Page 1

Comment intĂŠgrer les outils du web 2.0 dans une institution ?

Joana SAADA


2


3


4


Sommaire Introduction .................................................................................................................................................

P.7

I-L’ émergence du Web 2.0 1.1 L’ évolution du web ........................................................................................................................... P.9 1.2 Les outils du web 2.0 ........................................................................................................................... P.11 II- Quels sont les enjeux pour l’institution pour l’intégration des outils du web 2.0, dans l’organisation ? 2.1 Les motivations..................................................................................................................................... P.15 2.2 Les risques ........................................................................................................................................ P.19 III- Comment intégrer les outils du web 2.0 dans le Service Innovation et Economie Numériques (SIEN)? 3.1 Le SIEN et l’ extranet ........................................................................................................................ P.23 3.2 Le SIEN et les réseaux sociaux ......................................................................................................... P.27 IV- Un métier en «poupe», le Community Manager, quel est son rôle ? 4.1 Ses missions ....................................................................................................................................... P.33 4.2 Ses outils de management ................................................................................................................ P.37 V- Quel avenir pour les outils du web 2.0 ? 5.1 La pérennisation des outils .............................................................................................................. P.45 5.2 Google + serait-il plus adapté à une institution ? ............................................................................ P.47 Conclusion

...................................................................................................................................................

P.49


6


Introduction Partant du constat qu’un nouvel extranet intégrant les outils du web 2.0 a fait son émergence au sein du Service Innovation et Economie Numériques (SIEN) et que les réseaux sociaux sont utilisés de façon partiel, une réflexion semble nécessaire autour de l’utilisation des outils collaboratifs au sein d’une administration publique. Cette démarche doit être menée aussi bien dans une institution privée que publique. En effet, les réseaux sociaux ont déjà prouvé leur influence sur les gouvernements lors des révolutions arabes en aidant les populations à dénoncer les régimes dictatoriaux. Ces nouveaux comportements bousculent les sociétés, l’usager devient acteur, on parle désormais d’innovation ouverte, un mode d’innovation qui repose sur le partage et la collaboration. Désormais, il est important pour le SIEN de savoir comment se positionner face aux outils participatifs afin de les intégrer dans une stratégie de communication. Cette question fera l’objet d’une réflexion, pour comprendre dans un premier temps, quelles motivations ont poussé le SIEN à adopter les outils collaboratifs, dans un second temps de savoir comment le SIEN se positionne face à ces outils et enfin de réfléchir sur leur avenir.

7


I-L’émergence du Web 2.0

8


1.1 L’ évolution du web C’est en 1990 que l’ingénieur Tim Berners Lee, crée le World Wide World, communément appelé le web, qui correspond à une des applications d’internet. Depuis le web a connu de nombreuses évolutions. Au départ, le web appelé web 1.0 était constitué essentiellement de contenus multimédias : textes, images, sons, vidéos, alimentés par un webmaster. Les pages souvent statiques étaient reliées entre elles par des liens hypertextes. Nous avions donc d’un côté un diffuseur et de l’autre un ou plusieurs utilisateurs, plaçant ainsi l’internaute comme un spectateur externe face à l’information. Mais l’apparition du web 2.0, et la popularisation de ce terme en 2004 par Tim O’Reilly lors d’une conférence a complètement bouleversé notre rapport face à l’outil. Désormais le web évolue vers plus de simplicité et d’interactivité. Son aspect dynamique, place l’internaute au cœur d’internet et lui confère la possibilité de publier, de commenter et de partager de l’information. Il passe alors d’un simple spectateur à un acteur à part entière. Cette interactivité avec l’internaute se fait grâce à des outils que l’on nomme outils du web du 2.0.

9


Source : http://digitalreputationblog.files.wordpress.com/2009/11/image_blog_outils_2-0_bis.png


1.2 -Les outils du web 2.0 On entend par outils du web 2.0, tous les réseaux sociaux : facebook, twitter, viadéo, linked in ect. Parmi les outils et les services qu’ offrent le web participatif, on trouve aussi, les blogs, les wiki, les forums, etc. L’avantage des outils du web 2.0 est qu’ils sont à la portée de tous les internautes. Sur le graphique de gauche, vous pouvez apercevoir la diversité des outils du web participatif que l’on peut trouver sur Internet. Le web 2.0 ou encore le web participatif a fait immerger deux notions : -Le média social - Le travail collaboratif

11


12


Média social : Pour définir ce terme, il est nécessaire de s’interroger sur la notion de média. Un média est un « support de diffusion massive de l’information via des supports de diffusion tels que des images, du texte, des vidéos, du son ect. », la différence avec un média social vient de la nature de l’intermédiaire comme l’exprime très bien Frédéric Cavazza (Cette personne est connu pour son travail dans l’univers du web): « alors que dans les médias traditionnels il y a un émetteur qui diffuse un message unique à destination des cibles, dans les médias sociaux chacun est à la fois diffuseur et cible »1. D’après cette définition, on voit bien que les réseaux sociaux jouent le rôle de média social dans la diffusion de l’information. L’information produite et échangée sur le web grâce au développement des outils participatifs ont fait émerger une autre notion, celle du travail collaboratif. Avec internet, le travail collaboratif a pris une dimension différente. Selon la définition de wikipédia, « le travail collaboratif désigne aujourd’hui un travail qui n’est plus fondé sur l’organisation hiérarchisée traditionnelle, c’est donc un nouveau mode de travail où collaborent de nombreuses personnes grâce notamment aux outils du web 2.0. Les nouveaux outils permettent de maximiser la créativité et l’efficience d’un groupe ». Cette notion fait également référence à l’intelligence collective. Les enjeux du travail collaboratif ont fait l’objet d’un séminaire en ligne auquel j’ai assisté. Il s’agissait de recenser les besoins des collectivités en matière d’outils et de partage de documents. (Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site à l’adresse suivante : (http://wegf.org/fr/2011/06/ outils-collaboratifs-pour-le-secteur-public-seminaire-en-ligne/) D’après ces deux définitions, on se rend compte que l’intégration des outils du web 2.0 pourrait changer la dynamique de l’institution. Le Conseil Régional est une institution publique où la communication est descendante puisque les décisions sont prises par la hiérarchie. D’un côté nous avons donc la lenteur administrative et de l’autre l’évolution rapide du web. Mais le SIEN soutient des projets dans le domaine de l’innovation numérique, par conséquent, il est important pour le service de consolider sa présence sur le web. Il s’agit ici, de développer un nouveau mode de communication dynamique et transversale qui repose sur les nouveaux outils du web. Nous allons voir maintenant quels sont les motivations qui ont poussées le SIEN à intégrer les outils du web 2.0.

13

1

: Source Internet Actu


II- Quels sont les enjeux pour l’institution lors de l’intégration des outils du web 2.0, dans l’organisation ?

14


2.1 - Les motivations du Service S’imposer sur les réseaux sociaux permet de s’ouvrir vers l’extérieur. Il favorise ainsi le travail collaboratif, la prise de parole et la circulation d’information entre les acteurs internes et externes à la Région. Les outils du web 2.0 intégrés à l’extranet, constituent une opportunité pour les collectivités de travailler autrement et de créer de nouveaux liens avec les partenaires et les porteurs de projet. Intégrer les outils du web 2.0 permet également au Service Innovation et Economie Numériques : - D’informer au-delà du service sur les projets menés dans le cadre des innovations numériques. Sur le site « Emergences Numériques » dans la rubrique « actualités » ou encore sur Facebook, on trouve toutes les actualités du service mais également tous les appels à projets ou les événements organisés par la Région et ses partenaires. - De valoriser le service. Il permet une meilleure visibilité de l’action publique, donnant une image dynamique de l’institution. - D’améliorer le trafic sur le nouveau site. Grâce à la présence du SIEN sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, le service pourra communiquer sur le lancement du nouvel extranet ‘Emergences Numériques’. Inversement, sur le site nous avons rajouté des liens qui renvoient sur les pages des réseaux sociaux.

15


16


- De travailler autrement, en permettant aux acteurs locaux, aux partenaires et aux porteurs de projets d’échanger et de partager de l’information. Il s’agit aussi de stimuler la création et l’innovation par l’échange. Sur l’extranet il existe des groupes de travail privés destinés aux acteurs externes de la Région. Grâce à « mon espace » réservé aux personnes inscrites sur le site, ces dernières pourront accéder à la partie « contribution », pour publier de l’information sur le site). - D’accepter la transparence. - De faire preuve de réactivité : Répondre aux attentes des partenaires, des associations, des entreprises, des particuliers, etc. - De faire une veille active sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) : en s’abonnant par exemple aux flux RSS, il est possible de connaitre les tendances en matière d’innovation. Mais également de veiller aux retours qui sont fait sur les programmes menés par le SIEN.

Nous comprenons que la présence du SIEN sur les réseaux sociaux et que l’intégration des outils du web 2.0 dans le nouvel extranet, s’inscrivent dans uns stratégie de communication. Mais être présent sur les réseaux sociaux comportent également des risques :

Quelles peuvent êtres les conséquences d’une utilisation malveillante des réseaux sociaux dans un cadre professionnel ?

17


18


2.2 - Les risques encourus par le Service Nous allons voir maintenant, quels sont les risques liés au développement des outils du web 2.0 dans le service: - Problème de confidentialité : les réseaux sociaux tels que facebook ou Twitter conservent les données dans une base centralisée, avec leur propre règle de confidentialité. - Dégradation de l’image: il faut faire attention aux publications des internautes qui pourraient nuire à l’image de l’institution. C’est pourquoi il est important de veiller à ce qui se dit sur la toile, afin que certains commentaires ne portent pas préjudice à l’institution. - La trace numérique : les informations ne s’effacent pas sur le web. - Le risque est de développer un outil non évolutif, adapté en 2011, et obsolète quelques années plus tard. - Perte d’information : Sachant que l’information n’est pas hiérarchisée sur les réseaux sociaux, il existe un risque de perte de l’information. Ainsi la création d’une charte de bonnes pratiques permettra au mieux d’appréhender les comportements afin qu’une partie des acteurs puissent s’approprier les pages dédiés à l’innovation numérique. La Charte des bonnes pratiques : Il est important de créer une charte des bonnes pratiques que l’on intègrerait par exemple sur le réseau social facebook. Cette charte servirait à informer mais également à sanctionner en cas d’abus. C’est aussi un message fort pour les collaborateurs, car elle montre que le service a su intégrer en interne les nouvelles règles du jeu du web. Des ateliers pourront être réalisés notamment avec les animateurs des Espaces Régionaux Internet Citoyen (ERIC) pour mener à bien la réalisation de cette charte. Même si la présence du service sur le web 2.0 comporte des risques, les motivations pour le SIEN sont multiples. Après avoir expliqué pourquoi le service veut faire des outils collaboratifs sa « priorité », il est important de comprendre comment il choisit d’intégrer ces outils. 19


III- Comment intĂŠgrer les outils du web 2.0 dans le SIEN ?

20


La thématique collaborative a rapidement fait émerger au sein de l’administration publique des besoins d’outils de production collaborative et de partage de documents. Mais avant de se lancer dans les outils du web 2.0, il est important de prendre en compte certains éléments, il ne s’agit pas uniquement de déployer un outil, mais il faut également que l’outil face l’objet d’un accompagnement au sein du service pour que l’ensemble des agents puissent se l’approprier. La conduite du changement passe par différentes étapes qui sont : l’information, la communication et la formation. Pour que l’appropriation de nouveaux outils soit optimale, il est toujours plus judicieux de sensibiliser et de faire participer en amont les futurs usagers. Il s’agit aussi pour le Service, de faire un benchmarking sur l’utilisation des réseaux sociaux dans d’autres collectivités, afin d’en tirer le meilleur de cette expérience et d’anticiper les risques. Exemple : D’après un séminaire en ligne auquel j’ai assisté sur le thème « les nouveaux usages collaboratifs pour le secteur public. Quel besoin ? Quels outils ?, il semblerait qu’INPS, la sécurité social Italienne, soit le premier cas d’utilisation des réseaux sociaux dans l’administration publique. Sur le site, on trouve : - Les réseaux sociaux - Un portail d’entreprise / participatif - Une communication instantanée Internet serait donc un moyen de rapprocher les citoyens de l’administration, pour tendre à un service public plus efficace. Après avoir pris en considération les différents points de vue, le SIEN a fait les choix suivants : - D’insérer les outils du web 2.0 dans son nouvel extranet. - D’être présent sur deux réseaux sociaux Facebook et Twitter. Il s’agit ici de dresser un état des lieux, afin de savoir comment le SIEN se positionne en interne face à ces outils.

21


22


3.1-Le SIEN et l’extranet Dans le nouvel extranet, Le SIEN a fait le choix d’intégrer les outils du web 2.0 dans la rubrique « mon espace ». Cette rubrique permet de : -Contribuer : en postant un article ou un document -De construire : en favorisant la co-construction de documents grâce à la présence d’un wiki. Comme vu précédemment cette notion de travail collaboratif fait appel à l’intelligence collective. -D’échanger et de partager : grâce à l’espace Forum, l’internaute pourra poser des questions La rubrique, « mon espace » n’est pas encore ouverte au grand public et à l’ensemble des chefs de projet. La raison est que le prestataire n’a pas fini de développer les fonctionnalités de ces différents outils. Ceci, nous laisse donc le temps de communiquer en interne sur cet espace et d’expliquer son utilité à l’ensemble des chefs projets. Une fois cette démarche établie, il va falloir former l’ensemble des agents sur l’utilisation de ces espaces collaboratifs. Cette formation passe par la création d’une plaquette de formation, que j’ai commencé à créer en interne.


Ce qui reste à faire sur l’extranet : - Finaliser les plaquettes de formation -Former l’ensemble des chefs de projet sur les outils du Web 2.0 : Comment utilise t-on un wiki par exemple ? quel est le but final de ce wiki ? -Insérer les icônes des réseaux sociaux sur les actualités, pour permettre une meilleure diffusion de l’information. -Aider les chefs de projets à construire leur groupe de travail

24


L’ extranet et les réseaux sociaux : Afin de favoriser la visibilité du site et de faire du « buzz » sur le contenu publié, il est important de rajouter sur chaque article publié les boutons de partage qui renvoient sur les réseaux sociaux. C’est le cas par exemple des icônes facebook et twitter qui permettent de partager un article sur son réseau communautaire. Désormais, il ne suffit plus que d’un clic pour relayer l’information de la mission TIC.

Les flux RSS : L’internaute à la possibilité de suivre l’actualité du site en s’abonnant au flux RSS.

Flux RSS Le RSS ( Really Simply Syndication) offre à l’internaute la possibilité d’accéder en temps réel aux dernières mises à jour du site ! Actuellement il existe le Social RSS, qui est un Flux RSS destiné aux réseaux sociaux

25


Ce qui reste à faire sur Twitter : - Etre plus présent sur ce réseau social - Communiquer sur le lancement du nouvel extranet - Faire une veille active dans le domaine des innovations numériques.

26


3.2 -Le SIEN et les réseaux sociaux

Le SIEN et Twitter : Le SIEN est présent sur le réseau social de Twitter sous le nom de ‘ TIC en Région’. A l’heure actuelle, il y a une utilisation partielle de ce réseau social, puisque les publications sont rares. Il est donc important de communiquer autant sur Facebook que sur Twitter afin d’élargir notre cible. Twitter sera également pour le Servcice Innovation et Economie Numériques, l’occasion de communiquer sur le lancement de son nouvel extranet. Quelles cibles sur Twitter ? Si l’on se réfère aux ‘suiveurs’ sur Twitter, il semblerait que la cible de ce réseaux social est réservé à des initiés, c’est-à-dire aux acteurs qui travaillent ou qui s’intéressent de près ou de loin aux innovations numériques.

Tout savoit sur Twitter 140 : C’est le nombre maximum de caractères que l’on peut publier par message. @ : Précède le nom de l’auteur Follow : On peut suivre qui on veut sur twitter à condition de s’abonner sur son compte. On reçoit alors tous ces messages. ReTweet (RT) : Relayer un message d’un tiers. Hashtag ( #) : indicateur de motclé, permet de retrouver tous les message sur un sujet.

27


Ce qui reste à faire sur Facebook : - Créer plus d’interactivité avec l’internaute - Il faudrait développer une stratégie de communication et éventuellement développer une page facebook par thème pour chaque programme. Par exemple développer une page pour le programme PACA Labs, une page facebook pour le programme des Espaces Régionaux Internet Citoyen (ERIC), etc.

28


Le SIEN et Facebook : Le SIEN est également présent sur le réseau social facebook, avec un profil nommé ‘TIC en Région’. Il semble important de revoir la gestion de ce réseau social. Aujourd’hui la page facebook du Service comprend environ 500 membres. Ce réseau social manque de dynamisme, puisqu’il se présente comme un simple relayeur d’information. Il manque d’interactivité avec les personnes qui ce sont faites ‘amis’ avec ce profil. Si l’on se réfère à sa liste d’amis, on se rend compte que facebook est destiné dans un premier temps aux initiés. On retrouve des partenaires, des porteurs de projets, des associations mais également des chefs de projets. Les informations publiées ne peuvent être comprises que par des personnes spécifiques puisqu’il s’agit d’appel à projets, de restitutions d’ateliers ou encore d’annonces d’événements concernant le domaine des innovations numériques.

29


Ainsi nous venons de voir, que les Service Innovation et Economie Numériques a choisit de faire du web participatif une stratégie de communication au sein du service. Mais comme nous avons pu le constater, il reste encore beaucoup de fonctionnalités à développer et une réflexion doit être menée en interne. Voici quelques questions à se poser afin d’optimiser la présence du SIEN sur les réseaux sociaux : - Définir la cible : Nous venons de voir, qu’à l’heure actuelle, le réseau social est destiné principalement aux initiés. - La présence du SIEN sur les réseaux sociaux peut-elle intéresser le grand public ? Si oui, il faudrait adapter la page Facebook et le compte Twitter. - Doit-on laisser toute personne publier sur le mur de facebook ? Car à l’heure actuelle le profil n’est pas protégé. - Comment créer des échanges dynamiques avec les personnes qui se sont faites amis avec le profil ‘TIC en Région’ ? - Est-ce que l’information publiée est pertinente par rapport aux différents acteurs qui se trouvent sur le réseau social ?

Cette réflexion est nécessaire afin de gérer et d’optimiser la présence du Service sur les réseaux sociaux. Mais pour mener à bien cette réflexion et gérer l’image de l’institution sur la toile, il semblerait important de revoir l’organisation interne du service et de faire appel à un community manager.

31


IV- Un métier en «poupe», le Community Manager, quel est son rôle ?

32


4.1-Ses missions dans le Service Ce nouveau métier a fait son apparition ces dernières années avec l’évolution du web participatif. Le Community manager aura pour mission d’animer au sein du SIEN les réseaux sociaux : Facebook et Twitter et la partie web 2.0 de l’extranet. Cette animation passe par la publication d’actualités concernant le Service Innovation Economie Numériques et ses partenaires.

Les réseaux sociaux et les blogs ont provoqué la prolifération des données personnelles sur le Web.

Le community manager c’est le garant de l’identité numérique de l’institution, c’est pourquoi il devra veiller quotidiennement à ce qui n’est pas de mauvais buzz et savoir le gérer. Il devra faire preuve de réactivité, afin de répondre aux attentes des internautes.

Désormais, chaque utilisateur dispose et doit gérer une véritable « identité numérique » constituée des informations qu’il a rentré dans ses profils, de ses contributions (par exemple dans les blogs) et des traces qu’il ou elle laisse sur les sites web visités...

Il devra également animer et gérer la partie « Mon espace » de l’extranet Emergences Numériques, qui comprend les contributions, le wiki et le forum. Son rôle est de fidéliser les acteurs locaux sur l’extranet. Cette fidélisation passe par exemple par l’envoi d’une newsletter aux abonnées du site afin de les informer des dernières nouveautés.

L’utilisation du monde virtuel, l’évolution de l’internet offrant de plus en plus de services, soit pour les particuliers, les entreprises et les gouvernements amène irrévocablement à se poser la problématique de la sécurité de l’information et plus particulièrement les données personnelles.

Identité numérique

(Définition de wikipédia)

33


Ci-desssous un nuage de tags, qui reflète les qualités nécessaires au métier de Community Manager

34


La réactivité devient un élément clé de la compétitivité : Le Community Manager devra penser à développer les Flux RSS sur le site, car avec la masse d’informations qui circule sur le net, l’internaute est à la recherche de l’instantanéité. A l’heure actuelle, les flux RSS, ne sont utilisés que pour le fil d’actualité. Il peut également développer les flux RSS sur les réseaux sociaux, avec l’application social RSS. Etre force de proposition : Le Community Manger, devra faire preuve de créativité pour développer des nouvelles fonctionnalités sur le site, comme par exemple développer un système de visiocommunication sur le site ‘Emergences Numériques’. Etre à la juste mesure, trouver un équilibre de publication : Il est important pour le Community Manager de communiquer « juste » c'est-à-dire qu’il ne doit pas noyer l’internaute avec une multitude d’informations. Cela signifie également qu’il doit vérifier la source des informations publiées. Droit et Internet : Le community manager doit faire attention aux droits d’auteurs et aux droits d’images. Il ne devra oublier de citer les sources si le contenu publié a été repris. Il est donc important pour le Community Manager de disposer de certaines connaissances en droit du net.

35


36


4.2 Ses outils de management Voyons par la suite, quels outils disposent le community manager pour gérer les réseaux sociaux.

De nouveaux outils de gestion permettant de gérer plus facilement les réseaux sociaux ont fait leur apparition sur le web. Une sélection des différents outils semble être pertinent pour la connaissance d’un community manager.

Les flux RSS Comme nous l’avons déjà vu précédemment, l’abonnement aux flux RSS permet d’instaurer un système de veille, qui permet de vérifier tous ce qui se dit sur l’institution. Il permet également de s’informer sur les dernières nouveautés concernant le domaine des innovations numériques

Google alertes C’est un outil de veille sur des mots clés. Google va chercher sur le web vos mots clés et vous les envoye par exemple par mail (à la fréquence choisie)

37


Dans ce cadre vous pouvez écrire les messages que vous souhaitez diffuser simultanément sur l’ensemble des réseaux sociaux


Hootsuite Hootsuite.com, permet de centraliser plusieurs réseaux sociaux sur une même plateforme. Par conséquent il suffit de publier le message une fois sur la plateforme pour qu’il se diffuse automatiquement sur les réseaux sociaux. Avantage : Possibilité d’utiliser le mode de publication en différé. Cette option, permet de choisir l’heure et la date à laquelle on veut publier le message sur les réseaux sociaux. Grâce à cet outil, le gain de temps est considérable. Plus besoin de se connecter à plusieurs comptes à la fois, désormais on peut gérer et consulter le fil d’actualité des réseaux sociaux sur une seule plateforme hootsuite. Hootsuite c’est également un outil de veille. Inconvénient : Cet outil permet de gérer au maximum cinq réseaux sociaux.

15


40


Alerti : permet de gérer sa veille et sa réputaion numériques

41


#web 2.0

En allant sur le site visible tweet, j’ai choisi de faire une recherche sur le«web2.0». J’ obtiens un mur d’animation avec tous les tweets qui contiennent les mots clés « web 2.0». Attention à ne pas oublier de rajouter le ‘#’ avant de faire sa recherche.

42


Socialmention.com : est un moteur de recherche et d’analyse en temps réel spécialement dédié aux médias sociaux qui va vous permettre de suivre et de mesurer ce que les gens disent à propos de votre marque ou de votre entreprise.

Youseemii Monitoring est l'outil de veille et de mesure de présence sur le web et les réseaux sociaux.

Tweetmeme : classe les twits les plus récents et les plus populaires selon le nombre de commentaires qui y sont rattachés.

Visibletweests.com : possibilité de faire défiler sur un mur tous les tweets grâce à des mots clés. Cela peut servir pour habiller une conférence.

43


V- Quel avenir pour les outils du web 2.0 ?

44


5.1- La pérennisation des outils L’évolution rapide des outils du web 2.0 pose la question de la pérennisation des outils. Cette question est valable pour n’importe quelle institution qu’elle soit privée ou publique. Si les entreprises et les institutions utilisent de plus en plus les réseaux sociaux, à noter néanmoins qu’une lassitude vis-àvis de Facebook et Twitter gagne du terrain. En effet, d’après un article paru le 22 Août 2011 dans le Figaro, les premiers adeptes des réseaux sociaux commencent à s’en détourner. Selon une étude menée par le Cabinet de Conseil Gartner auprès de 6 295 internautes âgées de 13 à 74 ans dans onze pays, près d’un quart d’entre eux affirme moins utiliser leur site communautaire que d’habitude. Deux explications sont avancées : - Les internautes les plus âgés sont inquiets concernant la protection de leur vie privée - Chez les cibles les plus jeunes, l’ennui expliquerai tout simplement, leur présence plus faible sur les réseaux. Google a voulu prendre en considération les faiblesses de Facebook pour développer un nouvel outil concurrent. Ce réseau social porte désormais le nom de Google +

45


46


5.2- Google + serait-il plus adapté à une institution ? Google + VS Facebook : Google + a su tirer des lacunes de facebook, pour créer son propre réseau social google +. Selon les dernières estimations il s’emblerait que google + dépasse déjà les 25 millions de membres actifs. Comment expliquez ce succès ? Google a compris que le point faible de facebook, concernait en particulier la protection de la vie privée, car des affaires ont montré que des salariés ont été licenciés à cause de certaines photos publiées sur leur page facebook, ou bien à cause de certains commentaires déplacés laissés vis-à-vis de leur employeur. D’après les sources de wikipédia, Google + met en avant trois nouveaux services : •les cercles (« circles »), des groupes de contact différents que l’utilisateur peut créer et au sein desquels il décide des informations qu’il souhaite partager. Les contacts font partie de cercles dont ils peuvent connaître les membres mais dont ils ne connaissent pas le nom ; les paramètres de vie privée permettent aussi à chacun de cacher les membres de ses cercles ainsi que ceux dont ils font partie. Ce système remplace la « liste d’amis » typique d’autres sites comme Facebook. •les bulles (« hangouts »), un système de chat vidéo collectif et spontané, réunissant entre 2 à 10 personnes en simultané. •les déclics (« sparks »), un système de suggestion et de partage de contenu par thème avec ses contacts, proche de la section « Recommandations » de Google Reader. Avec ces nouveaux services, Google + a compris qu’il était important de préserver la vie privée de ses utilisateurs. -Google + et le SIEN : Lancé le 28 Juin 2011, il est encore trop tôt pour dire si Google + est mieux adapté à une institution. Cependant, compte tenu de l’évolution rapide du web et du succès de Google +, il serait opportun pour le SIEN de s’intéresser 47 de près à ce nouveau réseau social.


48


Conclusion A l’heure ou le web 2.0 prend une dimension sociétale, il est important pour le SIEN de prendre en considération certains éléments pour améliorer sa présence sur le Web, comme par exemple être plus actif sur les réseaux sociaux ou alors améliorer l’interactivité avec l’internaute. Il s’agit par ailleurs pour le service de développer une stratégie de communication grâce aux outils et services qu’offrent le web participatif, tout en faisant attention à l’image de l’institution sur la toile pour éviter «le mauvais buzz». Il est donc préférable de communiquer peu mais juste, car comme l’ont déjà prouvé récemment les événements, les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle important dans notre société, c’est le cas par exemple des émeutes qui se sont déroulés du 6 au 10 Août 2011 en Grande Bretagne ou encore des révolutions arabes. Des événements incitant les gouvernements à devenir méfiants vis-à-vis des réseaux sociaux. Mais si le web 2.0 est en plein boom dans notre société, il faut savoir que la notion de web 3.0 est en train de gagner le terrain. Mais à quoi peut bien correspondre le web 3.0 ? Il semblerait que le web 3.0 s’oriente vers un web déstructuré, c'est-à-dire plus besoin d’aller sur internet, c’est internet qui vient à vous. Certains perçoivent un web sémantique, avec la possibilité par exemple de «chatter» avec son moteur de recherche. Avec le web 3.0, on est désormais capable de tout faire à partir de son téléphone portable. Désormais, les applications deviennent d’avantages payantes ! Alors en quoi le web 3.0 pourrait-il intéresser les administrations publiques ? Certes il est trop tôt pour répondre à cette question, cependant l’ouverture des données publiques n’apporte t-elle pas un élément de réponse 2...

49 2

http://pro.01net.com/editorial/534392/10-questions-pratiques-pour-tirer-profit-de-l-open-data/


15


Bibliographie Ouvrages : - « La société Numérique en question» ( Isabelle Compiège) - «Facebook, Twitter et les autres.... Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise» ( Christine Balagué et David Fayou) - «Le projet collaboratif 2.0 - Pour mobiliser la documentation au service de l’entreprise» ( Florence Gicquel et Arel Jley)

Magazine : - Informatique 01 - La gazette des communes : Blogs territoriaux et réseaux sociaux sociaux - Les nouveaux enjeux du web 2.0 pour les collectivités.

Sites Internet : - Wikipédia -internet actu.net

50


Comment intégrer les outils du web 2.0 dans une institution ?  

les outils du web 2.0 dans une institution