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Clin d'oeil... Les Amis du Parc naturel Nos Amis sont vos Amis

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AMIS DU PARC NATUREL VIROINHERMETON», asbl créée en 2001, est née de la volonté d'habitants de Doische et de Viroinval de promouvoir l'idée du Parc naturel auprès de la population des deux communes. Le Parc naturel était alors au point mort, les représentants politiques de la commune de Doische ne semblant pas convaincus de l'opportunité que représentait le Parc naturel. L'un des principaux objectifs des Amis du Parc naturel est de promouvoir Une foule d'activités dans une ambiance chaleureuse l'implication des habitants dans le développement du Parc. Ceci se traduit par l'organisation de nombreuses activités mettant en évidence le patrimoine particulièrement riche de notre région. Ainsi, des concerts ont eu lieu dans la chapelle St-Antoine de Regniessart et St-Hilaire de Matagne-la-petite. En outre, les visites du château de Hierges, de la collégiale et du Mont Vireux ou encore de la commune d'Aubrives ont été organisées, comme celles, entre-autres, de pelouses calcicoles pâturées dans le cadre du PCDN à la Roche Trouée, au Tienne Breumont et à Olloy. À côté de ces nombreuses activités festives, culturelles ou naturalistes, l'association s'est mobilisée contre le projet de porcherie industrielle à Le Mesnil. Elle a aussi organisé une réaction citoyenne dans le cadre de l'enquête publique contre la décision de sortie du Parc de la commune de Doische. ES

Ensemble pour connaître et préserver notre cadre de vie Ceci a été rendu possible grâce à la collaboration de différentes associations dont Qualité-Village de Regniessart, les habitants de Le Mesnil, le Viroinvol, le foyer culturel de Doische et le centre culturel Action Sud et à l'aide d'agents de la Région wallonne. Ainsi, notre association a pour ambition de tisser un lien entre les habitants sensibles à la préservation de leur cadre de vie naturel, architectural et paysager. Pour cela, nous comptons poursuivre l'organisation de concerts, de visites et de conférences, mais aussi servir de relais auprès des structures officielles du Parc naturel. Vous pouvez nous soutenir en nous faisant part de vos projets, en nous rejoignant lors de nos activités ou en vous faisant membre de notre association. Giovanni Claes président des Amis du PNVH

Contact : rue de Vaucelles, 48 à 5670 Mazée - tél. : +32(0)60 39 05 69 Courriel : giovanniclaes@tiscali.be - Site : http://users.belgacom.net/amis.pnvh/

Le Journal du Parc naturel N°4

Mars - Avril - Mai 2005 Trimestriel

Sommaire Le mot du président En route vers Nismes ! Agriculture et Parc naturel La campagne évolue... Un village...et ses habitants Oignies-en-Thiérache Artisans et artistes de chez nous Eddy Buchet, de Oignies Nature au quotidien Le temps des premières cueillettes Jardin de nature Un petit ruisseau d'un grand intérêt Clin d'oeil Les Amis du Parc naturel Viroin-Hermeton Agenda des manifestations

Agenda des manifestations... Activités Les pelouses calcicoles en réserves domaniales Balade printanière sur fond de chants d'oiseaux Dimanche 15 mai (1j.) Dimanche 24 avril (1j.) R-V. à 9 h 30 sur la place de l'église de Treignes R-V. à 9 h 15 au parking du pont de pierres à Olloy Pique-nique dans la nature, prévoir vêtements adaptés Pique-nique dans la nature, prévoir vêtements adaptés Organisation : Viroinvol - CNB Organisation : Viroinvol - CNB Infos : Thierry Dewitte (0476 75 25 37) Infos : Thierry Dewitte (0476 75 25 37)

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Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be


Le mot du président

Des problèmes en «tas»

En route vers Nismes !

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le ruisseau s'enfonce dans le bois de Matignolle, juste à l'ouest du hameau du même

nom.

Malheureusement, si l'on vient de faire référence à un bon secteur, celui-ci nous dévoile une dégradation importante du ruisseau. Nous y découvrons plusieurs embâcles, barrages formés de branches et de feuilles imbriqués dans les roches et les racines. Ces embâcles sont à la base des situations d'envasement du ruisseau par décantation de boues mises en suspension en amont. De fait, ce secteur est devenu stérile, les frayères étant colmatées par ces boues.

Pour plus de cohérence

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U BOUT DE CETTE LONGUE PRAIRIE,

2005 a débuté par un grand changement dans la vie du Parc naturel. En effet, la maison du Parc s'installe à Nismes dans la maison des Baillis, après plusieurs années passées dans l'ancienne cure de Mazée. Ce bâtiment communal fraîchement rénové avec l'aide de la Région wallonne hébergera aussi la maison de l'Urbanisme. Ceci montre la volonté de cohérence entre les différentes structures d'aides aux citoyens et de promotion de la région développées sur la commune de Viroinval. La réouverture de la maison des Baillis accentuera encore l'attractivité touristique de Nismes, véritable Le nom du premier propriétaire de la Maison des Baillis porte d'entrée de notre commune. (Jean Davignon) se retrouve dans des textes de 1451

À la sortie du bois, le ruisseau reprend un cours pastoral et nous comprenons la raison de la situation déplorable découverte plus bas : le bétail a trouvé refuge sous le couvert de quelques buissons bordant la rivière. Difficile, par ailleurs, d'affirmer qu'il s'agisse d'une rivière à cet endroit, car le piétinement est tel que le lit est inexistant sur plusieurs dizaines de mètres !

À l'origine, la proximité du village de Mazée avec la commune de Doische avait été un facteur déterminant dans l'implantation de la maison du Parc naturel. Cette raison n'a plus lieu d'être puisque le territoire du Parc naturel n'englobe plus que Viroinval. S'implanter à Nismes, c'est aussi envoyer un signe positif aux autres communes limitrophes qui sont susceptibles de rejoindre un jour le Parc naturel.

Laissant le camping de la Fontaine du Roy sur notre droite, nous pénétrons sur le territoire de Matagne-la-Petite et terminons notre escapade à la fontaine de St-Hilaire. De sa source à son embouchure, la rivière parcourt quatre kilomètres.

ETTE ANNÉE

Ces embâcles empêchent le bon écoulement

Une vitrine de notre terroir

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BAILLIS doit devenir un lieu d'accueil et d'échanges pour tous les habitants du Parc qui sont amoureux de la nature exceptionnelle de la région. C'est aussi un lieu de culture qui a pour mission d'accueillir les étudiants et les touristes de passage dans notre vallée. Chacun puisera les informations qui lui sont nécessaires pour comprendre les richesses naturelles qui nous entourent. Une bibliothèque commune avec la maison de l'Urbanisme sera aussi très bientôt accessible. De nombreuses publications concernant le territoire du Parc naturel y trouveront leur place. Les cartes de la région reprenant les zones Natura 2000 sont consultables pendant les heures d'ouverture. Dans un proche avenir, les visiteurs se verront proposer une présentation multimédia mettant en scène les éléments marquants de notre patrimoine culturel et Nismes, où nature et urbanisme naturel. La maison du Parc deviendra une vitrine de notre terroir. vont de pair

Les forces vives en action

A MAISON DES

La maison des Baillis vous accueille du lundi au vendredi, de 9 heures à 16 heures. N'hésitez pas à venir rencontrer les membres du personnel qui oeuvrent chaque jour pour que vous soyez fiers de vivre dans le Parc naturel Viroin-Hermeton. Baudouin Schellen, Dourbes président de la Commission de gestion du Parc naturel Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Boisnard Cl. (PCDN - p.10 c. et 11 b.), Cassimans C. (p. 9 h.), Claerebout S. (CMV - p.9 c.), Dath J. (PNVH - couv., p. 10 h. et b., p. 11 h.), Houben Ch. (PNVH - p. 6, 7 et 8), Hubaut D. (CMV - p. 2, p. 3 h. et p. 9 b.), Quadu F. (PNVH - p. 3 c. et b., 4 et 5), Van der Auwera J.-Cl. (Amis du PNVH - p.12). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc. Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Où est le ruisseau ?

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ECI ne constitue qu'un premier état des lieux, car une étude minutieuse sera entreprise dans un proche avenir.

Mais dès à présent, nous devons réaliser que des solutions doivent être mises en œuvre de manière à rendre tout son potentiel au ruisseau des Fonds de Ry, afin que nous n'ayons plus à rougir de cet élément local de notre patrimoine naturel. Notre groupe de travail œuvre dans ce but tout en restant ouvert à vos avis et à votre participation. Claude BOISNARD Coordinateur PCDN cellule « Rivière »

Avis de recherche V

IROINVAL a connu, dans le passé, deux grands botanistes issus d'Olloy-sur-Viroin : Charles-Joseph François

et Joseph Lapôtre. Ces deux sommités, ainsi que leur maître Clément Aigret (originaire de Doische) furent rapidement aiguillés vers d'autres régions de Belgique. Si l'herbier de Clément Aigret a été incorporé au Jardin Botanique National et celui de Joseph Lapôtre dans l'herbier du Centre Marie-Victorin à Vierves, nous n'avons malheureusement plus de nouvelle des travaux de Charles-Joseph François. En effet, les vingt-quatre fardes d'herbier de l'ancien instituteur communal d'Olloy - qui faillirent être brûlées par sa soeur ! - furent, en dernière minute, confiées au dernier curé de Dourbes, l'Abbé Blondeau, décédé en 1964. Depuis lors, plus aucune trace... Si quelqu'un pouvait nous renseigner sur le sort qui a été réservé à ces fardes, le patrimoine scientifique du Parc naturel s'en trouverait grandi. Un tout grand merci d'avance ! Pour toute information : Philippe De Zuttere, Fontaine Saint-Joseph, 26 - 5670 Vierves. Télécopie : +32(0)60 39 17 90 - Courriel : nowellia@tiscalinet.be

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Jardin de nature...

Agriculture et Parc naturel

Un petit ruisseau d'un grand intérêt

La campagne évolue...

Une perle de la nature rendue bien pâle

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ÊME S'IL REÇOIT DES EFFLUENTS lors de la traversée du village de Treignes,

le ruisseau des Fonds de Ry, plus communément appelé «de Matignolle», revêt une grande importance puisqu'il est le seul affluent notoire de la rive gauche du Viroin. Traversant les roches calcaires de la Calestienne, ce ruisseau a un potentiel écologique extraordinaire où le mot «biodiversité» pourrait prendre toute sa mesure.

Truite fario indigène cherche frayère

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E CONFLUENT DU RY DES FONDS DE RY avec le Viroin se situe au moulin de Treignes. À cet endroit, le ruisseau hésite sur le choix d'un tracé définitif, se perd d'un côté, s'enlise dans une zone profonde et marécageuse de l'autre, Le ry de Matignolle peut premier obstacle pour les truites du Viroin, candidates à la grande aventure de (re)devenir une des plus riches pépinières à truites la fraie dans le ruisseau. En effet, lors de la recherche des affluents pour frayer, les poissons doivent être attirés par un courant vif avec une température plus du Viroin. faible et une qualité physico-chimique bien particulière. Tous ces éléments étant sensés provoquer un déclic instinctif pour le choix de l'endroit où s'opérera la fraie. Malheureusement, comme le prouve la photographie, très peu de truites du Viroin trouveront la porte d'entrée du ry de Matignolle…

Autre obstacle dans le village de Treignes : le barrage ayant servi jadis à alimenter l'étang du moulin. En effet, les truites, lors du passage d'une dénivellation importante pendant la remontée du ruisseau vers l'amont, doivent trouver des zones de repos le long de leur progression. Mais si ce barrage peut susciter une propension à des rêves bucoliques chez les humains, nos truites sauvages y voient plus prosaïquement l'épreuve suprême du parcours du combattant ! Pas de trace d'un courant intense se jetant dans le Viroin : on ne peut pas dire que la porte d'entrée du ruisseau soit bien fléchée... Balade entre les rochers

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dans la partie septentrionale du village avec ses fonds de jardins surplombés par la roche du «Bois de Seigneur». La vallée se creuse de plus en plus, et nous atteignons déjà l'ancien moulin, tout entouré de vergers d'un âge respectable. Le ruisseau se profile alors dans les prés, avant de venir baigner le pied de la «Roche aux chevaux», énorme affleurement calcaire dominant la vallée. Au détour de la roche, nous débouchons dans une longue prairie très étroite, bordée par la berge gauche du ruisseau, tandis que la rive droite profite de l'ombre et la fraîcheur de la forêt.

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OUS VOILÀ DONC

Des truites saines imposent des ruisseaux de qualité

Le parcours du ruisseau y est très pittoresque, mettant en valeur son lit modelé de tuf, cette pierre calcaire si poreuse; des petits gouffres; des rapides riches en oxygène et surtout quelques gravières où les truites peuvent se reproduire. À cet endroit, un inventaire piscicole, réalisé grâce à une pêche électrique, met en évidence la qualité du secteur, avec la présence majoritaire de truites nées au printemps dernier.

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'AGRICULTURE a beaucoup évolué durant le siècle dernier, principalement pour répondre à un besoin fondamental : permettre à tout individu se trouvant sur le territoire belge de pouvoir s'alimenter correctement à un moindre coût.

Au temps de nos grands-parents

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ES TRADITIONS et les pratiques étaient rudimentaires. Les animaux de basse cour étaient élevés au grain dans la cour. Mais la viande était chère, réservée aux jours L'agriculture est garante des paysages ouverts de fête, le travail de l'éleveur était pénible. Son revenu était faible et très irrégulier. Il y avait très peu d'hygiène. Les règles sanitaires étaient totalement absentes, les animaux subissaient les variations de saison. La mortalité animale, et donc les conditions de vie intrinsèques, étaient à ce moment-là très fortes.

Kris Van Geel

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est arrivé à Dourbes en 1996. La situation et les avantages financiers le séduisent immédiatement. C'est d'ailleurs là qu'il y trouve chaussure à son pied. Il se marie et avec sa petite famille, il exploite une ferme de production laitière et d'élevage. Bien intégré dans le village, il ne projette rien pour l'instant… il attend de voir les réformes européennes qui le décideront à réorienter sa ferme vers telle ou telle filière. RIS

Bien qu'il applique des mesures agri-environnementales, il craint les impositions de la Région wallonne sur les sites Natura 2000. Le Parc naturel ? il en a entendu parlé mais a du mal à imaginer ce que ça représente et ce qu'il peut lui apporter.

Au temps de nos parents

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ES BESOINS et les attentes alimentaires du

consommateur évoluent. L'alimentation moderne animale apporte enfin un équilibre et a bouleversé le rapport à l'élevage. Des règles sanitaires strictes voient le jour et l'éleveur travaille plus confortablement. Les produits de la ferme deviennent accessibles. C'est à cette époque que le paysage de nos campagnes se transforme plus rapidement : les étables se construisent en dehors des villages, le béton prend la place de la brique et de la pierre, leur volume décuple. La technicité des machines se développe, le bétail prend de l'ampleur et la superficie des parcelles augmente.

Nouvelles mesures agri-environnementales Les primes s'élèvent jusqu'à 1250 ˆ par hectare ! Pour être enregistrée, la demande doit être jointe à la déclaration de superficie pour le 15 mars de chaque année (aucun retard ne sera toléré !). Une permanence est assurée à la Maison du Parc naturel (Maison des Baillis à Nismes) tous les mercredis de 13h00 à 16h00. En dehors de ces heures, les renseignements, les visites de terrain et d'avis conforme peuvent être demandés au 060 39 17 90 (Maison du Parc naturel Viroin-Hermeton).

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Nature au quotidien Le temps des premières cueillettes

Jean-Michel Plasschaert

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ean-Michel, de Mazée, gère seul la ferme qu'il a repris à son grand-père en 1995. La race, le type d'élevage et bien sûr les primes le décident à convertir la ferme en bio dès 1998. Toutefois, une grande partie de son temps est consacrée à la représentation commerciale chez Agro-diffusion, société d'engrais et de minéraux, ce qui lui permet de mettre du beurre dans les épinards. Comme beaucoup d'agriculteurs à Viroinval, il bénéficie des primes pour le maintien des haies et développera davantage dans un futur proche les nouvelles mesures agri-environnementales. Pour lui, c'est surtout le réseau Natura 2000 qu'il faut craindre et certainement pas le Parc naturel. En effet, il y aura certainement des contraintes imposées aux agriculteurs mais on ne les connaît toujours pas. Dans ce domaine, le Parc naturel ne perdra pas l'occasion de jouer son rôle en centralisant l'information pour la diffuser plus facilement auprès de ses agriculteurs.

Aujourd'hui

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où l'important était de produire en quantité suffisante, une nouvelle période commence. Il s'agit ainsi de respecter certaines règles fondamentales : préserver la qualité des produits et l'environnement, répondre aux exigences de traçabilité, assurer des conditions sanitaires optimales, développer des produits améliorant la santé mais aussi respecter le bien être des animaux. Alors que beaucoup de méthodes agricoles de base sont restées les mêmes (les plantations, les récoltes, le bétail), certaines techniques ont évolué radicalement au cours des années. Les engrais verts, les produits phytosanitaires à action spécifique, la génétique animale sont les plus visibles.Le fermier lui-même a dû devenir de plus en plus un homme d'affaires, qui prend conscience des dépenses et des profits et accorde beaucoup d'attention au rendement et à la gestion des affaires. PRÈS UNE PÉRIODE

Daniel Coulonval

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XPROPRIÉ par le détournement de

Vierves en 1998, Daniel a développé son exploitation de manière réfléchie et adaptée aux aléas économiques. Après les crises agricoles successives, il s'engage dans l'engraissement, les labels de qualité et la vente directe sans aucune aide extérieure. L'hébergement des animaux sur paille garantit le bien-être des animaux qui naissent et sont élevés à la ferme. Pour l'instant, il souhaite faire des économies d'échelle car il a de nombreux projets pour rendre sa ferme transmissible. Il s'implique beaucoup dans l'agri-environnement par le maintien des haies et l'interculture. Il pense que concilier Parc naturel et développement économique est une démarche difficile et reste convaincu qu'il peut constituer un frein à certains projets de développement. Daniel est cependant très favorable à une meilleure communication avec les habitants. Pour lui, de nombreuses altercations n'auraient pas lieu si chacun était bien informé du pourquoi et du comment des opérations agricoles. Le Parc naturel devrait jouer un rôle de sensibilisation auprès des citoyens. Il l'approuve en ce sens.

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L'agriculture de Viroinval est, comme partout ailleurs en Belgique et dans l'Union européenne, confrontée à diverses difficultés. Mais les sols pierreux peu profonds et un relief plus accentué sont encore moins favorables à la production. Dans notre région, l'agriculture se concentre donc essentiellement sur l'élevage bovin.

Le printemps est (presque) là !

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A DURÉE DU JOUR s'allonge, le soleil réchauffe la terre, les premiers papillons «citrons» apparaissent, voici le printemps. Dans les écoles, l'éclosion des premières fleurs donne le coup d'envoi des promenades en forêt. C'est l'effervescence. En route, les enfants !

Au cœur des branchages, les oiseaux piaillent joyeusement. Les bourgeons, gonflés de sève, commencent à s'ouvrir. Plus bas, entre les feuilles tombées l'automne dernier, les premières floraisons colorent le sol. Les «clochettes des bois», «chaudrons», «porillons» ou autres «Jannettes Dame clochette, en personne jaunes» sont au rendez-vous. Les jonquilles, car c'est bien d'elles que nous parlons ici, sont, avec les anémones sylvie, les premières fleurs que nous voyons éclater au grand jour, après des mois d'hiver sombres et monotones. Quoi de plus normal que de vouloir rentrer à la maison avec quelques fleurs dans les mains ? Vite, un bouquet pour maman !

Jonquilles, ails et échalotes : une histoire de bulbes L'anémone sylvie

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OMME BEAUCOUP DE PLANTES possédant un bulbe souterrain (crocus, glaïeul, mais aussi... ail ou échalote !), la jonquille peut se reproduire de deux manières totalement différentes :

- en premier lieu, c'est grâce à la dissémination des graines sur le sol que Dame clochette peut se reproduire, mais seulement si la fleur a la chance d'être pollinisée par un bourdon qui n'a pas trop froid aux yeux, si tôt dans la saison. De plus, il faut savoir que dans le cas de la jonquille, il faut cinq ans, à partir de la germination, pour qu'une fleur apparaisse et donne de nouvelles graines. S'il est tout à fait légitime de ramener quelques fleurs à la maison, il est par contre dommage, connaissant le temps qu'elles mettent pour se développer, de voir des bouquets abandonnés en bord de route ou des personnes, tellement chargées de clochettes d'or que l'on a peine à croire qu'elles aient assez de vases chez elles… - sous terre, le bulbe peut également produire des bulbilles qui pourront donner de nouveaux plants, un peu à la manière de l'échalote, par exemple. Mais c'est loin d'être une production massive. En outre, dans ce cas, les feuilles sont très précieuses, car c'est grâce à ces organes que la plante peut produire l'énergie indispensable qui sera stockée tout l'hiver dans le bulbe, sous forme de réserves de sucres. N'hésitons pas à perpétrer la tradition "d'aller aux jonquilles" et de ramener un beau bouquet, mais pensons à l'année prochaine : laissons les feuilles et les bulbes bien en place, pour le plaisir de tous. Promenons-nous dans la nature… tout en la respectant. Bonnes balades à tous ! Joël Dath Chargé de mission PNVH

Si la cueillette est tolérée, l'arrachage ne l'est pas !

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Artisans et artistes de chez nous « Je

Oignies Eddy Buchet

suis né dedans... »

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BUCHET, nanti d'un solide bagage en «humanités anciennes» et d'un passage par les Facultés Universitaires Catholiques de Mons, a baigné dès sa plus tendre enfance dans l'odeur du sanglier, des confits et des fumets de pâtés. Artisan-charcutier, Eddy renonce aux études économiques pour entrer en apprentissage de boucherie-charcuterie et termine sa formation par un stage en Haute-Alsace, référence pour pâtés et cochonnailles. DDY

Fumées de sciures de chêne…sans pétrole !

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ANS SON FUMOIR,

il prépare jambons, filets de porcs, magrets de canard et même saumons fumés à froid. Dès fin septembre, son activité est à son comble lorsque des week-end de grande chasse, plus de cinquante sangliers, chevreuils ou cerfs viennent remplir sa salle de découpe homologuée. Après préparation à sec (sels et aromates) ou bain de saumure, Eddy fume la viande à la sciure de chêne savamment sélectionnée en fin de coupe pour être exempte de traces de pétrole. Nous ne pouvons pas ici vous livrer tous les secrets de ses pâtés «aux trompettes de la mort» ou autres recettes de son grand-père, «le grand Georges», mais nous pouvons vous confirmer la destinée de cet homme car il n'y a pas de hasard ! En attente de désignation pour son service militaire, il fut affecté à Bastogne chez les Chasseurs ardennais, dont la mascotte, bien connue, est un sanglier.

Qualité ou quantité ?

OUR FAIRE FACE à ces difficultés, les fermiers ont, par des économies d'échelle, augmenté le rendement et la productivité et employé des méthodes qui se prêtent à la mécanisation. D'ailleurs, l'accroissement de la mécanisation s'est traduit par le déclin, ces cinquante dernières années, de la main d'œuvre engagée dans l'agriculture.

Cependant, l'intensification et la mécanisation impliquent des investissements élevés, ce qui met certains agriculteurs en difficulté en cas de baisses des prix. La campagne de Viroinval est aussi de plus en plus plébiscitée. Ces citadins, qui souhaitent vivre hors de la ville en profitant des agréments et des charmes de la nature, ne peuvent renoncer aux avantages de la ville, à ses équipements, ses services… D'autre part, la demande d'habitat individuel ne faiblit pas. Elle entraîne une hausse des prix des terrains et un mitage de l'espace agricole.

Maxime Melon

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abitant Vierves-sur-Viroin depuis 1981, Maxime Melon a repris la ferme de ses parents en 1999. Il la convertit immédiatement en agriculture biologique et développe le charolais pour obtenir un cheptel actuel d'une vingtaine de bovins qu'il élève de la naissance jusqu'à l'âge d'abattage. Les bovins sont vendus à un boucher qui écoule la marchandise sur les marchés de Bruxelles. En parallèle, il gère avec une asbl d'accueil pour handicapés un centre équestre. L'objectif de ses activités est de contrôler les investissements et le temps de travail, de maintenir le caractère familial de la ferme et de développer petit à petit la qualité. Pour lui, le Parc naturel représente un relais de communication et de services intéressant qui améliorera bien des choses.

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entraîne la déstabilisation de l'agriculture. Tant le prix atteint par la terre que la spéculation pénalisent l'agriculture et plus spécialement ans l'impossibilité de développer sa ferme l'installation. Le mitage de l'espace rural face à l'urbanisation de plus en plus importante de la campagne de Rèves, Thierry a contribue à susciter des conflits entre les choisi en 2002 la «ferme Brisbois» à Vierves-sur- occupants des campagnes et cela complique Viroin pour sa tranquillité. Le lait et l'élevage sont ses activités les conditions d'exercice de l'activité principales dans la région. Il a maintenu l'entièreté de ses agricole. parcelles cultivées à Rèves car elles donnent de meilleurs Face à tout cela, on ne peut que s'interroger rendements. Il pense appliquer davantage des mesures agri- sur le prix à payer de cette évolution environnementales et reste convaincu que l'information et la agricole : sommes-nous en train d'assister à formation sont vitales pour les agriculteurs. Le Parc naturel doit la fin de notre agriculture et de nos paysages bien entendu assurer ce rôle. agricoles traditionnels ? C'est la question que souhaite lancer le Parc naturel à travers un débat pour trouver ensemble des solutions pour une gestion durable de notre agriculture et de nos paysages. Il s'agit de savoir dans quel cadre souhaitons-nous vivre. Et la campagne ne peut pas être seulement considérée comme un espace d'agrément. Elle doit être une campagne réelle, dotée d'une identité spécifique et forte, peuplée de ruraux par choix et non par fatalisme, où l'agriculture a toute sa place. OUT CELA

Thierry Winkel

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Les jambons sont fumés pendant une à trois nuits, selon l'état de la sciure. son filet américain haché menu devant le client jusqu'à ses «pipes de sanglier» et ses confits maison, Eddy reste seul artisan patronné à Oignies, alors qu'il y a peu régnait encore quelques cinq ou six boucheries et un abattoir collectif. Les grandes surfaces et le dépeuplement de la région les ont détrônés, mais la qualité recommence à prendre le dessus. Christian Houben PNVH EPUIS

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Un débat de fond

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Un bel assortiment de produits de qualité

La pression urbanistique

Eddy Buchet rue J.-B. Périquet, 6-8 - 5670 Oignies Tél.: +32(0)60 39 05 52

Fiorella Quadu Chargée de mission PNVH

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Un village... ...et ses habitants Le village des veuves

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en Thiérache mais situé en Ardenne, Oignies apparaît dans un document daté de 794 lorsque « Dame Théodrade » fait don de son domaine «Aciniagias» (Oignies), à l'Abbaye de St Germain-des-Prés. Subissant des hivers rigoureux et des attaques des loups affamés, le village de Oignies ne connu pas d'occupations successives comme les bourgades avoisinantes, mais en subit néanmoins les conséquences : insécurité et épidémies étaient de mise. AS VRAIMENT

Les Onégiens vivaient des ressources de la forêt (bûcherons, chasseurs de peaux, peleurs d'écorces, collecteurs de miel et de cire…) et e puis, dans le XIX siècle, de l'exploitation des carrières d'ardoise. À la lueur des lampes à carbure, le travail d'extraction dit «crabotage» était pénible. Les hommes, dont beaucoup étaient dans le trou dès l'âge de dix ans, mouraient prématurément, atteints de tuberculose ou de silicose ; c'est ainsi qu'on attribue à Oignies le surnom de «village des veuves». L'ardoise, matériau coûteux, était réservée aux bâtiments prestigieux. Les corons étaient pourvus de toits en torchis (facilement inflammables) alors que les toitures des mieux nantis étaient couvertes d'ardoises payées à prix d'or ! Juché à 365 mètres d'altitude, Oignies est le village le plus élevé de l'entité de Viroinval

Croyances et légendes

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ADIS une ligne vicinale reliant Oignies à Olloy desservait les ardoisières et les exploitations de bois. Ce vicinal amena les premiers touristes et permis aux ménagères de descendre faire leur marché dans les villages environnants. Déclassé en Selon la légende, 1957, ce trajet est reconverti en une belle piste Saint-Méen fit naître cyclable. Baladez-vous à Oignies, vous pourrez des sources dont l'eau traverser le site de l'ardoisière de «l'Hamérienne» et soulage la gale des mains. «le trou des pauvres». Vous ferez connaissance avec tous les saints invoqués dans la région au gré des diverses potales et chapelles. Connaissez-vous les bienfaits de St-Méen qui vous guérit des maladies de la peau ? N'avez-vous jamais prié St-Antoine de vous rendre votre trousseau de clés ? Saviez-vous que Ste-Barbe est la patronne des ardoisiers ? Que St-Donat vous protège de la foudre ?

Notre-Dame de Messine préserve des rhumatismes et des crises de goutte

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La fontaine du Baty, un lavoir restauré en 1990 par la Maison des Jeunes de Viroinval

Vous apprendrez qu'un ouvrier « fauldeur» fabrique le charbon de bois et qu'au « culot des Avocats», du nom de la famille Lavocat, une femme accusée d'être sorcière fut brûlée vive par le Baron de Hamal, Seigneur de Vierves. Vous verrez encore un ancien lavoir datant de 1806, la « Fontaine du Baty», restauré en 1990 et la « Fontaine de Sourdont», lavoir datant également du début du XIXe siècle et toujours en état de fonctionnement. La légende veut qu'en 1643, après la bataille de Rocroi, un habitant réquisitionné par un cavalier français pour abreuver son cheval fut amené à boire l'eau de la fontaine avant le cheval. Présentant alors le récipient au cavalier, il lui aurait dit : « Mort, bois ça !» d'où le nom « Morboisa» resté à la rue, à la fontaine et au lavoir (Propos recueillis par Gérard Baudrez).

Bon appétit !

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citée par Pierre Blondeau, raconte qu'à « Wègnies», Albert du Fîre et son épouse Victorine étaient aussi grands de cœur que gros de tour de taille. Ils déjeunaient le matin et « recinaient» à quatre heures avec des « voûtes» au lard ou au jambon. Ils nous ont confié la recette millénaire de la « soupe au bois»… NE AUTRE ANECDOTE

Tout d'abord, le matériel : il faut un gros feu de braises dormantes, provenant du nettoyage des souches et ramenées à la hutte par les bûcherons et un gros chaudron en fonte à trois pieds. Et maintenant, le contenu : des cubes de lard, de jambon et toute la viande à bouillir et beaucoup de légumes (choux, carottes, navets, poireaux et surtout haricots secs) ainsi que tout l'assaisonnement (thym, échalotes, laurier…). Mettre l'ensemble dans le chaudron et couvrir d'eau « jusqu'à bord». Laisser cuire « tout le temps» (une journée et une nuit) et remettre de l'eau au fur et à mesure…c'est tout ! On a besoin de soupe : on puise à la louche, on veut du consistant : on pêche à l'écumette. Et croyez moi, c'est délicieux ! Christian Houben Élément attractif indéniable, la piste cyclable reliant Olloy à Oignies a été tracée sur l'ancienne ligne du vicinal. Elle présente, dès lors, une faible pente constante très appréciée des cyclistes.

Errata : l'article sur Olloy-sur-Viroin, paru dans le Journal du Parc n°3, est signé par Christian Houben et non cosigné par Bernard Nain.

Hébergements, commerces... Renseignements et cartes disponibles à l’Office du Tourisme, rue Vieille Église, 2 - 5670 Nismes Tél. : +32(0)60 31 16 35 - Télécopie : +32(0)60 31 10 53 Courriel : tourisme.viroinval@win.be

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Un village... ...et ses habitants Le village des veuves

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en Thiérache mais situé en Ardenne, Oignies apparaît dans un document daté de 794 lorsque « Dame Théodrade » fait don de son domaine «Aciniagias» (Oignies), à l'Abbaye de St Germain-des-Prés. Subissant des hivers rigoureux et des attaques des loups affamés, le village de Oignies ne connu pas d'occupations successives comme les bourgades avoisinantes, mais en subit néanmoins les conséquences : insécurité et épidémies étaient de mise. AS VRAIMENT

Les Onégiens vivaient des ressources de la forêt (bûcherons, chasseurs de peaux, peleurs d'écorces, collecteurs de miel et de cire…) et e puis, dans le XIX siècle, de l'exploitation des carrières d'ardoise. À la lueur des lampes à carbure, le travail d'extraction dit «crabotage» était pénible. Les hommes, dont beaucoup étaient dans le trou dès l'âge de dix ans, mouraient prématurément, atteints de tuberculose ou de silicose ; c'est ainsi qu'on attribue à Oignies le surnom de «village des veuves». L'ardoise, matériau coûteux, était réservée aux bâtiments prestigieux. Les corons étaient pourvus de toits en torchis (facilement inflammables) alors que les toitures des mieux nantis étaient couvertes d'ardoises payées à prix d'or ! Juché à 365 mètres d'altitude, Oignies est le village le plus élevé de l'entité de Viroinval

Croyances et légendes

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ADIS une ligne vicinale reliant Oignies à Olloy desservait les ardoisières et les exploitations de bois. Ce vicinal amena les premiers touristes et permis aux ménagères de descendre faire leur marché dans les villages environnants. Déclassé en Selon la légende, 1957, ce trajet est reconverti en une belle piste Saint-Méen fit naître cyclable. Baladez-vous à Oignies, vous pourrez des sources dont l'eau traverser le site de l'ardoisière de «l'Hamérienne» et soulage la gale des mains. «le trou des pauvres». Vous ferez connaissance avec tous les saints invoqués dans la région au gré des diverses potales et chapelles. Connaissez-vous les bienfaits de St-Méen qui vous guérit des maladies de la peau ? N'avez-vous jamais prié St-Antoine de vous rendre votre trousseau de clés ? Saviez-vous que Ste-Barbe est la patronne des ardoisiers ? Que St-Donat vous protège de la foudre ?

Notre-Dame de Messine préserve des rhumatismes et des crises de goutte

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La fontaine du Baty, un lavoir restauré en 1990 par la Maison des Jeunes de Viroinval

Vous apprendrez qu'un ouvrier « fauldeur» fabrique le charbon de bois et qu'au « culot des Avocats», du nom de la famille Lavocat, une femme accusée d'être sorcière fut brûlée vive par le Baron de Hamal, Seigneur de Vierves. Vous verrez encore un ancien lavoir datant de 1806, la « Fontaine du Baty», restauré en 1990 et la « Fontaine de Sourdont», lavoir datant également du début du XIXe siècle et toujours en état de fonctionnement. La légende veut qu'en 1643, après la bataille de Rocroi, un habitant réquisitionné par un cavalier français pour abreuver son cheval fut amené à boire l'eau de la fontaine avant le cheval. Présentant alors le récipient au cavalier, il lui aurait dit : « Mort, bois ça !» d'où le nom « Morboisa» resté à la rue, à la fontaine et au lavoir (Propos recueillis par Gérard Baudrez).

Bon appétit !

U

citée par Pierre Blondeau, raconte qu'à « Wègnies», Albert du Fîre et son épouse Victorine étaient aussi grands de cœur que gros de tour de taille. Ils déjeunaient le matin et « recinaient» à quatre heures avec des « voûtes» au lard ou au jambon. Ils nous ont confié la recette millénaire de la « soupe au bois»… NE AUTRE ANECDOTE

Tout d'abord, le matériel : il faut un gros feu de braises dormantes, provenant du nettoyage des souches et ramenées à la hutte par les bûcherons et un gros chaudron en fonte à trois pieds. Et maintenant, le contenu : des cubes de lard, de jambon et toute la viande à bouillir et beaucoup de légumes (choux, carottes, navets, poireaux et surtout haricots secs) ainsi que tout l'assaisonnement (thym, échalotes, laurier…). Mettre l'ensemble dans le chaudron et couvrir d'eau « jusqu'à bord». Laisser cuire « tout le temps» (une journée et une nuit) et remettre de l'eau au fur et à mesure…c'est tout ! On a besoin de soupe : on puise à la louche, on veut du consistant : on pêche à l'écumette. Et croyez moi, c'est délicieux ! Christian Houben Élément attractif indéniable, la piste cyclable reliant Olloy à Oignies a été tracée sur l'ancienne ligne du vicinal. Elle présente, dès lors, une faible pente constante très appréciée des cyclistes.

Errata : l'article sur Olloy-sur-Viroin, paru dans le Journal du Parc n°3, est signé par Christian Houben et non cosigné par Bernard Nain.

Hébergements, commerces... Renseignements et cartes disponibles à l’Office du Tourisme, rue Vieille Église, 2 - 5670 Nismes Tél. : +32(0)60 31 16 35 - Télécopie : +32(0)60 31 10 53 Courriel : tourisme.viroinval@win.be

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Artisans et artistes de chez nous « Je

Oignies Eddy Buchet

suis né dedans... »

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BUCHET, nanti d'un solide bagage en «humanités anciennes» et d'un passage par les Facultés Universitaires Catholiques de Mons, a baigné dès sa plus tendre enfance dans l'odeur du sanglier, des confits et des fumets de pâtés. Artisan-charcutier, Eddy renonce aux études économiques pour entrer en apprentissage de boucherie-charcuterie et termine sa formation par un stage en Haute-Alsace, référence pour pâtés et cochonnailles. DDY

Fumées de sciures de chêne…sans pétrole !

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ANS SON FUMOIR,

il prépare jambons, filets de porcs, magrets de canard et même saumons fumés à froid. Dès fin septembre, son activité est à son comble lorsque des week-end de grande chasse, plus de cinquante sangliers, chevreuils ou cerfs viennent remplir sa salle de découpe homologuée. Après préparation à sec (sels et aromates) ou bain de saumure, Eddy fume la viande à la sciure de chêne savamment sélectionnée en fin de coupe pour être exempte de traces de pétrole. Nous ne pouvons pas ici vous livrer tous les secrets de ses pâtés «aux trompettes de la mort» ou autres recettes de son grand-père, «le grand Georges», mais nous pouvons vous confirmer la destinée de cet homme car il n'y a pas de hasard ! En attente de désignation pour son service militaire, il fut affecté à Bastogne chez les Chasseurs ardennais, dont la mascotte, bien connue, est un sanglier.

Qualité ou quantité ?

OUR FAIRE FACE à ces difficultés, les fermiers ont, par des économies d'échelle, augmenté le rendement et la productivité et employé des méthodes qui se prêtent à la mécanisation. D'ailleurs, l'accroissement de la mécanisation s'est traduit par le déclin, ces cinquante dernières années, de la main d'œuvre engagée dans l'agriculture.

Cependant, l'intensification et la mécanisation impliquent des investissements élevés, ce qui met certains agriculteurs en difficulté en cas de baisses des prix. La campagne de Viroinval est aussi de plus en plus plébiscitée. Ces citadins, qui souhaitent vivre hors de la ville en profitant des agréments et des charmes de la nature, ne peuvent renoncer aux avantages de la ville, à ses équipements, ses services… D'autre part, la demande d'habitat individuel ne faiblit pas. Elle entraîne une hausse des prix des terrains et un mitage de l'espace agricole.

Maxime Melon

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abitant Vierves-sur-Viroin depuis 1981, Maxime Melon a repris la ferme de ses parents en 1999. Il la convertit immédiatement en agriculture biologique et développe le charolais pour obtenir un cheptel actuel d'une vingtaine de bovins qu'il élève de la naissance jusqu'à l'âge d'abattage. Les bovins sont vendus à un boucher qui écoule la marchandise sur les marchés de Bruxelles. En parallèle, il gère avec une asbl d'accueil pour handicapés un centre équestre. L'objectif de ses activités est de contrôler les investissements et le temps de travail, de maintenir le caractère familial de la ferme et de développer petit à petit la qualité. Pour lui, le Parc naturel représente un relais de communication et de services intéressant qui améliorera bien des choses.

T

entraîne la déstabilisation de l'agriculture. Tant le prix atteint par la terre que la spéculation pénalisent l'agriculture et plus spécialement ans l'impossibilité de développer sa ferme l'installation. Le mitage de l'espace rural face à l'urbanisation de plus en plus importante de la campagne de Rèves, Thierry a contribue à susciter des conflits entre les choisi en 2002 la «ferme Brisbois» à Vierves-sur- occupants des campagnes et cela complique Viroin pour sa tranquillité. Le lait et l'élevage sont ses activités les conditions d'exercice de l'activité principales dans la région. Il a maintenu l'entièreté de ses agricole. parcelles cultivées à Rèves car elles donnent de meilleurs Face à tout cela, on ne peut que s'interroger rendements. Il pense appliquer davantage des mesures agri- sur le prix à payer de cette évolution environnementales et reste convaincu que l'information et la agricole : sommes-nous en train d'assister à formation sont vitales pour les agriculteurs. Le Parc naturel doit la fin de notre agriculture et de nos paysages bien entendu assurer ce rôle. agricoles traditionnels ? C'est la question que souhaite lancer le Parc naturel à travers un débat pour trouver ensemble des solutions pour une gestion durable de notre agriculture et de nos paysages. Il s'agit de savoir dans quel cadre souhaitons-nous vivre. Et la campagne ne peut pas être seulement considérée comme un espace d'agrément. Elle doit être une campagne réelle, dotée d'une identité spécifique et forte, peuplée de ruraux par choix et non par fatalisme, où l'agriculture a toute sa place. OUT CELA

Thierry Winkel

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Les jambons sont fumés pendant une à trois nuits, selon l'état de la sciure. son filet américain haché menu devant le client jusqu'à ses «pipes de sanglier» et ses confits maison, Eddy reste seul artisan patronné à Oignies, alors qu'il y a peu régnait encore quelques cinq ou six boucheries et un abattoir collectif. Les grandes surfaces et le dépeuplement de la région les ont détrônés, mais la qualité recommence à prendre le dessus. Christian Houben PNVH EPUIS

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Un débat de fond

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Un bel assortiment de produits de qualité

La pression urbanistique

Eddy Buchet rue J.-B. Périquet, 6-8 - 5670 Oignies Tél.: +32(0)60 39 05 52

Fiorella Quadu Chargée de mission PNVH

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Nature au quotidien Le temps des premières cueillettes

Jean-Michel Plasschaert

J

ean-Michel, de Mazée, gère seul la ferme qu'il a repris à son grand-père en 1995. La race, le type d'élevage et bien sûr les primes le décident à convertir la ferme en bio dès 1998. Toutefois, une grande partie de son temps est consacrée à la représentation commerciale chez Agro-diffusion, société d'engrais et de minéraux, ce qui lui permet de mettre du beurre dans les épinards. Comme beaucoup d'agriculteurs à Viroinval, il bénéficie des primes pour le maintien des haies et développera davantage dans un futur proche les nouvelles mesures agri-environnementales. Pour lui, c'est surtout le réseau Natura 2000 qu'il faut craindre et certainement pas le Parc naturel. En effet, il y aura certainement des contraintes imposées aux agriculteurs mais on ne les connaît toujours pas. Dans ce domaine, le Parc naturel ne perdra pas l'occasion de jouer son rôle en centralisant l'information pour la diffuser plus facilement auprès de ses agriculteurs.

Aujourd'hui

A

où l'important était de produire en quantité suffisante, une nouvelle période commence. Il s'agit ainsi de respecter certaines règles fondamentales : préserver la qualité des produits et l'environnement, répondre aux exigences de traçabilité, assurer des conditions sanitaires optimales, développer des produits améliorant la santé mais aussi respecter le bien être des animaux. Alors que beaucoup de méthodes agricoles de base sont restées les mêmes (les plantations, les récoltes, le bétail), certaines techniques ont évolué radicalement au cours des années. Les engrais verts, les produits phytosanitaires à action spécifique, la génétique animale sont les plus visibles.Le fermier lui-même a dû devenir de plus en plus un homme d'affaires, qui prend conscience des dépenses et des profits et accorde beaucoup d'attention au rendement et à la gestion des affaires. PRÈS UNE PÉRIODE

Daniel Coulonval

E

XPROPRIÉ par le détournement de

Vierves en 1998, Daniel a développé son exploitation de manière réfléchie et adaptée aux aléas économiques. Après les crises agricoles successives, il s'engage dans l'engraissement, les labels de qualité et la vente directe sans aucune aide extérieure. L'hébergement des animaux sur paille garantit le bien-être des animaux qui naissent et sont élevés à la ferme. Pour l'instant, il souhaite faire des économies d'échelle car il a de nombreux projets pour rendre sa ferme transmissible. Il s'implique beaucoup dans l'agri-environnement par le maintien des haies et l'interculture. Il pense que concilier Parc naturel et développement économique est une démarche difficile et reste convaincu qu'il peut constituer un frein à certains projets de développement. Daniel est cependant très favorable à une meilleure communication avec les habitants. Pour lui, de nombreuses altercations n'auraient pas lieu si chacun était bien informé du pourquoi et du comment des opérations agricoles. Le Parc naturel devrait jouer un rôle de sensibilisation auprès des citoyens. Il l'approuve en ce sens.

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L'agriculture de Viroinval est, comme partout ailleurs en Belgique et dans l'Union européenne, confrontée à diverses difficultés. Mais les sols pierreux peu profonds et un relief plus accentué sont encore moins favorables à la production. Dans notre région, l'agriculture se concentre donc essentiellement sur l'élevage bovin.

Le printemps est (presque) là !

L

A DURÉE DU JOUR s'allonge, le soleil réchauffe la terre, les premiers papillons «citrons» apparaissent, voici le printemps. Dans les écoles, l'éclosion des premières fleurs donne le coup d'envoi des promenades en forêt. C'est l'effervescence. En route, les enfants !

Au cœur des branchages, les oiseaux piaillent joyeusement. Les bourgeons, gonflés de sève, commencent à s'ouvrir. Plus bas, entre les feuilles tombées l'automne dernier, les premières floraisons colorent le sol. Les «clochettes des bois», «chaudrons», «porillons» ou autres «Jannettes Dame clochette, en personne jaunes» sont au rendez-vous. Les jonquilles, car c'est bien d'elles que nous parlons ici, sont, avec les anémones sylvie, les premières fleurs que nous voyons éclater au grand jour, après des mois d'hiver sombres et monotones. Quoi de plus normal que de vouloir rentrer à la maison avec quelques fleurs dans les mains ? Vite, un bouquet pour maman !

Jonquilles, ails et échalotes : une histoire de bulbes L'anémone sylvie

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OMME BEAUCOUP DE PLANTES possédant un bulbe souterrain (crocus, glaïeul, mais aussi... ail ou échalote !), la jonquille peut se reproduire de deux manières totalement différentes :

- en premier lieu, c'est grâce à la dissémination des graines sur le sol que Dame clochette peut se reproduire, mais seulement si la fleur a la chance d'être pollinisée par un bourdon qui n'a pas trop froid aux yeux, si tôt dans la saison. De plus, il faut savoir que dans le cas de la jonquille, il faut cinq ans, à partir de la germination, pour qu'une fleur apparaisse et donne de nouvelles graines. S'il est tout à fait légitime de ramener quelques fleurs à la maison, il est par contre dommage, connaissant le temps qu'elles mettent pour se développer, de voir des bouquets abandonnés en bord de route ou des personnes, tellement chargées de clochettes d'or que l'on a peine à croire qu'elles aient assez de vases chez elles… - sous terre, le bulbe peut également produire des bulbilles qui pourront donner de nouveaux plants, un peu à la manière de l'échalote, par exemple. Mais c'est loin d'être une production massive. En outre, dans ce cas, les feuilles sont très précieuses, car c'est grâce à ces organes que la plante peut produire l'énergie indispensable qui sera stockée tout l'hiver dans le bulbe, sous forme de réserves de sucres. N'hésitons pas à perpétrer la tradition "d'aller aux jonquilles" et de ramener un beau bouquet, mais pensons à l'année prochaine : laissons les feuilles et les bulbes bien en place, pour le plaisir de tous. Promenons-nous dans la nature… tout en la respectant. Bonnes balades à tous ! Joël Dath Chargé de mission PNVH

Si la cueillette est tolérée, l'arrachage ne l'est pas !

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Jardin de nature...

Agriculture et Parc naturel

Un petit ruisseau d'un grand intérêt

La campagne évolue...

Une perle de la nature rendue bien pâle

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ÊME S'IL REÇOIT DES EFFLUENTS lors de la traversée du village de Treignes,

le ruisseau des Fonds de Ry, plus communément appelé «de Matignolle», revêt une grande importance puisqu'il est le seul affluent notoire de la rive gauche du Viroin. Traversant les roches calcaires de la Calestienne, ce ruisseau a un potentiel écologique extraordinaire où le mot «biodiversité» pourrait prendre toute sa mesure.

Truite fario indigène cherche frayère

L

E CONFLUENT DU RY DES FONDS DE RY avec le Viroin se situe au moulin de Treignes. À cet endroit, le ruisseau hésite sur le choix d'un tracé définitif, se perd d'un côté, s'enlise dans une zone profonde et marécageuse de l'autre, Le ry de Matignolle peut premier obstacle pour les truites du Viroin, candidates à la grande aventure de (re)devenir une des plus riches pépinières à truites la fraie dans le ruisseau. En effet, lors de la recherche des affluents pour frayer, les poissons doivent être attirés par un courant vif avec une température plus du Viroin. faible et une qualité physico-chimique bien particulière. Tous ces éléments étant sensés provoquer un déclic instinctif pour le choix de l'endroit où s'opérera la fraie. Malheureusement, comme le prouve la photographie, très peu de truites du Viroin trouveront la porte d'entrée du ry de Matignolle…

Autre obstacle dans le village de Treignes : le barrage ayant servi jadis à alimenter l'étang du moulin. En effet, les truites, lors du passage d'une dénivellation importante pendant la remontée du ruisseau vers l'amont, doivent trouver des zones de repos le long de leur progression. Mais si ce barrage peut susciter une propension à des rêves bucoliques chez les humains, nos truites sauvages y voient plus prosaïquement l'épreuve suprême du parcours du combattant ! Pas de trace d'un courant intense se jetant dans le Viroin : on ne peut pas dire que la porte d'entrée du ruisseau soit bien fléchée... Balade entre les rochers

N

dans la partie septentrionale du village avec ses fonds de jardins surplombés par la roche du «Bois de Seigneur». La vallée se creuse de plus en plus, et nous atteignons déjà l'ancien moulin, tout entouré de vergers d'un âge respectable. Le ruisseau se profile alors dans les prés, avant de venir baigner le pied de la «Roche aux chevaux», énorme affleurement calcaire dominant la vallée. Au détour de la roche, nous débouchons dans une longue prairie très étroite, bordée par la berge gauche du ruisseau, tandis que la rive droite profite de l'ombre et la fraîcheur de la forêt.

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OUS VOILÀ DONC

Des truites saines imposent des ruisseaux de qualité

Le parcours du ruisseau y est très pittoresque, mettant en valeur son lit modelé de tuf, cette pierre calcaire si poreuse; des petits gouffres; des rapides riches en oxygène et surtout quelques gravières où les truites peuvent se reproduire. À cet endroit, un inventaire piscicole, réalisé grâce à une pêche électrique, met en évidence la qualité du secteur, avec la présence majoritaire de truites nées au printemps dernier.

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'AGRICULTURE a beaucoup évolué durant le siècle dernier, principalement pour répondre à un besoin fondamental : permettre à tout individu se trouvant sur le territoire belge de pouvoir s'alimenter correctement à un moindre coût.

Au temps de nos grands-parents

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ES TRADITIONS et les pratiques étaient rudimentaires. Les animaux de basse cour étaient élevés au grain dans la cour. Mais la viande était chère, réservée aux jours L'agriculture est garante des paysages ouverts de fête, le travail de l'éleveur était pénible. Son revenu était faible et très irrégulier. Il y avait très peu d'hygiène. Les règles sanitaires étaient totalement absentes, les animaux subissaient les variations de saison. La mortalité animale, et donc les conditions de vie intrinsèques, étaient à ce moment-là très fortes.

Kris Van Geel

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est arrivé à Dourbes en 1996. La situation et les avantages financiers le séduisent immédiatement. C'est d'ailleurs là qu'il y trouve chaussure à son pied. Il se marie et avec sa petite famille, il exploite une ferme de production laitière et d'élevage. Bien intégré dans le village, il ne projette rien pour l'instant… il attend de voir les réformes européennes qui le décideront à réorienter sa ferme vers telle ou telle filière. RIS

Bien qu'il applique des mesures agri-environnementales, il craint les impositions de la Région wallonne sur les sites Natura 2000. Le Parc naturel ? il en a entendu parlé mais a du mal à imaginer ce que ça représente et ce qu'il peut lui apporter.

Au temps de nos parents

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ES BESOINS et les attentes alimentaires du

consommateur évoluent. L'alimentation moderne animale apporte enfin un équilibre et a bouleversé le rapport à l'élevage. Des règles sanitaires strictes voient le jour et l'éleveur travaille plus confortablement. Les produits de la ferme deviennent accessibles. C'est à cette époque que le paysage de nos campagnes se transforme plus rapidement : les étables se construisent en dehors des villages, le béton prend la place de la brique et de la pierre, leur volume décuple. La technicité des machines se développe, le bétail prend de l'ampleur et la superficie des parcelles augmente.

Nouvelles mesures agri-environnementales Les primes s'élèvent jusqu'à 1250 ˆ par hectare ! Pour être enregistrée, la demande doit être jointe à la déclaration de superficie pour le 15 mars de chaque année (aucun retard ne sera toléré !). Une permanence est assurée à la Maison du Parc naturel (Maison des Baillis à Nismes) tous les mercredis de 13h00 à 16h00. En dehors de ces heures, les renseignements, les visites de terrain et d'avis conforme peuvent être demandés au 060 39 17 90 (Maison du Parc naturel Viroin-Hermeton).

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Le mot du président

Des problèmes en «tas»

En route vers Nismes !

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le ruisseau s'enfonce dans le bois de Matignolle, juste à l'ouest du hameau du même

nom.

Malheureusement, si l'on vient de faire référence à un bon secteur, celui-ci nous dévoile une dégradation importante du ruisseau. Nous y découvrons plusieurs embâcles, barrages formés de branches et de feuilles imbriqués dans les roches et les racines. Ces embâcles sont à la base des situations d'envasement du ruisseau par décantation de boues mises en suspension en amont. De fait, ce secteur est devenu stérile, les frayères étant colmatées par ces boues.

Pour plus de cohérence

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U BOUT DE CETTE LONGUE PRAIRIE,

2005 a débuté par un grand changement dans la vie du Parc naturel. En effet, la maison du Parc s'installe à Nismes dans la maison des Baillis, après plusieurs années passées dans l'ancienne cure de Mazée. Ce bâtiment communal fraîchement rénové avec l'aide de la Région wallonne hébergera aussi la maison de l'Urbanisme. Ceci montre la volonté de cohérence entre les différentes structures d'aides aux citoyens et de promotion de la région développées sur la commune de Viroinval. La réouverture de la maison des Baillis accentuera encore l'attractivité touristique de Nismes, véritable Le nom du premier propriétaire de la Maison des Baillis porte d'entrée de notre commune. (Jean Davignon) se retrouve dans des textes de 1451

À la sortie du bois, le ruisseau reprend un cours pastoral et nous comprenons la raison de la situation déplorable découverte plus bas : le bétail a trouvé refuge sous le couvert de quelques buissons bordant la rivière. Difficile, par ailleurs, d'affirmer qu'il s'agisse d'une rivière à cet endroit, car le piétinement est tel que le lit est inexistant sur plusieurs dizaines de mètres !

À l'origine, la proximité du village de Mazée avec la commune de Doische avait été un facteur déterminant dans l'implantation de la maison du Parc naturel. Cette raison n'a plus lieu d'être puisque le territoire du Parc naturel n'englobe plus que Viroinval. S'implanter à Nismes, c'est aussi envoyer un signe positif aux autres communes limitrophes qui sont susceptibles de rejoindre un jour le Parc naturel.

Laissant le camping de la Fontaine du Roy sur notre droite, nous pénétrons sur le territoire de Matagne-la-Petite et terminons notre escapade à la fontaine de St-Hilaire. De sa source à son embouchure, la rivière parcourt quatre kilomètres.

ETTE ANNÉE

Ces embâcles empêchent le bon écoulement

Une vitrine de notre terroir

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BAILLIS doit devenir un lieu d'accueil et d'échanges pour tous les habitants du Parc qui sont amoureux de la nature exceptionnelle de la région. C'est aussi un lieu de culture qui a pour mission d'accueillir les étudiants et les touristes de passage dans notre vallée. Chacun puisera les informations qui lui sont nécessaires pour comprendre les richesses naturelles qui nous entourent. Une bibliothèque commune avec la maison de l'Urbanisme sera aussi très bientôt accessible. De nombreuses publications concernant le territoire du Parc naturel y trouveront leur place. Les cartes de la région reprenant les zones Natura 2000 sont consultables pendant les heures d'ouverture. Dans un proche avenir, les visiteurs se verront proposer une présentation multimédia mettant en scène les éléments marquants de notre patrimoine culturel et Nismes, où nature et urbanisme naturel. La maison du Parc deviendra une vitrine de notre terroir. vont de pair

Les forces vives en action

A MAISON DES

La maison des Baillis vous accueille du lundi au vendredi, de 9 heures à 16 heures. N'hésitez pas à venir rencontrer les membres du personnel qui oeuvrent chaque jour pour que vous soyez fiers de vivre dans le Parc naturel Viroin-Hermeton. Baudouin Schellen, Dourbes président de la Commission de gestion du Parc naturel Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Boisnard Cl. (PCDN - p.10 c. et 11 b.), Cassimans C. (p. 9 h.), Claerebout S. (CMV - p.9 c.), Dath J. (PNVH - couv., p. 10 h. et b., p. 11 h.), Houben Ch. (PNVH - p. 6, 7 et 8), Hubaut D. (CMV - p. 2, p. 3 h. et p. 9 b.), Quadu F. (PNVH - p. 3 c. et b., 4 et 5), Van der Auwera J.-Cl. (Amis du PNVH - p.12). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc. Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Où est le ruisseau ?

C

ECI ne constitue qu'un premier état des lieux, car une étude minutieuse sera entreprise dans un proche avenir.

Mais dès à présent, nous devons réaliser que des solutions doivent être mises en œuvre de manière à rendre tout son potentiel au ruisseau des Fonds de Ry, afin que nous n'ayons plus à rougir de cet élément local de notre patrimoine naturel. Notre groupe de travail œuvre dans ce but tout en restant ouvert à vos avis et à votre participation. Claude BOISNARD Coordinateur PCDN cellule « Rivière »

Avis de recherche V

IROINVAL a connu, dans le passé, deux grands botanistes issus d'Olloy-sur-Viroin : Charles-Joseph François

et Joseph Lapôtre. Ces deux sommités, ainsi que leur maître Clément Aigret (originaire de Doische) furent rapidement aiguillés vers d'autres régions de Belgique. Si l'herbier de Clément Aigret a été incorporé au Jardin Botanique National et celui de Joseph Lapôtre dans l'herbier du Centre Marie-Victorin à Vierves, nous n'avons malheureusement plus de nouvelle des travaux de Charles-Joseph François. En effet, les vingt-quatre fardes d'herbier de l'ancien instituteur communal d'Olloy - qui faillirent être brûlées par sa soeur ! - furent, en dernière minute, confiées au dernier curé de Dourbes, l'Abbé Blondeau, décédé en 1964. Depuis lors, plus aucune trace... Si quelqu'un pouvait nous renseigner sur le sort qui a été réservé à ces fardes, le patrimoine scientifique du Parc naturel s'en trouverait grandi. Un tout grand merci d'avance ! Pour toute information : Philippe De Zuttere, Fontaine Saint-Joseph, 26 - 5670 Vierves. Télécopie : +32(0)60 39 17 90 - Courriel : nowellia@tiscalinet.be

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Clin d'oeil... Les Amis du Parc naturel Nos Amis sont vos Amis

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AMIS DU PARC NATUREL VIROINHERMETON», asbl créée en 2001, est née de la volonté d'habitants de Doische et de Viroinval de promouvoir l'idée du Parc naturel auprès de la population des deux communes. Le Parc naturel était alors au point mort, les représentants politiques de la commune de Doische ne semblant pas convaincus de l'opportunité que représentait le Parc naturel. L'un des principaux objectifs des Amis du Parc naturel est de promouvoir Une foule d'activités dans une ambiance chaleureuse l'implication des habitants dans le développement du Parc. Ceci se traduit par l'organisation de nombreuses activités mettant en évidence le patrimoine particulièrement riche de notre région. Ainsi, des concerts ont eu lieu dans la chapelle St-Antoine de Regniessart et St-Hilaire de Matagne-la-petite. En outre, les visites du château de Hierges, de la collégiale et du Mont Vireux ou encore de la commune d'Aubrives ont été organisées, comme celles, entre-autres, de pelouses calcicoles pâturées dans le cadre du PCDN à la Roche Trouée, au Tienne Breumont et à Olloy. À côté de ces nombreuses activités festives, culturelles ou naturalistes, l'association s'est mobilisée contre le projet de porcherie industrielle à Le Mesnil. Elle a aussi organisé une réaction citoyenne dans le cadre de l'enquête publique contre la décision de sortie du Parc de la commune de Doische. ES

Ensemble pour connaître et préserver notre cadre de vie Ceci a été rendu possible grâce à la collaboration de différentes associations dont Qualité-Village de Regniessart, les habitants de Le Mesnil, le Viroinvol, le foyer culturel de Doische et le centre culturel Action Sud et à l'aide d'agents de la Région wallonne. Ainsi, notre association a pour ambition de tisser un lien entre les habitants sensibles à la préservation de leur cadre de vie naturel, architectural et paysager. Pour cela, nous comptons poursuivre l'organisation de concerts, de visites et de conférences, mais aussi servir de relais auprès des structures officielles du Parc naturel. Vous pouvez nous soutenir en nous faisant part de vos projets, en nous rejoignant lors de nos activités ou en vous faisant membre de notre association. Giovanni Claes président des Amis du PNVH

Contact : rue de Vaucelles, 48 à 5670 Mazée - tél. : +32(0)60 39 05 69 Courriel : giovanniclaes@tiscali.be - Site : http://users.belgacom.net/amis.pnvh/

Le Journal du Parc naturel N°4

Mars - Avril - Mai 2005 Trimestriel

Sommaire Le mot du président En route vers Nismes ! Agriculture et Parc naturel La campagne évolue... Un village...et ses habitants Oignies-en-Thiérache Artisans et artistes de chez nous Eddy Buchet, de Oignies Nature au quotidien Le temps des premières cueillettes Jardin de nature Un petit ruisseau d'un grand intérêt Clin d'oeil Les Amis du Parc naturel Viroin-Hermeton Agenda des manifestations

Agenda des manifestations... Activités Les pelouses calcicoles en réserves domaniales Balade printanière sur fond de chants d'oiseaux Dimanche 15 mai (1j.) Dimanche 24 avril (1j.) R-V. à 9 h 30 sur la place de l'église de Treignes R-V. à 9 h 15 au parking du pont de pierres à Olloy Pique-nique dans la nature, prévoir vêtements adaptés Pique-nique dans la nature, prévoir vêtements adaptés Organisation : Viroinvol - CNB Organisation : Viroinvol - CNB Infos : Thierry Dewitte (0476 75 25 37) Infos : Thierry Dewitte (0476 75 25 37)

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Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be

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