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225, rue du centre, Port-au-Prince, Haïti (W.I.) 1er étage

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UNE ÉDITION POUR TOUS EDPRA

www.journallinformation.net

Du 11 au 15 juillet 2013 | # 3 | Abonnement : 100 G. le mois

EDITORIAL ESPRIT FARFELU, ESPRIT GAFFEUR

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a stratégie n`est pas seulement d`essence militaire même si elle en tire son origine. Dans tout, il faut savoir d`où vient, où l`on va. Et comment. Ces mêmes questions doivent s`élucider au regard de l`adversaire pour maîtriser ses réflexes. A voir évoluer l`équipe haïtienne lors de son match inaugural de la Gold Cup face à Honduras, on pouvait bien s`émerveiller des jeux embellis des grenadiers,mais on a recherche l`âme de l`équipe. On ne l`a pas retrouvée. Elle s`est noyée dans des actions farfelues, spectaculaires,certes, tout comte fait, improductives. Un joueur n`est pas sur un terrain pour parader. Il doit toujours avoir en tête d`amener ses coéquipiers à la victoire, en marquant, faisant marquer.L`un des prestidigitateurs s`appelle St Preux. Il s`est fait un esprit farfelu qui s`attache à admirer les vivats des supporteurs, virevoltant, dansant, marchant, volant pour se détourner enfin des filets adverses. Tout esprit farfelu est un esprit gaffeur. Les dirigeants du Onze national doivent veiller à cette donne psychologique, se montrer assez fermes, pour mettre en garde désormais, sanctionner et, au besoin, confiner au banc de réservistes tout joueur incapable de respecter la consigne de discipline et d`efficacité... Il n`importe pas moins d`en appeler aux fans pour ne plus adresser des offres payantes aux joueurs individuellement. Il faut dorénavant mettre l`emphase sur l`équipe. C`est elle qui doit primer. C`est à elle toutes les récompenses.

Prix : 10 G.

ANOMALIES DANS LE PROJET DE LOI ELECTORALE DISCRIMINATION ENTRE LES CANDIDATS FEMININS ET MASCULINS

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e principe de l’égalité est cardinal en démocratie. La bataille livrée pour la reconnaissance des libertés et des mêmes droits politiques, économiques, sociaux, en faveur des femmes ne peut à contrario fonder une habilitation à leur accorder suite page 8

MAGOUILLES POUR DETROUSSER L`ETAT: PLUS DE 10 MILLIONS DE GOURDES DECAISSES INDUMENT

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n groupe de propriétaires terriens aux Gonaïves a dénoncé des magouilles, auxquelles se sont livres de hauts fonctionnaires de l‘État avec certains complices pour détrousser le Trésor public dans le cadre suite page 7

A partir du 15 juillet, L`INFORMATION sera sur la toile : www.journallinformation.net


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AFFAIRE RNDDH

DECLARATION # 1 de Joseph Lambert PEUPLE HAITIEN POPULATION DU SUD-EST, Ce message ne s’adresse pas en priorité à la population du Sud-est, elle qui a déjà expérimenté toutes les facettes de ma vie publique et a, certainement, compris toutes les machinations attentatoires à ma dignité et à mon prestige. Je m’adresse plutôt au peuple haïtien et aux amis de l’étranger qui m’ont envoyé de chaleureux messages de sympathies et de solidarité pour me confirmer leur appréciation de ma posture sociale et politique. Je salue, quand même, en cette occasion ceux que je croyais être des concurrents honnêtes, ceux-là que j’ai toujours combattus avec élégance, grandeur et un haut sens de la civilité, mais qui, aujourd’hui, se dévoient dans des manœuvres sans grandeur, indignes d’Hommes et de Femmes d’Etat. Ils ont accumulé au fil du temps des accusations farfelues, inventées de

toutes pièces : hier, c’était le mensonge monstrueux de Coteaux qui a couté la vie à mon père; ensuite, l’affaire Dorfeuiile sur laquelle la vérité n’avait pas tardé à éclater au grand jour pour les confondre ; puis l’accolade à une femme aux seins nus dans une piscine quelconque, et enfin, aujourd’hui, ce papier étonnant, signé d’un délinquant-criminel que je n’ai jamais rencontré et qui circule sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire ‘‘RIEN DU TOUT’’, puisque ma conscience est nette, saine et tranquille. Je me garde, sur les conseils de mon avocat, d’entrer dans les détails, surtout pour ne pas entraver l’instruction en cours et fournir à mes adversaires des facilités de contre-offensive. Par contre, je dispose de tous les éléments me permettant de démonter point par point cette succession de mensonges compilés dans le papier en circulation. Et, Peuple haïtien, vous

serez, encore une fois, étonné de la fourberie de certaines officines politiques qui ne travaillent qu’à détruire les gens qui ont consenti d’énormes sacrifices pour se maintenir dans la ligne de l’honneur et de la dignité. Je suis un homme de dialogue, de parole, de verbe et de verve et vous savez que je ne porte pas en moi des instincts criminels. Je me réserve, le moment venu, d’informer la nation entière sur les tenants et les aboutissants de cette triste affaire ou, malheureusement, se perçoivent les mains d’hommes politiques très connus, d’un éventuel candidat au Sénat pour le Sud-est, et la légèreté inqualifiable d’une institution qu’on croyait noble et sincère-ment attachée à la défense des droits humains, dont l’une de ses membres, par ces rapports conjugaux avec ce candidat, s’est permise d’utiliser l’organisme à des fins personnelles. Décidément, trop, c’est trop. Cette dernière imposture me pousse à monter sur tous les fronts, à livrer tous les combats pour la sauvegarde de mon honneur et de ma dignité, ceux de ma famille, de mes amis d’Haïti et de la communauté internationale qui m’ont toujours accordé leur confiance sur la base de mon comportement impeccable. Je déclare à qui veut l’entendre, surtout à ceux qui pensent pouvoir me pousser hors du champ politique, que ma retraite politique, je ne la prendrai que quand je serai à six pieds sous terre. Port-au-Prince, le 7 juillet 2013 Joseph LAMBERT


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Qu’est-ce qu’un intellectuel?)

À

mon humble avis, c’est quelqu’un qui possédant un certain savoir lui permet de cogiter sur une ou des questions simples, parfois complexes ou quasiment insolubles afin de comprendre les mécanismes sous-jacents, de les expliquer et ainsi faire avancer le champ de la connaissance humaine en général ou dans un domaine bien particulier. En ce sens, l’intellectuel peut se contenter de soulever des questions qui le hantent, donner son avis même s’il cela ne tient pas, ou suggérer une méthode ou un procédé pour aborder tel ou tel sujet, etc. Quant au rôle de l’intellectuel dans la société, il en va tout autrement, à mon avis. Je crois

que cela dépend de l’engament personnel de ce dernier. Dans cette faune, je distingue deux catégories: Les intellos: Ceux qui discourent, écrivent, produisent pour pérorer, faire montre de leu savoir livresque surtout, en citant sans cesse tous les auteurs qu’ils ont lus ou pas lus afin d’épater la galerie, se satisfaire et se faire passer pour le pic de la Mirandole. Ce sont pour la plupart des parvenus intellectuels, incapables de produire une pensée qui leur est propre. Ils sont généralement très dangereux parce qu’ils possèdent souvent une mémoire prodigieuse qui leur permet de réciter les autres mieux que les perroquets. Notre pays a produit plus d’un de ces spéci-

mens et certains d’entre eux possèdent même des diplômes d’un très haut niveau. Mais ils sont nuls car stériles, ils le sont. Et puis, il y a les intellectuels: Ce sont ceux qui sont bien enracinés dans leur société, qui mettent la somme de leur connaissance au service de l’humanité. Je les appelle les travailleurs de l’esprit, des laboureurs de la pensée. Leur matière est la réalité concrète qu’ils veulent comprendre, expliquer, traduire, interpréter, transformer. Ce sont eux qui font avancer le monde: les poètes, les musiciens, les dramaturges, les philosophes, les romanciers etc. Tous ceux-là qui refusent le statu quo et qui sont capables d’inventer le monde de demain Cordialement!. Serge Bouchereau Montréal Qc.

AVIS BRH SUR LA COMPENSATION ÉLECTRONIQUE DES CHÈQUES Communiqué de la Banque de la République d’Haïti Dans le cadre de la modernisation du système de paiement, la Banque de la République d’Haïti (BRH) a mis en place un système de compensation électronique qui permet depuis le 1er juillet 2013, la compensation en deux jours sur tout le territoire national, toutes les fois que les chèques respectent les nouvelles normes de standardisation (chèques standardisés). Les chèques qui ne respectent pas les nouvelles normes destandardisation (chèques non-standardisés) continueront à être compensés selon les délais antérieurs, savoir cinq jours pour Port-au-Prince et dix jours pour les provinces. Cependant, ces derniers ne seront pas admis à la compensation à partir du 1er septembre 2013. A compter de cette date, ces chèques devront êtrenégociés à la banque tirée. Par conséquent, la BRH encourage fortement le public à réclamer auplus vite les nouveaux chéquiers standardisés à leur succursale de banque afin qu’ils puissent jouir pleinement de tous les bénéfices du nouveau système de compensation. La BRH s’engage à poursuivre l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience accrues du système de paiement. Charles Castel, Gouverneur


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L’éducation sexuelle, grande absente des écoles et de la famille haïtienne Amos Cincir / 5 juillet 2013 Source : lenouvelliste.com

Face au tabou sur l’éducation sexuelle dans les familles et les écoles haïtiennes, des institutions haïtiennes et étrangères ont jugées nécessaires d’organiser une formation à l’intention des parents et d’une bonne dizaine d’enseignants d’établissements scolaires du pays. Question de les sensibiliser afin qu’ils informent mieux les enfants en matière sexuelle. C’était aussi l’occasion pour tous de réfléchir sur l’importance de l’éducation sexuelle, afin qu’elle puisse trouver sa place dans le cursus scolaire, via un projet éducatif global.

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n Haïti, comme bien d’autres pays, les parents et les enseignants ont souvent du mal à aborder le sujet de la sexualité avec les enfants, ce qui est tout à fait normal. Mais les images pornographiques, rendues plus accessibles par Internet et les magazines, sont bien souvent la seule référence des ados en matière de sexe. Alors que ces films ne reflètent absolument pas la réalité et la complexité d’une relation amoureuse, ils induisent chez trop d’adolescents des comportements sexuels bestiaux et très souvent irrespectueux envers la gent féminine. La perversion sexuelle : un virus qui ronge les jeunes Peu formés à ces questions délicates, les enseignants et les parents évitent souvent d’aborder ce sujet avec les jeunes qui reste encore tabou dans notre société. Ce qu’un enfant apprend de ses copains et dans la cour de récréation est souvent fragmentaire et erroné, quand ce n’est pas carrément humiliant et même dangereux. On assiste depuis quelques années au retour en force des perversions sexuelles dans le pays, et sous des formes de plus en plus contrastées :

des pratiques comme le voyeurisme, le viol, l’homosexualité, le sadisme et la pédophilie. Marc Édouard, père de deux enfants, confie qu’il a commencé à faire l’éducation sexuelle de ses enfants très tôt afin d’obvier aux perversions sexuelles qui rongent, selon lui, la société haïtienne. Ce père responsable estime que si les parents et les enseignants n’enseignent pas aux enfants ce qu’est la sexualité, ils l’apprendront autrement. « Ce ne sont pas seulement les hommes qui se font sodomiser. Beaucoup de jeunes filles chrétiennes, voulant garder leur virginité avant le mariage, se font sodomiser par leur petit copain pour tromper la vigilance de leur futur conjoint », explique M. Édouard, conscient qu’il s’agit là d’un comportement à risque important pour contracter le sida. L’initiation des enfants à l’information sur la sexualité commence bien plus tôt que beaucoup de parents ne l’imaginent. En ne parlant pas de sexualité avec leurs enfants, les parents n’auront que peu de contrôle sur ce que ceux-ci apprennent de leurs pairs.

Marie Luciada Fintin, mère de 7 enfants, déclare au Nouvelliste qu’il est important que l’on y réfléchisse sérieusement. Pour cela, il faut que tous les acteurs interviennent. Les parents doivent disposer de connaissances justes et adaptées sur l’éducation sexuelle de leurs enfants. Elle confie que beaucoup d’enfants sont victimes de perversion ou de déviance sexuelle, faute d’attention de la part des parents et des éducateurs. « J’ai le fils d’un ami qui est devenu homosexuel après avoir été forcé d’avoir des relations sexuelles avec un prêtre d’une grande institution scolaire de la capitale, explique-t-elle, indignée. Depuis, ce jeune est devenu gay. Profitant du fait qu’il était orphelin, le prêtre lui avait intimé l’ordre de ne rien dire à personne, car il s’assurerait de sa formation universitaire. Deux ans plus tard, le prêtre haïtien a quitté le pays...» Kerlens Tilus, père d’un garçon de 3 ans, estime que l’éducation sexuelle est une question complexe. L’éducation sexuelle devrait, selon lui, commencer à petites doses dès l’âge de 7 ans, afin de faire comprendre à l’enfant que personne ne doit jouer avec ses parties génitales et qu’aucun adulte ne doit ni les caresser ni les toucher de façon inappropriée. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, on abordera certains points. « A l’âge de la puberté, on doit éduquer l’enfant et lui montrer l’effet, la conséquence des jeux sexuels avec l’autre sexe, affirme M. Tilus, ajoutant que c’est alors le moment ou jamais pour les familles de faire l’éducation sexuelle de leurs enfants. Aujourd’hui, avec la montée des pratiques homosexuelles, tout parent haïtien doit éduquer ses enfants sur suite page 5


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suite de la page 4 le genre et l’orientation sexuelle. Je suis contre l’homosexualité parce qu’elle va à l’encontre du projet du Créateur, et à cause des effets néfastes sur la santé: cancer du colon, infection, cancer anal, etc. En Haïti, l’homosexualité est un vice avant tout. Nous avons des bisexuels, pour la plupart des gens qui se livrent à cette pratique pour obtenir des opportunités quelconques.» Huguens Jean, un jeune professionnel, avoue que sa petite soeur a été violée à 13 ans par des individus, parce que dans sa famille on ne parlait pas de sexualité aux enfants. « J’étais vraiment choqué quand ma soeur a été violée, parce que j’avais 17 ans quand cela s’est produit, confie Huguens Jean. Cet incident m’a poussé à me former tout seul puisque mes parents ne disposaient pas d’assez d’informations à ce sujet. Ce qui m’a permis de mieux élever mes deux filles. » Marié et père de 2 filles, le Dr Svenson J. Mc Callow, rhumatologue-psychologue, estime que l’éducation sexuelle doit d’abord commencer chez les parents même, car ils doivent démystifier leurs approches communes de la sexualité. Ils doivent développer la communicabilité de la sexualité avant de la transmettre à leurs enfants. D’après le psycholoqgue, l’éducation sexuelle dédramatise les inquiétudes et les interrogations sur les pratiques sexuelles et les risques qui en découlent. En Haïti où la misère rend la société encore plus vulnérable, l’encadrement psychosexuel est une nécessité absolue. Car de nos jours, avec la télé et l’internet, les enfants sont de plus en

plus exposés à la sexualité dans toute sa perception. «Un enfant qui cherche à comprendre ce que c’est la sexualité et que les parents le réprimandent est obligé de se tourner ailleurs. Dans ce cas l’exemple du comportement sexuel des parents ne sera plus suivi, seules les influences des autres lui permettront de forger sa sexualité. Ces influences caractérisent les orientations sexuelles avec leur normalité et leurs déviances», souligne le Dr MC Callow. Sensibilisation des acteurs concernés C’est à partir de ce constat que les responsables du Programme collectif pour le développement de l’Éducation et du dialogue social en Haïti (PROCEDH), en partenariat avec la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) de la Guyane française, ont organisé un séminaire de cinq jours afin de sensibiliser les enseignants et parents à cette question trop souvent gardée sous le boisseau. Tenue chez les Pères Saint-Jacques, avenue Christophe à Port-au-Prince, cette formation avait pour objectif de sensibiliser adultes et jeunes à l’éducation à la sexualité et à la vie affective tout en échangeant sur la sexualité dans ses aspects biomédicaux, psychoaffectifs et sociaux. Luc Lafrontière, professeur au collège Gérard Holder en Guyane française, dit être venu en Haïti afin de partager ses expériences avec les professeurs et parents haïtiens. D’après lui, les enseignants doivent être en mesure d’apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques. Ils doivent aussi leur permettre de mieux percevoir les risques - grossesses précoces, infections sexuellement transmissi-

bles, etc. - tout en favorisant des comportements axés sur la prévention. « Les enseignants doivent aussi s’armer pour s’informer sur les ressources d’information, d’aide et de soutien dans et à l’extérieur de l’établissement tout en faisant connaître aux élèves les dimensions relationnelle, juridique, sociale et éthique de la sexualité. » Selon Seda Renaud, une infirmière au collège Gérard Holder, la curiosité au sujet de la sexualité est une étape naturelle de l’apprentissage du corps. L’éducation sexuelle aide les enfants à comprendre leur corps et à se sentir à l’aise avec lui. Les enfants plus jeunes s’intéressent davantage à la grossesse et aux bébés qu’aux rouages de la sexualité. Selon elle, discuter de sexualité est aussi une bonne façon d’entamer une franche communication avec l’enfant. « En matière d’éducation sexuelle, la meilleure stratégie consiste à entamer tôt un dialogue sur la sexualité et à maintenir ce dialogue au fur et à mesure que votre enfant grandit, affirme l’infirmière guyanaise d’origine haïtienne. Ainsi, les parents n’ont pas à faire à l’enfant un long et souvent pénible discours, alors qu’il a déjà atteint l’adolescence et qu’il a déjà obtenu les informations, bonnes et mauvaises, de ses amis. Les conversations sont alors beaucoup plus simples.» Echanges sur cette problématique Pour Lourdes Edith Joseph, responsable du dossier au PROCEDH, ce séminaire est une première pour inciter les éducateurs et parents haïtiens à tenir compte de l’éducation sexuelle. « A part les échanges sur cette problématique, nous sommes en train de discuter (suite page 6)


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suite page 6 avec les responsables du Ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle (MENFP) pour voir comment intégrer ce cours dans le cursus de notre système scolaire en prenant par exemple en compte la sexualité, les valeurs morales, religieuses et civiques. Je crois que des choses se font déjà dans ce sens », a dit Mme Joseph. Oscar Altha, professeure de chimie, affirme que l’éducation à la sexualité à l’école est peu appliquée en Haïti. Les moyens, comme la volonté, manquent... Le poids des rôles sociaux et des préjugés pèse, selon elle, sur les individus qui expriment difficilement leur sexualité, lorsqu’ils s’écartent des modèles dominants. «L’éducation permettra de décons-truire les préjugés de genre, sexistes, et de lutter contre les violences et discriminations qu’ils engendrent dans notre société. Aujourd’hui, les cours d’éducation sexuelle dispensés dans certaines écoles haïtiennes se focalisent toujours sur la reproduction et la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Mais il faut en parler dans tous ses aspects, parce que j’étais très choquée de lire dans un article paru dans Le Nouvelliste en mai dernier que des adolescents sont homosexuels et que leurs parents ne le savent même pas...» Apprentissage de l’altérité, l’éducation sexuelle rend libre. Le jeune bien informé, pas seulement sur la mécanique sexuelle, est plus à même de résister aux sirènes d’une sexualité débridée et irresponsable. Plus que jamais, Haïti a besoin de fils et de filles sexuellement informés.”

LES EXAMENS DU BACC AU CAP-HAITIEN, UN FIASCO!

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es examens du baccalauréat au Cap-Haitien se déroulent dans une ambiance de désordre, de gabegie et de corruption. Le Directeur Départemental du Nord, Justin Métellus a montré son vrai visage de politicien démagogue. Guidé par son désir de devenir Sénateur de la République, il a écarté les enseignants réguliers pour intégrer des bandits sans aucune formation de base. C'est le cas d'un superviseur dans un centre d'examen officiel dans la 2e ville du pays. A la GrandeRivière du Nord, un nommé Jasmin, décédé depuis des années a été nommé superviseur. Deux (2) citoyens en conflit avec la loi, donc recherché par la justice, font la loi dans au Bureau Départemental des Examens d'Etat (BUDEXE). Faute d'avoir confié, les originaux des tests la veille des épreuves à des personnages politiques comme les vice-délégués, des copies de textes circulent dans la ville et se vendaient au plus offrant. Aussi, des candidats étaient-ils obligés de plastifier leur fiche d'examen au local du Bureau

Départemental des Examens d'Etat (BUDEXE) au prix de 25 gourdes, alors que dans le commerce le prix est de 15 gourdes. Un repris de justice, ami personnel de Justin Métellus, assurait le service payé au BUDEXE. L'organisation des examens du Baccalauréat 1ère partie au CapHaitien est une déception pour tous ceux qui faisaient confiance au sens de responsabilité du Directeur Départemental du Nord de l'Education, Justin Métellus. Ce dernier, se laissant emporter par l'ambition du pouvoir, a politisé l'événement, méprisant la compétence au profit de la militance.. clientélisme. Un vrai scandale qui ternira encore plus l'image de l'enseignement classique haitien, déjà dévalorisé sur la plan international. Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti

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Tél.: (509) 47 35 39 35


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MAGOUILLES POUR DETROUSSER L`ETAT: PLUS DE 10 MILLIONS DE GOURDES DECAISSES INDUMENT d‘une opération de dédommagement frauduleuse. Plusieurs millions de gourdes ont été déjà décaisses selon les informations sures obtenues par la Rédaction. Cette affaire remonte au gouvernement de Préval. A présent, des pressions sont exercées par un membre influent du pouvoir Martelly-Lamothe sur le Ministère des Finances pour un autre décaissement de plus de 20 millions de gourdes, a confirme une source administrative proche. Les intéresses, ayant pour avocat Me Antoine Saint Vil ont demande au Ministère de la Justice et au Senat de la République d‘ouvrir une enquête sur cette affaire. Ils se sont réfères aussi aux Ministres des Finances, des TPTC, de la Sante publique pour

les porter à demander de surseoir à tous les décaissements injustifiés dans une lettre ouverte reçue en notre Rédaction et reproduite ci-contre: Gonaïves le 08 juillet 2013 Aux: Ministres des Travaux Publics. De la Sante Publique et de la Population Et des Finances et de l‘Économie Port-au- Prince, Haïti ( W.I ) Excellence, Sous le gouvernement de l‘ExPrésident René Gracia PREVAL et du Premier Ministre Jean Max Bellerive, un arrêté du 3 janvier 2011 déclarant d‘utilité publique dans la commune des Gonaïves la surface délimitant les terrains retenus qui serviront notamment à la construction du nouvel hôpital La Providence, d‘un centre d‘enfouissement des déchets et à la relocalisation de certaines institutions publiques, n‘est pas régulièrement applique par les

FICHE D‘ABONNEMENT Nom :

Il a été demande à tous les propriétaires et occupants de la route de Bassin Magnan de déposer leurs titres de propriété au service des Impôts aux Gonaïves. C‘était une moquerie de la part des Gouvernants de l‘époque qui, au lieu d‘examiner les différents titres de propriété en application de l‘article 9 du dit décret, ont décaissé des sommes faramineuses au profit de Josephine PETIT-HOMME se disant représentée par ses filles: Viola Bien-Aimé et Carmelle BienAime. Il vous saurait gré, Honorables Ministres, que si vous menez une enquête auprès de tous les notables de la ville des Gonaïves ou des occupants de la zone sur dépôts des pièces des propriétaires, vous allez vous défaire de l‘association des corrompus formes des anciens agents du gouvernement quant au décaissement réalisé au profit de Josephine PETIT-HOMME qui n‘a pas de terre dans la zone. Au nom des contribuables pour qui votre gouvernement témoigne beaucoup de respect, cessez d‘émettre des décaissements non justifies au travers de la loi du 5 septembre 1979, votre gouverne.

Prénom : Compagnie : Adresse : Téléphones : E-mail : Type d‘abonnement :

ministères concernes suivant la loi du 5 septembre 1979 sur l‘expropriation pour cause d‘utilité publique.

par mois

par année

Espérant que le gouvernement Joseph Michel Martelly et Laurent Salvador Lamothe rétablira l‘équilibre de la loi du 5 septembre 1979 avant de passer à toutes opérations de décaissement profitable à cette association.


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des privilèges fondés seulement sur le sexe. Pourtant, le projet de loi électo-rale, qui tarde à aboutir au Parlement pour être examiné et voté, établit une différenciation préjudicielle, accordant aux candidats féminins un rabattement de 30 pour cent sur les frais de candidature. Selon l‘article 91 du texte proposé: Tout candidat à une fonction élective doit verser à la Direction Générale des Impôts ( DGI ), à

titre de cautionnement non remboursable, pour le compte du Conseil Électoral Perma-nent, des frais d‘inscription en rapport avec la fonction élective choisie. Ses frais s‘élèvent à : - 750.000 gourdes pour le candidat à la Présidence; - 200.000 gourdes pour le candidat au Senat; - 100.000 gourdes pour le candidat à la Chambre des Députés; - 25.000 gourdes pour chaque cartel de candidats au Conseil Municipal;

BON A SAVOIR LE GENRE DE GENS Gens est, quant au genre, l‘un des mots les plus capricieux de la langue française. Lorsque Gens est accompagne d‘un adjectif, celui-ci se met au féminin s‘il le précède immédiatement, et au masculin s‘il le suit: Ce sont de méchantes gens Bonnes gens, vous croyez cela !

Des gens âgés, des gens instruits, des gens mal élevés. A ne pas oublier. L‘adjectif ou le participe place en tête du membre de phrase où gens est sujet se met toujours au masculin: Quoique déchus de leurs honneurs et de leur fortune, ces gens paraissent heureux.

Les frais d‘inscriptions aux fonctions législatives sont réduits de 30 pour cent pour toutes candidatures féminines ( art 92 ). Décidément, le sexisme est la contagion la plus rapide de ce gouvernement. Il n‘affecte pas seulement les penchants. Il en devient un mode de fonctionnement.

Avec les locutions: gens de robe, gens d‘Église, gens d‘épée, etc.., les adjectifs seront toujours au masculin:

Instruits par l‘expérience, les vieilles gens sont soupçonneux

De nombreux gens de lettres

Lorsque gens est précède d‘un adjectif des deux genres, on met tous au masculin:

Gens, dans le sens de domestiques ou de personnes d‘un même groupe est toujours du masculin:

Tous les honnêtes gens. Quand au contraire, l‘adjectif qui précède gens est au féminin, on met toutes:

De telles gens sont à plaindre Mais on écrira au masculin:

- 3.000 gourdes pour chaque cartel de candidats au CASEC - 200 gourdes pour chaque cartel de candidats à l‘ASEC

Toutes les vieilles gens On met aussi tous au masculin lorsque gens est suivi d‘une épithète ou de quelque autre mot déterminatif: Tous les gens sensés Tous les gens qui raisonnent Tous les gens de bien

Tous nos gens sont malades.

Journal l’Information (fondé en 1983) Direction : Pierre Robert Auguste Redaction - Garry Augustin - Briol Dorcé - Marc Eudes Pierre - Joinès Clairzius - Wednor Noël - Robens Jean Distribution - Gabely Thély Production - Frantz Freda


Journal d information n 003  
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