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Guide du vélo en ville/Rouler sous la pluie, dans l'obscurité

La nuit Vous avez besoin de lumières, même si la route est éclairée par des lampadaires. Ne croyez pas que vous êtes vus simplement parce que vous y voyez assez pour rouler! Vous devez obligatoirement avoir phares + réflecteurs, blanc à l'avant et rouge à l'arrière. Le Code de la route vous impose également un dispositif réfléchissant visible latéralement, et des réflecteurs de pédale.[1]

Différentes solutions pour les phares • À petite batterie, suffisant dans environnement illuminé. Des piles rechargeables permettent de diminuer le coût de ces systèmes. Le phare avant doit être réglé sur une position haute, son intérêt étant d'être vu. Un éclairage amovible à piles peut être une bonne solution si vous utilisez un VTT à la fois en Tout-terrain et en ville, ou si vous voulez utiliser un même éclairage pour vos 2 vélos. • Les phares alimentés par "dynamo" : Avec une dynamo vous n'aurez plus le souci de rentrer dans le noir avec des piles à plat, et vous n'alimenterez pas les stocks de déchets toxiques. Une dynamo fournit une puissance standard de 3W sous une tension de 6V. En France l'ampoule avant a une puissance de 2,4W et l'ampoule arrière, une puissance de 0,6W. C'est donc un éclairage deux fois plus puissant que les systèmes à piles dont la puissance courante est de 1,2W. Les dynamos de moyeu sont plus coûteuses mais plus fiables, silencieuses et ont un meilleur rendement que la majorité des dynamos latérales - elles supportent des ampoules avant halogène 3W au lieu de 2,4W, ce qui fait une vraie différence. Si vous roulez régulièrement de nuit (par exemple matin et soir en hiver), l'investissement vaut le coup. Sur route mouillée certaines dynamos latérales peuvent patiner. Certains modèles de phare ont un condensateur qui permet de maintenir le phare allumé pendant environ 3 minutes à l'arrêt du vélo. • Ampoules : Les phares halogènes sont nettement plus lumineux que les ampoules classiques, mais nettement moins que les diodes électroluminescentes. • Diodes électroluminescentes : Durée de vie très supérieure aux ampoules, et nettement moins gourmandes en énergie, c'est la solution utilisée dans les Velib, car la plus fiable. Les diodes rouges sont courantes et conviennent bien, leur puissance peut aller jusqu'à 0,5W , ce qui les rend visible à plusieurs centaines de mètres. Les phares à diodes blanches commencent à devenir abordables et sont performants; à puissance équivalente, ils éclairent de 5 à 10 fois plus qu'une ampoule à incandescence. L'investissement vaut le coup, notamment hors agglomération. • Les piles : Si vous roulez régulièrement de nuit, surtout avec un phare halogène, vous aurez vite amorti des piles rechargeables. Mais attention, la tension baisse très vite en fin de cycle, qui plus est, le froid peu décharger les piles rechargeables. Partez avec un jeu de rechange si vous avez des trajets un peu longs à faire.

Réglages Bien régler la hauteur du phare avant, avec système puissant, de manière à éclairer la surface de la route et les possibles obstacles, avec un système moins puissant, de manière à être vu de face : Face à un mur, en déplaçant le vélo d'avant en arrière : le centre du halo doit rester à la même hauteur. Contrôler le bon fonctionnement des deux phares, en demandant à quelqu'un d'autre par exemple. N'oubliez-pas d'emporter ampoules et/ou piles de rechange, et même une petite lampe de poche, quand vous prévoyez de rouler de nuit.

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Guide du Vélo en ville  

Se déplacer en toute sécurité en milieu urbain - vélotaff ou loisir. Les bons conseils.