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- TOUTES LES INDISCRETIONS - LES CLUBS DU COIN A LA LOUPE

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NUMERO OFFERT PAR Orange Ne peut être vendu - ne pas jeter sur la place publique

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numéro 9


le billet du chef “Rugby Infos Toulonâ€? est ĂŠditĂŠ par AFXL Editions, SARL au capital de 1.000 euros. Siège social : 64 rue Anatole France, 92300 Levallois Perret. GĂŠrant et Directeur de la Publication : Franco VERRECCHIA. Directeur de la RĂŠdaction : FrançoisXavier LEBERT RCS Nanterre 522609114 DĂŠpĂ´t lĂŠgal Ă  parution. ImprimĂŠ par IPS Photos : DPPI Press

Par François-Xavier LEBERT

Toulon passe à l’Orange Le quart de finale de H Cup à peine digÊrÊ qu’il faut remettre ça avec un nouveau quart de finale, officieux, de championnat cette fois. Car c’est bien d’un match couperet dont il s’agit, ce samedi, contre Toulouse, dÊjà qualifiÊ, lui, pour les phases finale. Le RCT, seulement 7e pour l’instant, joue sa peau à chacune de ses trois dernières sorties, la faute à des dÊfaites peu glorieuses en dÊbut de saison ou à cette rÊcente baffe à Agen, pas prÊvue dans le programme. C’est bien simple, depuis le 4 novembre, jour de gloire à Perpignan (victoire 29-20, comme quoi, ça arrive de battre les Catalans‌), le RCT est malheureusement sans surprise, systÊmatiquement vainqueur (pas assez souvent avec la manière) à Mayol, et loser à l’extÊrieur. Oui, il reste trois matches, à commencer par celui du VÊlodrome, qui est à Toulon ce que Montjuic est à Perpignan, un stade acquis à sa cause et repeint en rouge et noir – et en Orange,

clin d’œil Ă  notre partenaire - pour l’occasion. Contre le Stade Toulousain - vainqueur 44-5 Ă  l’aller (6 essais Ă  1), fin octobre, ne l’oublions pas - il va falloir sortir l’habit de lumière pour rĂŠserver dans ce bel ĂŠcrin le mĂŞme sort qu’à Clermont, le champion battu ici dans un match dĂŠjĂ  charnière le 18 septembre dernier (28-16). Car quand on parle de quart de finale officieux pour Toulon, c’est pour se donner le droit de disputer une demie Ă  Mayol contre‌ Perpignan le 22 avril et une “finaleâ€? de phase rĂŠgulière Ă  Montpellier, surprenant 3e, le 7 mai, lors de la dernière journĂŠe dde Top14. Les barrages, sorte de‌ quart de finale du championnat, dĂŠcidĂŠment, sont Ă  ce prix. A la fois si loin et si près. Il n’est plus question de laisser le moindre point en route, sous peine de saison blanche. Après la dĂŠsillusion europĂŠenne, Wilko et ses coĂŠquipiers nous doivent bien ça. A eux de jouer. Et bien tant qu’à faire. Et de gagner, surtout.

Ecrivez-nous

Coups de cœur, coups de gueule, poèmes‌ Votre avis sur le RCT en gÊnÊral, les joueurs en particulier, le championnat, les recrues, etc., nous intÊresse. Envoyez vos courriers à Rugby Infos Toulon 64, rue Anatole France 92300 Levallois-Perret ou par mail asxl@orange.fr pour un passage dans la prochaine Êdition dÊbut mai.

sommaire 2 PUB PARTENAIRE 3 LE BILLET DU CHEF 4 LA FACE CACHÉE 5 DE WILKINSON 6 RCT-T OULOUSE AU VELODROM E: BIENVENUE CHEZ “N 7 OUSâ€? 8 TOP 14 : CALENDRIER 9 PUB 10 ENTRETIEN 11 MOURAD 12 BOUDJELLAL 13 14 INTERVIEW PIERR E MIGNONI 15 PUB 16 ANCIEN - MANU DIAZ 17 PUB 18 DESCHAMPS SUPPORTE R 19 PUB 20 21 LES CLUBS DU COIN 22 23 ABONNEMENT 24 PUB PARTENAIRE

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dossier Par Maxime Raulin Laurent Quaglia, l'agent de Jonny Wilkinson en France, nous raconte sa relation avec le demi d’ouverture anglais. Il nous dévoile quelques petits secrets de sa personnalité et quelques anecdotes jusque-là inconnues.

La face cachée La première rencontre

“C'était à Newcastle, mais je n'étais pas encore en contact avec lui. C'était en 2004. Il venait d'être champion du monde. J'étais venu à Newcastle pour mettre à l'essai un jeune espoir du Stade Toulousain. Et quand on est arrivé au club house du club, c'est Jonny Wilkinson qui nous a accueillis car il était capitaine de l'équipe. Il nous a fait un discours en français. “Bonjour, je suis Jonny Wilkinson, je vous souhaite la bienvenue. J'espère que votre essai sera fructueux pour vous et pour l'équipe. Est-ce que vous voulez un café ?” Nous avons discuté un peu avec lui et il nous a présenté tout le club. J'ai donc rencontré un mec très simple et super disponible alors qu'il était au summum de sa notoriété.”

Les 1ers contacts

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“C'est une longue histoire ! J'étais d'abord en contact avec un agent qui gérait des joueurs comme Jamie Noon ou Kris Chesney. Cet agent était en collaboration avec une agence qui gérait les contrats d'images de Jonny Wilkinson. Puis il y a trois ans, quand l'idée de venir en France a été évoquée, nous avons commencé les rendezvous avec Jonny, son père et l’agent qui gère ses intérêts en Angleterre. C'était au début de la saison 2008/09. A cette époque, le Racing-Métro était intéressé pour le rencontrer à l'occasion d'un match amical face à son club de Newcastle. Mais finalement Jonny n'est pas venu car il

ne souhaitait pas entrer en contact avec des clubs alors que la saison venait à peine de démarrer. Puis il s’est blessé au genou, donc les contacts ont été abandonnés. Puis début 2009, l'idée est revenue dans les tuyaux. Nous avons fait un tour des clubs intéressés avec une première visite de son père. Puis, quand l'option Toulon s'est dégagée, Jonny est également venu.”

Le choix de Toulon “Mourad (Boudjellal) a été bon ! Car à la base, Toulon partait avec du retard. Le club avait une image un peu flashy et le président passait, avec sa montre en or, pour un cheik arabe, en Angleterre (rires). Sans oublier que Philippe (Saint-André) n'était pas encore l'entraîneur de Toulon qui végétait à la 11e place du Top 14. Toulon partait avec un handicap. Mais Mourad a fait profil bas et Philippe lui a expliqué son projet pour la saison suivante. Le discours lui a plu. Il a également bien aimé le stade Mayol, les infrastructures et bien entendu le recrutement annoncé. Il y a eu un bon feeling entre les deux parties. Enfin, le soleil et les 20 degrés du mois de mars étaient également un point positif supplémentaire !”

tions par mois.”

La place de son père “Il est très proche de lui. Son père le protège. Il encadre tout. Il gère les choses compliquées. Il est toujours présent dans les négociations. Après, il n'est pas collé à ses basques non plus. Il ne vient en France que deux fois par an.”

Comment vit-il sa notoriété ? “Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les gens sont très respectueux à Toulon. Il y a bien sûr beaucoup de ferveur autour des matchs à Mayol, mais finalement, c'est lorsque le RCT joue à l'extérieur que Jonny est le plus sollicité. A Toulon, les gens sont très chaleureux avec lui. Et si nous sommes en train de manger au restaurant, ils nous laissent tranquille ou attendent le moment opportun pour venir demander une photo ou un autographe. Il aime cette relation. Et puis du côté de Bandol où il réside, il est forcément moins exposé qu'en plein centre-ville. De toute façon, Jonny préfère manger une omelette en bord de mer plutôt que d'aller dans un resto guindé.”

“Jonny est quelqu'un de très simple et de très casanier. Il est surtout dans une routine de travail. Il est toujours à la recherche de la meilleure solution, du meilleur geste. Après, il prend soin de son corps. Il est très attaché à la récupération. Il se fait beaucoup masser. En fait, il est focalisé sur le rugby et sur l'amélioration de son français. Même s'il parle parfaitement, il continue de suivre deux fois par semaine des cours particuliers. Jonny Wilkinson a finalement une vie rangée, loin du strass et des paillettes que pourrait engendrer son statut.”

Sa prolongation au RCT,

une évidence ? Oui. Il n'y a pas eu de débat. Jonny n'avait aucune raison d'aller voir ailleurs. Je pense qu'il finira sa carrière à Toulon.

Facile de bosser Sa avec Jonny ? disponibilité Sa religion “La partie contractuelle est gérée par son père et son avocat en Angleterre. De toute façon, Jonny n'a pas de velléité salariale ou financière. Ce que veut Jonny, c'est s'entraîner et jouer. Il signe les contrats les yeux fermés. Après, il est plus exigeant sur la location de sa maison car il a certains besoins. Mais c'est facile de bosser avec lui. Après, le côté médiatique est beaucoup plus compliqué. Un peu comme Chabal, il est très sélectif. Il répond généralement à une ou deux sollicita-

“Le jour où Julien Caminati, qui a signé à Brive, a fait un essai à Toulon, il l'a accueilli. Il a fait une séance de tir au but avec lui, il l'a directement aidé. Il le fait pour le club dans lequel il évolue. Il veut aider l'équipe. En revanche, face aux médias, aux supporters ou lors de remise de trophées, il est beaucoup moins à l'aise.”

Le quotidien de Jonny

“On entend ou on lit souvent qu'il est bouddhiste. Mais ce n'est pas la vérité. Il ne va pas se raser les cheveux et aller prier toute la journée ! C'est plus une recherche spirituelle. Il lit des bouquins.”

Ce qui lui

plaît à Toulon “Le niveau élevé du Top 14, la qualité de vie, l'arrivée au stade avec cette ferveur des supporters à la sortie du bus, la relation qu'il entretient avec Philippe Saint-André. Au


de WILKINSON début, il voulait qu'on le considère comme un joueur lambda. Puis au fur et à mesure, il a imposé ses idées. Une relation de confiance s'est instaurée entre eux.”

La relation Wilko-agent

“C'est surtout une relation téléphonique. S'il a besoin, il m'appelle. On aura le temps après sa carrière pour passer

plus de temps ensemble.”

Une anecdote “C'est une anecdote liée à sa personnalité. Lors d'une séance vidéo pour une pub Gillette, il devait taper une pénalité de 50 mètres et toucher la barre transversale, puis deux pénalités sur les côtés et toucher les poteaux. C'était à Sanary. Ça a durée 2h30. Il était alors entre 12h30 et 13h et je lui ai demande s'il voulait aller grignoter un bout. Il m'a répondu non car il devait aller s'entraîner à buter. Pour lui, le tournage du film publicitaire ne comptait pas. Sa journée de joueur de rugbyman n'avait pas commencé. Il est allé taper ! C'est un perfectionniste.”


TOP 14 Par Maxime Raulin

Le RCT défie le Stade Toulousain au stade Vélodrome de Marseille aujourd’hui. Une rencontre de prestige, mais surtout un match décisif pour une qualification pour les phases finales du Top 14.

Toulon-Toulouse au Vélodrome

Bienvenue chez “nous” Le Rugby Club Toulonnais retrouve le stade Vélodrome pour la 5e fois de son histoire en phase régulière du Top 14. Le RCT accueille le Stade Toulousain, champion d’Europe en titre, leader du Top14 et presque déjà qualifié, malgré la pillule ramassée au SDF contre le Racing. C’était déjà face aux Toulousains qu’avait été organisée la première rencontre des Toulonnais dans l’enceinte de l’Olympique de Marseille. C’était le 18 avril 2009. Les hommes de Mourad Boudjellal s’étaient imposés 14-8 dans la douleur. Une victoire qui leur avait permis de faire un grand

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Comme le nombre de points inscrits par Jonny Wilkinson sur la pelouse du Vélodrome sous les couleurs de Toulon.

pas vers le maintien en Top 14. Depuis ce premier succès, le RCT a affronté successivement Toulouse, Perpignan et Clermont en championnat pour autant de victoires.

Retrouvailles au Vélodrome en demi ? On pourrait presque dire que la pelouse du stade Vélodrome est devenue le jardin du club varois. Sauf que l’an dernier, les protégés de Philippe Saint-André se sont inclinés à Marseille devant Cardiff en finale du Challenge Européen (28-21). Le match qu’il ne fallait pas perdre… Cette nouvelle rencontre orga-

nisée au Vélodrome face au Stade Toulousain est d’autant plus importante que Toulon doit impérativement l’emporter pour conserver toutes ses chances de disputer les phases finales. Ce sera aussi peut-être la dernière dans ce stade mythique pour les Toulonnais. Car en raison des travaux qui seront effectués dans l’antre de l’OM en vue de l’Euro de football 2016, le RCT a déjà été prévenu qu’il ne sera pas possible d’organiser de match avant la fin des travaux, soit en 2014… Si les Rouge et Noir veulent à nouveau fouler la pelouse du stade Vélodrome, une seule solution :

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L’avertissement de Deschamps

Kubriashvili et Van Niekerk force 5 Davit Kubriashvili et Joe Van Niekerk sont

les deux seuls joueurs de l’effectif toulonnais à avoir participé aux cinq matchs de Toulon au stade Vélodrome. Le pilier géorgien et le troisième-ligne sud-africain Comme le nombre d’essais inscrits par Luke Rooney sous la pelouse du Vélodrome étaient titulaires à chacune des cinq rencontres. sous les couleurs de Toulon. Comme le nombre de Toulousains qui ont débuté les deux rencontres face à Toulon au Vélodrome : Human, Albacete, Nyanga, Dusautoir et Michalak.

gagner son ticket pour les demi-finales du Top 14 qui auront lieu à Marseille le vendredi 27 et le samedi 28 mai. L’enjeu est là. Ce n’est donc pas le moment de flancher. Les Varois doivent faire en sorte que le proverbe “jamais deux sans trois” se vérifie à nouveau en battant pour la troisième fois Toulouse au Vélodrome. On y croit !

Jamais 2 sans 3 ?

Lors des deux derniers matchs au Vélodrome, Philippe Saint-André a aligné le même huit de devant (Emmanuelli, Bruno, Kubriashivili – Chesney, Suta – Van Niekerk, Fernandez-Lobbe, El Abd) et la même charnière (Mignoni-Wilkinson). En sera-t-il de même cette fois ?

“Je n’ai pas de conseil. Depuis qu’ils jouent au Vélodrome, ça se passe plutôt bien. Je leur demanderai simplement de ne pas trop abîmer la pelouse ! (rires). J’espère surtout qu’il n’y aura pas de pluie le jour du match car deux packs à plus d’une tonne, ça fait du dégât !”


Aubin Hueber était présent sur le banc de touche lors de toutes rencontres disputées par le Rugby Club Toulonnais au stade Vélodrome. L'adjoint de Philippe SaintAndré se remémore pour Rugby Infos Toulon ces matchs d'exception.

Aubin Hueber

reçu 5 sur 5 1/ Toulon – Toulouse Le 18 avril 2009 Score : Victoire 146 Aubin Hueber : “C'était tout d'abord un grand moment d'émotion car c'était la première délocalisation pour le RCT. Il y avait beaucoup d'émotions, mais aussi beaucoup d'appréhension car il ne fallait surtout pas se louper, surtout face à Toulouse. Le contexte était aussi particulier car nous étions en fond de classement. On jouait pour se sauver. C'était un pari osé. Mais Mourad (Boudjellal) a eu du nez ! Ce qui avait très impressionant, c'est l'ambiance et notamment le pilou-pilou avant le coup d'envoi.”

Par Maxime Raulin

Le rituel “On arrive à Marseille la veille du match et on descend toujours au même hôtel. Dans le stade, on occupe toujours le même vestiaire, celui de l'OM. On en profite vu qu'on entretient de bonnes relations avec eux. On prend aussi le même banc de touche. C'est devenu un rituel, on a nos petites habitudes. Après les matchs, on se retrouve sur Marseille pour boire un petit coup tous ensemble. On a besoin de se retrouver en groupe pour savourer ces moments de joie car lors des deux jours précédents, il y a eu beaucoup de pression, de tension. Tout le monde a besoin de décompresser.”

2/ Toulon – Toulouse Le 20 avril 2009 Score : victoire 18-13 Aubin Hueber : “Le contexte était totalement différent. Il y avait moins de pression car nous étions en début de saison. Mais c'était encore un grand événement. A chaque fois qu'on joue au stade Vélodrome, on se régale. Même si ce n'est pas notre temple de Mayol, il y a presque à chaque fois plus de 40.000 Toulonnais. Quand on sort des vestiaires, on sent cette ferveur.”

3/ Toulon – Perpignan Le 17 avril 2010

Score : Victoire 33-23 Aubin Hueber : “C'était un match très intense, avec beaucoup d'engagement physique. C'était un gros match. Je me rappelle qu'on avait été très bons devant, mais également en conquête en touche où on leur avait piqué plusieurs ballons. On avait été très efficace. C'était sûrement notre match le plus abouti au stade Vélodrome. Ça sentait également les phases finales.”

4/ Toulon – Cardiff Le 23 mai 2010 Défaite 28-21 Aubin Hueber : “C'était la finale du Challenge Européen. C'était encore un grand match face à une très belle équipe. Et si cette rencontre nous a échappé, c'est parce que nous n'avons pas été capable de tuer le match. En finale, c'est primordial de marquer au moment opportun pour mettre votre adversaire hors de portée. On n’a pas su le faire contrairement à eux. Alors perdre cette finale, devant notre public, c'était dur à digérer.”

5/ Toulon – Clermont Le 18 septembre 2010 Victoire 28-16 Aubin Hueber : “Après un mauvais début de saison, on était le couteau sous la gorge. En plus, l'ASM marque d'entré. Mais on n'a pas paniqué. On a réussi à être efficace pour remporter ce match car finalement, nos joueurs sont habitués à ce genre de matchs. Et puis jouer devant 50.000 personnes, c'est comme jouer un match international. Ils se transcendent.”

L'anecdote “Lors de la saison 91/92, celle du titre, c'est au stade Vélodrome que nous avons gagné notre 8e de finale contre Béziers (victoire 15-9). J'ai donc connu le vieux stade Vélodrome en tant que joueur. C'était un moment très fort. Et de le connaître presque vingt ans plus tard en tant qu'entraîneur, c'est également très impressionnant.”


CALENDRIER 24e journée

25e journée

26e journée

Barrages

(15-16 avril) Perpignan – Racing-Métro Biarritz – Brive Montpellier - Bayonne Stade Français – Clermont Toulon – Toulouse La Rochelle – Agen Bourgoin – Castres

(23 avril) Racing-Métro – Agen Castres – Biarritz Toulouse – Bourgoin Bayonne – Stade Français Toulon – Perpignan Brive – Montpellier Clermont – La Rochelle

(7 mai) Perpignan – Castres Stade Français – Racing-Métro Biarritz – Bourgoin La Rochelle – Bayonne Montpellier – Toulon Agen – Brive Toulouse - Clermont

(13-14 mai) 3e - 6e et 4e - 5e

1/2 finales (27 et 28 mai à Marseille) 1er contre V. 4e-5e 2e contre V 3e-4e

finale du TOP14 (4 juin au SDF)

LE CLASSEMENT APRESAPRES 23 JOURNEES TOP 14 : CLASSEMENT 12 JOURNEES Equipe

Pts

Dont bonus

J.

G.

N.

P.

p.

c.

Diff.

1. Toulouse 2. Racing-Métro 92 3. Montpellier 4. Castres 5. Clermont 6. Biarritz 7. TOULON 8. Perpignan 9. Bayonne 10. Stade Français 11. Agen 12. Brive 13. La Rochelle 14. Bourgoin

73 68 65 64 63 62 61 59 58 49 42 42 33 5

11 8 7 10 11 8 9 5 6 7 4 10 7 2

23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23

15 14 14 13 13 13 13 12 13 10 9 7 6 2

1 2 1 1 0 1 0 3 0 1 1 2 1 0

7 7 8 9 10 9 10 8 10 12 13 14 16 21

607 578 537 539 540 560 492 493 463 514 435 436 430 339

458 476 447 442 408 511 421 455 454 511 597 469 580 734

+149 +102 +90 +97 +132 +49 +71 +38 +9 +3 -162 -33 -150 -395

Jonny WILKINSON (Toulon) 225 points


entretien

Mourad BOUDJELLAL

“Ce que j'ai réalisé dans l'édition

est 1000 fois plus fort”


Mourad Boudjellal a reçu Rugby Infos Toulon dans les bureaux de sa maison d’éditions “Soleil Productions” en plein centre ville de Toulon. Et pour une fois, nous avons décidé de ne pas parler de rugby avec le président du RCT. Place à sa passion première, la BD, et son vrai métier, éditeur. Découvrez un Mourad Boudjellal comme vous ne l'avez jamais lu.

Par Maxime Raulin à Toulon Reportage Photos : Philippe Laurenson DDPI MOURAD, POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER D'OÙ VOUS VIENT CETTE PASSION POUR LA BD ? Un jour, mon frère, qui a sept ans de plus que moi, a ramené une BD à la maison. Puis un peu plus tard, j'en ai acheté une pour faire bien devant lui. Puis c'est devenu une passion. Et aujourd'hui, ça fait partie de ma vie. Mon frère était dessinateur et moi mon rêve, c'était d'être éditeur. Je prenais des bouquins, je les reliais et je marquais “Mourad éditions” dessus. ÇA REMONTE À QUAND ? J'étais très jeune, j'avais 5 ans. Puis à l'âge de 11 ans, j'ai monté un business. Vu que je connaissais la cote des BD, je me levais très tôt pour aller aux puces. J'achetais de vieilles BD pour que dalle, et je revendais très cher. A cette époque, je gagnais plus que mon père. A 15 ans, je suis allé au festival du livre à Nice et j'ai rencontré un auteur qui s'appelait Tibet. Il est mort il n'y a pas très longtemps. C'est la première fois que je voyais un auteur en vrai et je lui ai dit que je voulais mon-

ter un festival de BD à Toulon. Il m'a aidé. Nous avons invité trois-quatre dessinateurs qui ont permis à ce festival de se tenir. Il y a eu un monde fou. Puis deux ans plus tard, j'en ai monté un autre à Hyères. LA PREMIÈRE BD QUE VOUS AVEZ EUT DANS LES MAINS, VOUS VOUS EN RAPPELEZ ? C'était un pocket de “Capt’ain Swing”. Mais moi c'était la BD du pauvre, je n'achetais pas les BD cartonnées. La première, j'ai dû la voler... MAIS À CETTE ÉPOQUE, VOUS NE SUIVIEZ PAS D'ÉTUDES ? Si, j'étais en Fac de Droit. Mais ça me gonflait. Il n'y a que le droit constitutionnel qui me plaisait. Alors, quand certains font un sport-études, moi je faisais un sport-salon. Puis j'ai décidé d'ouvrir une boutique de BD. Le problème, c'est que je n'avais pas un rond et qu'il a fallu que je persuade un mec de me louer son local plus cher sans que je lui paie de fond de commerce. On a fait des travaux en un week-end et c'était parti. Et ça a marché. C'est-à-dire suffisamment pour gagner le Smic, ce qui était beaucoup pour moi. J'étais un bon libraire, mais j'avais toujours cette idée de devenir éditeur. J'attendais le bon moment, un signal. Alors je suis un diversifié dans le polar et dans les affiches de concert et de ciné qui marchaient bien à l'époque (fin des années 80). Puis le hasard fait bien les choses. Il y avait

un sex-shop en face de ma boutique. Comme quoi par le cul on arrive à tout ! (rires). Le sex-shop était à vendre. Le gars m'a simplement demandé s'il pouvait laisser son stock dans la boutique. J'avais donc mon bureau au premier étage au milieu des godes et des sex toys. Le mec m'explique qu'il était éditeur de magazines pornos, mais que ses affaires s'étaient un peu écroulées en raison de la libéralisation des moeurs. Ça été mon premier pas avec l'édition, je lui ai proposé de monter un catalogue BD un peu érotique. C'était un moyen de rentrer dans le monde l'édition. Je suis rentré par le sexe (rires). On a fait un bouquin ensemble, puis je suis parti tout seul et j'ai tout appris sur le tas. QU'EST CE QUI A FAIT QUE ÇA A MARCHÉ ? Il y a eu des moments de chance. Au début, à la calculatrice, deux et deux faisaient trois ! Sinon j'étais mort. Il y aussi les bonnes rencontres au bon moment, les bons bouquins au bon moment. AVEZ-VOUS DOUTÉ ? Oui, à deux mois près, j'aurais pu tout arrêter. C'était très dur. Mais à ces moments, il y a toujours eu le bouquin qui m'a sauvé. AVEZ-VOUS DES IDÉES DE BD SUR LE RUGBY ? Oui. Je suis d'ailleurs en train de préparer des choses. Je suis sur un gros projet de BD

dessins animés. Nous sommes au stade des discussions. La perspective est à deux ans. C'est pour le fun. VOUS AVEZ ÉTÉ PATRON TRÈS JEUNE. QUEL GENRE DE PATRON ÉTIEZ-VOUS ? J'étais un patron très cool. J'avais trois ou quatre personnes avec moi. On buvait le café jusqu'à 9h30 – 10h. A

“J'avais mon bureau au 1er étage au milieu des godes et sextoys. Le mec m'explique qu'il était éditeur de magazines pornos (…) Ça été mon premier pas avec l'édition, je lui ai proposé de monter un catalogue BD un peu érotique.”

l'époque, on bossait déjà aux 35h. J'estimais que 9h-12h, 14h-18h, c'était pas mal. Et je me rappelle que je me battais pour répondre le premier au téléphone. Alors qu'aujourd'hui, il sonne toute la journée et je ne réponds pas... AVEZ-VOUS CHANGÉ ? Oui, forcément. J'étais obligé. Après, je me suis surtout fixé des règles. Je ne supporte pas les patrons qui viennent au bureau avec leurs états d’âmes de la maison. Même quand j'ai des contrariétés, j'essaye de ne pas me venger sur mon personnel. Je déteste aussi les patrons qui se font vouvoyer alors qu'il tutoie leurs employés. Alors les femmes me vouvoient et j'en fais de même. Tandis que j'emploie le tutoiement avec les hommes. POURQUOI CETTE DIFFÉRENCE ? Parce que j'ai travaillé avec beaucoup de femmes et qu'on a toujours employé le vouvoiement. Je ne fais pas la bise à mes employés car si on se retrouve aux Prud'hommes, ça m'étonnerait qu'on continue à se faire la bise. Il n'y a pas de pseudo amitié. C'est plus sincère. Après, j'ai une garde rapprochée de trois ou quatre personnes en qui j'ai confiance à 1000% : ma directrice financière, mon avocat et mes experts comptables. ETES-VOUS UN PATRON QUI DÉLÈGUE ?


C'est assez surprenant, mais je suis plus un patron qui essaye d'apprendre à son personnel la “priorisation” des choses. Ce qui est important, c'est ce qui fait gagner de l'argent à l'entreprise. Mais j'avoue que je ne délègue pas beaucoup. J'aime être au courant de tout.

“J'adore cette sensation quand je rencontre un auteur ou qu'on me présente un bouquin, d'être le seul à savoir que ça va faire un carton.”

VOUS PARLEZ BEAUCOUP D'ARGENT. MAIS LA NOTION DE PLAISIR EXISTE-T-ELLE ? Aujourd'hui, je ne sais pas si je peux dire que j'ai réussi. Mais ce que je sais, c'est que si aujourd'hui j'arrête de travailler, je gagnerai plus d'argent qu'en travaillant. Donc ma réussite, c'est d'être derrière mon bureau. Car parfois il y a des soucis à régler. Et ça aussi ça me plaît. J'adore cette sensation quand je rencontre un auteur ou qu'on me présente un bouquin, d'être le seul à savoir que ça va faire un carton. ALORS POUR ALLER ENCORE PLUS LOIN QUE LE PLAISIR. LE “KIFF”, C'EST QUOI ? Ce sont les nouveaux projets. Je ne vis que pour ça. Tout ce qui est derrière ne m'intéresse plus. Il m'est déjà arrivé en découvrant un auteur de trembler. Car je savais qu'il allait faire un carton. Je peux vous citer Mourier. Il m'a montré un dessin, j'en étais retourné. L'excitation est là. Il y a aussi des rencontres comme l'association avec Gallimard qui était improbable. Surtout quand je repense que mon bouquin de chevet était celui de son grand-père Gaston. Ou l'association avec Marvel aux Etats-Unis. Je pense aussi aux dessins animés “les petits diables” qui sort sur Canal plus en avril et M6 en

septembre. Surtout quand on sait qu'ils ont déjà acheté la saison 2 avec 26 épisodes. C'est extraordinaire. VOUS EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ DE VOUS PLANTER ? Oui, forcément... Y A-T-IL DES SIMILITUDES ENTRE VOTRE RÔLE DE PATRON D'ÉDITION ET VOTRE RÔLE DE PRÉSIDENT DU RCT ? Aucune. C'est même une gêne car l'image de président du RCT a totalement annihilé l'autre. Et dans le milieu de l'édition, systématiquement on me parle de rugby et du RCT. Alors que dans le milieu du rugby, on ne me parle jamais de BD. Sauf une fois. C'était au tout début lors d'un

match de Pro D2 à Bordeaux. On avait pris 12-0 et j'avais été féliciter nos adversaires. Et les jeunes de l'équipe m'ont demandé quand sortait ma prochaine BD. Ça m'a fait marrer. Mais aujourd'hui, quand on me voit, on pense au président du RCT. C'est un peu de ma faute aussi. Car beaucoup de présidents de clubs n'ont pas d'image. C'est aussi une question de médiatisation. Sans oublier que j'ai aussi bénéficié de l'image de l'arabe qui a réussi. MAIS N'EST-CE PAS FRUSTRANT DE SAVOIR QUE VOUS ÊTES PLUS RECONNU GRÂCE AU RUGBY ? Oui car ce que j'ai réalisé dans l'édition est 1000 fois plus fort que ce que j'ai réalisé dans le

rugby. Je suis parti de rien et j'ai fait des succès qui sont beaucoup plus forts que de faire venir Tana Umaga ou Jonny Wilkinson. J'ai des auteurs qui sont bien mieux payés dans la BD que les rugbymen. Et puis on m'a fait passer pour un mécène. Et beaucoup de médias on oublié à tort que ma principale réussite dans le rugby est d'avoir fait passé le budget du club de 6 à 21 millions d'euros sans mettre un euro. OUI, PARCE QUE VOUS ÊTES ASSOCIÉ AU RACINGMÉTRO ET CONSIDÉRÉ COMME DES CLUBS MONTÉS DE TOUTES PIÈCES... Sauf que le Racing-Métro, c'est du mécénat. Pas le RCT. Quand j'entends Chabal dire

que le projet sérieux c'est celui du Racing car il s'interroge sur ce que deviendra le RCT quand Mourad Boudjellal n'y sera plus, j'ai envie de lui répondre qu'il y aura toujours 21 millions d'euros de budget, voire plus. VOTRE FEMME EST TRÈS PRÉSENTE À VOS CÔTÉS. QUEL RÔLE LUI ATTRIBUEZVOUS ? Elle me supporte, c'est déjà pas mal ! (rires) C'est aussi le rôle d'une femme à côté de son mari. Ce sont souvent les femmes qui dirigent sans qu’on le sache. Quand vous voyez un joueur ou un auteur, si vous avez l'aval de son épouse, vous savez que l'affaire est dans le sac.

Boudjellal plus Un homme menacé populaire que Mickey ?

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“Les gens me demandent beaucoup de choses. On me donne presque une fonction politique. Mais je ne peux pas distribuer de logement ou trouver des places en crèches. Certains ont l'impression que je peux tout faire. Avant, il n'y avait qu'à Toulon qu'on me reconnaissait. Maintenant, c'est partout. Il n'y a pas si longtemps, j'étais en famille à Euro Disney. Et ma femme m'a fait remarquer que je faisais de la concurrence à Mickey !”

Mourad Boudjellal a déjà reçu des lettres de menace concernant son intégrité physique, mais également celle de ses proches. “Ça fait bizarre, mais on fait avec. Abandonner ne m'a jamais traversé l'idée.”

Le crayon dans l’œil “Vous me mettez 200 dessins, je peux vous les classer avec le nom du dessinateur. J'ai une identification immédiate. Et je ne me trompe jamais !”


ARRIVE-T-ELLE À VOUS CALMER ? C'est compliqué. Et puis elle sait que c'est mon moteur. C'est peut-être pour ça qu'elle m'a épousé.

contrairement à ce que les gens pensent, je ne prépare rien. Ça vient comme ça. Le problème, c’est que je suis dans l'émotionnel. Et quand je fais une colère, c'est incontrôlé. Je suis pareil avec mes joueurs et mes employés. Mais croyez-moi, je peux être très chiant. Mais c'est surtout le manque d'intelligence qui me met hors de moi. On ne pourra pas être champion de France sans intelligence.

LE RÔLE LE PLUS EXIGEANT, DU CÔTÉ DE LA BD OU DU RCT ? Le plus exigeant, la BD, mais le plus dur, le RCT. Et notamment le jour du match. Les 80 minutes de match sont horribles. J'angoisse dès le matin. C'est une douleur physique. MAIS VOUS CROYEZ EN VOTRE ÉQUIPE ? Non, je ne crois en personne ! A chaque match, je suis persuadé qu'on va en prendre 100. Il m'est déjà arrivé de demander à mon voisin si on allait gagner le match alors qu'on menait de 18 points à 1 minute de la fin. J'imagine le scénario catastrophe à chaque fois. Celui ou on prend 3 essais en 15 secondes. Je regarde l'horloge sans cesse. Je connais la gestion du temps par cœur. Je sais qu’une mêlée c'est 30 secondes, une touche 45... Le jour du match, je ne suis pas bien. J'ai mal. Je ne prends aucun plaisir pendant le match. Après oui. VOUS EST-IL ARRIVÉ DE VOULOIR PARTIR ? Je ne l’ai jamais fait sauf à Clermont. Mais c'était pour des raisons particulières car j'allais emplâtrer un mec. A Bordeaux aussi, j'ai failli faire arrêter le bus. Je ne me sentais pas d'assister au match. Et parfois, même quand je ne vais pas au match, je n'arrive pas à le regarder à la télé. Pour le match au London Irish, je l'ai écouté à la radio. Il restait un quart d'heure à jouer. J’ai pris la bagnole et j'ai descendu puis remonté la corniche du Cap Brun. Je l'ai fait sept ou huit fois et j'allumais de temps en temps la radio durant 5 secondes pour voir si le commentateur avait toujours la voix calme. ALORS LE PILOU-PILOU DANS LES VESTIAIRES À LA FIN DU MATCH... (Il coupe) c'est une libération !

investissement personnel. QUEL EST LE MILIEU LE PLUS DIFFICILE À APPRÉHENDER ? Les deux, surtout quand on a ma personnalité ! Mais je dirais celui du rugby car j'étais novice. SI ON VOUS DEMANDAIT DE CHOISIR UNE DES DEUX FONCTIONS ? Je suis éditeur. C'est mon métier. Tout est clair. LE RCT, C'EST JUSQU'À QUAND ? Avant, mon Graal, c'était la montée en Top 14. Une fois acquise, je voulais arrêter. On m'a dit de continuer. Aujourd'hui, c'est un titre. Après, si j'attrape un titre, je ne sais pas quelle sera ma réaction. Arrêter ? Aller en chercher un second ? Je n'ai pas la réponse. VOTRE SOCIÉTÉ A-T-ELLE TIRÉ PROFIT DE VOTRE IMAGE DE PRÉSIDENT DU RCT ? Non, au contraire. J'ai perdu beaucoup d'argent par rapport à mon

Boudjellal le sportif “Je me lève tôt. Vers 5h30. Et je court 10 bornes en 45 minutes. J'ai une salle de sport à la maison. Car dehors, les gens couraient à mes côtés. Je me mets une petite série ou un concert des Stone, d'ACDC ou de ZZ Top. Je fais aussi un peu de muscu. C'est mon bonheur. Et ça me permet de continuer à bien manger et à bien picoler. Et puis j'aime bien être réveillé quand les autres dorment. J'ai l'impression d'avoir un temps d'avance. J'ai aussi la chance de ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil. Je dors 5 ou 6h par nuit. De toute façon, j'ai un problème avec le sommeil. Je l'assimile à une petite mort... Je suis un hyper actif. Le fait de ne rien faire m'angoisse. Par contre, une fois j'ai fait peur à ma famille, j'ai dormi 28h de suite.”

JOUEZ-VOUS DE VOTRE IMAGE ? Oui. Quand je vais en conférence de presse pour la demi-finale du Top 14, je sais que la salle est pleine de journaliste, que les mecs de Clermont sont chiants à mourir, et qu'on attend un peu de fun. On attend une petite formule. C'est de la com ! Par contre,

AVEZ-VOUS D'AUTRES PASSIONS ? J'aimais la boxe quand c'était une façon de sortir de la misère et du Bronx. J'aimais Mohamed Ali. J'ai eu la chance de rencontrer Mike Tyson. J'aimais cette génération, celle des Foreman, Hagler. Aujourd'hui, ça ne m'intéresse plus. J'ai une passion pour la musique. J'aime le rock et la vieille salsa comme Tito Puente. Et j'ai enfin une passion pour le vin. Avant j'achetais des bouquins, maintenant, j'achète du vin. Je n'aurai certainement pas assez de jours à vivre pour boire toutes mes bouteilles. J'adore les grands vins de bordeaux. J'ai même acheté une maison à Aix car elle avait une très belle cave. J'y stocke mes vins de garde. J'ai aussi une cave à Toulon. Et je ne bois du vin qu'avec des gens que j'aime bien. C'est un partage. Sinon, avec les mecs que je n'aime pas, je bois de l'eau.


interview

Pierre Mignoni

Pierre Mignoni a annoncé, en fin d’année dernière, qu’il mettrait un terme à sa carrière à la fin de la saison. Il vit ses dernières fois : dernier match à Clermont, un club ou il a joué 6 ans et avec lequel il a remporté le Challenge européen, derniers matchs à Mayol, le stade ou il petites fonca débuté sa carrière tions au sein professionnelle en groupeduqui m’ont mis un 1996. Sa dernière pied dans la foncprestation risque tion d’entraîneur. Je sais où je vais, ça n’est pas d’être un moment l’inconnu. C’est vraiment un d’émotion, tant pour autre métier, complètement Quand on passe de les amateurs de la différent. l’autre côté, comme on dit, vu de l’intérieur comme de l’exballe ovale que pour térieur d’ailleurs, car je commence à avoir une idée de la le joueur. chose, il faut beaucoup d’écoute, de remise en quesPar Séverine KRIKORIAN, tion. Il y a peu de dépense à Toulon d’énergie physique mais on

“Entraîner, je trouve ça passionnant”

COMMENT APPRÉHENDEZ VOUS CETTE FIN DE CARRIÈRE ? Bien sûr, ça va être un moment très particulier mais j’essaie de ne pas trop y penser car je suis assez émotif. Et puis, quand tu as fait pratiquement que ça dans ta vie - j’ai 17 ans de carrière professionnelle derrière moi l’émotion est forcément forte. LE PROGRAMME SERA CHARGÉ D’ICI LÀ… Je suis très excité de jouer cette fin de saison. On a beaucoup de travail à faire, j’espère qu’on terminera bien. On traverse une période un peu difficile mais ça va aller. A PRIORI, VOUS FEREZ PARTIE DU STAFF L’AN PROCHAIN : VOUS VOUS Y PRÉPAREZ ? Déjà, cette année, j’ai eu quelques

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doit être vraiment au service des autres et imposer certaines idées. Je trouve ça passionnant EST-CE QUE CE SERA DIFFÉRENT SELON LES JOUEURS ? VOUS EN CONNAISSEZ BIEN CERTAINS… Ce n’est pas évident, c’est un ressenti très personnel. Cela peut très bien passer avec un joueur et moins avec un autre. Cette année, vu le rôle que j’ai tenu dans l’équipe, j’ai vu que ça se passait plutôt bien. Il n’y a pas de raison que cela se passe mal l’an prochain. C’est un rapport de confiance avec les joueurs. Il faut être très droit. Et puis, le côté humain est important. Les valeurs humaines sont primordiales, il faut savoir se faire respect des uns et des autres et être compétent. CET ÉTÉ, VOUS PARTICIPE-

REZ À NOUVEAU À DES STAGES D’INITIATION POUR LES JEUNES : C’EST UN PEU UN RÔLE D’ENTRAÎNEUR, NON ? Le monde des enfants et celui des professionnels sont très différents. J’ai la chance de pouvoir faire les deux. Après, il faut en avoir l’envie et l’opportunité. Mais ça n’a rien à voir avec entraîner une équipe pro.Cela dit, j’ai toujours aimé ça, je m’y suis préparé, j’ai mes brevets d’Etat. Je ne dis pas que j’étais destiné à être entraîneur mais j’ai toujours aimé m’occuper des enfants, des jeunes. Quand j’avais 17 ans, j’aidais à encadrer une équipe de jeunes. Et puis, ces stages sont la première initiative de

ce genre dans notre région. Je suis très fier de pouvoir y participer. ÇA SE PASSE COMMENT ? Bien. C’est la quatrième année, on a vraiment du monde et c’est intéressant car nous avons les moyens de bien bosser. On voit beaucoup de jeunes, plus d’une centaine déjà ont participé à ces stages, et c’est toujours avec le même plaisir qu’on recommence. J'ai vu des jeunes d’un peu tout le Var et d’ailleurs. Cette année, il y en a un qui vient de Madagascar. On fait en sorte qu’ils repartent avec plein d’images dans la tête, de sourires et de souvenirs. On ne peut pas leur apprendre à être professionnels en une semaine mais on leur apprend à se respecter les uns les autres et à prendre du plaisir. VOUS DISCUTEZ AVEC CES JEUNES ? C’est important, le dialogue. Ils sont là pendant une semaine, ils font beaucoup de rugby, évidemment, car ils sont là pour ça, mais j’ai aussi beaucoup d’échanges avec

eux sur un système de questions-réponses assez sympa. On parle de tout, de rugby professionnel, amateur, de leur scolarité… C’est très ouvert. Chaque semaine, on essaie de voir le plus de choses possibles. Il y a beaucoup de terrain. C’est très court une semaine. En général, ils sont assez fatigués à la fin !

Pierre Mignoni animera en partie, avec les éducateurs du comité Côte d’Azur de rugby et ceux de l’Odel Var, sept stages d’initiation au rugby pour les jeunes Varois durant l’été. Le Top 14 redémarrera les 26 et 27 août. Les entraînements reprendront quelques semaines auparavant. Le demi de mêlée du RCT devra jongler entre le rugby professionnel et son rôle de joueur-éducateur auprès des plus jeunes. Ensuite, il enfilera réellement son costume d’entraîneur.


Le mot de… Michel BELTRAMONE

Directeur du Bowling de Provence

Grâce à vous, le Bowling de Provence n’a cessé de se développer depuis 1982. Aujourd’hui, et après des mois de travaux, le groupe LYS sport-loisir vous accueille dans son complexe de 9.000m² entièrement dédié au sport, loisir et bien-être. Alors que les uns s’adonneront à la pratique de la quille dans le plus grand bowling de France, les autres auront la possibilité de s’évader dans l’un des deux clubs de remise de forme. Ils y trouveront un espace aquatique flambant neuf avec une piscine de 16 x 7m dans laquelle des cours

d’aquagym et d’aquabike sont dispensés. Très prochainement, un sauna et hammam verront le jour pour le plus grand plaisir des adhérents. Notre intention : votre satisfaction ! Pour cela, nous nous efforçons au quotidien de présenter un panel d’animations aussi nombreuses que diversifiées… Pensez aux musiques les plus branchées, à des chorégraphies simples et entraînantes, ajoutez-y un max de fun tout en perdant du poids, voilà le SH’BAM, un nouveau concept que l’on dispense dans votre club de sport.

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En plus des animations que nous proposons habituellement, à savoir les anniversaires (6€ par enfant), les forfaits matinées (parties illimitées entre 9h et 12h), les forfaits midis (2 parties de bowling + ½ pizza + 1 boisson) et les formules apéritif & repas (à partir de 11€ avec bowling à volonté), profitez maintenant d’un forfait soirée qui vous permet de louer une piste de 20h à 01h, du dimanche au jeudi, pour 50€ seulement. Alors n’hésitez plus, venez en famille ou entre amis découvrir et vous éclater dans le plus incontournable complexe de sport & loisir varois.

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ancien Manu Diaz a jouÊ seize ans en Êquipe première au RCT. Il a ensuite entraÎnÊ durant dix-huit ans les joueurs toulonnais mais aussi ceux d’autres clubs de la rÊgion. Aujourd’hui l’ex-pilier des Rouge et Noir a pris de la distance avec le monde du ballon ovale.

de dÊcrassage, de la musculation, de la technique. Mais beaucoup de choses ont changÊ. Ce ne sont plus les mêmes règles, plus le même public, plus la même prÊparation et la camaraderie qui nous liait n’est pas comparable. Et puis nous poursuivions ce qui avait ÊtÊ lancÊ par l’Êquipe de Daniel Herrero. C’Êtait une pÊriode favorable, très favorable. Mais il est vrai que nous pratiquions un rugby amateur. Aujourd’hui, les rugbymen sont des professionnels. Il n’y a pas de comparaison possible.

Manu Diaz

Recueilli par SÊverine Krikorian QUE PENSEZ VOUS DES RÉSULTATS DU RCT CETTE SAISON ? C’est Êtonnant. Avec un tel effectif et les installations dont dispose l’Êquipe, sans compter les staffs mÊdical et technique, cela pourrait être mieux. Je pense que c’est le sentiment de tout le monde. Peu d’Êquipes en France bÊnÊficient de telles installations, je parle du centre d’entraÎnement, notamment. L’Êquipe n’est pas à son niveau. Autant, l’an passÊ, ils ont crÊÊ la surprise en se qualifiant pour les demi-finales du championnat, autant cette annÊe, ils ont aussi crÊÊ la surprise mais dans l’autre sens. Cela dit, tout est encore possible, ils peuvent toujours finir dans les quatre premiers. Il reste de gros matches et des points à prendre. L’ÉQUIPE A PAS MAL D’ATOUTS‌ Oui, au niveau du jeu, physi-

“Parfois, il faut faire un breakâ€? quement en dĂŠfense, le groupe est bien. Je pense que Wilkinson fait beaucoup pour l’Êquipe. Dès qu’il n’est pas dans le groupe, ça n’est pas le mĂŞme jeu. C’est un pion essentiel. Et c’est un joueur sĂŠrieux. Mais il y en a d’autres : Contepomi, par exemple, qui est aussi très bon. IL Y A AUSSI DE JEUNES PROMETTEURS DANS LE GROUPE, NON ? On nous dit qu’il y a de bons jeunes. C’est vrai qu’il y a Ivaldi, Orioli ou BarthĂŠlĂŠmy, qui joue bien. Cette annĂŠe, les jeunes ont eu un peu plus de

temps de jeu que l’an passÊ mais ce n’est pas encore assez. Il ne faut pas trop attendre pour les incorporer rÊellement au groupe et leur donner leur place. Cela dit, c’est sÝr qu’aujourd’hui, il faut être compÊtitif pour gagner. Et, pour y arriver, il faut des joueurs confirmÊs. Ce n’est donc pas Êvident. ET QUE PENSEZ-VOUS DES NOUVELLES RECRUES ? Botha, Giteau, c’est ce qu’il se fait de mieux au monde aujourd’hui dans le rugby. Il y en a d’autres : Tillous-Borde, par exemple, est un très bon

joueur. C’est sÝr qu’au niveau du recrutement, on n’a pas à se plaindre. LE RUGBY A-T-IL BEAUCOUP CHANGÉ SELON VOUS ? C’est un autre sport, je pense. Aujourd’hui, les joueurs font 110 kg, les impacts sont Ênormes‌ Les règles, elles aussi, ont beaucoup changÊ. Cela ne veut pas dire que le niveau de rugby que nous pratiquions Êtait très diffÊrent. Ceux qui Êtaient devant couraient autant que les avants d’aujourd’hui. Nous nous entraÎnions cinq fois par semaine, avec des sÊances

* 

LE RYTHME EST-IL PLUS SOUTENU ? Aujourd’hui, cela me paraÎt plus dur. Beaucoup de clubs ont un très bon niveau, ce sont des formations d’Êlite. Une Êquipe joue peut-être plus de gros matches durant la saison. Et puis, il faut enchaÎner les rencontres, c’est difficile, notamment au niveau de la rÊcupÊration. Bien sÝr, il y a plus de joueurs dans les clubs, cela permet de faire tourner l’effectif. Mais il faut tenir compte des matches internationaux et des blessures qui peuvent mettre à mal une Êquipe. Et cette annÊe, nous n’avons pas ÊtÊ ÊpargnÊs. VOUS AVEZ ARRÊTÉ D’ENTRAÎNER CETTE ANNÉE, CELA NE VOUS MANQUE PAS ? Je suis quand même manager du RCVR ! Vous savez, j’ai jouÊ jusqu’en 1992. Tout de suite après, j’ai entraÎnÊ l’Êquipe B de Toulon puis l’Êquipe première, Châteaurenard, La Seyne, à nouveau le RCT et enfin La Valette. Cette annÊe, je me suis occupÊ des cadets du RCVR pendant quelques mois et je m’occupe un peu de la sÊlection des moins de 26 ans du ComitÊ Côte d’Azur. Cela fait beaucoup. Parfois, il faut faire un break. Je pense avoir bien rempli ma carrière, je suis allÊ jusqu’au bout, je profite aujourd’hui de ma famille, on verra ensuite.

 

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interview DECALEe Didier Deschamps est né à Bayonne et son père jouait au Biarritz Olympique. Alors, forcément, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille n’est pas insensible au ballon ovale. “Rugby Infos Toulon” lui a demandé de parler rugby et de donner son avis sur le club voisin, le RC Toulonnais d’un certain Philippe Saint-André, qu’il connaît bien.

Par Maxime Raulin DIDIER, QUELS SONT VOS PREMIERS SOUVENIRS AVEC LE RUGBY ? A l’école, au Pays basque. J’ai commencé par le rugby. Je n’étais pas licencié dans un club mais j’y jouais avec mes camarades de classe. ALLIEZ-VOUS AU STADE ? Même si je suis parti très tôt, j’ai pu assister à quelques matches, notamment parce que mon père était joueur de rugby au Biarritz Olympique. Il était trois-quart centre. LE RUGBY NE VOUS A PAS TENTÉ PLUS QUE ÇA ? J’adore le rugby, ça me plaisait, mais je préférais le ballon rond. VOUS AVEZ DÉCLARÉ RÉCEMMENT QUE LORS DES MISES AU VERT DE L’OM, VOUS PRÉFÉRIEZ REGARDER UN BON MATCH DE RUGBY QU’UN MATCH DE FOOT… Ça dépend. Mais c’est vrai que si nous sommes au vert le vendredi soir, j’aime bien regarder le match décalé qui a lieu en soirée. Idem le samedi après-midi. Après,

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DIDIER DESCHAMPS “J’ESPÈRE QUE TOULON VA ALLER AU BOUT” s’il y a un match de foot important pour moi, je vais le regarder. Par contre, il est clair que s’il n’a aucun intérêt, je regarde le rugby sans hésiter. QU’EST-CE QUI VOUS PLAÎT DANS LE RUGBY ? Le jeu. Je n’ai pas la prétention de dire que je connais les stratégies mais je connais bien les règles. C’est un sport que j’aime bien, très télévisuel. SUIVEZ-VOUS L’ACTUALITÉ DU RUGBY ? QUELS SONT LES RÉSULTATS QUE VOUS REGARDEZ EN PREMIER ? Oui, forcément. Je regarde les résultats des deux clubs basques puis ceux de Toulon, puisqu’ils sont à côté et que je connais un peu Philippe Saint-André et Aubin Hueber. TOULON EST CONSIDÉRÉ COMME L’OM DU RUGBY. ETES-VOUS D’ACCORD AVEC CETTE COMPARAISON ? Difficile à dire. Mais comme pour l’OM, on attend beaucoup du RCT. Il y a aussi beaucoup de battage médiatique avec un contexte particulier et le président qui ne laisse pas insensible. C’est le Sud, avec ses excès dans les bons comme dans les mauvais moments ! MOURAD BOUDJELLAL, LE PRÉSIDENT DU RCT, EST OMNIPRÉSENT. PEUT-ON LE COMPARER AU BERNARD TAPIE DE L’ÉPOQUE, QUE VOUS AVEZ BIEN CONNU ? Oui, peut-être, car il est très présent médiatiquement, qu’il s’investit beaucoup pour son club. Aujourd’hui, quand on parle de Toulon, on parle forcément de Mourad Boudjellal. Il veut faire du RCT un grand club. Il a déjà franchi quelques étapes. On parle plus de Toulon grâce à lui. COMMENT ÊTES-VOUS ENTRÉ EN CONTACT AVEC PHILIPPE SAINT-ANDRÉ ET QUELLES SONT LA NATURE DE VOS RELATIONS

AUJOURD’HUI ? On s’est rencontré sur RMC quand nous bossions tous les deux là-bas. On a dîné ensemble puis on a eu l’occasion de se revoir et de discuter car il est venu voir quelques matches au Vélodrome. On a échangé autour d’une bonne petite bière (rires) ! ET VOUS ÉCHANGEZ SUR QUOI, JUSTEMENT ? On parle un peu de tout. La préparation, la gestion humaine mais aussi le contexte, qui est particulier à Toulon pour lui.

Vélodrome. LES DEUX DEMI-FINALES DU TOP 14 SERONT ORGANISÉES AU STADE VÉLODROME… C’est une bonne chose. L’important est que le stade soit plein pour vivre une belle fête du rugby. D’ailleurs, j’aime les valeurs que véhicule ce sport, notamment dans les tribunes. J’espère que cette

EXISTE-T-IL DES SIMILITUDES ENTRE LE FOOT ET LE RUGBY ? C’est difficile. C’est plus sur le contexte. C’est la recherche du juste milieu qui n’est pas évidente. Car à Marseille comme à Toulon, quand ça va, ça va très bien mais quand ça va mal, ça va vraiment très mal. AVEZ-VOUS EU L’OCCASION DE VENIR ASSISTER À UN MATCH AU STADE MAYOL ? Non. Philippe m’a invité mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller. J’aimerais bien mais ce n’est jamais évident. C’est plus une question de tranquillité car dès que je me déplace quelque part, on se focalise sur moi. C’est donc aussi par respect pour les gens. Je préfère rester dans la discrétion. En revanche, j’étais allé les voir l’an dernier quand ils avaient affronté Toulouse au

ambiance pacifiste va se poursuivre. COMMENT JUGEZVOUS LA SAISON DE TOULON ? Il y a une similitude avec celle de l’OM. Ils ont eu un départ difficile, comme nous, et nous courons toujours derrière les équipes de tête. Mais Toulon fait partie des grosses équipes et je leur souhaite d’aller au bout. EN CAS DE TITRE, VOUS IREZ BOIRE UNE PETITE BIÈRE AVEC EUX ? Pourquoi pas ? En tout

cas, même si je ne suis pas là, je serai content pour eux. AVEZ-VOUS DES AMIS DANS LE RUGBY ? Des amis, non. Mais j’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs joueurs comme Serge Blanco. J’ai aussi participé à une rencontre caritative avec Dimitri Yachvili. En fait, on se croise. Je parlerais plus de connaissance. ETES-VOUS CONFIANT POUR LES BLEUS EN VUE DU MONDIAL ? Difficile à d i r e . J’espère simplement que les Bleus feront une belle Coupe du monde, même si le Tournoi des 5 Nations a été compliqué. C’est important pour le rugby. Je serai à fond derrière l’équipe de France. POUR CONCLURE, UN PETIT MESSAGE POUR VOTRE HOMOLOGUE DE TOULON PHILIPPE SAINT-ANDRÉ ? Bon courage et surtout plein de réussite avec Toulon. J’espère qu’on aura l’occasion de se boire très vite une petite bière (rires) !


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Les clubs du coin

US SEYNOISE

JUSQU’AU Fédéral 1 BOUT Cette fin de saison ne sera pas de tout repos pour l’US Seynoise. La qualification pour les phases finales est plus que jamais d’actualité. Les Varois sont remontés à la 3e place de leur poule et il ne reste que deux rencontres en phases préliminaires. Il faudra donc se battre jusqu’au bout : “Notre objectif est atteint. Il faut rester serein et se fixer de nouveaux objectifs sans se mettre la pression”, explique Martial Cottin, co-entraîneur. Lui et Manu Prospero avaient un projet sportif sur deux ans consistant à construire un groupe solide pour envisager sereinement une montée en Pro D2. “Notre but est de rester invaincus à domicile cette saison, précise Manu Prospero. Après, pour les phases finales, on peut se qualifier mais on sait que tout peut basculer rapidement. Ça se tient dans un mouchoir de poche.” Mathématiquement, sept équipes peuvent encore prétendre se qualifier pour les phases finales. Les joueurs de l’US Seynoise lutteront donc jusqu’à la dernière minute : “Nous avons construit certaines choses. C’est vrai qu’une qualification nous permettrait de valider ce travail et de bâtir dans la continuité.” Les joueurs devront restés motivés. Or, seulement deux matches se joueront durant les prochaines semaines. Un tous les quinze jours, c’est peu pour entretenir une dynamique : “C’est vrai que ce championnat gruyère nous pose problème, reprend Manu Prospero. Il faudra combler les trous et tout faire pour être prêt physiquement pour cette fin de championnat.” L’US Seynoise reçoit Châteaurenard miavril et finira la saison chez le leader Béziers le 1er mai.

RCHCC Etonnament, il fallait une défaite. Celle du RC Pertusien a offert la 1ère place au RCHCC. Dire que les Varois se sont réjouis de ce revers est peut-être un peu fort mais ce faux pas de Pertuis est bien tombé. Les cadets du RCHCC ont ainsi fini leaders de leur poule : “C’est un aboutissement pour nous, confie Antoine Piazza, le responsable des cadets et juniors du club. Cela va permettre à notre équipe de rencontrer des formations plus fortes. C’est toujours intéressant de se mesurer à de nouvelles équipes”. Finir premier signifie être sélectionné pour le championnat de France cadets. Les jeunes Varois ont travaillé dur pour y arriver : “Il y a une belle cohésion dans le groupe et le niveau est bon, autant en cadets A qu’en cadets B, explique l’un des entraîneurs, David Lanteri. Toute la saison, ils ont joué dans le but d’obtenir cette qualification”. L’objectif que s’étaient fixés

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Les cadets en championnat de France

les jeunes est donc atteint. Mais la suite ne sera pas une mince affaire. D’abord parce que l’équipe risque d’être amoindrie en cette fin de saison… “Nous avons plusieurs blessés, plusieurs jeunes qui servent de cadres

et qui ne pourront pas rejouer cette saison”, reprend l’entraîneur. Et puis il va y avoir les révisions du bac. Certains vont peut-être devoir réduire les entraînements pour se plonger un peu plus souvent dans leurs livres. Cela

dit, les phases finales débutent dès la mi-avril et finiront, dans le meilleur des cas, le 6 mai pour la finale. Il leur restera encore un peu de temps pour préparer leurs examens…


Par Séverine KRIKORIAN

Fédéral 3

RC Six Fours Prêt pour les phases finales Quoi qu’il arrive, le RC Six Fours jouera les phases finales. Il ne reste qu’une rencontre de phase préliminaire. Ce sera la dernière occasion pour Berre, qui talonne l’équipe varoise, de reprendre la tête du championnat : “Notre premier objectif est en passe d’être atteint, explique Julien Dominici, l’un des entraîneurs. C’est sûr que si nous étions 1ers, cela nous permettrait de recevoir lors des phases finales”. Le RC Six Fours, relégué la saison dernière en Fédéral 3, veut prendre sa revanche et retrouver la Fédéral 2. Tout le club se donne les moyens d’atteindre cet objectif : “Cela fait un mois, reprend-il, que nous nous entraînons pour ces phases finales. Nous avons renforcé les séances, il y a en a trois par semaine. On bosse dur.” Mais ça n’est pas gagné. Leurs adversaires risquent d’avoir eux aussi les dents longues et l’envie de tout donner pour accéder à la Fédéral 2. “On est excités à l’idée de rencontrer des équipes d’un niveau au-dessus, comme le Pon-

tet. Cette année, ce genre de match nous a pas mal réussi”, explique le manager, Dominique Dominici. Le RC Six Fours est l’un des favoris à la montée. Après une belle entame de saison, le club a parfois eu du mal à rester en haut du tableau. L’équipe n’a pas été épargnée par les blessures et a dû remanier son groupe avec des joueurs de l’équipe B. Cela s’est finalement révélé être un avantage : “Les joueurs ont pris leurs responsabilités, reprend Julien Dominici. Ceux de l’équipe B ont obtenu de bons résultats et, les intégrer à l’équipe première, a créé une bonne émulsion. Du coup, aujourd’hui, on a un groupe solide de 32 joueurs.” De quoi faire tourner l’effectif durant les matches de phase finale et pouvoir aligner un groupe toujours frais. Le club entier est derrière les joueurs. La nouvelle équipe du RC Six Fournais a su créer une vraie cohésion et pousser les joueurs pour les faire avancer un niveau au-dessus.

US Mourillon

Que la fête commence

Les prochains mois risquent d’être mouvementés pour l’US Mourillon. En effet, le club fête ses 20 ans cette année. Le plus gros des animations se fera en septembre avec l’inauguration du stade Jean Alex Fernandez, entièrement rénové, avec une pelouse synthétique dernière génération. Mais d’ici là, le mois d’avril devrait réserver de belles rencontres. Comme chaque année, le club organise son tournoi Ludo : “En fait, c’est le tournoi Ludovic Astier, en hommage à ce jeune éducateur de rugby décédé, explique Patrick Manas, vice-président du club. Cette année, pas moins de 500 enfants doivent y participer”. Il n’y aura pas que des Varois : plusieurs clubs d’autres départements ont répondu présent à cette journée festive, comme les US Dax, le Stade Français, les US Rugby Annecy. Il y aura également des clubs étrangers, tels les Italiens de Parme ou les Belges de Soizic. “Ce sera un tournoi international”, indique le vice-président. Les clubs du département, le RCT, les US Seynoise et le Carf, en seront. Le tournoi se déroulera au Vallon du Soleil à la Crau, le 24 avril. Il réunira des enfants de catégories U7 à U15. Un match d’exhibition d’anciens grands joueurs devrait ponctuer la journée : Mignoni, Girard, Diaz y sont attendus parmi d’autres. En septembre, d’autres grands noms du rugby devraient venir à Toulon pour fêter comme il se doit les 20 ans du club.

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Les clubs du coin A l’occasion du mois de la femme, une journée intitulée “sport collectif pour toutes” a été organisée à la Seyne-sur-mer par le Conseil Régionale du Var. Si le rendez-vous phare de la journée était un match de hand féminin, toute la matinée, les participantes ont pu s’essayer au rugby. “C’était une journée découverte, explique Jean Zarazaga, président de la commission féminine du comité départementale de rugby du Var. Le principal est que toutes fassent du sport. Si, après, quelques-unes viennent au rugby, ce sera encore mieux.” Certaines participantes, membres de diverses associations conviées ce jour-là ont été agréablement surprises par le rugby. Quelques-unes seront peut-être tentées de se licencier dans un club. Et pour que toutes aient une vision globale des sports collectifs, les participantes passaient d’un atelier à l’autre, du foot au hand en passant par le basket. Certains jeunes joueuses de rugby présentes se sont donc essayées à disciplines : “C’est intéressant de voir comment on joue au foot ou autre, reconnait

Rien que pour elles Féminin

Elisa qui joue au Ram, mais je préfère le rugby”. Les adeptes du ballon ovale n’ont donc pas été tentées d’échanger leurs crampons. Au contraire, elles espéraient toutes que le rugby féminin séduirait de nouvelles filles pour développer davantage la discipline dans le département. “Ce serait bien s’il y avait plus de filles dans ce sport. Cela permettrait, comme chez les garçons, de rester dans nos clubs plus longtemps, de faire plus d’activités, de tournois, pense Laura, du RC Beausset. L’an prochain, je devrai changer de club si je veux continuer à jouer. Le club le plus proche est celui de la Valette/Le Revest mais entre le lycée, les devoirs et les trajets, cela risque d’être compliqué.” Pour pallier à ce type de difficultés, le comité départemental de rugby du Var tente de créer de nouvelles équipes féminines. D’ailleurs, la saison prochaine, si tout va bien, une section de rugby Est var devrait voir le jour à Draguignan.

Club du Canton Le club du canton a mis en place un projet sportif, des moins de 7 ans au moins de 15. Un projet qui s’appuie sur les éducateurs et qui a pour but de préparer au mieux les jeunes à évoluer en catégories cadettes. “On essaie de ne pas trop développer leur esprit compétitif lorsqu’ils sont jeunes mais on pose la charpente, et on leur donne le goût de la gagne. Quand ils arrivent en cadets, ils jouent leurs premiers matches de compétition”, explique Raoul Astier, directeur de l’école de rugby. Et comme le but est d’abord de leur apprendre des valeurs comme la discipline, le club travaille avec la Ligue de prévention et propose des activités aux jeunes de tous les quartiers du canton. Quatre aprèsmidis ont ainsi été organisés le mois dernier. “Ce sont

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des journées de découverte du rugby, et ça leur plaît. Cinq jeunes sont venus prendre leur licence à la suite de ces journées.” Les éducateurs savent éveiller un intérêt chez ces jeunes pour les amener à faire mieux, dans le sport mais aussi dans la vie : “Ils sont très pédagogues et savent les tirer vers le haut”. Le président travaille de concert avec les parents pour suivre également les jeunes dans leur parcours scolaire. “Quand on sait qu’ils sont sérieux en cours, on leur donne des responsabilités au sein de l’équipe, on les nomme capitaine. Et ce ne sont pas forcément les meilleurs joueurs mais ceux qui semblent être les plus responsables.” De quoi leur donner un avant-goût du rugby professionnel, qu’ils côtoyeront de plus près en passant en catégorie cadets.

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La Garde/Le Pradet


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