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Culture Luxembourg

numéro 15

‡ culture ‡ voyage ‡ mode ‡ clubbing ‡ musique ‡ voiture ‡ interviews ‡ agenda ‡

Pharrell Williams, Nothing but N.E.R.D.

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numéro

Jean Paul Gaultier ‡ Harri Peccinotti ‡ Gentleman ‡ Kavinsky ‡ Caribou ‡ Godié ‡

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Illu Gustave Paris

dito

Heureux qui comme Ulysse Nos locaux sont place de Hollerich, à une enjambée de la gare et à quelques encablures de la place Léon XIII, devant le parvis de l’église de Bonnevoie. Nous évoluons constamment au beau milieu d’un triangle des Bermudes composé du Foyer Ulysse pour sansabri, du Tox-in (le centre d’aide à la toxicomanie route de Thionville) et de la nouvelle fullegaas avec ses femmes de petite vertu. Attention ! Ce triangle n’engendre pas de disparitions de navires, mais de dignité. Dans notre rue, les jeunes marginalisés sont légion et s’abandonnent à leurs loisirs favoris et délétères. Donc, nous sommes d’accord, le quartier est plutôt animé, un tantinet populaire et bougrement folklorique. En ce moment, bouclage aidant, je quitte le bureau un peu plus tard, le cortex embrouillé par les fautes d’orthographe, les photos en format jpg basse résolution et les mp3 d’interviews de mauvaise qualité sonore. Bref, j’ai la belle vie, comme nous aimons le dire à la rédaction. Sur le chemin qui mène à ma voiture de luxe, je suis souvent obligé de franchir un petit amoncellement de seringues usagées et, dix mètres plus loin, de sautiller, pour éviter de souiller mes nouvelles Nike Air Jordan ID, au-dessus de préservatifs, eux aussi déjà utilisés. Les deux joujoux sont malencontreusement souvent de connivence, l’un permettant de se procurer l’autre et vice versa.

Arrivé à mon carrosse, juste avant de lancer dans mon autoradio le flow subversif d’un MC bien racaille (car oui, moi aussi j’aimerais bien être un gars de la rue), je me fais souvent mendier un petit billet de dix euros par un badaud. « C’est pour prendre le train », comme il dit. Ah ! Ben dans ce cas-là, « bon voyage l’ami ». C’est si jouissif et pourtant si simple de se montrer solidaire avec ses pairs. Malheureusement, son voyage ne le mènera pas bien loin, enfin quand même jusqu’au hall de la gare. Il y achètera son propre titre de transport : une dose d’héroïne, une boule comme cela se dit dans le jargon, bradée à vingt euros. Bon, ok chers lecteurs anonymes, je vous ai plombé le moral pour la journée avec mes conneries et je vous présente mes plus plates excuses. J’imagine que vous préfériez mes anciens éditos avec leur lot d’immaturité, d’insouciance et de fête. Mais si c’est une fête que vous désirez, pas de panique, je suis toujours votre homme. Mes collègues et moi, nous vous convions à la Luxuriant party, le vendredi 5 novembre au cabaret le Splendid, 71 rue du fort Neipperg. Comme à l’accoutumée, nous avons fait les choses dans les règles de l’art puisque l’entrée sera gratos et pour ambiancer la soirée, nous avons même invité Kavinsky et The Shoppings, afin de prêter main forte au Luxuriant DJ Crew. En plus, c’est cool, c’est juste à côté de la gare. † Sébastien

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vitrine sommaire

Luxuriant 15 Editeur Responsable ................................................... Luxuriant SARL 42 Rue de Hollerich L-1740, Luxembourg Tirage ................................................... 20 000 exemplaires Parutions ................................................... 10 numéros par an Directrice Artistique ................................................... Alice Litscher assistée de Julie Lulie Fashion & Lifestyle Editor ................................................... Pascal Monfort Marketing / Advertising ................................................... Arnaud Decker arnaud@luxuriant.lu Tél : (+352) 27 48 95 21 GSM : (+352) 621 210 180 Mathieu Donanzan mathieu@luxuriant.lu Rédacteur en chef ................................................... Sébastien Vécrin sebastien@luxuriant.lu Tél : (+352) 27 48 95 23 GSM : (+352) 621 493 980 IT Project manager ................................................... Laurent Childz laurent.childz@luxuriant.lu Web Developer ................................................... Frédéric Macieri frederic.macieri@luxuriant.lu Secrétaire de Rédaction ................................................... Stéphanie L. stephanie@luxuriant.lu

Rédaction ................................................... A.R, A.V, Antoine Weber, Camille Fernandes, Caroline Puerta, Christian Pearson, Christine Delvaux, Christophe Hanesse, Christophe Michel, Claudine Muller, Dixa, Fabien Rodrigues, François Koch, Géraldine Grisey, Guillaume Le Goff, Laurent Bravetti, Léa Revon, Régis Kuckaertz, RS., Thomas Decker Photographes ................................................... Alex Laurel, Andrea Ihmsen, Claire Nothumb, Claude Piscitelli, Emma Slater, Frédéric Berns, Fred Maréchal, Julian Benini, Kévin Métallier, Lex Kleren, Mike Zenari, Olivier Dessy, Vincent Habay Illustrations ................................................... Gilles Uzan, george(s) Abonnement et réservation ................................................... Luxuriant magazine 42 Rue de Hollerich L-1740, Luxembourg T + 352 27 48 95 21 F + 352 27 48 95 25 info@luxuriant.lu www.luxuriant.lu

Couverture : Pharell Williams

Sommaire ........................................................................................................... Éditorial .......................................................................................0 Décibel

Godié ................................................................08 The Tellers ...................................................... 10 Gentleman ...................................................... 12 Caribou ............................................................ 14 Rockhal............................................................ 1 Partyraiser ...................................................... 18 Pharrell Williams .........................................20

Mixuriant .....................................................................................2 Sport

Charly Martin et Naum Ildefonse ............28

Vroom Service .............................................................................2 Vitrine...........................................................................................4 Punky b ...........................................................8 Jean Paul Gaultier ........................................40 Art

Insa ...................................................................44 Harri Peccinotti.............................................4 Tom Hermes...................................................52

La nuit..........................................................................................54 Metropolis ....................................................................................58 Eldoradio .....................................................................................2 Extrabold .....................................................................................4 LFI ................................................................................................ Blabla ...........................................................................................8 Cookxuriant ................................................................................74 Hangover .....................................................................................7 In web we trust ...........................................................................78 Agenda .........................................................................................80 Horoscope ....................................................................................82

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Interview Godié

• Avec du recul, comment trouves-tu le résultat de cette session ? Bien (rires) ! Cette jam a eu lieu il y a un an et demi. J’ai déjà eu le temps de regretter, le temps de regretter d’avoir regretté (rires). Le track « Mascarade », par exemple, est resté brut, tel que nous l’avions enregistré en Belgique. J’ai gardé une douzaine de chansons, puis j’en ai ajouté quelques unes. Au final, sur l’album, tu as 20 morceaux avec des featuring de Cico, Nyttman, Taipan et de 1995, un pur groupe parisien. • Parle-moi de ton crew. J’ai monté en 2002 le groupe de hip-hop A.L.S. avec mon frère Le K et Nathael. Nous avons intégré par la suite Lil’Star et Trèfle 4, puis mon frangin nous a quittés pour faire quelque chose de sérieux dans la vie. De mon côté, je me suis rapproché de Cico pour fonder le groupe Allella Boyz. J’en ai profité pour rencontrer Alino et son frère Nyttman du duo Bossmen, C.H.I. et enfin Taipan. Nous avons décidé de fonder le collectif LX pour unifier tout cela. • Qui est le meilleur MC de ton équipe ? Mon petit frère, Le K, celui qui malheureusement ne rappe plus, il fait le mongol. Il suit désormais des études pour travailler dans une banque.

Godié se la racontait déjà sévère en 2007 dans son premier disque solo La Vérité Est Ailleurs. Aujourd’hui, l’Argentin remet le couvert avec l’album Pourquoi Pas ?, le long d’une vingtaine de plages shootées au freestyle et camées à l’impro. Membre fondateur du groupe A.L.S., le gamin des favelas d’Hespérange n’a nullement perdu de sa gouaille légendaire et replace en tête de gondole les couleurs de son crew, le LX. Entretien avec un MC au sang chaud. • Tu as présenté ton album directement chez toi lors d’un petit showcase. Tu habites dans un château pour inviter tant de monde ? Pas du tout, j’ai une espèce de grenier aménagé qui me suffit amplement. J’ai invité les mille membres de mon groupe Facebook et cinquante ont répondu à l’appel. Quand je chante, j’aime bien fumer, alors à la maison, c’était cool. • Considères-tu que tes lyrics sont plutôt légers et funs ? J’ai plein de trucs à dénoncer, mais je ne l’ai pas fait sur ce disque. Cet album relate simplement un bref moment de ma vie. Je t’explique un peu : j’ai fait pire que le con avec une meuf et elle m’a plaqué. Alors, pour noyer ma douleur, je grimpe trois jours à Bruxelles, sans brosse à dents, ni rien d’autre, chez mon pote et beatmaker Nikkel K. Nous avons énormément fumé et bu sept bouteilles de Red Label. Nous avons spontanément accouché de 17 chansons, écriture et chant compris, la plupart en one shot sans aucune relecture avec un maximum d’improvisation.

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« J’ai déjà eu le temps de regretter d’avoir regretté. »

• On ne risque pas de te voir bosser dans une banque alors ? Bosser ? Non ! Mais braquage pourquoi pas (rires). • Après l’aventure du film Reste Bien Mec !, va-t-on te revoir au cinéma ? Je tiens le premier rôle dans un court métrage d’Adolf El Assal, intitulé Mano De Dios, qui sortira fin octobre. Le pitch tourne autour d’un Argentin qui se fait expulser du Luxembourg suite à une bagarre. † Sébastien Photo Vincent Habay

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Interview The Tellers • A-t-on aujourd’hui encore besoin de faire du rock pour faire l’amour ? Personnellement, j’ai toujours été amoureux de la même fille depuis que j’ai commencé à faire de la musique alors je n’en ai pas profité. Cependant, j’ai l’impression que les jeunes sont sex, drug & rock’n roll assez rapidement et sans forcément jouer de la guitare. • Girls in Hawaii, Malibu Stacy, Lucy Lucy !, entretenez-vous de bons rapports avec le reste des jeunes premiers de la scène locale ? Justement, j’étais en train de jouer au foot avec mes amis de Lucy Lucy !, que je connais depuis le bahut et avec qui nous partageons le même label. Les Girls In Hawaii nous ont parrainés pour notre premier EP dans leur home studio. Nous sommes une grande famille.

« J’ai toujours été amoureux de la même fille. »

Scoop (ou pas) ! Nos voisins belges font concurrence à nos amis d’Outre-Manche en termes de rock. Véritable mine d’or, le Plat Pays regorge de formations aguichantes. Preuve en est, The Tellers. Après un concert aux Rotondes en 2007 pour Luxembourg Capitale de la Culture Européenne et un passage au d:qliq, le groupe de garage se produira sur la scène de l’Exit07 le 29 octobre, afin de défendre son nouvel album Close The Evil Eye. Nous avons interrompu une partie de foot entre Ben, le chanteur, et ses potes de Lucy Lucy !, afin de tester nos calembours belges préférés. • Qui sont The Tellers ? Sur scène, nous sommes un groupe de cinq petits Bruxellois même si, à la base, seul Fabrice, le bassiste et moi, composons les chansons. • Votre disque « The More EP », seulement 16 minutes et 15 secondes, c’est en quelque sorte des préliminaires : vous en dévoilez peu pour faire durer le plaisir ? Ça ne devrait pas faire office d’amuse-bouche, ce n’était pas réfléchi. Pour nous, c’était juste naturel de faire des morceaux courts et efficaces, sans répéter indéfiniment le refrain. De plus, quand tu ne connais que quatre accords, tu les exploites au maximum (rires) !

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• Vous jouez aussi au foot sur console ? Tu veux rire ? Depuis que notre chanson « More » figure sur la B.O. de FIFA 08, nous passons nos weekends scotchés sur ce jeu (rires). Nous sommes des « associaux » qui ne faisons rien de nos vies. Nous jouons aux jeux vidéo et nous écrivons des chansons. • Quel est le comble d’un Belge ? Je n’en sais rien. • Tu le places dans une pièce ronde et tu lui dis qu’il y a une frite dans un coin. En tant que Belges, on s’en prend toujours plein dans la gueule ! Alors, je te dirai d’aller te faire foutre avec tes clichés (rires) ! Quand nous nous produisons à l’étranger, on nous fait aussi des blagues belges mais on nous demande surtout comment va notre politique. Nous, nous trouvons que c’est un combat de vieilles personnes. Cela ne nous intéresse pas trop. • Aviez-vous l’habitude d’écouter du son avant de monter sur scène ? Nous demandons systématiquement sur nos riders une chaîne Hi-fi, pour brancher un mp3 en backstage, mais à chaque fois, les organisateurs pensent que nous allons piquer la stéréo ! Alors, nous patientons bien sagement dans nos loges. • C’est tout ? Pas de drogues, d’alcool, de péripatéticiennes? Si, mais ça c’est la routine ! † Camille Fernandes

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Interview Gentleman Chanteur allemand incontournable de la scène reggae, Gentleman, Otto Tillman de son vrai patronyme, viendra défendre Diversity, son cinquième album, sur les planches de la Kulturfabrik, le dimanche 28 novembre. Nous avons tenté d’établir le dialogue avec le rastafari afin de vérifier si les Jamaïcains avaient toujours la main verte. • Es-tu vraiment un gentleman ? Bien évidemment, je suis très poli, et j’ouvre toujours la porte aux dames. • Le pitch de ton album Diversity ? Ce disque revendique l’aspect versatile du reggae en général. Je me suis amusé à inclure des sonorités différentes en allant chercher du côté du hip-hop, du dancehall et de l’électronique. Sur mes précédents albums, je me cantonnais plutôt aux vraies racines du reggae. • Où as-tu puisé ces nouvelles influences ? J’ai collaboré sur cet album avec plusieurs producteurs différents. Des personnes comme Don Corleon, Tanya Stephens, Patrice, Sugar Minott ou le Messenjah Luciano m’ont permis d’accroître ma créativité et de déboucher sur beaucoup d’échanges artistiques. Je ne me suis imposé aucune limite. Par exemple, je ne me suis pas interdit de placer de la guitare acoustique ou des rythmes électro. J’ai enregistré la plupart des titres à Kingston, en Jamaïque et, je suis très content du résultat final. • Quel message désires-tu faire passer via ta musique ? J’essaie de composer une musique qui développe une signification revendicatrice. Toutes mes chansons intègrent un volet politique orienté vers le respect des autres. • Qu’est-ce qui n’est pas joli dans ton single « It No Pretty »? C’est une chanson sur la société en général, sur l’avenir et la manière dont l’humanité conçoit de vivre en communauté. J’ai volontairement choisi un clip violent afin de faire passer plus radicalement ce message. • Penses-tu que le reggae est mort avec Bob Marley ? Lorsque Bob Marley est décédé, le reggae a perduré à travers de nombreux chanteurs talentueux, même s’il faut bien admettre que, suite à sa disparition, il s’est installé un grand vide. • Ton secret pour avoir réussi à collaborer avec des pointures telles que Capleton, Junior Kelly, Luciano ou Bounty Killer ? J’ai passé énormément de temps en Jamaïque avec plein de musiciens de renom. Cela m’a permis de tisser des liens, d’établir des connections très fortes et de m’inspirer de tout ce qui s’offrait à moi. En tout cas, une chose est sûre, je ne pourrais jamais composer une chanson avec quelqu’un si le courant ne passait pas à 100 %. Toutes ces collaborations étaient de véritables aventures humaines.

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« J’ouvre toujours la porte aux dames. » • Vous avez fumé beaucoup de ganja ensemble ? Je trouve négatif de résumer le mouvement reggae à l’herbe ou à l’homophobie. C’est très réducteur et ces problèmes existent aussi dans le rock, le hip-hop et dans pleins d’autres mouvements. Seule la musique devrait prévaloir. • Et Jah ? Je suis contre les religions et ses déviances. Je peux cependant comprendre que des gens y trouvent du réconfort. Mon père luimême est très croyant. Selon moi, il existe une présence divine qui s’apparente d’avantage à un esprit, une force qui accorderait de l’importance à la nature et à son entourage. † Sébastien

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« Je suis un piètre nageur. »

Génie en mathématiques, joueur d’échecs, buveur de thé, Dan Snaith, plus connu sous le pseudonyme de Caribou, n’avait apparemment aucune raison valable de squatter les pages de Luxuriant, si ce n’est Swim, son fabuleux album de folktronica, truffé de tubes phénoménaux. Petit coup de fil au Canadien exilé à Londres, avant son concert chez nous, le samedi 13 novembre à l’Exit07. • Un type en after, m’a juré sur la tête de sa mère, que ton sobriquet Caribou t’avait été suggéré par un ours, info ou intox ? Ce gars avait totalement raison. Pendant une tournée au Canada, lorsque je me nommais encore Manitoba, j’avais pris un buvard de LSD. Lors de mon trip, j’ai rencontré un ours, dans un grand champ, qui m’a suggéré de laisser tomber mon ancien pseudonyme pour m’appeler Caribou. • J’ai d’ailleurs l’impression de retrouver une bonne dose d’acid dans ton dernier album ? La totalité de mes anciens disques, jusqu’à Andorra surfent sur le psychédélique des années 60 et 70. Je me suis dirigé, sur Swim, vers une ligne directrice différente, beaucoup plus techno. • Pourquoi Swim ? Avant le processus de composition de la maquette, j’avais déjà l’idée de créer des mélodies avec des nappes synthétiques très liquides et fluides. Il existe cependant une autre raison. Figure-toi que je suis un piètre nageur, alors pendant la création de mes chansons, histoire de faire une pause et de sortir la tête des instruments, ma femme me donnait, pratiquement tous les jours, des cours de natation à la piscine de mon quartier, ici à Londres. • As-tu prévu d’aller faire un plouf avant ton concert à Luxembourg ? Tu veux des bonnes adresses ? C’est une très bonne idée. Pendant mes tournées, je réside souvent dans des hôtels équipés de piscine qui sont, bien souvent, trop petites pour réellement s’éclater. • Si tu veux nager comme un pro, je te conseille d’Coque ou les thermes de Strassen. Merci beaucoup. Je trouve que se rendre à la piscine d’une ville est souvent révélateur de sa culture et de son melting pot.

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Interview Caribou • Ta nage favorite ? Disons que mon allure, dans l’eau, est assez freestyle (rires). • On te voit jouer de plus en plus souvent en club, à quoi ressemblent tes DJ sets ? J’accumule, depuis que je suis adolescent, des disques de tous horizons, rock, disco, techno, que je mélange dans mes prestations. Je trouve qu’un bon DJ doit avant tout être éclectique. Je commence toujours mes mixes par mon propre track « Bowls » remixé sur douze minutes par James Holden. J’en suis complètement fan. J’hallucine systématiquement sur l’intensité que dégage ce morceau sur un dancefloor. Les gens attendent souvent « Odessa » et « Sun » mais je ne les passe pas forcément. • Le clip de ton single « Sun » est blindé de MILF. Doit-on y déceler un fantasme inassouvi ? Tu as raison, mon psy m’a souvent expliqué que, dans mon subconscient, j’exprimais le désir de faire l’amour à des femmes matures. J’ai donc débloqué le budget nécessaire à la réalisation de cette vidéo et, maintenant, je vais beaucoup mieux (rires). • Pour finir, peux-tu me résumer en une phrase le sujet de ta thèse en mathématiques ? Elle s’intitule « Overconvergent Siegel Modular Symbols » et, pour être complètement honnête avec toi, je ne sais toujours pas ce qu’il en résulte aujourd’hui. † Sébastien

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L’écho de la Rockhal Alors que le Luxembourg pense déjà à ressortir les doudounes, duffle coats et autres bottes de cuir, la Rockhal a choisi de tailler sa garde-robe automne-hiver 2010 dans l’écrin d’un costume chaud, griffé et raffiné. Paul Kalkbrenner, Amy Macdonald, Joe Cocker, Sum 41, Macy Gray, Herbie Hancock ou encore Public Enemy… avec plus de 40 concerts dans sa penderie musicale, le choix va être laborieux. Crystal Castles-27 octobre Tout droit venu du froid canadien, Crystal Castles serait plutôt l’hymne national des pantalons slim et des tailles basses. Electro irréelle aux multiples poches, pop torturée, filée et mélodique, Alice Glass et son acolyte Ethan Kath créent des atmosphères stretch et enfantines, ayant comme toile Joy Division ou Fischerspooner… Dès 2004, leur présence avec le single « Alice Practice » dans la série Skins fit exploser les boutons: les fluo kids en sont addicted, le duo envahit les iPods des plus jeunes aux plus exigeants. Alors que certaines déchaînent leurs passions dans des tailles 36, Alice se passionne incontestablement pour le stage diving. Ils sont de retour au Luxembourg, le 27 octobre, avec un nouvel album. Pas d’essayages à faire : enfiler un concert de Crystal Castles, c’est ne plus jamais l’oublier…

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Aaron-4 novembre Aaron, c’est l’histoire d’une rencontre entre deux tricoteurs sonores, Simon Buret et Olivier Coursier. Avec leur single en pure laine « U-turn (Lili) » et le succès phénoménal de l’album, le duo français a habillé plus d’une sono pour l’hiver. Pop cotonneuse, chant suave et chaud, piano doux et profond, leur style unique emmènera leur disque jusqu’à la consécration (200 000 copies vendues). Après trois ans d’attente et une tournée qui vêtit l’Hexagone d’un manteau de velours, le combo réchauffera les cœurs sur la scène du club de la Rockhal, le 4 novembre prochain. Ne laissez surtout pas filer les quelques derniers tickets…

Public Enemy-11 novembre Le 11 novembre 2010, le baggy sera de cérémonie… Public Enemy débarque pour la première fois au Grand-Duché, pour un événement qui promet d’être aussi culte que la première paire de Stan Smith. Chuk D et ses compères ont certainement réalisé les tubes les plus massifs de l’histoire du Hip-Hop. Avec « Fight the Power » ou « Bring the Noise », les New-Yorkais se sont imposés à grand coups de pompes verbales comme les leaders du rap contestataire. Politiquement engagé, personne n’a jamais réussi à leur couper le micro en presque 25 ans ! Le 11 novembre prochain, c’est au club de la Rockhal que Public Enemy déblatérera son flow. † A.V.

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Partyraiser Interview

“A nice dream is a big bottle of Champagne.” Partyraiser, one of the best hardcore techno music DJs in the world, will be kicking the beats through the Double Deuce speakers in Foetz this 16th October for the party “This Is Hardcore In Luxemburg”. Luxuriant had a conversation with Wesley aka Partyraiser, who is based in Wateringen in Holland, to find out his secret to a great party. • How can you describe your music? I call it party music but with an extra raw tone. • What is your secret to produce such a phat sound? When I make a track I put a lot of time into it. And I’m looking for the best thrill, because I know the audience wants to bounce! • Is there a message in your track? Get the most out of your life. It is short so enjoy it. Let yourself go in the music, it’s a very important part of it. • Last record you produce? Time To Raise The Party! • Best hardcore record label? I Love Altern Hate, Lethal Insanity 666, Megarave and Neophyte Records. Enzyme may well tempt me also.

• Best collaboration you have enjoyed? This is with my best friend from the scene, Dj Paul Elstak. I can work with him for weeks and it’s always party one big party. • Is it true that lots of fascist kids use to listen hardcore music? I hate to talk about political things, but I can say that it’s bullshit big time! Hardcore music is for a lot of people, it’s from the heart. Racism has nothing to do with it. • Is it necessary to take drugs at a hardcore party? Of course not, the music is good anyway, also if you’re sober. In every dance scene drugs are taken. Some more than in the hardcore scene. We only carry the unfortunate name. • What do you really dream to have backstage at “This Is Hardcore In Luxemburg”? Well! A nice dream is a big bottle of Champagne Moët rosé and two really pretty Luxemburg girls. I wonder how a beautiful woman from Luxemburg looks (laughs).

• Do you listen to hardcore music at home? Yes I do, but I listen to other music more often during the week. I’m a big Rock’n roll and Reggae fan. After a busy weekend I need to chill a little bit. But Hardcore will always be my number one.

• In your opinion, why does Holland have the biggest hardcore scene in the world? I think because we discovered this style in the early ‘90s and we have so many good artists producing great hardcore tracks. Also our government let us throw the biggest raves and that’s very important for the scene. But to be honest these days there are a lot of other countries with a big and nice scene. And that is good, Hardcore has to be worldwide.

• You have made a record with my friend DJ Tieum, do you have a special message for him? I have a lot of respect for him. I always try to book him on my solo gigs. And his music really inspired me. I can only say to him, keep up the good work and let the bass kick like only you can. I am looking forward to playing with him at Double Deuce.

• Does it really exist, an ancestral hardcore war between Rotterdam and Amsterdam scene? No way, that’s purely a soccer hooligan thing between Amsterdam and Rotterdam and has nothing to do with Hardcore music. † Sébastien

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Interview Pharrell Williams Pharrell Williams, c’est Le producteur américain derrière 90 % de vos tubes préférés. Le rappeur, membre fondateur des Neptunes et de N.E.R.D., incarne la « coolitude », poussée à son paroxysme, des kids de l’Oncle Sam. Quand le bel éphèbe décide de s’exprimer, il estime naturellement que la musique ne lui suffit plus et chatouille de près les milieux autorisés du design et de la mode. L’artiste s’acoquine alors avec Louis Vuitton, Emmanuelle Perrotin, Bathing Ape et Moncler. Icône du bling-bling, le producteur né le 5 avril 1973 à Virginia Beach, n’hésite pas à parader en public au volant de sa Ferrari, un gigantesque Bob l’éponge en diamant autour du cou, un Blackberry en or 18 carats et l’équivalent du PNB du Congo belge dans ses boucles d’oreilles scintillantes. Le monsieur possède également sa propre ligne de vêtements, Billionaire Boys Club, et sa marque de chaussures, Ice Cream. Britney Spears, Jay-Z, Madonna, Snoop Doggy Dogg, Kelis, Busta Rhymes, Ol’ Dirty Bastard, tous les plus grands squatteurs de charts se sont refilés le GSM du maestro pour lui taxer des beats. Luxuriant a accosté le prodige charismatique, de passage en Europe, en pleine promo de Nothing, le nouvel album de N.E.R.D., disponible depuis le 7 septembre dans les bacs des bons et, des moins bons, disquaires du globe. Entretien avec celui qui a été élu « l’homme le mieux habillé du monde » par Esquire magazine.

« Être un néo baba cool, c’est juste avoir bon goût. »

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• Pharrell, qu’est-ce qui te motive à être hyper créatif ? Il me paraît primordial que les gens se bougent pour défendre leurs idées et afficher leurs opinions. La vie est carrément dingue, alors si tu ne peux pas exprimer pleinement tes choix personnels et artistiques, à quoi bon vivre ? • La dernière fois que nous nous étions vus, tu présentais « The Tank », ta chaise design à la Galerie Emmanuel Perrotin. Tu m’avais confié que l’âme du hip-hop te manquait et que tu avais besoin de te retourner vers plus de couleurs et d’agressivité. Retrouve-t-on ces éléments dans Nothing, le nouvel album de N.E.R.D. ? Je suis toujours d’accord avec cette idée. C’est marrant parce que le concept principal du prochain disque de N.E.R.D. est inspiré du terme européen « baba cool », que j’imagine avec beaucoup de couleurs, un peu comme les œuvres de Murakami. Depuis que je connais cet artiste japonais, son univers est devenu une source d’inspiration essentielle pour moi. • Le clip de ton premier single « Hot-n-Fun » est donc une ode au mouvement baba cool ? J’avais effectivement envie que ma musique résonne comme un chant hippie, mais je ne voulais absolument pas me laisser pousser les cheveux, me balader en tongues et dire « peace » à tout bout de champ. J’estime que le nouveau mouvement baba cool doit comporter beaucoup de fleurs, des grosses voitures comme des Ferrari, un peu comme dans ce clip où nous allons dans le désert avec Nelly Furtado, dans une limousine repeinte avec des couleurs criardes. • Toujours sur le thème baba cool, as-tu vu le dernier documentaire When You Are Strange sur les Doors ? Non, je ne l’ai pas vu, mais je suis imprégné par cette mouvance depuis longtemps. Ces vibrations hippies sont en moi et je savais où je voulais aller visuellement avec ce trip. D’ailleurs, Ronnie, une très bonne amie, m’avait dit : « mais mec, les Européens l’ont déjà fait et ça s’appelle baba cool. Ils mélangent les jeans, les vestes issues des surplus militaires, les fleurs et les voitures rapides. Tout ceci existait en Europe à la fin des années 60 et au début des années 70 ». J’ai donc essayé de respecter à la lettre cette vision, en hommage à vous les Européens, car c’est vous qui avez créé ce mouvement. • Tu penses que tout le monde a accès à ce genre de vibrations baba cool ? Évidemment, car de nos jours être un néo baba cool, c’est juste avoir bon goût et une certaine notion du mélange et de l’harmonie. Pour avoir un look sympa, ce n’est pas si cher, à partir du moment où les éléments se marient bien ensemble. • Aujourd’hui, existe-t-il encore des babas cool en Europe ? Assurément, à chaque fois que je viens, j’en vois partout dans la rue. • As-tu enregistré ce nouvel album de N.E.R.D. dans un endroit spécifique de la scène hippie ? Non, j’ai composé la plupart de la musique de Nothing dans ma propre cuisine, chez moi, dans ma maison à Miami, vers trois ou quatre heures du matin sur mon laptop.

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• Cela t’a pris combien de temps pour réaliser ce disque ? Hum… Laisse-moi réfléchir… Deux ou trois mois pour composer la musique brute et nous fignolons actuellement le mixage (NDLR : l’interview a eu lieu en juin). L’album sera disponible dans les bacs, le 7 septembre. • Sur ton premier maxi « Hot-n-Fun » tu déclares : « it’s a whole new experience ». Quelle est cette expérience différente par rapport à tes anciens albums ? Dans les anciens albums de N.E.R.D., j’étais assez en colère. J’essaie désormais de transformer ce sentiment en quelque chose de positif. Je ne veux plus uniquement poser des gros riffs de guitare bien lourds sur une rythmique hip-hop. C’est cool, mais je l’ai déjà fait. Maintenant, je désire vraiment me connecter avec les femmes. Quand je regarde à travers les yeux d’une femme, je pense à la vie dans la rue ou alors à ce qui se passe en ce moment sur la planète au niveau de l’environnement, de l’économie et des problèmes sociaux. Je veux traiter de ce genre d’histoire dans mes lyrics et je veux que cela soit compatible avec le côté sexy de la femme.

« Je ne voulais pas me laisser pousser les cheveux. » • La femme est le futur de l’humanité ? Bien sûr, ne représentent-elle pas 50 % de l’humanité sur cette Terre ? C’est vraiment mon truc en ce moment, je suis dans ce genre de réflexions. Femmes grosses, noires, maigres, gays, hétéros, de toutes origines, je veux que vous soyez complètement inspirées par notre nouvel album. Le concept de ces chansons repose sur le fait d’avoir une conversation avec une femme à propos de la vie, du bon comme du mauvais, de la pollution en Louisiane avec BP, etc. J’ai envie de parler de ces problèmes dans mon album, mais d’un point de vue féminin. Je veux que les femmes se sentent engagées et ambitieuses en écoutant nos chansons. • Tu étais plus macho sur tes anciens albums ? Mes précédents albums étaient profondément égocentriques, c’était « regardez-moi, je suis tellement cool, hello c’est moi, moi et re-moi ». Ce disque ne parle pas de moi. Nous avons débuté avec 27 titres que nous avons fini par jeter car, ils n’étaient pas assez bons. Nous avons recommencé à partir de rien, d’où le nom de l’album Nothing. • Rhea fait toujours partie de N.E.R.D. ? Nous avions intégré Rhea vers fin 2009. Nous voulions expérimenter son côté féminin au sein du groupe, analyser ses réactions. Grace à elle, j’ai beaucoup appris et je pense que c’est notre meilleur album à ce jour. Rhea bosse désormais avec sa propre formation Jealous Lovers sur leur disque. • Chad Hugo et Shay Haley, les deux autres membres du groupe, ne sont pas avec toi, ils sont restés aux states ? Non, non, Chad est avec moi, il va arriver d’une minute à l’autre.

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• Tu as fait quoi à Paris ? Je sors du défilé Louis Vuitton (NDLR : nous sommes en pleine Fashion Week) et ce matin, j’ai fait une conférence de presse pour le nouvel album de N.E.R.D., j’ai un planning d’interviews assez massif, auquel je me consacre volontiers. Cette après-midi, je me rends chez Colette pour montrer ma nouvelle collaboration avec Moncler. • Qu’a pensé Remo Ruffini, le président et directeur artistique de Moncler, de ta doudoune ? Il a trouvé que je représentais « l’éclectisme visionnaire contemporain ». L’idée de cette collaboration baptisée « Special Edition Jacket » avait été abordée lors de la Miami Art Basel. J’ai revisité la doudoune classique Moncler pour homme. Le blouson pareballes « version pacifiste » est le modèle que je préfère. La coopération s’est admirablement bien passée. Je remercie au passage Pietro, Francesco et évidemment Remo. J’avais l’impression de travailler en totale osmose avec eux, comme avec Louis Vuitton. • Tu t’entends bien avec Louis Vuitton ? Lors de mes réalisations de joaillerie avec Louis Vuitton pour la collection Blason, je me suis éclaté avec Camille Miceli. La maison Louis Vuitton est vraiment devenu ma famille, cela fait longtemps que ça dure. Nous sommes en train de planifier des trucs encore plus dingues.

« Je désire vraiment me connecter avec les femmes. » • En termes de design, tu envisages de donner suite à ton modèle « The Tank » chez Perrotin ? Oui, je ne peux pas encore en parler, mais gardez les yeux bien ouverts, de très belles choses vont arriver. • Tu es aussi à Paris pour présenter ton album au festival Solidays. Exact, je vais présenter trois des treize tracks de l’album sur scène. Cela me permettra de faire un test en public. • D’autres projets ? Je vais terminer la promotion de Nothing et ensuite essayer de faire un petit break. • Quelles destinations choisis-tu quand tu t’octroies de petites vacances ? J’adore les destinations tropicales, c’est d’ailleurs pour ça que j’habite à Miami. J’aime quand il fait beau et chaud. † Guillaume Le Goff Illustration : george(s)

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Mixuriant Retro AddictZ

Pour cette quinzième mouture de Luxuriant, le combo Retro AddictZ nous invite à prendre place dans leur groove machine à remonter le temps. Destination le milieu des années 90, période que de nombreux puristes qualifient d’âge d’or du rap. Aux commandes de cette odyssée du beat, le graffeur Seuf et les deux DJs, Dee et Naf. Leur cheval de bataille, ou devrais-je dire de battle, est éclectique et oldschool. Sur scène, deux Mixer 909 Pioneer et quatre platines Technicks MK2 crachent en rythme les tubes les plus fat de la discipline, pendant que Seuf pose en live un graff, en accord avec l’esthétique hip-hop de leurs grands frères. Le résultat est sans appel puisque le trio a rapidement conquis, et haut la main, la scène grand-ducale. On se rappelle encore leurs prestations tant musicales que visuelles à Tuntange au Food For Your Senses, au Festival Contre La violence d’Hespérange ou au Verso, sur les rives du Clausen. Le crew nous envoie, avec ce mixuriant de plus d’une heure, une carte postale bling-bling de leur univers discographique. N’hésitez pas à vous délecter de ce travail d’orfèvre sur www.luxuriant.lu. Vous pouvez l’écouter et le télécharger à foison. Les b-boys de Diekirch nous trimballent, tout au long de cette longue plage, principalement du côté des grands MCs de la East Coast. Method Man, NAS, A Tribe Called Quest, ODB, chez Retro Addictz, on représente le son hardcore de la Grande Pomme. Cependant, les virtuoses du scratch et du passe-passe s’octroient une petite incursion sur Compton avec Delinquent Habits pour, finalement, s’échouer sur une terrasse de la Cannebière, un pastaga à la main, à la table d’Akhenaton et de ses confrères d’IAM. West Coast, East Coast, rap français, point de barrières pour les Retro AddictZ et un seul mot d’ordre, qui résonne comme une punchline : right in your face, grap your sneakers and dance. †

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Playlist Beatnuts : Off The Books Method Man : Bring The Pain Delinquent Habits : Tres Delinquentes Fu Schnickens : La Schmoove Black Sheep : The Choice Is Yours A Tribe Called Quest : Scenario LL Cool J : Mama Said Knock You Out IAM : On Vous Met Le Feu Dj Kool : Let Me Clear My Throat Dj Fashion : Let’s Take It Back Onyx : Slam ODB : Shimmy Shimmy Ya Gang Starr : Code Of The Streets Samy Deluxe : Blow Up A Tribe Called Quest : Can I kick It Dj Jazzy Jeff & The Fresh Prince : Summertime Nas : Nas Is Like Absolute Beginner : Hammerhart Akhenaton : Métèque Et Mat Sébastien Photo : Claire Nothumb Cruisers : Asport Cycling

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Interview Charly Martin et Naum Ildefonse 

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Luxuriant était invité à la Roundhouse de Hossegor, la maison Nike 6.0 qui a enflammé la côte landaise cet été. Au programme de ce méga showroom, du pur son avec Diplo, The Drums, Kavinsky, des animations graphiques sous la houlette du magazine Clark avec Arthus, DVNO, les tatoueurs de Bleu Noir et bien entendu des surfers pro. Nous en avons profité pour alpaguer les deux superhéros de la marque au swoosh, Naum Ildefonse (attention jeux de mots pourris interdits, même s’il défonce tout dans les vagues) et Charly Martin, sacré champion d’Europe junior quatre jours après cette interview. Voici leurs mots.

• Naum, peux-tu me décrire Charly en quelques phrases ? N : Charly est presque plus black que moi. Il revendique sa « négritude » de guadeloupéen en imposant le drapeau de sa région sur sa board et en buvant du ti-punch (rires). Il développe un certain succès avec les filles même s’il n’en profite pas (rires). Son style en surf est puissant et aérien.

Charly : « Nous commençons à considérer le surf comme un travail. »

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Naum : « Charly est presque plus black que moi. »

• Et toi Charly ? C : Naum revient de cinq jours de fête de Bayonne, il a une bonne descente, mais moins que moi (sourire). Il plaît aux filles, mais il est casé depuis deux ans. Il est né au Brésil mais habite à Bidart. Il s’engage et charge à fond dans l’eau. Il n’a pas peur et c’est important dans les vagues.

• Vous avez fait quoi de votre gain ? C : Je l’ai toujours, j’ai été plutôt sage depuis ce contest. N : J’ai acheté ma carte d’adhérent du Biarritz Olympique Pays Basque de rugby (rires).

• Vous avez stoppé l’école pour courir le circuit ? N : Charly, après le bac, a choisi de devenir pro, d’en faire sa vie. Moi, j’en fais aussi ma vie mais je ne participe plus aux compétitions. Je suis un free surfer et parallèlement, je continue mes études en 3ème année d’école de commerce. • Pourquoi Nike a misé sur vous ? N : Parce que nous nous engageons et que nous sommes prêts à bouger. Moi, c’est surtout Bruno Débauché, le surf mentor de Nike, qui m’a vu évoluer depuis que je suis tout gamin. Un jour, il est venu me demander si j’avais envie de porter des chaussures Nike. De son côté, Charly, à 20 ans, est un des riders les plus talentueux de sa génération. Il doit simplement bosser un peu son mental et sa discipline (sourire). • Vous avez gratté un peu de tunes lors du Cash For Tricks d’Anglet ? C : J’ai uniquement gagné 50 euros et Naum, 150. Les règles sont simples, plus tu fais une énorme figure, plus tu gagnes d’argent. Les vagues étaient petites alors nous ne pouvions pas trop nous exprimer. De plus, la veille, nous avions un peu trop fêté la victoire de notre pote, Marc Lacomare, au WQS cinq étoiles de Newquay, en Angleterre (sourire).

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• Sinon vous gérez comment vos tunes ? N : La fête, les voyages et puis après, nous payons la vie de tous les jours, les assurances, les voitures… C : Nous commençons à considérer le surf comme un travail que nous désirons faire longtemps. Si nous voulons bien le faire, nous devons investir sur nous-mêmes. On nous donne de l’argent, à nous de faire les choix judicieux. N : Si on m’appelle pour me dire qu’à Hawaii il y a un swell (NDLR que des vagues arrivent), et bien je sors de la tune de mon budget pour aller me faire shooter, histoire d’avoir des retombées médiatiques. C : Le surf, c’est un truc individuel. Nous devons construire notre propre image dans ce milieu assez fermé aux européens. L’Europe n’est présente en ligue WCT (World Circuit Tour) que depuis quatre ou cinq ans. Il est grand temps de commencer à faire notre place sur les gros spots comme Tahiti, le Mexique, Bali, l’Indonésie et surtout Hawaii. • Comment réagissent les locaux quand vous débarquez chez eux ? C : À Hawaii, les types veulent préserver leurs vagues de toutes ces hordes de touristes. Il est primordial de faire preuve de respect et de sécurité dans les vagues. Avec Naum, nous la jouons profil bas, nous disons bonjour et nous attendons discrètement notre tour. Nous essayons de comprendre le truc. La vague se déroule dans un sens et c’est celui qui est placé à l’intérieur qui a la priorité. Nous avons déjà été témoins de vols de vagues qui se sont terminés par des coups de front sur le sable. † Sébastien Photo : Alex Laurel

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Go Beyond! S’il ne devait en rester qu’un, ce serait lui ! Depuis le début des 70’s, le Range s’est largement imposé comme LE 4x4 de référence. Considéré par ses « disciples » comme la Rolls des 4 roues motrices, il a su séduire une clientèle prestigieuse avide d’aventures, de grands espaces et d’exotisme tout en offrant un niveau de confort… royal. Quarante ans ont passé depuis et le « break géant » a conservé tout son british panache ! Comble de l’ironie, la marque à l’esprit très « Compagnie anglaise des Indes » est passée aux mains du groupe Tata Motors en 2008. Gageons que le géant automobile indien poursuivra la quête initiée par Land Rover au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

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I need a proper car 1947, Maurice Wilks, ingénieur en chef chez Rover, compte bien rendre la monnaie de sa pièce à l’américain Jeep, dont la Willys s’est largement imposée sur les champs de bataille du monde entier, mais également chez la population civile. Naît alors Land Rover dont la conception repose sur la construction d’un véhicule utilitaire à la carrosserie en aluminium boulonnée. Fidèle compagnon de route des aventuriers de ce monde, le Land entre au fil des ans dans la mémoire collective. Des pistes africaines à la jungle brésilienne, il fait figure de proue dans la catégorie des utilitaires purs et durs. Une vingtaine d’années plus tard, le Range Rover fait son apparition sur les routes de campagne anglaise et devient l’accessoire indispensable de tout bon gentleman-farmer qui se respecte. Tout-terrain de luxe, il est immédiatement plébiscité par l’élite d’Outre-Manche, de la Reine Elizabeth II… à Paul Mc Cartney. Avec la même philosophie que son rustique grand frère, il offre aux grands de ce monde la possibilité de crotter leurs bottes en toute élégance. Range Rover, ou comment découvrir le monde avec style.

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Principes immuables Dominer le monde ! C’est l’impression première que l’on ressent en posant le premier pied à bord du véhicule. Pour ma part, Range Rover est synonyme de Paris-Dakar, Camel Trophy et autres aventures viriles, devenues politiquement incorrectes où sueur et gaz d’échappement ne font qu’un dans la creusée d’ornières, à travers une jungle marécageuse où le danger s’immisce derrière chaque souche d’arbre. Tradition familiale oblige, j’ai passé mon permis de conduire au volant d’un véhicule toutterrain allemand de près de 2 tonnes au flegme pas vraiment élégant mais doté de capacités de franchissement n’ayant rien à envier à une Niva dernier cri. Bref, l’attrait paternel pour tout ce qui peut s’apparenter à l’univers militaire, a longtemps bercé mon enfance, le camel et le vert olive faisant référence dans la gamme des coloris tendances, même si le bordeaux façon béret de para-commando s’est vaguement imposé au début des 90’s. C’est donc tout naturellement que mon père s’est tourné vers Land Rover à deux reprises… malgré quelques diatribes de principe sur la Perfide Albion, etc. C’est ainsi que je me suis retrouvé un samedi pluvieux d’automne, assis dans une position proche de celle d’Edwin Aldrin, lors du décollage d’Apollo 11, à creuser des ornières à la verticale dans la campagne belge. À ma gauche, mon paternel et des étoiles plein ses yeux d’ancien militaire nostalgique d’une époque coloniale, maintenant révolue, durant laquelle il sillonna les pistes poussiéreuses du Congo « de papa »… en Land Rover. Cette bonne vieille Land, taillée comme un roc, qui apparaissait furtivement sur les murs du salon lors des soirées dia familiales sur fond de musique africaine, le tout bercé par l’odeur du Moambe qui réchauffe les coeurs. Souvenirs exotiques…

Du bout des doigts Bienvenue chez Land Rover ! Je gare ma japonaise et pénètre dans la concession. Des rondins de bois viennent me rappeler qu’ici, on fait plutôt dans l’aventureux. Je me sens un peu bête d’avoir opté pour une chemise de marque anglaise et couleur «tan», limite dress code. Soit, le personnel attentif me confie les clés du baroudeur de luxe et m’invite à prendre place. Ah oui, il faut grimper… On est bien loin du rustique Defender et pourtant, malgré un sérieux embonpoint et un niveau de finition des plus soigné offrant sellerie de cuir et bois précieux, le Range invite immédiatement à l’aventure. On est dans la catégorie poids lourds du genre. C’est un fait, il y a SUV… et Range Rover. Mon exemplaire « Sport » est doté d’une motorisation Diesel V6 avec deux turbocompresseurs à géométrie variable et d’une boîte automatique Commandshift à 6 rapports. De quoi voir venir. La prise en main est simplissime et la batterie de technologie embarquée ne fait que contribuer à la déconcertante simplicité de maniement du «monstrueux» batailleur. Outre la possibilité de gérer à la carte le système de suspension du véhicule, grâce au système Terrain Response, le Range offre le contrôle dynamique de stabilité, le contrôle de stabilité du roulis, l’anti-patinage et le contrôle de vitesse en descente avec système de desserrage progressif des freins. Le Range ne se laisse pas démonter et impose sa maîtrise sur l’ensemble des terrains. Niveau conduite, notre version « Sport » a su faire parler la poudre sur le bitume. Ici, il n’est pas tant question de chronos, mais plutôt de puissance délivrée. Et pour ce faire, c’est toute une horde de purs-sangs qui est chargée de mettre en branle le mastodonte. Testé sur route exclusivement, le Range s’est comporté comme une berline haut-de-gamme, offrant un niveau de confort exemplaire. Il file droit, répond à toutes les sollicitations et ménage ses passagers. En ville, le Range se pilote du bout des doigts et se faufile aisément dans les rues pavées et étroites de Clausen. Un exemple de maniabilité… et d’habitabilité qui ne manque pas de cachet : confort ultime, cuir haut-de-gamme, bois précieux, commandes intuitives, vision irréprochable et coffre gigantesque. On y camperait presque. Conclusion Le Range Rover est une icône intemporelle, un monument de l’automobile. Prêt à patauger dans les chemins creux, tracter une paire de chevaux et leur van, véhiculer une famille ou, tout simplement, satisfaire un besoin irrépressible d’évasion… mais toujours avec style. On a aimé Le style Range conservé. Les capacités routières du véhicule. La consommation relativement maîtrisée. La maniabilité exemplaire. On a moins aimé Le système de navigation. † Range Rover Sport est disponible chez Land Rover Luxembourg. Texte et photo : Christophe Michel

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Réalisation : Pascal Monfort Photos : D.R. 

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Une fille, son look, ce jour-là • Qui es-tu ? Ariane. Actuellement chargée de production et d’évènementiel chez empowebo.com, et chanteuse sous la douche à mes heures perdues. • Quand as-tu porté ce look ? Jamais. J’adore improviser et changer de tenue vestimentaire dès que l’occasion se présente. C’est donc une première. Cette tenue correspond à ce que je porte au quotidien, que ce soit au travail ou lors de sorties. • Décris-nous ce que tu portes ? Je porte un Jegging Zara noir et un long débardeur H&M. La veste style militaire que j’adore est de la marque One Teaspoon et vient de chez Extrabold. Mes « Pumps » en daim noir Carma viennent de chez Underground Shoes et mon sac rétro de Top Shop, collection hiver 2009. • Pourquoi ce look et pas un autre ? Septembre, le mois des nouvelles collections et découvertes vestimentaires. Je viens d’ailleurs justement d’étoffer un peu ma garde-robe d’automne et dès que je m’achète de nouveaux habits, il faut absolument que je les essaye, comme par exemple cette veste. C’est aussi simple que ça ! Ce que je porte aujourd’hui est un mélange de pièces récemment achetées et de mes vêtements préférés, ceux dans lesquels je me sens parfaitement à l’aise. • En quoi ce look te représente (ou pas) ? Il représente une de mes facettes. Je n’ai pas un style vestimentaire particulier, j’adore en changer, comme j’adore changer de coiffure. En ce qui concerne la mode, je me lasse rapidement d’un genre précis et j’adore mélanger, alterner. Que ce soit une allure chic, moderne ou sportive, j’adore varier ma garde-robe, c’est un peu comme un jeu de rôle. Peut-être que cela reflète aussi un peu le côté chaotique et tête-en-l’air de ma personnalité… qui sait ! Et puis, il faut bien l’avouer, mon look dépend également du temps dont je dispose le matin et surtout de mon humeur ! • Si tu étais un look pour une occasion particulière, tu serais ? J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Audrey Hepburn et sa contribution à la mode féminine. La robe de soirée noire qu’elle portait dans le film Breakfast At Tiffany’s serait ainsi celle que j’aimerais porter le temps d’une soirée. † Propos recueillis par Punky b www.punky-b.com Photo : Fred Maréchal

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« Les meubles, on peut les épingler, ils ne se plaignent pas et ne tombent pas dans les pommes. »

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Le styliste Jean Paul Gaultier ne se cantonne pas uniquement à l’univers de la haute couture et vient de signer une collection pour Roche Bobois. Rayures marines, pompons rouges, tatouages : le matelot le plus excentrique de la mode a admirablement accouplé sa créativité audacieuse au milieu du design mobilier. Petite discussion avec le couturier. • Jean Paul, de retour dans l’univers du mobilier ? Exactement, cependant pour cette collaboration avec Roche Bobois, je désirais évoluer avec davantage de calme, de sérénité et de disponibilité que lors de ma première aventure dans l’univers du mobilier en 1992, avec le VIA. J’avais travaillé, à l’époque, sur quelques meubles que nous rééditons avec quelques petites améliorations parce qu’entre-temps, l’esprit change et les besoins s’affinent, se concrétisent et deviennent plus précis. J’ai changé le cuir qui recouvre les malles en respectant l’environnement ou j’ai habillé le fauteuil Ben Hur d’une mousse de velours vert.

• Jean Paul Gaultier est-il le nouveau designer de meubles à la mode ? Je ne me prends pas pour un designer de meubles. De par ma profession, je suis évidemment amené à m’intéresser et, c’est assez légitime, à la maison, au mobilier et donc à la décoration d’intérieur. Quand on fait de la mode, on est soi-même appelé à la construction, à l’équilibre, aux harmonies et aux couleurs des matériaux. C’est un peu le même univers. De plus, quand on présente des vêtements, on doit penser au cadre dans lequel ils vont évoluer. On se demande quel est le meilleur écrin pour les présenter. L’œil englobe la personne mais également son univers. J’ai donc logiquement utilisé mes matières de prédilection, mes imprimés et des choses semblables, pour les intégrer dans des objets décoratifs. • Le fauteuil Ben Hur est-il aussi une réédition ? C’est une réédition mais avec un nouvel habillage. Nos meubles préférés quelquefois peuvent changer de place dans nos intérieurs. Quand on est chez soi, c’est peut-être bien de balader une chaise ou un fauteuil, par exemple comme le meuble Ben Hur qui possède des roulettes… Je ne fais pas de roller mais je fais de la roulette (rires) ! C’est plus confortable de faire du roller dans un fauteuil (rires) !

• Qu’est-ce que votre expérience en tant que créateur de mode peut apporter à une maison comme Roche Bobois ? C’est à eux qu’il faut le demander (sourire)… En tout cas, cela permet de rendre mes créations plus disponibles. La première fois que j’ai fait des meubles avec le VIA, c’était plus limité et plus confidentiel. Cette collection inclut des rééditions et des nouvelles pièces et ce mobilier devient, grâce à Roche Bobois, abordable pour un public plus large. • Comme le canapé « Mah Jong » ? Le canapé « Mah Jong », un grand classique de la maison Roche Bobois, séduit un public plus vaste. Avec mes imprimés, je peux apporter quelque chose aux personnes qui seront séduites par ces rayures empruntées à la marinière classique, que j’utilise pour habiller le corps des femmes, des hommes et des enfants, depuis maintenant pas mal d’années… J’ai adapté aux tissus des meubles ces codes que j’aime, notamment la corsetterie, les imprimés et ce savoir-faire que j’ai pour les vêtements

• Dans cette collection, quel est votre coup de cœur ? C’est laborieux à dire car se sont tous mes « enfants », alors je peux difficilement vous dire celui que je préfère. Pour cette collaboration, j’ai mis mes propres coups de cœur de base : le corset, le marin et puis les tatouages… Ensuite, pour les différencier, disons que j’aime la globalité du projet. J’affectionne particulièrement les « Mah Jong », car on peut les mélanger entre eux. Par exemple, le rayure marin peut très bien s’acoquiner avec l’imprimé dentelle ou le fleur… J’ai un petit faible aussi pour la penderie à roulettes tatouée avec les miroirs. Ces derniers sont importants dans la mode. On s’y regarde, on y voit ses imperfections, les améliorations que l’on peut faire… J’adore travailler avec des glaces : quand je fais un essayage de vêtements, je me place derrière le mannequin pour avoir la vue globale éloignée. Miroir, oh mon Beau Miroir (rires) ! • Avez-vous pris autant de plaisir à habiller les meubles que les gens ? Oui, parce que les meubles, on peut les épingler, ils ne se plaignent pas et ne tombent pas dans les pommes quand on leur met de la fourrure en plein été. De plus, ils ne comptent pas les heures supplémentaires (rires).

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• Existe-t-il davantage une notion de durée dans la conception du meuble par rapport à la mode où on change de saison tous les six mois ? Au risque de vous étonner, la mode ne change pas toutes les saisons. Les vrais révolutions et changements sont de l’ordre de la sociologie et la sociologie ne respecte pas ces saisons de six mois. Même si ce n’est pas très évident, j’ai toujours essayé de faire des vêtements un peu intemporels. Lorsqu’on me dit qu’on possède un vêtement Jean Paul Gaultier depuis quinze ans et qu’on peut toujours le porter, pour moi c’est un très beau compliment. J’aime la tradition et j’aime « twister » la tradition. Par exemple, je trouve que le « Mah Jong » en est le parfait exemple avec les possibilités de les mélanger entre eux. Dans cinq ans, on pourra peut-être y rajouter d’autres imprimés, ce qui ne voudra pas dire que les « anciens » seront déjà démodés. • Dans cinq ans ? Cette collaboration n’est pas uniquement un « one shot » pour le 50ème anniversaire de la marque ? Écoutez, l’avenir nous le dira, mais en tout cas, les cycles amoureux s’étalent sur trois, sept ou treize ans. Mon idylle avec Hermès a duré sept ans, on verra bien avec Roche Bobois (rires).

• C’est Roche Bobois qui est venu vous chercher ? J’ai fait le premier pas car je voulais rééditer les meubles que j’avais créés en 1992 pour le VIA. • Vous avez mis votre nom sur tous les coussins, c’était volontaire ou on vous l’a imposé ? Je vais vous dire une chose, Roche Bobois ne me l’a pas du tout demandé. C’est moi-même et mon ego surdimensionné qui en ont décidé ainsi (rires). J’ai habillé les coussins et les meubles avec des vêtements estampillés « Gaultier », car je trouvais la signature en dégradé vraiment graphique et esthétique. • Avec quel genre de bois vous mélangeriez les canapés ? On peut décider d’aller dans une direction plutôt kitsch en mélangeant des rayures avec des matières très imprimées ou cela peut être très beau avec uniquement du blanc ou du bois très foncé. Je propose un univers avec des éléments qui s’harmonisent les uns aux autres, mais après c’est comme un vêtement. Quand vous avez le total look et puis qu’après vous prenez la veste et vous la mélangez avec un jean ou avec le short de quelqu’un d’autre, vous pouvez aussi la porter avec des collants, un body ou des leggings. Je propose une certaine chose et les gens peuvent adapter l’élément qu’ils aiment à leur convenance. • Votre expérience dans l’univers du meuble pourrait influencer votre regard sur la mode ? Évidemment, le processus créatif est quand même très proche. Techniquement, les matériaux que l’on a utilisés et les bourrelets peuvent ressortir sur, par exemple, un manteau moquette avec des gros pompons plats (rires). Cette collaboration va évidemment laisser des traces sur ma créativité. • Retrouve-t-on dans vos meubles l’identité de vos vêtements ? Oui et je la résumerai par une histoire de mixité. J’aime bien les trompe-l’œil avec de la fausse dentelle, des faux pompons. Je privilégie aussi le confort, c’est indispensable, le côté fonctionnel qui est nécessaire et puis l’esthétisme. † Claudine Muller Photo : Jean-Baptiste Mondino

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Photo Michel Gibert.

Photo Michel Gibert.

Photo Michel Gibert.

Canapé composable Mah Jong Couture Habillé par Jean Paul Gaultier Design Hans Hopfer

Canapé composable Mah Jong Couture. Habillé par Jean Paul Gaultier, Design Hans Hopfer.

Conçu pour vous

Canapé composable Mah Jong Couture Habillé par Jean Paul Gaultier Design Hans Hopfer

BERTRANGE en face du shopping center La Belle Etoile 126A, rue de Mamer Tél. : 31 95 57-1 www.roche-bobois.lu

Canapé composable Mah Jong Couture Habillé par Jean Paul Gaultier Design Hans Hopfer Conçu pour vous Conçu pour vous

Conçu pour vous

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Insa Interview

• What is your INSA-tiable obsession? Nice word play! I have many insatiable obsessions—I approach life in quite an obsessive way. If I like something, I get really into it. A few things I can list now off the top of my head that I currently can’t seem to get enough off—the colour pink, beer, shellfish, bums, shiny bits of plastic junk, shoes, drawing high heels, writing my name, slow cooked pork belly, spandex, the internet, my new baby girl’s smiles…

“I don’t get hooked up in leather and chains to go out partying.” 

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Left: INSA HEELS style ‘Miami’ Right: Rooftop London 2009 spray painted wall

Insa, a London graffiti hero, will be exhibiting from 25 September to 20 November in the Extrabold gallery. The exhibit shows a photo retrospective about his artwork ranging from latex to stilettos, from cars to clothing. Come on over to discover a street artist who runs with fetishism, money, obsession, consumerism and obviously, talent.

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‘All That Glitters…’ Exhibition wall painting, LA 2006

‘Success—Somewhere Between Two Golden Sphincters’. Spray-paint, 3 walls, floor and ceiling, naked woman, baby oil, London 2010

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‘All That Glitters…’ Exhibition wall painting, LA 2006

‘Success—Somewhere Between Two Golden Sphincters’. Spray-paint, 3 walls, floor and ceiling, naked woman, baby oil, London 2010

Left: INSA HEELS style ‘Miami’ Right: Rooftop London 2009 spray painted wall

• Worst memory from your tagger period? Well there are a lot of memories but the one that stands out as pretty scary, apart from going to prison, is the time I was painting train tracks with my girlfriend and a train came and we were on a real narrow part of the tracks so the only way to dodge the train was to throw my girlfriend to the ground and lay on top of her and let the train go over our heads! That was a pretty fucking scary memory—though at the time it was just part of the course—we stood back up dusted ourselves off and finished the piece (laughs). • A story about your 21st birthday? Funnily this ties in well with the above question—I actually spent my 21st birthday locked up in prison! So there is no tales of drunken parties! Kind of reflects my life at that age quite well I think, I did however get out on appeal after 10 days so made up for missing my birthday afterwards! • Why did your art move from street to other medias like sneakers, cars, t-shirts, bike? I guess I just evolved as an artist- my passion for writing on walls faded as I grew up and I wanted new challenges. I wanted a whole arsenal of Insa objects in my collection. I wanted to see if I could make items more desirable by wrapping them in my graffiti fetish patterns. • Did you paint something in Oxford Street during your career? I maybe got a few tags when I was younger—but my best reach I have had on Oxford street was from the recent project I did with Nike when they filled the entrance to Niketown- one of the main stores at the corner of Oxford Circus—with my artwork and had the large windows playing the animation I painted for them on a loop—it’s at times like that I feel happy I progressed from just spray painting my name—as I could never have written my name that big in the centre of London! • Have you got the same visibility in an art gallery as on big walls in the street? Well it depends, obviously thousands of people see a big wall painted in a good spot—but then a good gallery exhibition you can show a lot more of yourself / your art than can be painted on a wall—and then photos of that exhibition can go online and hundreds of thousands will see it. But I’m not gonna chose one above the other as they are both important. • You run your own company “Insa Heels”, who’s your stiletto muse? There isn’t one specific muse for our Insa Heels collections- I would say the muses are all the girls out there that like my work and love heels. Cool girls that want something special to represent when they are not wearing sneakers. • Which kind of symbol are heels for you? Heels represent so many things to me—and so many things to all different people; this is why I use them so much in my work. They represent the struggle between male and female sexuality, fashion, fetish, design, consumer excess, dominance, and submission.

• Is it true that Sumo from Extrabold Gallery wear vertiginous heels at home? How did you know this? I thought it was a secret (laughs). I am in fact staying round his place right now and sneaked a look in his wardrobe and saw a whole collection of heels and plus size ladies clothes! • What can we expect from your exhibition at Extrabold? This time at Extrabold I am going to show a kind of mini photo retrospective of a lot of the stuff I’ve been doing over the last couple of years. It’s gonna be called ‘High Heels and Low Lives’. I’m also going to be hanging a brand new set of relief tiles I have made. • Any collaborations that are particular highlights for you? I am really fond of most of the collabs I have done—but perhaps the most exciting ones for me are the furniture projects I have worked on with designer Ben Rousseau—this is because they were quite unique and original in terms of collabs. The final piece being a much more substantial vision than just printing a design on a tee-shirt. • Do you plan to have collaboration with Agent Provocateur, Lou Boutin, Chantal Thomass or Goya? There are no plans—but these are definitely people I would love to collaborate with—especially Agent Provocateur and Chantal Thomass. A while back I even did a bunch of drawings of Insa lace garments for my fantasy Agent Provocateur collection! • Are you really fond of fetishism? Slave or master? Latex or leather? I am really fond of the fetish atheistic look of latex, but that’s as far as it goes—I don’t get hooked up in leather and chains to go out partying  smile). † Sébastien All images © Insaland Photography: Emma Slater

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Harri Peccinotti Design Friends invited Mister Harri Peccinotti to give a lecture at Mudam on Thursday 30th September at 6.30 pm. Born in 1938 in London, this talented man is known for his erotic imagery of everyday life. He was one of the first art directors of the British magazine Nova. He was also a regular photographer for big glossy magazines like Vogue, Rolling Stones and Vanity Fair. During 1968 and 1969 he put some nice naked dolls on Pirelli Calendars and today he is just a legend. Luxuriant asks the master to give us some gossip or stories about some of his favorite clichés. Enjoy it.

While photographing a young Brazilian model in Italy for GQ, I walked into the bathroom as she was getting ready for a photograph and the double image of her and her reflection was so beautiful. I had to shoot it.

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1. The 1969 Pirelli Calendar was photographed in California. No models were used. It was shot on young students who were surfing, sunbathing on the beach, eating ice lollys, and drinking sodas. 2. Working on a beauty shoot for Stern magazine in Kenya. I was taking a picture of the sea from my hotel balcony when I noticed a pair of sunbathing legs with the owner’s head in the shade. It was very graphic and I could not resist recording it. 3. In Tokyo photographing Marie Helvin and Sieco for « 19 Magazine ». We ended the day in the nightclub district and decided to take a last picture. The fashion editor, Norma Moriceau dressed the girls appropriately and we took the last shot.

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1. This Nova cover picture was from a series called « Darkly Deeply Beautifully Blue ». This series was based on blues lyrics. This picture was of a beautiful girl playing dominos. Others in the shoot were playing cards, billiards, darts and filling in betting slips, etc. In 1971 it was rare for a magazine to feature a black girl on the cover. 2. My favourite fashion shot. This photograph was taken in a market on the border between Cameroon and Nigeria. I was sitting on the ground eating jungle honey, when a Mafou woman passed by with the style, presence and elegance of a top fashion model. We were some of the few western people to come in contact with this hidden ethnicity in the Mandara Mountains. The calabash she wears so fashionably on her head is a sign of her marriage, and represents her family clan. Amongst other things it is later used as a bowl, a shopping bag or to mix and eat food out of. † Photo : Harri Peccinotti

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Julie Desprairies, Petit Vocabulaire dansé du Centre Pompidou-Metz, 2010. Photo : Raphaël Zarka © Compagnie des prairies. Design by Donuts.

VIVEz L’ART SoUS ToUTES SES foRMES AU CENTRE PoMPIDoU-METz ! LANCEMENT DE LA SAISoN CULTURELLE 18 & 19.09 PETiT VocabulairE DanSé Du cEnTrE PomPiDou-mETz juliE DESPrairiES

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www.centrepompidou-metz.fr En partenariat avec l’IRCAM et Moselle Arts Vivants


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« C’est une exposition prête à emporter. »

Interview Tom Hermes Licencié en journalisme de l’Université Libre de Bruxelles, Tom Hermes, né en 1971, aime se définir comme un faiseur d’images citoyen. Armé d’un Holga, appareil lowfi par excellence, il a flâné ici et là, photographiant au gré des rencontres, des choses, des gens et des animaux. Le fruit de son travail est matérialisé par un bouquin joliment packagé, intitulé Holga Shots, A Toy Camera Diary, disponible, au prix de trente euros, chez Boo, Extrabold, Mudam, Reedandsimon et à l’Epicerie. Entretien avec un esthète du quotidien. • Es-tu un fan de Bruce Lee ? J’ai en effet placé, au début de mon ouvrage, une citation de Bruce Lee : « Take things as they are. Punch when you have to punch. Kick when you have to kick ». A vrai dire, je n’ai pas étudié sa biographie en détail, mais je trouve qu’il avait une façon

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très pragmatique de voir les choses. Le fait de faire référence à cette vedette des arts martiaux est, par ailleurs, une façon quelque peu ironique de dire qu’une bonne image doit être parlante et ne nécessite pas d’exposés lyriques ou poétiques, ça doit fonctionner au brut, comme le kung-fu. • Pourquoi avoir choisi le concept d’un recueil de photos rassemblé dans une sorte de carton à pizza ? Chez moi, j’ai une bibliothèque remplie de beaux ouvrages de photos. Je trouvais dommage de ne pas pouvoir retirer une image sans déchirer les pages. J’ai trouvé un moyen de contourner ce problème en proposant un livre sans dos classique, ni cousu, ni collé. Il comporte cinquante photos en noir et blanc. Chacun peut sélectionner, selon son humeur, cinq ou six clichés et les disposer chez lui sur son mur. C’est une exposition « prête à emporter », sauf que le tirage ne coûte ici que 60 centimes.

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• Artiste ? Je ne me revendique ni comme un artiste, ni d’ailleurs comme un photographe, mais comme un citoyen attentif et observateur qui essaie de garder les yeux ouverts. Je fais de la photo car c’est la façon par excellence de faire des documentaires. • Noir et blanc ? Je vois de plus en plus le monde en noir et blanc. Ce choix de teintes me permet également de contrôler le processus de production de la prise de vue jusqu’au tirage. Je développe les négatifs moi-même, dans ma propre chambre noire. J’ai toujours la même qualité. Et surtout, je nage à contre-courant de la tendance actuelle des expos en couleur sans que ce soit pour autant une fin en soi. † Sébastien

• Film is not dead ? Mes travaux sont souvent des projets de longue haleine qui s’étalent sur plusieurs années. Holga Shots s’est étendu, par exemple, sur six années. L’univers de la photo digitale évolue très rapidement. J’ai donc opté pour le film, d’un côté afin de préserver une continuité esthétique et, de l’autre, pour sa part de nostalgie liée aux grands reportages classiques en noir et blanc. Je ne pense pas que les pellicules disparaîtront. Par contre, j’imagine que ceux qui gravent leurs photos numériques sur CD n’auront pas forcément accès, dans cinquante ans, à un lecteur adéquat. A contrario, si on retrouve une boîte pleine de négatifs au grenier d’une personne âgée, en admettant qu’ils aient été bien conservés au sec, on pourra toujours les manipuler et les valoriser. • Anti-numérique ? Le digital apporte plein d’avantages dans pas mal de domaines. Ainsi, on conçoit actuellement très mal un photographe de journal quotidien travailler avec des négatifs. L’analogique, par contre, permet de sauvegarder une authenticité qui se distingue de l’esthétique des visages genre « publicité Nivea », c’est-à-dire sans textures, retouchés sur Photoshop. Pour moi, l’argentique a toujours sa place, notamment pour conserver un patrimoine local ou national. • Quelle est ta façon de contribuer à la conservation du patrimoine local ou national ? Sur ce livre Holga Shots, seulement une dizaine de clichés ont été pris au Luxembourg, les autres proviennent de déplacements en Europe, notamment en France, Allemagne et Italie. Par contre, je suis en train de finaliser une série de portraits de témoins de la Seconde Guerre mondiale : enrôlés de force, exilés, déportés, membre de la Résistance, volontaires au service des Forces alliées, etc. Là, il s’agit en effet d’un travail documentaire d’envergure, et le fait d’avoir opté pour le film analogique permet au projet d’avoir une certaine durabilité. Le sujet a cependant nécessité le recours à une caméra haut de gamme (Mamiya) étant donné qu’il était difficilement concevable avec un « jouet » de type Holga.

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Post-report du knight clubber ! Le Knight Clubber est en adoration devant JC, le vainqueur luxembourgeois de l’émission de télé-réalité Dilemme. Il aurait aimé être gay. Il aurait également souhaité que JC marche à voile et à vapeur. Mais aurait-il eu une seule chance de pouvoir séduire le mannequin ? Le Knight Clubber n’a pas un physique de star. Ni un physique de quoi que ce soit d’ailleurs. Il imagine leur premier rendez-vous galant autour d’un jéroboam. Il lui aurait parlé de cinéma. D’ailleurs, à la question « êtes-vous le successeur de Brad Pitt ?», notre étalon a répondu dans L’Essentiel : « Chacun sa carrière. » En même temps, comment lui donner tort ? Une carrière qui débute dans un jeu consistant à être enfermé dans un appartement peuplé de cerveaux sur pattes ne peut que s’annoncer sous les meilleurs auspices ! Si toutefois elle venait à ne pas décoller, il pourra toujours demander quelques tuyaux à son collègue Shawn, le chippendale de l’Ile De La Tentation, toujours en couple avec Martha, sa serveuse pétangeoise. Espérons que le strip-teaseur se contente de le conseiller sur le

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business et pas sur le sexe faible… Shawn n’est pas non plus de la jaquette, hélas. Le Knight Clubber doit se faire une raison. Il n’aurait jamais pu séduire JC malgré ses atouts sexuels (une légende veut qu’un jour il fit pleurer un cheval en lui exhibant ses attributs reproductifs). Autant dire que les voir ensemble dans les photos des pages nocturnes de votre magazine aurait été chose impossible. Pourtant, il aurait adoré prendre moult cuites en sa compagnie dans les clubs de la capitale, se faire shooter par tous les paparazzi à l’affût d’un scoop et terminer la nuit en se roulant des pelles alcooliques au clair de Lune. Jésus transformait l’eau en vin. Eux ils auraient pu transformer le vin en vomi. Le Knight Clubber doit revenir à la réalité. Il est hétéro (même pas un tantinet bi), il ressemble salement au Dr House mais songe sérieusement à se faire appeler KC, histoire que sur un malentendu, à une lettre près, l’une ou l’autre coquine de Dilemme le confonde avec notre bel éphèbe… †

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Maxime Genin

The Lace Project Le photographe Kévin Métallier a réalisé et accumulé pendant trois ans une série de portraits de skaters professionnels se mettant en scène avec un lacet. Kévin a lui-même sélectionné pour Luxuriant treize de ses clichés favoris. L’exposition itinérante en partenariat avec Ambiguous, Jart et Pull-in s’arrêtera à la galerie 3DX à Metz, 20 rue des jardins, du 10 au 31 septembre. †

Chris Cole

David Martelleur

Kevin Metallier

Michael Mackrodt

Billy Marks

Sean Holland

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Trioulier

Samu

Jamie Thomas

Nico Levet

JJ Rousseau

Dan Wileman

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metropolis

Calvi On The Rocks

Luxuriant a mandaté l’ami Dixa, le D.A. de l’Agence Is Amazing, et son binôme, le photographe Julian Benini, pour aller fouiner en board shorts fluo sur les plages du festival Calvi On The Rocks, le rendez-vous complètement indécent de l’île de Beauté. Découvrez leur carnet de route, leurs name droppings et leur déchéance mondaine.

Day One Dès notre arrivée à l’aéroport de Calvi, un mail de Cyrielle du Social Club m’indique que l’interview de Yuksek est confirmée samedi à 19 heures, juste avant ses balances (vous la retrouverez d’ailleurs dans le prochain numéro de Luxuriant). Une fois nos quartiers pris sur le vieux port et nos scooters loués, nous filons à l’hôtel de ville pour checker nos pass avec Elena Giustiniani, la relation presse. À peine le temps d’enfiler mon bracelet que Marco Dos Santos – ancien D.A. du club Paris Paris et DJ – m’intercepte dans la foule ultradense pour m’inviter à ses apéros Uniqlo, au bar Le Glacier. Au programme des réjouissances de la marque nippone : Superpitcher, Etienne Jaumet, Munk, Chloé, bref du très très lourd ! Les bonnes idées de Marco et son traquenard nous obligent à zapper l’alléchant line up du Théâtre De Verdure, scotchés que nous sommes, devant des girls hyper lookées ondulant sur du son deep. Nous finissons néanmoins notre virée chez Tao pour voir jouer le crew du Baron. Greg Boust,

Greg Boust

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Rock, mer et orgies : voilà la mixture d’un très bon event, à la fois convivial et intimiste, orchestré par le créateur du club parisien Le Baron, Lionel Bensemoun. Ambiance non-stop sur cinq jours, avec de grosses montées de tension en backstage et une déferlante d’adrénaline pendant les concerts. Suivez le guide.

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Sébastien Tellier

résident du club en vogue et boss de l’agence de booking Tête D’Affiche, en profite pour nous dévoiler ses infos top secrètes sur les plus beaux spots de la cité corse. Day Two Nous nous dirigeons en début d’après-midi vers la plage de l’Octopussy pour mater Busy P et So Me (NDLR le graphiste de l’écurie Ed Banger que tout le monde s’arrache. La couverture de l’album de Justice, c’est lui) mixer quelques galettes électro pendant que, derrière une tente, Breakbot se change pour un shooting. Nous nous installons avec Elena autour d’une table. Elle nous explique : « le festival a huit ans, les premières sessions étaient assez mythiques, plus posées, plus condensées. En 2009, Calvi On The Rocks atteignait ses limites de petite structure intimiste pour afficher un sold out salutaire et devenir un poil bénéficiaire. Pierra Simeoni – présidente du festival – a voulu, pour cette édition, apporter quelques ajustements basés sur les traditions d’hospitalité corse pour redonner à ce rendez-vous son statut de festival familial ». L’heure de l’interview de Yuksek a sonné ! Nous le retrouvons une petite demi-heure avant ses soundchecks. La déco en plein jour, réalisée par Jorge de la Favela Chic et la scénographie proposée par le collectif l’Incruste (Sinda & Jm) créent une atmosphère propice aux confidences ! La nuit venue, sur les planches, Midnight Juggernauts, Yuksek, Jamaica et Koudlam terminent de nous retourner la tête !

Pedro Winter et So Me

Day Three K.O. sur le transat de la plage du restaurant Le Bout Du Monde, nous entamons une cure de Vitamin Water afin d’éviter de passer le reste de la semaine aux urgences. Je mets la main sur un flyer du festival : cette année, l’artwork est réalisé par Akroe, rien à redire. Plus tard, sur la scène du Théâtre De Verdure, Joakim And The Disco est le seul show qui monopolise notre attention. L’ambiance est calme et relax. L’after se passe au Club 24, un endroit assez dark où mixe A-trak. Pendant que Julian improvise un shooting sauvage avec les Midnight Juggernauts, Yuksek me propose de l’accompagner chez Tao. Ses collègues Brodinski et Tiga squattent la cabine DJ et balancent des pépites dans les enceintes. Louis Brodinski nous confie même ses impressions : « Calvi… mer bleue, steak d’espadon, bouteille en verre de 20 cl de Coca. Ici, on est entre potes, je peux me permettre d’envoyer du lourd et de jouer ce que je ne fais pas d’habitude ». En tout cas, les clubbers adhèrent et la piste ne désemplit pas.

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metropolis

Day Four So Me poste une info de dernière minute sur son Twitter : « rendez-vous à 15 heures au Mar A Beach, happy ending ». L’event est organisé par Bertrand Brême – directeur Schweppes Unexpected Music – dans une petite crique isolée. Je crois que c’est le meilleur moment de notre séjour. Pedro Winter assure à la cool un petit ping-pong musical avec Gaspard de Justice. En maillot de bain, James Murphy éclate le dancefloor de sable fin pendant que So Me shoote le crew Ed Banger. Dans l’eau claire d’une mer magnifique, je rejoins mon pote de l’agence vidéo Konbini, aux côtés de Kim Chapiron et Romain Gavras. À la nuit tombée, Hot Chip prend le relais pour un set excitant et savoureusement funky. Les gens sont à bloc, le bar est plein et nous également.

Gaspard Augé

Day Five Elena me confie que la veille le festival était complet avec 2200 personnes. La mouture 2010 est un carton plein et finit en beauté avec un live de LCD Soundsystem, emmené par un James Murphy infernal sur scène. Dans le public, les invités des loges montent sur scène. Je n’ai qu’une seule envie, les rejoindre au plus vite, mais mon pass mauve est refoulé par le gorille de la sécurité. Promis, l’année prochaine, je taxe un bleu. Pour clôturer, le boss de DFA annonce la surprise du festival : les 2 Many DJ’s. Les frères Dewaele débarquent avec derrière eux Breakbot, So Me, Brodinski et A-trak ! Parmi les fêtards, Vincent Orsini de Paris, 36 ans, me glisse à l’oreille « c’est indécent Calvi, c’est le seul endroit où les 2 Many DJs peuvent jouer du Boney M impunément ». Mais c’est tout ça la magie de Calvi… Pas Harder, pas Faster et pas Stronger ! Juste Better… † Dixa Photos Julian Benini

Yuksek

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eldoradio

Darwin Deez

Den Darwin Deez kombinéiert witzeg Texter mat flotten Melodien. Dobäi bleift villes um Darwin Deez ee Rätsel. Zum Beispill, ween Darwin Deez dann eigentlech ass. Den Numm vum Sänger? Den Numm vun der Band? Am Fong déi zwee, kann ee soen. Allerdéngs huet d’LiveBand nëmme wéineg mat der Opnahm vum Album ze dinn. Dat mécht de Frontmann Mastermind Darwin Deez léiwer eleng doheem um Computer. Verschiddene Lidder deet dat och ganz gutt. „Bad Day“ zum Beispill profitéiert vum One-Man-Team Darwin Deez - een Eenzeltäter kann sech nun mol besser an di schlëmmste Rachefantasien era steigeren wéi eng ganz Band et kéint. An sou zielt den Darwin Deez all di schlecht Saachen op, déi hien engem Konkurrent wënscht. Seelen war Gemengheet sou sympathesch. Och di summerlech Single „Radar Detector“ ass flott verréckt. Hei séngt den Darwin Deez iwwert d‘Gléck, déi richteg Persoun fonnt ze hunn. „You are a radar detector“ - déi wuel verréckste Liebeserklärung vum Joer.

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Am grousse ganzen hätt e bësse méi Input vun der Band dem Album awer ganz gutt gedoen. De Sound vum Album gëtt bestëmmt vum Darwin Deez senger Stëmm, enger elektrescher Gittar an ëmmer nees Hänn Geklapps. Dat geet duer fir e puer gutt Lidder. Op laang Dauer géing ee sech awer schonn e bësse méi Ofwiesslung wënschen. Mee och hei beweist den Darwin Deez sech als clevere Kapp: Et gëtt keng laang Dauer . Mat 10 Lidder a manner wéi 33 Minuten Spilldauer ass den Album knackeg kurz - a rett sech sou mat engem Aanzwinkern virun der Langeweil. Trotzdeem: Vläicht léisst de Mr. Deez beim nächsten Album seng Frënn och mol matspillen. D‘Resultat wier bestëmmt grad sou intressant wéi dëst kléngt Schmockstéck. Den Darwin Deez kënnt iwweregens den 2. November an de Club vun der Rockhal. † Christine Delvaux

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Lissie: Catching A Tiger

Mat der Sängerin Lissie aus dem US-Stad Illionois huet sech schonn an de leschte Méint een neien zaarten Hype a Saachen Popmusik ugedeit. Well schonn seng éischt EP an eng Tournee am Virprogramm vum Lenny Kravitz hunn dofir gesuergt, dass d‘Lissie säitdeem als neie Stäer um Folk-Pop-Himmel gehandelt gëtt. Dobäi koumen Asätz vu senge Lidder an Telesserien wéi „The O.C.“, „Veronica Mars“ und „Grey‘s Anatomy“ – an dat alles ouni Album am Gepäck.

Mat „Catching A Tiger“ ass lo deen éischte Longplayer vum Lissie do. Dat Interessant dobäi: Europa koum als éischt an de Genoss vum Album, ier d‘Amerikaner réischt Enn August bedéngt ginn. Agespillt gouf den Album mat Produzenten, déi schonn mat de Kings Of Leon, Norah Jones, an Taylor Swift zesumme geschafft hunn. Seelen huet een d‘Adjektiv „authentesch“ besser illustréiert wéi d‘Blondine aus Rock Island. Well wou aner jonk Popstaren mat Personal Trainer Bewegungen fir hiren Optrëtt op der Bühne astudéieren, huet d‘Lissie einfach Lidder geschriwwen an niewebäi studéiert. Net mol een ugesoten Kënschtlernumm wollt hatt sech zoulee‘en, säi Spëtznumm muss duer goen. Vläicht wosst hatt jo, dass seng Lidder staark genuch sinn, fir fir sech selwer ze schwätzen. Wéi schonn d‘Single „When I‘m alone“ ass dem Lissie säi ganzen Album zimlech energesch a kraaftvoll arrangéiert. Do däerf och mol eng elektresch Gittar haard ginn oder eng Pianoballade ulafen. Séier fällt dobäi op, dass iwwerall schéi Melodien laueren. Wann d‘Lissie dann zum Schluss mat „Oh Mississipi“ just mat Pianobegleedung, ee Lidd fir seng Heemecht ofliwwert, huet en d‘Gewëssheet, ee staarken Debütalbum héieren ze hunn. † Christine Delvaux

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PHOTO BY FRANCESCA GILIBERT WWW.FRANKIEPHOTO.COM

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Trade not aid! Aperçu sur le commerce équitable Si le goût est la conscience du beau, alors la conscience est le goût du bien. L’idée humaniste de créer une solidarité entre les producteurs des pays sous-développés et les consommateurs des pays industrialisés, naît lors de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement en 1964. Sous la revendication des pays pauvres d’être intégrés aux échanges mondiaux et d’un rééquilibre des termes des échanges, le slogan « Trade Not Aid » ( le commerce, pas l’aide) est l’acte fondateur du commerce équitable. Mais qu’en savons-nous exactement ? Imaginons-nous qu’en achetant des barres de sésame caramélisées à Utopolis, avant d’aller se faire une toile, nous y collaborons ? Les valeurs morales qui en font sa source se retrouvent-elles en aval ? Tout acte bienveillant est la cible de critiques, le commerce équitable fait-il exception ? L’origine du commerce équitable se trouve dans les milieux religieux protestants. D’abord aux Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale, avec les mennonites qui commercialisent de l’artisanat fabriqué à Porto Rico, puis aux Pays-Bas, quelques années plus tard, avec les boutiques Oxfam et les premières Boutiques Du Monde dans les années 70. Ce mouvement représente aujourd’hui plus de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires et neuf millions de personnes bénéficiaires, exclusivement dans les secteurs de l’artisanat et principalement dans l’exportation de denrées alimentaires, comme le café. D’abord marginal, il s’est structuré en quatre grandes associations : Flo, Ifat, News et Efta, qui ont, en 2001, établi des critères communs de fonctionnement. Le commerce équitable est basé sur des valeurs humanistes de démocratie, de transparence et de respect des droits de l’homme. Sa finalité est de permettre à des producteurs de pays en voie de développement, de vivre de leur labeur en leur offrant des débouchés sur les marchés des pays industrialisés, dans des conditions décentes de travail et de revenus. Le partenariat entre les producteurs et l’organisation est conclu sur une longue durée, ce qui permet d’assurer aux exploitations une garantie de travail, une certaine sécurité financière et une autonomie. Le prix des produits, garanti aux aléas du marché et fixé dès l’origine, est socialement juste. Il couvre les coûts sociaux et environnementaux, tout en étant acceptable par les consommateurs des pays industrialisés. Les organisations de commerce équitable s’investissent également en informant les consommateurs sur les conditions de travail et sur le plan politique, en dénonçant la situation actuelle du commerce interna-

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tional et ses conséquences négatives, et en proposant des actions concrètes auprès des décideurs économiques. Aussi tentante qu’elle puisse paraître, cette idée lumineuse a pour autant sa part d’ombre. Le commerce international devrait être un puissant levier pour le développement des pays du Sud. En fait, les échanges internationaux, marqués du sceau de la libéralisation, s’avèrent dévastateurs pour les économies de ces pays. Les producteurs se spécialisant sur des productions vouées à l’exportation, se rendent ainsi encore plus dépendants des pays industrialisés du Nord et les cultures locales disparaissent. Les règles de l’OMC s’appliquent internationalement, mais si les agricultures subventionnées peuvent y faire face, cela est plus difficile pour les pays « pauvres ». Le commerce équitable applique aussi ses propres normes via les grands labels, qui contrôlent la production et la distribution. Le système ne profite qu’aux paysans organisés et rend l’accessibilité aux autres difficile. Ainsi peut-on réellement parler d’équité sachant que les conditions de travail et de vie entre les producteurs et les consommateurs n’ont rien en commun ? L’économie mondiale ne redistribue pas les richesses et fait fi des valeurs morales. Selon une étude de 2009 portant sur 25 pays européens, on trouve des produits équitables dans 55 000 grandes surfaces, pour un chiffre d’affaires doublé en 5 ans de 600 millions d’euros. En se développant grâce à la grande distribution qui cherche à satisfaire une moralité marketing et en s’offrant aux multinationales en quête d’honorabilité, le commerce équitable ne remplit plus guère son objet premier. Ce changement d’échelle pourrait aussi causer l’essoufflement du modèle, sous l’effet de l’arrivée de grandes marques (Starbucks, Ben&Jerry’s) dans le domaine de la consommation responsable. Le commerce équitable est aujourd’hui à la croisée des chemins. Si on peut aisément mesurer les virages d’un alcoolique (12°5), on peut difficilement estimer le degré nécessaire à celui du commerce équitable pour à la fois garder ses principes fondateurs intacts et continuer à se développer. L’idée selon laquelle il pourrait devenir le modèle économique dominant dans quelques années est plus que jamais discutable. Quel avenir pour le commerce équitable ? La réponse est sans doute dans celui qu’il offre aux millions de personnes qui sont aujourd’hui sorties de la précarité. Au delà de la survie ou remise en question des dogmes, jugeons leurs applications. † RS. Illustration : Gilles Uzan

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Bvsdkbvsdklvj… Se cultiver – ArtgentiK Ouvert depuis juin, avec l’ambition de s’imposer comme la nouvelle adresse de la photographie d’auteur au Luxembourg, cet espace de création a déjà exposé – entre autres – les œuvres de Fabrizio Maltese, Mike Zenari, Christophe Olinger et Joël Nepper. Créé par ces deux derniers, l’espace est fait pour rêver, discuter, réunir et faire découvrir une véritable passion de la photo. La galerie offre deux espaces d’exposition dédiés à l’expression en tous genres et sous toutes les formes : monographiques, collectives, nationales ou internationales, conceptuelles ou thématiques… et comme on ne peut envisager la photo sans labo, ArtgentiK possède le sien. C’est la chambre noire où vous pourrez faire naître vos plus beaux clichés, bichonnés de mains de maître par les propriétaires du lieu. Pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas encore la prise de vue, mais qui souhaitent tout de même travailler de la rétine, un book shop recèle des trésors à consulter. Il est également possible d’acquérir des œuvres originales que l’on aura tout le loisir d’observer accrochées aux murs de notre chez-soi ! Mais surtout, il faut absolument venir voir les expos, étonnantes et prometteuses, comme celle du moment : « Insight. Qui suis-je ? Comment suis-je ? Combien suis-je ? ». Rendez-vous là-bas. ArtgentiK - 29 avenue Pasteur - Luxembourg mardi au vendredi de 11h à 14h30 et de 16h à 19h30 & samedi de 11h à 15h

À gauche : Jean Janssis ; à droite : Tom Lucas

Les consonnes se battent en rangs serrés depuis que le ciel a la couleur de ma matière… grise. Pour chasser le tumulte de ces lettres en vrac, il faut s’inspirer du fourmillement extérieur. Et ça bourdonne partout. Pour résumer : reprise sur les chapeaux de roues, journées à rallonge, open-bars sous la pluie, ouverture de boutiques qui font chaud au cœur, fashion week à Paris donc week-end dans la capitale hexagonale, nouveaux restaurants à tester, et très belles bottes à ressortir… Bref, comment peut-on se focaliser sur le gris du ciel quand autant d’agitation positive s’offre à nous ?! C’est le moment de réadapter mentalement « Singing In The Rain », sur le rythme de Kriss Kross, en sautant dans les flaques. Jump !

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Se restaurer – Lagura L’entrée dans l’automne sonne le glas de la fin des salades de crudités ! Retour aux sources : chacune retrouve la « gourmande gourmet » qui sommeille en elle. Pour satisfaire les envies de goût des plus compliquées, voilà la bonne adresse pour une pause déjeuner, un brunch délicat ou une aventure gustative : le Lagura au Limpertsberg. Vous aimez sûrement les ambiances épurées & contemporaines… ici c’est beau, così et chaleureux, moderne à la fois. Plaisir des yeux et de l’assiette se complètent à la perfection. Pour faire vibrer nos papilles, le chef a choisi la fusion food, sur une base de spécialités italiennes, de plats asiatiques et de cuisine du monde. C’est plein de saveurs, de finesse et de surprises ! Le choix est large et s’accommode à toutes nos envies. Pressée ou lascive ? La formule de midi permet de déjeuner en moins d’une heure, et l’espace privatif offre une solution alternative – et gustative – aux réunions business habituelles… Un petit conseil avec ce temps, ne ratez par le pot-au-feu revisité, il est sensationnel. Au Lagura, le leitmotiv est simple : « le plaisir est avant tout une histoire de goût(s) ». Alors, filez vite et tentez de vous réserver une place de choix pour le troisième dimanche du mois prochain : ils vous réservent un brunch prodigieux. Ne le ratez pas ! Lagura 18, avenue de la Faïencerie, Luxembourg-Limpertsberg www.lagura.lu

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azz J à l’abbaye

Autumn Leaves

Jazz Festival 2010 15 octobre Dado Moroni Trio Enrico Rava 5tet Rosario Giuliani 4tet

16 octobre Emile Parisien 4tet Oliver Strauch New York Trio feat. Kenny Werner Christof Lauer Trio

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© Photo ( Miles Davis à Wiltz en 1991 ) : Raymond Clement

Gigs for Kids – Banda Limbo. Triphase & Anne Paceo Ernie Hammes & Friends Mélosolex Tarif 35 € par journée ( 3 concerts ) Tarif 20 € par concert Entrée libre ( dim. 17 octobre )

Infos : www.jail.lu / www.ccrn.lu Réservation : +352 /26 20 52 1 [ CCRN ] +352 /47 08 95 1 [ Billeterie ] www.luxembourgticket.lu


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Se bichonner – Île De Beauté On n’échappe pas à son quotidien, mais on peut s’évader l’espace d’un soin, en s’offrant une parenthèse de sérénité, qui vous rendra un teint sublimé, un regard étoilé et un corps vaillant ! Le centre Beauty Island propose un éventail de prestations complet qui ne résonne qu’à nos oreilles averties de femmes soignées. L’épilation définitive réalisé par un indépendant, est déjà un début prometteur, mais Nathalie Cajot, esthéticienne diplômée, propose aussi l’épilation à la cire… la solution radicale au harcèlement quotidien que nous font subir nos poils ! Entre ses mains qualifiées, il n’en restera plus un seul. Enfin ! Un corps lisse ? C’est fait. En forme ? Ici une multitude de soins existe pour combler vos moindres attentes : le Phyto Bio Electromagnetique retend la peau, les micro-courants purifient, les enveloppements d’algues traitent, la pressothérapie draine… On se sent prise en main. C’est rassurant, motivant et les résultats sont sans appel ! Un service précieux qui allie le conseil à la médecine, l’esthétique, le sport et la cosmétique. Faites-moi confiance, vous comme votre chéri, trouverez une kyrielle de soins de qualité et un véritable programme anti-« empreinte du temps » ! Île De Beauté, 46, av. de la Faïencerie, L-1510 Luxembourg Tél. : 26 47 80 37, Fax : 26 47 82 38 www.iledebeaute.lu

Secret d’alcôve – Reed Krakoff Qui ? Reed Krakoff… Mais si, le directeur artistique de Coach depuis plusieurs années ! Ce créateur sort la première collection en son nom propre : prêt-à-porter, sacs, chaussures, bijoux, une ligne complète mêlant utilité et féminité et marquant très certainement le début d’une nouvelle ère pour le luxe et la mode US. Un style incontournable à découvrir absolument ! Eshop - Men - Just In - www.colette.fr † Caro

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cookxuriant

Le barbecue de Harold Lors de la troisième session de Cookxuriant, qui s’est tenue le 29 juillet à l’Urban, le chef Harold Von Sturm, a pu nous démontrer qu’on pouvait aussi cuisiner du raffiné sur des barbecues. Une super bouffe, une bonne brochette d’invités, des conditions idéales pour partager un super moment culinaire. Harold, le chef cuisinier (également cuisinier à domicile), est venu nous faire une démonstration de ses brochettes de boeuf à la salsa verde et de ses scampis sautés à l’antillaise, sur les barbecues australiens EastPacific, installés pour l’occasion sur la terrasse de l’Urban. Ces barbecues prouvent qu’on peut cuisiner à l’extérieur comme à l’intérieur : leur système de plancha permet entre autres, de griller des aliments, mais aussi de faire mijoter des plats en sauce. Ces ustensiles, destinés à des espaces publics, peuvent rester dehors tout au long de l’année, en subissant les caprices de la météo sans encombre. Ils présentent les avantages du barbecue classique, tout en évitant ses inconvénients : partir à la recherche de petit bois, risquer sa vie avec du Zip, galérer à allumer son barbecue, nettoyer la grille carbonisée. C’est dans la bonne humeur que les apprentis cuistots ont assisté leur maître sur la terrasse, en découpant les légumes et la viande, en préparant la marinade et en faisant griller, flamber et mijoter les plats sur le « feu ». À la fin de l’atelier, les clients, qui étaient sur place pour l’apéro, ont pu se régaler avec les invités. Encore un très bon moment partagé et des papilles gustatives exaltées. Les sponsors Piper Heidsieck et Thym et Citron étaient encore fidèles au rendez-vous. Les invités du jour : Sandrine de l’Urban, Gérald de Thym et Citron, Carmen de Retrovolver, Greg de Smark, Miss Vanou, Arnaud de la Rockhal, Guy, Marika, Naomi et Vincent de EastPacific, Daniel de Tupperware et Giovanni.

Mini brochettes de boeuf à la salsa verde Ingrédients (pour 6 personnes) : 600 g de noix de boeuf luxembourgeois, marinade : ciboulette, persil frisé, thym frais, aneth, basilic, cerfeuil, moutarde forte de Dijon, 25 cl d’huile d’olive, 1 citron vert, 4 gousses d’ail, sel et poivre. Mixez ensemble tous les ingrédients de la marinade, coupez la viande en petits cubes, la mettre à mariner dans la salsa verde (pendant minimum 2h avant la cuisson), puis, piquez-la avec des pics à brochette. Enfin, faites revenir les brochettes sur le barbecue.

Scampis sautés à l’antillaise Ingrédients (pour 6 personnes) : 1 kg de scampis non décortiqués, 1 boîte de lait de coco non sucré, 20 cl de crème de soja, 100 g de mélange d’épices tandoori, 2 gousses d’ail, 8 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 petit bouquet de coriandre, 1 oignon rouge, sel et poivre. Décortiquez les scampis, émincez l’oignon rouge, effeuillez la coriandre et écrasez l’ail très fin. Dans une sauteuse, faites revenir les scampis dans l’huile très chaude. Saupoudrez d’épices tandoori pour obtenir une belle couleur rougeâtre. Quatre minutes après, ajoutez l’ail et, encore quatre minutes plus tard, ajoutez le lait de coco, le lait de soja, la coriandre et l’oignon rouge. Faites mijoter jusqu’à obtention d’une sauce crémeuse et onctueuse. † Stéphanie L. Photo : Oliver Dessy et Fred Berns www.eastpacifictrading.com

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Le Journal Financier de Luxembourg

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Interview Kavinsky Kavinsky incarne le Gainsbourg de la scène électronique élégante. Sa musique teintée de mélancolie, son allure romanesque, ses ambiances stratosphériques nous ramènent inévitablement au flegme de l’homme à la tête de chou. Profitant de la sortie de son nouveau maxi, nous avons choisi de convier, le vendredi 5 novembre, ce grand monsieur du beat à notre soirée Luxuriant, au cabaret le Splendid, 71 rue du fort Neipperg, à Luxembourg gare. L’entrée sera toujours gratuite. Vos cages à miel exploseront indubitablement sous l’assaut des basses ravageuses. Vos pupilles se dilateront incontestablement devant les strings en strass et les corsages à paillettes. Vous pourrez évidemment vous délecter de l’open bar mais, cette nuit -là, celui qui boira le plus, s’appellera assurément Kavinsky. Entretien avec l’enfant terrible de l’électro, pas le plus prolifique, mais celui que tout le monde s’arrache. • Tu viens de sortir ton nouvel EP « Nightcall ». Peut-on parler d’un son « Kavinsky » ? Il n’existe qu’à partir du moment où cette musique sort de mes machines, de mes veines. Le spleen habite toutes mes compositions. Je ne peux pas faire des tracks festifs comme Brodinsky, par exemple. • Guy-Man des Daft Punk assure la production de ce maxi. Bonne expérience ? Nous voulions composer quelque chose de lent, une ballade. C’était la première fois que je travaillais dans un gros studio avec des reliques comme le piano de Michel Berger. Cela m’a rendu un peu mal à l’aise. Au début, nous avons fumé plus de joints que nous n’avons sorti d’idées ! • Pourquoi être parti dans un délire morbide avec ton personnage de zombie ? Ce n’est pas glauque, plutôt rigolo au contraire ! C’est inspiré des films de Dario Argento avec lesquels je me tapais des barres de rire ! Mon zombie va en boîte, il drague des meufs, il danse. Quand il est déprimé, il retourne sur sa tombe vide, un peu bourré. Il casse aussi la gueule à de vrais morts-vivants, car il lui reste un minimum de neurones ! Il tourne juste au mojito, au champagne et à la vodka, il n’a pas besoin de manger le cerveau des autres pour survivre ! • Aujourd’hui, aimes-tu ta vie ? Carrément. Je ne sais pas s’il faut parler de ma vie d’avant mais je ne suis pas un mec qui pétait dans la soie ! J’étais un banlieusard qui bossait pour Manpower, je cassais des murs. Je faisais des travaux où je n’étais même pas qualifié. J’ai fait une bonne cinquantaine de métiers en quatre ou cinq ans, de conseiller clientèle chez SFR à postier, en passant par fabricant de babyfoot.

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• Tu es balaise en babyfoot ? Je suis super mauvais ! J’ai donc bossé pour Bonzini, la célèbre marque de babyfoot. J’ai commencé par les monter et me tuer les mains. Dans un atelier, pour les clients les plus riches, tu pouvais faire peindre ton équipe de figurines sur mesure. Je me suis incrusté car je leur ai dit que je sortais d’une école de graphisme. Les mecs ne m’ont plus lâché ! Je peignais même la calvitie de Zidane !

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« Je peignais même la calvitie de Zidane. » • Si une Kavinskette existait sur Terre, elle te ressemblerait ? Je n’aimerais pas pour elle car elle serait bien laide (sourire) ! A Berkeley, pour un concert avec les Daft Punk, j’ai rencontré une fille qui s’était complètement « kavinskée » ! Elle avait les cheveux teints en bleu, elle portait le blouson de mon personnage, elle était complètement raccord ! Ça m’avait bluffé ! • Tu acceptes beaucoup de bookings par mois ? Ça dépend, parfois jusqu’à cinq. Mais je ne suis pas très pro par rapport au fait de mixer. Je suis un sale gosse, je ne suis pas toujours frais d’un bout à l’autre de mes sets, je me charge trop ! J’ai même fait un coma éthylique sur scène à Moscou (sourire) !

• D’ailleurs, de quel sample provient ton morceau « Testarossa Autodrive » ? Aucun, c’est un titre ultra basique composé sur un Yamaha DX7, sans autre instrument, avec un kick et une snare. J’aime être simple. Je n’ai pas les moyens de faire plus compliqué, je ne suis pas un musicien. J’ai juste fait de la flûte à bec en 4ème, mais je n’en ai joué que deux fois car je l’oubliais toujours ! † Laurent

Luxuriant party au cabaret Splendid le 5 novembre, avec Kavinsky

• Est-ce que parfois tu ne te sens pas décalé par rapport à un public relativement jeune ? Non, pas trop, car je ne suis pas vraiment mature dans ma tête à 35 ans (sourire) ! Ça me laisse dans l’insouciance et ça fait du bien dans un milieu souvent limité niveau fun, peuplé d’artistes détestables, qui veulent réussir à tout prix. Je préfère jouer pour des kids que pour des trentenaires qui font la gueule au bar ! • Vous allez produire du son avec SebastiAn ? Nous avons déjà fait deux morceaux pour mon premier album prévu pour avril, et ce ne sont pas les plus mauvais ! C’est un aboutissement que mon meilleur pote fasse partie de ce disque, car nous partageons vraiment beaucoup de choses. En tout cas, j’ai un maximum de pression. • Est-ce vrai que c’est toi qui as donné le sample à la base du tube « Signatune » de DJ Mehdi ? Exact, et j’ai aussi donné le sample du titre « Phantom » de Justice. Nous étions réunis sur une date à Londres. J’ai mis en intro « Ténèbres » de Goblin. Xavier de Justice est venu me voir en me demandant ce que c’était. Il m’a réclamé mon CD à la fin de mon set et une semaine après il l’avait samplé ! J’en suis d’ailleurs super fier.

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in web we trust

Clada

Daniel Clarens, alias Clada pour les intimes, connu pour être une fine lame du webdesign et de la photo, nous fait l’honneur d’être le premier interviewé dans cette série sur les visages locaux qui utilisent le web pour publier leurs créations. • Daniel, parle-nous de toi. J’ai 23 ans et je vis à Bertrange. Bac sciences, études en webdesign à Namur et, là je suis en communication design à Mannheim en Allemagne. Mes activités : la photo (je shoote pour le Wort entre autres), web et print (je n’en ai jamais assez), le tennis et, bien entendu sortir jusqu’au bout de la nuit… euh sinon, quoi d’autre ? • Tu n’as pas de site ? Clada.lu. Voilà un an et demi qu’il existe, c’est le tout premier site que j’ai créé lors d’un stage chez Nvision, une agence web. À l’époque, j’avais peu d’expérience, le résultat fut assez sobre. Il est principalement en luxembourgeois, bien que j’aie écrit quelques articles en français et en allemand. Entre-temps, pas mal de choses ont évolué pour moi et je suis en train de bosser sur une nouvelle version qui devrait voir le jour prochainement. • Et en chiffres, ça dit quoi ? Il fait plus de 500 visites par mois. Les images que je fais pour basketnews.lu ont beaucoup aidé à me faire connaître, notamment les panoramiques. • Le contenu est plutôt varié mais c’est basket et concerts en grande partie, non ? En effet. J’adore les photos concerts, ça combine deux vraies passions chez moi : la musique et…

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« Sortir jusqu’au bout de la nuit… » • … la photo ? Exact ! Et j’ai la chance de pouvoir shooter pour DNR et le Wort, sans quoi ce serait quasi impossible de prendre des images décentes dans une salle au Luxembourg. • Le site a bientôt deux ans. Tu en penses quoi maintenant ? C’est difficile de savoir ce que les gens en pensent car ils laissent rarement des commentaires. Mais personnellement, je ne suis jamais complètement satisfait, ce qui me motive à essayer de nouvelles choses, rechercher et adapter à ma sauce, développer mon propre style. • D’autres projets web à l’horizon ? Alors, garde cela pour toi, mais je travaille avec un ami sur un projet, nom de code : Fuze. C’est un site communautaire pour les artistes locaux et leurs fans, parlant de musique, de cinéma et de culture au Grand-Duché. Nous voudrions offrir à tous plus d’interactions et d’échanges. • Merci Clada ! † Régis http://clada.lu - http://twitter.com/cladalu À qui le tour ? regis@luxuriant.lu

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agenda Mardi 21 septembre Novellas Progressive. Liquid / Délirium très mots - Vincent Roca. Ab. Neumünster / Es knirscht die Liebe im Getriebe - Kinsky, Wittmann & Kempa. Inouï Mercredi 22 septembre DJ Dee. Verso / Sens Inverse. Mudam / Kate Nash. Atelier / Marc Ducret 4tet. Opderschmelz / David Laborier Trio. Place d’Armes Luxembourg Jeudi 23 septembre Ben l’Oncle Soul. Casino 2000 / Saycet + The Black Atlantic + Birds Escape + Fracture. Kulturfabrik / DJ Dee. Café Du Gymnase Diekirch Vendredi 24 septembre Saturnine + Pleasure Machines + Fusty Delights + Jyr. d:qliq / Caliente Electronika. The Point / Rekult3 (24-25-26 et 01-02-03 octobre). Quincaillerie Buchholtz-Ettinger (Esch Sur Alzette) / Rebounce Tattoo Night. Rebounce Boutique / Perfect Pitch. M Club / Vernissage de l’exposition Bruno Peinado Casino Incaos (DJ set Suske & Wiske). Casino Luxembourg / Liesung Vum Nico Graf. Kulturhaus Niederanven / Los Hermanos Locos. Coco Mango / DJ Luke Skywalker. Rock Box / Manu Dibango & Soul Makossa Gang (Festival International Echternach). Trifolion (Echternach) / Folk & Jazz. Kulturhaus (Kopstal) / Falk Winland. Philharmonie / Présentation du CD - Lëtzebuerg sicht de beschten Drummer (25-25). Inouï / Madjo. La Chapelle (Metz) / Soirée Mousse. Double Deuce / DJ Dee. New Oldie Samedi 25 septembre Pendulum. Rockhal / Official Dom Perignon Night by Andy Warhol. White / Inborn + Hal flavin. d:qliq / Mumm Séis. Atelier / Krankenhouse Vol 2. The Point / Dompiraten. Consdorf / Rammstein Night. Double Deuce / DJ Tzerge. Rock Box / Billy Cobham Band. Trifolion / We Like It Hot Party. Rumelange / Huit violoncellistes de l’Orchestre Symphonique de Vienne. CAPe (Ettelbruck) / Siánye. Sang A Klang / DomPiraten. Centre Culturel Kuerzwenkel (Consdorf) / Goodbye Summer. Useldange / Funky L.A. M Club Dimanche 26 septembre Theaterfest. Ab. Neümunster / Brach. Rekult 3 Quincaillerie Buchholtz-Ettinger (Esch Sur Alzette) / Maskentheater. Exit07 / Un-usual. Double Deuce / The Brian Seeger Organic Trio. Ab. Neumünster /

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Nuit De l’Érotisme. Byblos / Mortiz Ernst. Opderschmelz / Jeff Herr. Place d’Armes Luxembourg / Le Son De La Chine. Vic Abens (Vianden) Mardi 28 septembre Fun Lovin Criminals. Atelier / Colijn Buis. Liquid / Vernissage Rafael Springer. Kjub / Amandine Bourgeois. Seven Casino Amnéville / Blues Roots Solo-Ignaz Netzer. Inouï Mercredi 29 septembre Eldoradio Iwwerstonnen. King Wilma / DJ Dee. Verso / Sens Inverse. Mudam / Yoso. Atelier / Christina Zurbrügg & Band. Opderschmelz Jeudi 30 septembre DJ Dee. Café Du Gymnase Diekirch / Independant Hardcore Show. Rocas / Harri Peccinoti (Design Friends). Mudam / Dimmu Borgir. Atelier / Tiny Legs Tim. Liquid / Life. Ab. Neumünster / Julian Dawson. Inouï Vendredi 1er octobre Paul Kalkbrenner. Rockhal / Pete Tha Zouk. Byblos / Eagles Tribute. Purple Lounge / Breakbot + DSL. Live club (Metz) / Walk The Plank. The Point / Büffels Oktoberfest. Double Deuce / Elie Maalouf Quintet: Through life. Trifolion Samedi 2 octobre Ten Years After. Rockhal / Fracture + Sugrcane Feat Deborah Lehnen. d:qliq / Shellac. Atelier / Groove Attaxx. The Point / The Happening Oldies Night. Hall Polyvalent La Chiers (Differdange) / Welcome To Champs Elysées (02-06). Exit07 / Fanny Beriaux Quartet. Trifolion / 2. Matchbal. Sins (Dudelange) / KrausFrink Percussion. CAPe / Youth Contest 2010 & Gala de Magie. Ab. Neumünster Dimanche 3 octobre Choucroute Musicale. Centre Atert (Bertrange) / Guy Schadeck 5tet. Ab. Neumünster Mardi 5 octobre The Little. Liquid / Poésie latinoaméricaine. Kulturfabrik / Così Fan Tutte. Grand Théâtre Mercredi 6 octobre The One DJ Live. Mudam / Hans Klok (6-7). Rockhal / Collectif Pascal Schumacher. Trifolion Jeudi 7 octobre Jeudiscover. Exit07 / Remo Cavallini. Liquid Vendredi 8 octobre Remady feat. Manu L. M Club / An-

nihilator. Atelier / Plankton Waves. Exit07 / Pierre Gameboys Birthday. Am Puff / Just Dance. The Point / Alain Llorca. Casino 2000 / Vernissage Brigitte Radtke. Top Floor / Silence, On Tourne (8-24). Kulturfabrik / Tell It Like It Is. Philharmonie / The Elvis Presley Tribute Show. Château Mamer / Avishai Cohen. Cube 521 (Marnach) / Luxembourg Jazz Orchestra & Bob Mintzer. Mierscher Kulturhaus (Mersch) Samedi 9 octobre Barbara Morgenstern + Plastic Pedestrian feat Lo-Fi. d:qliq / Two Tone Ska. Kulturfabrik / Kelis (Magnetic Fall Session). Atelier / Hed Kandi. Coco Mango / Nuit des musées. Luxembourg / Dj Toy Soldier. The Point / Attila Csörgo (9/10-2301). Mudam / Dabiel Buren (9/1022/05). Mudam / Nina Beier And Marie Lund (09/10-30/01). Mudam / Just Love Me ( 09/10-30/01). Mudam / Illogical Thoughts ( 09/1030/01). Mudam / Julia Migenes. CAPe / The Pop Art Trio. Ab. Neumünster / Legendary Singer From Memphis - Joyce Cobb. Inouï / Rockhal Goes Prabbeli (9-11). Café Prabbeli - Wiltz Dimanche 10 octobre Biffy Clyro. Atelier / Christof Thewes Quintett. Ab. Neumünster / Gala Crémant Musical 2010. Casino 2000 / Nuit De l’Érotisme. Byblos Lundi 11 octobre Changing Winds (11-14). Exit07 Mardi 12 octobre Robyn (Magnetic Fall session). Atelier / Vincent Thekal. Liquid / Vittorio Merlo. Ab. Neumünster / International Guitar Night - P. Finger, M. Fix, F. Morone, E. Finkelstein (1213). Inouï Mercredi 13 octobre L’emPIAFée Christelle Chollet. Casino 2000 / Stern. Mudam / Raquel Barreira (13-14-15). Kulturfabrik / The Ex. Kulturfabrik / FansNextdoor. Mudam Jeudi 14 octobre Mice Parade + Laetitia Sadier + Silje Nes. Kulturfabrik / Little Blues Band. Liquid / Jeudiscover. Exit07 / Kahiba. Inouï / Puggy. La Chapelle (Metz) Vendredi 15 octobre Train. Atelier / Kokolores. The Point / Pasticcio Musical Contre La Pauvreté. Exit07 / Autumn Leaves Jazz Festival (15-16-17). Ab. Neumünster / Uucht. Château Mamer / MéliMélo...dies. Kulturhaus Niederanven

Samedi 16 octobre This Is Hardcore. Double Deuce / dr.gonZo’s Crazy DJ Disco Show. The Point / Tarpauline + Babyoil. d:qliq / DJ Raymond. Byblos / Casino Royal by de Läb. Casino Luxembourg / Béierowend. Perle / Brodinski. Villa Rouge (Metz) Dimanche 17 octobre Amy Macdonald & The German Radio Philharmonic Orchestra. Rockhal / Glenn Hughes. Atelier / Scorpions. Galaxie Amnéville / Nuit De l’Érotisme. Byblos / Valery Afanassiev. CAPe Lundi 18 octobre Gyptian. Kulturfabrik / Wir Sind Helden. Atelier Mardi 19 octobre Liquid Jazz Houseband. Liquid Mercredi 20 octobre Eve. White / Herr 2003. Mudam / Brothers In Arms & The Cops. Atelier / Brach. d:qliq Jeudi 21 octobre Jeudiscover. Exit07 / Poundcake. Liquid Vendredi 22 octobre Michael Miro. Casino 2000 / Destination Techno With Oliver Neufang. The Point / Renaissance Man. Mélusina / Où Va L’Eau (22-28). Exit07 / Treffs de Bal. Biwer / BORA BORA Party Vol 5. Pétange / Benoit Martiny (22-23). Inouï / Yolanda Be Cool. M Club Samedi 23 octobre Patrice. Atelier / Save Esch Session 7. Café Diva (Esch-sur-Alzette) Mardi 26 octobre Maroon + After The Burial + The Eyes Of A Traitor + The Agonist. Kulturfabrik / Cedric Henriot (Gainsbourgs World). Liquid / Jake La Botz (26-27). Inouï Mercredi 27 octobre Crystal Castles. Rockhal / Kuston Beater. Mudam / Yeasayer (Magnetic Fall Session). Atelier Jeudi 28 octobre Sibiresch Eisebunn. Kulturfabrik / Jeudiscover. Exit07 / Joe Satriani. Atelier / Vecchi & Brutti. Liquid / Champagne Et Caviar. Coco Mango / Shout Out Louds. Rockhal Vendredi 29 octobre The Tellers. Exit07 / Vernissage de l’exposition project room @ aquarium: Francisco Camacho – Entkunstung de l’art. Casino Luxembourg /

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Payer moins cher son matériel

Samedi 30 octobre Joe Cocker. Rockhal / The Damned. Atelier / Juliet Sikora. The Point / Bal. Hal Sportif Medernach / Zenter’s Bal. Beckerich Dimanche 31 octobre Hurts (Magnetic Fall Session). Atelier / Cocorosie. La Passerelle (Florange) / Nuit De l’Érotisme. Byblos / The 3 Baris. Ab. Neumünster / Halloween Party. Café Beim Nico (Goeblange) Mardi 2 novembre Darwin Deez. Rockhal / Paradigm Junction. Liquid Mercredi 3 novembre Jamie Lidell. Rockhal / Nessbeal. Double Deuce / Bouncy Castle. Mudam Jeudi 4 novembre Aaron. Rockhal / Jeudiscover. Exit07 / Liquid Blues Houseband. Liquid / BB Brunes. 112 (Terville) Vendredi 5 novembre Luxuriant Party With Kavinski + The Shoppings DJ Set. Splendid Luxembourg Gare / Apocalyptica. Atelier / Toro Y Moi + Gold Panda + Clock Opera. Exit07 / DJ Lucash. The Point / Die Antzen. Double Deuce / WWE Smackdown. Galaxie D’Amnéville Samedi 6 novembre The Eastpak Antidote Tour 2010. Rockhal / Thindersticks. Atelier / Jean Michel Jarre. Galaxie D’Amnéville Dimanche 7 novembre Les Monologues Du Vagin. Galaxie D’Amnéville Mardi 9 novembre Kele. Atelier / Taxi Brousse. Liquid / M2 (09-10). Exit07 Mercredi 10 novembre As I Lay Dying. Kulturfabrik / Bouncy Castle. Mudam / Lynch Mob. Atelier Jeudi 11 novembre Alter Bridge. Atelier / Jeudiscover. Exit07 / Public Enemy. Rockhal / L’Enfant De La Jungle (11-12). Exit07 / M. Galaxie D’Amnéville

ged Sevenfold. Rockhal / The New Wine + Metro. d:qliq

e ça peut faire une belle différenc

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Samedi 13 novembre Scissor Sisters. Rockhal / Caribou. Exit07 / Mess For Masses. Steinfort / Paul Gilbert. Kulturfabrik / Castle Vibration. Useldange / Après-Ski Party Alarm. Larochette / Hugues Aufray. Galaxie D’Amnéville Dimanche 14 novembre The Black Keys. Atelier / Nuit De l’Érotisme. Byblos Lundi 15 novembre Danko Jones. Rockhal Club / Jamie Cullum. Rockhal Mardi 16 novembre Guillaume Cherpitel. Liquid / Johnny Winter. Rockhal Veronic Dicaire. Seven Casino Amnéville Mercredi 17 novembre. Bouncy Castle. Mudam / Projecto (17-21). Exit07 / Collection Mudam- Premier étage Second Degré (17/11-10/04). Mudam / Laurent Gerra. Galaxie D’Amnéville

Dunkerque Les Maldives

Jeudi 18 novembre Gaetan Roussel. Rockhal / Giardini Di Mirò + The Migrant. d:qliq / Midlake. Atelier / Jeudiscover. Exit07 / Blufrog. Liquid / Justin Nozuka. Galaxie D’Amnéville Vendredi 19 novembre The National. Atelier / Xiu Xiu + Zola Jesus + Former Ghosts. Exit07 / Benoit Martiny + Brach. Mélusina / Fumakilla 10 Years Label Club Tour. The Point

Découvrez la sélection d’un noctambule notoire avec, pour ce numéro 15, les bons plans de DJ Doublekick.

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Vendredi 12 novembre Aura Dione. Rockhal Club / Aven-

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Rétro Zombie & Sexy Zombie. Melusina / Monsieur Ben. Coco Mango / Festival Film Italien. Kulturfabrik / Hills Have Eyes. Double Deuce / Jeff Beck. Galaxie Amnéville

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horoscope

Horoscope BELIER (21 mars — 20 avril) : Amour : Arrêtez de draguer votre patron(ne), il(elle) se tape déjà la(le) secrétaire. Travail : Grâce à cette déception sentimentale, vous pourrez enfin travailler dur ou du moins, faire en sorte qu’on ne vous paye pas pour rien. C’est un mal pour un bien.

BALANCE (23 septembre — 23 octobre) : Amour : Enfermez-vous chez vous, ne sortez plus, faites une réserve de bons blockbusters américains et autres séries TV. On reparle de votre dépression le mois prochain. Travail : Arrêtez de collectionner les nains de jardin.

TAUREAU (21 avril — 20 mai) : Amour : Vous devez cesser immédiatement toute relation extraconjugale. Quittez vos maîtresses (amants) et supprimez leurs mails enflammés. Votre femme (mari) a tout deviné ! Heureusement que les astres vous ont prévenu. Travail : Changez de job, et partez aux Maldives. Pilote de pirogue, ça ne vous dit pas ?

SCORPION (24 octobre — 22 novembre) : Amour : Vous avez chaud aux fesses et ça se ressent. Le scorpion est, certes, le signe le plus sexuel du zodiaque, mais calmez-vous ou tous les chiens du quartier vont vous courir après. Travail : Pour se détendre au bureau : on va regarder la nouvelle pub de la marque Tippex sur Youtube (exclusivement) « A Hunter And A Bear ».

GEMEAUX (21 mai — 20 juin) : Amour : Organisez un vide dressing entre ami(e)s ! Vous pourrez enfin vous débarrassez de ces robes (costards) hideux(ses) qui polluent votre armoire. Et vos copains (copines) vont adorer. Travail : Vous allez vous faire licencier le jeudi sept octobre en début de matinée. Ayant volé des critériums, blocs de postit, stylos Bic et autres fournitures de bureau à votre employeur pendant près de cinq ans, votre cas ne sera pas joli joli à défendre…

SAGITTAIRE (23 novembre — 22 décembre) : Amour : La discrétion est de rigueur concernant vos relations. Mystère et boule de gomme ! Travail : Achetez le Manuel Des Filles De Bonnes Familles Du XXIème Siècle, ainsi vous apprendrez comment refuser avec élégance, les avances de votre oncle Georges, 58 ans, marié, deux enfants (qui est très vilain de plus).

CANCER (21 juin — 22 juillet) : Amour : Avec grand-mère toujours dans les parages, vous n’allez pas réussir à tirer votre épingle du jeu. En même temps, quelle bêtise de tomber amoureux de son (sa) cousin(e). Travail : Message de Neptune : « travailler trop ça rend idiot ». Quel penseur ce Neptune ! LION (23 juillet — 22 août) : Amour : Nymphomane (séducteur) notoire, plus aucun(e) homme (femme) ne veut coucher avec vous. Mettez-vous à leur place, voudriez-vous vous moucher dans un mouchoir alors qu’il a déjà été utilisé ? Travail : C’est la rentrée, alors on se prend en main ! Un régime vous est rudement recommandé après tous vos excès de l’été… Sculptez votre corps d’athlète. VIERGE (23 août — 22 septembre) : Amour : À force de faire la dévergondée tout l’été, vous avez mis Jupiter en colère. Une malédiction terrible frappera votre descendance sur huit générations. Vous donnerez naissance à des adorateurs de Phil Collins ! Travail : Vous devriez boire plus d’eau minérale et moins d’eaude-vie.

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CAPRICORNE (23 décembre — 19 janvier) : Amour : Bon, faisons un point : vous n’êtes pas joli(e), votre carrière professionnelle laisse sérieusement à désirer, vous n’êtes pas non plus une déesse (un dieu) au lit et votre look… Autant éviter complètement le sujet ! Donc, si vous êtes célibataire, prenez votre mal en patience, si vous êtes en couple (par chance), faites-vous une raison, vous êtes cocu(e). Travail : Rien à ajouter pour le moment. Ne perdez pas espoir Capricorne, la roue tourne. VERSEAU (20 janvier — 18 février) : Amour : Vous nagez dans le bonheur, alors profitezen vivement. Car d’ici quelques semaines, bonjour les galères… Travail : L’heure est venue de prendre soin de vous. Demandez à votre fiancé(e) ses trucs et astuces afin de réaliser un super masque à argile, une belle pédicure en moins de dix minutes. POISSONS (19 février — 20 mars) : Amour : Vous traversez une période d’autisme avancé. Caché(e) derrière vos lunettes de soleil avec votre iPod sur les oreilles, il devient de plus en plus difficile de communiquer avec vous. Vous avez raison, les autres sont des cons. Travail : Les vacances sont finies, le retour à la réalité est dur. Rappelez votre dealer. † Mademoiselle Léa Revon

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