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DON DE MATÉRIEL ÉLECTRONIQUE AUX BLESSÉS Texte en p. 3

cpl Étienne Gonthier

Nouvelle perte pour Valcartier en Afghanistan p. 4

LEURS PETITS PIEDS MIEUX CHAUSSÉS Spin Boldak, Afghanistan - Le major Pierre Huet, commandant de l'escadron de reconnaissance blindé, (à gauche) et le caporal chef Pierre-Alexandre Nadeau, de la Coopération civilo-militaire, font essayer des chaussures à des enfants afghans qui marchent pieds nus ou en sandales. Le 20 janvier, l'escadron de reconnaissance blindé canadien (l'escadron A du 12 RBC) a organisé une distribution de souliers où près de 1000 enfants afghans ont reçu de nouvelles chaussures. - Photo : Cpl Simon Duchesne, photographe QG Afg Roto 4

LE STAMPEDE DE CALGARY À VALCARTIER Article en p. 3 et publicité en p. 11

VOUS SONGEZ À ARRÊTER DE FUMER?

«Face à la détresse d’un proche, on doit tous ouvrir les yeux»

C’est le moment idéal!

Le thème de la Semaine de prévention du suicide nous invite à la vigilance

Détails sur le défi « Le 1er mars, j’arrête » en p. 3

Deux textes en p. 6

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DOSSIER SPÉCIAL sur le 10e anniversaire de l’Op RÉCUPÉRATION (crise du verglas) De la p. 9 à 15

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Page 2 / Adsum / 30 janvier 2008


Fini l’ennui pour les Compétition de souque à la corde : le 5 RGC champion soldats blessés Par Simon Baillargeon Journal Adsum

Par Simon Baillageon Journal Adsum

Le 5 Régiment du génie de combat (5 RGC) a remporté le tournoi de souque à la corde et représentera les F orces canadiennes au prestigieux tournoi du Carnaval de Québec. Le 5 RGC a disposé du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment lors de la finale, terminant ainsi la compétition sans avoir perdu une cone

L es soldats blessés qui doivent passer de longues journées à l’hôpital peuvent désormais compter surr de nouveaux joujoux pour se désennuyer. Le gro u p e CANEX a fait don de 18 500$ en équipement électt ronique au 5e G roupe de soutien de secteur (5 GSS) qui pourra être utilisé tout au long de la convalescence. La trousse du blessé, c’est ainsi qu’on l’appelle, comprend un ordinateur portable, un téléviseur à cristaux liquide de 19 pouces ainsi qu’une console de jeu vidéo XBOX 360. En tout, dix de ces trousses sont disponibles depuis le 20 décembre dernier pour les militaires hospitalisés. «On s’est dépêché de rendre la trousse accessible avant les Fêtes pour ceux qui étaient hospitalisés durant

frontation. Le 3 e Bataillon du Royal 22e Régiment a complété le podium avec une troisième place. Le 12 RBC, les trois bataillons du R22eR, le QGET, le 5 RALC, le 5 RGC, le 430 ETAH et la 5 Amb C étaient les neuf unités représentées. Ceux qui désirent encourager les militaires pourront le faire à la place Desjardins les 2 et 3 février à 10 heures.

cette période», précise Michel Landry, directeur des opérations de la paye et de la comptabilité pour les fonds non publics et initiateur du projet. Les premiers commentaires n’ont pas tardé à venir. Parmi les officiers désignés qui avaient été invités à découvrir la nouvelle trousse du blessé lors d’une présentation spéciale qui s’est tenue le 25 janvier au Centre Castor, certains ont transmis des témoignages favorables de la part de militaires blessés qui avaient déjà profité de cette initiative. À la contribution de CANEX s’ajoute aussi un don d’un montant de 1500$ offert par la fondation GénéralVanier, de l’Association du Royal 22 e Régiment, qui fournira une connexion Internet haute vitesse aux militaires convalescents de l’Institut De gauche à droite, le col Tremblay, cmdt 5 GBMC, maj Vaillancourt, coord de réadaptation USC Val, Yves Duguay, gérant Magasin au détail CANEX, lcol Brown, cmdt USC, physique de Québec. sgt Roy, supr inv FNP, Michel Landry, directeur opération de la paye et comptabilité FNP - Photo : Simon Baillargeon, Journal Adsum

- Photo : Simon Baillargeon, journal Adsum

Trois fois plus de plaisir à la Fête hivernale Par Simon Baillargeon Journal Adsum La 5 édition de la Fête hivernale prendra son envol le 8 février prochain e t p o u r u n e p re m i è re f o i s , l a f ê t e s’étendra sur trois jours avec encore plus d’animation que les années passées. Auparavant tenue sur une seule journée, la Fête hivernale prendra de l’expansion cette année avec une multitude d’activités qui auront lieu du vendredi au dimanche. Les festivités débuteront avec le dîner Western organisé par le Stampede de Calgary. En soirée, les familles de militaire poure

PROMOTION de la SANTÉ

ront participer gratuitement à la Retraite au «flambeau», qui permettra de suivre un circuit en raquette ou en ski de fond éclairé par la lumière des flambeaux. Le lendemain, l’effervescence de la Fête hivernale se transportera au Centre Castor où glissade sur chambre à air, jeux gonflables et «eurobungee» seront gratuits pour les familles militaires. Des nouveautés s’ajouteront aussi avec dégustation de tire d’érable sur la neige et queue de castor ainsi que de la pêche blanche. La clôture des événements se fera le dimanche avec la présentation du défi CPAC, pour les amateurs de ski de fond.

RELEVEZ LE DÉFI «LE 1ER MARS, J’ARRÊTE!» ET ABANDONNEZ LA CIGARETTE

Bye bye cigarette! vise tous les militaires de la Force régulière et de la première Réserve, les membres du Cadre des instructeurs des cadets, les Rangers canadiens, les employés civils du MDN, les employés civils des fonds non publics, les membres de la Réserve supplémentaire et les employés des CRFM. Les fumeurs qui ont cessé de fumer après le 1er septembre 2007 sont aussi éligibles. Le défi permet aux fumeurs qui veulent arrêter de fumer de fixer une date à laquelle ils doivent renoncer au tabac. En effet, il y a plusieurs raisons d’arrêter de fumer. L’amélioration de la santé et de la sécurité ainsi que l’efficacité opérationnelle sont autant de facteurs motivants pour les fumeurs et leurs collègues pour promouvoir un mode de vie sans tabac. Les non-fumeurs peuvent également prendre part au programme en tant que parrains pour encourager et conseiller les fumeurs. Il

Par Simon Baillargeon Journal Adsum

Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles, était de passage à la Garnison Valcartier la semaine dernière dans le cadre d’une visite lui permettant de se familiariser avec les différents services offerts par le 5e Groupe de soutien de secteur. Il en a profité pour faire un arrêt au Centre de la famille pour y rencontrer le personnel et en apprendre plus sur les services offerts aux familles de militaires.

a été établi qu’un bon soutien de l’entourage et un milieu sans fumée augmentent le taux de succès. L’inscription de deux non-fumeurs pour chaque fumeur fournit à ce dernier un soutien social qui l’aide à renoncer au tabac. Les participants et les parrains inscrits au programme courent la chance de gagner des prix, d’une valeur de plus de 18 000$ en chèquecadeaux. Les prix sont une gracieuseté de CANEX et des Services financiers du RARM, tous deux partenaires du défi «Le 1er mars, j’arrête!». Le tabagisme coûte à la Force régulière plus de 36 millions de dollars par année en traitement des maladies liées au tabac, en perte de productivité et en absentéisme. Selon

le SISHV dans les FC de 2004, les deux tiers des militaires des FC qui fument actuellement songent sérieusement à cesser de fumer au cours des six prochains mois. L’objectif du programme de lutte contre le tabagisme est de faire passer le pourcentage de nonfumeurs dans les FC de 75 p.100 (2004) à 83 p.100 en 2010. L’an dernier, 3717 personnes ont pris part au programme. En tout, 1239 fumeurs ont accepté de relever le défi, et 2478 parrains les ont appuyés. Pour vous inscrire (la date limite est le 29 février), remplissez simplement le formulaire à l’adresse http://hr.ottawa-hull.mil.ca/health/engraph/home_e.asp

ou communiquez avec le bureau de la Promotion de la Santé au 844-5000, poste 4677.

30 janvier 2008 / Adsum / Page 3

Pour la sixième année consécutive, l’équipe Énergiser les Forces lance sa campagne pour encourager les gens à cesser de fumer. Renoncez enfin au tabac en acceptant de relever le défi «Le 1er mars, j’arrête!» pour lequel vous ne devez pas fumer pendant au moins quatre semaines, soit du 1 er mars au 1 er avril 2008. L’an dernier, des milliers de personnes ont répondu à l’appel. La campagne

Le commissaire aux langues officielles en visite sur la Garnison


Message du commandant et du sergent-major de la Force opérationnelle interarmées Afghanistan On y est presque! D’ici quelques semaines, nos troupes de la roto 4 reviennent à la maison. Nous savons que vous comptez les jours avant leur arrivée, quoi de plus normal. Les accomplissements de la roto 4 ont été remarquables et constituent une base solide sur laquelle la prochaine rotation pourra bâtir afin d’atteindre notre objectif de faire connaître la paix et la stabilité au peuple afghan. Depuis notre arrivée, nous avons élargi notre zone de sécurité et y avons établi des installations permettant aux Forces nationales de sécurité afghanes (FNSA) d’assumer de plus en plus leur responsabilité de protéger leurs concitoyens. Nous avons construit des sous-stations de police, des points fortifiés pour l’Armée nationale afghane et un réseau de centres de coordination de districts afin de concerter les efforts des premiers répondants. Tout cela a contribué à l’agrandissement de la zone de développement afghane et permis à de nombreux projets de nos partenaires du Gouvernement du Canada d’améliorer le quotidien de la population. Notre travail d’entraînement et de mentorat des soldats et policiers afghans a donné d’excellents résultats. Nos opérations de sécurité, conduites conjointement avec les FNSA, ont démontré que nous gardons l’initiative contre les insurgés et qu’ils n’ont pas les

moyens de nous empêcher d’aller où nous voulons, quand nous le voulons, dans notre zone d’opération. Vous pouvez être fiers de vos proches et de vos collègues. Nous savons qu’ils reviennent avec le sens du devoir accompli. Notre théâtre d’opération a été le témoin d’actes de bravoure et de courage hors du commun. Nous rendons également un hommage particulier à nos frères d’armes disparus et à leurs familles. Vous aussi, nos familles, vous méritez toute notre gratitude. Vous avez porté le fardeau de notre absence avec dignité et persévérance. Sans votre soutien et vos encouragements, nos membres n’auraient pu accomplir toutes ces choses avec autant de confiance et d’enthousiasme. À vous toutes et tous, merci! Certains de vos proches et amis faisant partie du quartier général de la FOI-Afg restent avec nous encore quelques mois. Ensemble nous accueillerons nos collègues de la roto 5 et continueront le travail en cours, jusqu’à notre propre retour ce printemps. C’est donc un au revoir, membres de la roto 4. À bientôt et reposez-vous bien. Vous l’avez amplement mérité. Le Commandant Brigadier-général Guy Laroche Le Sergent-major Adjudant-chef Gilles Arcand

Le 5 RGC en deuil

Nouveau journaliste à l’Adsum Depuis quelque temps, vous avez peut-être remarqué qu’une nouvelle signature avait fait sont apparition dans le journal. Vous ne vous êtes pas trompés. L’Adsum compte désormais parmi son équipe un nouveau journaliste qui continuera à vous informer sur tout ce qui entoure la vie militaire sur la garnison et ailleurs. Si vous avez une nouvelle, un événement ou des idées de reportage, n’hésitez pas à me les communiquer au 844-5000, poste 6656.

Par Simon Baillargeon Journal Adsum

Simon Baillargeon

COURRIER DU LECTEUR

«Voler nos bannières, c’est renier notre courage»

À l a s u i t e d u d é c è s d e n o t re f i l s , l e soldat Michel Jr. Lévesque, de la comp a g n i e C d u G ro u p e m e n t t a c t i q u e 3 R 2 2 e R , l e 1 7 n o v e m b re 2 0 0 7 à Kandahar, Afghanistan. Nous avons été touchés de l’appui et du support que nous avons reçu de la communauté de Valcartier. C’est ce sentiment d’appartenance qui a été pour nous une source d’énergie utile pour traverser ce genre d’épreuve. Nous tenons à remercier tous les frères d’armes de Michel Jr. ainsi que tous les militaires de Valcartier et leurs familles qui nous ont appuyés et qui ont prié pour nous. Nous désirons également remercier tous les membres du Royal 22e Régiment, tout spécialement les membres du 3e Bataillon qui nous ont accompagnés et qui continuent de le faire. Merci à tous. Nos pensées sont à tous les jours avec ces hommes et ces femmes qui sont présentement en Afghanistan et surtout à toutes ces familles qui ont des êtres chers là-bas.

Au cours de la dernière année, nos aimants «Appuyons nos troupes» disparaissent. À l’épicerie, à la garderie, au travail, dans notre propre entrée, ces symboles d’espoir et de soutien envers nos amoureux, nos fils, nos voisins, le père de nos enfants, se font dérober par centaine. Le vol de ces bannières aimantées nous touchent au cœur et nous blessent, nous, conjointes de militaires déployés. Ces symboles du support que nous leur offrons ne vous engagent à rien; vous n’avez pas à être d’accord avec la mission, avec leur travail, avec les risques qu’ils et elles courent au quotidien. Sachez cependant que lorsque vous êtes témoins d’un tel vol, ou que vous-mêmes y participez, c’est envers nous, qui restons derrière, que vous manquez de respect. Supportons nos troupes signifie pour nous supportons nos familles; supportons nos enfants qui s’ennuient de papa; supportons ces femmes qui angoissent le soir, au moment du coucher, alors qu’elles savent que leur amoureux vient de se lever au loin dans la poussière et les détonations des roquettes; supportons nos voisines qui bercent un bébé qui n’a pas encore connu son père; supportons ceux et celles qui quotidiennement attendent un appel qui ne vient pas, un message qui ne rentre pas. Supportons nos troupes c’est notre cri du coeur, à nous l’autre peloton, le peloton resté derrière. Voler nos bannières, c’est renier notre courage.

De ses parents, Michel et Elizabeth Lévesque, son frère Éric, ses sœurs Cindy (Patrick Morin) et Christine, et sa fiancée, Shany Duchainy.

Véronique Lefebvre et Hélène Gagnon, conjointes de militaire Au nom de tous les membres de l’Autre peloton

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Remerciement

Le brigadier-général Guy Laroche et l’adjudant-chef Gilles Arcand.

L e 5e R égiment du génie de combat est en deuil d’un frère d’arme avec le décès du sapeur Étienne Gonthier,, 21 ans, survenu le 23 janvier à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Kandahar. L’incident s’est produit alors que les militaires participaient à une opération d’ouverture de route dans le district de Panjawii. Le véhicule blindé léger (VBL III) dans lequel prenaient place les militaires a heurté une bombe artisanale dissimulée sur la route. Deux autres soldats qui prenaient également place à bord du véhicule blindé léger ont été blessés lors de l’explosion. Ils ont été évacués par hélicoptère à l’unité médicale multinationale de l’aérodrome de Kandahar. Leurs blessures ne sont pas majeures et ils sont de retour au travail. Ce décès porte à 78 le nombre de soldats canadiens qui ont perdu la vie depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan en 2002.

Le sapeur Gonthier participait à sa première mission en Afghanistan.

Adieu à un valeureux combattant Le 23 janvier 2008, à l’âge de 21 ans, est décédé le caporal Étienne Gonthier lorsque le véhicule dans lequel il prenait place a roulé sur un dispositif explosif de circonstance dans le secteur de Panjawi au sud-est de Kandahar, Afghanistan. Originaire de Québec, le cpl Étienne Gonthier s’est enrôlé au sein des Forces canadiennes le 21 juillet 2004 et s’était joint au 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) le 18 mai 2005. Il occupait un poste-clé au sein du 53e Escadron du génie en tant que conducteur de VBL III.

Sapeur de combat et membre à part entière du 5 RGC, le cpl Gonthier a servi plus de trois ans au sein du régiment. Étienne était un valeureux combattant, faisant toujours passer l’équipe avant lui. Boute-en-train, il était celui qui augmentait le moral au sein de sa section. Il laisse dans le deuil sa mère, Mme France Poulin, son père, M. Bernard Gonthier, sa sœur, Catherine Gonthier ainsi que son amie de cœur, Cynthia Morin.

Le cpl Étienne Gonthier avec sa section au Camp Ma’Sum Ghar en Afghanistan (rangée avant, premier à gauche). -Photo : Archives Adsum


Québec salue l’adjudant Massouh Par Simon Baillargeon Journal Adsum

L a population de Québec a pu rendre un dernier hommage à l’adjudant Hani Massouh décédé en Afghanistt an, le 17 janvier dernier, alors que pour la première fois le trajet du cortège était rendu public. Quelques dizaines de curieux s’étaient déplacés devant le centre funéraire et tout le long du trajet jusqu’à l’église pour un dernier adieu au disparu. De concert avec la famille de l’adj Massouh, les Forces canadiennes répondait ainsi à la demande de plusieurs citoyens qui ont appelé à la Garnison Valcartier pour savoir de quelle façon ils pouvaient signifier leur appui. Les personnes rencontrées aux abords du trajet tenaient tous le même message : «On est là pour les appuyer». «Ils font un grand sacrifice, ils méritent qu’on leur rende hommage», a dit un homme.«Ils risquent leur vie tous les jours. Qu’on soit pour ou contre, ce sont eux qui nous protègent», soutient cette femme. «Je n’ai pas de famille ou amis dans l’armée, je veux simplement les appuyer dans leur travail», estime cet autre homme qui avait pris

quelques heures de congé à son travail afin d’être présent. Les policiers, pompiers et ambulanciers de la ville de Québec tenaient eux aussi à manifester leur appui. Ils s’étaient donnés rendez-vous sur le viaduc du chemin SainteFoy qui passe au-dessus de l’autoroute Robert-Bourassa afin de saluer le passage du cortège. DES HOMMAGES DE PARTOUT

L’adj Massouh a ensuite été conduit à l’église Saint-Charles Garnier, remplie à pleine capacité pour la cérémonie. Plusieurs amis et collègues en ont profité pour le saluer une dernière fois. La veille, c’était le caporal Éric Labbé qui avait droit aux mêmes déférences à l’église Saint-Robert de Rimouski. Les Rimouskois ont d’ailleurs pu participer aux commémorations, le trajet du cortège étant rendu public. Le cavalier Richard Renaud a lui aussi été conduit à son dernier repos le samedi 26 janvier à l’église Évangélique de Chicoutimi. Tout comme pour le cpl Labbé et l’adj Massouh, le convoi a défilé dans les rues pour permettre aux Saguenéens de témoigner leur sympathie au soldat et à sa famille.

Plusieurs dizaines de personnes étaient massées sur le trottoir afin de saluer le passage de la dépouille de l’adjudant Hani Massouh. Photo : Sdt Jean-François Carpentier, section Imagerie, Grn Valcartier

Hommage au cavalier Richard Renaud Cher frère d’armes, Ton départ fut soudain et difficile à accepter pour nous tous. Encore hier, nous travaillions tous ensemble en ta compagnie comme ce fut le cas au cours des cinq derniers mois pour le succès de cette mission. On se souvient de toute la préparation qui a été nécessaire pour être fin prêts pour ce long déploiement qui nous attendait. Les longues heures sans sommeil, l’éloignement de nos familles et les conditions sur le terrain nous obligeaient à nous rapprocher et nous serrer les coudes pour pouvoir continuer. C’est pour cela que nous formons une famille. Tu étais de ceux qui accomplissent leur travail avec diligence et professionnalisme, toujours prêt à aider l’un d’entre nous. Richard, on t’appréciait pour ton air taquin, mais surtout pour ton sérieux dans l’accomplissement de la tâche. Un travail si

intense que les mois semblaient des années. L’attachement que tu portais à l’unité ainsi que ta conviction envers la mission ne faisaient aucun doute. Ton dévouement a été un exemple pour nous tous afin de nous aider à persévérer malgré les conditions parfois difficiles à supporter. Tu avais ancrées en toi des valeurs profondes comme le sens de l’honneur et de l’appartenance envers ta famille, et ces dernières étaient reconnues de tous. Déjà, tu nous manques beaucoup, tu laisses un grand vide parmi nous, impossible à combler. Nos pensées sont également avec ta famille qui vit douloureusement ton départ précipité. C’est un lourd tribut que tu as payé, pour cela nous t’honorons, Richard. Ton souvenir restera gravé dans nos mémoires comme frère d’armes.

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Les FC seront de la fête Par Simon Baillargeon Journal Adsum

PARTENARIAT DE LONGUE DATE Ce n’est pas d’hier qu’est née la collaboration entre Calgary et Québec. En 1967, les chambres de commerce junior des deux villes ont

Le Carnaval débutera officiellement le vendredi 1er février en soirée avec le spectacle d’ouverture de Rock Story et leurs invités.

débuté une association qui s’appelle aujourd’hui le Comité d’échange Québec/Calgary. Des délégations des deux villes se visitent depuis ce temps à chaque année, lors d’événements comme le Carnaval de Québec et le Stampede de Calgary. L’implication du 12 RBC vient quant à elle d’une relation de compétition amicale développée dans les années 80 entre les équipes de canot à glace. À chaque année lors du traditionnel déjeuner western, le 12 RBC s’implique en fournissant du personnel ainsi que des équipements de cuisine.

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30 janvier 2008 / Adsum / Page 5

À deux jours du début des festivités du 54e C arnaval de Québec, les Forces canadiennes sont fins prêtes pour se joindre à la fête. Tout d’abord, le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) viendra tester sa force lors d’une compétition de souque à la corde (voir texte en p.3) les 2 et 3 février sur les plaine d’Abraham. Des équipes des pompiers et policiers seront notamment présentes pour se mesurer au 5 GBMC. Il y aura aussi le traditionnel déjeuner western dans le Vieux-Québec, le 9 février. Concocté par les organisateurs du Stampede de Calgary avec le soutien logistique du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC), l’importante délégation en provenance de l’ouest du Canada viendra faire goûter un déjeuner typique aux carnavaleux à la place D’Youville. De plus, nos compatriotes de l’Ouest canadien tiendront aussi un dîner western à la bâtisse CSEM3 sur la garnison où tous les militaires, employés civils et familles de militaires sont invités. «C’est leur façon de rendre hommage aux militaires de Valcartier qui servent en Afghanistan», indique le lieutenant de vaisseau Charles Paquin. Sur place, il y aura de l’animation, des mascottes, le Stampede band ainsi qu’un taureau mécanique pour les apprentis cowboys.

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18 e Semaine de prévention du suicide

37e année, No 15, mercredi 30 janvier 2008

Le journal Adsum est une publication non officielle publiée un mercredi sur deux avec la permission du Commandant du 5e Groupe de soutien de secteur. Les opinions et les points de vue exprimés dans ce journal ne sont pas nécessairement ceux du MDN, des FC et de l’ASPFC / Personnel des FNP. Le journal Adsum informe la communauté militaire de la garnison et de la grande région de Québec depuis 1972. Notre publication constitue l’un des principaux outils de communication interne de l’Armée au Québec. C’est un moyen privilégié pour le Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT) de communiquer avec son personnel et les familles. Les succès, les intérêts et les préoccupations de la grande équipe du SQFT, voilà la matière avec laquelle est bâti l’Adsum. Tirage : 7100 copies Éditeur Col Karen Ritchie, cmdt 5 GSS Rédactrice en chef Caroline Charest, poste 5672 charest.c@forces.gc.ca Journaliste Simon Baillargeon, poste 6656 baillargeon.sb@forces.gc.ca Conseiller militaire Lt Ginette Champagne, poste 7641 Conseillère en publicité Ginette Demers, 871-1274 gdemers@videotron.ca Responsable petites annonces et comptabilité Nathalie Nadeau poste 5598 nadeau.n2@forces.gc.ca Infographiste Josée Lessard poste 6656 production_journalvalcartier@videotron.ca Imprimerie Les Presses du Fleuve

Toute correspondance doit être adressée à la rédactrice en chef. Les demandes de publication doivent être acheminées par courrier électronique à +adsum@forces.gc.ca. Soumettre les textes en format Word et les photos en jpg. La rédactrice en chef se réserve le droit de rejeter ou de modifier tout matériel rédactionnel ou publicitaire. Les auteurs des textes ne seront pas nécessairement avisés des modifications apportées à leurs textes. Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de l’Adsum et ne pourront être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation de la rédactrice en chef ou de l’auteur. Le journal Adsum est une entité des Programmes de soutien du personnel (PSP) et est financé en grande partie par les fonds non publics. Les revenus générés par les annonces publicitaires contribuent en majeure partie au financement du journal. Nous vous remercions d’encourager nos annonceurs. Abonnement: 25,00 $ par année (22 éditions), taxes en sus ISSN 0705-0992 ADRESSE : JOURNAL ADSUM GARNISON VALCARTIER, BÂT. 200 C.P. 1000, SUCC. FORCES COURCELETTE (QUÉBEC) G0A 4Z0 TÉLÉPHONE : (418) 844-5000, POSTE 5598

Page 6 / Adsum / 30 janvier 2008

TÉLÉCOPIEUR : (418) 844-6934 COURRIER ÉLECTRONIQUE : +adsum@forces.gc.ca

PROCHAINE PARUTION : MERCREDI 13 FÉVRIER DATE DE TOMBÉE : LUNDI 4 FÉVRIER

La prévention est toujours le mot d’ordre Par Simon Baillargeon Journal Adsum À l’aube de la 18 e S emaine de prévention du suicide, Cathia Huot, gestionnaire en promotion de la santé, rappelle q ue la prévention demeure encore un des meilleurs moyens pour dépister les signes d’une personne en d étresse. Avec le retour de 2500 soldats déployés en Afghanistan dans des conditions de stress élevé, le service de Promotion de la santé tient à sensibiliser le plus de gens possible aux signaux de détresse que pourraient envoyer une personne avec des idées suicidaires. Le comité Énergiser les forces s’est d’ailleurs assuré de transmettre le plus d’informations possible à ses représentants d’unités, lors d’une rencontre tenue le 28 janvier dernier. «C’est de la sensibilisation par le biais de documentation. Ils vont avoir des outils en main et ils pourront s’en servir selon leurs besoins», explique Mme Huot. LES PREMIERS SOINS... PSYCHOLOGIQUES Le programme ASIST (Applied suicide intervention skills training) qui se traduit par «Formation appliquée en techniques d’intervention face au suicide» est un autre moyen fort utile pour faire de la prévention. Il s’agit d’une formation de deux jours qui forme des pairs-aidants afin qu’ils soient mieux outillés afin de reconnaître les signes de détresse. Selon Mme Huot, sur la Garnison Valcartier il y a plus de 700 pairs-aidants de formés, par l’équipe de la Promotion de la santé. «On les outille à savoir reconnaître les signes de détresse et à la façon d’intervenir avec cette personne», dit-elle. La Semaine de prévention du suicide aura lieu du 3 au 9 février.

Ouvrez les yeux! Par Cathia Huot Gestionnaire en Promotion de la santé Du 3 au 9 février prochain se tiendra la 18e Semaine de prévention du suicide. Le thème de la campagne est «Soyez vigilants. Face à la détresse d’un proche, on doit tous ouvrir les yeux». Les objectifs de la semaine visent les proches des personnes qui présentent des comportements suicidaires. Les inciter à être attentifs aux signaux de détresse et les inviter à rechercher et bâtir des réseaux de soutien, constitués de parents, d’amis, de bénévoles et de professionnels. Le suicide est un fléau qui frappe la société entière et qui constitue un problème social dévastateur. Le suicide est responsable de près de quatre décès par jour au Québec et fait deux fois plus de victimes par année que les accidents de la route. Il constitue la première cause de décès chez les moins de 40 ans. Une personne sur trois compte dans son entourage un parent ou un ami qui s’est suicidé ou qui a tenté de le faire. L’année dernière, l’ensemble des 30 Centres de prévention du suicide (CPS) ont reçu plus de 100 000 appels de détresse. DES INDICES Voici quelques indices qui pourraient vous permettent de savoir si une personne de votre entourage pense au suicide: Messages indirects : -Vous seriez tellement mieux sans moi; -Bientôt, je vais avoir la paix; -Je suis inutile; -J’ai tout raté; -Il n’y a plus rien qui fonctionne. Messages directs : -Je veux en finir; -J’ai fini d’avoir mal; -Je vais me tuer; -Je n’ai plus le goût de vivre; -Il n’y a plus rien qui me retienne. Indices psychologiques : -Humeur instable; -Incapacité d’avoir du plaisir; -Tristesse, anxiété, angoisse et désespoir; -Manque d’intérêt; -Perte d’estime de soi.

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COMMENT AIDER - Écoutez la personne. L’écoute, c’est magique. Une oreille attentive vaut mille mots. Surtout ne jugez pas, mais essayez plutôt de comprendre sa situation. - Parlez ouvertement du suicide avec la personne. N’hésitez pas à poser la question la plus directe possible : «Penses-tu au suicide?», «As-tu des idées suicidaires?». Vérifiez également si la personne a un plan, où, quand et comment prévoit-elle passer à l’acte? Le fait d’en parler directement soulagera la personne et brisera ainsi son isolement. - Assurez la sécurité de la personne. Il est important d’établir un plan d’action avec la personne. Éloignez le moyen choisi et au besoin, faites un contrat de vie (qui peut être verbal), c’est-à-dire faites-lui promettre qu’elle ne fera pas de tentative d’ici à ce qu’elle reçoive l’aide nécessaire. N’oubliez surtout pas, tant que la personne est en vie, il y a de l’espoir! - Aidez-la à briser son isolement et à trouver des ressources. Gardez contact avec la personne. Aidez-la à retrouver son réseau social et familial. Il est essentiel de l’orienter vers des ressources d’aide appropriées et de l’accompagner dans ses démarches. Lui faire sentir qu’elle n’est pas seule et qu’il y a d’autres solutions qui s’offrent à elle afin de régler ses problèmes. DEMANDER DE L’AIDE, C’EST FORT!

LES RESSOURCES D’AIDE BASE MILITAIRE : ■ Service de santé mentale du CSV : 5802 ■ Aumôniers : 5473/5777 ■ Centre de la famille Valcartier (CFV) : 6060 ■ Police militaire : 7911 ■ Programme d’aide aux employés (PAE) : 6729 ■ Centre de résolution de conflits (CRC) : 5416 ■ Programme d’aide aux membres (PAM) : 1-800-268-7708 À L’EXTÉRIEUR DE LA BASE : Centre de prévention du suicide de Québec : 683-4588 ■ Ligne provinciale en prévention suicide : 1-866-APPELLE (1-866-277-3553) ■ Centre de crise : 688-4240 ■ Tel-aide : 686-2433 ■ Tous les CLSC locaux ■

*Déductibles d'impôts ou remboursable par les assureurs. Certaines conditions s'appliquent.

Fondé par le 12e Régiment blindé du Canada

Indices physiologiques : -Fatigue extrême; -Troubles du sommeil; -Troubles de l’appétit; -Maux physiques. Indices comportementaux : -Changement de personnalité; -Isolement/retrait; -Dons d’objets qui lui sont chers; -Faire son testament;- Négliger son hygiène personnelle; Faire la paix avec l’entourage.

687-2727


Assermentation de 49 militaires Tir de batterie au NCSM Montcalm au 2 R22eR Par le capitaine Dominic Pelletier Officier d’attraction au CRFC Québec

Le 9 décembre, l’arrivée de 49 nouveaux membres dans les rangs des Forces canadiennes a été soulignée lors d’une cérémonie d’assermentation qui s’est tenue sur le pont de parade du NCSM Montcalm, au Complexe naval de la Pointe-à-Carcy. Ces hommes et ces femmes ont affirmé leur choix de servir et de protéger le pays devant la présidente d’honneur, la Commodore Jennifer J. Bennett, commandant de la Réserve navale. Mme Bennett s’est adressée aux nouveau membres en ces mots : «Vous prenez aujourd’hui la résolution de viser l’excellence dans tout ce que vous allez entreprendre». Parents et amis étaient nombreux à assister à cet événement et à exprimer leur fierté envers leur proche. Le capitaine de frégate Luc Morin, commandant du NCSM Montcalm, a remis à chaque nouveau membre les épinglettes de la famille, destinées

Par sous-lieutenant Jean-François Lamarche Commandant peloton 21, compagnie B, 2 R22eR

La Commodore Jennifer Bennett, le sous-lieutenant Jean-Noël Ngatsono, enrôlé comme officier des transmissions, et le premier maître de première classe Glynn Munro. -Photo : Sdt J-F Carpentier

à souligner l’importance inestimable du soutien des familles aux militaires, particulièrement lors des déploiements. Ces militaires appartiennent à différents métiers dont un médecin, un officier des transmissions et trois membres de la Réserve navale.

Massage et chocolat : gâtez-vous pour la Saint-Valentin! L’équipe de la Promotion de la santé vous invite à prendre un moment pour vous détendre et vous gâter lors de notre prochain midi-détente. En cette journée spéciale de la Saint-Valentin, offrez-vous une petite douceur. Venez rencontrer nos massothérapeutes qui vous feront expérimenter différents types de massage dont le massage sur chaise et en nouveauté cette année, le massage sur chaise longue des mains et avant-bras. Vous aimeriez en apprendre plus sur le yoga? Un kiosque d’information sera sur place ainsi qu’un atelier vous permettant de vous initiez à cette technique sera offert entre 12 h et 12 h 45. Inscrivez-vous en téléphonant au 844-5000, poste 4677. De plus, vous pourrez vous sucrer le bec en dégustant des brochettes de fruits trempés dans une fontaine de chocolat! C’est donc un rendez-vous à inscrire à votre agenda le 14 février de 11 h 30 à 14 h 30 à l’entrée du Centre des sports! Cette activité est gratuite. Emmenez vos collègues et amis! Pour information : 844-5000 poste 4677 ou promosante.valc@forces.gc.ca

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Il y a quelques semaines, le 2e Bataillon du Royal 22e Régiment a mené un entraînement au tir de mortier 60 mm qui a été développé à partir des leçons apprises au cours des déploiements récents en Afghanistan. En effet, le mortier de 60 mm est une arme très utile pour défendre les bases d’opération avancées ou pour répondre rapidement à des attaques impromptues. Étant donné le transfert des mortiers de 81 mm aux régiments d’artillerie, il y a déjà plusieurs années, il s’est avéré très difficile de trouver des instructeurs qualifiés pour fournir une instruction spécialisée, incluant l’emploi de l’affût et de la mire C-2. Néanmoins, le défi fut relevé et, après un entraînement théorique rigoureux, les tireurs du bataillon ont pu se rendre sur le champ de tir Liri afin de mettre leurs connaissances en pratique. L’exercice avait pour but de faire réaliser tous les effets sur le terrain d’une batterie de mortier 60 mm en position défensive. L’effort principal était axé sur l’emploi de l’arme dans les contextes défensifs correspondant aux scénarios récemment vécus en théâtre opérationnel. Au courant de la journée, les tireurs ont pu mettre en application les connaissances fraîchement acquises sur l’identification et l’enregistrement de cibles, ainsi que sur le déroulement d’une mission de tir au niveau de compagnie. Bien que plusieurs tireurs avaient très peu d’expérience avec le mortier 60 mm, l’activité a connu un vif succès qui permis de démontrer à tous la puissance de feu du petit mortier et d’augmenter le niveau de confiance des tireurs qui pourraient avoir à employer l’arme dans le cadre de la FO 01-09.

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NOBLE GUERRIER 08 : une belle réussite - BGÉN CHRISTIAN BARABÉ

Par le capitaine Paul Saccà OAP, 35 GBC C’est tout de même avec la joie au cœur que les 1478 réservistes des 34e et 35e Groupesbrigades du Canada ont quitté le soleil du Mississippi pour retourner dans les rigueurs de l’hiver au terme de l’exercice NOBLE GUERRIER 08 qui s’est déroulé du 4 au 13 janvier. En effet, les effectifs des deux brigades du Québec ont offert une performance qui a de quoi les réjouir dans les installations américaines du Camp Shelby lors d’un exercice conjoint où les réservistes ont été appuyés par plus de 200 de leurs confrères de la Force régulière. Le scénario visait à recréer des situations problématiques rappelant sensiblement le contexte de l’Afghanistan. Pour augmenter le niveau de réalisme, des acteurs d’origine afghane avaient même été engagés, offrant comme défi supplémentaire une barrière de langue qui rendait les négociations encore plus ardues. Si les fantassins ont été abondamment sollicités dans leurs manœuvres en zone bâtie, les blindés ont eu fort à faire dans leurs patrouilles avec un ennemi des plus acharnés. Les artilleurs ont également vu beaucoup d’action tout comme les techniciens médicaux et les policiers militaires qui devaient travailler dans le scénario d’entraînement tout en effectuant des patrouilles réelles pour assurer la sécurité de la partie occupée par les soldats québécois au Camp Shelby. «NOBLE GUERRIER 08 fut un exercice bien conçu. Le colonel Hébert a su rallier les forces de réserve au sein du SQFT dans un effort des plus significatifs qui s’est avéré une très belle réussite», a commenté le brigadiergénéral Christian Barabé, commandant du Secteur du Québec de la Force terrestre lors de sa visite au Mississippi. «On peut maintenant considérer cette approche comme un excellent exercice de fin de cycle. Pendant l’année, les unités s’entraînent dans une montée en puissance pour converger finalement

vers cet exercice majeur où on démontre son savoir-faire de façon positive. Cela représente un défi additionnel pour nos troupes.» La mobilisation des troupes de deux brigades a imposé un effort de coordination majeur qui a été orchestré par le lieutenant Sophie Drolet et l’adjudant-maître Denis Munger, sans oublier le travail de longue haleine effectué par l’équipe d’avant-garde qui a sacrifié ses vacances des Fêtes pour veiller aux préparatifs des activités. Des membres d’une équipe d’arrière-garde gardaient le lien avec le Québec et assuraient la poursuite des activités régulières dans les quartiers généraux. NOBLE GUERRIER 08 était commandé par le colonel Simon Hébert, commandant du 35 GBC, et articulé avec doigté par l’équipe du major Sylvain Tousignant, G3 35 GBC. Leurs confrères du 34 GBC auront pour tâche de parrainer l’exercice conjoint de 2009.

Les réservistes qui ont participé à NOBLE GUERRIER 08 ont pratiqué intensivement les techniques de combats en zone urbaine et les patrouilles de visibilité. Le Camp Shelby dispose d’infrastructures modernes qui permettent aux militaires de s’exercer dans un environnement similaire à celui de l’Afghanistan, la chaleur en moins. - Photo : Cpl Jean-Sébastien MacKay, 35 GBC

NOBLE GUERRIER 2008

L’Élément de soutien national : un soutien essentiel Par le sous-lieutenant Mailloux 55e BNS du C «0 ici 3, demande de transport, à vous». Cette phrase s’est fait entendre à maintes reprises au Centre d’opérations logistiques (COL) durant l’exercice NOBLE GUERRIER 08 qui se déroulait au camp Shelby, au Mississippi, du 4 au 13 janvier. La réussite de ces opérations repose sur un amalgame harmonieux des diverses unités des 55e et 51e Bataillons des services du Canada qui constituent l’Élément de soutien national (ESN). De plus, les membres de la 4e Compagnie de police militaire ainsi que des 52e et 55e Ambulances de campagne se sont annexés à l’ESN pour cet entraînement qui rassemblait environ 1500 réservistes ainsi que 200 membres de la Régulière provenant

Rien de mieux qu’un bon repas chaud pour terminer une longue journée d’entraînement. -Photo : Cpl Jean-Sébastien MacKay, 35 GBC

du 1 er Bataillon, Royal 22 e Régiment, du 5e Bataillon des services du Canada et de la Police militaire.

La mission première de l’ESN était de soutenir ses principaux utilisateurs, ce qui inclut les entités de combat qui exécutaient les opérations offensives et défensives. Parallèlement, l’ESN devait fournir l’appui réel à l’exercice. Le soutien intégral, rapproché et général a donc été orchestré de main de maître par le COL. L’intention était aussi l’aguerrissement du soldat. Pour ce faire, la formation des jeunes soldats et l’interaction de ceux-ci avec les armes de combats ont été privilégiées. L’ESN, sur le camp Shelby, était constitué de différents services tels que le COL, le transport, la maintenance, l’approvisionnement, l’alimentation, le PSU et la PM. Les opérations ont été abondamment sollicitées, et ce, 24 heures par jour pour offrir le soutien principalement aux groupements tactiques (GT) des 34e et 35e Groupe-brigades du Canada.

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12 000 militaires mobilisés Par Simon Baillargeon Journal Adsum

D ébut du mois de janvier 1998. L’ouest du Québec, la Montérégie, l’île de Montréal, une partie de l’’est de l’Ontario ainsi que le Nouveau-Brunswick sont touchés par une importante tempête de verglas qui va perturber la vie de millions de résidents. Devant l’ampleur de la situation, le gouvernementt du Québec décide de faire appel aux Forces canadiennes afin de rétablir une situation normale au plus vite. La crise du verglas de 1998 est considérée comme l’un des pires désastres naturels à avoir touché le Canada. Qualifiée par certaines personnes comme étant «la tempête du siècle», la crise du verglas aura nécessité la mobilisation d’environ 12 000 militaires dans diverses régions de l’Est canadien. Sous le commandement du général Alain Forand, ces soldats ont été impliqués dans une multitude de tâches sur une période d’un mois. L’assistance et l’évacuation médicale, le soutien à Hydro-Québec dans le rétablissement de l’électricité, l’aide aux sinistrés, la régie des centres d’hébergement, la distribution de nourriture sont au nombre des travaux auxquels les militaires ont participé. Selon le général Forand, cette opération conduite principalement au Québec et en Ontario a été le plus grand déploiement des Forces canadiennes dans le cadre d’une opération domestique en temps de paix. LE VERGLAS TOMBE SUR LE QUÉBEC Au matin du 5 janvier, une pluie verglaçante tombe sur le Québec. La majorité du personnel du Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT) revient du congé des Fêtes, comme le reste de la population québécoise.

publique (DGSP) ne prévoit aucun problème majeur, le général Forand, quant à lui, anticipe de graves problèmes si la pluie perdure. Ironiquement, déjà plusieurs militaires de la région de Montréal et de la Montérégie deviennent des victimes de ce verglas. Dixneuf pourcent du personnel n’est pas en mesure d’être rejoint par leurs unités en raison des bris de communication!

Certaines unités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada sont encore déployées dans le cadre d’exercices hivernaux. Vers la fin de la journée, alors que la situation prend de l’ampleur, les premières demandes de matériel de la Croix-Rouge sont acheminées à l’armée. Deux jours plus tard, alors que la pluie verglaçante s’abat toujours sur le Québec, le général Forand décrète l’activation complète du centre des opérations à son quartier général. Si la Direction générale de la Sécurité

LA SITUATION EMPIRE Plus le temps passe, plus les conditions sur le terrain se détériorent. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, de nombreux secteurs de l’île de Montréal et de la Montérégie subissent des pertes d’alimentation en électricité. Le DGSP demande alors la présence d’une centaine de militaires pour prêter main-forte à Hydro-Québec. Trouvant la requête timide, le général Forand décide plutôt d’envoyer toute l’Unité d’intervention immédiate composée du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada (5 RALC) renforcée d’une troupe du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) pour un total de 500 militaires. Il prend aussi la décision de réduire le temps de préavis de 4000 militaire du Groupebrigade de Valcartier. «La suite des événements m’a donné raison», dira-t-il plus tard. L’île de Montréal a d’abord été la priorité concernant le retour de l’électricité et le nettoyage des débris dans les rues. Le 10 janvier, l’électricité revient dans la majorité des foyers de Montréal. Il ne reste que le secteur du West Island. Les Forces canadiennes déménagent alors le quartier général à Saint-Hubert, sur la rive sud «afin d’être plus près des sinistrés», explique le général Forand dans un document prêté au journal.

SÉCURISER LA POPULATION Outre le mandat de participer aux tâches de reconstruction du réseau d’Hydro-Québec et à la mise en place de centres d’hébergement, l’armée a eu un rôle de policier à jouer. Le 12 janvier, une demande d’assistance aux agences du maintien de l’ordre est faite au ministre de la Défense nationale de l’époque, Art Eggleton. Cette requête sollicite une surveillance non armée de certaines zones sinistrées afin d’assurer la protection des personnes et des biens par l’armée. Le pouvoir «d’agents de la paix» est donc accordé aux militaires. Dans le cadre de l’opération LIBELLULE, les soldats peuvent donc visiter les habitations des secteurs sinistrés afin d’identifier les cas potentiels d’hypothermie et arrêter les pratiques dangereuses employées par certains pour se réchauffer. Un effort que la population semble bien apprécier. Trois sondages indépendants l’ont d’ailleurs démontré. Le degré de satisfaction de la population envers les efforts fournis par les différents intervenants durant la crise était mesuré. Dans chacun des cas, le pointage de l’armée s’est situé à plus de 93%. La période entre le 9 et le 21 janvier aura été la plus exigeante pour les militaires qui ont parfois dû travailler jusqu’à 17 heures par jour. Hydro-Québec estime que l’aide des soldats aura permis d’accéléré le rétablissement de l’électricité de trois à quatre semaines. Le redéploiement des troupes a débuté graduellement le 13 janvier. Mais ce n’est que le 8 février que les derniers soldats ont finalement quitté la région de la Montérégie, 24 heures après que l’électricité soit revenue partout.

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ENTREVUE AVEC LE GÉNÉRAL ALAIN FORAND

Une opération dont tous doivent être fiers! Par Guylaine Fortin Journal Servir L e 5 janvier 1998, alors que le verglas commençait à s’abattre sur le Québec et que sa famille étaitt à Ottawa, le majorgénéral Alain Forand s’installait dans sa suite de la base de Longue-Pointe, a u j o u rd ’ h u i G a rn i s o n M o n t r é a l . Commandant de la Force d’intervention de la région Montréal, il allaii t y séjourner plusieurs semaines, ne dormant bien souvent que quelques heures par nuit. Dix ans pll us tard, l’évocation de cette crise ravive chez lui une très grande fierté. Celle du travail bien fa a it et de l’appartenance aux Forces canadiennes. «Avec 12 000 soldats déployés, c’est l’opération la plus importante que j’ai dirigée, se remémore le général Forand. La plus rapide aussi. Vingt-quatre heures après son lancement, 4000 militaires étaient en poste. Douze heures plus tard, des troupes arrivaient d’Ontario, de l’Ouest et de l’Atlantique. On l’oublie parfois, mais les Forces canadiennes (FC) sont la seule organisation parfaitement autonome. Nous avons des tentes pour nous loger et des cuisines pour nous nourrir. Aussitôt que l’on arrive quelque part, on est en mesure d’intervenir.» DES MILITAIRES PLUS QUE DÉVOUÉS Même si le mercure avoisinait les moins 30 degrés Celsius et que certains miliciens ne disposaient pas d’habits d’hiver parce que les Forces vivaient un problème d’approvisionnement, rien n’a freiné les troupes sur le terrain. «Les dix premiers jours, à raison de 17 ou 18 heures par jour, hommes et femmes ont fait un travail absolument fantastique, souligne le général Forand. Ils ont aidé à ramasser le matériel électrique qui était tombé et à récupérer les pièces qu’HydroQuébec pouvait remettre à neuf et utiliser à nouveau.» En cinq semaines, la société d’État rebâtissait son réseau. Un exploit rendu possible grâce au soutien des FC.

Avec la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale et les corps policiers des diverses municipalités, les militaires ont pris part aux patrouilles de quartiers. Ils ont contribué à l’établissement et au fonctionnement de centres d’hébergement et ont participé au nettoyage des routes pour qu’ambulances et policiers puissent y circuler. «Les militaires ont fait de très longues heures, tout en changeant continuellement de tâches.» Plusieurs d’entre eux se dévouaient à la tâche, sachant que leur propre famille était sinistrée. Le major-général Alain Forand, aujourd’hui à la retraite des Forces cana«Le matin où ils ont été diennes, a dirigé l’Opération RÉCUPÉRATION. Pendant cinq semaines, lui appelés, raconte le et ses troupes ont contribué à sortir les citoyens de la grande noirceur. général Forand, certains venaient de laisser leurs enfants à la garderie. toute heure, il y avait des “p’tits bonhommes Les familles ont dû s’organiser avec les con- verts” qui se promenaient. Cela a eu un effet traintes qu’amenait ce déploiement.» C’est calmant. La Police de Montréal avait d’ailleurs donc dire qu’une fois de plus, la quatrième noté que durant cette période, le nombre de Force - l’ensemble des familles militaires - crimes avait baissé d’une vingtaine de pour a contribué elle aussi au succès d’une cent. Les gens nous voyaient et se disaient que ça allait bien!» opération. Si les FC n’ont jamais joui d’un taux de UN ÉLAN DE RECONNAISSANCE popularité élevé au Québec, la crise du verPour le général Forand, l’Op RÉCUPÉRATION glas a toutefois permis de changer quelques demeure l’expérience la plus valorisante perceptions. «Les civils ont réalisé qu’on poude sa carrière. «Nous étions là pour aider vait faire autre chose que la guerre et que nos concitoyens et notre intervention a per- nous avions plusieurs facettes. Ça nous a mis de résoudre la crise. La population nous donné un bon coup de pouce!» a accueillis à bras ouverts et nous a remerciés. Les sondages, qui démontraient des UN GRAND TRAVAIL D’ÉQUIPE taux de satisfaction de plus de 90% à notre Croix-Rouge, pompiers, Sûreté du Québec, égard, ont eu l’effet d’un baume pour les mi- Gendarmerie royale, Hydro-Québec, corps litaires. Ça leur a fait oublier les condi- policiers, Direction générale de la Sécurité publique, municipalités. Voilà autant d’ortions de vie et de travail difficiles.» Chez les citoyens, la présence militaire a ganismes avec lesquels l’Armée a collaboré été perçue comme un gage de sécurité. «À pour sortir les citoyens de la grande noirceur.

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En 1998, quel poste occupiez-vous? J’ai débuté l’opération en tant que commandant du peloton de reconnaissance du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment et à la moitié de l’opération, j’ai été nommé commandant adjoint de la compagnie des armes d’appui au sein du même bataillon. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Je secondais le commandant de compagnie et veillais au bon déroulement, aux besoins logistiques et à la coordination des opérations de la compagnie. Les membres de la compagnie étaient dispersés sur un assez grand territoire pour effectuer diverses tâches (Saint-Mathieu de Belœil, Belœil, SaintHilaire, Ottoburnpark). Nous devions aider à ériger des centres d’hébergement pour les sinistrés, distribuer du bois de chauffage aux sites de distribution, aider les employés d’Hydro-Québec à récupérer les débris du réseau électrique qui tombait comme un jeu de carte, nettoyer les rues et les trottoirs pour enlever les nombreuses branches cassées par le poids de la glace. Notre présence aidait également à dissuader les pilleurs, car des quartiers complets étaient déserts et plongés dans le noir total. Il y avait donc beaucoup de coordination à faire, afin que les membres de la compagnie répondent aux attentes des municipalités. D’ailleurs, je me permets de mentionner ici que les attentes dépassaient souvent nos capacités, tellement la situation était chaotique avec des besoins pressants par endroit. Cependant, le dévouement et le dur labeur

CE QU’IL EN RESTE... Le général Forand est aujourd’hui installé dans la région de Montréal. Consultant pour la firme Rheinmetal et mentor au Collège des Forces canadiennes, il note qu’il est impératif pour les organisations d’avoir des plans d’urgence et, pour les FC, de maintenir des liens étroits avec les premiers répondants. «Le verglas m’a aussi appris qu’il est plus facile de se faire pardonner que de demander la permission. En se basant sur une évaluation juste, il faut parfois prendre des risques. J’ai pris des décisions et j’étais prêt à vivre avec les conséquences. Surtout, le verglas m’a confirmé que nous devons tous être fiers de ce que font les Forces, autant à l’étranger que chez nous!»

LE VERGLAS EN CHIFFRE

TÉMOIGNAGE Capitaine Michel Arsenault Officier d’Affaires publiques adjoint Quartier général du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada

«Nous avons réussi, précise le général Forand, parce que nous avions rencontré ces organisations dès le départ pour établir nos responsabilités respectives. Aussi, du côté de la Défense, j’ai pu compter sur un excellent soutien. Ottawa a toujours accédé à mes demandes et le brigadier-général Gaston Côté, qui était chef d’état-major à l’époque, a contribué pour une large part au succès de l’opération. Toutes les unités ont travaillé fort et méritent des félicitations.» À sa longue liste de collaborateurs, le général Forand ajoute les nombreux civils qui se sont portés volontaires. «Ils ont fait un boulot remarquable. Sans eux, beaucoup de centres d’hébergement n’auraient pu fonctionner. Ce sont des personnes qu’on ne remercie pas assez et sans qui nous n’aurions pas réussi à accomplir nos tâches.» Lorsque la crise du verglas a été terminée, les Forces canadiennes ont reçu des remerciements officiels d’Hydro-Québec et de la plupart des autres intervenants. «Ce fut très apprécié, mentionne le général Forand. Mais nous aurions aimé que le Gouvernement du Québec fasse de même. De mémoire, il n’y a jamais eu de remerciements officiels de la part de l’Assemblée nationale. C’est une petite déception.»

de nos soldats étaient très appréciés par la population locale. Nous ne comptions pas nos heures, et c’est avec fierté que nous accomplissions ce travail. Avez-vous été personnellement affecté par la crise du verglas? Indirectement oui, car mes parents, qui vivaient dans la petite municipalité de Noyan, près de la frontière des États-Unis sur la rive sud de la rivière Richelieu à l’embouchure du Lac Champlain, étaient des sinistrés du verglas, mais attention, des sinistrés que je qualifierais «de luxe». En effet, ils avaient une petite génératrice, un foyer à combustion lente et ils étaient dotés d’une bonne dose de débrouillardise. Ils ont donc vécu cette crise sans quitter leur domicile et sans dommage sérieux. Ils ont profité de ce temps d’arrêt pour se coller un peu. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP Récupération? Mes plus beaux souvenirs sont les remerciements des gens. Certains nous donnaient du café en nous remerciant d’une chaleureuse poigné de mains. C’était aussi une opportunité de mieux se faire connaître par la population. Nous répondions à toutes sortes de questions des gens, les meilleures étant : «Est-ce vrai que vous ne payez pas d’impôts?» et «Vos boutons de parka sontils mangeables en cas de survie?». Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Au moment de vider le chargement de bois de chauffage d’une remorque de 45 pieds, un de nos caporaux-chefs (maintenant adjudant), qui passait par-là, a reçu une bûche sur la tête, lui infligeant une légère commotion cérébrale. Ce n’est pas drôle en soi, mais 10 ans plus tard, nous en parlons encore.

Je me souviens également de deux employés d’Hydro-Québec qui ont goûté à un saut d’humeur de notre commandant de compagnie (il se reconnaîtra s’il lit ceci). Le major était légèrement frustré (pour être poli) de voir nos soldats récupérer des débris du réseau électrique lors d’une journée très froide, pendant que ces messieurs sirotaient un café dans la chaleur de leur camion. Sur un site de distribution de bois de chauffage, une dame a reculé sa voiture en nous demandant d’emplir le coffre arrière à rebord. Elle a actionné la manivelle pour ouvrir le coffre et à notre grande stupéfaction, celui-ci était déjà plein de bois. La dame avait oublié de vider le chargement de la veille. Elle était légèrement mal à l’aise. Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Que la population, en situation de crise, devient solidaire et qu’il existe des gens honnêtes et dévoués qui aiment aider les gens. Je retiens aussi de cette expérience la fierté que j’avais d’aider nos concitoyens, la camaraderie qui existait entre les membres du bataillon et finalement qu’il fallait peut-être une crise du genre pour réveiller et modifier les mesures d’urgences à tous les niveaux et ainsi servir de préambule à la coopération interagences que nous connaissons présentement au Québec.

12 000 militaires et 500 civils provenant d’un peu partout au Canada 569 centres d’hébergement créés durant la crise ■ 308 génératrices préparées ■ 30 000 lits de camp ■ 12 000 lits d’hôpital ■ 53 000 couvertures ■ 208 wagons de train ■ 76 vols d’avions ■ 134 locations de véhicules ■ 162 véhicules et remorques préparées et envoyées en renfort ■ 6200 demandes d’approvisionnement ■ 1000 pylônes électriques et 24000 poteaux de bois tombés ■ 120 lignes de transports endommagées ■

- Photo : Gracieuseté Banque d’images de la Défense nationale


C’EST UN RENDEZ-VOUS !

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Rencontrer notre mascotte «Harry the Horse» Rencontrez les bénévoles du STAMPEDE DE CALGARY !

BIENVENUE À TOUTE LA POPULATION DE LA GARNISON VALCARTIER! Amenez TOUTE la famille, les enfants, les grands-parents, vos voisins, votre gardienne. Plus nous serons nombreux …plus nous aurons de plaisir!

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30 janvier 2008 / Adsum / Page 11

Le Stampede de Calgary remercie les familles des militaires de la garnison Valcartier de leur contribution à notre liberté ainsi que de leur dévouement pour le Canada!


OP RÉCUPÉRATION : 10 ANS DÉJÀ TÉMOIGNAGES Caporal Lucie Francoeur Commis de soutien à la gestion des ressources Unité de soutien des Forces canadiennes à Ottawa En 1998, quel poste occupiez-vous? J’étais commis de soutien à la gestion des ressources humaines pour le 6e Bataillon du Royal 22e Régiment à Drummondville. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Mon premier rôle a été de téléphoner aux membres du bataillon qui étaient disponibles pour aider à Saint-Hyacinthe. J’ai aussi travaillé à la sécurité au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Lorsqu’un incendie s’est déclaré sur le toit du cégep, nous avons dû évacuer les gens en pleine nuit, ce qui n’a rien de facile quand ces gens ne sont même pas chez eux. Avez-vous été personnellement affecté par la crise du verglas? Oui, nous avons été touchés à Drummondville. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? J’ai endormi une petite fille d’environ 10 mois qui pleurait beaucoup lors de retour au cégep à la suite de l’incendie. La maman était très fatiguée et la petite avait une poussée de dents. Moi j’étais calme et je lui ai chanté «Partons la mer est belle». Elle s’est accrochée au flappe de mon habit de combat et elle s’est endormie profondément.

Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Que Dame Nature est beaucoup plus forte que nous.

Caporal Micheline Moreau 5e Bataillon des services du canada En 1998, quel poste occupiez-vous? Médical pour la 5e Ambulance de campagne. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? J’étais médical au Quartier général et Escadrons des transmissions en congé de maternité. Durant cette période de janvier 1998, le 13 plus précisément, j’ai été admise d’urgence pour l’accouchement de mes

jumelles. J’ai dû accoucher seule tôt le matin, car mon conjoint venait à peine d’être déployé deux jours auparavant avec le 12e Régiment blindé du Canada. Il avait dû quitter en alerte pour le verglas. Lorsque j’ai pu le contacter, il était impossible de le faire revenir à temps et il a manqué l’accouchement. En situation de stress intense, tous doivent s’adapter. Avez-vous été personnellement affectée par la crise du verglas? Oui. Mais considérant le résultat de deux belles filles en santé, il n’y a plus de regret. Le sourire de ces deux belles amours nous font remonter la pente assez vite. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Je suis certaine, du point de vue de mon conjoint, que plus personne sous sa tutelle ne vivra une situation similaire si elle peut être évitée au départ.

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Major Jean-Marc Mercier Officier des affaires publiques senior, Quartier général Secteur du Québec de la Force terrestre En 1998, quel poste occupiez-vous? Officier de poste de commandement situé au QG d’Hydro-Québec - station Saint-Jeansur-Richelieu. La batterie R du 5 RALC et Hydro-Québec unissaient leurs efforts et formaient des équipes conjointes. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Mon poste était plutôt statique en tant qu’officier des services. Notre rôle consistait à assurer la permanence et à jumeler les équipe de travail des soldats avec les équipes de monteurs de lignes. Avez-vous été personnellement affecté par la crise du verglas? Ma famille et moi, non. Cependant ma blonde, qui depuis est devenue ma femme, travaillait comme comptable à Saint-Jeansur-Richelieu. Ne pouvant travailler et n’étant pas affectée par le verglas à son appartement de Longueuil, elle faisait le service de lessive pour quelques amis et moi! (Surtout au début, avant que l’on puisse nous offrir ces services) Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? L’esprit d’équipe et la fierté de pouvoir aider au Québec même. La satisfaction d’avoir soumis du personnel pour mention élogieuse, qui leur ont d’ailleurs été attribuées mais surtout d’apprendre à connaître une autre organisation (Hydro-Québec) et ses employés. La fierté d’avoir été parmi les premiers militaires déployés ainsi que la créativité de notre personnel qui a créé le poste de récupération, une idée qui a été reprise par tous pour sauver de l’argent et subvenir au besoin en matériel de ligne, devenu très rare et précieux. Les déceptions : les «plus ou moins» sinistrés qui ont profité de la misère des autres. Les contractuels qui ont abusé de la situation d’urgence où «l’argent n’est pas un facteur» pour remplir leur véhicule d’outils. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? En partant de Québec en convoi, les arbres longeant la route étaient magnifiquement décorés de neige. D’une région à l’autre, le paysage est passé au verglas léger (TroisRivières) et finalement au verglas sévère dans le triangle noir. Lorsque le convoi est arrivé à Saint-Jean, la noirceur était saisissante. Des fils électriques jonchaient les rues. Des rouillères de glaces de plusieurs centimètres d’épaisseur s’étaient formées sur les routes. Des poteaux brisés à mi-mât avec des fils qui pendaient à hauteur des véhicules. Il fallait se frayer un chemin dans ces décombres. Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Un citoyen doit être autonome pour les premières 72 heures afin que les services puissent se mettre en place. Cet incident a démontré que le citoyen n’est pas prêt. Aussi pénible et déplorable que ce genre d’épreuve est, cela a pour effet de forcer l’esprit d’entraide et resserrer les liens d’une communauté.


OP RÉCUPÉRATION : 10 ANS DÉJÀ TÉMOIGNAGES Capitaine Maurice Roy Unité régionale de soutien aux cadets En 1998, quel poste occupiez-vous? Officier des services. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Notre poste d’opération était localisé à la méga structure, un poste opéré 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Nous devions intervenir partout en région en coordonnant les actions à prendre par les divers intervenants. Avez-vous été personnellement affecté par la crise du verglas? Oui, j’habitais Longueuil et nous avons été privés d’électricité durant huit jours. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? Je dirais que le plus beau souvenir de cette crise est la solidarité entre les gens. J’ai assisté au transport de bois de chauffage qui était généreusement offert par un fermier à une famille pauvre qui comptait six enfants en bas âge. Il fallait voir la mine des enfants juste à l’idée que la maisonnée pourrait être chauffée dans les minutes suivantes! Il faut dire aussi que les soirées à la chandelle et les fondues bourguignonnes n’avaient pas que des côtés négatifs. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Il y en aurait des dizaines, mais disons que la réaction des autorités tant militaires que civiles a clairement démontré notre capacité d’adaptation et notre capacité de se serrer les coudes en cas de besoin. Autant notre société en est une d’individualisme en temps normal, autant nous parvenons à ne former qu’une grande famille en peu de temps face à l’épreuve.

Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Les gens n’ont pas à se munir d’une génératrice qui ne servira peut-être jamais. Il faut comprendre que les gens le plus dans le besoin lors de tels phénomènes de la nature, ce sont justement les gens déjà dans le besoin. Des gens qui n’ont pas les centaines de dollars pour une génératrice, pas plus que la capacité financière d’accumuler des réserves de bois ou d’huile à chauffage. Le temps venu, nous avons fait la preuve que nous pouvons prendre soin des nôtres, notamment nos enfants, nos femmes et nos personnes âgées. C’est sans doute ce qui nous reste de plus beau comme sentiment.

- Photo: Gracieuseté Banque d’images de la Défense nationale

Patrick Vézina Conseiller technique en connectivité Service des Transmissions, Opération des systèmes d’appui au commandement En 1998, quel poste occupiez-vous? En 1998, j’étais caporal réserviste à SaintHubert. Mon poste à l’époque consistait à documenter tous les liens de communication de la région de Montréal pour aider les techniciens dans la résolution des problèmes, ainsi que pour identifier les circuits qui n’étaient plus requis. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Durant le verglas, j’ai été employé dans plusieurs situations. J’ai travaillé comme agent du centre d’assistance informatique de Saint-Hubert. J’ai installé le câblage informatique pour une salle de conférence et j’ai programmé des téléphones. À la Garnison Montréal, j’ai installé des téléphones dans les différents hangars et j’ai fait de la surveillance de serveurs au hangar 12, maintenant disparu. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? Lors d’OP RÉCUPÉRATION, j’ai accompli plusieurs tâches que je n’avais jamais faites auparavant. C’est incroyable comment nous pouvons apprendre rapidement lorsque nous sommes sous pression. J’ai appris comment programmer un téléphone dans un commutateur téléphonique en 30 secondes sur le bord d’une table, et beaucoup d’autres choses de la même manière. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Lorsque les Forces canadiennes ont été appelées en renfort, notre adjudant-maître à l’époque nous a demandé d’aller chercher les automobiles et de s’assurer qu’elles étaient

- Photo: Gracieuseté Banque d’images de la Défense nationale

prêtes à rouler. Juste pour entrer dans notre automobile, j’ai dû frapper l’automobile de toutes mes forces à l’aide d’une barre de métal (le genre de barre de métal pour fermer les classeurs militaires) pour briser l’épaisse couche de glace. C’était tout un spectacle de voir deux militaires frapper une auto à coups de barres de métal. Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Ce que je retiens de cette expérience, c’est comment toutes les barrières sont tombées pendant OP RÉCUPÉRATION. Plus rien n’avait d’importance, sinon que le travail soit fait. Le soir au souper sur la garnison, nous étions des militaires, des policiers civils, même des camionneurs qui étaient là pour le déneigement de la ville. Tout le monde mangeait aux mêmes tables, personne n’avait besoin de payer ou de montrer une pièce d’identité ou quoi que ce soit. Pour quelques jours, tout le monde s’est mis en mode «aide»et ont oublié la paperasse et l’administration.

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OP RÉCUPÉRATION : 10 ANS DÉJÀ TÉMOIGNAGES Capitaine Normand Tremblay J1 Cérémonial Quartier général du Secteur du Québec de la Force terrestre En 1998, quel poste occupiez-vous? Je travaillais dans la cellule G1 du quartier général opérationnel interarmées. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? J’étais officier des services de la branche G1. Le quartier général de la Force opérationnelle interarmées était situé dans les anciens locaux de la Force mobile à Saint-Hubert, devenus aujourd’hui l’hôtel de ville de Longueuil. J’étais parmi ceux qui présentaient l’état des effectifs au commandant de la Force, le majorgénéral Alain Forand, durant le groupe d’ordres quotidien. Avez-vous été personnellement affecté par la crise du verglas? Oui, nous avons perdu l’électricité à ma résidence et elle n’est revenue que 11 jours plus tard.

Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? D’un point de vue professionnel, j’ai rencontré durant l’opération beaucoup de gens venus de partout et vu de très près la gestion d’une crise d’envergure nationale. D’un point de vue personnel, j’ai appris sur mes limites et mes capacités. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Un matin, nous n’avions pas encore obtenu les chiffres complets des effectifs et je m’apprêtais à dire durant le groupe d’ordres que nous avions des rapports peu fiables. Nous avons finalement obtenu nos rapports complets à la toute dernière minute. Ce matinlà, j’ai passé à deux doigts de m’évanouir de stress et de fatigue. Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? La gratitude des gens qui ne faisaient pas partie des Forces canadiennes était très valorisante et a donné un sens aux très longues heures travaillées, de jour comme de nuit, durant l’OP RÉCUPÉRATION.

Capitaine Alain Aubé J5 COORD Quartier général du Secteur du Québec de la Force terrestre / Force opérationelle interarmées Est En 1998, quel poste occupiez-vous? Officier des services à Granby. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? J’étais principalement officier des services à Granby dans un point de contrôle. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? Le grand nombre de réserviste déployé de mon unité pour l’opération. Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Hydro-Québec était particulièrement impressionné par notre rapidité d’exécution de certains travaux. Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? Ce fut mon premier déploiement au cours d’une opération en tant que jeune officier. Ce fut asssez intéressant comme expérience.

Avez-vous une anecdote à raconter à ce sujet? Un soir en traversant la ville de Farnham, tout était noir et le seul endroit où il semblait y avoir de la vie, c’était au salon funéraire! Dix ans plus tard, que retenez-vous de cette expérience? L’importance de la présence des femmes au sein des Forces canadiennes dans le contexte où on doit rassurer les gens âgés lors de la création des foyers d’accueil temporaires.

Adjudant-maître Denis Brown Sergent-major de régiment 35e Régiment du génie du combat

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En 1998, quel poste occupiez-vous? Officier d’administration au 6e Régiment d’artillerie de campagne. Quel rôle avez-vous joué durant le verglas? Commis-chef du groupement à Granby. Quel est votre plus beau souvenir de l’OP RÉCUPÉRATION? La gratitude exprimée par les citoyens de Granby pour notre présence et soutien.

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Sans électricité dans notre beau village pendant quatre semaines... Par le major à la retraite Florent Tremblay, CD, PhD Ex-sinistré Cher amis lecteurs et lectrices, j’écris ce texte pour vous, en pensant qu’il y a dix ans, nous étions en pleine crise, celle de la glace et du verglas, celle des fils électriques tombés et des arbres cassés, de la panne d’électricité et de l’eau dans le sous-sol. Il a fait froid, terriblement froid! Et pourtant, ce dimanche 5 janvier, nous nous étions couchés en paix sans même penser que cette nuit-là nous serait fatidique. Peu après minuit, nous nous sommes réveillés dans le noir; il faisait froid dans la maison. Il n’y avait plus de chauffage, plus d’eau chaude pour la douche, plus aucune énergie électrique dans la maison. On pensait bien que tout allait redevenir normal au cours de la journée. La suite des événements allait nous détromper. Nous commencions notre première semaine! Le pire de la situation se fit sentir pendant la nuit suivante. Bien que nous ne disposions d’aucune source de chaleur dans la maison, nous avions quand même décidé d’y demeurer. Une sorte de camping improvisé... Durant cette nuit-là, la nature se tordait. Tout cassait avec des bruits qui ressemblaient à des détonations de canons; c’était épeurant. Les nombreux arbres de notre terrain tombaient sous le poids de la glace, les poteaux d’électricité s’effondraient dans la rue comme un jeu de domino géant, avec des fils qui couraient dans toutes les directions et des transformateurs qui explosaient avec de grands éclairs bleus. L’EAU S’INFILTRE On a bien mal dormi et, au matin, la nature de notre belle Acadie ressemblait à un terrain dévasté par la guerre. L’eau qui montait maintenant sur le plancher du sous-sol avait commencé par un filet dans la journée du mardi, mais atteignait deux pouces le lendemain, et six pouces à la grandeur de la maison dans la journée du jeudi. J’étais littéralement paniqué. Je n’avais qu’une chaudière à main pour évacuer toute cette eau qui prenait le dessus sur moi. Un voisin nous a prêté sa pompe à essence que j’ai commencé à faire fonctionner deux fois par jour, en matinée et en fin de journée. Mais comme nous étions trois maisons à se servir de la même pompe, elle faisait de la rotation. L’entraide parmi les voisins a été admirable pendant tout ce temps. Notre arrondissement compte 21 maisons et on ne se connaît à peu près pas. À cette occasion, tout le monde a commencé à se parler pour savoir ce que chacun pouvait faire. L’un passait sa pompe, un autre venait l’installer. À un troisième, j’ai donné du bois de chauffage puisque moi, je ne pouvais à peu près pas en utiliser étant donné que notre poêle, situé au sous-sol, baignait maintenant dans quatorze pouces d’eau...

SEMAINE DEUX : ORGANISER LE QUOTIDIEN La résistance au cataclysme s’organisa : dans les stations-service, l’essence était redevenue disponible et dans les magasins, on pouvait trouver des piles et des chandelles. Un de nos voisins, propriétaire de Bourassa Transport, est venu s’informer de notre survie. En voyant notre état, il nous a promis de réserver pour nous une génératrice de 6000 watts sur son prochain arrivage des États-Unis. Le surlendemain, la génératrice est arrivée. Un autre voisin, électricien de métier, est venu la brancher et la vie a commencé à s’organiser. C’est au début de cette semaine-là que j’ai su que nous pouvions aller à la Garnison Saint-Jean pour nous laver. Ma première douche, ma première barbe après neuf jours. Une douche à l’eau chaude, quel luxe! Et un repas chaud alors que je vivais de sandwiches au jambon et d’un peu de soupe que Simonne faisait réchauffer sur un brûleur à camping appartenant à notre fils! Chaque jour revenait la routine de survie : arracher le bois de chauffage de la glace qui le recouvrait, le fendre, faire les changements d’huile de la génératrice à tous les deux jours, remplir le réservoir d’essence aux six heures, aller faire le plein des bidons de plastique. Nos journées de travail commençaient vers neuf heures le matin et n’arrêtaient pas avant neuf heures le soir. À partir du mercredi, on nous accepta avec les «réfugiés» à la garnison où l’on nous servait des repas chauds. J’en pleurais de joie. Moi, avec les itinérants à me quêter une soupe! Ces militaires étaient admirables et pendant toutes ces journées, ils ont ouvert leurs cuisines et ont servi 13 000 repas chauds par jour à tous les travailleurs de l’Hydro, aux poseurs de lignes américains qui étaient venus prêter main forte, aux équipes de Bell et à tous les militaires qui aidaient partout... Treize mille repas et autant de sourires par jour! SEMAINE TROIS : LE TRAIN-TRAIN QUOTIDIEN La troisième semaine commença sur une triste note : nous n’avions plus de bois utilisable pour notre foyer. Il était si détrempé qu’il ne chauffait plus. J’ai dû, encore une fois aller quêter ma pitance grâce aux généreux donateurs de partout qui firent parvenir en Montérégie plus de 10 000 cordes de bois. Chaque jour nous partions, Simonne ou moi, pour aller chercher nos 25 morceaux de bois. Pas plus, c’est ce à quoi tout sinistré avait droit. On nous promettait de l’électricité pour le dimanche suivant. Ce serait bientôt le repos! En attendant, mon épouse et moi continuions à ne faire que de la survie. En ville, la vie s’organisait de mieux en mieux grâce à des super-génératrices : l’hôpital fonctionnait avec une ligne spéciale qui venait du Vermont, le cégep et notre campus étaient devenus fonctionnels. Chaque professeur avait d’ailleurs reçu un appel de la direction de l’enseignement afin de se présenter au collège militaire pour préparer la session déjà en retard d’une semaine. À partir du mercredi, nous avons eu des réunions et du travail d’organisation en aprèsmidi. Cela me faisait beaucoup de bien de m’éloigner un peu de mes problèmes matériels de la maison pour retrouver des idées, des pensées constructives se rapportant à la jeunesse et à l’enseignement. Après tout, la vie allait bientôt reprendre pour vrai! ET ÇA CONTINUE! Dimanche, 25 janvier. On nous avait pourtant promis le retour de l’électricité... Hélas! Le centre-ville de Saint-Jean a pu être branché, mais évidemment pas les campagnes envi-

ronnantes. Pour que la «modernité» se rende à L’Acadie, il fallut encore bien du temps. En plus, on avait perdu l’usage du téléphone. Nous entamions donc la quatrième semaine sans électricité, sans chaleur, sans eau courante, sans confort ni pour dormir ni pour manger, sans téléphone, en plein hiver avec des nuits à moins 32 degrés Celsius. Si ce n’est pas ça la guerre... C’est comme si on y était! Chaque jour, nous voyions défiler des centaines de personnes qui travaillaient sur le réseau électrique, des gars d’Hydro-Québec, aidés de collègues canadiens et américains. Ils étaient plus de 4000 à travailler sur des quarts de 12 heures, de 7 heures du matin à 7 heures le soir, après quoi une autre équipe prenait la relève. La cafétéria de la garnison était ouverte 24 heures sur 24... Vraiment, les militaires ont fait leur gros possible. Ils ont été admirables. Une journée en particulier, ils ont servi 21 000 repas aux travailleurs, à tous ceux qu’ils hébergeaient, à tous les policiers et à tous les gars de Bell qui remontaient les lignes. Pierre Floglia, dans La Presse, a écrit une phrase que je trouve admirable : «le Québec est en train de se refaire en trois semaines un réseau électrique que la plupart des pays d’Afrique n’auront jamais dans 50 ans!». LA LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL Le samedi 31 janvier, Simonne obtint d’une équipe américaine qui travaillait pour HydroQuébec qu’elle ait suffisamment pitié de nous pour accepter de venir remplacer un poteau sur notre terrain privé... Ce qu’ils firent le lendemain matin à sept heures. À 16 heures, l’électricité était rétablie dans notre rue.

Le dimanche après-midi, j’obtins qu’un électricien vienne à la maison pour «remonter le courant» dans les appareils, vérifier la tuyauterie et rebrancher les gros appareils inondés du sous-sol. Le congélateur, les laveuse et sécheuse, l’adoucisseur d’eau... Tous ces appareils avaient baigné des jours et des jours dans plus d’un pied d’eau... Et les moteurs, toujours situés à la base de ces instruments, comment allaient-ils réagir au courant électrique? Tout fonctionnait, Dieu merci! En fin de journée, deux camionnettes de Bell se pointèrent dans notre cour pour réinstaller le téléphone en tendant un beau fil tout neuf entre le poteau de la rue et notre maison... Ça fonctionnait! Nous étions branchés! L’Acadie est un bien beau village... Mais quand on n’a pas d’électricité, que c’est donc loin! Le chauffage fut réinstallé progressivement afin de permettre aux murs de se réchauffer sans être endommagés. Nous étions le 1er février. Le lendemain, nous aurions normalement commencé la cinquième semaine, encore dans le froid et la noirceur. Ce fut plutôt le retour à la maison et la fin d’un trop long cauchemar, un cauchemar qui se termina bien! Le lundi, le 2 février, nous sommes entrés à la maison pour de bon. Pour la première fois, nous avons pris le souper ensemble, tranquillement. Après quatre semaines complètes sans électricité et sans tout ce qui va avec, exactement 28 jours, la vie a repris son cours normal au beau village historique de L’Acadie.

BIBLIOTHÈQUE COMMÉMORATIVE GÉNÉRAL-JEAN-VICTOR ALLARD

De nouveaux disques audionumériques sont arrivés! Pour débuter l’année, nous vous proposons cette fois un peu de musique. Nous ne vous demandons évidemment pas d’abandonner vos bonnes habitudes de lecture, mais peutêtre que celles-ci pourraient être accompagnées de sonorités agréables... À vous d’en juger! Voici une liste de suggestions de CD. DU CÔTÉ FRANÇAIS - Effusions / Diane Dufresne - L’Essentiel, 1977-2007 (2CD) / Francis Cabrel - Fred Pellerin et Nicolas Pellerin / Fred et Nicolas Pellerin - Sur l’autre rive / Annie Blanchard - Tricot Machine / Tricot Machine - Les 50 plus belles chansons (3CD) / Georges Moustaki - Les Anges / Les Anges et Grégory Charles - Best of the Poche «Gratte-moi la puce» / Thomas Fersen - Pierre Lapointe en concert dans la forêt des mal-aimés avec l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal dirigé par Yannick Nézet-Séguin - Prince d’azur / Francis Bernier

DU CÔTÉ ANGLAIS - Anthology (2CD) / Bryan Adams - Complete Clapton (2CD) / Eric Clapton

- Duets: Friends & Legends / Anne Murray - Classic Songs, My Way / Paul Anka - Magic / Bruce Springsteen - Shine / Joni Mitchell - Song in the Key of Life (2CD) / Stevie Wonder - Who we are / Lifehouse - Revival / John Fogerty - Lost highway / Bon Jovi

EMPRUNTER UN LIVRE À PARTIR DE VALCARTIER EST POSSIBLE Le personnel militaire et civil de la Garnison Valcartier peut désormais emprunter des livres à la bibliothèque Général-Jean-VictorAllard de la Garnison Saint-Jean. L’envoi des livres s’effectue par le service de courrier interne. Pour réserver par Intranet, il suffit d’aller sur le site de la bibliothèque, de vérifier si les volumes recherchés sont disponibles, de procéder à la réservation des documents (si vous avez votre code d’accès) ou de noter l’information de base (auteur, titre et cote) et d’envoyer un courriel à +BIBLIOTHEQUE STJEAN@STJEAN. Vous pouvez également le faire par téléphone au (450) 358-7099, poste 7816. Pour obtenir votre code d’accès, communiquer avec Réjean Messier au 3597099, poste 7509, Claire Ménard, poste 7130, ou André Brunette, poste 7557.

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VAINCRE LE FROID Pendant cette première semaine, mes journées ont été occupées à fendre du bois, à vider l’eau du sous-sol, à tâcher de faire un peu de feu dans le foyer du salon qui ne nous réchauffait plus du tout... Mon épouse Simonne essayait de garder la bonne humeur, contrôlait la chaleur et restait disponible pour répondre à tous ceux et celles qui nous téléphonaient pour savoir comment on se tirait d’affaire. Car, je ne sais par quel miracle, nous étions les seuls proprios de notre arrondissement à disposer encore de la ligne téléphonique. Durant la nuit du dimanche 11 janvier, je me suis réveillé pris d’un tremblement que je n’arrivais pas à contrôler : j’étais gelé. J’ai enfilé des gilets de laine, mis des bas aux pieds et une tuque sur la tête. J’ai pu survivre jusqu’au matin, mais j’ai décidé que c’était ma dernière nuit à la maison. Au matin, je me suis levé et je suis allé chez nos deuxièmes voisins qui ont un poêle à combustion

lente et j’ai «quêté» une place au chaud pour Simonne et moi. Les bras ouverts, ils nous ont accueillis et nous ont hébergés pour la nuit pendant les deux semaines suivantes. C’est ainsi que commença notre deuxième semaine.


NISTAN A H G F A N E S E R T O N S E L Le peloton de transmission de l’ESN Par le caporal Vincent Paquet Service des Transmissions, ESN Le peloton de signaleurs de l’Élément de soutien national (ESN) s’occupe d’assurer le bon fonctionnement de tout ce qui touche aux communications de l’ESN : le poste de commandement ainsi que les patrouilles logistiques de combat. Cela inclut évidemment toutes formes de communications radio, c’est-à-dire les communications HF (le 117), le THF (le 522) et les communications à très courte distance avec les PRR, une sorte de radio émettrice. Mais avec notre arrivée en théâtre s’ajoutait une nouvelle dimension à notre travail : la numérisation. Pour la première fois, nous avions la tâche d’incorporer cette technologie à la force opérationnelle, mais surtout de faire fonctionner. Concrètement, nous avons dû commencer par installer l’équipement pour travailler avec le système ATS dans le Centre des opérations logistique (COL), de même que le système SAS dans les véhicules et le COL. Réussir à faire fonctionner ces deux systèmes ensemble fut également un défi, et ce, depuis notre montée en puissance à Wainwright. Mais après plusieurs essais, le système est maintenant fonctionnel. Nous avons également dû installer des radios dans certains véhicules puisque lorsque nous sommes arrivés, certains n’en avaient pas. La Roto 3 faisait ses patrouilles avec des véhicules qui n’avaient pas du tout de communications, situation qui était inacceptable à nos yeux. DES ACTIVITÉS SECONDAIRES Nos tâches incluaient également des devoirs secondaires, comme la plupart des autres entités de l’ESN. Nous avons donc escorté des Afghans pendant qu’ils accomplissaient des tâches quelconques à Kandahar Airfield (KAF), fouillé ceux qui venaient au bazar, gardé la barrière à l’entrée du dépôt de munitions et surveillé les Afghans qui se faisaient soigner au rôle 3. De plus, comme tous les membres de l’ESN, nous devions nous joindre aux patrouilles logistiques de combat comme co-chauffeurs. Comme passe-temps, nous avions tout d’abord une équipe de hockey dans la Kandahar Hockey League. Quelques-uns allaient aussi jouer sur les ordinateurs en réseau, d’autres ont réussi à écouter tous les films qui sont disponibles, sans oublier ceux qui sont allés au gym et ont couru sur la piste de 11 kilomètres. Nous faisions également un souper de troupe une fois par semaine et nous nous sommes réunis à Noël et au jour de l’An.

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À CHACUN SA CONTRIBUTION De plus, chacun d’entre nous avait sa petite tâche au sein du peloton. -Le caporal Pouliot-Champagne, après avoir été celui qui brisait le moral de la troupe

à Wainwright, s’est avéré le boute-en-train du peloton. Et que dire de son rire unique et bruyant! -Le caporal Lavigne s’est occupé de répondre à absolument tous les courriels, même ceux qui disaient «SVP ne pas répondre à ce message puisque cette boîte aux lettres n’est pas surveillée». -Le caporal Anctil, quant à lui, est devenu le Stiffler de la gang. Pour ceux qui ne savent pas qui est Stiffler, regardez le film «American Pie». -Nous avons eu un padré en la personne du caporal Paquet. Quand nous faisions une activité avec toute la troupe, il nous lisait un passage de la Bible. -Le caporal-chef Cornellier, lui, avait la charge d’être le plus «pipé» de tous, ce dont il s’est acquitté en allant au gym à tous les jours et en s’occupant d’être le «goun» de notre équipe de hockey. Il a fait également honneur à sa patrie - il est Ontarien - en mettant des bas blancs dans ses «gougounes». -L’adjudant Veilleux s’est chargé de rendre le Tim Horton’s de KAF plus profitable qu’il ne l’avait jamais été. -Quant au caporal Bellefeuille, il a été celui qui a eu la plus grande expérience de vie ici. Il a réalisé pour la première fois l’existence de nombreuses choses, notamment qu’il y a des Américains d’origine asiatique. -Le soldat Villemure, aussi connu sous le nom de Smiley, nous a offert des sourires tout à fait inégalables. -Le caporal Gariépy s’est avéré être le seul homme au monde dont la femme nous a remercié pour avoir commencé à lui faire boire de la bière. Allez savoir pourquoi! -Le caporal Labbé, lui, a découvert ce qu’est la haute gastronomie en mangeant des boules de beurre. Après les avoir essayées coupées en deux, ensuite avec du sel, il a réalisé, quand il a reçu le pain, que ce n’était pas du fromage... -Le caporal-chef Rancourt nous aura toujours étonnés avec ses idées abracadabrantes pour la chasse. Il a voulu s’acheter un «calleur» à corneilles électronique, un piège à souris électrique et bien d’autres choses encore. -Le caporal Paquin a été notre «hyperactif workaholique» en insistant pour rester toute la soirée au travail afin de répondre à ses mille et un courriels. -Quant au caporal Bourdages, le capitaine de notre équipe de hockey, il détient probablement le record du nombre de chutes lors des parades, chaudement talonné par le caporal Gariépy. -Enfin, le sergent Lanteigne nous a tous marqués avec sa célèbre phrase : «It is O.K., this is good». Bref, il s’agit d’une troupe dont les membres se complètent bien et qui a réussi à passer à travers toutes les adversités!

Le peloton des transmissions de l’Élément de soutien national. De gauche à droite : (rangée arrière) cpl Labbé, cpl Paquet, cpl Bellefeuille, cpl Paquin, cpl Bourdages; (rangée du centre) sdt Villemure, cpl Anctil, cpl Lavigne, cpl Gariépy; (rangée avant) cplc Rancourt, sgt Lanteigne, adj Veilleux, cplc Cornellier; (en mortaise) cpl Pouliot-Champagne.

ENTREVUES ÉCLAIR ...avec les frères Girard

NOM NOM

Sergent Luc Girard

FONCTION

Commandant, section 42C, pour la force de protection de l'Équipe provinciale de reconstruction (FP PRT)

Capitaine André Girard

Officier des opérations, Groupement tactique (GT), 3e Bataillon, Royal 22e Régiment

UNITÉ DE TRAVAIL

avant votre départ : 3 R22eR en Afghanistan : GT 3 R22eR

Aviez-vous déjà été déployé auparavant? Oui. En 2002, je suis allé à Dravar en Bosnie avec le 2 R22eR et en 2004, j'étais à Kaboul, en Afghanistan, avec le 3 R22eR. Où se déroulent la plupart de vos journées de travail? Au Centre des opérations tactiques du GT 3R22eR. Expliquez-nous en quoi consiste votre travail. Habituellement, je suis au bureau vers 8 h afin de parler avec l'officier en service qui travaillait durant le quart de nuit pour prendre connaissance des événements de la nuit. Par la suite, à 9 h, nous faisons le Battle Update Brief (BUB) du matin afin d'informer le commandant du déroulement de la journée et faire un dernier survol de nos troupes sur le terrain. Le reste de la journée est consacré à la gestion courante des opérations, ce qui implique énormément de coordination avec les sous-unités sur le terrain. Après le souper, il y a la préparation du BUB qui se tient à 19 h tous les soirs. Cette séance permet d'informer le commandant du déroulement des dernières heures et des principales activités du GT 3 R22eR pour les prochaines 48 heures. Par la suite, je finalise les détails de coordination et je quitte le bureau vers 21 h. Quelle a été votre plus grande surprise en arrivant? La grandeur de Kandahar Air Field et le nombre de pays y travaillant. Quel est votre plus grand défi? M'assurer d'une planification adéquate sur le terrain et de voir que toutes les sous-unités ont tous les outils nécessaires pour réussir leur mission. La mission à laquelle vous prenez part est éprouvante. Qu'est-ce qui vous motive à vous lever chaque matin et à vous dépasser? Faire un monde meilleur. Si vous deviez convaincre quelqu'un de l'utilité de la mission canadienne en sol afghan, que lui diriez-vous? Je lui dirais seulement que nous sommes bien chez nous et que nous bénéficions d'une liberté qui est très importante à mes yeux. Aimeriez-vous écrire un mot pour votre entourage? Je pense souvent à vous et j'ai hâte de revenir pour prendre soin de vous tous! À mon petit garçon de quatre ans : Charles-André, ton papa arrivera bientôt pour s'occuper de toi. Nous prendrons du bon temps ensemble pour rattraper les mois passés...

FONCTION

UNITÉ DE TRAVAIL

avant votre départ : 1er Bataillon, Royal 22e Régiment en Afghanistan : FP PRT

Aviez-vous déjà été déployé auparavant? Oui, à Dravar, en Bosnie, en 1999. J'y suis retourné en 2000 avec le 1 R22eR et une fois de plus en 2004. Où se déroulent la plupart de vos journées de travail? La plupart de mes journées se déroulent dans tous les coins de la ville de Kandahar et sur la base d'opérations avancée Wilson. Expliquez-nous en quoi consiste votre travail. Nous recevons nos ordres la veille et, à partir de là, il faut nous coordonner avec le Renseignement et les organisations concernées comme la Coopération civilo-militaire (COCIM), la GRC, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, l’ACDI et le Service correctionnel du Canada. À partir de cette information, nous préparons nos ordres et établissons un plan, une route. Nous quittons le camp Nathan Smith à l'heure prévue le lendemain avec deux sections de la force de protection en véhicule blindé léger et en RG-31. Nous pouvons ainsi emmener les VIP concernées à l'endroit qu'elles veulent visiter ou là où elles veulent rencontrer des personnes. À partir du moment où nous quittons le camp, nous fournissons la protection pour toute la durée de la tâche. Et pour les journées où il n'y a pas de tâches, nous sommes la force de réaction rapide pour notre secteur de responsabilité et la ville de Kandahar. Une semaine sur deux, le peloton se divise en deux pour se diriger sur les bases d'opérations avancées pour desservir les secteurs de Zahri et Penjawi afin que les équipes de la COCIM puissent faire leur travail en sécurité. Quelle a été votre plus grande surprise en arrivant? La chaleur. Quel est votre plus grand défi? M'assurer, chaque jour, de ramener tout le monde en vie. Aimeriez-vous écrire un mot pour votre entourage? J'aimerais féliciter la mère de mon enfant pour tout ce qu'elle fait pendant mon absence. J'aimerais dire à mon garçon de cinq ans, Pier-Antoine, que son père l'aime et a hâte de le revoir pour rattraper tous les mois passés en entraînement et ici.


NISTAN A H G F A N E S E R T O N S E L Une salle des rapports jeune et dynamique En arrivant au Kandahar Air Field (KAF), vous avez rendez-vous à la salle des rapports (SDR) de l’Élément de soutien national (ESN). La SDR se veut en quelque sorte la mère de tous les orphelins qui arrivent que ce soit les visiteurs, les gens ayant des tâches de quelques semaines, ou ceux appartenant à des unités hébergées ou encore à l’ESN. Une équipe jeune et dynamique répond à la myriade de questions et de situations pouvant surgir pendant votre séjour en Afghanistan. Que vous ayez besoin d’informations sur les vols, d’argent pour le bazar du samedi ou encore pour finaliser une réclamation de pizza, c’est à la SDR de l’ESN que vous devez vous adresser! Nos bureaux sont situés au quartier général de l’ESN. Sept jours sur sept, nous offrons le service jusqu’à 20 heures. S’il y a un besoin en dehors de ces heures, nous pouvons dépanner à n’importe quelle heure du soir et de la nuit. La SDR est composée de trois sections bien distinctes. LA SECTION ADMINISTRATIVE Les caporaux Lafleur et Bédard assurent un service «top shape» à quiconque se présente à la SDR. Que ce soit pour retirer une somme d’argent ou pour faire des quittances, nos joyeux lurons sont toujours présents et accueillants. Il faut aussi gérer une base de données très volumineuse. Cette tâche exigeante est effectuée par nulle autre que notre planificatrice vacancière, le matelot-chef Gagnon qui peut se vanter bien malgré elle d’avoir été en congé de mission pas moins de 31 jours. La SDR est en charge de commander des milliers de médailles et de répondre aux nombreux besoins administratifs reliés au déploiement. Cette section ne saurait être complète sans notre roi de la flexibilité, le caporal-chef Andreino. Il a su combiner les

Toute l’équipe incluant la section de la poste.

remplacements de plusieurs durant leurs congés aussi bien en tant que commis administratif qu’en tant que caissier. LA SECTION FINANCIÈRE Cette section est celle dont fait partie notre «petite blonde», experte en réclamations, le caporal-chef St-Louis. C’est elle qu’il faut venir voir lorsque l’on désire finaliser les réclamations de tous genres. Dans cette section, nous retrouvons aussi notre «Warrier» (soldat avant tout, tout, tout), le caporal Filiatrault. Ce dernier s’occupe de tous les arrangements requis pour vous assurer un bon voyage d’aller-retour à la maison, peu importe la raison du congé. Lorsque ses tâches de soldat l’appellent à sortir du bureau pour quelques heures ou quelques jours, il se fait remplacer par le caporal Hallé. Notre artiste (dessinatrice de chevaux sur le tableau magnétique de la SDR) s’occupe alors des réservations, tout en s’assurant d’entrer les «Ar’s» (feuilles d’émargement; les fonds que les gens sortent de leur paie) dans le système de la paie.

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LA SECTION DU CAISSIER Au comptoir, c’est avec son sourire que «Madame Cash experte magasineuse», le caporal Pampalon, vous remettra votre argent américain, paiera vos avances ou réclamations. Ne la cherchez surtout pas le samedi midi, car elle est au marché pour se négocier

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Cette section ne serait pas complète sans la présence de LS Fraser, l’adopté des policiers militaires, qui nous a donné un fier coup de main dans la distribution des différentes réclamations et «Ar’s» pour nos propres archives et celles d’Ottawa. Ces deux premières sections sont sous la supervision de notre «moteur de Harley» (l’expert ronfleur), le sergent Morand. Il orchestre le travail journalier de ses commis. Tout cela est fait sous le regard du très matinal adjudant Pelletier qui est toujours fidèle au poste. Il ne compte jamais ses heures de travail, car il reçoit toujours une tonne de courriels provenant de partout. Ça lui assure des journées très remplies.

les trésors du Moyen-Orient, beaux, bons, pas chers! Complètement à l’arrière, vous me retrouverez derrière une valise à renflouer pour le Détachement Kaboul ou pour le PRT, derrière une pile de chèques de voyage ou encore une montagne de dollars US ou AFA (argent local; Afganis). Cet argent servira à toutes sortes de dépenses : la paie des employés locaux, les fournitures, les diverses factures. On me dit la maman du groupe, la confidente et conseillère de tous. Je travaille très fort à la cohésion des trois sections. Ces trois groupes travaillent sous l’œil attentif de notre officier des finances, le capitaine Morissette («Reste un fait. Ça nous permet de nous questionner...). Malgré son arrivée tardive au sein de l’équipe lorsque nous étions en entraînement avant le déploiement, elle joue un rôle important dans l’approbation de documents comptables et administratifs qui sont générés par chacune des sections. En dehors des nombreuses heures au bureau, nous accomplissons plusieurs devoirs tels que l’escorte des gens qui rendent visite aux malades ou aux blessés à l’hôpital général du camp (Rôle 3). De plus, chacun de nous doit participer à des patrouilles logistiques de combat qui servent à ravitailler le personnel de première ligne en denrées de toutes sortes. Elles servent aussi à rehausser le moral de plusieurs lorsque nous distribuons le courrier et les colis. Le travail de l’ESN est grandement valorisant et essentiel au bon fonctionnement de cette mission. Nous sortirons fortement grandis grâce aux expériences professionnelles et personnelles que nous aurons vécues ici. Nous sommes présentement à l’aube de notre 7e mois en théâtre et nous avons bien hâte de renouer avec nos familles et de pouvoir dire mission accomplie!

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NISTAN A H G F A N E S E R T O N S E L

L’ESN adapte l’instruction pour former les militaires afghans Par l’adjudant-maître Jeannot Ouellet Mentor de la compagnie de maintenance de l’ANA, Kandak 5-1, ELMO Employé en tant que mentor au sein de l’Équipe de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO), je suis responsable de guider et conseiller les officiers de maintenance de l’Armée nationale afghane (ANA) sur le fonctionnement administratif, logistique et technique d’une compagnie de maintenance en me basant sur les pratiques et doctrines des Forces armées canadiennes. Devant faire face à des défis de taille et s’adapter à une culture grandement différente de la nôtre, il a fallu adopter une approche qui allait demander beaucoup de patience. Surtout, il fallait considérer que le peuple afghan, qui a vécu dans l’ombre durant très longtemps, ne pourrait réagir avec facilité devant de nouvelles méthodes de travail et, surtout, devant une nouvelle technologie. MAJORITAIREMENT ANALPHABÈTES Un grand défi fut d’instruire les techniciens afghans qui sont majoritairement analphabètes et qui éprouvent de la difficulté à s’intéresser à toutes formes d’apprentissage. Pour ce faire, les ressources et l’expérience des techniciens de l’Élément de soutien national (ESN) sont devenues des éléments essen-

tiels qui nous ont menés à un très grand succès. Après avoir tenté d’instruire les Afghans avec des aides didactiques qui n’ont pas fonctionné, nous avons utilisé un système d’images et surtout l’appui de techniciens expérimentés. Puisant dans leur bagage d’expériences, ces derniers ont pu transmettre leurs connaissances en répondant efficacement aux questions et en les guidant quant aux bonnes méthodes de travail à utiliser. Fait important, les langues courantes des Afghans sont le dari et le pachtou et l’aide d’un interprète très habile avec les termes techniques était essentielle afin de transmettre l’information avec facilité et clarté. L’APPRENTISSAGE PRATIQUE Reconnaissant qu’il est possible d’entraîner des stagiaires seulement par la pratique, nous nous sommes donc empressés de qualifier du personnel en tant qu’armuriers sur le fusil C7 et, présentement, un plan est prévu afin de former des techniciens en matériel. Après avoir acquis la confiance des militaires afghans, nous nous sommes montrés audacieux en défiant leurs coutumes et en apportant dans leurs lignes, pour la première fois, un instructeur féminin très compétent en la personne du caporal Cindy Ryan. Un fait

Le caporal Cindy Ryan en compagnie de l’adjudant-maître Jeannot Ouellet. Ils sont entourés de techniciens de l’Armée nationale afghane.

important, les Afghans se sont montrés très réceptifs et ne démontraient aucune réticence. Les Afghans sont des gens sympathiques et ils n’ont pas hésité à nous inviter pour une tasse de thé entre amis et ainsi partager leurs mœurs et coutumes au cours de cet entraînement. Aujourd’hui, grâce aux efforts de nos membres, les Afghans démontrent un très grand intérêt envers leur métier et leurs compétences se sont améliorées beaucoup. Les

membres du GEM ont fièrement représenté la branche en démontrant leurs habiletés à transmettre leur expertise et leurs compétences, malgré la barrière linguistique et les ressources restreintes. Présentement, la compétence de la maintenance afghane se reflète sur la capacité opérationnelle toujours grandissante de l’Armée nationale afghane. Nous leur souhaitons une paix et une liberté prochaines, telles que nous les connaissons au Canada.

Le pont-jetée de la rivière Arghandab PLANIFICATION ET DESIGN L’idée d’un pont avait été soumise lors de la rotation précédente par les membres du Génie, mais pour diverses raisons, elle avait La rivière Arghandab coule le long de la fron- été refusée. Les membres du 51e Escadron tière qui sépare les districts de Zharey et de construction du 5e Régiment du génie de Panjwayi où la Force opérationnelle inter- combat sont revenus à la charge avec, cette armées Afghanistan (FOI-Afg) conduit des fois-là, un design différent, celui d’un pontopérations de sécurité et de développement. jetée. Ce dernier n’est ni plus ni moins que Si la traversée se fait normalement à gué, le mariage entre un pont et une jetée pour celle-ci devient impossible lors de la crue des traverser une étendue d’eau. eaux au printemps. Afin de pouvoir traverC’est au début de l’automne 2007 que le ser la rivière en toutes saisons, les ingénieurs major Éric Fortin, directeur de projet, a fait militaires canadiens de la FOI-Afg ont entre- appel à Scott Hill, un ingénieur civil de la pris la construction d’un pont-jetée en octo- compagnie SNC-Lavalin PAE Inc. et à son bre dernier. partenaire de Défense construction Canada, Elia Miller, pour la conception de plans et devis. Ceux-ci devaient rencontrer les objectifs relatifs au temps de fabrication du pont, à l’utilisation de matériaux locaux résistant à un courant d’une vitesse de plus de 5 mètres par seconde et, finalement, à l’emploi de main-d’œuvre locale, le tout dans le but de stimuler l’économie afghane locale. À l’endroit où le pont-jetée a été construit, la rivière Arghandab Des travailleurs locaux arrivent sur le chantier de construction par un beau matin se divise en trois d’automne ensoleillé. - Photos : cplc Bruno Turcotte bras. L’eau y est

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Par le capitaine Jean-François Huot et le major Éric Fortin Ingénieurs militaires, 5e Régiment du génie de combat

Cours de MOTO DÉBUT des COURS

Sylvianne Doyon

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11 et 25 février 2008 COURS PRATIQUE • PLACE FLEUR DE LYS

École de conduite Centre-Ville inc. École accréditée Ligue de sécurité du Québec 1379 chemin Ste-Foy, Québec

688-2221

Afin de pouvoir traverser la rivière en toutes saisons, les ingénieurs militaires canadiens de la Force opérationnelle interarmées Afghanistan ont construit un pont-jetée qui relie les districts de Zhari et de Panjwayi.

peu profonde puisque son lit est plat. Mais lors de la crue des eaux au printemps, son cours peut atteindre jusqu’à 500 mètres de largeur. Le pont-jetée est fait d’une série de ponceaux en béton qui traversent chacun des trois bras de la rivière. Ces ponceaux sont recouverts de gravier comme surface de roulement. Le design retenu est peu coûteux et techniquement facile à réaliser. En cas de crue majeure, il permet également à l’eau de passer par-dessus le pont-jetée. «Même si l’eau passe par-dessus, la chaussée demeure praticable et sécuritaire», a affirmé le major Jérémie Émond, ingénieur du Centre de coordination d’appui du Génie de la FOI-Afg. FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT LOCAL D’une valeur d’environ 700 000$, la construction du pont-jetée est sans contredit l’un des projets de développement importants entrepris par le Canada en Afghanistan. Le projet est d’autant plus important qu’il a été réalisé par de la main-d’œuvre locale. «Afin de développer une expertise locale et participer à l’économie de la région, plus de 80 employés non spécialisés provenant des districts de Zharey et Panjwayi ont été embauchés pour la réalisation des travaux manuels, explique l’adjudant-maître André Pinard, contremaître senior du chantier. Cinq équipes de 10 travailleurs manuels ont été créées. Chaque équipe était composée de cinq travailleurs de Zharey et de cinq travailleurs de Panjwayi, le tout sous la supervision d’un militaire canadien et d’un tra-

ducteur. Cette façon de faire a favorisé la cohésion entre les travailleurs de chaque district et encouragé le travail d’équipe. «En bout de ligne, le projet a permis de créer 80 emplois temporaires pour une période d’environ 60 jours», ajoute M. Pinard. En ce qui a trait à l’approvisionnement en matériaux de toutes sortes ou à l’emploi d’équipement lourd, plusieurs entrepreneurs locaux ont été sollicités pour accomplir la tâche. C’est le sergent Chouinard, du 51e Escadron de construction, qui a agi comme officier des contrats du projet, mais c’est le sergent Stéphane Dupont, du 53e Escadron d’appui rapproché, qui était contremaître sur le site et qui a reçu plus de 10 000 mètres cube de gravier et 175 ponceaux de béton de plus de 8 tonnes. La sécurité du site, quant à elle, a été assurée par l’Armée nationale afghane. Quelques traducteurs locaux ont également été embauchés afin de permettre la communication entre les employés afghans et nos militaires canadiens. CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ «Le pont-jetée va permettre à la FOI-Afg ainsi qu’à la population locale de circuler librement», a dit le lieutenant-colonel Jacques O’Keefe, chef du Génie de la FOI-Afg. «Cette libre-circulation va augmenter le niveau de sécurité dans les districts de Zharey et Panjwayi et favoriser ainsi l’économie locale», a ajouté le brigadier-général Guy Laroche, commandant de la FOI-Afg.


NISTAN A H G F A N E S E R T O N S E L

Le RT-240, une petite merveille pour la manutention des conteneurs maritimes Par Claude Perron Gestionnaire CANCAP, peloton Transport, ESN

Cette impressionnante pièce d’équipement peut être opérée partout dans le monde, dans toutes sortes de conditions, incluant les terrains sablonneux.

Lorsque les militaires canadiens se déploient pour des missions opérationnelles de longue ou de courte durée, il y a toujours un besoin critique en manutention de conteneurs maritimes. Ici, à Kandahar Airfield (KAF), le personnel CANCAP du peloton de transport de l’Élément de soutien national (ESN) doit réagir très rapidement aux différentes livraisons de conteneurs maritimes qui arrivent du Canada ou d’ailleurs dans le monde par avion cargo ou transport routier. Il est important de comprendre que la majorité du matériel, les munitions, la nourriture et l’eau pour KAF, les bases d’opérations avancées et les échelons avancés voyagent par conteneurs maritimes. Présentement, nous possédons près de 1500 conteneurs maritimes de toutes sortes qui doivent être transportés partout sur le camp ou à l’extérieur afin de soutenir les opérations militaires dans les différentes provinces de l’Afghanistan. IL SE REND PARTOUT La toute dernière acquisition des Forces canadiennes dans le domaine du transport de conteneurs maritimes est le RT-240 Kalmar, un transporteur de conteneurs maritimes tout-terrain. Cette impressionnante pièce d’équipement peut être opérée partout dans le monde, dans toutes sortes de conditions, incluant les terrains sablonneux. C’est une des raisons pour lesquelles le RT-240 est si populaire à Kandahar. Équipé de quatre roues motrices, le Kalmar peut être rapidement chargé et déchargé d’un C-17 par ses propres moyens. Donc, aussitôt arrivé sur le terrain, le RT-240 peut être immédiatement utilisé. Le RT-240 est aussi équipé d’un dispositif (Top Handler) qui permet à l’opérateur de manipuler différents types de conteneurs (20 ou 40 pieds) pesant jusqu’à 23 850 kilogrammes. Finalement, le Kalmar peut empiler plusieurs conteneurs maritimes, jusqu’à trois

NOM

Sergent Julie Drouin

FONCTION

Commis, quartier général du Groupement tactique

UNITÉ DE TRAVAIL de haut, ce qui permet de maximiser l’espace d’entreposage. Cette nouvelle pièce d’équipement nous permet de réduire au maximum le nombre de personnes nécessaires pour déplacer les conteneurs maritimes. L’opérateur peut rapidement reconfigurer la machine en appuyant sur un bouton pour déplacer un conteneur de 20 ou 40 pieds. De plus, il est en mesure, de l’intérieur de la cabine, de sécuriser le conteneur maritime.

Arrivé à KAF dans un avion de type Antonov, cette pièce d’équipement a contribué grandement à augmenter notre capacité et flexibilité pour les déplacements de conteneurs maritimes sur tous les types de terrains. Maintenant, la transition entre les transporteurs commerciaux (avion cargo ou fardier) et nos moyens de transport militaires se fait beaucoup facilement et rapidement grâce au RT-240 Kalmar.

Votre soldat revient bientôt Par Suzanne Csizmar, ts Coordonnatrice Prévention, soutien et intervention, CRFM Montréal

DES ÉLÉMENTS CLÉS À CONSIDÉRER La personne peut mettre un certain temps à passer de la dynamique du combat à celle de la maison. Si des difficultés persistent plus de quelques mois, utilisez les ressources

à votre disposition. En présence d’un com- une belle occasion de réapprendre à se conportement instable ou violent, n’hésitez naître et de discuter de la façon dont chacun voit la suite des choses. surtout pas à appeler sur-le-champ. - Le soldat et les autres membres de la - Le soldat peut avoir de la difficulté à accepter que les choses ont changé et vouloir famille doivent faire des choses qui les aideront que tout revienne comme avant. La famille à rester calmes et à se sentir bien. Il est impordoit en discuter et trouver un moyen de répon- tant de maintenir des habitudes saines et de prendre soin de soi-même afin de consolidre aux attentes différentes. - Le soldat doit reconnaître à quel point der la relation pour le bonheur de tous. Jusqu’au retour de l’être cher, chaque fois sa famille a eu la vie dure pendant son absence. - Vous aurez de part et d’autre des choses que vous tournez la page du calendrier, renà vous dire, mais vous n’obtiendrez peut-être dez-vous service : évitez d’imaginer comment sera le retour. pas toutes les réponses à vos questions à Toute absence prolongée est suivie Personne ne peut l’instant même. Laissez d’une période d’adaptation qui doit prévoir avec certitude ce qui arrivera. votre soldat vous raconêtre gérée avec soin, sensibilité Anticiper la douleur ter son expérience à et l’angoisse est et, le plus important, une saine son rythme. Parfois, le presque aussi nocif soldat ne souhaite pas communication. qu’éprouver réelleen parler AVEC VOUS. Si vous croyez qu’il doit parler à quelqu’un, ment ces émotions. Le meilleur cadeau que vous puissiez vous offrir consiste à vous convous pouvez gentiment lui demander s’il connaît une personne avec qui il peut discuter vaincre que tout ira pour le mieux et que, si un problème survient, vous et votre famille de ses expériences au combat. trouverez la force de composer avec la situ- Vous vous êtes ennuyé de votre être cher ation au moment opportun. et vous souhaitez passer du temps avec lui. J’ai travaillé avec de nombreuses perLes membres de la famille ont grandement besoin de passer du temps ensemble, mais sonnes qui ont dû relever des défis incroyables, et les histoires de courage, de force et le soldat doit également pouvoir passer du temps avec ses amis et la famille doit con- de croissance personnelle que les gens me tinuer à entretenir des relations précieuses racontent ne cessent de m’émerveiller. Pour avec les amis qui l’ont aidé à traverser les la plupart des familles, le retour d’un être cher a lieu en douceur; nous souhaitons que moments difficiles. ce soit le cas pour tous. D’un point de vue - De nombreuses relations deviennent réaliste, nous savons que certaines familles machinales après un certain temps et nous éprouveront des difficultés. Si c’est votre cas, prenons rarement le temps de nous demann’hésitez pas à demander le soutien nécesder pourquoi nous faisons les choses de telle saire. ou telle manière. Le retour d’un être cher est

avant votre départ : 3e Bataillon, Royal 22e Régiment en Afghanistan : Groupement tactique

Aviez-vous déjà été déployée auparavant? Oui, à Kaboul en 2004 avec le 3 R22eR. Où se déroulent la plupart de vos journées de travail? Sur le camp de Kandahar Air Field, au quartier général du Groupement tactique. Expliquez-nous en quoi consiste votre travail. Je m'occupe surtout des réservations de vol pour le personnel rapatrié au Canada. Cela signifie que je dois me procurer leur passeport, préparer leur dossier temporaire pour qu'ils l'apportent avec eux à leur unité, leur remettre les documents pour qu'ils puissent faire leurs quittances du camp, préparer leur réclamation de voyage et leur permission de congé. Je m'occupe aussi d'enregistrer tout le courrier entrant et d'en faire la distribution ainsi que de plusieurs autres tâches administratives. Quelle a été votre plus grande surprise en arrivant? La grandeur du camp et les installations. Quelle a été votre plus belle découverte? Le paysage de l'Afghanistan, les montagnes surtout, m'impressionne toujours. Quel est votre plus grand défi? De garder un bon moral, surtout après sept mois d'absence de la maison, et le partager avec mon entourage ici. La mission à laquelle vous prenez part est éprouvante. Qu'est-ce qui vous motive à vous lever chaque matin et à vous dépasser? Donner le meilleur soutien administratif aux personnes rapatriées pour qu'elles aient tout ce qu'il faut pour leur voyage de retour et le moins de soucis possible. Si vous deviez convaincre quelqu'un de l'utilité de la mission canadienne en sol afghan, que lui diriez-vous? Je leur dirais que nous travaillons pour les familles afghanes qui sont dans le besoin. Nous sommes là pour qu'elles aient un meilleur train de vie et pour la reconstruction du pays. Aimeriez-vous écrire un mot pour votre entourage? À mon conjoint - Jean-Luc, mes enfants - Valérie et Robin, et à toute ma famille dans la Beauce : merci pour votre soutien et j'ai bien hâte de vous revoir tous!

30 janvier 2008 / Adsum / Page 19

Vous avez entamé votre compte à rebours dès le jour du départ de votre être cher et voilà que plus d e la moitié du temps d’absence s’est déjà écoulée. Votre soldat sera bientôt de retour et vous ave ez probablement des questions, des préoccupations et des attentes au sujet de votre quotidien une fois l’être cher enfin rentré à la maison. Cela est tout à fait normal. Toute absence prolongée est suivie d’une période d’adaptation qui doit être gérée avec soin, sensibilité et, le plus important, une saine communication. L’être cher loin du foyer manque de nombreux événements importants et bien des décisions sont prises sans lui. Le soldat qui a été exposé aux combats apprend à composer avec une réalité très différente de celle de sa famille. Cette dernière a également été exposée à une réalité différente; elle a acquis de nouvelles connaissances et compétences et a évolué d’une façon incompréhensible au premier abord pour le militaire. Avant leur retour, les soldats participent à un programme de décompression. Au cours de cette période, ils reçoivent des renseignements sur certains changements auxquels ils doivent s’attendre et comment composer avec ceux-ci.

ENTREVUE ÉCLAIR


FORTIFICATIONS EN NOUVELLE-FRANCE

1623-1663 : les hésitations de la France à protéger sa colonie N.D.L.R. En cette année où la ville de Québec célèbre son 400e anniversaire, le journal Adsum a obtenu la collaboration de M. Florent Tremblay dont les textes vous raconteront la fondation et l’histoire de notre ville, en accordant une attention toute spéciale à son passé militaire.

Par Florent Tremblay CD, PhD, collaborateur journal Adsum O n l’a vu dans l’article précédent, le p remier fort érigé en 1609 pour protéger la nouvelle colonii e devint vite inadéquat. Champlain décida donc, en 1626, de l’abattre et d’en construire un plus gra a nd, sur le même site. Ce nouveau fort allait être construit de branchages, de buttes de terre ett de bois. Il intégrerait deux petits demi-bastions, à la mode des forteresses d’autrefois. Mais les nouveaux associés se révélèrent aussi réfractaires que leurs prédécesseurs à la défense, malgré les souhaits du roi et de son représentant sur place, en Nouvelle France. Ils insistèrent même e Champlain afin qu’il n’utilise auprès de pas leurs hommes pour les travaux de construction et de défense du f ort. LA FRANCE CONTRE L’ANGLETERRE Pendant tout le 17e siècle, la rivalité entre la France et l’Angleterre correspondait, en Amérique du Nord, aux luttes que ces deux royaumes se livraient sur le continent européen. Les Français tentaient d’établir leur politique territoriale au nord de l’Amérique tandis que les Britanniques, installés au sud, cherchaient à agrandir leur emprise maritime et commerciale. Et de fait, au début du conflit avec l’Angleterre, en 1626, les autorités françaises refusaient de croire que la Nouvelle-France puisse être attaquée. D’autre part, la France hésitait à envoyer de nombreux soldats au Canada parce qu’il aurait fallu les enlever des champs de bataille européens, ce qui signifiait affaiblir le continent pour subvenir aux besoins de la colonie.

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Fort Nieuw Amsterdam of Manhatan (illustration de 1614). Pendant que Champlain remontait le Richelieu et donnait son nom à un lac, Henry Hudson, pour les Pays Bas, remontait aussi une rivière à laquelle il donna son nom et y construisit un fort qui devint la ville de New York.

La situation coloniale de l’une et l’autre de ces puissances en Amérique du Nord traduisait leurs positions sur le continent. Et le développement de la Nouvelle- France, étant lié étroitement à son moteur économique, la traite des fourrures, il en résulta un affrontement entre coloniaux français et anglais pour la possession de l’arrière-pays et de ses ressources en pelleteries. Québec, capitale du monde français nord-américain, devint alors, aussi bien pour les Français que pour les Britanniques, la cible à atteindre. La lutte pour le territoire engendrée par le commerce des fourrures venait augmenter les tensions entre ces deux groupes. Une politique de défense s’imposait; il s’agissait de répondre aux besoins de sécurité et de la ville et de la colonie tout entière. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour comprendre l’urgence de construire une protection adéquate. LES ANGLAIS FRAPPENT D’ABORD Après avoir obtenu l’autorisation de leur roi, Charles 1er d’Angleterre, trois navires

PENDANT CE TEMPS, DANS LA COLONIE Entre 1629 et 1632, alors que la colonie appartenait à l’Angleterre, la population des résidents de Québec était constituée principalement de colons français restés sur place, de marins et de soldats britanniques. Une centaine de Français avaient été évacués vers l’Angleterre et près d’une cinquantaine d’autres avaient décidé de rester en Nouvelle-France. Champlain n’était pas opposé à ce que certains colons français demeurent à Québec, car il était Carte de la Nouvelle France datant de 1643. On y voit Terre- persuadé que la colonie serait Neuve, l’Acadie, Tadoussac et le Saguenay, Québec, Trois- remise à la France. Champlain Rivières, la Rivière Richelieu et le Lac Champlain, Montréal et la ne désirait qu’une chose, le retour à la situation d’avant le conflit Mer Douce (les grands lacs). car, il le savait, l’attaque de Québec firent voile vers le Canada. Leurs escales n’était pas due à un conflit entre colons anglais inclurent Terre-Neuve, puis Gaspé où ils et français mais bien plutôt à un différend s’emparèrent d’un navire morutier puis, se entre Londres et Paris. Et le temps qu’il passa dirigeant ensuite vers Tadoussac, les frères à Londres n’avait qu’un seul objectif, celui Kirke décidèrent de s’y arrêter pour bloquer de rétablir les faits et de ramener la paix! l’accès à Québec. À l’automne 1631, tous les papiers et les C’était en 1628. Un matin, la jeune bour- ordres du roi Charles 1 er étaient dûment gade s’éveilla sur une alerte d’attaque par les signés. Anglais. Le fort n’était pas encore terminé. Et au printemps suivant, des navires quitChamplain fit exécuter des retranchements autour de l’Habitation et érigea des barri- tèrent plusieurs ports de France, dont Le Havre, Saint-Malo et Bordeaux avec des viccades sur les remparts inachevés du fort. L’armement correspondait à celui de l’époque : tuailles et de nouveaux colons pour reprengrandes lances et piques, mousquets et arque- dre possession du Canada et de l’Acadie. buses. C’était bien faible devant la déter- LE PÈRE-FONDATEUR DE QUÉBEC S’ÉTEINT mination britannique. Mais, devant la fer- Après ces longues années d’absence, meté de Champlain et la difficulté de prendre Champlain revint dans «sa» colonie en 1633 d’assaut le fort Saint-Louis juché sur le haut et trouva Québec en ruines. Il décida alors de la falaise, David Kirke, l’un des quatre de rétablir l’Habitation et le Fort. Il retourfrères Kirke, décida de réduire le comptoir na explorer la région du Lac Champlain, à la famine; il barra dans le fleuve le passage donna à la Rivière aux Iroquois le nom de des navires de ravitaillement. D’un point de Richelieu, en l’honneur de son protecteur vue strictement défensif, le site avantageux à la cour de France, cardinal et ministre de du fort permettait de repousser la menace la culture outremer et s’installa définitivedes Anglais, mais la famine ne mit pas grand ment à Québec. Deux ans plus tard, en 1635, temps à avoir raison de ce que les armes des Champlain, le géographe-navigateur-découfrères Kirke ne pouvaient pas obtenir. vreur, s’éteignit, âgé de 65 ans. L’année suivante, après avoir capturé une Il ne semble pas que ses funérailles furent barque chargée de vivres, les Anglais particulièrement grandioses; c’est quand apparurent en juillet 1629 devant Québec. même regrettable car, après tout, il était le Les assiégés, qui avaient survécu tant bien «père-fondateur» de cette nouvelle colonie. que mal durant une année sans aide de la Il fut sans doute enterré humblement puisque France, n’avaient vraiment pas de quoi sur- l’histoire n’a retenu aucune indication de vivre un autre hiver. Champlain négocia la son lieu de sépulture. Pour commémorer reddition de Québec à des conditions avan- nos fêtes du 400e anniversaire de Québec, on tageuses pour les Français. Il refusa d’éva- aurait bien aimé retrouver son tombeau et cuer tout ce qui se trouvait dans la colonie lui élever un mausolée; mais non, on ne car, même battu, il avait la ferme intention retrouva rien. de revenir poursuivre son œuvre de colonisation. Il laissa donc sur place une quinzaine (À suivre dans notre prochaine édition) de pièces d’artillerie qui servaient aux forti- Mes sources : fications. Fatigué et se sentant plus ou moins - Les Voyages de la Nouvelle France, CANADA, appuyé par les autorités françaises, Champlain faits par le Sieur de Champlain, À Monseigneur abandonna le comptoir de Québec à la flotte le Cardinal, Duc de Richelieu, Paris, 1632. de Kirke. - Québec, ville fortifiée, Charbonneau, Desloges, En entrant dans la ville, quelques sol- Lafrance, Édition du Pélican, 1982. dats anglais s’en prirent à l’établissement - Champlain, la naissance de l’Amérique des Jésuites. Mais afin de gagner la popula- française, Litalien et Vaugeois, Septentrion, 2004. tion à leur cause, les Anglais permirent - Les illustrations sont également empruntées à aux Français qui le désiraient de rester à ce dernier ouvrage. Québec et ils évacuèrent les Jésuites avec Champlain vers Tadoussac, en route vers l’Angleterre. La flottille de Kirke, avec ses «prisonniers», quitta Tadoussac le 14 septembre 1629 puis, après avoir traversé les bancs de Terre-Neuve, ils arrivèrent un mois plus tard à Plymouth, en Angleterre pour apprendre la confirmation de la signature de la paix entre les deux pays belligérants, la France et l’Angleterre. Champlain, libre de traverser chez lui, préféra continuer avec les frères Kirke jusqu’à Londres pour entreprendre les démarches de rétroces- Le castor (dessin de 1613). La croyance du temps le jugeait sion de Québec, ce qui nécessiterait très méchant. On le trappait pour sa viande comestible et trois autres années. pour sa fourrure très appréciée en Europe.


BLOC NOTE 30 janvier INSCRIPTION POUR LA PREMIÈRE COMMUNION L’inscription pour la première communion (des enfants de 2e année et plus) se fera le mercredi 30 janvier à 19 h à la Chapelle SteJeanne d’Arc. Vous devrez apporter une copie du certificat de baptême de l’enfant ainsi que la somme de 10$ pour les frais du matériel. Pour de plus amples informations, contactez Padre Félix Roberge, poste 6379.

9 février HEURE DU CONTE La prochaine activité de l’Heure du conte de la Bibliothèque municipale de Shannon aura lieu le 9 février entre 10 h et 11 h. Initiez vos enfants au plaisir de la lecture et du bricolage. Les parents doivent accompagner leurs enfants.

13 février MATINÉES SCIENCES ET TECHNOLOGIE R & D pour la défense Canada - Valcartier présente une conférence intitulée «Comment exploiter les concepts d’opérations facilitées par réseau afin d’améliorer la surveillance territoriale» le 13 février de 9 h à 10 h à l’auditorium II. Conférencier : Adel Guitouni, Ph. D. RDDC Valcartier. Infos : Marielle Mokhtari, au 844-4000, poste 4282. RDDC Valcartier est situé au 2459, boul. Pie-XI Nord (prolongement de l’autoroute Henri-IV).

Chaque dimanche MESSE À LA CHAPELLE ST-JOSEPH La chapelle St-Joseph invite les gens à se joindre à eux pour la célébration de la messe

tous les dimanches à 9h30. Une messe pour les jeunes est aussi tenue le deuxième dimanche de chaque mois. Prendre note que les services sont en anglais uniquement. Chapelle St-Joseph, 94 rue St. Patrick, Shannon.

Each Sunday ST-JOSEPH’S ROMAN CATHOLIC CHAPEL The St-Joseph’s Roman Catholic Chapel invites people to joined them for the Sunday morning service at 9h30. Please note that the children’s mass are held the second Sunday of every month. All masses are celebrated in English. St-Joseph Roman Catholic chapel, 94 St. Patrick street, Shannon.

CHRONIQUE LECTURE

SUM NAL AD AU JOUR NOUVEAU

egraphie Comprendre le syndrome Servdi’icnfos me du côlon irritable *

i h p a r g

Divers LE CPE SUR LE WEB Le Centre de la petite enfance La sentinelle des petits rappelle aux parents qu’ils peuvent maintenant consulter leur tout nouveau site Internet à l’adresse suivante : http://pages.videotron.com/cpelsdp/. CADETS DE LA MARINE RECHERCHÉS Le Corps de Cadets de la Marine royale canadienne 287 de Cap-Rouge/St-Augustin est à la recherche de son équipage depuis sa fondation en 1983 à aujourd’hui. Une soirée de retrouvailles est prévue le 17 mai au complexe municipal St-Augustin. Infos : http://www.cadets.net/est/287marine/intro_f.htm. 125E ANNIVERSAIRE DU RCR À l’occasion du 125e anniversaire de fondation du Régiment Royal Canadien, une réunion nationale aura lieu à Kingston du 1er au 3 août. Tous les membres actuels et retraités ainsi que leurs familles sont invités à participer aux commémorations. Infos: http://thercr.ca/125reunion.htm.

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Page 24 / Adsum / 30 janvier 2008

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