Servir – Vol. 31/No 11 – 21 novembre 2025 

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Photo : ELRFC

Prochaine parution

10/12/2025

Date de tombée

24/11/2025

Garnison Saint-Jean

Bur. M-206, B.P. 100, Succ. bureau-chef Richelain QC J0J 1R0

450 358-7099 servir@forces.gc.ca journalservir.com

Tirage : Édition numérique seulement

Éditeur : colonel Mathieu Dallaire commandant GS 2 Div CA

Conseillers militaires :

• Capitaine Steve Comeau

450 358-7099 # 6569 steve.comeau@forces.gc.ca

• Claude Tourville 514 252-2777 # 4993 claude.tourville@forces.gc.ca

Gestionnaire : Guylaine Fortin

450 358-7099 # 7426 guylaine.fortin@forces.gc.ca

Journaliste : Yves Bélanger 450 358-7099 # 7330 450 357-5103 (cell.) yves.belanger@forces.gc.ca

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Abonnement : servir@forces.gc.ca

Graphiste : Jenna Robert

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ISSN 0384-0417

Servir est une publication non officielle autorisée. Elle est publiée avec la permission du commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés ne sont pas nécessairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/ Personnel des FNP. Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de Servir Ils ne peuvent être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation du gestionnaire ou de l’auteur.

Quelque 472 réservistes

à l’entraînement

Du 17 au 19 octobre, des réservistes des différentes unités du 34e Groupe-brigade du Canada étaient réunis à la base Valcartier afin de prendre part à l’exercice XÉRUS DÉBUTANT.

L’entraînement, notamment axé sur les patrouilles de reconnaissance, a permis aux militaires de perfectionner leurs habiletés tactiques dans un environnement réaliste et exigeant. Sur la photo, on voit la force de reconnaissance préparant une infiltration par rivière.

Dans cette édition

Passation de pouvoir 4

Ajustement de la solde 5

Nouvelle solde, nouveau plan 6

Planification financière pour les pros 8

Plus de 209 000 $ remis au Fonds de la base 9

Colonel David Shane : portrait d'un commandant et de son unité 10

Santé des militaires : mieux desservir les femmes et les membres de diversité 14

S'exercer à utiliser les communications haute fréquence 15

Caporal-chef Qirui

Photo:

Passation de pouvoir

4e Bataillon, Royal

22e Régiment

Le 23 septembre, lors d’une cérémonie empreinte de respect et de reconnaissance, adjudant-chef Éric Ruel a remis le bâton de commandement du 4e Bataillon, Royal 22e Régiment à adjudant-chef Jocelyn Allard. La cérémonie a été présidée par le commandant de l’unité, lieutenant-colonel Réginald Obas.

Partagez vos nouvelles !

Votre équipe de commandement a changé? Vous démarrez un nouveau projet? Votre unité ou un de ses membres a reçu des honneurs? Communiquez avec l’équipe du journal à servir@forces.gc.ca pour nous en informer !

Votre rétro peut faire son PT     !

Où     ? À la Caisse qui a les meilleurs entraîneurs pour la muscler.

Prenez rendez-vous pour découvrir les MEILLEURS exercices qui maximisent votre rendement

Scanner et cliquer

Adjudant-chef Éric Ruel, sergent-major sortant, lieutenant-colonel Réginald Obas, commandant, et adjudant-chef Jocelyn Allard, sergent-major désigné.
Photo : Cpl Jean – 4 R22 e R

Ajustement de la solde une reconnaissance officielle et une opportunité à saisir

Le 15 novembre 2025, les militaires ont constaté une hausse sur leur paie : l’ajustement officiel de leur solde, rétroactif au 1 er avril 2025. Attendue depuis plusieurs mois, cette mesure représente l’un des plus importants relèvements de solde depuis une génération. Ce changement vise à mieux reconnaître l’engagement des militaires, à améliorer la rétention et à soutenir les efforts de recrutement. Cette première phase s’accompagne également de nouvelles indemnités, dont le paiement de service militaire et les frais d’absence au foyer (FAF), en vigueur depuis le 1er novembre 2025.

Recevoir une augmentation de solde est une excellente nouvelle. Mais elle s’accompagne aussi de responsabilités. Il peut être tentant de se lancer dans des dépenses importantes, parfois superflues, qui alourdissent le budget personnel ou familial. Un petit rappel : avec une hausse de

Solde du service militaire

revenu viennent parfois de nouveaux calculs. L’Indemnité différentielle de logement (IDLFC), par exemple, sera revue au 1er juillet 2026. Les nouveaux taux tiendront compte des hausses salariales, ce qui pourrait réduire le montant versé à certains. D’où l’importance de planifier avec prévoyance ses finances.

Ce relèvement de solde est une reconnaissance concrète du service militaire. Il offre à chacun une occasion de renforcer sa sécurité financière, à condition de faire des choix éclairés. C’est aussi le moment opportun pour revoir son budget, épargner, planifier des projets ou simplement respirer plus librement.

Pour plus d’informations sur la solde militaire

Consultez les CANFORGEN

Pourcentage ajouté à la solde militaire

Les soldats, aviateurs et matelots à l'échelon de solde 1 de la Force régulière

Les soldats, aviateurs et matelots à l'échelon de solde 1 de la Force de réserve

Les soldats, aviateurs et matelots à l'échelon de solde 2, jusqu'au grade de lieutenant-colonel ou de capitaine de frégate, y compris les officiers du service général, les pilotes, ainsi que les médecins, les dentistes et les avocats militaires, de la Force régulière ou de la Force de réserve.

Les officiers du service général de la Force régulière et de la Force de réservce ayant le grade de colonel, capitaine de vaisseau ou un grade supérieur.

Nouvelle solde, nouveau plan

Prenez les devants !

L’automne s’annonce comme un moment idéal pour faire le point sur sa situation financière. Avec l’augmentation récente de la solde militaire et l’amélioration de certains avantages sociaux, les membres des Forces armées canadiennes (FAC) disposent d’un souffle nouveau pour renforcer leur stabilité financière.

Mais qui dit revenus accrus dit aussi responsabilités accrues. La clé ? La planification.

La guerre aux mauvaises finances

C’est pourquoi, en novembre, on met en action un plan d’attaque. Trop souvent, le rythme soutenu de la vie militaire — déploiements, affectations, imprévus familiaux — relègue la gestion de l’argent au second plan.

Pourtant, un budget bien structuré demeure l’un des meilleurs boucliers pour affronter les aléas du service.

La hausse de la solde ouvre de nouvelles possibilités : épargner davantage, réduire ses dettes, investir pour l’avenir ou simplement respirer un peu mieux entre deux affectations.

Mais encore faut-il savoir par où commencer.

Revoir sa planification budgétaire

Première étape : se poser les bonnes questions. Quelles sont mes priorités ? Quels projets sont importants pour ma famille ? Quelle part de mes revenus puis-je mettre de côté ?

Établir un plan financier, c’est reprendre le contrôle. Ce plan permet de savoir où l’on en est, où l’on veut aller et quelles étapes franchir pour y parvenir. Il tient compte de plusieurs éléments :

• vos dépenses courantes et futures ;

• vos sources de revenus (salaire, allocations, avantages sociaux) ;

• vos actifs et leur valeur ;

• la fiscalité ;

• vos besoins d’assurance ;

• vos investissements à long terme.

Cette démarche peut sembler complexe — d’où l’importance de s’entourer de spécialistes.

Des choix stratégiques à faire maintenant

L’augmentation de solde représente une belle reconnaissance du travail

accompli par les militaires, mais elle peut aussi devenir un puissant levier d’action financière. Vous pouvez optimiser ce montant de façon significative :

• en remboursant une dette à taux élevé ;

• en bâtissant un fonds d’urgence équivalant à trois à six mois de dépenses;

• ou encore en investissant en vue de projets à long terme, comme l’achat d’une maison, la retraite ou les études des enfants.

Le plus important est de fixer des objectifs réalistes et d’élaborer un plan qui reflète ses valeurs, ses besoins et ses rêves.

Un contexte de vie particulier

Les réalités de la carrière militaire exigent une approche financière spécifique. Les déploiements peuvent entraîner des périodes d’exonération fiscale ; les mutations fréquentes, des coûts de relocalisation ; les congés

La Financière SISIP

parentaux ou médicaux, des ajustements de revenus. Chaque situation mérite une attention particulière.

La planification permet d’anticiper ces changements plutôt que de les subir. Planifier, c’est se donner les moyens de vivre ses ambitions et de protéger ceux qu’on aime.

Servir sa mission… et son avenir

En somme, cette hausse de solde est une occasion de repartir sur de bonnes bases. Gérer ses finances avec rigueur, c’est aussi un acte de discipline et de préparation — des qualités que tout militaire maîtrise déjà dans son métier. Le mot de la fin - Bien gérer sa solde, c’est aussi servir sa mission.

Pour vous aider à atteindre vos objectifs financiers

| Servir

Depuis plus de 50 ans, le personnel de la Financière SISIP accompagne les militaires et les vétérans à chaque étape de leur vie professionnelle et personnelle. Pas étonnant qu’ils connaissent si bien la réalité financière des militaires !

Le paysage financier québécois a ses particularités : un taux d’imposition sur le revenu plus élevé que dans certaines provinces, un coût de la vie plus bas (notamment en matière de logement) et des services de garde subventionnés. Ils vous aideront à tirer le meilleur parti de tous ces aspects !

La Financière SISIP vous offre

• Des conseils impartiaux : vous serez accompagné par des planificateurs financiers dont le salaire est fixe et qui ne reçoivent pas de commission.

• Un accompagnement personnalisé gratuit : vous repartirez avec un plan financier qui répond à vos besoins et des outils concrets pour le mettre en œuvre.

• Des assurances collectives uniques : elles ne présentent aucune exclusion relative au risque de guerre et aux métiers, passe-temps, activités ou sports dangereux.

• Des subventions et des prêts : par l’intermédiaire du Fonds Appuyons nos troupes.

• Des solutions de placements compétitifs pour les REEE, CÉLI APP, CÉLI, REER, fonds non enregistrés et REEI. Vous aurez également accès à des fonds communs de placement performants.

• Une participation financière au fonds de votre base qui vous permettra ainsi qu’à vos proches de profiter d’activités et de programmes de bien-être et de maintien du moral.

Et surtout : ce service est confidentiel et gratuit pour tous les membres actifs et retraités des FAC. Qu’il s’agisse de planification budgétaire, de conseils en investissement, d’assurance ou de gestion

de dettes, les militaires ont accès à un accompagnement de confiance — sans pression et sans jargon.

Dans la région, l’équipe de la Financière SISIP est présente aux Garnisons Saint-Jean et Montréal. Il est possible de rencontrer son personnel sur place, en Teams ou de planifier une conversation téléphonique. L’équipe offre différentes présentations et peut se déplacer dans les unités de la région, notamment celles de la Réserve. Il suffit d’en faire la demande.

Pour joindre la Financière SISIP : 450 358-7519

Visitez le site de la Financière SISIP
« Parler de finances n’est jamais compliqué avec nous ! », explique Lea Meyobeme, planificatrice financière.
Photo: Servir

Édition militaire

Planification financière pour les pros -

7 éléments essentiels à considérer pour mieux planifier, épargner et investir, à chaque étape de votre carrière

Connaissez votre solde et vos allocations

• Comprenez votre solde de base et toutes vos allocations (coût de la vie, terrain, risque, déploiement).

1.

2.

• Évitez de bâtir votre budget sur des primes temporaires.

• Si vous êtes déployé dans une zone exempte d’impôt, épargnez ou investissez ce revenu supplémentaire au lieu de le dépenser.

Établissez un budget solide

• Suivez vos dépenses, car elles changent selon les affectations et les exercices.

• Conservez un fonds d’urgence pour les déménagements ou besoins familiaux imprévus.

• Programmez des transferts automatiques vers vos épargnes ou placements à chaque paie.

Planifiez vos déménagements et votre logement

• Comparez les options : vivre sur la base, louer ou acheter.

5.

Protégez-vous et protégez votre famille

• Revoyez régulièrement vos assurances vie, santé et invalidité.

• Mettez à jour testament, procuration et bénéficiaires avant tout déploiement.

• Assurez-vous que votre famille sait comment accéder aux documents et fonds d’urgence pendant votre absence.

6.

Préparez-vous au déploiement

• Automatisez le paiement de vos factures et accordez un accès sécurisé à vos proches.

• Utilisez la paie de déploiement pour rembourser des dettes ou augmenter vos épargnes.

• Partagez votre plan financier avec votre conjoint ou votre famille.

Planifiez au-delà de l’uniforme

3.

4.

• Mettez de côté un montant pour les frais de réinstallation non remboursés.

• Informez-vous sur le marché immobilier avant d’acheter : des déménagements fréquents peuvent compliquer la revente.

Profitez de vos avantages militaires

• Comprenez le fonctionnement de votre pension des FAC et ce qui arrive si vous quittez plus tôt.

• Explorez les services conçus pour les militaires de la Financière SISIP, les rabais CFOne et les options d’assurance.

• Utilisez les programmes d’éducation des FAC ou d’Anciens Combattants Canada pour vos objectifs après-service.

7.

• Préparez tôt votre transition : il peut y avoir un délai avant de recevoir un revenu après la libération.

• Renseignez-vous sur les programmes d’Anciens Combattants Canada et vos options de pension.

• Continuez d’investir pour votre avenir : les REER, CELI ou autres régimes d’épargne complètent votre pension des FAC.

Visitez le site de la Financière SISIP Anciens

Plus de 209 000$ remis au Fonds de la base

Le 14 novembre, les représentants de la Financière SISIP et de CANEX ont remis au commandant du Service des opérations du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada, lieutenant-colonel, Félix St-Jean, un montant de 209 801 $ destiné au Fonds de la base des régions Montréal/ Saint-Jean.

Cette somme correspond à une partie des profits générés par toutes les succursales de CANEX et de la Financière SISIP au Canada, deux divisions des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes.

Rappelons que le Fonds de la base, constitué de fonds non publics, permet d’offrir différents services et programmes aux militaires, actifs et retraités, et à leur famille. Chaque fois que vous achetez des produits chez CANEX et à la Financière SISIP, une partie de cet argent retourne dans la communauté !

25-26 novembre 2025

Admissibilité : Conjoint(e)s des membres des Forces armées canadiennes (FAC) (Force régulière et Force de réserve) et des vétéran(e)s des FAC.

November 25-26, 2025

Eligibility: Spouses/partners of Canadian Armed Forces (CAF) members (Regular Force and Reserves) and spouses of Veterans of the CAF.

Planifiez la prochaine étape de votre carrière avec le Réseau pour l’emploi des conjoints des militaires.

Shape your next career move with the Military Spousal Employment Network!

.ca/recm .ca/msen

Lieutenant-colonel Félix St-Jean, commandant du Service des opérations du Groupe de soutien de la 2 e Division du Canada, Francis Auclair, gestionnaire de secteur chez CANEX, Léa Meyobeme, planificatrice financière à la Financière SISIP, Catherine Berthiaume, superviseure de magasin chez CANEX, et adjudant-chef Bruno Desjardins, sergent-major du Service des opérations du Groupe de soutien de la 2 e Division du Canada.

Colonel David Shane

Portrait d’un commandant et de son unité

Aujourd’hui commandant du 34 e Groupe-brigade du Canada (34 GBC), colonel David Shane compte une trentaine d’années de service dans la Réserve des Forces armées canadiennes (FAC). Il nous parle des défis qu’il compte relever au cours de son mandat.

Lors de son enrôlement en 1993 au sein des Fusiliers Mont-Royal on lui avait dit qu’il avait le profil pour devenir officier. Pourtant, il a choisi de faire ses débuts comme militaire du rang, pour être en mesure d’agir sur le terrain. « Je voulais commencer comme soldat. Ce choix, je ne l’ai jamais regretté. Il me donne une certaine légitimité, tant auprès des membres du rang que des officiers. Je comprends bien la réalité de chacun. »

Le parcours du Col Shane est entre autres marqué par une volonté constante de dépassement. « Être militaire, c’est aller jusqu’au bout de ce

que l’on est capable, physiquement et mentalement. C’est comme ça qu’on développe la résilience. »

Avoir deux carrières en parallèle

Dans la vie civile, Col Shane est inspecteur-chef au Service de police de la Ville de Montréal. « J’aime mener mes deux carrières de front. Avec le temps, j’ai réalisé que l’expérience dans l’une m’aidait à être meilleur dans l’autre, et vice-versa. Les deux me nourrissent mutuellement », affirme-t-il.

Col Shane prend son rôle de commandement très à cœur. Il s’efforce d’être présent à toutes les cérémonies de fin de cours de Qualification militaire de base des membres la Réserve en compagnie du sergent-major du 34 GBC,

Photo : 34 GBC
Colonel David Shane, lors de la graduation de nouveaux militaires.

l’adjudant-chef Mathieu Giard. « Quand je rencontre les parents, je leur dis que leurs enfants ont maintenant un avantage concurrentiel sur les civils. Ils ont vécu une expérience extrême qui développe des compétences et des valeurs rares. »

Cette expérience militaire, il en parle avec conviction. « Dans tous les boulots que j’ai occupés, je n’ai jamais été intimidé par la charge de travail. Rien ne peut être pire que de passer des nuits blanches à creuser des tranchées sous la pluie, manger des rations et se lever complètement frigorifié. »

Croissance et rétention

Le 34 GBC compte présentement quelque 2 500 réservistes, répartis dans une quinzaine d’unités. La croissance des effectifs reste un défi pour l’organisation. « On est en crise de main-d’œuvre, comme beaucoup d’autres employeurs. »

Environ 60 % des postes sont actuellement pourvus au sein des unités. « C’est pourquoi attirer, former et retenir des membres est le nerf de la guerre et ce à quoi mon équipe doit faire face. Il y a de la place pour grandir. »

Le commandant explique qu’en moyenne, un réserviste reste quatre ans au sein d’une unité. « Mon objectif est d’allonger leur temps de service pour qu’il atteigne plutôt entre six et huit ans. »

Col Shane précise toutefois qu’un départ de la Réserve n’est pas nécessairement un départ des FAC. « L’an dernier, 87 militaires ont quitté le 34 GBC pour se joindre à la Force régulière. Puisque ce sont souvent nos meilleurs éléments, cela représente une acquisition précieuse pour les FAC. On peut dire que c’est un succès même si pour nous, c’est une perte. Mais c’est la vie ! Nous sommes en quelque sorte victimes de notre succès. »

Le commandant se montre optimiste en ce qui concerne la hausse du nombre de réservistes. « Les récentes hausses salariales vont nous aider à recruter et à retenir nos membres. Je le dis souvent, il n’y a pas de meilleur moment pour être dans la Réserve. On vit un moment historique pour l’Armée canadienne. »

Colonel David Shane tient à connaître les membres des différentes unités du 34 e Groupe-brigade du Canada.
Le 34 e Groupe-brigade du Canada compte 2 500 réservistes, répartis dans une quinzaine d’unités.
Photo : 34 GBC
Photo : 34 GBC

Valoriser la contribution des entreprises privées et des membres honoraires

La rétention au sein de la Réserve, ça passe aussi par le soutien des employeurs civils. « Je travaille main dans la main avec la direction des Programmes d’appui des employeurs des FAC pour sensibiliser les dirigeants d’entreprises privées et organisations publiques qui embauchent nos réservistes. »

Les membres honoraires jouent aussi un rôle clé. « Ce sont des gens d’envergure qui donnent de la visibilité à nos unités, en plus de leur donner de la crédibilité et de la pertinence. « Nous avons dressé un plan d’action avec nos membres honoraires. Au cours de la dernière année, ils ont organisé des soirées de réseautage, des dîners-conférences et un symposium. En plus, je demande à chacun d’eux de trouver au moins un employeur par année qui est intéressé à embaucher un ou des réservistes et à leur offrir un plan de congés spéciaux. »

Voici quelques-uns des membres honoraires :

• Martine Roy, vétérane et activiste des droits 2ELGBTQI+ : lieutenantecolonelle (h) du 34e Régiment des transmissions

• Guy Cormier, ex-président et chef de la direction du Mouvement Desjardins : lieutenant-colonel (h) du 4e Bataillon, Royal 22e Régiment

• Danielle Henkel, femme d’affaires et sénatrice : lieutenante-colonelle (h) du Régiment de Maisonneuve

• Louis Vachon, ex-président et chef de la direction de la Banque Nationale : lieutenant-colonel (h) des Fusiliers Mont-Royal

• David Bensadoun, président-directeur général du Groupe ALDO : lieutenant-colonel (h) du The Royal Montreal Regiment

• Sandra Perron, vétérane et présidente de Pepper Pod (un centre de ressourcement pour vétéranes) : colonelle (h) du Régiment de Hull

Reconnaître l’apport des réservistes

Pour Col Shane, la rétention des réservistes passe aussi par leur valorisation et le renforcement de leur sentiment d’appartenance. Il souhaite d’ailleurs trouver une façon de souligner le travail de ses membres qui comptent de nombreuses années de service. « C’est important de reconnaître ceux qui s’engagent à long terme. »

Dans cette perspective, il a mis sur pied en 2024 un premier gala auquel étaient invités militaires et employeurs civils. « Nous étions dus pour renouer avec de tels exercices majeurs. »

Quelque 366 personnes ont accepté l’invitation et ont grandement apprécié leur soirée. « On récidivera le 2 mai 2026. Cette fois, nous ferons parvenir plus de 400 invitations. »

Le retour des grands exercices

Au cours de la dernière année, le commandant a remis la priorité sur les exercices militaires. En mars dernier, 200 réservistes ont été déployés à Chisasibi, dans le secteur de la Baie James. « Cela faisait 10 ans que nous n’avions pas pris part à un exercice majeur comme celui-là. Il est essentiel de sortir la brigade des bases afin de nous garder sur le pied d’alerte. »

Le commandant a convaincu la chaîne de commandement des FAC de permettre au 34 GBC de renouer avec de tels événements majeurs. En 2026, un nouvel exercice d’envergure est prévu au programme. Cette fois il se tiendra à Petawawa. On y mettra l’accent sur les opérations de guerre. « On veut intégrer les leçons apprises en Ukraine. On travaille de concert avec la Force régulière. »

Chacun a sa place dans la Réserve

Le commandant Shane tient à connaître les membres des différentes unités du 34 GBC, réparties dans le Grand Montréal, Gatineau et RouynNoranda. À l’automne 2024, il les a toutes visitées avec le sergent-major,

Colonel David Shane en compagnie de plusieurs membres honoraires.
Photo: 34 GBC

adjudant-chef Mathieu Giard. Son objectif principal était de répondre aux questions des réservistes et de prendre le pouls des unités.

Actuellement, Col Shane et Adjc Giard sont en train de refaire la tournée générale des unités. « Cela va permettre de faire des mises à jour sur nos opérations et d’aborder le sujet de la modernisation de l’Armée canadienne. »

Il a inclus dans sa visite une conversation importante sur la diversité et l’inclusion au sein des FAC. « J’ai invité les vétéranes Sandra Perron et Martine Roy à se joindre à nous en alternance afin de discuter de diversité et d’inclusion en partageant ce qu’elles ont vécu lorsqu’elles étaient membres en service actif de notre organisation. »

Pour le commandant du 34 GBC, l’inclusion est un prérequis essentiel à notre efficacité opérationnelle, car liée directement à la confiance mutuelle au sein des équipes. « Je veux que tous les membres de la Réserve puissent être authentiques et qu’ils se sentent à leur place, peu importe la couleur de leur peau, leur genre ou leur orientation sexuelle. »

Il insiste sur la situation des femmes dans la brigade. « Il n’y en a pas assez. On en veut plus, à tous les niveaux. Il faut les soutenir, les encourager et leur faire savoir que nous avons besoin d’elles. »

Une carrière bien remplie

Dans la Réserve

1993 : enrôlement aux Fusiliers Mont-Royal

1996 : transfert au 4e Bataillon, Royal 22e Régiment

1997 : devient officier

2014 à 2018 : commandant du 4 R22eR

2019 à 2021 : commandant adjoint du 34e Groupe-brigade du Canada

2021 : promotion au grade de colonel

2021 : sous-chef d’état-major au Quartier général de la 2e Division du Canada

2024 : commandant du 34 GBC

Ses déploiements

2003 : Op PALLADIUM, en tant qu’opérateur ROHUM (renseignement d’origine humaine), Bosnie

2011 : Op PROTEUS, en tant qu’instructeur en planification tactique, Moyen-Orient

2017 : Op LENTUS, commandant du Groupe-bataillon territorial (région Montréal), Canada

Déploiements

L’an dernier, plus de 200 réservistes du 34 GBC ont été déployés sur des opérations à l’étranger. En juin 2026, la brigade prévoit en déployer au moins 150 autres. C’est pour soutenir cette croissance que la chaîne de commandement augmente les efforts de recrutement et de formation, et en accélère le processus. « On ramène le délai de recrutement de 160 à 90 jours », précise Col Shane.

La formation individuelle a aussi été renforcée. « De septembre 2024 à mars 2025, nous avons formé une trentaine de caporaux-chefs. Cette année, nous visons à en former une cinquantaine. C’est important, car il faut des chefs pour encadrer les nouveaux. »

Il termine en encourageant tous les réservistes à vivre au moins un déploiement au cours de leur passage au sein des FAC. « Servir à l’international, c’est une fierté. Quand on revient, on voit le monde autrement et souvent, on apprécie davantage ce qu’on a. »

Carrière civile

Depuis 1995, David Shane travaille au Service de police de la Ville de Montréal, principalement aux enquêtes criminelles où il est présentement inspecteur et chef des communications et de la formation.

En 2005, en tant que policier du SPVM, il a été déployé au Jordan International Police Training Center à titre d’instructeur de tir au pistolet et AK-47.

Le commandant du 34 e Groupe-brigade du Canada aime bien participer à divers événements de rayonnement organisés dans la région.
Major David Shane lors de son déploiement à Jérusalem sur Op PROTEUS en 2011.
Photo: 34 GBC
Photo : courtoisie

Pour mieux desservir les femmes et les membres de diversité

De plus en plus de femmes et de personnes issues de la diversité font carrière dans les Forces armées canadiennes (FAC). Puisque leur santé peut présenter des enjeux différents, les FAC ont lancé le projet Santé des femmes et de la diversité pour mieux répondre à leurs besoins et améliorer leurs conditions de travail.

Au 41e Centre des services de santé des Forces canadiennes – Saint-Jean (41 C Svc S FC SJ), capitaine Mélisa Théberge, médecin, est responsable de ce projet qui a permis de repenser certaines pratiques cliniques auprès des femmes militaires et des membres des FAC faisant partie de la diversité.

Elle explique que le projet Santé des femmes et de la diversité est une belle avancée. « Je suis heureuse que l’on se penche sur les particularités de santé de ces membres. La santé des femmes et des personnes issues de la diversité relève selon moi de la première ligne. En tant que médecin militaire, on se doit d’être capable d’offrir des soins aux membres qui seront déployés avec nous. »

L’officière souhaite que tous les médecins militaires soient en mesure d’offrir des services de base à ces clientèles plutôt que de les confier aux spécialistes d’entrée de jeu. « Le manque de connaissances, par exemple en ce qui concerne les soins aux personnes trans et non binaires, peut susciter certaines craintes chez les cliniciens, et c’est normal. Nous nous devons cependant de garder nos connaissances à jour dans tous les domaines de la médecine familiale qui s’appliquent à notre clientèle. »

Pour Capt Théberge, tous les médecins de famille des FAC devraient être en mesure de procéder à un examen au spéculum ou de gérer une hormonothérapie. « Ce sont, de prime abord, des soins de première ligne. Il faut penser au moment où nous serons seuls à pouvoir offrir des soins à ces membres, c’est-à-dire dans le contexte d’un déploiement. Il m’apparaîtrait inacceptable de rapatrier un militaire pour une situation qui pourrait facilement être gérée sur place. »

Militaire depuis 2012, Capitaine Théberge a d’abord complété un doctorat de premier cycle en pharmacie pour ensuite poursuivre ses études en médecine après quelques années de travail au Centre de santé Valcartier en tant que PharmO. Depuis son arrivée à la Garnison Saint-Jean en juillet 2023, elle travaille à optimiser l’offre de soins destinés aux femmes et aux personnes issues de la diversité.

À titre d’exemple, la clinique médicale de la base offre sur place l’installation de stérilet, la biopsie de l’endomètre, l’installation d’implants contraceptifs, l’échographie pelvienne, le premier rendez-vous de grossesse et l’ajustement et le suivi de l’hormonothérapie pour les personnes trans

et non binaires. « Dès qu’une femme militaire nous avise qu’elle est enceinte, nous lui offrons un premier rendez-vous de prise en charge très rapidement. En début de grossesse, certaines patientes peuvent avoir des nausées/vomissements et ainsi perdre du poids, présenter de l’anémie, ne pas être informées des risques propres à certains aliments, etc. Plus nous adressons ces lacunes rapidement, plus nous diminuons les risques de complications. »

Former les équipes médicales militaires

Les responsables nationaux du projet Santé des femmes et de la diversité offrent diverses formations et guides de pratique, notamment sur l’arrêt de grossesse, la prise en charge des personnes trans et la prise en charge des symptômes associés à la périménopause/ménopause. Dre Théberge a ellemême conçu des formations sur les traitements destinés aux personnes trans et non binaires et l’ensemble du personnel médical du 41 C Svc S FC SJ a pu en profiter.

Capitaine Mélisa Théberge est médecin et responsable du projet Santé des femmes et de la diversité au 41 e Centre des services de santé des Forces canadiennes – Saint-Jean.
Photo : Courtoisie

Elle soutient que l’hormonothérapie, que ce soit pour une personne trans/ non-binaire, une femme ménopausée ou un homme en andropause, n’est pas de prime abord une médecine de deuxième ligne. « Il faut que nos cliniciens soient à l’aise avec cette réalité. Ce sont nos membres, on se doit d’être capable de comprendre ces thérapies, car en déploiement, la maîtrise par l’ensemble des médecins militaires des soins de santé de la femme et de la diversité assurera une continuité de soins permettant d’éviter d’éventuels rapatriements », affirme-t-elle.

Lors des formations qu’elle donne, Capt Théberge aborde aussi les enjeux logistiques liés aux déploiements. « C’est important pour plusieurs situations. Par exemple, il est illégal de quitter le Canada avec plus de 30

jours de traitement de testostérone, car la testostérone est une drogue contrôlée. Une personne sous testostérone, pour quelque raison que ce soit, se verra attribuer une catégorie médicale qui reflétera cette réalité afin que l’équipe médicale puisse valider la possibilité d’un approvisionnement dans son pays d’affectation avant son départ. », conclut-elle.

Programme Santé des femmes et de la diversité

34e Régiment des transmissions

S’exercer à utiliser les communications haute fréquence

Du 20 au 22 octobre 2025, des membres du 34e Régiment des transmissions (34 Regt Trans) ont pris part à l’exercice annuel NOBLE SKYWAVE à la Garnison Montréal, un événement international de communications HF (haute fréquence). Quelque 289 équipes issues du Canada et de pays alliés tels que l’Australie, les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Lettonie et le Pérou ont répondu à l’invitation des Forces armées canadiennes, organisatrices de l’exercice.

NOBLE SKYWAVE vise à tester les capacités de liaison longue distance dans un environnement simulé, tout en renforçant l’interopérabilité entre les forces alliées. « Les participants, incluant des réseaux de radioamateurs militaires comme le CFARS et le MARS, ont été mis au défi de simuler des scénarios réalistes de communication opérationnelle », explique adjudant Charles-Alexandre Cantin, adjudant des opérations au 34 Regt Trans.

Résultats

Parmi les compétiteurs, le 34 Regt Trans s’est distingué avec son équipe Inferior Groundwave qui a terminé 22e au classement général parmi les 289 équipes. Le 34 Regt Trans a aussi terminé en 4e position dans la catégorie Team Contact Challenge – SSB. « Ce genre d’exercice nous amène à repousser nos limites techniques et opérationnelles. Terminer 4e dans une catégorie aussi compétitive est une belle reconnaissance du travail de nos opérateurs », souligne Adj Cantin.

Il soutient que l’exercice a permis aux membres du régiment de perfectionner leurs compétences en radio HF, tout en favorisant la collaboration internationale. « Le but de cet exercice n’est pas seulement d’obtenir le meilleur classement. C’est avant tout une occasion unique d’échanger avec des collègues d’autres nations, de comparer nos méthodes et de bâtir des liens qui pourraient s’avérer cruciaux en opération. »

En plus de démontrer la pertinence des communications HF dans les opérations modernes, NOBLE SKYWAVE offre une plateforme d’apprentissage et d’innovation pour les opérateurs radio militaires, qu’ils soient de la Force régulière ou de la Réserve.

NOBLE SKYWAVE est un exercice militaire international de communications haute fréquence qui vise à tester les capacités de liaison longue distance dans un environnement simulé.
L’équipe du 34 e Régiment des transmissions a terminé en 4 e position dans la catégorie Team Contact Challenge – SSB.
Photo : Cpl Étienne Laflamme – 2 Div CA
Photo : Cpl Étienne Laflamme – 2 Div CA

Caporal-chef Qirui Liu

Une première mission marquée par l’engagement et la transmission

Cet été, caporal-chef Qirui Liu du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, a franchi une étape importante dans sa carrière en se déployant sur l’Opération UNIFIER en sol européen. Il a accepté de nous parler de son expérience.

Depuis son enrôlement dans les Forces armées canadiennes (FAC) en novembre 2018, Cplc Liu s’est distingué par son expertise en opérations arctiques et en conditions météorologiques extrêmes. Il était bien heureux de partir en mission. « Je voulais faire quelque chose de significatif pendant mon service. Op UNIFIER m’a offert cette opportunité. »

A cours de son passage en Europe, Cplc Liu a servi comme instructeur de recrues et commandant de section auprès des membres des Forces armées ukrainiennes. « Avant mon départ, j’ai suivi un entraînement préalable avec la compagnie A du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment, afin de m’assurer d’avoir une cohésion optimale avec les membres de la Force régulière. » Cette préparation s’est révélée essentielle pour le rôle qu’il allait jouer sur le terrain.

Tout au long de la mission, le réserviste a eu pour principal mandat d’enseigner les bases du métier de soldat à des recrues ukrainiennes. « Nous formions des individus avec peu ou pas d’expérience. Il était crucial de leur transmettre les compétences fondamentales pour survivre et combattre », explique-t-il. En tant que commandant de section, il veillait également au moral et au bien-être de sa troupe.

Même si ses fonctions à l’étranger différaient légèrement de celles qu’il exerçait habituellement au sein de son unité, Cplc Liu était confortable dans son rôle de formateur. « Lors de ma participation à des exercices dans le Nord, j’ai déjà joué un rôle clé dans la préparation du peloton du Groupe compagnie d’intervention dans l’Arctique du 34e Groupe-brigade du Canada. »

Nouvelles compétences

Cplc Liu poursuit en signalant que cette mission lui a permis d’acquérir de nouvelles compétences, notamment en gestion du temps et en

Caporal-chef Qirui Liu a beaucoup aimé transmettre son savoir aux membres des forces ukrainiennes.
Photo : Imagerie – Forces armées canadiennes

communication interculturelle. « Travailler avec des interprètes était une expérience unique. Le temps de traduction nous obligeait à être très précis et efficaces dans nos leçons », souligne-t-il.

De retour au pays, Cplc Liu a immédiatement mis à profit ses acquis en rejoignant l’équipe d’instruction du cours de qualification militaire de base à l’École de combat du 34e Groupe-brigade du Canada. « Je suis devenu un instructeur plus confiant et plus complet », affirme-t-il.

Sur le plan personnel, cette mission a aussi été profondément marquante. « Les recrues ukrainiennes m’ont enseigné l’humilité, le courage et le sacrifice. Ce sont des hommes ordinaires dans une situation extraordinaire, et leur détermination m’a profondément touché », partage-t-il avec émotion.

L’un des moments les plus difficiles de la mission a été de dire au revoir aux recrues au terme de leur formation. « Nous savions ce qui les attendait en rentrant chez eux. C’était déchirant de les voir partir. J’espère que notre enseignement leur permettra de combattre et, surtout, de survivre », confiet-il.

Cplc Liu termine en mentionnant que sa participation à Op UNIFIER était une étape essentielle dans son parcours militaire. « Elle m’a permis de grandir, de tisser des liens solides avec mes collègues de la Force régulière et de contribuer à une cause qui dépasse les frontières. »

Caporal-chef Qirui Liu enseignant les bases du métier de soldat à des recrues ukrainiennes.
Caporal Cameron Jones et caporal-chef Qirui Liu, tous deux du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, arborant fièrement le drapeau de leur unité lors de leur passage en Europe dans le cadre d’Opération UNIFIER.
Photo : Imagerie – Forces armées canadiennes
Photo : Imagerie – Forces armées canadiennes

École de langues des Forces canadiennes

Quatre étudiants étrangers répondent à nos questions

Deux fois par année, dans le cadre du Programme d’instruction et de coopération militaires (PICM), l’École de langues des Forces canadiennes –Détachement Saint-Jean (ELFC – Det Saint-Jean) accueille des militaires étrangers. Ils séjournent au Canada pour étudier une langue (français ou anglais) ou pour suivre la formation d’enseignant en anglais.

Chaque cohorte compte habituellement une centaine de militaires venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique du Sud. Au cours de leur passage, en plus du temps passé en classe, ils ont l’opportunité de découvrir des villes comme Ottawa, Montréal et Québec.

Des militaires apprenant le français cet automne (août à décembre) ont accepté de répondre à nos questions.

Major Md Al Imran Hossain Haidary

Quelles différences observez-vous entre le travail des militaires canadiens et celui des militaires de votre pays ?

La formation et la vie des soldats sont très difficiles dans l’armée du Bangladesh.

Votre séjour durera plus ou moins cinq mois. Comment vivez-vous l’éloignement avec vos proches ?

C’est très difficile pour moi, car je suis marié et j’ai une fille. Heureusement, je maintiens la communication virtuelle avec eux.

Depuis votre arrivée, vous avez fait différentes visites. Laquelle a particulièrement retenu votre attention ?

Et pourquoi ?

J’ai aimé mon voyage à Québec. C’était plein de leçons d’histoire, de culture et de traditions.

Capitaine Edison González

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous enrôler ?

Le service militaire est volontaire en Équateur. Ce qui m’a motivé, c’est le travail avec les avions, la discipline et le respect strict des règles.

Quelles différences observez-vous entre le travail des militaires canadiens et celui des militaires de votre pays ?

J’ai constaté qu’ici, il n’y a pas de formation uniforme pour toutes les activités quotidiennes. L’alimentation est quant à elle laissée à la discrétion de chaque recrue.

Que retiendrez-vous de votre séjour à la Garnison SaintJean ?

Ce séjour a été une expérience merveilleuse. L’hospitalité, la gentillesse et les apprentissages resteront gravés dans ma mémoire et mon cœur.

Commandant de compagnie et instructeur de défense aérienne Armée du Bangladesh
Commandant d’escadron de maintenance aéronautique et instructeur militaire en droits de l’homme et droit international humanitaire Armée de l’Équateur
Quelques étudiants étrangers lors d’une visite à Ottawa Édison Gonzalez Haro (Équateur), lieutenante Melva Haidary (Bangladesh) et capitaine Laith Almawajdeh

Lieutenante Melva Maria Sánchez Gallegos

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous enrôler ?

Au Mexique, le service militaire (trois mois) est obligatoire pour les hommes nés au Mexique et âgés de plus de 18 ans. Pour les femmes, c’est volontaire. J’ai été motivée à rejoindre la Marine mexicaine pour les valeurs que représente l’institution, la formation professionnelle et par la vocation que je ressentais d’être marin.

Y a-t-il beaucoup de femmes dans des positions de commandement ?

Environ 15 % des militaires sont des femmes au Mexique. Peu d’entre elles occupent des postes de commandement. C’est en train de changer progressivement.

Que retiendrez-vous de votre séjour à la Garnison Saint-Jean ?

J’ai appris beaucoup sur la discipline canadienne, la coopération internationale et la culture. J’ai aimé ce séjour.

Quel est le pourcentage de femmes militaires dans l’armée dans votre pays ?

Environ 8 % de femmes officières sont dans l’armée. Elles sont dans le corps médical, pilotes de chasse, logisticiennes et professeures.

Y a t-il beaucoup de femmes dans des positions de commandement ?

Oui, spécialement dans le corps médical. Il y avait une lieutenante-générale qui a pris sa retraite en 2022 : Nigar Johar. Il y a aussi quelques majoresgénérales.

Que retiendrez-vous de votre séjour à la Garnison Saint-Jean ?

J’emporterai avec moi l’amour de tous les étudiants étrangers et l’hospitalité des Canadiens. Ce lien demeurera à jamais.

Ottawa en octobre. De gauche à droite, capitaine Camilo Romero (Colombie), lieutenant Adrian Paspera Perez (Pérou), capitaine Melva Maria Sánchez-Gallegos (Mexique), Claudie Tougas, enseignante, major Shaiq Hassan (Pakistan), major Md Al Imran Hossain Almawajdeh (Jordanie).
Major Shaiq Hassan
Officière d’approvisionnement du navire de guerre ARM « Benito Juárez » (POLA 101) Marine mexicaine
Instructeur d’anglais à l’Académie militaire du Pakistan Armée du Pakistan
Photo : Lt Oyunbayar Purevbat

Journée du sport des FAC

Du plaisir et de l’énergie !

Le jeudi 30 octobre, les équipes du conditionnement physique des Programmes de soutien du personnel (PSP) de la région de Montréal ont offert diverses activités physiques lors de la Journée du sport des FAC. Aux Garnisons Saint-Jean et Montréal, plus de 200 militaires et employés civils de la Défense nationale ont accepté l’invitation.

À Montréal, les participants ont eu l’opportunité de pratiquer le picklelball, le basketball, le volleyball, le squash, le yoga, l’entraînement fonctionnel ou le wallyball. Du côté de la Garnison Saint-Jean, les 100 participants ont pu faire de l’escalade, de la dynamophilie, du tir à l’arc, du tai-chi ou bien jouer au pickleball, au volleyball, au flagfootball.

Vanessa McAlpine, coordonnatrice des sports militaires, soutient que les activités tenues aux deux garnisons ont eu beaucoup de succès. « Elles ont permis aux participants de se surpasser physiquement et de renforcer les liens entre collègues. »

Elle rappelle que la Journée du sport des FAC témoigne de l’importance de l’activité physique et du travail d’équipe au sein des FAC. « Je tiens à remercier tous les départements des PSP qui ont contribué à l’organisation et au bon déroulement de l’événement. Merci aussi à CANEX et Desjardins Caisse des militaires pour les collations offertes tout au long de la matinée. »

Mathieu Boudreau, spécialiste de la Promotion de la santé, animait l’atelier de tai-chi.
Les joueurs de volleyball se sont donnés à fond à la Garnison Saint-Jean
Sergente Kerby Louissaint, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, était au nombre des quatre femmes adeptes de dynamophilie.
Caporal-chef Joey Gobeil, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, lors de son ascension du mur d’escalade.
Photo : Cplc Dominic Duchesne-Beaulieu– Imagerie Saint-Jean
Photo : Cpl Yongku Kang – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cpl Yongku Kang – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cplc
Dominic Duchesne-Beaulieu –Imagerie Saint-Jean

Augmentation salariale : opportunités en or

Recevoir une bonification salariale et des ajustements rétroactifs sont de belles opportunités pour optimiser ses finances personnelles.

Pour éviter l’inflation de son style de vie, soit de commencer à dépenser ces revenus supplémentaires, voici quelques recommandations pour maximiser cet argent. Peu importe vos objectifs vous pouvez   :

$ Effacer vos dettes en utilisant une partie de votre bonification pour rembourser vos dettes. Surtout celles avec des taux d’intérêts élevés comme celles sur les cartes de crédit.

$ Épargner intelligemment en constituant un fond d’urgence qui couvre au moins 3 mois de salaire. On sait jamais ce qui peut arriver en mission ou à la maison.

$ Épargner pour l’avenir en investissant dans un CELI   : faites fructifier votre argent grâce aux intérêts composés, idéal pour faire fructifier l’argent sans payer d’impôt sur les gains générés sur les placements. On peut considérer le REER pour réduire l’impôt à payer tout en préparant sa retraite. Vous avez des enfants   ? Pensez à ouvrir

et cotiser à un REEE, le régime pour financer les études, bonifié par des subventions gouvernementales.

$ Investir dans les projets personnels ou familiaux en rénovant ou améliorant la maison. Vous aurez un impact important sur la valeur de celle-ci et augmenterez également le bonheur de votre foyer.

En conclusion, déterminez ce que vous voulez accomplir avec votre argent. Que ce soit, l’achat ou la rénovation de votre propriété, la retraite, les études des enfants ou les réductions des dettes, avoir des objectifs clairs aide à rester motivé. Fiez-vous à l’IH, l’intelligence humaine, et non à l’IA   : consultez un conseiller financier ou fiscal afin de maximiser vos opportunités financières.

La pratique du tir à l’arc a été populaire à la Garnison Saint-Jean.
Parmi les huit dynamophiles, on retrouvait sergent Danny Ouellet, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes.
La dynamophilie a été une activité très populaire à la Garnison Saint-Jean.
Un des matchs de volleyball disputés à la Garnison Montréal.
Photo : Cplc Dominic Duchesne-Beaulieu – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cpl Cedric Cardozo – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cplc Dominic Duchesne-Beaulieu – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cpl Étienne Laflamme – 2 Div CA

Compagnie Montréal/Saint-Hubert des Svc Tech

L’art de réparer des sacs et d’optimiser les ressources

| Lieutenant Bessala Lewassa, officier administration, Compagnie Montréal/Saint-Hubert, Svc Tech du GS 2 Div CA

Depuis plusieurs mois, les techniciens en matériel de la Compagnie Montréal/Saint-Hubert des Services techniques (Svc Tech) du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada se distinguent par leur engagement et leur efficacité. Une de leur mission essentielle : la réparation des sacs de patrouille utilisés par l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC).

Tout débute en février 2025, lorsque le Directeur – Administration du programme de l’équipement du soldat (DAPES) transmet à l’Armée canadienne une demande officielle visant la réparation des sacs de patrouille. L’objectif de la démarche est clair : prolonger la durée de vie de ces sacs tout en comblant la pénurie constatée à l’ELRFC, située à la Garnison Saint-Jean. On y forme de nouvelles cohortes, ce qui nécessite un approvisionnement constant en équipement fonctionnel.

Le 6 juin 2025, l’Armée canadienne approuve officiellement la demande du DAPES et confie la mission au Svc Tech. La Compagnie Montréal/SaintHubert reçoit alors le mandat de réparer les sacs de patrouille.

Les sacs de patrouille défectueux, provenant de divers magasins d’habillement de l’Armée canadienne, sont d’abord acheminés au 25e Dépôt d’approvisionnement des Forces canadiennes (25 DAFC), situé à la Garnison Montréal, une unité qui joue un rôle clé dans la centralisation et la gestion des flux de matériel. Les sacs sont ensuite triés, enregistrés et enfin transférés au Peloton de maintenance des Svc Tech Saint-Hubert où débute le processus de réparation. Ceux provenant des magasins d’habillement des Garnisons Saint-Jean et Montréal sont directement acheminés au Peloton de maintenance des Svc Tech Saint-Hubert.

La première vague comptant 669 sacs a été reçue entre le 29 août et le 10 octobre 2025. À peine quelques semaines plus tard, le 25 octobre 2025, 452 sacs, soit 67 % du lot, avaient déjà été réparés et expédiés au 25 DAFC et aux Garnison Saint-Jean et Montréal. Ces résultats dépassent largement les attentes initiales, surtout si l’on considère que la durée prévue du projet est de six mois.

Les réparations réalisées par les techniciens en matériel sont variées. Elles consistent principalement à remplacer les pièces brisées ou défectueuses et à recoudre les parties déchirées pour restaurer la fonctionnalité complète des sacs. Chaque sac est inspecté, réparé et soumis à un contrôle de qualité avant d’être remis en service.

Un des principaux défis rencontrés lors de cette opération concerne la disponibilité des pièces de rechange. Si certaines pièces peuvent être facilement commandées localement, d’autres, plus rares, doivent être récupérées sur des sacs irréparables. Cette approche permet de minimiser

les délais et de maximiser l’utilisation des ressources disponibles tout en assurant la qualité des réparations. Elle démontre aussi l’ingéniosité de nos techniciens en matériel, capables de trouver des solutions durables, même dans un contexte de ressources limitées.

Le succès de cette opération repose sur l’engagement sans faille, le sens de l’initiative et l’esprit d’équipe des membres de la Compagnie Montréal/ Saint-Hubert des Svc Tech qui ne ménagent aucun effort pour réparer et livrer les sacs dans les meilleurs délais.

Cette opération logistique a un impact direct sur la capacité opérationnelle des Forces armées canadiennes. Elle assure non seulement la disponibilité des sacs de patrouille, mais contribue aussi à soutenir la préparation des candidats de l’ELRFC. Elle s’inscrit également dans une logique de durabilité et d’optimisation des ressources visant à réduire les coûts et de limiter le gaspillage.

La réparation des sacs de patrouille illustre parfaitement la capacité de la Compagnie Montréal/Saint-Hubert des Svc Tech à s’adapter, innover et répondre aux défis logistiques avec professionnalisme. Cette opération mérite d’être saluée et démontre une fois de plus que servir, c’est aussi savoir réparer.

Caporal Joël Lussier et caporal-chef Richard Junior Hamel réparent des sacs de patrouille.
Photos : Cpl Vincent-Gabriel

Catherine Bourassa

Un parcours inspirant et 15 ans d’engagement au CRFM

Ce 1 novembre, le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) – Région Montréal a souligné avec fierté les 15 ans d’ancienneté de Catherine Bourassa, directrice des ressources humaines (RH) et des communications, et pilier incontournable de notre équipe.

Avant de se joindre au CRFM en 2010, Catherine avait déjà un parcours en gestion d’équipes et en service à la clientèle, notamment comme responsable de camps de jour et de piscines. Ces expériences, alliées à son sens aigu des responsabilités et à son approche humaine, l’ont tout naturellement conduite vers notre organisation, où elle continue de faire une différence au quotidien. Polyvalente et toujours disponible, Catherine met ses nombreuses compétences au service de la communauté militaire. On la retrouve aussi bien sur le terrain, lors d’événements organisés pour les familles, que devant son ordinateur, à peaufiner des projets RH ou à soutenir la direction. Sa capacité d’adaptation et son esprit d’équipe font d’elle une collègue précieuse et respectée de tous.

Arrivée au CRFM peu après avoir complété sa maîtrise en relations industrielles, Catherine a grandi au rythme des changements survenus au cours des 15 dernières années. Elle est fière de reconnaître que la confiance et la reconnaissance qu’on lui a témoignées dès le départ ont joué un rôle déterminant dans son développement professionnel. On peut dire sans se tromper que le CRFM est devenu sa deuxième famille. Parmi les souvenirs marquants de son parcours, elle se rappelle notamment sa participation au 375e anniversaire de Montréal, où elle a coordonné les bénévoles, ainsi que la collecte de fonds du CRFM en 2018, des moments qui l’ont profondément marquée.

Son engagement envers la communauté militaire a d’ailleurs été souligné à plusieurs reprises, notamment par la réception d’une mention élogieuse remise par le commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada en 2018 ainsi que par la Médaille du couronnement du Roi Charles III, reçue l’an dernier. Véritable mémoire vivante du CRFM, Catherine incarne à merveille les valeurs de dévouement, de respect et de service qui animent notre organisation depuis ses débuts.

Au-delà de son rôle de gestionnaire, Catherine se distingue par sa bienveillance et son écoute attentive. Toujours prête à donner un coup de main, elle est reconnue pour sa bonne humeur et son rire communicatif. Sportive dans l’âme, elle pratique le ski en hiver, la natation en été et garde un émerveillement intact pour la magie des parcs Disney, qu’elle visite régulièrement.

Merci, Catherine, pour ces 15 années de passion, d’énergie et d’humanité. Toute l’équipe du CRFM te félicite et se réjouit de poursuivre cette belle aventure à tes côtés !

Vous aimeriez travailler avec Catherine ?

Même si tous les postes sont présentement comblés au CRFM, Catherine reçoit avec plaisir les candidatures spontanées.

Faites parvenir votre CV

En 2018, lors du Bal de la forêt enchantée, un événement caritatif au profit du CRFM. De gauche à droite : Catherine Bourassa, Sarah Baril, alors présidente du conseil d’administration, Francine Habel, directrice générale du CRFM, générale Jennie Carignan, alors brigadière-générale et commandante de la 2 e Division du Canada.
Catherine Bourassa est reconnue pour son esprit de collaboration et sa bonne humeur.
Photo : archives CRFM

Les cérémonies

Collège militaire royal de Saint-Jean

Le 11 novembre, une cérémonie a eu lieu regroupant des membres de la 2e Division du Canada et du CMR Saint-Jean. Le défilé a commencé au centre-ville et la cérémonie a eu lieu au cénotaphe où de nombreux militaires, vétérans, futurs officiers, dignitaires et citoyens se sont recueillis.

Photo : Cplc Dominic Duchesne-Beaulieu – Imagerie Saint-Jean

Montréal –Place du Canada

Le 11 novembre, une cérémonie a eu lieu à la Place du Canada, située rue de la Gauchetière Ouest, à Montréal. Diverses unités de la Force régulière et de la Réserve étaient présentes.

Chambly

Le 9 novembre, en matinée, les membres de la filiale 06-121 Auclair de la Légion royale canadienne se sont réunis pour le défilé et la cérémonie du jour du Souvenir au parc des Vétérans.

Photo : Facebook NSCM Donnacona
Photo : Facebook

Sherbrooke

Le 9 novembre, une commémoration a eu lieu en présence de nombreux membres des Fusiliers des Sherbrooke et d’autres unités de la Réserve dont The Sherbrooke Hussars, le 35e Régiment des transmissions et la 57e Ambulance de campagne. Des membres du Navire canadien de sa Majesté Radisson et de la filiale 010 de la Légion royale canadienne étaient également présents. La Musique des Fusiliers de Sherbrooke a assuré le côté musical de la parade et de la cérémonie.

Photos : Facebook Fus de Sher
Caporale Isabelle Santerre, de la Musique des Fusiliers de Sherbrooke, devant le monument Aux Braves.

École de leadership et de recrues des Forces canadiennes

Le 11 novembre, à la Garnison Saint-Jean, les membres de l’ELRFC ont tenu une parade et une cérémonie. Une session de purification (smudging) a également eu lieu dans le pavillon autochtone.

Garnison Montréal

Le 11 novembre, une cérémonie s’est déroulée en présence de militaires et de membres de l’Équipe de la Défense.

Photo : Cpl Étienne Laflamme – 2 Div CA

Laval

Un détachement du 4e Bataillon, Royal 22e Régiment a participé à la parade et à la cérémonie qui a eu lieu au cénotaphe de l’hôtel de ville le 9 novembre. La musique était assurée par des membres du Navire canadien de Sa Majesté Donnacona.

Kahnawake

Le 8 novembre, dans les rues de Kahnawake, des marins du Navire canadien de Sa Majesté Donnacona ont défilé en compagnie de membres de la filiale 219 Mohawk Kahnawake de la Légion royale canadienne jusqu’au monument de guerre de Kahnawake. Ils étaient accompagnés des cornemuses et tambours du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada.

Photos : Mat 1 Charlène Lebeuf – NCSM Donnacona
Photo : Facebook NCSM Donnacona
Photo : Facebook NCSM Donnacona

Drummondville

Hull

Le Régiment de Hull a participé le dimanche 9 novembre à une cérémonie organisée par la filiale 227 Norris de la Légion royale canadienne.

Le 9 novembre, plusieurs Drummondvillois ont accepté l’invitation de la filiale 51 de la Légion

canadienne et du 6e Bataillon, Royal 22e Régiment. La cérémonie a eu lieu au cénotaphe situé à la place Saint-Frédéric.

Montréal-Est

Le 9 novembre, une cérémonie a eu lieu à la place Roméo-Dallaire, située au parc de l’hôtel de ville.

Photo : Facebook Ville de Montréal-Est
Photo : Facebook Régiment de Hull
royale
La Musique du 6 e Bataillon, Royal 22 e Régiment, était présente au Centre Marcel-Dionne le 9 novembre pour interpréter l’hymne national au match de hockey opposant les Voltigeurs de Drummondville à l’équipe de Blainville.
Photos : Facebook 6 R22 eR

Boucherville

Le 9 novembre, des membres du 34e Régiment de génie de combat et du Corps de cadets de la Marine royale canadienne 172 Youville – Varennes se sont joints à la filiale 266 Pierre-Boucher de la Légion royale canadienne pour défiler dans les rues et tenir une cérémonie.

Hemmingford

Une cérémonie a eu lieu le 9 novembre à laquelle des vétérans et militaires actifs ont pris part, notamment des membres du Royal Canadian Hussars

Photo : Facebook Canton de Havelock
Photo: Facebook CCMRC 172 Youville, Varennes

Greenfield Park

Une cérémonie a eu lieu dans le stationnement du bureau d’arrondissement de Greenfield Park, à Longueuil, le 9 novembre. L’activité a été orchestrée par la filiale 94 de la Légion royale canadienne.

Photos : Cpl Duclos-Péloquin

Lacolle

Terrebonne

Le 8 novembre, les membres du 4e Bataillon, Royal 22e Régiment ont participé à la cérémonie organisée par L’Amicale des Vétérans de Terrebonne 1948 et l’Association des vétérans du Royal 22e Régiment Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière.

Le 9 novembre, la filiale 11 de la Légion royale canadienne a tenu une cérémonie au cénotaphe de Lacolle. En plus des vétérans de la région, les membres du Collège militaire royal de Saint-Jean et du 34e Bataillon des services étaient présents. Les Corps de cadets 2698 Sieur de Beaujeu, 2595 SaintJean et 168 Richelieu étaient également sur place.

Saint-Hubert

Cette année encore, le Corps de cadets 2710 Optimiste Laflèche était présent le 9 novembre à la cérémonie organisée par la filiale 159 Saint-Hubert de la Légion royale canadienne. La parade était composée principalement de cadets et de vétérans.

Le 8 novembre, en soirée, la filiale 11 a invité les vétérans de la région et divers dignitaires à un souper commémoratif. L’invité d’honneur de la soirée était le capitaine Benoit Parent, représentant du 34 e Bataillon des services.
Photo : Courtoisie
Photo : Courtoisie
Photo : Facebook Cadets de Saint-Hubert – 2010 Optimiste

Saint-Hyacinthe

Le 9 novembre, la population de Saint-Hyacinthe et de la région maskoutaine a assisté à la parade et la cérémonie du jour du Souvenir organisées par la filiale 002 de la Légion royale canadienne et le 6e Bataillon, Royal 22e Régiment. La cérémonie a eu lieu au monument aux Braves, situé rue Girouard.

Châteauguay

La filiale 108 Châteauguay de la Légion royale canadienne a souligné cette importante journée avec une cérémonie à laquelle plusieurs dignitaires et vétérans ont participé.

Photo : Facebook Ville de Châteauguay
Photo: Facebook 6 R22 eR

Otterburn Park

Le 9 novembre, la filiale 121 Auclair de la Légion royale canadienne a tenu une cérémonie à Otterburn Park. En raison du mauvais temps, le tout s’est déroulé à l’intérieur des locaux de la Légion, situés rue Connaught.

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Au Fonds du souvenir nous croyons en l'importance de prendre soin de ceux qui ont pris soin de nous.

Notre mission vise à ce qu'aucun Vétéran ne soit privé de funérailles, d’une inhumation dans la dignité et d’une pierre tombale militaire, dû à un manque de ressources financières au moment du décès. Nous tenons notre promesse. Tout comme ils ont tenu la leur.

Au Fonds du souvenir nous croyons en l'importance de prendre soin de ceux qui ont pris soin de nous. Notre mission vise à ce qu'aucun Vétéran ne soit privé de funérailles, d’une inhumation dans la dignité et d’une pierre tombale militaire, dû à un manque de ressources financières au moment du décès. Nous tenons notre promesse.

Tout comme ils ont tenu la leur.

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Photo : Facebook Filiale 121 Auclair
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Montréal

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Photo : Facebook Arrondissement d’Outremont
Photo : Facebook Arrondissement d’Outremont
Le 11 novembre en soirée, des membres de la Musique des Fusiliers Mont-Royal étaient au Centre Bell pour interpréter les hymnes nationaux canadiens et américains du match des Canadiens de Montréal.
Le 11 novembre, des membres des Fusiliers Mont-Royal étaient présents à la cérémonie tenue au pied du monument aux morts situé au parc d'Outremont.

Parc G.H Murray

Un endroit où il fait désormais bon s’arrêter

Créé en 1998, ce parc rend hommage à Gerald. H. Murray, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Résidant de la région de Lacolle, M. Murray est également au nombre des anciens présidents de la filiale 11 Lacolle de la Légion royale canadienne. D’une superficie de près de 600 000 m2, le parc est situé au 14, rye Laramée.

Dans le cadre du programme fédéral Nouveaux Horizons, qui appuie financièrement des projets communautaires conçus pour et par des aînés, la filiale 11 a récemment aménagé des espaces de pause dans ce parc parsemé d’arbres matures. Le but était de permettre aux utilisateurs d’avoir des zones de pause lorsqu’ils marchent sur le site. Des tables à piquenique permanentes et des bancs y ont également été installés. « C’est la concrétisation d’un projet majeur pour nous », a commenté Daniel Demers, président de la filiale 11.

Le camarade Daniel Demers, président de la filiale 11 Lacolle de la Légion royale canadienne et responsable du programme Nouveaux Horizons, en compagnie du camarade Robert Brosseau, viceprésident et responsable du parc.

NOUS RENDONS HOMMAGE À CEUX QUI ONT SERVI

WE HONOUR THOSE WHO SERVED

Les artilleurs du 12e Régiment de campagne, Artillerie royale canadienne, lisent le journal « The Maple Leaf », qui parle de la victoire, à Aurich, en Allemagne, 20 mai 1945. LIEUT. DONALD I. GRANT, Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada — PA150931
Gunners with the 12th Field Regiment, Royal Canadian Artillery, read the victory issue of The Maple Leaf, Aurich, Germany, 20 May 1945. LIEUT. DONALD I. GRANT, Dept. of National Defence / Library and Archives Canada — PA150931

Les origines du R22eR

Un régiment formé uniquement de Canadiens français

Le Royal 22e Régiment (R22eR) est l’une des unités canadiennesfrançaises les plus connues au Québec. Ce que plusieurs ignorent, c’est que ce régiment est né à Saint-Jean-sur-Richelieu, il y a maintenant 111 ans.

Eh! Oui! Le R22eR a été formé le 21 octobre 1914, sur le site actuel du Collège militaire royal de Saint-Jean.

Quelques semaines plus tôt, le 4 août, la Première Guerre mondiale était déclenchée. Le Canada, relevant de l’Empire britannique, entrait de facto en guerre lui aussi.

En septembre, une importante requête a émané de la volonté populaire francophone. Elle réclamait au premier ministre du Canada, sir Robert Laird Borden, la formation d’une unité combattante composée uniquement de Canadiens français.

Le 21 octobre, le gouvernement canadien a autorisé la formation du 22nd Battalion (French-Canadian) du Corps expéditionnaire canadien. La première unité canadienne-française à combattre au sein des forces de l’Empire britannique venait de naître.

Le 15 septembre 1915, le 22nd Battalion (French-Canadian) est débarqué en France. Il s’est illustré sur tous les fronts et a participé à des batailles décisives telles que Flers-Courcelette, la crête de Vimy et Chérisy. Il a combattu jusqu’à la fin de la guerre dans plusieurs pays d’Europe, dont la France, la Belgique et l’Allemagne.

La fin de la Première Guerre mondiale

À son retour au Canada, le 18 mai 1919, le bataillon a été dissous, puis réactivé de nouveau le 1er avril 1920 sous l’appellation 22nd Regiment. En 1920, à la demande du maire de Québec, Joseph-Octave Samson, le régiment s’installe à la Citadelle qui devient alors sa résidence officielle.

Le 1er juin 1921, en reconnaissance de sa vaillance au combat au cours de la Première Guerre mondiale, le Régiment s’est vu attribuer le titre de « Royal » par le roi George V et son nom a été changé pour Royal 22nd Regiment.

En 1924, en gage de reconnaissance, la France confie au Royal 22nd Regiment la Croix de Vimy, qui avait été plantée sur la crête à la suite de la victoire des Canadiens en avril 1917. Le Régiment l’installe alors à la Citadelle. Depuis 1922, la France a cédé le territoire de la Crête de Vimy au Canada.

En 1928, le Régiment obtient le droit de franciser son nom, devenant ainsi le Royal 22e Régiment.

La Seconde Guerre mondiale

Le conflit éclate en septembre 1939. Le Canada, devenu indépendant dans sa politique extérieure, prend tout de même la décision d’entrer en guerre au côté des Alliés.

Des membres du Royal 22 e Régiment entourés de M. Schwarts, maire de Maassluis, son épouse et des habitants, après la libération de la ville, en Hollande, 1945
Pendant la Guerre de Corée, en 1952.

Le R22eR est déployé en Angleterre afin de participer à sa défense. Le 10 juillet 1943, il débarque à Pachino, en Sicile, et combat pendant 18 mois en Italie.

En mars 1945, les membres du R22eR quittent l’Italie pour prendre part à la libération de la Hollande et ce, jusqu’à la capitulation inconditionnelle de l’Allemagne.

Quelques mois plus tard, le Régiment revient chez lui, au Canada.

L’Organisation des Nations unies

C’est après à la Seconde Guerre mondiale, en 1945, que l’ONU est créée pour remplacer la Société des Nations. Ses principaux objectifs : le maintien de la paix et la sécurité internationale.

À compter de 1948, les membres du Royal 22e Régiment ont participé, sur une base individuelle ou collective, aux missions humanitaires et de maintien de la paix de l’ONU.

En 1950, la guerre éclate entre la République de Corée, soutenue par les Nations unies, et la République populaire démocratique de Corée, soutenue par la République populaire de Chine et l'Union des républiques socialistes soviétiques. Les militaires canadiens sont alors appelés à défendre la position de l’ONU. C’est à ce moment que le R22eR forme ses 2e et 3e bataillons. De 1951 à 1953, chacun d’eux prend part au conflit, en alternance.

Le Régiment a laissé sa marque auprès des Coréens, notamment en créant les Charités Khaki : ses membres récoltaient les surplus alimentaires du bataillon afin de les redistribuer dans les hôpitaux ou les orphelinats de la Corée. Cet organisme caritatif est né de l’initiative du sergent-major Maurice Juteau, vétéran de la Seconde Guerre mondiale.

Les membres du R22eR ont, entre autres, servi en Indochine, au Cachemire, au Moyen-Orient, au Congo, en Haïti et en ex-Yougoslavie. L’une des plus longues actions du Régiment avec l’ONU a eu lieu à Chypre, de 1964 à 1992.

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord

Créée en 1949, l’OTAN regroupe des pays d’Europe et d’Amérique du Nord, liés par un pacte militaire de défense mutuelle. Ils forment également une alliance reposant sur une communauté de valeurs, des relations de coopération amicales et une volonté d’unité transatlantique.

Sous l’égide de l’OTAN, les bataillons du Royal 22e Régiment se sont succédé pour servir en Allemagne ainsi qu’en Somalie, dans le golfe Persique, au Timor-Oriental, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan. Lors de ses missions en Afghanistan, le Régiment a sécurisé des régions, construit des infrastructures, effectué des actions humanitaires et rencontré les villageois.

Aujourd’hui, le R22eR se compose de trois bataillons réguliers de soldats, les 1er, 2e et 3e, ainsi que de deux bataillons de réserve, le 4e ayant pignon sur rue à Laval et le 6e ayant des manèges à Saint-Hyacinthe et Drummondville.

Tous les militaires du R22eR sont des fantassins de carrière.

Les informations qui ont permis la réalisation de ce texte ont été puisées sur le site Web du Royal 22e Régiment.

En savoir plus sur le Royal 22e Régiment
L'avant-midi du 15 septembre 1916, devant Courcelette. Sur le côté, le 22 e Bataillon mis en réserve en attendant de charger à son tour en après-midi.
En déplacement vers Sarajevo, des membres du 1 er Bataillon, Royal 22 e Régiment traversent la ville de Novi Travnik, en Bosnie-Herzégovine, 1992.
Photos : Musée du R22 e R

D’où vient la mascotte du Régiment ?

Partout où il parade, Batisse le bouc suscite l’étonnement et nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi il est lié au Royal 22 e Régiment (R22 eR). Voici donc la petite histoire de ce bouc régimentaire.

Les origines de Batisse remontent bien avant la fondation du R22eR. Tout a commencé en 1844, lorsque le Shah de Perse a offert une chèvre et un bouc à la reine Victoria. Ces bêtes originaires du Tibet étaient la fierté des Perses.

La reine Victoria a alors décidé que le bouc deviendrait la mascotte de son Régiment, le Royal Welch Fusiliers. Le troupeau royal a alors été installé au Jardin zoologique de Londres.

En 1927, le R22eR a été affilié au Royal Welch Fusiliers. Cela lui a permis d’adopter le bouc comme mascotte régimentaire. Ce n’est toutefois qu’en 1955 que Vincent Massey, gouverneur général du Canada, a décidé de faire vivre la tradition de la mascotte pour le R22eR. On décida alors que le futur bouc régimentaire s’appellerait Batisse, un surnom canadienfrançais, familier et affectueux.

Les maîtres chevriers

Après avoir servi en Corée avec ses frères et pendant qu’il était basé en Allemagne à

l’été 1953, caporal Alfred Gagnon (1929-2025) a reçu la mission d’aller chercher le bouc offert au Régiment par Sa Majesté la reine Elizabeth II.

Il s’est déplacé en Angleterre puis a fait le trajet jusqu’à Glasgow, en Écosse, afin de récupérer le bouc et embarquer sur le bateau qui allait les ramener à Québec, quinze jours plus tard.

Cpl Gagnon a ensuite entraîné Batisse, de la fin de l’été 1953 à l’automne 1955, aux divers mouvements des parades militaires.

Batisse XII

Depuis l’arrivée de Batisse I au sein du Royal 22e Régiment, chaque bouc qui lui a succédé a porté le même nom, suivi d’un chiffre romain. Aujourd’hui, c’est Batisse XII qui représente fièrement le Régiment.

Cette mascotte régimentaire est un symbole de courage et d’esprit de famille. Batisse est notamment exhibé à l’occasion de la Relève de la garde (cérémonie estivale quotidienne à la Citadelle), de défilés, de rassemblements et de fêtes régimentales.

Lors de ses apparitions publiques, Batisse est brossé et recouvert d’une cape aux couleurs du Régiment. Ses cornes sont peintes en or. Sa tête est ornée d’un écusson de couleur argent.

La progéniture de Batisse est élevée à la Ferme Rusk de Québec. Depuis Batisse I, le rôle de mascotte du Régiment se transmet de père en fils. Dans le cas où Batisse ne pourrait pas avoir de progéniture, son successeur proviendrait du cheptel du Royal Welch Fusiliers, à Londres.

Fait amusant, chaque fois que Sa Majesté la reine Élisabeth II venait au Canada, elle demandait au Royal 22e Régiment d’aller à sa rencontre. Batisse faisait partie du contingent que la reine désirait saluer.

Batisse X, un des descendants de Batisse I.
Batisse durant la relève de la garde.
Batisse I en compagnie du caporal Alfred Gagnon.

Des stationnements gratuits et réservés aux vétérans

Au Québec, une dizaine de municipalités permettent aux vétérans de stationner gratuitement dans leurs rues. Pour se prévaloir de ce privilège, les véhicules des militaires (retraités, mais également actifs) doivent être munis de la plaque d’immatriculation des vétérans, émise par la Société de l’assurance automobile du Québec.

Les villes participantes sont :

• Cowansville

• Granby

• Louiseville

• Magog

• Saint-Hyacinthe

• Saint-Jean-sur-Richelieu

• Saint-Jérôme

• Sherbrooke

• Trois-Rivières

• Val-d’Or

• Victoriaville

• Joliette

Depuis quelques années, on retrouve aussi dans divers stationnements de commerces et bureaux privés des places réservées aux vétérans. Ces places sont entre autres identifiées par un coquelicot peint sur le sol ainsi qu’une petite affiche portant la mention Stationnement réservé aux vétérans

Pour obtenir une plaque

Major (ret) Jacques Coiteux

Le plaisir et la satisfaction de servir son pays

M. Jacques Coiteux est responsable de la cellule du G1 Soutien personnel au quartier général du 34 e Groupe-brigade du Canada (34 GBC). Aujourd’hui vétéran et membre du conseil d’administration du Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) – Région Montréal, il a bien voulu partager son parcours dans les Forces armées canadiennes (FAC) et sa vision du service militaire avec les lecteurs de Servir.

« Je me suis enrôlé le 19 février 1969 avec le Régiment de Maisonneuve », mentionne M. Coiteux. « Avec un groupe d’amis, on s’était dit que rentrer dans la milice, ce qu’on appelle aujourd’hui la Réserve, serait une bonne chose pour nous. Finalement, je me suis retrouvé seul à la séance d’enrôlement ! »

Au fil des ans, le soldat d’infanterie a gravi tous les échelons jusqu’à obtenir le grade d’adjudantchef. « J’étais sergent-major du R de Mais lorsque le commandant m’a suggéré d’obtenir ma commission d’officier d’infanterie ». Il a occupé différentes fonctions au sein de son unité et plusieurs emplois permanents dans différentes organisations, notamment au sein du Secteur de l’Est (M), du Centre de recrutement des Forces canadiennes – Montréal et du QG du 34 GBC, dans la cellule du G1. « En parallèle, je faisais aussi du bénévolat régulièrement pour des organisations civiles. J’ai finalement mis fin à ma carrière le 24 août 2011 au grade de major. J’étais responsable de la cellule du G8. »

Tout au long de sa carrière de réserviste, Jacques Coiteux a occupé des emplois en classe B et C. « J’aurais pu faire une ou deux missions internationales comme officier, mais à la demande de ma famille, je suis demeuré avec eux. Ça ne m’a pas empêché d’accomplir la mission que je m’étais donnée : aider, supporter et former le personnel sous ma supervision dans leurs tâches quotidiennes. Je les ai écoutés

et orientés dans leurs choix. »

Maj (ret) Coiteux tient à souligner que deux commandants ont particulièrement influencé son cheminement professionnel. « Ils avaient un leadership exemplaire et une grande capacité à inspirer la confiance. Ils m’ont appris que le respect ne s’impose pas. Il se mérite par l’exemple, l’écoute et la cohérence dans nos décisions. L’influence d’un de ces hommes continue de guider ma façon de diriger et d’interagir avec mes collègues. »

Concilier travail et famille

Au cours de sa carrière, M. Jacques Coiteux a choisi d’avoir du temps pour sa famille. « Autant que possible, malgré les exigences du service, je m’organisais pour être présent aux activités de mes enfants et pour pouvoir faire des activités avec ma conjointe. »

Il mentionne qu’il a joué un rôle actif dans l’éducation de ses enfants en leur inculquant des valeurs comme la discipline, le respect et la résilience, des principes que l’Armée lui avait appris. « J’ai soutenu ma conjointe et elle m’a soutenu. Elle s’est avérée un pilier dans notre vie familiale, et nous avons fonctionné comme une équipe. J’ai veillé à reconnaître ses efforts et à maintenir un équilibre dans notre relation, tout en étant attentif à ses besoins et à ceux de notre couple. »

Transition vers la vie civile

Ayant pris sa retraite avant sa conjointe, Jacques Coiteux a occupé un poste de directeur adjoint dans un centre culturel pendant quelques années tout en s’impliquant, bénévolement, dans différentes organisations.

« Par exemple, j’ai travaillé avec l’Association du Régiment de Maisonneuve et l’Association

canadienne de l’infanterie filiale ouest du Québec. Au cours des 25 dernières années, j’ai occupé toutes sortes de fonctions auprès de l’Ambulance Saint-Jean Québec. Je suis d’ailleurs toujours président du comité Honneur et récompense. » Depuis 2010, le vétéran est membre non-votant au sein du comité Administration du CRFM – Région Montréal, une manière pour lui de redonner à la communauté militaire.

En 2019, le QG du 34 GBC lui a proposé de se joindre de nouveau à la cellule du G1 pour réaliser un projet. Finalement, il y est toujours comme G1 Soutien personnel.

M. Coiteux conclut en expliquant que sa transition à la vie civile a été portée par son désir de soutenir les organisations où il a œuvré et de satisfaire les besoins de leurs membres. « J’ai toujours travaillé dans le domaine des ressources humaines. Encore aujourd’hui, cela me permet d’aider des membres et de les soutenir dans leurs démarches. »

Découvrez le programme pour les familles des vétérans et vétéranes

Monsieur Jacques Coiteux, au quartier général du 34 e Groupe-brigade du Canada.

Mon message

aux générations

futures

Pour Major (ret) Jacques Coiteux, le jour du Souvenir est l’occasion d’honorer ceux et celles qui ont combattu avant lui, mais aussi de penser au futur des Forces armées canadiennes (FAC).

« C’est le moment idéal pour jeter un regard sur le travail actuel des militaires et les remercier. Nous devons aussi penser à tous ceux et celles qui choisissent aujourd’hui la profession des armes. » Voici les cinq conseils qu’il aimerait leur prodiguer.

Ayez le sens du devoir et de l’engagement

Mon service au sein des FAC a représenté et représente toujours un engagement profond envers mon pays, mes concitoyens et les valeurs que nous défendons.

Servir, c’est grandir. Ensemble, bâtissons l’avenir.

Soyez fier d’appartenir aux Forces

Porter l’uniforme, c’est appartenir à une grande famille unie par le respect, la discipline et le courage. C’est une source de fierté que j’ai portée chaque jour avec honneur et dont je reste très fier.

L’uniforme est plus qu’un habit — c’est un engagement.

Visez la croissance personnelle

Mon parcours dans les Forces m’a permis de me dépasser, de développer des compétences uniques et de devenir une meilleure version de moi-même. C’est une école de vie qui m’a appris la résilience, le leadership et l’humilité.

Le courage d’aujourd’hui forge le monde de demain.

Contribuez à l’héritage collectif et soyez une inspiration

Je vois mon service militaire comme une pierre ajoutée à l’édifice de notre histoire collective. J’espère que les générations futures

verront en nous des exemples de dévouement et de persévérance, et qu’elles auront à cœur de poursuivre cette mission avec autant de passion. Défendre, inspirer, transmettre : notre mission continue.

Incarnez la solidarité et vivez la camaraderie

Au-delà des missions, ce sont les liens tissés avec mes frères et sœurs d’armes qui rendent cette expérience unique. Ensemble, nous faisons face aux défis et c’est cette solidarité qui nous rend plus forts.

Choisis le service. Deviens la force du changement.

Major (ret) Jacques Coiteux a servi son pays pendant 42 ans.

Adjudant

Patrice Vincent

Sa mémoire est honorée lors d’un événement sportif pancanadien

Le 20 octobre, un peu partout au pays, des militaires ont participé à l’entraînement Héros Patrice Vincent . Dans la région, 74 personnes se sont réunies au gymnase du centre des sports de la Garnison Montréal pour participer à la première édition de cet événement annuel.

« Tous les militaires qui étaient là ont apprécié cet entraînement particulier », explique Carl Coicou, spécialiste à la Promotion de la santé à la Garnison Montréal, qui s’est joint à eux.

« Adjudant Vincent a été tué lors d’un acte de terrorisme à Saint-Jean le 20 octobre 2014. Tous les membres de l’Équipe de la Défense avaient été ébranlés à l’époque. Nous nous sommes tous donnés à fond lors de cet entraînement en souvenir de lui. »

Adj Patrice Vincent était membre du 438e Escadron tactique d’hélicoptères et comptait 28 ans de service dans les Forces armées canadiennes (FAC).

Un moment commémoratif a été installé près de la marina de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La séance était dirigée par l’équipe nationale des Programmes de soutien du personnel (PSP) et diffusée en direct dans les centres des sports des PSP des bases, escadres et garnisons des Forces armées canadiennes (FAC). Des moniteurs en conditionnement physique étaient sur place pour aider les participants.

L’entraînement s’inspirait du test annuel auquel les pompiers doivent se soumettre

annuellement afin de rappeler le métier d’adjudant Vincent dans les FAC. Pendant 25 minutes, les participants ont fait en alternance cinq exercices, notamment monter sur une boîte avec un haltère, marcher avec deux giryas (kettlebells) et faire une course à relais.

Adjudant Patrice Vincent.
Photo : archives
Visionner la vidéo hommage des PSP sur adjudant Patrice Vincent

Le PSP Band est de retour !

Le vendredi 5 décembre, à 11 h 30, le PSP Band vous invite encore une fois cette année à passer 90 minutes en sa compagnie. Le groupe a répété de nouvelles chansons parmi les classiques de la chanson francophone et anglophone. Il est formé d’employés des Programmes de soutien du personnel de la Garnison Saint-Jean : Yves Bélanger (chant), Caroline Boucher (chant et guitare), Jonathan Gauthier-Larochelle (guitare), Sylvie Laroche (chant) et Pascal Vincent (chant et guitare). Réservez ce moment pour assister à ce nouveau spectacle au mess O’Mega de la Garnison Saint-Jean. Frais d’entrée : un don minimal de 7 $.

Si vous n’êtes pas employé de la Défense, communiquez avec yves. belanger@forces.gc.ca avant le 1er décembre pour faciliter votre entrée sur la garnison.

Friperie pour enfants

Les mardi et mercredi 25 et 26 novembre, de 11 h à 14 h, les Programmes de soutien du personnel tiendront une vente de vêtements d’occasion pour enfants à la Garnison Saint-Jean. La friperie sera installée dans la Méga, près de l’entrée du restaurant Subway. La plupart des morceaux seront vendus 2 $. Passez faire un tour pour y dénicher de beaux vêtements à bas prix.

Information : 450 358-7099 # 6020.

Une opération de changement de pneus payante

Encore une fois cette année, une équipe de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes a tenu une opération de changement de pneus en avril et en octobre. Quelque 2 050 $ ont été amassés au printemps et 1 800 $ cet automne, pour un montant total de 3 850 $. Les organisateurs des deux événements sont très satisfaits de ces résultats, surtout parce qu’ils n’ont eu que neuf jours pour promouvoir l’activité cet automne..

Des pas de danse payants

Les 11, 19 et 25 septembre, l’équipe des Programmes de soutien du personnel (PSP) de la Garnison Montréal a offert des cours de danse country à l’heure du dîner. Une quarantaine de personnes ont accepté l’invitation. Le plaisir était au rendez-vous et l’activité a permis d’amasser la somme de 200 $.

Ils amassent 722 $ avec leur vente de pâtisseries

La vente de pâtisseries maison a de nouveau été organisée par des employés des Services corporatifs du Groupe de soutien de la 2e Division,

d’Odette Losier du Centre des ressources humaines militaires et Daphnée Griffin du Service des libérations. L’activité tenue le 31 octobre dans la rotonde de la Méga à la Garnison Saint-Jean a permis d’amasser 722 $. Les desserts étaient plus succulents les uns que les autres.

Alexandra Huard et Maryse Phaneuf des Services corporatifs, Odette Losier du Centre des ressources humaines militaire et Daphnée Griffin, du Service des libérations.
Photo : Courtoisie

En bref

Le NCSM Margaret

Brooke de passage à Montréal

Les 25 et 26 octobre, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Margaret Brooke a ouvert ses portes aux visiteurs dans le Vieux-Port de Montréal. Du 18 septembre au 26 octobre, le navire a parcouru les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent et fait des arrêts à Thunder Bay, Sault Ste. Marie, Owen Sound, Toronto, Kingston et Montréal afin de rencontrer les citoyens.

À Montréal, des membres du NCSM Donnacona étaient sur place pour guider les visiteurs et sa Musique assurait le volet festif. La population a pu visiter le navire et échanger avec son équipage.

Le NCSM Margaret Brooke est le deuxième patrouilleur extracôtier et de l'Arctique de la classe Harry DeWolf de la Marine royale canadienne (MRC). Il porte le nom de l'enseigne de vaisseau de 2e classe Margaret Brooke, infirmière de la MRC, qui a tenté de sauver une personne lors du naufrage du traversier SS Caribou au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Militaires : c’est le temps de vous faire vacciner

| Section immunisation, 41e Centre des services de santé

Les cliniques médicales des Garnisons Saint-Jean et Montréal tiennent présentement leur campagne de vaccination contre l’influenza et la COVID-19. Les militaires de la Force régulière et les réservistes (sous contrat de plus de 180 jours consécutifs ou classe C) sont invités à s’en prévaloir.

L’efficacité du vaccin contre l’influenza est acquise deux semaines après l’administration. Il est donc préférable de se faire vacciner en début de saison.

Garnison Saint-Jean

Une séance de vaccination sans rendez-vous aura lieu à la clinique médicale le 21 novembre, entre 8 h et 12 h et entre 13 h et 15 h 30. Si cette date ne convient pas à votre horaire, communiquez avec la section d’immunisation au 450 358-7099 # 7704.

Garnison Montréal

Vous pouvez prendre rendez-vous par courriel à 41CSvcSFCDetMtlVaccination@forces.gc.ca et indiquer :

• vos nom et matricule

• le vaccin désiré

• le jour et l’heure du rendez-vous souhaité.

Faites la visite virtuelle du NCSM
Margaret Brooke

TGIT international

Les saveurs du monde à l’honneur

Le 6 novembre, au mess Patriote de la Garnison Saint-Jean, s’est tenue l’édition automnale de l’activité TGIT international (Thank God it’s Thursday), organisée par le Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes. Encore une fois, les saveurs internationales étaient au rendez-vous !

Les plats servis au cours de l’événement ont été préparés par l’équipe de cuisiniers des Services alimentation de la Garnison Saint-Jean à partir des recettes fournies par les militaires étrangers, inscrits au Programme d’instruction et de coopération militaires. Plusieurs militaires et employés civils (fonction publique et fonds non publics) en ont profité pour échanger avec les étudiants, découvrir leur culture et les mets traditionnels de leurs pays.

Promotions, décorations, mentions

Vous aviez soumis des remises et elles n’ont pas été publiées ? Nous les conservons dans nos dossiers et elles seront publiées dans une prochaine édition.

Vous aimeriez faire publier ces marques de reconnaissances ? Écrivez-nous à servir@ forces.gc.ca et nous vous expliquerons comment vous y prendre !

Joignez-vous aux célébrations dominicales

« C'est ma foi. J'ai grandi dans la religion chrétienne et c'est quelque chose en quoi je crois sincèrement. »

Le service de l’aumônerie du Groupe de soutien de la 2 e Division du Canada invite les membres de l’Équipe de la Défense et les membres de leur famille à participer aux célébrations spirituelles qui ont lieu le dimanche à la Garnison Saint-Jean.

Chaque semaine, plus de 200 personnes se rassemblent pour vivre un moment de réflexion, de prière et de fraternité. Les services sont animés par les aumôniers, accompagnés de la Chorale Chœur des Nations ou des chants inspirants de Mme Audrey Cousineau. Ces rencontres offrent l’occasion aux membres de la communauté militaire de se ressourcer et de renforcer leurs liens.

Information : 450 358-7099 # 7420.

Célébration catholique : dimanche à 9 h (chapelle du Saint-Esprit)

Service protestant : dimanche à 10 h 30 (MEGA Chapel)

Soldat (recrue) Cronje, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes.
Photo : Service de l’aumônerie
Les majors Islam et Haidary étaient fiers de faire découvrir les mets et la culture du Bengladesh.
Au kiosque de la Jordanie, les gens ont pu rencontrer lieutenant Suhib Alma’ish et capitaine Ala’Bani Issma’eel.
Photo : courtoisie
Photo : courtoisie

Fête de l’Halloween

Du plaisir dans les installations de la région!

Comme le veut la tradition, la Garnison Saint-Jean a été envahie le 31 octobre au matin par de nombreux petits personnages loufoques, des princesses et des super héros. Ailleurs dans la région, les plus grands s’en sont aussi donné à cœur joie !

L’activité, organisée conjointement par les Programmes de soutien du personnel –Région Montréal et le centre de la petite enfance O Mille Ballons, a permis à une centaine d’enfants du CPE et du Centre de ressources pour les familles des militaires –Région Montréal de recueillir des bonbons. La joyeuse ribambelle s’est promenée dans les couloirs de la Méga où plusieurs militaires et employés civils (Fonction publique et fonds non publics) les attendaient dans leurs unités.

Plusieurs enfants étaient accompagnés de leurs parents.
Deux sympathiques jeunes participants.
Les enfants ont pu récolter de multiples bonbons.
Les enfants étaient très heureux de recevoir des bonbons tout au long de leur tournée au cœur de la Méga.
Photo : Cpl Cedric Cardozo – Imagerie Saint-Jean
Photo : Cpl Cedric Cardozo – Imagerie Saint-Jean
Photo : Yves Bélanger
Photo : Yves Bélanger

L’occasion de s’amuser entre collègues

Cette année encore, de nombreux militaires et employés civils de la Défense (fonction publique et fonds non publics) ont mis le paquet pour mettre de l’ambiance au sein de leur équipe de travail.

Deux magnifiques pompiers.
Des membres du personnel des Programmes de soutien du personnel de la Garnison Montréal et du quartier général du Groupe de soutien de la 2 e Division du Canada.
Quelques membres de l’équipe du quartier général du 34 e Groupe-brigade du Canada incarnent Dorothée et ses amis du pays d’Oz.
Des membres du personnel des Programmes de soutien du personnel de la Garnison Saint-Jean.
Le commandant de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, lieutenant-colonel Marc Kieley, pose fièrement en compagnie de sa conjointe, Laura Biehn, et de leur fille Annalise.
Photo : Cpl Cedric Cardozo – Imagerie Saint-Jean
Photo : QG 34 GBC
Photo : courtoisie
Photo : courtoisie
Photo : Yves Bélanger

Militaires et leurs familles

Une foule de services et activités pour vous !

Chaque mois, le Centre de ressources pour les familles des militaires – Région Montréal propose différentes activités aux militaires (actifs et retraités), à leurs partenaires et à leurs enfants dans leurs différents points de service de Saint-Jean et Saint-Hubert. Saisissez l’opportunité !

Confection de décorations de Noël

Vous pourrez créer une magnifique décoration de Noël à base de sapinage et d’éléments naturels dans une ambiance chaleureuse et conviviale, propice aux échanges entre membres de la communauté militaire. Vous repartirez non seulement avec de nouvelles connaissances, mais avec une création unique. Matériel fourni.

Dates :

• Mardi 2 décembre, 18 h 30 à 20 h 30 (bilingue) – CRFM Saint-Hubert

• Jeudi 4 décembre, 18 h 30 à 20 h 30 (bilingue) – CRFM Saint-Jean

Clientèle : Pour les partenaires de militaires, réservistes et vétérans

Coûts : Gratuit

Inscription : 26 novembre

Rencontre pour les familles des nouveaux militaires

Cette matinée s'adresse aux membres de la famille des candidats de l’École de leadership et de recrues. Elle vise à leur permettre de se rassembler, d’échanger et de mieux comprendre le quotidien du militaire et son mode de vie.

Date : Jeudi 4 décembre, 9 h 30 à 11 h 30 (bilingue)

Lieu : CRFM Saint-Jean

Clientèle : Pour les familles et proches parents d’un nouveau membre des FAC

Coûts : Gratuit

Inscription : 1er décembre

Activité du temps des Fêtes pour les jeunes

Cette activité permettra aux jeunes de s’amuser tout en créant des liens avec d’autres jeunes vivant la même réalité.

Date : Vendredi 12 décembre, 18 h 00 à 21 h 00 (français seulement)

Lieu : Centre d’intégration communautaire jeunesse – Saint-Hubert

Clientèle : Pour les enfants de familles militaires (5 à 12 ans)

Coûts : Gratuit

Inscription : 6 décembre

L’Escale – Transition vers le mode de vie civile

Si vous êtes en processus de libération ou vous avez déjà quitté la vie militaire, vous savez que cette transition s’accompagne de nombreux défis et changements. Dans un cadre champêtre, vous pourrez réfléchir et prendre du recul face à cette nouvelle réalité. Destiné aux couples comme aux célibataires, ce séjour propose des ateliers psychosociaux pour faciliter votre passage de la vie militaire à la vie civile.

Date : Du vendredi 23 janvier 2026 à 10 h au dimanche 25 janvier à midi (bilingue)

Lieu : Lieu à déterminer

Clientèle : Pour les militaires et vétérans (18 ans et +)

Coûts : Gratuit

Inscription : 7 janvier 2026. Les places sont limitées et des critères de sélection ont été établis.

Formation Prêts à rester seuls

Ce cours de la Croix-Rouge permet aux jeunes d’acquérir les connaissances afin apprendre à se garder seuls à la maison. Les participants apprendront les techniques de base en secourisme et les compétences nécessaires afin d’assurer leur sécurité.

Date : Mardi 3 mars 2026, 8 h 30 à 16 h 00. Le cours (en français) a lieu de 9 h à 14 h et un encadrement est assuré le reste du temps.

Mercredi 4 mars 2026 de 8 h 30 à 16 h 00. Le cours (en anglais) a lieu de 9 h 00 à 14 h et un encadrement est assuré le reste du temps.

Lieu : CRFM Saint-Hubert

Clientèle : Pour les jeunes de familles militaires (9 à 13 ans)

Coûts : Gratuit

Inscription : du dimanche 23 novembre 2025 jusqu'au vendredi 6 février 2026.

Des ressources à votre portée : découvrez ce qui vous est offert, à vous et à vos proches.

Familles militaires

Ils facilitent votre réinstallation

| Commandement du personnel militaire – Sous-ministre adjoint (Affaires publiques)

Au fil des cinq dernières années, les Forces armées canadiennes (FAC) ont navigué à travers un paysage mondial en évolution rapide marqué par la pandémie de la COVID-19, une instabilité géopolitique croissante et des pénuries de main-d’œuvre au pays. Ces défis ont testé la disponibilité opérationnelle et le recrutement. Cependant, pour y répondre, les FAC se sont fondées sur la résilience et la réforme. Aujourd’hui, on aborde activement les problèmes liés à l’équipement et à la maintenance, et le recrutement rebondit – à tel point que l’enrôlement au sein de la Force régulière durant l’exercice de 2024–2025 a dépassé les cibles annuelles et atteint son niveau le plus haut en dix ans.

L’Équipe de la Défense a lancé Le Canada sans faille en juin 2018, alors qu’un groupe de représentants des provinces et des territoires du Canada se réunissait dans le cadre d’une conférence tenue par le ministère de la Défense nationale et les FAC au Collège des Forces canadiennes de Toronto. Leur mission : collaborer avec des partenaires fédéraux, provinciaux et du secteur privé dans le but d’améliorer la coordination de services dans l’ensemble des provinces et des territoires, allégeant ainsi le fardeau de la réinstallation qui pèse sur les membres des FAC et leurs familles. On a aussi établi un lien entre l’initiative et les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC).

Depuis, cette initiative progresse continuellement. Le Comité directeur de Canada sans faille a été mis sur pied en 2021 et son mandat a été ratifié en 2022. Cela a renforcé plus encore l'engagement commun à faciliter la réinstallation des membres des FAC et de leurs familles.

Sherry Romanado, secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale est la nouvelle coprésidente fédérale du Comité directeur de Canada sans faille. Elle apporte à la fois son dévouement professionnel et sa perspective personnelle :

« Je suis honorée de remplir le rôle de coprésidente du Comité directeur de Canada sans faille. Je suis aussi fière d’illustrer le lien qu’entretient ma famille avec la vie militaire, et je reconnais les sacrifices que les familles des Forces armées canadiennes consentent quotidiennement. Puisque mes deux enfants et ma belle-fille servent au sein des FAC, je comprends bien la réalité des familles de militaires et les défis avec lesquels elles composent tout en servant notre pays. Je me réjouis à l’idée de collaborer avec mes partenaires provinciaux et territoriaux au moment où nous nous unissons pour produire des résultats à l’intention des familles de militaires. »

Barbara Adams, vice-première ministre de la Nouvelle-Écosse et ministre responsable des Relations militaires, poursuit son rôle de coprésidente provinciale.

« C’est un immense honneur d’être l’actuelle coprésidente du Comité directeur de Canada sans faille. Les membres des FAC et leurs familles consacrent tant d’efforts pour nous. Il est donc primordial pour nous de veiller à ce qu’ils vivent un processus de réinstallation plus harmonieux. La Nouvelle-Écosse demeure enthousiaste à l’idée de travailler avec ses homologues fédéraux, provinciaux et territoriaux en vue d’éliminer les problèmes et les obstacles auxquels font face les militaires sur le plan de la garde d’enfants, de l’éducation des jeunes, de l’emploi des conjoints ou conjointes et des partenaires, du logement et de l’accès aux soins de santé, entre autres. »

Les familles de militaires sont les experts de leurs propres expériences de réinstallation. C’est pourquoi nous les encourageons à remplir les formulaires de rétroaction portant sur des sujets pertinents axés sur leur expérience en matière d’affectation et de déménagement, tels que la garde d’enfants, l’éducation des enfants et des jeunes, les soins de santé et l’emploi des conjoints et conjointes.

Les prochaines conférence et table ronde virtuelles semestrielles du Comité directeur de Canada sans faille auront lieu le 1 er décembre 2025. Les membres du comité provenant de partout au Canada se réuniront afin de trouver des moyens d'améliorer les services offerts aux membres des FAC et à leur famille lorsqu'ils déménagent dans une autre province ou un autre territoire.

Remplissez les formulaires de rétroaction
Visitez SBMFC.ca
Pour en savoir plus sur Canada sans faille

Padre Candia-Rojas

« Nous pouvons tous nous retrouver vulnérables un jour »

Dans un geste empreint de compassion, capitaine Evelyn Candia-Rojas, padre à la Garnison Saint-Jean, a récemment porté secours à un résident de Chambly de 96 ans qui marchait seul le long d’une autoroute. Elle a humblement accepté de nous raconter ce moment qui lui a permis de mettre en pratique les valeurs prescrites dans l’Évangile.

Comme elle le fait cinq matins par semaine, padre Candia-Rojas se rendait tout bonnement au travail. Alors qu’elle roulait sur l’autoroute 10 et qu’elle s’apprêtait à emprunter la bretelle d’accès à l’autoroute 35, la militaire a aperçu un homme qui marchait seul en bordure de la route. « Il avançait lentement et était visiblement fatigué. »

Saisie par l’urgence et la grande solitude que lui inspirait la scène, padre Candia-Rojas s’est arrêtée sur l’accotement et a attendu le marcheur. « Quand il est arrivé vis-à-vis mon véhicule, j’ai descendu la vitre du côté passager. Je lui ai demandé si tout allait bien et s’il avait besoin d’aide. »

L’homme lui a répondu qu’il faisait une marche, mais qu’il ne savait plus où il était rendu. « Je lui ai fait la conversation pour mieux comprendre sa situation mentale. Il s’est montré bavard et quand même lucide. Il m’a raconté que son permis de conduire lui avait été retiré et qu’à pied, il se repérait plus difficilement. »

L’homme a accepté de monter dans le véhicule de la militaire. Padre Candia-Rojas lui a offert de l’eau et il a immédiatement accepté. « Le pauvre homme était complètement déshydraté. Il a bu le contenu de ma bouteille d’un coup tellement il avait soif. »

Elle a ensuite proposé à son passager d’appeler un proche. « Il m’a dit que sa femme, âgée de 80 ans, travaillait encore et qu’elle n’était pas à la maison. Il m’a quand même donné son adresse et son numéro de téléphone. » La

militaire a tout de suite composé le numéro. « Quand j’ai entendu le nom du résident sur le répondeur, j’ai eu un soulagement. Il m’avait donné le bon numéro. J’ai laissé un message pour dire que Monsieur était avec moi et que j’allais le ramener chez lui. »

En écrivant l’adresse de son passager dans son GPS, la militaire a constaté qu’ils étaient à une distance d’un peu plus de dix minutes en automobile. « J’ai donc réalisé qu’à la vitesse à laquelle il avançait, cela faisait sûrement un bon moment qu’il avait quitté la maison. »

Rendue à destination, padre CandiaRojas a vu des gens qui attendaient à bord d’une voiture. « C’était le fils de Monsieur, accompagné de sa fille adolescente. Ils venaient de faire des tournées dans le quartier pour le retrouver. Ils étaient inquiets. Ils m’ont remercié chaleureusement. »

Cette anecdote a connu une fin heureuse, mais elle a beaucoup fait réfléchir la militaire. « C’est fou de voir que plus les années passent, plus l’humain se fragilise. Nous perdons certaines capacités et nous redevenons des enfants. Cela m’a interpellée, car je suis célibataire et sans enfant. Je me suis dit qu’il fallait que je commence à penser à mon propre avenir. »

Padre Candia-Rojas trouve aussi désolant qu’avant elle, aucun conducteur ne se soit arrêté pour s’assurer que l’homme de 96 ans allait bien. « Ce n’est pas normal de voir une personne marcher en bordure d’une autoroute, surtout à cet âge. Les gens sont si pressés et préoccupés qu’ils n’ont pas réalisé l’urgence de la situation. L’entraide est une valeur qu’il est important de mettre en pratique. « Nous pouvons tous nous retrouver vulnérables un jour. Nous serons bien contents alors si des gens nous viennent en aide ! »

Un parcours militaire hors du commun

Padre Candia-Rojas a décidé de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes (FAC) à 52 ans. « Je travaillais comme aumônière à l’Université de Montréal. Pendant la pandémie de la COVID-19, j’ai été touchée de voir à la télévision des militaires qui aidaient les personnes âgées dans les centres d’hébergement de soins de longue durée. Je me suis alors dit que ma carrière allait se poursuivre dans les FAC. »

Elle dit beaucoup aimer le travail qu’elle fait auprès des candidats de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes et être à même de comprendre leur réalité. « Pendant ma Qualification de militaire de base des officiers, j’ai eu une fasciite plantaire très douloureuse. Cela a ralenti mon intégration et mon parcours n’a pas été facile. »

Padre Candia-Rojas a tout de même persévéré et, en 2023, à 54 ans, a terminé son cours. « Quand je rencontre des candidats découragés, je leur raconte mon histoire. J’essaie de les convaincre de ne pas lâcher. Je leur explique qu’une fois rendus au bout, ils seront plus forts et fiers de leur réussite. »

L’aumônière a pris la décision de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes il y a quatre ans.
Photo :
Cpl Yongku Kang –
Imagerie
Saint-Jean

Avis aux papas militaires

Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) – Région Montréal offrira de nouveau en janvier son programme Papa militaires. Réservé aux pères militaires, il vise à créer un réseau de soutien entre pairs pour aider à relever les défis familiaux uniques auxquels sont confrontés les membres des Forces armées canadiennes. Les pères qui participent à l’atelier bénéficient d'une libération de leurs obligations professionnelles le temps de l'atelier et doivent compléter le programme d’une durée de 10 semaines.

Les ateliers sont gratuits et commenceront le 29 janvier. Ils auront lieu en français tous les jeudis, de 9 h à midi, au CRFM de Saint-Jean. Un aumônier accompagnera le groupe et les papas pourront bénéficier de trois rencontres individuelles. Les inscriptions auront lieu du 1er décembre au 21 janvier. Plus de détails à venir dans l’infolettre du CRFM.

Du plaisir pour les jeunes et un petit répit pour les parents !

Les dimanches 30 novembre et 14 décembre, le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) – Région Montréal propose une période de jeux aux jeunes de familles militaires âgés de 5 à 12 ans. Gratuites et supervisées par les animatrices du CRFM, les enfants pourront s’amuser tout en s’imprégnant de la magie de Noël.

Pendant trois heures, de 13 h à 16 h, les parents pourront ainsi prendre une petite pause ou en profiter pour faire leur magasinage des Fêtes ! Les inscriptions ont lieu jusqu’au mercredi précédant l’activité, sur le portail du CRFM.

Pour s'inscrire

Pour accéder au portail du CRFM
Des papas militaires qui ont récemment complété le programme. De gauche à droite : caporal-chef
Jason Côté, caporal Cédric Chagnon et major Yevgen Vazhaylo, tous trois de l'École de leadership et de recrues des Forces canadiennes.
Photo : CRFM

Les PSP : toujours là pour vous !

L'équipe des Programmes de soutien du personnel de la région de Montréal offre une vaste gamme de services aux membres de la communauté militaire et aux citoyens. Profitez-en !

Je suis fière de vous servir !

Au moment d’écrire ces lignes, Manon Sylvestre est à quelques heures de sa retraite après 20 ans de loyaux services aux Programmes de soutien du personnel – Région Montréal.

C’est en 2005 qu’elle a débuté son travail d’adjointe administrative aux mess. Pour elle, la Garnison Saint-Jean n’était pas inconnue puisque son grand-père y a longtemps travaillé et qu’il l’emmenait parfois avec lui. À cette époque, la Méga n’était pas encore construite !

Elle explique que sa famille lui avait toujours inculqué le respect envers les intervenants de première ligne comme les militaires. Travailler à la Garnison SaintJean était donc tout naturel pour elle.

En tant qu’adjointe administrative des mess, une grande partie de son travail consistait à gérer les cotisations des membres militaires, celles des élèves-officiers et aspirants de marine, ainsi que celles des candidats de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes. Elle devait s’assurer que chaque dossier de cotisations était à jour.

Mensuellement, elle faisait également une révision des comptes à recevoir des cotisations, en plus des rapports de ventes des bars, de la codification des factures à payer et des rapports de pourboires des employés.

Toute l’équipe des PSP tient à lui souhaiter une bonne retraite. Manon pourra désormais consacrer plus de temps à ses passions : les travaux au crochet, le tricot, la lecture, le cinéma, la randonnée pédestre et le vélo. Merci pour toutes ces années de vaillant service !

Manon Sylvestre

Adjointe administrative

Mess – Région Montréal

S’est jointe aux PSP en mai 2005

Numérisez le code QR pour accéder aux différentes plateformes des PSP !

Dans la peau des candidats de l’ELRFC

Le 6 octobre, l’équipe du conditionnement physique des Programmes de soutien du personnel – Région Montréal a accepté l’invitation du commandant de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), lieutenant-colonel Marc Kieley, à participer à une journée de développement professionnel au site d’entraînement de Farnham.

Bruno Lavergne, coordonnateur du conditionnement physique à la Garnison Saint-Jean, indique que ce type d’expérience est très profitable pour le personnel responsable de l’entraînement physique des candidats de l’ELRFC. « Chaque fois que nous avons l’occasion de vivre concrètement le travail de terrain des militaires et des candidats, l’équipe en ressort grandie. Cette expérience nous permet de mieux orienter nos interventions, car nous prenons pleinement conscience des exigences physiques auxquelles ils sont confrontés. Cela nous amène à adapter nos approches en gymnase pour faciliter le transfert vers le terrain. »

Il conclut en mentionnant que cela permet aussi de mieux comprendre les défis psychologiques auxquels les candidats peuvent être confrontés lors de leur passage à Farnham, notamment vaincre la peur des hauteurs. « Cela nous aide à mieux contextualiser leur réalité et à soutenir leur développement global. »

Initiation au tir à l’arc intérieur et escalade

Samedi 6 décembre

Date limite d’inscription : 1 er décembre

Venez au Centre des sports de la Garnison Saint-Jean pour tester votre calme et votre précision avec notre équipement de tir à l’arc et initiez-vous à l’escalade intérieure. Essayez une seule activité ou les deux ! Inscription au bloc d’avant-midi ou au bloc d’après-midi obligatoire.

Pour obtenir tous les détails et les tarifs

Kathleen Laperle, monitrice du conditionnement physique et sport, lors de son passage à la tour de rappel.
Photo : Cpl Cedric Cardozo Imagerie Saint-Jean

Vous avez besoin de stationner votre VR ?

Si vous cherchez un endroit sécuritaire pour stationner votre VR cet hiver, pensez à nous ! Des espaces de stationnement sont toujours disponibles à la Garnison Montréal et aux sites de Farnham et de Saint-Hubert.

Information et tarifs

Ne manquez pas la programmation hivernale !

Les loisirs communautaires de la Garnison Saint-Jean mettent la dernière touche à la prochaine programmation. Elle sera accessible au cours de la première semaine de décembre.

Cet hiver, vous aurez entre autres accès à des cours et différentes sorties :

• entraînement personnalisé

• analyse de la composition corporelle

• escalade

• circuit d’entraînement (bootcamp)

• tir à l’arc intérieur

• yoga hatha

• échecs

• initiation au curling

• ligue de curling

Les militaires pourront s’inscrire à compter du 8 décembre. Pour les employés civils de la Défense et les citoyens, ce sera le 15 décembre.

Consultez la programmation (à compter du 4 décembre)

Capitaine Nancy Harnois

Une course de 100 km dans les Alpes italiennes

Les 16 et 17 septembre dernier, une capitaine de l’École de langue des Forces canadiennes – Détachement Saint-Jean a accompli un exploit remarquable en complétant le TOR100 Cervino Monte Bianco, une course de trail de 100 kilomètres présentant un dénivelé de 8 000 mètres, dans les Alpes italiennes.

Depuis 2016, Capt Nancy Harnois s’est investie dans le triathlon, une discipline qui lui a inculqué une rigueur d’entraînement. « Mon conjoint Michel et moi avons gardé l’habitude de nous entraîner cinq à six jours par semaine, toujours minimalement une heure. Le trail, c’est encore plus exigeant, surtout les fins de semaine où les sorties durent parfois toute la journée. »

Capt Harnois s’est tournée vers le trail pendant la pandémie, séduite par le contact avec la nature et l’énergie des montagnes. « Ce que j’aime, c’est que ça permet de marcher, de doser mon effort. Le terrain change constamment : roches, racines, boue, poussière. On ne voit pas le temps passer. » Elle s’entraîne principalement à Orford, à Bromont et au mont Saint-Bruno.

TOR100

C’est lors d’un voyage à Chamonix pendant la semaine de l’Ultra trail du Mont-Blanc que Capt Harnois et son mari ont réalisé que cette discipline était faite pour eux. « L’année suivante, nous avons participé à la Lavaredo Ultra Trail en Italie. J’ai couru 50 km, et j’ai adoré. »

Le couple a alors décidé de s’inscrire au TORX 2025. « J’ai opté pour le parcours de 100 km, alors que mon conjoint a choisi celui de 130 km. Son parcours était en grande partie similaire au mien, mais lui passait par le sommet du Monte Rosa. »

Le départ du TOR100 a eu lieu le 17 septembre, à 21 h, avec 399 coureurs.

« Les premières heures du parcours se sont très bien déroulées. Le lever du jour a été l’un des plus beaux moments de ma vie. »

Par la suite, elle a vécu des moments plus difficiles. Alors qu’elle croyait être à 10 km du prochain ravitaillement, la distance s’est avérée bien plus longue. « Mon moral a chuté. J’étais fâchée, épuisée, et j’ai sérieusement envisagé d’abandonner. J’ai essayé de joindre mon mari et mes enfants pour qu’ils me disent que c’était correct d’arrêter. »

Mais au ravitaillement, après s’être changée et avoir mangé, elle a reçu un appel de son mari qui venait de terminer sa course. Il avait pris le départ 24 heures avant elle. « Il m’a dit : “Tu n’abandonnes pas. Ce qui s’en vient est magnifique. Tu dois vivre ça !” » Ce message a été un déclic.

Après 15 minutes de sommeil, elle est repartie avec une énergie nouvelle. « Je n’ai plus jamais pensé à abandonner. À chaque fatigue, je dormais un peu et je repartais. Au total, j’ai dormi 1 h 45 au cours des 37 heures nécessaires pour terminer le parcours. »

Capitaine Nancy Harnois était très heureuse de retrouver son conjoint, Michel, à la ligne d’arrivée de la course de 100 km.
Photo : courtoisie
Photo : courtoisie

Avant l’arrivée, le dernier sommet, le plus haut et le plus technique l’attendait. Elle a choisi de ralentir pour l’atteindre au lever du jour. « Quand je suis arrivée en haut, et la seule chose que j’ai vu, c’est le Mont Blanc éclairé. C’était magique ! J’ai eu un regain d’énergie et j’ai couru jusqu’à la fin. »

Capt Harnois raconte que la course s’est déroulée en haute altitude, souvent au-dessus de 2 000 mètres, avec des conditions météorologiques imprévisibles. « Il faisait 25° C le jour, et 5° C la nuit. Il fallait prévoir des vêtements techniques, des crampons, un kit d’hiver. Le ciel étoilé des deux nuits était magnifique, mais il fallait être prêt à tout. »

Elle était la seule Canadienne dans le groupe. « Mon mari a eu la chance de courir avec une autre Québécoise. Moi, j’étais seule. Mais l’important, c’est que j’ai ramené ma médaille et j’en suis très fière ! »

Tout au long du trajet, elle a eu l’opportunité de capturer plusieurs moments forts en photo, dont le lever du jour sur un lac alpin, des sommets majestueux et le Mont Blanc teinté de rose. « J’ai pris des clichés incroyables. Ce sont des souvenirs gravés à jamais dans ma mémoire. »

Et la suite ? « Avant la course, je ne voulais rien planifier pour la prochaine année. Mais maintenant, je suis en réflexion. Une chose est sûre : je ne vais pas arrêter de courir. D’ailleurs, j’ai reçu la confirmation pendant que j’étais en Italie : je suis acceptée pour le marathon de Boston en avril prochain. Ce sera mon prochain défi. »

Capitaine Nancy Harnois pose fièrement avec la médaille du TOR100.
Aux petites heures du matin, capitaine Nancy Harnois a pu admirer le Mont Blanc teinté de rose.
Photo : courtoisie
Photo : courtoisie

Le Peloton Maintenance de Saint-Hubert relève le défi !

Le 17 septembre, à l’aube, sous un ciel encore teinté des premières lueurs du jour, 20 membres motivés du Peloton maintenance de Saint-Hubert, des Services techniques du Groupe de soutien de la 2 e Division du Canada, se sont rassemblés pour relever un défi de taille : participer à l’entraînement de l’adjudante-chef Nicole Barrett, sergentemajore du Corps du Génie électrique et mécanique royal canadien (GEMRC).

Organisé dans le cadre de l’initiative des Programmes de soutien du Personnel Les Entraînements des chefs, cet événement vise à promouvoir la condition physique et l’esprit de camaraderie au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Inspirée par les leaders militaires, cette série de défis est dirigée par les moniteurs de conditionnement physique des PSP et offerte dans plusieurs centres sportifs des FAC.

En ce matin, le site de Saint-Hubert a vibré au rythme des efforts soutenus des militaires du Peloton Maintenance. L’entraînement, d’une

durée de 25 minutes et sans interruption, comprenait :

• 10 burpees

• 15 sauts sur boîte

• 10 devil’s press avec deux poids

• 15 balancements avec kettlebell

• 10 calories sur machine

• 15 lancers de ballon

L’objectif était de compléter le plus grand nombre possible de séries de ces exercices. Chaque mouvement, chaque répétition, chaque goutte de sueur témoignait de la détermination des participants à relever le défi. L’adjudantechef Barrett, modèle de discipline et de leadership, a inspiré cette séance alliant force, endurance et esprit d’équipe. Les membres du peloton ont été particulièrement motivés à relever le défi, puisque la majorité du peloton appartient au Corps du GEMRC.

Bien que compétitif dans son essence, l’événement se voulait avant tout amical et inclusif, favorisant la participation maximale des militaires. Grâce à l’encadrement professionnel des moniteurs des PSP, chaque

participant a pu adapter les exercices à son niveau, garantissant une expérience positive et motivante.

Cette mobilisation du Peloton Maintenance de Saint-Hubert illustre son engagement et témoigne de la volonté des membres des FAC de maintenir une forme physique optimale, essentielle à l’efficacité et à la résilience de notre organisation.

Mission accomplie pour les membres du Peloton Maintenance Saint-Hubert !
Des membres effectuent le lacer du ballon.
Photos : Adjum P-L Dumont – sergent-major Cie Mtl & SH

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