temps dans les transports. La vie en centre-ville devient enviable. Pour tous : enfants, jeunes, personnes en activité, personnes âgées, personnes à mobilité réduite.

Ce n’est pas seulement une Un Parc de la Capelette nouvelle organisation architectu- (Prolongement du Parc du 26ème centerale, énergétique et économique naire) qui se met en place mais aussi Et pourquoi ne pas continuer une nouvelle organisation des notre développement des eséchanges entre citadins. Et là, nous avons tous notre rôle à paces vert à Marseille. Après le parc des Aygalades, un nouveau jouer. pourrait prendre place à cheval entre le 8ème et le 10ème arronParc des Aygalades dissement. Il commencerait au Le futur Parc des Aygalades boulevard Fernand Bonnefoy longera le ruisseau des Aygalades jusqu’à l’Huveaune et serait ensur près de 2 kms et sera l’un des touré du boulevard Schloesing à plus grands de la ville. Ce grand la rue Alfred Curtel. Un parc de parc de 14 ha verra le jour en lieu plus de 40 ha en plein Marseille, et place de la gare du Canet ; il à la Capelette. s’étendra donc du Boulevard du Il remplacerait un terrain en Capitaine Gèze (en liaison avec le friche et plusieurs dépôts qui Parc Billoux) jusqu’à la mer par n’ont plus leur place dans le centre ville. Il serait le prolongement la rue d’Anthoine. Ce parc constituera un vérita- de l’ancienne gare du Prado et de ble poumon vert pour ces quar- l’actuel parc du 26ème centetiers mais aussi pour Marseille naire. Ce parc répondrait à la fois au car il sera situé à la croisée des besoin d’espaces verts, d’espaces grands itinéraires d’entrée de la ville. Il sera complètement imbri- de loisirs et de détente des marqué dans la ville, les rues ac- seillais mais plus généralement, tuelles des Crottes et du Canet il répondra à la demande forte de déboucheront naturellement sur « nature » en ville. le parc qui sera traité comme une lisière et non une frontière. Kevin Loisif


A la pointe de la technologie : la santé

Vous cherchez d'où vient ce bip incessant qui vous suit partout ? certainement vient-il de l'un de vos appareils qui suit votre quotidien heure par heure. Smartphones holographiques, mur tactile et autres Google Glasses cinquième génération meublent votre quotidien. S'ils peuvent parfois vous rendre fous, ils sont pourtant bien utiles dans un domaine : la santé. En tant que pôle mondial d'études des maladies infectieuses, Marseille, moteur de la métropole, ne pouvait ignorer la technologie. Si l'hôpital est un lieu de moins en moins fréquenté (et heureusement !), l'équipe MM2050 a enfilé sa charlotte et ses gants en latex pour vous dépeindre le quotidien connecté d'une clinique métropolitaine made in 2050.

L'ère technologique l est bel et bien révolu le temps où les plus anciens d'entre nous appuyaient frénétiquement sur la sonnette pour appeler l'infirmière. Aujourd'hui, une tablette tactile vous relie directement à elle à l'aide de multiples applications. Une évolution non-négligeable améliorant la réactivité des soignants et le confort des patients.

I

©lesclesdedemain.lemonde.fr

A l'étage des néo-natalités, les jeunes mamans sont elles aussi connectées mais cette fois c'est avec leur bébé qu'elle ne coupe pas le cordon. A l'aide d'une caméra fixée sur leur progéniture et d'un système de retransmission elles restent en contact visuel permanent avec leur nouveau-né. Le stress inutile est alors évité quand, il y a de ça 36 ans, le manque de personnel surveillant posait un réel problème de sécurité (vols ou échange de bébé par exemple) et donc de sérénité. Une commodité technologique qui s'invite même majoritairement sur les tables d'opération. Les Google Glasses, invention datant de 2013 tout de même, ont fait du chemin depuis leur élaboration. Si beaucoup les utilisent dans la sphère privée, il n'est aujourd'hui plus rare de les voir sur le nez des chirurgiens les plus chevronnés. Grâce à elles, il est aujourd'hui possible d'opérer au micromillimètre près et d'approcher le risque zéro. Alors rassurés ? si ce n'est pas le cas vous pouvez encore partager vos appréhensions sur un réseau social de santé. Quelques milliers de membres médecins ou simples patients s'empresseront d'apporter des réponses à vos interrogations alors pas de panique vous êtes dans l'ère technologique !

©lesclesdedemain.lemonde.fr

Anaïs Galligani


Le jeune loup de la cyber-métropole

B

enoît Denjean est un jeune entrepreneur au sein de la métropole marseillaise. Sa spécialité est le web. Très jeune, il est passionné de jeux en ligne et de tous les domaines relatifs à l’ordinateur. Rapidement il comprend que ce secteur va être notre futur et il décide donc d’en faire son métier. Il s’associe avec quelqu’un une fois diplômé sur la création de la société TRUSTTELECOM. En 2006 la société se situe à Paris avec 6 baies de stockage dans un data center mais en 2010 elle décide de s’installer à Marseille avec 4 baies de stockage plus puissantes. Les raisons de ce retour de la société au sein de la métropole sont simples.

Les deux coûts majeurs de ces baies de stockage, c’est-à-dire l’hébergement de ses machines dans lequel se trouvent le coût de l’immobilier et le coût de l’électricité n’ont de cesse d’augmenter à Paris. A l’inverse l’outil qu’il utilise le plus, la bande passante (connexion internet) baisse. Il lui revient donc beaucoup moins chers d’installer ses machines à

Marseille. Ses origines au sein de la métropole le rattrape et l’attractivité du soleil aussi. Les conditions de travail sont un réel privilège.

Quelle est sa vision de la Métropole de demain ?

C’est confiant qu’il aborde l’avenir. Chose qu’il n’imaginait pas avant puisque si on retourne quelques années en arrière, si une personne voulait démarrer avec une société il fallait absolument passer par Paris dans un premier temps. Chose fausse dorénavant car la région est de plus en plus capable, elle est dotée de talents et d’un vrai pôle d’affaires. Il y a une croissance constante de création de projet innovant, ce qui est très intéressant pour son domaine car ces personnes-là ont besoin de ce type de services comme peuvent lui apporter une société comme TRUSTTELECOM ou une autre. Quasiment toutes les sociétés à l’heure actuelle lors de leur implantation sur le marché ont besoin d’un site internet ce qui engendre un besoin d’hébergement de celui-ci, d’un système intranet etc. Ils ont besoin de stockage de données, des mails, de la téléphonie… Avoir des partenaires sur place est une qualité de travail qui stimule les sociétés à s’implanter dans la région.

La métropole est un atout pour se développer car plus la métropole est importante, plus il y a de demandes donc plus de création.

Le futur proche ne fait donc pas peur à cet entrepreneur mais arrive-t-il à se projeter en 2050 ? Pour le futur tout va être revu fois 1 000. De plus en plus de sociétés vont ouvrir leurs sièges à Aix-Marseille Métropole car elle sera devenue une ville incontournable de France. Le port de Marseille est l’un des atouts majeurs de cette métropole, elle permet aux E-commerçants de se développer facilement. L’interconnectivité est notre futur comme par exemple la domotique. Un petit scoop sur notre vie quotidienne en 2050 ?

L’entrepreneur affirme que cette utilisation de la domotique existera et elle se développe dans notre Métropole. Nos frigos seront reliés directement à nos smartphones ainsi qu’aux sites de super marché. Il nous sera possible de mettre une liste moyenne de nos besoins alimentaires au quotidien, si le réfrigérateur constate qu’en fin de semaine nous n’avons plus d’œufs il commandera automatiquement et la livraison à domicile sera effectuée. Loïse-Isabelle Delassus


Comment la métropole a réussi son pari sportif

Q

u’il est loin le temps où les marseillais se cherchaient dans l’univers sportif. Cette année2050 marque l’apothéose du sport dans la capitale de la métropole. On peut dire que depuis cette fameuse épopée de 2016, date où Marseille s’est vu attribuer la capitale européenne du sport en même temps que l’ouverture de la métropole, les infrastructures ont été rénovées, améliorées. L’envie d’avoir plusieurs équipes professionnelles métropolitaines a réellement vu le jour cette année-là. Quasiment 36ans plus

Le Stade Vélodrome à la suite du chantier de 2013 © Populous et Carta et associés

tard, force est de constater que le sport marseillais est aujourd’hui l’une des forces de cette métropole. Quand on parle de sport dans la métropole, impossible de ne pas évoquer l’olympique de Marseille. Véritable institution de la cité phocéenne et cela depuis des décennies, le club olympien renouera en cette saison 2049/2050 avec le haut sommet européen. Fort de l’arrivée de nouveaux investisseurs canadiens en 2022, l’OM et son stade vélodrome agrandit et pouvant contenir 82,000 personnes se

retrouve aujourd’hui en finale de la ligue des champions. Un rêve éveillé qu’attendaient les supporters depuis bien trop longtemps. 57 ans après la victoire contre le Milan AC, les hommes de l’entraîneur Enzo Zidane ont l’occasion d’accrocher une 2ème coupe aux grandes oreilles. Ce club, qui a redoré son blason après des années de raillerie de la part de la communauté métropolitaine, est aujourd’hui le moteur de toute une ville. Mais contrairement à une autre époque révolue, cet olympique de Marseille n’est pas seul dans


Ce qui avait démarré à Fos sur Mer il y a 35 ans est maintenant totalement implanté dans la cité marseillaise. On parle bien sûr du « Provence Basket » anciennement Fos Ouest Basket Provence. Ce projet avait débuté en 2013 avec l’intention ferme du président de l’époque d’amener ses joueurs en Pro A et ainsi créer le premier club de basket professionnel à Marseille. Une montée tardive dans l’élite en 2020 mais depuis le club, qui a vu l’entraîneur de l’époque Remi Guitta devenir président, ne cesse de truster les places fortes du basket Français. Alors certes, il n’y a pas match avec le PSG et ses stars mais le Provence Basket peut se vanter d’avoir réussi son pari. La rénovation du Palais des Sports, désormais affilié au stade Vélodrome, a grandement aidé ce projet à naître et surtout à le développer. Du coté de « l’autre capitale de la Métropole » à savoir Aix en Provence, le sport

est également en plein boum et cela depuis maintenant deux bonnes décennies. On serait tenté de dire que cette dynamique a été lancée par le PAUC des deux co-présidents Nikola Karabatic et son frère Luka. Présent dans l’élite du handball Français depuis 38 ans, le club aixois a semble-t-il tiré les autres places fortes du sport aixois avec lui. L’arrivée de l’Arena de 8000 places en 2017 était, à l’époque, le parfait tremplin pour tous les clubs ambitieux. Régulièrement qualifié en coupe d’Europe depuis ces 30 dernières années avec 5 titres de champions de France à son palmarès, on peut dire désormais dire sereinement qu’Aix est l’une des premières puissances du handball français. Comme dit précédemment, le PAUC a été la locomotive. Parmi les premiers wagons, on retrouve le Pays d’Aix Basket ASPTT. Inspiré par le projet de l’Arena avec à sa tête le président Donati, le club aixois avait un projet si ambitieux qu’il en

paraissait impossible : Faire du PABA un club professionnel en intégrant la Nationale 1 en 2017, eux qui à l’époque étaient 2 échelons en dessous. Fort d’investissements colossaux, ils effectueront leurs premiers pas dans le basket pro en…2016 soit avec un an d’avance et deux accessions en 3 saisons. Inimaginable lorsqu’on sait que Fos ou même Monaco, le club numéro un en France à l’heure actuelle, ont réussi à le faire en 6ans. Même si aujourd’hui, le PABA, qui avait intégré la Pro A en 2025, a fait de nombreux aller-retour avec l’antichambre la Pro B, les provençaux ont réussi leur pari à savoir être une place forte du sport Français dans une des plus belles villes de France. Et plus globalement c’est toute la métropole qui est devenue « the place to be ».

Nicolas Sebire

Projet autour du Stade Vélodrome. Architectes et crédits images : Benoy


A

Culture et vous

ujourd’hui en 2050, la culture est devenue un élément essentiel au développement social et économique de la métropole Aix-Marseille, placé désormais dans le top 20 européen.

Et tout cela a porté ses fruits, puisque grâce à la culture qui joue un rôle majeur dans la construction de l’image d’une ville et qui est véritablement une vitrine de ce qu’elle peut procurer à ses habitants et à ses visiteurs, la ville accueille aujourd’hui des milliers de touL’élément déclencheur, ristes et est devenu un lieu MP2013 qui a su apporter son lot incontournable. d’équipement culturel il y a 37 Le Silo s’est agrandi pour la ans. Marseille Capitale euro3ème fois, la Friche de la Belle de péenne de la Culture a métamorphosé entièrement le Mai s’est imposée comme le lieu territoire et s’est engagé dans de rendez-vous musical régional, une réelle stratégie de dévelop- des festivals nationaux se sont installés et les groupes musicaux pement culturel.

locaux se sont exportés. Nasser, IAM, Dissonant Nation, Chinese Man sont désormais tous mondialement connus. Marseille n’est désormais plus la capitale du rap mais la capitale de tous les genres, de la diversité et est devenu une référence. La métropole Aix-Marseille a su répondre aux attentes de la population qui attendait plus de culture, pour moins de violence. Cela a foncièrement bien fonctionné et grâce à cet essor culturel, Marseille respire le calme et la sérénité. Béatrice Vallone

Public subjugué durant Marsactac 2013


La bouillabaisse de

2050 Par Rodolphe Ubaud

C

uisinier prometteur, ce jeune Aixois nous livre sa recette de la boullaibaisse de 2050 pour 3 personnes

Ingrédients : - 2 tomates - ½ poireau - 1 oignon - 6 moules - 1 fenouil - 3 gousses d'ail - 1 orange - 1 bouquet de persil - 1 filet de Saint-Pierre - 1 filet de Lot - 3 crevettes - 1 litre de crème - 1 œuf - huile d'olive - Piment d'espelettes - Safran - Curry - 6 feuilles de gélatine - Autres concassées de tomate - Fond de crustacés


Recette : Emincez très finement l'oignon, les poireaux, les branches de fenouil, les tomates en mirepoix et décortiquer les moules. Hachez le persil et faites revenir les oignons avec l'huile d'olive. Ajoutez les tomates, les poireaux, les fenouils, les moules, des zestes d'orange et le persil. Faire revenir le tout 5 bonnes minutes.

Ajoutez le concassé de tomates ainsi que le fond de crustacés. Laissez réduire 20 minutes. Assaisonnez et rajoutez à chaud les 6 feuilles de gélatine que vous aurez au préalable plongez dans de l'eau froide 5 minutes avant. Ensuite moulez le tout dans trois petits moules en silicone . Laissez au frais 2 heures

La rouille maison : Montez une mayonnaise avec un jaune d'œuf, de l'huile d'olive, rajoutez du safran, du piment d'Espelette et un peu de curry. Pendant ce temps laissez une gousse d'ail haché au frigo ainsi que les mousses de poisson. Coupez grossièrement le filet de Saint-Pierre et le filet de Lot. Ajoutez un litre de crème, sel, poivre, mixez et déposez le tout dans un siphon puis mettez le au frais. Décortiquez les crevettes et faites les revenir avec la persillade dans une poêle. Dressez les moules, déposez dessus la rouille puis la mousse de poisson avec le siphon puis pour finir déposez la crevette.

Poissons pour la bouillabaisse sur le Vieux-Port de Marseille


Les

bons plans de la métropole

Faire la fête sur les toits ... Arno Dromson, un Dj qui rêve de : «Le manque de place et le besoin constant des grandes villes de se rapprocher du ciel va mener la métropole future à décliner ses lieux de sorties sur les toits comme aux Etats-Unis. Les toits sont un endroit idéal pour faire la fête et de plus sans embêter les autres.

Arno

Drom son

Au niveau de la ville, ça permet de ne pas encombrer les rues de personnes ivres qui se bagarrent, ça ne gêne pas la circulation et ça ne métamorphose pas le paysage urbain. Fini les boîtes glauques dans les caves, assumons de faire la fête.Les évolutions technologiques pourront certainement faire en sorte de ne pas créer de tapage nocturne sur un toit terrasse digne de ce nom autant utilisable en hiver qu’en été. Pour ce qui est de la musique, j’espère que les barrières ne seront plus. Il faut apprendre à mélanger les genres, s’ouvrir à de nouveaux sons, à de nouvelles cultures musicales. Ne pas rester cloîtré dans son genre et arrêter de vouloir faire le plus de bruit possible. Fini aussi, les Dj’s dit de mariage, avec le futur, il faut garder espoir que ce métier soit reconnu, que ce n’est pas seulement un enchaînement de musique c’est un art. La métropole future a le moyen de développer ses sorties et sa culture, j’espère qu’elle ne l’oubliera pas car ça fait tourner aussi son économie. Il faut assumer de pouvoir faire la fête chez nous, pourquoi devoir partir à Ibiza ? Berlin ? Barcelone ? Nous avons tout ici pour garder les fêtards alors allons y et Santé !» Loïse-Isabelle Delassus

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Le Petit métropolitain