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JODOIN LAMARRE PRATTE ET ASSOCIÉS ARCHITECTES

50 ans | 1958-2008


ISBN 978-2-9810742-0-1 Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2008 Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada, 2008 © Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes 3200, rue Rachel est Montréal, Québec, Canada H1W 1A4 514. 527.8821 www.jlp.ca

Me Luc Lachance, associé SDAL

MP REPRODUCTIONS INC


AvAnt-propos | remerciements

À l’origine, l’idée de souligner les 50 ans de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes devait se matérialiser sous forme d’un recueil de projets et de faits saillants, d’un bel «album de famille». Mais, comme on dit souvent, l’idée a fait son chemin, et à force de recherches, de découvertes, d’échanges et de «tant qu’à y être», elle a donné lieu à cette publication qui célèbre le jubilé de la firme. Tant de personnes ont participé à nos premières esquisses, à nos «charettes» et tant d’autres ont fait en sorte de nous aider à nous positionner sur la carte architecturale québécoise qu’il nous fallait partager ce beau moment de notre parcours. C’est donc avec fierté que nous offrons à nos partenaires de tous les milieux, et à tous ceux que l’architecture du Québec intéresse, cette histoire d’une firme qui a contribué et qui contribue toujours, avec enthousiasme et passion, à l’amélioration de notre cadre de vie et à l’enrichissement de notre société. Ce livre n’aurait pas été possible sans les projets qui en animent les pages, et ils sont le fruit de la collaboration et du travail d’individus que nous tenons à remercier de tout cœur. D’abord les fondateurs de la firme, Bernard Jodoin, Denis Lamarre et Gérard Pratte, à qui nous sommes immensément redevables, puis les quelque 450 associés, sociétaires et employés qui, à un moment ou à un autre, ont contribué à l’expansion et à la notoriété de la firme. Nous remercions également les donneurs d’ouvrages, nos clients, qui nous ont fait confiance et qui continuent de nous confier leurs projets, les bureaux d’ingénieurs-conseils, gestionnaires de projets, gérants de construction, entrepreneurs, ainsi que les firmes d’architectes avec lesquelles nous scellons de nombreuses alliances. Enfin, nous tenons à souligner notre appréciation à nos partenaires de longue date pour leur appui financier à la production de ce livre: la Banque Nationale du Canada, Laverdière Lamarre, comptables agréés, les Industries Poly inc., Claude Barry R.C. Professionnelle inc., Me Luc Lachance, avocat et MP Reproductions. Merci à tous et bonne lecture!


HISTORIQUE

1958 | Trois diplômés en architecture de l’Université de Montréal, Bernard Jodoin, Denis Lamarre et Gérard Pratte décident d’unir leurs destinées professionnelles et de fonder un bureau. Ils s’associent dans un premier temps avec Pierre Major, un condisciple qui les accompagnera pendant 5 ans, puis avec Jacques Carrière jusqu’en 1971. Comme pour plusieurs jeunes agences, les débuts sont parsemés de petits contrats de construction, de rénovation et de réaménagement : sous-sols, cuisines, remises, stands à patates, chalets, maisons, duplex, triplex, magasins, motels, tavernes, bowlings leur permettent de s’établir et de consolider leur organisation. Les années 1960 sont marquées par une clientèle plus institutionnelle. Les réalisations gagnent en importance et la firme peut compter sur plusieurs clients qui lui assurent des mandats successifs. Ces projets de résidences, d’églises, de banques, d’écoles primaires et secondaires reflètent bien les préoccupations de l’époque et participent à l’essor de la firme. Un premier contrat, précurseur d’une longue association de plus de 40 ans avec l’Université de Montréal, permet de compléter le dôme en cuivre de la tour principale, œuvre de l’architecte Ernest Cormier, et d’y insérer 12 niveaux de plancher devant abriter les archives de l’Université. Ainsi se forge l’identité de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes dans un Québec en pleine évolution, marquée par les cycles sociologiques et économiques, une réalité qui est encore aujourd’hui associée à l’expansion de la firme. 1970 | Ces années sont témoins du ressac économique qui suit la période effervescente de l’Expo 67. La firme, jouissant déjà d’une bonne expérience dans le domaine de l’enseignement et d’une réputation technique enviable, bénéficie de la création de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) par le gouvernement du Québec en avril 1969 et participe à la réalisation de son premier mégaprojet, au cœur du Quartier latin de Montréal. Le développement de ce campus urbain, qui s’échelonne sur une période de près de 20 ans, est réalisé concurremment avec un vaste programme d’agrandissements et de réaménagements à l’École polytechnique. La notoriété qu’acquiert ainsi la firme lui permet de participer à de nombreux autres projets voués à l’éducation, notamment pour l’Université de Montréal, l’Université McGill, l’Université Concordia, l’Université d’Ottawa, l’Université de Sherbrooke et pour de nombreux collèges et cégeps, ce qui lui confère une expertise enviable en architecture d’établissements d’enseignement au Québec. Enfin, la recherche de nouveaux marchés se concrétise avec la réalisation du centre sportif du Collège de Rosemont en vue des Olympiques de 1976 — qui présidera à l’expansion du secteur récréatif au sein de la firme —, suivi d’un projet en Afrique pour le Lycée de Bonabéri au Cameroun. L’expérience acquise lors de la réalisation de ce dernier projet permettra à la firme d’établir sa politique de soumission aux appels d’offres de l’étranger en fonction de ses domaines d’expertises, soit principalement les domaines de l’enseignement et de la santé.

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1975 | La croissance de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes atteint un premier sommet alors qu’elle réunit une équipe de plus de 50 personnes et réalise des projets majeurs lui permettant d’établir une approche projectuelle systématique. Sa formule repose sur la culture de collaboration et de travail d’équipe qu’elle s’est forgée au fil des ans, l’expérience acquise, l’expertise technique et le perfectionnement d’outils et méthodologies de travail uniques. C’est à ce moment de sa croissance que se concrétise une structure d’entreprise qui a pour objet d’améliorer la qualité des services offerts par la firme. L’organisation du travail s’établit ainsi en fonction des trois principales phases de réalisation des projets : conception – documentation – surveillance. Cette structure offre plusieurs avantages dont la concentration des énergies, renforçant l’intérêt et


favorisant le développement des individus, l’essor de leur expertise et le partage des responsabilités et connaissances. Le projet est reconnu comme moteur central de la création à travers une approche non théorique et consensuelle. Au-delà d’une recherche stylistique unique, l’esthétique se développe en fonction des contraintes du projet et de ses acteurs, se traduisant par une sensibilité et une adaptation aux contextes architectural, social et économique. Sobriété, efficacité, profond respect des usagers et de l’environnement, le bâtiment neuf doit s’intégrer le plus harmonieusement possible à son milieu. La maîtrise de la technique du bâtiment est mise au service du projet et de sa pérennité et les processus de documentation et de surveillance sont organisés en fonction d’une méthodologie qui en assure le déroulement efficace. La démarche s’appuie sur un travail d’équipe qui reconnaît les compétences des individus au-delà de leur titre ou niveau hiérarchique et la contribution de tous à la réussite du projet. Elle requiert une implication soutenue auprès des clients dans un rapport de collaboration et la poursuite de valeurs communes, chères aux membres de l’équipe : solidarité | respect | honnêteté | écoute | formation | rigueur | collaboration | persévérance | partage. Cette culture de collaboration, misant sur l’esprit d’équipe plutôt que sur l’individualisme, et l’ouverture d’esprit qui la précède, a permis de mener à terme des projets de haut calibre en collaboration avec d’autres firmes d’architectes. Une telle philosophie a fait de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes une ressource parfaitement bien préparée à la gestion d’équipes et au partenariat en consortium. Cette dernière formule, qui prend naissance avec la réalisation du campus de l’Université du Québec, sera souvent mise à profit par la firme et lui permettra d’accéder à une grande diversité de projets et à des expériences de collaboration enrichissantes qui contribueront à son essor. Enfin, cette période d’instauration d’une approche projectuelle systématique, de consolidation de son expertise technique et de maîtrise de la gestion des processus prépare la firme aux changements qui s’annoncent et qui modifieront irrémédiablement la façon de pratiquer l’architecture au Québec à partir des années 1980. Qu’il s’agisse des percées dans le domaine de l’informatique et des communications ou des nouveaux modes de réalisation tels que la gestion de projet, la gérance de construction, les PPP, la réalisation en lots multiples, en mode accéléré — que l’on qualifie de «fast-track», «hyper-track» et même de «web speed» —, la firme contribue à la réussite des projets en adaptant les outils et méthodologies élaborés depuis sa fondation. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes est également à l’affût des tendances et virages écologiques. Toujours en quête d’amélioration de la qualité de ses services, elle s’intéresse dès le milieu des années 1980 au mouvement de la qualité : elle est une des premières firmes d’architecture du Québec à obtenir l’accréditation ISO. Ses recherches constantes en vue d’assurer la pérennité et la durabilité des bâtiments qu’elle réalise l’amène tout naturellement à souscrire aux principes de développement durable. Dans cette optique, elle participe à la réalisation du pavillon de la TOHU, le premier bâtiment à recevoir la certification LEED OR au Québec en 2005.

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1980 | Un autre ressac économique, post-olympique celui-là, influence le début de cette décennie. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes qui emménage dans ses locaux actuels, une ancienne usine de compteurs de mazout située en face des ateliers Angus dans le quartier Rosemont, doit à regret réduire son personnel de 40 %. La reprise est lente mais elle permet à la firme d’ajouter à son curriculum de nouveaux champs d’activité et d’expertise, notamment dans les domaines de la santé, du Grand Nord québécois et de la culture. Les projets du Centre hospitalier Anna-Laberge à Châteauguay et du Centre hospitalier Saint-Eustache permettent d’affiner et de consolider son expérience dans le secteur de la santé amorcée lors de la décennie précédente. La firme acquiert, à partir des années 1980, une expertise particulière dans la construction en milieu nordique où le contexte social, la rigueur du climat, les difficultés logistiques et la rareté des moyens sont autant de défis à relever. Quelque 50 projets ont été réalisés à ce jour, principalement pour la Commission scolaire Kativik mais également pour Hydro-Québec et l’Administration régionale Kativik. Avec le projet de la Maison de la culture Côte-des-Neiges, celui du Musée d’art contemporain de Montréal, lauréat d’un concours d’architecture de 1984, et celui du Musée McCord d’histoire canadienne, la firme se positionne avantageusement dans le domaine des projets culturels qui connaissent alors un essor remarquable au Québec et ailleurs dans le monde, notamment en Allemagne. Le projet de restauration et de réaménagement de la chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame à la suite de l’incendie de 1979 demeure une œuvre capitale parmi les réalisations de la firme. Son travail minutieux en contexte patrimonial et son souci d’intégration d’éléments contemporains dans la composition d’ensemble lui valent de nombreux témoignages d’appréciation tant à l’échelle locale que nationale. 1988 | Premier changement de garde, une deuxième génération prend le relais des membres fondateurs à la direction de la firme. Maurice Cabana, Gabriel Charbonneau, Michel Desrosiers et Claude Sauvageau prennent la barre de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes qui atteint un deuxième sommet avec une équipe 65 personnes. Cette première relève est le fruit d’une réflexion des fondateurs, amorcée au milieu des années 1970, afin d’assurer la pérennité de la firme. Ils décident alors d’intéresser de jeunes architectes, ayant participé à l’expansion de la firme, à son éventuelle direction et de leur en faciliter l’accession. Les successeurs ne seront pas choisis en fonction de leur capacité d’investir, mais de leur intérêt, de leur compétence, de leur complémentarité et de leur volonté de maintenir et promouvoir les valeurs fondamentales de la firme. Cette philosophie de relève, de continuité et de transmission des connaissances, une des pierres d’assise posées par les fondateurs de la société, se perpétue encore aujourd’hui.

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1990 | Une période qui s’amorce bien pour la firme, malgré le ralentissement économique qui perdure, grâce entre autres au projet de la maison-mère et du collège des Sœurs de la Présentation de Marie de Saint-Hyacinthe. À lui seul, ce projet mobilise la majorité des ressources du bureau en raison de la situation d’urgence résultant de l’incendie de 1992 qui détruit l’ensemble des installations existantes. D’autres projets tels le pavillon André-Aisenstadt et le nouveau pavillon HEC Montréal à l’Université de Montréal, le pavillon M.H.-Wong de l’Université McGill et la première phase du Casino de Montréal permettent à la firme d’approfondir et d’élargir ses champs de compétences. Cependant la conjoncture économique et les retards des projets annoncés pour les grands hôpitaux de Montréal, lesquels occupent la firme depuis quelques années


HISTORIQUE

déjà, résultent, entre 1993 et 1999, en une réduction forcée du personnel qui atteint alors son plus bas niveau depuis le début des années 1970.

1999 | Aéroports de Montréal lance un processus d’appel d’offres pour un ambitieux projet d’agrandissement de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, un projet d’architecture d’une envergure unique au Québec. Un imposant regroupement formé de quatre des plus importantes firmes du Québec se forme pour répondre aux exigences du processus de sélection qui dure dix semaines et requiert plus de 2 500 heures de préparation. ADM attribue le mandat au consortium PCJA et Associés, architectes, dont fait partie Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes, ce qui représente un moment historique pour la société et lui permet d’entrer dans le XXIe siècle avec force et sérénité. 2000 | Le nouveau siècle s’amorce avec la réalisation de quatre autres projets lauréats de concours remportés successivement entre 1999 et 2002, soit le pavillon Richard J.-Renaud de l’Université Concordia, la Bibliothèque municipale de Châteauguay, le chapiteau de la Cité des arts du cirque – TOHU et le Théâtre du Vieux-Terrebonne. C’est aussi une période où les Québécois montrent leur préoccupation pour leur système de santé. Le gouvernement y voit une priorité qui l’amène à mettre sur pied un important programme d’actualisation de ses installations. Ainsi les projets d’agrandissement et de réaménagement de centres hospitaliers se multiplient. Entre 2000 et 2005 la firme participe à plus de la moitié de tous les mandats de plans et devis se rattachant à la mise à jour des centres hospitaliers de soins de courte durée de la grande région métropolitaine. Elle consacre deux années à l’élaboration du programme fonctionnel et technique du nouveau Centre hospitalier de l’Université McGill. Pendant cette période, l’agence conçoit chaque année de 30 à 40 projets de construction, d’agrandissement et de rénovation dans le secteur hospitalier. Elle y met à profit les connaissances et l’expérience de son équipe, ce qui lui permet de concevoir et de gérer des projets d’une grande complexité. Et elle poursuit toujours son objectif de contribuer à l’émergence d’une plus grande qualité spatiale et d’une plus grande humanisation de l’environnement hospitalier, consciente du pouvoir de l’architecture sur le processus de guérison. 2008 | Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes célèbre le 50e anniversaire de sa fondation. Michel Bourassa, Michel Broz, Marc Laurendeau et Jean Martin représentent la troisième génération accédant à la direction des quelque 80 architectes, techniciens, stagiaires et personnel de soutien de l’une des firmes d’architecture les plus prééminentes de Montréal et du Québec. En témoignent la cinquantaine de prix d’excellence, mentions, distinctions et médailles en architecture dont elle est la fière récipiendaire. Sa contribution, autant dans la conception que la réalisation de projets de toutes envergures en éducation, en santé, en culture, en habitation, en transport et autres est éloquente. Les photos figurant sur les couvertures de ce livre montrent les façades avant et arrière du siège social de la firme.

En 50 ans, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes a su graver son empreinte au Québec, où elle a réalisé quelque 2 500 projets. L’expérience et l’expertise acquises au fil des décennies, la tradition de transmission des connaissances et de passation du flambeau à une relève compétente, et sa culture de collaboration ont contribué indéniablement à définir son identité. Nul doute que son influence sur l’environnement et sur le paysage bâti sera marquée au sceau de la durabilité et de la croissance, comme en font foi les projets en cours de réalisation présentés dans ce livre.

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sommAire

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CuLte Centre missionnaire Sainte-Thérèse des Capucins Chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame Chapelle de la maison-mère des Sœurs de la présentation de Marie, Saint-Hyacinthe Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal SeCteur réCréatif eNSeiGNeMeNt École polyvalente Jeanne-Mance Bibliothèque du Cégep de Saint-Laurent Campus de l’Université du Québec à Montréal École polytechnique Collège Dawson HEC Montréal Pavillon Richard J.-Renaud de l’Université Concordia Square Tomlinson et pavillon Lorne M.-Trottier des Technologies de l’information Pavillons Jean-Coutu et Marcelle-Coutu de l’Université de Montréal Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke Institut de chimie et de pétrochimie du Collège de Maisonneuve Pavillon de l’Université de Montréal à la Cité du savoir de Laval HabitatioN Centre Edmond-Laurendeau Habitation Le Tournesol Habitations Parthenais Habitations Saint-Vallier reStauratioN/réfeCtioN CuLture Centre d’interprétation de la nature, Percé Bibliothèque et Maison de la culture Côte-des-Neiges Musée McCord d’histoire canadienne Musée d’art contemporain de Montréal Théâtre du Vieux-Terrebonne Chapiteau de la Cité des arts du cirque – TOHU GraNd Nord QuébéCoiS SaNté CHSLD Les Havres Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur CHSLD Bordeaux-Cartierville Centre universitaire de santé McGill Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue Centre intégré de lutte contre le cancer de la Montérégie, Hôpital Charles-LeMoyne Institute of integrated Medical Sciences and Holistic Therapies Nouveau hall d’entrée et centre de cancérologie de l’Hôpital général juif SeCteur CoMMerCiaL traNSPort Agrandissement de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal Salon Aéroports de Montréal/Jetée internationale CoNCourS d’arCHiteCture

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Culte

Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes participe activement au renouveau de l’architecture ecclésiale du Grand Montréal dans les années 1960 en signant trois églises au langage unifié. Malgré des enveloppes budgétaires minimes leur dictant une utilisation de matériaux simples, ils réussissent à inspirer un caractère religieux et à réformer l’expérience cultuelle. Les églises Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Marie-Reine-des-Cœurs et Saint-Fabien arborent une ossature et une enveloppe en béton armé, en béton précontraint préfabriqué et en brique. Les toits et les plafonds sont plats ou légèrement inclinés alors que les plans au sol privilégient l’éventail et l’amphithéâtre. Les intérieurs proposent des murs de brique et du mobilier en bois. Un brutalisme et une pureté des surfaces composent l’esthétique des églises modernes que réalise la firme. Les hauts campaniles de béton surmontés d’une subtile croix apportent grandeur et légèreté aux ensembles. L’encastrement des surfaces de béton dans les surfaces de brique est particulièrement mis en évidence à l’église Saint-Fabien qui fait office d’objet sculptural. Une monumentalité se dégage de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs qui affiche une façade arquée de béton surmontée de l’allongement du toit agissant comme marquise. L’intérieur de l’église Marie-Reine-des-Cœurs se déploie grâce à la disposition des bancs en éventail devant l’autel formant avec celui-ci un angle de 115 degrés, et le cheminement détourné vers l’autel depuis l’entrée vient adoucir la transition entre la vue de la rue et le calme du sanctuaire. Après une quinzaine d’années d’absence dans la construction religieuse, la firme renoue avec cette pratique par des réaménagements dans des édifices historiques. La restauration sensible de la chapelle du Sacré-Cœur (1979-1982) et la construction d’une nouvelle chapelle pour la maison-mère des Sœurs de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe (1992-1994) métamorphosent sa signature dans ce champ de pratique. La scénarisation des ambiances est orchestrée par l’entrée de lumière zénithale, l’élévation des voûtes et l’épuration du décor. Le projet de l’oratoire Saint-Joseph (2005-en cours) aborde pour sa part des considérations d’intégration contextuelle et environnementale.

de haut en bas : Notre-dame-des-Sept-douleurs Saint-fabien Marie-reine-des-Cœurs (photo et plan) Pavillon triest, Scholasticat de Montréal

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centre missionnAire sAinte-tHérèse des cApUcins | 1964

Le Centre missionnaire Sainte-Thérèse est une construction faisant acte d‘agrandissement pour l’ordre des Capucins. L’édifice mitoyen propose une seule façade. Situé sur l’avenue de l’Esplanade, il respecte la noblesse du lieu et des habitations adjacentes. Prévu initialement pour recevoir une enveloppe de pierre, il est finalement construit en béton pour répondre à la capacité financière des Capucins. L’édifice se compose d’un rez-de-chaussée distinct (occupé par la chapelle) et d’un corps de bâtiment de trois étages uniformes en volumétrie. Il est articulé au moyen de grandes palettes de béton et de fenestrations séparées par des lames donnant l’illusion d’un retrait et créant des ombrages. Une verticalité se dégage de l’ensemble. Le Centre est un excellent exemple d’édifice moderne issu du mouvement de l’expressionnisme formel où la masse brute de béton s’expose telle une sculpture. Il est représentatif de la quête moderne de l’art d’édifier.

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cHApelle dU sAcré-coeUr de lA BAsiliQUe notre-dAme | 1979-1982

Plus de 15 ans après avoir livré trois églises s’inscrivant dans les préceptes du concile Vatican II et contribué ainsi à l’essor de l’architecture religieuse moderne à Montréal, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes aborde un nouveau défi : la restauration d’une chapelle historique. La chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame a été construite de 1889 à 1891 selon les plans des architectes Henri-Maurice Perreault et Albert Ménard sous le thème de la marche de l’humanité vers Dieu. Prédominée par un style néo-gothique, la chapelle est typique de l’éclectisme architectural (éléments puisant dans les styles roman, gothique et baroque) et de la volonté d’orientalisation de la culture architecturale à la fin du XIXe siècle. Elle se caractérise alors par l’opulence de ses boiseries et de son décor sculpté. À la suite d’un incendie survenu le 7 décembre 1978, la chapelle est entièrement détruite à l’exception d’un bas-côté et d’une partie du jubé. Le respect du plan original, la préservation optimale des éléments originaux et la reconstitution des niveaux inférieurs résument l’approche restauration/rénovation qui délaisse toutefois l’option d’une reconstruction à l’identique. Une équipe d’artisans s’affairent à redonner l’âme au lieu; l’espace ravivé de la chapelle est exalté par le retable en bronze de Charles Daudelin et l’ajout d’une voûte au fini intérieur en tilleul. Ces éléments de composition architecturale renouvellent la monumentalité de l’espace dans un langage contemporain tout en exhibant la continuité de la première œuvre. Le projet est guidé par les principes de consolidation/ différenciation de la théorie de la restauration critique élaborée dans la Charte de Venise de 1964. L’ancienne voûte, qualifiée d’étonnante et d’inutile complication, et critiquée par des auteurs tel Toker, est remplacée par l’élément hautement moderne du projet : une voûte de panneaux triangulaires en bois incluant deux lanterneaux permettant d’éclairer le retable et le chœur. La voûte autoportante longitudinalement, d’une portée de 26 mètres, s’appuie sur le mur mitoyen existant et sur une nouvelle structure. Elle allège l’ensemble, et grâce aux lanterneaux, suggère une ouverture vers le ciel. Cet espace apaisant, tout en luminosité et en liberté, se définit par l’unité des matériaux et l’harmonie de l’ensemble. La vivacité des couleurs où les tonalités d’orangés ont préséance ranime la flamboyance de la chapelle. Peu d’édifices à Montréal peuvent se targuer d’une alliance aussi réussie entre historicité et modernité.

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CULTE

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cHApelle de lA mAison-mère des sœUrs de lA présentAtion de mArie, sAint-HyAcintHe | 1992-1994

Le complexe de la maison-mère des Sœurs de la présentation de Marie, à Saint-Hyacinthe, a été reconstruit à la suite d’un incendie majeur survenu en avril 1992. L’enveloppe du bâtiment recourt à la typologie et à la facture esthétique de l’édifice original où prédominent une certaine austérité et simplicité. Le projet intérieur de la maison-mère est basé sur les attributs d’un établissement pour soins de longue durée. La maison-mère d’une superficie de 15 735 m2, incluant 150 chambres pour les religieuses, une chapelle, le provincialat et des locaux communautaires, dont une bibliothèque, est conçue pour répondre aux besoins de la population vieillissante: elle comprend des chambres adaptées, des comptoirs de surveillance et services, des bains thérapeutiques, des services d’ergothérapie et de physiothérapie, ainsi qu’une salle à manger et une cuisine centrale. La conception d’une nouvelle chapelle de 170 places est l’élément majeur de la vie de la communauté religieuse et du projet architectural. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes ranime la volumétrie de l’ancienne chapelle et opte pour un plan rectangulaire coiffé d’une voûte triangulaire. La rigueur de la géométrie est atténuée par les arceaux métalliques aux fenêtres qui se projettent en douceur sur l’assemblée. L’emphase visuelle orientée vers le chœur de la chapelle tout en élévation est soulignée par la simplicité de l’orgue conçu en collaboration avec Casavant et Frères. L’ensemble est épuré par sa monochromie et dominé par un crucifix stylisé. À la manière des œuvres de Scarpa, la sculpture est divulguée et mise en scène par une lumière zénithale. Cette «lumière venant d’en haut», pour reprendre les paroles de Scarpa, est l’élément phare de la composition architecturale. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes signe le design de l’ensemble du mobilier de bois dont le bénitier, assurant de facto une lecture unique et une intégration des arts de la conception.

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CULTE

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orAtoire sAint-JosepH dU mont-royAl | 2005 - en coUrs

Les réaménagements du site de l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal visent la modernisation des infrastructures de services aux visiteurs, l’amélioration de la sécurité, la simplification des circulations et le rehaussement esthétique des aménagements extérieurs. Ils comprennent trois principales phases distinctes. La première a pour objet la création d’une nouvelle montée carrossable à l’extrémité ouest du site permettant un reverdissement de l’esplanade au pied de l’Oratoire. La seconde phase vise l’érection d’un nouveau bâtiment d’accueil et de services aux pèlerins. Enfin, la troisième phase comprend la reconfiguration paysagée de l’axe central devant la basilique et la restructuration des stationnements. La notion de développement durable et le souci patrimonial de l’intervention forment la gestation du projet situé dans l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. Le programme du bâtiment inclut un accueil, une salle polyvalente, des locaux techniques et des bureaux. Ce dernier prend naissance au niveau bas de la montagne pour ressurgir au niveau de la crypte où il débouche sur un long plateau extérieur unifiant d’est en ouest l’ensemble des installations. Partiellement enfoui sur ses quatre premiers étages, il permet une réduction des coûts énergétiques. Lors du chantier, une attention particulière a été apportée au contrôle des poussières, de l’érosion et de la sédimentation et à la gestion des déchets. La maximisation de la performance des équipements mécaniques et de plomberie, l’éclairage naturel pour les espaces de travail et l’optimisation de l’enveloppe sont caractéristiques de l’approche écologique et du développement durable.

CULTE

De conception spatiale inusitée, le long parcours menant les pèlerins du stationnement jusqu’au niveau de la crypte a pour objectif la prise de conscience du lieu et de la mission de l’Oratoire. Le cheminement à travers un volume souterrain ouvert sur quatre niveaux prédispose à l’expérimentation spatiale. Elle est accentuée par l’usage de matériaux simples (béton, pierre, verre) sous un éclairage zénithal provenant des lanterneaux. Le bâtiment aux toitures végétalisées propose des élévations revêtues de pierres naturelles, de zinc, de béton préfabriqué et de verre. D’une architecture sobre et discrète, renforcée par une stratégie d’éclairage ne polluant pas le ciel nocturne, l’objet construit est parfaitement intégré au contexte du mont Royal et au lieu de pèlerinage et de recueillement de l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.

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SeCteuR RÉCRÉAtIF 18

tour de plongeon à quatre plates-formes à l’île Sainte-Hélène


L’expertise de la firme dans le secteur récréatif s’amorce en 1966 avec la construction de Club Houses pour les clubs de golf de la Vallée du Richelieu, de Piedmont et de Saint-Jean-de-Matha. Ce type de projets occupe Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes jusqu’en 1972, année où le coup d’envoi est donné à la construction d’une série de centres sportifs. À cet égard, les projets principaux incluent l’ajout d’un gymnase et d’une piscine au Collège Roussin à Pointe-aux-Trembles (1966-1968), l’achèvement du gymnase du Centre Immaculée-Conception (1967-1971), du Lycée polyvalent de Bonabéri au Cameroun (1969-1973), de l’aréna Rodrigue-Gilbert à Pointe-aux-Trembles (1971-1975) et du centre sportif du Collège Rosemont (1973-1976). Viennent s’ajouter le centre sportif du complexe de Dollard-des-Ormeaux (1973-1976), intégrant l’hôtel de ville et un centre sportif d’envergure comprenant trois patinoires, une piscine et la prévision pour l’ajout d’une patinoire et de gymnases, le centre sportif du Collège Saint-Laurent de Sainte-Foy (1976-1978), ainsi que le centre communautaire et sportif Sourp Hagop pour la communauté arménienne de Montréal (1978-1980), de Némiscau (1983-1985) et celui de la région de La Grande (1982-1985). La firme réalise également plus de 10 gymnases, simples et doubles, pour les écoles construites dans le Grand Nord québécois. En 1993, la firme planifie le stade Abuja au Nigéria. Certifié et réalisé conformément aux exigences de la FIFA, le stade d’une capacité de 100 000 sièges est conçu pour le football et l’athlétisme. Chaque siège se situe à une distance maximale de 190 mètres du terrain. Le raffinement architectural du stade est dû à une étroite collaboration avec les ingénieurs en structure. La structure définit les éléments de spatialité et d’échelle. La courbure, les cantilevers et les éléments d’appui sont combinés à la luminosité de la membrane du toit afin d’achever un stade ouvert, maximisant la transparence et le sens aérien.

Dans les années 1990, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes réaménage différents centres sportifs pour des collèges de la région montréalaise. Ils complètent la planification des gradins et la réfection de la patinoire, des vestiaires et des dépôts ainsi que la mise aux normes de l’aréna du Cégep de Saint-Laurent (1992), l’étude de faisabilité du complexe sportif de l’Université Concordia (1993-1994) et l’étude de faisabilité de l’addition d’un centre sportif au Collège de Montréal (1993). Ils réaménagement aussi des équipements sportifs extérieurs pour le Collège Jean-de-Brébeuf (1994). La Régie des installations olympiques est également un client important. La firme effectue entre 1986 et 1993 des rénovations et la reconfiguration des sièges du Stade olympique ainsi qu’une réfection majeure de la partie fixe de la toiture en 2003-2004. Elle y aménage aussi les bureaux de Regroupements loisirs Québec dans les espaces de stationnement et dans les espaces appelés «Grande hauteur» puis elle réalise maintes études subséquentes pour introduire un meilleur éclairage naturel dans ces lieux intérieurs. Diverses expertises sont menées pour le Centre aquatique de la RIO en 2006 telles l’imperméabilisation du bassin de plongée sous-marine et l’inspection de la piscine de compétition. De 2005 à 2008, le Centre sportif de la RIO fait l’objet de réaménagements afin d’améliorer les circulations. La configuration engendrée par un nouveau hall permet un déplacement efficace et une orientation claire pour tous les usagers. Cet espace ainsi mieux défini voit son fonctionnement et sa qualité spatiale améliorés, un véritable carrefour étant créé. Un important mandat est confié à la firme entre 2002 et 2005, soit le parachèvement du complexe aquatique de la Fédération internationale de natation amateur (FINA). Le mandat consiste à élaborer un programme fonctionnel et technique complet ainsi que des esquisses de réaménagement pour le complexe aquatique avant et après les XIes championnats du monde de la Fédération internationale de natation amateur. Le complexe aquatique est construit sur l’emplacement des piscines municipales érigées dans les années 1930 sur l’île Sainte-Hélène. Le projet inclut la mise aux normes internationales des installations existantes localisées autour du splendide pavillon des Baigneurs. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes agit initialement comme réalisateur de la préparation des documents de présentation du programme fonctionnel et technique ou PFT. Son rôle consiste à préparer deux rapports comprenant tous les volets du PFT ainsi que des estimations : piscines, équipements de filtration, aménagement paysager, architecture et électromécanique de bâtiment. La firme élabore ensuite les concepts, les plans et les devis pour la tour de plongeon à quatre plates-formes, selon les exigences de la FINA, pour les cinq bâtiments techniques au pourtour des piscines compte tenu des besoins de chronométrage, d’arbitrage, de réunions, etc., pour l’accès aux salles de filtration et enfin pour la réfection complète du pavillon des Baigneurs, comprenant le réaménagement des vestiaires existants, la réfection des finis et de la maçonnerie, et le remplacement des portes et fenêtres. L’attention particulière portée au design du fût de la tour de plongeon et des imposants porte-à-faux supportant les plates-formes a permis d’exprimer l’élancement et la verticalité de la tour et ainsi mettre en valeur les impressionnantes prouesses athlétiques.

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Complexe aquatique de la fédération internationale de Natation amateur Gymnase de l’école asimauttaq à Kuujjuaraapik régie des installations olympiques Projet de stade au Nigéria Collège roussin à Pointe-aux-trembles, piscine et gymnase


SECTEUR RÉCRÉATIF

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eNSeIGNeMeNt

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1. Vue aérienne, campus principal de l’université de Montréal 2. tour du pavillon principal, université de Montréal 3. école françois-La bernarde 4. école Margueritebourgeois 5. Collège Saint-Maurice 6. Centre hospitalier universitaire vétérinaire de l’université de Montréal à St-Hyacinthe 7. Pavillon andréaisenstadt , université de Montréal 8. Pavillon M. H.-Wong, université McGill 9. Pavillon faculté des sciences, université de Montréal 10. Pavillon Samuel bronfman, université de Montréal 11. Hartland Molson, bishop’s College School 12. Lycée polyvalent de bonabéri

Le domaine de l’enseignement figure au cœur de la pratique de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes. Dès les premières années de sa fondation, la firme réalise une foule d’interventions à l’Université de Montréal, une tradition qui se perpétue encore aujourd’hui. Parmi les principaux projets, mentionnons la réfection de la tour et l’aménagement des archives de la Bibliothèque centrale à l’intérieur de la tour du pavillon principal (1962), l’avant-projet de la Faculté des sciences (1964), l’École polytechnique (1972-1993), le pavillon Samuel-Bronfman (1982), le pavillon André-Aisenstadt (1990-1994), les HEC Montréal (1992), le Centre hospitalier universitaire vétérinaire (2000-2005), la Faculté de pharmacie (2002) et la Cité du savoir de Laval, présentement en cours de développement (2007). Le pavillon Samuel-Bronfman, construit en 1982, impressionne par son implantation et ses dimensions. Édifié dans le roc, il s’accroche à la montagne et offre un accès direct au sol pour tous les étages. L’imposant atrium, ouvert sur sept étages, permet d’embrasser visuellement l’ensemble de l’espace et assure du même coup la luminosité à la bibliothèque. Sa capacité est de 1,5 million de livres. Les projets liés à l’enseignement voient le jour entre 1960 et 1970, au fil d’une vingtaine de commandes émanant de la Commission scolaire Pointe-aux-Trembles. L’École François-La Bernarde (1963) est représentative de cette période et du type de demande. Face à l’exigence que toutes les classes soient éclairées au nord-est, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes opte pour une disposition en bande suivant la forme rectangulaire du terrain, sur deux niveaux et d’un seul côté du corridor. Des salles de classes font saillie à l’avant. L’entrée principale s’ouvre au bout de la façade en redents sur une petite terrasse, fort accueillante. L’école repose sur des pieux et est charpentée de poutres et de dalles en béton. La brique et le béton recouvrent les murs extérieurs. Les plafonds de corridors sont en cèdre et ceux des classes en tuile acoustique. L’ensemble suggère des volumes très élégants ornés par un campanile dans une harmonie proportionnelle. L’École Marguerite-Bourgeois (1967) est pour sa part composée de masses de briques, d’un mélange de surfaces aveugles et d’un volume bas. Le plan (par des jeux de volumes) est articulé de façon à briser les grandes surfaces et à amoindrir le caractère institutionnel. L’École se définit par des plafonds en planches de cèdre avec un éclairage encastré, des poutres de béton brut exposé et des murs en blocs de ciment peints. Un grand gymnase est placé au centre du plan. Les salles de classe sont à moitié vitrées allouant un éclairage naturel bien réparti ainsi que de grandes surfaces d’affichage et de tableaux.

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D’autres projets importants sont réalisés au tournant des années 1970, soit l’École polyvalente Immaculée-Conception (1967), le Lycée polyvalent de Bonabéri au Cameroun (1969-1973), l’agrandissement et la rénovation du Collège de Rosemont pour loger les équipements sportifs dont les gymnases et la piscine (1970), la bibliothèque du Cégep de Saint-Laurent (1970) et l’École pour enfants semi-éducables à Pointe-aux Trembles (1972). Ce dernier projet est intéressant puisqu’il aborde le concept d’école vivante, représentative d’un milieu de vie normal. Ce type d’édifice oblige la construction d’un seul étage partiellement ouvert sur une cour intérieure orientée sud-ouest, autour de laquelle sont réparties les classes. La cour offre la possibilité d’un prolongement des classes vers l’extérieur. La partie boisée existante crée l’élément naturel indispensable et isole la propriété. L’architecture est ici au service de la pédagogie. Une serre et un vivarium participent à la notion d’apprentissage de la vie. Parallèlement à ce projet, la firme conçoit au Cameroun le Lycée polyvalent de Bonabéri qui se compose d’une multitude de pavillons insérés dans des plages vertes réunis autour d’un vaste espace public à la typologie de cloître. Son caractère institutionnel se confirme dans la rigidité de sa structure et de son enveloppe en béton. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes voit progressivement son nom associé à l’Université du Québec à Montréal pour laquelle elle réalise presque entièrement le campus original Berri. Les phases I, II et IIA sont complétées entre 1972 et 1993. Résolument ancrée dans la trame de la ville et tournée vers l’intérieur pour les circulations, l’UQAM est un modèle unique d’université urbaine délaissant le modèle du campus isolé et la ségrégation des usagers. Au niveau collégial, la firme participe depuis 1970 au maintien et au développement de plusieurs institutions en établissant une relation continue et durable notamment avec le Cégep de Saint-Laurent et le Collège de Rosemont, réalisant au-delà de 100 projets d’envergures diverses. En 1992, le Collège Saint-Maurice et sa cafétéria sont reconstruits. Le hall d’entrée bénéficie d’un abondant éclairage naturel et s’ouvre sur plusieurs niveaux participant ainsi à la vie collégiale. La cafétéria, aux courbes ludiques, propose des vues paysagères sur le boisé adjacent comme parois murales. En 1982-1983, deux projets du volet enseignement se tiennent dans des édifices religieux historiques, le Collège Dawson et la Bibliothèque d’études islamiques (pavillon Morrice de l’Université McGill). La conservation et la transformation des chapelles accordent une deuxième vocation à ces lieux du centre-ville de Montréal. Cette dernière intervention est l’amorce d’une association avec l’Université McGill qui se poursuit avec les travaux au pavillon M.H.-Wong (1998), au pavillon Lorne M.-Trottier et au square Tomlinson (2000-2003). Le pavillon M.H.-Wong présente de part et d’autre, un mur-rideau de verre et d’aluminium, et une façade de pierre calcaire. Le revêtement en pierre, qui respecte la tradition du campus, et l’articulation des volumes solutionnent les problèmes d’harmonisation au pavillon adjacent et répondent aux exigences du site fortement en pente. Cet édifice massif et élégant intègre l’utilisation de matériaux industriels, affirmant ainsi son appartenance aux sciences du génie. Enfin, viennent notamment consolider l’expertise de la firme des projets majeurs tels le pavillon Richard J.-Renaud de l’Université Concordia (2000) et le campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke (2004-2009). Ce dernier projet, avec celui de la Cité du savoir de Laval pour l’Université de Montréal et celui du Cégep@distance pour le Collège de Rosemont — présentement en cours —, perpétuent l’implication de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes dans ce champ de pratique particulier qu’est le domaine de l’enseignement.

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école polyvAlente JeAnne-mAnce | 1967

En 1967, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes réalise l’une de ses œuvres les plus exemplaires des années 1960. L’École polyvalente Jeanne-Mance représente le summum de la mise en scène d’une structure de béton. L’enveloppe se caractérise par une série de masses opaques transpercées de rares ouvertures. Un important comble cache la mécanique et la climatisation. À l’intérieur de la Polyvalente, la présence d’un atrium, véritable cœur névralgique de l’édifice, exerce aussitôt une fascination indéniable. Les salles de cours sont distribuées autour de cette place et de ces galeries. Les concepteurs ne cachent pas l’influence corbuséenne dans la noblesse attribuée au matériau principal. La façade laisse percevoir les panneaux de béton préfabriqué qui ordonnancent avec minutie les entrées prévues comme des «événements». La fine approche des paliers et des rampes suggère une expérience dépassant la fonctionnalité. Des bacs à fleurs bétonnés font aussi partie intégrante de l’enveloppe architecturale. L’École Jeanne-Mance élève le béton au titre de matériau noble et la composition stylistique qui en découle est un accomplissement digne de mention.

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BiBliotHèQUe dU céGep de sAint-lAUrent | 1970

ENSEIGNEMENT

La bibliothèque du Cégep de Saint-Laurent se déploie sur un plan carré dont deux des angles sont coupés en biseau afin de mettre en évidence les entrées de l’édifice. Sa structure en béton nettoyé au jet de sable – un matériau en vogue dans les années 1960 à Montréal, et illustré ici de manière éloquente – s’harmonise avec la pierre de l’ancien édifice. La bibliothèque est reliée au collège par deux passerelles superposées au niveau des 1er et 2e étages. À l’intérieur, le béton est apparent, particulièrement dans l’escalier circulaire joignant les deux étages. L’éclairage est intégré dans les caissons du plafond. La bibliothèque comprend une cafétéria entièrement vitrée du côté des jardins et donne sur une plateforme de béton servant de terrasse. Véritable objet sculptural, la bibliothèque du Cégep de Saint-Laurent se définit par une rigoureuse austérité architecturale.

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cAmpUs de l’Université dU QUéBec à montréAl | 1972-1993

Le campus principal de l’Université du Québec à Montréal est réalisé en trois phases (phase I – pavillons Hubert-Aquin et Judith-Jasmin (1972-1978), phase II – site Athanase-David et pavillon Thérèse-Casgrain (1986-1992), phase IIA – pavillon de la Formation des Maîtres (1989-1993)). Il délaisse la pierre grise et le concept de tour d’ivoire pour se rapprocher du peuple. La symbiose entre le citoyen et l’Université constituait le défi sociologique du projet dicté par des politiques d’ouverture et d’insertion harmonieuse dans le quartier d’accueil. L’UQAM se positionne en tant qu’université urbaine par sa localisation au centre-ville et au-dessus du plus important nœud de transport, la station de métro Berri-de-Montigny. S’inspirant de la ville intérieure du pôle de la Place Ville-Marie et ayant comme volonté d’intégrer la population à son système de circulation, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes développe un système souterrain de circulations libres. Une vaste agora sur quatre niveaux, inondée de lumière naturelle, côtoie la voie publique piétonne. Qualifiée de «true-city university», l’UQAM respecte les volumes de rues, conserve des fragments de l’ancienne cathédrale Saint-Jacques (façade / clocher et transept / boiseries de la sacristie) et contourne l’église Notre-Dame-de-Lourdes. Transparence et accessibilité, flexibilité et mobilité caractérisent l’approche architecturale réservée à l’UQAM. Les bâtiments de la phase I, entièrement recouverts de briques dans un langage brutaliste, occupent deux vastes îlots. Ceux de la phase II, qui forment un « C » autour de l’ancienne École polytechnique, recourent à la logique classique de subdivision de la façade, selon une expression postmoderne. Ils entretiennent le caractère commercial de la trame urbaine avec l’ouverture de boutiques sur rue. Dans la phase IIA, une tour de douze étages où le verre dialogue avec la brique renforce la signature architecturale des deux phases précédentes.

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ENSEIGNEMENT

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école polytecHniQUe | 1972-1993

Le vaste programme d’agrandissements et de réaménagements, amorcé en 1972 et affectant plus de 50 000 mètres carrés, se réalise sur une période de 20 ans afin de ne pas nuire au fonctionnement de l’École qui compte à ce moment quelque 3 500 étudiants. Il nécessite l’élaboration d’un plan directeur tenant compte des besoins et assurant la planification des phases de réalisation. L’élément majeur des travaux consiste dans l’agrandissement de l’École polytechnique qui s’orchestre de l’intérieur en exploitant la vacuité de la cour au centre de l’ensemble, ce qui permet de se conformer aux règlements municipaux régissant la construction des édifices en hauteur sur le mont Royal. L’agrandissement, qui accroît de 50 % la superficie de plancher de l’ensemble, se fait grâce à la construction d’une section de six étages dans la cour intérieure et de deux étages supplémentaires dans la partie avant de l’édifice existant. Le positionnement stratégique de cet édifice, sans véritable architecture externe, permet l’amélioration du système de circulation intérieure. L’agrandissement central est l’occasion de créer un réseau de circulation plus efficace que ne l’aurait permis un développement respectant la configuration avec cour intérieure impliquant une circulation périphérique. Mentionnons en outre que le souci à l’égard de la polyvalence des installations a entraîné le recours au concept de mobilier modulaire.

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Le projet comprend l’élaboration d’un centre informatique, d’une bibliothèque d’une capacité de 180 000 volumes, de quatre auditoriums s’ouvrant les uns sur les autres afin de pouvoir former un seul grand auditorium et d’offrir une flexibilité d’utilisation, de départements spécialisés et d’un centre de services aux étudiants. Il inclut également le réaménagement des départements existants dont les laboratoires spécialisés et l’agrandissement de la cafétéria, avec terrasses extérieures offrant une vue sur la montagne. La dernière phase des travaux prévoit la rénovation du hall incorporant de nouvelles fonctions d’accueil, la mise en place d’un système de sécurité intégré et d’un centre de contrôle de la sécurité et de la gestion des crises. Ces dernières transformations se veulent une réponse au triste événement survenu le 6 décembre 1989 et au sentiment d’insécurité qui s’ensuivit.


collèGe dAwson | 1982-1993

ENSEIGNEMENT

Le Collège Dawson, qui abritait anciennement la maison-mère des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame érigée en 1905 par Jean-Omer Marchand, est, dans sa portion extérieure, classé monument historique par le gouvernement du Québec. Le recyclage et la restauration du bâtiment patrimonial constituent l’une des plus vastes interventions du genre au Canada. La chapelle, originalement prévue pour être transformée en auditorium, est convertie en bibliothèque sur les recommandations des architectes afin d’en préserver les principales caractéristiques et de mettre en valeur le langage néo-roman. Une nouvelle toiture de cuivre orne le dôme et complète le travail de restauration de l’ancien couvent. Le défi du projet consistait à utiliser des bâtiments étroits pourvus d’une structure contraignante, d’y installer les locaux académiques nécessaires, munis de tous les services électromécaniques modernes, tout en préservant le caractère particulier de l’endroit. À cet égard, des chambres de mécanique décentralisées sont aménagées afin de modifier le moins possible l’enveloppe extérieure et de conserver les étages dotés de fenêtres pour les fonctions académiques. Le projet inclut le raccordement avec la station de métro Atwater, un réaménagement de 40 500 mètres carrés de plancher et un agrandissement de 9 300 mètres carrés afin de regrouper la majorité des départements d’un complexe d’enseignement vu comme l’un des plus importants cégeps du Québec.

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Hec montréAl | 1992-1996

L’École des Hautes Études Commerciales s’implante au pied de l’Université de Montréal dans le boisé des pères (Brébeuf ). La forêt et son interface avec la ville deviennent les éléments générateurs du bâtiment orchestré autour d’un «jardin d’hiver» haut de trois étages. La galerie, l’amphithéâtre et la cafétéria sont groupés autour de ce pivot du schéma. Ses fenestrations généreuses assurent une percée et une continuité sur le mont Royal de l’intérieur de l’édifice. Le gigantesque bâtiment propose une ségrégation fonctionnelle verticale et une volumétrie fortement structurée. Il dialogue avec son environnement et optimise les transparences horizontales et verticales. Des claires-voies cylindriques laissent pénétrer la lumière au centre de l’édifice. La bibliothèque aménagée sur un seul étage offre un vaste plan avec un éclairage naturel zénithal et une vue sur la ville et le boisé adjacent. L’édifice multiplie les formes et les matériaux, ainsi que les espaces qui, par leur succession, créent un sentiment d’appartenance et favorisent les communications et les échanges. La translucidité des lieux et le modernisme des technologies et des aménagements intérieurs sont le résultat d’une architecture audacieuse servant bien ce haut lieu du savoir et d’enseignement ouvert sur le monde. L’École des HEC est dotée de fenêtres ouvrantes dans les bureaux, et elle bénéficie d’une gestion interactive informatisée de la consommation d’énergie et des ascenseurs, d’une utilisation calibrée des types de vitrage, d’une adaptabilité du système de chauffage au gaz naturel, et d’un chauffage économique des grands espaces de stationnement par recyclage d’air à évacuer. Le développement durable y est à l’honneur.

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ENSEIGNEMENT

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pAvillon ricHArd J.-renAUd de l’Université concordiA | 2000-2003

La création du nouveau complexe des sciences permet l’intégration et la consolidation des activités de recherche et d’enseignement scientifiques de l’Université Concordia. Construit en forme de « L », il délimite le coin nord-ouest et renforce l’ordre du campus Loyola en l’inscrivant dans la tradition universitaire britannique. La cour intérieure, aménagée tel un square par des allées et des parterres de pelouse plantés d’arbres, structure les circulations. Réinventant la notion de cloître, les rezde-chaussée entièrement vitrés contribuent à créer une dynamique intérieur/extérieur. L’espace tout en lumière et l’enveloppe aux teintes variées dosent avec justesse contemporanéité et historicité. Les objectifs environnementaux requièrent un concept architectural de hautes qualités fonctionnelle et esthétique élaboré de façon cohésive et intégrale. Le nouveau bâtiment interprète l’utilisation traditionnelle de la base en pierre et du mur en parement de briques et la modulation que génère l’alternance de la structure et de la fenestration afin de bien ancrer l’ensemble à son site. Un tissage de mur-rideau et de pare-soleil offrant une transparence contrôlée ajoute une expression contemporaine aux volumes des laboratoires. Comptant plus 175 laboratoires, 220 hottes et plusieurs types de comptoirs fixes et mobiles, le projet vise à fournir des espaces modulaires et flexibles pouvant être adaptés aux besoins constamment en évolution de l’institution. Le mandat du projet a été acquis par voie de concours.

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sQUAre tomlinson et pAvillon lorne m.-trottier des tecHnoloGies de l’informAtion | 2000-2003

La construction du pavillon Lorne M.-Trottier consolide le flanc nord-est du campus McGill en comblant le vide entre les bâtiments Strathcona et Rutherford. La qualité première du projet est le façonnement d’une unité paysagère grâce à l’aménagement du square Tomlinson. «The articulation of the architecture we walk on», pour reprendre Ricardo L. Castro, favorise la structuration du projet en rehaussant l’identité et l’expérience des composantes existantes des lieux. Définie comme une pratique interstitielle, la planification du site accepte et met en valeur la topographie au moyen d’un parcours composé de niveaux, de rampes et de terrasses. La promenade à la circulation fluide offre un crescendo tactile créé par des textures à diverses surfaces. Une allée de magnolias, une cour-fontaine et un parterre-jardin caractérisent la place étirée. La fontaine comme pièce de résistance est l’élément spatial de premier ordre. Le bâtiment d’une architecture noble témoigne du prestige de l’institution et de l’identité d’avant-garde de l’Université McGill dans le domaine des technologies de l’information. Le jeu d’entrebâillement de la pierre, du métal et du verre confronte le cliché d’immatérialité de l’esthétique du «virtuel». La tectonique de la superposition des matériaux crée une profondeur perceptible de la façade tout en maximisant la pénétration de la lumière naturelle pour la totalité des espaces de travail.

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ENSEIGNEMENT

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pAvillons JeAn-coUtU et mArcelle-coUtU de l’Université de montréAl | 2002-2004

Les pavillons Jean-Coutu (Faculté de pharmacie) et Marcelle-Coutu (Institut de recherche en immunologie et en cancérologie – IRIC) complètent le quadrilatère scientifique de la partie nord du campus de l’Université de Montréal. Ils poursuivent le langage architectural du pavillon principal et de l’École polytechnique par la succession de surfaces vitrées et de surfaces en briques jaunes. Les édifices sont liés par des aires vertes respectant les principes du plan directeur du territoire. Ils déploient de vastes et impressionnants espaces en hauteur et dégagent des vues sur le paysage urbain en contrebas. La Faculté de pharmacie est marquée par une agora de 750 mètres carrés composée d’un atrium s’élevant sur plusieurs niveaux. L’aire de plancher est occupée par une animalerie pouvant accueillir 10 000 cages pour petits animaux, des salles de cours, un auditorium, des laboratoires d’enseignement et de recherche ainsi que les bureaux des directions. L’IRIC comprend des laboratoires génériques en microbiologie, infographie, imagerie, microscopie, cytofluométrie, historiologie, et génomique-protéomique. Le concept de ce pavillon assure un éclairage naturel abondant aux assistants chercheurs, étudiants et stagiaires postdoctoraux grâce à l’insertion de fentes aux toits acheminant la lumière à travers des atriums étroits ouverts sur quatre étages.

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cAmpUs de lonGUeUil de l’Université de sHerBrooke | 2005-2009

Le complexe en construction à Longueuil est un campus satellite de l’Université de Sherbrooke. L’objectif est d’imaginer un signal et d’atténuer l’effet d’isolation. La solution retenue est de créer un campus vertical audacieux et ouvert, de haute visibilité. Il est composé d’une tour de 16 étages et d’un podium, alors qu’un atrium civique le relie au terminus d’autobus de l’AMT et du métro. Il s’agit ici de mettre en valeur et de soutenir le dynamisme de l’interaction et des communications d’un campus traditionnel. Pour ce faire, le parti choisi est celui d’un condenseur social et d’une optimisation des espaces communs. L’idée de communauté est notamment obtenue par les relations physiques et visuelles entre les étages. À cette promenade verticale s’ajoutent un jardin sur toit et des salons (lounges) qui constituent les trois principaux espaces interactifs. La connectivité entre les éléments programmatiques et l’importance de la notion d’espace public contribuent à l’excellence du projet. La tour offre une séquence dynamique d’escaliers et de plateformes reliant le hall d’entrée aux principales salles de classe et laboratoires. Les salles de pause, de réunion et les salons occupent la plateforme. L’oasis ou la cour-jardin au 3e étage est le cœur symbolique et physique du projet, s’inspirant de l’agora du campus original de l’Université de Sherbrooke. L’enveloppe architecturale affiche un mur-rideau vert à l’image de la signature de l’Université. Elle combine des surfaces opaques, translucides et transparentes afin de capitaliser sur les qualités dramatiques des reflets changeants de la lumière du jour. Le soir venu, le fût lumineux se transforme en balise.

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institUt de cHimie et de pétrocHimie dU collèGe de mAisonneUve | 2006-2008

L’agrandissement et le réaménagement de l’Institut de chimie et de pétrochimie visent l’augmentation de laboratoires d’enseignement et de recherche et par conséquent l’accroissement des admissions étudiantes. Pour répondre au défi de liaison entre les deux édifices, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes choisit d’ajouter un espace public à la jonction des deux corps de bâtiments. En préservant la fenestration au maximum, il en résulte un espace inondé de lumière naturelle. Le projet manifeste un désir d’intégration au bâtiment existant par ses matériaux et par la continuité du traitement vertical des façades. L’agrandissement se démarque cependant par sa volumétrie singulière exprimant la double hauteur des laboratoires légèrement en porte-à-faux, donnant l’illusion de flotter au-dessus du sol. Le revêtement dominant en brique rouge et les étroites bandes de fenêtres font un clin d’œil à la typologie brutaliste des polyvalentes des années 1970. Le traitement architectural est dynamique et séquencé. La nouvelle entrée excentrée, entièrement vitrée, apporte une visibilité nocturne et un contrepoint à cette façade régulière.

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ENSEIGNEMENT

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pAvillon de l’Université de montréAl à lA cité dU sAvoir de lAvAl | 2007-2009

En 2007 s’amorce le projet de construction d’un pavillon de l’Université de Montréal dans le pôle du métro et du cégep Montmorency à Laval. Le concept que soumet Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes privilégie une expression durable et répond au souhait de l’institution d’en faire un bâtiment «phare». Il redéfinit et crée de nouveaux espaces intérieurs, extérieurs et publics, liant et ancrant le pavillon à son site, à la ville et à la géographie avoisinante. L’atrium du campus vertical fait office de plaque tournante des circulations, les espaces publics au rezde-chaussée de signaux visuels diurnes et nocturnes et la marquise en porte-à-faux d’élégante transition entre l’édifice et la place du Carillon. Cette continuité entre la place et le bâti donne lieu à un édifice en mouvement où légèreté et locomotion cohabitent. Le projet offre une composition subtile de verre transparent, translucide et opaque, se matérialisant et se dématérialisant au rythme des changements de la lumière ambiante. Les parois vitrées du volume principal sont modulées d’un rythme syncopé, presque musical, de lames verticales finies en bois, intégrées au mur-rideau. L’édifice de la Cité du savoir présente un assemblage systématique de volumes cubiques et crée un dialogue soutenu entre la diversité des surfaces et des enveloppes. Un dynamisme éloquent émane des ouvertures et des langages distincts qui expriment les diverses fonctions intérieures. Au concept de «campus vertical» s’adjoint un traitement architectural misant sur l’horizontalité. Une série de volumes en brique et en verre, dorsale volumétrique du projet, rappelle l’architecture du campus original de l’Université de Montréal : bandeaux de fenêtres, volumes transparents et murs en maçonnerie de briques d’argile jaune en sont les principaux éléments de composition. Le pavillon de l’Université de Montréal, par son prestige et sa mise en scène architecturaux, séduit et met en valeur le lieu d’implantation.

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ENSEIGNEMENT

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HABItAtION

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1. 2. 3. 4.

Habitations Joliette Habitations Maisonneuve résidence à Pointe-aux-trembles, Médaille Massey 1961 résidence Leman, Sœurs de Sainte-Croix

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Les 15 premières années de pratique de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes sont marquées par une forte concentration de projets d’habitation. En fait, ils réalisent plus de 400 constructions résidentielles, dont une trentaine pour l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) et une vingtaine pour la Corporation de Salaberry. La résidence Pratte (1962) témoigne éloquemment de cette pratique naissante. Le concept répond aux besoins immédiats d’un jeune ménage et prévoit un aménagement ultérieur adapté au rythme de croissance de la famille. Les principes d’économie sont appliqués sans pour autant négliger l’esthétique et la fonction. La maison présente des fondations en béton et des murs extérieurs en madrier de pin, alors que les divisions intérieures, les solives du toit et les planchers sont en colombages d’épinette. Les parements extérieurs sont revêtus de briques à chaux et de planches en cèdre. La résidence Bourbonnais (1967) dans la ville de Saint-Laurent est pour sa part un exemple des projets édifiés pour la Corporation de Salaberry. Ce duplex est ancré dans le langage architectural des années 1960 où le béton et la brique dominent la structure et l’enveloppe. Le rez-de-chaussée est élevé afin de créer un entresol largement éclairé où sont logées les chambres des enfants, la salle de jeux et les garages. Le premier plancher est construit en béton, ce qui permet l’utilisation d’éléments de maçonnerie comme revêtement et un chauffage électrique par câbles radiants dans le plancher. La maçonnerie de brique et de stuc est utilisée à l’intérieur et à l’extérieur. La résidence offre de superbes agencements et superpositions de surfaces. Trois projets construits en 1970-1971 retiennent particulièrement l’attention. La Cité du colombier, pour la Corporation de Salaberry, regroupe 124 maisons en rangées disposées en dents de scie et adossées les unes aux autres afin de maximiser les prises d’éclairage pour chaque logement. Outre les espaces privés, des espaces communs paysagers s’ouvrent entre les rangées et communiquent avec un parc de jeux. Des dalles préfabriquées sur murs porteurs en bloc de béton, recouvertes de stuc, assurent un bon compromis entre les aspects technique et esthétique. Le Pavillon Lafontaine (1969) est un centre d’hébergement et de logement pour personnes âgées, situé à Pointe-aux-Trembles. Il comprend une infirmerie de 206 lits, 130 chambres et 50 logements, soit trois secteurs d’hébergement distincts, tous regroupés autour d’une cour. Une intime relation et un prolongement des espaces intérieurs vers l’extérieur permettent de vivifier le lieu. L’édifice est composé de murs porteurs en béton et d’un parement en brique.

Enfin, le Parc Richmond (1969), pour l’OMHM, représente le premier projet de logements à loyer modique construit à Montréal utilisant le système de murs porteurs et de dalles de béton préfabriquées. Implantés dans le quartier de la Petite-Bourgogne sur un terrain d’une superficie d’un acre, les bâtiments massifs de trois et de huit étages se caractérisent par une construction de béton exposé et de brique, avec balcons en loggias. Dans les années suivantes, la firme Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes réalise d’autres nombreux projets d’habitations et de centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHLSD), dont l’habitation Le Tournesol (1974), un des premiers condominiums à Montréal et les résidences Pierce, autres condominiums pour des promoteurs immobiliers. Par la suite, elle construit pour l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), les Habitations Terrasse Coursol dans la Petite-Bourgogne, les Habitations Côte-des-Neiges (1975), les Habitations Beaubien (1975) et les Habitations Durocher (1976), puis pour la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), les Habitations Lambert-Closse (1983). Concurremment, plusieurs projets de centres hospitaliers voient le jour, dont le CHSLD Edmond-Laurendeau (1974), le CHSLD Jacques-Viger (1974), le prototype du CHSLD d’Ormstown (1976) répété à trois reprises, le Centre hospitalier Côte-des-Neiges (1978) – devenu l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, IUGM en 1997 – et le Centre d’accueil Chevalier De Lorimier (1979). Puis au tournant des années 1990, la demande en logements sociaux préside à la construction de projets municipaux avec la conception des Habitations Parthenais (1989) et des Habitations Saint-Vallier (1990).

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centre edmond-lAUrendeAU | 1974

Le Centre Edmond-Laurendeau est conçu à titre de complément aux installations de logement et d’hébergement de la Fondation Berthiaume-du-Tremblay. Il répond alors à un besoin urgent de loger des personnes âgées dont l’état de santé requiert des soins continus. L’objectif spécifique du Centre était de créer un centre d’hébergement pouvant offrir à ces personnes un foyer à caractère permanent dans lequel est assuré le logement, l’entretien, les soins infirmiers et les services requis par leur état de santé. Les installations intermédiaires du Centre, à mi-chemin entre le centre d’accueil et le centre hospitalier pour soins de longue durée, comprennent 300 chambres individuelles en unité de vie se partageant des services communs. Elles sont regroupées dans un bâtiment de huit étages déployé en trois ailes distinctes. De façon à accélérer le début de la construction, la formule de gérance de construction est adoptée. Situé en bordure de la rivière des Prairies, le Centre est conçu de manière à assurer une relation bénéfique avec l’environnement, en renforçant le caractère et l’utilisation du parc existant. L’apparence simple de l’édifice vise à éviter le caractère institutionnel. La volumétrie découle de l’articulation des ailes du bâtiment par rapport au noyau central en exprimant les circulations verticales et la superposition des différentes fonctions. La structure sur pieux est du type colonnes et dalles en béton armé. L’enveloppe consiste en un mur à parement de brique avec fenêtres coulissantes à cadre d’aluminium. Le hall principal est traité comme un carrefour et s’ouvre sur une terrasse extérieure du côté de la rivière.

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HABitAtion le toUrnesol | 1974

HABITATION

La tour résidentielle Le Tournesol représente la première construction de condominiums à Montréal. Elle est implantée sur un terrain exigu et se veut un signal à l’intersection du chemin de la Côte-Sainte-Catherine et de la rue Laurier à Outremont. Une particularité de la construction réside dans la structure verticale des logements ne convenant pas à une trame de stationnement. Pour pallier cette situation, une imposante dalle de transfert d’une épaisseur d’un mètre est édifiée. Le contour irrégulier du bâtiment et le décalage des balcons visent à procurer un maximum d’ensoleillement à tous les propriétaires et à donner l’effet d’un «pivotement», tout en dégageant des vues sur l’église Saint-Viateur. L’aménagement comprend 80 condominiums de deux et trois chambres à coucher. L’imbrication réfléchie de volumes permet à cette tour d’habitations de se distinguer de ses semblables et d’étoffer le ciel montréalais.

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HABitAtions pArtHenAis | 1989-1991

La construction des Habitations Parthenais, comprenant 110 logements de type HLM et une salle communautaire, a contribué à raffermir la fonction résidentielle et la stabilité démographique du quartier Centre-Sud. Érigées sur un site exigu entouré d’édifices en hauteur, les habitations se composent d’un bâtiment de cinq étages en forme de « L » permettant de libérer une courette communautaire. Cette volumétrie offre une fenestration maximale et plusieurs percées visuelles sur l’environnement. La présence de balcons loggias contribue à un apport maximal de luminosité dans chacun des logements. Les habitations s’articulent par des contrastes de solidité et de transparence. La brique d’argile, caractéristique de la typologie résidentielle montréalaise, jumelée à l’enduit acrylique des loggias, propose l’utilisation simultanée de matériaux traditionnels et d’une technologie actuelle dans une architecture privilégiant à la fois le contraste et l’intégration.

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HABitAtions sAint-vAllier | 1990-1992

HABITATION

Les Habitations Saint-Vallier sont situées au sud du métro Rosemont sur l’ancien emplacement des Ateliers municipaux. Le projet d’habitations pour personnes âgées et pour personnes à revenu modéré est réalisé pour le compte de l’OMHM. Le complexe comprend 120 logements d’une chambre à coucher dans un bâtiment de huit étages, et 60 logements de deux chambres pour les familles dans un bâtiment de trois étages. L’implantation est conçue de manière à renforcer la trame urbaine par l’alignement des bâtiments selon le tracé des nouvelles rues. Elle libère une cour paysagée communautaire au centre du complexe d’habitations, la rendant accessible à tous les usagers et favorisant la mixité des occupants. La ségrégation des entrées piétonnes et automobiles est en outre assurée. La brique d’argile vient parer l’extérieur du bâtiment à ressaut. Utilisée sans artifice à la manière d’un écran à plans verticaux, elle s’adjoint un enduit acrylique dans les retraits des balcons. Une bande horizontale jaunâtre souligne la base de l’édifice. L’architecture vive et dynamique incarne la faisabilité de créer un milieu de vie et un cadre bâti de qualité malgré les contraintes budgétaires imposées.

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ReStAuRAtION | RÉFeCtION

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3 1. réfection de toiture en cuivre à l’Hôpital royal Victoria 2. restauration de la tour du pavillon principal, université de Montréal 3. Maison bagg 4. College dawson 5. Pavillon Morrice, université McGill

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À compter de la fin des années 1970, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes réalise une vingtaine de restaurations historiques et près d’une trentaine de réfections de toitures et de maçonnerie. Plusieurs interventions concernent des édifices religieux à commencer par la restauration et l’intégration au campus de l’UQAM du clocher et du transept sud de l’église Saint-Jacques. La restauration subséquente de la chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame est exemplaire par sa fine reconstruction et le dialogue créé avec les figures architecturales modernes. Parmi les autres projets majeurs de restauration, mentionnons l’église presbytérienne (édifiée par George Brown) recyclée en bibliothèque d’études islamiques de l’Université McGill (pavillon Morrice), la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame pour le Collège Dawson (conservation intégrale de la chapelle) et la chapelle du Centre hospitalier Jacques-Viger. Des projets mineurs d’ajouts de jubé d’orgue sont menés à la chapelle du Knox College de Toronto et à l’église St. John the Evangelist de Montréal. Enfin, des rénovations extérieures et intérieures sont réalisées à l’église Saint-Pierre-aux-Liens à Caraquet au NouveauBrunswick. L’expertise de la firme en matière de réfection de toitures et de maçonnerie remonte aux années 1970. Mentionnons la restauration des façades de l’édifice des Douanes (1980), la rénovation et le recyclage du Petit Séminaire des Sulpiciens pour le Collège Marianopolis (1973), la rénovation du dôme et la construction de douze étages à l’intérieur de la tour de l’Université de Montréal (1962) pour la réserve de la bibliothèque centrale devant abriter quelque 500 000 volumes, la restauration et la rénovation de la caserne de pompiers no 16 (1988), la restauration historique de la maison Sir GeorgeÉtienne-Cartier (1984) et le recyclage en musée d’une maison voisine, la restauration et le réaménagement du Musée McCord (1988-1991) et enfin la restauration et le recyclage en édifice locatif de la maison Bagg (1991-1992). D’autres édifices touchés sont la Place Ville-Marie (projet à mandats successifs ayant débuté avec le vaste projet de réaménagement de l’avenue McGill College de 1990 à 1995), l’Hôpital Rivière-desPrairies (1990-1993), le pavillon principal de l’Université de Montréal (1993) et le Cégep de Saint-Laurent (1994). À l’Hôpital Royal Victoria et au Collège Dawson les toitures de cuivre sont remplacées. Les interventions à l’Hôpital Royal Victoria (1993) concernent en outre la résidence des internes, restaurée et recyclée, alors qu’à la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame (1984-1992), l’édifice conventuel est transformé en collège d’enseignement. Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes est retenue par la Ville de Montréal pour effectuer les expertises ainsi que les plans et devis requis pour la réfection de l’enveloppe de différents édifices municipaux, dont plusieurs ont une valeur patrimoniale reconnue. La solide expérience de l’équipe en ce qui a trait à la réfection des toitures et des murs de maçonnerie massive est mise à profit dans le cadre de ces projets. Entre 1995 et 1997, la firme œuvre à la remise en état de nombreux bâtiments: la chaufferie du Jardin botanique, le pavillon de la Tunisie de l’Expo 67, l’édifice JacquesViger, l’Insectarium, les casernes no 35 et no 48, le garage des Carrières, le marché SaintJacques, l’aréna Rodrigue-Gilbert, l’usine de filtration Atwater, le Biodôme, le centre sportif Pierre-Charbonneau et l’aréna Maurice-Richard.

La maison Bagg est constituée d’un ensemble de trois bâtiments construits entre 1819 et 1837. Cette maison bourgeoise au noble revêtement de pierres grises est un témoin privilégié de la mixité sociale et ethnique qui existait dans les quartiers industriels du faubourg des Récollets et de Griffintown au XIXe siècle. Réalisé pour la SIMPA, le projet de restauration est conceptuellement respectueux de l’authenticité des lieux alors que certaines parties ont été reconstituées et certains volumes originaux préservés. L’agrandissement s’intègre aux volontés de conservation historique tout en privilégiant un traitement contemporain des surfaces qui souligne une nouvelle présence. La nouvelle annexe, située dans la cour intérieure, sert de transition entre les murs de moellon de la maison Bagg et les hauts murs en maçonnerie où pierre et brique se superposent, marquant les différentes étapes de construction. Elle se compose de volumes formant des plans successifs qui rappellent le découpage des murs d’enceinte. Les matériaux et leur mise en œuvre servent d’éléments unificateurs et contribuent à l’intégrité formelle du lieu: briques rouges des murs d’enceinte, bois teint des fenêtres, et cuivre étamé de la toiture. De l’intérieur, l’annexe s’intègre aux autres espaces par la continuité des matériaux mais s’en distingue par la généreuse fenestration aux proportions modernes. Le projet apporte donc 14 000 pieds carrés d’espace de travail aménagé initialement pour la maison d’édition St-Rémy Press/Les Publications St-Rémy. Malgré des exigences spatiales particulières à cette fonction, la disposition originale ainsi que les dimensions et la volumétrie de la majeure partie des pièces ont été maintenues. L’enveloppe demeure intacte et la maison Bagg conserve son authenticité grâce à la préservation de nombreux éléments tels la porte principale, la voûte de plâtre du vestibule, les volets de fenêtres ainsi que des détails de porte, de fenêtres et de foyers. Comme l’ensemble de ces projets en témoigne, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes affirme et signe son intérêt pour la conservation du patrimoine montréalais. La firme marque ses interventions d’un respect des éléments historiques allié à un désir d’y graver une empreinte moderne.

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CultuRe 52

Les édifices culturels réalisés pour Parcs Canada, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, des municipalités et des institutions privées sont au cœur de l’identité architecturale de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes. Qu’il s’agisse de musées, de théâtres ou de bibliothèques, ils sont l’occasion de réinventer leur langage architectural et d’explorer de nouvelles manières de faire et de construire. À eux seuls, les 15 projets de bibliothèques renfermant quatre millions de documents révèlent avec éloquence leur adresse architecturale en cette matière. La firme Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes s’ouvre au monde avec la réalisation du pavillon de la République d’Haïti lors de l’Expo 67. Bordé de canaux sur deux de ses côtés, le pavillon connotant un bateau est sis dans l’île Notre-Dame face au pavillon de la France et au pavillon des provinces de l’Ouest. Construit de cubes évidés peints en blanc, sa paroi extérieure en verre permet aux visiteurs de voir l’intérieur du pavillon notamment depuis la vaste terrasse. Certains des éléments d’exposition dont le sisal, le coton et les tapisseries servent au revêtement des planchers et des murs. Après avoir achevé le Centre d’interprétation de la nature de Percé en 1972, la firme réalise quatre projets d’insertions à Montréal : la Maison de la culture Côtedes-Neiges (1983), le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) (1988-1992), l’agrandissement du Musée McCord d’histoire canadienne (1988-1991) et la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau (1989-1992). La plus grande qualité urbaine de ces bâtiments réside dans leur capacité à toucher le sol et à s’intégrer à leur environnement immédiat. Les solutions muséales recourent au système de double enveloppe et à la maximisation de l’éclairage naturel. À la suite du concours du Musée d’art contemporain de Montréal en 1984, tous les projets culturels de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes sont réalisés en consortiums. Leur expertise dans ce champ de pratique ainsi que leur génie technique se confirment dans des projets tels la Bibliothèque de Châteauguay, le Théâtre du Vieux-Terrebonne, le chapiteau de la Cité des arts du cirque (TOHU) et la salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini au début des années 2000. Appels à la liberté, ces édifices se servent des acteurs publics pour dynamiser l’architecture. La confrontation des surfaces, du mur de pierre ou de brique à la boîte transparente, la fluidité des espaces et la polyvalence des salles multifonctionnelles définissent les projets. Des grandes rampes d’accès à la fenestration ample, en passant par la vivacité et la tonalité des couleurs, la hardiesse de l’architecture créée exprime une série d’affirmations culturelles.

Les édifices voués à la culture ont comme dénominateur commun l’intégration au site et la compréhension des éléments existants, la consolidation de secteurs à vocation culturelle et civique et la symbolisation du renouveau au sein de petites communautés en périphérie de Montréal. La monumentalité dans les proportions, les volumes et les matériaux se perpétue à travers la diversité des interventions et des solutions retenues. Le chapiteau de la Cité des arts du cirque de la TOHU est sans conteste un éloge au développement durable et une preuve tangible de la capacité de la firme à renouveler l’architecture et à l’actualiser en tenant compte des défis environnementaux du XXIe siècle. Enfin, la relation au paysage et la création de places publiques attenantes aux édifices civiques démarquent les projets de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes. L’extension naturelle de l’expérience culturelle étant partie prenante de l’approche conceptuelle, elle s’inscrit dans une tradition historique du parvis et de l’extériorisation du piano nobile. La salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini, récipiendaire d’un prix d’excellence de la revue Canadian Architect, confirme l’implication de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes dans le développement de projets culturels au Québec. La salle ouvrira ses portes en 2008.

Salle de spectacles de dolbeau-Mistassini


centre d’interprétAtion de lA nAtUre, percé | 1972

Projet sélectionné pour représenter le Canada à l’exposition de Berlin en 1982, le centre d’interprétation est implanté sur un terrain en pente dominant l’Anse et situé au centre du village de Percé. Les architectes partent du concept que c’est la nature, et non le bâtiment, qui fait l’objet de l’interprétation. Le bâtiment ne constitue qu’une ouverture, un portail psychologique s’ouvrant sur le paysage immédiat ou lointain. Il exprime et interprète la nature suivant quatre thèmes majeurs : la nature, la vue et la région de Percé / l’île Bonaventure / la montagne Sainte-Anne / et la côte atlantique. Alors que le ministère de la Faune du Canada prévoyait ériger un bâtiment de pierre imposant, les architectes optent plutôt pour un bâtiment quadripartite. Ce regroupement de volumes à toits inclinés permet d’atténuer la construction tout en proposant une architecture vernaculaire s’inscrivant dans la tradition gaspésienne. Les quatre pavillons composés de planches de cèdre et de bardeaux de bois sont nichés à flanc de colline. Le projet se caractérise par la sobriété et la force architectonique de ses masses, «a poignant straightforwardness which is almost unique», comme le définit le critique architectural George Baird. Le centre d’interprétation comprend principalement un lieu d’accueil pour les visiteurs, un amphithéâtre et une salle d’exposition. Une place publique aménagée au cœur des bâtiments fait office d’amphithéâtre avec comme fond de scène le rocher Percé et l’île Bonaventure.

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BiBliotHèQUe et mAison de lA cUltUre côte-des-neiGes | 1983

La Maison de la culture Côte-des-Neiges est la première à voir le jour à Montréal dans un nouvel édifice planifié à cette fin. Les deux principales difficultés d’implantation résident dans la petitesse de l’emplacement et la hauteur du bâtiment adjacent. On choisit alors de privilégier une progression de masse vers ledit bâtiment. Exemple d’un souci d’intégration urbaine, la Maison se présente tel un cube minutieusement dé-composé de boîtes verticales et horizontales. Ses murs aveugles en façade dialoguent avec l’édifice moderne qui lui est contigu. Elle se caractérise par une volumétrie rectangulaire de masses et d’ouvertures lui assurant une prestance urbaine. Ses matériaux les plus exhibés sont la brique et le bois, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette unité de matériau renforce l’intégrité du bâtiment et le caractère civique de sa fonction Le plan, d’une grande simplicité, se développe autour de l’ouverture centrale baignée d’une lumière zénithale dont bénéficie chaque étage. Cet espace de circulation, qui se situe au cœur du bâtiment et comprend un escalier ouvert, facilite l’orientation des usagers. Afin de procurer un éclairage naturel suffisant pour la bibliothèque des enfants localisée au sous-sol, un talus paysager est aménagé à l’arrière du bâtiment. La Maison de la culture comprend une bibliothèque et une audio-vidéothèque dotées d’une collection de près de 100 000 documents écrits et audiovisuels, auxquelles s’ajoutent un amphithéâtre de 150 places, une salle d’exposition, une imprimerie et un laboratoire de photographie. Une chaleur et une intimité se dégagent des espaces intérieurs où domine le bois. L’utilisation importante de ce matériau comme revêtement est un élément architectural novateur dans la pratique. L’essence privilégiée est le merisier. Des puits de lumière diffusent un éclairage naturel au cœur des lieux de consultation.

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CULTURE

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mUsée mccord d’Histoire cAnAdienne | 1998-1991

CULTURE

L’édifice qu’occupe le Musée McCord d’histoire canadienne depuis 1971 a été conçu par l’architecte Percy E. Nobbs et ses associés Hutchison et Wood de 1904 à 1906. Il affiche une architecture hybride issue des mouvements Arts and Crafts et English Domestic Revival. En 1988 s’amorcent les travaux d’agrandissement afin de doubler l’espace du musée, de l’équiper de laboratoires de préservation sophistiqués et de lui fournir les meilleures techniques de contrôle thermique. Un concept de double enveloppe est ainsi élaboré afin de gérer le degré d’humidité et de favoriser l’admission de lumière naturelle tout en maintenant la pérennité de l’enveloppe d’origine. L’accord des proportions et de la volumétrie, de même que le revêtement de pierre calcaire, permettent la fusion et la continuité des deux bâtiments, l’existant et l’agrandissement, tout en intégrant la partie moderne dans la tradition historique et constructive du Golden Square Mile. L’entrée vitrée latérale nouvellement créée s’ouvre telle une nef de cathédrale où un totem de 33 pieds de hauteur agit comme pilier structurant l’espace. L’utilisation du béton, du bois et du verre signe l’œuvre contemporaine. Les espaces intérieurs tamisés se définissent au moyen d’une série de couches horizontales pénétrées par des espaces verticaux. L’adaptation en centre de documentation de l’ancienne salle de bal au plafond voûté contribue avec splendeur au raffinement du Musée. La grandeur de l’aménagement ne rompt pas avec l’intimité des espaces du bâtiment de Nobbs. La formalité de l’espace institutionnel et la chaleur des espaces de travail, de recherche et de circulation résultent en une architecture d’une grande dignité. Complété en 1991 et inauguré officiellement en 1992, le nouveau Musée McCord marie à la perfection la contemporanéité au classicisme.

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mUsée d’Art contemporAin de montréAl | 1988-1992

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En 1984, 106 équipes d’architectes répondent à l’appel du gouvernement du Québec qui avait lancé un concours public d’aménagement pour la construction du Musée d’art contemporain de Montréal. Le projet lauréat de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes, modifié afin de répondre au programme définitif du MACM, est mis en chantier en 1988 et inauguré en 1992 à l’occasion des célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal. S’inscrivant dans une approche postmoderne, et plus précisément dans la théorie rossienne, le projet aborde la ville en tant qu’architecture et mise sur le concept d’architecture civique. Tel un temple, l’édifice d’une blancheur immaculée s’implante dans le haut lieu de la culture montréalaise. Par un traitement architectural sobre, mais complémentaire, la colonnade de la façade «est» engage un dialogue rythmique avec la salle Wilfrid-Pelletier et participe à «l’équilibre esthétique de la ville». L’édification jouit de l’étroitesse et de la linéarité du site pour déclencher une relation privilégiée avec la rue et la place contiguës. En réinterprétant la typologie de la galerie italienne, la façade latérale, longue bande uniforme, redéfinit artistiquement l’encadrement de la rue JeanneMance. En façade principale, une série de retraits engendrent des dégagements visuels vers l’esplanade de la Place des Arts et la salle Wilfrid-Pelletier, confirmant la force d’encadrement du projet. Sur l’esplanade, l’édifice dévoile la profondeur de sa structure par la superposition de volumes et le dynamisme de ses surfaces. L’emboîtement des pièces renvoie à la complexité de la ville et aux lectures multiples de sa stratification. Par une relation chromatique très forte, le projet rétablit la distinction entre le corps et le couronnement du bâtiment. La fluctuation de l’opacité et de la transparence, de la rigidité et de la finesse, confère au MACM une plasticité ancrée dans la ville et dans le site. L’édifice de sept étages comprend les salles d’expositions, les espaces de conservation et les réserves, les espaces administratifs, la Cinquième Salle (un théâtre polyvalent à géométrie variable), la salle multimédia, la médiathèque et un stationnement. La rotonde monumentale du hall d’entrée demeure la pièce maîtresse de l’édifice muséal caractérisé par l’abondance de l’éclairage naturel des salles. L’ensemble architectural s’inscrit dans la poursuite des idéaux de l’ère Drapeau, soit de créer un nouveau cœur artistique au centre-ville et de l’ancrer dans un réseau fonctionnel de circulation et de services en sous-sol. Le MACM représente toute l’identité urbaine montréalaise, grâce à des assises fortes autant dans la rue et la place publique que dans la ville souterraine.


CULTURE

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tHéâtre dU vieUx-terreBonne | 2002-2204

Le Théâtre du Vieux-Terrebonne consolide le cœur historique et civique de la ville et façonne un espace magique aux considérations écologiques et contextuelles (rivière des Mille-Îles, île des Moulins, parc Masson et rue Saint-Pierre). Longeant la rivière des Mille-Îles, le projet se compose d’un assemblage triptyque : la place publique, le bâtiment-théâtre et l’amphithéâtre naturel. Il tire profit du Genius loci par la création d’une interface entre nature et culture. Qualifié de monolithe percé de jardins clos, il allie aux bandes de surfaces opaques de larges étendues vitrées percées vers l’intérieur. L’architecture, conçue sous le parti de «l’incubateur social», est résolument tournée vers sa relation avec le public et le concept de voir et être vu prévaut. Analogique à l’expérience du théâtre même, le projet proposé se matérialise dans des formes et des éléments qui ont un impact sur l’œil, l’intellectuel, le corps, la mémoire et les associations d’idées. L’expérience du lieu se veut une extension de la fiction théâtrale. La rampe ascendante, le foyer traversant, les plates-formes visuelles et les vues panoramiques sur le paysage participent à la relation entre l’intérieur et l’extérieur. Le parvis du théâtre est composé d’un jardin télescopique orné d’un boisé de magnolias. La nuit tombée, l’édifice devient lanterne signalétique et sa transparence transforme l’audience en spectacle. Le Théâtre du VieuxTerrebonne manifeste l’appétence inavouée de la collectivité dans une sensation de performance scénique, architecturale et paysagère.

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CULTURE

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cHApiteAU de lA cité des Arts dU cirQUe – toHU | 2002-2004

Figure de proue du complexe environnemental SaintMichel, la TOHU est le seul bâtiment à vocation publique de la Cité des arts du cirque. Le défi initial était de produire une figure urbaine claire et signifiante sur un site immense au potentiel d’usage encore en mouvance. Lieu conjuguant performances artistiques et innovations architecturales, la TOHU est un ensemble dynamique et coloré qui réinvente le nord-est de Montréal. Le bâtiment-phare consiste en un volume cylindre de 42 mètres de diamètre (presque l’équivalent du Panthéon de Rome) et de 23 mètres de hauteur. Il est caractérisé par une vaste salle à géométrie variable. Dans l’axe est-ouest longeant l’autoroute métropolitaine, et de part et d’autre du chapiteau, se situent les ailes administratives, la salle d’exposition et les espaces à usage pédagogique. La forme basse et allongée de ces édifices est rythmée par des percements longilignes qui dématérialisent graduellement les volumes semblant coulisser dans l’espace. Ils contrastent et complètent avec raffinement le volume central. La TOHU est un hymne à la conscience environnementale. On a salué son approche exceptionnelle du développement durable en lui attribuant la première certification OR du programme LEED au Québec. À ce titre, le projet comprend une alimentation de planchers radiants par eau chaude récupérée du système de refroidissement d’une usine de transformation des biogaz, un système de géothermie passive incluant un tunnel de 80 mètres de longueur, un système de refroidissement par bac à glace, un chauffage passif par mur trombe et une récupération des eaux de ruissellement dans un bassin écologique filtrant. Viennent compléter le tout une toiture verte, des trottoirs extérieurs en bois de récupération, des appareils de plomberie à basse consommation, des fenêtres à volets ouvrants ainsi qu’un recyclage d’acier pour la structure et l’escalier monumental. La TOHU utilise 70 % moins d’énergie qu’un bâtiment conventionnel.

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CULTURE

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GRANd NORd QuÉBÉCOIS

1

Ivujivik

Salluit

2

Kangiqsujuaq Quaqtaq

Akulivik

Kangirsuk Aupaluk

Puvirnituq

Kangiqsualujjuaq

Tasiujaq Kuujjuaq

Inukjuak

Umiujaq

Kuujjuaraapik

NUNAVIK 64

3

1. arrivée des provisions et matériaux à tasiujak 2. Sculpture traditionnelle à Puvirnituq 3. Carte du Nunavik


L’implication de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes dans le Grand Nord québécois se poursuit depuis 25 ans, près de 50 projets y ayant été conçus et réalisés. Cette compétence unique s’est principalement manifestée dans la construction et la rénovation de projets institutionnels, mais aussi d’habitations, de postes de police et d’une aérogare, exécutés pour le compte d’Hydro-Québec, de la Commission scolaire Kativik et de l’Administration régionale Kativik. Au fil de la réalisation de ces projets, la firme a acquis une expertise particulière dans la construction en milieu nordique, en mettant au point des méthodes d’édification répondant à la fois aux conditions extrêmes du Nunavik et aux besoins particuliers de ces populations. Elle a réalisé pour la Commission scolaire Kativik une variété de bâtiments scolaires qui font souvent office de lieux de rassemblement au sein de ces communautés nordiques. Ces multiples projets ont permis aux membres de l’équipe de se familiariser avec la manière de vivre des Inuits, leur culture, leurs préoccupations communautaires et sociales. Des relations cordiales, efficaces, et une confiance réciproque se sont aussi développées avec les entrepreneurs spécialisés dans les constructions nordiques. L’ensemble des conditions spécifiques au milieu se retrouve dans leurs interventions: planification adaptée des espaces, rigueur dans l’articulation des volumes et le traitement architectural ainsi qu’une économie de moyens dans la conception de l’enveloppe. Les points critiques de la construction font aussi l’objet d’une considération particulière en ce qui a trait à la faisabilité. On se penche notamment sur les questions relatives à l’acheminement des matériaux de construction en région éloignée, aux contraintes hivernales, à la qualification de la main d’œuvre et aux conditions d’entreposage. Les années et les projets se succédant, la firme a élaboré une approche architecturale contextuelle, mettant l’accent sur l’exploitation de la luminosité particulière du Grand Nord, l’intégration des bâtiments aux paysages désertiques grâce à des volumétries simples et allongées, le contrôle des vents froids par l’orientation des bâtiments et des dispositifs de brise-vent. Un autre aspect favorisant l’ancrage de ces bâtiments dans leur contexte tient de l’intégration d’œuvres d’art locales aux édifices institutionnels. Ce volet a permis d’acquérir une connaissance des thématiques inspirées des us et coutumes nordiques, des artistes locaux, des matériaux privilégiés et des contraintes fonctionnelles. Les projets réalisés dans le Nunavik sont relativement simples dans leur expression architecturale. Un souci particulier est accordé aux lieux de rencontre, souvent dans les entrées et les passages liant les corps de bâtiment (gymnase et salles de classe). Des couleurs fortes tels le rouge, le bleu ou le jaune sont régulièrement présentes sur les bâtiments afin de les dynamiser et de les signaler dans le paysage. Les écoles ont toutes une identité propre. Leurs programmes ont toutefois des similarités, par exemple, les réalisations phare d’Umiujaq, de Kangirsuallujuag, de Puvirnituq, de Kangiqsujuak et Kangirsuk construites entre 1984 et 1994 comprennent toutes un gymnase double muni d’équipements sportifs importants. Les stylistiques d’enveloppes sont multiples, mais doivent toutes s’adapter à la rigueur du climat. L’usage de matériaux standardisés est fréquent afin de répondre au climat aride et aux moyens économiques réduits. Cette approche conceptuelle autant que le choix des matériaux contribuent à faciliter la construction et à assurer le minimum d’entretien des revêtements. Une attention particulière est accordée à l’enveloppe qui doit répondre parfaitement aux conditions climatiques, tout en offrant une expression architecturale dynamique et proportionnée tenant compte de l’importance de ces institutions dans les villages. Tous les détails de

construction sont étudiés avec soin pour s’assurer de l’efficacité énergétique du bâtiment, de l’étanchéité des pare-vapeur, des pare-air et des écrans pare-pluie. De plus, le suivi des travaux de construction demeure un facteur critique, en termes de conformité aux détails d’architecture et d’étanchéité de l’enveloppe, ainsi que du respect des demandes du client relativement aux échéanciers et aux coûts de construction. À titre d’exemple, pour l’école Ikaarvik à Puvirnituq (2005-2008) on doit recourir à des matériaux résistant au vandalisme, soit du verre double avec un verre trempé du côté extérieur, des cadres et portes de calibre supérieur et un système anti-intrusion. Le bâtiment est autosuffisant : réservoir d’eau potable, réservoir d’eau usée. Des systèmes de détection sont raccordés pour déceler les niveaux anormaux d’eau usée, d’eau potable ou une température intérieure trop basse. Le choix des couleurs marque la présence de l’école dans l’immensité du paysage arctique. Certains éléments spécifiques, escaliers, fenêtres, entrées et garde-corps peints en rouge contribuent à égayer et animer le bâtiment. L’école Pigiurvik de Salluit (2000-2001) se distingue par une entrée principale recouverte d’un parement horizontal en fibre de bois offrant un contraste chaleureux avec la neige blanche qui recouvre le sol plus de huit mois par année. Le corps longitudinal est pour sa part recouvert d’un revêtement de métal bicolore, beige et argent, rappelant des éléments importants du paysage du Nunavik : la terre et les reflets argentés de la neige et de la mer. Le Centre de formation professionnelle et ses résidences (1995-1996), à l’ouest du village d’Inukjuak au Nunavik, est l’une des réalisations les plus importantes, ne seraitce que par sa taille et sa signature esthétique. Le complexe de trois bâtiments s’implante sur un terrain fortement accidenté, avec une dénivellation de plus de 15 mètres par rapport aux résidences avoisinantes. Le paysage présente un caractère aride et rocailleux. Le campus qui s’ouvre sur la baie d’Hudson comprend un centre de formation professionnelle et des résidences. La création d’un sentiment d’appartenance, vitale à son appropriation, répond à la définition d’un campus. Le Centre de formation est constitué de deux bâtiments, le premier pour les ateliers et les locaux techniques et l’autre pour les classes. Un espace central qui sert de casse-croûte et de lieu de regroupement donne généreusement sur la Baie. Les résidences en forme de « L » sont disposées légèrement en recul. L’intervention architecturale tient à renforcer le caractère du lieu en valorisant notamment l’aspect minéral. L’enveloppe architecturale privilégie la maçonnerie de brique. Par sa rigidité, ce choix de matériau permet de confronter la rigueur de l’environnement et d’offrir aux usagers un sentiment de pérennité et de sécurité. Le revêtement métallique, utilisé principalement au niveau des toitures et de certains murs, découpe et allège les volumes, tout en soulignant certains aspects particuliers de l’ensemble, en termes de fonctions ou de particularités architecturales. Enfin, l’aérogare de Kuujjuaraapik réalisée en 2004, est un important projet d’infrastructure pour le Grand Nord. Véritable porte d’entrée pour les voyageurs en transit vers les plus petits villages du Nunavik, ce projet de 1000 mètres carrés a été planifié en fonction des normes de sécurité aéroportuaire de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et du contexte climatique de ce village moitié inuit et moitié cri. Le bâtiment s’ouvre sur un vaste territoire et la baie d’Hudson qui le borde, sa forme évoquant un langage «aérien» en harmonie avec le paysage nordique.

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1. école ikaarvik à Puvirnituq 2. Vue aérienne montrant les deux écoles de Puvirnituq 3. école iguarsivik à Puvirnituq 4. école asimauttaq à Kuujjuaraapik 5. école tukisiniarvik à akulivik 6. école isummasaquik à Quaqtaq

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GRAND NORD QUÉBÉCOIS

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13

9

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7. Centre de formation professionnelle et technique Nunavimmi Pigiursavik à inukjuak 8. école Kiluutaq à umiujaq 9. école Pigiurvik à Salluit 10. Gymnase de l’école arsaniq à Kangiqsujuaq 11. résidences pour HydroQuébec à LG2 / LG3 / LG4 12. aérogare de Kuujjuaraapik 13. école ajagudak à tasiujaq

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SANtÉ

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2

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Le domaine de la santé est l’un des champs d’expertise les plus reconnus de la firme Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes qui a réalisé plus de 300 études et projets pour des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), des centres hospitaliers de courte durée (CHCD), et plus particulièrement le Centre hospitalier Jacques-Viger, le CHUM, le CUSM, l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et l’Hôpital Louis-H-Lafontaine. L’excellence en architecture dans le domaine de la santé relève du défi, l’aspect fonctionnel primant sur toute forme d’esthétisme. Le rôle de l’architecture passe en second de facto derrière les soins de santé voués au rétablissement des patients. Dans ce contexte, la firme s’est toujours donné comme objectifs d’humaniser ces environnements et d’améliorer l’architecture hospitalière en la définissant comme un accompagnement aux services et traitements vitaux. Deux typologies de bâtiments répondent particulièrement à ces besoins, celle des CHSLD pour personnes en perte d’autonomie requérant trois à quatre heures de soins par jour, et celle des CHCD à vocation pédiatrique, psychiatrique, provinciale ou régionale, avec parfois un statut d’institut universitaire. L’expertise acquise au fil des années 1970 dans le domaine de l’habitation est l’occasion pour la firme d’exploiter ses savoir-faire au profit des édifices précurseurs des CHSLD, les centres d’accueil. Dans cette première vague de projets du secteur de la santé, mentionnons le Centre hospitalier Jacques-Viger (1975-1987), le Centre Edmond-Laurendeau (1974) et une série de centres d’accueil répartis sur le territoire de la région montréalaise. Ces projets consistent en un certain nombre de chambres ayant accès à des toilettes communes et en un poste central offrant quelques services connexes tels les services alimentaires et administratifs. Aujourd’hui, les programmes d’espaces et de services sont davantage élaborés en fonction des besoins précis des bénéficiaires, des exigences de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et de l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS). Ces organisations s’assurent que le personnel des établissements de santé évoluent dans un environnement adéquat leur permettant de prodiguer des soins efficacement, et ce dans un contexte grandissant de pénurie de travailleurs. Les projets phare illustrant ces principes sont le pavillon de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe (1994-2000), les CHSLD Les Havres (1996-2001) et Bordeaux-Cartierville (1998-2006), l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue (2002-2008) et l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme (2004-2008). Ces projets démontrent l’importance de créer des espaces communs accueillants, de haute qualité, favorisant un échange entre les résidants et le personnel. L’expression architecturale des façades témoigne d’un esprit «non institutionnel» conférant à ces immeubles de grandes dimensions un caractère plus humain.

1. Centre de santé et de services sociaux de Memphrémagog, Magog 2. Cité de la Santé de Laval 3. Centre hospitalier Saint-eustache

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À la suite des premiers projets d’établissements pour personnes âgées réalisés pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec dans les années 1980, il était naturel que la firme s’inscrive dans le créneau des hôpitaux. C’est ainsi qu’elle a mis au point une approche méthodologique sophistiquée et rigoureuse permettant l’apport de solutions pertinentes appliquées à des programmes complexes — l’une des difficultés de ce type de projet ayant trait à la non-interruption des activités des centres hospitaliers. Le projet du Centre hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay, réalisé entre 1984 et 1990, est la pierre de lancement d’un développement important de projets pour le compte de la Corporation d’hébergement du Québec, le bras immobilier du Ministère, chargé de la gestion et du financement pour la construction de projets hospitaliers au Québec. Dans l’ensemble de ces projets, l’approche fondamentale de conception vise à maîtriser les aspects technologiques complexes (en évolution constante) et à focaliser sur une architecture efficiente prônant d’une part la guérison plus rapide des patients et permettant d’autre part au personnel médical et de soutien de travailler dans un environnement convivial malgré le niveau de stress ambiant. La présence du Centre hospitalier Anna-Laberge renforce un pôle institutionnel existant de Châteauguay. Son caractère innovateur provient de son concept clairement articulé à partir des données du site et du contenu hautement spécialisé de chaque service. Le projet est basé sur un réseau de circulation bien défini et une facilité d’accès. Le bâtiment au corps horizontal marqué par les contrastes clairs/foncés et par la linéarité de ses ouvertures propose un emboîtement complexe de formes rectangulaire, triangulaire et trapézoïdale. La charpente mise sur l’acier qui permet de longues portées assurant une plus grande flexibilité de réaménagement tout en demeurant économique. Le volume de projets hospitaliers au Québec est assez limité en comparaison avec celui des villes étatsuniennes et européennes. Afin de se tenir à jour dans le domaine, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes s’engage à poursuivre le développement de ses connaissances en matière d’architecture hospitalière en participant activement à des colloques internationaux. En suivant l’évolution de cette pratique à l’échelle mondiale et en côtoyant d’autres professionnels spécialistes dans ce domaine, la firme demeure très au fait des dernières tendances. Les connaissances acquises à l’étranger sont d’ailleurs mises en application dans plusieurs projets, pour le plus grand bénéfice de la population québécoise. Le projet du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur (1997-2004) démontre un souci particulier d’intégration de la lumière naturelle. Il s’agit là du premier projet hospitalier au Québec comportant des circulations principales le long des murs extérieurs. Celles-ci permettent au public, aux visiteurs, aux patients et au personnel de reconnaître des points de repère essentiels qui contribuent à faciliter les déplacements dans le Centre. Ce projet, réussi à plusieurs égards, dont le respect du budget de construction, demeure une référence importante pour le réseau de la santé au Québec. L’expertise développée dans cet ouvrage et dans d’autres projets tel le Centre hospitalier HonoréMercier (2002-2008) a donné l’occasion à la firme d’exporter ses services aussi loin qu’en Inde, où elle a assuré la planification fonctionnelle du Institute of Integrated Medical Sciences and Holistic Therapies, un complexe hospitalier dont la première phase en construction est d’une superficie de 120 000 mètres carrés. Ces nombreuses expériences ont permis à la firme de consolider sa capacité de concevoir et ériger des hôpitaux de très grande envergure. C’est dans ce contexte qu’elle a reçu les mandats pour réaliser les projets de mégahôpitaux du Centre universitaire

de santé McGill (CUSM) et du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine. De plus, avec l’avènement des partenariats public-privé dans le domaine de la santé, la firme a été retenue comme participant dans les soumissions pour les PPP du Centre de recherche du CHUM, du nouveau CHUM sur le site Saint-Luc au centre-ville de Montréal et d’un CHSLD de 200 lits en Montérégie. La maladie du cancer atteignant une personne sur trois, les espaces de travail et de traitement technologiquement complexes, traditionnellement localisés en sous-sol, exigent une nouvelle planification fonctionnelle favorisant l’apport de lumière naturelle. Le projet du CHUM Notre-Dame (1998-2004), le plus grand centre de cancérologie du Québec, se classe en tête de liste. Suivent le Centre intégré de lutte contre le cancer de la Montérégie à l’Hôpital Charles-LeMoyne (2003-2010), celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (2004-2009), de l’Hôpital général juif — avec un nouveau hall d’entrée pour le complexe hospitalier — (2005-2009) et enfin celui de la Cité de la Santé de Laval (2007-2010). Étant donné la constante évolution des technologies de pointe intégrées dans les CHCD, la firme enrichit continuellement ses connaissances des exigences techniques que requièrent les équipements de diagnostic ou de traitement tels la résonance magnétique, l’hémodynamie, la radiothérapie, la curiethérapie et autres. Forte de sa maîtrise des défis d’intégration technologiques, la firme s’applique à créer des environnements chaleureux et agréables en se concentrant sur la proportionnalité des espaces et l’usage réfléchi de palettes de matériaux et de couleurs. Depuis la fin des années 1990, se succèdent les projets majeurs dont ceux des CHSLD au tournant des années 2000. Ces projets résolument ancrés dans le tissu urbain participent à une nouvelle approche sensible et esthétique des modes de fonctionnement et de l’apparence des CHSLD. Puis sont construits un centre de services ambulatoires du Sud de Lanaudière pour le Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, une urgence et un centre de cancérologie pour l’Hôpital Charles-LeMoyne et de nouveaux pavillons pour l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue et l’Hôpital général juif, sans oublier le réaménagement du Centre hospitalier Honoré-Mercier à Saint-Hyacinthe. Dans chacun de ces projets, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes accorde une attention particulière à la liaison des bâtiments, à la pénétration de lumière naturelle, à la facilité d’orientation grâce à des circulations piétonnes claires, longeant souvent les murs extérieurs, et à la création d’une cour-jardin intérieure comme lieu de ressourcement. La série de projets menés pour le CHUM sur les trois sites de l’Hôpital Saint-Luc, de l’Hôpital Notre-Dame et de l’Hôtel-Dieu au cours des dix dernières années témoignent des efforts que consacre la firme à l’atteinte d’objectifs de bien-être. Ces réalisations ont permis d’aménager avec succès des services pour la chirurgie cardiaque, des salles de résonance magnétique, de neuro-angiographie et d’hémodynamie ainsi que diverses unités de soins. À cela s’ajoute l’exécution de plusieurs projets de réfection d’enveloppe, éliminant les possibilités d’infiltrations d’air et d’eau, et contribuant ainsi au rendement optimal des fonctions hospitalières.

Centre hospitalier anna-Laberge

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cHsld les HAvres | 1996-2001

LE CHSLD Les Havres est bâti sur un terrain antérieurement occupé par un édifice construit en 1942. Ce bâtiment logeait à l’origine une crèche et ensuite, à partir de la fin des années 1970, des bureaux de la Ville de Montréal. Le projet s’est construit conformément aux exigences concernant les édifices patrimoniaux et les parcs urbains du plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. Il abrite 192 lits, six unités de vie, des services d’accueil, un centre de jour, des services administratifs, des locaux pour employés, des services de réadaptation, des locaux communautaires et des locaux de soutien. Le projet est la mise en pratique d’une étude réalisée en première phase par Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes. Cette étude a mené à l’établissement d’un plan prototype basé sur l’optimisation des coûts globaux d’exploitation, la fonctionnalité, le meilleur rapport qualité/coût, la possibilité d’économie d’échelle et de polyvalence. Elle a donné lieu à une meilleure connaissance et compréhension de ce type d’installation, à une intégration des nouvelles tendances dans les futurs aménagements ainsi qu’à l’adoption de l’approche «milieu de vie» véritable. L’intervention répond à une dé-institutionnalisation tant dans la planification des intérieurs que du traitement des élévations. L’objectif principal de loger 192 personnes en perte sévère d’autonomie était d’offrir aux résidants et au personnel un environnement davantage résidentiel qu’institutionnel. À la recherche d’une typologie adaptée, les efforts se sont centrés sur des considérations d’échelle, de convivialité et d’intégration de supports prothétiques. Les usages institutionnels (administration, services au personnel, grands salons, etc.) sont réservés au bâtiment d’origine alors que les usages plus résidentiels (unités de vie, chambres, salon des résidants, etc.) sont dédiés aux agrandissements. Ces derniers volumes, autant que la cour intérieure formée par ceux-ci, gardent la population hébergée dans un environnement urbain de type et d’échelle semblables à ceux des quartiers environnants.

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SANTÉ

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centre HospitAlier pierre-le GArdeUr | 1997-2004

Le Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur est situé à la jonction des autoroutes 40 et 640. Construit selon la méthode accélérée («en plusieurs lots»), le projet à échelle humaine est subdivisé en trois pavillons. Ce parti permet d’intégrer des fonctions similaires et de doter chaque portion d’une identité spécifique. Il offre davantage de surfaces pour la réception d’éclairage naturel. Le projet répond à divers critères: que les chambres des unités de soin soient axées vers l’est ou vers l’ouest avec des cours extérieures orientées plein sud; que, pour faciliter les déplacements des visiteurs et du personnel, les circulations principales soient définies clairement, la plupart longeant les murs extérieurs; que les départements soient planifiés de manière à optimiser les relations fonctionnelles entre eux et l’organisation interne de chacun; que l’on prévoie la possibilité d’agrandir chacun des blocs dans le futur; que l’on conçoive une organisation claire des accès au site pour les visiteurs, le personnel, les ambulances et les livraisons; et que l’on favorise l’éclairage naturel par un jardin linéaire traversant le projet – ce jardin servant aussi de repère visuel important, de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur. L’édifice linéaire offre une intéressante mixité de matériaux, présente une cour intérieure et impressionne par son étendue et sa volumétrie intérieure, notamment composée d’un vaste hall largement vitré. Les plateformes servant de marquises aux entrées piétonnes et automobiles se déploient librement et expriment brillamment le geste d’extension architecturale.

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SANTÉ

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cHsld BordeAUx-cArtierville | 1998-2006

L’intervention de la firme au CHSLD Bordeaux-Cartierville porte sur l’agrandissement et la rénovation du bâtiment existant. Le projet intègre plusieurs objectifs prescrits dans le Guide d’aménagement des centres d’hébergement et de soins de longue durée (1997). Il respecte donc les dernières tendances de construction en la matière ainsi que les exigences du Service d’urbanisme de la Ville de Montréal. Le projet proprement dit comporte des services d’administration, des unités de vie (basées sur l’approche modulaire), des locaux pour employés, des services de réadaptation, des locaux communautaires et des locaux de soutien. Les accès et les aménagements extérieurs sont modifiés et adaptés à cette clientèle particulière. Le projet est considéré comme une continuité normale de l’étude du prototype 192 lits pour lequel les services de la firme avaient été retenus. Il compte 140 lits. Les façades sur rues sont créées en continuité avec celles des bâtiments existants. Celles qui donnent sur le jardin ont un caractère plus intime, où chaque chambre y est identifiée par un jeu de couleurs. La lumière naturelle, vue comme un lien essentiel avec la vie extérieure, pénètre abondamment.

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SANTÉ

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centre UniversitAire de sAnté mcGill | 2000-2015

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) regroupe les activités de l’Hôpital Royal-Victoria, de l’Hôpital général de Montréal, de l’Hôpital de Montréal pour enfants et celles de l’Institut thoracique de Montréal et de l’Institut de neurologie de Montréal. Le projet initial devait s’ériger entièrement sur le site surélevé connu sous le nom de Glen Yards. En 2006, on décide de conserver le site de la montagne autour de l’Hôpital général de Montréal, lequel doit comprendre le centre de traumatologie du CUSM et l’Institut de neurologie. Depuis 2007, en tant qu’architecte maître, la firme a élaboré un plan de travail afin d’assurer la mise en commun des services de ce nouveau CHU et a défini les devis de performance et le préconcept pour les besoins requis dans le cadre d’un appel d’offres suivant le processus de PPP. Ces documents serviront aux candidats afin qu’ils proposent un projet de construction d’environ 175 000 mètres carrés devant être financé et exploité par le soumissionnaire retenu pendant une période de 35 ans. Le mandat comprend aussi un développement majeur sur le campus de la Montagne : ce projet d’environ 275 millions de dollars inclut des agrandissements pour les unités de soins, l’urgence, le bloc opératoire, la stérilisation ainsi que le déménagement de l’Institut de neurologie. L’objectif principal du projet architectural consiste à atténuer la rigidité et le caractère effacé de l’hôpital existant. L’approche générale quant à l’agrandissement majeur sur l’avenue des Pins intègre les principes suivants : ramener une présence publique et transparente sur rue par des fonctions d’accueil, d’aires de repos et d’alimentation, et d’enseignement; conserver la mémoire visuelle de la volumétrie puissante exprimée par une façade de brique foncée; et exprimer une facture contemporaine grâce à une fenestration aléatoire dynamique et à de grands plans vitrés avec signalisation intégrée. Un jardin suspendu au niveau supérieur respecte cet objectif, permettant en outre aux employés et au public d’avoir une ouverture importante sur l’extérieur, depuis leurs salons respectifs.

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SANTÉ

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HôpitAl des vétérAns de sAinte-Anne-de-BellevUe | 2002-2008

Le projet d’agrandissement et de rénovation de l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue se divise en quatre parties, soit la conception et la construction d’un nouveau pavillon, d’une nouvelle centrale thermique et d’une sous-station, la rénovation du pavillon principal existant, et celle des services communautaires et de dix unités de vie réparties sur quatorze niveaux. Les architectes prévoient un apport additionnel d’éclairage naturel, la création au sol d’une échelle plus humaine et l’aménagement d’une cour verte au centre des nouveaux bâtiments. Le programme vise à doter 460 personnes âgées de lieux de vie sécuritaires et mieux adaptés. La solution proposée préconise en outre de réaliser le projet en mettant en place des espaces domestiques et résidentiels. Tout contribue à procurer aux résidants un environnement répondant à leurs besoins, mais dans un cadre chaleureux, facilitant l’appropriation des lieux. Les aménagements sont élaborés en tenant compte des exigences du personnel et en accord avec les règles de santé et de sécurité au travail. Le projet, très ouvert vers l’extérieur, notamment dans ses circulations, se distingue par ses revêtements couleur feu. Un souci particulier est accordé aux entrées qui affichent une rupture matérielle et typologique nette. Le lieu de rencontre est étonnant par son amalgame de textures, de formes et de compositions.

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SANTÉ

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centre intéGré de lUtte contre le cAncer, HôpitAl cHArles-lemoyne | 2003-2009

L’agrandissement de l’Hôpital Charles-LeMoyne, pour la création d’un centre de cancérologie, implique la modification du bâtiment original étant donné la relocalisation de l’entrée principale ainsi que des accès piétons et des débarcadères. Le nouveau corps de bâtiment totalise 12 000 mètres carrés de superficie et tient compte de la construction future de six étages supplémentaires. Un défi majeur du projet consiste dans l’intégration harmonieuse des équipements médicaux et techniques, ce qui a d’ailleurs suscité la création d’une cour intérieure minérale plantée d’arbres. Le concept avancé de cours et de dénivellations au périmètre du bâtiment favorise l’apport de lumière naturelle et le contact avec l’extérieur, de tous les étages de la nouvelle construction. La planification comprend au niveau inférieur six salles de traitement de téléthérapie, trois salles de curiethérapie et le secteur physique. Le rez-de-chaussée inclut les fonctions d’accueil, de consultation et de simulation de traitement. Un nouveau mail public y est aussi créé à la jonction du bâtiment existant et de l’agrandissement. Au premier étage sont regroupés les traitements de chimiothérapie, le secteur pharmacologique et les fonctions administratives du Centre.

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SANTÉ

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institUte of inteGrAted medicAl sciences And Holistic tHerApies | 2004-2009

SANTÉ

Le nouvel hôpital de Gurgaon est situé dans une banlieue en pleine croissance de New Delhi et doit servir la nouvelle classe moyenne émergente en Inde. Dans les concepts organisationnels, les priorités sont les suivantes : réduire au maximum le temps de déplacement du personnel médical; bien définir des points de contrôle permettant de limiter le nombre de personnes dans les zones de soins; prévoir suffisamment d’espaces publics au rez-de-chaussée pour accommoder le grand nombre de visiteurs auprès des patients qui subissent une intervention chirurgicale; et assurer des accès séparés aux employés, médecins, visiteurs, usagers du stationnement souterrain, et préposés à la livraison et à l’expédition des éléments propres et des éléments souillés. Le plan d’implantation comprend un bâtiment central monumental, fort élégant, doté d’un podium transparent. Des toitures vertes offrent des terrasses et dégagent des vues vers le paysage environnant. Une place publique symétrique issue des préceptes modernes d’aménagement avec alignement d’arbres, bassin d’eau et parterres de pelouse rectangulaires complète l’ensemble architectural.

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noUveAU HAll d’entrée et centre de cAncéroloGie de HôpitAl GénérAl JUif | 2004-2009

Le projet se définit par l’agrandissement du département de radio-oncologie de l’Hôpital général juif. L’augmentation des besoins et le manque d’espaces supplémentaires nécessitent l’ajout de nouveaux locaux de traitement pour recevoir deux nouveaux accélérateurs linéaires, un abri pour un accélérateur futur, ainsi qu’une salle pour la curiethérapie. Sont également au programme de nombreux réaménagements dont celui de l’entrée principale, la reconfiguration du débarcadère et du stationnement adjacent ainsi que l’implantation d’un stationnement souterrain. Le projet présente une architecture raffinée aux espaces audacieux pour un centre hospitalier. Les architectes sont parvenus à optimiser les exigences programmatiques et à transformer les corridors prévus en sous-sol en créant des espaces — principalement localisés au deuxième sous-sol —, qui s’articulent autour des puits de lumière éclairant l’immense hall à aire ouverte et qui participent à la convivialité des lieux de circulation.

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SANTÉ

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SeCteuR COMMeRCIAl

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1 1. Le Casino de Montréal 2. bureaux de Jodoin Lamarre Pratte et associés, architectes

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La première identité architecturale de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes est intimement liée à l’essor et l’aménagement des Banques d’épargne et des Caisses populaires Desjardins. La firme réalise pour leur compte respectif une cinquantaine de projets. Parmi eux, la Caisse populaire Notre-Dame-du-Foyer (1962) voit le jour dans le quartier Nouveau-Rosemont. L’édifice de deux étages se pare d’un mur-rideau à l’horizontale confronté à de grands murs de pierres des champs à la verticale. Modernité et tradition se côtoient dans ces nouveaux symboles de la société québécoise. En 1959, un projet en contexte historique est mené sur le site de l’ancien fort de Lemoyne à Longueuil. La nouvelle Banque d’épargne comprend une partie circulaire en pierre des champs — en guise de signal mémoriel — abritant coffre-fort, foyer et lieu d’exposition, et une partie angulaire vitrée servant de succursale, les deux étant reliées entre elles par un passage. Plusieurs autres projets sont parachevés dans les années 1980, notamment pour le compte d’Hydro-Québec, de Gaz Métropolitain, du Trust Général, de CJMS et d’Air Canada. Des clients tels la Place Ville-Marie, le Casino de Montréal et la Maison RadioCanada s’ajoutent à cette liste au cours de la décennie suivante. La construction de succursales du Trust Général est motivée par une intention profonde d’étendre la visibilité et la présence de ces établissements bancaires dans les régions du Québec. L’édifice du Trust Général à Chicoutimi (1988-1990), avec sa façade de verre incurvée face à la rivière Saguenay, représente sans doute le meilleur exemple de ce mouvement. L’édifice CJMS de la Cité des ondes (réalisé en deux phases, 1980 et 1990) s’applique pour sa part à maintenir l’importance visuelle de l’église Sainte-Brigide par une inclinaison de ses parois murales. La stylistique grave de l’édifice est rythmée par la hiérarchie proportionnelle des ouvertures. De 1986 à 1988, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes se voit confier la réalisation du nouveau siège social de Gaz Métropolitain qui souhaite centraliser ses effectifs dans un bâtiment existant. Le concept retenu permet de construire un agrandissement possédant un caractère distinct et dégagé de l’existant en créant un atrium intérieur grâce auquel on peut conserver et optimiser l’éclairage naturel des bureaux. Abordant les préceptes du postmodernisme, le siège social de Gaz Métropolitain suggère un revêtement vitré en déboîtement évoquant la flamme du gaz naturel.

Au début des années 1990, la firme participe à plusieurs mandats pour le quadrilatère de la Place Ville-Marie à commencer par l’amélioration des entrées dans l’axe de l’avenue McGill College. Ce projet comprend l’ouverture volumétrique des deux vestibules, l’élargissement des embrassades de marches donnant accès au niveau de la place, la modification du profil du belvédère et des entrées de stationnement. La mise aux normes des édifices, le réaménagement d’espaces de bureaux et des études pour la restructuration de la place Monseigneur-Charbonneau figurent parmi leurs multiples interventions. En 1992, la firme réaménage l’ancien Pavillon de la France pour en faire l’un des plus vastes casinos au monde. Le plein volume du bâtiment exploité et les matériaux proposés créent une atmosphère élégante et sobre, d’inspiration européenne. Un autre projet d’envergure comprend le siège social et le Centre de formation d’Air Canada (1989-1992), tous deux situés à l’aéroport international de Montréal. Ils occupent deux entités distinctes raccordées par un espace central ouvert sur deux étages chevauchant le réseau de circulation souterrain. Ce corps liant assure les points d’accès et de contrôle aux volumes disposés perpendiculairement. La tour de sept étages à vocation administrative côtoie un hangar d’une hauteur de quatre étages logeant les équipements, les simulateurs et les salles de cours des programmes d’entraînement des agents de bord ainsi que certains bureaux connexes. Le traitement architectural distingué fait écho à l’image de marque et au dynamisme d’Air Canada. L’emploi imaginatif d’un revêtement de métal préformé, posé en panneaux horizontaux dans une trame d’extrusions d’aluminium, répond à la mission et à l’identité de la compagnie aérienne tout en respectant les exigences des émissions radars de la tour de contrôle qui proscrivent l’utilisation de matériaux réfléchissant. Il s’agit là de l’un des premiers bâtiments de type siège social à arborer un revêtement métallique, et il sera vu à cet égard comme le précurseur d’une série d’immeubles, à vocation institutionnelle aussi bien que culturelle, qui marqueront le paysage urbain des années 1990. Enfin, le Centre de l’information de la Société Radio-Canada (réalisé en deux phases, 1998-1999 et 2000-2001) est construit sur les empattements et les pieux du projet initial de la Maison Radio-Canada datant de 1966. L’agrandissement de 11 900 mètres carrés vise à regrouper les spécialistes de l’information dans des installations à la fine pointe de la technologie. Le bâtiment sur quatre niveaux comprend la voûte d’archives, les studios de radio (bureaux et régie audio), les studios de télévision (salles de montage numérique), la régie vidéo et les salles de montage et d’équipement technique. D’une facture architecturale qui s’apparente au complexe d’origine, le Centre de l’information est composé d’un revêtement mural de panneaux de béton préfabriqué percés de fenestrations en meurtrières. Un nouveau langage architectural est introduit dans sa portion ouest par un mur-rideau vitré rompant avec la logique traditionnelle des studios de télévision sans ouverture vers l’extérieur. L’espace de lecture des nouvelles est imposant et élégant, notamment grâce à la présence de deux hautes colonnes, d’une galerie et d’une large mappemonde. Un soin particulier est apporté aux détails des éléments architecturaux de la nouvelle salle des nouvelles, qui sont partie intégrante du fond de scène. Le développement du projet s’est fait en étroite collaboration avec les équipes de conception scénographique et technique de la Société Radio-Canada.

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SECTEUR COMMERCIAL

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trust Général à Chicoutimi banque d’épargne à Longueuil Siège social de Gaz Métropolitain Société radio-Canada Place Ville-Marie (entrée nord) édifice à bureaux, abidjan, Côte d’ivoire Pâtisserie Claude Postel

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le sièGe sociAl et le centre de formAtion d’Air cAnAdA à dorvAl | 1989-1992

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SECTEUR COMMERCIAL

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tRANSPORt

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1. Salon feuille d’érable d’air Canada à la jetée transfrontalière 2. boutique tour-eiffel, aéroport Montréal-trudeau 3. Métro de Montréal, station Côte-Vertu 4. Centre de contrôle régional, transport Canada 5. Salon ViP protocolaire, , aéroport Montréal-trudeau 6. Salon feuille d’érable d’air Canada à la jetée internationale


À l’instar des architectes influents de la période moderne, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes se voit confier le mandat d’édifier une station du métro de Montréal. La station Côte-Vertu de la ligne orange est mise en service le 27 octobre 1986. La firme tire profit de la profondeur de 17,7 mètres du quai au sol, pour créer un passage monumental entre les édicules et le tunnel. Les formes architecturales symbolisent la fluidité du mouvement des circulations. De grands demi-cercles chapeautent la mezzanine et le transept et des hémicycles au sol indiquent la position des portes des rames. Les revêtements de surfaces sont composés de terre cuite et de carreaux de grès et de granit. L’édicule principal aux formes angulaires prononcées laisse transparaître un puits de lumière éclairant la longue descente/montée. Un second édicule reprend les archétypes de la maison dans un langage postmoderne. Après l’épisode du métro, la firme réalise, de 1990 à 1993, de nombreux projets pour les sites Angrignon, Montréal-Ouest, Fairview Pointe-Claire, Honoré-Beaugrand, et Jean-Talon de la STCUM. Les études, la construction et le réaménagement de terminus d’autobus et de centres de services urbains permettent d’augmenter la capacité et l’efficacité des ces infrastructures ainsi que le niveau de confort des usagers. Elles visent l’implantation de la fonction transport en harmonie avec le milieu urbain bâti et traitent le paysage des espaces verts afin de diminuer l’impact visuel et sonore des terminus auprès des riverains. Les premiers travaux dans le domaine aéroportuaire se déroulent dans les années 1970 alors que la firme complète, en 1975, la construction du Centre de contrôle régional pour Transport Canada. Ces installations regroupent tous les services de contrôle et de surveillance aérienne des couloirs de vol au-dessus de la province du Québec, hormis les couloirs tombant sous la juridiction des tours de contrôle des aéroports. Le Centre de contrôle régional est agrandi en 1994 pour offrir une immense salle d’exploitation d’une superficie de 1 000 mètres carrés et d’une hauteur de sept mètres où sont localisés tous les écrans et le matériel informatique. Une centaine de personnes y travaillent quotidiennement. L’innovation importante dans ce type de salle est la présence de lanterneaux conformes aux normes de sécurité les plus strictes et à des exigences fonctionnelles : ils acheminent la lumière naturelle contre les murs, et permettent aux contrôleurs d’avoir une idée de l’heure du jour et du temps qu’il fait, tout en n’ayant aucune lumière directe sur leurs postes de travail. Tout l’éclairage artificiel provient d’un éclairage indirect qui favorise une meilleure lecture des moniteurs de surveillance. À la suite de l’acquisition du Centre par NAV Canada en 1997, la firme réalise un projet de réaménagement complet de tous les espaces de bureaux (3500 mètres carrés).

À partir de 1987 l’expertise de la firme en matière de transport se focalise sur les infrastructures aéroportuaires. L’implication de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes se manifeste à grande échelle dans la modernisation des installations, la mise aux codes et aux normes des bâtiments, l’amélioration des services à la clientèle et l’efficacité du fonctionnement des activités de l’aéroport international Pierre-ElliottTrudeau de Montréal, et ce particulièrement dans les deux dernières décennies. Ils y réalisent plus de cent interventions qui comprennent à la fois des études, des projets de réaménagements, et d’agrandissements représentant des investissements frôlant le milliard de dollars. Les principaux projets concernent la normalisation des systèmes intégrés et le remplacement de 6 000 mètres carrés de plafond (1987-1995), l’étude pour l’optimisation des jetées domestique et transfrontalière — le projet Horizon 2000-2010 (1994-1995), la modernisation des jetées domestique et transfrontalière (1995-1996) et les deux phases d’agrandissement du Centre de coordination des opérations (2001-2002 et 2007-2008). Ils incluent également des projets d’envergure, soit la construction des jetées internationale et transfrontalière et du complexe des arrivées internationales (1999-2005), et celle du secteur des départs transfrontaliers (2005-2009), Entre 1996 et 2007, la firme réalise six projets de salons VIP pour Air Canada, Air France et ADM. Parmi les plus récents mentionnons le salon Aéroports de Montréal d’une capacité de 110 places, qui offre aux voyageurs en attente de leur vol un environnement spacieux et confortable ainsi qu’un éventail de services exclusifs, et deux salons pour Air Canada. Le salon Feuille d’érable d’Air Canada à la jetée internationale, situé au-dessus du niveau des départs, est en retrait de l’achalandage de la jetée. L’espace serein est dynamisé par quelques touches colorées dans le mobilier. Il est aménagé sur la longueur afin d’assurer une maximisation de la fenestration et de l’entrée de lumière naturelle dans un espace tout en hauteur. Le salon Feuille d’érable d’Air Canada à la nouvelle jetée transfrontalière est conçu dans la même logique architecturale tout en multipliant les ambiances. Véritables havres de paix à l’extérieur des circulations, tous les salons sont là pour soustraire le voyageur à l’effervescence et aux va-et-vient caractéristiques des aéroports.

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Lancé en 1999 par ADM, l’ambitieux programme d’investissement a pour objectif de rehausser la qualité et la fonctionnalité des installations de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal en projetant divers aménagements totalisant plus de 900 millions de dollars. Il vise le traitement efficace des passagers internationaux, transfrontaliers et en transit, dans le cadre d’aménagements de classe mondiale, compte tenu d’un marché du transport aérien en perpétuelle mutation, du vieillissement de la population, des bouleversements en matière de sécurité aéroportuaire et des objectifs d’amélioration de la qualité du service aux passagers et de l’efficacité des opérations des transporteurs et autres partenaires d’ADM. Il comporte également un défi de taille, soit la mise en œuvre d’un tel projet dans un milieu aéroportuaire en activité. Le projet de construction des jetées internationale et transfrontalière et du complexe des arrivées internationales (1999-2005) consiste en la réalisation d’une nouvelle jetée internationale dotée de 36 comptoirs d’enregistrement, de 11 quais d’embarquement et de leurs bâtiments d’interface, et d’une nouvelle jetée transfrontalière comptant 17 portes d’embarquement. Les deux jetées sont desservies par des salles spacieuses et des services variés, un réseau de corridors stériles en mezzanine assurant la séparation des passagers aux départs et aux arrivées et des passerelles télescopiques à la fine pointe de la technologie. Un nouveau et majestueux bloc pivot complète le projet en intégrant un centre de dédouanement ainsi que de nouvelles salles de bagages vastes et fonctionnelles.

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AGrAndissement de l’Aéroport internAtionAl pierre-elliott-trUdeAU de montréAl | 1999-2009

L’approche architecturale mise sur la fonctionnalité grâce à des espaces organisés de façon logique, facilitant l’orientation des voyageurs malgré la complexité initiale due à la ségrégation obligatoire des passagers aux départs et aux arrivées. Le concept spatial épuré appuie cette fonctionnalité en introduisant de grands volumes ouverts et en aménageant une succession d’espaces unifiés par leur traitement architectural contemporain utilisant la lumière, le verre, le granit et le bois pour concrétiser les notions de transparence et d’opacité qui les animent. La signature architecturale est également marquée par de grandes structures en treillis, assurant ipso facto la stabilité des immenses aires vitrées des murs extérieurs et accentuant la transparence recherchée. La mise en œuvre du projet en milieu aéroportuaire opérationnel dans le cadre d’un échéancier critique nécessite une organisation et une gestion des processus de conception et de réalisation hors du commun. Un bureau de chantier, établi sur le site de l’aéroport afin d’assurer la synergie de l’ensemble des intervenants, regroupe, au point culminant du processus, plus de 150 professionnels dont des représentants d’ADM, des gestionnaires et différents groupes de consultants. En architecture seulement, le projet mobilise plus de 40 architectes et techniciens. La réalisation en gérance de projet et de construction a permis de minimiser l’effet des contraintes d’intervention dans l’existant et d’accélérer le processus de construction par le découpage du projet en plus de 250 lots. La préfabrication d’éléments tels les charpentes à grandes portées et les murs-rideaux fait partie des moyens conçus pour optimiser les temps de construction.

TRANSPORT

Le projet du secteur des départs transfrontaliers (2005-2009) construit dans le prolongement de la jetée transfrontalière, comprend une salle de tri des bagages au rez-de-chaussée ainsi qu’un hall d’enregistrement, un point de fouille et une aire de prédédouanement à l’étage; aux étages supérieurs, un hôtel de 275 chambres de catégorie supérieure, réalisé par un consortium indépendant, complète l’ensemble. En sous-sol, un stationnement souterrain de 500 places permet d’amortir les coûts de construction de l’enveloppe de la future gare ferroviaire. Le prolongement du débarcadère supérieur vers le nouveau hall des départs transfrontaliers fait aussi partie du projet. L’approche architecturale adoptée dans le cadre du projet précédent est poursuivie avec une attention particulière portée au traitement des surfaces de verre utilisé pour générer la nouvelle façade de l’aérogare. Cette façade, longeant le volume à double hauteur du hall des départs transfrontaliers, exploite les nouvelles technologies du verre dans la recherche de la transparence. Le nouvel édicule de la future navette ferroviaire, à la jonction avec l’aérogare existante, en est l’expression ultime alors que le verre est exploité sur l’ensemble des surfaces de ce volume, tant au niveau des murs que du toit et des planchers. La mise en œuvre du projet poursuit les principes préalablement établis en maintenant l’approche du bureau de projet. Ici, la gérance de projet et de construction est reprise par ADM qui stimule la créativité des consultants et profite de leurs expertises en multipliant les modes d’attribution des contrats de construction des différents lots concourant à la réalisation du projet, dans le respect des paramètres de l’échéancier et des budgets.

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sAlon Aéroports de montréAl/Jetée internAtionAle | 2007

Premier salon entièrement conçu et réalisé par Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes, le salon VIP à usage commun ADM a été inauguré en 2007. Situé dans la jetée internationale après les contrôles de sûreté préembarquement, ce nouveau salon d’une capacité de 110 places offre aux voyageurs en attente de leur vol, un environnement spacieux et confortable ainsi qu’un éventail de services exclusifs. Le projet, dont le mobilier a été imaginé et réalisé par les créateurs québécois Editorial, Espace Côté Sud et Périphère, recourt à un concept moderne et intemporel. Le salon profite d’une clarté généreuse et d’une vue exceptionnelle sur le secteur des douanes internationales. Le design d’aspect feutré mais lumineux marie les tons de cognac, de marron et de blanc dans un ensemble apaisant monochrome. L’espace s’apprécie par les jeux de lumière, de volumétrie et de texture et l’utilisation de matériaux nobles tels le bois, le cuir, utilisé comme revêtement mural, et le métal.

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TRANSPORT

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CONCOuRS d’ARCHIteCtuRe


Permis et inspection, Ville de Montréal, 1972

Au cours des quelque quatre dernières décennies, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes participe à des concours d’architecture, à raison d’un concours majeur par année en moyenne. Les premières soumissions de projets remontent au début des années 1970. Pour le projet lauréat de l’édifice des Permis et Inspections de la Ville de Montréal en 1972, le premier concours commercial qu’elle remporte, la firme propose un complexe où chaque fonction, visuellement exprimée par un volume et un traitement architectural particulier, s’inscrit dans une unité d’ensemble. Le tout porte le caractère d’une forteresse dominée par des masses en brique et une fine courbure en façade. Sa coloration chaude se marie avec celle de son édifice voisin, l’ancienne gare-hôtel Viger. En 1976, la firme planifie pour la National Gallery à Ottawa un complexe massif, caractérisé par un atrium. Elle présente aussi plusieurs esquisses pour les concours des Forges de Saint-Maurice de Trois-Rivières (1977), du Palais des congrès de Montréal (1978), du Palais de justice de Québec (1979), du Musée national de la civilisation de Québec (1980), du centre-ville de Dubaï (1982) et de la Bibliothèque nationale d’Alger (1983). Le Palais des congrès de Montréal, conçu avec Ray Affleck et la Bibliothèque nationale d’Alger, dessiné avec ARCOP Associates et Arthur Erickson, figurent parmi leurs meilleurs projets non retenus. En 1984, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes remporte le grand concours pour la relocalisation et la construction du nouveau Musée d’art contemporain de Montréal. Complété à temps pour les fêtes du 350e anniversaire de Montréal, le MACM porte la nouvelle identité architecturale de la firme, à l’enseigne du postmodernisme. Après avoir gagné le concours pour la Place de l’hôtel de ville de Sherbrooke (1984) et participé aux concours pour le siège social d’Hydro-Québec (1986), l’édifice Chaussegros-de-Léry (1988), l’église abbatiale Saint-Benoît-du-Lac (1988), le complexe 1800 Dorchester Fonds FIC (1989) et l’aménagement du Vieux-Port (1989), la firme prend part au concours de l’École des Hautes Études Commerciales. Le projet de l’École des HEC, réalisé en partenariat avec Dan S. Hanganu, lauréat du concours, devient l’un des symboles architecturaux des nouvelles manières de faire l’architecture à Montréal. Après quelques incursions dans des concours internationaux, où la firme produit l’esquisse de l’Hôpital général à Ajman (Émirats arabes unis) et obtient le mandat pour l’implantation d’un stade au Nigéria, elle réalise ensuite la première phase de la transformation de l’ancien Pavillon de la France en Casino de Montréal (1993). Par la suite, elle se concentre presque uniquement sur des projets d’édifices à vocation culturelle, soumettant des plans pour la salle de spectacles à l’Assomption (1996), le Musée de la pulperie de Chicoutimi (1997) et le Musée d’ethnologie à Genève (1997). Le projet du Musée de la pulperie se démarque par l’interprétation du paysage et du cadre bâti qui y est proposée. De typologie industrielle, le projet soumis épouse la topographie du terrain tout en générant un plan identifiable. Le roc y est mis en évidence comme ancrage et repère. Dans le projet de musée en Suisse, les architectes suggèrent une réinterprétation architecturale de la topographie, mettant l’accent sur le volume aérien des salles et la création d’une galerie panoramique. Le bâtiment est traité comme un lieu d’ouverture et de révélation des différences. Un souci particulier est accordé au traitement des espaces publics et à la fluidité des espaces et des circulations.

Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes connaît pourtant sa période la plus faste au tournant des années 2000 (1999-2002) alors que la firme remporte quatre concours : le pavillon Richard J.-Renaud de l’Université Concordia, la Bibliothèque municipale de Châteauguay, le chapiteau de la Cité des arts du cirque – TOHU et le Théâtre du Vieux-Terrebonne. La réalisation de ces projets permet de renforcer l’importance des consortiums dans la pratique de la firme et d’établir sa signature contemporaine à l’ensemble du Grand Montréal métropolitain. Après les concours pour la salle de l’Orchestre symphonique de Montréal (2003) et pour le Musée canadien des droits de la personne (2003), Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes s’attaquent au concours du Wuqing Grand Canal en Chine (2004). La réflexion sur le plan directeur de Wuqing offre l’opportunité de transposer l’ensemble de la vision architecturale de la firme à l’échelle d’une ville. La proposition s’oriente autour du Grand Canal, idéalisé comme épine dorsale de la ville. La volonté de préserver des éléments du paysage bâti et historique et d’intégrer la ville aux ressources naturelles et au cours d’eau ont guidé la création d’un environnement harmonieux fondé sur des valeurs humaines. La mixité des fonctions et des typologies est prônée et un système de train léger anime le paysage urbain. L’année suivante, Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes réalise un concept notable pour l’abbaye cistercienne d’Oka. Le concept de méandres favorise l’absence de hiérarchie de traitement, l’ordonnancement classique, la découverte progressive, la splendeur de la réalité environnante et la symbiose avec la nature. Il est de plus marqué par une volonté d’inscrire le bâtiment dans des considérations écologiques (capteurs solaires, géothermie, récupération des eaux, toitures végétalisées, matériaux non énergivores et recyclables). Enfin, en 2006, la firme remporte le concours pour la salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini, dont l’ouverture est prévue en 2008.

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nAtionAl GAllery, ottAwA | 1976

pAlAis des conGrès de montréAl | 1978

Vue du nord

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rez-de-chaussée


mUsée nAtionAl de lA civilisAtion de QUéBec | 1980

ABU dHABi, dUBAï | 1982

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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pAlAis de JUstice de QUéBec | 1979

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mUsée d’Art contemporAin de montréAl | 1984

sièGe sociAl d’Hydro-QUéBec | 1986

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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édifice cHAUsseGros-de-léry | 1988

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éGlise ABBAtiAle sAint-Benoît-dU-lAc | 1988


complexe 1800 dorcHester, fonds fic | 1989

vieUx-port, montréAl | 1989

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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école des HAUtes étUdes commerciAles | 1992

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sAlle de spectAcles à l’Assomption | 1996


mUsée de lA pUlperie à cHicoUtimi | 1997

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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mUsée d’etHnoloGie Genève | 1997

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pAvillon ricHArd J.-renAUd de l’Université concordiA | 1999


BiBliotHèQUe mUnicipAle de cHâteAUGUAy | 2001

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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cHApiteAU de lA cité des Arts dU cirQUe-toHU | 2002

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tHéâtre dU vieUx-terreBonne | 2002


orcHestre sympHoniQUe de montréAl

sAlle de spectAcles

complexe cUltUrel et AdministrAtif | 2003

dolBeAU-mistAssini | 2006

CONCOURS D’ARCHITECTURE

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wUQinG, GrAnd cAnAl en cHine | 2004

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CONCOURS D’ARCHITECTURE

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le PeRSONNel


liste des employés - 1958 | 2008

Affleck Gavin Ainsley myriam Allaire Diane Allard micheline Allard pierre Archambault Jacques Archambault Judith Arsenault luc Auclair Jocelyn Audeval marc Balian Garo Barbeau Hélène Barbeau marie-Josée Barette sylvain Barreto dulio Barzacchi ludo Bastien André Beaudet lilianne Beaudoin Guylaine Beaudoin Richard Beaudry Hélène Beaudry michel Bégin lauraine Bégin Lucie Béland Benoit Bélanger carole Bélanger Christian Bélanger Ghislain Bélanger lucie Benchimol prosper Benelli sylvia Benoit Ghislaine Benomar Othman Benslimane saad Bergeron Audrey Bergevin francine Bernard françois Bernier marie-france Bérubé mario Bérubé natalie Biard Jacques Bidegain Jean-pierre Bigras normand Bilodeau Sylvain Biron Guylaine Boileau denis Boisselle sébastien Boisvert Annie Boisvert france Boisvert Karine Bonin isabelle Bonneau lucile Born Jaromir Bouchard luc Bouchard sophie Bouchenoir stéphane Boucher Julie Boudreau Jean-Paul Bouillé marc Boulay raymonde Bourbonnais Josée Bourgeois claude

Bourgeois robert Boursier pierre Bouvart Alain Bouvier claude Boyer-mercier pierre Boyer richard Brabant Jacques Breton Serge Bridger James Brière Amélie Brunet louis Brunet rené Brunet yves Bruni riccardo Bruyère Pierre Bujold line Cabana Maurice cadieux Bruno cannizzaro Giovannina Carbone Carlo caron Jacques-Gilles carpentier raymond cayer carole Champagne-Thomas Marc-Olivier Chan Nicholas chan sotheary charbonneau Julie charest francis charlebois yvon chartrand dominique chevarie daniel Chibuk Justine Christopher Karla Ciogolas Nicoleta Clerjuste Holby cliche lucie Cohlmeyer Daniel colin frédérique constantineau Jean-louis corbeil Jean côté-charron marie-france coulombe carole Cyr Marie-Eve cyr rénald daunais patrice De Bellefeuille Tanya décarie marguerite delorme mireille Demers Catherine demers serge dépatie Gilles derome linda Desautels Stéphanie desbiens caroline deschênes marc deschênes mylène deserres André desforges Alain desjardins Jean-claude desjardins Josée Desjardins Patrick desjardins renée

desjardins rené-luc desrosiers catherine didier rené Dion Mireille dionne louis dionne nathalie doerksen stéphanie d’onofrio Guglielmo Doyon Benoit drapeau lise drolet r. ducharme line duchesne marc dufour lise Dufour Pascal duguay sylvie dumais danielle dumais dominique dumont michel duplat Julien Dupont Marie-Josée dupuis mélanie famelart louis fantini Julien farazli corinne farmer marie faucher Jean-pierre favreau carl fleury lorraine Fortin Catherine fournier france fredette nathalie Gagné mario Gagné Louis Réjean Gagné sylvain Gagné yves Gagnon Charles-André Gagnon Jocelyn Gagnon Maxime Gagnon suzanne Gaillard krystel Garand maurice Garon Hélène Gauthier Annie Gauthier Catherine Gauthier linda Gauthier yvon Gendron diane Gendron sylvie Généreux philippe Genest sébastien Gévry Martine Ghoche Rita Giguère claude Giguère Guy Gilbert Gérald Girard marie-line Girard normand Godrie myriam Gosselin louis Gottlieb Jonathon Gouin-charbonneau Julien

Goulet marcel Goyette simonne Grandmaison sylvie Gravel christian Grégoire Nathalie Grenier olivier Guénette denis Guérin louis-france Guernier yves Guimond Gaétane Guité rodrigue Habac Jean Hamelin céline Hampson Ken Harvey marc Harvey vivianne Hébert Joël Hietaniemi eric Huot-laurendeau charlie imrie michael indries viorel Jeanson Louise Jobin marc Jodoin nathalie Jordana Jordi Juillard Jacques Julien isabelle Jullian Felipe Jutras eric kowalski stanislaw laberge Jean labonté pierre labossière france lacelle Ginette lacerte micheline lacombe martine lacroix christine ladouceur nicole laflamme Annie lafontaine Ginette laforest nicole lafrance madeleine lafrenière Gilles lague Jean lahaie denis laliberté nicole lambert michel landry Jean-paul laneuville martin langevin carole langlois danielle langlois Jean-yves Langlois Nathalie lantagne Jean-françois Lanthier Gabriel Lanthier Gérard laplante Brigitte lapointe carole lapointe laurence claudine lapointe marie-thérèse laprade yves larivière mario

Les noms en gras dans la liste sont ceux des employés qui travaillent pour la firme au moment de la publication.

Larocque Marie-Michèle latouche yvan launier murielle laurent nathalie lauzon michel lavoie diane lavoie léon Leblanc Réal leclaire claudette lefebvre Alain lefebvre Gabriel lefebvre marie lefebvre roland légaré Jean-pierre legault Benoit lemaire laurent lemieux Jean lemieux Blanchard mathieu lemoine françois Lesage Yanick lescadres Jean-claude lesieur Jean-yves lessard Jean Lessard Sylvain lévesque Guillaume lewy-Bertaut Bernard litalien daniel lord suzanne luncasu Bogdan lynch Gary madi majed mailhot caroline mailhot Julie mallette michèle malo richard Maloney Anne-Patricia malouin Josée maltauro daniela manacas Guilherme marais Bertrand marcel Jean marcoux Alain Marcoux Vincent marois Jean-yves marosi erik Marquis Stéfan marsan Geneviève marsolais Annie martel nicole massicotte Andrée matte claude ménard Gilles mercier Joce-lyne messier Antoine Millien Olivier monastesse Jean moquin robert morin marie-claire Morrissette Claude mourad karma mulot Bernard murphy earl B.

nantel michel nault nathalie nazarova irina ngoc nguyen dung nunes Ana nuspl tina o’Borne paul ogilvie sharon ouellet christian ouellet richard ouellette Gaetan ouellette yves ouimet stéphane pageau Hélène papineau pierre Paradis Germain Paradis Guy paradis marie-claude paré lucie parent charles parent Jean-françois patrice robert paul-Hus caroline pearson diane pépin sylvain perras serge Perreault Robert perreault suzanne pérusse michel piché stéphane pilon Alain pinard lucie pinault robert piteau christian plante Annie plante mélanie plante sylvie poma carlos proulx sylviane racine louis rahier Gilles ramsay marylène ravary diane ravary sylvain raymond Bernard rémillard daniel richard philippe ringuette michèle riopel-thibault mathieu rioux karine roberge Jacques robert kathleen robert patrice robichaud emilie robitaille dominique roger lise rogers Brian Rolland Alain rose carina rouleau Benoit rouleau nicole rousseau Gabriel

rousseau Gagné Jessica routhier lyse roy charles-Antoine Roy Christian sabourin Gérald Sainsot Marc saint-Amand danielle saint-louis mylène saint-martin nicole saint-pierre robert Sanscartier Mireille saulnier pierre sauriol yves sauvageau Hélène sauvé Alexandre savard carole savoie claude savoie réjean schikler lucienne scott James séguin denise sénéchal nadine sidawy rafik simard Jacques simard maxime Simard Michel stoicescu radu Sydenham Gabriel talon stéphanie tanguay claude tardif pierre tellier paul thériault claude thibault Alain Tranquil Julie tremblay Gilles tremblay martine tremblay richard Tremblay Stéphane tremblay yves Trudeau-Guertin Christine Ursu daniela vachon marc vadeboncoeur chantal vaillancourt pascale vallée yves vandal Jean-marc Venne Catherine verge Bruno Vibert Sonia villeneuve monic vincent claude vincent Johny vinet Geneviève walsh martine wei liangming Zboduja mavro Zeppettini Dominic

115


liste des Associés et sociétAires et cHronoloGie de lA direction 1958 | 2008

Année 1958

1962

1965

1971

1978

1984

116

Associés 4 bernard Jodoin denis Lamarre Pierre W. Major Gérard Pratte

Année 1958 1959 1960 1961

3 7 7

3 Bernard Jodoin Denis Lamarre Gérard Pratte

1962 1963 1964

7 7

4 Bernard Jodoin Denis Lamarre Gérard Pratte Jacques Carrière

1965 1966 1967 1968 1969 1970

7

1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977

25

3 Bernard Jodoin Denis Lamarre Gérard Pratte

Nombre d’employés (associés/sociétaires inclus)

3

7

8 7 14 14 16

Année 1988

1990

1978 1979 1980 1981 1982 1983

36

7 Maurice Cabana Gabriel Charbonneau Michel desrosiers Claude Sauvageau Bernard Jodoin Denis Lamarre Gérard Pratte

1984 1985 1986 1987

49

36 34 36 36 31

52 52 55

Nombre d’employés (associés/sociétaires inclus)

3 Maurice Cabana Michel Desrosiers Claude Sauvageau

1990 1991 1992 1993 1994

68 58 56 65

50

65 65

2 Maurice Cabana Michel Desrosiers

1995

44

1996

5 Michel bourassa Maurice Cabana Michel Desrosiers Marc Laurendeau Jean Martin

1996 1997 1998 1999 2000

42

5 Michel Bourassa Michel broz Maurice Cabana Marc Laurendeau Jean Martin

2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

41

6 Maurice Cabana Gabriel Charbonneau Claude Sauvageau Bernard Jodoin Denis Lamarre Gérard Pratte

Année 1988 1989

1995

25 30 51 41 35

Associés 4 Maurice Cabana Gabriel Charbonneau Michel Desrosiers Claude Sauvageau

2001

31 34 28 42

54 53 53 51 50 65 75


Année 2008

Associés 4 Michel Bourassa Michel Broz Marc Laurendeau Jean Martin

Année 2008

Nombre d’employés (associés/sociétaires inclus)

85

Sociétaires (actuels — noms en gras) Louis bellefleur Daniel Chabot Christian de Coninck Michel dupuis denis Gaudreault Éric Laprise Louis Lessard Karen Mcauley Sylvain Morrier Nicole Pelletier Nicolas ranger robert Sindon

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crédits consortiUms et collABorAteUrs

arCHiteM Wolff Shapiro Kuskowski architectes / Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes Selwyn House School Hartland Molson Hall, Bishop’s College School arcop associates et Jodoin Lamarre Pratte Concours Galerie nationale du Canada Concours Palais des congrès de Montréal arcop associates, arthur erikson, Jodoin Lamarre Pratte Concours Bibliothèque nationale d’Alger, Algérie birtz | durand | Lemay | JLP | architectes en consortium Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur Cardinal Hardy | Jodoin Lamarre Pratte | architectes en consortium Relocalisation du secteur des départs transfrontaliers (2005-2009), aéroport Montréal-Trudeau Cardinal Hardy et associés architectes, Peter rose architecte, Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes Aménagement du Vieux-Port de Montréal Cohlmeyer architects Limited | Provencher roy + associés architectes | Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes Cardinal Hardy et associés architectes Concours Orchestre symphonique de Montréal, Complexe culturel et administratif dan S. Haganu & Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes HEC Montréal, Université de Montréal desnoyers Mercure & associés et Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes Pavillon André-Aisenstadt, Université de Montréal Concours Hôpital général à Ajman, Émirats arabes unis dimitri dimakopoulos et Jodoin Lamarre Pratte Campus de l’Université du Québec à Montréal JLP & associés et Lemoyne Lapointe Magne, architectes Musée McCord d’histoire canadienne Jodoin Lamarre Pratte | Nfoe et associés | birtz bastien | Lemay | architectes en consortium Pavillons Jean-Coutu et Marcelle-Coutu, Université de Montréal Jodoin Lamarre Pratte | Goyette rancourt | boudreau | architectes en consortium Hôpital Charles-LeMoyne, Centre intégré de lutte contre le cancer de la Montérégie Jodoin Lamarre Pratte | Nfoe | birtz bastien | architectes en consortium Centre hospitalier universitaire vétérinaire de l’Université de Montréal Jodoin Lamarre Pratte et associés / arcop & associés / dorn & dubé Concours Musée national de la civilisation Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + Victor depocas et Lazlo demeter architectes consultants Chapelle du Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + design intérieur: desgrippes Gobé Salon VIP Air France 2000 Salon VIP Air France 2005 Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + design intérieur : Moureaux Hauspy et associés designers Salon VIP Air Canada, jetée domestique 1995 Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + design intérieur : Heekyung duquette designer Salon Feuille d’érable Air Canada, jetée internationale Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + Collaboration design de l’entrée : Marosi+troy architectes Nouveau hall d’entrée et centre de cancérologie de l’Hôpital général juif Jodoin Lamarre Pratte et associés architectes + Consultant local: Coplan associates + Consultant stades : Serge talbot architecte Stade d’Abudja, Nigéria

118

Jodoin Lamarre Pratte et associés et dimitri dimakopoulos et associés, architectes Pavillon Samuel-Bronfman, Université de Montréal Collège Dawson Jodoin Lamarre Pratte et associés, le Groupe arcop, Provencher roy et associés, architectes Concours Casino de Montréal - Phase 1 Jodoin Lamarre Pratte et boutros & Pratte, architectes Concours Centre-ville d’Abu Dhabi, Dubai Jodoin Lamarre Pratte et Marosi troy architectes Pavillon M.H.-Wong, Université McGill Le groupe daniel Paiement / Jodoin Lamarre Pratte et associés, architectes Concours le Musée de la pulperie de Chicoutimi Le Groupe Lestage inc., JLP et associés architectes Concours Aménagement du Vieux-Port de Montréal Lemay | Jodoin Lamarre Pratte | ibGHY | MSdL | architectes en consortium Centre universitaire de santé McGill Les architectes tétreault Parent Languedoc & Jodoin Lamarre Pratte & associés Centre hospitalier Anna-Laberge Les Maîtres d’oeuvres inc., Laberge Porcheron Gaudreault architectes et JLP et associés architectes Édifice du Trust Général, Chicoutimi Malo Péloquin | Marosi troy | Jodoin Lamarre Pratte | architectes en consortium Concours Musée d’ethnologie à Genève, Suisse Manon asselin architecte (atelier t.a.G.) , Jodoin Lamarre Pratte et associés, architectes Bibliothèque municipale de Châteauguay Théâtre du Vieux-Terrebonne Marosi troy | Giasson farregut | Jodoin Lamarre Pratte | architectes en consortium Université de Montréal à la Cité du Savoir de Laval Marosi troy | Jodoin Lamarre Pratte | architectes en consortium Pavillon Lorne M.-Trottier et square Tomlinson, Université McGill Concours HEC Montréal Concours Musée canadien des droits de la personne Concours Salle de spectacles à l’Assomption Marosi troy | Jodoin Lamarre Pratte | Cardinal Hardy | et associés architectes Pavillon Richard J.-Renaud, Université Concordia Marosi troy | Jodoin Lamarre Pratte | Labbé | architectes en consortium Campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke Paul Laurendeau, Jodoin Lamarre Pratte, architectes en consortium Salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini Provencher roy | Cardinal Hardy | Jodoin Lamarre Pratte | arcop | architectes en consortium (PCJa) + bCe-architecture Concours Grand canal à Wuqing, Chine Provencher roy | Cardinal Hardy | Jodoin Lamarre Pratte | arcop | architectes en consortium (PCJa) Agrandissement de l’aérogare, aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (1999-2005) Hôpital des vétérans, Sainte-Anne-de-Bellevue Institute of Integrated Medical Services and Holisitic Therapies, Gurgaon, Inde Provencher roy | Cardinal Hardy | Jodoin Lamarre Pratte | arcop | architectes en consortium (PCJa) + design intérieur: id+S design Salon Feuille d’érable Air Canada, jetée transfrontalière Schème Consultants, l’Architecte Jacques Plante, Jodoin Lamarre Pratte et associés, architectes en consortium Pavillon de la TOHU tardif, Laberge-Montambeault et Jodoin Lamarre Pratte, architectes Concours Place Hôtel de ville, Sherbrooke


prix et mentions

Campus de Longueuil de l’université de Sherbrooke* Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 2007 Complexe aquatique du parc Jean-drapeau Prix du génie-conseil québécois, catégorie Infrastructures urbaines 2006 Salle de spectacles de dolbeau-Mistassini* Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 2006 Lauréat concours d’architecture 2005 Chapiteau de la Cité des arts du cirque - toHu* Prix idées pour la vie, prix canadiens de l’environnement, Canadian Geographic 2007 Premier prix, Public Assembly Category, Ashrae 2006 Prix d’excellence, catégorie Innovation en architecture de l’Institut royal d’architecture du Canada 2005 Prix Entreprise Caisse de dépôt et placement du Québec de l’Institut de Design Montréal 2005 Prix Métropole, catégorie Architecture de l’Institut de Design Montréal 2005 Prix Montréal catégorie Architecture du paysage de l’Institut de Design Montréal 2005 Prix d’excellence pour l’innovation en architecture de l’Institut royal d’architecture du Canada 2005 LEED OR, Leadership in Energy and Environmental Design (Canada) 2005 Prix Éco-Conception, les Phénix de l’environnement 2005 Prix Orange Sauvons Montréal 2004 Trophée Contech, Pratique innovatrice, catégorie Développement Durable 2004 Trophée Contech, Pratique innovatrice, catégorie Bâtiment industriel, commercial et institutionnel 2004 Prix d’excellence catégorie bâtiments verts, l’Institut canadien de la construction en acier 2004 Projet sélectionné, Canada au Sustainable Building 2005 à Tokyo Premier prix dans la catégorie «Green Design and Technical Innovation» Premier prix toutes catégories Brownie Awards 2004, un programme du Canadian Urban Institute Lauréat concours d’architecture 2002 théâtre du Vieux-terrebonne* Médaille du Gouverneur général pour l’architecture 2006 Prix de l’Institut de Design Montréal catégorie architecture 2006 Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 2003 Lauréat concours d’architecture 2002 bibliothèque de Châteauguay * Médaille du Gouverneur général pour l’architecture 2006 Prix d’excellence, catégorie Projets culturels de l’Ordre des architectes du Québec 2005 Certificat du mérite, Chambre des communes du Canada 2005 Finaliste du Mérite Ovation municipale, Développement durable 2005 Lauréat concours d’architecture 2001 agrandissement de l’aéroport international Pierre-elliott-trudeau*, Phase 1 Prix Armatura, catégorie institutionnelle de l’IAAQ 2005 Prix d’excellence, Projets commerciaux / institutionnels de l’ICCA 2004 Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur * Prix Armatura, catégorie institutionnelle de l’IAAQ 2003 Pavillon richard J.-renaud, université Concordia* Lauréat concours d’architecture 1999 école des Hautes études Commerciales, université de Montréal* Prix d’excellence, catégorie Architecture institutionnelle de l’Ordre des architectes du Québec 2000 Pavillon M. H.-Wong, université McGill * Mention, catégorie Architecture institutionnelle de l’Ordre des architectes du Québec 1998 Pavillon athanase-david* de l’uQaM Premier prix, catégorie Édifices historiques, Divisions Québec-Canada 1993 Vieux-Port de Montréal* Prix Orange, catégorie Design urbain de Sauvons Montréal 1992 Award de la revue Progressive Architecture 1992

Musée McCord d’histoire canadienne* Prix du Gouverneur général du Canada 1994 Prix Orange Sauvons Montréal 1992 Prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec 1992 Projet de l’année de la Corporation des entrepreneurs en maçonnerie du Québec 1991 Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 1989 Maison bagg Mention, catégorie Conservation architecturale de l’Ordre des architectes du Québec 1995 Prix Orange Sauvons Montréal 1993 Premier prix, catégorie Édifices historiques, Boma Divisions Québec-Canada 1993 Centre hospitalier anna-Laberge* Premier prix, catégorie Bâtiment institutionnel de l’Ordre des architectes du Québec 1990 Citation for Excellence 1983, American Institute of Architects bibliothèque et Maison de la culture Côte-des-Neiges Mention de l’Ordre des architectes du Québec 1985 Chapelle du Sacré-Coeur Médaille du Gouverneur général du Canada 1983 Distinction de l’Ordre des architectes du Québec 1983 Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 1979 Centre d’interprétation de la nature à Percé Projet sélectionné pour représenter le Canada, exposition OKanada à Berlin 1982 uQaM*, Phase 1a Prix d’excellence Ordre des architectes du Québec 1980 Prix d’excellence de la revue Canadian Architect 1974 résidence Gérard Pratte Médaille Massey Or 1961 * Projets en consortium

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crédits

Coordination de la publication Pierre boyer-Mercier Conception graphique Jean-H. Mercier Rédaction Jonathan Cha Révision linguistique Nicole Larivée

CréditS PHoto a.M. adams Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur (photo du bas à gauche, page 73) Michel brunelle Musée McCord d’histoire canadienne (photos de l’intérieur) roderick Chen Le Casino de Montréal Marc Cramer Théâtre du Vieux-Terrebonne Salon Feuille d’érable d’Air Canada à la jetée transfrontalière Agrandissement de l’aéroport Montréal-Trudeau (photos de la page 94, sauf la photo de chantier) Maurice Grenier Résidence Leman, Sœurs de Sainte-Croix alain Laforest Chapiteau de la Cité des arts du Cirque -TOHU (photo du bas, page 62 et photo avec la foule, page 63) alex Legault Chapiteau de la Cité des arts du Cirque -TOHU (sauf deux photos d’Alain Laforest) Messiers designers inc. Salon VIP protocolaire, aéroport Montréal-Trudeau Salon Aéroports de Montréal, aéroport Montréal-Trudeau (photo du bas à droite, page 96) Nicolas McComber Bureaux de Jodoin Lamarre Pratte et Associés, architectes (photo du bas, page 7 et photo du bas à droite, page 86) Institut de chimie et de pétrochimie du Collège Maisonneuve richard Poissant HEC-Montréal Photographex Chapelle du Sacré-Coeur de la basilique Notre-Dame Campus de l’Université du Québec à Montréal (photo d’extérieur à droite, page 27) Bibliothèque et Maison de la culture Côte-des-Neiges Peter roper Perspective Hydro-Québec en page 101 Perspective Projet de stade au Nigéria Jacques Vary Pavillon Triest

Jean-H. Mercier Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs Église Saint-Fabien Église Marie-Reine-des-Cœurs Centre missionnaire Sainte-thérèse des Capucins (photo du haut) Régie des installions olympiques Collège Roussin à Pointe-aux-Trembles, piscine et gymnase Vue aérienne, campus principal de l’Université de Montréal Tour du pavillon principal, Université de Montréal École François-La Bernarde École Marguerite-Bourgeois Faculté vétérinaire de l’Université de Montréal à St-Hyacinthe Pavillon M. H.-Wong, Université McGill Pavillon Samuel Bronfman, Université de Montréal Campus de l’Université du Québec à Montréal (sauf photo d’extérieur à droite, page 27) École polyvalente Jeanne-Mance (photos couleur) Bibliothèque du Collège Saint-Laurent (photo de gauche) École polytechnique Complexe scientifique Richard J. Renaud de l’Université Concordia (sauf photo extérieure en hiver) Square Tomlinson et pavillon Lorne M.-Trottier des Technologies de l’information Pavillons Jean-Coutu et Marcelle-Coutu de l’Université de Montréal Habitation Le Tournesol Habitations Parthenais Habitations Saint-Vallier Musée d’art contemporain de Montréal Centre hospitalier Saint-Eustache Centre hospitalier Anna-Laberge CHSLD Les Havres CHSLD Bordeaux-Cartierville Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur (sauf photo du bas, page 73) Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue Banque d’épargne à Longueuil Siège social de Gaz Métropolitain Société Radio-Canada Boutique Tour-Eiffel, aéroport Montréal-Trudeau Métro de Montréal, station Côte-Vertu Salon Aéroports de Montréal (sauf photo du bas à droite, page 96) Autres photos et dessins par les architectes

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Profile for Jodoin Lamarre Pratte architectes

Jodoin Lamarre Pratte et Associés architectes – 50 ans | 1958-2008  

Livre retraçant les 50 premières années d'histoire et de projets de la firme.

Jodoin Lamarre Pratte et Associés architectes – 50 ans | 1958-2008  

Livre retraçant les 50 premières années d'histoire et de projets de la firme.

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