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Plages paradisiaques

SOMMAIRE 3 Cap sur le Kenya 7 Scènes du passé

13 19 27 33 37 41 47

Nairobi Les grands parcs nationaux La vallée du Rift L’ouest Les Highlands Le nord La côte

Intermèdes Les Masaïs Un peu de culture

131 132 133 134

Cartes et plans Nairobi Mombasa Zanzibar (ville) Zanzibar (île) Carte dépliante Kenya Tanzanie

60 Les achats

Artisanat coloré

64 Les sports 67 Le côté pratique 73 Tanzanie 99 En safari 135 Index

Nature sauvage

62 A table

Pays des safaris

13 Tout voir

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C AP SUR LE KENYA Au cœur de l’Afrique des safaris, le Kenya est un florilège d’images fidèles au mythe du continent noir. Qui n’a déjà rêvé de ces troupeaux d’éléphants se déplaçant dans les étendues herbeuses de la savane dominée par un Kilimandjaro aux neiges éternelles?

Pour beaucoup, le Kenya est synonyme de grande faune. Sur une superficie légèrement supérieure à celle de la France (582 600 km2), le pays possède plus de 50 parcs et réserves. Ils représentent au total 8% du territoire national, soit grosso modo la dimension de la Suisse! Certains sont mondialement connus: le Masai Mara pour sa faune innombrable et variée, Amboseli au pied de la montagne sacrée, le Tsavo pour ses hordes de pachydermes, le lac Nakuru pour ses colonies de centaines de milliers de flamants roses. Destination phare de l’Afrique, le Kenya vous permettra sans aucun doute de voir – et de photographier – la quasi totalité des grandes espèces animales du continent. Les Big Five: buffles, éléphants, lions, léopards et rhinocéros y sont extrêmement bien représentés. Ils ne sont pas seuls: en leur compagnie vous surprendrez aussi dans leur intimité guépards record-

men de vitesse, hyènes et babouins en bandes, girafes graciles, hippopotames bailleurs, phacochères détalant queue dressée, zèbres et des milliers et milliers d’antilopes. Avec un peu de chance, vous pourrez même assister à la chasse des fauves ou à la fantastique migration des gnous. Entre août et octobre, ces derniers sont près d’un million à parcourir les vastes steppes du Masai Mara à la recherche d’herbe fraîche. Lorsque, poussés par la horde mouvante, les premiers doivent franchir la rivière, les crocodiles, après un long jeûne, sont en embuscade. Leçon de géographie Pierre angulaire entre la côte ouverte sur l’océan Indien et le lac Victoria, le deuxième plus grand du monde, le Kenya est un pays charnière, un pays de transition, façonné par la seule volonté de la colonisation européenne. C’est un pays à deux visages, pourrait-on dire pour simplifier,


istockphoto.com/Foerster

Un lever de soleil poétique. A l’heure où le muezzin appelle à la prière, descendez dans l’air encore frais du matin jusqu’aux rives de l’océan Indien: de la vieille ville de Lamu, dans la lumière rosée de l’aube, les boutres (dhows) se balancent doucement, au rythme de la houle et du jour qui se lève.

assidûment les côtes de la région. Des comptoirs auraient été créés sur les îles de l’archipel de Lamu. Textiles, verrerie, blé et vin s’échangent contre ivoire, corne de rhinocéros et esclaves. Peu à peu, les Arabes colonisent toute la côte. Ils se mêlent à la population africaine et de ce mariage naît la culture swahilie, mélange de civilisation et de croyances arabes et africaines. Mombasa et Malindi, Pate et Gedi se développent rapidement. Les cités se heurtent au cours de luttes fratricides pour la domination du commerce.

Les Portugais En 1498, Vasco de Gama dépasse le cap de Bonne-Espérance et atteint la côte orientale de l’Afrique. Il sera très bien accueilli par le sultan de Malindi – alors en guerre contre son voisin de Mombasa – et va conclure avec lui une alliance commerciale et militaire. Après plusieurs tentatives, Mombasa tombe finalement en 1505 aux mains des hommes de Francisco de Almeida. La ville est pillée. Elle sera encore mise à sac à trois reprises, avant que les Portugais ne s’y installent pour de bon, en faisant leur capitale régionale: stratégiquement établie sur la route des Indes, la ville est au centre du commerce de l’océan Indien. Pour protéger leur prise, les Lusitaniens construisent en 1593 le fort Jésus et placent la cité sous l’autorité de leur allié le cheik de Malindi. La lutte pour la suprématie, tant commerciale que religieuse – chaque belligérant se réclame de la guerre sainte – se poursuit à travers tout le XVIIe siècle. Le début du siècle est surtout marqué par l’écrasante hégémonie portugaise. Puis, progressivement, la colonie africaine s’affaiblit. En 1698, le fort Jésus tombe aux mains des Arabes d’Oman au terme d’un terrible siège qui durera près de trois ans: lorsque les troupes ennemies donnent finale-


Les Omanis Le XVIIIe siècle voit les guerres entre villes redoubler de vigueur. Les querelles intestines entre Omanis et Swahilis entraînent un déclin économique sans précédent. Sayyid Sayed, arrivé sur le trône d’Oman au début du XIXe siècle, envoie en 1822 ses armées dans les colonies est-africaines pour soumettre les clans rebelles à son autorité. En 1840, il s’établit personnellement à Zanzibar d’où il exerce son contrôle sur toute la côte. Il introduit la culture du clou de girofle et réorganise la traite des Noirs. Marchands européens et américains s’installent; le commerce retrouve une certaine dynamique. Les Britanniques Avec la seconde moitié du siècle, les intérêts européens pour la région se font plus pressants. Les explorateurs allemands et anglais tentent de rejoindre les mythiques sources du Nil. Speke parvient au lac Victoria en 1858, puis Thomson via le pays masaï en 1883. En 1885, le Traité de Berlin définit les sphères d’influence des grandes nations en Afrique.

wikimedia.org

ment l’assaut, seuls 13 des 3000 occupants sont encore en vie. Peu après, les Portugais sont définitivement chassés de la région. Les Omanis s’établissent en citésroyaumes.

Représentation de Mombasa dans l’atlas Civitates Orbis Terrarum de Braun et Hogenberg (1572).

Le Royaume-Uni obtient la suzeraineté sur les terres des futurs Kenya et Ouganda, ainsi que sur Zanzibar. Le territoire ainsi défini devient protectorat britannique en 1895 à la faveur d’un pacte extorqué aux Masaïs. Naissance d’une ville L’année suivante, le site de la future Nairobi est choisi comme camp de base pour la construction d’une voie de chemin de fer devant relier Mombasa au lac Victoria (the Lunatic Line, «la


istockphoto.com/van der Vinden

Dans la rÊserve du Masai Mara, le soleil se couche derrière un acacia solitaire.


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Les grands parcs nationaux De tout temps, l’histoire locale a été marquée par la présence de la faune. C’est pour l’ivoire que les marchands arabes sont d’abord venus. Puis, avec le XIXe siècle, l’abondance des espèces animales – et des grandes en particulier – a commencé à attirer les amateurs de trophées. Ernest Hemingway et Theodore Roosevelt ne sont pas les moins célèbres d’entre eux. Ce dernier, lors de son voyage de 1910, tira à lui seul près de 300 animaux différents – dont 9 lions et 13 rhinocéros. Les colons, eux aussi, chassaient; parfois par nécessité, souvent par goût.

Le souci de la nature Heureusement, d’autres s’inquiétaient de la pérennité des ressources. Dès l’après-guerre, sous l’impulsion de sociétés écologistes, les premiers parcs voyaient le jour. Aujourd’hui, le Kenya est l’un des leaders africains de la défense de la nature. Le pays possède au total plus de 50 parcs nationaux, et d’autres réserves sont disséminées à travers le territoire. Leur taille varie de quelques kilomètres carrés à celle de la moitié de la Suisse. Il existe plusieurs réserves marines, mais la grande majorité se trouve à l’intérieur des terres.

Outre la réserve du Masai Mara, continuation kenyane du célébrissime Serengeti tanzanien, les destinations phare se nomment Amboseli, au pied du Kilimandjaro, et Tsavo, l’un des plus grands parcs du monde. Le safari Une visite de l’un ou l’autre de ces parcs vous garantit des souvenirs impérissables. Vous aurez maintes occasions d’observer, de photographier ou de filmer la faune. Renseignez-vous sur les bêtes que vous espérez voir mais n’oubliez pas que celles-ci se déplacent, que les conditions climatiques varient et que les disponibilités en matière d’eau et de nourriture sont imprévisibles. Aussi, ne soyez pas déçu si vous ne voyez pas le tableau complet des grands fauves, ou telle espèce en particulier. Certaines périodes sont plus favorables que d’autres. La saison sèche (janvier à mars) est généralement considérée comme la meilleure, les animaux se regroupant autour des derniers points d’eau, notamment les oiseaux sur les lacs de la vallée du Rift. Mais chaque saison a ses avantages: les mois d’août à octobre vous offrent par exemple la chance d’assister à l’extraordinaire migration des gnous – on en compte alors jusqu’à un million en déplacement dans le Masai Mara.


Claude Hervé-Bazin

Les Samburus vivent dans une région semi-désertique du nord du Kenya.


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Le nord Invitant à l’exploration plus qu’au simple voyage, le nord est la dernière frontière du Kenya. La steppe semidésertique, entrecoupée de bouquets d’acacias et de lits de cours d’eau à sec s’étend à l’infini. Partout, l’héritage volcanique est présent: des cônes surgissant du désert aux coulées de lave rocailleuses éparpillées dans le paysage. A longueur d’année, la contrée semble cuire sous des températures avoisinant parfois les 50°C. Pourtant, quelques oasis et îlots de forêt d’altitude rompent la grandiose monotonie. Vous y trouverez, entre autres, les deux espèces endémiques à la région: le zèbre de Grévy aux rayures fines et resserrées et la girafe réticulée à la robe imprimée de motifs géométriques. Tout au nord, objectif ultime des voyageurs, le lac Turkana étale ses eaux de jade sur plus de 250 km de long.

Parallèlement, le nord reste le domaine de plusieurs ethnies très traditionnelles, des pasteurs samburus (proches cousins des Masaïs) aux redoutables guerriers turkanas. Chaque tribu s’est vu attribuer par le gouvernement une zone d’influence particulière, envenimant les conflits coutumiers: difficile d’interdire à un clan d’essayer de s’approprier ce qu’il convoite. De droit divin, tous pensent posséder la terre entière et le bétail qui s’y trouve.

Des combats violents opposent sporadiquement certains groupes ethniques, rendant la région peu sûre (les environs de Marsabit en particulier, depuis 1992). Si vous envisagez de vous rendre dans le nord, renseignez-vous auparavant sur la situation du moment. La rive occidentale du lac Turkana est généralement épargnée. Par contre, tout le nord-est s’étendant vers la Somalie est un no man’s land depuis que les factions armées venues de ce pays s’y sont dispersées. Samburu, Buffalo Springs et Shaba National Reserves Les plaines sauvages directement au nord des contreforts du mont Kenya regroupent trois réserves d’une beauté exceptionnelle: celles de Samburu et de Buffalo Springs, contiguës, s’étendent à l’ouest de la route principale Isiolo-Marsabit et sont séparées par l’Ewaso Nyiro, une rivière presque toujours en eau, tandis que la réserve de Shaba est située à l’est de la route, sur la rive sud de la rivière. Etant donné leur proximité et le fait qu’elles partagent les mêmes caractéristiques, elles sont ici décrites dans le même chapitre. La beauté farouche de Samburu doit tout à un cours d’eau: l’Ewaso Nyiro («la rivière brune» en maa, la langue des Masaïs comme des Samburus) qui, bien


istockphoto.com/Burel

EnvolÊe de flamants roses au-dessus du cratère du Ngorongoro.


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TANZANIE La Tanzanie continentale est d’une immensité et d’une beauté à couper le souffle. Plus grande nation d’Afrique de l’Est, elle fut aussi la première à obtenir son indépendance des puissances coloniales européennes. Ce pays de tous les superlatifs possède la plus haute montagne de tout le continent – le mythique Kilimandjaro, «toit de l’Afrique» aux vestiges de neiges éternelles – et, au cœur de la vallée du Rift, le deuxième plus grand lac de la planète. En direction du nord, un chapelet d’anciens volcans marque la frontière avec le Kenya voisin. Cette région regroupe la plus grande concentration de parcs nationaux du pays. Quant à ceux du sud, d’une taille peu commune, ils proposent de découvrir une Afrique encore vierge de tourisme de masse. La population (environ 44 millions d’habitants) se concentre sur les franges du pays, comme pour déjouer la sensation de vide humain de l’arrière-pays. En tout, plus de 120 tribus vivent éparpillées dans les montagnes boisées et les grands plateaux. Dodoma, la nouvelle capitale administrative au centre du pays, paraît un peu perdue dans l’immensité du paysage. Elle ne peut rivaliser avec son prédécesseur, le port animé de Dar Es-Salaam, sur

l’océan Indien, toujours reconnu partout comme la capitale officieuse du pays. Les rues de ses vieux quartiers s’imprègnent d’un étrange parfum oriental: l’Inde et l’Arabie y côtoient l’Afrique de tous les jours. Le nom de Tanzanie mêle le «tan» de Tanganyika et le «zan» de l’île de Zanzibar, séparée du continent par un chenal de 37 km de large. Beaucoup croient qu’il s’agit de deux pays différents, mais les deux entités furent réunies en 1964 (en même temps que l’île sœur de Zanzibar, Pemba, et un chapelets d’îlots). Jadis centre du négoce de toute l’Afrique de l’Est, Zanzibar est posée sur la barrière de corail qui longe toute la côte de l’océan Indien. Dès le Xe siècle, des marchands perses s’y installèrent et introduisirent l’islam.


hemis.fr/Huot

Le plus grand des carnivores d’Afrique sait aussi faire preuve de beaucoup de patience avec ses petits.


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EN SAFARI En swahili, safari signifie «voyage». L’Afrique est l’un des derniers territoires au monde à posséder une faune d’une telle richesse. Les nations d’Afrique orientale et australe – Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Zimbabwe, Zambie, Tanzanie, Kenya et Ouganda – ont endossé le rôle de leaders en matière de protection de l’environnement.

Mammifères Les mammifères d’Afrique comptent plus de 1150 espèces réparties en 13 ordres, dont les plus diversifiés sont les rongeurs, les chauves-souris et les insectivores. Pour les amateurs de safari, la richesse unique du continent en grands mammifères est bien plus passionnante: des carnivores comme le lion et le léopard jusqu’à la profusion d’antilopes en passant par l’éléphant et le rhinocéros, sans compter le proche parent de l’homme, le chimpanzé. Eléphant Loxodonta africana Difficile de résister au palmarès de l’éléphant: plus gros animal terrestre, il peut dépasser les 6,5 tonnes – ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait qu’il grandit toute sa vie et qu’il peut atteindre 80 printemps! Le record de taille

des défenses, longues d’un mètre en moyenne, a été établi à 3,49 m pour 200 kg d’ivoire. Plus lourd et plus grand que son cousin d’Asie, l’éléphant d’Afrique s’en différencie entre autres choses par la taille de ses oreilles et la configuration de la trompe. Cet appendice nasal sert à tout: à sentir, à toucher, à arracher les branchages – et, à l’occasion, à abattre les arbres – à soulever, à tracter, à chasser les mouches et… à se doucher! Munie de 500 muscles, elle est capable des gestes les plus précis. On a même vu dans certains cas des éléphants l’utiliser comme tuba lorsqu’ils traversaient des bras de mer! Car, il faut le préciser, ils nagent très bien. A leur actif aussi, une très bonne mémoire malgré un cerveau plutôt petit pour leur gabarit. Par gorgées de dix litres, l’éléphant avale de quoi remplir une baignoire! Insatiable, il mange près


Claude Hervé-Bazin istockphoto.com/Omelchenko

Deux des Big Five: un éléphant et un rhinocéros.

d’un dixième de son poids chaque jour – soit environ 300 kg de feuilles, d’écorces, de racines, de fruits, qu’il broie à l’aide de ses molaires (4 kg chacune). Cellesci se renouvellent à 5 reprises. Après, bien des pachydermes âgés meurent de faim, incapables de se nourrir. Rhinocéros Le plus répandu des deux espèces de rhinocéros africains, le rhinocéros noir (Diceros bicornis) est réputé pour son mauvais caractère, sa myopie et son petit cerveau,

une combinaison qui le porte à charger tout ce qui bouge – y compris, parfois, les trains – et même ce qui ne bouge pas! Le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum), bien que nettement plus lourd (jusqu’à 2300 kg comparés aux 1500 kg du noir) est beaucoup plus placide. Outre la taille, la principale différence physique entre les deux est la forme de leurs lèvres – la lèvre supérieure du noir est préhensile, lui permettant d’attraper branches et feuilles, celles du blanc sont larges et carrées, faites pour brouter. «Blanc» (white en anglais) est en fait une mauvaise traduction de l’afrikaans weit signifiant «large» qui a conduit à leur dénomination de «blanc» et «noir». Les rhinocéros sont éteints localement ou en voie de l’être dans certaines réserves où vivaient des populations de plusieurs milliers d’individus dans les années 1970. La croyance orientale selon laquelle leur corne antérieure est un aphrodisiaque est la cause essentielle du braconnage. En réalité, sa réputation est surtout due à l’animal lui-même, dont le coït peut durer jusqu’à une heure. De nos jours, le refuge principal des deux espèces est l’Afrique du Sud, où rhinocéros blanc et noir sont protégés en nombre significatif dans le parc Kruger et diverses réserves du Zoulouland. Le rhinocéros blanc


Buffle d’Afrique Syncerus caffer Le buffle est un véritable bulldozer. Tous les animaux de la savane le savent et bien peu osent s’attaquer à lui. Même les lions hésitent. Blessé, l’animal est d’autant plus dangereux, et ses

Claude Hervé-Bazin

Hippopotame Hippopotamus amphibius Son nom latin signifie «le cheval du fleuve». La troupe, forte de quelques dizaines d’individus, patauge la plupart du temps près des rives en grognant bruyamment. A peine voit-on dépasser les narines et les oreilles. Les narines ont des volets de peau qui se ferment lorsque l’animal est immergé. Les «bâillements» des mâles ont pour vocation d’impressionner les adversaires, en faisant étalage de leurs canines tranchantes, longues de près de 60 cm. Les combats peuvent être très violents et mener jusqu’à la mort du plus faible. Animal amphibie, l’hippopotame ne quitte le plan d’eau que la nuit, pour aller brouter l’herbe des rives. Au matin, on reconnaît son passage: pour baliser son territoire, il a déposé des piles d’excréments.

Claude Hervé-Bazin

est presque éteint plus au nord, mais des populations isolées de rhinocéros noir survivent dans le cratère du Ngorongoro en Tanzanie et quelques réserves privées du Kenya.

Un hippopotame – le cheval du fleuve. | Un buffle à la carrure imposante.

fortes cornes recourbées ont vite fait d’éventrer l’ennemi. La plupart du temps, le buffle broute paisiblement, seul ou par groupes pouvant atteindre 2000 individus. Le buffle de forêt, plus petit et au pelage plus roux, est une sousespèce d’Afrique occidentale. Girafe Giraffa camelopardalis La girafe culmine à l’altitude d’un deuxième étage. Ses deux bons mètres de cou la portent au niveau des bouquets d’acacias, sa nourriture favorite. Mais l’acacia,


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Une girafe de Rothschild en plein repas.

ça pique. Alors elle s’est adaptée: sa langue préhensile longue de 45 cm lui permet de saisir les feuilles désirées sans se piquer. Comme ce n’est pas très nourrissant, elle mange vingt heures sur vingt-quatre. Entre les repas et le temps passé à scruter l’horizon (sa vue est excellente), elle ne dort pas plus de 20 minutes par jour. Le bout de sa queue porte un plumet de longs poils qui lui sert de chasse-mouches. Comme les autres mammifères, son cou ne compte que sept vertèbres – mais chacune est très allongée. Et son

cœur est assez puissant pour lui permettre de pomper le sang jusque dans la tête. Lorsqu’elle se penche pour boire, la girafe est trop haute: elle doit écarter les pattes de devant pour atteindre l’eau. La position, instable, n’est pas des plus gracieuses. On distingue plusieurs sousespèces de girafes. La girafe d’Afrique australe et la girafe masaï de Tanzanie et du nord du Kenya ont toutes deux une robe composée de taches sombres sur un fond plus clair. Dans le nord du Kenya, l’étonnante girafe réticulée a des marques carrées séparées par d’étroites lignes blanches nettement définies. La rare girafe de Rothschild, que l’on voit aisément au Lake Nakuru National Park (Kenya), se reconnaît à une double paire de cornes et à des «chaussettes» blanches au-dessous du genou. Lion Panthera leo Lorsque son rugissement s’abat sur la savane, tout se fige. Le lion, le plus grand des carnivores d’Afrique, part en chasse. Le rôle principal du mâle à la crinière dorée ou foncée est de défendre le territoire de sa tribu, une unité familiale regroupant plusieurs générations de femelles. La chasse est essentiellement une affaire féminine: en un instant, 150 kg de muscles rompent la colonne vertébrale de la gazelle ou l’égor-


La lionne, reine de la savane.

gent d’un coup de dents. Pourtant, malgré la bonne coordination du groupe, le résultat n’est pas extraordinaire: quatre fois sur cinq, les lionnes ratent leur chasse. Le mâle se sert en premier: il préfère les viscères. Vautrés sous un arbre, les lions paressent vingt heures par jour. Sauf au moment des chaleurs: ils peuvent alors s’accoupler jusqu’à 80 fois en une journée! Ils en oublient même de manger. Mais pour en arriver là, il a fallu soutenir des combats violents: il n’est pas rare que l’un des prétendants y laisse la vie. Si le mâle dominant est détrôné, le nouveau maître du harem tuera les jeunes lionceaux des portées précédentes. Léopard Panthera pardus Le léopard est le plus insaisissable des grands fauves africains. Il Après une sieste bien méritée, le lépoard part à la chasse.

somnole durant le jour, perché dans la fourche d’un arbre, dissimulé sous les frondaisons. En fin de journée, à l’heure de la chasse, le perchoir devient tour de guet. Il mange de tout, de l’insecte au jeune crocodile. Mais ses proies de prédilection sont des babouins ou des antilopes de petite taille à moyenne comme les gazelles, hissées là-haut à la force de la mâchoire et de juste 70 kg de muscles. Son superbe pelage est constellé de «rosettes» noires. Dans certaines régions d’altitude telles les Aberdare Mountains, des individus à fourrure noire due à une dose de mélanine sup-

istockphoto.com/Johnson

hemis.fr/Frances

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TOKYO AND REGION INDEX 135 ANIMAUX SAUVAGES Aigle pêcheur 127–128 Antilope rouanne 114–115 Autruche 127 Babouin 122–123 Blesbok 110 Bongo 113 Bontebok 110 Bubale 109–110 Buffle d’Afrique 101 Calaos 130 Caméléon 125–126 Caracal 105 Céphalophes 117–118 Cércopithèques 123–124 Chacal 107 Chat sauvage d’Afrique 105 Chimpanzé 122 Civette 119–120 Cobe 113 Cobe des marais 113–114 Colobes 124 Crocodile du Nil 125 Damalisque 110 Damans 119 Dik-dik de Kirk 118 Eland 110 Eléphant 99–100 Flamants 129–130 Galagos 124–125 Gazelle antidorcas 116–117 Gazelle de Grant 116 Gazelle de Thomson 116 Gazelle girafe 117 Genette 120 Girafe 101–102 Gnous 108–109 Grue royale 129 Guépard 104 Guib d’eau 112 Guib harnaché 111–112 Hippopotame 101 Hippotrague noir 114 Hyènes 105–106 Impala 115–116 Koudous 111 Léopard 103–104

Lézards 126–127 Lion 102–103 Lycaon 106 Mangoustes 120–121 Marabout 128 Nyala 112 Oiseau secrétaire 129–130 Oréotrague sauteur 118 Oryctérope 121 Oryx 115 Otocyon 107 Ourébi 118 Pangolin 121 Patas 124 Phacochère 119 Python des rochers 126 Rhinocéros 100–101 Serpentaire 129–130 Serpents 126 Serval 104–105 Sitatunga 112 Springbok 116–117 Suricate 120–121 Tisserins 130 Vautours 128 Zèbre 107–108 KENYA Aberdare N.P. 37–38 Aberdares 37–38 Amboseli N.P. 22–24 Arabu-Sokoke Forest Reserve 54 Baringo, lac 31 Bogoria, lac 30–31 Bomas of Kenya 17 Bongole, cratère de 45 Boutres 54 Buffalo Springs N.R. 41–43 Chameaux, courses de 45 Chogoria Route 39 Crescent Island 28 Diani Beach 50 Elgon, mont 34–35 Elmolos 58 Elsamere 28–29 Flying Doctors 58

Galana, rivière 25 Gedi 10, 53–54 Giraffe Manor 17 Hell’s Gate N.P. 29 Indiens 58–59 Jumba la Mtwana 52 Kakamega Forest 33 Kampi Ya Samaki 31 Karen Blixen Museum 17 Kentmere’s Club 17 Kenya, mont 38–39 Kenyatta-Bamburi Beach 52 Kericho 33–34 Kiambethu, ferme 17 Kikambala Beach 52 Kisumu 33 Kitum, grottes 35 Laikipia, plateau de 39 Lake Bogoria N.R. 30–31 Lake Nakuru N.P. 29–30 Lamu 10, 54–57 Limuru 17 Loiyangalani 44–45 Manda 57 Makingeny, grottes 35 Makonde, sculptures 59 Malindi 53 Manda 57 Marsabit 45 Masai Mara N.R. 20–22 Masaïs 21 Matthews Range 43 Mombasa 47–53 Mtwapa Creek 52 Mudanda Rock 25 Mzima Springs 25 Nairobi 13–17 Nairobi N.P. 16–17 Naivasha, lac 28 Nakuru, lac 29–30 Naro Moru Route 39 Ngong, champ de courses 17 Ngulia Rhino Sanctuary 25 Nyahururu 38 Nyali Beach 51 Nyang’oma Kogelo 33


136 INDEX Paradise, Lake 45 Pate 57 Rift, vallée du 27–31 Roaring Rocks 25 Safari 19–20 Saiwa Swamp N.P. 34 Samburu N.R. 41–43 Sand Island 50 Shaba N.R. 41–43 Shanga 57 Shanzu Beach 52 Sheldrick, chutes de 51 Shelly Beach 50 Shimba Hills 51 Shimoni 51 Sibiloi N.P. 44 Sirimon Route 39 Siyu 57 Swahili 56 Sweetwaters 39 Takaungu Beach 52 Thomson, chutes de 38 Tiwi Beach 50 Tribu 59 Tsavo N.P. 24–25 Turkana, lac 43–45 Turkanas 35, 44 Victoria, lac 33 Vipingo Beach 52 Wasini 52 Watamu 53 TANZANIE Achats 95–96 Amboni, grottes d’ 79 Arusha 86–88 Arusha N.P. 87–88 Bagamoyo 78–79 Bahari 78 Changuu Island 84 Chumbe 84 Dar Es-Salaam 77–78 Dodoma 93 Gastronomie 94–95 Gombe Stream N.P. 92 Informations pratiques 97 Juani 85

Direction éditoriale Barbara Ender-Jones

Kaole 79 Kariakoo 78 Kigoma 92 Kilimandjaro 88 Kua 85 Kunduchi 78 Kwale 84 Lake Manyara N.P. 89 Mafia, île de 85 Magadi, lac 90 Mahale Mountains N.P. 92–93 Makonde, plateau 96 Maziwi 79 Mbudya 78 Méru, mont 88 Mikumi N.P. 93 Mnemba 84 Momela, lacs de 88 Mwanza 92 Mwenge 78 Natron, lac 86 Ngorongoro Crater 89–91 Ngurdoto, cratère de 87 Olduvai, gorge d’ 91 Oyster Bay 78 Pangani 79 Pemba 84 Ras Kutani 78 Rubondo Island N.P. 92 Ruaha N.P. 94 Saadani N.P. 79 Selous G.R. 93–94 Serengeti N.P. 91 Silver Sands 78 Stiegler, gorge de 94 Tanga 79 Tanganyika, lac 92–93 Tarangire N.P. 89 Tongoni 79 Ukerewe 92 Ujiji 92 Usambara, monts 79 Victoria, lac 91–92 Village Museum 78 Zanzibar (île) 79–84 Zanzibar (ville) 80–82

Rédaction Agnès Curchod Marie Jampy Sophie Czaplejewicz Concept Karin Palazzolo Mise en pages Luc Malherbe Matias Jolliet Crédits photographiques P. 1: istockphoto.com/oversnap (Kilimandjaro) P. 2: istockphoto.com/Andrushko (singe vervet); –/Mlenny (palmier); –/Eliason (perles masaï); –/Davies (arbre dans la savane); –/chechele (jeep); –/Kuert (singe sur la jeep) Cartographie JPM Publications Mathieu Germay Copyright © 2010, 1997 JPM Publications S.A. 12, avenue William-Fraisse, 1006 Lausanne, Suisse http://www.jpmguides.com/ Tous droits, en particulier de reproduction, de diffusion et de traduction, réservés. Sans autorisation écrite de l’éditeur, il est interdit de reproduire cet ouvrage, même partiellement, d’en faire des copies ou de le retransmettre par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique (photocopie, microfilm, enregistrement sonore ou visuel, banque de données ou tout autre système de reproduction ou de transmission). Bien que l’exactitude des informations rassemblées dans ce guide ait été soigneusement vérifiée, l’éditeur ne saurait assumer la responsabilité d’éventuelles erreurs. Nous examinons volontiers toutes les remarques dont nos lecteurs voudraient bien nous faire part.

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