Issuu on Google+

trente degrés n°37 hiver 2011-2012

trente degrés n°37 hiver 2011-2012

Le Groenland magie subtile et éphémère Sport

Les samouraïs de l’or blanc Le dry tooling, de roche et de glace Société

L’avenir des chalets de montagne Du bambou un peu partout ! portfolio

L’escalade, autrement ! concourS

A gagner : 22 semaines en Thaïlande !


L’aventure baptisée «The Best Odyssey» est homérique. Durant près de 5 ans, elle a permis à des sportifs de haut niveau – kitesurfeurs, surfeurs ou encore parapentistes – de rejoindre un catamaran qui arpentait les mers du monde. Son but: leur permettre de vivre leur passion dans des lieux d’exception. Retour sur une épopée formidable qui vient de se terminer.

Une odyssée des temps modernes Pour pouvoir voler au-dessus des côtes sablonneuses du Mozambique, les frères Belbas (Stu à l’image) ont généralement décollé d’une dune. Plus rarement, ils ont été treuillés depuis le bateau.

16 | trente degrés


17 | trente degrĂŠs


Texte°°° serge greter Photos°°° Jody macdonald il y a une dimension homérique dans cette aventure baptisée, à juste titre, «the Best odyssey». Un côté surréaliste teinté d’anachronisme aussi. A l’heure du «tout, tout de suite», larguer les amarres pour un voyage de près de 5 ans ressemblerait presque à une douce utopie. Pourtant, il n’en est rien. L’équipage du «discovery», un catamaran de près de 18 mètres, a bel et bien arpenté les eaux turquoise de la planète de janvier 2007 à octobre 2011. des îles Marshall à la Micronésie, du royaume des

,

i  L’instructeur de parapente Gavin McClurg survole une dune de sable sur les côtes du Mozambique, profitant ainsi d’une vue spectaculaire. s  Vol au-dessus de l’archipel de Bazaruto, dans le Canal du Mozambique, avec les sables en mouvement et un bateau de pêche local qui navigue au loin.

tonga aux îles Andaman, de la Polynésie aux côtes du Mozambique… des décors de rêve, reculés et souvent encore vierges, aux plages féeriques léchées par des flots cristallins, bordées de récifs colorés et d’immenses dunes sur lesquelles se dessinent de splendides vagues de sable. Ces petits paradis sur terre, dont le choix ne doit rien au hasard, ont été mis au service d’un scénario bien ficelé: offrir un cadre sur mesure aux sportifs de haut niveau qui se sont succédé sur le pont du «discovery», adeptes de kitesurf, de surf, de parapente, de plongée sous-marine ou encore de voile. Heureux qui, comme ulysse… n’allez pourtant pas y voir une production hollywoodienne, qui piétine tout sur son passage. Les participants à la «Best Odyssey» se sont fait un point d’honneur de respecter ces environnements d’exception et les communautés visitées. «dans le royaume des tonga, nous avons trouvé une petite île où il n’y avait que des enfants. Les adultes étaient partis plusieurs semaines en mer pour pêcher. nous sommes restés avec eux, à leur montrer des photos et des vidéos des lieux où nous étions passés», se rappelle Mike Belbas, parapentiste de Verbier (voir encadré). Les émotions sont véridiques, le plaisir perceptible. Il se lit sur les images et les vidéos, qui s’inscrivent comme autant de témoignages d’une expédition à la fois humaine et sportive. Ce ne sont certes pas des «Ulysse» sortis d’une épopée grecque antique qui évoluent sous nos yeux, mais des sportifs qui séduisent l’objectif parce qu’ils ne jouent précisément pas, mais vivent pleinement leur incroyable odyssée… des champions de leurs diverses disciplines, oui. Mais des passionnés avant tout, totalement investis dans le moment et la rencontre. www.offshoreodysseys.com


20 | trente degrĂŠs


Un bateau de pêche, localement nommé Dhow, navigue le long de l’île de Benguerra (Mozambique).

21 | trente degrés


deniz saylan

deux frères de VerBier à Bord

o  Mike (veste verte) et Stu Belbas, instructeurs de parapente à Verbier, ont rejoint à plusieurs reprises «The Best Odyssey». i  Grâce aux courants ascendants créés par les vents qui se heurtent aux dunes, Gavin McClurg a pu voler des heures et des heures en parapente, et même la nuit! f  Le catamaran «Discovery» explore les bords d’un récif. s  Le pilote Stu Belbas survole en parapente les eaux turquoise du Royaume des Tonga.

Les jumeaux stu et Mike Belbas, qui ont créé leur propre école de parapente à Verbier, ont eu le privilège de rejoindre à plusieurs reprises «the Best Odyssey». Mike revient sur cette incroyable expérience… Comment se retrouve-t-on à bord du «Discovery»? Il se trouve qu’il y a quelques années, j’étais skipper dans les Caraïbes. C’est là que j’ai fait connaissance avec la copine de l’organisateur, qui était l’une de mes clientes. elle m’a donc averti lorsque cette aventure s’est concrétisée. Quand y êtes-vous allés? Assez souvent! Hormis la première année dans les Caraïbes, nous avons rejoint l’équipage deux fois cinq à six semaines par an. Au printemps et en automne, quand on ne travaillait pas à Verbier. Avec votre frère, vous avez été les premiers à survoler en parapente le Royaume des Tonga, les îles Andaman, les atolls sud des Maldives ou encore le Mozambique. Sans oublier un séjour à Madagascar. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué? Je dirais les Maldives. C’était vraiment magique. nos plus belles vagues rencontrées en chemin pour le surf et le kitesurf. en plus, nous avons vu quotidiennement de nombreux animaux marins, comme des raies mantas et des dauphins. Un autre souvenir inoubliable… Quand nous avons suivi pendant trois heures des baleines au large des Açores. nous avons ensuite pu nager avec elles. Un grand moment!


30 Degree Magazine