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Agenda des manifestations Excursion naturaliste d’intérêt général Samedi 13 janvier (1 j.) À la découverte des oiseaux hivernants, des traces de la vie animale, des arbres, des lichens, des bryophytes, des champignons et du paysage. L’excursion sera réalisée en milieu forestier et en milieu ouvert autour de Le Mesnil, village clairière du sud-est du Parc naturel Viroin-Hermeton.

Le Journal du Parc naturel Janvier - Février - Mars 2007 Trimestriel

N°11

Prévoir vêtements chauds imperméables, bottes ou bottines, jumelles, pique-nique (attention, le piquenique se prendra en pleine nature !). R.-V. à 10h devant l’église de Le Mesnil. Fin prévue vers 16h. Organisation : CNB Viroinvol Infos : Bernard Clesse. Attention, en cas de très mauvaises conditions météorologiques, l’excursion pourrait être annulée. En cas de doute, téléphonez la veille au soir au guide (+32 (0)60 31 26 36).

Soirée spéciale observateur Centrale ornitho Vendredi 23 mars (1 s.) La vidange du lac est certainement l’événement majeur de cet automne à Virelles. Sébastien Pierret nous en présente les résultats, les principales espèces de poissons pêchées, les retombées ornithologiques, le réempoissonnement et les objectifs espérés dans le domaine de la Conservation de la nature. Premiers résultats également des enquêtes «pie-grièche grise» et «grande aigrette» menées cet hiver par Charles Dordolo et Laurent Crépin.

Visite guidée de la Roche Madoux Samedi 17 février (1 j.) et Samedi 17 mars (1 j.) Visite guidée de la réserve et des alentours prévue après les travaux de gestion.

Sommaire

À emporter : bottes, gants, vêtements en fonction de la météo et, si possible, scies et coupe-branches. Possibilité de cuire sur braises pour le repas de midi.

Le mot du président Pommes à profusion, public à foison Nature au quotidien Pièges à campagnols

R-V. à 9h près de l’ancien lavoir (à côté du château) à Vierves-sur-Viroin. Fin prévue vers 16h30. Organisation : Natagora ESM Infos : Bernard Mazy (+32(0)498 39 21 93) ou Frédérique Hallet (+32(0)473 71 27 65). Inscription souhaitée.

R-V. à 20h à la Ferme de la Maladrerie (ancien musée du cinéma et ancien CRIE) à Nismes. Organisation : CNB Viroinvol et Natagora ESM Infos : Thierry Dewitte (+32(0)476 75 25 37 ou +32(0)477 87 76 26) viroinvol@skynet.be

Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Anonyme (p. 4 (n°3), p. 6 (n°2) et p.7)), Biron J.-V. (OTV - couv. et p. 12), Cassimans C. (p. 5 et p. 6 (n°1)), Clemson University - USDA Cooperative Extension Slide Series (p. 8), Dupont B. (p. 9), Hubaut D. (CMV - p. 4 (n°2)), Mestre R. (p.3 n°1)), Preyat O. (PNVH - p. 2, p. 10 (n°1) et p. 11), Sablon J.-P. (p. 10 (n°2 et 3)). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc et est téléchargeable sur www.pnvh.be Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Jardin de nature Au gui l’an neuf ! Alternatives naturelles En route vers un jardin sans danger Fiche 1 : Des pépins dans les vergers de Viroinval Un village... et ses habitants Vierves - Un carnaval authentique Naturellement partenaires Grand nettoyage Agenda des manifestations

Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be


Le mot du président Pommes à profusion, public à foison

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Un grand « trou » en plein centre du site continuait à être considéré comme une décharge, malgré le statut de réserve sensé protéger l'endroit.

À la pelle hydraulique

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ETTE ANNÉ E, les pommes étaient au rendez-vous de la deuxième fête du Parc naturel qui s'est déroulée les 21 et 22 octobre dernier à Nismes. En effet, après une floraison printanière sans gelée, tous les arbres de nos vergers ployaient sous les fruits. Plusieurs familles de Viroinval sont donc venues pressurer et pasteuriser de délicieux jus de fruits à base de Cwastresses, de Bellefleurs, de Reinettes étoilées ou d'autres anciennes variétés locales ramassées dans le fond du jardin. Plus de mille litres de jus se sont ainsi entreposés dans les caves des habitants du Parc naturel. Cette possibilité de valorisation des fruits ne peut qu'inciter à préserver nos vieux vergers et à remplacer ceux qui sont moribonds.

C

'EST DANS LE CADRE DU PROJET « LIFE Nature Haute Meuse et Viroin » que furent enfin trouvés les moyens d'éliminer ce chancre, qui n'avait pas été oublié par Mr Scohy, l'ingénieur chef du cantonnement de Viroinval. C'est donc l'équipe du projet LIFE qui a relevé le défi : calculer les budgets sans pouvoir déterminer à l'avance ce qui se cachait là-dessous, trouver les moyens humains, encadrer les travaux, faire recycler les déchets… Un sacré boulot !

La fête du Parc naturel a aussi été l'occasion de clôturer les cours de la première année de l'école d'apiculture par une conférence, ouverte au grand public, sur l'apithérapie. Nos visiteurs ont profité de la présence des apiculteurs pour faire leur provision de miel. Outre ses bienfaits pendant la période hivernale, ce miel est la matérialisation de l'environnement floral rencontré par les abeilles dans notre région.

Et un très bon bilan : cinq sites ont été nettoyés en profondeur sur les entités de Viroinval et Doische ! ( voir les détails dans l'encadré ). Cet assainissement est une initiative tout à fait exceptionnelle. Son budget a quasiment atteint 30.000 € ! Au vu de ce montant, il sera sans doute impossible de renouveler une telle opération et bénéficier de tels moyens matériels et humains. Aussi, tous les acteurs de ce projet espèrent que ces efforts permettront de garder définitivement ces sites respectables dans un état favorable à la nature.

Les différentes associations de protection de la nature, œuvrant sur le territoire du Parc naturel et constituant une part importante des stands ont engagé des dialogues constructifs avec les visiteurs en utilisant parfois les richesses naturelles de notre territoire via films et animations pédagogiques. Toute notre équipe vous fixe déjà rendez-vous le troisième week-end d'octobre pour l'édition 2007 de la fête du Parc naturel.

Du neuf sur la Toile

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N CE DÉ BUT D'ANNÉ E 2007, nous sommes heureux de vous présenter le nouveau visage du site Internet du Parc naturel (www.pnvh.be). Ce site doit répondre à trois missions majeures.

w Il deviendra le lien privilégié entre les habitants et la Commission de gestion, responsable des orientations du Parc naturel ; w il présentera un panorama des activités du Parc naturel, contiendra

une mine d'informations scientifiques sur les caractéristiques exceptionnelles de notre territoire et offrira une aide pédagogique pour les enseignants qui désirent apprendre la région à nos écoliers ; w le site Internet participera à la promotion touristique de notre région

pour consolider l'identité « nature » de notre territoire. Je vous invite à y surfer sans modération et à nous faire part de vos suggestions pour améliorer cet outil de communication. Un formulaire est disponible à cette fin dans la partie « Nous contacter ».

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Avant de vous laisser découvrir votre onzième journal du Parc naturel, permettez-moi de vous présenter, au nom de tous les membres de la Commission de gestion, mes meilleurs vœux pour l'année 2007. Que cette nouvelle année vous offre quantité d'émerveillements dans votre environnement quotidien au sein du Parc naturel Viroin-Hermeton. Baudouin Schellen Président de la Commission de gestion

Au total, ce sont presque 200 tonnes de déchets de toutes sortes qui ont été enlevées des sites naturels.

Parions que la valeur de ces sites naturels sera comprise et que l'histoire mouvementée de leurs déchets est belle et bien terminée.

Renseignements complémentaires : http://users.skynet.be/life.hautemeuse/ Stéphane Tombeur (Ardenne et Gaume) - Tél. : +32(0)495 44 79 05

Olivier Preyat PNVH

Les sites nettoyés dans le cadre du projet LIFE Nature - Réserve domaniale du Petit Tienne, lieu dit Notre-Dame de Beauraing ou Ainzevaux : 83 tonnes de déchets, principalement des ferrailles et des déblais inertes vieux d'au moins 20 ans.

- Lieu dit Hauts champs à Nismes : 40 tonnes de sacs poubelles ont été sortis de ce site ! Beaucoup d'autres fondrys du même type, comblés de la même façon ont d'ailleurs complètement disparu aujourd'hui !

- Ancienne carrière de Niémont à Mazée : Au total 60 tonnes évacuées. Certaines fois, deux grues y ont travaillé en même temps.

- Le Coupu Tienne, réserve RNOB située à Niverlée (Doische) : Au total, 10 tonnes de déblais de construction.

- Réserve domaniale du Petit Breumont de Nismes : D'énormes bacs en béton d'origine inconnue en ont été enlevés.

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Naturellement partenaires

Nature au quotidien Pièges à campagnols

Grand nettoyage

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N AOÛ T DERNIER,

à Mazée, les pelleteuses ont complètement nettoyé un petit coin de nature surplombant le paysage de la vallée. Au sommet du village de Mazée, une crête boisée forme l'horizon. De ces hauteurs tombent des pentes parfois abruptes vers une longue bande presque horizontale, sorte de large corniche naturelle qui descend en pentes douces vers le village.

La lente dégradation d’un site d’exception

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ON NOMBRE DE MAISONS DE MAZÉ E doivent leur âme solide aux pierres extraites de cet endroit. Car il y a bien longtemps, les registres parlent d'avant 1850, on exploitait ce versant rocheux. L'endroit porte d'ailleurs toujours le nom d'ancienne carrière de Niémont.

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Après la fin de l'exploitation, les gens du village firent pâturer là-haut chèvres et moutons. Les plus âgés se rappellent encore d'une corvée consistant à « monter désenrouler la chaîne du piquet de la chèvre » ce qui, paraîtil, donnait un excellent appétit aux enfants…

De précieux auxiliaires au service des agriculteurs

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en éliminant les proies les plus accessibles qui sont souvent des animaux fatigués, malades, moins aptes à se défendre. En toute saison, lorsque la nourriture est plus rare, la buse variable et le faucon crécerelle se rapprochent des routes pour se nourrir de cadavres, de petits animaux blessés ou tués par la circulation automobile. En se nourrissant des charognes, Le vol en Saint-Esprit les rapaces jouent un rôle Le faucon crécerelle n'est pas le plus primordial en limitant les rapide des faucons, mais c'est le risques de propagation de champion du vol sur place. Lorsqu'il maladies. est prêt à chasser, il s'envole puis ES RAPACES PARTICIPENT À

1962. En haut de l'image, au centre, on distingue les premières voitures qui commencent à s'accumuler.

Jusqu’au jour où...

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N 1980 les agents de la Division Nature et Forêts sonnent la fin de la récréation. Les voitures sont enlevées, le terrain de motocross est fermé, le site retrouve petit à petit son visage d'antan.

En 1999, il devient enfin une réserve naturelle domaniale, certains habitats naturels de ce site ayant été reconnus « d'intérêt communautaire prioritaire » par une directive européenne. 1978. Cette photo aérienne exceptionnelle montre le cimetière de voiture au plus fort de l'envahissement du site.

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Tête et queue gris cendré Le faucon crécerelle a approximativement la taille d’un pigeon.

Bec perçant C'est à partir de 1960 que les choses se gâtent. Un nombre incroyable de vielles carcasses de voiture y est entreposé par un garagiste local et, durant vingt ans, l'endroit se dégrade. Des jeunes aménageant un terrain de moto-cross dans la partie encore sauvage du plateau.

Plumage roux tacheté de noir

'ANNÉ E DERNIÈ RE , de nombreuses personnes ont remarqué la grande densité de rapaces à Viroinval. Il n'était pas rare de rencontrer des buses variables et des faucons crécerelles le long des routes, perchés sur des piquets de clôtures, des câbles électriques, planant très haut dans le ciel pour la buse variable ou volant sur place, en saint-esprit pour le faucon crécerelle. Ce pic temporaire de population a permis de faire la connaissance de deux rapaces nichant dans le périmètre du parc naturel.

LA SÉ LECTION NATURELLE

s'immobilise dans le ciel, en jouant

Plumage très variable La taille de la buse peut être comparée à celle d’un faisan.

Les rapaces ne chassent pas avec le vent. Les plumes de la queue seulement les animaux en éventail, il bat rapidement des malades et fatigués, mais ailes, la tête vers le bas, le regard fixé vers le sol, attendant le moindre aussi les plus abondants. frémissement d'herbe. Lorsque le Sur leur territoire, ils jouent campagnol aperçoit cette ombre un rôle très important dans menaçante, il est déjà trop tard… la régulation des animaux présentant de très fortes concentrations, comme les campagnols.

Le régime alimentaire de la buse variable se précise par de nombreuses analyses et observations qui prouvent l'écrasante majorité de campagnols des champs. Bien entendu, toutes les espèces de petits mammifères sont au tableau : les autres campagnols, les mulots, les taupes, parfois des lièvres, des grenouilles, des couleuvres, des lombrics et des insectes comme les coléoptères.

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Le faucon crécerelle se nourrit de souris, de campagnols et d'insectes. En débarrassant les champs et les prairies des campagnols, il limite les dégâts aux récoltes. Ce petit rapace ne s'attaque ni aux oiseaux ni aux mammifères de taille supérieure à lui.

Un village... ...et ses habitants

Un peu, beaucoup... beaucoup trop ? Vierves, un carnaval authentique !

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L ARRIVE RÉ GULIÈ REMENT que la buse variable et le faucon crécerelle s'observent en nombre mais cela ne signifie pas qu'ils prolifèrent. Leurs populations sont très variables en fonction des ressources alimentaires disponibles et de plus, d'autres facteurs entrent en compte, comme la mortalité due à une maladie ou à un accident, les hivers rudes et la concurrence entre les espèces. Ainsi, les rapaces se sont très mal reproduits ce printemps à cause du mauvais temps et du manque de nourriture. Sur 87 nids visités dans l'Entre Sambre-et-Meuse, aucun jeune de buse variable ou de faucon crécerelle n'a pu résister aux intempéries. Il faut savoir que les conditions de propagation des rapaces sont difficiles.

par Christian Houben PNVH

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RÈ S CÉ LÈ BRE DANS LA RÉ GION,

le carnaval de Vierves s'étend du lendemain de la chandeleur au Mardi-gras à minuit, après la mise à Quand les Rimeurs livrent mort de Johan Simon. Durant cette période, des groupes masqués sortent le leurs «pasquyes» soir cherchant une farce à faire ou un verre à boire et cette atmosphère chez les «donzelles». s’échauffe de jour en jour.

La mise à mort de Johan Simon

Le plumage de la buse variable Le faucon crécerelle guette sa proie... Les campagnols et les mulots ont tout à craindre.

Ces réalités qui sont de plus en plus connues ne font que renforcer l'importance du maintien des rapaces dans notre environnement, ainsi que des associations le proposaient depuis très nombreuses années. Janssens Ludivine Stagiaire pnvh

La buse variable porte bien son nom, car son plumage peut revêtir une vaste gamme de nuances. Tantôt, elle est de couleur sombre, brun chocolat, avec une poitrine peu ou fortement tachée de blanc. Tantôt, elle peut être beaucoup plus claire, une poitrine blanche et le dessus des ailes et du dos marron clair. La buse variable est l'un des rapaces diurnes le plus commun de nos régions. Et pourtant, il est à chaque fois différent…

Samedi 31 mars

Nuit de la chouette 2007 dans le Parc naturel Viroin-Hermeton

Les Rimeurs: soupirants qui doivent fêter leur quatorze ans dans l'année. Ils parcourent les rues vêtus d'un costume noir et chapeau melon. Ce rituel est inspiré des actes cruels et barbares rendus célèbres sous le règne du Seigneur Robert II au XIIe siècle. Johan Simon, bourgeois gentilhomme, est accusé, à l’époque, d'avoir laissé mourir de faim femme et enfants. Jugé par «la Cour de justice», il est brûlé vif sur la place publique et un édit seigneurial oblige les villageois à suivre le condamné en cortège et à assister à la mise à feu du bûcher, après quoi il leur fut offert un banquet d'omelette aux lard : festin à l'époque.

Février 2007 à Vierves ëVendredi 2 : ouverture du carnaval avec la batterie et les masqués à minuit. un mois de Carnaval ! Dimanche 4 : soumonces en batterie. Départ à 15h de la Place Albert I . er

ëDimanche 11 : soumonces en musique. Départ à 15h de la Place Albert Ier. ëJeudi 15 : Sortie du Mini-Mardi Gras. Départ à 16h de l’école communale.

Présentation des différentes espèces de chouettes et de hiboux de notre région et balade nocturne pour les écouter et les observer sur le terrain. Rv : 19h30 à la Maison du Parc - durée : ± 2h30 Renseignements : Laurent Colmant +32(0)60 31 30 57 ou Maison du parc naturel +32(0)60 39 17 90 Associations organisatrices : l’asbl Chouette nature (www.chouettenature.be) et le Groupe d'étude et de protection des oiseaux de proies (www.gepop.be), en collaboration avec la Ligue de Protection des Oiseaux de France (www.lpo.fr), la Fédération des Parcs naturels régionaux de France (www.parcs-naturelsregionaux.fr) et le Parc naturel Viroin-Hermeton (www.pnvh.be).

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ëDimanche 18 : Dimanche Gras. Départ du cortège à 14h45 de la Place. ëLundi 19 : Sortie des Rimeurs à 16h.

Mardi 20 février : Mardi Gras ! - dès 8h : R’locteurs, Pots et D’jan D’jène dans les rues. - 16h45 : Départ du cortège de la Place Albert Ier. - 20h : Mise à feu de Johan Simon et omelettes offertes !

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Fiche 1

Des pépins dans les vergers de Viroinval

L

E VER DES POMMES,

ou carpocapse, est l'un des plus importants ravageurs de nos vergers de pommiers et de poiriers. Nous en avons eu une belle preuve, dans les vergers conservatoires de Nismes et Olloy cette année. Ces dégâts sont causés par la chenille d'un papillon de nuit qui se développe dans le fruit à partir du mois de mai.

La chenille creuse une galerie dans la pomme, se développe en mangeant le fruit et ronge les pépins, ce qui provoque la chute des jeunes fruits ou rend la pomme immangeable.

L’utilisation du virus de la granulose

L

est le vecteur de cette maladie naturelle spécifique du carpocapse. Reproduit en laboratoire, ce virus se retrouve maintenant dans le commerce sous forme de produit à pulvériser. E VIRUS DE LA GRANULOSE

Jardin de nature Au gui l’an neuf !

L

A COUTUME DE S'EMBRASSER SOUS LE GUI

« porte-bonheur » au Nouvel-an proviendrait d'une association avec la déesse de l'amour, d'un rite de la fécondité. Qu'en est-il exactement de celui que l'on surnomme Description également « Blondeau », Bois de la sainte Croix, Vert de pommier… ? Le gui (Viscum album) est un sous arbuste dioïque, c'est-à-dire

Parasite ! (ou presque...)

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E GUI EST HÉ MIPARASITE car il réalise sa photosynthèse, comme une plante verte, mais il a besoin d'une autre plante qui lui fournit la sève brute prélevée par les racines.

Le mélange dispersé sur les arbres fruitiers hautes-tiges à l'aide d'un pulvérisateur à moteur contient de très petits granulés contenant des virus qui sont, répétons-le, absolument inoffensifs pour l'homme. Ceux-ci sont ingérés par les chenilles du carpocapse dès leur éclosion. Les virus, libérés à l'intérieur du corps de la larve, se multiplient et entraînent, en premier lieu, l'arrêt total de l'alimentation de la chenille. La mort de celle-ci intervient, peu de temps après, par septicémie.

Pas d’interaction avec l’homme

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par rapport aux traitements insecticides courants. Selon les études scientifiques menées avant sa commercialisation, non seulement cet auxiliaire agirait exclusivement sur le ver des pommes sans agir sur les insectes pollinisateurs ou toute autre faune auxiliaire, mais il n'induirait aucun mécanisme de résistance de la part des chenilles et n'interagirait absolument pas avec l'homme. E VIRUS A DE MULTIPLES AVANTAGES

Pour notre part, c'est décidé, nous allons l'essayer dans les vergers conservatoires du Parc naturel et nous vous tiendrons, bien entendu, au courant des résultats !

Selon la notice, le verger peut être traité préventivement jusqu'à trois jours avant la récolte, le virus ne laissant aucun résidu sur ou dans les fruits. Toutes les personnes désirant de plus amples informations sur cette fiche peuvent s'adresser à : la Maison du Parc naturel +32(0)60 39 17 90 secretariat@pnvh.be - N'hésitez pas à nous contacter !

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qu'une plante porte des fleurs femelles tandis qu'une autre porte des mâles. Il fait partie de la famille des loranthacées qui compte un seul représentant dans notre flore en Belgique mais environ 1400 dans le monde surtout dans des régions tropicales et subtropicales. Les fleurs sont petites, avec quatre tépales verts ou jaunâtres à l'extérieur et comportent quatre étamines au centre. La floraison terminée une baie visqueuse et collante apparaît et contient la graine. Celle-ci une fois avalée et passée par le tube digestif des oiseaux tels que grives, pigeons ramiers, corneilles… est déposée avec les déjections sur les branches. La germination aura lieu et le gui se fixe sur la branche d'un pommier, d'un poirier, d'un peuplier voire plus rarement sur un platane, un hêtre ou un chêne car l'écorce s'y prête moins bien.

Et c'est justement grâce à des racines suçoirs, enfoncées dans les tiges, que le gui peut s'alimenter aux dépens de son hôte, parfois jusqu'à un épuisement important et préjudiciable des branches dans le cas des vergers.

Qu’en dit la mythologie ?

D

ANS LA MYTHOLOGIE GRECQUE, Perséphone se servait d'un rameau de gui pour ouvrir les portes de l'Enfer. Cette déesse rejoignait chaque hiver son mari et oncle Hadès aux Enfers. L'hiver finit, elle revenait vivre auprès de sa mère Déméter durant neuf mois. Le gui vert représente ici le vivant, il est le symbole de la perpétuelle renaissance de la vie après l'hiver. Quant à la légende du rameau d'or elle est évoquée par Virgile dans l'Eneïde, livre VI, La descente aux enfers : le soir de la Saint-Jean il porterait une feuille d'or ! « … tel était l'aspect de la frondaison d'or sur le rouvre sombre (chêne). Aussitôt Enée le saisit, l'arrache avidement, brisant sa résistance, et le porte dans la demeure de la Sybille prophétesse… »

N'oublions pas la fameuse « potion magique » et le gui coupé par le Druide, grâce à une serpe d'airain, au solstice d'hiver lors de l'apparition des nouvelles feuilles. Il prononçait « O Ghel an Heu » ce qui signifiait « que le blé germe », expression devenue, au moyen-âge, « Au gui l'an neuf ». Les populations antiques vouaient un culte au chêne, doté d'une essence « divine », car son âme passait temporairement dans le gui durant les rigueurs de l'hiver d'où son symbole d'immortalité. Au Moyen-Âge on croyait que le gui guérissait de la danse de Saint-Guy et des crises d'épilepsie, surtout s'il est prélevé sur une aubépine.

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Pauvre grive...

L

A GLU QUI SERT À ATTRAPER LES GRIVES DRAINES est faite

d'écorce et de baies de gui bouillies. Insensé alors que cet oiseau sert justement à propager le gui ! Les romains le disaient justement « Malum sibi avem cacare » ou « l'oiseau chie son propre malheur ».

Où observer le gui dans le Parc naturel ? - dans le grand verger au bout de la rue de la Chapelle à Vierves-surViroin ; - sur les peupliers le long de l'Eau Noire à Nismes, près de la Scierie du Fourneau ; - ou encore, par exemple, sur les peupliers le long du Viroin, à Vierves-sur-Viroin, près du pont d'Argenteau.

Médecine

O

N CONSIDÈ RE LE GUI comme médicinal car il a des propriétés diurétiques, d'hypotenseur léger, d'antispasmodique, de sédatif et Observez comme la tige du gui est très ramifiée, chaque mellifère. Actuellement, il existe rameau formant deux autres rameaux et ainsi de suite. plusieurs médicaments sous forme d'extraits injectables qui peuvent C’est une parfaite dichotomie. ralentir la progression du cancer. Quoi qu'il en soit, ne mangez pas ses baies sous peine de diarrhée. Le gui contient une viscotoxine, surtout dans les feuilles et la tige, qui peut avoir un effet irritant voire corrosif sur la peau. Cette substance n'est pas résorbée par le système digestif. Faites donc bien attention car le Centre antipoisons reçoit environ trente-cinq appels annuels pour des empoisonnements dus au gui.

Lentement, mais sûrement

L

E RECOURT SYSTÉ MATIQUE AUX PESTICIDES est heureusement en recul. L'achat de produits en Belgique, depuis 1995, a régréssé de 17%. Toutefois, ces diminutions de produits utilisés, quantitativement importantes, pourraient cacher l'apparition, sur le marché, de produits plus concentrés, ou de nouvelles molécules plus toxiques actives dans un moindre volume utilisé.

Heureusement, le voile se lève peu à peu sur les problèmes générés par les pesticides et des barrières se dressent. Ainsi, des directives européennes visent à contrôler le marché des pesticides depuis 1979. L'année dernière encore, les états membres de l'Union européenne ont fixé les taux résiduels maximums pour les substances actives qui peuvent se retrouver dans les produits végétaux et animaux, et ce afin de limiter l'exposition du consommateur au bout de la chaîne alimentaire.

Répartition de l'emploi d'herbicides en Belgique en 2003 Autres 16%

Particuliers 53%

Si l'usage des herbicides en agriculture représente un tiers du marché, ce sont les potagers et les pelouses qui en reçoivent le plus. En effet, plus de 2500 tonnes d'herbicides sont achetées, par an, par des jardiniers amateurs !

Nous avons tout de même acheté, en Belgique, 8275 tonnes d'herbicides, de fongicides, d'insecticides et de désinfectants du sol en 2003... Et ce n'est certainement pas uniquement de la faute des agriculteurs : s'ils utilisent près de 50% des ventes pour leurs cultures et leurs prairies (surtout des fongicides), 33% des pesticides achetés se retrouvent dans le jardin des jardiniers amateurs !

Quand la nature vient au secours du jardinier

Contentez-vous, sans modération, d'un baiser sous le gui et bonne année ! Camille Cassimans

Alternatives naturelles En route vers un jardin sans danger

N

Les méthodes de travail usuelles, depuis maintenant plusieurs générations, font en sorte que dès le printemps, la découverte des premiers pucerons sur les rosiers ou l'apparition des jeunes limaces dans le parc de salades fraîchement repiquées provoque bien trop souvent de nouveaux achats de produits phytosanitaires. Mais il est maintenant bien établi que ces substances de synthèse présentent systématiquement des risques pour l'environnement et pour la santé en raison de leur rémanence, de leur toxicité et de leur usage intensif ou inapproprié.

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H

la lente prise de conscience des problèmes engendrés par l'utilisation massive des Si la Politique agricole commune est restrictive sur pesticides au potager familial a entraîné la mise en pratique les intrants phytosanitaires dans nos campagnes, des différents modes de gestion alternative et l'apparition, la législation est certainement encore trop laxiste dans les rayons des commerces spécialisés, d'organismes vivants ou de produits naturels utilisés dans le cadre de la vis-à-vis des produits destinés aux particuliers, lutte biologique. sans compter le mauvais usage qui en est fait.

OUS AVONS LA CHANCE DE VIVRE DANS UNE RÉ GION

RURALE où les pelouses, les jardins potagers et les vergers sont bien présents autour de nos maisons. Le jardinage est ainsi une activité largement répandue.

Agriculture 31%

Lutte biologique et lutte intégrée En lutte biologique, on utilise des organismes vivants, ou d'autres produits naturels comme les poudres de roches, pour empêcher, ou réduire, les pertes ou les dommages causés par des organismes nuisibles aux cultures. Lorsque la lutte biologique seule ne permet pas de faire face de façon rentable aux problèmes posés, on utilise alors la lutte intégrée. Celle-ci permet l'utilisation raisonnée d'autres mesures de contrôle des ravageurs (mécanique, thermique, physique… selon les cas), tout en réduisant l'utilisation de produits chimiques.

EUREUSEMENT,

À l'heure actuelle, le porte-drapeau des auxiliaires est, sans conteste, la coccinelle adulte ou ses larves, qui ont de plus en plus la cote auprès des jardiniers amateurs pour le combat contre les pucerons. On retrouve également d'autres types d'auxiliaires naturels dans le commerce comme certains virus, champignons, vers microscopiques ou bactéries, mais ceux-ci sont toutefois peu utilisés par le public, car encore trop méconnus. Je vous propose, à partir de ce numéro du Journal du Parc naturel, de lever le voile sur ces méthodes alternatives, bien utiles contre certains organismes pathogènes que nous pouvons, malheureusement, retrouver assez fréquemment dans nos jardins familiaux. Joël Dath PNVH

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Pauvre grive...

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A GLU QUI SERT À ATTRAPER LES GRIVES DRAINES est faite

d'écorce et de baies de gui bouillies. Insensé alors que cet oiseau sert justement à propager le gui ! Les romains le disaient justement « Malum sibi avem cacare » ou « l'oiseau chie son propre malheur ».

Où observer le gui dans le Parc naturel ? - dans le grand verger au bout de la rue de la Chapelle à Vierves-surViroin ; - sur les peupliers le long de l'Eau Noire à Nismes, près de la Scierie du Fourneau ; - ou encore, par exemple, sur les peupliers le long du Viroin, à Vierves-sur-Viroin, près du pont d'Argenteau.

Médecine

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N CONSIDÈ RE LE GUI comme médicinal car il a des propriétés diurétiques, d'hypotenseur léger, d'antispasmodique, de sédatif et Observez comme la tige du gui est très ramifiée, chaque mellifère. Actuellement, il existe rameau formant deux autres rameaux et ainsi de suite. plusieurs médicaments sous forme d'extraits injectables qui peuvent C’est une parfaite dichotomie. ralentir la progression du cancer. Quoi qu'il en soit, ne mangez pas ses baies sous peine de diarrhée. Le gui contient une viscotoxine, surtout dans les feuilles et la tige, qui peut avoir un effet irritant voire corrosif sur la peau. Cette substance n'est pas résorbée par le système digestif. Faites donc bien attention car le Centre antipoisons reçoit environ trente-cinq appels annuels pour des empoisonnements dus au gui.

Lentement, mais sûrement

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E RECOURT SYSTÉ MATIQUE AUX PESTICIDES est heureusement en recul. L'achat de produits en Belgique, depuis 1995, a régréssé de 17%. Toutefois, ces diminutions de produits utilisés, quantitativement importantes, pourraient cacher l'apparition, sur le marché, de produits plus concentrés, ou de nouvelles molécules plus toxiques actives dans un moindre volume utilisé.

Heureusement, le voile se lève peu à peu sur les problèmes générés par les pesticides et des barrières se dressent. Ainsi, des directives européennes visent à contrôler le marché des pesticides depuis 1979. L'année dernière encore, les états membres de l'Union européenne ont fixé les taux résiduels maximums pour les substances actives qui peuvent se retrouver dans les produits végétaux et animaux, et ce afin de limiter l'exposition du consommateur au bout de la chaîne alimentaire.

Répartition de l'emploi d'herbicides en Belgique en 2003 Autres 16%

Particuliers 53%

Si l'usage des herbicides en agriculture représente un tiers du marché, ce sont les potagers et les pelouses qui en reçoivent le plus. En effet, plus de 2500 tonnes d'herbicides sont achetées, par an, par des jardiniers amateurs !

Nous avons tout de même acheté, en Belgique, 8275 tonnes d'herbicides, de fongicides, d'insecticides et de désinfectants du sol en 2003... Et ce n'est certainement pas uniquement de la faute des agriculteurs : s'ils utilisent près de 50% des ventes pour leurs cultures et leurs prairies (surtout des fongicides), 33% des pesticides achetés se retrouvent dans le jardin des jardiniers amateurs !

Quand la nature vient au secours du jardinier

Contentez-vous, sans modération, d'un baiser sous le gui et bonne année ! Camille Cassimans

Alternatives naturelles En route vers un jardin sans danger

N

Les méthodes de travail usuelles, depuis maintenant plusieurs générations, font en sorte que dès le printemps, la découverte des premiers pucerons sur les rosiers ou l'apparition des jeunes limaces dans le parc de salades fraîchement repiquées provoque bien trop souvent de nouveaux achats de produits phytosanitaires. Mais il est maintenant bien établi que ces substances de synthèse présentent systématiquement des risques pour l'environnement et pour la santé en raison de leur rémanence, de leur toxicité et de leur usage intensif ou inapproprié.

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H

la lente prise de conscience des problèmes engendrés par l'utilisation massive des Si la Politique agricole commune est restrictive sur pesticides au potager familial a entraîné la mise en pratique les intrants phytosanitaires dans nos campagnes, des différents modes de gestion alternative et l'apparition, la législation est certainement encore trop laxiste dans les rayons des commerces spécialisés, d'organismes vivants ou de produits naturels utilisés dans le cadre de la vis-à-vis des produits destinés aux particuliers, lutte biologique. sans compter le mauvais usage qui en est fait.

OUS AVONS LA CHANCE DE VIVRE DANS UNE RÉ GION

RURALE où les pelouses, les jardins potagers et les vergers sont bien présents autour de nos maisons. Le jardinage est ainsi une activité largement répandue.

Agriculture 31%

Lutte biologique et lutte intégrée En lutte biologique, on utilise des organismes vivants, ou d'autres produits naturels comme les poudres de roches, pour empêcher, ou réduire, les pertes ou les dommages causés par des organismes nuisibles aux cultures. Lorsque la lutte biologique seule ne permet pas de faire face de façon rentable aux problèmes posés, on utilise alors la lutte intégrée. Celle-ci permet l'utilisation raisonnée d'autres mesures de contrôle des ravageurs (mécanique, thermique, physique… selon les cas), tout en réduisant l'utilisation de produits chimiques.

EUREUSEMENT,

À l'heure actuelle, le porte-drapeau des auxiliaires est, sans conteste, la coccinelle adulte ou ses larves, qui ont de plus en plus la cote auprès des jardiniers amateurs pour le combat contre les pucerons. On retrouve également d'autres types d'auxiliaires naturels dans le commerce comme certains virus, champignons, vers microscopiques ou bactéries, mais ceux-ci sont toutefois peu utilisés par le public, car encore trop méconnus. Je vous propose, à partir de ce numéro du Journal du Parc naturel, de lever le voile sur ces méthodes alternatives, bien utiles contre certains organismes pathogènes que nous pouvons, malheureusement, retrouver assez fréquemment dans nos jardins familiaux. Joël Dath PNVH

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Fiche 1

Des pépins dans les vergers de Viroinval

L

E VER DES POMMES,

ou carpocapse, est l'un des plus importants ravageurs de nos vergers de pommiers et de poiriers. Nous en avons eu une belle preuve, dans les vergers conservatoires de Nismes et Olloy cette année. Ces dégâts sont causés par la chenille d'un papillon de nuit qui se développe dans le fruit à partir du mois de mai.

La chenille creuse une galerie dans la pomme, se développe en mangeant le fruit et ronge les pépins, ce qui provoque la chute des jeunes fruits ou rend la pomme immangeable.

L’utilisation du virus de la granulose

L

est le vecteur de cette maladie naturelle spécifique du carpocapse. Reproduit en laboratoire, ce virus se retrouve maintenant dans le commerce sous forme de produit à pulvériser. E VIRUS DE LA GRANULOSE

Jardin de nature Au gui l’an neuf !

L

A COUTUME DE S'EMBRASSER SOUS LE GUI

« porte-bonheur » au Nouvel-an proviendrait d'une association avec la déesse de l'amour, d'un rite de la fécondité. Qu'en est-il exactement de celui que l'on surnomme Description également « Blondeau », Bois de la sainte Croix, Vert de pommier… ? Le gui (Viscum album) est un sous arbuste dioïque, c'est-à-dire

Parasite ! (ou presque...)

L

E GUI EST HÉ MIPARASITE car il réalise sa photosynthèse, comme une plante verte, mais il a besoin d'une autre plante qui lui fournit la sève brute prélevée par les racines.

Le mélange dispersé sur les arbres fruitiers hautes-tiges à l'aide d'un pulvérisateur à moteur contient de très petits granulés contenant des virus qui sont, répétons-le, absolument inoffensifs pour l'homme. Ceux-ci sont ingérés par les chenilles du carpocapse dès leur éclosion. Les virus, libérés à l'intérieur du corps de la larve, se multiplient et entraînent, en premier lieu, l'arrêt total de l'alimentation de la chenille. La mort de celle-ci intervient, peu de temps après, par septicémie.

Pas d’interaction avec l’homme

C

par rapport aux traitements insecticides courants. Selon les études scientifiques menées avant sa commercialisation, non seulement cet auxiliaire agirait exclusivement sur le ver des pommes sans agir sur les insectes pollinisateurs ou toute autre faune auxiliaire, mais il n'induirait aucun mécanisme de résistance de la part des chenilles et n'interagirait absolument pas avec l'homme. E VIRUS A DE MULTIPLES AVANTAGES

Pour notre part, c'est décidé, nous allons l'essayer dans les vergers conservatoires du Parc naturel et nous vous tiendrons, bien entendu, au courant des résultats !

Selon la notice, le verger peut être traité préventivement jusqu'à trois jours avant la récolte, le virus ne laissant aucun résidu sur ou dans les fruits. Toutes les personnes désirant de plus amples informations sur cette fiche peuvent s'adresser à : la Maison du Parc naturel +32(0)60 39 17 90 secretariat@pnvh.be - N'hésitez pas à nous contacter !

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qu'une plante porte des fleurs femelles tandis qu'une autre porte des mâles. Il fait partie de la famille des loranthacées qui compte un seul représentant dans notre flore en Belgique mais environ 1400 dans le monde surtout dans des régions tropicales et subtropicales. Les fleurs sont petites, avec quatre tépales verts ou jaunâtres à l'extérieur et comportent quatre étamines au centre. La floraison terminée une baie visqueuse et collante apparaît et contient la graine. Celle-ci une fois avalée et passée par le tube digestif des oiseaux tels que grives, pigeons ramiers, corneilles… est déposée avec les déjections sur les branches. La germination aura lieu et le gui se fixe sur la branche d'un pommier, d'un poirier, d'un peuplier voire plus rarement sur un platane, un hêtre ou un chêne car l'écorce s'y prête moins bien.

Et c'est justement grâce à des racines suçoirs, enfoncées dans les tiges, que le gui peut s'alimenter aux dépens de son hôte, parfois jusqu'à un épuisement important et préjudiciable des branches dans le cas des vergers.

Qu’en dit la mythologie ?

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ANS LA MYTHOLOGIE GRECQUE, Perséphone se servait d'un rameau de gui pour ouvrir les portes de l'Enfer. Cette déesse rejoignait chaque hiver son mari et oncle Hadès aux Enfers. L'hiver finit, elle revenait vivre auprès de sa mère Déméter durant neuf mois. Le gui vert représente ici le vivant, il est le symbole de la perpétuelle renaissance de la vie après l'hiver. Quant à la légende du rameau d'or elle est évoquée par Virgile dans l'Eneïde, livre VI, La descente aux enfers : le soir de la Saint-Jean il porterait une feuille d'or ! « … tel était l'aspect de la frondaison d'or sur le rouvre sombre (chêne). Aussitôt Enée le saisit, l'arrache avidement, brisant sa résistance, et le porte dans la demeure de la Sybille prophétesse… »

N'oublions pas la fameuse « potion magique » et le gui coupé par le Druide, grâce à une serpe d'airain, au solstice d'hiver lors de l'apparition des nouvelles feuilles. Il prononçait « O Ghel an Heu » ce qui signifiait « que le blé germe », expression devenue, au moyen-âge, « Au gui l'an neuf ». Les populations antiques vouaient un culte au chêne, doté d'une essence « divine », car son âme passait temporairement dans le gui durant les rigueurs de l'hiver d'où son symbole d'immortalité. Au Moyen-Âge on croyait que le gui guérissait de la danse de Saint-Guy et des crises d'épilepsie, surtout s'il est prélevé sur une aubépine.

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Le faucon crécerelle se nourrit de souris, de campagnols et d'insectes. En débarrassant les champs et les prairies des campagnols, il limite les dégâts aux récoltes. Ce petit rapace ne s'attaque ni aux oiseaux ni aux mammifères de taille supérieure à lui.

Un village... ...et ses habitants

Un peu, beaucoup... beaucoup trop ? Vierves, un carnaval authentique !

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L ARRIVE RÉ GULIÈ REMENT que la buse variable et le faucon crécerelle s'observent en nombre mais cela ne signifie pas qu'ils prolifèrent. Leurs populations sont très variables en fonction des ressources alimentaires disponibles et de plus, d'autres facteurs entrent en compte, comme la mortalité due à une maladie ou à un accident, les hivers rudes et la concurrence entre les espèces. Ainsi, les rapaces se sont très mal reproduits ce printemps à cause du mauvais temps et du manque de nourriture. Sur 87 nids visités dans l'Entre Sambre-et-Meuse, aucun jeune de buse variable ou de faucon crécerelle n'a pu résister aux intempéries. Il faut savoir que les conditions de propagation des rapaces sont difficiles.

par Christian Houben PNVH

T

RÈ S CÉ LÈ BRE DANS LA RÉ GION,

le carnaval de Vierves s'étend du lendemain de la chandeleur au Mardi-gras à minuit, après la mise à Quand les Rimeurs livrent mort de Johan Simon. Durant cette période, des groupes masqués sortent le leurs «pasquyes» soir cherchant une farce à faire ou un verre à boire et cette atmosphère chez les «donzelles». s’échauffe de jour en jour.

La mise à mort de Johan Simon

Le plumage de la buse variable Le faucon crécerelle guette sa proie... Les campagnols et les mulots ont tout à craindre.

Ces réalités qui sont de plus en plus connues ne font que renforcer l'importance du maintien des rapaces dans notre environnement, ainsi que des associations le proposaient depuis très nombreuses années. Janssens Ludivine Stagiaire pnvh

La buse variable porte bien son nom, car son plumage peut revêtir une vaste gamme de nuances. Tantôt, elle est de couleur sombre, brun chocolat, avec une poitrine peu ou fortement tachée de blanc. Tantôt, elle peut être beaucoup plus claire, une poitrine blanche et le dessus des ailes et du dos marron clair. La buse variable est l'un des rapaces diurnes le plus commun de nos régions. Et pourtant, il est à chaque fois différent…

Samedi 31 mars

Nuit de la chouette 2007 dans le Parc naturel Viroin-Hermeton

Les Rimeurs: soupirants qui doivent fêter leur quatorze ans dans l'année. Ils parcourent les rues vêtus d'un costume noir et chapeau melon. Ce rituel est inspiré des actes cruels et barbares rendus célèbres sous le règne du Seigneur Robert II au XIIe siècle. Johan Simon, bourgeois gentilhomme, est accusé, à l’époque, d'avoir laissé mourir de faim femme et enfants. Jugé par «la Cour de justice», il est brûlé vif sur la place publique et un édit seigneurial oblige les villageois à suivre le condamné en cortège et à assister à la mise à feu du bûcher, après quoi il leur fut offert un banquet d'omelette aux lard : festin à l'époque.

Février 2007 à Vierves ëVendredi 2 : ouverture du carnaval avec la batterie et les masqués à minuit. un mois de Carnaval ! Dimanche 4 : soumonces en batterie. Départ à 15h de la Place Albert I . er

ëDimanche 11 : soumonces en musique. Départ à 15h de la Place Albert Ier. ëJeudi 15 : Sortie du Mini-Mardi Gras. Départ à 16h de l’école communale.

Présentation des différentes espèces de chouettes et de hiboux de notre région et balade nocturne pour les écouter et les observer sur le terrain. Rv : 19h30 à la Maison du Parc - durée : ± 2h30 Renseignements : Laurent Colmant +32(0)60 31 30 57 ou Maison du parc naturel +32(0)60 39 17 90 Associations organisatrices : l’asbl Chouette nature (www.chouettenature.be) et le Groupe d'étude et de protection des oiseaux de proies (www.gepop.be), en collaboration avec la Ligue de Protection des Oiseaux de France (www.lpo.fr), la Fédération des Parcs naturels régionaux de France (www.parcs-naturelsregionaux.fr) et le Parc naturel Viroin-Hermeton (www.pnvh.be).

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ëDimanche 18 : Dimanche Gras. Départ du cortège à 14h45 de la Place. ëLundi 19 : Sortie des Rimeurs à 16h.

Mardi 20 février : Mardi Gras ! - dès 8h : R’locteurs, Pots et D’jan D’jène dans les rues. - 16h45 : Départ du cortège de la Place Albert Ier. - 20h : Mise à feu de Johan Simon et omelettes offertes !

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Naturellement partenaires

Nature au quotidien Pièges à campagnols

Grand nettoyage

E

N AOÛ T DERNIER,

à Mazée, les pelleteuses ont complètement nettoyé un petit coin de nature surplombant le paysage de la vallée. Au sommet du village de Mazée, une crête boisée forme l'horizon. De ces hauteurs tombent des pentes parfois abruptes vers une longue bande presque horizontale, sorte de large corniche naturelle qui descend en pentes douces vers le village.

La lente dégradation d’un site d’exception

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ON NOMBRE DE MAISONS DE MAZÉ E doivent leur âme solide aux pierres extraites de cet endroit. Car il y a bien longtemps, les registres parlent d'avant 1850, on exploitait ce versant rocheux. L'endroit porte d'ailleurs toujours le nom d'ancienne carrière de Niémont.

L

Après la fin de l'exploitation, les gens du village firent pâturer là-haut chèvres et moutons. Les plus âgés se rappellent encore d'une corvée consistant à « monter désenrouler la chaîne du piquet de la chèvre » ce qui, paraîtil, donnait un excellent appétit aux enfants…

De précieux auxiliaires au service des agriculteurs

L

en éliminant les proies les plus accessibles qui sont souvent des animaux fatigués, malades, moins aptes à se défendre. En toute saison, lorsque la nourriture est plus rare, la buse variable et le faucon crécerelle se rapprochent des routes pour se nourrir de cadavres, de petits animaux blessés ou tués par la circulation automobile. En se nourrissant des charognes, Le vol en Saint-Esprit les rapaces jouent un rôle Le faucon crécerelle n'est pas le plus primordial en limitant les rapide des faucons, mais c'est le risques de propagation de champion du vol sur place. Lorsqu'il maladies. est prêt à chasser, il s'envole puis ES RAPACES PARTICIPENT À

1962. En haut de l'image, au centre, on distingue les premières voitures qui commencent à s'accumuler.

Jusqu’au jour où...

E

N 1980 les agents de la Division Nature et Forêts sonnent la fin de la récréation. Les voitures sont enlevées, le terrain de motocross est fermé, le site retrouve petit à petit son visage d'antan.

En 1999, il devient enfin une réserve naturelle domaniale, certains habitats naturels de ce site ayant été reconnus « d'intérêt communautaire prioritaire » par une directive européenne. 1978. Cette photo aérienne exceptionnelle montre le cimetière de voiture au plus fort de l'envahissement du site.

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Tête et queue gris cendré Le faucon crécerelle a approximativement la taille d’un pigeon.

Bec perçant C'est à partir de 1960 que les choses se gâtent. Un nombre incroyable de vielles carcasses de voiture y est entreposé par un garagiste local et, durant vingt ans, l'endroit se dégrade. Des jeunes aménageant un terrain de moto-cross dans la partie encore sauvage du plateau.

Plumage roux tacheté de noir

'ANNÉ E DERNIÈ RE , de nombreuses personnes ont remarqué la grande densité de rapaces à Viroinval. Il n'était pas rare de rencontrer des buses variables et des faucons crécerelles le long des routes, perchés sur des piquets de clôtures, des câbles électriques, planant très haut dans le ciel pour la buse variable ou volant sur place, en saint-esprit pour le faucon crécerelle. Ce pic temporaire de population a permis de faire la connaissance de deux rapaces nichant dans le périmètre du parc naturel.

LA SÉ LECTION NATURELLE

s'immobilise dans le ciel, en jouant

Plumage très variable La taille de la buse peut être comparée à celle d’un faisan.

Les rapaces ne chassent pas avec le vent. Les plumes de la queue seulement les animaux en éventail, il bat rapidement des malades et fatigués, mais ailes, la tête vers le bas, le regard fixé vers le sol, attendant le moindre aussi les plus abondants. frémissement d'herbe. Lorsque le Sur leur territoire, ils jouent campagnol aperçoit cette ombre un rôle très important dans menaçante, il est déjà trop tard… la régulation des animaux présentant de très fortes concentrations, comme les campagnols.

Le régime alimentaire de la buse variable se précise par de nombreuses analyses et observations qui prouvent l'écrasante majorité de campagnols des champs. Bien entendu, toutes les espèces de petits mammifères sont au tableau : les autres campagnols, les mulots, les taupes, parfois des lièvres, des grenouilles, des couleuvres, des lombrics et des insectes comme les coléoptères.

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Le mot du président Pommes à profusion, public à foison

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Un grand « trou » en plein centre du site continuait à être considéré comme une décharge, malgré le statut de réserve sensé protéger l'endroit.

À la pelle hydraulique

C

ETTE ANNÉ E, les pommes étaient au rendez-vous de la deuxième fête du Parc naturel qui s'est déroulée les 21 et 22 octobre dernier à Nismes. En effet, après une floraison printanière sans gelée, tous les arbres de nos vergers ployaient sous les fruits. Plusieurs familles de Viroinval sont donc venues pressurer et pasteuriser de délicieux jus de fruits à base de Cwastresses, de Bellefleurs, de Reinettes étoilées ou d'autres anciennes variétés locales ramassées dans le fond du jardin. Plus de mille litres de jus se sont ainsi entreposés dans les caves des habitants du Parc naturel. Cette possibilité de valorisation des fruits ne peut qu'inciter à préserver nos vieux vergers et à remplacer ceux qui sont moribonds.

C

'EST DANS LE CADRE DU PROJET « LIFE Nature Haute Meuse et Viroin » que furent enfin trouvés les moyens d'éliminer ce chancre, qui n'avait pas été oublié par Mr Scohy, l'ingénieur chef du cantonnement de Viroinval. C'est donc l'équipe du projet LIFE qui a relevé le défi : calculer les budgets sans pouvoir déterminer à l'avance ce qui se cachait là-dessous, trouver les moyens humains, encadrer les travaux, faire recycler les déchets… Un sacré boulot !

La fête du Parc naturel a aussi été l'occasion de clôturer les cours de la première année de l'école d'apiculture par une conférence, ouverte au grand public, sur l'apithérapie. Nos visiteurs ont profité de la présence des apiculteurs pour faire leur provision de miel. Outre ses bienfaits pendant la période hivernale, ce miel est la matérialisation de l'environnement floral rencontré par les abeilles dans notre région.

Et un très bon bilan : cinq sites ont été nettoyés en profondeur sur les entités de Viroinval et Doische ! ( voir les détails dans l'encadré ). Cet assainissement est une initiative tout à fait exceptionnelle. Son budget a quasiment atteint 30.000 € ! Au vu de ce montant, il sera sans doute impossible de renouveler une telle opération et bénéficier de tels moyens matériels et humains. Aussi, tous les acteurs de ce projet espèrent que ces efforts permettront de garder définitivement ces sites respectables dans un état favorable à la nature.

Les différentes associations de protection de la nature, œuvrant sur le territoire du Parc naturel et constituant une part importante des stands ont engagé des dialogues constructifs avec les visiteurs en utilisant parfois les richesses naturelles de notre territoire via films et animations pédagogiques. Toute notre équipe vous fixe déjà rendez-vous le troisième week-end d'octobre pour l'édition 2007 de la fête du Parc naturel.

Du neuf sur la Toile

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N CE DÉ BUT D'ANNÉ E 2007, nous sommes heureux de vous présenter le nouveau visage du site Internet du Parc naturel (www.pnvh.be). Ce site doit répondre à trois missions majeures.

w Il deviendra le lien privilégié entre les habitants et la Commission de gestion, responsable des orientations du Parc naturel ; w il présentera un panorama des activités du Parc naturel, contiendra

une mine d'informations scientifiques sur les caractéristiques exceptionnelles de notre territoire et offrira une aide pédagogique pour les enseignants qui désirent apprendre la région à nos écoliers ; w le site Internet participera à la promotion touristique de notre région

pour consolider l'identité « nature » de notre territoire. Je vous invite à y surfer sans modération et à nous faire part de vos suggestions pour améliorer cet outil de communication. Un formulaire est disponible à cette fin dans la partie « Nous contacter ».

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Avant de vous laisser découvrir votre onzième journal du Parc naturel, permettez-moi de vous présenter, au nom de tous les membres de la Commission de gestion, mes meilleurs vœux pour l'année 2007. Que cette nouvelle année vous offre quantité d'émerveillements dans votre environnement quotidien au sein du Parc naturel Viroin-Hermeton. Baudouin Schellen Président de la Commission de gestion

Au total, ce sont presque 200 tonnes de déchets de toutes sortes qui ont été enlevées des sites naturels.

Parions que la valeur de ces sites naturels sera comprise et que l'histoire mouvementée de leurs déchets est belle et bien terminée.

Renseignements complémentaires : http://users.skynet.be/life.hautemeuse/ Stéphane Tombeur (Ardenne et Gaume) - Tél. : +32(0)495 44 79 05

Olivier Preyat PNVH

Les sites nettoyés dans le cadre du projet LIFE Nature - Réserve domaniale du Petit Tienne, lieu dit Notre-Dame de Beauraing ou Ainzevaux : 83 tonnes de déchets, principalement des ferrailles et des déblais inertes vieux d'au moins 20 ans.

- Lieu dit Hauts champs à Nismes : 40 tonnes de sacs poubelles ont été sortis de ce site ! Beaucoup d'autres fondrys du même type, comblés de la même façon ont d'ailleurs complètement disparu aujourd'hui !

- Ancienne carrière de Niémont à Mazée : Au total 60 tonnes évacuées. Certaines fois, deux grues y ont travaillé en même temps.

- Le Coupu Tienne, réserve RNOB située à Niverlée (Doische) : Au total, 10 tonnes de déblais de construction.

- Réserve domaniale du Petit Breumont de Nismes : D'énormes bacs en béton d'origine inconnue en ont été enlevés.

11 11


Agenda des manifestations Excursion naturaliste d’intérêt général Samedi 13 janvier (1 j.) À la découverte des oiseaux hivernants, des traces de la vie animale, des arbres, des lichens, des bryophytes, des champignons et du paysage. L’excursion sera réalisée en milieu forestier et en milieu ouvert autour de Le Mesnil, village clairière du sud-est du Parc naturel Viroin-Hermeton.

Le Journal du Parc naturel Janvier - Février - Mars 2007 Trimestriel

N°11

Prévoir vêtements chauds imperméables, bottes ou bottines, jumelles, pique-nique (attention, le piquenique se prendra en pleine nature !). R.-V. à 10h devant l’église de Le Mesnil. Fin prévue vers 16h. Organisation : CNB Viroinvol Infos : Bernard Clesse. Attention, en cas de très mauvaises conditions météorologiques, l’excursion pourrait être annulée. En cas de doute, téléphonez la veille au soir au guide (+32 (0)60 31 26 36).

Soirée spéciale observateur Centrale ornitho Vendredi 23 mars (1 s.) La vidange du lac est certainement l’événement majeur de cet automne à Virelles. Sébastien Pierret nous en présente les résultats, les principales espèces de poissons pêchées, les retombées ornithologiques, le réempoissonnement et les objectifs espérés dans le domaine de la Conservation de la nature. Premiers résultats également des enquêtes «pie-grièche grise» et «grande aigrette» menées cet hiver par Charles Dordolo et Laurent Crépin.

Visite guidée de la Roche Madoux Samedi 17 février (1 j.) et Samedi 17 mars (1 j.) Visite guidée de la réserve et des alentours prévue après les travaux de gestion.

Sommaire

À emporter : bottes, gants, vêtements en fonction de la météo et, si possible, scies et coupe-branches. Possibilité de cuire sur braises pour le repas de midi.

Le mot du président Pommes à profusion, public à foison Nature au quotidien Pièges à campagnols

R-V. à 9h près de l’ancien lavoir (à côté du château) à Vierves-sur-Viroin. Fin prévue vers 16h30. Organisation : Natagora ESM Infos : Bernard Mazy (+32(0)498 39 21 93) ou Frédérique Hallet (+32(0)473 71 27 65). Inscription souhaitée.

R-V. à 20h à la Ferme de la Maladrerie (ancien musée du cinéma et ancien CRIE) à Nismes. Organisation : CNB Viroinvol et Natagora ESM Infos : Thierry Dewitte (+32(0)476 75 25 37 ou +32(0)477 87 76 26) viroinvol@skynet.be

Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Anonyme (p. 4 (n°3), p. 6 (n°2) et p.7)), Biron J.-V. (OTV - couv. et p. 12), Cassimans C. (p. 5 et p. 6 (n°1)), Clemson University - USDA Cooperative Extension Slide Series (p. 8), Dupont B. (p. 9), Hubaut D. (CMV - p. 4 (n°2)), Mestre R. (p.3 n°1)), Preyat O. (PNVH - p. 2, p. 10 (n°1) et p. 11), Sablon J.-P. (p. 10 (n°2 et 3)). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc et est téléchargeable sur www.pnvh.be Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Jardin de nature Au gui l’an neuf ! Alternatives naturelles En route vers un jardin sans danger Fiche 1 : Des pépins dans les vergers de Viroinval Un village... et ses habitants Vierves - Un carnaval authentique Naturellement partenaires Grand nettoyage Agenda des manifestations

Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be

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