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La famille

d’ Aureurtipot


Histoire de la famille

d’Aureurtipot

La famille d’Aureurtipot était comme toutes les familles d’aristocrates vivant dans un manoir du 18ème siècle accompagnée d’une gigantesque serre. Cette famille de 7 individus (comprenant Tancrède, le chien) menait une vie à peu prêt tranquille depuis la mort du mari d’Amarélys, le père de famille, emporté par la fièvre bubonique quelques mois auparavant. Chacun menait son train de vie et toutes ses personnalités vivaient dans un sorte d’harmonie, facile à entretenir au vue de la taille du Manoir. Si personne ne se croise, personne ne s’engueule disait souvent Maximer le grand-père de la famille. Cependant ils avaient l’habitude de tous se retrouver dans la serre familiale, lieu de repos, de rêve et d’émerveillement. Seulement un jour, alors qu’ils étaient tous dans cette même serre, une étrange plante poussa, d’un coup. C’était Palmire et Cédulie qui la découvrirent en premières (savoir laquelle des deux l’a vu la première à la seconde près, c’est encore une question de dispute) et ce furent aussi les premières infectées. Car quiconque sentait l’étrange fleur se transformait en monstre mi-homme mi-plante. Alors des écorces et des fleurs et des lianes poussèrent sur toute la famille, les transformant en réelles horreurs vivantes. Même le chien Tancrède se vu affublé d’une muselière en écorce. Après que Florimond eût crié de toute ses forces essayant en vain d’arracher le masque boisé qui venait de lui pousser sur la tête, une apparition se manifesta. C’était le père de famille, le chef des d’Aureurtipot. Il leur dit qu’il avait jeté une malediction à toute la famille, à cause de leur manque de repect envers lui et son souvenir. Il ne concevait pas qu’ils puissent continuer à si bien vivre sans lui, allant même jusqu’à oublié son prénom (en effet il ne sera jamais révélé dans ce livre). Ils étaient alors tous condamnés à errer dans cette serre, et dans ce château, ne pouvant plus sortir de leur domaine (qu’ils quittaient de toute façon rarement) étant devenus des monstres. Et rien ne pouvait être fait pour réparer le mal, pas même connaître ses règles typographiques par cœur…


AMA RÉLYS

D’AUREURTIPOT La mère. Ancienne institutrice et femme de goût. Elle aimait par dessus tout s’occuper de son chignon et s’affairer à ce qu’il soit parfait. C’était une femme aux allures douces et à la finesse naturelle, cependant, elle n’en restait pas moins une mère de famille et une institutrice, ce qui la poussait à bien faire respecter les règles des bonnes manières mais surtouts les règles d’orthographe . Pour éviter les fautes elle disait toujours “Il faut passer vos textes au karcher du correcteur d’orthographe de Word avant de les enrichir (ça ne corrige pas tout, mais ça limite les dégâts…) !”.


FLORI MOND

D’AUREURTIPOT

Le fils. Tête brûlée, Florimond n’était pas un fils facile. Après sa transformation il était toujours pareil, cependant sa colère ne se voyait plus et ses crises étaient étouffées par son masque de bois. Du coup il se mit à écrire ce qu’il ressentait et pour appuyer ses dires et ses émotions il utilisa toutes les possibilités typographiques qu’il lui était offertes : souligner, mettre en gras ou en CAP. Mais malgré son côté bipolaire assez accentué, il restait sérieux sur certains points comme : utiliser l’italique pour une citation, le titre d’une œuvre ou d’une publication dans un texte courant.


P A L C É D MIRE U L I E

D’AUREURTIPOT

D’AUREURTIPOT

Les jumelles. Aux tempéraments opposés les jumelles d’Aureurtipot avaient chacunes leurs credos. Palmire née d’une minutes et trente secondes avant sa sœur, précisément, se sentait responsable du duo. Elle s’occupait de tout et pensait pour deux afin de compenser le caractère volatile de Cédulie. Très admiratrice de sa mère, elle prenait elle aussi l’orthographe et les règles en général très au sérieux. Ce qui la poussait souvent à répéter à sa sœur qu’il faut toujours utiliser une police de caractère qui existe déjà en italique, et ne pas utiliser l’italique électronique.

Les jumelles. Cédulie, la deuxième car née d’une minute et trentedeux secondes (d’après elle) après sa sœur était une fille à l’esprit errant. Elle ne se focalisait sur rien de matériel et ne voulait pas s’embêter des devoirs ou tâches encombrantes que lui imposait sa mère. Elle préfèrait avant tout regarder le ciel, chercher la lune, étudier les étoiles… Mais ce qu’elle aimait par dessus tout c’était contredire sa sœur, et pour cela elle lui répètait toujours (lorsque Palmire la reprenait sur son italique) “Il faut mettre des accents sur les CAP ! Et tu ne le fais jamais !”.


EUPH RASIE

D’AUREURTIPOT La grand mère. Euphrasie était une grand mère tout ce qu’il y a de plus banal, gentille, attendrie, et fan de couture. Elle tricota d’ailleurs tout un assortiment de vêtements “effet nature” pour habiller la famille. Et elle disait “À la couture comme à la typographie il faut armoniser les blocs. Dans un texte au fer à gauche, à droite ou centré il faut retravailler les coupures de lignes ! Donc travailler les drapeau avec soin, revenir à la ligne en fonction du sens du texte, renvoyer à la ligne suivante le premier mot d’une phrase qui se trouve en fin de ligne, ne pas laisser de mots de 1 ou 2 lettres en fin de ligne, ne pas faire de césures, vérifier que les signes de ponctuation ne soient pas renvoyés en début de ligne. Il faut donc soigner l’esthétique : rythmer les lignes courtes et longues. Voilà tout !”.


MAX IMER

D’AUREURTIPOT

Le grand père. Maximer grand aristocrate était fier d’être celui qui avait inculqué les bonnes manières à sa fille. En effet, décendant d’une grande famille d’Europe de l’est rien n’était à prendre à la rigolade et tout était à recadrer car “se tenir bien, c’est montrer qu’on est riche !”. Amarélys était d’ailleurs menée à la baguette pendant toute son enfance, son père lui répètant sans cesse “Tout d’abord : il faut créer un gris typographique équilibré et harmonieux, ensuite : il faut au minimum 45 signes par ligne et au maximum 70 signes par ligne. Et enfin : il faut autoriser 2 à 3 césures consécutives !”.


TANC RÈDE

D’AUREURTIPOT Le chien. En chien fidèle de son maître, Tancrède garde toujours la tombe du père d’Aureurtipot. Stèle où est inscrit : “pour un “point”, un “point virgule” et des “points de suspension” il ne faut mettre aucun espace avant et un espace mot après. Pour un “trait d’union” ou une “apostrophe” il ne faut pas mettre d’espace. Pour les “deux points”, le “point virgule”, le “point d’interrogation” et le “point d’exclamation” il faut mettre un espace fine insécable avant et un espace-mot après. Ensuite pour les parenthèses et les guillemets anglais il faut mettre avant et après un espace-mot et à l’intérieur aucun espace. Quant aux guillemets français il faut mettre avant et après un espace-mot, mais à l’intérieur un espace fine.”


longue vie aux

d’Aureurtipot


JULES MAGISTRY


Wooden Family