Page 1

Chers Camarades, Cette nouvelle année 2014 m’offre l’occasion de m’adresser à vous afin de vous évoquer les projets de la Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS). Cette année se veut particulièrement importante car elle annonce une échéance fatidique : les élections du 25 mai 2014. Nous nous mettons donc en ordre de bataille afin de porter haut et fort les messages socialistes d’espoir, de solidarité et de progrès ! La première thématique portée par la FBJS est l’enseignement. L’enseignement, est une thématique cruciale pour l’avenir de nos enfants, de notre pays. Consciente de la nécessité de mener une réflexion sans concession et d’apporter des réponses efficaces aux maux de l’enseignement, la FBJS a consacré ses deux premières assemblées générales de l’année à cette question. Une autre thématique brûlante est sans conteste le logement. Le logement manque à Bruxelles, les prix des loyers sont exorbitants et se loger est un défi pour de nombreuses personnes. Nous devons répondre à ce défi et intensifier nos efforts pour permettre à chaque citoyen de se loger dans des conditions décentes. Le boom démographique c’est maintenant. Nous devons être capables d’apporter des réponses ambitieuses pour pallier au manque de logement. A Bruxelles, l’emploi sera également un enjeu d’avenir. Beaucoup a été fait mais les chiffres du chômage et particulièrement celui des jeunes restent préoccupants. Une réflexion doit être menée et de nouvelles initiatives doivent être prises afin que chacun puisse accéder à l’emploi. Afin de mener à bien ces réflexions, nos activités et la campagne électorale, la FBJS est dotée d’une équipe jeune et particulièrement dynamique que je remercie pour leur engagement permanent. Il s’agit de Redouane Assadi Nawal Ben Hamou,Laurent Boschloos, Olivier de Prins, Hasan Koyuncu, , Ludovic Lefèvre, Yannick Piquet, Romain De Reusme, Jamil Soltani, Lara Thommès et Mathieu Vervoort. Tous ensemble, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour 2014 ! Lotfi MOSTEFA Président de la FBJS


Etat des lieux et analyse prospective du logement social en région Bruxelloise Face à la paupérisation croissante de la population Bruxelloise, le logement social est souvent le seul moyen pour de nombreux ménages bruxellois d’avoir accès à un logement décent. Ce droit au logement social, mis sous pression par l’augmentation des ménages précarisés et par le faible investissement de ces dernières décennies, est loin d’être une réalité. Au vu des tendances démographiques, cette situation déjà catastrophique risque d’empirer dramatiquement. Le parc de logement social bruxellois, détenu par les Sociétés Immobilières de Service Public (SISP), s’élève en 2011 à 38.906 logements (dont 35.477 occupés)1 . Ce parc est assez ancien et date principalement de l’entredeux-guerres (cités jardins) et des «trente glorieuses» (grands ensembles modernistes).

Il est frappant de voir que le nombre de logements sociaux n’ait pas significativement évolué depuis près de 20 ans. En effet en 1990, le parc de logement social bruxellois comptait déjà 37.200 logements2. Dès lors, l’accroissement du parc social s’est limité à moins de 90 logements par an (4.5% de croissance du parc), ce qui est notablement inférieur à la croissance de la population (18% de croissance démographique).

Parallèlement à la croissance démographique, d’autres facteurs tels la diminution de la taille moyenne des ménages bruxellois et leur paupérisation3 ont eu un impact sur l’augmentation du nombre de ménages demandeurs de logements sociaux. 1. La Société du Logement de la Région de Bruxelles Capitale, Statistiques relatives aux sociétés immobilières de service Public de la RBC et à leur patrimoine au 31/12/2011 2. Statistiques IBS, PARC de LOGEMENTS SOCIAUX en Région de Bruxelles-Capitale selon les Sociétés Immobilières de Service Public : 1990-2011 (au 31 décembre) 3. Entre 2002 et 2007, il y a une baisse de 6.6% du revenu médian (IBSA). Entre 1995 et 2012, le nombre de minimexés est passé de 17.222 à 27.288 (IBSA).

Tout cela explique l’inquiétante évolution des listes d’attente. Celle-ci a durant les années 2000 dramatiquement évolué: on est passé de 15.000 ménages en 2002 à 25.000 en 20074 et aujourd’hui, 38.928 ménages attendent le logement qui leur est dû (2012)5. Il est à noter que le parc de logement dit social s’est étendu au cours de ces dernières années, grâce à des formules de logements privés, assimilés au social, mis en location à travers des Agences Immobilières Sociales (AIS). Cette formule a permis de mettre sur le marché près de 3.000 logements sociaux subsidiés par la Région. Dès lors, sur les 519.000 ménages bruxellois, près de 38.400 ménages (7.5%) ont aujourd’hui accès à un logement social et ce alors que 77.400 ménages sont effectivement demandeur (15%)6. Mais cela n’est pas tout, nous pouvons estimer que la demande «potentielle» est nettement plus importante que ce qui transparait sur la liste d’attente, car au vu des délais d’attente, beaucoup de ménages entrant dans les conditions d’accès ne prennent même plus la peine d’entreprendre les démarches administratives (délai d’une dizaine d’année en moyenne) Contrairement au dépeuplement qu’a connu Bruxelles lors des années 70-90, Bruxelles est en train de vivre un important «boom» démographique. Les projections estiment que la population régionale va passer de 1.138.854 habitants en 2012 à 1.275.768 habitants en 20227. Cette augmentation de près de 140.000 habitants en dix ans, est due principalement à un taux de natalité important ainsi qu’à une hausse de l’immigration. Sur cette base, nous estimons qu’en dix ans, environ 9.920 ménages supplémentaires feront appel au logement social et s’ajouteront à la longue liste d’attente (soit 1.000 par an). Les chiffres sont sans appel: une politique importante de construction de logements sociaux est nécessaire. Au vu des enjeux démographiques, sans vouloir rattraper le déficit de production des années 90-00, il semble que la production de 1000 logements par an soit un minimum afin de stabiliser la liste d’attente. Ce chiffre est énorme et représente 25% de la production de logements neufs en région bruxelloise ainsi qu’un budget d’investissement supérieur à 151.000.000 €/an (soit plus du double du budget « logement » régional actuel). Dès lors, afin de mobiliser un tel montant et atteindre de tels objectifs, il serait utile de mobiliser l’épargne des ménages et s’orienter vers des moyens alternatifs de financement et de production des logements sociaux. David Sierzant Acitores 4.Eric Corijn – Eefje Vloeberghs, Bruxelles !, VUB PRESS 5 Observatoire de la santé et du social Bruxelles.Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté 2012 6 Locataires sociaux & AIS + liste d’attente 7Bureau du plan


L.L. : Benjamin, qu’est-ce que citydev.brussels? Quelles sont ses missions ? Quels sont ses objectifs? B.C. : Citydev.brussels (anciennement la SDRB : Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale) assume deux missions : une mission historique qu’elle exerce depuis sa création en 1974 qui est à caractère économique et consiste à mettre des terrains, des ateliers ou, plus rarement, des bureaux à disposition des entreprises ainsi qu’une mission de rénovation urbaine qui est en place depuis 1988 et grâce à laquelle nous construisons avec des partenaires privés des logements moyens qui sont revendus à un prix environ 30% moins cher que leur prix de construction grâce à un subside de la Région Bruxelloise. Cette seconde mission est apparue comme étant primordiale vu l’absence de construction de logements pour la classe moyenne dans les années 80 alors qu’en tant qu’opérateur public nous avons le devoir d’offrir une solution en matière de logement à cette partie de la population. L.L. : Cette réduction de 30% est un beau cadeau : quelles sont les contreparties à ce dernier? B.C. : Il faut effectivement remplir différentes conditions pour pouvoir acheter un logement via citydev.brussels: nous appliquons des limites de revenus afin de s’assurer que nous nous adressons bien à la classe moyenne. De plus, l’acheteur de l’un de nos logements est obligé de rester domicilié dans ce logement au minimum 20 ans (10 ans jusqu’il y a peu). Bien entendu, s’il doit quitter son logement anticipativement suite à un agrandissement de la famille ou pour des raisons professionnelles, il est bien sûr possible de le quitter mais uniquement en le louant à des conditions imposées par la citydev.brussels (loyer plafonné et locataires ciblés) ou en le revendant à un prix fixé par citydev.brussels qui est tel que la plus-value sur la revente du logement reste limitée.

Juriste spécialisé en droit constitutionnel, Benjamin Cadranel fut successivement conseiller au sein du cabinet de Marc Uyttendaele, conseiller pour les matières Institutionnelles au sein de l’Institut Emile Vandervelde ainsi que directeur adjoint et puis directeur du cabinet de Charles Picqué. Il fut nommé administrateur général de la SDRB en mai 2013 et est également conseiller communal à Uccle. Bruxelles a besoin de cette classe moyenne pour assurer une mixité de ses quartiers, a besoin de ces travailleurs et consommateurs qui font fonctionner notre économie. Nous devons donc lutter pour offrir un logement à un prix abordable à cette partie de la population. Car à côté de cette population bruxelloise vit également une population très aisée constituée de fonctionnaires européens et d’expatriés qui fait pression sur les prix des logements vers le haut et pousse la classe moyenne bruxelloise en dehors de notre Région, souvent sans être eux-mêmes contributeurs fiscaux au niveau régional. L.L. : Par rapport à la mixité, Bruxelles apparait effectivement de plus en plus comme une ville à deux visages, scindée entre une partie plus aisée et une partie dont la population éprouve plus de difficultés. Comment citydev.brussels peut-elle améliorer cette mixité?

L.L. : Néanmoins, n’est-ce pas un cadeau offert à une partie de la population au détriment de la construction de logements sociaux?

B.C. : Grâce à notre mission de rénovation urbaine qui prend essentiellement place dans le croissant pauvre de Bruxelles, nous parvenons à attirer des habitants qui ne viendraient normalement pas vivre dans ces quartiers qui, à leur tour, attirent de nouveaux habitants de la classe moyenne et participent à la transformation de chancres urbains. Nous commercialisons également des projets mixtes qui comprennent du logement moyen acquisitif et du logement social : c’est le cas, par exemple, du projet Tivoli à Laeken.

B.C. : Les besoins en matière de logements sociaux à Bruxelles sont absolument énormes et c’est pourquoi le gouvernement bruxellois a mis en place le Plan Logement qui a pour but d’augmenter le parc de logements sociaux de 5.000 unités. Avec ce plan, qui est certes très difficile à réaliser vu les nombreux recours contre ce type de logements, le budget consacré à la construction de logements sociaux est environ 10 fois supérieur au budget de citydev.brussels. Mais il est aussi absolument nécessaire de consacrer une partie du budget « logements » de la Région Bruxellois à la construction de logements moyens car un besoin existe dans ce segment-là également. Chaque année, 30.000 bruxellois quittent notre Région tandis que 20.000 wallons et flamands effectuent le chemin inverse : nous assistons donc à un flux négatif de 10.000 personnes par an alors que

De plus, nous souhaitons créer cette mixité sociale en attirant des populations moyennes dans des quartiers moins attrayants mais nous avons aussi pour projet de construire des projets mixtes (logement moyen acquisitif et logement social) dans des quartiers plus chics, comme par exemple, le quartier des Dames Blanches à WoluweSaint-Pierre (à condition que le gouvernement nous y autorise), ce qui nous permettrait alors de créer une nouvelle mixité sociale dans ces quartiers également. Enfin, nous souhaitons aussi assurer une mixité entre les logements et les lieux d’activité économique. Cette intégration « habitat/production » est un plus, à la fois pour les entreprises bruxelloises et pour nos habitants car nous répondons aux problèmes de mobilité, nous offrons un emploi aux bruxellois (les entreprises utilisant nos terrains ou ateliers doivent effectivement embaucher


leur main d’œuvre via Actiris en priorité), nous créons des quartiers qui sont attractifs aussi bien le jour que la nuit et évitons ainsi qu’un lieu d’activité économique le jour soit totalement inoccupé la nuit et devienne un véritable coupe-gorge une fois le soleil couché, nous créons des quartiers dont la consommation énergétique en soirée et en journée est également bien équilibrée… L.L. : Quelles sont les complémentarités entre citydev.brussels et les autres acteurs du logement à Bruxelles? B.C. : Comme mentionné avec le projet Tivoli, nous sommes favorables à la création de projets mélangeant du social et du moyen acquisitif et ce, dans le but de répondre aux besoins de l’ensemble de la population bruxelloise. Cette mixité permet également d’éviter que les prix des logements moyens acquisitifs ne s’envolent au cours du temps et permet ainsi d’éviter des comportements spéculatifs de la part de nos acheteurs. Nous souhaiterions également travailler avec les agences immobilières sociales pour s’occuper de la location des logements que nous avons construit et qui doivent être loués suite au départ des acheteurs avant le délai de 20 ans. Ce projet permettrait d’augmenter le parc immobilier des agences immobilières sociales avec des logements récents et de qualité et nous permettrait de laisser la gestion de ces locations à des experts en ce domaine. Enfin, le secteur privé construit bien sûr des logements luxueux mais un marché privé pour les logements moyens a, à présent, vu le jour, notamment dans les quartiers rénovés par citydev.brussels. L.L. : Quels sont vos projets futurs ? B.C. : Nous avons plusieurs projets mixtes qui vont être mis sur pied dans les prochaines années : je peux citer le projet Tivoli à Laeken (logement social et moyen et espace PME) ou le projet Grison à Anderlecht (logement et entreprises). Nous avons également plusieurs projets de parcs pour PME, notamment dans le quartier Paepsem à Anderlecht. Enfin, nous collaborons avec la Région bruxelloise qui souhaite déplacer les garages automobiles du quartier Heyvaert vers l’avant-port et a fait appel à nous pour y développer de nouveaux projets. Interview réalisée par Ludovic Lefèvre.

La réforme de l’organisation de l’offre et la gestion des logements sociaux en Région Bruxelloise. Dans l’accord sur la réforme de l’Etat d’octobre 2011, il a été décidé que le nombre de sociétés de logement social en Région Bruxelloise allait être réduit de 50% afin de réaliser une mutualisation des moyens et services et ainsi créer des économies d’échelle. En mars 2013, cette phase a été concrétisée par le gouvernement bruxellois et prévoit une réduction de 33 à 16 sociétés de logement social et de 362 à 225 administrateurs de ces mêmes sociétés. Les sociétés de logement social sont donc invitées à fusionner afin de réaliser cet objectif. Certaines de ces fusions auront lieu sur base d’une logique géographique, comme ce devrait notamment être le cas à Bruxelles-Ville, tandis que d’autres fusions devraient se produire entre sociétés de logement disposant d’un parc immobilier de taille similaire et/ou proposant des logements de même type, comme ce devrait notamment être le cas pour les sociétés de logement social de Woluwe-Saint-Pierre et Auderghem. Il est effectivement urgent d’affronter les défis énormes du logement social à Bruxelles. La rapide croissance de sa population et les chiffres élevés de pauvreté ont fait que la situation actuelle peut être qualifiée de « crise du logement social ». Cependant, les économies d’échelle prévues ne constituent qu’une petite goutte d’eau et ne suffiront nullement à augmenter à temps le nombre de logements sociaux tant le parc de logements sociaux parait insuffisant face aux besoins de notre population. La première priorité des 16 sociétés fusionnées et de la Région Bruxelloise sera donc d’urgemment remettre les logements inoccupés en état et d’en créer davantage. Mais pour cela, il faut évidemment des fonds. Nous en concluons qu’une bonne partie du financement additionnel pour Bruxelles devra être allouée au logement social. Enfin, nous constatons que les taux de logements sociaux diffèrent fortement d’une commune à l’autre (de 18,3% à Watermael-Boitsfort à 2,9% à Ixelles) et nous trouvons inacceptable que ce taux soit si bas dans certaines communes. Afin de garantir une mixité sociale saine et ne pas concentrer le logement social dans quelques zones uniquement, il faut absolument équilibrer ces taux. Envoyons donc un message clair à nos responsables politiques : boostez le nombre de logements sociaux, partout dans la région ! Michaël Cerulus


Elargissement de la garantie locative : vers un étranglement des locataires ?

Raf Terwingen, chef de groupe CD&V à la Chambre, a fait une proposition pour la moins scandaleuse. Faire passer la garantie locative à consacrer par les locataires à l’équivalent de 2 à 3 mois de loyer. A titre d’exemple, pour pouvoir devenir locataire d’un appartement avec un loyer s’élevant à 600 euros (loyer très honnête à Bruxelles), ce dernier devra débourser la somme de 1800 euros en garante locative. 1800 euros! Soit le salaire mensuel d’un fonctionnaire de niveau A1! Ce montant ne prend pas en compte le premier mois de loyer. Il est évident que nombre de ménages auront les pires difficultés à débourser une telle somme pour leur garantie locative. Dans un contexte de crise économique et financière, la Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS) trouve particulièrement indécent de proposer un tel projet. Au lieu de proposer des mesures d’aide et d’accompagnement pour les milliers de familles qui sont locataires, au lieu d’oeuvrer pour contrer les prix exorbitants des loyers, au lieu de proposer des solutions pour diminuer le nombre de bâtiments inoccupés par intérêt spéculatif, le CD&V par l’entremise de son chef de groupe à la chambre propose, ni plus ni moins, que de renforcer la pression sur les locataires qui auront encore plus de mal à se loger. Quid des familles monoparentales? Quid des jeunes entrant dans la vie active? Quid des travailleurs modestes?

La FBJS dénonce avec force ce projet indécent et appelle les différents partis politiques à se montrer responsables dans un contexte difficile. Le logement est un droit garanti par la Constitution et non un privilège réservé aux plus nantis. La FBJS demande aux responsables politiques d’oeuvrer pour aider les familles à se loger dans des conditions décentes et à prix raisonnables. La Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes appelle le pouvoir politique à mettre en place un encadrement des loyers sans plus attendre, à proposer un fond de garantie locative et non un élargissement de celle-ci afin d’aider les familles les plus démunies à se loger, à retravailler la loi du 25 avril 2007 sur la constitution de la garantie locative qui oblige les banques à prêter la somme de la garantie sans intérêt moyennant un remboursement mensuel mais qui laisse aux banques la liberté de demander des frais de dossier odieux ( 250 euros chez Fortis, 100 euros chez ING) et à mener une chasse accrue contre les propriétaires spéculant sur les prix de l’immobilier en laissant leurs biens vides. Le logement est un droit ! Jamil Soltani


Ensemble n°45 fbjs  
Advertisement