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Agriculteurs Composteurs de France

Agri Echanges 86

FDCeta d’Ille-et-Vilaine

Un an de travaux agricoles. Page 7

Bilan énergie : trouver des marges de progrès individuel. Page 9

Planète Terre est en bonne voie ! Page 4

Ancema - Bcma - FNAsavpa - FNGeda Numéro 36 - septembre 2009

Les journées pratiques de l’Asavpa de l’Eure Page 8

Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 1


iSOMMAIRE

3 La parole à… n « Les groupes et la formation : un état d’esprit » 4 Initiatives n Agriculteurs composteurs de France locales – Planète Terre est en bonne voie ! n Cercle de Vendée – Un réseau de solidarité pour les travaux n Asavpa de Gironde – Du bio au durable n FDGA de la Sarthe – Face à la crise, les groupes sont la solution ! n Asavpa de la Marne – Campagne en fête n Cercle de la Vienne – Un an de travaux agricoles n Asavpa de l’Eure – Les journées pratiques n Gedar de Charente-Maritime – Le cinéma comme outil de débat n FDCeta d’Ille-et-Vilaine – Bilan énergie : trouver en groupe des marges de progrès individuel 10 Fiche n Un quiz pour poser un diagnostic méthode rapide de son groupe 11 La Vie des n FNGeda – « Semons le changement Fédérations dans nos groupes » n FNGeda – Objectifs 2013 n FNAsavpa – Reconquérir le terrain n Ancema – « Participer à la vie collective nationale » 14 Trame n Trame au service des réseaux Actualités et du monde agricole 16 Repéré pour vous 16 Mouvements

Trame : Projets et synergies Le 1er juillet, nous nous sommes réunis (les présidents de la FNGeda, de la FNAsavpa, de l’Ancema et de Trame) pour une journée de travail avec l’ensemble du personnel de Trame. Le président du BCMA n’a malheureusement pas pu pas se joindre à nous, mais le personnel de Trame affecté au BCMA était présent. Les projets des réseaux ont été présentés et débattus. Une volonté forte de renforcer les synergies au sein de Trame a été exprimée. Ainsi, l’Ancema souhaite promouvoir la formule « Cercle d’échanges de machines » pour en développer le nombre, et pour cela s’appuyer sur le réseau des groupes de développement. Des responsables de cercles et de groupes de développement de Poitou-Charentes se sont formés ensemble à la mise en œuvre de projet avec montage de dossier de financement européen. C’est une initiative qu’ils invitent à reproduire dans d’autres régions. Pour la FNAsavpa, 2010 sera l’année d’une assemblée générale importante avec plusieurs réformes (statuts, cotisations). Ce sera aussi l’année de la préparation des Rencontres des salariés agricoles de 2011, événement qui requiert l’appui et le soutien de Trame et de l’ensemble de ses réseaux. Quant à la FNGeda, elle souhaite renforcer et développer les actions sur l’agriculture à haute intensité environnementale, sur la stratégie et la prospective, et sur l’agronomie, sujets qui concernent également les autres réseaux de Trame. Les trois réseaux souhaitent davantage travailler sur les questions liées aux agroéquipements en lien avec le BCMA. Renforcer le travail inter réseaux confortera les réseaux au service de nos associations régionales, départementales et locales. Au-delà de l’intérêt pour nos associations à quelque niveau qu’elles soient la mise en place de cette volonté d’aller vers davantage de synergies nous permettra d’être encore plus efficient au service de l’agriculture et des hommes et des femmes qui y travaillent. Karen Serres,

Le Journal de Trame est une publication trimestrielle éditée par Trame. 6, rue de La Rochefoucauld, 75009 Paris Tél : 01 44 95 08 00 - Fax : 01 40 74 03 02 E-Mail : trame@trame.org

www.trame.org Directeur de la publication : F.-X. Delépine Rédacteur en Chef : C. Leschiera Comité de rédaction : F. Audouard, F. Leupe, L. Jérôme, V. Drocourt Dépôt légal : 3e trimestre 2009 Réalisation graphique : Tomcat - Rocquencourt Impression : Le Bon Caractère - Tourouvre - ISSN : 1626-7281 Crédits de couverture : Commission européenne - Trame - Phovoir Réalisation : TRAME, avec la participation financière du compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural géré par le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche

Fédération Nationale

2 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

présidente de Trame


iLa parole à…

Pascal Pommereul, vice président de la FNGeda

« Les groupes et la formation : un état d’esprit » Journal de Trame : Vous êtes agriculteur. Sur quel type d’exploitation ? Pascal Pommereul : Producteur de lait spécialisé en GAEC avec mon frère, j’exploite une ferme de 100 ha avec un quota de 675  000  l de lait dans la région de Fougères (Ille-et-Vilaine). JDT : Etre adhérent d’un Ceta a-t-il influencé vos choix d’exploitation ? P.P. : Sorti de l’école avec un BEPA en 1976, je me suis aperçu que les techniques évoluaient très vite et qu’il fallait se renouveler en permanence. Après avoir été successivement président de mon groupe puis de la FDGeda, je suis actuellement trésorier de la FRGeda et vice-président de la FNGeda. Mon Ceta de base me permet toujours de côtoyer mes pairs et d’échanger nos techniques, nos données économiques et de partager notre vision de l’évolution du monde agricole. En ces temps de crise, le fait de se rencontrer une fois par mois favorise la discussion et combat l’isolement source de repli et de découragement. JDT : La formation joue-t-elle un rôle important dans vos réflexions ? P.P. : J’ai toujours été frappé par le fait que la grande majorité des agriculteurs ne se formait pas. La presse, Internet, les diverses réunions organisées par la profession sont autant d’outils facilement accessibles. Que l’on participe à une porte ouverte, à une session de plusieurs jours de formation sur un hiver, l’important est de garder cet esprit critique et

cette ouverture qui évite de gober les arguments du premier bonimenteur commercial ou politique venu. Or dans les catalogues de formation proposés par les différentes organisations une très grande proportion concerne la technique puis viennent dans l’ordre l’économie, la gestion et enfin la stratégie. Pendant 50 ans on a appris aux éleveurs à produire mieux et plus mais sans calculer un prix de revient incluant un salaire décent. Les soubresauts des marchés agricoles nous montrent que lorsqu’on ne connaît pas le coût réel du produit que l’on vend, il ne faut pas s’attendre à des cadeaux des acheteurs. JDT : Quelle lecture faites-vous de cette pyramide de la formation ? P.P. : Toute formation doit pouvoir s’aborder par le haut ou par le bas. Construire une stratégie demande au préalable de s’être documenté : c’est la prospective. Ensuite on imagine des scénarios. Pour développer sa stratégie on a besoin d’outils que sont la gestion, l’économie et la technique. A l’inverse un agriculteur qui veut entrer par le bas, par la technique, doit progressivement être amené par l’animateur ou son responsable de groupe à reformuler sa demande. Exemple : « Je veux produire des génisses de renouvellement le moins cher possible ». « Pourquoi ? Penses-tu que le marché du lait sera morose dans deux ans ou au contraire, estimes-tu qu’il sera florissant ? ». Cette question doit amener l’agriculteur et ses collègues du groupe à penser stratégie donc rechercher l’information.

« La formation est une pyramide » Perspective Scénario Stratégie Gestion Economie Technique

« Tout petit je suis tombé dans la marmite des groupes de développement puisque mon père adhérait à un Ceta. » Rien n’est plus dangereux que piocher dans un catalogue s’il n’y a pas de cohérence avec le système en place. Quelle que soit la production et l’ampleur de la crise, chaque fluctuation des marchés doit interpeller et provoquer le débat : l’effondrement des cours va-t-il durer, se reproduire ? Dois-je changer mon système ou simplement ajuster certains facteurs ? JDT : Où intervient le groupe d’agriculteurs ? P.P. : C’est là que le groupe intervient idéalement. Il se compose d’une quinzaine d’adhérents qui se retrouve régulièrement. Les membres sont très spécialisés sur des thèmes marginaux ou ont privilégié la mixité des systèmes pour des thèmes généraux. L’échange des idées, des données techniques et économiques doit amener à une prise de décision personnalisée. Le coût de la cotisation de formation est à considérer comme un investissement au même titre que les autres. Aussi tirer la formation vers le haut tel est le devoir de tout responsable. A la FNGeda, animateurs et professionnels ont ce souci permanent d’apporter aux adhérents des outils permettant de relever les défis de l’agriculture moderne. ■■ Propos recueillis par François-Xavier Delépine, directeur de Trame Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 3


iInitiatives locales Agriculteurs Composteurs de France

Planète Terre est en bonne voie ! Confortés par la richesse des échanges et des affinités qui se sont développés au sein de leur association, 13 membres du réseau Agriculteurs Composteurs de France ont décidé de s’associer pour créer Planète Terre SAS.

Un massif réalisé par Plantagenêt Plantes amendé et paillé avec des produits Planète Terre.

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lanète Terre, marque collective nationale diffuse cinq catégories de produits et services : des « produits de soin » du sol tels amendements et engrais organiques, des énergies renouvelables de proximité, des services de traitement de déchets organiques, des solutions éco-innovantes et du conseil aux entreprises et collectivités. Dès septembre 2009, les 13 agriculteurs ont multiplié les actions de communication au niveau régional pour lancer Planète Terre. Dans un premier temps, la communication a ciblé les produits composts et paillages pour les particuliers et les professionnels du paysage. Les récentes journées portes ouvertes de Sundgau Compost dans le Haut-Rhin ont constitué un moment fort en ouvrant le bal des événements régionaux de lancement de la marque. Trame anime la réflexion des Agriculteurs Composteurs de France depuis 2003 et accompagne les porteurs de la création d’une marque collective depuis 2006. Les associés de la SAS se situant aux quatre

coins de l’hexagone, les technologies de l’information et de la communication constituent un élément essentiel de l’animation du réseau. Trame a apporté son appui au groupe pour la définition de la gamme de produits et services, de l’identité visuelle de la marque, des règles de fonctionnement. Le groupe des 13 a contractualisé avec un prestataire la définition de la stratégie de communication 2009 et 2010, ainsi que le plan de communication pour le lancement de la marque. ■■ Luc Meinrad, ingénieur Trame

Pour en savoir plus

Contact

www.composteursdefrance.com

Tél. : 01 44 95 08 14

Cercle de Vendée

Un réseau de solidarité pour les travaux

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e Cercle rend service aux agriculteurs qui rencontrent des difficultés dans la réalisation de leurs chantiers à certaines périodes : stress lié au climat (il pleut et les travaux n’ont toujours pas commencé), machine en panne en plein chantier, etc. Il peut aussi s’agir d’un retard dans les travaux cumulé à un problème de santé de l’agriculteur, ou encore une saturation psychologique : l’agriculteur « en a assez », et il s’aperçoit que des voisins réalisent leurs travaux grâce au Cercle. Ces exemples de cas d’intervention du Cercle de Vendée montrent son rôle social. Si son champ d’activité est bien celui des travaux agricoles, son apport propre en tant que structure pour les agriculteurs est fondé sur un esprit, une valeur, de solidarité entre ces

4 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

Sébastien Giraudet et Thierry Rabiller, administrateur et président du Cercle de Vendée, lors de l’assemblée générale de l’Ancema en mars 2009 à Paris. FL Trame Ancema

Le Cercle de Vendée est un petit Cercle, en plein territoire Cuma. Pourtant il joue son rôle en aidant les agriculteurs à passer des périodes difficiles dans leurs travaux. Bruno Cabot est agriculteur et adhérent du Cercle, mais aussi l’organisateur des chantiers. Il nous parle de la fonction de cette association dans son département.

personnes d’un même métier, d’un même territoire. C’est bien un rôle d’association que joue le Cercle. C’est d’ailleurs pour s’assurer contre les aléas pendant les périodes de chantiers difficiles que la plupart des agriculteurs adhèrent. «  Au cas où  », ils savent que le Cercle leur apportera une solution solidaire, basée sur une mise en relation de personnes qui ont la capacité à s’apporter des services, dans le cadre d’un réseau constitué. Le Cercle de Vendée est une sorte de « soupape de sécurité » pour les agriculteurs dans la conduite de leur activité. Cette assurance passe par la solidarité et le réseau, ainsi que par une permanence, concrétisée par le numéro de télépho- Contact Bruno Cabot ne du Cercle qu’on peut appeler à tout moment. Tél. : 06 09 82 29 29 Frédéric Leupe, ■■ animateur Ancema


Asavpa de Gironde

L’Asavpa de Gironde navigue, de longue date, sur les sentiers de l’agriculture qui se dit biologique, fermière, paysanne, durable, raisonnée. Visites d’exploitation, journées de formation et de démonstration, participation aux salons, tout s’enchaîne pour sensibiliser et former les adhérents. Un partenariat relie l’association avec VINI VITIS BIO, organisme de formation et d’intervention dans les exploitations.

générationnelle en accentuant nos actions auprès des jeunes, de publics en difficulté. Nous favorisons le parrainage et le tutorat grâce à l’engagement de bénévoles retraités de l’agriculture. Nous ouvrons nos actions aux personnes en situation de handicap grâce à nos partenariats avec les Centres d’aide par le travail, les Instituts médicosociaux, les associations d’insertion. Nous favorisons l’emploi local grâce à la valorisation des savoir-faire des vignerons et l’activation de leur réseau d’emploi. La maîtrise des consommations et la gestion des déchets passent par une réduction de l’utilisation de es responsables Asavpa, attentifs au comporte- vaisselle jetable. Nous collectons les bouchons de ment éco-citoyen, ont élaboré des fiches de sen- liège usagés pour Agir Cancer Gironde qui les resibilisation sur 7 thèmes touchant le quotidien profes- cycle en panneaux d’isolation, sous-main, balles de baby-foot, tableaux d’affichage, joints d’étanchéité. sionnel et familial : En 2008, l’intégralité de la vente, Prendre garde aux pesticides, ■■ soit 8 000 €, fut reversée à l’Ins■■ Se mettre au bio, « Nous n’héritons titut Bergonié de Bordeaux pour ■■ Faire son compost, aider la recherche contre le can■■ Préparer une rentrée verte, pas de la terre de cer. ■■ Economiser l’eau, nos ancêtres, nous Dans le domaine de l’informa■■ Réduire les déchets, Recycler, Réul’empruntons à nos tion, nous mettons en place les tiliser, Itinéraires du Développement Idées de cadeaux et de fêtes éco■■ enfants. » Durable constitués de visites de logiques. Antoine de Saint-Exupéry sites privilégiant la biodiversité, L’Asavpa propose des peintures nal’agriculture durable, les énergies turelles à l’huile de soja à des tarifs renouvelables. avantageux avec possibilité de formation à la technique pour cette texture onctueuse et A l’Asavpa, nous souhaitons donc mettre en évidence les répercussions économiques, environnementales, microporeuse qui laisse respirer le support. sociales d’un choix de production, de consommation Le développement durable au cœur des actions ou d’organisation. Nous voulons ainsi consolider l’utiUne nouvelle étape vient d’être amorcée : organiser lité sociale de nos associations de développement agricole en élevant le niveau de connaissances de des manifestations responsables. Il s’agit d’être attentif sur divers points essentiels : nos adhérents, acteurs avertis de leur comportement la communication, les transports, la gestion et le tri éco-citoyen. des déchets, les énergies, les achats, la solidarité et ■■ Catherine Girard, animatrice de l’Asavpa Gironde la formation du public. L’Asavpa a émis des priorités envers la citoyenneté locale et la solidarité.

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Asavpa de Gironde

Du bio au durable

Récupération des bouchons de liège usagés destinés au recyclage.

Contact Asavpa de Gironde Tél : 05 56 81 27 67

Tutorat pour la taille de vigne.

Du projet au concret

Asavpa de Gironde

Prenons pour exemple les transports  : nous multiplions les initiatives favorisant le covoiturage et la location de minibus pour limiter les déplacements lors des manifestations. Cela nous oblige à une organisation attentive dans le déroulé des activités et à une communication active auprès des adhérents. Pour la communication, nous communiquons essentiellement par courriel et cela nous permet d’entretenir une relation spontanée, donc plus efficace en impliquant davantage les responsables dans les décisions. Nous privilégions les fournisseurs locaux intégrant dans leurs prestations les critères environnementaux, tels que le traiteur de proximité qui utilise les produits locaux et de saison ou les imprimeurs qui utilisent du papier recyclé. Dans le domaine de la citoyenneté et de la solidarité, nous agissons en faveur de la mixité sociale et interLe Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 5


iInitiatives locales FDGA – Sarthe

Face à la crise, les groupes sont la solution ! Tel était le titre, un brin provocateur, de l’assemblée générale des GDA de la Sarthe en mai 2009. Dans un contexte où les exploitations agricoles sont bousculées, où les groupes s’interrogent sur leur avenir, il fallait oser. Il faut dire que les responsables de la Sarthe, emmenés par Gilles Chauvier et Bernadette Renault, ont du répondant.

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a FDGA, cette jeune fédération née en 2004, est issue de la fusion des groupes féminins avec la fédération des groupes de développement. En 2007, les responsables ont été alertés par la difficulté de renouveler les responsables dans les groupes, par la perte de liens entre la FD et certains groupes très dynamiques, et par les difficultés à recruter les jeunes générations. Ils décident alors de s’appuyer sur l’action Modernisation de Trame. L’action phare de l’année 2008 fut, pour les responsables, d’aller à la rencontre des 35 GDA et leurs 1300 exploitations adhérentes. Désormais, les responsables ont une vision très précise de leur réseau. Avec cet important travail d’écoute, ils ont élaboré un plan d’action dont les principaux axes sont :

Des adhérents volontaires et heureux !

■■ Faire émerger de nouveaux projets dans chaque

La FDGA 72, c’est… groupe, n 35 GDA, Être volontaire dans le recrutement de nouveaux ■■ n 1300 exploitations, adhérents, n 250  000 euros de chiffre Valoriser le travail de responsable de groupe, et ■■ d’affaires, encourager le partage des responsabilités, n 35 administrateurs, Accentuer les échanges entre groupes en intensi■■ n une animatrice, Agatha fiant le travail de réseau, Cmielewski. Associer le partenaire Chambre d’agriculture à ces ■■ nouveaux défis. L’enjeu de l’assemblée générale de mai 2009 était de faire partager ce plan d’action à tous les groupes du département. Adopté, il reste à le mettre en œuvre. Ainsi la FDGA est une fédération qui avance et qui conforte son rôle dans le développement agricole en Contact Sarthe. Philippe Desnos, ■■ Référent Trame - Pays de la Loire FDGA Sarthe Tél. : 02 43 29 24 06 – Bretagne

Asavpa de la Marne

Campagne en fête De plus en plus d’actions contribuent à rendre visible les ambitions du partenariat entre différents organismes agricoles. Exemple dans la Marne.

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Une conduite de précision 15 conducteurs chevronnés ont pris le départ de cette épreuve, qui consistait à faire passer un fil relié à un klaxon dans un anneau fixé sur le relevage arrière du tracteur. Au cours d’un parcours semé d’embûches, le conducteur devait faire preuve d’agilité et de précision pour éviter que le fil touche l’anneau et ne fasse retentir le klaxon. Étaient récompensés à l’issue de cette épreuve, les 2 concurrents ayant défié le parcours très rapidement et totalisant le moins de pénalités possible.

Initiation à la conduite Les jeunes conducteurs n’ont pas été oubliés par les organisateurs puisque 2 parcours « découverte » leur étaient proposés. Le premier consistait à circuler entre des plots en marche avant et arrière. Le tracteur 6 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

Asavpa de la Marne

e 7 juin dernier s’est tenue la manifestation « Campagne en fête ». Cet événement, à l’initiative des JA et co-organisé avec l’Asavpa de la Marne, a donné lieu à 2 épreuves de conduite de matériels agricoles. avait à l’arrière un pic permettant à nos conducteurs Le parcours initiatique pour en herbe de tester leur habilité pour crever un ballon. les jeunes conducteurs. Le deuxième se faisait avec un tracteur attelé. Les apprentis devaient effectuer une manœuvre en marche arrière entre 4 cônes. Ces épreuves initiatiques, qui ont rassemblé une trentaine de jeunes très attentifs aux conseils prodigués par nos experts, ont permis de mettre en exergue les difficultés liées à la maniabilité de ces engins !

Et la promotion de l’Asavpa de la Marne En marge des épreuves, l’Asavpa a pu promouvoir ces activités grâce à un chalet mis à sa disposition. Le but de cette opération : faire connaître l’association au grand public. Des administrateurs étaient donc présents pour renseigner et distribuer des documents Contact Asavpa de la Marne de promotion. Tél. : 06 71 71 57 27 Jacky Janin, ■■ président de l’Asavpa de la Marne


Agri-échanges 86

Un an de travaux agricoles Chaque année, l’assemblée générale du Cercle permet de dresser un panorama des travaux et d’identifier les tendances des différents domaines d’activité.

Le Cercle est acteur à part entière de la course contre la montre pour la récolte des denrées agricoles de qualité.

es exploitations se spécialisent, les matériels ont des débits de chantiers plus importants, les délais d’interventions sont plus courts, les surfaces plus grandes. Les agriculteurs ont investi dans des outils capables de réaliser très vite les récoltes. Les demandes des adhérents sont plus axées sur de la spécialisation et de la technicité, beaucoup moins sur les aléas climatiques ou les pannes de matériel. Les pluriactifs et les petites structures délèguent les récoltes via leur Cercle d’Echanges. L’offre d’interventions étant supérieure à la demande, le Cercle répond avec facilité aux demandes des agriculteurs.

AE 86

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L’animation doit connaitre l’ensemble des compétences de ses adhérents. Dans cette perspective un Cercle d’Echanges arrive toujours à maintenir son activité de réseau au service des entreprises agricoles.

Le suivi cultural est le domaine du non répit pour la profession. Les adhérents sont dorénavant maîtres dans la réglementation et le raisonnement. Les traitements fongicides sont passés d’une logique préventive à une logique curative. Pour répondre présent en temps et en heure, le Cercle enregistre des outils et des adhérents performants. Pour l’apport de matières fertilisantes organiques, Agri-échanges a passé depuis 2007 le relais à sa filiale commerciale la SARL Agri-Nature Energie.

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De l’excellence

Des adhérents envieux de nouveautés

Des offres spécialisées

La curiosité des adhérents envers les nouvelles pratiques culturales tend à augmenter les mises en relation. Au fil des années, les constructeurs ont multiplié les concepts de préparations et de mises en terre. Chaque agriculteur peut tirer le meilleur parti de ses sols en usant d’outils les mieux adaptés. Faire le moins d’interventions possibles, recourir aux TCS, enfouir les matières organiques, mélanger ou éparpiller les pailles, utiliser des outils à disques, implanter des CIPAN, fertiliser en localisé… autant de demandes qui font presque oublier la simple logique du labour. La diversité des matériels disponibles a provoqué une augmentation du nombre de demandes. Le cas par cas et l’individualité des pratiques trouvent solutions par le Cercle d’Echanges.

Le nombre de petites exploitations pouvant fournir une main-d’œuvre ponctuelle s’est érodé. Aujourd’hui, une personne seule peut gérer 200 hectares de céréales, mais sa disponibilité est moindre. La population active agricole est nettement inférieure à ce qu’elle était il y a 15 ans, les petites structures ont laissé place à l’agrandissement ou à la diversification dans des activités à forte valeur ajoutée. Pour durer, elles doivent constamment innover et s’adapter. La casquette d’agriculteur ne suffit plus. En réponse à cette évolution, le Cercle organise un nombre croissant d’offres spécialisées (élagage, guidage et mesures parcellaires, tourisme et chambres d’hôtes, transContact formation agro-alimentaire…). Yannis Surry, ■■ animateur d’Agri-échanges 86, et Agri-échanges 86 Tél. : 05 49 44 74  58 Frédéric Leupe, animateur de l’Ancema.

La confiance dans le locatif 30 % des outils appartenant aux adhérents du Cercle peuvent être loués : outils de plombage, déchaumage ou décompactage ; matériels de traction, distribution, semis… La location permet d’assurer une rémunération sans effort ou d’accélérer l’amortissement d’équipements récents. L’adhérent du Cercle tire son épingle du jeu, car l’organisme lui promeut ses appareils sous la forme du locatif. Le logiciel de référencement, les bulletins Agri-Contact et le site Internet informent les adhérents des différentes opportunités.

Nombre Montant HT des prestations interventions facturées entre les agriculteurs Récoltes et fourrages 54 61 825 € Epandages et protections des cultures 42 20 640 € Travail du sol et semis 60 35 425 € Location de matériels 128 16 822 € Main-d’œuvre, prestations spécialisées 110 20 826 € Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 7


iInitiatives locales Asavpa de l’Eure

Le secteur agricole souffre d’un manque considérable de main-d’œuvre au sein de ses différentes filières. De plus en plus de dispositifs, tels que l’organisation de journées pratiques, contribuent à promouvoir les métiers de l’agriculture et à recruter de nouveaux salariés. Exemple dans l’Eure.

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haque année l’Asavpa de l’Eure, en partenariat avec le Conseil Général et la Chambre d’agriculture, propose une vingtaine de journées pratiques pour découvrir un métier, une activité liée de près ou de loin au monde agricole (élevage, conduite de matériel, horticulture, bûcheronnage…).

Le meilleur moyen est d’essayer !!!  L’Asavpa rencontre tout au long de l’année, grâce aux nombreux partenaires sociaux du département, des personnes susceptibles de vouloir s’orienter ou de se réorienter vers les métiers de l’agriculture. Un groupe de 8 à 10 personnes est alors mis en place, ainsi que l’organisation et le déroulement de la journée technique (date, transport, repas…).

Traite des vaches et qualité du lait Ainsi, l’association programme notamment 2 journées pratiques « traite des vaches et qualité du lait » au centre de formation de Canappeville. L’objectif de cette journée est de bénéficier des infrastructures du

Asavpa de l’Eure

Les journées pratiques

centre de formation, de l’apport théorique et techni- Journée pratique que des formateurs sur place. « Savoir traire une vache »

La main à la pâte Le meilleur moyen de comprendre est d’observer et de pratiquer, de se rendre compte par soi même, et sur le terrain, des avantages et des inconvénients du métier de salarié agricole. A la fin de la journée, les participants sont beaucoup plus éclairés sur le métier, l’Asavpa se tient alors à leur disposition pour les orienter vers les formations qualifiantes adaptées à leur projet professionnel.

Un bilan positif 21 journées ont été organisées en 2008-2009 et 146 participants ont bénéficié de ces formations. Les objectifs pour 2009-2010 sont de mettre en place Contact 22 journées et de réunir 150 participants. Asavpa Eure ■■ Xavier Bellenger, animateur de l’Asavpa de l’Eure Tél. : 02 32 78 80 49 (en poste jusqu’au 9 août 2009)

GEDAR de l’Ile d’Oléron – Charente Maritime

Le cinéma comme outil de débat A l’assemblée générale du GEDAR de l’Ile d’Oléron en avril 2009, les agricultrices adhérentes ont convié différents publics à un débat sur l’utilisation des pesticides, après la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». Initiative osée et réussie.

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aire rencontrer des agriculteurs et des gens de professions différentes, discuter autour d’un sujet «  à polémique  » est une façon de montrer notre engagement dans cette réflexion et notre ouverture ». En prenant l’initiative de réunir des acteurs d’horizons différents et de confronter les points de vues, les agricultrices du GEDAR et leur animatrice MSA ont réussi à mener le débat au-delà de la polémique. Une liste de questions avait été préparée pour chaque intervenant : ■■ impact des pesticides sur le milieu conchylicole pour l’enseignant biologiste universitaire ; ■■ pour les agriculteurs biologiques et conventionnels, des questions autour de leurs pratiques, des 8 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

choix et des conséquences économiques sur leurs exploitations puis leur position quant aux pesticides. Les représentants de la Chambre d’agriculture se sont exprimés sur la réduction de 50% des pesticides d’ici 10 ans (Grenelle de l’environnement) ; le directeur du lycée agricole sur la manière dont l’agriculture biologique est abordée dans la formation initiale.

Une salle sensibilisée 150 personnes étaient présentes. Ce débat a fait ressortir une prise de conscience de la part des agriculteurs : c’est important de protéger les ressources et difficile de changer 40 ans de pratiques. «  Nous faisons notre métier comme on nous l’a appris quand il fallait nourrir la population. Il a fallu du temps pour faire accepter à mon père de passer l’exploitation familiale en cultures bio ». Cette action fait suite à la diffusion du film « We feed the world » réalisé en 2008. En allant encore un peu plus loin avec cet échange, les agricultrices souhaitent poursuivre cette démarche. ■■ Christine Nadreau, présidente du GEDAR

Contact Laura Brunelot, animatrice MSA Tél. : 05 46 97 50 16

Une présidente à la rencontre des acteurs agricoles et non agricoles.


FDCETA d’Ille et Vilaine

Bilan énergie : trouver en groupe des marges de progrès individuel

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’électricité, le fioul, les aliments achetés et les engrais représentent 80% de la consommation d’énergie d’un atelier lait. Suite à ce constat, les adhérents Ceta se sont comparés sur ces 4 postes. Une méthode simplifiée est mise en place par les animateurs Ceta pour mesurer la consommation et le coût de l’énergie sur une exploitation. Pour chaque adhérent, les consommations annuelles d’électricité et de fioul sont relevées. Les travaux délégués à des tiers sont enregistrés pour tenir

Témoignage «  Ce travail a mis en évidence le coût de l’énergie. Sur notre exploitation, nous ne savions pas ce coût pour une culture. Les données collectées par le Ceta ont montré l’importance de l’énergie dans les charges de chaque atelier. Pour économiser en énergie et en temps, nous pratiquons le non labour. Malgré cela, notre poste fioul était élevé par rapport à nos collègues. En se comparant avec le groupe, nous avons compris que cette différence était due au temps que nous passions sur la route : nous avons 35 ha à 16 km du siège de l’exploitation. Suite à cette réunion, nous avons encore simplifié le travail du sol et éliminé les derniers passages non justifiés. Nous avons mis un cahier près de la citerne pour noter, pour chaque outil, la consommation de fioul et le débit de chantier pour ensuite privilégier un outil plutôt qu’un autre. Nous avons aussi réfléchi sur l’atelier avicole, gros consommateur en gaz. Nous pensons équiper notre ancien et nouveau poulailler avec une chaudière à bois pour valoriser nos haies et ainsi ne plus avoir recours au gaz. Les énergies fossiles seront de plus en plus rares et donc de plus en plus coûteuses, c’est pourquoi il est important, dès aujourd’hui, de réfléchir à notre façon de travailler afin d’être le moins dépendant possible de ces énergies. Le Ceta, de part ses outils, ses personnes et ses échanges en groupe, nous pousse à réfléchir et ainsi, à nous remettre en cause ». ■■ Jérôme Leroy, GAEC Rocher à Monthault, Ceta de Louvigné Du Désert (35)

Benoît Realland

Les questions environnementales et les récentes flambées des cours du fioul incitent les éleveurs à se pencher davantage sur leurs consommations d’énergie. La FDCeta 35 a mis en place un diagnostic rapide pour aider ses adhérents à se situer, à échanger et à repérer les marges de progrès sur l’atelier lait.

Les adhérents de la FDCeta en formation bilan énergétique. compte des consommations de fioul. Enfin, les achats d’aliments et d’engrais sont collectés. Les consommations d’énergie sont ensuite ventilées sur les différents ateliers et ramenées aux 1000 l de lait produit et/ou à l’hectare de culture. Puis, toutes ces données sont comparées et analysées en groupe. Les différences entre exploitations sont ainsi mises en évidence.

Trouver en groupe des marges de progrès individuel Chaque adhérent a pu voir si son exploitation était énergivore ou non. Outre la consommation, l’importance économique des énergies sur l’exploitation, avec le poids de chaque poste, est mesurée. En échangeant sur les équipements et les pratiques de chacun, les différences entre les plus gourmands et les plus économes se trouvent ainsi expliquées. Sur le poste électricité, des pratiques telles le retardement du démarrage du tank, un seul lavage à l’eau chaude ou encore des équipements comme le pré-refroidisseur, la salle de traite sans programmateur faisaient la différence. Pour la consommation de fioul, les exploitations sur plusieurs sites étaient réellement pénalisées. De ces échanges sont ressortis des solutions permettant de réduire significativement les consommations énergétiques et donc de réduire les charges d’exploitation. ■■ Benoît Realland, animateur FDCeta 35

La FDCeta d’Ille-et-Vilaine Regroupe 426 adhérents répartis dans 22 groupes lait, 4 groupes porcs et 5 groupes cultures. n Emploie 7 animateurs n Réalise 9 journées formation par groupe, soit environ 279 journées de formation par an. n

Contact FDCeta 35 Tél. : 02 99 13 19 90

Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 9


iFiche Méthode

Un quiz pour poser un diagnostic rapide de son groupe BILAN

Si vous avez répondu NON à la question :

Si vous avez plus de 4 NON à ce quiz, attention ! Ressaisissez-vous avant le game over !

Voici 10 questions pour poser un diagnostic rapide sur une association. Jouez et repérez où ça fait mal ! 1 – Les membres du groupe savent clairement qui est dans le groupe qui ne l’est pas et ce qui fonde cette appartenance ?

OUI q

NON q

2 – Le groupe sait qui sont ses partenaires, ses concurrents, ses clients ? Il sait ce que chacun attend du groupe ou ce que ce dernier apporte de plus que d’autres organisations ? OUI q

NON q

3 - Le nom du groupe est significatif, représentatif, reconnu en interne, en externe.

OUI q

NON q

4 – Le groupe a défini ses objectifs, ses actions et tout est consigné dans les statuts ou le règlement intérieur !

OUI q

NON q

5 – Dans le groupe, il y a des pilotes : l’un voit la direction qu’il faut prendre, l’autre sait comment s’y prendre pour y arriver, l’un met de l’huile dans les relations.

OUI q

NON q

6 – Le groupe n’a pas de leaders. Il a mis en place des moyens pour en avoir : formation des responsables, échanges avec le réseau…

OUI q

NON q

7 – Le groupe organise un événement par an où les membres peuvent mieux se connaître, montrer leur talent sur lequel le groupe compte pour mieux fonctionner.

OUI q

NON q

8 – Le groupe a identifié des défis à relever, des problèmes à résoudre au service de ses membres et de son environnement. Il sait ce qu’il produit, et ce que cela apporte aux différents acteurs avec lesquels il est en relation.

OUI q

NON q

9 – Le groupe sait valoriser ses productions, ses actions, son savoir faire. OUI q

NON q

10 – Le groupe développe des méthodes de travail, sait faire appel aux compétences extérieures, trouver des ressources pour mettre en place ses actions et remplir ses objectifs.

NON q

Source : Tableau de Fox – Théorie des organisations 10 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

OUI q

1. Votre groupe présente une perméabilité qui favorise la contamination ou des fuites ! En effet, toute organisation se définit par une frontière, qui sépare ceux qui sont dans et ceux qui sont hors du groupe (c’est-à-dire l’environnement). Comment s’exprime le sentiment d’appartenance dans votre groupe ? Si vous ne savez pas le dire, c’est que votre groupe n’est plus au point sur ses critères d’adhésion, sur ce pourquoi les gens viennent. 2. Votre groupe a encore des terres vierges à conquérir : il ne connaît pas bien ce qui l’entoure, les éléments qui lui sont favorables ou défavorables. En effet, une organisation se situe toujours dans un environnement. Pour définir une stratégie, un projet, la connaissance de cet environnement est indispensable. 3 et 4. Votre groupe présente des troubles de la personnalité ! On ne sait pas trop qui vous êtes, ce que vous faîtes et qu’en plus vous ne savez plus trop l’expliquer… Quelles sont les missions du groupe, ses objectifs opérationnels, ses statuts et règles de fonctionnement et peut-être un nouveau nom ? 5 et 6. Le groupe a un problème de leadership : qui a une vision d’avenir pour le groupe ? Qui l’anime ? Qui le régule ? Il est temps de penser à envoyer administrateurs et animateur aux 3 Jours des présidents ! 7. Le groupe n’a pas encore mis en place les moyens pour favoriser l’implication, l’interconnaissance et la valorisation des compétences de chacun de ses membres. Cet ingrédient est nécessaire pour prévenir l’usure de l’engagement et la désertion ! 8 et 9. Le groupe a à entreprendre un travail de réflexion sur sa valeur ajoutée ! En effet, quel est son impact sur l’environnement  ? Quelle spécificité apporte-il que les autres organisations n’apportent pas ? Quel impact sur les adhérents, les clients, sur la vie du territoire, sur les partenaires ? 10. Le fonctionnement du groupe est à retravailler, ses méthodes d’animation. Vous connaissez sûrement une structure qui peut vous aider pour ça ! Quoi qu’il en soit, si vous avez moins de 6 Oui, appelez d’urgence Trame ! ■■ Frédérique Rose ■■ Eric Charbonnier ■■ Loan Jérôme –

Trame


iLa vie des fédérations

FNGeda

« Semons le changement dans nos groupes » Prenez le temps des 3 Jours des présidents pour mûrir vos réflexions, vivre de bons moments, être prêt au rebond. Les 1, 2 et 3 décembre prochains à Paris.

Une métaphore végétale pour illustrer le changement dans les groupes.

E

n tant que présidente du comité de pilotage, je vous encourage à innover en équipe, à aller de l’avant, à conduire ensemble le changement pour ne pas le subir. Je vois plusieurs raisons de participer à cette formation : ■■ apprendre, analyser, comprendre à partir d’un diagnostic la situation actuelle de vos groupes, , ■■ Découvrir des méthodes pour évoluer et conduire le changement, ■■ Se définir des objectifs clairs, ■■ Apprendre à construire un argumentaire pour faire face aux résistances et crises. La formation des « 3 Jours des présidents » est toujours un investissement personnel fructueux : oser s’exprimer et s’enrichir des expériences des autres Il s’agit de partage, d’échange d’idées, d’un moment privilégié pour écouter. Cela renforce notre résistance aux crises et ruptures. Cette formation est une succession de temps en travaux en sous groupe et en plénière, le tout dans la convivialité et le dynamisme. Des moments ludiques et festifs sont également au programme des soirées. Cette formation va avant tout vous donner l’envie de vous projeter vers l’avenir et conduire de nouveaux

projets en groupe. Parce qu’il est plus facile d’être à plusieurs pour porter un changement, cette formation est à suivre à plusieurs administrateurs du même groupe. Motivez également votre animateur. Les 3 Jours sont ouverts à tous les responsa- n Retrouvez le programme bles ou futurs responsables de groupes et associations de des « 3 Jours » sur développement et leurs animateurs. Les administrateurs www.fngeda.org des Cercles d’échanges et des Asavpa sont bien entendu les bienvenus. Alors à très bientôt pour les « 3 Jours » pour semer les graines du Contact changement. Rosemonde Comlan Véronique Camus, ■■ présidente Tél. : 01 44 95 08 21 du comité de pilotage

Objectifs 2013 La FNGeda a réuni en juin 2009 pendant deux jours ses administrateurs. Ce séminaire a permis de réfléchir aux axes du projet FNGeda pour les quatre ans à venir, de renforcer les capacités des administrateurs dans leur rôle d’élu et forger la cohésion d’une belle équipe. Opération réussie. Prospective et stratégie pour une agriculture écologiquement intensive L’agriculture de la prochaine décennie doit devenir «  écologiquement intensive  ». C’est ce défi que les administrateurs de la FNGeda ont décidé de relever en priorité. Ils sentent que les groupes se saisiront de ce thème et la FNGeda se doit de les accompagner. Ils ont aussi émis le souhait que le maximum d’agriculteurs se forme à la « prospective » et à la « stratégie ». Des sessions proposées par Trame sont au point. Pour s’adapter aux enjeux de demain, les agriculteurs adhérents des groupes doivent être informés, décider et piloter leurs exploitations en toute autonomie. C’est pourquoi ces formations doivent être démultipliées L’importance des thématiques «  énergies  » et «  relations humaines  » a été réaffirmée. Cependant, les

administrateurs observent que les groupes ont surtout besoin d’appuis et de méthodes, d’accompagnement pour mener des réflexions et définir des projets.

Des administrateurs confortés dans leur mission «  Equipe de choc  », «  couveuse de l’innovation  », « enrichissement » tels ont été les mots des administrateurs à l’issue de ces deux jours. Tous ont apprécié de travailler ensemble et sont motivés pour assurer écoute du terrain et investissement au niveau national. Certains ont mieux appréhendé les enjeux politiques d’une instance nationale telle que la FNGeda et ont intégré le rôle d’ascenseur qu’ils avaient entre le repérage des besoins des groupes du terrain et l’orientation du plan de développement agricole de Trame. Observer, consulter, rendre compte, transmettre seront les maîtres mots des administrateurs de la FNGeda. ■■ Roland Berthelier, président de la FNGeda.

Contact FNGeda Tél. : 01 44 95 08 21 Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 11


iLa vie des fédérations Fédération Nationale

Reconquérir le terrain En 2009, les associations de développement des salariés (les Asavpa) sontelles toujours d’actualité ? C’est une question que l’on peut se poser. Je suis convaincu que oui, mais elles doivent s’adapter à la conjoncture et à la réalité de l’agriculture.

L

es Asavpa, véritables associations de terrain, doivent assumer pleinement leurs rôles avec des moyens adaptés, mais surtout avec des femmes et des hommes qui ont envie de s’investir et de faire partager aux autres un savoir-faire qui s’enrichit de jour en jour. On oublie souvent trop vite combien de salariés agricoles ont pu passer un cap décisif grâce à l’Asavpa, combien de collègues se sont émancipés et ont pris des responsabilités ailleurs grâce à l’Asavpa.

Et les Asavpa dans le paysage agricole… En cette période de crise, de récession, la tentation de se replier sur soi est forte : certes il y a la télévision, Internet, mais les contacts, les échanges, la formation doivent toujours être en ligne de mire pour combattre l’iso-

lement des salariés. Notre rôle d’Asavpa est bien d’accompagner les salariés agricoles pour qu’ils soient des femmes et des hommes compétents, informés, respectés et heureux.

Le renouvellement des responsabilités Malgré la difficulté à prendre des responsabilités au sein d’une association, « le jeu en vaut la chandelle  ». Etre administrateur à l’Asavpa c’est d’abord croire aux valeurs du mouvement, bien connaître son rôle, et clarifier les missions de l’association. C’est aussi « oser entreprendre ». Pour cela il ne faut pas hésiter en tant qu’administrateur à se former, à s’informer et à être accompagné. Le réseau et la FNAsavpa sont là pour vous aider. Oser c’est parfois subir des échecs. Mais qui n’a pas subi des échecs dans sa vie  ? L’es-

sentiel est d’essayer et 9 fois sur 10 c’est la réussite qui est au bout du chemin. Trame et la FNAsavpa vous paraissent parfois éloignés, pourtant ils constituent un formidable outil trop peu utilisé à votre service. Du personnel compétent, des méthodes, des outils existants pour vous aider à mener au mieux votre mission, monter des projets avec votre association.

La dynamique de réseau La volonté de la FNAsavpa est de vous accompagner dans les années à venir. Pour cela, faites-nous appel, toutes les situations nous intéressent. Mais notre volonté affichée ne servira à rien si vous n’êtes pas convaincus du bien fondé de votre mission et de votre rôle. Sur le terrain nous avons notre place au côté des structures paritaires et aujourd’hui, malgré tout ce que l’on peut entendre, rien ne remplace les Asavpa. Gardons notre place et n’empiétons pas sur les missions des autres si nous ne voulons pas qu’ils viennent dans nos champs d’activité. Il nous faut mener une campagne de reconquête sur le terrain, faire des actions, monter des projets, créer de nouvelles adhésions et former nos responsables. Il nous faut aussi parfois « montrer nos dents  », nous affirmer, dialoguer avec nos partenaires, mener des actions en partenariat, la fédération nationale sera à vos côtés. Notre chance est que nous sommes des acteurs qui ne sont pas déconnectés du terrain. Notre structure n’est pas uniquement constituée d’administratifs qui décident, tranchent et qui n’ont pas de vécu sur le terrain. Nous, nous sommes des acteurs qui œuvrent pour rendre un service aux salariés agricoles.

Conclusion Alors tous ensemble retroussons nos manches et nous serons fiers de réussir un challenge, comme d’autres l’ont fait avant nous : « Redynamiser le mouvement Asavpa  » car les Asavpa sont un outil exceptionnel qui mérite d’être connu, car au bout de tout cela, en plus de notre épanouissement personnel, ce qui nous intéresse, c’est que tout salarié agricole vive au mieux son métier et qu’il soit reconnu en tant que tel. ■■ Michel Marcoul, président de la FNAsavpa

Contact FNAsavpa Tél. : 01 44 95 08 20 12 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009


Ancema

Participer à la vie collective nationale

Frédéric Leupe

Pourquoi participer à la vie collective nationale de l’Ancema et de Trame ? Comment y vienton ? En quoi cela peut-il consister ? Quels en sont les contraintes et les avantages ? Qu’en retire-t-on pour soi-même, pour son exploitation, pour son association ? Pascale Croc, 37 ans, administratrice de l’Ancema depuis 2005, témoigne.

Pascale Croc, avec Roland Berthelier et Philippe Daubigné, présidents de la FNGeda et de l’Ancema, lors de l’assemblée gnérale 2009 de l’Ancema. ai commencé à m’investir au niveau national en participant en 2005, avec une animatrice du Cemes (Charente-Maritime), aux 3 Jours des présidents. Ce fut la découverte concrète d’un réseau national dont je n’avais jusque-là qu’entendu parler. Nous étions les deux premières participantes du réseau Ancema à cette formation. C’est la raison pour laquelle j’ai été sollicitée pour représenter l’Ancema dans le comité de pilotage des 3 Jours 2006. Ce faisant, je suis entrée au conseil d’administration de l’Ancema, en participant d’abord à des réunions téléphoniques. J’ai d’abord eu un positionnement d’écoute pour découvrir progressivement le fonctionnement national, mais aussi le fonctionnement d’une réunion téléphonique. Petit à petit, j’ai pris la parole et pris position. La première rencontre « réelle » avec les autres administrateurs de l’Ancema a eu lieu lors de l’assemblée générale 2006. Voir les visages me faisait un peu plus entrer dans le concret. J’ai continué parallèlement à représenter l’Ancema dans la préparation des 3 Jours 2007. C’était pour moi la vraie entrée dans le travail de groupe et la preuve que la synergie entre la FNGeda et l’Ancema était possible. Dans la même lancée, j’ai été déléguée pour faire le même travail pour le Festival des groupes. La dimension (1000 personnes) était au départ impressionnante. Mais j’étais motivée par ce projet consistant à mettre en évidence des expériences locales de toute la France dans une région particulière (la FrancheComté). De plus, l’accueil a été chaleureux et le travail facile en raison de la qualité des relations humaines. C’est ce qui rend possible la construction d’un tel événement qui soit le plus enrichissant possible pour tous. Le fil rouge de mon investissement collectif est d’apprendre toujours plus et de transmettre aux autres.

Je suis satisfaite d’avoir contribué à augmenter en quelques années la participation du réseau Ancema aux 3 Jours des présidents. De même pour le Festival. Si l’Ancema est un petit réseau, sa participation à cet événement national a été selon moi très significative. Etre administratrice de l’Ancema m’a aussi amené à participer à deux groupes de travail de Trame : l’un sur les relations humaines au travail, l’autre sur le développement durable et la prospective. Le social et l’environnemental sont deux piliers du développement durable importants pour moi. Mon engagement collectif national est donc de trois ordres : technique (avec les groupes de travail), « M’investir au conduite de projets (avec les 3 jours et le Festival), niveau collectif et administration d’associations nationales (je suis administratrice de l’Ancema, mais aussi, depuis cette me permet d’être année, de Trame). de plus en plus Cette implication se base sur la conviction que j’ai forte pour mener pour l’action collective. Je pense que si l’on a des projets individuels, on ne peut les conduire tout seul. des projets J’ai aussi un sentiment de coresponsabilité avec les correspondant à mes autres individus quant au territoire. Je travaille en valeurs. » association dans mon exploitation, j’ai le goût du travail d’équipe. Le regard extérieur apporte contradiction, opposition, mais aussi richesse, solution à des problèmes que l’on croit insolubles. Il confère un élargissement du regard. Je suis convaincue que le travail à plusieurs est bon pour son propre avenir en tant qu’individu, ainsi que pour l’avenir de l’agriculture. Au-delà de l’agriculture, je suis passionnée par les expériences qui mettent en relation la ville et la campagne. Plus largement, j’ai constaté qu’à chaque fois que j’ai essayé de communiquer avec l’autre, cela Contact marche ! » Propos recueillis par ■■ Frédéric Leupe, animateur de Ancema Tél. : 01 44 95 08 10 l’Ancema. P. Croc

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«

Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 13


iactualités

Trame au service des réseaux et du monde agricole Pour la plupart, vous recevez le Journal de Trame, parce que vous adhérez à l’une des structures de développement que sont les Asavpa, les Cercles d’échanges et de machines agricoles, les Geda, Ceta… ou parce que vous êtes en lien avec le BCMA. Mais au fait, Trame, ça sert à quoi ? Comment ça marche ?

L

e 20 juin 1991, (bientôt 20 ans  !), sous l’impulsion de Gilbert Bros, président de la FNGeda et du BCMA, et de Bruno Guichard, président de la FNAsavpa, l’association Trame était créée. L’Ancema, alors jeune association, avait demandé à pouvoir bénéficier de financements du développement agricole et s’était vu répondre par l’Anda (l’ancêtre du Casdar) que pour cela il fallait qu’elle rejoigne Trame - ce qu’elle fit.

par Trame. C’est pourquoi, par exemple, quand vous demandez une intervention à votre instance nationale de réseau, c’est du personnel Trame qui intervient. Trame a un seul programme de développement et donc de travail et si certaines actions

Trois principes toujours en vigueur Dès le départ, trois principes ont été adoptés pour le fonctionnement de Trame : ■■ Un seul programme ■■ Un seul budget ■■ Un seul employeur Ainsi tout le personnel des quatre structures nationales fondatrices de Trame est employé 14 - Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009

de Trame sont davantage tournées vers tel ou tel réseau, elles ont été validées par le conseil d’administration de Trame composé de représentants des quatre réseaux. Pour notre principal financeur, le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche,

« Pour un réseau branché » Au printemps, présidents et animateurs des associations des réseaux de Trame avez reçu le questionnaire « Pour un réseau branché ». Il vise à mieux vous connaître, à mieux connaître les actions que vous menez, vos perspectives de travail. Et tout cela avec l’objectif de faire vivre plus efficacement le réseau en facilitant les échanges. De nombreuses associations ont déjà répondu… Mais pas toutes. Si vous êtes de ces dernières, il n’est pas trop tard. (Si vous avez perdu le document, n’hésitez pas à la redemander au 01 44 95 01 21). Tous ceux qui auront répondu recevront une synthèse des résultats de cet état des lieux.


l’interlocuteur est Trame et les actions sont menées par Trame. Trame et les quatre structures adhérentes ont un seul budget. Depuis l’origine de Trame, chaque structure adhérente collecte ses cotisations et les reverse à Trame. Ceci permet une certaine mutualisation entre les réseaux.

Trame : un objet bien défini dans les statuts L’association a pour objet : ■■ de favoriser le travail en synergie entre tous ses adhérents, ■■ d’être un institut des techniques et méthodes, dans le domaine du développement agricole et rural, intervenant en appui auprès de ses adhérents et des acteurs de l’agriculture et du monde rural, ■■ d’apporter les services sollicités par ses adhérents et conformes à la politique de développement agricole et rural définie notamment par les organisations professionnelles agricoles et les pouvoirs publics, ■■ de faire bénéficier de ses services tous les actifs agricoles, chefs d’exploitations, aides familiaux et salariés de la production notamment au travers des associations et groupes adhérents des associations composantes. Comme le précisent les statuts (confirmé lors de l’assemblée générale du 12 avril 2007), Trame a vocation à faire bénéficier de ses services tous les actifs agricoles (agricultrices, agriculteurs, salariés de la production agricole). Ceci est logique dans la mesure où Trame bénéficie, pour les 2/3 de son budget, de fonds publics. C’est la raison pour laquelle les outils méthodologiques mis au point par Trame, les publications… sont aussi mis à disposition de structures et de personnes qui ne sont pas adhérentes. Trame développe des démarches, outils, appuis dans des domaines où ses adhérents veulent innover, leur rendant ainsi un service. Mais tout ce matériau d’accompagnement et d’animation est ensuite diffusé et utilisable par un public plus large.

Le conseil d’administration et le bureau de Trame Le conseil d’administration de Trame est composé de représentants des quatre associations fondatrices. Réseau Ancema Bcma FNAsavpa FNGeda

Conseil d’administration 4 4 8 8

Bureau 1 1 3 3

Les quatre présidents de réseau sont membres du bureau.

La différence de nombre de représentants selon les réseaux a été décidée à la création de Trame. Il y avait 2 associations importantes en nombres d’adhérents et 2 associations plus petites. Les conseils d’administration des réseaux font ainsi remonter à Trame, les projets, les actions sur lesquels ils souhaitent que Trame mène des recherches-actions. Le Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche, définit des orientations et des actions types pour les programmes de développement des organismes comme Trame. Le conseil d’administration de Trame essaie au maximum de satisfaire les demandes d’appui des réseaux. Ceci est plus facile dans la mesure où elles peuvent être en cohérence avec les orientations et actions qui ont la possibilité de bénéficier de financements publics. Si ce n’est pas le cas il faut alors tenter de trouver des financements autres.

Le Programme de Trame Une fois le programme de travail de Trame établi, chaque action est menée en s’appuyant la plupart du temps sur un groupe de travail composé de quelques administrateurs ou représentants des réseaux qui ont la volonté d’avancer sur la thématique concernée. Au quotidien, l’action est portée par un ou plusieurs salariés de Trame.

Ce sont des axes de travail innovants, dont la demande arrive à Trame par quelques personnes et dont le conseil d’administration de Trame juge que ce sont des axes sur lesquels il faut être précurseurs parce que dans les années qui suivent ils intéresseront un nombre plus important de personnes. C’est ainsi que Trame a commencé à travailler sur les questions de méthanisation agricole, à aider les Agriculteurs composteurs et Forme en Ferme à se structurer… ■■ François-Xavier Delépine, directeur de Trame

Contact Trame trame@trame.org

Les actions du Programme Pluriannuel de Développement Agricole de Trame pour la période 20092013 sont : ■■ Valoriser les produits sur les territoires ■■ Développer les services aux collectivités ■■ Développer les services aux personnes

et aux entreprises ■■ La démarche de projet de production

d’énergie ■■ Accompagner le développement de la

Comment avoir une influence sur le programme de Trame ?

méthanisation en agriculture

De ce qui précède, il découle que si vous voulez que votre réseau ait une action de développement forte sur une thématique particulière, vous devez le faire remonter à la structure nationale de votre réseau. C’est sur la fin de l’été et à l’automne qu’est défini le programme de travail de Trame de l’année suivante. Etant donné qu’un programme pluriannuel a été défini en 2009, les années suivantes, il est possible de l’adapter mais pas de le revoir complètement. En terme de développement il faut souvent 2 à 3 ans pour qu’une démarche reproductible soit mise au point. Il faut donc anticiper. C’est pourquoi dans l’enquête «  Pour un réseau branché  » (cf. encadré) nous demandons aux présidents et animateurs des structures, à tous les échelons des réseaux, d’exprimer les perspectives de travail de l’association. Par cette question nous attendons que vous disiez, compte tenu des évolutions de l’agriculture et de milieu local, du contexte agricole plus général, les thèmes de travail dont votre association devrait se saisir, avec ses spécificités de cercles d’échanges, d’Asavpa, de groupe de développement, pour être utile à ses adhérents. Trame commence parfois à travailler des thématiques qui peuvent paraître marginales.

■■ Produire des énergies sur les territoires

ruraux ■■ Les économies d’énergie et de CO2 en

agriculture

■■ Relations humaines et travail dans les

collectifs agricoles ■■ Anticiper pour piloter les entreprises et

des collectifs agricoles ■■ Conseiller les agriculteurs et techniciens

sur les agroéquipements ■■ Moderniser l’action collective ■■ Le Cercle d’échanges, un outil néces-

saire aux agriculteurs ■■ Pour des salariés de la production agri-

cole compétents, informés, fiers de leur métier. ■■ La FNGeda, un réseau au service de l’in-

novation ■■ Travaux-et-Innovations ■■ Favoriser la mise en réseau et l’interacti-

vité grâce aux NTIC ■■ Etat des lieux et perspectives des ré-

seaux de développement agricole (action sur l’année 2009 uniquement) ■■ Repérer et mutualiser des actions collec-

tives porteuses d’innovations

Le Journal de Trame numéro 36 - Septembre 2009 - 15


YY TRAME

RESEAU GEDA

Travaux-et-Innovations primé au 6ème Grand Prix éditorial de la Presse agricole et rurale Lors de son Congrès de juin 2009, le SNPAR (Syndicat national de la Presse agricole et rurale) a remis aux lauréats les diplômes du 6ème Grand Editorial. 104 dossiers avaient été examinés par le jury composé de lecteurs, conseillers éditoriaux et éditeurs. Travaux-et-Innovations, la revue des agents de développement agricole et rural, a reçu deux prix : ■■ Meilleure initiative éditoriale pour le Travaux-et-Innovations Spécial N° 153 de décembre 2008 « Des idées renouvelables, des projets durables ». ■■ Meilleur Dossier/Enquête - Travaux-et-Innovations N° 149 de juin/juillet 2008 : « L’agriculture de groupe : se parler plus pour travailler mieux ».

YY RESEAU ASAVPA

Un recueil d’expériences agritouristiques menées en France, Pologne et Roumanie Depuis 2005, la FRGeda Provence-Alpes-Côte d’Azur mène des échanges internationaux avec des agriculteurs de Pologne et de Roumanie sur le thème de l’agritourisme. Tout au long des différents voyages de ce projet, les agriculteurs ont repéré, dans les trois pays, des expériences, des outils, des idées utiles pour le développement de cette activité. Ces initiatives ont été rassemblées dans un recueil paru en avril 2009. Activités innovantes, outils de promotion, formation à l’accueil… Pour chaque action, les agriculteurs ont analysé les avantages et les difficultés rencontrées. Ce livret existe dans deux versions : une en français et une en anglais. Ce projet a bénéficié du soutien de la Région PACA, de l’Union européenne et de la Fondation de France. Contact : frgeda.paca@free.fr

« Etre femme et salariée agricole, un défi » L’étude réalisée par la FRAsavpa et l’ensemble des Asavpa de Midi-Pyrénées vient de paraître. Elle est téléchargeable sur le site Internet www.midipy-asavpa.fr. Pour en savoir plus, les Asavpa vous donnent rendez-vous dès maintenant pour le 15 octobre 2009 pour la Journée de la Femme Salariée Agricole au lycée La Roque à Rodez pour une restitution complète. En résumé : « Les femmes sont de plus en plus présentes dans les métiers de l’agriculture et leur place est en constante évolution. En effet, même si l’arboriculture, l’horticulture, la viticulture sont toujours les secteurs qui embauchent le plus de femmes, il est de plus en fréquent de rencontrer des femmes en production porcine, ovine ou caprine. De plus en plus formées, des jeunes femmes motivées accèdent à ces métiers techniques. Cependant, la situation n’est pas idyllique. Le plus souvent, la situation des femmes salariées est plus précaire en terme de type de contrat mais aussi de temps partiel. De plus, plus de la majorité des salariées se voit refuser la conduite de matériel agricole parce qu’elles sont des femmes. Cette situation existe aussi pour la taille de vigne, même si elle est moins répandue. La formation pourrait résoudre ces problèmes mais les dispositifs de formation continue sont très mal connus et peu compatibles avec la vie familiale et professionnelles ». 

Des francs comtois à la rencontre des groupes au Space à Rennes A l’occasion du Space à Rennes, les agriculteurs des Geda et Ceta d’Ille-et-Vilaine ont accueilli une délégation de 20 agriculteurs de la FDGeda Franche Comté. Au programme : visite du Space, échanges entre responsables de groupes, hébergement chez les agriculteurs de la région rennaise.    Modernisation des groupes L’association CRDA Manche a organisé une journée de réflexion sur l’avenir des groupes entre présidents de CRDA et animateurs de groupes le 25 août, avec l’appui de Philippe Desnos, référent Trame Bretagne/Basse-Normandie/Pays de Loire. La Fédération des Comités du Finistère a voulu savoir qui sont les jeunes agriculteurs et ce qu’ils pensent des groupes. Un travail d’enquête a été réalisé par 2 étudiants. Les premiers résultats montrent que les moins de 40 ans sont en attente de rencontre avec leurs collègues, qu’ils n’ont pas peur de s’engager dans la responsabilité et qu’ils sont porteurs de questions stratégiques sur le devenir de leurs exploitations. Journée d’analyse des résultats le 1er septembre.   Stratégie/Prospective La FDCeta 35 a fait appel à Trame (Frank Pervanchon et Philippe Desnos) pour former ses animateurs à la mise en place de démarches stratégiques dans les groupes d’échanges techniques.

Un site internet pour l’Asavpa de la Manche L’Asavpa de la Manche est désormais en ligne (hébergée sur le site de la Chambre d’agriculture de la Manche), vous pouvez consulter les pages sur www.manche.chambagri.fr/asavpa.asp

Mouvements YY Asavpa

Présidents ■■Savoie. Michel Léger remplace JeanClaude Chevallier. ■■Oise. Jacques Porquier remplace Jacky Pagnier. Animateurs ■■Nord-Pas-de-Calais : Embauche d’une animatrice, Amandine Huyghe.

■■Loir-et-Cher : Kenza Aghouchy vient

renforcer l’équipe. ■■Eure : Armelle Le Quellec remplace Xavier Bellenger.

YY Cercles

Conseil d’administration Ancema ■■Un deuxième administrateur en provenance du Cercle de la Vienne, Bernard Meillet.

YY Trame

■■ Virginie Drocourt succède à Estelle Dubreuil. Virginie est arrivée début juin à Trame pour assurer l’animation de la FNAsavpa et de son réseau pour les ¾ de son temps et comme chargée de communication de Trame pour le quart restant. Ce temps « com » est consacré à la communication nationale de Trame et des réseaux.


Journal de Trame - Septembre 2009