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DIRECTION DE L’AGRAL

Février 2010| 3

Sommaire

Mot de l’Agral PAR GUILLAUME

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DORÉ, ÉTUDIANT EN AGRONOMIE ET DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’AGRAL

es consommateurs consciencieux sont de plus en plus préoccupés par les aliments qui se glissent dans leur panier. Cependant, les épiceries ne répondent pas toujours à leurs besoins en matière de diversité, de fraîcheur ou encore de l’environnement (production biologique, locale, etc.). Par conséquent, certains se tournent vers l’agriculture urbaine. Ce phénomène connaît une véritable expansion depuis les dernières années. Ainsi, les toits verts intensifs, les bacs de culture sur balcon et les jardins communautaires sont rendus parties intégrantes du paysage de ville. Saviez-vous qu’uniquement sur le campus, il y a trois jardins communautaires? Nous retrouvons le Jardin biologique de l’Université Laval, le Jardin écologique de Via Agro-écologie et le Jardin des résidences. Ces trois jardins reflètent bien les différents concepts de potager communautaire en général. Le premier offre la possibilité de louer une ou plusieurs parcelles individuelles où tous les jardiniers sont les bienvenus. Le second se classe dans la catégorie des jardins collectifs. Cela signifie que tous les membres doivent mettre la main à la pâte afin de bénéficier d’une partie des récoltes. De plus, le jardin de Via a une vocation pédagogique. C’est un site de démonstration pour jardinage écologique où les membres peuvent profiter des connaissances d’un maître-jardinier à travers diverses chroniques d’informations et présentations sur le terrain. Enfin, le Jardin des résidences consiste en des prêts de parcelles individuelles réservées à un bassin de population, dans ce cas-ci les résidents et employés du campus. La petite histoire du jardin communautaire biologique commence en 1978 grâce à l’initiative d’un étudiant en agronomie. Il est donc un des deux plus vieux jardins communautaires de la ville de Québec. Il regroupe plus de 300 parcelles sur une superficie d’environ un hectare (10 000 m2) où près de 150 jardiniers se côtoient et échangent entre eux. Pour ceux qui ignorent son emplacement, il se trouve au coin de Robert-Bourassa et Quatre-Bourgeois, à l’ouest des terrains de soccer du Peps. L’aspect communautaire de ce jardin est très enrichissant. Plusieurs activités organisées permettent aux jardiniers d’échanger des techniques, des conseils de production et même des idées pour apprêter les fruits récoltés. De plus, la communauté est multiculturelle. Cette diversité permet de découvrir, de voir et de goûter des légumes dont on ignore l’existence! Par ailleurs, c’est présentement le moment idéal afin de vous préparer pour la saison de culture qui approche. Vous pouvez commander des semences dès maintenant de différents semenciers ou encore vous informez lors des séminaires organisés, dont la Fête des semences et de l’agriculture urbaine à l’Envirotron le 7 mars prochain. Consultez la publicité de cette journée dans les pages suivantes. Le site internet de Via Agro-écologie (www.viaagro.fsaa.ulaval.ca) contient aussi des informations et des liens pertinents. Par ailleurs, avis aux intéressés, ce club recherche un responsable pour leur jardin cet été. Enfin, pour les débutants qui ont de l’intérêt et un peu de temps à investir, je vous conseille donc de commencer par une petite superficie la première année et semer des espèces faciles telles que laitue, carotte, courge, concombre, pois, haricot. Vous pourrez éventuellement agrandir votre production les années suivantes et tenter différentes expérimentations. Laissez aller votre imagination en ajoutant des sens au potager : égayez-vous la vue en créant des formes plutôt que des rangs ou encore agencez les couleurs pour créer des effets, épatez votre odorat avec des aromates. Finalement, régalez vos papilles en rehaussant vos plats favoris de fines herbes fraîches!

Édition février 2010 Mot de l’Agral Mot du doyen L’OAQ en lien avec vous, avec les agronomes et avec le public : regard sur 2009! Jean dit… NON! ALIMENTATION Que dire des suppléments en protéines?! Chronique du BEN L’alimentation végétalienne: au-delà des préjugés Cuisinez sur la route *** Stage en agronomie en Nouvelle-Zélande Vie étudiante 101 Les Marie-Nades Chronique hockey Le courrier de la Rousse

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L’Agral Journal des étudiants de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique Pavillon Paul-Comtois 2425 rue de l’Agriculture, Local 0116 Québec (Qc), G1V 0A6 Téléphone : (418) 656-2131 poste 3565 Télécopieur : (418) 656-2610 agral@fsaa.ulaval.ca Directeur général : Guillaume Doré Rédacteur en chef : François Gervais Secrétaire : Véronique Leclerc Chef de pupitre : Francisca Müller Responsable de la mise en page : Jean-François Ouimet Directeur de production : Samuel Simard Révision finale: Charles Bilodeau Page couverture Directeur de la photographie : S. Simard Photographe : L. Brunelle-Hamman Éclairagiste en chef : F. FecteauMcClure Expert en frites maisons : F. Gervais Chef cuisinier : M.-P. Gagnon

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100%


DIRECTION DE LA FSAA

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Mot du doyen PAR JEAN-PAUL

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e ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) procède à tous les deux ans à une enquête téléphonique auprès des diplômés, La Relance à l'université. Cet exercice permet, entre autres, d’évaluer le taux de placement dans les divers programmes universitaires et d’estimer la « satisfaction » des diplômés par rapport aux emplois obtenus. Les résultats de la dernière relance, disponibles depuis peu, montrent qu’encore aujourd’hui les programmes de formation de la FSAA, aux trois cycles, présentent un taux de placement très élevé et que la grande majorité des diplômés considèrent avoir obtenu un emploi dans un domaine directement en lien avec leur formation. Ceci concorde avec les évaluations périodiques de nos programmes qui font ressortir la pertinence sociale de nos formations et qui nous permettent de nous ajuster constamment pour répondre aux besoins du milieu. Avec de tels résultats, on devrait être contents. Nous le sommes, mais il reste une ombre au tableau. Cette année, la FSAA a connu une baisse globale des effectifs étudiants aux 1er et 2e cycles. Heureusement, le nombre d’étudiants au 3e cycle s’est accru. La Faculté n’en est pas à sa première baisse d’effectifs étudiants. Après avoir atteint des effectifs records au milieu des années 80, le nombre d’étudiants a décru par la suite jusqu’au milieu des années 90. Cette baisse survenait avec un marché de l’emploi saturé dans presque tous les secteurs. Les cégépiens hésitaient à poursuivre une formation dans des programmes universitaires qui ne semblaient pas mener à un emploi. Toutefois, « à quelque chose malheur est bon », la pénurie relative d’emplois fut favorable aux études supérieures. Depuis environ 10 ans, le nombre d’étudiants aux trois cycles décroît à nouveau, lentement mais sûrement. Curieusement, ceci se produit dans une période favorable pour les emplois dans nos secteurs. Comme « malheur n’arrive jamais seul » (on aime bien les proverbes!), la décroissance des étudiants au 1er cycle combinée à un excellent taux de placement pour les diplômés résulte en une difficulté de recruter aux études supérieures. Pourtant, la recherche se porte très bien à la Faculté. Les besoins de nos secteurs sont toujours aussi grands et diversifiés. Les problématiques à l’étude par nos chercheurs sont d’une grande pertinence socioéconomique. Nous avons un appui très fort de nos partenaires industriels qui financent plus de 30 % de nos efforts de recherche. Et malgré cela, les candidats aux études de 2e et 3e cycles se font rares. Cherchez l’erreur!

LAFOREST, DOYEN DE LA FSAA ET GUY ALLARD, VICE-DOYEN AUX ÉTUDES

On pourrait percevoir la décroissance des effectifs étudiants à la Faculté comme un avantage. On se retrouve avec de plus petites classes. Il est plus facile de faire connaissance avec tout le monde. On reste assuré d’obtenir un excellent emploi en fin de parcours, sans compétition. Ceci est vrai, mais deux conséquences néfastes majeures viennent ternir ce portrait. Premièrement, le manque de relève dans tous les secteurs couverts par la Faculté est déjà à nos portes. Les études du MELS et de l’Office des professions montrent qu’à partir de 2013-2014, plusieurs des professions auxquelles ont accès les diplômés de la FSAA commenceront à manquer de professionnels. Ces mêmes études montrent que l’immigration ne sera pas en mesure de compenser ce manque à gagner. Notre société se dirige donc probablement vers une pénurie d’agronomes, d’ingénieurs agroalimentaires, de chimistes des aliments et de nutritionnistes, et aussi des experts en sciences de la consommation (comme il n’y a pas d’ordre professionnel dans ce secteur, il n’a pas fait l’objet d’étude par l’Office des professions). Deuxièmement, les revenus de la Faculté sont directement reliés aux effectifs étudiants. Plus de 80 % de notre budget provient directement du MELS, et se calcule par EEETP (effectifs étudiants en équivalence au temps plein). Les droits de scolarité comptent pour environ 12 % des revenus qui sont aussi directement reliés au nombre d’étudiants. C’est un peu dérangeant de parler finances dans le cadre d’une cause aussi noble que l’éducation universitaire. Il n’en reste pas moins qu’ici comme ailleurs, l’argent, c’est le nerf de la guerre… comme on dit! Une baisse des revenus, ça se traduit aussi, éventuellement, par une réduction du nombre de professeurs et employés de soutien, une moins grande variété de cours offerts, des équipements de laboratoires un peu usés et bien d’autres. Voilà pourquoi le mot d’ordre, autant à l’Université Laval qu’à la Faculté, est RECRUTEMENT. Le recrutement c’est l’affaire de tous les membres de la FSAA, incluant les étudiants. En effet, la contribution des étudiants et des diplômés, ne serait-ce qu’en devenant des ambassadeurs engagés et actifs de vos programmes, dans votre milieu, deviendra essentielle au maintien de vos secteurs professionnels dans notre société et permettra à votre alma mater de continuer à offrir une formation de haute qualité, adaptée aux besoins du milieu.


ORDRE PROFESSIONNEL

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L’OAQ en lien avec vous, avec les agronomes et avec le public : regard sur 2009!

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es agronomes sont présents dans toutes les régions du Québec : des hommes et des femmes de talent dont l’expertise est requise dans de multiples champs d’activité. Des professionnels dont les domaines d’intervention reflètent la diversité des passions qui les animent. Au Québec, quelque 3 300 agronomes sont membres de l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ). En 2009, 141 nouveaux agronomes ont été admis au sein d’une profession qui ne cesse de se renouveler!

l’OAQ à l’obtention et à l’organisation du 5e congrès de l’Association mondiale des agronomes (AMIA) qui se tiendra à Québec en septembre 2012. L’OAQ, en lien avec les futurs agronomes. Plusieurs employés de la permanence de l’OAQ ainsi que des agronomes bénévoles participent à chaque année à des activités de rencontre et de préparation des futurs agronomes. Encore en 2009, des visites ont été effectuées afin de rencontrer les étudiants des deux facultés d’agronomie de la province à différents stades de leur formation (entre autres, pour présenter la présidence de l’OAQ et faire la revue du code de déontologie et de l’examen d’admission à l’OAQ), d’organiser des activités avec les associations étudiantes, telles qu’Agronome d’un jour, et de rencontrer des personnes immigrantes désirant faire partie de l’OAQ. Sans oublier la mise à jour des sept modules du Mémento de l’agronome du Québec, créé spécifiquement pour appuyer la préparation des candidats à l’examen d’admission de l’Ordre. L’OAQ, en lien avec le public et avec les clients des agronomes. Encore cette année, l’OAQ a assuré sa présence au 75e Salon de l’agriculture (Saint-Hyacinthe) et à la SAAC (Québec), où ont lieu des rencontres constructives avec les membres du public ainsi qu’avec les clients des agronomes, qu’ils soient producteurs agricoles ou qu’il s’agisse de municipalités, d’entreprises privées ou d’autres. Ces activités permettent notamment de démystifier le rôle des ordres professionnels et de clarifier le mandat de l’OAQ ainsi que le travail des agronomes.

L’OAQ, en lien avec tous les agronomes d’ici. En tant qu’étudiantes et étudiants de la FSAA de l’Université Laval, vous connaissez déjà le bulletin des agronomes du Québec, l’AgroNouvelles. L’OAQ possède plusieurs autres outils de communication pour rester en lien avec les agronomes, comme son site Web (www.oaq.qc.ca) et son bulletin électronique. De plus, l’OAQ annonce régulièrement des offres d’emploi pour les agronomes, des activités de formation continue ainsi que les infolettres des sections régionales.

L’OAQ, associé au développement professionnel des agronomes. Au cours de l’année 2009, plus de 50 activités de formation continue, dont plusieurs initiées par des partenaires, ont été accréditées par l’OAQ et offertes aux agronomes. Les activités de formation Le Code de déontologie des agronomes et La prestation de services professionnels en agronomie : du contrat à la facturation sont offertes annuellement par les formateurs de l’OAQ. Des activités de formation plus spécifiques ont aussi été offertes en 2009, dont Comment faire du PAEF un outil agronomique intéressant?, Actes agronomiques en aménagement des sols, la formation sur les stratégies de réduction des pesticides sur les terrains de golf et la journée sur les outils de la caractérisation des effluents d'élevage d’animaux (en collaboration avec plusieurs partenaires). D’autres activités de formations peuvent être présentées sous forme de congrès ou de colloque, comme celui portant sur l’agriculture biologique (congrès annuel de l’Ordre de juin 2009) et celui portant sur les OGM, qui s’est tenu en novembre dernier.

L’OAQ, en lien avec les agronomes à l’extérieur du Québec. L’OAQ est en plein travail dans plusieurs dossiers nationaux et internationaux, dont celui de la mobilité de la maind’œuvre en agronomie sur le plan pancanadien et celui entre la France et le Québec. N’oublions pas la participation majeure de

La cotisation annuelle versée par les agronomes à l’OAQ pour renouveler leur permis d’exercice représente environ 82 % de l’ensemble des revenus. Elle sert surtout à permettre à l’OAQ de s’acquitter de son mandat légal, mais aussi d’assurer ses activités de communication et de valorisation de la profession ainsi que de développement de la profession.


ÉDITORIAL

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Jean dit… NON! PAR FRANÇOIS

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assant le seuil de la porte, Jean se retrouva soudain exposé au froid mordant et aux questions incisives des journalistes qui semblaient tous prêts à le dévorer. S’en suivit une période de questions informelle, mais obligatoire où chaque partie tentait désespérément de prendre verbalement le dessus sur l’autre à grand renfort de questions pointues et directes ou de réponses évasives et répétitives à souhait, dépendamment de ce que c’était la petite foule ou l’homme seul qui répliquait. Au final, tous s’écœurant devant l’obstination de Jean, lui le premier d’ailleurs, à ne point changer d’un iota ses réparties, ils le laissèrent se frayer un chemin à travers l’attroupement maugréant et insatisfait qu’ils constituaient et qui jeta éparses d’autres questions qui ne furent évidemment pas relevées. Posant le pied dans la voiture noire qui démarra dans l’instant où la portière claquait, il soupira d’aise en conservant cependant un pli soucieux au-dessus de ses sourcils froncés. -Pas chaud, hein? lança-t-il en guise d’introduction à son chauffeur. -Oh! non, la météo annonçait un petit -20 °C tôt ce matin, puis ils se sont excusés et ont révisé à la baisse : -33 °C et sans facteur vent encore. -Eh bien!… C’est pas peu dire. Mais ce n’est pas dire beaucoup non plus, pensa Jean. -Vous savez, l’exemple paraît banal quand on y pense, mais cette petite excuse de rien, au fond, dénote… Le chauffeur se gratta la joue un instant et envoya un sourire ironique à Jean via son rétroviseur. En réponse, il soupira et se cala davantage dans son siège. -Dénote, dis-je, du respect : « Voilà, nous nous sommes trompés, nous nous en excusons et corrigeons notre erreur. » L’idée, avouez-le, n’est pas si saugrenue. -Non, effectivement, répondit Jean en regardant le plafonnier. -On pourrait croire qu’une telle chose est commune, simple, admise de tous parce qu’elle ne fait que montrer à tous les intervenants, et dans le cas banal de la météo on ne parle que des spectateurs et de la présentatrice – charmante d’ailleurs – , à tous, donc, que personne ne tente de tromper, ou de duper qui que ce soit. Cette erreur admise en toute honnêteté est une preuve de plus, s’il en

GERVAIS, ÉTUDIANT EN AGRONOMIE ET RÉDACTEUR EN CHEF DE L’AGRAL

faut, que chaque partie demeure dans le respect de l’autre et que la relation peut perdurer sur la base d’une confiance mutuelle dans la probité de l’autre. N’est-ce pas? -Oui, effectivement, affirma Jean en se curant l’ongle de l’index. -Sauf si… -…sauf si quoi, soupira Jean qui devinait qu’on souhaitait sa participation active à la discussion. -Sauf si, évidemment, et loin de moi l’idée que cela soit effectivement le cas, sauf si on a quelque chose à cacher. Supposons, et nous sommes là dans un exercice purement rhétorique, je tiens à le souligner, supposons que dans une certaine relation de confiance, tout à coup, sans préavis, pour une raison ou une autre, l’une des deux parties décide de ne plus collaborer avec l’autre. Prenons l’exemple d’un journal, il secoua un exemplaire du Soleil traînant sur le siège passager, qui reçoit un texte…mais ne le publie pas. L’auteur se demande alors pourquoi diable ce qu’il a écrit n’est point dans la parution suivante, il pose quelques questions et découvre alors que son texte s’est simplement perdu dans le fatras de courriels et de textes reçus à la rédaction. On s’excuse et lui promet une belle place dans la prochaine édition, si le texte est encore pertinent : vous savez bien qu’avec tous ces scandales et ces catastrophes, l’actualité change vite. Jean grogna sourdement en jouant distraitement avec le cendrier. -Oh! J’ai mieux : prenons l’exemple d’un enfant gourmand qu’on soupçonne de piger dans la boîte de biscuit au chocolat et qui, lorsqu’on lui demande de montrer ses mains – pour faire patte blanche en quelque sorte –, s’offusque et refuse net. C’est là, à tout le moins on le croit, une preuve que ses petites paluches sont noircies de morceaux de biscuit. Et qu’il est donc coupable, mais n’ose l’avouer. Jean ne répondit pas, il fixa froidement le chauffeur par son rétroviseur, puis contempla avec une attention soutenue la forêt monotone bordant l’autoroute Félix-Leclerc. -Mais bon, on parle pour parler. Un sourire sardonique se dessina sur le visage du chauffeur et y demeura tout au long du trajet restant. À destination, dès qu’il finissait de refermer la portière derrière lui, la première chose que répondait Jean à la première question qu’une autre escouade de journaliste lui posait c’était : « Non, il n’y aura pas de commission d’enquête publique sur la construction. »


ALIMENTATION

10 | Le journal l’Agral

Que dire des suppléments en protéines?! PAR AMÉLIE

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ans bien des domaines, on cherche à atteindre la perfection. Chez les sportifs, leur esprit compétitif rend cette optique encore plus intense. Tous cherchent à performer et à se surpasser. Je ne parle pas seulement des grands athlètes, mais aussi de l’étudiant qui s’entraîne deux ou trois fois par semaine. Ce qui me désole c’est que, trop souvent, tous les moyens sont bons pour arriver à leur fin. Cela même si leur santé peut être en jeu. Bien des compagnies de suppléments ont compris ce besoin de perfection. Ils offrent maintenant au grand public une multitude de suppléments qu’ils vantent comme « nécessaires » et « extraordinaires » pour la performance sportive. Mon but, ici, est de vous amener à réfléchir en discutant de points de vue qui vous seront peut-être nouveaux. De cette façon, peut-être penserez-vous à cet article lors de votre prochaine visite chez le détaillant Popeye’s et modifierez vos intentions. En effet, sans vraiment connaître les produits vous vous exposez à des risques qui, en plus, seront sans doute en vain. Ces risques ne se présentent pas dans l’alimentation. Commençons par souligner qu’en nutrition sportive, un plan d’alimentation ne peut pas être précisément circonscrit. Au contraire, chaque individu aura sa situation particulière : certaines recommandations seront nécessaires pour un et complètement contre-indiquées pour l’autre. Donc, sans trop embarquer dans les particularités du régime d’un athlète, examinons un peu ce qui est réellement nécessaire à un entraînement efficace lorsqu’on ne s’entraîne pas pour devenir Monsieur Univers ou pour faire les Jeux olympiques ! Focus sur les glucides Dans le corps, les cellules utilisent le glucose comme principal carburant. Imaginez que pour arriver au bout d’un entraînement intense, notre niveau d’énergie - de glucose - du corps doit être optimal. En fait, le glucose est une importante composante des séquences de monosaccharides que sont les glucides. Ceux-ci se retrouvent notamment dans les fruits, les produits laitiers, les produits céréaliers et les produits transformés. Lorsqu’on consomme un aliment riche en glucides, l’intestin se charge de le dégrader et d’en retirer, entre autres, les molécules de glucose. Une fois absorbé, le glucose se rend au foie où il sera, en bonne partie, emmagasiné sous forme de glycogène. Les muscles aussi en emmagasineront une certaine quantité. Lors d’un entraînement, ce sont ces réserves d’énergie (de glycogène), facilement utilisables, qui sont épuisées en premier. Plus ou moins rapidement, dépendamment de nos réserves, le corps doit donc se tourner vers une

SAMSON, ÉTUDIANTE EN NUTRITION

seconde source d’énergie : les lipides. Déjà ici, le processus est beaucoup plus long. Tel qu’on le comprend, les protéines ne sont qu’ultimement utilisées. La prise de suppléments protéinés ayant comme objectif une augmentation de l’énergie ne me semble pas être justifiée ni prioritaire. Cela dit, soulignons le fait, qu’au besoin, les protéines alimentaires peuvent être utilisées par le corps afin de synthétiser du glucose. En effet, arrivées à la bordure en brosse de l’intestin grêle, les protéines se retrouvent décomposées en dipeptides et en tripeptides. Ceux-ci peuvent ensuite être absorbés et, à leur tour, être décomposés en acides aminés. C’est à partir de ceux-ci, l’alanine majoritairement, que le foie peut synthétiser le glucose. Étant donné le nombre d’étapes impliquées, on peut supposer qu’une importante quantité d’énergie sera utilisée pour la synthèse du glucose à partir des acides aminés. Bref, non seulement ce processus n’est pas efficace, mais, à long terme, il saura avoir des effets néfastes sur les organes impliqués plus ou moins directement à cette synthèse si une trop grande quantité de protéines est en circulation. Parlons notamment du foie, du cœur et des reins qui auront une surcharge de travail inutile. Plus de protéines, toujours plus ! Une idéologie est partagée par la majorité des hommes, et par certaines femmes : les protéines assurent une masse musculaire plus importante. Sans leur donner tort, j’aimerais que l’on recommence du début et vous poser quelques questions. Le muscle est composé de longues cellules musculaires - appelées myocytes - disposées parallèlement les unes aux autres. Celles-ci sont composées d’environ 15 sortes de protéines desquelles les proportions varient selon l’importance de leur fonction. Lorsqu’un entraînement en force est suivi, les myocytes sont très sollicitées et doivent s’adapter à la nouvelle demande. Pour y arriver, on entend souvent dire qu’il s’agit de microblessures aux muscles qui, une fois réparées, les rend plus forts. En fait, sans que l’affirmation soit complètement fausse, c’est tout simplement par une augmentation de l’utilisation qu’il y a une synthèse accrue de protéines musculaires. Plus il y a de protéines, plus cela permet un volume important des myocytes. Donc, il y a effectivement une augmentation du besoin en acides aminéspermettant de reconstituer les protéines nécessaires dans un muscle entraîné. Pour ceux à qui cet argument suffit pour consommer des suppléments en protéines, je vous poserais quelques questions : quelle quantité avez-vous réellement (Suite page 11)


ALIMENTATION

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(Suite de la page 10)

besoin pour assumer cette augmentation de masse musculaire? Qu’est-ce qui vous dit que votre alimentation ne peut pas vous les fournir ? Est-ce qu’on peut vraiment parler d’une corrélation parfaite : plus je prends de protéines, plus mes muscles grossissent ? Si la masse musculaire augmente, les muscles sont-ils réellement plus forts et endurants? Sachez qu’un athlète - ce implique beaucoup plus que trois entraînements par semaine - qui pratique la musculation aura besoin d’un maximum de 1,8g de protéines par kilogramme de masse par jour. En moyenne, un homme pèse 80 kg. L’athlète pourrait donc avoir besoin d’environ 130-140g de protéines dans sa journée pour couvrir ses besoins. Maintenant, regardez manger un athlète : pensez-vous qu’une salade sur l’heure du dîner lui suffit? Bien sûr que non. Non seulement ses besoins augmentent, mais son apport va également augmenter. En mangeant une portion de viande au dîner et au souper, en buvant du lait ou en mangeant du fromage ou du yogourt à chacun des repas et en consommant des produits à grains entiers à au moins deux des repas, son apport en protéines est pratiquement comblé. N’oublions pas les collations (essentielles) qui viendront compléter l’apport. Ensuite, il importe de se rappeler que les muscles ont une limite physiologique et qu’ils ne pourront pas prendre de l’expansion indéfiniment. Aussi, n’oublions pas que chaque personne est différente. Malheureusement, plusieurs se rendent malade à essayer de ressembler à son voisin sans jamais y parvenir puisque son corps n’était simplement pas « programmé » pour cela. Aussi, disons-le, les muscles qui augmentent de volume NATURELLEMENT seront bien plus forts. En augmentant leur vo-

lume, ils ont plus de réserves et s’épuisent beaucoup moins facilement et ils ont plusieurs nouveaux points de contact disponibles pour une contraction optimale. Pourquoi le vrai entraînement vaut mieux que les suppléments? Afin de conserver sa nouvelle force, il importe de continuer l’entraînement. Comment mieux conserver cette habitude que si tout l’environnement externe à la salle d’entraînement a une base solide; je ne parle pas ici de se faire un lait fouetté aromatisé à la poudre de protéines… Après l’entraînement Sans trop vouloir souligner tous les détails, il importe de respecter au moins deux choses importantes après un entraînement. Premièrement, continuer de très Exemples de collations riches en glucides et en bien s’hydrater. protéines: Deuxièmement, • 500 ml de lait au chocolat prendre une col- • noix et fruits séchés lation riche en • un yogourt et un fruit glucides et en • un craquelin, du fromage et des légumes protéines. • une barre de céréales (suggestion : miel et noix ☺) • un sandwich au beurre d’arachides Je vous rappelle qu’il ne s’agissait que d’un bref survol de la base. Certaines personnes auraient un grand intérêt à rencontrer un entraîneur personnel. Celui-ci pourrait vous expliquer le fonctionnement de la surcharge lors d’un entraînement et vous enseigner plusieurs exercices rattachés. Aussi, les nutritionnistes sont là pour vous guider dans vos choix alimentaires afin de satisfaire vos besoins individuels, ne les oubliez pas… Note: sources de cet article disponibles sur demande à l’Agral

Chronique du BEN PAR JESSIKA

ROY ET MARIKA BEAULÉ, ÉTUDIANTES EN NUTRITION

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es produits laitiers sont de bonnes sources de vitamine D et de calcium. Ce dernier aide à la formation des os et des dents. Et mine de rien, ces deux vont de pair, car la vitamine D aide à l’absorption du calcium et c’est presque uniquement dans les produits laitiers qu’ils sont agencés. À ce sujet, pour ne pas ajouter de lipides saturés et de calories superflues à votre quotidien, choisissez des substituts de lait faibles en matières grasses (m.g.). Par exemple, des fromages à 15-20 % de m.g. et des yogourts à 2 % ou moins de m.g. Côté pratique, pour ceux qui n’aiment pas le goût du lait : ajoutez-y un peu de lait au chocolat, inventez des variétés de lait frappé aux fruits, ou encore, découvrez le goût du lait de soya. Rappelezvous, ce ne sont pas tous les produits laitiers qui sont enrichis de vitamine D, alors jetez un coup d’œil à la fiche de valeur nutritive! En plus de contribuer à la réduction du risque d’ostéoporose, les produits laitiers sont une bonne source de

protéines et de glucides pour régénérer les protéines musculaires, particulièrement après un entraînement. Une question souvent posée par la population : le fromage cause-t-il la constipation? Cette pensée persistante mérite d’être dénoncée puisqu’il n’y aurait pas de résultats démontrant un lien entre la consommation de fromages et la constipation. Aucun aliment en soi ne cause la constipation. Elle serait davantage liée aux habitudes de vie et à certains médicaments. Sans doute vous êtes-vous déjà fait recommander d’éviter la consommation de lait lorsque vous étiez enrhumé? Cette croyance a toujours été controversée. Malgré les études qui ne révèlent aucune augmentation de la production de mucus causée par le lait, certains persistent à dire qu’il serait à éviter à cause de la présence des gras saturés. Effectivement, il est préférable de consommer du lait écrémé, car les gras saturés ne favorisent pas une bonne immunité. Les réactions inflammatoires que provoque le rhume reposent sur le ratio de gras saturés/gras insaturés. Toutefois, le lait facilite la déglutition en réduisant la douleur associée au mal de gorge.


ALIMENTATON

12 | Le journal l’Agral

L'alimentation végétalienne: au-delà des préjugés PAR GEOFFROY MÉNARD, ÉTUDIANT EN AGROÉCONOMIE

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e végétalisme a eu une exposition médiatique inhabituelle récemment avec les sorties de Georges Laraque promouvant le film Earthling et, par la bande, le régime anti-viande. Des animateurs de radio peu recommandables en entrevue avec le hockeyeur ont insinué qu'un tel régime devrait être inadéquat pour un athlète, puis ils ont profité de son départ des ondes pour se moquer de lui et de sa compassion pour les autres animaux1. Un tel traitement ne trahit pas seulement la médiocrité de ladite radio et l'ignorance de ses animateurs, mais aussi des préjugés populaires, probablement répandus, envers ceux qui s'abstiennent de manger des animaux. En effet, on dirait que dans certains folklores, les végétariens sont des treehuggers rachitiques et anémiques mettant leur santé à risque pour suivre la mode ou par une anormale pitié anthropomorphiste pour les « ti z’animaux »...

coronariennes, de plusieurs cancers, d'obésité, d'hypertension et de plusieurs formes d'arthrite, ainsi que du diabète, de calculs biliaires, de maladies rénales et du colon3. Les nutriments à risque Les vitamine B12 et D, le calcium, le fer et le zinc et les protéines sont les nutriments à surveiller pour les végétariens. Les régimes OLV devraient être adéquats pour toutes les vitamines, mais les régimes végétaliens manquent probablement de vitamines B12 et D, à moins que des aliments fortifiés ne soient utilisés3. Évaluons un par un les risques reliés à chacun de ces nutriments.

Selon Santé Canada, « à partir des données disponibles, rien ne justifie une recommandation spécifique à l’égard des protéines chez les végétariens qui consomment des mélanges complémenMode et pitié ou santé et taires de protéines végétales puisque environnement? de tels mélanges peuvent avoir une En fait, si la prise de conscience environnequalité équivalente à celle des protéimentale, la croissance du marché biologique nes animales6. » En fait, on pourrait et autres tendances « granolas » peuvent s'inquiéter d'une insuffisance protéinous donner l'impression que le végétarisme que dans un régime végétarien à cause est de plus en plus répandu, il ne semble pas de la quantité et la qualité de ses proy avoir de statistiques disponibles pour le téines. D'abord, à poids égal, les subsdémontrer, du moins au Canada. Les statistitituts de viande (légumineuses et ques états-uniennes, elles, suggèrent que la noix) sont moins concentrés en proproportion de végétariens dans la population téines. Ensuite, les protéines végétales se maintient à un niveau stable2. sont généralement incomplètes : elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels en proportion suffiDes préoccupations pour la santé, la religion, sante pour assurer la synthèse de prol'éthique, l'économie ou l'environnement GRAINES DE QUINOA téines de l'humain. D'autre part, les peuvent inciter des omnivores à abandonner protéines végétales sont généralement légèrement moins digestila consommation de viande. Bien que la santé soit probablebles que les protéines animales. ment le motif majoritaire pour le choix végétarien, les considérations éthiques ont probablement donné davantage de visibilité La vitamine B12 n'est pas synthétisée par les animaux ni les à cette approche alimentaire3. Par exemple, en 2006, un rapport de la FAO dénonçait l'élevage comme un des premiers responplantes, mais par des bactéries. Les animaux contiennent de la sables des problèmes environnementaux mondiaux4. vitamine B12 parce qu'ils ingèrent des organismes qui en contiennent ou parce qu'ils absorbent celle produite par leurs Les deux variantes les plus répandues de ce régime sont l'ovobactéries intestinales. Les régimes basés exclusivement sur des lacto-végétarien (OLV), qui implique la consommation régulière produits végétaux sont probablement dépourvus de cette vitad'oeufs et de produits laitiers, et le végétalien (vegan en anglais), mine. La vitamine B12 est bien recyclée dans l'organisme, c'est qui est un régime exclusivement végétal. Il y a de nombreux pourquoi l'apport quotidien recommandé est très bas. Même si avantages pour la santé à adopter un régime végétarien, ou du les symptômes de carences sont rarement observés, le taux de moins remplacer la viande par des « substituts » végétaux. Une vitamine B12 dans le plasma sanguin est généralement plus faidiète végétarienne sera plus élevée en fibres, en folates, en vitable chez les végétariens que dans la population omnivore. Il est mines antioxydantes. Leur proportion calorique provenant de probable que des végétaliens qui ne prennent aucun supplément glucides complexes est supérieure et celle provenant des lipides développent à long terme une carence en vitamine B12 3. inférieure aux régimes incluant la viande. Des études suggèrent (Suite page 13) que les végétariens seraient moins enclins à souffrir de maladies


ALIMENTATION (Suite de la page 12)

La vitamine D n'est pas un élément nutritif essentiel, c'est-àdire qu'elle peut être synthétisée par l'organisme. Cependant, cette production n'est pas toujours adéquate ou suffisante, de sorte qu'un apport important par l'alimentation peut être nécessaire. La plupart des sources de vitamine D dans les aliments sont d'origine synthétique, car cette vitamine a une distribution très limitée dans la nature : elle est surtout présente dans les gras de poisson et les œufs de poules dont l'alimentation comporte de la vitamine D. Un apport régulier de vitamine D dans l'alimentation devrait être vu comme une bonne assurance pour la plupart des gens. Les produits laitiers fortifiés constituent la plus importante source alimentaire de vitamine D. Les végétaliens auraient donc avantage à consommer des substituts fortifiés, par exemple le lait de soya fortifié3. Dans la population en général, 50 % de l'apport de fer provient des céréales, contre 12 % provenant des viandes. L'inquiétude en ce qui concerne la carence en fer des végétariens est basée non pas sur le contenu en fer du régime, mais plutôt sur la mauvaise biodisponibilité du fer en provenance des aliments végétaux. Approximativement 40 % du fer de la viande est sous forme d'hème, qui est mieux absorbé que la forme de fer que l'on retrouve dans les végétaux. C'est pourquoi il a été suggéré que les végétariens sont plus à risque de développer une carence en fer3. L'absorption du fer présent dans l'alimentation peut être inhibée jusqu'à 90 % par la présence de phytates, davantage présents dans les céréales entières. L'apport alimentaire en zinc n'est que légèrement inférieur dans un régime végétarien. Cependant, sa faible biodisponibilité a une certaine importance dans le risque de carence3. Environ 700 mg de calcium entrent et sortent des os quotidiennement, donnant à l'ossature l'habileté de réparer les dommages causés par le stress quotidien auquel elle est exposée. Les reins filtrent environ 8 g de calcium par jour, dont environ 98 % est réabsorbé. L'excrétion urinaire et fécale du calcium compte pour une partie importante de la balance de calcium, de telle sorte que l’absorption nette de calcium peut correspondre à entre 5 et 10 % de l'apport alimentaire. Chez les végétariens, la faible consommation de protéines animales (surtout quand elles sont remplacées par des légumineuses) et la plus grande consommation de potassium peut aider à réduire les pertes de calcium3. Toutefois, il va sans dire qu'un régime dépourvu de produits laitiers a un apport alimentaire de calcium beaucoup plus faible, ce nutriment est donc à surveiller. Comment les végétariens évitent-ils les carences Un omnivore qui se convertit au végétarisme ne doit pas se contenter de ne pas manger de viande. Il doit inclure à son alimentation une variété d'aliments végétaux nutritifs : céréales complètes, légumineuses, noix et graines. Les végétaliens ne peuvent pas se contenter de consommer la même quantité de protéines brute que les omnivores, car les protéines végétales sont moins bien assimilées que les protéines

Février 2010| 13 animales. Il faudra donc en manger un peu plus, pour compenser la moindre qualité par une plus grande quantité, et ils doivent s'assurer d'une diversité suffisante en acides aminés essentiels en mangeant suffisamment de céréales et de légumineuses7. Le soya devrait avoir une place de choix dans le régime végétarien. Sa teneur en protéines est la plus élevée des légumineuses et sa qualité protéique une des meilleures du monde végétal. D'autres aliments moins communs comme le sarrasin, le chanvre et le quinoa sont également intéressants pour leur contenu protéique. Pour combler leurs besoins en fer et en zinc, les végétariens devraient consommer des grains entiers parce qu'ils en contiennent davantage; leur absorption est d'ailleurs supérieure dans les produits fermentés (pain, miso, tempeh) et germés. La présence de vitamine C et l'acide citrique peuvent favoriser l'absorption de fer et de zinc dans un repas, ce qui peut compenser l'effet des phytates3. Les végétariens ont donc intérêt à inclure une source de vitamine C à leurs repas. Enfin, si le végétarien prend des suppléments de calcium, ils doivent être pris entre les repas pour qu'ils n'interfèrent pas GRAINES DE SOYA avec l'absorption du fer. Il serait important pour les végétaliens, et sécuritaire pour les végétariens, de consommer régulièrement des aliments fortifiés ou des suppléments de vitamines B12 et D étant donné leur faible présence dans les aliments végétaux. La levure alimentaire, si cultivée sur un substrat riche en vitamine B12, est une excellente source de B12 active3. Les aliments fortifiés (jus de fruits, céréales, boisson de soya) peuvent contribuer à combler les besoins de calcium. Le calcium des aliments végétaux est généralement mieux absorbé que le calcium du lait, les habitudes suivantes peuvent donc contribuer à atteindre une bonne balance de calcium : consommer beaucoup de fruits et légumes, remplacer les protéines animales par les légumineuses et en consommer suffisamment, réduire sa consommation de sodium, consommer de bonnes sources de vitamine D. Conclusion Le végétarisme est souvent perçu comme une attitude limitative. Or, la dernière étude de Statistique Canada sur les habitudes alimentaires des Canadiens indique que les Canadiens mangent en général trop peu de légumes, trop de « viandes et substituts » (aucune distinction n'est faite entre les deux dans l'étude) et pas assez de produits céréaliers, par rapport aux recommandations du Guide. De plus, « l’apport en lipides [est] excessif pour une grande part de la population8 ». Par ailleurs, ce n'est pas pour rien que le guide alimentaire canadien recommande de « consommer souvent des substituts de la viande comme des légumineuses ou du tofu9. » La consommation de légumineuses, de grains entiers, de noix et de graines est plutôt marginale chez (Suite page 14)


ALIMENTATION

14 | Le journal l’Agral

Cuisinez sur la route PAR JESSY

A

vez-vous déjà essayé des hot-dog à la soupe aux pois et aux tortillons flambés à la torche, du pis de cerf à la crème ou encore un braisé d’estomac et d’aileron de requin? Eh bien, c’est ce que le chef Martin Picard et son souschef Hugues Dufour nous proposent dans la deuxième saison de Martin sur la route, diffusée sur les ondes de Radio-Canada dans le temps des fêtes 2009. Martin sur la route est sans aucun doute l’émission de cuisine la plus originale et la plus créative que je connaisse. Le succès de cette émission est lié à plusieurs paramètres qui sortent de l’ordinaire. Le citadin aimant le comfort food peut désormais aller se rhabiller avec des chasseurs-cueilleurs fantaisistes de la trempe de nos deux chefs. Tout d’abord, je dois admettre que la quête des aliments frais des quatre coins du Québec et des Maritimes avec un Dodge Ram et une cuisinière au gaz dans la boîte est tout à fait inusitée et farfelue. Accompagnés généralement d’un guide, ils sont en mesure de chasser ou de pêcher la pièce maîtresse dont ils ont besoin pour leurs recettes dans l’environnement qui les entourent. Aucun gaspille ne fera partie de leur cuisine réinventée, car ils explorent une multitude de combinaisons qui sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Les ressources alimentaires utilisées sont valorisées au maximum pour l’élaboration de plusieurs recettes saugrenues. Par exemple, s’ils cuisinent un lapin arctique dans le Grand Nord, ils prendront de la neige à l’instar de l’eau pour le bouil(Suite de la page 13)

les consommateurs de viande. Les végétariens pourraient renvoyer la balle, et poser la question suivante : l'alimentation mainstream ne serait-elle pas un peu trop limitative quand on pense à tous ces aliments boudés, pourtant intéressants d'un point de vue nutritionnel? Références 1 www.radioego.com/ego/listen/3933 2 Bérubé, S. Le nombre de végétariens stagne. La Presse, 16 février 2009. 3 Messina, Virginia K., Reed Mangels, Mark J. Messina. 2004.The dietitian's guide to vegetarian diets : issues and

CARON, ÉTUDIANT EN AGRONOMIE

lon. On peut donc entrevoir ici une conscience écologique dans la valorisation des ressources locales. Une autre facette intéressante de leur style gastronomique se fait par la présentation du plat. D’un coup d’œil, nous pouvons facilement deviner le gibier cuisiné. À titre d’exemple, le cerf cuisiné fut reconstitué sur une planche et déposé sur le bord de la route afin de redorer l’image-choc du cerf de Virginie frappé par un char. L’ingéniosité et la créativité sont au rendez-vous pour tous les plats cuisinés. Pour fumer de l’anguille de la rivière Ouelle, ils ont participé à l’élaboration d’un fumoir dans la boîte du pick-up avec une pellicule plastique de type Saran Wrap. Et que dire de la disco-bécasse? La majorité des recettes et des techniques employées dans cette émission m’ont particulièrement fait sourire.

Que ce soit pour votre curiosité ou pour votre souper, je vous invite à aller voir les recettes qui sont désormais accessibles en version électronique, et non seulement par le biais des émissions télévisées, à l’adresse suivante : www.radio-canada.ca. Lors de votre passage dans la métropole, profitez-en pour aller essayer un plat réinventé à son légendaire restaurant Au pied de cochon ou à sa cabane à sucre de Mirabel. applications. Jones and Bartlett, Sudbury, USA. 587 p. FAO. 2006. Livestock's Long Shadow: environmental issues and options. 5 Fraser, G.E. 2003. Diet, life expectancy, and chronic disease: studies of seventh-day adventists and other vegetarians. Oxford University Press, New York, É.-U. 6 Santé Canada. 2006. Apports nutritionnels de référence. 7 André, Jacqueline. 1986. Végétarisme et santé. Editions Nauwelaerts, Bruxelles, Belgique. 226 p. 8 Garriguet, D. 2007. Les habitudes alimentaires des Canadiens . Statistique Canada, Division de la statistique de la santé. 9 Santé Canada. 2007. Bien manger avec le Guide Alimentaire Canadien. 4


Subventions offertes par l’AGÉTAAC à la session d’automne 2009 Comité, club ou association

Projet

Montant accordé

ADÉEN et BEN

Cocktail d’ouverture du mois de la nutrition

250 $

Club d’Expertise

Compétitions et banquet

500 $

Club Zoo

Voyage aux États-Unis

200 $

Comité des finissants

Mosaïque

2850 $

Ultrac

Compétition de mini tracteurs de tir

800 $

Pour les subventions de la session d’hiver 2010, veuillez noter que la date limite pour présenter une demande est le vendredi précédant la semaine de lecture, le 16 février, 16h00. Les formulaires sont disponibles au local de l’AGÉTAAC, le CMT-0110.

Mille excuses! Lors du dernier montage de votre journal multifacultaire préféré, nous avons égaré le texte de Marie-Ève Pelletier Marion, du Comité de placement en agriculture, alimentation et consommation (CPAAC) qui devait vous entretenir de la Journée Carrière qui a eu lieu le 26 janvier 2010. Inutile maintenant de le reproduire dans nos pages, puisque l’évènement a déjà eu lieu. Nous tenons simplement à nous excuser de cette malencontreuse erreur. L’équipe de l’Agral


EXPÉRIENCE DE VIE

18 | Le journal l’Agral

Stage en agronomie en Nouvelle-Zélande PAR PHILIPPE

DUVAL-BAILLARGEON, ÉTUDIANT EN AGRONOMIE

l’été 2007, je partais pour la Nouvelle-Zélande afin d’y faire mon stage d’observation en agronomie. J’écris mon aventure dans l’Agral presque deux ans après pour vous convaincre de faire comme moi et de partir à l’autre bout du monde profiter de l’expérience d’une vie!

du souper. Pour les deux semaines suivantes, on devait commencer le tarissement progressif des animaux. Les animaux taris étaient envoyés vers d’autres fermes pour laisser aux pâturages la chance de reprendre de la vigueur. On devait donc maintenant faire quelques kilomètres de pick-up pour aller nourrir une partie des animaux qui se trouvaient dans des champs de rutabaga (navet). Les autres étaient soignés à contrat.

À

Tout commence à la semaine de relâche de l’hiver 2007 lorsque je me fais dire que l’endroit où je voulais faire mon stage en Suisse était complet. Mon deuxième choix était la NouvelleZélande, car durant notre été, c’est leur hiver. Je parle donc aux propriétaires de la ferme et, bingo! je peux commencer à faire mes démarches de visa et d’avion. Le jour de mon départ, je me rends à l’aéroport de Montréal et j’ai des problèmes avec mes billets qui ont été achetés par un P. Duval-Baillargeon site internet à rabais. Finalement, je manque mon premier vol et je dois racheter un billet au plus vite pour ne pas manquer mes autres vols. Résultat : l’économie que j’avais réalisée pour acheter mes billets venait de disparaître. Après plusieurs heures de voyagement, je débarque de mon dernier avion à Invercargill (une des villes les plus au sud du monde) et deux enfants me sautent dans les bras. Je viens de goûter à l’hospitalité de ma nouvelle famille de Kiwis (nom donné aux habitants de la N.-Z.). Mon stage commence finalement sur la ferme Southern View : 150 hectares en pâturage et 520 vaches en lactation divisées en deux groupes. Pour les trois premières semaines, on effectuait le travail normal, c'est-à-dire : la traite du matin et du soir, la gestion des pâturages et plusieurs autres tâches d’entretien. Avec la salle de traite à 90 places (45 trayeuses) que la ferme possédait, en trois heures, c’était terminé et c’était l’heure du déjeuner ou

De la mi-juin à la fin juillet, la job sur la ferme est très limitée. C’est pourquoi les propriétaires de la ferme avaient décidé de partir en famille traverser le Canada pendant que moi, je profitais de six semaines de vacances pour traverser leur pays. Je possédais une voiture que la famille m’avait trouvée et ne vendit pas cher, mais il était plus économique et plus stratégique de prendre Kiwi Experience, une compagnie d’autobus pour voyageurs qui offre différents circuits autour du pays (le prix du gaz était deux fois plus élevé qu’ici, soit environ 2,70 NZ$/L). Durant mes vacances, j’ai rencontré des gens extraordinaires : des Anglais (Britishs), des Écossais, des Hollandais, des Américains et même du monde d’Afrique du Sud. Avec eux, j’ai nagé avec des dauphins sauvages au milieu de l’océan Pacifique, j’ai grimpé des montagnes, j’ai fait de la P. Duval-Baillargeon planche à neige, j’ai fait le deuxième plus haut bungee au monde, je suis allé à la plage (même en hiver, il fait 22 ˚C à certains endroits), j’ai exploré des grottes souterraines, j’ai marché sur un glacier et j’ai pris plusieurs bières. Pour les fans de films, j’ai visité des lieux de tournage du Seigneur des anneaux et de Narnia. En bref, je pense avoir bien profité de mes vacances malgré que j’aurais aimé qu’elles durent un peu plus longtemps (je voulais faire un détour aux iles Fidji et plon(Suite page 19)

P. Duval-Baillargeon


EXPÉRIENCE DE VIE (Suite de la page 18)

ger observer le grand requin blanc). Mais, je devais revenir m’occuper des vaches. Fin juillet, c’était le début de la saison des vêlages qui commençait. On ramenait les animaux progressivement sur la ferme voisine qui appartenait aussi à mes patrons. Donc, les vaches étaient de retour au pâturage et vêlaient dans ceux-ci. Une fois par jour, on effectuait la « cueillette » des veaux pour les transporter dans des enclos temporaires, à l’abri des intempéries. Cependant, plusieurs fois par jour, on vérifiait l’état du troupeau au champ pour repérer les vêlages difficiles ou les veaux faibles ou morts. Contrairement à plusieurs personnes qui n’ont pas vu de vêlage durant leur stage, j’en ai vu parfois plus de 20 par jour, pour un total de plus de 300 en un mois. La réalité est qu’ils ne sont pas tous faciles. On a sorti les chaînes plusieurs fois, on a vu des jumeaux, des utérus tordus, des morts-nés (4 % de mortalité = ± 20 veaux) et j’ai même eu l’occasion d’en tourner un afin de bien le positionner pour un meilleur vêlage. Les vaches revenaient donc en lactation graduellement et les deux traites s’allongeaient de jour en jour.

Février 2010| 19 Au moment de revenir, les propriétaires de la ferme me demandaient de rester encore pour quelques semaines. J’aurais bien aimé, mais puisque je venais d’arranger mes derniers problèmes d’avion pour le retour et que l’université commençait le lendemain, je devais revenir. J’aurais même pu faire une escale d’une journée à Hawaii, mais après quatre mois à l’étranger, je préférais venir beurrer les nouveaux d’agro. Plusieurs vont apercevoir l’offre de stage dans la banque de l’université et simplement passer par-dessus, mais c’est vraiment une expérience à considérer. Cette expérience sera probablement impossible à répéter par après, donc il faut sauter sur l’occasion. J’entends déjà des gens dire comme raison que c’est parce que c’est l’hiver à cet endroit, mais j’ai eu la chance d’être en short et tshirt durant leur hiver alors... Bref, il est difficile d’en dire beaucoup en quelques lignes, mais pour avoir plus d’informations, il me fera toujours plaisir de prendre plusieurs minutes pour aider quelqu’un P. Duval-Baillargeon qui désire vivre ce que j’ai vécu.


Souper international 2010 Jornette Dangbedji, coordonnatrice AGIR international

AGIR INTERNATIONAL Conscient que l’union fait la force, cette année le traditionnel Souper international organisé annuellement au pavillon Comtois par le comité Agir International, s’organisera conjointement avec d’autres associations de l’université. On se déplace donc à l’atrium du pavillon De Koninck. Tu es « oséiste » en matière de bouffe? Tu es un habitué du Souper international de AGIR? Ou tu en as entendu parler? Alors ne te fais pas conter l'événement! Dans le cadre de la Semaine de développement international (SDI) du 7 au 12 février, les comités Avocats sans frontières de l’Université Laval (ASF-ULaval) et AGIR international de la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval, en collaboration avec le Partenariat : objectifs du millénaire pour le développement (POMD), vous invite à participer à une soirée interculturelle et inter-associations. Cette activité, s’inscrivant dans la thématique de la SDI, Développer autrement dans un monde en crise, vise à valoriser les relations humaines et la solidarité entre les acteurs impliqués dans la cité universitaire. La soirée aura lieu à l’atrium du pavillon Charles-De Koninck le 8 février prochain à 17h30. Une opportunité pour : ⇒

Participer à un banquet aux goûts et réalités du monde;

Connaître davantage certaines communautés culturelles tout en mangeant;

Rencontrer de nouveaux étudiants.

Pour informations, écrire à agirinternational@hotmail.com


VIE FACULTAIRE

22 | Le journal l’Agral

Vie étudiante 101 PAR MARYLOU

B

BOULIANNE, VP SOCIO À L’AGETAAC ET ÉTUDIANTE EN SCIENCES ET TECHNOLOGIE DES ALIMENTS

ien le bonjour à vous, chers étudiants de la FSAA et FFGG. Le présent article a pour but de vous informer sur le fonctionnement de la vie étudiante de notre Faculté et qu’elle vous soit dévoilée de façon à vous sensibiliser sur le sujet suivant; le social à Laval. Certains pensent que d’autres ne font que boire leurs prêts et bourses (personne ne fait cela!) et ces derniers pensent justement que les autres participent à un festival de l’étude pour la période de leur bac. Laissez-moi vous éclairer sur le sujet qui, à mon humble avis, est souvent mal perçu et mal connu par plusieurs étudiants. Les bars étudiants Selon une étude bien approfondie (c’est-à-dire, d’après moi), plus de la moitié des étudiants, si on leur posait la question suivante : « Quels sont les bars du campus lavallois? », répondraient « Bin le Pub pis la Barak!!! ». NON! Sans compter le Pub universitaire (Dieu le bénisse), il y a cinq bars étudiants sur le campus! La plupart du temps, ces derniers ouvrent leurs portes les jeudis soirs (les cours le vendredi, ça n’existe pas), offrent des produits à très bas prix (2,75 $… parfait pour le budget étudiant, non?), sont situés sur le campus (l’ambiance chaleureuse d’une cafétéria… on aime) et sont totalement gérés par des étudiants. Parmi ceux-ci, la Barak et le Prolo Bar (Faculté des sciences de l’administration, pavillon Palasis-Prince) sont les plus anciens et les plus actifs. Le Scandale (Faculté de lettres et Faculté des sciences sociales, atrium du pavillon De Koninck) et l’Exo (Faculté de médecine, pavillon Ferdinand-Vandry) sont les plus récents. Le dernier, et non le moindre : la Dérive. Anciennement appelé « Vachon Party », ce dernier existe depuis bien des années, mais est ouvert occasionnellement pour la rentrée ou pour le Festival de sciences et génie (qui a lieu la deuxième semaine de la session d’hiver) par exemple. LA leçon à tirer de cela? Laissez faire les autres bars le jeudi et encouragez les étudiants ou associations qui se défoncent à vous offrir des activités sociales! La Grenouille et le Star Bar sont toujours ouverts, donc faites un effort et allez dans VOS bars… Psssst! C’est à cause de ces gros bars près du campus que le Pub a connu de difficiles années… On veut le garder notre Pub! Par ailleurs, ne vous laissez pas berner par des promotions alléchantes plus ou moins vraies. Par exemple, sans le nommer, le bar qui a remplacé le Monkey récemment organise des « Soirées facultaires » en vous offrant des

shooters à 1 $. Ce qui est écrit en caractère 8 en dessous de la promo, c’est que les shooters sont offerts dans des formats plus que débutants. J’ajouterai une citation de la part d’un gérant du Scandale, Maxime Fouquette, à la vue de cette promotion douteuse : « Avec ses jeudis ''Soirées facultaires'', l'Acrobate marche sans aucun doute sur un fil de fer, d'autant plus qu'il a plutôt l'air d'un mime (ou d'un singe) en essayant de refaire les prouesses du Monkey, c'est-à-dire, un coup de couteau dans le dos des bars facultaires étudiants de l'Université Laval. » (Pssst! Je suis dans la réalisation d’un projet entrepreneurial étudiant pour améliorer la publicité et l’intercoopération entre les bars facultaires. Surveillez bien la Coopérative des bars facultaires prochainement à Laval.) Les contrats de bière Preuve de plus POUR les bars étudiants, chaque compagnie de bière a un représentant campus qui se tue à licher les bottes des Vp Socio pour qu’une association étudiante signe un contrat avec eux. La compétition est féroce… Nous sommes de bons clients semblerait-il! Divers divertissements Le Show de la rentrée, les Jeux interfacultaires (il reste moins de deux mois… On compte les dodos!), les Vins et fromages, Oktoberfest, Grand Salon, Marchfest (vive STA!), la SAAC, le Méchoui, les Activités d’intégration, la… Ok, j’ai un espace à respecter! Il existe beaucoup d’activités et sachez que notre Faculté/pavillon est un des plus impliqués du campus, si ce n’est le plus (prêchons pour notre paroisse). Informez-vous!!! Informezvous!!! Informez-vous!!! (Feuille de chou, journaux étudiants, babillards, Facebook, affiches, tracts, radio, etc.) Le Vp Socio Il se tue à la tâche, se promenant d’un évènement à l’autre pour son propre plaisir, parlant plus fort que tout le monde, mais d’autant plus pour la promotion de son bar ou de ses activités. Il est VRAI, mes chers amis, que si vous vous pointez aux partys des autres, il y a de très bonnes chances que ces autres se pointent à VOTRE party. On est là pour coopérer et s’entraider entre nous, organisateurs d’évènements, pour créer une ambiance et une vie étudiante hors du commun. Nous ne sommes pas concurrents et encore moins en compétition! N’ayez pas peur de sociabiliser, car c’est bien plus plaisant de se créer son réseau de contacts autour d’une bonne bière qu’à n’importe (Suite page 23)


VIE FACULTAIRE (Suite de la page 22)

quelle autre place (n’oubliez pas que ce n’est seulement que mon opinion). SCOOP! Sachez que le Vp Socio est là pour vous aider à réaliser vos évènements et activités… C’est son mandat! Utilisez-le! Bref, sachez que (cri du cœur!) ce fut un réel plaisir de vous servir pendant quatre années en tant que Vp Socio à l’AGETAAC, coordonnatrice du Marchfest, coordonnatrice du Show de la rentrée 2009, présidente des activités d’intégration en STA et représentante d’année en STA. Ces implications m’ont non seulement permis de connaître beaucoup de gens géniaux, mais aussi de continuer mes études avec le sourire, de développer des compétences qui étaient enfouies dans mon garde-robe, de repousser mes limites, etc. Sniff, sniff! Impliquez-vous dans votre université tout le monde… Je vous garantis que ce sera votre prochaine drogue. À la vôtre et on se revoit à la prochaine Barak! P.S. Hey! On vas-tu au Pub!?

Février 2010| 23

Référendum de l'AGETAAC sur les assurances collectives Quand? •le lundi 15 et le mardi 16 février par Internet (via le courriel ulaval); •le mercredi 17 février par scrutin papier (à la cafétéria du Paul-Comtois) Quoi? Considérant que le régime proposé est un régime universel, c’est-à-dire que les étudiants et les étudiantes qui ne désirent pas être couverts par le régime peuvent se retirer sans frais, Considérant que le régime couvrira les soins dentaires, de la vue, de la santé ainsi que les assurances voyages, Êtes-vous en accord que l’AGETAAC prélève, directement de la facture de frais de scolarité, un montant de 56,50$ à la session d’automne et de 113,00$ à la session d’hiver pour offrir le régime d’assurance souscrit chez la Sunlife via le courtier Alliance pour la santé étudiante au Québec (ASEQ) et ce, dès l’automne 2010? Comment participer? Informez-vous de l'existence d'un comité partisan. S'il n'en existe pas, vous pouvez en créer un en remplissant le formulaire disponible à cet effet au local de l'AGETAAC. Pour plus d'informations Adressez-vous à Maxime Gagné, Président de référendum (maxime.gagne.4@ulaval.ca) ou à Marie-Pierre Gauvin, Secrétaire (mariepierre.gauvin.1@ulaval.ca). Consultez régulièrement vos courriels AGETAAC sur votre courriel ulaval. Maxime Gagné, Président de référendum


CUISINE

Février 2010| 25

Les Maries-Nades

V

ous n’êtes pas bon en cuisine, et votre alimentation se compose principalement de Pizza Pochettes™, Kraft Dinners™ et Plats congelés de votre mère™, mais vous souhaitez impressionner votre douce moitié pour la StValentin? Nous vous suggérons non seulement de l’impressionner, mais aussi de l’aphrodisier, avec une recette aux fruits de mer (reconnus comme étant aphrodisiaques, bien entendu!) C’est vrai qu’à la dernière recette, on avait dit que la prochaine ne comporterait pas de fruits de mer (pour les éventuels allergiques ou difficiles), mais comme on a oublié un numéro, c’est comme si on était rendu à deux recettes plus loin donc… On s’excuse! Et si vous n’êtes vraiment pas content, vous pouvez toujours remplacer les crevettes par du poulet, mais ne vous attendez pas à ce que votre amoureux(se) vous tombe dans les bras, quand même! En plus, la recette est vraiment thématique : rouge comme l’amooouuur! Pour réaliser ces linguines aux crevettes et pesto de tomates séchées (4 portions), vous aurez besoin de : Un paquet de 500 g de linguine ¾ de tasse de pesto de tomates séchées 4 c. à soupe d’huile d’olive 3 gousses d’ail émincées (S’il s’agit d’un premier rendez-vous, allezy avec modération pour l’ail, parce que ça laisse des traces…) 500 g de crevettes décortiquées 1 tasse de basilic frais, haché Du sel

PAR MARIE-ÈVE GIROUX ET MARIE-JOSÉE BENOÎT, ÉTUDIANTES EN AGRONOMIE ET AGROÉCONOMIE

Préparation Cuire les pâtes jusqu’à ce qu’elles soient à votre goût. Les égoutter et les remettre dans la casserole. Y ajouter le pesto et bien mélanger. Réserver le tout au chaud. (Mettre un couvercle suffira, si vous mettez ça sur un rond ouvert, ça risque de coller/ brûler.) Dans une poêle, chauffer l’huile et y faire revenir l’ail pendant 3 minutes, jusqu’à ce qu’il ait ramolli. Ajouter les crevettes, le basilic et le sel et cuire pendant environ 5 minutes. Ajouter le mélange de crevettes aux pâtes et bien mélanger. Servir et déguster! Trucs et astuces Pour un repas plus équilibré, servir avec des patates pilées (ah ah), plutôt une salade verte ou des légumes verts. Vous pouvez préparer une variante de la recette avec de la sauce tomate et des épinards, en remplaçant le pesto par deux tasses de sauce marinara et en faisant revenir deux tasses de bébés épinards avec les crevettes (durant les deux dernières minutes de cuisson des crevettes). Ne pas ajouter de basilic. Si vous avez écoulé tout votre budget dans les crevettes et que vous n’avez plus d’argent pour des roses, dispersez plutôt le reste de vos feuilles de basilic sur votre lit et par terre, effet assuré! En prime, cela camouflera peut-être l’odeur de l’ail…


26 | Le journal l’Agral

AIDE FINANCIÈRE

https://bourses.fsaa.ulaval.ca La FSAA, avec la participation financière de nombreux partenaires, offre des bourses d’excellence et d’implication s’adressant à des étudiants inscrits à temps complet à un de ces programmes de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat. Pour soumettre votre candidature, vous devez remplir les formulaires appropriés en ligne, sur le site de la Faculté : https://bourses.fsaa.ulaval.ca. Les critères d’admission sont indiqués sous chacune des bourses disponibles. Les formulaires seront mis en ligne le 15 février 2010 et vous avez jusqu’au 3 mars 2010 pour poser votre candidature. La cérémonie de remise des bourses aura lieu le vendredi 9 avril 2010. Veuillez prendre note que la présence des récipiendaires à la cérémonie est obligatoire. Pour toute information supplémentaire, adressez-vous à : Émilie Veilleux, local CMT-1104 Tél. : 418 656-2131, poste 5160 Courriel : Emilie.Veilleux@fsaa.ulaval.ca


Le Gala de la vie étudiante 2009-2010 Le Gala de la vie étudiante (anciennement le Gala des muses) est organisé par l’équipe du Bureau de la vie étudiante de la Direction des services aux étudiants depuis maintenant 20 ans! Il souligne la reconnaissance des initiatives étudiantes et le génie créatif des étudiants de l’Université Laval qui se sont illustrés dans le cadre d’activités parascolaires au cours de l’année universitaire. Tous les étudiants à temps complet ou à temps partiel de l’Université Laval qui participent à un projet parascolaire à titre de bénévole sont invités à consulter le site Web du Bureau de la vie étudiante afin de prendre connaissance des diverses catégories auxquelles ils peuvent s’inscrire. Plusieurs options leurs sont offertes, comme une section artistique (exposition, improvisation, spectacle, théâtre, etc.) et une section implication générale (projet communautaire, personnalité de l’année, associations étudiantes, etc.). Les projets scolaires et les activités professionnelles ou semi-professionnelles ne sont pas admissibles. Pour information : www.bve.ulaval.ca/as/le_gala_de_la_vie_etudiante

ENVIRO-EXPRESS En hiver, de nombreux automobilistes ont tendance à démarrer leur voiture de nombreuses minutes à l’avance et à la laisser fonctionner au ralenti afin d’être bien douillettement au chaud. Saviez-vous que cette pratique à grande échelle est hautement polluante? En effet, selon l’Office de l’efficacité énergétique du Canada, laisser un véhicule marcher au ralenti pendant plus de 10 secondes consomme plus de carburant que d’arrêter le moteur et de le redémarrer. De plus, en hiver, 30 secondes seulement suffisent généralement à réchauffer le moteur. Pensez-y!

Voici le Sudoku de la Saint-Valentin : les nouveaux amoureux trouveront autre chose à faire que ce petit jeu, les vieux couples le feront en s'obstinant sur l'emplacement des chiffres et les célibataires le réaliseront en poussant de profonds soupirs d'ennui.


SPORTS

Février 2010| 29

Chronique hockey PAR MATHIEU

BISSON ET CHARLES OUELLET, ÉTUDIANTS EN AGRONOMIE

Bonjour à tous! Même si c’est assez tranquille dans la Ligue nationale de hockey, il y a quand même quelques dossiers sur lesquels nous pouvons faire valoir notre point de vue.

quement contourné cinq jolies demoiselles plantureuses tout droit sorties de chez Playboy, son tir du revers pénétra entre les deux bouteilles d’Octane préalablement placées au sol pour faire un but. Wow, quelle annonce!!! J’en ai des frissons juste à vous la raconter.

Comment passer sous silence le congédiement de Georges LaraUn autre gros dossier qui bat son plein présentement est celui que? Eh oui, le gros Georges qui ne fait jamais comme tout le de Patrice Cormier, alias le Beauceron ou le Saguenayen (ce sont monde trouve encore le moyen d’être différent… Congédier un deux peuples qui aiment bien lever le coude, mais qui ne parlent joueur… Sérieusement, c’est la première fois que nous entenpas de la même façon. Un accent incompréhensible de l’est. dons parler de cela. Tu dois être vraiment spécial (dans le sens C’est sûr qu’à la force de côtoyer des crevettes pis des pétoncles on ne développe pas un dialecte incroyable. Contons-nous moins bon du terme) ou mauvais pour te faire congédier quand comme chanceux, seuls deux ou trois ont été capables de se tu es un joueur. Nous croyons fortement que Laraque remplisrendre à l’université). Non, mais quel abruti, quand tu lèves le sait très bien ces deux prérequis. Mais cela ne changera pas coude de même, c’est pour t’en enfiler une ou deux ou trois. Pas grand-chose pour nous, les partisans, ou pour lui. Qu’il soit assis pour arracher des dents. En tous les cas, il est suspendu pour le sur le banc ou chez eux, il n’y a pas de différence, il ne jouait pas reste de la saison et sweet Lou ne lui fera pas le plaisir de jouer pareil. Même lorsqu’il nous donnait son impressionnant chiffre dans la ligue américaine. de une ou deux minutes sur la glace, il ne jouait pas plus. Y ressemblait à un gros empoté qui faisait un tour Section potins d’honneur. Ce pacificateur invétéré prônait Cinq raisons pourquoi Georges va en Suède: la non-violence au hockey. En effet, il ne jetait pratiquement jamais les gants, car LUI, c’était un « heavy weight ». Georges a toujours • Pour faire des films (comme Tyson). pensé qu’un heavy weight, ça se battait seulePremier titre pressenti par le réalisateur : Six ment contre d’autres heavy weight… Ben là… Suédoises à la pompe (c’est un film de garaCome on… Me semble que quand t’as l’agiste). vantage, t’en profites. Mais non, faut croire • Y s’en va se cacher pour manger de la que ses abus de consommation de luzerne viande. l’ont affaibli grandement. Veuillez prendre • Il veut acquérir la nationalité suédoise note que même si on le trouvait faible et pour jouer aux Jeux olympiques. inutile à l’équipe, c’est toujours bien de pou• Rectification : ils l’ont placé dans voir se cacher derrière un journal pour donl’équipe paralympique (y pense que pas manner notre point de vue; nous n’aurions pas ger de la viande est un handicap!). été très enchantés de devoir lui lire notre • Y manquait un gars pour remonter article en face à face. Cependant, Laraque l’équipe de bobsleigh en haut de la pente! aura quand même profité de son passage avec le Canadien pour réécrire le livre des Pour M. Cayer : nous avons effectué une records. On peut maintenant le considérer recherche sur le site Vancouver2010.com comme le joueur le moins rapide ayant jaGEORGES LARAQUE ET SA DIÈTE... afin de vous dénicher les noms de l’équipe mais porté l’uniforme du Canadien ainsi de hockey française. La recherche indiquait ceci : « Aucun résulqu’une présence dans le top 3 des grands parleurs, petits faitat ne correspond à vos critères de recherche ». seurs. Il aura réussi à pacifier plus de 40 combats et à devenir le premier bagarreur végétalien de l’histoire du sport. Mais où Décompte avant le renvoi de Benoît Brunet : le plus vite possiGeorges va-t-il puiser les protéines qui lui permettent de survible. vre? Peut-être ingère-t-il de la substance tampon, comme le font certaines végétaliennes!!! Les faits saillants de son passage avec En passant, les Canadiens, c’est comme une femme. Des fois, ça les Canadiens furent sans aucun doute les deux buts qu’il a marleur tente, souvent pas. À toutes les intéressées, nous serons qués. Certains nous diront qu’il en a inscrit qu’un seul récemdisponibles pour une séance d’autographes mercredi prochain ment contre Dallas, mais détrompez-vous, car il en a marqué un pour le banquet de la SAAC. second dans sa pub des boissons Octane. Après avoir magnifi-


PSYCHOLOGIE

30 | Le journal l’Agral

Le courrier de la Rousse PAR VÉRONIQUE

Chère Rousse, Je suis une personne logique, cohérente et foncièrement conséquente et, comme toute autre personne dotée des mêmes compétences mentales, je lis mon horoscope tous les jours et m’y fie en tous points. J’ai lu, il y a de cela quelques semaines, que je tomberais éperdument et follement amoureuse d’un homme, heureux hasard, superbe, riche, intelligent et également fou amoureux de moi, d’ici la fin du mois. Il va sans dire que je vécus janvier comme rarement un janvier fut vécu : chaque seconde qui passait sans nouvelles de ce mystérieux amoureux qui m’était destiné, je la vivais à attendre la suivante, où il ne manquerait pas de se présenter sous mes yeux enflammés d’amour. Mais voilà, janvier est derrière nous. D’autres personnes moins fortes que moi en analyse mentale déduiraient de tout cela que les horoscopes sont écrits à la hâte par des gens qui attendent uniquement après leur chèque de paye et qu’ils ne prédisent pas vraiment l’avenir. Mais, étant au-dessus de cela, je me demandais simplement si, chère Rousse, d’après ton expérience en journalisme étudiant, il n’était pas impossible qu’une simple erreur de mois se fût glissée dans mon horoscope. Et si oui, quel était ce mois? Mlle L’incrédule Sans vouloir contrecarrer tes idéaux en matière de santé mentale, je suis loin de croire qu’il soit véritablement approprié de te fier à ton horoscope pour bâtir ton existence. Loin de moi l’idée de te traiter de folle ou d’absurde, si l’envie de lire ton horoscope te prend, vas-y, lis-le. Qui n’a jamais ouvert un journal et lu son horoscope? Honnêtement, peu de gens. Mais chez la majorité de la population, la lecture de prédictions hasardeuses et quelque peu abracadabrantes est souvent prise à la légère, ce qui dans bien des cas vaut mieux ainsi. Tu as toi-même attendu désespérément tout le mois de janvier que se présente à toi l’homme de ta vie, lequel tu n’as d’ailleurs vraisemblablement pas rencontré. Sans remettre en doute la cohérence dont tu sais faire preuve ou les compétences mentales dont tu disposes, je crois que tu devrais revoir l’importance que tu accordes à ton horoscope. Tu peux le lire, tous les matins même, si le cœur t’en dit, mais apprends à faire la part des choses. Ce n’est pas parce que ton horoscope t’annonce une rencontre fortuite, que forcément celle-ci va arriver. Peut-être, mais pas forcément. Bien souvent, ce qu’il y a d’écrit dans ton horoscope, ce sont des trucs généraux, qui peuvent s’appliquer à monsieur et madame tout le monde. Crois-tu vraiment que tous ceux qui sont nés le même mois que toi ont rencontré leur âme sœur en janvier? Personnellement, j’ai de gros doutes là-dessus. Petit conseil au passage, le jour où tu rencontreras quelqu’un, ne te sens pas forcément obligée de lui mentionner que si vous

LECLERC, ÉTUDIANTE EN AGRONOMIE

vous êtes rencontré, c’est bien évidemment parce que ton horoscope le prédisait. Alors non, désolée, je ne crois pas que ta déception soit due à une erreur journalistique, mais plutôt aux probabilités que la prédiction se réalise bel et bien. Mais dis-toi bien que si ton horoscope t’annonce ta mort, tu as tout autant de chances qu’elle ne se réalise pas. Ce que tu apprécieras probablement. *** À ma rouquine préférée, Encore et toujours à la recherche de l’âme sœur, je me suis finalement abonnée aux sites web de rencontre. Plusieurs fois, j’ai cru rencontrer l’homme parfait : viril, athlétique, doux, gentil, intelligent. Malheureusement, trop souvent ces promesses ne demeurent que virtuelles et le modèle initial n’est pas à la hauteur des attentes que je me suis créées. À ce jour, je suis désespérément déçue de toutes mes premières rencontres. J’en suis donc à me poser ces deux questions : d’abord, suis-je rendue à flâner dans des endroits pas rapport afin de rencontrer au hasard des gens intéressants? Ensuite, connais-tu des endroits pas rapport qui sont propices aux rencontres coquines? J’ai cru comprendre que certains endroits offraient beaucoup de potentiel : le CRP, les toilettes du 00, le hall d’entrée du Comtois et le fabuleux comptoir de l’Agral. Someone2love4ever Bon bon bon, comme tu as l’air d’une fille franchement désespérée, je vais faire mon possible pour tenter de t’aider un tant soit peu. Au dire des rumeurs qui circulent présentement au Comtois, il semblerait que le petit salon (l’endroit où sont placés les divans) soit un lieu très propice aux rapprochements, et ce, à toutes heures du jour et de la nuit. Les fins de soirées seraient même réputées pour être prometteuses, particulièrement au moment où les lumières se tamisent. Et contrairement à ce que la majorité de la population du Comtois s’imagine, les rencontres intimes en ce lieu mystérieux ne se font pas nécessairement les soirs de Barak. Il semblerait même que ce soit là des soirées calmes, paisibles et peu achalandées contrairement à l’habitude. Avouez que vous ne verrez plus les sofas du Comtois de la même manière. Pour les autres endroits que tu mentionnes et que l’on retrouve dans le pavillon, tout dépend de ce que tu recherches. Une relation à long terme, ou simplement une aventure torride dans un endroit inusité? Le lieu de rencontre peut aussi s’avérer un bon indicateur du genre de personne ou de relation que tu recherches. Sinon, il faut savoir qu’il n’y a pas qu’au Comtois qu’il est possible de trouver l’amour! La Rousse


Février 2010  

http://www.agetaac.ulaval.ca/fileadmin/fichiers/fichiersAGETAAC/pdf/Agral/Fevrier_2010_ageetac.pdf

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