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Agenda des manifestations La réserve naturelle Sous-St-Roch de la LRBPO à Nismes Samedi 24 juin (1/2 journée) R-V. à 9 h 30 à l'entrée de la réserve naturelle (rue de la Station) Organisation : CNB Viroinvol Infos : Bernard Clesse (+32(0)60 39 98 78)

Le Journal du Parc naturel N°9

Excursion de découverte de différentes réserves naturelles Ardenne et Gaume à Dourbes Dimanche 20 août 2006 (1 journée) R.-V. à 9 h devant l’église de Dourbes. Fin prévue vers 16 h. Pique-nique sur le terrain. Pour une bonne organisation de la journée, prière de prévenir le guide de votre participation. (Tombeur Stéphane : stef.tombeur@swing.be ou 0495 44 79 05)

Sommaire NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER LA SORTIE D' UNE NOUVELLE ÉDITION DU

TOPO GUIDE GR125 À CETTE OCCASION, NOUS ORGANISONS...

UNE JOURNÉE RANDO-DÉCOUVERTE DU PARC NATUREL VIROIN-HERMETON Samedi 1er juillet à 12 h 30 pour la randonnée de 18 km (guidée par Philippe Meurant, baliseur GR125).

* ou à 14 h pour deux autres randonnées thématiques au choix :

Le mot du président Un parc « Abeilles admises » Jardin de nature Le fauchage tardif des bords de route Ces plantes... que l’on ne regarde pas Tignasse et tisane Activités d’autrefois La tannerie de Dourbes La nature au quotidien Le trèfle incarnat Artisans et artistes de chez nous Boussu-en-Fagne Guy Dromelet Agenda des manifestations

1 - découverte du patrimoine naturel de Nismes (guidée par Philippe Pérot, guide-nature). 2 - découverte du patrimoine architectural et historique de Nismes (guidée par le Cercle d’histoire locale de Nismes).

INFORMATION - RÉSERVATION - RENDEZ-VOUS MAISON DES BAILLIS MAISON DU PARC NATUREL RUE D’AVIGNON 1 - 5670 NISMES +32(0)60 39 17 90 secretariat@pnvh.be

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Juin - Juillet - Août 2006 Trimestriel Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be


Le mot du président Un parc « Abeilles admises »

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AMEDI 11 MARS 2006, 9 heures. Ambiance de rentrée des classes à la Maison du Parc. «L'apiculture est une merveilleuse aventure. Bienvenue à vous tous, futurs apiculteurs !» furent les mots d'ouverture de la première année de cours de la nouvelle école d'apiculture du Parc naturel. Trente-quatre élèves, de tous âges, suivront, au cours des deux années de formation, trente matinées de cours théoriques et pratiques afin d'obtenir le diplôme d'apiculteur. Pour les exercices pratiques, un site exceptionnel : un rucher de deux colonies a été installé sur le site de la vieille église de Nismes. Les pommiers et tant d'autres ressources mellifères sont à deux battements d'ailes. Oignies, Treignes, Vierves, Presgaux, Soulme, Frasnes, Mariembourg,... compteront bientôt de nouveaux apiculteurs passionnés.

Artisans et artistes de chez nous Guy Dromelet

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UY, bûcheron, est originaire de Couvin et habite Boussu-enFagne. Auparavant, il travaillait plus de deux cents jours par an avec ses chevaux. Les propriétaires forestiers faisaient appel à ses services pour les éclaircies et lui cédaient la récolte de bois en échange de son travail. À Treignes, il a travaillé dans le cadre du projet de pâturage en dégageant des épineux.

Une réponse parfaite aux objectifs du plan de gestion du Parc naturel

Histoire de l'abeille à Viroinval 1920, Olloy : naissance de la première structure apicole organisée sous forme d'union professionnelle. Une soixantaine de membres provenant des villages environnants en faisaient partie. Après la seconde guerre, le nombre d'apiculteurs diminue progressivement. 1990 : l'arrivée du parasite Varroas dans les ruchers décourage beaucoup d'apiculteurs plus âgés. La disparition des ruchers sur notre commune s'accélère encore. 2006 : le Parc naturel veut redynamiser ce secteur en reprenant la gestion de la section apicole d'Olloy et en accueillant les apiculteurs de la section de Mazée. L'école d'apiculture du Parc naturel voit le jour.

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ROMOUVOIR L'INSTALLATION D'APICULTEURS DANS LE PÉ RIMÈ TRE DU PARC contribue à améliorer la qualité naturelle de son territoire. En effet, l'abeille participe activement au maintien de la flore locale par son rôle de pollinisateur. Le monde scientifique s'accorde à dire que la disparition de l'abeille entraînerait un bouleversement complet du monde végétal. Cet insecte, si particulier, est un maillon essentiel de l'équilibre de notre écosystème. C'est évidemment l'abeille noire de notre région qui sera mise à l'honneur dans le cursus enseigné aux élèves de l'école du Parc. Celle-ci demeure un patrimoine génétique à sauvegarder face aux nombreuses introductions d'autres races d'abeilles moins bien adaptées aux conditions climatiques locales.

Un service indirect pour les agriculteurs

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ENDANT DES GÉ NÉ RATIONS,

les apiculteurs de chaque village permettaient aux habitants de bénéficier d'un miel local, chaque famille retenant souvent son miel afin d'être certaine d'être servie. Le parc naturel contribue au maintien de cette activité de petit élevage qui fait partie du monde agricole. L'apiculture peut, en effet, être une composante d'un développement régional par le biais de la mise en place d'une microéconomie basée sur les produits de la ruche. Le Parc naturel apportera son soutien à l'ensemble des apiculteurs du territoire en organisant la promotion de ces produits.

Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Anonyme (p. 4 (n°2)), Cassimans C. (CMV - p. 6, p. 7, p. 10 (n°1 et 2)), Dath J. (PNVH - p. 4 (n°1) et p. 5), Dromelet G. (p.11 (n°2)), Hottiaux N. (p.10 (n°3)), Houben Ch. (PNVH - p. 8, p. 9 et p. 11 (n°1)), Hubaut D. (CMV couv., p. 12), Leclere J. (FPUPAN - p. 2), Schellen B. (PNVH - p. 3). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc. Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Un bûcheron sans tracteur

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UY n'est pas un débardeur, c’est un bûcheron qui se fait aider par un cheval. Il travaille surtout dans les petites parcelles de bois inaccessibles en tracteur. C'est pourquoi il préfère le cheval Ardennais, moins lourd, moins gros et moins haut que le Brabançon. Notre homme, aidé de sa jument Gina, est le dernier à faire ce travail dans la région.

Gina, aujourd’hui âgée de huit ans, a été débourrée pour l'attelage. Depuis quatre ans, elle est la partenaire de Guy au bois. Elle «désencroue», c’est à dire qu’elle dégage les résineux pendus. «Avec l'aide de Gina je n'ai besoin de personne. Passer treize fossés comme elle l'a fait aux marais des Morts au Brûly-de-Couvin, aucun tracteur ne peut le faire et je ne peux même pas m'y risquer à pieds! Elle est magnifique… Je rentre chaque soir chez moi avec elle et je la chouchoute. J’ai pleine confiance en elle sur le terrain.» Dans de telles conditions, Guy n’a jamais eu besoin de tracteur : « Un tracteur, il faut l'acheter, alors que la mise à l'étalon pour assurer la relève, c'est moins cher. La bête travaille plus ou moins quinze ans puis c'est la retraite sauf pour la Gina varie les plaisirs. Avec son maître en costume jument qui, à ce moment, reste à la maison et donne des d'époque et attelée à une charrette datant de 1910, elle agrémente des cérémonies de mariages. poulains. » Pour l'heure, la relève est assurée. La jument avec laquelle Guy avait travaillé pendant deux cents jours par an pendant huit ans vient de pouliner et le maître dresse déjà le jeune poulain. Sa technique, c'est son secret... Actuellement salarié à mi-temps chez Léo, berger de Géronsart, il assume l'autre moitié de ses revenus grâce à son cheval et est autonome tant pour le travail au bois que pour les cérémonies de mariages qu'il honore. Chez Léo, il s'occupe de l'élevage des lapins quand les femelles lapinent. Il soigne les maternités ! Puis il dégage les pelouses calcicoles pour permettre la pose des clôtures pour le pâturage des moutons... Guy Dromelet rue de Cerfontaine, 26 5660 Boussu-en-Fagne Tél. : +32 (0)60 31 30 54

Christian Houben PNVH

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Nature au quotidien Le trèfle incarnat

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IN MAI-DÉ BUT JUIN,

votre regard est attiré par un champ rouge incarnat. Vous voulez en savoir plus car cette couleur n'est pas habituelle dans nos paysages. Une fois au bord du champ, vous constatez qu'il s'agit d'une plante dont les feuilles ressemblent étrangement à celle du trèfle que vous connaissez pour avoir cherché en vain ce porte-bonheur. En réalité, vous êtes en présence du trèfle incarnat, Trifolium incarnatum, appelé aussi trèfle du Roussillon, espèce cultivée et parfois spontanée en quelques endroits. Les racines du trèfle incarnat sont pourvues de petites boules appelées nodosités dans lesquelles des bactéries parviennent à fixer l'azote de l'air. Ceci constitue une forme d'engrais vert.

TRENTE

CENTIMÈ TRES et les fleurs, d'un rouge incarnat, groupées au sommet de la tige, forment une espèce d'épi. Si vous avez l'occasion de repasser plus tard, vous découvrirez les fruits, des gousses, caractéristiques des plantes de la famille des fabacées ou légumineuses, dont fait aussi partie la luzerne, Medicago sativa, cultivée pour ses qualités appréciées par le bétail.

Le trèfle incarnat est très mellifère et fait également Vous souhaitez accueillir le trèfle incarnat dans votre jardin ? Il faut prélever les le bonheur des bourdons, graines plutôt que de déterrer la plante car cette espèce ne résiste pas à l'hiver. abeilles et autres insectes. Camille Cassimans Centre Marie-Victorin

Fanage de la luzerne sur «gattes» à Romerée

NFIN, l'école d'apiculture s'inscrit dans le rôle d'éducation à l'environnement que veut développer le Parc naturel. À travers la passion des abeilles, l'apiculteur s'approprie la connaissance de son environnement. La succession des floraisons, l'observation des conditions climatiques, l'approche du cycle de vie de la ruche sont autant de sources d'étonnement et d'émerveillement. L'apiculteur se sent beaucoup plus proche de son milieu et en devient un fervent défenseur.

Dès cette saison, nos nouveaux apiculteurs vous proposeront le miel de leurs ruches. Tous ces miels seront différents, à l'image de la diversité de l'environnement du Parc naturel. Ils refléteront la qualité du milieu naturel proche du rucher dont ils seront extraits. Faites bon accueil à ce produit artisanal qui apporte sur votre table toutes les saveurs de notre terroir. Et encore félicitation à tous nos élèves qui se sont engagés dans cette merveilleuse passion qui participe au maintien de notre biodiversité. Baudouin Schellen, président de la Commission de gestion schellen@pnvh.be

Le fanage de la luzerne posait beaucoup de difficultés à cause de l'humidité à la fin de l'été. À Romerée, la manière de procéder fut complètement revue après la Guerre 1940-1945, les anciens prisonniers ayant préconisé une technique découverte Outre-Rhin.

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«Je n'ai pas encore de ruches, mais je voudrais, dès cette année, installer un petit rucher familial, chez nous, à Oignies.» C'est son attirance pour les produits de la ruche qui a amené David à s'intéresser au monde de l'abeille. Après quelques discussions avec Achille Manise, apiculteur bien connu du village, il a été convaincu de l'intérêt de produire son propre miel. En gérant ses futures ruches, il s'assurera une production d'un miel de qualité. Oignies est, en effet, une région réputée pour son succulent miel de forêt. Les récoltes sont peu abondantes mais de grande qualité gustative. Pratiquer l'apiculture dans un Parc naturel est, pour lui, l'assurance que ses abeilles viveront dans un environnement sain.

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ETTE PLANTE PEUT ATTEINDRE UNE HAUTEUR DE VINGT À

Le fanage fut dès lors effectué sur des «gattes», chevalets en bois sur lesquels on déposait la luzerne. Une fois séchée, la luzerne doit être remisée avec précaution car les feuilles tombent facilement alors qu'elles constituent un aliment de qualité pour le bétail.

David Marrant, de Oignies...

Une source quotidienne d’émerveillement

De la grande famille des Fabacées

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Les ruches seront aussi une aide indirecte aux agriculteurs. L'abeille joue un rôle économique non négligeable par la pollinisation des cultures. Pensons ici à son rôle déterminant dans l'uniformisation de la maturation des graines de colza, ce qui assure à l'agriculteur une meilleure récolte. L'impact positif de la pollinisation par les abeilles se mesure aussi dans les vergers : des arbres que l'on pensait improductifs croulent parfois sous les fruits après l'arrivée de ruches dans le village...

Agnès Doumont, de Treignes... «J'espérais déjà, depuis cinq ans, participer à une école d'apiculture.» L'intérêt d'Agnès pour l'apiculture s'inscrit dans une démarche plus globale de connaissance et de contemplation du monde vivant. Pour pallier au manque d'abeilles dans son jardin, Agnès voudrait installer deux ruches dans les vergers de Treignes. C'est encore le plaisir d'offrir à sa famille et à ses amis les produits de ses ruches qui a décidé Agnès à s'inscrire aux cours.

François et Alexis Mathy, de Oignies...

Romerée, 1947 (Collection Hottiaux Nelly)

Pour ces deux jeunes, les abeilles ne sont pas des inconnues. «Les piqûres font mal, mais ça ne nous fait plus peur». En effet, les parents s'adonnent à l'apiculture depuis plusieurs années. Dès leur tendre enfance, ils ont été habitués à voir virevolter les abeilles dans la maison lors des extractions de miel. Ils profitent de l'école d'apiculture pour conforter leurs connaissances théoriques. François s'intéresse à tout ce qui concerne la nature. C'est dans cet esprit qu'il projette d'avoir ses propres ruches et de vendre son miel.

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Jardin de nature Le fauchage tardif des bords de route

Plein emploi à Dourbes

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URANT L’Â GE D’OR DE LA TANNERIE, il règne une entente paternaliste entre patrons et ouvriers. On y compte jusqu'à 140 ouvriers qui fêtent la Saint-Crépin le 25 octobre. Une fanfare est créée au sein du personnel et défile régulièrement dans le village. Les répétitions ont lieu pendant l'interruption de midi. Les patrons et leur famille, qui séjournent régulièrement à la villa Houben, ouvraient alors régulièrement leurs fenêtres. Cette grande maison avait pour vocation de recevoir, à la campagne, les grands clients industriels pour des parties de chasse et de pêche.

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e plus en plus de panneaux jonchent les bords de nos routes. Panneaux de circulation, panneaux de prévention, panneaux touristiques, panneaux publicitaires... Il est parfois difficile de s’y retrouver. Le long des routes de nos villages, des panneaux portent les mentions «Fauchage tardif, zone refuge». Un simple message parmi tant d'autres ? Certainement pas...

Un atout pour la biodiversité du Parc La migration des insectes et la nidification 'EST DANS LE CADRE DE L'ANNÉ E EUROPÉ ENNE DE LA des oiseaux, rendus possibles au sein de ces CONSERVATION DE LA NATURE en 1995 que la commune couloirs protégés, sont les portes drapeaux de la campagne de sensibilisation. de Viroinval et la Région wallonne ont décidé de collaborer à la mise en place d'une action pilote de gestion écologique des bords de route afin de les rendre plus accueillants à la vie sauvage.

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Pour pallier à l’isolement des sites à haute valeur biologique

Le manque de brassage génétique au sein même des réserves naturelles isolées ne peut conduire qu'à la diminution de la biodiversité animale et végétale de ces sites. Les bords de route peuvent ici jouer le rôle de corridors naturels, en connectant les parcelles fragmentées de grande diversité biologique entre-elles. Les échanges entre les populations deviennent ainsi possibles et garantissent leur maintien à plus long terme.

Ainsi, dans beaucoup d'endroits du Parc naturel, hormis la bande de sécurité régulièrement fauchée sur une largeur d'environ un mètre vingt, les bords de route sont fauchés tardivement. Cette différence de traitement entre les zones herbeuses permet de maintenir des couloirs de liaison indispensables à la vie sauvage. De plus, si en Région wallonne près d'un pourcent du territoire est écologiquement protégé, cette superficie est bien trop faible pour maintenir l'ensemble de la faune et de la flore actuelle. Les bords de route, qui représentent des milliers de km2 sans aucune vocation économique, forment dans ce cadre des zones refuges bien nécessaires.

Les variations d'ensoleillement, de nature du sol et de relief font en sorte que les talus, fossés et autres accotements des voiries représentent autant de milieux différents, aptes à accueillir une grande diversité végétale. Des inventaires botaniques ont d'ailleurs dénombré, sur les bords de route, plus de 700 espèces végétales différentes, soit environ 50% des espèces végétales observées sur le territoire wallon, dont 52 espèces protégées par la loi.

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Cette croix, composée de trois parties, fut montée et assemblée par le personnel de la tannerie.

Le tannage des peaux

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E TRAVAIL DU TANNAGE commençait par la récolte des écorces de chêne à la sève montante, de mai à juillet. Les écorces arrivaient par bottes de 25 kilos. Elles étaient réduites en poudre puis ajoutées à l'eau des bacs dans lesquels baignaient les peaux. La macération durait de six mois à deux ans. À partir de 1923, les techniques de tannage évoluent avec l'importation de tanins exotiques. C'est à cette même époque, vers 1926, qu'on instaure le tannage rapide basé sur des tanins concentrés et des produits chimiques. Le tannage végétal cède la place au minéral (chrome et alun) en 1948.

La force motrice, en partie à l’origine du déclin

Les écorces étaient pelées à hauteur d'homme avec des écorchoirs, appelés également «pelwes». (Coll. asbl D.I.R.E.)

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E TOUT TEMPS, l'Eau Noire, préférée à l'Eau Blanche car peu chargée en calcaire, alimenta la tannerie. En 1880, la force motrice à vapeur était produite par la combustion des résidus de l’écorçage, le tan. En 1910, on y annexe un moteur à quatre temps. Puis en 1925, le courant alternatif et un moteur diesel font leur apparition.

Suite à la disparition du barrage sur le Viroin en 1953, l'approvisionnement en eau devint plus incertain. De plus, la pollution croissante durant la traversée de Nismes rendaient le travail incertain et les peaux pourrissaient. Dès 1970, la tannerie pompa l'eau dans un étang proche des bâtiments. L’utilisation par la tannerie de produits chimiques aggrava la pollution du Viroin. Sans véritable station d'épuration, minée par la concurrence, harcelée par les pêcheurs et la législation, l'entreprise dû fermer ses portes en 1981. Un seul bâtiment de six niveaux a été conservé et cédé à une société qui développe un élevage d'écrevisses. De la vaste tannerie ne subsiste que quelques prestigieux édifices en mœllons calcaires, à la belle architecture aux fenêtres cintrées de briques. La famille Houben a conservé l'ancien moulin à tan, les bureaux avec les archives et la villa familiale où le cœur et la mémoire de Les bâtiments moins la tannerie vivent toujours. esthétiques et la cheminée Christian Houben furent rasés et aménagés en PNVH vaste parking par la Région wallonne.

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Activités d’autrefois En pratique sur Viroinval

La tannerie de Dourbes D

E

È S LE DÉ BUT DU XIX SIÈ CLE, le village de Dourbes possédait trois moulins. Deux de ceux-ci, réservés au grain, étaient situés au centre du village. Le troisième était situé au lieu dit « la Roche à Lomme» et broyait des écorces. En 1858, une demande de raccordement à la voie ferrée est introduite par le propriétaire de l'époque, Ernest Brachet.

Un emplacement idéal

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HÉ ODORE HOUBEN, industriel et fondateur en 1858 d'une corroierie à

Verviers, cherche un emplacement pour créer une tannerie qui puisse préparer les peaux et ainsi assurer la fourniture en cuir de sa nouvelle usine. En 1876, la famille Brachet met en vente le moulin de la Roche à Lomme. L’affaire est faite. La proximité des vastes forêts de chênes ainsi que les trois cours d'eau pouvant fournir de l'énergie hydraulique aux machines sont les conditions idéales pour une tannerie à grande échelle et aux produits de qualité.

Quelques dates importantes... 1876 : vente du moulin banal par la famille Brachet. Théodore Houben développe son usine sur le site. 1919 : l’usine s’agrandit, construction de vastes bâtiments en mœllons calcaires et briques.

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'IL EST BIEN ENTENDU QUE LES BORDS DE ROUTE EN ZONE HABITÉ E ainsi que les sites dangereux comme les carrefours, les virages ou les autres endroits de la chaussée qui exigent une visibilité maximale doivent impérativement faire l'objet d'un entretien intensif, la gestion écologique des bords de route s'applique sur toutes les autres voiries.

Pas d’herbicide ! L'usage d'herbicide le long des routes entraîne, après éradication du tapis végétal, une colonisation d'espèces indésirables comme les chardons. Il fut interdit par l'Arrêté de l'Exécutif wallon du 24 avril 1986. Depuis lors, la vie peut enfin reprendre ses droits.

1936 : un incendie détruit une partie de l’usine. Les patrons Houben font ériger une nouvelle croix au sommet de la Roche à Lomme après la reconstruction d’un nouveau bâtiment.

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INSI, dans les zones d'habitats dispersés ou encore le long des petites routes de campagnes, la fauche des accotements est effectuée par trois passages annuels au maximum. La technique de fauche utilisée maintient dix centimètres de végétation, limitant ainsi le risque d'arrachage de plantes parfois bien particulières.

1948 : le tannage végétal (écorces) fait place au tannage minéral (chrome, alun...).

Dans les zones forestières et les réserves naturelles comme les Abannets ou la Montagne-aux-Buis, la fauche des accotements est pratiquée seulement après le 1er août.

1960 : fabrication d’articles de sport en cordes de cuir torsadées.

C'est à la confluence de l'Eau Noire et de l'Eau Blanche, où naît le Viroin, que le projet de Théodore se concrétise et que s'érige son usine, ensemble architectural imposant, témoin d'un passé florissant, qui procura du travail à quatre générations et marqua profondément la vie locale.

Le développement de l’industrie dourboise

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RÂ CE AU RACCORDEMENT AU CHEMIN DE FER, l'entreprise connaît un

Des tronçons de voirie abritant des espèces végétales bien particulières, comme la callune aussi appelée bruyère d'été, font l'objet d'une protection particulière pendant la période de croissance de la plante. La fauche est, dans ce cas, effectuée en dehors de la période s'étendant du 1er mai au 15 septembre.

1970 : l’eau nécessaire pour le tannage n’est plus pompée dans le Viroin, mais dans un étang proche. 1981 : la concurrence et la législation environnementale sur la pollution de l’eau pousse l’entreprise à fermer ses portes. Actuellement : après assainissement du site par la R.w., un élevage d’écrevisses a vu le jour dans un des bâtiments industriel demeurant sur le site.

essor considérable. On y annexe de vastes bâtiments, magasins de plain-pied, hangar de remisage et entrepôt des peaux. Entre les deux guerres la production du cuir Houben est à son apogée. Cuir industriel et cuir à semelle, lanières pour l’industrie textile, cuir pour la sellerie, la bourrellerie, la maroquinerie, courroies pour dynamos, moteurs, alternateurs, pneus en cuir antidérapant...

Joël Dath PNVH

Une publication gratuite

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NE BROCHURE DE SENSIBILISATION AU FAUCHAGE TARDIF, publiée et diffusée

par la Direction générale des Ressources naturelles et de l'Environnement de la Région wallonne, est à votre disposition à la Maison du Parc naturel.

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Ces plantes... que l’on ne regarde pas Tignasse et tisane

Médicinal et mellifère L'églantier est réputé être faiblement diurétique. Il agit sur le système rénal pour aider à éliminer les toxines. Jadis, on l'utilisait pour soigner les troubles digestifs ou comme soporifique et les galles en miettes étaient également utilisées comme tabac à pipe.

Après avoir été hachés et réduits en poudre, les cynorrhodons servent, dans la vallée de Barcelonnette (Alpes du sud), à faire des petits gâteaux appelés pâtissons.

A

il vous arrivera d'être surpris par de petites touffes rouges accrochées aux branches des églantiers. Un pompon tombé d'un bonnet ? Vous tendez la main pour en savoir plus sur cette petite tignasse et vous voilà griffé. Votre empressement vous a fait oublier que l'églantier porte des épines !

La chair orange du cynorrhodon présente le plus grand intérêt grâce à sa haute teneur en vitamine C. Les vitamines A, B, K et E ainsi que l'acide citrique, le sucre naturel et l'huile essentielle s'y trouvent en moindre quantité.

U GRÉ DE PROMENADES DANS LA NATURE,

Jadis, le bédégar était un remède populaire contre les vers intestinaux, mais il servait aussi de somnifère : on la déposait simplement sous l’oreiller.

Les tignasses Ces curieuses petites touffes ne se rencontrent que sur les jeunes branches de l'églantier. Elles sont appelées bédégar ou bédéguar. L'origine persane de ce nom signifie «emporté par le vent». Chez nous, on appelle également ces touffes «barbes de Saint-Pierre» ou aussi «éponges de rosier».

Seulement douze espèces de rosiers sauvages ont été recensées par les botanistes en Belgique.

On recherche le coupable !

N

Le mode de consommation : en tisane, délicieuse durant l'hiver.

La plante-hôte

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'É GLANTIER COMMUN (Rosa canina) est aussi appelé le rosier des chiens. C'est un rosier indigène, très répandu, qui fait partie de la grande famille des rosacées comptant un petit nombre d'espèces sauvages en Belgique. L'églantier, particulièrement vigoureux, peut atteindre cinq mètres de haut. La floraison, en corolles roses ou blanches, a lieu de mai à juillet. En automne apparaissent les cynorrhodons, de teinte rouge-orangée, qui contiennent les akènes poilues qui sont, en fait, les véritables fruits. L'origine du nom cynorrhodon ? Du grec kunorodon (plante contre la morsure des chiens) car on utilisa la racine de l'églantier pour soigner la rage. L'églantier vit dans les haies, les fourrés ou les bois. Sa tige dure comporte des aiguillons en crochets particulièrement protecteurs, ce qui permet aux églantiers de vivre longtemps au même endroit. Avant l'hiver, il est aisé de bouturer un tronçon de tige de manière à obtenir de nouveaux plants pour son jardin. Les boutures peuvent aussi servir de porte-greffe pour un rosier horticole.

Camille Cassimans Centre Marie-Victorin

OTRE FABRICANT DE TOUFFES s'appelle Diplolepis rosae, un petit insecte (de 3,5 à 4,5 mm de long)

de l'ordre des hyménoptères et de la famille des cynipidés (les Cynips). Son abdomen est généralement rouge et le reste du corps noir. Ces insectes apparaissent au printemps et pondent leurs œufs dans les bourgeons encore fermés de l'églantier. Ensuite, lorsque la tige se développe, elle forme une touffe caractéristique, d'abord verte, puis rose, ensuite rouge et enfin brune. Si vous la coupez délicatement au milieu, vous y verrez des logettes, parfois jusqu'à soixante, contenant de petites larves blanches en cours de développement. Les larves demeurent dans la galle et se nymphosent au printemps suivant, se transformant rapidement en adultes. Inutile de rechercher les mâles, il n'y en a presque jamais. Cet insecte se reproduit essentiellement grâce aux femelles qui sont capables de perpétuer l'espèce toutes seules.

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Confiture de cynorrhodons Récoltez un kilo de cynorrhodons bien mûrs, ramollis par les premières gelées. Enlevez toutes les graines (les akènes poilues). Passez les cynorrhodons ainsi épépinés dans un «passe-vite» en plastique (pour ne pas abîmer les vitamines), de façon à produire 1 kilo de pulpe. Ajoutez 1 kilo de sucre et un peu d'eau. Faites cuire jusqu'à fonte du sucre et versez ensuite la confiture chaude dans les bocaux.

Le fameux «poil à gratter» de notre enfance, ce sont les graines du cynorrhodon qui finissaient toujours par atterir dans le cou d'une victime.

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Ces plantes... que l’on ne regarde pas Tignasse et tisane

Médicinal et mellifère L'églantier est réputé être faiblement diurétique. Il agit sur le système rénal pour aider à éliminer les toxines. Jadis, on l'utilisait pour soigner les troubles digestifs ou comme soporifique et les galles en miettes étaient également utilisées comme tabac à pipe.

Après avoir été hachés et réduits en poudre, les cynorrhodons servent, dans la vallée de Barcelonnette (Alpes du sud), à faire des petits gâteaux appelés pâtissons.

A

il vous arrivera d'être surpris par de petites touffes rouges accrochées aux branches des églantiers. Un pompon tombé d'un bonnet ? Vous tendez la main pour en savoir plus sur cette petite tignasse et vous voilà griffé. Votre empressement vous a fait oublier que l'églantier porte des épines !

La chair orange du cynorrhodon présente le plus grand intérêt grâce à sa haute teneur en vitamine C. Les vitamines A, B, K et E ainsi que l'acide citrique, le sucre naturel et l'huile essentielle s'y trouvent en moindre quantité.

U GRÉ DE PROMENADES DANS LA NATURE,

Jadis, le bédégar était un remède populaire contre les vers intestinaux, mais il servait aussi de somnifère : on la déposait simplement sous l’oreiller.

Les tignasses Ces curieuses petites touffes ne se rencontrent que sur les jeunes branches de l'églantier. Elles sont appelées bédégar ou bédéguar. L'origine persane de ce nom signifie «emporté par le vent». Chez nous, on appelle également ces touffes «barbes de Saint-Pierre» ou aussi «éponges de rosier».

Seulement douze espèces de rosiers sauvages ont été recensées par les botanistes en Belgique.

On recherche le coupable !

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Le mode de consommation : en tisane, délicieuse durant l'hiver.

La plante-hôte

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'É GLANTIER COMMUN (Rosa canina) est aussi appelé le rosier des chiens. C'est un rosier indigène, très répandu, qui fait partie de la grande famille des rosacées comptant un petit nombre d'espèces sauvages en Belgique. L'églantier, particulièrement vigoureux, peut atteindre cinq mètres de haut. La floraison, en corolles roses ou blanches, a lieu de mai à juillet. En automne apparaissent les cynorrhodons, de teinte rouge-orangée, qui contiennent les akènes poilues qui sont, en fait, les véritables fruits. L'origine du nom cynorrhodon ? Du grec kunorodon (plante contre la morsure des chiens) car on utilisa la racine de l'églantier pour soigner la rage. L'églantier vit dans les haies, les fourrés ou les bois. Sa tige dure comporte des aiguillons en crochets particulièrement protecteurs, ce qui permet aux églantiers de vivre longtemps au même endroit. Avant l'hiver, il est aisé de bouturer un tronçon de tige de manière à obtenir de nouveaux plants pour son jardin. Les boutures peuvent aussi servir de porte-greffe pour un rosier horticole.

Camille Cassimans Centre Marie-Victorin

OTRE FABRICANT DE TOUFFES s'appelle Diplolepis rosae, un petit insecte (de 3,5 à 4,5 mm de long)

de l'ordre des hyménoptères et de la famille des cynipidés (les Cynips). Son abdomen est généralement rouge et le reste du corps noir. Ces insectes apparaissent au printemps et pondent leurs œufs dans les bourgeons encore fermés de l'églantier. Ensuite, lorsque la tige se développe, elle forme une touffe caractéristique, d'abord verte, puis rose, ensuite rouge et enfin brune. Si vous la coupez délicatement au milieu, vous y verrez des logettes, parfois jusqu'à soixante, contenant de petites larves blanches en cours de développement. Les larves demeurent dans la galle et se nymphosent au printemps suivant, se transformant rapidement en adultes. Inutile de rechercher les mâles, il n'y en a presque jamais. Cet insecte se reproduit essentiellement grâce aux femelles qui sont capables de perpétuer l'espèce toutes seules.

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Confiture de cynorrhodons Récoltez un kilo de cynorrhodons bien mûrs, ramollis par les premières gelées. Enlevez toutes les graines (les akènes poilues). Passez les cynorrhodons ainsi épépinés dans un «passe-vite» en plastique (pour ne pas abîmer les vitamines), de façon à produire 1 kilo de pulpe. Ajoutez 1 kilo de sucre et un peu d'eau. Faites cuire jusqu'à fonte du sucre et versez ensuite la confiture chaude dans les bocaux.

Le fameux «poil à gratter» de notre enfance, ce sont les graines du cynorrhodon qui finissaient toujours par atterir dans le cou d'une victime.

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Activités d’autrefois En pratique sur Viroinval

La tannerie de Dourbes D

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È S LE DÉ BUT DU XIX SIÈ CLE, le village de Dourbes possédait trois moulins. Deux de ceux-ci, réservés au grain, étaient situés au centre du village. Le troisième était situé au lieu dit « la Roche à Lomme» et broyait des écorces. En 1858, une demande de raccordement à la voie ferrée est introduite par le propriétaire de l'époque, Ernest Brachet.

Un emplacement idéal

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HÉ ODORE HOUBEN, industriel et fondateur en 1858 d'une corroierie à

Verviers, cherche un emplacement pour créer une tannerie qui puisse préparer les peaux et ainsi assurer la fourniture en cuir de sa nouvelle usine. En 1876, la famille Brachet met en vente le moulin de la Roche à Lomme. L’affaire est faite. La proximité des vastes forêts de chênes ainsi que les trois cours d'eau pouvant fournir de l'énergie hydraulique aux machines sont les conditions idéales pour une tannerie à grande échelle et aux produits de qualité.

Quelques dates importantes... 1876 : vente du moulin banal par la famille Brachet. Théodore Houben développe son usine sur le site. 1919 : l’usine s’agrandit, construction de vastes bâtiments en mœllons calcaires et briques.

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'IL EST BIEN ENTENDU QUE LES BORDS DE ROUTE EN ZONE HABITÉ E ainsi que les sites dangereux comme les carrefours, les virages ou les autres endroits de la chaussée qui exigent une visibilité maximale doivent impérativement faire l'objet d'un entretien intensif, la gestion écologique des bords de route s'applique sur toutes les autres voiries.

Pas d’herbicide ! L'usage d'herbicide le long des routes entraîne, après éradication du tapis végétal, une colonisation d'espèces indésirables comme les chardons. Il fut interdit par l'Arrêté de l'Exécutif wallon du 24 avril 1986. Depuis lors, la vie peut enfin reprendre ses droits.

1936 : un incendie détruit une partie de l’usine. Les patrons Houben font ériger une nouvelle croix au sommet de la Roche à Lomme après la reconstruction d’un nouveau bâtiment.

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INSI, dans les zones d'habitats dispersés ou encore le long des petites routes de campagnes, la fauche des accotements est effectuée par trois passages annuels au maximum. La technique de fauche utilisée maintient dix centimètres de végétation, limitant ainsi le risque d'arrachage de plantes parfois bien particulières.

1948 : le tannage végétal (écorces) fait place au tannage minéral (chrome, alun...).

Dans les zones forestières et les réserves naturelles comme les Abannets ou la Montagne-aux-Buis, la fauche des accotements est pratiquée seulement après le 1er août.

1960 : fabrication d’articles de sport en cordes de cuir torsadées.

C'est à la confluence de l'Eau Noire et de l'Eau Blanche, où naît le Viroin, que le projet de Théodore se concrétise et que s'érige son usine, ensemble architectural imposant, témoin d'un passé florissant, qui procura du travail à quatre générations et marqua profondément la vie locale.

Le développement de l’industrie dourboise

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RÂ CE AU RACCORDEMENT AU CHEMIN DE FER, l'entreprise connaît un

Des tronçons de voirie abritant des espèces végétales bien particulières, comme la callune aussi appelée bruyère d'été, font l'objet d'une protection particulière pendant la période de croissance de la plante. La fauche est, dans ce cas, effectuée en dehors de la période s'étendant du 1er mai au 15 septembre.

1970 : l’eau nécessaire pour le tannage n’est plus pompée dans le Viroin, mais dans un étang proche. 1981 : la concurrence et la législation environnementale sur la pollution de l’eau pousse l’entreprise à fermer ses portes. Actuellement : après assainissement du site par la R.w., un élevage d’écrevisses a vu le jour dans un des bâtiments industriel demeurant sur le site.

essor considérable. On y annexe de vastes bâtiments, magasins de plain-pied, hangar de remisage et entrepôt des peaux. Entre les deux guerres la production du cuir Houben est à son apogée. Cuir industriel et cuir à semelle, lanières pour l’industrie textile, cuir pour la sellerie, la bourrellerie, la maroquinerie, courroies pour dynamos, moteurs, alternateurs, pneus en cuir antidérapant...

Joël Dath PNVH

Une publication gratuite

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NE BROCHURE DE SENSIBILISATION AU FAUCHAGE TARDIF, publiée et diffusée

par la Direction générale des Ressources naturelles et de l'Environnement de la Région wallonne, est à votre disposition à la Maison du Parc naturel.

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Jardin de nature Le fauchage tardif des bords de route

Plein emploi à Dourbes

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URANT L’Â GE D’OR DE LA TANNERIE, il règne une entente paternaliste entre patrons et ouvriers. On y compte jusqu'à 140 ouvriers qui fêtent la Saint-Crépin le 25 octobre. Une fanfare est créée au sein du personnel et défile régulièrement dans le village. Les répétitions ont lieu pendant l'interruption de midi. Les patrons et leur famille, qui séjournent régulièrement à la villa Houben, ouvraient alors régulièrement leurs fenêtres. Cette grande maison avait pour vocation de recevoir, à la campagne, les grands clients industriels pour des parties de chasse et de pêche.

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e plus en plus de panneaux jonchent les bords de nos routes. Panneaux de circulation, panneaux de prévention, panneaux touristiques, panneaux publicitaires... Il est parfois difficile de s’y retrouver. Le long des routes de nos villages, des panneaux portent les mentions «Fauchage tardif, zone refuge». Un simple message parmi tant d'autres ? Certainement pas...

Un atout pour la biodiversité du Parc La migration des insectes et la nidification 'EST DANS LE CADRE DE L'ANNÉ E EUROPÉ ENNE DE LA des oiseaux, rendus possibles au sein de ces CONSERVATION DE LA NATURE en 1995 que la commune couloirs protégés, sont les portes drapeaux de la campagne de sensibilisation. de Viroinval et la Région wallonne ont décidé de collaborer à la mise en place d'une action pilote de gestion écologique des bords de route afin de les rendre plus accueillants à la vie sauvage.

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Pour pallier à l’isolement des sites à haute valeur biologique

Le manque de brassage génétique au sein même des réserves naturelles isolées ne peut conduire qu'à la diminution de la biodiversité animale et végétale de ces sites. Les bords de route peuvent ici jouer le rôle de corridors naturels, en connectant les parcelles fragmentées de grande diversité biologique entre-elles. Les échanges entre les populations deviennent ainsi possibles et garantissent leur maintien à plus long terme.

Ainsi, dans beaucoup d'endroits du Parc naturel, hormis la bande de sécurité régulièrement fauchée sur une largeur d'environ un mètre vingt, les bords de route sont fauchés tardivement. Cette différence de traitement entre les zones herbeuses permet de maintenir des couloirs de liaison indispensables à la vie sauvage. De plus, si en Région wallonne près d'un pourcent du territoire est écologiquement protégé, cette superficie est bien trop faible pour maintenir l'ensemble de la faune et de la flore actuelle. Les bords de route, qui représentent des milliers de km2 sans aucune vocation économique, forment dans ce cadre des zones refuges bien nécessaires.

Les variations d'ensoleillement, de nature du sol et de relief font en sorte que les talus, fossés et autres accotements des voiries représentent autant de milieux différents, aptes à accueillir une grande diversité végétale. Des inventaires botaniques ont d'ailleurs dénombré, sur les bords de route, plus de 700 espèces végétales différentes, soit environ 50% des espèces végétales observées sur le territoire wallon, dont 52 espèces protégées par la loi.

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Cette croix, composée de trois parties, fut montée et assemblée par le personnel de la tannerie.

Le tannage des peaux

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E TRAVAIL DU TANNAGE commençait par la récolte des écorces de chêne à la sève montante, de mai à juillet. Les écorces arrivaient par bottes de 25 kilos. Elles étaient réduites en poudre puis ajoutées à l'eau des bacs dans lesquels baignaient les peaux. La macération durait de six mois à deux ans. À partir de 1923, les techniques de tannage évoluent avec l'importation de tanins exotiques. C'est à cette même époque, vers 1926, qu'on instaure le tannage rapide basé sur des tanins concentrés et des produits chimiques. Le tannage végétal cède la place au minéral (chrome et alun) en 1948.

La force motrice, en partie à l’origine du déclin

Les écorces étaient pelées à hauteur d'homme avec des écorchoirs, appelés également «pelwes». (Coll. asbl D.I.R.E.)

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E TOUT TEMPS, l'Eau Noire, préférée à l'Eau Blanche car peu chargée en calcaire, alimenta la tannerie. En 1880, la force motrice à vapeur était produite par la combustion des résidus de l’écorçage, le tan. En 1910, on y annexe un moteur à quatre temps. Puis en 1925, le courant alternatif et un moteur diesel font leur apparition.

Suite à la disparition du barrage sur le Viroin en 1953, l'approvisionnement en eau devint plus incertain. De plus, la pollution croissante durant la traversée de Nismes rendaient le travail incertain et les peaux pourrissaient. Dès 1970, la tannerie pompa l'eau dans un étang proche des bâtiments. L’utilisation par la tannerie de produits chimiques aggrava la pollution du Viroin. Sans véritable station d'épuration, minée par la concurrence, harcelée par les pêcheurs et la législation, l'entreprise dû fermer ses portes en 1981. Un seul bâtiment de six niveaux a été conservé et cédé à une société qui développe un élevage d'écrevisses. De la vaste tannerie ne subsiste que quelques prestigieux édifices en mœllons calcaires, à la belle architecture aux fenêtres cintrées de briques. La famille Houben a conservé l'ancien moulin à tan, les bureaux avec les archives et la villa familiale où le cœur et la mémoire de Les bâtiments moins la tannerie vivent toujours. esthétiques et la cheminée Christian Houben furent rasés et aménagés en PNVH vaste parking par la Région wallonne.

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Nature au quotidien Le trèfle incarnat

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IN MAI-DÉ BUT JUIN,

votre regard est attiré par un champ rouge incarnat. Vous voulez en savoir plus car cette couleur n'est pas habituelle dans nos paysages. Une fois au bord du champ, vous constatez qu'il s'agit d'une plante dont les feuilles ressemblent étrangement à celle du trèfle que vous connaissez pour avoir cherché en vain ce porte-bonheur. En réalité, vous êtes en présence du trèfle incarnat, Trifolium incarnatum, appelé aussi trèfle du Roussillon, espèce cultivée et parfois spontanée en quelques endroits. Les racines du trèfle incarnat sont pourvues de petites boules appelées nodosités dans lesquelles des bactéries parviennent à fixer l'azote de l'air. Ceci constitue une forme d'engrais vert.

TRENTE

CENTIMÈ TRES et les fleurs, d'un rouge incarnat, groupées au sommet de la tige, forment une espèce d'épi. Si vous avez l'occasion de repasser plus tard, vous découvrirez les fruits, des gousses, caractéristiques des plantes de la famille des fabacées ou légumineuses, dont fait aussi partie la luzerne, Medicago sativa, cultivée pour ses qualités appréciées par le bétail.

Le trèfle incarnat est très mellifère et fait également Vous souhaitez accueillir le trèfle incarnat dans votre jardin ? Il faut prélever les le bonheur des bourdons, graines plutôt que de déterrer la plante car cette espèce ne résiste pas à l'hiver. abeilles et autres insectes. Camille Cassimans Centre Marie-Victorin

Fanage de la luzerne sur «gattes» à Romerée

NFIN, l'école d'apiculture s'inscrit dans le rôle d'éducation à l'environnement que veut développer le Parc naturel. À travers la passion des abeilles, l'apiculteur s'approprie la connaissance de son environnement. La succession des floraisons, l'observation des conditions climatiques, l'approche du cycle de vie de la ruche sont autant de sources d'étonnement et d'émerveillement. L'apiculteur se sent beaucoup plus proche de son milieu et en devient un fervent défenseur.

Dès cette saison, nos nouveaux apiculteurs vous proposeront le miel de leurs ruches. Tous ces miels seront différents, à l'image de la diversité de l'environnement du Parc naturel. Ils refléteront la qualité du milieu naturel proche du rucher dont ils seront extraits. Faites bon accueil à ce produit artisanal qui apporte sur votre table toutes les saveurs de notre terroir. Et encore félicitation à tous nos élèves qui se sont engagés dans cette merveilleuse passion qui participe au maintien de notre biodiversité. Baudouin Schellen, président de la Commission de gestion schellen@pnvh.be

Le fanage de la luzerne posait beaucoup de difficultés à cause de l'humidité à la fin de l'été. À Romerée, la manière de procéder fut complètement revue après la Guerre 1940-1945, les anciens prisonniers ayant préconisé une technique découverte Outre-Rhin.

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«Je n'ai pas encore de ruches, mais je voudrais, dès cette année, installer un petit rucher familial, chez nous, à Oignies.» C'est son attirance pour les produits de la ruche qui a amené David à s'intéresser au monde de l'abeille. Après quelques discussions avec Achille Manise, apiculteur bien connu du village, il a été convaincu de l'intérêt de produire son propre miel. En gérant ses futures ruches, il s'assurera une production d'un miel de qualité. Oignies est, en effet, une région réputée pour son succulent miel de forêt. Les récoltes sont peu abondantes mais de grande qualité gustative. Pratiquer l'apiculture dans un Parc naturel est, pour lui, l'assurance que ses abeilles viveront dans un environnement sain.

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ETTE PLANTE PEUT ATTEINDRE UNE HAUTEUR DE VINGT À

Le fanage fut dès lors effectué sur des «gattes», chevalets en bois sur lesquels on déposait la luzerne. Une fois séchée, la luzerne doit être remisée avec précaution car les feuilles tombent facilement alors qu'elles constituent un aliment de qualité pour le bétail.

David Marrant, de Oignies...

Une source quotidienne d’émerveillement

De la grande famille des Fabacées

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Les ruches seront aussi une aide indirecte aux agriculteurs. L'abeille joue un rôle économique non négligeable par la pollinisation des cultures. Pensons ici à son rôle déterminant dans l'uniformisation de la maturation des graines de colza, ce qui assure à l'agriculteur une meilleure récolte. L'impact positif de la pollinisation par les abeilles se mesure aussi dans les vergers : des arbres que l'on pensait improductifs croulent parfois sous les fruits après l'arrivée de ruches dans le village...

Agnès Doumont, de Treignes... «J'espérais déjà, depuis cinq ans, participer à une école d'apiculture.» L'intérêt d'Agnès pour l'apiculture s'inscrit dans une démarche plus globale de connaissance et de contemplation du monde vivant. Pour pallier au manque d'abeilles dans son jardin, Agnès voudrait installer deux ruches dans les vergers de Treignes. C'est encore le plaisir d'offrir à sa famille et à ses amis les produits de ses ruches qui a décidé Agnès à s'inscrire aux cours.

François et Alexis Mathy, de Oignies...

Romerée, 1947 (Collection Hottiaux Nelly)

Pour ces deux jeunes, les abeilles ne sont pas des inconnues. «Les piqûres font mal, mais ça ne nous fait plus peur». En effet, les parents s'adonnent à l'apiculture depuis plusieurs années. Dès leur tendre enfance, ils ont été habitués à voir virevolter les abeilles dans la maison lors des extractions de miel. Ils profitent de l'école d'apiculture pour conforter leurs connaissances théoriques. François s'intéresse à tout ce qui concerne la nature. C'est dans cet esprit qu'il projette d'avoir ses propres ruches et de vendre son miel.

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Le mot du président Un parc « Abeilles admises »

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AMEDI 11 MARS 2006, 9 heures. Ambiance de rentrée des classes à la Maison du Parc. «L'apiculture est une merveilleuse aventure. Bienvenue à vous tous, futurs apiculteurs !» furent les mots d'ouverture de la première année de cours de la nouvelle école d'apiculture du Parc naturel. Trente-quatre élèves, de tous âges, suivront, au cours des deux années de formation, trente matinées de cours théoriques et pratiques afin d'obtenir le diplôme d'apiculteur. Pour les exercices pratiques, un site exceptionnel : un rucher de deux colonies a été installé sur le site de la vieille église de Nismes. Les pommiers et tant d'autres ressources mellifères sont à deux battements d'ailes. Oignies, Treignes, Vierves, Presgaux, Soulme, Frasnes, Mariembourg,... compteront bientôt de nouveaux apiculteurs passionnés.

Artisans et artistes de chez nous Guy Dromelet

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UY, bûcheron, est originaire de Couvin et habite Boussu-enFagne. Auparavant, il travaillait plus de deux cents jours par an avec ses chevaux. Les propriétaires forestiers faisaient appel à ses services pour les éclaircies et lui cédaient la récolte de bois en échange de son travail. À Treignes, il a travaillé dans le cadre du projet de pâturage en dégageant des épineux.

Une réponse parfaite aux objectifs du plan de gestion du Parc naturel

Histoire de l'abeille à Viroinval 1920, Olloy : naissance de la première structure apicole organisée sous forme d'union professionnelle. Une soixantaine de membres provenant des villages environnants en faisaient partie. Après la seconde guerre, le nombre d'apiculteurs diminue progressivement. 1990 : l'arrivée du parasite Varroas dans les ruchers décourage beaucoup d'apiculteurs plus âgés. La disparition des ruchers sur notre commune s'accélère encore. 2006 : le Parc naturel veut redynamiser ce secteur en reprenant la gestion de la section apicole d'Olloy et en accueillant les apiculteurs de la section de Mazée. L'école d'apiculture du Parc naturel voit le jour.

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ROMOUVOIR L'INSTALLATION D'APICULTEURS DANS LE PÉ RIMÈ TRE DU PARC contribue à améliorer la qualité naturelle de son territoire. En effet, l'abeille participe activement au maintien de la flore locale par son rôle de pollinisateur. Le monde scientifique s'accorde à dire que la disparition de l'abeille entraînerait un bouleversement complet du monde végétal. Cet insecte, si particulier, est un maillon essentiel de l'équilibre de notre écosystème. C'est évidemment l'abeille noire de notre région qui sera mise à l'honneur dans le cursus enseigné aux élèves de l'école du Parc. Celle-ci demeure un patrimoine génétique à sauvegarder face aux nombreuses introductions d'autres races d'abeilles moins bien adaptées aux conditions climatiques locales.

Un service indirect pour les agriculteurs

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ENDANT DES GÉ NÉ RATIONS,

les apiculteurs de chaque village permettaient aux habitants de bénéficier d'un miel local, chaque famille retenant souvent son miel afin d'être certaine d'être servie. Le parc naturel contribue au maintien de cette activité de petit élevage qui fait partie du monde agricole. L'apiculture peut, en effet, être une composante d'un développement régional par le biais de la mise en place d'une microéconomie basée sur les produits de la ruche. Le Parc naturel apportera son soutien à l'ensemble des apiculteurs du territoire en organisant la promotion de ces produits.

Le journal du Parc naturel est une publication de la Commission de gestion du Parc naturel Viroin-Hermeton. Comité de rédaction et conception graphique : Parc naturel Viroin-Hermeton (coordination : Joël Dath). Crédits photographiques : Anonyme (p. 4 (n°2)), Cassimans C. (CMV - p. 6, p. 7, p. 10 (n°1 et 2)), Dath J. (PNVH - p. 4 (n°1) et p. 5), Dromelet G. (p.11 (n°2)), Hottiaux N. (p.10 (n°3)), Houben Ch. (PNVH - p. 8, p. 9 et p. 11 (n°1)), Hubaut D. (CMV couv., p. 12), Leclere J. (FPUPAN - p. 2), Schellen B. (PNVH - p. 3). Le journal du Parc naturel est distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Viroinval. Il est également disponible sur simple demande à la Maison du Parc. Éditeurs responsables : B. Schellen, président et É. Baudoux, secrétaire, rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Réalisé avec le soutien financier du ministère de la Région wallonne.

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Un bûcheron sans tracteur

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UY n'est pas un débardeur, c’est un bûcheron qui se fait aider par un cheval. Il travaille surtout dans les petites parcelles de bois inaccessibles en tracteur. C'est pourquoi il préfère le cheval Ardennais, moins lourd, moins gros et moins haut que le Brabançon. Notre homme, aidé de sa jument Gina, est le dernier à faire ce travail dans la région.

Gina, aujourd’hui âgée de huit ans, a été débourrée pour l'attelage. Depuis quatre ans, elle est la partenaire de Guy au bois. Elle «désencroue», c’est à dire qu’elle dégage les résineux pendus. «Avec l'aide de Gina je n'ai besoin de personne. Passer treize fossés comme elle l'a fait aux marais des Morts au Brûly-de-Couvin, aucun tracteur ne peut le faire et je ne peux même pas m'y risquer à pieds! Elle est magnifique… Je rentre chaque soir chez moi avec elle et je la chouchoute. J’ai pleine confiance en elle sur le terrain.» Dans de telles conditions, Guy n’a jamais eu besoin de tracteur : « Un tracteur, il faut l'acheter, alors que la mise à l'étalon pour assurer la relève, c'est moins cher. La bête travaille plus ou moins quinze ans puis c'est la retraite sauf pour la Gina varie les plaisirs. Avec son maître en costume jument qui, à ce moment, reste à la maison et donne des d'époque et attelée à une charrette datant de 1910, elle agrémente des cérémonies de mariages. poulains. » Pour l'heure, la relève est assurée. La jument avec laquelle Guy avait travaillé pendant deux cents jours par an pendant huit ans vient de pouliner et le maître dresse déjà le jeune poulain. Sa technique, c'est son secret... Actuellement salarié à mi-temps chez Léo, berger de Géronsart, il assume l'autre moitié de ses revenus grâce à son cheval et est autonome tant pour le travail au bois que pour les cérémonies de mariages qu'il honore. Chez Léo, il s'occupe de l'élevage des lapins quand les femelles lapinent. Il soigne les maternités ! Puis il dégage les pelouses calcicoles pour permettre la pose des clôtures pour le pâturage des moutons... Guy Dromelet rue de Cerfontaine, 26 5660 Boussu-en-Fagne Tél. : +32 (0)60 31 30 54

Christian Houben PNVH

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Agenda des manifestations La réserve naturelle Sous-St-Roch de la LRBPO à Nismes Samedi 24 juin (1/2 journée) R-V. à 9 h 30 à l'entrée de la réserve naturelle (rue de la Station) Organisation : CNB Viroinvol Infos : Bernard Clesse (+32(0)60 39 98 78)

Le Journal du Parc naturel N°9

Excursion de découverte de différentes réserves naturelles Ardenne et Gaume à Dourbes Dimanche 20 août 2006 (1 journée) R.-V. à 9 h devant l’église de Dourbes. Fin prévue vers 16 h. Pique-nique sur le terrain. Pour une bonne organisation de la journée, prière de prévenir le guide de votre participation. (Tombeur Stéphane : stef.tombeur@swing.be ou 0495 44 79 05)

Sommaire NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER LA SORTIE D' UNE NOUVELLE ÉDITION DU

TOPO GUIDE GR125 À CETTE OCCASION, NOUS ORGANISONS...

UNE JOURNÉE RANDO-DÉCOUVERTE DU PARC NATUREL VIROIN-HERMETON Samedi 1er juillet à 12 h 30 pour la randonnée de 18 km (guidée par Philippe Meurant, baliseur GR125).

* ou à 14 h pour deux autres randonnées thématiques au choix :

Le mot du président Un parc « Abeilles admises » Jardin de nature Le fauchage tardif des bords de route Ces plantes... que l’on ne regarde pas Tignasse et tisane Activités d’autrefois La tannerie de Dourbes La nature au quotidien Le trèfle incarnat Artisans et artistes de chez nous Boussu-en-Fagne Guy Dromelet Agenda des manifestations

1 - découverte du patrimoine naturel de Nismes (guidée par Philippe Pérot, guide-nature). 2 - découverte du patrimoine architectural et historique de Nismes (guidée par le Cercle d’histoire locale de Nismes).

INFORMATION - RÉSERVATION - RENDEZ-VOUS MAISON DES BAILLIS MAISON DU PARC NATUREL RUE D’AVIGNON 1 - 5670 NISMES +32(0)60 39 17 90 secretariat@pnvh.be

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Juin - Juillet - Août 2006 Trimestriel Maison du Parc naturel rue d'Avignon, 1 - 5670 Nismes Tél.: +32(0)60 39 17 90 - Télécopie : +32(0)60 39 17 93 www.pnvh.be - Contacts : secretariat@pnvh.be

Journal du Parc n°9