Issuu on Google+

Vos avis ou sugg estions dossierprofesseu r@ac-nantes.fr

SAIO

Dossier du Professeur 2010 2011


Dossier du Professeur

Editorial L'orientation est un processus continu qui doit être accompagné tout au long de la scolarité de chaque élève, du collège au lycée et du lycée à l'enseignement supérieur. Cet accompagnement, qui est de la responsabilité de tous les membres de l’équipe éducative, doit viser à faire découvrir à chaque élève les métiers, les formations et leurs débouchés mais aussi à lui faire explorer ses propres centres d'intérêt ainsi que ses talents et à développer sa capacité à s'orienter tout au long de sa vie. C’est au collège, bien sûr, que commence l'accompagnement des élèves dans la réflexion sur leur projet professionnel. Plusieurs dispositifs y contribuaient déjà, parmi lesquels la "Séquence d'observation en milieu professionnel" ou l'option "Découverte Professionnelle" (3 heures), mais c’est aujourd’hui, le "Parcours de découverte des métiers et des formations" (PDMF) qui est devenu le cadre de référence de tous les acteurs pour structurer l'accompagnement de chaque élève, de la 5ème à la Terminale, dans la construction de ses choix. La mise en œuvre progressive, en parallèle, du "Passeport Orientation Formation" permettra, à terme, à chaque élève de disposer d'un outil personnel, accessible en ligne, pour retracer ses expériences, ses découvertes et ses acquis, faciliter leur appropriation et les utiliser le moment venu. La réforme du lycée général, technologique ou professionnel, vise à rendre l'orientation des élèves plus ouverte, réversible et personnalisée. C'est une rénovation en profondeur du processus d'orientation qui est maintenant en train de s’accomplir : l'accompagnement personnalisé, le tutorat, les enseignements d'exploration, les stages de remise à niveau, les passerelles, l'entretien personnalisé d'orientation. Tous ces leviers, nouveaux et complémentaires, doivent être utilisés par les équipes pédagogiques et les conseillers d’orientation psychologues pour aider les élèves à construire un parcours de formation et d'orientation à la fois réaliste et ambitieux. La réussite au baccalauréat ne doit, en effet, pas être le seul objectif du lycée, la préparation à un parcours réussi dans l'enseignement supérieur débouchant sur une insertion professionnelle satisfaisante importe au moins autant. C’est là le sens de la troisième priorité du projet d’académie "Cap 2015" qui fixe trois objectifs : rendre plus efficace notre politique d’information et d’orientation, rehausser le niveau de qualification de l’ensemble de la population et améliorer l’insertion professionnelle des sortants du système éducatif. Je vous propose de découvrir maintenant ce “Dossier du Professeur”, réalisé par le Service Académique d’Information et d’Orientation : il vous donnera les repères indispensables pour connaître la dynamique de l’orientation et les procédures de l’affectation ; il vous aidera à prendre en compte la diversité de vos élèves et à personnaliser leurs parcours ; il vous guidera dans la mise en œuvre d’une démarche éducative en orientation. Je vous remercie d’en faire le meilleur usage.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


PREAMBULE

Guide des sites incontournables en matière d’orientation Ä

Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

Pour chaque niveau, vous trouverez de nombreux liens, textes de référence, ainsi que des documents relatifs à l’actualité du système éducatif comme par exemple la réforme du lycée.

Cette rubrique vous permet notamment l’annuaire des CIO sur toute la France.

d’obtenir

Cette partie vous aidera à faire le point sur toutes les questions relatives aux procédures d’orientation durant l’année de 3ème . Vous y trouverez notamment des liens vers les circulaires, le guide national ONISEP de 3 ème …

Rappel des objectifs, des supports, de nombreux liens pour aller plus loin notamment sur le socle commun de connaissances, l’orientation active, les textes officiels…

Ä

Informations sur le cadre politique d’orientation, les textes de référence, mais aussi des liens vers le socle commun de connaissances, l’orientation active, le PDMF, l’orientation dans l’espace européen…

Eduscol

Sur ce site vous trouverez dans chaque rubrique un rappel des textes ainsi qu’un certain nombre d’outils, de liens et documents pour la mise en œuvre de l’éducation à l’orientation.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Ä

Académie de Nantes

Vous trouverez dans cette rubrique les coordonnées, horaires, contacts et établissements de rattachement de chaque CIO de l’académie.

Sont ici répertoriés des documents académiques à destination des professionnels souhaitant investir la problématique de la démarche éducative en orientation.

Cette rubrique incontournable permet aux professionnels ainsi qu’aux famille de connaître les procédures académiques d’affectation à chaque niveau de formation, ainsi que le calendrier de l’affectation, les résultats de l’affectation, d’obtenir les dossiers en téléchargement, les dates des journées portes ouvertes des établissements, ….

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Ä

Académie de Nantes - Bibliothèque en ligne Alexandrie

Taper un mot clé puis cliquer sur OK : par exemple pour les publications du SAIO, taper « post-3 ème », « post-BEP », « post -Bac », « données chiffrées », « éducation récurrente »… Vous obtenez ainsi tous les documents produits par le service en fonction du thème recherché.

Ä

meformer.org

Vous trouverez notamment dans cette rubrique un ensemble de séquences pédagogiques visant à « faciliter l'accès aux informations disponibles sur le site MEFormer, favoriser leur appropriation. (…) Elles sont destinées aux professionnels de l'accompagnement et de l'orientation et doivent leur permettre d'animer des séances collectives qui prennent appui sur MEFormer. » Elles sont disponibles au format Word afin d'être ajustées, modifiées, adaptées facilement.

Plusieurs clés d’entrée pour trouver des fiches métiers détaillées et un lien vers les offres d’emploi liées à ces métiers.

Rubrique permettant d’obtenir : - des données sur l’emploi par groupe de métiers (ex. : pêche mer – aquaculture – transports maritimes – nautisme) - des éléments sur l ’ i n s e r t i o n professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur, avec des clés d’entrée par niveau de formation - des témoignages - des informations sur l a c r é a t i o n d’entreprise…

Permet de trouver une formation, un établissement… selon des critères à déterminer grâce aux menus déroulants.

Ici, des éléments d’actualité et des rendez-vous à ne pas manquer.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Dans cette partie, des conseils sur la démarche d’orientation, la VAE, le bilan de compétences, la recherche de financement pour réaliser une formation, par exemple.

Vous pouvez ici rechercher les coordonnées des lieux d’information et de conseil, afin de rencontrer des professionnels de l’orientation.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Ä

ONISEP

1

1

Des informations par niveau de formation (collège, lycée, aprèsbac) : actualité, modalités d’inscription, schéma des études, dispositifs particuliers, vidéos et témoignages…

3

Recherche par type de handicap, par mode de scolarité et dispositif, informations sur les démarches et les personnes ressources, sur l ’ i n s e r t i o n

2

2

3

4

Recherche par secteur professionnel, par centre d’intérêts, conseils pour la recherche de stages et d’emploi…

4

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Dossier du Professeur

Sommaire Préambule Guide des sites incontournables en matière d’orientation

CHAPITRE 1 - Le cadre éducatif Fiche n° 1 Etablissements Publics Locaux d’Enseignement Fiche n° 2 L’équipe éducative et le professeur principal

CHAPITRE 2 - La dynamique de l’orientation Fiche n° 3 Réseau académique d'information et d'orientation Fiche n° 4 Apprendre à s’orienter tout au long de la vie - PDMF Fiche n° 5 Réforme du lycée Fiche n° 6 Liaison lycée - enseignement supérieur

CHAPITRE 3 - Des repères pour l’orientation et l’affectation Fiche n° 7 Cycles pédagogiques et voies d'orientation Fiche n° 8 Procédure d'orientation Fiche n° 9 Procédures d'affectation et réorientations Fiche n° 10 Procédure Admission Post-Bac Fiche n° 11 Procédures d’appel et demande de recours Fiche n° 12 Eléments chiffrés sur le 2nd degré

CHAPITRE 4 - L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires Fiche n° 13 Répondre à la diversité des élèves Fiche n° 14 Individualisation des parcours scolaires Fiche n° 15 Scolarisation des élèves en situation de handicap Fiche n° 16 Education prioritaire Fiche n° 17 Egalité - mixité Fiche n° 18 Mission Générale d'Insertion - Plates-formes d'Accompagnement vers l'Emploi

CHAPITRE 5 - La relation formation - emploi Fiche n° 19 Insertion professionnelle des jeunes - Enquêtes Génération CEREQ Fiche n° 20 Insertion professionnelle des jeunes Fiche n° 21 Relation formation-emploi Fiche n° 22 Sites ressources sur la formation, l’emploi et l’insertion professionnelle Adresses des Centres d’Information et d’Orientation Annexes Glossaire

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

1

L e c a d r e é d u c a t i f

Etablissements Publics Locaux d’Enseignement

c

Fiche

1

établit chaque année un rapport sur le fonctionnement pédagogique de Le Conseil d’Administration, qui se réunit l'établissement et ses conditions au moins trois fois par an à l’initiative du matérielles de fonctionnement. chef d’établissement, est en tant Ø Compétences consultatives qu’ organe délibératif , une instance L o r sque le pouvoir de décision essentielle de l'EPLE. appartient à une autre instance ou à une La composition du CA autorité administrative, le CA donne Le CA compte 24 ou 30 membres selon uniquement son avis , notamment sur les le type et l’importance en effectifs de mesures annuelles de créations et de l ’ é t a b l i s s e m e n t . S a s t r u c t u r e e s t suppressions de sections, d’options (compétence de l'autorité académique) ; tripartite : les principes de choix des manuels scolaires, des logiciels et des outils M e m b r e s d e d r o i t : représentants pédagogiques (compétence de l'équipe de l’administration de pédagogique). l’établissement, des collectivités Il peut être consulté par le chef territoriales, ainsi que des d'établissement sur toute question personnalités qualifiées. relative au fonctionnement Représentants élus des personnels administratif général de CA enseignants, d’éducation, de l’établissement. santé, d’administration et de Enfin, il est obligatoirement consulté service de l’établissement. pour l’ utilisation des locaux scolaires par le maire de la commune pour Représentants élus des parents et Fonctionnement de l’EPLE l’organisation d’activités à caractère des élèves. Les règles de fonctionnement de l’EPLE culturel, sportif, social et socio-éducatif. figurent dans le livre IV, titre 2 du Code La commission permanente de l’éducation. Le fonctionnement et le rôle du CA En application de la circulaire n°2005 L e c h e f d ’ é t a b l i s s e m e n t e t Le chef d’établissement préside le 156 du 30 septembre 2005, le Conseil conseil d’administration. En cas d’Administration peut « déléguer l’équipe de direction «Le chef d’établissement, en sa qualité de d’empêchement, la présidence est certaines de ses compétences à la commission permanente afin de se représentant de l’État, est l’interlocuteur assurée par son adjoint. des autorités académiques. Il assure, avec Le Conseil d’Administration dispose de concentrer sur les décisions les plus son adjoint, le pilotage pédagogique, c o m p é t e n c e s d é c i s i o n n e l l e s e t importantes (...) visant ainsi à améliorer l'efficacité des établissements, éducatif et administratif de l’établissement » consultatives. notamment en facilitant la prise plus ( circulaire n° 2005 -1 5 6 d u 3 0 s e p t e m b r e Ø Compétences décisionnelles rapide de décisions». 2005 parue au BO n° 35 du 6 octobre Notamment, le Conseil d’Administration : 2 0 0 5 ). La commission permanente n’a pas de ♦ fixe les principes de mise en œuvre En qualité d’ o r g a n e e x é c u t i f d e de l’autonomie pédagogique et, en pouvoir délibératif. Elle prépare les l’établissement, le principal ou particulier, les règles d’organisation t r a v a u x d u C A e t e x a m i n e obligatoirement tout ce qui concerne proviseur représente l'EPLE, préside le de l’établissement, Conseil d'Administration et les autres ♦ adopte le budget de l'établissement, le l ’ a u t o n o m i e p é d a g o g i q u e d e instances de l'établissement, rend projet d’établissement et le cas l’établissement. compte de sa gestion aux autorités de é c h é a n t , l e s e x p é r i m e n t a t i o n s Zoom sur des instances de tutelle. pédagogiques que le projet définit, le fonctionnement de l’EPLE L’équipe de direction d’un établissement plan de prévention de la violence Le conseil de classe préparé par le Comité d’Education à peut être élargie et comprendre, selon la Santé et à la Citoyenneté (CESC), le Présidé par le chef d’établissement ou les cas, le chef d'établissement et son son représentant, le conseil de classe est règlement intérieur, adjoint (ou ses adjoints), le gestionnaire, composé des enseignants, de d e u x le directeur de la SEGPA, le (ou les) ♦ approuve le contrat d'objectifs, délégués de parents d'élèves , de d e u x CPE, le chef de travaux.

réés par les lois de décentralisation des 7 janvier et 22 juillet 1983 modifiées par la loi n°85 -97 du 25 janvier 1985, les Etablissements Publics Locaux d'Enseignement (EPLE) regroupent les collèges, les lycées d’enseignement général et technologique (LGT), les lycées professionnels (LP), les établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA). Ils sont rattachés à une collectivité territoriale : le département (conseil général) pour les collèges, la région (conseil régional) pour les lycées et EREA. Un établissement public local d'enseignement dispose des caractéristiques suivantes : - il est de droit public, - il est local, - il p o s s è d e u n e s p é c i a l i t é : l’enseignement.

Le conseil d’administration

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


délégués des élèves , du CPE , du conseiller d'orientation - psychologue et éventuellement du personnel médico social. Le conseil de classe examine les questions pédagogiques intéressant la vie de la classe et se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de chaque élève. L’assemblée générale des délégués des élèves Dans chaque classe, deux délégués des élèves sont élus, leur réunion forme l’assemblée générale des délégués des élèves. Cette assemblée qui se réunit au moins 2 fois par an sous la présidence du chef d’établissement, constitue u n l i e u d'échanges sur les questions relatives à la vie et au travail scolaires. Elle permet notamment d'assurer une communication entre l'ensemble des délégués de classe, les élus au Conseil d'Administration et ceux siégeant au CVL. Le Conseil des délégués pour la Vie Lycéenne (CVL) Le CVL, composé de représentants élus des élèves et d'adultes membres de la communauté éducative, est l'instance où sont débattues toutes les questions concrètes relatives au travail scolaire et aux conditions de vie des élèves dans l'établissement. Le vice -président du CVL siège au Conseil d'Administration et à ce titre, présente des avis et des propositions. Le Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) Le Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté est obligatoirement institué dans chaque EPLE, conformément aux dispositions des articles R 421 -46 et 421-47 du Code l'éducation. Il est une instance de réflexion, d'observation et de proposition qui conçoit, met en œuvre et évalue un projet éducatif en matière d'éducation à la citoyenneté et à la santé et de prévention de la violence, intégré au projet d'établissement. Il est présidé par le chef d'établissement. D’autres instances concourent au fonctionnement de l’EPLE dont notamment le conseil de discipline, la commission d’hygiène et de sécurité (CHS)…

Autonomie de l’établissement

L’EPLE dispose d’une autonomie éducative et pédagogique qui lui permet de décliner au niveau local les orientations nationales au service de la réussite des élèves. Elle porte notamment sur la préparation de l’orientation ainsi que l’insertion sociale et professionnelle des élèves. Cette autonomie s’appuie sur une série de dispositions législatives: - la loi organique n°2001 -692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF), - la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005, - la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005.

Le conseil pédagogique L’art. L421-5 du code de l’éducation fixe la composition minimale du conseil pédagogique : - au moins un professeur principal de chaque niveau d'enseignement, - au moins un professeur par champ disciplinaire, - un conseiller principal d'éducation, - le cas échéant, le chef de travaux. Il se réunit au moins trois fois par an et est présidé par le chef d’établissement. Institué dans chaque EPLE afin de favoriser la concertation entre les professeurs, le conseil pédagogique "doit devenir u n l i e u p r i v i l é g i é d’échanges et de proposition pour permettre à l’établissement de développer une politique pédagogique efficace" (circulaire n° 2010 -38 du 16 mars 2010 – préparation de la rentrée 2010 – Principes directeurs). Au lycée, il est l’une des instances principales de la mise en œuvre de la réforme et à ce titre, est consulté sur les différents dispositifs et modalités dont celles portant sur l’accompagnement des changements d’orientation.

Le projet d’établissement La circulaire 90 -108 du 17 mai 1990 précise les grandes lignes du contenu du projet d’établissement que chaque EPLE peut adapter à sa spécificité (environnement économique et socio culturel, rythmes scolaires…). Il contient avant tout u n p r o j e t pédagogique mais d’autres éléments peuvent s’y ajouter. Ainsi, dans le

Textes de référence

domaine de l’orientation et de l’insertion sociale et professionnelle de l’élève, le projet comporte des dispositions relatives au dialogue et à l’information nécessaires sur les professions et les formations qui y préparent. Il assure la cohérence des différentes activités de formation initiale, d'insertion sociale et professionnelle et de formation continue des adultes de l'établissement. Les quatre étapes du projet d’établissement sont les suivantes : Ê le diagnostic, Ê la définition des axes du projet , Ê l’élaboration et la présentation d'un p r o g r a m m e d ' a c t i o n s prenant en compte les orientations nationales et académiques, Ê l’évaluation. Le projet d’établissement est pluriannuel et doit être adopté par le CA.

Le contrat d’objectifs La loi organique relative aux lois de finances (LOLF) souligne l’importance de la politique éducative d’un établissement, y associe des objectifs comme «Favoriser la poursuite d’études ou l’insertion professionnelle des jeunes à l’issue de leur scolarité secondaire» (LOLF–Programme n°141, enseignement scolaire du second degré) et en prévoit l’ é v a l u a t i o n en s'appuyant sur des indicateurs de performance. Dans chaque EPLE, le contrat d’objectifs, conçu en cohérence avec le projet d’établissement, définit des objectifs à atteindre à une échéance pluriannuelle sous forme d'un programme d'actions. Les indicateurs permettant d'apprécier la réalisation de ces objectifs sont mentionnés dans le contrat. Le projet de contrat est élaboré dans le cadre d’un dialogue avec l’autorité a c a d é m i q u e , en particulier sur la pertinence des objectifs et ses conditions de mise en œuvre, et doit être transmis pour information à la collectivité territoriale de rattachement un mois avant d'être soumis au CA pour approbation. Dans l’académie de Nantes La procédure de contractualisation expérimentée en 2006 est généralisée depuis la rentrée 2007. 92 % des collèges et lycées (généraux, technologiques et professionnels) ont à la fin de l’année scolaire 2009-2010 un contrat d’objectifs signé ou en cours de signature, et seuls 6 % des établissements de l’académie n’ont pas encore initié la démarche.

- Décret n°2010-99 du 27 janvier 2010 : organisation et fonctionnement des EPLE - Circulaire n°2010-129 du 24 août 2010 (BO n°30 du 26 août 2010) : responsabilité et engagement des lycéens - Circulaire électorale n°2010-128 du 20 août 2010 (BO n°30 du 26 août 2010) : composition et fonctionnement des instances de la vie lycéenne

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

1

L e c a d r e é d u c a t i f

L’équipe éducative et le professeur principal

L

a préparation de l’orientation de l’élève concerne l’ensemble de la communauté éducative. Le professeur principal a un rôle d’impulsion et de coordination de l’équipe éducative, dont chaque membre apporte sa contribution. Il constitue l’interface avec les autres acteurs de l’orientation dans l’établissement.

Le chef d’établissement -

-

-

-

-

-

propose au conseil d’administration un programme (pluri)annuel d’information sur l’orientation en concertation avec le CIO du bassin (PDMF), soumet au conseil d’administration le projet d’établissement, comportant un volet orientation, pilote les actions d’éducation à l’orientation avec l’aide des directeurs de CIO, facilite les échanges entre les familles, les jeunes et l’équipe éducative, préside les conseils de classe ou peut se faire représenter, notamment par le professeur principal, reçoit les familles et les jeunes en cas de désaccord entre les demandes d’orientation et les propositions du conseil de classe (il peut se faire représenter), prend les décisions d’orientation, est responsable du suivi des élèves, y compris après leur sortie de l’établissement, il assure les relais avec les autres partenaires.

Les membres de l’équipe éducative

-

intègrent à leurs cours des contenus et des méthodes de nature à aider les élèves dans l’élaboration de leur projet personnel,

Les délégués des élèves -

-

Le professeur documentaliste -

forme les élèves à la recherche et à l’exploitation des informations.

Le conseiller d’orientation psychologue -

-

-

-

-

est à la disposition de l’élève et de sa famille, au sein de l’établissement et en CIO, pour un conseil personnalisé, ou une aide psychologique, favorise une meilleure connaissance du système de formation et de ses objectifs, apporte des éléments d’information utiles aux propositions d’orientation lors des conseils de classe, anime la réflexion autour des activités d’information et d’orientation, apporte un conseil technique au chef d’établissement et à l’ensemble de l’équipe éducative, aide à l’analyse de l’établissement et de son environnement économique et social.

Le conseiller principal d’éducation -

-

Les professeurs -

participent à la connaissance de soi des élèves, rencontrent les parents d’élèves, participent au processus d’orientation de l’élève, notamment au sein des conseils de classe.

-

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

ils sont élus par la classe pour représenter les élèves, les défendre, parler de leurs problèmes, avec le professeur principal et l’ensemble des élèves, ils discutent des points qui seront abordés en conseils de classe, auxquels ils assistent.

Les autres membres de l’équipe éducative L’ensemble des personnels intervenant dans l’établissement a une place importante auprès des jeunes : écoute individualisée, résolution de problèmes sociaux, prévention des sorties sans qualification, collaboration à des actions transversales.

Les parents -

-

-

facilite le dialogue avec les élèves et leur famille, par sa connaissance de la vie quotidienne des élèves et de leur environnement familial, participe à l’information et à l’orientation des élèves (organisation d'échanges entre les établissements, de visites d'entreprises...), participe au repérage des élèves en difficulté et à la prévention des sorties prématurées du système scolaire.

Fiche 2

participent par le biais de leurs représentants aux conseils d’administration des établissements scolaires et aux conseils de classe, ils sont régulièrement sollicités pour suivre la scolarité de leur enfant (rencontres parents -professeurs, réunions d’information et d’orientation, entretien d’orientation en 3 è m e et en 1 ère ), formulent, pour leur enfant mineur, les demandes d’orientation.

Les collectivités territoriales et les fédérations professionnelles -

peuvent contribuer aussi aux actions d’information pour l’orientation.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Le professeur principal «Les professeurs principaux sont choisis par le chef d’établissement indépendamment de la discipline qu’ils enseignent, en fonction de leurs qualités pédagogiques, de leurs aptitudes aux tâches d’organisation, au travail en équipe et au dialogue, notamment avec les milieux économiques.»

Les missions Pour assurer ses missions d’éducation, de transmission des savoirs et de formation des citoyens, le professeur principal voit ses rôles de médiation, de coordination, d’aide et de conseil se développer.

Le rôle de dialogue et de médiation être l’interlocuteur privilégié des élèves et de leurs parents, - entretenir le dialogue avec tous les acteurs de l’orientation, notamment le conseiller d’orientation psychologue, - être l’interface entre l’élève et les autres membres de la communauté scolaire. -

Le rôle de coordination -

-

participer à l’élaboration des actions d’information et coordonner leur mise en œuvre, effectuer la synthèse des résultats obtenus par les élèves, la présenter au conseil de classe et à la commission d’appel s’il y a lieu.

Le rôle d’aide et de conseil -

-

aider le jeune à construire son projet personnel et à préparer son orientation, participer, en relation avec le CIO, au dispositif mis en place par le chef d’établissement pour aider le jeune dans sa démarche de recherche d’emploi ou d’accès à des mesures spécifiques d’adaptation à l’emploi ou de qualification pour les élèves en recherche d’insertion.

Les actions Le professeur principal répond aux besoins des élèves selon la classe adaptation dans l’établissement (6 è m e , 2 nde ), - soutien et aide au travail personnel, - organisation et suivi des périodes de formation en entreprise, - actions de suivi, d’information et de préparation de l’orientation des élèves dans le cadre du Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) (de la 6 è m e à la terminale), - conduite des entretiens personnalisés d’orientation en 3 è m e , en 1 è r e et en Terminale. -

Le professeur principal impulse et coordonne des actions spécifiques Suivi individuel de chaque élève dans le domaine scolaire - ménager un temps pendant lequel l’élève peut demander une aide pédagogique, parler de ses relations avec les autres (élèves, professeurs), - connaître l’élève autrement qu’à travers ses résultats scolaires. Bilan de l’élève - faire connaître au conseil de classe la situation de l’élève : résultats scolaires, comportement, compétences, évolution…, implication de l’élève dans la vie de l’établissement, - proposer au chef d’établissement, à partir des avis des membres de l’équipe éducative et du conseiller principal d’éducation, une note de vie scolaire (pour les élèves de collège et les élèves de 3 è m e de LP). En résumé, le professeur principal Écoute ♦l’élève, sa famille, ses différents partenaires. Aide ♦ l’élève. Informe ♦ l’élève et ses parents. Synthétise ♦ la situation de la classe et de l’élève. Consulte ♦ les enseignants, les délégués élèves, le professeur documentaliste, le conseiller principal d’éducation, l’assistant social, l’infirmier, le conseiller d’orientation psychologue… Coordonne et anime ♦ l’équipe pédagogique, le conseil de classe (par délégation du chef d’établissement). Etablit le lien ♦ avec l’équipe de direction.

Préparation de l’orientation Dans le cadre du PDMF, le professeur principal, pour sa classe, est le coordonnateur des actions mises en œuvre. Il assure le lien avec le Conseiller d’Orientation Psychologue et le chef d’établissement. Les objectifs sont : - favoriser l’accès des élèves à toutes les informations nécessaires (utilisation de l’espace pédagogique ONISEP au CDI, recherches bibliographiques…), - impulser et coordonner les actions d’information (visites d’entreprises, rencontres avec des professionnels ou des anciens élèves), - organiser la mise en place d’actions d’aide amenant l’élève à se construire une image valorisante de soi. Le professeur principal y contribue par son action pédagogique (notation, suivi des élèves), - accompagner les élèves pour qu’ils élaborent des projets et effectuent des choix (entretiens d’orientation…). Il travaille en relation avec le conseiller d’orientation psychologue, qui apporte son expertise. Dialogue avec l’élève et la famille - établir des échanges avec la famille pour la tenir informée, - faciliter l’implication de la famille, - responsabiliser l’élève. Médiation entre tous les acteurs du système scolaire - aider l’élève à s’intégrer au sein du milieu scolaire, à surmonter ses difficultés, - favoriser le dialogue entre les partenaires de l’équipe éducative. La mise en place des itinéraires de découverte, des Parcours Individualisés, de l’Option ou du Module de Découverte Professionnelle en classe de 3 è m e , des Programmes Personnalisés de Réussite Educative, de l'alternance collège/LP/entreprise, des Travaux Personnels Encadrés (en lycée) et des Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel (en LP) peuvent être des supports d’intervention pour ces actions spécifiques.

Textes de référence - Encart Formation des enseignants - BO n°29 du 22 juillet 2010 : définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier. - Circulaire n°97-123 du 23 mai 1997 parue au BO n°22 du 29 mai 1997 : mission du professeur exerçant en collège, en lycée d’enseignement général et technologique ou en lycée professionnel. - Circulaire n°93-087 du 21 janvier 1993 parue au BO n°5 du 4 février 1993 : rôle du professeur principal dans les collèges et les lycées.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

2

La dynamique de l’orientation

Réseau académique d’information et d’orientation

Fiche

3 Le SAIO

Service Académique d'Information et d'Orientation Le SAIO est un service du rectorat. Sous l’autorité du Chef du SAIO (CSAIO), conseiller technique du Recteur, ce service est chargé : - du pilotage de l’orientation et de la mise en place de l’éducation à l’orientation, - de l’organisation et de la gestion, au niveau académique, de l’affectation des élèves �� la fin de chaque cycle, - du fonctionnement et de l’animation des services d’orientation, - de la production d’études , d’enquêtes et d’analyses. Le CSAIO est également délégué régional de l'ONISEP (Office National d'Information sur les Enseignements et les Professions).

La DRONISEP

Délégation Régionale de l’Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions La délégation régionale, sous la responsabilité du Délégué Régional : - élabore des documents régionaux sur les formations et les métiers, - diffuse des publications régionales et nationales auprès des CIO, des établissements, des élèves, des parents et des partenaires économiques, - propose de nombreux outils pédagogiques à destination des équipes éducatives en établissement.

Les IEN-IO

Inspecteurs de l’Education Nationale chargés de l’Information et de l’Orientation Dans chaque département, l’IEN -IO, en tant que conseiller technique de l’IA DSDEN (Inspecteur d’Académie-Directeur

des Services Départementaux de l’Education Nationale), est chargé, sous l’autorité du Recteur : - d'assurer le suivi de la politique académique en matière d'information, d'orientation et d'insertion, - d'organiser, d'animer et d'évaluer à l'échelon départemental l'activité des CIO, - de participer à l'organisation et à l'évaluation des procédures d'orientation et d'affectation, - de mettre en œuvre et évaluer l'éducation à l'orientation au sein des établissements scolaires, - de produire des études, des enquêtes et des analyses.

Les CIO

l’observation, l’analyse au sein du bassin de formation, de l'orientation et de l'insertion des jeunes (transformations locales du système éducatif et du marché du travail), et la production de documents à destination des équipes éducatives, ◊ l’animation des échanges et des réflexions entre les partenaires du système éducatif, les parents, les jeunes, les décideurs locaux et les responsables économiques. Ils participent aussi : ◊ à la formation des professeurs principaux en tant que conseil technique des établissements, ◊ à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. ◊

Les CIO sont également un lieu de ressources documentaires :

Centres d’Information et d’Orientation Les CIO sont placés sous l’autorité de l’Inspecteur d’Académie de leur département et sont dirigés par un directeur.

-

-

en libre accès : documentation sur les formations (études, diplômes), les concours, les métiers…, sur différents supports : brochures papier, CD -Rom, accès à Internet.

Les CIO sont un service public, Enfin, les CIO permettent un accès gratuit, ouvert à un large public : élèves scolarisés du public et du privé, accompagné à des logiciels d’aide étudiants, jeunes en recherche d'insertion à l’orientation : professionnelle, reconversion…

adultes

en

questionnaires d’intérêts, connaissance de soi…

Les missions d’un CIO sont : l’accueil de tout public et en priorité des jeunes scolarisés et de leur famille, ◊ l’information sur les études, les formations professionnelles, les qualifications et les professions, ◊ le conseil individuel (aider la personne à mieux se connaître, à retenir les informations utiles, à organiser les éléments de son choix…). Chaque consultant, jeune ou adulte, peut rencontrer un conseiller d’orientation-psychologue pour bénéficier d’un conseil, d’une écoute personnalisés, ◊

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Ä Liste

et coordonnées des CIO disponibles en annexe de ce document. Ä Bilan annuel d’activité des CIO de l’académie de Nantes consultable et téléchargeable sur : http://alexandrie.ac-nantes.fr, saisir “bilan” dans cadre blanc, colonne de gauche.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Les COP Conseillers d’OrientationPsychologues Les COP sont environ 200 dans l’académie. Ils sont rattachés à l’un des 20 CIO. Ils sont présents dans les établissements scolaires publics et les Services Universitaires d’Information et d’Orientation.

Leurs missions sont : -

-

assurer l’information des élèves et de leurs familles, contribuer à l’observation continue des élèves , ainsi qu’à la mise en œuvre des conditions de leur réussite scolaire, participer à l’élaboration et à la réalisation des projets des élèves et des étudiants.

Chaque COP partage son temps de travail entre plusieurs établissements publics et son CIO de rattachement pour : - réaliser des entretiens individualisés avec l’élève seul ou accompagné de ses parents (ou éducateurs) afin de l’aider à élaborer son projet d’orientation. En tant que psychologue, il peut proposer la passation de questionnaires, de tests d’aide à l’orientation. - aider les élèves, et notamment les élèves en difficulté , à faire le point sur leur situation scolaire. Le COP peut proposer de réaliser un bilan psychologique à un élève pour l’aider à comprendre ses difficultés.

-

-

-

animer des ateliers auprès de groupes d’élèves sur un thème en rapport avec l’orientation (connaissance de soi, des formations ou des métiers). animer des séances collectives d’informations sur le système scolaire, les formations, ou le monde professionnel en classe, ou lors de réunions de parents. participer aux conseils de classes et à différentes commissions.

Les bassins de formation Ce sont des aires géographiques restreintes et cohérentes d o n t l e s limites sont arrêtées par décision du recteur. Les bassins constituent un espace de concertation pour la mise en œuvre des objectifs nationaux et académiques, notamment l’éducation à l’orientation. Les personnels qui ont la responsabilité de la scolarité des élèves travaillent ensemble dans le bassin de formation. Les établissements scolaires publics sont organisés en réseau pour assurer la continuité et la cohérence d’un parcours de formation pour chaque élève du bassin. On doit pouvoir trouver la plupart des formations scolaires et professionnelles dans un bassin.

Textes de référence - Décret n° 2006-583 du 23 mai 2006 : relatif aux dispositions réglementaires du livre III du code de l’éducation, chapitre sur l’information et l’orientation. - Circulaire n°2009-064 du 19 mai 2009 : missions des inspecteurs d’académie–inspecteurs pédagogiques régionaux et des inspecteurs de l’éducation nationale. - Décision du 1er septembre 2004 : organisation des services de l’Office national d’information sur les enseignements et les professions. - Décret n° 91-290 du 20 mars 1991 : statut particulier des directeurs de centre d’information et d’orientation et conseillers d’orientation-psychologues. - Circulaire n° 80-099 du 25 février 1980 : organisation de l’activité des centres d’information et d’orientation.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

2

La dynamique de l’orientation

Apprendre à s’orienter tout au long de la vie Le Parcours de Découverte des Métiers et des Formations

Fiche

4

L

a Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 inscrit le socle commun de connaissances et de compétences comme disposition majeure de la scolarité obligatoire. Les compétences relatives à l’autonomie et l’esprit d’initiative (pilier 7 du socle commun) sont indispensables pour construire et choisir un parcours de formatio n, première étape de la formation tout au long de la vie. La réussite scolaire puis celle de l’insertion professionnelle réside, en partie, dans l’acquisition progressive de la capacité à « apprendre à s’orienter tout au long de la vie ». Trois dimensions sont constitutives de la capacité à s’orienter : − la découverte des métiers, − la découverte des formations, − l’auto-évaluation et la connaissance de soi.

Les objectifs nationaux Ø Elever les niveaux de qualification ( 100 % d’une classe d’âge au

1 er n i v e a u reconnu, 80 % au niveau du baccalauréat et 50 % de diplômés du supérieur). Ø Favoriser l’égalité des chances. Ø Lutter contre les abandons scolaires .

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’éducation à l’orientation, différents dispositifs ont été mis en place au sein des collèges et lycées. Le Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) vise à donner sens et cohérence à l’ensemble de ces derniers.

Le Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) Le PDMF, généralisé à la rentrée 2009, est un dispositif jalonné d’étapes métiers et de temps forts dont les objectifs et les enjeux sont pour l’élève : - d’identifier le lien entre le travail scolaire et l’itinéraire de formation qu’il construit,

- d’ouvrir son horizon personnel pour élargir ses représentations sur les milieux professionnels, - de construire des connaissances et de développer des attitudes actives, - de se préparer, le moment venu, à faire des choix scolaires et professionnels. Le PDMF vise à : - contribuer au développement de la personnalité et de l’autonomie de tous les élèves, - améliorer la réussite des parcours de formation et l’insertion professionnelle de ces derniers, - les aider à construire une image valorisante de soi.

Le cadre Dans le cadre réglementaire et méthodologique fixé au plan national, le niveau académique est le lieu de définition, d’impulsion, de pilotage et de suivi de la mise en place des activités du PDMF. CAP 2015 : le projet de l’académie de Nantes A partir de différents constats sur les évolutions économiques et démographiques, les disparités territoriales de la région Pays de Loire, ainsi que ceux relatifs aux parcours scolaires des élèves, l’académie de Nantes définit ses priorités et ses objectifs. La priorité 3 du projet académique concerne « l’information et l’orientation, la qualification et l’insertion professionnelle ». Les principaux objectifs sont : ♦ accompagner de manière plus individualisée pour permettre à chaque élève de s’engager dans la formation qu’il a choisie, ♦ rehausser le niveau de qualification, ♦ améliorer l’accès à l’emploi.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

La mise en oeuvre Le cahier des charges académique élaboré par le Recteur en coordination avec les partenaires régionaux définit la mise en œuvre du PDMF. • Les activités sont construites et pilotées par le chef d’établissement et l’équipe éducative , associés à d’autres partenaires. • Le lieu d’élaboration est l’établissement. Les activités du PDMF sont inscrites au volet « information– orientation » du projet d’établissement. • Les activités sont menées par l’ensemble de la communauté éducative (les enseignants, le professeur documentaliste, le conseiller d’orientation–psychologue) selon u n e progression pédagogique cohérente construite collectivement. • Le CIO est un partenaire privilégié, par son rôle d’observatoire du bassin , tant en matière d’éducation que d’emploi. • Le p r o f e s s e u r p r i n c i p a l e t l e conseiller d’orientation -psychologue y jouent un rôle majeur. • Les parents d’élèves y sont également associés en tant que témoins précieux et informés d’expériences professionnelles variées.

Ä "15 repères pour la mise en œuvre du PDMF" - consultable et téléchargeable sur le site Eduscol Ä Présenté sous la forme de 25 fiches-action, le Vade mecum académique du P a r c o u r s d e Découverte des Métiers et des Formations constitue un outil où chaque acteur (chef d’établissement, enseignant, conseiller d’orientation psychologue, membre de l’équipe éducative, parent d’élève) pourra trouver des pistes de réflexion ainsi que des suggestions d’actions.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Les temps forts du PDMF tout au long de la scolarité Le PDMF se construit au collège, dès la classe de 5 è m e pour se poursuivre au lycée, en tenant compte de la liaison collège – lycée et lycée - enseignement supérieur . Tout au long de sa scolarité, l’élève découvre une palette de métiers. Il se familiarise avec les différentes voies de formation et est accompagné dans la construction de ses projets d’études.

La découverte des milieux professionnels et des formations En 4 è m e

L’élève visite ou passe une journée dans un LEGT, LP ou CFA , afin de se familiariser avec les parcours possibles de formation.

En 3 è m e

Une séquence d’observation en milieu professionnel, complétée par d’autres activités telles que la participation à des mini -stages en lycées professionnels, concourent à la réflexion de l’élève sur son premier choix d’orientation qui s’opère à ce niveau.

ODP (3h00)

L’option facultative découverte professionnelle offerte dans tous les collèges de l’académie, permet de faire vivre aux collégiens des expériences concrètes, en contact étroit avec l’univers des métiers. Cette approche doit permettre d’élargir la connaissance et les représentations que se font les collégiens des métiers, mais également de les aider à construire une culture générale sur le monde professionnel.

MDP (6h00)

Le module de découverte professionnelle implanté le plus souvent dans des lycées professionnels concerne plus spécifiquement des élèves volontaires, scolairement fragiles et prêts à se mobiliser autour d’un projet de poursuite d’études vers la voie professionnelle après la 3 è m e . L’objectif principal de ce module est d’aider les élèves à construire leur projet personnel et scolaire, par la connaissance du monde professionnel et des voies de formation, dans une perspective de diminution des sorties sans qualification du système éducatif.

En 1 è r e

Les lycéens doivent pouvoir passer une journée dans un établissement de l’enseignement supérieur (université, IUT, lycée avec STS ou CPGE).

L’accompagnement par les équipes éducatives ♦

En 3 è m e , comme en 1è r e et en terminale de LEGT et de LP, les élèves bénéficient d’un entretien personnalisé d’orientation , réalisé par le professeur principal, avec l’appui du COP, si besoin. Tout en renforçant le dialogue entre les familles et l’équipe éducative, ces entretiens permettent aux élèves de faire un point d’étape sur leurs projets.

L’accompagnement personnalisé de tous les lycéens intègre des activités d’aide à l’orientation. Selon les besoins des élèves, cet accompagnement personnalisé peut être articulé par du tutorat (enseignants ou CPE) afin d’aider les lycéens volontaires dans l’élaboration de leur parcours de formation et d’orientation. Un conseil d’orientation est organisé au cours de l’année de terminale. Ce

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

conseil émet un avis sur les vœux de poursuite d’études post baccalauréat, formulés par les élèves. Dans la cadre de la liaison lycée enseignement supérieur, le temps p r i v i l é g i é d e l ’ o r i e n t a t i o n au premier trimestre de terminale et le dispositif d’ O r i e n t a t i o n A c t i v e participent pleinement à l’esprit du PDMF (voir fiche n°6 de ce document).

PROFESSEUR

- 2010 2011


Le livret de compétences expérimental Dans le cadre de la Loi relative à l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie , l’académie de Nantes a répondu à un appel à projet afin d’expérimenter, pour une durée de 3 ans (2009 -2012), la mise en place du livret de compétences expérimental au sein d’établissements volontaires. L’objectif est de favoriser la convergence d’outils et de démarches jusqu’alors distincts. Le livret de compétences expérimental est au service de l’élève et de l’établissement expérimentateur. L’outil support est le Passeport Orientation Formation (POF). L’élève y enregistre l’ensemble des compétences acquises dans le cadre scolaire et en -dehors de la classe. Le livret retrace les expériences de découverte du monde professionnel et des voies de formation. Il intègre les connaissances et les compétences du socle commun à acquérir en fin de scolarité obligatoire. L’expérimentation du livret de compétences doit être en cohérence avec le pilotage du PDMF, à savoir qu’il mobilise l’ensemble de la communauté éducative. Il est également inscrit dans le volet « information-orientation » du projet d’établissement. Les IA -IPR et les services d’information et d’orientation, en lien avec l’IA-DSDEN et les inspecteurs de l’enseignement agricole apportent leur appui aux établissements expérimentateurs.

Les outils et ressources

Les partenariats

Passeport Orientation–Formation Les échanges réciproques entre les équipes éducatives et les responsables (POF) d’entreprises sur le long terme,

L’ONISEP propose un support numérique du Passeport Orientation – Formation (POF) qui remplace le Web classeur. C’est un espace interactif et collaboratif qui permet à l’élève de garder trace des activités formelles et informelles, des expériences vécues dans et hors des établissements scolaires et des savoirs acquis tout au long de son parcours de découverte des métiers et des formations. L’académie de Nantes intègrera le POF aux Espaces de Travail Numériques Académiques (ETNA) qui seront implantés dans tous les établissements scolaires du second degré d’ici à 2015. Cela permettra à terme, un accès direct au POF, pour chaque élève, chaque membre de l’équipe éducative et chaque parent.

La banque académique de stages De la classe de 3 è m e aux formations de STS, en passant par celles de LP, les élèves et étudiants doivent effectuer des séquences d’observation en milieu professionnel ou des périodes de stage en entreprise. Dans ce contexte, la banque académique de stages représente un outil ressource facilitant la mise en relation de l’offre et de la demande de lieux de stages en entreprise. Celle-ci est actuellement en cours d’élaboration dans l’académie de Nantes. L’ensemble des ressources mobilisables à l’interne des établissements (CDI, documents ONISEP, etc.) comme à l’externe (CIO, SUIO, etc.) participent à l’élaboration du parcours de découverte des métiers et des formations.

permettent de mieux répondre en termes de formation et d’insertion professionnelle, aux évolutions rapides d’emploi.

Les Comités Locaux EducationEconomie (CLEE) Ils permettent de proposer un cadre d’échanges sur les q u e s t i o n s d e formation, d’orientation et d’insertion d e s j e u n e s , entre les différents partenaires des mondes économique et d’éducation. L’un des objectifs est le développement d’actions de sensibilisation sur les métiers et les secteurs professionnels, tout en tenant compte des spécificités des bassins de formation et d’emploi. Les CLEE sont généralement composés de représentants des EPLE, des entreprises, des CIO, des GRETA, de la MGI, des PAE, des Chambres Consulaires et des représentants des collectivités territoriales. Les parents d’élèves peuvent y être associés.

La relation Ecole-Entreprise Les grandes fédérations professionnelles, les représentants des grandes entreprises, ainsi que des chambres consulaires sont associés à la construction du PDMF. A ce titre dans chaque académie, un correspondant « école entreprise » est identifié, et travaille avec les services d’orientation et les établissements. Des accords cadres et des conventions académiques entre le Recteur et les responsables d’entreprises ou d’organisations professionnelles ont été signés afin de formaliser les engagements réciproques et d’évaluer régulièrement les actions menées en ce sens. La « semaine école entreprise », instaurée depuis l’année 2000, s’inscrit dans le cadre de ces accords et conventions.

Textes de référence - Circulaire n°2010-38 du 16 mars 2010 : préparation rentrée 2010 - Circulaire n° 2008-092 du 11 juillet 2008 : Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF)

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

2

La dynamique de l’orientation

Réforme du lycée Fiche 5 La mise en œuvre de la réforme du lycée s’échelonnera sur trois années, avec une première étape à compter de la rentrée 2010 pour la classe de 2nde . Le nouveau lycée, qui intègre une spécialisation plus progressive des différents parcours, doit permettre une orientation continue des élèves ainsi que les changements éventuels de filière.

CALENDRIER DE LA RÉFORME Rentrée 2010

Rentrée 2011

Rentrée 2012

N Mise en place de la nouvelle N Poursuite de la rénovation des classe de seconde. voies générale et technologique : - mise en place des nouvelles classes de 1ère de la voie générale, - mise en œuvre de la rénovation de la filière technologique industrielle avec les nouvelles filières STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable) et STL (sciences et technologies de laboratoire).

N Achèvement de la rénovation des voies générale et technologique : mise en place des classes terminales de la voie générale et de la voie technologique. N Mise en place des nouvelles classes de première STG et ST2S.

Source MEN – « La réforme du lycée : la rénovation de la voie technologique : les séries STI et STL »

La réforme du lycée général et technologique Rappel des objectifs Mieux s’informer pour mieux décider : faire découvrir en classe de 2 nde , de nouvelles matières à l’élève, préparer le choix d’une série de 1 ère, informer l’élève sur les cursus, identifier les activités professionnelles auxquelles ces parcours peuvent conduire. La seconde est une classe de détermination : elle apporte aux élèves une culture générale commune élargie : le tronc commun représente désormais 80 % de l’horaire élève. elle donne aux lycéens la possibilité de découvrir d’autres matières par le choix de deux enseignements d’exploration (dont au moins un dans le domaine de l’économie, à raison de 2 x 1h30 par semaine en moyenne). Le choix d'un enseignement d'exploration ne conditionne pas l'accès à une série déterminée du cycle terminal.

A CADÉMIE

DE

S’orienter de façon progressive et réversible la classe de 2nde donne accès à toutes les filières du cycle terminal. Les séries technologiques rénovées proposent des spécialisations progressives pour faciliter les changements éventuels de voie en fin de 1ère et permettre à l’élève d’affiner petit à petit ses choix d’orientation. Des passerelles entre les différentes voies sont instituées. Mieux se préparer à l’enseignement supérieur : la réforme du lycée s’inscrit dans l’objectif global d’un accroissement du nombre de diplômés de l’enseignement supérieur (50 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur). A cet effet, les séries technologiques rénovées sont plus généralistes en prévision des poursuites d’études après bac.

N ANTES — SAIO — D OSSIER

Les supports de mise en oeuvre L’accompagnement personnalisé : circulaire n°2010-013 du 29-1-2010 (BO spécial n°1 du 4 février 2010)

Il s’adresse à tous les élèves tout au long de leur scolarité au lycée. Il correspond à deux heures hebdomadaires en groupes à effectifs réduits et doit être construit de façon cohérente avec le tutorat et les stages de remise à niveau ou stages passerelles. 3 activités principales sont mises en avant : soutien, approfondissement et aide à l’orientation. Il permet enfin de favoriser la maîtrise par l’élève, de son parcours de formation et d’orientation. Le tutorat : circulaire n°2010-011 du 291-2010 (BO spécial n°1 du 4 février 2010) Le tutorat s’articule avec les dispositifs existants : accompagnement personnalisé, PDMF, entretiens personnalisés d’orientation, Passeport Orientation Formation, stages de remise

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


à niveau et stages passerelles. Il est assuré sur la base du volontariat, par des enseignants, dont les documentalistes, ou des CPE. Chaque lycéen peut demander à avoir un tuteur. Sauf circonstances particulières, l’élève est suivi par le même tuteur durant toute sa scolarité au lycée. Le tuteur : - aide le lycéen dans l'élaboration de son parcours de formation et d'orientation, - assure un suivi tout au long de ce parcours, en coopération avec les différents acteurs de l'équipe éducative, notamment avec le professeur principal et le conseiller d'orientation psychologue, auquel le tuteur ne se substitue pas, - guide l'élève vers les ressources disponibles, tant internes qu'externes à

l'établissement,

- aide l'élève à s'informer sur les

poursuites d'études dans l'enseignement supérieur. Les stages de remise à niveau et les stages passerelles : circulaire n°2010010 du 29-1-2010 (BO spécial n°1 du 4 février 2010)

Les stages de remise à niveau sont principalement destinés à éviter le redoublement. Ils s’adressent aux élèves volontaires et se déroulent sur deux semaines maximum à raison d’une durée moyenne de 20h/semaine ou les mercredis et/ou samedis. Les petits groupes, d’une dizaine d’élèves environ, sont privilégiés. L’objectif est l’acquisition de compétences, de contenus disciplinaires ou d’éléments de méthode, voire des

révisions et entraînements aux épreuves d’examen. Ils sont assurés par des enseignants volontaires. Les stages passerelles s’adressent aux élèves désirant changer d’orientation, en cours ou en fin d’année. L’objectif est d’apporter les compléments d’enseignement indispensables à un changement d’orientation. Sont prioritairement concernés les élèves de 1ère GT souhaitant changer de série ou souhaitant passer dans la voie professionnelle ou inversement. Les élèves de 2 nde peuvent également bénéficier de ce dispositif pour passer de la voie générale et technologique vers la voie professionnelle et inversement. De façon exceptionnelle peuvent être concernés les élèves de terminale.

La rénovation de la voie technologique Evolution des filières STI et STL « Les séries technologiques STI et STL sont rénovées pour être plus attractives et favoriser la poursuite d'études, notamment vers les métiers d'ingénieur et de technicien supérieur. Les formations technologiques industrielles se distinguent mieux de la voie professionnelle. » (source Eduscol) • innovation technologique et éco-conception • système d'information et numérique • énergies et développement durable • architecture et construction

4 spécialités

Sciences physiques et chimiques de laboratoire

Biotechnologies

STI2D

STD2A

sciences et technologies de l'industrie et du développement durable

sciences et technologies du design et des arts appliqués

2 spécialités

2 séries

STL

STI

Comme dans la voie générale, l'accompagnement personnalisé, le tutorat et les stages sont mis en place. Sciences et Technologies de l’Ingénieur : l’académie de Nantes valorise les nouvelles voies technologiques STI2D et STL. Prenant appui sur la mise en œuvre de la rénovation de ces séries, un partenariat qui sera matérialisé par une charte, s’instaure entre des écoles d’ingénieurs, les IUT et le rectorat. Cette dynamique a pour objectif principal de promouvoir les formations de ces établissements et de proposer aux lycéens, qui s’engagent dans cette nouvelle voie, des perspectives de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur avec la possibilité d’un accès au titre d’ingénieur. En effet, l’ambition des nouvelles séries STI2D, STL plus polyvalentes et généralistes, est de former, par l’approche expérimentale, de futurs ingénieurs dans des domaines technologiques diversifiés.

Textes de référence - JO du 29 mai 2010 sur la voie technologique : Arrêté relatif aux nouvelles séries STI2D et STL Arrêté relatif à la nouvelle série STD2A

A CADÉMIE

DE

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

2

La dynamique de l’orientation

Liaison lycée - enseignement supérieur

A

fin d’élever le niveau global de qualification et de favoriser l’insertion des jeunes, l’un des enjeux du système éducatif est de conduire 50 % des futurs étudiants vers un premier diplôme de l’enseignement supérieur.

Le lycée et l’orientation vers le supérieur Tout au long de sa scolarité lycéenne, l’élève est amené à se mobiliser sur la construction de son projet d’orientation, afin de pouvoir, en terminale, formuler des choix éclairés de poursuite d’études. Il est aidé et accompagné par les membres de l’équipe éducative et les professionnels de l’orientation, ainsi que par les acteurs des formations du supérieur et ceux du monde professionnel. La circulaire académique du 8 septembre 2008 sur la liaison lycée – enseignement supérieur a permis d’inscrire les différents dispositifs déjà existants dans un processus continu de construction du projet de l’élève jusqu’à la détermination raisonnée des choix d’orientation. Ultérieurement, la généralisation du PDMF et la mise en œuvre de la réforme du lycée ont renforcé l’accompagnement des lycéens dans l’élaboration de leur projet d’orientation et ont favorisé les actions pour une transition vers l’enseignement supérieur.

L’accompagnement des élèves et de leur famille -

L’accompagnement personnalisé intégré à l’emploi du temps de tous les élèves de seconde, puis de première et de terminale (deux heures par semaine) s’organise autour de trois activités principales, dont l’une d’elles est consacrée à l’aide à l’orientation. L’élève construit son parcours de formation et élabore son projet d’orientation à travers des activités progressives.

A terme, l’accompagnement personnalisé intègrera la démarche d’orientation active vers l’enseignement supérieur. - Un tutorat est proposé à chaque lycéen pour le conseiller et le guider dans ses choix d’orientation, tout au long de sa scolarité lycéenne. - Chaque élève de première et de terminale bénéficie d’un entretien personnalisé d’orientation, réalisé par le professeur principal. Ces entretiens permettent de faire un point d’étape sur l’état d’avancement des projets des lycéens. A ce titre un document de dialogue « familleé q u i p e é d u c a t i v e » est mis à disposition des lycées. Ce dernier vise également à renforcer le dialogue entre les familles et l’équipe éducative. - Un conseil d’orientation est organisé, suffisamment tôt au cours de l’année de terminale, afin que l’élève tire profit des suggestions qui lui auront été formulées. Il émet un avis sur les intentions d’orientation formulées par l’élève. - La qualité et la disponibilité de l’information sur les formations du supérieur sont renforcées.

Ä Circulaire académique du 8

septembre 2008 sur la liaison lycéeenseignement supérieur Ä Documents de dialogue Consultables et téléchargeables sur http://alexandrie.ac-nantes.fr , saisir “enseignement sup” dans cadre blanc, colonne de gauche. Ä Démarches éducatives en orientation – dossier du professeur de lycée Consultable et téléchargeable sur : http://www.ac-nantes.fr, Rubrique Orientation-Insertion - Espace professionnel

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Fiche 6

Cette information doit pouvoir apporter des précisions sur : ♦ le contenu des formations, ♦ le devenir des élèves, ♦ les débouchés professionnels, ♦ les conditions d’insertion, ♦ les places disponibles dans les formations au moment des dépôts de candidatures des élèves. A ce titre, les lycéens de première participent à une journée au sein d’un établissement de l’enseignement supérieur (université, IUT, lycée proposant des STS ou des CPGE).

L’accompagnement des équipes éducatives

Ø La f o r m a t i o n e n d i r e c t i o n d e s professeurs principaux de cycle terminal est renforcée. Ø Un document intitulé « Démarches éducatives en orientation – dossier du professeur de lycée » a été élaboré afin d’impliquer chaque discipline dans l’élaboration du projet d’orientation. Ø Des données statistiques sur le suivi des bacheliers des lycées de Loire Atlantique et de Vendée vers l’Université de Nantes ont été mises à disposition (via ETNA) des établissements. Ø Dans le cadre des relations entre les lycées de Vendée, de Loire -Atlantique et l’Université de Nantes, un espace de ressources et d’échanges (« Caraïbes ») est accessible aux correspondants université en lycées (via ETNA).

La transition lycée–université De nombreux étudiants engagés dans un parcours universitaire rencontrent des difficultés lors de leur première année de Licence, ne leur permettant pas de poursuivre leur cursus jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme universitaire. Dans le cadre du plan « réussite en Licence », les universités ont la responsabilité de construire avec les élèves susceptibles de les rejoindre, un parcours de formation en lien avec un projet d’insertion professionnelle. Elles organisent l’accueil et l’accompagnement des nouveaux étudiants à l’université.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Dans l’Académie de Nantes, un « accord-cadre » a été signé en novembre 2007, entre le Recteur et les Présidents d’Universités. Cet accord insiste sur l’importance de mieux informer les élèves et les enseignants de lycées sur les cursus et les parcours universitaires afin de faire apparaître les savoirs et les savoirs faire requis, ainsi que les activités professionnelles auxquelles ils peuvent conduire. A ce titre : depuis 2007, l’Université de Nantes a développé un réseau de correspondants « université–lycées ». Un « référent université » nommé dans chaque lycée public et privé de Loire Atlantique et Vendée est l’interlocuteur privilégié du « correspondant lycée » des différentes composantes de l’Université de Nantes, afin de favoriser les échanges d’informations et d’actions menées au sein de son établissement. Le 8 septembre 2010 l’université d’Angers a élaboré et signé une charte afin de coordonner et de structurer l’ensemble des actions relatives à l’orientation des lycéens vers l’université. Un « référent université » nommé dans chaque lycée public du Maine et Loire et un « ambassadeur » issu des composantes de l’université d’Angers forment un binôme chargé de bâtir un plan d’actions annuelles. Cette charte s’inscrit dans un projet d’expérimentation plus large, intitulé « Développer des synergies d’avenir : du lycée à l’Université », consistant en un programme d’actions.

Les lycéens et l’université Afin d’enrichir les connaissances des lycéens sur les formations des universités, ces dernières fournissent : • des documents d’informations sur les contenus disciplinaires, les objectifs et les exigences des formations à l’université, • des données statistiques sur les taux de réussite en fin de Licence 1 selon la série de bac et la filière.

Elles proposent également : • des activités de sensibilisation par l’accueil de lycéens au sein des universités (« université à l’essai », « campus ouvert »…), • des interventions de tuteurs et d’ambassadeurs des universités de Nantes et d’Angers dans les lycées de l’académie. Un temps privilégié pour l’orientation en L1 (Bien choisir sa L1) Au cours des mois de décembre et janvier, les élèves peuvent approfondir leur réflexion sur leur projet d’orientation en s’informant sur les filières et les différents dispositifs d’accompagnement et d’encadrement existants à l’université. Ce dispositif (accessible sur www.ac-nantes.fr) recense les Licences 1 offertes dans l’académie de Nantes et permet aux élèves qui le souhaitent de solliciter un entretien ou des échanges par mail auprès des enseignants des universités de l’académie. Les élèves concernés sont ceux issus de terminale (générale, technologique et professionnelle) des établissements publics et privés des ministères de l'Education Nationale, de l'Agriculture et de la Défense. Les établissements concernés sont les universités et les établissements privés de l’enseignement supérieur (Université Catholique de l’Ouest et Institut Catholique d’Enseignement Supérieur) de l’académie de Nantes. Le module Orientation Active de l’application Admission Post-Bac Toute personne qui envisage une poursuite d’études en Licence 1, qu’il soit élève de terminale ou non, doit pouvoir bénéficier d’une recommandation. De même, les élèves de terminale de l’académie de Nantes qui n’ont pas participé au temps privilégié de l’orientation ou dont le projet d’orientation a évolué , doivent pouvoir obtenir un avis des universités de l’académie de Nantes.

L’accueil et l’accompagnement des nouveaux étudiants Des dispositifs d’encadrement sont mis en place à l’université afin d’accompagner les nouveaux étudiants, dès la phase d’inscription et tout au long de la première année universitaire :

-

-

-

les dispositifs de tutorat à l’université et la désignation d’un enseignant référent permettent de guider et d’apporter un soutien disciplinaire et méthodologique, la mise en place d’un carnet de route (Université de Nantes) pour construire son parcours de formation et son projet professionnel, le semestre tremplin ou d’orientation permettant aux étudiants qui le souhaitent de se réorienter vers d’autres filières universitaires, voire vers d’autres types de formation (ex : BTS), après un premier semestre universitaire .

Favoriser l’accès l’enseignement supérieur

à

Dans un souci d’égalité des chances, des directives ministérielles et des actions sont mises en place pour favoriser l’accès et la réussite de tous les élèves dans l’enseignement supérieur. Les élèves de terminale technologique sont encouragés à se porter candidats à d e s B T S o u d e s D U T. L e u r s candidatures sont examinées prioritairement pour l’accès en IUT et en STS. Ces démarches doivent également être encouragées pour les élèves de terminale professionnelle, candidats à des BTS (décret n°95-665 du 9 mai 1995). L’ouverture sociale des classes préparatoires vise à atteindre 30 % de boursiers de l’enseignement supérieur, scolarisés en CPGE . Des programmes de tutorat sont également développés afin que les élèves issus de milieux défavorisés puissent réussir en CPGE (circulaire n°2008 -1011 du 26 mars 2008). Toujours dans un contexte d’ouverture sociale aux filières d’excellence, des expérimentations pédagogiques (article L401-1 du code de l’éducation ) sont menées, permettant la création de Classes Préparatoires à l’Enseignement Supérieur (CPES) . Ces classes d’une durée d’un ou deux ans, accueillent après étude de dossier, des bacheliers issus de terminale générale, boursiers du secondaire ou susceptibles d’être boursiers du supérieur, afin de les préparer à envisager des études supérieures longues et exigeantes.

Textes de référence - Circulaire n°2010-38 du 16 mars 2010 – Encart n°2 du 18 mars 2010 : préparation rentrée 2010 - Circulaire n°2009-1002 du 26 janvier 2009 : orientation des futurs bacheliers vers l’enseignement supérieur en vue de la rentrée 2009 - Circulaire n°2008-013 du 22 janvier 2008 : orientation active - Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (article 20 renvoyé à l’article L 612-3 du Code de l’éducation)

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affectation

Cycles pédagogiques et voies d’orientation

Fiche

7 Enseignement supérieur

Insertion professionnelle

Baccalauréat technologique

Baccalauréat général

Terminale professionnelle

Terminale technologique

Terminale générale

Baccalauréat professionnel

Certificat d’aptitude professionnelle

BEP ou CAP en diplôme intermédiaire

1ère générale

1ère technologique

2nde générale et technologique

Voie générale et technologique

1ère professionnelle

2ème année de CAP

2nde professionnelle

1ère année de CAP

Voie professionnelle

Après le collège Troisième MDP Troisième

Quatrième

Cinquième

Sixième source MEN - La réforme du lycée

A CADÉMIE

DE

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


Les cycles pédagogiques

Le doublement

Les enseignements dans le secondaire sont organisés en 5 cycles. La procédure d’orientation s’organise autour de paliers d’orientation qui se situent à la fin de chaque cycle. A l’intérieur d’un cycle de deux ans, la règle est le passage au niveau supérieur.

Le doublement est de droit pour la famille à tous les niveaux de la scolarité dans le secondaire. À l'intérieur des cycles des collèges et des lycées, le doublement ne peut intervenir qu'à la demande écrite des parents de l'élève ou de l'élève majeur. A l’issue d’un cycle, lorsque les parents de l'élève ou l'élève majeur n'obtiennent Les voies d’orientation Les paliers d’orientation se situent à la pas satisfaction pour les voies d'orientation demandées, ils peuvent, de fin de chaque cycle. Les voies d’orientation possibles à chacun droit, obtenir le maintien de l'élève dans des paliers figurent dans le tableau ci- sa classe d'origine pour la durée d'une seule année scolaire. après.

Enfin, tout élève ayant échoué à l’examen de fin de cycle, se voit offrir le droit d'une nouvelle préparation de cet examen. Pour la classe terminale des lycées d'enseignement général et technologique, ce droit s'exerce dans la limite des places demeurées vacantes après l'admission des élèves issus de la classe précédente de l'établissement scolaire et peut entraîner un changement d'établissement après qu'aient été explorées toutes les possibilités d'un maintien sur place de l'élève. Le changement éventuel d'établissement scolaire relève de la compétence de l'inspecteur d'académie.

Les voies d’orientation Cycles

Classes concernées

Voies d’orientation

d'adaptation

Classe de 6ème

Passage en 5ème

central

Classes de 5ème et 4ème

Passage en 3ème

d’orientation

Classe de 3ème

Passage en 2nde GT ou spécifique Passage en 2nde professionnelle Passage en 1ère année de CAP

de détermination

Classe de 2nde LGT

Passage dans l’une des séries de 1ère

terminal

Classe de 1ère et terminale en LGT

En collège et en SEGPA

En lycée

Textes de référence - Arrêté du 10 février 2009 modifiant l’arrêté du 17 janvier 1992 relatif aux voies d’orientation - Décret 23 mai 2006 : section 4 (extraits) sur le redoublement (Articles D 331-29, D 331-37 à D 331-42)

A CADÉMIE

DE

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affectation

Procédure d’orientation Fiche

8 « L'orientation est le résultat d'un processus continu d'élaboration et de réalisation du projet personnel de formation et d'insertion sociale et professionnelle que l'élève de collège, puis de lycée, mène en fonction de ses aspirations et de ses capacités. (…) Ce processus est conduit avec l'aide des parents de l'élève, de l'établissement scolaire, des personnels enseignants, d'éducation et de santé scolaire, et des personnels d'orientation. » Décret n°2006 -583 du 23 mai 2006 : section 4 sur la procédure d’orientation (Article D 331-23) ou extraits sur Eduscol.

Des intentions (ou voeux d’orientation) aux décisions d’orientation ATTENTION

Les vœux d’orientation ne doivent pas être confondus avec les vœux d’affectation. (voir fiche n°9 de ce dossier sur les procédures d’affectation)

Au 2ème trimestre • Les familles formulent des intentions

d’orientation ; ces vœux ne sont pas définitifs. • Le conseil de classe émet un avis sur ces intentions et/ou peut faire des propositions provisoires.

Les décisions d’orientation Le conseil de classe examine les demandes des familles et émet des propositions : - lorsque celles -ci coïncident avec les demandes des familles, elles deviennent décisions d’orientation arrêtées par le chef d’établissement, - lorsqu’elles ne coïncident pas, le chef d’établissement (ou son adjoint) est tenu de recevoir la famille en entretien. A l’issue de celui -ci, si le désaccord persiste, la famille dispose de trois jours ouvrables pour faire appel. Le litige est alors soumis à une commission d’appel dont les décisions sont définitives (voir fiche n°11 de ce dossier sur les procédures d’appel). Les décisions d’orientation ne peuvent porter que sur les voies d’orientation définies dans les textes réglementaires (arrêté du 10- 2 -2 0 0 9 ) . Les décisions d’orientation sont valables dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé. Remarques Ø Le choix de l’ apprentissage appartient aux familles et ne dispense pas le conseil de classe d’émettre une proposition conforme aux voies d’orientation (voir fiche n°7 de ce dossier sur les voies d’orientation). Ø Si l’élève souhaite se réorienter, le conseil de classe doit néanmoins émettre une proposition de passage en classe supérieure ou de doublement.

Au 3ème trimestre

• Les familles formulent des vœux

définitifs d’orientation pour le passage en classe supérieure, le doublement ou parfois pour une réorientation.

Consultables et téléchargeables sur http://alexandrie.ac-nantes.fr Ä Fiches de liaison, Ä Circulaire Orientation-affectation, saisir “orientation affectation” dans cadre blanc, colonne de gauche. Ä Bilan de l’orientation, saisir “bilan orientation” dans cadre blanc, colonne de gauche.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Ø En classe de seconde générale et technologique : « Les enseignements d’exploration visent à faire découvrir aux élèves des enseignements caractéristiques des séries qu’ils seront amenés à choisir à l’issue de la classe de seconde générale et technologique, ainsi que les études supérieures auxquelles ces séries peuvent conduire. Leur suivi ne conditionne en rien l’accès à un parcours particulier du cycle terminal. » « L’accès à la classe de première des séries citées à l’article premier du présent arrêté n’est conditionné par le suivi d’aucun enseignement d’exploration particulier en classe de seconde. » Arrêtés des 27 - 0 1 e t 1 -0 2 -2 0 1 0 organisation et horaires des enseignements du cycle terminal des lycées, sanctionnés par le baccalauréat général – A r t i c l e s 4 e t 1 0 .

Dans l’académie de Nantes Tous les ans, au 2ème trimestre, - le SAIO met à disposition des établissements des fiches de liaison pour les classes de 6 è m e, 4 è m e, 3 è m e et 2 n d e. Ces fiches permettent d’instaurer un dialogue entre la famille et l’établissement sur les souhaits d’orientation des élèves et les propositions du conseil de classe. - une circulaire académique Orientation-Affectation pose le cadre général et les modalités de mise en œuvre académique. Enfin, une note du SAIO, « Bilan de l’orientation » paraît chaque année au 1 er trimestre de l’année scolaire N+1. S’appuyant sur l’enquête nationale orientation, elle permet d’obtenir des données chiffrées sur les demandes et décisions d’orientation de la 6 è m e à la 2n d e. Les données ainsi recueillies permettent des comparaisons à l'échelon national (France métropolitaine) ainsi qu’un suivi de l'évolution des politiques d'orientation dans les académies et au sein des établissements (fiches-établissements).

PROFESSEUR

- 2010 2011


Textes de référence - Article D331-36 du Livre III du code de l’éducation relatif à la procédure d’orientation - Circulaire n°2004-027 du 12 février 2004 parue au BO n°8 du 19 février 2004 sur l’élaboration du calendrier 3ème trimestre en collège, orientation et affectation des élèves de collège et de lycée

A CADÉMIE DE N ANTES ��� SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affectation

Procédures d’affectation et réorientations

Fiche

9 A l’issue de la 3ème Les vœux d’orientation portent sur les choix de filières de formation ; les vœux d’affectation précisent la filière, mais aussi le cas échéant les enseignements d’exploration ou la spécialité ET l’établissement.

L’affectation au collège A l’issue de la 4ème

(Education Nationale et Enseignement Agricole Public)

L’affectation en 3ème MDP (Module Découverte Professionnelle 6 heures) Elle est gérée intégralement au niveau départemental. Les élèves candidats à l’entrée dans une classe de 3è m e MDP doivent compléter un dossier de candidature remis par le collège d’origine. L’admission en 3 è m e MDP est prononcée par l’inspecteur d’académie , aidé par le travail d’une commission départementale qui effectue un classement préalable des candidatures. Dans l’académie de Nantes , les élèves qui rencontrent une grande démotivation pour l’enseignement général et qui ont bénéficié d’un aménagement de leur scolarité avec des périodes en entreprise ou en LP sont, à la fin de leur année de 4 è m e, admis en priorité en 3 è m e MDP. L’affectation en 3ème agricole L’enseignement agricole relève du choix de la famille. L’élève, ou sa famille, s’adresse directement à l’établissement souhaité.

(Education Nationale et Enseignement Agricole Public)

Vers une affectation dans la voie professionnelle Les mini-stages de découverte en LP Avant de déterminer leurs choix de poursuite d’études, les élèves de 3 è m e peuvent participer à des mini stages de découverte de formations de la voie professionnelle. Organisés par les lycées

professionnels, ces mini -stages concernent essentiellement les spécialités porteuses d’emplois mais qui sont peu connues des élèves, o u celles qui ont une faible attractivité . Ils se déroulent pendant le temps scolaire, au cours du 2 è m e trimestre, et s’adressent aux élèves volontaires. ♦ pour chaque spécialité, les candidats étaient classés en fonction du barème obtenu selon des critères académiques prenant en compte les résultats scolaires, les capacités de l’élève à travailler en équipe, à faire preuve d’autonomie ou encore d’ouverture culturelle… La motivation de l’élève pour la formation concernée était également un élément déterminant. ♦ Une commission départementale , sous l’autorité de l’inspecteur d’académie, arrêtait la liste des élèves pré-affectés. ♦ Les élèves retenus recevaient un avis de pré-affectation qui leur garantissait une affectation dans la section concernée, sous réserve d’une décision d’orientation conforme à la demande et d’une confirmation de leur part de ce choix au moment de l’affectation. ♦ les lycées professionnels ont mis en place une journée d’accueil des élèves pré-affectés avant les opérations d’affectation. Ce dispositif a été marqué par une large participation : • 11242 élèves ont participé au dispositif, • 5432 ont été retenus, • 4890, soit 90 % des élèves pré affectés, ont confirmé leur choix lors de la procédure d'affectation. Pour 2011, le dispositif sera reconduit : les évolutions et modalités seront précisées dans la circulaire académique d’Orientation-affectation (consultable et

L a p r é -a f f e c t a t i o n e n l y c é e professionnel dans l’académie de Nantes Ce dispositif, mis en place depuis 2009, vaut pour l’ensemble des sections professionnelles proposées dans le cadre de l’affectation post-3 è m e . Il a pour objectif de permettre : - aux élèves de solliciter le vœu qui correspond le plus à leurs aspirations et d’évaluer si la formation concernée leur est accessible ou non avant de finaliser leurs vœux d’affectation, - aux lycées professionnels de garantir, aux élèves retenus, une place dans la section de leur choix dès la fin mai, - aux équipes éducatives de sensibiliser les élèves non retenus lors de la procédure de pré -affectation sur la nécessité d’élargir leurs vœux d’affectation (4 vœux au total peuvent être saisis). En 2010, le dispositif concernait : • les élèves de 3 è m e , • les élèves relevant de la MGI, • les élèves déjà doublants de 2 nde GT. 6 186 places étaient proposées aux élèves, soit 75,5 % de la capacité d’accueil en lycée professionnel de l’académie (formations relevant de l’éducation nationale, l’enseignement agricole et du LP maritime). La procédure mise en place était la suivante : ♦ en mai, les élèves intéressés par la voie professionnelle se portaient candidats sur un seul vœu , celui qui téléchargeable sur h t t p : / / a l e x a n d r i e . a c les intéressait le plus (=1 formation + nantes.fr, saisir « orientation -affectation » , 1 établissement), cadre blanc, colonne de gauche) .

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


L’affectation proprement dite Une procédure informatisée A ce niveau, pour aider au travail des commissions d’affectation les vœux s o n t s a i s i s d a n s u n module informatique national (AFFELNET) par l’établissement d’origine. Ce logiciel effectue un traitement des vœux d’affectation et un préclassement automatisé des candidatures en fonction de critères pré-établis. Toutefois, les modalités d’affectation sont propres à chaque académie ; il convient donc de se reporter aux directives de chacune d’elles pour connaître les procédures, calendriers, particularités… Le logiciel distingue : ⇒ les vœux portant sur les formations à capacité limitée : toutes les 2ndes professionnelles, les CAP ainsi que les secondes contingentées de l’enseignement public. Remarque Pour les formations professionnelles et certains enseignements de 2nde à capacité d’accueil restreinte (voir liste dans votre établissement), il doit être conseillé à l’élève de formuler plusieurs vœux (4 au maximum) et d’élargir ses choix à des établissements différents voire des spécialités différentes. ⇒ les autres vœux : l’affectation est liée au secteur géographique de l’élève en fonction de son lieu de résidence. Ce système informatisé permet de traiter en simultané les différents vœux des familles. De plus, ce système apporte une plus grande transparence sur les procédures d’affectation car les critères de sélection des candidats sont objectivés et connus de tous les acteurs. Ils sont précisés chaque année dans les circulaires rectorales et consultables sur le site de l’académie, rubrique Orientation-Insertion. Les résultats de l’affectation A l’issue des commissions préparatoires à l’affectation, dont le rôle est de vérifier et d’aménager, si nécessaire, le classement des élèves, ces derniers reçoivent une notification de l’établissement d’accueil ou de l’inspection académique qui leur précise s’ils sont admis sur liste principale, sur liste complémentaire ou s’ils sont refusés. Certains élèves peuvent ne pas obtenir d’affectation sur leurs vœux, notamment si leurs demandes se sont portées essentiellement sur des sections très attractives, à capacité limitée.

Jusqu’en septembre, des ajustements sont possibles en fonction des désistements. Les élèves qui n’ont pas été affectés sur un de leurs vœux peuvent choisir en dernier recours le doublement ou accepter une section où il reste des places. Pour obtenir des éléments chiffrés sur les résultats de la procédure d’affectation post-3ème, il convient de se reporter à la note annuelle du SAIO : « Bilan de l’affectation post-3ème » qui paraît au cours du 1er trimestre de l’année scolaire suivante. De même, les données chiffrées publiées par le SAIO chaque année, offrent un recueil, par niveau, des capacités d’accueil offertes, du taux de pression, du nombre de candidats admis, du taux d’occupation et du nombre de présents à la rentrée, pour chacune des spécialités (et pour chaque établissement). Ces documents sont consultables et téléchargeables sur http:// alexandrie.ac-nantes.fr

L’ensemble des demandes est recensé par l’Inspection académique du département concerné. ♦Le lycée professionnel sollicité convoque en entretien les jeunes qu’il souhaite rencontrer après étude des dossiers puis émet un avis, favorable ou défavorable. En cas d’avis favorable pour une formation qui ne dispose pas de places vacantes, l’établissement peut décider de mettre la candidature en attente. Dans tous les cas, le lycée professionnel informe la famille par courrier de la suite donnée à la demande et en transmet une copie au service scolarité de l’Inspection académique. Tous les élèves ayant complété un dossier de demande d’admission en 1ère professionnelle ont été informés de la suite donnée à leur candidature avant le début de la procédure post-3ème afin d’avoir la possibilité, le cas échéant, de se porter candidat à une affectation en 2nde professionnelle.

La réorientation des élèves Candidats à une 2nde professionnelle de 2nde GT nde « Sur demande de la famille ou de l'élève s'il est majeur et après avis de l'équipe pédagogique de la classe de l'établissement d'accueil, le recteur peut autoriser les élèves ayant accompli la scolarité complète d'une classe de seconde ou de première dans un lycée d'enseignement général ou technologique à intégrer une classe de seconde ou de première professionnelle. » Titre 3 du livre III du code de l'éducation Art. D. 333-18 - 1 - modifié par le décret 2009-148 du 10 février 2009

Dans l’académie de Nantes, de nouvelles modalités ont été mises en place en 2010 pour les demandes de réorientation des élèves de 2nde GT. Un même élève peut se porter candidat successivement à deux dispositifs distincts.

Candidats à une 1ère professionnelle ♦L’élève et sa famille complètent le

dossier de réorientation post-2nde GT « Demande de 1ère professionnelle » en indiquant 2 vœux au maximum (1 vœu = 1 formation + 1 établissement) et le remettent à l’établissement d’origine. ♦L’établissement d’origine émet un avis sur les demandes de l’élève et en adresse un exemplaire, accompagné des bulletins scolaires de 3ème et de 2nde GT, à chaque établissement sollicité.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

L’élève pose sa candidature à une 2 professionnelle dans le cadre de la procédure d’affectation post-3ème. ♦L’élève et sa famille complètent le dossier de réorientation « Demande de 2nde professionnelle » en indiquant 4 vœux au maximum et le remettent à l’établissement d’origine. ♦L’établissement d’origine saisit les vœux de l’élève sur Affelnet dans le cadre de la procédure post-3ème . Les candidatures sont ensuite examinées en même temps et selon les mêmes critères que les élèves de 3ème lors des commissions départementales d’affectation, sous l’autorité de l’Inspecteur d’académie. A l’issue des commissions, les élèves sont avisés du résultat par notification de l’Inspection académique. En 2010, 685 élèves ont demandé une réorientation vers la voie professionnelle (EN et Agri). Parmi les élèves de 2nde GT ayant demandé en vœu 1 une réorientation en voie professionnelle, le nombre d’élèves affectés a progressé de 278 en 2009 (soit 37 %) à 444 en 2010 (soit 64,8 %).

PROFESSEUR

- 2010 2011


La réorientation des élèves de 2nde professionnelle ou 1ère année de CAP Candidats à une autre 2nde professionnelle ou à une (autre) 1ère année de CAP Ils doivent suivre la même procédure d'affectation que les élèves de 3 è m e . L’établissement d’origine effectue la saisie des vœux dans le logiciel d'affectation. Ce sont les résultats scolaires de 3 è m e qui sont pris en compte.

Candidats à une 2nde générale et technologique Les candidatures sont prises en compte dans la procédure post-3 è m e . A la demande de la famille ou de l’élève majeur, et après avis du conseil de classe de l’établissement fréquenté , l’IA-DSDEN peut autoriser un élève issu d e 2nde professionnelle à intégrer une 2 nde GT.

Article 11 du Décret n° 2009-148 du 10 février 2009 relatif à l'organisation de la voie professionnelle.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affectation

Admission Post-Baccalauréat Fiche

10 Les demandes d’admission en première année d’études supérieures en France se font sur le site www.admissionpostbac.fr (APB), application nationale.

Les 4 étapes de la procédure

un calendrier national , identique pour toutes les formations présentes sur le portail.

De janvier à mars : le candidat crée son dossier électronique. Il sélectionne les formations pour lesquelles il souhaite postuler puis il les classe en fonction de ses préférences.

Etape 1 Inscription et dépôt de candidatures Ce portail de gestion des admissions suit

Les objectifs ♦

♦ ♦

constituer un seul dossier électronique pour l’ensemble des demandes de poursuite d’études post-bac, selon un calendrier et une procédure harmonisés, préparer l’inscription en Licence 1, permettre à un plus grand nombre de candidats d’obtenir dès le mois de juin, une admission dans les formations sélectives, en évitant les admissions multiples.

Le public ♦ ♦ ♦

les élèves de terminale générale, technologique et professionnelle, les étudiants, l e s j e u n e s n o n s c o l a r i s é s qui souhaitent se porter candidats pour une première année de l’enseignement supérieur.

Les formations concernées La grande majorité des formations gèrent leur admission sur le portail Admission Post-Bac : BTS, BTSA, DCG, DTS, DMA, DEUST, DUT, CPGE, CPES, formations d’ingénieurs, écoles nationales supérieures d’architecture, Licences 1 (dont la Première Année Commune aux Etudes de Santé - PACES), les mises à niveau hôtellerie et arts appliqués, des préparations aux concours paramédicaux ou sociaux… Remarque Cette année, les mentions complémentaires de niveau IV et les BTS par apprentissage de l’académie de Nantes gèreront leur admission sur ce portail.

Etape 2 Constitution et envoi des dossiers papiers de candidatures

La proposition d’admission est le résultat d’un traitement informatique qui tient compte à la fois : - du classement des dossiers effectué par chaque établissement, - de l’ordre des vœux exprimé par les candidats, - de la capacité d’accueil déterminée pour chaque formation sélective (ou L1 à capacité limitée). Lorsque le candidat obtient une proposition d’admission, il doit y répondre dans un délai imparti, sous peine d’être démissionné de la procédure.

Fin mars – début avril : le candidat envoie ses dossiers papiers, uniquement pour les formations qui opèrent une sélection. Remarque Les formations qui optent pour la dématérialisation du dossier et quelques formations d’ingénieur ne nécessitent pas d’envoi de dossier papier. Le traitement des dossiers s’effectue uniquement par voie informatique.

Etape 4 Inscription administrative

Etape 3 Classement des dossiers et propositions d’admission

Les candidats qui n’ont eu aucune proposition d’admission ou qui n’ont pas fait acte de candidature dans les formes et les délais prévus peuvent accéder à la procédure complémentaire du portail Admission Post-Bac. Ils se portent candidats à des formations pour lesquelles des places restent disponibles et à des Licences 1 (dont la capacité d’accueil n’est pas limitée). Le traitement des dossiers s’effectue uniquement par voie informatique et ne nécessite pas l’envoi de dossier papier.

Fin mai : pour chaque formation (sauf pour les L1), la commission ou le jury d ’ a d m i s s i o n organisé dans chaque établissement définit ses critères et établit un classement des dossiers réceptionnés (un dossier « non classé » est considéré comme « refusé »). De juin à juillet : 3 phases d’admission se succèdent durant lesquelles le candidat ne peut obtenir qu’une seule proposition d’admission par phase .

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Chaque établissement indique les démarches d’inscription administrative à suivre dès que le candidat a répondu favorablement à la proposition d’admission qu’il a obtenue sur le portail d’Admission Post-Bac.

La procédure complémentaire

PROFESSEUR

- 2010 2011


L’inscription en Licence 1 et l’orientation active

L’article L 612-3 du code de l’éducation modifié par la Loi n°2007 -1 1 9 9 relative aux libertés et responsabilités des universités du 10 août 2007 précise que toute personne « est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix sous réserve d’avoir, au préalable, sollicité une pré -inscription lui permettant d e b é n é f i c i e r d u dispositif d’information et d’orientation… ».

Un temps privilégié pour l’orientation en L1 (Bien choisir sa L1) Pour favoriser la réflexion des lycéens sur leur choix de poursuite d’études après le baccalauréat, en amont de l’enregistrement de leurs vœux sur APB, les universités de Nantes, Angers et du Maine, ainsi que les établissements privés d’enseignement supérieur (UCO et ICES) de l’académie de Nantes mettent en place, en collaboration avec le rectorat, un temps privilégié de l’orientation en L1. Opérationnel de décembre à fin janvier, ce dispositif permet aux lycéens d’obtenir des informations utiles sur l’ensemble des Licences 1 (L1) proposées dans l’académie et leur offre la possibilité d’échanger avec des responsables de filière.

Le module Orientation Active (OA) dans APB A partir du dossier électronique Admission Post -Bac, les élèves (qu’ils soient issus de terminale ou déjà étudiants ou non scolarisés) sélectionnent leurs vœux (du 20 janvier au 20 mars) de poursuite d’études. Lorsqu’ils envisagent une orientation vers une première année de licence (France entière), ils peuvent également obtenir un conseil de l’université souhaitée, en participant au module d’Orientation Active (OA). Pour permettre aux enseignants chercheurs d’apporter un conseil éclairé, les élèves doivent renseigner leurs notes de première et des deux premiers trimestres de terminale, leur projet d’études ou professionnel. Le chef d’établissement renseigne également un avis sur les choix de poursuite d’études à l’université, demandés par l’élève. L’université recueille cet avis par voie informatique. L’élève accède à son (ou ses) conseil(s) par mail et sur son dossier électronique Admission Post-Bac. Remarque Quelle que soit la nature de l’avis ou des échanges que l’élève a eu avec l’université, il reste libre de s’engager ou non vers la filière universitaire choisie.

Les modalités Les lycéens, ainsi que leur famille et les membres des équipes éducatives accèdent à un moteur de recherche sur le site www.ac-nantes.fr (rubrique : Bien choisir sa L1) permettant de sélectionner les filières universitaires pour lesquelles ils souhaitent obtenir des informations. Ces informations concernent : - les contenus disciplinaires et les exigences méthodologiques des formations proposées à l’université, - les conditions nécessaires à la réussite en première année de licence, selon le profil scolaire de l’élève, - les statistiques de réussite en Licence 1 selon la série de baccalauréat obtenu, - les différents dispositifs d’accompagnement et d’encadrement mis en place pour les étudiants de première année. Les élèves qui le souhaitent peuvent également solliciter un entretien ou des échanges par mail.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

Les élèves de terminale technologique et professionnelle Leurs candidatures en Section de technicien Supérieur (STS) ou en Institut de Technicien Supérieur (IUT) doit faire l’objet « d’un examen prioritaire ». Les élèves titulaires d’un baccalauréat professionnel ou technologique avec mention « bien » ou « très bien » sont admis de droit en STS dès lors que le champ professionnel de leur baccalauréat correspond à la STS pour laquelle ils ont fait acte de candidature. Pour les bacheliers technologiques, l’admission de droit est également valable pour une entrée en IUT, dans les mêmes conditions. Références réglementaires Décret n°2005-1037 du 26 août 2005 (art. 1) Décret n°2007-540 du 11 avril 2007 (art. 7) Décret n°2008-265 du 17 mars 2008 relatif aux IUT (art. 3)

Licences 1 à capacité limitée Tout candidat titulaire du baccalauréat peut obtenir une place en première année de licence, à partir du moment où il s’est pré-inscrit sur le portail Admission Post-Bac. Cependant, pour diverses raisons (pédagogiques, organisationnelles, etc.), certaines licences ont une capacité d’accueil limitée . Selon la spécialité et le lieu géographique de la licence, des modalités de sectorisation et/ou de capacité d’accueil peuvent être mises en place (pour les connaître, il est préférable de se renseigner directement auprès de l’université concernée).

L’entrée en écoles spécialisées Dans les écoles des secteurs paramédical, social et artistique, les procédures de recrutement sont variables et sont mises en place très tôt dans l’année scolaire. Pour connaître leurs dates et procédures d’admission, il faut contacter chaque école ou consulter le site Internet de l’académie de Nantes, rubrique Orientation-Insertion.

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affection

Procédure d’appel et demande de recours

Fiche

11 L’appel de la décision d’orientation au collège et au lycée L'affectation de l'élève est réalisée en fonction des choix de la famille et/ou d e l’élève et des décisions d'orientation prononcées par le chef d’établissement après avis du conseil de classe. En cas de désaccord sur la décision d'orientation, la famille peut faire appel et dispose pour cela d’un délai de 3 jours ouvrables à compter de la réception de la notification de décision. En cas d'appel, le chef d'établissement transmet à la commission d'appel les décisions motivées ainsi que tous les éléments susceptibles d'éclairer cette instance. Les parents de l'élève ou l'élève majeur qui en ont fait la demande écrite auprès du président de la commission d'appel, ainsi que l'élève mineur avec l'accord de ses parents, sont entendus par celle-ci. Ils peuvent adresser au président de la commission d'appel tout document susceptible de compléter l'information de cette instance. La commission d'appel est présidée par l'inspecteur d'académie ou son représentant. Elle comprend des chefs d'établissement, des enseignants, des parents d'élèves, des personnels d'éducation et d'orientation nommés par l'inspecteur d'académie. Les décisions d’orientation ou de doublement prises par la commission d'appel sont définitives.

L’appel de la décision d’orientation au collège et au lycée dans l’académie de Nantes Les résultats de l’appel aux différents niveaux sont relevés dans le cadre de l’enquête orientation du ministère, réalisée chaque année au troisième trimestre scolaire. Tous les ans, la note du SAIO sur le bilan de l’orientation fait état du bilan académique de la procédure d’appel. Pour juin 2010, les taux d’appels en France et dans l’académie ont peu évolué. Pour l’académie de Nantes, ils s’échelonnent de 0,08 % à 1,32 % (cf tableau 1). Les moyennes académiques sont généralement inférieures aux moyennes nationales et les taux de satisfaction supérieurs aux moyennes nationales. P Niveaux 6ème et 4ème En France comme dans l’académie, les taux d’appel se maintiennent à de faibles pourcentages. Ce constat peut s’expliquer par des pourcentages de décisions de passage dans la classe supérieure en hausse constante depuis plusieurs années. P Niveau 3ème Une hausse importante peut être constatée concernant les taux d’appels satisfaits. Il conviendra d’observer l’évolution sur l’année à venir afin de savoir si cette tendance se confirme. P Niveau 2nde GT Le taux d’appel s’est stabilisé cette année. Bien que l’écart entre les demandes et les décisions de passage en 1ère reste élevé à ce niveau (6,1 points contre 0,6 point par exemple pour le niveau 3ème), le taux de non passage en 1ère a sensiblement diminué, passant de 16,1 % en 2009 à 15,5 % en juin 2010.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

La commission de recours BTS La préparation du BTS par la voie scolaire est organisée en un cycle de deux années. « Le passage des étudiants en 2ème année est prononcée par le chef d’établissement après avis du conseil de classe. Dans chaque académie, sous l’autorité du recteur ou de son représentant, une commission de recours est organisée devant laquelle les étudiants non admis en deuxième année peuvent faire appel de la décision de redoublement (…). Selon l’avis de cette commission, le recteur confirme, au besoin en la complétant, ou infirme la décision du chef d’établissement. » Article 1 du Décret n°2002 -1086 du 7 août 2002

Dans l’académie de Nantes, la commission de recours BTS est mise en place chaque année, courant juin, par le SAIO (cf tableau 2). Une circulaire ainsi que le dossier de demande de recours pour le passage en 2ème année de BTS sont adressés aux établissements concernés ainsi qu'aux CIO et inspections académiques.

PROFESSEUR

- 2010 2011


Consultables et téléchargeables sur http://alexandrie.acnantes.fr Ä Bilan de l’orientation - bilan académique de la procédure d’appel saisir “bilan orientation” dans cadre blanc, colonne de gauche Ä Circulaire académique, "Commission de recours pour le passage en 2ème année de BTS" Ä Dossier de demande de recours saisir “recours” dans cadre blanc, colonne de gauche

Tableau

Appel de la décision d’orientation au collège et au lycée dans l’académie de Nantes

1

Evolution des pourcentages d’appels aux différents niveaux sur 3 ans

Année

Niveau 6ème

Niveau 4ème

Taux appels Taux appels satisfaits

Taux appels

Taux appels satisfaits

Niveau 3ème

Niveau 2nde

Taux appels Taux appels satisfaits

Taux appels Taux appels satisfaits

Juin 2010

0,09 %

69,6 %

0,08 %

60 %

0,48 %

67 %

1,32 %

54,6 %

Juin 2009

0,07 %

68,4 %

0,09 %

54,5 %

0,52 %

55 %

1,32 %

53,6 %

Juin 2008

0,14 %

66,7 %

0,19 %

61,4 %

0,55 %

55,5 %

1,38 %

54,8 %

Tableau

Commission de recours BTS dans l’académie de Nantes

2

Evolution du nombre de demandes et d’avis favorables accordés (ou défavorables) sur 3 ans, suite à la commission de recours

Année

Domaine PRODUCTION Nombre total de demandes de recours

pour le passage)

Juin 2010

26

6

Juin 2009

21

Juin 2008

13

Domaine SERVICES

Avis favorable Avis ( accord défavorable

Nombre total de demandes de recours

Avis favorable

(accord pour le passage)

Avis défavorable

20

37

12

25

9

12

38

13

25

5

8

50

12

38

Textes de référence - Décret du 23 mai 2006 : section 4 (extraits) sur l’appel (Articles D 331-34 et D 331-35) - Décret n°95-665 du 9 mai 1995 relatif au règlement général du brevet de technicien supérieur (article 8 sur le recours) modifié par le Décret n°2002-1086 du 7 août 2002 et par le Décret n°2007-540 du 11 avril 2007 - Circulaire académique du 19 mai 2010 - "Commission de recours pour le passage en 2 ème année de BTS" (adressée aux établissements, Inspections académiques et CIO)

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

3

Des repères pour l’orientation et l’affection

Eléments chiffrés sur le 2nd degré

Fiche

12

C

ette fiche vise à fournir au lecteur Repères et références statistiques une liste de sources de données chiffrées sur le 2nd degré. Cette liste n’est pas exhaustive, mais permet d’obtenir un panel relativement complet de statistiques sur l’ensemble du système scolaire. Toutes les sources citées, peuvent être téléchargées dans leur intégralité ou par chapitre.

Les données nationales

é g a l e m e n t des comparaisons internationales permettant de mieux situer la France par rapport aux ÉtatsUnis, au Japon et aux principaux pays européens.

La Géographie de l'Ecole

Dernière édition - septembre 2010

En vous connectant sur le site du Ministère Cet ouvrage très complet, apporte une de l’Education nationale, vous aurez accès information statistique (textes, tableaux, graphiques…) détaillée sur à plusieurs publications : tous les domaines de l'Éducation La Note d'Information nationale. Plus de 150 thèmes sont remis à jour d'année en année, et quelques thèmes nouveaux sont également proposés chaque année en fonction de l'actualité. Les grands domaines abordés sont les suivants : le système éducatif, les établissements, les élèves du premier degré, les élèves du second degré, les apprentis, les étudiants, la formation Chaque note d'information fait le point continue, résultats, diplômes, insertion, sur un des aspects du système éducatif les personnels, budgets, coûts et et donne l'essentiel des dernières f i n a n c e m e n t , r e c h e r c h e e t exploitations d'enquêtes et d'études développement, l'Outre-mer. statistiques. L'état de l'École Vous pouvez consulter la liste thématique des notes de la DEPP (Direction de l'Evaluation, de la Prospective et de la Performance) et télécharger les documents depuis 1995.

Dernière édition - mai 2005

Ce document propose une analyse des caractéristiques et des disparités du système de formation, par académie, région ou département, de la maternelle à l'enseignement supérieur en 30 indicateurs.

L’éducation nationale en chiffres

Dernière édition - septembre 2009

Ce livret permet d’obtenir les grands chiffres de l’Education nationale de façon synthétique : il est principalement constitué de tableaux de données et de graphiques, illustrant les 5 domaines Dernière édition - octobre 2009 suivants : Ce document propose une analyse - Les grands chiffres de l'éducation s y n t h é t i q u e d e s p r i n c i p a l e s - Le coût de l'éducation caractéristiques de notre système - Le premier degré éducatif. - Le second degré Il s’appuie sur 30 indicateurs qui - La situation professionnelle renseignent sur les coûts, les activités et les résultats de l'École. Il propose

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Filles et garçons sur le chemin de L e s d o n n é e s l'égalité, de l'école à académiques l'enseignement supérieur

c h i f f r é e s Les notes et les données chiffrées du SAIO

Le site Internet de l’académie de Nantes vous permet d’obtenir un état chiffré des principales données académiques. Vous pourrez ainsi accéder : ♦ aux grands chiffres clés dans différents domaines : les élèves et les apprentis, les établissements, l'enseignement supérieur, la formation continue, les résultats Dernière édition - mars 2010 d'examens, les personnels, le Cette brochure regroupe, sous forme budget, de tableaux et de graphiques, les principales données statistiques ♦ à des notes d’information sur disponibles sur les parcours scolaires différents thèmes (ex. : Diplôme comparés des filles et des garçons. niveau qualification - Note d'information n°2010-3 bis), aux résultats de l’enquête IVA-IPA, à des documentations nationales, ♦

…Ainsi qu’une revue Education & Formations traitant de thèmes constituant les grands enjeux de l’Ecole , et des dossiers consacrés aux résultats d'une étude ou d'une évaluation sur un sujet donné, présentant un rapport complet et détaillé sur un des aspects du système éducatif français… Le site Eduscol vous permet d’accéder à des données chiffrées sur l’évolution des flux d'orientation, par niveau, dans le second degré public entre juin 2005 et juin 2008, ainsi qu’aux Bilans de l'orientation dans le second degré public (avant procédure d'appel), de 2003 à 2008.

Le SAIO publie chaque année au 1er trimestre des notes, bilans statistiques sur l’orientation, l’admission et l’affectation de l’année scolaire écoulée. Ces notes concernent tous les niveaux de formation : le post-BEP (pour la dernière année), le post-3ème et le post-Bac. Elles sont diffusées par mail à l’ensemble des établissement scolaires publics de l’académie, mais font également l’objet d’une actualité sur ETNA lors de leur parution et sont aussi accessibles via la bibliothèque académique en ligne Alexandrie . Les données chiffrées sont un recueil, toujours par niveau, des capacités d’accueil offertes, du taux de pression, du nombre de candidats admis, du taux d’occupation et du nombre de présents à la Radioscopie, publication à la rentrée, pour chacune des annuelle qui apporte une spécialités (et pour chaque information statistique détaillée établissement). sur le système éducatif Ce document est téléchargeable par académique. niveau de formation, sur la bibliothèque en ligne Alexandrie. D’autres éléments statistiques peuvent faire l’objet d’une note occasionnelle ou annuelle : pour l’année scolaire 2008-2009, le SAIO a par exemple publié les notes « Enquête sur les parcours adaptés en lycées professionnels » et « La scolarité, l'orientation et l'insertion des filles et Dernière édition - septembre 2010, relative des garçons : données chiffrées à l'année scolaire et universitaire 2009-2010 Janvier 2009 ». Toutes les notes sont téléchargeables Les 10 thèmes abordés sur la bibliothèque Alexandrie. • Données sociales et économiques • Rentrée 2009 • Enseignement supérieur • Dix ans d'évolution des effectifs • Le réseau des formations • Les personnels • Parcours de formation • Évaluations et examens • Scolarisation et insertion • Projet académique Cap 2015

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Répondre à la diversité des élèves

Fiche

13

L

’Ecole doit garantir à tous les élèves, des chances égales de réussite. A l’issue de la scolarité obligatoire, tous les enfants de France doivent partager une culture commune et avoir acquis des savoirs de base : il s’agit du socle c o m m u n de compétences et de connaissances institué par la Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005. Cependant, tous les élèves ne sont pas égaux face à la réussite scolaire, tous n’avancent pas au même rythme et chaque parcours de formation, puis professionnel est différent. Des facteurs sociaux, économiques, culturels, familiaux, sanitaires, ou encore de handicap peuvent freiner, voire entraver le bon déroulement de la scolarité. Tout élève doit également pouvoir construire son parcours de formation et obtenir un diplôme ou une qualification reconnue afin de s’insérer professionnellement. Afin de prendre en compte la diversité des élèves, les difficultés d’apprentissage de chacun, l’Ecole a mis en place des mesures et différents dispositifs d’accompagnement , d’aide, de prévention et de prise en charge. Ces mesures et ces dispositifs s’appuient sur : - une responsabilité et une autonomie accrues des établissements, - un développement des partenariats, - une approche pédagogique plus diversifiée, - une individualisation des parcours.

Prendre en charge les difficultés passagères Apporter une aide pédagogique Les Programmes Personnalisés de Réussite Educative (PPRE) Les membres des équipes éducatives des collèges fixent un plan coordonné d’actions, en accord avec les familles afin de répondre aux besoins

spécifiques des élèves susceptibles de ne pas maîtriser les connaissances et compétences du socle commun. Ces actions sont définies selon des objectifs d’apprentissage précis. Elles sont temporaires et s’articulent autour des disciplines suivantes : le français, les mathématiques et la première langue vivante. Des bilans réguliers effectués par le professeur principal permettent : - de décider de la poursuite de ces actions, - de définir de nouvelles actions si besoin. L’accompagnement éducatif Généralisé au collège à la rentrée 2008, l’accompagnement éducatif s’articule autour des activités suivantes : ◊ aide aux devoirs, ◊ pratique sportive, ◊ pratique culturelle et artistique, ◊ pratique orale des langues vivantes. A raison d’une durée indicative de deux heures par jour, les élèves qui le souhaitent peuvent suivre ces activités animées par des enseignants volontaires ou des assistants d’éducation, ainsi que des intervenants extérieurs. Les stages de remise à niveau Afin d’ éviter le redoublement au lycée , les élèves volontaires, regroupés en petit nombre, peuvent suivre des activités centrées sur l’acquisition de compétences, de contenus disciplinaires, de méthodes de travail.

l’élève, confronté à des situations concrètes d’apprentissage en lien avec le monde professionnel, renoue avec la réussite. En fonction de la problématique de l’élève concerné, le collège initie et organise un parcours individualisé en partenariat avec les lycées professionnels et les entreprises associés au projet. Quel que soit son lieu de formation, l’élève garde le statut de collégien. L’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) Développé FICHE 14 Créé en 2010, l’ERS s’adresse à des collégiens considérés comme perturbateurs, qui ont souvent connu de multiples exclusions disciplinaires. La scolarité est aménagée, le plus souvent au sein d’internats scolaires spécifiques. L'accent est mis sur la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, le réinvestissement dans une démarche d'apprentissage et l'importance du respect des règles de la vie sociale et scolaire pour permettre une poursuite de scolarisation générale, technologique ou professionnelle. Les dispositifs relais Développé FICHE 14

Les dispositifs relais (classes et ateliers) implantés le plus souvent dans un collège, permettent d’accueillir Renouer avec les apprentissages temporairement des collégiens ou des scolaires lycéens dont le comportement manifeste L’alternance au collège ou parcours un rejet de l’institution scolaire marqué individualisé par un non respect du règlement Développé FICHE 14 intérieur et de nombreuses absences Ce dispositif s’adresse aux élèves injustifiées. volontaires qui ont accumulé des retards Ces dispositifs proposent une pédagogie et des lacunes scolaires et sont ainsi différenciée, un encadrement susceptibles d’abandonner leur scolarité pédagogique et éducatif renforcé et sans qualification. Il repose sur le des parcours individualisés fondés principe du partage de la formation éventuellement sur l'alternance . Ils ont entre plusieurs lieux : collège, lycée p o u r o b j e c t i f d e f a v o r i s e r l a professionnel et/ou entreprise afin que rescolarisation et la resocialisation.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Prendre en charge les publics spécifiques L’éducation prioritaire Développé FICHE 16

Un des objectifs nationaux est de conduire l’ensemble d’une classe d’âge au minimum au niveau V de formation. Sur l’ensemble des cycles de l’enseignement scolaire, une politique d’Education Prioritaire a été mise en œuvre pour atteindre cet objectif. Elle vise non plus à attribuer de façon égalitaire des moyens d’enseignement sur l’ensemble du territoire, mais à « donner davantage à ceux qui en ont le plus besoin ». Il s’agit de compenser les effets des difficultés socio-économiques afin de garantir des chances égales de réussite scolaire pour tous les élèves.

Les élèves en situation de handicap Développé FICHE 15

Les élèves handicapés sont inscrits dans l’établissement le plus proche de leur domicile qui constitue l’établissement de référence au sein duquel est désigné u n e n s e i g n a n t -référent. Selon les besoins spécifiques de l’élève, la Maison Départementale des Personnes Handicapées met en place un Projet Personnalisé de Scolarisation soumis à la validation de la Commission des Droits et de l’Autonomie. Des dispositifs sont ensuite proposés afin d’aménager la scolarisation de l’élève.

ne bénéficiant pas d'un environnement favorable pour réussir leurs études. Ses principaux objectifs sont : - accueillir des élèves et des étudiants pour lesquels l'internat permettra d’exprimer leur potentiel, - accompagner ces élèves et étudiants en leur offrant un projet éducatif renforcé, - développer leur ambition scolaire, - associer les parents dont l'implication est facteur de réussite.

Les Classes Préparatoires à l’Enseignement Supérieur (CPES) Dans le cadre de l’autonomie renforcée des établissements, la possibilité d’une e x p é r i m e n t a t i o n p é d a g o g i q u e est prévue. La CPES s’adresse aux élèves boursiers de l’enseignement secondaire et ceux issus de lycées situés en zone ou réseau d'éducation prioritaires. Elle a pour objectif de les préparer : - à poursuivre des études dans l'enseignement supérieur, - à intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ou une grande école d'ingénieurs ou de commerce…

L’ouverture sociale des CPGE

circulaire n°2008-1 0 1 1 d u 2 6 m a r s 2 0 0 8 sur l’admission des étudiants en CPGE rentrée 2008.

L’ouverture sociale des classes préparatoires vise à atteindre 30 % de boursiers de l’enseignement supérieur scolarisés en CPGE afin de leur permettre d’accéder à des parcours de réussite et d’excellence de toutes les S e c t i o n voies post-baccalauréat.

Les élèves de d’Enseignement Général et Accompagner la construction Professionnel Adapté (SEGPA) La SEGPA s’adresse aux élèves présentant des difficultés graves et durables auxquelles les actions de prévention, d’aide et de soutien n’ont pas pu remédier. Elle vise l’acquisition des compétences et des connaissances relatives au socle commun. Elle permet la construction d’un projet personnalisé d’orientation en vue d’accéder à une formation professionnelle diplômante de niveau V. L’approche pédagogique s’appuie sur la conjugaison d’ enseignements généraux et d’activités pratiques.

Développer les parcours de réussite et d’excellence Les internats d’excellence Développé FICHE 15

L'internat d'excellence s'adresse à des collégiens, lycéens et étudiants motivés,

du projet d’orientation

Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) Développé FICHE 15

Généralisé en 2009, le PDMF concerne tous les élèves de la classe de cinquième aux classes de terminale générale, technologique et professionnelle. Il vise à l’acquisition de connaissances, de capacités et d’aptitudes articulées autour de trois dimensions : ♦ connaissance des métiers, ♦ connaissance des formations, ♦ connaissance de soi. Chaque élève doit pouvoir construire son parcours de formation en tenant compte des changements, des évolutions et des transitions, afin de pouvoir effectuer des choix d’orientation éclairés.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

A chaque niveau, des activités, des « étapes métiers » et des « temps forts » sont construits collectivement et sont animés par les membres de l’équipe éducative, selon une progression pédagogique cohérente. Des partenariats extérieurs et les familles sont associés à la mise en œuvre du PDMF.

La réforme du lycée L’accompagnement personnalisé Depuis la rentrée 2010, la réforme du lycée général et technologique intègre dans l’emploi du temps de chaque élève de seconde (puis progressivement de première et de terminale), un accompagnement personnalisé, à raison de deux heures par semaine. Au travers de travaux interdisciplinaires définis selon les besoins spécifiques des élèves, l’accompagnement personnalisé propose des activités : - de soutien scolaire, -d’approfondissement de connaissances, - d’aide méthodologique, - d’aide à l’orientation. Le tutorat circulaire n°2010-011 du 29-1-2010 Développé FICHE 5

Il est assuré sur la base du volontariat, par des enseignants, dont les documentalistes, ou par des CPE. Le tuteur accompagne le lycéen dans l’élaboration de son parcours de formation et de son projet d'orientation . Les stages passerelles circulaire n°2010-010 du 29-1-2010 Développé FICHE 5

Les stages passerelles s’adressent aux élèves désirant changer d’orientation, en cours ou en fin d’année. L’objectif est d’apporter les compléments d’enseignement indispensables à un changement d’orientation. L a l i a i s o n l y c é e -enseignement supérieur Développé FICHE 6

Avec pour objectif 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur, plusieurs mesures sont développées pour favoriser l’accès des lycéens aux formations Post - B a c . C e s m e s u r e s doivent permettre aux lycéens : - d’améliorer leurs connaissances sur les filières du supérieur et les exigences qu’elles impliquent, - d’obtenir un a c c o m p a g n e m e n t personnalisé pour construire leur projet d’orientation.

PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Individualisation des parcours scolaires

Fiche

14 Les dispositifs relais Les objectifs Ces dispositifs concernent les élèves du second degré entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire et des apprentissages, en risque de marginalisation sociale ou de déscolarisation (absentéisme non justifié mais aussi extrême passivité). Il s’agit donc de lutter contre le décrochage scolaire de jeunes soumis à l’obligation scolaire, en les réinsérant dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnel. Les dispositifs relais doivent favoriser le réinvestissement dans les apprentissages et la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, ainsi que l’acquisition d’une qualification reconnue. Circulaire n°2006-129 du 21-8-2006 sur l’organisation et pilotage des dispositifs relais. Les dispositifs relais apportent aux élèves un accueil temporaire adapté, permettant de conduire et de réussir un projet de formation. Les effectifs vont de 6 à 12. On distingue deux types de dispositifs : - les classes relais créées en 1998 : d’une durée d’accueil de quelques semaines à plusieurs mois, sans aller audelà d’une année scolaire. - les ateliers relais mis en place depuis l’année scolaire 2002-2003 : d’une durée de 4 semaines renouvelables 3 fois. La convention cadre du 14 avril 2006 vise à préciser les publics et les conditions de fonctionnement des ateliers relais. Ces deux dispositifs, qui ont les mêmes objectifs, se différencient par le partenariat et la durée du séjour. Ä Les classes relais reposent sur une coopération avec le ministère de la justice (PJJ). Ä Les ateliers relais font appel à des associations agréées complémentaires

A CADÉMIE

DE

de l’enseignement public ou à des fondations reconnues d’utilité publique. Pour prévenir l'entrée dans ces dispositifs, certains établissements prennent l'initiative de mettre en place des « modules relais » selon des formules plus souples.

Le cadre pédagogique et le pilotage L’action pédagogique s’appuie sur une approche différenciée des parcours individualisés qui peuvent passer par l’alternance. La prise en charge peut trouver une continuité hors temps scolaire. Depuis plusieurs années, une réflexion pédagogique est menée par des groupes de travail nationaux associant enseignants de terrain, personnels éducatifs, inspecteurs généraux de l'Éducation nationale. Ils ont élaboré des outils pédagogiques dont l’objectif est de favoriser le réinvestissement dans les apprentissages et la socialisation des élèves. Ces dispositifs nécessitent un pilotage à la fois national, académique et départemental. Ø Le suivi national coordonne les politiques académiques relatives aux dispositifs relais. Ø Le recteur constitue un groupe académique de pilotage et confie la coordination et la mise en œuvre des décisions à un correspondant, lequel adresse annuellement à la DGESCO (Direction Générale de l’Enseignement Scolaire) un bilan. La DEPP (Direction de l'Evaluation, de la Prospective et de la Performance), procède ensuite à une étude annuelle des informations collectées sur l’application informatique nationale http://cisad.adc.education.fr/crel , dans chaque académie. Ces bilans sont téléchargeables sur le site Eduscol. Ø Un groupe de pilotage départemental, sous l’autorité de l’inspecteur d’académie, et auquel sont notamment associés les personnels

N ANTES — SAIO — D OSSIER

d’inspection et de l’orientation, veille à la cohérence et à la qualité des projets pédagogiques et éducatifs des dispositifs et à leur articulation avec ceux des différents établissements impliqués dans un dispositif. Ø Des commissions départementales ou locales, sous l’autorité de l’IADSDEN, examinent les dossiers de demande d’admission dans un dispositif et font éventuellement d’autres propositions de prise en charge.

Les Etablissements de Réinsertion Scolaire (ERS) Se référer à la circulaire n° 2010-090 du 29-6-2010 sur l’ouverture, durant l'année scolaire 2010-2011, des établissements de réinsertion scolaire.

Les objectifs Créés à l a r e n t r é e 2 0 1 0, les établissements de réinsertion scolaire s’adressent à des élèves de collège considérés comme perturbateurs, ayant fait l’objet de plusieurs exclusions, et qui ne relèvent ni de l’enseignement spécialisé ou adapté, ni d’un placement dans le cadre pénal. La scolarisation y est aménagée, le plus souvent au sein d’internats spécifiques, dans le but d’une réinsertion dans un parcours scolaire. L’accent est mis sur l’acquisition du socle commun, le respect des règles de vie sociale et scolaire, le réinvestissement dans les apprentissages.

L’organisation et le cadre pédagogique Les décisions d’admission et d’affectation sont prononcées par l’inspecteur d’académie et l’affectation en ERS peut intervenir en cours d’année scolaire. A l’arrivée du jeune dans l’ERS, un bilan est effectué et sert de base à l’élaboration d’un parcours de formation personnalisé. Des bilans réguliers sont ensuite réalisés. Un dialogue régulier avec les familles est instauré.

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


A partir de la proposition de l’équipe pédagogique et éducative de l’ERS et du chef d’établissement scolaire de rattachement, la commission départementale émet, à l’issue d’une période d’un an, un avis de réintégration de l’élève en collège. - L’effectif est de 15 à 30 élèves pour une durée d’au moins un an. - L’ERS est placé sous la responsabilité du chef d’établissement public local d’enseignement auquel il est rattaché administrativement. - Il s’agit d’un dispositif partenarial, notamment entre les ministères de la Justice et des Libertés, de la Jeunesse et des Solidarités actives, de la Défense, les collectivités territoriales, les associations agréées… - L’équipe d’encadrement est constituée d’enseignants et d’assistants d’éducation ; elle peut être appuyée de personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, des éducateurs du Conseil général… - L’emploi du temps est aménagé afin de privilégier : ◊ le matin, l’enseignement des disciplines, ◊ l’après-midi, les activités sportives et les ateliers autour de la citoyenneté, l’accompagnement éducatif, les activités d’aide et de soutien, les ateliers de pratiques artistiques et culturelles. Dans l’académie de Nantes, chaque inspection académique met en œuvre un dispositif de ré-affectation et de suivi des élèves faisant l’objet d’une procédure disciplinaire d’exclusion. Comme indiqué dans la fiche n°9 du dossier de rentrée académique, « la mise en œuvre de parcours individualisés ou l’inscription au sein des dispositifs relais constituent des réponses adaptées à la situation locale. »

Les Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté (SEGPA) Le public Elèves présentant des difficultés graves et durables auxquelles les actions de prévention, d’aide, de soutien et l’allongement des cycles n’ont pas pu remédier.

Les objectifs Acquérir les compétences et les connaissances relatives au socle commun et construire un projet personnalisé d’orientation.

A CADÉMIE

DE

Préparer l’accès à une formation professionnelle diplômante de niveau V.

Les modalités d’admission d’un élève issu de collège en SEGPA Le professeur principal et le Conseiller d’Orientation Psychologique (COP) dialoguent avec l’élève et sa famille afin de les informer de l’éventualité d’une orientation vers un enseignement adapté. Le COP établit un bilan psychologique afin d’éclairer la proposition d’orientation vers la SEGPA . L’admission en SEGPA relève exclusivement de la compétence de l’IA-DSDEN sur avis de la Commission Départementale d’Orientation (CDO) (arrêté du 7 décembre 2005 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission départementale d’orientation vers les enseignements adaptés du second degré) et accord des parents ou représentants légaux.

traditionnelles de soutien scolaire n’ont pas permis jusque-là de surmonter. Ce sont des élèves pour lesquels on constate un rejet des formes et des méthodes habituelles du collège, entraînant parfois un fort absentéisme, pouvant engendrer un décrochage scolaire.

Les objectifs L’individualisation du parcours en collège vise à : - éviter le décrochage scolaire, - redonner du sens aux enseignements de collège par l’intermédiaire de situations concrètes d’apprentissage, en relation avec le monde professionnel, - permettre à l’élève de renouer avec la réussite et l’estime de soi pour qu’il puisse construire un parcours de formation et des projets d’orientation.

Principes et modalités de mise en Principes pédagogiques de la oeuvre SEGPA La circulaire n°2003-050 du 28 mars

Les SEGPA implantées en collège ou en Etablissement Régional d’Enseignement Adapté (EREA) conjuguent enseignements généraux et activités pratiques, articulés autour de cinq champs professionnels. Les principes pédagogiques sont basés sur les finalités d’ensemble des cycles du collège. Des pratiques de projet sont mises en œuvre tout au long du cursus scolaire, associées à un suivi individualisé. (Circulaire n°2009-060 du 24 avril 2009 sur les orientations pédagogiques pour les enseignements généraux et professionnels adaptés du second degré).

La scolarisation après la SEGPA

Dans la perspective d’obtenir une qualification diplômante de niveau V, les élèves de SEGPA préparent généralement un Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP), soit en formation initiale (LP ou EREA), soit en apprentissage. Dans l’académie de Nantes, de nombreux CAP, tant du domaine des Services que de celui de la Production de biens, sont accessibles aux élèves sortant de SEGPA.

L’alternance au collège ou parcours individualisés Le public Elèves issus de classe de 4ème ou de 3ème de collège avec des lacunes et des retards importants que les modalités

N ANTES — SAIO — D OSSIER

2003 relative à la préparation de la rentrée 2003, précise dans son annexe 2 les principes et modalités de mise en œuvre de l’alternance au collège propre au parcours individualisé. Le parcours individualisé est une réponse adaptée aux besoins spécifiques d’un élève à un moment donné de sa scolarité. Cette démarche repose sur l’engagement volontaire de l’élève (en accord avec sa famille) et s’inscrit dans le cadre de l’autonomie pédagogique des établissements. Sa mise en place est élaborée par le collège, en partenariat avec les lycées professionnels et les entreprises concernés, selon un projet pédagogique spécifique définissant les objectifs et les modalités de mise en œuvre et d’évaluation. Il est inscrit dans le projet d’établissement afin d’assurer la continuité et la cohérence des différents temps de formation. Le parcours individualisé repose sur le principe d’alternance entre plusieurs lieux de formation : le collège et l’entreprise et/ou le lycée professionnel. Un professeur référent-alternance du collège coordonne la mise en place du parcours individualisé, assuré également par un professeur référent-alternance de lycée professionnel et un tuteurréférent en entreprise.

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Scolarisation des élèves en situation de handicap

Fiche

15 Le contexte législatif La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, reconnaît à tous les enfants handicapés le droit à une éducation scolaire, quelles que soient la nature et la gravité de leur handicap. Cet axe constitue également le 2ème champ d’action de la 1ère priorité du projet académique CAP 2015 : « égalité des chances et éducation à la citoyenneté » (page 11). Selon la loi, « tout enfant, tout adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé est inscrit dans l’école ou l’un des établissements (scolaires) le plus proche de son domicile, qui constitue son établissement de référence ». Lorsque la scolarisation du jeune nécessite le recours à un dispositif adapté que son établissement de référence n’offre pas, l’élève peut être inscrit administrativement dans un autre établissement, sur proposition de son établissement de référence et avec l’accord de ses parents ou de son représentant légal ; l’élève reste rattaché à son établissement scolaire de référence au sein duquel un enseignant référent est désigné. Ce dernier, acteur central des actions conduites, a en charge le suivi du parcours scolaire du jeune, anime et fait le lien entre les différentes institutions. Il assure également le lien avec l’autorité académique.

Le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) (Circulaire n°2006-126 du 17 août 2006 sur la mise en œuvre et le suivi du projet personnalisé de scolarisation.)

La scolarisation peut passer par une adaptation des conditions d’accueil, en fonction des besoins spécifiques du jeune, dans le cadre du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).

A CADÉMIE

DE

Ce PPS qui organise la scolarisation de l’élève est élaboré par une équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui fait des propositions à la Commission des Droits et de l’Autonomie des personnes handicapées (CDA), organe décisionnel.

L e s M a i s o n s Départementales des Personnes Handicapées (MDPH)

(Titre V - Chapitre II - Articles L. 146.3, 146.4 et 146.5 de la loi du 11 février 2005 : missions, statut et organisation des MDPH.)

Il s’agit d’un guichet unique où les familles peuvent se renseigner et effectuer leurs démarches. Les MDPH ont pour missions l’accueil, l’information, l’accompagnement et le conseil, mais aussi la sensibilisation de tous au handicap ainsi que la mise en place et l’organisation du fonctionnement de l’équipe pluridisciplinaire et de la CDA.

La Commission des Droits à l’Autonomie (CDA)

(Titre V - Chapitre II - Articles L. 146.9, Chapitre IV - Articles 146.4 et 146.5 de la loi du 11 février 2005 sur la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.)

La CDA est une instance de décision. Après examen des besoins par l’équipe pluridisciplinaire, elle se prononce par vote, sur l’orientation et les mesures nécessaires à l’insertion scolaire, professionnelle et sociale de la personne handicapée. Elle désigne les établissements ou services correspondant aux besoins identifiés et apprécie l’attribution des droits et statuts de la personne concernée…

N ANTES — SAIO — D OSSIER

Les Services d’Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD) Ils sont constitués d’équipes pluridisciplinaires dont l’action vise à apporter un soutien spécialisé aux enfants et adolescents maintenus dans leur milieu ordinaire de vie et d’éducation. Ils peuvent intervenir sur tous les lieux de vie de l’enfant et de l’adolescent et leur soutien peut prendre différentes formes : actes médicaux spécialisés, rééducation…

Les CLasses pour l’Inclusion Scolaire (CLIS)

(Circulaire n°2009-087 du 17 juillet 2009 : scolarisation des élèves handicapés à l’école primaire, actualisation de l’organisation des CLIS.)

Elles permettent l'accueil dans une école primaire ordinaire d'un petit groupe d'enfants (12 au maximum) présentant le même type de handicap. Ces enfants présentent généralement un handicap ne permettant pas d’envisager une scolarisation individuelle continue dans une classe ordinaire. Les élèves de la CLIS sont partie prenante des activités organisées pour tous les élèves dans le cadre du projet d’école.

Les Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire (Ulis)

(Circulaire n° 2010-088 du 18-06-2010 : dispositif collectif au sein d’un établissement du second degré.)

Depuis le 1er septembre 2010, tous les dispositifs collectifs implantés en collège et en lycée pour la scolarisation des élèves en situation de handicap ou de maladies invalidantes sont dénommés ainsi. Les ULIS se substituent aux UPI (Unités Pédagogiques d’Intégration) créées dès 1995 en collège. Ces Ulis constituent un dispositif collectif faisant partie intégrante de l’établissement scolaire dans lequel elles sont implantées et peuvent être organisées sous la forme d’un réseau regroupant plusieurs lycées professionnels.

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


Le renforcement de l’accompagnement scolaire des élèves handicapés On peut noter plusieurs axes forts dans l’action du ministère : comme souligné précédemment, la mise en œuvre pour chaque élève d’un projet personnalisé de scolarisation est centrale, avec l’appui des enseignants référents. L’accent est désormais mis sur le renforcement, la continuité et la formation des aides humaines, mais aussi l’élargissement et la cohérence des dispositifs collectifs de prise en charge pédagogique (CLIS, ULIS). Circulaires n°2009-135 du 5 octobre 2009 sur la continuité de l’accompagnement scolaire des élèves handicapés et n°2010139 du 31 août 2010 sur la mission d’accompagnement scolaire effectuée par des personnels employés par des associations.

Cette circulaire précise notamment le dispositif permettant à des associations de réembaucher les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) dont le contrat arrive à échéance et n'est pas renouvelable. « Il s’agit de permettre la continuité de la relation d’accompagnement entre Auxiliaire de Vie Scolaire et élève handicapé au-delà des limitations contractuelles introduites par la réglementation en vigueur lorsque la nature du handicap de l’élève et les compétences spécifiques de l’accompagnant le justifient. » Le décret n° 2009-378 du 2 avril 2009 relatif à la scolarisation des enfants, des adolescents et des jeunes adultes

handicapés et à la coopération entre les établissements fixe les principes et les modalités de la coopération entre professionnels du secteur médico-social (professionnels des SESSAD, services et établissements spécialisés) et ceux des établissements d'enseignement, placés sous la responsabilité de l'Éducation nationale.

L’aide aux professeurs Afin d’aider les professeurs à trouver des documents, outils et supports ; voici plusieurs ressources : 1 - Sur le site national Eduscol Quatre guides à destination des enseignants sont téléchargeables sur ce site : ♦ Guide « Scolariser les élèves sourds ou malentendants », ♦ Guide « Scolariser les élèves autistes ou présentant des troubles envahissants du développement », ♦ Guide pour les enseignants qui accueillent un élève présentant une déficience motrice, ♦ Guide pour les enseignants qui accueillent un élève présentant une déficience visuelle. A noter également le guide « Scolariser les élèves handicapés ». 2 - Le site Educnet propose un dossier de la SDTICE (Sous-Direction des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education), sur l’utilisation des ressources numériques adaptées aux situations des élèves/ étudiants handicapés.

Il rappelle les mesures politiques mises en oeuvre pour faciliter l'accessibilité numérique au niveau national et international, et donne des exemples d'innovations technologiques au service des handicapés. 3 - Le site du ministère de l’éducation nationale Très complet, ce site officiel s’adresse aussi bien aux familles qu’aux professionnels de l’éducation. Il permet d’obtenir des informations sur les dispositifs de scolarisation, les parcours de formation, l’aménagement des parcours et les textes de référence. Vous obtiendrez également de nombreux liens utiles sur cette question (rapports, liste des MDPH, sites Internet…).

L’aide aux familles Pour aider plus spécifiquement les familles confrontées à la question du handicap avec leur enfant en âge scolaire, des dispositifs, des lieux, des contacts existent : Un dispositif téléphonique Aide Handicap Ecole n° azur 0810.555.500 Une adresse mél aidehandicapecole@education.gouv.fr Un site national de référence http://www.lecolepourtous.education.fr/

(Ministère de l’éducation nationale) Pour obtenir des réponses à de nombreuses questions sur les textes, les dispositifs, les démarches, les contacts par académie….

Dans l’Académie de Nantes,

(extraits de la fiche n°13 du dossier de rentrée 20102011)

A la rentrée 2010, plus de 8000 élèves handicapés sont scolarisés dans les établissements de l’académie, soit en « milieu ordinaire » pour 62,5 %, soit en CLIS ou UPI. A la rentrée 2009, l’académie comptait 30 nouvelles structures s’ajoutant à la carte existante de 175 CLIS et 74 UPI. Cet effort se poursuit cette année, puisque 11 nouvelles CLIS 1er degré sont créées, ainsi que 11 UPI et 5 UPI LP. A noter, 10 nouveaux postes d’enseignants référents pour cette rentrée 2010, soit une augmentation de 20 % des effectifs. Cette année, près de 3000 élèves ont bénéficié d’un auxiliaire de vie scolaire individuel (AVS-i). Tous les AVS bénéficient d’une formation de 60 heures.

A CADÉMIE

DE

Ä Au niveau académique

Informations et contacts utiles disponibles sur le site du Rectorat Ä Au niveau départemental Informations disponibles sur les sites de chaque Inspection académique : • Loire-Atlantique • Maine-et-Loire • Mayenne • Sarthe • Vendée Ä Eléments chiffrés sur la scolarisation des élèves handicapés dans le 1er et le 2nd degré Consultables et téléchargeables : Radioscopie 2010 de l’académie de Nantes (partie 9, chap. 3, page 91)

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Education prioritaire Fiche

16 Un des objectifs de l’Ecole, fixés par la loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989, réactualisée par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005, est de conduire l’ensemble d’une classe d’âge au minimum au niveau V de formation. « Tout jeune doit atteindre au moins une certification de niveau V, 80 % le niveau du baccalauréat et 50 % obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur. »

Pour atteindre cet objectif, plusieurs dispositifs coexistent afin de : ♦ mieux répondre à la diversité des élèves, ♦ favoriser la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, ♦ développer la découverte des métiers et des formations pour mieux s’orienter. Dans ce cadre, l’Education Prioritaire vise, non plus à attribuer de façon égalitaire des moyens d’enseignement

sur l’ensemble du territoire, mais à « donner davantage à ceux qui en ont le plus besoin ». Il s’agit de compenser les effets des difficultés socio-économiques afin de garantir des chances égales de réussite scolaire pour tous les élèves.

EVOLUTION DE LA POLITIQUE D’EDUCATION P RIORITAIRE 1981

1990

1998

Circulaire du 1er juillet 1981 sur la création des ZEP N Création de l’appellation “zones prioritaires”. N Introduction du principe de “discrimination positive”. Circulaire du 1er février 1990 sur la mise en œuvre de la politique des zones d'éducation prioritaires pour la période 1990-1993 N Accent mis sur l’objectif de réussite scolaire, notamment pour les plus défavorisés.

N N N

N

2006

N N

Circulaire du 10 juillet 1998 sur la relance de l'éducation prioritaire : mise en place des réseaux d'éducation prioritaire et des contrats de réussite Nouvel élan donné à l’éducation prioritaire. Révision de la carte des ZEP. Création des Réseaux d’Education Prioritaire (chaque réseau s’appuie sur un contrat de réussite dans lequel il définit ses objectifs dans le cadre des 10 priorités nationales définies par le ministère - voir annexe à la circulaire du 10 juillet). Circulaire du 30 mars 2006 sur les principes et modalités de la politique de l’éducation prioritaire Création des Réseaux « Ambition Réussite » (RAR) et des Réseaux de « Réussite Scolaire » (RRS). Le réseau est au centre d’une nouvelle organisation de l’éducation prioritaire : le collège devient l’unité de référence du réseau, qu’il crée avec les écoles élémentaires et maternelles d’où proviennent les élèves. Action ciblée autour de 249 collèges au niveau national, qui, avec les écoles de leur secteur, constituent les 249 réseaux « ambition réussite » auxquels s’ajoutent les autres réseaux dits de « réussite scolaire ».

Les Réseaux « Ambition Réussite » dans l’Académie de Nantes Un bilan national des RAR a été réalisé en mars 2010. Pour notre académie, le bilan est contrasté : « Si tous ne peuvent mettre en évidence des progrès réels à l’aune des résultats des élèves aux évaluations de l’école primaire et du collège, les résultats sont stabilisés pour la plupart et nettement améliorés pour certains, alors même qu’une forte dégradation des indicateurs socioéconomiques est constatée dans tous les réseaux ». Dans le cadre des priorités du projet académique CAP 2015 et du renforcement de l’autonomie pédagogique des établissements, 2010-2011 va correspondre à la réécriture d’un nouveau projet et d’un nouveau contrat RAR, expérimentant un mode de gouvernance au sein du réseau et un mode de pilotage partagé entre l’autorité académique et le RAR.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Les Programmes Personnalisés de Réussite Educative (PPRE) Dans la circulaire de 2006, il est mentionné que « L’école doit pleinement jouer son rôle pour mieux accompagner les élèves en difficulté, davantage individualiser leurs parcours et encourager leurs talents ». Développer l’ambition scolaire pour tous passe notamment par l’adaptation d e s p a r c o u r s s c o l a i r e s et l’accompagnement du projet d’orientation. Les PPRE (circulaire n° 2006 -1 3 8 d u 2 5

a o û t 2 0 0 6 sur la mise en œuvre des programmes personnalisés de réussite éducative) sont l’un des dispositifs qui

permettent « de conduire la totalité d’une classe d’âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du socle commun, à la fin de la scolarité obligatoire ». L’objectif est de prévenir les difficultés d’ordre scolaire. Il s’agit d’une aide pédagogique modulable, temporaire et adaptée aux besoins de chaque élève , qui implique l’équipe pédagogique, l’élève et sa famille.

Les orientations actuelles La circulaire de rentrée 2009 a fixé 15 priorités parmi lesquelles : Œ Assurer la réussite scolaire des élèves socialement défavorisés. L’éducation prioritaire au service de l’égalité des chances en constitue un des axes de travail : « L’objectif de réduire les écarts entre les résultats des élèves de l’éducation prioritaire et ceux des autres écoles et établissements scolaires ne peut résulter de la simple attribution de moyens supplémentaires. C’est par le renouvellement des approches pédagogiques et l’accompagnement des équipes que l’égalité des chances des élèves deviendra une réalité ». • Offrir aux élèves et à leurs parents de nouveaux services éducatifs. C’est à nouveau l’une des priorités mise en avant dans la circulaire de rentrée. Elle se traduit notamment par l’accompagnement éducatif et le dispositif de réussite scolaire au lycée. L’accompagnement éducatif cible les élèves ne pouvant pas bénéficier de conditions favorables à l’étude et à l’épanouissement en leur proposant notamment la pratique du sport et

l’ouverture au monde culturel et artistique. D’abord circonscrit à la rentrée 2007, aux collèges publics et privés de l’éducation prioritaire (et notamment aux réseaux « ambition réussite »), le dispositif est ensuite généralisé à tous les collèges. Il s’exerce dans quatre domaines : - l’aide aux devoirs et aux leçons, - la pratique sportive, - la pratique artistique et culturelle, - pour les collégiens, la pratique orale de l’anglais.

volet Education de la dynamique interministérielle « Espoir Banlieues », lancée en février 2008 . Ž Mettre en place la deuxième phase du volet éducation de la dynamique « Espoir banlieues » (circulaire n°2009-0 6 1 d u 2 8 a v r i l 2 0 0 9 )

Cette 2 è m e phase assure la volonté de développement de ces mesures et l’engagement dans la mise en œuvre de projets nouveaux. Au total, le volet Education s’articule (circulaire n°2007-1 1 5 d u 1 3 j u i l l e t 2 0 0 7 , autour de 9 mesures développées dans la circulaire citée ci -dessus. complément à la circulaire de préparation de la rentrée 2007 sur la mise en place de Parmi ces mesures, nous pouvons mettre l’accompagnement éducatif dans les en avant, à titre d’exemples : établissements de l’éducation prioritaire.) Ø la prévention du décrochage scolaire Dans l’académie, expérimenté en (circulaire n° 2008 -1 7 4 d u 1 8 -1 2 -2 0 0 8 ) 2007-2008, l’accompagnement éducatif concerne les élèves des Dans l’académie de Nantes, écoles des réseaux prioritaires et des comme souligné dans la fiche 32 du collèges depuis 2008-2009. Ce dossier de rentrée 2010, la lutte dispositif est désormais stabilisé : au contre les sorties prématurées du cours de l’année scolaire 2009-2010, système scolaire est au cœur de la 98 % des collèges publics et 90 % politique académique d’insertion. des collèges privés ont mis en place Dans ce cadre, la prévention de cet accompagnement, qui devrait l’absentéisme et du décrochage prendre toute sa dimension à travers scolaire est une priorité. le livret personnel de compétences qui suit l’élève tout au long de sa Le recensement de ces situations est réalisé sous la responsabilité du chef scolarité obligatoire. d’établissement par le biais notamment des cellules de veille. Le dispositif de réussite scolaire en Pour cette rentrée scolaire, la lutte lycée, permet de répondre à la contre les sorties sans qualification demande d’amélioration de prend une nouvelle dimension avec la l’accompagnement des élèves dans mise en place, à titre expérimental, leur parcours. d’un appui de personnels Mission Au niveau national, les 200 Générale d’Insertion aux établissements de l’expérimentation établissements volontaires, pour les ont été « identifiés comme accueillant aider dans l’outillage et l’animation du des élèves faisant face à des projet, la connaissance des élèves difficultés scolaires particulières ». « décrocheurs »… Voir circulaire n°2008-075 du 5 juin Voir également la fiche n°18 de ce 2008 sur le dispositif expérimental de dossier sur la MGI. réussite scolaire au lycée dans 200 établissements. Ø les internats d’excellence L’objectif est d’apporter un appui (circulaire n° 2009 -0 7 3 d u 2 8 -5 -2 0 0 9 s u r individualisé aux élèves en fonction de D é v e l o p p e m e n t d e s « i n t e r n a t s leurs besoins, dans le but : d'excellence » et des plans académiques - de favoriser la réussite scolaire, de l'internat.) - de prévenir les redoublements, Ce texte organise la deuxième étape - de limiter les abandons en cours de du développement des « internats cursus, d'excellence » et le développement - de mieux préparer les lycéens à la des « plans internat » à l'échelle poursuite d’études supérieures. académique . Les 2 dispositifs précédemment « Créés dans le cadre de la développés affirment l’engagement dynamique Espoir banlieues (DEB), les de l’éducation prioritaire dans les « internats d'excellence » ont vocation actions de la politique de la ville . Ils à accueillir les élèves issus des font en effet partie des mesures mises établissements des zones d'éducation en place par l’Education nationale prioritaire et des quartiers de la dans le cadre de sa contribution au politique de la ville, qui ne disposent

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


des conditions matérielles favorables leur permettant d’exprimer tout leur potentiel. Ils doivent permettre à terme d'offrir aux élèves des quartiers de la politique de la ville accueillis, un projet éducatif leur donnant les conditions de la réussite scolaire. » Voir aussi la circulaire n°2010-099 du 8-7-2010 sur les internats d'excellence et le développement des internats scolaires. Cette circulaire précise notamment les conditions de développement des deux grands types d’internats d’excellence, à savoir : - l e s é t a b l i s s e m e n t s -i n t e r n a t s d’excellence, - les internats qui labellisent une partie de leurs places. Des informations complémentaires sont également disponibles sur le site Eduscol. Cette volonté de favoriser un meilleur Dans l’académie de Nantes, à la rentrée 2010, cette mesure prend la forme de places labellisées réservées en priorité à des jeunes issus des secteurs urbains, pour lesquels les conditions sociales et matérielles rendent difficile la poursuite d’études. Ce dispositif représente 265 places dans 27 établissements. Elles concernent principalement des lycéens en LGT et LP. Se référer à la fiche n°9 du dossier de rentrée académique 2010.

Ä Au niveau national

http://www.educationprioritaire.education.fr/ Pour obtenir une actualité sur le thème de l’éducation prioritaire, les textes de référence, la liste de établissements « ambition réussite »… Ce site propose également une lettre d'information périodique, réalisée avec les contributions de la Dgesco, de l'Esen (École supérieure de l'éducation nationale), du centre Alain Savary de l'INRP (Institut national de recherche pédagogique) et du département VEI (VilleÉcole-Intégration) du CNDP. http://www.ville.gouv.fr/ Le portail de la Politique de la ville. Consulter notamment la rubrique Education du sommaire. Obtenir un détail des neuf mesures du volet éducation de la dynamique « Espoir banlieues ». Ä Au niveau académique Site du Rectorat Disponibles sur ce site : - un descriptif de l’organisation des réseaux dans l’académie, des données sur l’accompagnement éducatif (établissements concernés, effectifs, intervenants, activités et partenariats….), - la liste des responsables départementaux, une recherche par département des réseaux ambition réussite.

accès des élèves issus des milieux socialement défavorisés à des parcours de réussite et d’excellence est également réaffirmée dans la circulaire n° 2010 -38 du 16 -3-2010 sur la préparation de la rentrée 2010 , et notamment le chapitre 1.2 « Personnaliser les parcours scolaires ».

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Egalité - mixité Fiche

17 La loi Haby du 11 juillet 1975 met en avant l’égalité des chances dans le système éducatif, avec les mêmes enseignements et les mêmes accès pour chacun, aux poursuites d’études. Cependant, l’égalité des sexes dans les parcours scolaires et professionnels n’est toujours pas effective.

Le contexte Actuellement, la scolarité des jeunes filles et le parcours professionnel des femmes se caractérise encore par : - une forte présence dans les filières générales littéraire, économique et sociale et la filière technologique tertiaire, - un taux de chômage plus élevé que celui des hommes, - une sous-représentation des femmes dans les secteurs porteurs d’emploi, - un nombre moins important de femmes à des postes à responsabilité, - une plus grande difficulté à occuper un emploi stable et durable malgré un niveau de formation et une qualification plus élevés, - un travail plus souvent à temps partiel, souvent subi. Dans notre académie, comme au niveau national, on constate des parcours scolaires très différents entre les garçons et les filles : - A l’issue de la 3ème , les filles de l’académie (enseignement public) sont plus nombreuses que les garçons à demander le passage en 2nde générale et technologique et à l’obtenir. - A l’issue de la 2nde , les filles demandent davantage les filières générales que les garçons, mais contrairement aux filles, lorsqu’un garçon choisit cette filière, c’est plutôt la série S. - Les garçons sont par ailleurs nettement plus demandeurs de la série STI que les filles, qui demandent elles, nettement plus que les garçons, la série ST2S.

- Ces différences d’orientation aboutissent à des proportions filles/ garçons très contrastées d’inscrits au baccalauréat selon les séries (les filles sont largement majoritaires en L et ES et nettement minoritaires en S et surtout STI). - Dans l’enseignement professionnel (public), tous niveaux confondus, les filles constituent globalement plus des 2/3 de l’effectif dans le domaine des services, contre un peu plus d’1/10ème de l’effectif dans le domaine de la production. - Ces écarts se retrouvent dans l’enseignement supérieur : les filles demandent peu les CPGE scientifiques, et sollicitent trois fois moins les IUT que les garçons. Source : note du SAIO de janvier 2009 sur La scolarité, l'orientation et l'insertion des filles et des garçons : données chiffrées

Au regard des enjeux de société et des nombreux obstacles qui perdurent, la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes, dans le système éducatif nécessite une politique volontariste au niveau national mais aussi académique. Dans cette perspective, la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) fixait à l’enseignement scolaire un objectif ambitieux pour 2010 : les filles doivent représenter 45 % des effectifs de terminales S + STI + STL. Ce taux semble se stabiliser autour de 39 % au niveau national. (Source : filles et

Quelques textes de référence au niveau national Les conventions signées en 1984 et 1989, s’attachaient essentiellement à l’ouverture aux filles des enseignements scientifiques, technologiques et professionnels. La convention de 2000 élargissait la problématique de l’égalité à l’ensemble des champs de l’éducation : pédagogie, orientation, insertion, éducation à la santé et à la sexualité, citoyenneté… L'un des axes prioritaires de la dernière convention interministérielle est notamment d'assurer auprès des jeunes une éducation à l'égalité entre les sexes. La Charte de l’égalité entre les hommes et les femmes, remise officiellement le 8 mars 2004 au Premier ministre, est l’acte fondateur d’une véritable dynamique de changement social. Il témoigne de la volonté de multiples acteurs d’investir la problématique, d’interroger leurs pratiques, et d’agir tous ensemble vers plus de progrès et plus de démocratie. La convention interministérielle pour l'égalité des chances entre les filles et les garçons dans le système éducatif a été conclue pour la période 20062011. Elle a été signée par 8 ministères dont l’Education nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

garçons sur le chemin de l’égalité, de l'école à l'enseignement supérieur, p. 23)

Ce taux est similaire pour l’académie de Nantes en 2008-2009. La mise en place des nouvelles séries technologiques STI2D et STL pourront constituer un levier incitant davantage les filles à intégrer cette filière.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Des références académiques et régionales Le projet d’Académie, « CAP 2015 » fixe pour 1ère priorité l’égalité des chances et l’éducation à la citoyenneté, dont l’égalité des personnes et notamment des sexes, constitue l’un des aspects. La déclinaison de la convention interministérielle nationale a été signée en février 2010 entre les différents partenaires locaux (Rectorat, Région, Préfecture, DRAAF) sous forme de plan d’actions. A noter également, une convention régionale « industriElles », signée le 6 mars 2007 pour la période 20072010, visant à favoriser l’intégration des femmes et l’égalité professionnelle dans les entreprises de la métallurgie de la région Pays de la Loire. Cette convention est signée conjointement par le Préfet de région, le Recteur de l’académie et le Président de l’union des Industries et métiers de la Métallurgie des Pays de la Loire. Ces deux derniers documents sont consultables sur le site académique.

Des sites Internet spécifiques sur le thème de l’égalité-mixité Ê Le site du Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale propose une rubrique « Femmes/Egalité ». Plusieurs dossiers thématiques (égalité professionnelle, égalité en droits et dignité, parité et responsabilités politiques…) et informations pratiques y sont consultables. Ê Le site du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé propose une rubrique « Egalité professionnelle ». Ê La page Egalité des chances entre les filles et les garçons du site de l’académie de Nantes. A travers ses 4 sous-rubriques : - Textes de référence - Prix et concours - Outils pédagogiques - Bibliographie et webographie …vous pourrez visualiser et/ou télécharger une sélection de textes, documents et rapports… Vous aurez également accès aux informations concernant les candidatures aux différents prix et concours (objectifs, conditions d’inscription et personnes ou organismes à contacter pour se porter candidate). A titre d’exemple, nous pouvons citer le Prix de la Vocation Scientifique et Technique (PVST) ; il est destiné à valoriser et encourager les projets de formation innovants, les parcours atypiques de jeunes bachelières souhaitant poursuivre leur formation dans l’enseignement supérieur court ou long, dans une spécialité scientifique ou technologique dans laquelle les filles sont peu nombreuses (moins de 40 % des effectifs). La rubrique « outils pédagogiques » renvoie au service de prêt d’outils pédagogiques du SAIO (expositions, jeux éducatifs, livrets pédagogiques, DVD, CD-ROM, cassettes vidéo). La liste de ces outils est consultable et téléchargeable. Les modalités d’emprunt sont spécifiées sur le site. Enfin, dans la rubrique « bibliographie et webographie » vous aurez accès à des documents, dossiers et sites sur le thème de l’égalité mixité. Ê Le site de l’ ONISEP Vous découvrirez sur ce site des portraits et vidéos, des chiffres clés, des liens vers d’autres sites. Enfin, concernant la question des femmes dans le monde professionnel, il faut noter que même si elles y sont massivement et plus largement investies qu’auparavant, elles restent très dépendantes (volontairement ou pas) de choix de métiers traditionnellement féminins ; par voie de conséquence, elles ont des conditions de travail et des statuts différents de ceux des hommes, souvent moins valorisés par la société. Pour aller plus loin sur cette question, vous pouvez consulter : Ê le site femmes-emploi « Vous trouverez sur ce portail une information précise, claire et diversifiée sur toutes les questions qui traversent la vie des femmes dans leur rapport quotidien au travail : témoignages, fiches pratiques, avis d'experts vous aideront à comprendre les évolutions en cours et à faire les bons choix. » Sans oublier les sites du CEREQ et de l’INSEE …

Textes de référence - BO HS n°10 du 2 novembre 2000 : À l'école, au collège et au lycée : de la mixité à l'égalité - BO n°10 du 9 mars 2000 : Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

4

L’égalité des chances et la personnalisation des parcours scolaires

Mission Générale d’Insertion Fiche

18 Le contexte

Les 3 missions prioritaires de la MGI

Elles accueillent et accompagnent individuellement chaque jeune repéré L’Education nationale a une dans une dynamique de recherche responsabilité de qualification mais - Prévenir le décrochage scolaire et les d’emploi, en l’aidant à préciser son également de suivi de l’insertion des sorties sans qualification (actions projet professionnel et un plan d’actions, jeunes qui sortent du système éducatif. d’accueil et de re-mobilisation ; actions à prospecter et identifier les offres Ainsi, la lutte contre les ruptures de qualification et de certification…). d’emplois locales, et en mettant en scolaires prématurées, notamment des Le recensement des élèves décrocheurs œuvre, si nécessaire, un complément de jeunes sans ou avec un faible niveau de est réalisé sous la responsabilité du chef formation de courte durée permettant qualification, est un axe fort de la d’établissement. d’accéder à un emploi ciblé. (voir la fiche politique éducative. - Coordonner le suivi de tous les n° 35 du dossier de rentrée 2010 Dès 1999, le programme « NouvelleS élèves (repérage, signalement et suivi, académique) ChanceS » est « destiné aux jeunes qui démarche préventive…). Le repérage Afin de faciliter la mise en œuvre du sortent, ou qui risquent de sortir, sans des élèves est étendu à tous ceux qui recensement des sortants sans solution qualification (…) auxquels il convient risquent d’être sans solution après leur et des décrocheurs au sein des d’ajouter ceux qui abandonnent à la fin sortie du système scolaire (pas de établissements et d’assurer une d’une classe de seconde générale et poursuite de formation, pas d’emploi). meilleure synergie des réseaux EPLEtechnologique et ceux, très difficilement - Favoriser l’accès au premier emploi CIO-MGI-PAE, un nouvel outil a été mis recensés, qui quittent l’école dans le en utilisant les dispositifs adaptés (FCIL, en place en 2008 : JASMIN (Jeunes de cours même de leur scolarité accompagnement vers l’emploi au sein l’Académie Suivis par la Mission obligatoire ». Insertion Nantes). d’une PAE…). Le principe repose sur le suivi des La circulaire du 17 mai 1999 intitulée actions destinées à l’ensemble des Programme "NouvelleS ChanceS", met Les actions de la MGI en avant les principes et objectifs La MGI propose plusieurs types jeunes sortant du système sur l’ensemble d’action allant en ce sens. L’importance d’actions : des actions de re-motivation du territoire académique : d’un système de veille au sein de (sessions d’information et d’orientation, ♦repérage (EPLE), chaque établissement ou bassin de Cycle d'Insertion Professionnelle Par ♦diagnostic plus approfondi (CIO), formation, afin d’augmenter la vigilance Alternance – CIPPA -, MOdule d'Accueil ♦prise en charge (MGI et PAE). et l’attention portée aux « perdus de au Lycée – MODAL -, suivi individualisé, Par ailleurs, le projet “ESPADON”, vue », est notamment avancée. r e c h e r c h e d ’ u n c o n t r a t « outil organisant le partenariat dans le Pour atteindre cet objectif, la d’apprentissage…). respect des compétences de chaque prévention de l’absentéisme et du Elle met aussi en place des actions de institution » permettra de « faciliter le décrochage scolaire constitue une qualification, de certification (Parcours repérage par les établissements de priorité inscrite dans l’instruction Individualisé de Qualification – PIQ -, formation initiale, d’accélérer les interministérielle du 22 avril 2009. MOdule de Re-préparation à l'Examen passages de relais inter-institutionnels et de restituer des données de pilotage Au niveau académique, cette par Alternance – MOREA -, cursus à locales, pour la conception d’un ambition qu’aucun jeune ne reste sans modalités adaptées, formation diagnostic territorialisé et commun. » solution et sans prise en charge, intégrée…). constitue l’un des axes de travail de Il est important que la transition du CAP 2015, notamment développé à la milieu scolaire vers le 1er emploi ne soit page 35 : pas synonyme d’isolement, de rupture. - «Prévenir les sorties sans L e s P A E , P l a t e s - f o r m e s Ä Liste des référents départementaux qualification par une prévention du d’Accompagnement vers l’Emploi, MGI décrochage scolaire. veillent ainsi à prolonger les réponses Disponible sur le site de l’académie de - Accompagner les jeunes en données par la MGI, en apportant une Nantes. difficulté vers une solution adaptée contribution en faveur de l’insertion Ä Liste des coordonnateurs PAE par leur permettant d'obtenir une professionnelle des jeunes. bassin qualification. » Consultable sur le site académique.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


De nouveaux axes de travail académiques Comme énoncé précédemment, la prévention de l’absentéisme et du décrochage scolaire constitue une priorité, inscrite dans l’instruction interministérielle du 22 avril 2009, mais également dans la circulaire n° 201038 du 16-3-2010 de préparation de la rentrée 2010.

Dans ce cadre, l’académie de Nantes poursuit son objectif de réduction des sorties du système éducatif sans qualification dont l’absentéisme et le décrochage scolaire représentent les premières causes de risques (voir la fiche n° 32 du dossier de rentrée 2010 académique ainsi que la fiche n° 16 de ce présent dossier).

Pour cette rentrée scolaire, la lutte contre les sorties sans qualification prend une nouvelle dimension par la mise en place, à titre expérimental, d’un appui de personnels MGI aux établissements volontaires, pour les aider dans l’outillage et l’animation du projet, la connaissance des élèves « décrocheurs »… Voir la circulaire académique de juin 2009 sur la mise en œuvre de la politique d’insertion de l’académie de Nantes Année scolaire 2010-2011.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


C HAPITRE

5

La relation Formation - emploi

Insertion professionnelle des jeunes Enquêtes Génération - CEREQ

Fiche

19 repositionnant favorablement sur l’échelle des emplois et des salaires ». Les enquêtes « Génération » sont des - 74 % des jeunes de cette Génération études réalisées par le CEREQ (Centre ont changé au moins une fois d’Etudes et de Recherches sur les d’employeur durant ces sept Enseignements et les Qualifications). premières années , mais ces mobilités L’objectif général de chacune de ces sont de moins en moins nombreuses dans enquêtes est de suivre les premières le temps. Ces transitions peuvent années de vie active des jeunes sortis exposer à un déclassement, à un temps de formation initiale au regard, de chômage… Risqués, ces changements notamment, du parcours scolaire et des sont néanmoins dans l’ensemble, diplômes obtenus. synonymes de progression et jouent une fonction de rattrapage ou d’ajustement. Historique des enquêtes Cependant, il ne faut pas perdre de vue Génération que ce sont les jeunes les moins Génération 92 : diplômés qui changent le plus réalisée en 1997 -98 auprès de 27000 Zoom sur les 7 premières d’employeur et qui sont souvent jeunes sortis de formation initiale en années de vie active de mobiles malgré eux. 1992, à tous les niveaux de diplômes et Génération 98 - en terme de progression des salaires de spécialités. L'enquête Génération 98 est sans doute, et statuts, là encore, le diplôme de Elle s’intéresse donc aux cinq premières aujourd’hui, celle qui apporte l’approche départ a son importance . Alors qu’une années de vie active et porte sur 82 % longitudinale la plus complète en terme b o n n e p a r t d e s d i p l ô m é s d e des formations initiales. Elle met d’effectif interrogé, de durée de suivi, l’enseignement supérieur a débuté leur largement l’accent sur les situations de champs d'étude abordés … parcours professionnel avec un niveau d’emploi connues par les jeunes durant d’emploi inférieur à celui correspondant Cette t r o i s i è m e i n t e r r o g a t i o n d e ces cinq années. Génération 98 qui a fait l’objet d’une à leur niveau de formation, leur niveau Génération 98 : publication, Bref n° 234, CEREQ - d’emploi augmente ensuite rapidement réalisée au printemps 2001, sur un octobre 2006 - « Les sept premières (70 % des titulaires d’un bac+2 qui ont échantillon de 55000 jeunes sortis de années de vie active de la Génération connu ce déclassement au départ, ont un formation initiale en 1998, de tous 98 : entre insertion et débuts de niveau d’emploi supérieur dès la 3 è m e niveaux et toutes spécialités ; soit un peu carrière », fait émerger plusieurs année de vie active). Les non diplômés plus de 7 % des jeunes qui, cette année - constats : débutent pour 60 % sur des emplois non là ont quitté pour la 1 ère fois le système - si un 1 er cap semble franchi après trois qualifiés, et sont encore 53 % à occuper éducatif. années de vie active, au -delà, la part ce type de postes au bout de trois ans Si son objectif général est le même que des jeunes de la Génération 98 qui de vie active et 44 % au bout de sept celui de Génération 92, cet échantillon a t r a v a i l l e n t n e p r o g r e s s e p l u s ans. été interrogé, pour la 1 ère fois, trois ans beaucoup. Elle passe de 74 à 83 % - en matière de conditions d’emploi , il après sa sortie du système éducatif, puis entre la 1ère e t l a 3 è m e année de vie a p p a r a î t é g a l e m e n t u n e n e t t e au printemps 2003 (22000 jeunes active et reste autour de 85 % les différence entre hommes et femmes. A interrogés), soit cinq ans après, puis à quatre années suivantes. niveau de diplôme équivalent, les l’automne 2005, soit sept ans après - outre les volontés personnelles de femmes restent plus souvent sans emploi (voir le zoom ci -après). et leurs contrats sont moins stables. Ce suivi permet d’analyser les processus chacun qui orientent la vie et les choix Par ailleurs, elles sont souvent exposées de cheminement professionnel, les professionnels, au bout de sept années au temps partiel subi : à la fin de la différentes composantes des parcours de vie active, il ressort que « les jeunes 5 è m e a n n é e d e v i e a c t i v e , d’insertion professionnelle. Il fournit en sans diplôme restent toujours exposés 10 % d'entre elles travaillent à temps outre une image de leur situation quant à la conjoncture et beaucoup d’entre partiel et ce taux est encore à 6 % deux eux cherchent avant tout à accéder à au mode d’habitation, à la vie en un emploi stable (…). A l’opposé, les ans plus tard. couple, au nombre d’enfants et à la localisation géographique. 98 % des diplômés de l’enseignement supérieur se formations initiales dispensées en France stabilisent plus rapidement en emploi à durée indéterminée, tout en se métropolitaine sont prises en compte.

Les enquêtes Génération

Génération 2001: elle complète les études Génération 92 et Génération 98. Elle a été réalisée au printemps 2004 auprès de 24000 jeunes sortis de formation initiale en 2001. L’objectif est, comme pour les précédentes, « d’analyser les premières années de vie active au regard de la formation initiale », tout en abordant l’ensemble des situations traversées par les jeunes interrogés (emplois, chômage, inactivité, formation ou études). L'enquête Génération 2001 n'a donné lieu qu’à une seule interrogation, au terme de la 3 è m e année de vie active.

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Les femmes, bien que leur niveau de diplôme soit globalement plus élevé que celui des hommes, progressent moins vite dans l’échelle des emplois et rémunérations. Ainsi, la progression salariale moyenne des hommes dépasse celle des femmes d'environ un point par an tout au long des sept années qui suivent la sortie du système éducatif. En résumé, sept ans après leur sortie du système scolaire, bon nombre des jeunes les moins diplômés « restent fortement soumis aux aléas de la conjoncture et demeurent en quête d’un emploi stable (…). D’un autre côté, pour les diplômés de l’enseignement supérieur, trois processus se déroulent avec des temporalités imbriquées : la stabilisation en emploi (…), une consolidation des statuts plus progressive, et un « repositionnement de rattrapage », c’est - à- dire un mouvement vers des emplois dont le niveau et le salaire sont plus conformes à ce que ces jeunes peuvent attendre, compte tenu de leur diplôme. »

L’enquête Génération 2004 Cette enquête, réalisée au printemps 2007, concerne 65 000 jeunes sortis de formation initiale en 2004. Comme pour l’enquête Génération 98, des ré -interrogations de l’échantillon national seront effectuées afin de suivre le parcours d’insertion des jeunes durant au moins sept années. Une 2 è m e interrogation a ainsi été réalisée au printemps 2009. Concernant l'entrée dans la vie active, 80 % des jeunes interrogés accèdent à un premier emploi moins de 6 mois après la sortie du système éducatif. Entre 2004 et 2007, plus de la moitié ont occupé 2 emplois ou plus, des repositionnements fréquents synonymes d'amélioration des conditions d'emploi et de rémunération. L'observation de la situation professionnelle en 2007 des jeunes enquêtés montre un taux de chômage de 14 % .

Pour la majorité d'entre eux, ils occupent un emploi à temps plein ; le travail à temps partiel relève d'un choix contraint pour deux tiers des cas et concerne principalement les femmes. 63 % des jeunes en situation d'emploi sont en contrat à durée indéterminée. L'enquête Génération 2004 met également en évidence le fait qu' être diplômé de l'enseignement supérieur demeure un atout pour entrer dans la vie active . Ainsi, pour les jeunes sortis de l'enseignement supérieur sans diplôme, le salaire net médian est proche du SMIC (au 1 er juillet 2010, environ 1056 €) et seuls 51 % occupent un emploi en CDI. Pour cette catégorie, le taux de chômage s'élève à 17 % , soit 5 points de plus que leurs homologues de la génération 1998, bénéficiaires il est vrai des emplois aidés, supprimés depuis. Les jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, bien qu'affectés également par les effets de la conjoncture, sont près de 90 % à occuper un emploi 3 ans après la fin de leurs études et pour plus de 70 % à durée indéterminée. L'enquête fait également apparaître que près de 6 % des jeunes de la génération 2004 ont repris des études dans les 3 ans qui ont suivi leur sortie du système éducatif et en particulier, 17 % des jeunes titulaires du baccalauréat général. Obtenir un diplôme ou un titre professionnel, apprendre un métier étaient les objectifs prioritaires. Le souhait d'une réorientation professionnelle se situait seulement après. Enfin, cette enquête confirme les difficultés rencontrées par certaines catégories de jeunes lors de la transition entre la formation initiale et l'emploi, en particulier pour les femmes et les jeunes issus de l'immigration.

Méthodologie, chiffres clés et références bibliographiques Consultables sur le site du CEREQ. Ä

Zoom sur la Génération 2004 : entrer en STS ou IUT, et après ? Parmi les 65000 jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2004 qui faisaient partie du panel de l’enquête Génération 2004, environ 25 % d’entre eux possédaient soit un BTS soit un DUT comme diplôme le plus élevé. Pour les titulaires de ces diplômes, l’insertion sur le marché du travail s’effectue sans difficulté majeure. Ainsi, plus de 9 sur 10 sont en situation d’emploi 3 ans après la fin de leur études et la majorité sur des contrats à durée indéterminée (CDI) : 74 % pour les DUT, 67 % pour les BTS. La poursuite d’études post -DUT ou post-BTS avec obtention d’un diplôme de niveau plus élevé (licence, maîtrise, diplômes de grandes écoles) qui concerne 1 jeune sur 5 de la Génération 2004, renforce ces bonnes conditions d’accès à l’emploi . Le taux d’emploi augmente alors de façon significative pouvant atteindre par exemple les 98 % pour les post -DUT titulaires d’une licence professionnelle. Prolonger ses études permet également d’accéder à de meilleures conditions d’emploi, notamment pour les post -BTS. Alors que 2/3 des diplômés occupent un emploi en CDI, ce sont 79 % des post BTS qui bénéficient de ce type de contrat. Cela se traduit également par un accès plus fréquent au statut de cadre et conséquemment d’une progression notable du salaire médian qui passe pour un titulaire du master doctorat à 1 950 € contre 1 450 € pour un titulaire du seul DUT. Cependant, ces indicateurs témoins d’une bonne insertion professionnelle des jeunes issus de ces filières supérieures courtes ne doivent pas masquer une donnée tout aussi importante : l e d é c r o c h a g e d e s étudiants inscrits dans ces filières , en particulier en STS. Ainsi près d’un quart (22 %) des étudiants de STS et 12 % en DUT de la Génération 2004 sont sortis de formation, ont éventuellement été réorientés mais n’ont pas obtenu de diplôme avec pour conséquence une dégradation en matière d’insertion professionnelle qu’il s’agisse de l’acc ès à l’emploi ou de sa qualité.

Références - Bref - Bref - Bref - Bref - Bref

n° n° n° n° n°

275, 248, 214, 181, 149,

CEREQ CEREQ CEREQ CEREQ CEREQ

– juin 2010 – « Entrer en STS ou IUT, et après ? – Enquête Génération 2004 » – janvier 2008 - « Génération 2004, des jeunes pénalisés par la conjoncture » – décembre 2004 - « Génération 2001 : s’insérer lorsque la conjoncture se dégrade » – décembre 2001 - « Génération 98 : à qui profite l’embellie économique ? » - janvier 1999 - « Génération 92 : profil, parcours et emplois en 1997 »

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

5

La relation Formation - emploi

Insertion professionnelle des jeunes Enquêtes IVA - IPA

Fiche

20 Les enquêtes IVA - IPA La connaissance annuelle de l’insertion professionnelle à court terme des sortants de formation initiale s’appuie sur les résultats de l’enquête d’Insertion dans la Vie Active (IVA) auprès des lycéens et de l’enquête d’Insertion Professionnelle des Apprentis (IPA) réalisées auprès des jeunes, sept mois après leur sortie du système de formation initiale. Les enquêtes IVA et IPA sont pilotées par la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’Education nationale. Elles sont réalisées chaque année dans toutes les académies. Le champ des enquêtes couvre toutes les spécialités de formation du niveau V (CAP/BEP) au niveau III (BTS/DUT) et II (Diplômes divers, licences professionnelles…) Seule la situation des jeunes sortant de formation et intégrant la vie active est analysée : les jeunes se déclarant en poursuite d’études ou en contrat d’apprentissage sont exclus des calculs. Dans l’académie de Nantes en février 2009 : ♦18 734 jeunes sortant des formations technologiques et professionnelles des lycées publics et privés, avec ou sans diplôme, ont été interrogés et 46 % ont répondu. ♦13 873 jeunes sortant d’apprentissage, avec ou sans diplôme, ont été interrogés par leur CFA et 57 % ont répondu.

Les jeunes lycéens sortis à la fin de l’année scolaire 2007/2008 et interrogés au 1er février 2009 Début 2009, les lycéens ayant terminé leur formation initiale sept mois auparavant subissent de façon marquée la dégradation du marché du travail engendrée par la crise financière. Situation des lycéens comparaison 1er février 2009 et 1er février 2008 57%

Taux d'insertion

48%

Emploi non aidé

62%

8% 8%

Emploi aidé Stage de formation

IVA 09

5% 5% 34%

Recherche Inactivité

72%

IVA 08

20% 4% 3%

57 % de ces jeunes ont trouvé un emploi, aidé ou non aidé, au 1er février alors qu'ils étaient 72 % dans ce cas un an auparavant. Un contexte de fort licenciement conjugué aux modes d'ajustement de l'emploi des entreprises dans cette période de ralentissement de l'activité (essai de maintenir des emplois pérennes par le chômage partiel, les congés, la baisse du recours à l'emploi flexible comme l'intérim ou les CDD...) laissent peu de place aux nouveaux entrants sur le marché du travail. La situation conjoncturelle de l’économie entraîne un recul de l'emploi ordinaire non aidé. L’emploi aidé, principalement les contrats de professionnalisation, reste au même niveau. Dès lors, la part des jeunes se déclarant au chômage passe de 20 % à 34 %.

Les sortants des formations du secteur de la production ont été plus fortement impactés que les sortants des formations du secteur des services. Le taux d'insertion des premiers perd 17 points passant de 75 % à 53 %, les seconds perdent 12 points et passent de 70 % à 58 %. La crise économique dans les Pays de la Loire a touché plus durement l'industrie et le bâtiment. Ces secteurs sont traditionnellement masculins et l’emploi des hommes a été fortement impacté en perdant 19 points. Les jeunes filles tournées le plus souvent vers les formations du secteur des services, sont moins touchées par les conséquences de la crise. Elles voient leur taux d'insertion, moins dégradé, se rapprocher ainsi considérablement de celui des hommes : 56 % contre 58 %.

La formation est un gage d'amélioration de l'insertion et la poursuite d'étude pour obtenir une plus haute qualification améliore les chances d'insertion, tant dans la filière professionnelle que technologique. Ainsi, 43 % des diplômés du BEP sont en emploi, 61 % des diplômés du Baccalauréat professionnel et 71 % des diplômés du BTS (Brevet de Technicien Supérieur). De plus, l'obtention du diplôme préparé favorise l'entrée dans l'emploi. Par exemple, 41 % des jeunes qui ont décroché leur CAP sont en situation d’emploi contre 19 % pour ceux qui n’ont pas obtenu leur diplôme.

A CADÉMIE

DE

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


Et qu’en est-il des jeunes sortant d’une formation par apprentissage ? L’insertion des apprentis a mieux résisté au retournement de conjoncture mais le recul touche essentiellement l’entrée dans l’emploi non aidé. Cependant, les jeunes apprentis n’ont Les emplois en contrat à durée pas échappé à la rétraction du marché indéterminée (CDI) et l'intérim ont été du travail. De 81 % en 2008, ils ne les plus touchés. Le premier recule de sont plus que 70 % à avoir trouvé un 10 points mais reste néanmoins le type emploi en 2009. de contrat le plus souvent obtenu par L'emploi ordinaire perd 11 points et les sortants d'apprentissage. chute de 76 % à 65 % tandis que L'intérim perd 2 points et ne représente l'emploi aidé reste stable (5 %). plus que 6 % de l'emploi. Les autres types de contrats de travail sont restés stables. Types de contrat de travail déclarés par les er Comme pour les sortants sortants d'apprentissage au 1 février 2009 des lycées, l'impact de la chute du marché de 38% CDI 48% l'emploi est plus sensible pour les sortants des 18% CDD 18% spécialités de la 6% p r o d u c t i o n , Intérim 8% IPA 2009 majoritairement des hommes IPA 2008 2% Autre contrat non aidé dont le taux d’insertion 2% chute de -12 points contre 5% Contrat aidé -9 points pour les femmes. 5% Cependant les hommes conservent leur avantage Un quart des jeunes sortants se sur les femmes en matière d'insertion déclarent en recherche d'emploi à la (73 % pour les hommes contre 64 % date de l'enquête contre 15 % un an pour les femmes.) auparavant, 3 % sont en stage de formation (2 % en 2008).

Ä Au niveau national

Site du Ministère de l’Education nationale Consultables et téléchargeables : Note d’information n°10.15 - octobre 2010 : « Les apprentis en 2009 : une insertion professionnelle plus difficile » Repères et références statistiques édition annuelle, chapitre « résultats, diplômes, insertion » Ä Au niveau académique et régional Site académique : •Enquêtes d’insertion IVA/IPA •Radioscopie de l’académie de Nantes édition 2010 (chapitre 9 Scolarisation et insertion) Site du CARIF-OREF : Observatoire de l’insertion Rubrique Observer et analyser Parcours professionnels - Insertion professionnelle

Les sortants de toutes les filières de On note que les sortants des BP formation, du CAP au BTS/DUT et (Brevets Professionnels) enregistrent un diplômes de niveau II, ont été touchés recul du taux d'emploi moins accentué (- 6 points) et un chômage relativement par le recul de l'emploi. Les sortants des premiers niveaux de plus contenu (+ 5 points) que les sortants des autres filières. qualification (CAP, BEP) enregistrent à la fois une plus forte Taux de chômage des apprentis augmentation du en 2009 et 2008 selon la filière suivie chômage et une baisse 11% DIPNIV2 plus accentuée du taux 4% recherche d'emploi d'insertion : ainsi, les 16% 2009 BTS/DUT 8% sortants de CAP ont un recherche d'emploi 15% taux d'insertion qui 2008 BP 10% chute de - 14 points, 18% BAC PRO passant de 68 % à 8% 54 % contre une baisse 34% BEP 21% de -8 points pour les 38% sortants de BTS/DUT CAP 25% dont le taux d'insertion passe de 89 % à 81 %.

A CADÉMIE

DE

N ANTES — SAIO — D OSSIER

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


CHAPITRE

5

La relation Formation - emploi

Zoom sur les filières Sanitaire et social Maintenance industrielle Productique Mécanique

Fiche

21

Situation des sortants de la filière sanitaire et sociale en février 2009 dans l’académie de Nantes La filière Sanitaire et Sociale, telle que définie par le corps d'inspection de l'académie de Nantes, regroupe une partie des formations de quatre groupes de la nomenclature des formations : « Spécialités plurivalentes de services aux personnes », « Santé », « Travail social », « Accueil-hôtellerie-tourisme ».

Nombre de répondants et taux d'insertion selon le diplôme préparé Total

619 56%

BAC SMS Sciences Médico-Sociales

226

BTS Economie Sociale et Familiale

123

BEP Carrières Sanitaires et Sociales BACPRO Services Accueil Assistance Conseil CAP Assistant technique en milieux familial/collectif

100 55 45

58%

72% 43%

64% 13%

MC Aide À Domicile

29

79%

CAP Petite Enfance (apprentissage)

21

52%

BAC ST2S Sciences et Techno, Santé et Social

20 55%

Les 619 jeunes répondants de ces spécialités, essentiellement des jeunes femmes, sortent des formations scolaires du lycée général et technologique ou du lycée professionnel, et représentent 11% de l'effectif total (seul un diplôme relève de la formation en apprentissage, le CAP petite enfance - 21 sortants inclus dans les calculs.) Tous les niveaux de qualification sont représentés, du niveau V (CAP/BEP) au niveau III (BTS). (note : le bac technologique Sciences Médico-Sociales (SMS) est rénové et remplacé par le bac Sciences et technologie de la Santé et du Social (ST2S). Il s’agit donc des derniers sortants de SMS et des premiers de ST2S.

Une insertion moyenne pour l’ensemble de la filière mais de gros écarts entre les différentes spécialités Le taux d'insertion est un peu moindre que le taux moyen : 56 % contre 57 %, en contre partie, le taux de chômage (27 %) est plus faible que la moyenne des sortants (34 %). Les taux d'insertion les plus faibles sont déclarés par les sortants de CAP et de BEP. Notons le cas du CAP assistant technique en milieux familial et collectif, qui accueille globalement des populations scolaires fragiles, et après lequel seul 13 % des sortants ont trouvé un emploi et 16 % un stage de formation. Le CAP petite enfance, préparé en apprentissage a un taux d'emploi inférieur à la moyenne et présente le plus fort taux de chômage (34 %)

A CADÉMIE

DE

Situations des sortants de la filière sanitaire et sociale 56%57%

Filière S&S Ensemble des sortants

34% 27% 11%

Taux d'insertion Chômage

5%

Stage de formation

après celui du CAP d'assistant technique (62 %). Les meilleurs taux d’insertion sont ceux des sortants de BTS (72 %) et de Bac professionnel (64 %).

N ANTES — SAIO — D OSSIER

La part des jeunes se déclarant en stage de formation est assez importante : 11 % pour une moyenne de 5 % pour l’ensemble des sortants.

Cette situation est très fréquente d’une part, 6% 4% après un BEP CSS (18 %) et d’autre part, après un Bac technologique (14 % Inactivité à 15 %), formations plus propédeutiques à une poursuite d'études (type Bac pro pour les uns ou type BTS pour les autres) que destinées à une insertion professionnelle immédiate.

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


L'ambition de la réforme des lycées s'appuie en partie sur ce constat récurrent des difficultés d'insertion des BEP qui ne répondent plus aux besoins d’un marché du travail plus exigeant en matière de qualification. ◊ Au lycée professionnel, le BEP carrières sanitaires et sociales, comme d'autres BEP, va ainsi progressivement laisser place aux bac professionnels en 3 ans après la classe de troisième, ouvrant pour les lauréats qui le souhaitent une possibilité de poursuite d'études dans l'enseignement supérieur, notamment en BTS. ◊ Au lycée général et technologique, la même ambition vise à ouvrir plus largement la diversité de l’enseignement supérieur aux titulaires d’un bac technologique. Les sortants de la filière débutent comme employés en contrats précaires, souvent à temps partiel, dans des fonctions en adéquation avec la formation. Dans le cadre des classifications professionnelles, 83 % des sortants en emploi se déclarent comme « employé » et une dizaine de titulaires du BTS déclarent bénéficier du statut de cadre. Les fonctions occupées correspondent d'autant plus à la formation que le diplôme est professionnalisant. Les 3/4 des sortants en emploi du BTS Economie Sociale et Familiale sont dans le travail social, les services et les soins aux personnes, de même que 90 % des sortants en emploi du CAP petite enfance en apprentissage et 60 % des sortants en emploi de la mention complémentaire Aide à domicile.

Les sortants du bac pro Services ont pour les 3/4 une fonction dans l'accueil et le secrétariat, la gestion et l'administration et également dans la vente et le commerce. Les fonctions principales des sortants du CAP Assistant technique s'exercent dans l'entretien et le nettoyage (67 %), en entreprise ou chez les particuliers comme 40 % des sortant de BEP CSS, 32 % de la Mention complémentaire et 20 % des bac techno SMS. 37 % des emplois sont à durée déterminée (CDD), notamment pour les sortants de BTS (54 % contre une moyenne de 20 % pour l’ensemble des sortants). Type de contrats de travail 13% 19%

CDI

37%

CDD

20%

intérim 1% 7% autre non aidé contrat de professionalisation

2% 2% 8%

Sanitaire & Social IVA 2009 IVA 2009

C’est le mode principal d’entrée sur le marché du travail : l’intérim est peu utilisé, la proportion des sortants en contrat de professionnalisation (2 %) est très inférieure à la moyenne (8 %) comme la part des emplois à durée indéterminée (CDI), de 13 % pour les sortants de la filière contre une moyenne de 19 % pour l’ensemble des sortants.

Le temps plein ne bénéficie qu'à 52 % des personnes en emploi. Suivant le diplôme, les écarts sont importants : après le CAP Petite enfance 9 % des emplois sont en temps plein pour 71 % après le Bac Pro Services (Accueil Assistance Conseil). Pour trouver un emploi, les jeunes se tournent prioritairement vers le pôle emploi et privilégient la candidature spontanée. Le plus grand nombre (35 %) a obtenu son emploi grâce à une candidature spontanée et 15 % par une démarche auprès du pôle emploi, ces deux démarches sont d'ailleurs les deux premières à être entreprises par les sortants lorsqu'ils sont en recherche d'emploi. On note que le contact avec l'entreprise de stage a permis à 12 % des sortants de trouver un emploi alors que cette démarche est peu utilisée (7 %) lors de leur recherche d'emploi. Une orientation très choisie et appréciée. Les jeunes formés dans la filière Sanitaire et sociale ont pour la plupart (96 %) choisi leur orientation. Cependant, 30 % estiment ne pas avoir disposé de toutes les informations qu'ils auraient souhaité et 21 % trouvent que cette orientation ne correspond pas à ce qu'ils voulaient faire. La formation est bien appréciée, 63 % des sortants la juge satisfaisante et 22 % très satisfaisante. Seuls 15 % des sortants se déclarent peu ou pas satisfaits de la formation qu'ils ont reçue. Dans le cadre de la formation, les stages sont plébiscités et jugés utiles par 90 % des répondants.

Situation des jeunes sortant des filières de la maintenance industrielle et de la productique mécanique dans l’académie de Nantes Les filières de la Maintenance Industrielle et de la Productique mécanique, telles que définies par le corps d'inspection de l'académie de Nantes, regroupent une partie des formations de deux groupes de la Nomenclature des Spécialités de Formation (NSF) : « Spécialités pluritechnologiques de la production » et « Mécanique, électricité, électronique ». La part des sortants de ces 2 spécialités de formation est importante, proche de 10 %. Parmi les interrogés des enquêtes de février 2009, environ 1100 jeunes sont issus de ces formations, ce qui représente 9 % à 9,5 % des sortants tant des lycées que de l’apprentissage. L’apprentissage est légèrement plus pourvoyeur que la formation scolaire : 607 sortants en 2008, 574 sortants en 2009 pour l’apprentissage contre respectivement 544 et 521 sortants pour les lycées.

A CADÉMIE

DE

La population concernée est fortement masculine et tous les niveaux de diplômes sont représentés. Les femmes ne représentent que 3 % à 4 % de la population sortante de ces spécialités en lycée comme en apprentissage, ce qui est conforme aux réalités de l'orientation. Il convient d’^tre prudent sur l’interprétation des données concernant les femmes compte tenu du faible effectif.

N ANTES — SAIO — D OSSIER

Les scolaires sont issus le plus souvent (38 %) de bac technologique ou de bac professionnel contre 33 % des apprentis. La proportion de sortants de CAP/BEP est encore assez conséquente : les sortants de CAP représentent 10 % des apprentis et 6 % des scolaires, les sortants de BEP 17 % des apprentis et 20 % des scolaires. La part des sortants des formations post-bac (BTS, DUT, licence pro ….) tend à s’accroître notamment en apprentissage.

DU PROFESSEUR

- 2010 2011


Taux d'insertion des sortants des formations de la maintenance industrielle et de la productique 57%

MOYENNE 2009

70% 55%

Total des spécialités 200 à 252

75% 50%

Moteurs et mécanique auto

72% 56%

Mécanique générale et de précision, usinage

64% 58%

Spécialités pluritechnologiques mécanique électricité

82%

Technologie de commandes des transformations industrielles

60% 81% 63%

Technologies industrielles fondamentales

74%

Sources : Rectorat de Nantes - enquêtes 2009

Les taux d’insertion de ces spécialités ♦ Les lycéens sont plus souvent en de formation sont meilleurs après une emploi non aidé (51 % contre 48 % des lycéens) et l’emploi aidé, sous formation en apprentissage. Les lycéens sortants de la maintenance f o r m e d e c o n t r a t s d e industrielle et de la productique professionnalisation, ne touche que mécanique ont globalement un taux 4 % d’entre eux pour une moyenne de d'insertion inférieure à la moyenne des 8 %. lycéens : 55 % sont en emploi pour Un peu plus souvent en CDI que la 57 % de l'ensemble des sortants du moyenne, c’est surtout l’intérim qui les distingue, 12 % des sortants de ces lycée. A l’inverse, les apprentis sortant de ces spécialités en bénéficie contre 7 % en formations ont un taux d'insertion moyenne. Ce type d'entrée dans (75 %) supérieur à la moyenne des l'emploi concerne notamment 1/4 des sortants des spécialités de la apprentis (70 %). Cependant, les lycéens comme les mécanique générale. apprentis ont une qualité d’emploi plus Les sortants en recherche d'emploi au moment de l'enquête sont dans la satisfaisante que la moyenne : même situation que la moyenne des Les sortants des spécialités de la maintenance et de la production ont également subit ce contre-coup. ♦ Pour les scolaires, le recul de l'emploi est en moyenne de - 27 points moins marqué pour la mécanique et l’électricité et pour la mécanique générale-usinage (- 23 points), mais très marqué pour les spécialités moteurs et mécanique auto (- 33 points). En ce qui concerne les diplômes, le recul des embauches est plus contenu pour les sortants de Bac Techno et de BTS, respectivement – 11 et – 20 points, et plus sévère pour les sortants de CAP (- 38 points) et de Bac pro (- 35 points).

Les niveaux des diplômes sont déterminants pour l'accès à l'emploi et sont protecteurs dans un contexte de crise économique. Début 2009, les lycéens ayant quitté le système éducatif se sont présentés sur un marché du travail dégradé par la crise économique : 57 % de ces jeunes ont trouvé du travail contre 72 % un an auparavant. Les apprentis ont également été concernés : de 81 % en 2008, ils ne sont plus que 70 % à avoir trouvé un emploi en 2009.

Evolution du taux d'insertion des lycéens de la maintenance industrielle et de la productique mécanique par diplômes préparés

90%

55%

Total 34%

BEP

83%

69% 53%

BACTECHNO

89%

64%

emploi 2009

A CADÉMIE

DE

taux d'insertion perd 14 points. L'emploi reste présent pour les sortants des spécialités pluritechnologiques mécanique électricité (- 6 points seulement) mais s'est beaucoup rétracté pour les sortants des spécialités de la mécanique générale-usinage (- 26 points). Au niveau des diplômes, les sortants de niveau III ou II ont perdu 10 points, ceux de Bac Pro 13 points, mais l’indicateur d’insertion reste cependant élevé proche de 80 %. Ce sont les sortants de CAP et de BEP qui sont le plus touchés par la crise du marché du travail, les premiers perdent 20 points, les seconds 18 points.

CAP

48%

69% 64%

BEP

N ANTES — SAIO — D OSSIER

81% 75%

Total

89%

79%

BAC PRO

61%

BTS

emploi 2008

91%

55%

BACPRO

♦ Pour les sortants d'apprentissage, le

Evolution de l'emploi des apprentis sortants des formations de la maintenance industrielle et de la productique mécanique

53%

CAP

sortants de lycée, plus du tiers (34 %) se déclarant au chômage en février 2009. ♦ Du coté des apprentis, les deux composantes de IVA l'emploi (emploi aidé et non aidé) sont toutes deux IPA supérieures à la moyenne, respectivement 10 % d’emplois aidés (deux fois plus que la moyenne) et 65 % d'emplois non aidés pour une moyenne de 64 %. Les contrats aidés sont tous des contrats de professionnalisation. Les sortants des spécialités de « Moteurs et mécanique auto » sont particulièrement concernés avec 12 % de jeunes en contrat de professionnalisation contre une moyenne IPA de 5 %. Dans les emplois dit non aidés, on note la part importante (41 %) des contrats à durée indéterminée (CDI) ainsi que de l'intérim (9 %). Le chômage, globalement inférieur à la moyenne, est cependant très fort pour les apprentis sortants des spécialités de la mécanique générale dont 32 % sont en recherche d'emploi au moment de l'enquête (contre 25 % en moyenne.)

BTD / DUT

83%

DIPNIV2

83%

emploi 2008

DU PROFESSEUR

emploi 2009

- 2010 2011

92% 93% 93%


C HAPITRE

5

Le relation Formation - emploi

Sites ressources sur la formation, l’emploi, l’insertion professionnelle

Fiche

22

A

fin d'aller plus loin sur la thématique relation formationemploi, cette fiche propose une liste, non exhaustive, de sources qui permettent d'accéder à des données et études régulièrement actualisées sur la formation, l'emploi ou encore l'insertion professionnelle.

Sites nationaux INSEE http://www.insee.fr L'Institut National de la Statistique et des Études Économiques collecte, produit, analyse et diffuse des informations sur l'économie et la société françaises. L'Insee met en ligne la majeure partie de ses collections nationales et régionales. Elles sont de nature diverse et peuvent se présenter sous forme de 4 pages présentant les résultats les plus récents de l'Insee ou de documents plus élaborés (résultats détaillés). Sont également à disposition des documents méthodologiques, de synthèse, des analyses économiques etc. L'ensemble de ces documents est disponible à partir de l'adresse suivante : http://www.insee.fr/fr/publications -et services/

Exemple : Insee Première présente les premiers résultats des enquêtes et études réalisées par l'Insee. Tous les grands thèmes de l'actualité économique et sociale y sont traités en 4 pages, au moyen de textes courts, illustrés de graphiques et de tableaux. Chaque numéro propose des données récentes et inédites sur un sujet particulier.

rechercher les informations présentes sur tout le portail, par un moteur de http://www.cereq.fr/ recherche et une navigation thématique. Pour y accéder : Le Centre d'Etudes et de Recherches sur http://www.cereq.fr/ > cliquer sur les Qualifications est un établissement onglet Portail documentaire public qui dépend du ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, du ministère du Exemple : Travail, de l'Emploi et de la Santé. Le CEREQ concilie production de statistiques, recherches, études et accompagnement d'actions. Il formule des avis et des propositions destinés à Bref, la lettre mensuelle d'information éclairer les choix en matière de sur les travaux et les publications du politiques de formation à l'échelon Céreq (document téléchargeable). régional, national ou international. Des Les enquêtes « Génération » sont des actions sont menées en partenariat avec études réalisées par le CEREQ dont les collectivités territoriales, régionales l’objectif général est de suivre les ou locales, ou avec des organismes premières années de vie active des étrangers. jeunes sortis de formation initiale au Sur son site, le CEREQ diffuse largement regard, notamment, du parcours les résultats de ses études et recherches. scolaire et des diplômes obtenus. Il propose notamment les publications DARES suivantes : Notes Emploi-Formation (NEF) : cette http://www.travail-emploicollection propose l'ensemble des sante.gouv.fr/ études réalisées par le Céreq ou son réseau de centres associés (document La Direction de l'Animation de la uniquement consultable). Recherche, des Études et des Formation Emploi - revue française de Statistiques est rattachée au ministère sciences sociales : cette revue du Travail, de l’Emploi et de la Santé. trimestrielle étudie la relation entre le La Dares conçoit, collecte, exploite et système éducatif et le monde du travail. diffuse des données statistiques et des Elle constitue un outil indispensable de études dans le domaine du travail, de réflexion et d'échanges pour la l'emploi et de la formation communauté scientifique et les acteurs professionnelle. de la relation formation-emploi (les numéros 1 à 84 sont téléchargeables Elle réalise des enquêtes et met au point dans leur intégralité. A partir du n° 85, des systèmes d'information basés sur seuls le sommaire et les résumés sont des données administratives obtenues lors de la mise en œuvre opérationnelle téléchargeables). de politiques. Le Céreq propose également un portail documentaire qui donne, en complément La Dares propose différentes de l'accès offert par le site web publications téléchargeables : Revue (information institutionnelle et actualité Travail et Emploi, Bulletin Mensuel des des publications), une possibilité de Statistiques du Travail, Dossiers de la

CEREQ

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Dares (résultats complets et détaillés Sites académiques/régionaux d’enquêtes statistiques réalisées par le CARIF-OREF des Pays de la Loire Ministère) etc Exemple :

INSEE Pays de la Loire http://www.insee.fr/fr/ regions/pays-de-la-loire/

http://www.cariforefpdl.org/

L'Insee Pays de Loire propose une présentation synthétique des grandes caractéristiques de la région. Le Centre d'Animation et de Ressources d'Informations sur la Formation - L'offre de publications en ligne de Observatoire Régional sur l'Emploi et la l'Insee Pays de Loire s'appuie sur trois Formation a pour objectif de proposer collections : Informations et Statistiques, des services destinés aux acteurs Etudes, Dossiers. régionaux et territoriaux de l'emploi, de l'insertion et de la formation Exemple : professionnelle. Le CARIF -OREF a, entre autres, une Sous la forme de documents de quatre mission d'observation qui comporte ou six pages composés de textes courts notamment : ainsi que de graphiques et de - l'analyse des secteurs professionnels, tableaux, l'Insee Pays de la Loire - l'analyse de la relation emploi / apporte des éléments de réponse aux formation / marché du travail, principales questions économiques, - l ' o b s e r v a t i o n d e l ' i n s e r t i o n sociales, territoriales et contribue ainsi professionnelle. aux débats publics de la région et à l'information de la société civile.

Dares Analyses présente en 4 à 12 pages d’articles, de graphiques et de tableaux les résultats commentés des principales études statistiques réalisées dans le domaine du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Cette collection propose un regard rapide sur les aspects structurels et rétrospectifs. Dares Indicateurs est plus spécifiquement destinée à accueillir les indicateurs réguliers publiés par la Dares. Elle permet d’avoir rapidement les dernières données disponibles sur le marché du travail, l’évolution des salaires, l’activité et les conditions Métiers Emplois Formations dans les Pays de la Loire d’emploi de la main-d’œuvre…

http://meformer.org Le site des métiers, des emplois et des formations en Pays de la Loire met à disposition un ensemble d'informations nécessaires en matière de formation, réparties en différentes rubriques : Métiers à découvrir, Trouver une formation, Conseils et services, S'orienter et se réorienter, etc. Exemple : LES EMPLOIS EN PAYS DE LOIRE Cette rubrique propose notamment : - des chiffres-clés de l'emploi par groupes de métiers, - des données sur l'accès à l'emploi par grands niveaux et domaines de formation (sources principales : enquêtes Génération du CEREQ et enquêtes d'insertion réalisées par les établissements d'enseignement supérieur régionaux).

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


ANNEXES

Liste des CIO Loire-Atlantique Site des CIO de Loire-Atlantique : http://cio44.ac-nantes.fr C I O NANTES BEAULIEU

C I O NANTES NORD

C I O CHATEAUBRIANT

Maison de l’Administration Nouvelle Rue René Viviani BP 76217 44262 NANTES CEDEX 02 ( : 02 40 12 82 50 : : cio.nantes-beaulieu@ac-nantes.fr

34 Rue du Fresche Blanc BP 72233 44322 NANTES CEDEX 03

16 Rue des Vauzelles 44146 CHATEAUBRIANT CEDEX

( : 02 40 94 00 12 : : cio.nantes-nord@ac-nantes.fr

( : 02 40 81 14 09 : : cio.chateaubriant@ac-nantes.fr

C I O REZE

C I O S A I N T -N A Z A I R E

2 Avenue Victor Fortun 44400 REZE

29 Boulevard Victor Hugo 44600 SAINT-NAZAIRE

( : 02 40 13 11 00 : : cio.reze@ac-nantes.fr

( : 02 40 22 04 85 : : cio.saint-nazaire@ac-nantes.fr

Maine-et-Loire Site des CIO du Maine-et-Loire : http://cio49.ac-nantes.fr C I O ANGERS

C I O CHOLET

C I O SAUMUR

14 Rue Anne Franck 49043 ANGERS CEDEX 01

Tour Emeraude 4 Rue du Val de Loire 49300 CHOLET

3 Rue Sévigné 49400 SAUMUR

( : 02 41 66 84 42 : : cio.angers@ac-nantes.fr

( : 02 41 46 02 66 : : cio.cholet@ac-nantes.fr

( : 02 41 51 02 30 : : cio.saumur@ac-nantes.fr

C I O SEGRE 6 Rue de la Roirie BP 74 49500 SEGRE ( : 02 41 92 28 08 : : cio.segre@ac-nantes.fr

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — D OSSIER DU PROFESSEUR 2010 201 1


Mayenne Site des CIO de Mayenne : http://cio53.ac-nantes.fr C I O LAVAL

C I O CHÂTEAU GONTIER

C I O MAYENNE

28 Rue Saint Mathurin BP 0916 53009 LAVAL CEDEX

19 Rue Jean Sylvain Fouassier 53200 CHATEAU-GONTIER

6 Rue Château Trompette BP 124 53103 MAYENNE CEDEX

( : 02 43 53 60 22 : : cio.laval@ac-nantes.fr

( : 02 43 07 26 74 : : cio.chateau-gontier@ac-nantes.fr

( : 02 43 04 11 43 : : cio.mayenne@ac-nantes.fr

Sarthe Site des CIO de la Sarthe : http://cio72.ac-nantes.fr C I O LE MANS CENTRE

C I O LE MANS SUD

C I O LA FLECHE

21 Avenue du Maréchal Lyautey 72100 LE MANS

22 Rue Maryse Bastié 72100 LE MANS

Route de Bouchevereau 72200 LA FLECHE

( : 02 43 82 55 11 : : cio.le-mans-centre@ac-nantes.fr

( : 02 43 50 16 90 : : cio.le-mans-sud@ac-nantes.fr

( : 02 43 94 06 71 : : cio.la-fleche@ac-nantes.fr

C I O LA FERTE BERNARD

C I O SABLE SUR SARTHE

Résidence St-Laurent 4 Rue Georges Thoreau - BP 57 72403 LA FERTE BERNARD CEDEX

32 Rue Gambetta BP 173 72305 SABLE-SUR-SARTHE CEDEX

( : 02 43 93 06 13 : : cio.la-ferte-bernard@ac-nantes.fr

( : 02 43 95 08 14 : : cio.sable-sur-sarthe@ac-nantes.fr

Vendée Site des CIO de Vendée : http://cio85.ac-nantes.fr C I O LA ROCHE SUR YON

C I O FONTENAY LE COMTE

C I O LES SABLES D’OLONNE

Cité administrative Travot Rue du 93ème RI BP 794 85020 LA ROCHE SUR YON CEDEX ( : 02 51 37 06 25 : : cio.la-roche-sur-yon@ac-nantes.fr

7 Rue du Docteur Audé 85200 FONTENAY-LE-COMTE

4 Avenue Carnot 85100 LES SABLES D’OLONNE

( : 02 51 69 07 10 : : cio.fontenay-le-comte@ac-nantes.fr

( : 02 51 32 09 15 : : cio.les-sables-d-olonne@ac-nantes.fr

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — D OSSIER DU PROFESSEUR 2010 201 1


ANNEXES

Glossaire A APB : Admission Post-Bac ASH : Adaptation Scolaire et Scolarisation des élèves Handicapés AVS : Auxiliaire de Vie Scolaire AVS-i : Auxiliaire de Vie Scolaire-individuel

B BEP : Brevet d’Etudes Professionnelles BEPA : Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles BIT : Bureau International du Travail BT : Brevet de Technicien BTS : Brevet de Technicien Supérieur BTSA : Brevet de Technicien Supérieur Agricole

C CAE : Contrat d’Accompagnement à l’Emploi CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle CAPA : Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole CARIF-OREF : Centre d'Animation, de Ressources et d'Information sur la Formation - Observatoire Régional Emploi Formation CDA : Commission des Droits et de l’Autonomie des personnes handicapées CDD : Contrat à Durée Déterminée CDI : Centre de Documentation et d’Information CDI : Contrat à Durée Indéterminée CDO : Commission Départementale d’Orientation CDOEA : Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés du second degré CEREQ : Centre d’Etudes et de Recherches sur les Enseignements et les Qualifications CESC : Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté CFA : Centre de Formation d’Apprentis CFG : Certificat de Formation Générale CIO : Centre d’Information et d’Orientation CIPPA : Le Cycle d'Insertion Professionnelle par l'Alternance CLEE : Comité Local Education Economie CLIS : CLasse pour l’Inclusion Scolaire CNDP : Centre National de Documentation Pédagogique COP : Conseiller d’Orientation Psychologue CPE : Conseiller Principal d’Education CPES : Classe Préparatoire à l’Enseignement Supérieur CPGE : Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles CRDP : Centre Régional de Documentation Pédagogique CSAIO : Chef du Service Académique d’Information et d’Orientation CVL : Conseil des délégués pour la Vie Lycéenne

D DCG : Diplôme de Comptabilité et Gestion DEB : Dynamique Espoir Banlieues DEPP : Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance DEUST : Diplôme d’Etudes Universitaires Scientifiques et Techniques DGESCO : Direction Générale de l’Enseignement SCOlaire DMA : Diplôme des Métiers d’Art

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


D DRAAF : Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt DRONISEP : Délégation Régionale de l’Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions DTS : Diplôme de Technicien Supérieur DUT : Diplôme Universitaire de Technologie

E EPLE : Etablissement Public Local d’Enseignement EREA : Etablissement Régional d’Enseignement Adapté ERS : Etablissement de Réinsertion Scolaire ES : Economique et Social ESEN : Ecole Supérieure de l’Education Nationale ETNA : Espace de Travail Numérique de l’Académie de Nantes ETP : Equivalent Temps Plein

F FCIL : Formation Complémentaire d’Initiative Locale

G GRETA : Groupement d’ETAblissements

I IA-DSDEN : Inspecteur d’Académie -Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale IA-IPR : Inspecteur d’Académie-Inspecteur Pédagogique Régional IEN-IO : Inspecteur de l’Education Nationale chargé de l’Information Orientation IME : Institut Médico-Educatif INRP : Institut National de Recherche Pédagogique INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques IUT : Institut Universitaire de Technologies IVA-IPA : Insertion Vie Active-Insertion Professionnelle des Apprentis

J JASMIN : Jeunes de l’Académie Suivis par la Mission Insertion Nantes

L L : Littéraire L1 : Licence 1 LGT : Lycée Général et Technologique LOLF : Loi Organique relative aux Lois de Finances LP : Lycée Professionnel

M MDP : Module de Découverte Professionnelle MDPH : Maison Départementale des Personnes Handicapées MGI : Mission Générale d’Insertion MODAL : MODule d’Accueil Au Lycée MOREA : MOdule de Re-préparation à l'Examen par Alternance

O OA : Orientation Active ODP : Option de Découverte Professionnelle ONISEP : Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions

P PACES : Première Année Commune aux Etudes de Santé PAE : Plate-forme d’Accompagnement vers l’Emploi PCS : Professions et Catégories Socio -professionnelles

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


P PDMF : Parcours de Découverte des Métiers et des Formations PIQ : Parcours Individualisé de Qualification PJJ : Protection Judiciaire de la Jeunesse POF : Passeport Orientation-Formation PPRE : Programme Personnalisé de Réussite Educative PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation PVST : Prix de la Vocation Scientifique et Technique

R RAR : Réseaux Ambition Réussite REP : Réseaux d’Education Prioritaire RRS : Réseaux de Réussite Scolaire

S S : Scientifique SAIO : Service Académique d’Information et d’Orientation SDTICE : Sous-Direction des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education SEGPA : Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté SEPP : Service de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance SESSAD : Services d’Education Spéciale et de Soins à Domicile SMIC : Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance STD2A : Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués STG : Sciences et Technologies de la Gestion ST2S : Sciences et Technologies de la Santé et du Social STI : Sciences et Technologies Industrielles STI2D : Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable STL : Sciences et Technologie de Laboratoire STS : Section de Technicien Supérieur SUIO : Service Universitaire d’Information et d’Orientation

T TICE : Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement

U ULIS : Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire UPI : Unité Pédagogique d’Intégration

V VEI : Ville-Ecole-Intégration

Z ZEP : Zone d’Education Prioritaire

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Dossier du Professeur

Directeur de publication : X. Vinet Coordination : J. Godar Rédaction, mise en page : V. Daudruy, S. Dehier, G. Le Rallic, G. Préfol

Service Académique d’Information et d’Orientation 32 Rue du Fresche Blanc BP 92217 44322 NANTES cedex 3 ( 02 40 14 64 90 7 02 40 14 64 91 : ce.saio@ac-nantes.fr

A CADÉMIE DE N ANTES — SAIO — DOSSIER DU

PROFESSEUR

- 2010 2011


Dossier du Professeur