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Printemps 2009 - Trimestriel

Le Journal du Parc naturel Une balade familiale truffée d’énigmes à détacher au centre de la brochure ! Sommaire Éditorial Déjà 5 ans ! Jardin de nature Une promenade dégoûtante Artisans de chez nous Dourbes - Sigrid De Puydt Histoire naturelle Protohistoire à Olloy Agenda des manifestations

Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be

N°20


Éditorial Déjà 5 an s! A

VEC LA SORTIE DE SON VINGTIÈ ME NUMÉ RO, le Journal du Parc fête ses cinq ans d'existence. Ce trimestriel, tiré à quatre mille exemplaires, est distribué dans chaque foyer du Parc naturel. Sa vocation première est d'attirer l'attention des habitants sur les richesses historiques, architecturales, artistiques et naturelles qui les entourent au quotidien. Mais sa diffusion est plus large. Environ quatre cents personnes extérieures au territoire du Parc naturel ont manifesté le désir de recevoir le journal du Parc via un envoi personnalisé. Une version téléchargeable est aussi disponible sur le site du Parc (www.pnvh.be). Le journal contribue de cette manière à la promotion touristique de la Commune de Viroinval.

Le Parc naturel tient à souligner la fidélité de ses lecteurs en offrant un livre « Nature » aux quatre premières personnes habitant Viroinval qui se présenteront, en semaine, à la Maison du Parc naturel, avec les vingt numéros du Journal du Parc. La conception d'un numéro demande un travail minutieux de recherche documentaire, de rédaction, de relecture et de mise en page. Que tout ceux qui ont participé à la réalisation de ces vingt premiers numéros soient vivement remerciés. Permettez-moi aussi de féliciter Luc Noël qui, depuis le premier numéro, participe bénévolement à la relecture du journal et nous prodigue ses conseils journalistiques. Mes remerciements vont également à Joël Dath qui donne de la couleur et du relief au journal par la réalisation de la mise en page très professionnelle.

Tout le monde dehors !

C

est l'occasion de mettre en valeur les trois cents kilomètres de chemins balisés qui sillonnent le Parc naturel. Quotidiennement entretenus par l'asbl Icare, ces sentiers invitent à la découverte de Viroinval. Le Parc naturel veut participer à leur promotion en vous offrant son premier jeu d'observation autour d'une promenade balisée au départ d'Olloy. Passez un moment agréable en famille et partez à la découverte des intrus qui se sont glissés dans le descriptif de la promenade que vous trouverez au centre de ce numéro. L'Office du tourisme de Viroinval se fera un plaisir d'offrir un petit cadeau surprise à chaque famille qui revient de promenade avec les bonnes réponses. D'autres jeux-balades vous seront proposés prochainement. E NUMÉ RO ANNIVERSAIRE

A

VEC LE RETOUR DU PRINTEMPS, les moutons et les chèvres rejoignent les pelouses calcicoles. Durant toute la belle saison, le berger déplacera ses troupeaux sur les tiennes calcaires de la vallée du Viroin. Pour souligner le début de cette année de pâturage, nous vous invitons, le dimanche 17 mai 2009, à participer à la quatrième fête pastorale de la bergerie d'Olloy. L'entrée est gratuite. Parmi les différentes activités proposées, le visiteur assistera à des démonstrations de conduite de troupeaux de moutons et d'oies par des chiens de la race Border collie. Une visite guidée des pelouses calcicoles en petit train touristique et à pied partira de la bergerie à 13 h 30 précises.

Venez nombreux à l'inauguration de cette journée festive. Le verre de l'amitié vous sera offert à 11 h. Il sera suivi d'un repas champêtre sur réservation.

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Baudouin Schellen, Directeur PNVH


Jardin de nature Une prome nade dé goûtante A

U COURS D'UNE PROMENADE PRINTANIÈ RE au sein du

Parc naturel, le promeneur attentif aura son attention attirée par de curieux amas blanchâtres recouvrant certains végétaux et ressemblant étrangement à des crachats. Ceux-ci sont d'ailleurs appelés dans le langage courant « crachat de coucou ». Ils apparaissent en effet sur les végétaux au début du mois de mai en même temps que le retour du coucou.

par Camille Cassimans Chargé de communication PNVH

La belle histoire du cercope sanguinolent C

e QUI SEMBLE REPOUSSANT À PREMIÈ RE VUE recèle un de ces nombreux trésors que nous offre la nature au quotidien. En écartant délicatement les bulles translucides avec un fétu de paille, nous découvrons une curieuse larve d'insecte verdâtre. C'est la larve du cercope sanguinolent. En automne, la femelle du cercope dépose ses œufs sur la plante hôte dans les interstices entre deux tiges. La ponte est limitée à une trentaine d'œufs. Chaque œuf a toutes les chances de donner un adulte. Cela justifie la faible taille de la ponte. Dès les premiers rayons printaniers, les larves éclosent et enfoncent directement leur pièce buccale dans les tissus de la plante. Par cette blessure, la larve injecte sa salive contenant des enzymes qui liquéfient les parois cellulosiques de la plante. Le contenu cellulaire prédigéré est aspiré par la larve. Les résidus sont excrétés sous la forme d'un liquide visqueux qui enveloppe progressivement la larve. L'air insufflé génère des bulles de gaz dans ce liquide. Celui-ci assure une isolation thermique ainsi que l'humidité nécessaire au développement de la larve. La mue survient au début de l'été.

L

'ADULTE EST NOIR ET LÉ GÈ REMENT BLEUTÉ avec de grosses taches rouge sang. Il mesure environ un centimètre. Les ailes antérieures sont maintenues au repos en toit au-dessus du corps. Les pattes postérieures sont armées d’aiguillons mobiles. Elles lui permettent de faire des bonds importants pour fuir ses prédateurs. Pour réaliser des performances équivalentes, l'homme devrait faire des sauts en longueur de 640 mètres. Comme la larve, l'adulte se nourrit en piquant les végétaux. Le cercope sanguinolent affectionne les prairies humides et les bords des mares.

Champion du saut en hauteur

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Les envahisseurs à nos portes Depuis 1980, la cicadelle pruineuse s'est implantée en France et en Italie. Venue par bateau d'Amérique du Nord, cet insecte pose quelques problèmes dans les cultures fruitières en affaiblissant les jeunes pousses de l'année. Par les excréments rejetés à la surface des feuilles, elle stimule la croissance de la fumagine, champignon appelé aussi « pourriture de la vigne ». Pour contenir les populations de cicadelle à un niveau soutenable pour les exploitations agricoles, des moyens de lutte biologique sont utilisés. La dissémination de larves de Neodrinius a déjà été testée à Grenoble. Une fois adulte, ces petites guêpes vont pondre leurs œufs dans ceux des cicadelles, ce qui les tuera et les empêchera de se reproduire.

Et les concurrents ? L

n'est pas la seule à utiliser la stratégie du crachat de coucou pour se développer. Dans le même ordre des Homoptères, on trouve les cicadelles, qui se nourrissent aussi de la sève des végétaux. Les dégâts aux plantes cultivées sont négligeables. Les populations sont régulées par les prédateurs naturels que sont les oiseaux, les punaises, les guêpes, les araignées et parfois les libellules. A LARVE DU CERCOPE

Les Border collie seront présents !

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Lors de la fête de la bergerie, vous aurez certainement l’occasion de découvrir ce surprenant pouvoir dont est doté le Border collie : grâce à une attitude légèrement rampante et un regard fixe qui hypnotise littéralement les moutons, le chien accomplit le travail de vingt hommes en rassemblant un troupeau à lui seul. C’est également un orfèvre en matière de déplacement et de confinement des animaux. Gare au mouton qui ne bèle pas droit !


Pr omenade s balisée s © Damien Hubaut (CNB)

Croix-Sauvage

Départ sur la place de l’église d’Olloy-sur-Viroin, près du panneau touristique.

Promenade balisée losange jaune la porte de l’église, dirigez-vous 1. versDoslaàdroite et empruntez la rue Saint-

Eloi. Arrivés aux quatre bras, continuez la rue des Mines en laissant le caf é « Chez Raoul » sur votre droite.

2.

© Gilbert Bochenek

Traversant le pont qui enjambe le Viroin, arrêtez-vous quelques instants pour découvrir la rivière qui cascade sur les cailloux. La végétation et les lichens qui garnissent le pont retiendront l’attention.

© Johann Dréo

Voici trois photos de lichens... Trouvez l’intrus !

la route nationale pour vous rendre à la rue 3.«Franchissez De l’autre côté de l’eau ». Empruntez-la vers la gauche. les dernières maisons, sur le côté droit de la route, 4. Après vous longez une clôture en ursus qui délimite la réserve naturelle du « Tienne du Moulin ». Un panneau vous informe sur les plantes et insectes qu’elle abrite.

L’ orpin âcre © J.F. Gaffard

© Camille Cassimans

Soyez attentif…si le soleil brille, vous apercevrez très probablement un lézard des murailles ou un orvet qui se réchauffe sur un rocher bien exposé.

Le flambé

5 Le lézard des murailles © Axel Rouvin


Pr omenade s balisée s 5. 6.

7.

Quand la route en béton tourne en épingle à cheveux, quittez celle-ci en empruntant le chemin empierré qui se présente devant vous (pas de changement de direction pour vous).

Partez à la recherche des arbres repris dans la liste, Regardez les photos qui vous sont proposées et tentez d'identifier les essences ! Quelle est l’intruse ?

Un peu plus loin, à la sortie du massif forestier, sur votre gauche, vous contemplez la vallée du Viroin. Ce vaste paysage ouvert vous permet de découvrir, à l'avant plan, les tiennes calcaires de la Calestienne, tandis qu'à l'arrière se dressent les premiers contreforts de l'Ardenne. Vous êtes ici à la frontière entre deux régions géographiques très différentes qui s'opposent par leur type de sol, leur végétation et leur climat. Le chemin traverse maintenant une grande zone de stockage de déblais de carrière. Vous voici au pied de la carrière « Frimoy » d'où sont extraits de beaux blocs de roche calcaire utilisés pour le renforcement des berges. Face à vous se dresse un bel éperon rocheux : c'est la Roche aux faucons.

1. Chêne

2. Aubépine

4. Pin noir d’Autriche 5. Merisier

Quel est le paysage que vous ne rencontrerez pas lors de votre balade ?

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3. Érable champêtre

Le hibou grand-duc © Softeis


La couleuvre à collier © Darkone

Croix-Sauvage 8.

Après la carrière, votre chemin se rétrécit et bifurque vers la droite. Il entame une longue montée à travers bois.

Une nouvelle enquête vous est proposée : cherchez tout au long de votre promenade les lianes illustrées par les photos. Quelle est l'intruse ?

fois au sommet de 9. Unela colline, le chemin Le houblon © Jan Mehlich

Le lierre © Jina Lee

devient plat et sépare très nettement une forêt de feuillus sur la gauche d'une forêt plantée de pins sur la droite. Le chèvrefeuille des bois © Frank Vincentz

Tout en vous promenant, observez la végétation. Parmi les photos qui vous sont proposées cochez les plantes que vous avez observées et trouvez l'intruse.

La knautie des champs © Rafal Konkolewski

L’hellébore fétide

L’anémone sylvie © Dreamdan

La primevère © BerndH

10. Soyez attentif, votre chemin va traverser perpendiculairement un premier monticule, vestige

La digitale pourpre © Varda-Elentari

des remparts Ouest d'un ancien oppidum datant de 50 av. J.-C. La sortie de l'oppidum est moins marquée. Les observateurs repèreront le moment où le chemin franchit le rempart Est. Le prochain point intéressant se trouvera à votre gauche peu après avoir quitté l'oppidum. Un trait perpendiculaire à votre chemin vous invite à la découverte d'un paysage ouvert sur un méandre du Viroin et sur la vallée abritant le village de Dourbes.

La clématite des haies

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© F. Lamiot

12.

Une centaine de mètres plus loin, sur votre droite, vous surplombez la carrière « Prosper ». Soyez prudent, ce lieu n'est pas sécurisé et de nombreux accidents y ont déjà eu lieu. Vous en trouverez un témoignage un peu plus loin sur le chemin.

Vous voici à la « Croix Sauvage », érigée là à la mémoire de Jacques Sauvage, échevin d'Olloy qui mourut accidentellement dans la carrière le 27 février 1862.

13.

Après avoir dépassé la croix, engagez-vous sur le chemin de gauche. Vous longez, à votre droite une plantation de pins noirs d'Autriche. Au croisement en forme de Y, poursuivez le chemin par sa branche droite. sur votre gauche, vous repérez 14. Rapidement, un panneau explicatif. Vous atteignez ici

une troisième réserve naturelle : la réserve du Contienau abritant une pelouse calcicole. Ensuite, le chemin s'incurve sur la droite et le paysage s'ouvre sur une plaine agricole.

© Camille Cassimans

Le panorpe commun © Luc Viatour

au bout de ce chemin 15. faceVousà laarrivez seule maison dans le paysage. Empruntez la route en béton sur votre droite. Une balise «losange jaune» vous invite à partir sur la gauche et à vous enfoncer dans un étroit chemin bordé de haies qui rejoint Olloy.

Rendrez-vous à l'office du tourisme de Nismes pour y faire contrôler vos réponses aux énigmes proposées !

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Cette balade pédestre fait partie des 300 kilomètres de sentiers balisés sur l’entité de Viroinval. L’ensemble de ces parcours sont repris sur la carte des promenades de Viroinval au 1/25000 éditée par l’asbl Icare. La carte ainsi que son topoguide sont disponibles à la Maison du Parc naturel, à l’Office du Tourisme de Viroinval ou ou sur demande à l'asbl ICARe au +32(0)60 39 08 58.

Ce feuillet est une réalisation du Parc naturel Viroin-Hermeton en collaboration avec l’ asbl Chouette Nature. Textes : Anne Lambert et Baudouin Schellen. Conception et réalisation : Joël Dath. Crédits photographiques : Baudouin Schellen (hormis mention contraire).

Croix-Sauvage


Artisans de chez nous

L’inspiration de Sigrid... N

ée en juillet 1948 dans la région de Mariakerke, Sigrid grandit dans une famille où la peinture occupe une place importante. Les promenades en compagnie de son père lui font découvrir mille choses étincelantes qu’elle va très vite crayonner avec talent.

E

par Camille Cassimans chargé de communication PNVH

NCOURAGÉ E DANS CETTE VOIE PAR SON

PÈ RE ,

elle entame des études de dessinatrice sur tissus à l’école des textiles de Gand. Sigrid complète sa formation en suivant des cours de dessin à l’institut SintLucas. Attirée par les multiples facettes que recèlent le visage des enfants, elle exprime son art en croquant à la pastel et au fusain ces sujets tantôt tristes, tantôt éblouissants de joie. Ce contact privilégié avec l'enfance l’amène à entreprendre des études de psychologie à l’Université de Gand.

Sigrid se distingue

D

È S 1983, Sigrid découvre le mariage parfait entre la soie naturelle et les images poétiques. Sa technique se peaufine et les expositions se succèdent (Gand, Deinze, Namur…) à tel point qu’elle reçoit la médaille d’or nationale de l’Académie wallonne des arts. Durant dix ans environ elle réalise de nombreux portraits à la demande. Afin d’éviter au sujet de longues séances de pose, la photographie lui vient en aide et permet un travail méticuleux. Depuis 1995, sa technique est axée sur la peinture acrylique. Sa prochaine participation à l’exposition du quartier du Sablon à Bruxelles mettra en avant sa maîtrise de l’art figuratif.

Tendances actuelles

U

NE COUCHE DE PLÂ TRE EST APPLIQUÉ E SUR LA TOILE de manière à former divers reliefs. L’enduit blanc vient recouvrir l’ensemble afin d’assurer l’homogénéité. Un premier fond de couleur est appliqué et il est suivi par les autres couleurs de l’œuvre. Enfin, l’apport figuratif vient compléter et achever le travail. La peinture acrylique a le mérite de sécher rapidement ce qui permet à Sigrid de réaliser une œuvre en 2 à 3 semaines. La mouvance actuelle du travail de Sigrid se situe dans l’abstrait lyrique avec du mouvement.

Le Parc naturel à cœur ouvert

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E PARC NATUREL ET LE VILLAGE DE DOURBES ont attiré Sigrid lorsqu’elle était

à la recherche d’un endroit tranquille où habiter, proche de la nature, près de gens accueillant sachant prendre le temps de vivre. Gageons que Sigrid aura encore de beaucoup de bonheur en vivant dans notre belle région. Sigrid De Puydt, Rue de Mariembourg 44 à 5670 Dourbes - +32(0)60 31 34 02 - depuydt.sigrid@skynet.be

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Histoire naturelle Protohistoire à Olloy par Camille Cassimans chargé de communication PNVH

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'HISTOIRE DU PARC NATUREL VIROIN-HERMETON se lit à travers les nombreux sites archéologiques présents sur son territoire. Si certains sites sont bien connus du grand public comme le château de Hauteroche à Dourbes ou la villa gallo-romaine de Treignes, d'autres moins spectaculaires méritent notre attention. Partons à la découverte de l'Oppidum avec Jean-Luc Pleuger, responsable des fouilles sur le plateau des Cinkes à Olloy. Jean-Luc Pleuger, archéologue, ici en compagnie du Professeur Eugène Warmenbol, est l’initiateur des fouilles du plateau des Cinkes.

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Présentation des lieux

est situé sur la commune d'Olloy au sommet d'un tienne calcaire surplombant un méandre du Viroin qu'il domine d'une soixantaine de mètres. Il est accessible librement en suivant la promenade balisée avec des losanges jaunes au départ de l'église du village (La Croix Sauvage). Sa surface totale est de 2,75 hectares. Le site est délimité par deux remparts doublés de fossés distants de deux cents mètres l'un de l'autre. Ces remparts verrouillent le sommet du plateau à l'est et à l'ouest. Le chemin balisé les traverse perpendiculairement. Le rempart ouest a une longueur de 169 mètres et s’étale sur une largeur de 13 mètres. Son sommet se trouve à 1,50 mètre de haut. Le rempart est apparait moins marqué. Ce site possède les caractéristiques d'un oppidum par sa situation au sommet d'une colline dont les défenses naturelles ont été renforcées par la main de l'homme. E SITE ARCHÉ OLOGIQUE

L’homme habite ici depuis 6500 ans

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A PRÉ SENCE DE L'HOMME SUR CETTE COLLINE est avérée depuis le néolithique final (3950 à 4500 ans av. J.-C.). C'est la découverte de nombreux silex et de deux fragments de silex polis qui en apporte la preuve irréfutable. La datation au radiocarbone des ossements découverts en 1979 ainsi que la découverte d'une pointe de flèche en bronze démontrent que le site était toujours occupé à l'époque du Bronze moyen (1150 av. J.-C.). Mais les deux remparts sont plus récents comme nous l'explique Jean-Luc Pleuger: « il s’agit typologiquement de deux remparts de la Tène finale (50 ans av. J.-C., juste avant l’arrivée de César). La campagne de fouilles de juillet 2004 a mis en évidence les étapes de construction des remparts. Ils ont été refaits au moins à deux reprises. Un parement en poutres de bois les surplombait. Nous avons démontré qu'une partie du parement a été détruite par le feu. L'ouvrage a versé dans le fossé à différents endroits ».

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2006 : la porte s’ouvre

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E STAGE D'ARCHÉ OLOGIE DU MOIS DE JUILLET 2006 a révélé la présence d'une porte en bois dans le rempart oriental. D’une largeur de 3,20m, l'emplacement de la porte était marqué par 2 pieux circulaires latéraux. Un poteau « central » carré légèrement déporté vers la droite délimitait deux ouvertures de 1m70 et de 1m15 définissant une entrée à 2 vantaux s’ouvrant sans doute vers l’extérieur. Le trou de poteau central contenait de gros fragments de bois de cervidé âgé ayant probablement une connotation symbolique ou cultuelle. L’ouverture alternative des battants inégaux de la porte pourrait participer à sa défense, laissant passer l’homme ou le charroi, en ménageant la possibilité de ne pas en ouvrir la totalité.

2007 : une nécropole

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A MINCE COUCHE DE SOL caractéristique de cet éperon rocheux ne facilite pas le travail minutieux de l'archéologue. Le mélange des indices rend l'interprétation des découvertes très complexe. Jean-Luc Pleuger nous livre néanmoins quelques certitudes : la campagne de fouille de juillet 2007 avait entre autre comme objectif de mieux comprendre l'utilisation de la surface fortifiée. Nos premières découvertes semblaient indiquer la présence d'une nécropole. Un inventaire précis des nombreux tertres de pierres sèches appelés « marchets » a donc été entrepris.

«Nous avons dénombré 128 tertres à l’intérieur de la fortification, dont plusieurs de très grande dimension (10m et 11m80). Les quelques objets et ossements retrouvés à l'intérieur de ces sépultures indiquent que le site a servi de nécropole depuis l'âge du bronze jusqu'au début de l'époque romaine. La fouille a pu également mettre à jour 25 trous de poteaux dont certains forment des alignements. D’autres font penser, vu leur dimension plus importante et leur disposition, à des encastrements de poteaux faîtiers. Les futures campagnes de fouilles essayeront d'en comprendre la ou les structures ».

Et que nous réserve 2009 ?

C

ETTE ANNÉ E,

le stage de fouilles débutera le 2 juillet pour s'achever le 28 juillet. Profitez de cette période estivale pour vous rendre à pied sur le site et rencontrer les jeunes participants qui se feront une joie de partager leurs passions avec vous.

Stage d'archéologie c/o Les Forges Saint-Roch M. Jean-Luc Pleuger, Chemin du Try Châlons 7 5660 COUVIN Téléphone : +32 (0)60 34 74 23 Télécopie : +32 (0)60 31 22 36 www.archeostage.com archeostage@skynet.be

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Agenda des manifestations Conférence « Migration des papillons» Vendredi 24 avril (1 soirée) Qui n’a pas observé un vulcain ou un machaon en se promenant ? Savez-vous que ce bel insecte a peutêtre fait plusieurs centaines de kilomètres juste avant que vous ne le regardiez ? Pourquoi une migration chez les papillons, quelles sont les espèces concernées ? Papillons de jour, papillons de nuit, comment les observer ? R-V. à 19h30 à la Ferme de la Maladrerie (ou ferme du Petit Julien), rue St-Roch à Nismes. Organisation : CNB Viroinvol Conférencier : Marcel Gillard Infos : Thierry Dewitte (+32 (0)476 75 25 37) viroinvol@skynet.be

Excursion autour du village de Mazée Dimanche 24 mai (1 journée) Comme chaque année depuis 2003, nous retrouvons nos amis naturalistes français de l’association «l’Aubépine» (Avesnois) pour une sortie printanière, cette fois à la découverte des plantes autour du village de Mazée. Deux milieux seront plus particulièrement prospectés : les berges du Viroin et la pelouse calcicole du Tienne de Najauge. R-V. à 9h30 devant l’église de Mazée. Emportez votre pique-nique qui sera pris dans la nature. Organisation : CNB Viroinvol Aubépine - Natagora ESM Infos : Olivier Roberfroid (+32 (0)60 31 34 38)

Conférence « Les abeilles » Mardi 9 juin (1 soirée) Renaud Delfosse, guide-nature, apiculteur breveté et Président de la section apicole des Ardennes brabançonnes, nous fait le plaisir de nous présenter les métamorphoses des insectes et plus particulièrement celles des abeilles. Une large présentation des abeilles solitaires et sociales complétera cette belle soirée. R-V. à 20h à la Maison des Baillis, Maison du Parc naturel rue d’Avignon, 1 - 5670 Nismes

Organisation : Parc naturel Viroin-Hermeton, Infos : +32(0)60 39 17 90 - www. pnvh.be - secretariat@pnvh.be

Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction : Parc naturel Viroin-Hermeton. Conception graphique et mise en page : Joël Dath. Dépôt légal D./2009/11.731/14 - ISSN : 1782-1460. Crédits photographiques : Anonyme (p.4 (n°4)), Biron J.-V. (OTV - couv. et p.2), Cassimans C. (PNVH - p.3 (n°2 et 3), p.9 et p.10 (n°2)), Entomart (p.3 (n°4) et p.4 (n°1, 2 et 3)), Kulac K. (p.3 (n°1)), Pleuger J.-L. (p.10 (n°1) et p.11). Voir directement sur le feuillet détachable pour les crédits photographiques des pages 5 à 8. Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc et est téléchargeable sur www.pnvh.be Éditeurs responsables : J.-P. Colin, vice-président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes

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Réalisé avec le soutien financier du Service public de Wallonie

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Journal du Parc n°20  

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