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Alizée Millot millot.alizee@courrier.uqam.ca

Éditorial Serge Lemoyne, cité dans Jocelyne Lepage, « La parole est aux artistes », La Presse, 18 février 1986, n.d. ii Simon Jodoin, Steve Proulx, Anabelle Moreau et Pedro Despouy, « Art-peur », Voir, En ligne, 6 février 2013. <http://voir. ca/societe/2013/02/06/dossierart-peur/.> Consulté le 14 avril 2013. iii Isabelle Paré , « L’éducation aux arts est un facteur de réussite scolaire et sociale », Le Devoir, Montréal, En ligne, 18 octobre 2012. <http://www. ledevoir.com/culture/actualitesculturelles/361675/l-educationaux-arts-est-un-facteur-dereussite-scolaire-et-sociale >. Consulté le 14 avril 2013. iv Cette idée est défendue par plusieurs auteurs. Pour un aperçu de cette approche, voir Sir Ken Robinson, « Ken Robinson nous dit en quoi l’école tue la créativité », TED Talks, Conférence en ligne, juin 2006, 19.29 min. <http://www. ted.com/talks/ken_robinson_ says_schools_kill_creativity. html>. Consulté le 14 avril 2013. i

« Ce qui est malade, ce n’est pas l’art québécois, mais sa diffusioni », dénonçait Serge Lemoyne en 1986. Force est d’admettre que cette dénonciation est toujours d’actualité. Le domaine culturel souffre des coupures qui mettent à mal plusieurs organismes, le gouvernement conservateur projetant réduire de près de 200 millions de dollars le budget de Patrimoine canadien d’ici deux ansii. En effet, l’art est dévalorisé dès que se font sentir les premiers symptômes d’un essoufflement financier. Qu’y comprendre, sinon que l’État lui-même réitère l’inévitable question à laquelle se trouve tôt ou tard confronté tout étudiant en art : l’art est-il donc optionnel ? À en croire une étude de Hill Stratégies, une firme de recherche canadienne, l’art aurait un impact substantiel sur le développement cognitif des enfants à long termeiii. À l’avenant, de nouvelles perspectives en éducation considèrent le critère de la créativité comme signe d’intelligenceiv, l’art cultivant de telles compétences. Outre ces exemples, il suffit de prendre connaissance des articles du présent numéro d’Ex_situ pour constater la nature positive du discours artistique. Qu’ils relèvent du Dossier art ancien, du Dossier sujets d’actualité ou des Comptes rendus, ils affirment l’ouverture d’esprit et le regard critique qu’aiguillonne l’art, que ces réflexions soient rétrospectives ou qu’elles portent sur l’actualité. Dans son analyse postcolonialiste, Marie-Lise Poirier lève le voile sur la distorsion représentationnelle de l’Orient au XIXe siècle par les Occidentaux. Les articles d’Alexia Pinto Ferretti et de Julie Richard attirent également notre attention sur des sujets internationaux, discutant respectivement du scandale de l’artiste franco-marocain Medhi-Georges Lahlou et de l’exposition israélienne de Sigalit Landau présentée à la dernière Biennale de Venise. Anne-Marie Dubois explore quant à elle la différence identitaire propre à la réalité queer via le travail de J.J. Levine. Cette étude de l’individu est poursuivie par Maude P. Hénaire qui, traitant d’une œuvre vidéo de Douglas Gordon et de Philippe Parreno, incite à être lucide vis-à-vis des représentations biaisées des icônes contemporaines. Tout aussi dignes d’intérêt sont les articles de Jasmin Cormier, Marie Ferron-Desautels, Gabriel Gosselin, Marie-Ève Leclerc-Parker, Lydia Martineau, Karolane Ratelle, Ingrid Valent et Aurélie Wandewynckele, qui portent sur des sujets aussi variés que le sublime martinien, les performances de la RIPA et les bars-galeries, pour n’en nommer que quelques-uns.

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La revue étudiante de la faculté des arts de l'UQAM Dossier art ancien, Dossier sujets d'actualités, In visu, et compte-rendus d'exposition...

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