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juin

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juillet

n°5

Code Sport Monaco • n°5 • juin - juillet 2013

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Le magazine de sport de la principauté

monaco n°1

monaco Le magazine de sport de la principauté

JPEE 2013

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bac monte-carlo soutient le sport en Principauté de Monaco

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du 8 juILLEt Au 30 Août 2013

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sommaire 8

Plein cadre

Le sport en images grand format 12

Les News

L'essentiel de l'actualité sportive monégasque en bref 16

Solidarité

La Fondation Princesse Charlène présente ses ambassadeurs

18 18

72

Dossier spécial Jeux des petits Etats d'Europe

• Rétro : l'histoire des Monégasques aux JPEE • Retour sur l'édition 2013 au Luxembourg • Yvette Lambin-Berti : "Une délégation engagée et combative"

76

36 Grand prix de Monaco • GP de Monaco : Rosberg, prénom Nico • GP2 Series  : Coletti prophète en son pays 42

36

Natation

Mare Nostrum, meeting d'élite 48

Tennis

Masters de Monte-Carlo : Djoko détrône Rafa 54

Omnisports

Accessions - Ces équipes qui prennent l'ascenseur 64 Natation synchronisée • La grâce aquatique • Sophie Potel : "Le cirque du Soleil m'a beaucoup apporté"

48

68

Patinage artistique

Lames d'artistes 72

Aïkido

Vers l'union des énergies 76 Athlétisme • Herculis, le diamant rouge et blanc • Renaud Lavillenie : "Je ne veux pas vivre dans une bulle" p.82

68

82

Golf

Monte-Carlo Golf Club, une toile de "Maître" 4

82


C S

port

M

ode

O O N AC i t o Ed

"Tout grandit en se changeant en souvenirs" Le sport est bon pour la santé, c'est vrai. Le sport est essentiel pour le développement de l'esprit, c'est vrai aussi. Mais le sport, c'est surtout une formidable machine à souvenirs. On repense à ces tournois de fin d'année où l'on héritait d'un modeste trophée en cartonpâte que l'on a conservé précieusement sur une étagère. Les odeurs de merguez, les finales départementales qui deviennent des finales de coupe du monde, les franches rigolades avec les copains : on se rappelle de tout. On peste encore contre une erreur d'arbitrage, on se dit qu'il est n'est peut-être pas trop tard pour jouer en équipe nationale, même si notre régime alimentaire se compose essentiellement de glaces et de pizzas… Aujourd'hui, arrivé à l'âge adulte (ou ce qui y ressemble), on croyait avoir perdu un peu cette magie, cette âme d'enfant qui rend les jours et les gens plus heureux. Et puis on a fini par la retrouver du côté du Luxembourg. Aux Jeux des petits États, on a pu goûter à cette madeleine. Assis en tribune de presse, on aurait aimé sauter par-dessus la barrière et s'improviser volleyeur, nageur ou tennisman. La sagesse nous a rappelé à l'ordre et nous avons préféré vous raconter ce qui s'est passé durant la compétition. Et c'est sans doute mieux pour tout le monde.. Jimmy Boursicot

Nous dédions ce numéro de Code Sport Monaco à la mémoire de Christophe et Cédric Flaujac. Christophe est décédé accidentellement dans les montagnes boliviennes le 6 mai 2013, onze mois après la disparition de son frère, Cédric. Nous espérons, que dans leur paradis où pistes enneigées et circuits automobiles riment aussi avec plans d’eau ventés, ils se soient retrouvés autour des sports qu’ils adoraient. Nous, on reste ici, tristes et sans mots. Mais quelque part rassurés qu’ils soient de nouveau ensemble. Salut les frangins. Jean-Marc Moreno CODE SPORT MONACO • Edité par SAM EDICOM - "Le Roqueville" Bat C - 20 Bd Princesse Charlotte - 98000 MONACO - Tél : (+377) 97 97 06 27 - Fax : (+377) 97 97 06 28 - contact@sam-edicom.com - Editeur & Directeur de la publication : Jean-Marc MORENO - moreno@sam-edicom.com • Journalistes : Jimmy BOURSICOT - redac@codesportmonaco.com & Chris BERTOLDI - redac2@codesportmonaco.com • Comité de rédaction : Sabine TOESCA, Marc TOESCA, Jean-Marc MORENO • Secrétaire de rédaction : Cathy MORENO - contact@codesportmonaco.com • Publicité : Jean-Marc MORENO - moreno@sam-edicom.com commercial@codesportmonaco.com • Graphisme, photogravure & illustrations : Anthony HOUAL • Impression : Graphic Service • Reproduction, même partielle, interdite sans l'autorisation de CODE SPORT MONACO 6


LE CASINO DE MONTE-CARLO ET GOLDEN GLOVES PRESENTENT

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ALLAKHVERDIEV

M’BAYE

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DENIS

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13 JUILLET 2013 / 20 H 30

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au YCM "SeAdventures Camp"

Un été sous le signe du nautisme Le programme estival du Yacht club de Monaco est bel et bien rempli. L'amateur de nautisme pourra vivre au rythme des vagues sans trouver le moyen de s'ennuyer. Le 29 juin, ce sera la "fête de la mer". Pour l'occasion, des baptêmes de kayak et de voile, des concours d'ergomètres et des ateliers de sensibilisation à la préservation des océans seront organisés. Les férus de course profiteront aussi des traditionnelles régates de dériveurs et d'habitables qui réunissent les flottes du Yacht Club. Quant aux jeunes de 7 à 17 ans, ils profiteront des formations proposées dans le cadre du "SeAdventures Camp", dès le 8 juillet et jusqu'au 30 août. Les journées seront organisées autour de cours de voile, paddleboard, kayak, plongée, visites et animations au musée océanographique. Le but est de faire aimer la mer aux enfants, tout en leur apprenant à la respecter.


© YCM


d'or De bronze, d'argent et

Gym acrobatique La razzia de Femina Les 27 gymnastes de Femina sports sont engagées dans une dynamique glorieuse. Le duo Léna Bénézech/Maud Voituret avait déjà décroché deux médailles d'argent lors de l'International acro cup de Sofia, en Bulgarie. Mais les gymnastes ont poursuivi leurs efforts lors du championnat de France de Toulouse, où Mathilde Michel et Mathilde Breda ont décroché le titre de championnes de France juniors National A. Le weekend des 1er et 2 juin, alors qu'elles s'emparaient du titre, le trio Eva Arnulf, Lola Cotton et Ilona Chiabault (ci-contre) raflait une médaille de bronze en réalisant sa meilleure performance de la saison, toujours en juniors. Catégorie espoirs, le trio constitué d'Andressa Lopez, Eléonore Ré et Maéva Desplat a été récompensé par une médaille d'argent. Le bilan de ce championnat de France fait état de six médailles d'or, trois d'argent et une de bronze, réparties sur toutes les catégories, de découverte à national juniors.


© Joël Olivier


BrEves

news

Solidarité

1 500 euros de dons

Les Carabiniers du prince ne plaisantent pas lorsqu'il s'agit d'aider les enfants. La troisième édition du challenge interarmées de foot à 7 s'est déroulée à Beausoleil, le 9 mai. Le but était de récolter un maximum de fonds pour l'association Louis Carlesimo, qui s'occupe des enfants hospitalisés. C'est chose faite. 1 500 euros ont été collectés. Les 16 équipes ont joué pour la bonne cause. C'est la garde royale d'Espagne qui a remporté la Coupe du prince Albert.

Escrime

Une centaine de jeunes sabreurs

Le 23e challenge Prince Albert au sabre, organisé par la Fédération monégasque d'escrime, s'est déroulé les 1 et 2 juin. Cette compétition était réservée à la catégorie cadets hommes et dames et s'est tenue dans la salle omnisports du stade Louis-II ainsi que dans la salle d'armes Fernand Prat. 19 pistes ont accueilli une centaine de cadets venant de onze pays.

Triathlon

Pelletier championne de France

Hervé Banti, président de l'AS Monaco triathlon, peut s'estimer fier. Delphine Pelletier, la triathlète française recrutée cette année par l'équipe Élite a fait fort. Lors des championnats de France longue distance qui se déroulaient à Calvi en Corse, le 19 mai, elle s'est offert la première marche du podium. Elle a avalé les trois kilomètres de natation, les quatre-vingts kilomètres à vélo (malgré un vent très présent qui prenait les coureurs de pleine face), et a terminé ses vingt kilomètres de course en 4 heures 46 minutes et 36 secondes. La coureuse rapporte le premier titre de la discipline à la Principauté. De son côté, Nicolas Fernandez, lui aussi membre de l'équipe Élite, a ramené une troisième place. Belle performance, une semaine après s'être classé deuxième au championnat de France de cross-triathlon à Versailles.

Rugby

À 7 sur le toit de l'Europe C'est dit. La saison prochaine, l'équipe monégasque de rugby à 7 évoluera en division A. Les hommes de Vincent Romulus se sont illustrés lors du championnat d'Europe seniors, à Kecskemét en Hongrie. Sous les ordres du capitaine Ludovic Zanini, les gars ont affronté l'équipe hôte en finale. Cela semblait mal engagé lors de la première mi-temps, avec 19 points dans la vue des Monégasques en 10 minutes. Monaco a marqué son premier essai dès la quatrième minute de la seconde mi-temps et a recollé au score petit à petit. Juste avant le coup de sifflet final, les rouge et blanc ont marqué et transformé l'essai (28-26), pour le plus grand bonheur de Nicolas Bonnet, leur directeur technique.

Rugby

La Fondation Princesse Charlène transforme l'essai

La Fondation Princesse Charlène de Monaco a organisé une opération de promotion des valeurs du sport auprès de la jeunesse, le 12 mai à Draguignan. En collaboration avec la Fédération monégasque de rugby et le Rugby club dracénois, des stars de renommée internationale ont participé à un tournoi unique, tel que Byron Kelleher, ex-All Black et joueur du Stade toulousain, ambassadeur de la Fondation.

Moto

Le retour du monte-carlo

A l'occasion de sa 65e assemblée générale, le moto club de Monaco a officialisé le retour du Monte-Carlo moto, une épreuve calquée sur le modèle du mythique rallye automobile. L'épreuve devrait revenir au calendrier dans deux ans. En attendant, une commission dédiée à ce projet va voir le jour dans les prochaines semaines. Un nouveau bureau, présidé par André-Philippe Pollano, a été présenté.

Squash

Monaco 8e à l'Euro L'équipe monégasque de squash s'est bien battue lors des championnats d'Europe de division 3, à Amsterdam. Christian Billard, Gustav Hansen, Nicolas De Gaillande, Christophe Ballerio et Alexis Fissore (qui faisait ses débuts à ce niveau), étaient encadrés par Patrick Rubino. Et même si les joueurs du Rocher ont vu les deux billets pour l'étage supérieur atterrir entre les mains de la Norvège et d'Israël, ils n'ont pas démérité. Les hommes du président Bruno Fissore ont tout de même cueilli la Lituanie (4-0) et se sont inclinés en quarts de finale contre Malte (3-1). Enfin, ils ont été tenus en échec par la Croatie, héritant de la 8e place. Du 21 au 23 juin, l'équipe senior masculine se rendra à Chartres (Eure-et-Loir) pour disputer les playoffs du championnat de France de N3.

12


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BrEves

news

Football

La Star Team l'emporte La partie s'est terminée par la victoire 3-2 des joueurs de la Star team for the children face à la formation des pilotes de F1. Les spectateurs ont pu observer Fernando Alonso, Felipe Massa et Sergio Lopez taper la balle avec Sonny Anderson, Jean-Luc Ettori ou encore Novak Djokovic.

Tir

En situation police Le challenge de tir en situation police Albert II se tiendra le vendredi 28 juin, au club de tir du Mont-Chauve, sur la commune de Tourette-Levens. Cette manifestation est organisée par l'association sportive de la Sûreté publique ainsi que par les Carabiniers du prince. Pierre et Andrea Casiraghi, passionnés de tir, y participeront. Quant à Mélanie de Massy, elle sera marraine du challenge.

Danse acrobatique

La "pole" fait sa place

Cela se passe 4 rue de Millo. Monaco a vu pousser sa première école de pole dance, ce sport qui allie danse et acrobaties autour d'une barre verticale. Le studio MC Pole Fitness propose une surface de 70 mètres carrés, ainsi que cinq "poles" ou barres. Cette discipline esthétique et gracieuse requiert force et souplesse à la fois. Elle fait travailler les muscles en profondeur mais est aussi divertissante. Les deux professeurs, Yana et Fabie, aideront les débutantes comme les averties à évoluer à leur rythme et dans la détente. Différentes formules sont proposées : la pole dance, avec chorégraphie mais peu d'acrobaties ; la pole fitness, avec davantage de figures techniques, également ouverte aux hommes ; des cours de stretching et de renforcement musculaire. Mais aussi de la pole kids, avec des figures ludiques adaptées aux petits.

Boxe

Deuxième round à Monte-Carlo Le Sporting de Monte-Carlo se prépare à un deuxième round de qualité, le 13 juillet. Rodney Berman, promoteur sud-africain de Golden Gloves Limited, et la SBM tentent un nouveau show. Pour un tarif allant de 200 à 2 000 euros, l'amateur de l'Anglaise appréciera le championnat WBA de poids super-légers où le Russe Khabib Allakhverdiev (numéro 1 mondial) affrontera le Français Souleymane M'Baye (numéro 2 mondial). Cette soirée accueillera aussi la finale du Super Four, opposant le Russe Denis Grachev au Dominicain Edwin Rodriguez. Les boxeurs se partageront un million de dollars, soit 600 000 pour le gagnant et 400 000 pour le vaincu. Il y aura aussi le championnat d'Europe des poids moyens EBU et la ceinture mondiale Silver des poids lourds-légers WBC.

Bien-être

ARTIS aux Thermes marins de Monte-Carlo Technogym a présenté sa collection ARTIS, en avant-première mondiale aux Thermes marins de Monte-Carlo. Il s'agit d'équipements de fitness qui ont remplacé dans leur entièreté les anciens appareils de la salle de sport des Thermes. Dotés d'une interface interactive, ils peuvent être connectés à un smartphone ou une tablette. Ces machines au design épuré guideront le sportif dans son programme personnalisé.

Aviron

Nouveau duo pour les Jeux Med' C'est parti pour le duo composé du jeune Quentin Antognelli (18 ans) et de Mathias Raymond (26 ans), que l'on ne présente plus en Principauté. "C'est ma première année en seniors", s'enthousiasme Quentin Antognelli. C'était donc les premiers championnats d'Europe qu'il a disputés, avec son binôme, entre le 31 mai et le 2 juin, à Séville en Espagne. Une sorte de préparation ardue afin de gonfler la musculature et de synchroniser les paires de bras. Puis les deux garçons iront ensuite représenter Monaco lors de la 17e édition des Jeux méditerranéens, qui se dérouleront du 24 juin au 3 juillet, à Mersin en Turquie. "C'est ma cinquième année d'aviron et là, j'attaque les choses sérieuses", raconte Antognelli. Mathias et moi nous entraînons tous les deux au pôle France, à Lyon." Le jeune homme concède ressentir "un peu d'appréhension parce que c'est le plus haut niveau mondial. Mais ça me donne envie d'y aller et de montrer qu'on n'est pas là que pour figurer".

Sport corporatif

3e édition du "TEAM"

De la pétanque, du football, du beachvolley, du karting et une activité associant en binôme des personnes valides et non valides, voilà le programme de ce Trophée inter-entreprises et administrations monégasques. Organisée par la Jeune chambre économique de Monaco, la compétition renforce la cohésion d'équipe et insuffle un caractère citoyen, au travers de son partenariat avec la Fondation Cedric-Flaujac. Elle se déroule de juin à octobre. Toutes les infos sur : www.jcemonaco.mc 14


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SOLIdarité

F ondatio n P r i n c e s s e C h arlèn e

Des ambassadeurs de haut niveau S.A.S. la Princesse Charlène de Monaco a présenté les ambassadeurs de sa fondation, à l'occasion d'un rendez-vous au Yacht club de Monaco, le 24 mai dernier. Tous sont sportifs de haut niveau et véhiculeront les valeurs de Sa Fondation à travers le monde.

C

inq mois après le lancement de Sa Fondation, S.A.S. la Princesse Charlène avait réuni une grande partie de Ses ambassadeurs au Yacht Club de Monaco. Après une présentation vidéo dynamique, tous ont scellé leur engagement sur le long terme en immortalisant ce moment autour de LL. AA. SS. le Prince Souverain et la Princesse Charlène.

de victimes. Environ 100 000 enfants meurent noyés chaque année dans le monde parce qu'ils ne savent pas nager. Une réalité que la Fondation souhaite combattre. La promotion des valeurs du sport et le soutien à des projets sportifs intervenant dans l'éducation des enfants, ainsi que l'assistance aux familles au sein de leurs communautés, seront un autre volet des efforts faits par la Fondation.

Catharina Elliott sera conseillère pour les USA, et l'ancien rugbyman François Pienaar occupera le même poste en Afrique.

"Learn To Swim" et "Water Safety"

Une bourse allouée aux jeunes sportifs

Jenson Button : pilote de course britannique

La troisième mesure vise le soutien aux jeunes sportifs dotés d’un potentiel de champion mais n’ayant pas les moyens suffisants, notamment financiers, pour mener à bien leur projet sportif. La Fondation distribuera des bourses à un nombre limité de jeunes athlètes qu’elle suivra sur plusieurs années afin de leur permettre de développer leur potentiel. La structure s'est aussi dotée de deux conseillers afin de l’accompagner dans son développement et dans la mise en œuvre de ses actions.

Pierre Frolla : apnéiste monégasque

La manifestation était le moment idéal pour revenir sur les axes de travail tracés par la Fondation. De manière prioritaire, des actions seront entreprises en faveur de l'apprentissage de la natation, avec la mise en place de projets pédagogiques autour de la sécurité en milieu aquatique. L'objectif est de lutter contre la noyade mais aussi de donner confiance aux enfants concernés. C'est dans cet esprit que les programmes "Learn To Swim" et "Water Safety" ont commencé à voir le jour dans différents pays afin de lutter sur le terrain contre ce danger qui fait bien trop

16

Les Ambassadeurs de la Fondation Yannick Agnel : nageur français Alexandre Bilodeau : skieur canadien Novak Djokovic : joueur de tennis serbe Byron Kelleher : joueur de rugby néo-zélandais Bjørn Maaseide : joueur de volley-ball norvégien Jamie Mitchell : surfeur australien Terence Parkin : nageur sud-africain Bruno Senna : pilote de course brésilien Aksel Lund Svindal : skieur norvégien Dara Torres : nageuse américaine Franziska Van Almsick : nageuse allemande Rick Yune : taekwondoïste, acteur américain


rétrospective

Les petits au centre du monde Cela fait 28 ans que les athlètes monégasques donnent le meilleur d'eux-mêmes, tous les deux ans. Ils s'en souviennent et racontent, avec un plaisir non dissimulé, les sensations, images et victoires qu'ils ont pu récolter lors de ces événements fédérateurs.

Par Chris Bertoldi - Photos  : Comité olympique monégasque, Charly Gallo/Centre de presse.


jeux des petits etats

L

'idée des Jeux des petits Etats d'Europe (JPEE) naît lors de réunions des Comités olympiques européens. "Avec mes homologues, nous avions conscience de n'avoir aucun espoir de gagner une médaille aux JO, face à de grands Etats", explique Armand Forcherio, futur chef de mission pour la délégation monégasque. "Voilà pourquoi nous avons eu l'idée de nous retrouver entre nous." En 1981 les Comités olympiques de huit petits Etats se réunissent en Allemagne, à Baden-Baden, afin de concrétiser ce projet qui leur tient à cœur. Projet qui prend finalement forme en 1984, à l'occasion des Jeux olympiques de Los Angeles. C'est décidé : chaque pays européen de moins d'un million d'habitants, membre d'un Comité olympique européen, pourra prendre part aux JPEE. C'est en 1987 que la Principauté accueille sa première édition. "Ces Jeux représentaient la première manifestation internationale pluridisciplinaire dans le nouveau stade Louis-II", se souvient Yvette Lambin-Berti, secrétaire générale du Comité olympique monégasque, directrice des Jeux au sein du comité d'organisation en 1987. Toutefois, il existe une clause spéciale pour la cité-Etat du Rocher. Monaco est si petit que ses délégations risquent d'être maigres. Alors exceptionnellement, les étrangers résidant dans les communes limitrophes et faisant partie d'une fédération de Monaco depuis au moins trois ans. Les pays membres s'affrontent tous les deux ans. On compte Chypre, Andorre, l'Islande, le Lichtenstein, Monaco, le Luxembourg, Malte et Saint-Marin. En 2011, le Monténégro rejoint le groupe.

De Saint Marin au Liechtenstein

1re édition Saint-Marin 1985 • 10 athlètes représentant Monaco sont engagés • 2 médailles de bronze (cyclisme, haltérophilie)

Le Prince Héréditaire Albert exposait le programme des deuxièmes Jeux des petits Etats d'Europe aux représentants du CIO (à ses côtés, à droite) : Juan Antonio Samaranch, François Zweifel, Arthur Takac et Michèle Verdier. A gauche du Prince, la délégation du Comité olympique monégasque composée d'Armand Forcherio, Robert Projetti, Yvette Lambin et Me Henry Rey.

• Monaco se classe 7e sur 8 Etats

2e édition Monaco 1987 • 83 athlètes engagés • 6 médailles d'or (basket-ball, haltérophilie, judo, tennis, voile) • 3 médailles d'argent (tennis, voile) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

3e édition Chypre 1989 • 99 athlètes engagés • 5 médailles d'or (natation, tennis, tir) • 7 médailles d'argent (athlétisme, judo, tennis, tir) • 9 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, tennis, tir, volley-ball) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

1985 Une première La première édition débute le 23 mai 1985, à San Marino, capitale de Saint-Marin. "On est partis comme ça, un peu à l'aventure", se souvient Armand Forcherio. "Chaque pays a amené sa délégation. Il n'y avait pas grand monde mais nous étions tous très fiers de participer. On a fait la même chose que les JO, mais en plus petit." Juan Antonio Samaranch, alors président du CIO, accorde exceptionnellement les anneaux olympiques à cette nouvelle manifestation et offre les médailles pour encourager l'initiative. Les Jeux s'étalent sur quatre jours et s'articulent autour de

compétitions d'athlétisme, de natation, de basket-ball, de tir, de judo, d'haltérophilie et de cyclisme. Plus de trois cents athlètes s'y sont affrontés. La Principauté était représentée par une délégation de dix sportifs menés par Louis Orecchia, dans le rôle de chef de délégation, et Armand Forcherio en tant que chef de mission. Eric Bessi s'est illustré en judo, en ramenant une médaille de bronze. Quant à Philippe Seggiaro, il en a décroché une en haltérophilie.

18 19

4e édition Andorre 1991 • 86 athlètes engagés • 8 médailles d'or (athlétisme, judo, natation) • 13 médailles d'argent (athlétisme, natation, tennis, tir) • 14 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, tennis, tir, volley-ball) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats


• 5e édition Malte 1993 • 71 athlètes engagés • 7 médailles d'or (athlétisme, judo, natation, tennis, voile) • 12 médailles d'argent (athlétisme, cyclisme, natation, tennis) • 11 médailles de bronze (athlétisme, cyclisme, judo, natation, tennis, volley-ball, voile) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

1987 Monaco joue À domicile C'est à Monaco que revient l'organisation de la deuxième édition des Jeux des petits Etats d'Europe. 380 athlètes étaient venus en découdre pendant quatre jours avec les 83 représentants de la Principauté. 90 officiels bénévoles ont participé au renouvellement de cet événement. Mis à part pour la voile et le tennis, toutes les épreuves se déroulaient au sein du stade Louis-II, inauguré deux ans auparavant. Ce qui contribuait à donner du relief à la manifestation. "Les épreuves de voile partaient du Larvotto", témoigne Philippe Battaglia, médaillé d'or cette année-là. "Comme c'était seulement la deuxième édition, je me

souviens que c'était assez folklorique. Nous naviguions en Laser. A Monaco, nous y étions habitués depuis quelques années déjà, mais cette embarcation n'était pas encore très répandue à l'époque. Le vent soufflait assez fort, et sur quinze régatiers, il n'y en avait que quatre ou cinq qui savaient réellement naviguer. Seul un Chypriote m'avait donné du fil à retordre", racontet-il. Au tableau des médailles, le Luxembourg l'avait emporté. Mais la délégation monégasque s'était bien défendue et s'était classée quatrième avec 20 médailles, dont 6 d'or et 3 d'argent.

6e édition Luxembourg 1995 • 57 athlètes engagés • 3 médailles d'or en natation • 4 médailles d'argent (athlétisme, natation, tennis) • 17 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, tennis, tir) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

7e édition Islande 1997 • 61 athlètes engagés • 7 médailles d'or (gymnastique, judo, natation, tennis, voile) • 6 médailles d'argent (athlétisme, gymnastique, natation) • 14 médailles de bronze (gymnastique, judo, natation, tennis, tir) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

8e édition Liechtenstein 1999 • 51 athlètes engagés • 5 médailles d'or (athlétisme, judo, natation, tennis) • 9 médailles d'argent (athlétisme, judo, natation, tennis) • 6 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, squash) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

1991 la principauté ne s'endort pas Direction Andorre pour cette quatrième édition des Jeux. 86 athlètes y ont représenté Monaco. Parmi eux, Sonia Delprete en athlétisme. "C'est un bon souvenir pour moi car c'était ma première médaille d'or (en quatre éditions, elle en a ramené neuf : deux d'or, cinq d'argent et deux de bronze). En plus, 1991 était l'année de tous les records, notamment en saut en longueur et en saut en hauteur. Ça a été un déclic et ma carrière a commencé à devenir vraiment internationale", rapporte l'athlète, qui s'est ensuite spécialisée dans l'heptathlon. A 21 ans, elle s'est illustrée et est revenue le cou chargé de métal. Une médaille d'or en longueur, deux médailles d'argent en saut en hauteur et une médaille de bronze en relais 4x400 mètres, il y avait de quoi être fière. De manière générale, l'équipe monégasque, conduite par Madame Yvette Lambin, rapporte 35 médailles dont 8 d'or et 13 d'argent, et se place quatrième devant Andorre notamment, avec 14 médailles. "J'étais en finale contre le représentant d'Andorre", raconte le judoka Gilles Pagès. "Toute la salle était contre moi et me huait. C'était à la fois décourageant et motivant.


jeux des petits etats

1997 Un paysage lunaire "Ce qui m'a marqué, c'est le paysage. On avait l'impression de se poser sur la Lune. Il y avait des cratères partout", raconte Damien Desprat-Lerale, la voix chargée de sourires à l'évocation de ces souvenirs. La septième édition des Jeux des petits Etats s'est déroulée en Islande. L'inconnu pour les 58 athlètes venus de la Principauté ensoleillée, sous la conduite de Madame Yvette Lambin, chef de délégation, et de 30 accompagnateurs. "Les conditions climatiques changeaient tous les jours. Parfois il y avait un brouillard incroyable et parfois c'était la tempête polaire. Je n'avais jamais vu un temps comme ça en juin. Les nageurs ont d'ailleurs vécu un passage assez fatal. La piscine était en extérieur et il faisait 4 degrés. Au moment d'enlever le peignoir, c'était difficile." Pour Damien Desprat-Lerale, l'année 1997 était l'occasion de ramener sa deuxième médaille d'or en Laser, après celle décrochée en 1993. "Pendant

9e édition Saint-Marin 2001 • 61 athlètes engagés • 5 médailles d'or (athlétisme, boules, judo, natation, tennis) • 8 médailles d'argent (boules, judo, natation, tir) • 14 médailles de bronze (athlétisme, boules, judo, natation, tennis, tir) • Monaco se classe 6e sur 8 Etats

10e édition Malte 2003 les deux premiers jours de compétition, les conditions étaient si mauvaises qu'on n'a pas pu naviguer. Nous n'avions plus que deux jours pour faire nos cinq courses. J'ai réussi à en faire quatre en un jour, en terminant aux alentours de 23 heures", précise le lasériste. "Avec mon entraîneur, j'avais fait le pari de me jeter à l'eau si je gagnais. C'était vivifiant…"

• 87 athlètes engagés • 7 médailles d'or (judo, natation, voile) • 7 médailles d'argent (judo, natation, tennis, voile) • 10 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, tennis, voile) • Monaco se classe 5e sur 8 Etats

11e édition Andorre 2005 • 68 athlètes engagés • 11 médailles d'or (athlétisme, judo, natation, tennis, tir, beach volley) • 8 médailles d'argent (athlétisme, judo, natation, taekwondo, tennis) • 18 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, taekwondo, tennis, tir) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

2001 deux places perdues La neuvième édition des Jeux des petits Etats s'est tenue là où elle avait vu le jour en 1985. La République sérénissime de Saint-Marin a accueilli la manifestation à l'occasion de son 1 700e anniversaire. "Saint-Marin marquait pour moi le lieu de mes derniers Jeux. J'avais trente-huit ans. J'ai perdu en finale mais j'avais le sentiment du travail accompli. Le prince Albert était très amical avec nous. Il était très présent et avait toujours un mot gentil. Puis trentehuit ans, c'est un bel âge pour arrêter", se souvient le judoka Gilles Pagès, médaillé de bronze en moins de 60 kilos.

61 athlètes représentant la Principauté de Monaco étaient alignés dans onze disciplines : natation, judo, athlétisme, basket-ball, volley-ball, cyclisme, tennis, tennis de table, tir, et pour la première fois, natation synchronisée et boules. Sous la houlette de Raymond Gnutti, chef de mission, assisté de Solange Ragazzoni, les hommes du Rocher ont remporté 27 médailles dont 5 en or, 8 en argent et 14 en bronze. Mais cela n'a pas suffi à Monaco pour conserver sa quatrième place au classement général. Place que les athlètes défendaient ardemment depuis la deuxième édition, en 1987. La Principauté se classe sixième sur huit Etats.

20 21


11e édition Monaco 2007 • 135 athlètes engagés • 19 médailles d'or (athlétisme, boules, gymnastique, judo, natation, tennis, tir, voile) • 16 médailles d'argent (athlétisme, boules, gymnastique, judo, natation, tennis, tir, voile, beach volley) • 17 médailles de bronze (athlétisme, boules, gymnastique, judo, natation, tennis, tir, voile) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

2007 Un village flottant pour les athlètes L'organisation des Jeux des petits Etats d'Europe est une nouvelle fois confiée à la Principauté de Monaco. On lui reconnaît son expérience dans la construction d'événements internationaux de qualité ainsi que ses structures d'accueil incomparables. "Le côté original et sympathique, c'est que les huit délégations étaient logées sur un bateau de croisière. Ça créait une super ambiance", déclare le tennisman Jean-René Lisnard, doublement médaillé d'or lors de cette édition sur ses terres. Le MSC Melody, affrété spécialement pour l'événement, n'a laissé personne insensible. Un village

12e édition Chypre 2009

flottant pour les athlètes, c'était de l'inédit. Cette année-là, plus de trois mille personnes étaient accréditées parmi lesquelles 771 athlètes, 1 035 officiels, techniciens, juges, personnels de santé et de sécurité et 265 journalistes. "Il y avait aussi une grosse mobilisation au niveau des bénévoles de Monaco, ils étaient 708", se souvient Christine Remen, secrétaire du Comité olympique monégasque. "C'était très agréable de se retrouver en délégation", rapporte Jean-René Lisnard. "En tennis, c'est rare. Mis à part pour la Coupe Davis, on est assez solitaires. En double, avec Guillaume Couillard, on est facilement venus à bout de la compétition. En simple, mon gros match était en demi-finale contre Stefano Galvani. Il était classé 100e à l'ATP à l'époque. J'étais heureux de ramener deux médailles pour Monaco." En terme de résultats, la Principauté a d'ailleurs battu son record en 2007 en décrochant 52 médailles avec ses 135 participants.

• 90 athlètes engagés • 8 médailles d'or (judo, tennis, tir, voile) • 17 médailles d'argent (athlétisme, gymnastique, judo, natation, tennis, voile, beach volley) • 17 médailles de bronze (athlétisme, gymnastique, judo, natation, tennis, tir, voile) • Monaco se classe 4e sur 8 Etats

13e édition Liechtenstein 2011 • 84 athlètes engagés • 6 médailles d'or (athlétisme, judo, natation, tennis) • 9 médailles d'argent (athlétisme, cyclisme, judo, tennis, tir) • 14 médailles de bronze (athlétisme, judo, natation, tennis, tennis de table, tir) • Monaco se classe 6e sur 9 Etats, c'est la première participation du Monténégro 22


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© Charly Gallo

planète

XVe Jeux des petits États d'Europe

Sur une

autre

Chris Bertoldi et Jimmy Boursicot, envoyés spéciaux au Luxembourg - Photos : Jimmy Boursicot

Pour les pays de moins d'un million d'habitants réunis au Luxembourg, les Jeux des petits États d'Europe valaient bien les JO. Depuis de longs mois, ils avaient cerclé de rouge la semaine "sacrée" (du 27 mai au 1er juin). Au-delà des performances et des podiums, les 121 Monégasques, athlètes, entraîneurs ou officiels, ont pu vivre une aventure humaine inoubliable.

S

'il fallait garder un seul symbole de ces Jeux, ce serait un sourire. Celui qui a grignoté le visage de l'ensemble de la délégation lors de la soirée de clôture, et sans doute pendant quelques jours après. Les performances, les titres et les honneurs restent évidemment le carburant qui fait avancer encore et toujours le sportif vers de nouveaux défis. Mais à quoi cela rimerait si cette quête de gloire ne s'accompagnait pas de rencontres, d'échanges, de moments gravés à jamais dans la rétine et dans le cœur ?

Un monde où les petits États affichent des rêves de grandeur. Un monde où les petits gymnastes croisent la route des immenses volleyeurs. Un monde où il est possible de se faire comprendre grâce au langage du sport.

Dirigeants inépuisables, athlètes solidaires

Puisqu'on nous sort un instant la tête des étoiles, revenons sur le bilan de ces XVes Jeux des petits États (JPEE pour les intimes), qui s'avère meilleur que celui du Liechtenstein 2011. Par rapport à la précédente édition, Monaco a ramené une médaille de moins L'espace de quelques jours, la délégation mo- (28 contre 29), mais a obtenu une médaille négasque a vécu dans un monde parallèle. d'or de plus (7 contre 6).


jeux des petits etats

Retrouvez tous les détails et tous les articles à propos des JPEE sur www.codesportmonaco.com

Ces chiffres, s'ils ont évidemment une importance, ne disent pas tout de ce qui s'est passé au Luxembourg. Ils ne disent rien de l'esprit de camaraderie qui régnait au sein de la "team" Monaco, du travail de l'ombre effectué par des dirigeants à l'énergie inépuisable. Difficile également, au travers de ce palmarès couché sur papier, de se faire une idée de la joie, des doutes et des instants de plénitude qu'ont connu les sportifs à la tenue rouge et blanche. La plupart d'entre eux n'auront jamais l'honneur de participer aux Jeux olympiques. D'autres y goûteront un jour ou l'autre. Quoi que l'avenir leur réserve, tous garderont un souvenir particulier de cet épisode. Nous aussi.

Luxembourg

36

39

31

Islande

28

29

31

Chypre

28

17

24

Liechtenstein

11

16

8

Monténégro

9

0

12

Monaco

7

7

14

Malte

2

11

13

Andorre

2

1

3

Saint-Marin

1

4

8

24 25


G ym na s ti q ue ar tistique

C'était leurs Jeux !

E

ncore un peu et les gymnastes monégasques auraient demandé à pouvoir s'installer pour de bon dans cette halle des sports Bel Air qui leur a si bien réussi. Couverts de louanges par les officiels, encouragés par les autres sportifs, les protégés de Thierry Aymes ont affolé les compteurs. À eux seuls, ils ont ramené un quart du "butin" de la délégation. De quoi contenter entièrement le coach : "Je n'attendais rien de précis, sinon qu'ils fassent bien leur boulot. Après, la gym, ça ne tient à rien. Ça dépend de toi, de ta forme, du jugement… Là, on a fini la compét' par équipe sans faire une seule chute, alors qu'on en a fait sept en finale de la DN1 (Division Nationale 1, ndlr). Le travail paie, c'est bien pour tout le monde. Je suis super content, les efforts des gars sont récompensés."

Julien Gobaux sur un nuage

Parmi cette équipe soudée, un homme a su tirer son épingle du jeu : Julien Gobaux. Titré lors du concours général, qui rassemble les six agrès, le gym qui est aux portes de l'équipe de France a été à la hauteur de sa réputation. Lors des finales par agrès, il a serré les dents pour monter sur le podium à quatre reprises malgré une épaule douloureuse. "Grâce au staff médical, j'ai pu repartir. Il y a eu une pause d'une heure, ça m'a fait du bien, la douleur s'est atténuée", nous expliquait le jeune homme de 22 ans, humble et déterminé sur le praticable, pétillant et rieur en dehors. Une belle sortie pour Julien, qui n'aura vraisemblablement plus l'opportunité de porter les couleurs de Monaco en compétition internationale, dès lors qu'il aura endossé la tunique bleue (il continuera néanmoins à matcher pour l'Étoile).

Kevin Crovetto en pleine ascension Pour Kevin Crovetto, le bronze obtenu au saut de cheval avait une saveur particulière, puisque c'était la première récompense individuelle pour le Monégasque, à ce niveau. Un jalon supplémentaire posé sur la route des JO de Rio, en 2016. "C'est clair, c'est mon objec-

4 médailles d'or : Julien Gobaux au concours général, au saut de cheval, aux barres parallèles et par équipe avec Kevin Crovetto, Lilian Piotte, Frédéric Unternaehr et Benjamin Niel. 2 médailles d'argent : Julien Gobaux au cheval d'arçons et à la barre fixe. 1 médaille de bronze : Kevin Crovetto au saut de cheval.

tif. On essaye de tout faire pour avec Thierry et mes coéquipiers. Ça avance, la Fédération nous aide bien." Lilian Piotte, Benjamin Niel et Frédéric Unternaehr n'ont pas encore ou plus les mêmes ambitions que leurs coéquipiers. Le premier, âgé de 14 ans, a surmonté son stress pour faire bonne impression lors du concours par équipe. Le deuxième poursuit sereinement sa progression à 19 ans. Et le troisième (28 ans) doit concilier son métier de pompier avec ses horaires d'entraînement. Celui qui avait fait une razzia lors des éditions précédentes des JPEE joue désormais le rôle de guide pour ses partenaires.

Les filles ont persévéré

Du côté de la sélection féminine, pas de médaille à se mettre sous la dent. Face à une solide concurrence, l'équipe encadrée par Mélodie Maccio partait avec un handicap, puisqu'elle ne comptait que trois membres (Djody Icard, Élodie Mont-Roches et Milla Fabre), contre quatre à cinq pour ses adversaires. Les trois meilleures performances étant retenues pour le décompte des points, cela ne laissait aucun droit à l'erreur pour les jeunes gyms de Femina sports (elles se sont classées 5es). À noter que Djody Icard a réussi à se qualifier pour deux finales par agrès, à la barre parallèle et à la poutre, avec une septième place dans les deux exercices.


jeux des petits etats

Ten n i s

La balle jaune a visé l'or Deux médailles d'or : Thomas Oger et Guillaume Couillard, double hommes Thomas Oger, simple messieurs Une médaille de bronze : Benjamin Balleret et Louise-Alice Gambarini, double mixte

L

a période était chargée. La fatigue s'est un peu fait ressentir. Les tennismen de la Principauté, ont disputé plus de dix matches en une semaine. En effet, l'édition 2013 des JPEE était bordée par les championnats de France par équipe. Pour Benjamin Balleret, Guillaume Couillard et Thomas Oger, il ne fallait rien lâcher et surtout, soutenir la pression.

Balleret sorti d'entrée

Un rythme visiblement difficile à tenir pour Benjamin Balleret, en qui l'équipe avait placé ses espoirs pour le simple. Le Monégasque s'est fait sortir dès son premier match par le Luxembourgeois Mike Scheidweiler (6-3, 3-6, 1-6). C'était "la petite déception" de cette édition, déclarait l'entraîneur Christophe Boggetti. "C'est toujours pareil, on veut rapporter un maximum de médailles et quand le premier jour on commence à perdre des matches, on peut perdre un petit peu de confiance. Et on ne sait jamais si la suite sera une catastrophe ou si elle va tourner en notre faveur."

Le bronze en mixte

Le même jour, Balleret se prenait un revers en demi-finale du double mixte avec Louise-Alice Gambarini, par le duo maltais (3-6, 6-3, 10-5). Bien que le revers eût été de bronze (tout de même), pour la tenniswoman du Rocher, les récompenses allaient aussi s'arrêter là. Trois fois médaillée de bronze aux JPEE (deux fois en double dames, une fois en double mixte) lors des trois éditions auxquelles elle avait participé, elle s'est fait éliminer en quart de finale par la

Luxembourgeoise Tiffany Cornelius (6-3, 6-4). Malgré un emploi du temps chargé, pour l'étudiante de 20 ans il était important de "tout donner et de représenter son pays". "Je suis en fac de droit à Nice. J'ai eu des examens jusqu'au 14 mai et on est partis pour le Luxembourg le 26. Autant dire que je n'ai pas beaucoup touché ma raquette. Depuis le mois d'août dernier, j'avais joué deux fois avant ce match."

Oger-Couillard, le duo gagnant

Finalement, la suite n'était pas si mauvaise. Elle était même réjouissante avec un double hommes au top de sa forme. Guillaume Couillard et Thomas Oger ont remporté la finale contre le Luxembourg en deux sets (4-6, 6-7). Les deux joueurs se sont retrouvés avec de l'or autour du cou. Mais Oger était gourmand et en désirait davantage. Défi ardu mais réussi, contre un jeune Chypriote au jeu solide et au tempérament de feu. Petros Chrysochos est entré en piste les dents longues, prêt à batailler pendant trois manches. "C'est sûr que si j'avais été tout seul, je pense que j'aurais pu lâcher très vite", déclarait

26 27

Thomas Oger après avoir remporté le match (46, 6-3, 6-3). Le double médaillé d'or a été largement soutenu par les supporters rouge et blanc venus en masse. Le joueur, remonté comme une pendule, a puisé dans ses forces mentales et physiques. "Thomas a un jeu un peu atypique avec beaucoup de services-volées, des liftés et des chipés. Cette différence de rythme est bien difficile à tenir pour l'adversaire", concluait le coach Boggetti.


At h lé ti s m e

7 podiums sur la piste

I

ls avaient trois jours pour tout donner sur le tartan du stade Josy-Barthel. Mardi, jeudi et samedi, les quinze athlètes rouge et blanc ont usé de la pointe, du muscle et du tendon. Le panel était assez hétéroclite. Il y avait une juste dose de débutants, avec Lise Boryna (400 m et 400 m haies) par exemple, et ses 16 printemps. Puis il y avait du plus expérimenté, avec notamment Inga Stasiulionyte au javelot. La Lituanienne de 31 ans a déjà foulé le sol du "Nid d'oiseau" de Pékin lors des JO de 2008. Puis elle s'est concentrée sur sa carrière de business coach. "Je suis arrivée à Monaco il y a cinq ans et j'ai repris le javelot pour le plaisir. Je n'ai pas de coach. Je m'entraîne seule. Voilà pourquoi je suis très heureuse d'avoir obtenu cette deuxième place." Dans les tribunes, on remarquait les mines attentives de Jean-Pierre Schoebel et Frédéric Choquard. Le premier est directeur de la Fédération monégasque d'athlétisme et membre de la commission technique des JPEE, le deuxième occupe le poste de coach.

Une médaille d'or : Zouhair Ouerdi, 3 000 m steeple Deux médailles d'argent : Brice Etes, 800 m - Inga Stasiulionyte, javelot Quatre médailles de bronze : Kaïs Aldi, 1 500 m - Malory Malgherini, triple saut Jamal Baaziz, 400 m haies - Moïse Louisy-Louis, 110 m haies

Une première pour Malory

Malory Malgherini, 18 ans, a gratifié la délégation d'une médaille de bronze en triple saut. Lors de son cinquième essai, elle a réalisé son meilleur passage en se propulsant à 11,40 m. "Pour mes premiers Jeux, je suis contente. Je ne connaissais aucune de mes adversaires et avant ça, je n'avais jamais disputé de compétition internationale", déclarait-elle, ravie d'avoir été de la partie. Elles avaient beau n'être que trois participantes, Malory n'a pas boudé son plaisir. "Ce qui comptait, c'était d'essayer de rester à mon niveau, de m'adapter. Je me suis battue au maximum."

Ouerdi transforme le stress en or

Zouhair Ouerdi, discret parmi la délégation, s'est soigneusement emparé de la médaille d'or sur le 3 000 m steeple, grappillant trois secondes d'avance sur le deuxième arrivé. Avec un chrono de 9'18"71, il a transformé son inquiétude en puissant carburant. "J'étais très stressé avant la course du fait de ne pas m'être assez entraîné. J'ai été blessé au mollet gauche. C'était la première fois que je sautais les obstacles cette année parce que j'avais voulu me préserver pour les Jeux des petits États d'Europe", a expliqué l'athlète après sa victoire.

Une consolation pour Etès

"Quand on vise l'or, on veut l'or", articule Brice Etès à l'issue de son 800 m récompensé par l'argent. "Je pense qu'il me manquait une semaine d'entraînement pour gagner. J'aurais vraiment pu aller chercher cette première place et je m'en veux. C'est une faute professionnelle." Le Monégasque avait été victime d'une déchirure des ischio-jambiers quelques semaines

avant les Jeux. Ce qui avait nettement amputé sa préparation. Une performance qui satisfait tout de même le coach Choquard. "Nous, on est contents parce qu'il se rassure après deux saisons difficiles durant lesquelles il a subi des blessures. Puis il y a eu ce coup dur aux JO où il avait été disqualifié parce qu'il avait mordu le couloir intérieur. Donc là, c'est déjà très très bien pour lui", rapporte Frédéric Choquard.


jeux des petits etats

T e n n i s d e tabl e

5 médailles sur la table Deux médailles d'argent : Anthony Peretti, Martin Tiso et David Samson par équipe, Anthony Peretti et David Samson en double Trois médailles de bronze : Ulrika Quist et Lauren Riley, par équipe et en double, Anthony Peretti en simple

C

e ne sont pas les plus expansifs ni les plus bruyants. Mais au centre Coque, les pongistes de Monaco ont su attirer l'attention en multipliant les belles perfs. Présent le lundi matin, le prince Albert ne s'y était pas trompé. Après avoir effectué un crochet par le stade nautique de la Coque, il a pu assister aux premières victoires de son pays. Une fois le Souverain reparti, les joueurs du Rocher n'ont pas levé le pied, loin de là. En fin de semaine, c'était un pactole de cinq médailles qu'ils ont pu glisser dans leurs valises (deux d'argent et trois de bronze). "Chez les filles, on partait dans l'optique de faire aussi bien qu'au Liechtenstein, où on avait obtenu la médaille de bronze. Cette année, le Luxembourg et Malte étaient bien au-dessus", nous expliquait Maxime Biadala, le coach d'Ulrika Quist et Lauren Riley. Mission remplie pour les deux joueuses qui ont décroché ce métal par équipe et lors du tournoi de double. Dans cette épreuve, elles ont arraché la troisième place durant un match décisif remporté face à l'Islande.

Superstition

"Les filles sont extraordinaires, elles se sont battues jusqu'au bout pour l'obtenir. Nous avons toujours les deux mêmes joueuses impliquées au sein de la Fédération, c'est plus dur pour elles parce qu'il n'y a pas une grosse densité de pratiquantes à Monaco", reconnaît Marc Loulergue, vice-président de la Fédération monégasque et président de l'ASM tennis de table. Dans un premier temps, on aurait pu s'éton-

ner de la pertinence de ses analyses. Non pas parce que nous souhaitions mettre en doute ses connaissances "pongistiques". Mais parce qu'on le croisait régulièrement ailleurs qu'autour des tables de jeu, lorsque les parties démarraient. "Ah, ça c'est une habitude. Quand mes joueurs débutent une partie, j'essaie de ne pas les regarder. Après, je me mets dans un coin, en faisant en sorte qu'ils ne m'aperçoivent pas. Parce qu'après, ils se déconcentrent. Alors je fais attention", indique Marc Loulergue.

Peretti-Samson-Tiso, l'argent leur va si bien Il faut croire que le dirigeant a bien su se camou

28 29

fler dans la salle souterraine de la Coque pendant les matches de ses garçons. En début de semaine, le trio Anthony Peretti-David Samson-Martin Tiso avait démarré de la meilleure manière en atterrissant sur la deuxième marche du podium. Dans la foulée, Anthony Peretti et David Samson sont allés conquérir une autre fois l'argent dans le double messieurs. Toujours pas rassasié, Anthony Peretti s'est frayé un chemin dans le dernier carré du tournoi en simple. Tandis que l'autre Monégasque en lice, Martin Tiso, a calé en quarts, Peretti a fini par s'incliner en demies contre le Monténégrin Irfan Cekic (3-0).


J u do

Malgré la difficulté, les médailles

D

ix judokas rouge et blanc ont défendu les couleurs de la Principauté au Luxembourg. Tous combattaient au Sports Hall Tramsschapp face à des sportifs bien entraînés. L'un des coaches, Marcel Pietri, a mis le doigt sur un phénomène vieux de seulement quelques années dans le monde du judo européen, où de nombreux combattants sont fonctionnaires et détachés afin de pratiquer et de rapporter des résultats à leur pays. "Par exemple, au Luxembourg, il y en a quatre ou cinq qui sont militaires et font énormément de judo. Forcément, ça paie", rapportait Pietri.

Un groupe fatigué

"Il nous manquait Yann Siccardi, qui aurait pu faire l'or en moins de 60 kilos. Il nous manquait François Laudrin, en plus de 100 kilos, qui s'est fait les croisés comme Yann. Jean-Christophe Braco, moins de 81 kilos, n'a pas pu venir non plus", déplorait-il. L'équipe, en manque de leader, a un peu pataugé. Moins d'entraînement, moins de dynamique indivi-

Volle y- ba ll

P

our ces joueurs habitués aux gymnases anonymes qui accueillent leurs rencontres de Nationale 3, la belle salle du centre Coque était sacrément dépaysante. Surtout quand elle était pleine comme un œuf (oui, bon…), lors du match perdu contre le Luxembourg (3-1). Sortis vainqueurs à deux reprises de cette arène, face à Saint-Marin, puis lors d'un dernier duel décisif contre les Islandais, les Monégasques ont décroché le bronze. Devant une tribune occupée par une bonne partie de la délégation, Pascal Ferry et ses partenaires ont jubilé, comme s'ils venaient de remporter le titre. Il faut dire qu'avant cette édition, les volleyeurs de la principauté n'avaient jamais eu l'occasion de remporter un match durant les Jeux. La joie communicative de ces grands gaillards faisait plaisir à voir. Pendant de longues secondes, l'équipe n'a pas hésité à porter en triomphe Dragan Pezelj. Ce dernier, entraîneur de l'ASM et ancien international slovène,

Trois médailles de bronze : Cédric Bessi, Thierry Vatrican et Jérôme Mas, par équipe Guillaume Ereseo, moins de 66 kilos - Jérôme Mas, moins de 81 kilos

duelle, le groupe apparaissait fatigué. Guillaume Ereseo, 20 ans, et Jérôme Mas, 24 ans, participaient à leurs premiers Jeux. "Il y a vraiment une très bonne ambiance entre tous les athlètes. C'est la première fois que je me déplace en équipe et c'est très moti-

vant", déclarait Ereseo, au lendemain de sa première médaille de bronze. Lors du tournoi par équipe, le groupe s'est montré davantage soudé et a ramené une récompense de bronze à nouveau.

Quand le bronze vaut de l'or avait accepté de revenir sur le terrain pour aider ses troupes. À 46 ans, il a été décisif dans la quête de la troisième place. Un accessit qui

conclut de fort belle manière la saison des volleyeurs, promus en Nationale 2 et champions de France de N3.


jeux des petits etats

N atati on

A

La jeune génération dans le grand bain

u cœur du centre Coque, le grand bassin accueillait les quinze nageurs du Rocher. Autour de Michel Pou, l'entraîneur général de l'ASM natation, évoluait un groupe aux profils variés. Une équipe illustrant le renouvellement des générations. Claudia Verdino, 11 ans, faisait même figure de benjamine de cette quinzième édition des JPEE. Une majorité du groupe avait moins de 18 ans, et certains, à l'image du portedrapeau François-Xavier Paquot, flirtaient avec la trentaine. Une cinquième participation aux Jeux pour Paquot, qui lui a permis de ramener une médaille de bronze sur le 100 m brasse.

Plus fort que soi

Pour les jeunes filles qui ont une douzaine d'années, comme Pauline Viste, il est rare de nager en bassin de 50 mètres. "Pauline est dans la catégorie des benjamines, et en France, elles ne font pas de compétition en bassin olympique" C'est une chance pour ces jeunes sportifs de se confronter à plus fort qu'eux. "Une quinzaine de nageurs du Luxembourg, de Chypre et de l'Islande sont des sélectionnés olympiques", explique le coach. Encore faut-il ne pas se décourager.

Une médaille de bronze : François-Xavier Paquot, sur 100 m brasse

Mais visiblement, pour la jeune fille et ses co-

pains, la compétition a eu l'effet l'inverse. Chacun des nouveaux participants aux Jeux améliore notablement ses records personnels, en dépit de courses terminées en queue de peloton. Théo Chiabaut, 13 ans, a ainsi fait sourire l'assemblée. Le jeune homme s'est retrouvé en lice avec des bonshommes faisant bien deux têtes de plus que lui. "Il nage contre des gars nés en 1989

C ycli s m e/ VTT

Sale temps au Luxembourg

"Une super aventure"

et 1987, alors que lui est né en 1999", s'amusait Gérard Chiabaut, le papa de Théo. Du côté du relais 4x100 m masculin, pas de médaille mais une performance intéressante. Thomas Molina, Sébastien Brillouet, Michael Aubert, FrançoisXavier Paquot, crédités d'un chrono de 3'30"78 auraient été aux portes du top 8 français.

P

as vernis, les cyclistes et les vététistes. Sous l'œil du président de la Fédé, Umberto Langellotti, les coureurs en lice sur route et dans les sentiers de Cessange et Hespérange ont accumulé les déboires. La seule véritable bonne note ? Le comportement de Franck Giusta (vice-champion du monde pompiers il y a deux ans) lors du contre-la-montre. Il finit septième d'un classement général dans lequel figuraient plusieurs coureurs d'équipes continentales. Le même Franck Giusta gardera en revanche un mauvais souvenir de l'épreuve en ligne. A quelques centaines de mètres de l'arrivée, une chute lui a valu une fracture d'une côte et quelques points de suture. Son coéquipier Victor Langellotti, à l'origine de l'incident, était inconsolable après la course.

Ennuis mécaniques pour le VTT

Les deux autres rouge et blanc en lice, Nicolas d'Angelo et Arnaud Caraccioli, ont terminé 10e

et 18e. Une déception pour les Monégasques, qui pensaient pouvoir mettre la main sur une médaille par équipe. Pas plus de réussite en VTT, où toutes les chances de Jérôme Gilloux (9e), Mika Batista (21e) et Alexandre Pettinati (25e) ont été ré

30 31

duites à néant par des problèmes mécaniques. Ce fut également le cas chez les filles pour Margot Moschetti. Celle qui a régulièrement brillé en coupe du monde juniors a dû se contenter de la cinquième place sur six engagées.


B e ach volley

Des duos en construction

L

es beach volleyeurs ont étrenné le terrain du centre Coque, réalisé peu avant les Jeux. Un peu à l'image de ce nouvel espace, les duos de la discipline étaient assez jeunes. Magalie Muratore dont c'était la cinquième participation, et Camille Orengo, novice à ce niveau, terminent cinquièmes. "L'ambition c'était de prendre une médaille, parce que je pense qu'on a quand même le niveau. Mais on n'a pas très bien joué", avouait Magalie Muratore à l'issue de match contre Andorre. "On était très stressées". "Camille et Mag jouent ensemble depuis cette année seulement. Elles se connaissent peu encore et n'ont pas eu assez de préparation", explique la coach Caroline Van Klaveren. Et si la première, étudiante à Montpellier, joue sur sable dans une structure couverte à l'année, Magalie n'y joue que l'été. Le reste du temps, elle fait partie de l'équipe de volley-ball de l'AS Monaco (N3).

Tir

En progrès

Alors que les filles ne se côtoient que depuis un an, Frédéric Ristorto et Frédéric Waltz, eux, ne jouent ensemble que depuis un mois. Une préparation qui a semblé bien trop courte, au regard du jeu déployé par leurs adversaires. "Sur

le papier, on savait que ça allait être difficile et ça l'a été. Mais au moins, on a sorti de gros matches. Dès qu'il y a une équipe forte en face, on élève notre niveau", relativisait Frédéric Ristorto. Les Monégasques ont fini cinquièmes en battant finalement l'Islande 2 sets à 0.

Dans le viseur des rouge et blanc Postifferi, à la carabine également, est passée à une place des qualifications pour la finale en terminant 9e.

Le doyen du Rocher

Une médaille d'argent : Éric Lanza, carabine à 10 mètres

H

uit tireurs représentant la Principauté étaient engagés durant l'édition luxembourgeoise des Jeux. Ils tiraient au pistolet à 10 mètres, à la carabine à 10 mètres et au ball-trap. Cette dernière discipline se déroulait dans la ville de Differdange. Les Monégasques Xavier Boucourt et Daniel Dandreis ont respectivement terminé 7e et 8e.

Lanza en duel

Éric Lanza a récolté la médaille d'argent au tir à la carabine. Sous pression lors des qualifications, il a assuré sa sélection en finale tout en économisant son énergie. Campé derrière l'arme, alors que les tireurs se voyaient éliminés au fur et à mesure de la finale, il s'est maintenu jusqu'au duel. Malgré le centrage parfait du dernier plomb (10, 9), il se classe deuxième. Ingrid 32

L'équipe monégasque comptait parmi ses engagés le doyen de la quinzième édition des JPEE. Jacky Moret, 68 ans, tire au pistolet depuis 1972. "À l'époque, il n'y avait pas les Jeux des petits États d'Europe, mais les Jeux des nations latines", se souvient-il. Toujours aussi amoureux de sa discipline, le rouge et blanc le plus expérimenté avoue que la pression perdure tout de même, malgré la pratique."Une compétition reste une compétition, et même si on arrive à gérer la pression, la prestation reste difficile. Mais il faut faire abstraction du monde qui vous entoure pour rester dans le match." Il s'est placé à la 7e position, juste devant Boris Jeremenko (8e), dont c'était la première participation. Le groupe avait une autre particularité, il alignait une femme enceinte. Magali Pierre Robaldo, le ventre bien rond, s'est placée 7e lors de la finale du pistolet. Cynthia Varriale Bonardi restait, elle, au pied du podium avec la 4e place, pour sa cinquième participation aux JPEE.


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Y ve tte La m b in -Ber ti, secrétai r e gé n é r al e d u C o m i t é o lym p i qu e

"Une délégation engagée et combative" reconstruction d’un nouveau projet ? Oui, c’est assez caractéristique de notre situation démographique, il peut parfois y avoir un fossé de générations et donc c’est un éternel recommencement. En natation, nous avons une équipe un peu plus forte que celle qui était alignée. Mais certains athlètes n’ont pas encore trois ans d’appartenance à la Fédération, ils ne pouvaient pas participer, c’est la règle.

La veille de la clôture des Jeux, tous les Monégasques se sont retrouvés à leur hôtel pour un grand repas commun. Juste avant de s’exprimer devant l’assemblée, Y vette LambinBerti a fait le point sur la semaine luxembourgeoise. Elle a également abordé la question du sport de haut niveau en Principauté et s’est projetée vers la prochaine édition des Jeux, en Islande.

Quel bilan dressez-vous de cette quinzième édition ? Le bilan est particulièrement positif. Les incertitudes n’ont pas duré longtemps : une journée avant la fin des Jeux, nous avions déjà égalé ce que nous avions fait au Liechtenstein, il y a deux ans. Nous avons eu une délégation engagée, combative, ayant fait preuve de beaucoup de camaraderie. Tout le monde a essayé d’aller encourager les autres disciplines. Cela dénote un esprit olympique. Avez-vous apprécié les efforts faits par le Luxembourg pour organiser ces Jeux ? Oui, le centre Coque, qui est un peu similaire à notre Louis-II, mais en plus grand, a facilité la mobilité des athlètes. C’était très agréable de pouvoir suivre plusieurs sports dans un même lieu. Lors de notre première venue pour les JPEE, en 1995, ce centre n’était pas encore aussi complet. On peut donc parler d’un "effet JPEE" ? Les Jeux des petits États permettent toujours d’améliorer les structures, que ce soit pour la pratique du sport de haut niveau ou du sport pour tous. Ils créent aussi une vraie dynamique sportive, car les enjeux ne sont pas négligeables. À Monaco, en 2007, nous avons pu créer de manière durable un terrain de beach volley.

Aux Jeux des petits États, vous avez la possibilité d’emmener des étrangers, sous certaines conditions… C’est notre particularité. Il y a une vraie émulation dans les associations sportives. Cela profite aux Monégasques, mais aussi aux Français et aux autres étrangers. Tout à l’heure, un jeune gymnaste français me disait qu’entendre l’hymne monégasque lui faisait plaisir. Les étrangers font complètement partie de la vie du pays. Participer à une telle compétition, c’est aussi un moyen d’occuper une plus grande place sur la scène internationale… C’est une évidence. Avant chaque édition, nous nous retrouvons en assemblée générale et nous discutons de cela avec les autres représentants des Comités olympiques nationaux. Nous avons proposé une résolution pour que les petits États s’engagent à développer encore le sport sur leur territoire et qu’ils fassent corps pour avoir plus de poids au niveau international. Depuis que les JPEE existent, nous sommes identifiés comme un groupe. C’est un support de crédibilité.

Au Luxembourg, le Monégasque Kevin Crovetto a démontré qu’il était sur le bon chemin pour les JO de Rio, en 2016… En effet. Et dans deux semaines, il sera présent aux Jeux méditerranéens. Il travaille beaucoup, et dans un sport comme la gymnastique il faut s’entraîner deux fois par jour. Il a enchaîné les compétitions et s’est aguerri. On doit se donner tous les moyens pour que les installations soient le plus souvent accessibles aux athlètes et à leurs entraîneurs. Quand on est un petit pays comme nous, il faut pouvoir mettre toutes les chances de son côté.

Aux J.O, est-ce complexe d’avoir la même crédibilité quand on dispose d’un vivier d’athlètes monégasques forcément limité en quantité ? Aux Jeux olympiques, nous avons réussi à avoir des athlètes engagés dans des disciplines nouvelles, on voit que les sportifs monégasques sont en progression. Il n’y a pas que des participations en athlétisme ou en natation, où nous sommes certains de pouvoir engager un athlète au nom de l’universalité.

Dans deux ans, les Jeux des petits États auront lieu en Islande. Avez-vous déjà commencé à travailler sur ce dossier ? Bien sûr, nous avons eu l’occasion de nous réunir au Luxembourg et d’avoir des échanges privilégiés avec les autres dirigeants. L’Islande, c’est une belle destination pour la jeunesse et c’est très dépaysant. Pour la première fois, le golf va faire son apparition au programme. Hormis le Monténégro, qui nous a rejoints en 2011, tous les pays auront organisé deux fois les Jeux en 2015. Saint-Marin est déjà candidat pour 2017 et le Monténégro souhaite accueillir la compétition dans la foulée.

Dans certaines disciplines, comme la natation ou le judo, êtes-vous en 34


Meeting International d’Athlétisme Stade Louis II - MONACO

Vendredi 19 juillet - 19h

Herculis, classé parmi les meilleurs Meetings Mondiaux de l’année

AU PROGRAMME *

Le 20 Juillet 2012, dans un stade quasi plein (17 497 spectateurs) et une ambiance extraordinaire, le meeting Herculis a vécu une nouvelle soirée magnifique, qui l’a conduit à conclure la saison 2012 à la 6ème place des Meetings mondiaux, pour sa troisième année au sein de la prestigieuse Samsung Diamond League. Au niveau des performances, cette édition a donné lieu sur la piste du stade Louis II à 2 records continentaux, 2 records du meeting et 4 meilleures performances mondiales 2012.

1000m Herculis 32 courses ouvertes à tous en ouverture du Meeting.

* programme provisoire sous réserve de modifications

19:00

DISQUE / DISCUS

F/W

19:15

LONGUEUR / LONG JUMP

F/W

19:55

PERCHE / POLE VAULT

H/M

20:05

400m HAIES / HURDLES

H/M

Herculis vous donne déjà rendez-vous le Vendredi 19 Juillet 2013 au Stade Louis II pour une des dernières confrontations des meilleurs athlètes mondiaux, juste trois semaines avant les Championnats du Monde à Moscou !

20:10

HAUTEUR / HIGH JUMP

F/W

20:15

1500m

H/M

20:25

400m

F/W

Comme chaque année, ce rendez-vous est précédé d’un certain nombre d’animations sur les plages de la Côte d’Azur, et de courses de 1000m en ouverture du Meeting. A l’issue de la dernière course, le traditionnel feu d’artifice pyromélodique sera offert au public.

20:30

JAVELOT / JAVELIN

H/M

20:35

800m

H/M

20:40

TRIPLE SAUT / TRIPLE JUMP

H/M

20:45

200m

F/W

20:55

5000m

H/M

21:15

100m HAIES / HURDLES

F/W

21:25

1500m

F/W

21:40

100m

H/M

21:47

3000m STEEPLE

F/W

22:00

Spectacle pyromélodique

8 8

8 Triple Saut / Triple Jump Longueur / Long Jump Disque / Discus

8

Perche / Pole Vault

Meeting International d’Athlétisme - MONACO

Javelot / Javelin Hauteur / High Jump

Départ / Start 100m

Arrivée / Arrival

Informations : www.herculis.com

35 20

30

8

35


For m ul e 1

Rosberg

prénom Nico

Trente ans après son père, Keke, Nico Rosberg a inscrit son nom au palmarès du Grand prix de Monaco. Au volant de sa Mercedes, l'Allemand a dominé durant l'ensemble du week-end. Sur le podium, il était entouré par les deux Red Bull de Sebastian Vettel et Mark Webber. Derrière eux, les rebondissements auront été nombreux.

Par Chris Bertoldi et Jimmy Boursicot - Photos : Jimmy Boursicot, Red Bull, McLaren, Mercedes, Force India.


GP de Monaco

C

ela fait une paye que le garçon au doux sourire est présenté comme un talent brut, un pilote capable de bousculer la hiérarchie pour s'y installer très haut. Mais au fil des années, entre coups d'éclats et déceptions, l'ex-futur grand espoir n'avait jamais vraiment pu confirmer tout le bien qui se disait de lui. L'arrivée du champion du monde 2008, Lewis Hamilton, aurait pu être le coup fatal, celui qui l'aurait définitivement relégué à l'arrière-plan. En s'imposant sur le circuit de Monaco, au terme d'un week-end maîtrisé de bout en bout (Rosberg a réalisé le meilleur temps à chaque séance d'essais libres, a signé sa troisième pole consécutive de la saison et a occupé le premier rang pendant 78 tours le dimanche), celui qui a grandi à quelques centaines de mètres du circuit princier, a certainement franchi un cap. En 1983, son père, déjà sacré champion du monde l'année précédente avait gagné ici (sur une Williams-Cosworth, devant Nelson Piquet et Alain Prost). En conférence de presse, le fiston affichait une mine réjouie. "Tout s’est passé parfaitement. J’ai un peu raté mon départ, mais je m’en suis bien sorti. La voiture était très efficace et les pneus ont bien résisté, c’était vraiment la clé de cette victoire."

prix de Monaco, durant laquelle Rosberg aura su mener intelligemment et gérer son avance en patron. Parti à ses côtés sur la grille, Lewis Hamilton a été éjecté au pied du podium par Vettel et Webber. A l'arrivée, le Britannique reconnaissait avoir flanché. "Je ne mets pas cela sur le compte de la malchance. Je n’étais pas assez bon ce week-end. L’erreur est à mettre à mon crédit aujourd’hui. On m’a dit de garder six secondes d’écart avant d'entrer dans les stands. J’avais un petit peu plus que ces six secondes, et j’en suis sorti perdant." Depuis son succès en principauté, en 2008, cette quatrième place est en revanche le meilleur classement obtenu ici par Hamilton. Felipe Massa, lui, est encore moins bien loti. Il n'a jamais gagné à Monaco et il n'a pas pu boucler plus de 28 tours cette année. Comme lors de la troisième séance d'essais libres, le Brésilien a été victime d'une grosse sortie de route à Sainte-Dévote. Le premier incident, résultant d'une erreur de trajectoire, avait empêché le pilote Ferrari de participer aux qualifications (sa voiture n'avait pu être réparée à temps). Le second semble être la conséquence d'un problème de suspension à l'avant de sa monoplace. Parti des stands le dimanche, Massa a fini la soirée à l'hôpital pour y subir des examens. Un week-end noir pour lui.

L'autocritique d'Hamilton, la poisse de Massa

Chocs en stock

Outre les pneumatiques, d'autres paramètres ont compté lors de cette 71e édition du Grand

36 37

Son crash a eu pour effet de figer les positions, après l'entrée en action de la voiture de sécurité, jusqu'à la mi-course. Juste après le crash de


C'est noté

- Kimi Raïkkönen a réussi à entrer dans les points pour la 23e fois consécutive. Seul Michael Schumacher (qui avait "scoré" à 24 reprises) a fait mieux, à une époque où seuls les huit premiers décrochaient quelque chose. - Zéro pointé pour Williams. L'écurie britannique n'a toujours pas réussi à inscrire le moindre point après six courses. Son pire début de saison depuis 1975 (son année de création), où elle avait dû attendre onze manches pour ne plus être bredouille. - Lewis Hamilton et Nico Rosberg ne faiblissent jamais vraiment. Depuis le début de la saison, ils ont toujours réussi à placer leurs Mercedes dans les dix premières sur la grille. Aucune autre équipe ne peut en dire autant. - C'est la deuxième fois qu'un fils de champion du monde gagne sur le même circuit que son père auparavant. Avant Keke et Nico Rosberg, il y eut Graham et Damon Hill, qui avaient remporté le GP d'Italie (en 1962 et en 1993).

Massa, c'était le rush dans les stands pour toutes les équipes qui n'avaient pas encore changé leurs pneumatiques. Les gommes Pirelli, qui déterminent régulièrement la stratégie des écuries, allaient prendre une place moindre à Monaco, où la piste est plutôt moins abrasive qu'ailleurs et où la température n'est pas extrême. Au 45e tour, c'était un accrochage entre Pastor Maldonado (Williams) et Max Chilton (Marussia) après la chicane qui paralysait totalement le Grand prix. Une barrière TecPro se retrouvait en travers de la piste et le malheureux Jules Bianchi, qui espérait voir le drapeau à damiers pour sa première participation, brisait l'aileron avant de sa Marussia (il repartira, puis abandonnera au 60e tour, après avoir tiré tout droit à SainteDévote). Le drapeau rouge était agité par les commissaires, et les hommes de piste s'activaient pendant 25 minutes pour réparer les dégâts.

Grosjean veut faire "reset"

Un nouveau départ était donné et Nico Rosberg s'employait à creuser l'écart avec Vettel (1"4 au 50e tour). A seize tour de la fin, une autre collision allait intervenir entre Daniele Ricciardo (Toro Rosso) et Romain Grosjean. Le Français de chez Lotus sera passé par tous les états durant ces quatre jours. Sorti deux fois au même endroit en essais libres, il avait signé le meilleur chrono en Q1, avant de passer à la trappe en Q2, puis d'abandonner la course le dimanche. Reconnu coupable dans l'accident avec Ricciardo, il a en prime écopé d'une pénalité de dix places sur la

grille de départ au Canada. "Mon week-end s’est terminé de manière frustrante, mais c’est venu des qualifications, lorsque je n’ai pas réussi à passer en Q3. Maintenant, il faut juste appuyer sur le bouton "reset" et partir vers le Canada avec l’espoir d’un bien meilleur week-end", a déclaré Grosjean, plus que jamais sur la sellette.

Sutil épingle Button et Alonso

Chez Force India, en revanche, on affichait bien plus de satisfaction à l'heure de faire les comptes. Sur un circuit où la légende (et aussi l'Histoire, direz-vous) veut que les dépassements soient une denrée rare, Adrian Sutil, parti de la huitième position, a réussi à se glisser dans le top 5. A deux reprises, il a réussi à doubler dans l'épingle du Loews (désormais l'hôtel Fairmont). Sa première proie fut Jenson Button (McLaren) puis Fernando Alonso (Ferrari). "J’avais le sentiment que ce virage était propice aux dépassements. Terminer cinquième, c'est bon ! Les quatre dernières courses avaient été difficiles. J’avais vu le potentiel de la voiture, mais ce n’était pas assez. Nous avons eu plein de petits problèmes. Je savais que ce n’était qu’une question de temps."

Perez, Raïkkönen et la boîte à gifles Sergio Perez, l'impétueux Mexicain, n'aime pas trop ça, prendre son temps. Au volant de sa McLaren, il a multiplié les charges sur ses petits camarades de jeu. Qui n'ont pas vraiment apprécié… "Perez mérite peut-être des baffes. C’était

vraiment une journée décevante. A cause d’une attaque stupide de Sergio, on a perdu beaucoup de points sur Vettel, et on ne peut pas se permettre de lâcher du terrain comme ça", s'est exclamé Kimi Raïkkönen, dixième au final. Sebastian Vettel, lui, faisait preuve de nettement moins d'animosité à l'égard du vainqueur du jour. "Bravo à Nico, il a fait un très bon travail et a bien contrôlé la course. Je pense qu'il avait le rythme et les pneus qu'il fallait pour réagir à chaque fois que j'ai essayé de me rapprocher de lui. J'ai pris un départ fantastique mais il n'y avait pas la moindre place pour passer les Mercedes, donc j'ai été obligé de lever le pied."


GP de Monaco

G P 2 s e ri es

Coletti fait résonner l'hymne monégasque Parallèlement à ce 71e Grand prix de Monaco, les pilotes de GP2 series poursuivaient leur saison. lors de cette quatrième étape, les 26 concurrents se sont élancés pour deux courses, une longue et une courte, comme il est de coutume. Si le Monégasque Stéphane Richelmi s'est accroché, Stefano Coletti, lui, a décroché une victoire en Principauté. de cette victoire. La voiture était très rapide, je pouvais faire ce que je voulais avec. Mon équipe a fait un excellent travail", s'est-il exclamé, embrassant son trophée devant le siège de l'Automobile club. "Concernant les pneus, je n'avais aucun problème, j'aurais pu faire encore dix tours avec. Le choix des gommes tendres était le bon."

Tenir la distance à Silverstone

L

'aventure monégasque 2013 en GP2 a débuté par une course longue (42 tours) corsée. Départ en trombe, carambolage dès le premier virage, tout le monde descend. L'embuscade s'est tenue au niveau de la place Sainte-Dévote et a impliqué pas moins de treize monoplaces. Un cimetière de carbone. Il a fallu près d'une heure aux hommes de piste pour déblayer les morceaux de carrosserie. Deuxième départ lancé. Seuls 15 pilotes sur 26 sont en mesure de saisir cette seconde chance. Sam Bird (Russian Time), parvenu à faire réparer sa voiture en un temps record, s'empare de la première place. Richelmi (Dams) réussit à tirer son épingle du jeu, prenant tout de même la huitième place. Coletti (Rapax team), lui, s'empare de la sixième place. Correct, après une telle épopée. Le podium voit régner Bird, Kevin Ceccon (Trident racing) puis le jeune Mitch Evans (18

ans), pilote de l'écurie Arden International.

"Ça a toujours été mon rêve"

Suivant le principe de la grille inversée, le Monégasque, s'est élancé de la deuxième ligne le samedi. A l'issue des trente tours, c'était la jubilation pour Coletti, vainqueur chez lui. Sous une pluie fine et intermittente, le pilote de la monoplace de l'écurie Rapax team munie de pneus slicks s'est montré rapide et tenace. L'Anglais Adrian Quaife-Hobbs (MP Motorsports), parti en pole, a vu Stefano Coletti rappliquer lors du troisième tour et le dépasser dès la sortie du tunnel, s'offrant nettement deux secondes d'avance. L'affaire était scellée. Depuis Louis Chiron, vainqueur en 1931, aucun pilote de Monaco n'avait réussi à s'imposer sur ses terres. "Monter sur la première marche d'un podium et entendre l'hymne national ici, ça a toujours été mon rêve. Je suis très heureux

38 39

"On était vraiment mal partis. Après mon crash de jeudi dans le premier virage, je croyais que mon week-end était fini", avouait Coletti. A 26 ans, il prouve qu'il mérite sa place de leader du championnat de GP2 series, lui qui s'était déjà imposé lors de la course courte en Malaisie et en Espagne. A l'issue de l'étape du Rocher, le pilote de Rapax team reste en tête du championnat de GP2 et dispose de 120 points, soit 24 de plus que Felipe Nasr. "A Silverstone, l'objectif sera de gagner la course longue. On doit progresser en qualifications pour s'approcher de la pole", a clairement annoncé un Coletti gonflé à bloc. La prochaine étape en Grande-Bretagne, du 28 au 30 juin sera peut-être aussi l'occasion pour le second Monégasque, Stéphane Richelmi, d'amasser davantage de points. Il en possède quinze et se classe désormais au quinzième rang. Lors de l'aventure en Principauté, il a ramené trois précieux points pour la suite de la saison.


Sur le Rocher l Dans le monde du sport, pas un évenement ne peut se targuer de ressembler au Grand prix de Monaco. Où la décharge d'adrénaline provoquée par les bolides lancés à folle allure dans les rues n'a d'égal que la frénésie animant l'immense foule qui déferle pendant quatre jours sur le Rocher. On rembobine pour vous.

P

our tout voir, tout faire, tout vivre en si peu de temps, il faudrait avoir le don d'ubiquité. Et un cœur bien accroché aussi. Excitant, bruyant, brûlant, le Grand prix de Monaco passionne, impressionne. Du sport mécanique ? Assurément. Mais c'est un peu court, jeune homme… Le Grand prix de Monaco, c'est du glamour en barres, des paillettes qui émerveillent ou font perdre la raison. C'est le carrefour de deux mondes. Celui de l'hyper luxe, des jeroboams de champagne aussi chers qu'une voiture, des yachts époustouflants et des robes haute couture. Et celui des gens dits "normaux", qui se pressent pour apercevoir leurs idoles, qui sont prêts à camper quatre jours durant pour ne pas perdre une miette du spectacle.

Party prenante

Partout dans le monde, l'épreuve monégasque fait figure de mythe. Autour des 3,340 kilomètres de circuit, ça grouille en permanence. Une véritable ruche colorée où se mêlent des dizaines de langues. Les fans arborent les mêmes tenues que les membres de leur team fétiche. Là, du bleu Red Bull, ici du rouge pétaradant de chez Ferrari ou de l'argenté McLaren. Les plus pointus compulsent les stats, ressassent des anecdotes que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Cette "tribu" d'irréductibles tifosi est nombreuse, très nombreuse. Mais il serait faux de croire qu'elle est la seule à converger vers la Principauté, qui se transforme momentané-


la fièvre ment en parc d'attractions pour grands enfants. Pas besoin d'attendre que le soleil déserte les bords de la Méditerrannée pour voir les oiseaux de nuit s'agiter. Les établissements font cracher la sono et couler l'alcool à flots. Select ou décontractée, la fête ne semble jamais devoir s'arrêter. La cité-Etat, si paisible durant le reste de l'année, a le cœur qui s'emballe. Le long des quais, des belles aux courbes aussi affolantes que celles empruntées par les monoplaces se déplacent nonchalamment au pied des embarcations gigantesques qui mouillent dans le port. Les soirées privées, plus exclusives et somptuaires les unes que les autres, se succèdent à un rythme d'enfer.

Daft Punk chez les mécanos

En dehors de ces bacchanales qui se déroulent à l'abri des regards indiscrets, un autre épisode fait sérieusement monter la température. Quelques minutes avant le départ du Grand prix, tout ce que la planète compte de people

se donne rendez-vous dans la pit lane. Là, entre des caisses de matériel et des mécanos déjà sur les dents, les invités d'un jour déambulent, suivis par une nuée de photographes passablement agités. Une cohue indescriptible, aussi rapide qu'étourdissante. Cette année, les amateurs de cinéma (et les autres) ont reconnu sans peine Leonardo di Caprio, George Lucas ou encore Michael Douglas, en grande discussion avec l'ancien pilote Nikki Lauda. La belle Cameron Diaz, pourtant habituée à voir crépiter les flashes sous son nez, semblait un peu apeurée en entrant dans le stand McLaren. Dans la passerelle menant de l'autre côté de la piste, on croisait Psy, le célèbre chanteur de "Gangnam style". Ou plutôt son sosie, débarqué tout droit de Clermont-Ferrand, selon plusieurs de nos confrères. Un panel assez divers, renforcé par le footballeur Eric Abidal, qui se faufilait presque incognito parmi les hommes en noir de chez Lotus. Ce jour-là, c'est devant la zone occupée par

40 41

l'équipe britannique que l'on ressentait le plus d'effervescence. Pour voir Romain Grosjean déraper dans les escaliers ? Pour apercevoir le si discret Kimi Raïkkönen ? Peut-être. Plus sûrement, on pouvait dire qu'une rumeur qui a circulé pendant quelques jours était à l'origine de cet attroupement. Sur le web, on annonçait la présence des Daft Punk en principauté. Diffusées au compte-gouttes, des photos de la monoplace noire et or, repeinte avec les visages casqués du duo electro le plus connu du monde, faisaient parler, encore et encore. En pleine promotion de leur nouvel album, "Random access memories", les Daft Punk ont effectivement fait leur apparition. Sans dire un mot, vêtus de la combinaison de l'écurie Lotus et du logo de leur maison de disques (Columbia), Thomas Bangalter et Guy-Manuel de HomenChristo ont provoqué une émeute, avant d'aller sagement observer la course. That's Monaco !


31 e Ma re No str um de Mo n aco

Monaco met les meilleurs

dans le bain

La 31e édition du Mare Nostrum de Monaco a ouvert l'appétit des nageurs internationaux. Ils étaient environ trois cents, venant de 29 nations, à investir les bords du bassin olympique du stade Louis-II. Cette édition monégasque a offert un spectacle de qualité, grâce à un excellent plateau sportif et une organisation sans faille. Avec en prime des tribunes bien garnies.

Par Chris Bertoldi - Photos : Michael Alesi


Natation

une halte par Monaco, avant (pour certains) de prendre le chemin de Canet-en-Roussillon et Barcelone, les deux autres étapes du Mare Nostrum.

Spécialiste de l'effet papillon

L

a chaleur et l'odeur du chlore. Voilà ce que l'on ressent en pénétrant près de grand bain. Une fois acclimatés à ces nouvelles sensations physiques, on ouvre grands les yeux. Des corps sculptés. Partout. Des hommes et femmes aux dimensions sensationnelles, effectuant des étirements étonnants, presque douloureux à regarder. Mention spéciale aux Japonais qui avaient pensé un véritable espace de relaxation, à même des sacs de couchage sur le sol, agrémentés de ballon de fitness. En se promenant près des tribunes, on commençait à reconnaître certaines têtes. Dans un coin,

par terre, en plein travail d'assouplissement, la Hollandaise Ranomi Kromowidjojo. A 22 ans, elle est championne olympique du 50 et 100 m nage libre et médaillée d'argent du 4x100 m nage libre. "C'est la deuxième fois que je participe au Mare Nostrum de Monaco", explique-t-elle, après avoir demandé à son coach l'autorisation de nous parler. "Je viens surtout pour m'amuser dans le tournoi de vitesse sur le 50 m nage libre. Mais je sens que le niveau est élevé, alors on verra", lance-t-elle, tout sourire devant l'objectif du photographe. Mine de rien, pas moins de sept champions olympiques et huit champions du monde ont fait

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Un peu plus loin, près de la chambre d'appel, c'est Chad. Chad Le Clos. Champion olympique du 200 mètres papillon. Rien que ça. Il s'étire, écouteurs plantés dans les oreilles, ses lunettes vertes fétiches sur la tête (il ne les a pas quittées du week-end). On s'approche en sortant notre plus bel anglais, mais le SudAfricain nous demande gentiment de repasser après sa série du 200 mètres papillon. Ce que nous faisons. Il replonge dans sa bulle, passe par la chambre d'appel puis marche vers le plot numéro 4. Il ôte ses vêtements puis pose un pied sur le plot au premier coup de sifflet du juge. "Take your mark", articule ce dernier. Au bip, c'est parti. Cela ne traîne pas. Le jeune homme (21 ans) donne l'impression de voler sur la surface. L'affaire est pliée en 1' 58" 87, avec une seconde d'avance sur David Verraszto, de l'Olympique Nice Natation (ONN), arrivé deuxième. Nous le retrouvons vers la zone de récupération, soit la fosse à plongeon. Ses objectifs pour les mondiaux de Barcelone (19 juillet-4 août) ? "J'espère au moins récolter une médaille d'or ou deux sur le 100 m et le 200 m papillon. Je vais aussi m'essayer au 50 m papillon parce que personne n'a encore remporté ces trois courses d'affilée. Je trouve que c'est un bon challenge", raconte le nageur. "Je sais qu'il y a beaucoup de bons nageurs ce week-end, mais je n'ai pas très peur. C'est seulement la deuxième fois que je participe au meeting de Monaco et je suis très excité." Chad Le Clos a remporté deux médailles d'or lors de l'étape du Rocher, sur 100 et 200 m papillon.


Muffat, reine du 400

Une chevelure rousse dressée en un chignon fait à la va-vite. "On peut discuter une minute ?", se risque-t-on. "Ouais, après mon 100 mètres pap'", lance Camille Muffat, relax. Un 100 mètres pap... Étonnant pour l'accoutumée de la nage libre. Pour ce premier test, elle s'offre une quatrième place en 59" 22. "L'idée est venue comme ça. C'était après le 200 m nage libre (où elle a surclassé ses rivales en 1' 56" 00), histoire de faire une autre course. Puis comme souvent, ça a plu à Fabrice (Pellerin, son entraîneur). Alors il s'est dit "Ben tiens, on va le faire !" C'est vrai que dix minutes entre les deux courses, c'est peu. Sans récup', c'est chaud. Mais le résultat n'est pas trop dégueulasse donc c'est une bonne chose", sourit la jeune femme qui vient de retirer son bonnet rose après son décrassage. "Sur le 200 m, Fabrice m'avait dit que 1' 56" 50, 1' 59" 50 , ce serait très bien. J'ai fait 1' 56" 00. Je suis précise comme d'habitude", s'amuse-t-elle. "Après de bonnes semaines d'entraînement, je n'avais pas trop d'inquiétudes." A propos de son ex-camarade de bassin expatrié aux États-Unis depuis peu, elle s'est montrée simple et sereine. "Franchement, oui, ça change le quotidien de ne plus voir une personne que l'on a côtoyée pendant sept ans. On n'était pas juste des partenaires d'entraînement. Mais je n'ai pas à juger le départ de Yannick (Agnel, ndlr). Il a ses raisons." Sur ces bonnes paroles, la nageuse du club niçois s'en est allée décrocher une autre victoire sur 400 m nage libre. Mais pas n'importe comment. En effaçant son propre record du meeting datant de 2012. De 4' 03" 72, elle règne désormais sur l'épreuve avec un chrono de 4' 02" 84. La championne olympique du 400 m a même effectué la troisième performance de sa carrière sur cette distance.

Les Tricolores en préparation

Côté Français, on note aussi la présence de plusieurs qualifiés pour les mondiaux de Barcelone. Damien Joly, 21 ans, était de la partie. Pensionnaire de l'ONN depuis septembre, il s'entraîne avec Charlotte Bonnet, Camille Muffat, Lotte Friis et Marco Belotti. "Je me sens bien dans l'eau, je me sens bien dans ma tête, tout va bien à l'entraînement donc l'été s'annonce correctement. Le Mare Nostrum représente une très bonne compétition de travail. Cela permet de se tester. On a coupé pendant une semaine après les championnats de France, puis on a repris

depuis un mois et demi. Ma spécialité c'est le demi-fond (400 m, 800 m et 1 500 m nage libre), et je profite du Mare Nostrum pour m'essayer au sprint sur le 100 m nage libre." Le néo-Niçois a notamment terminé deuxième sur le 400 m nage libre (3' 51" 81), derrière le Sud-Africain Myles Brown (3' 50" 90). À ses côtés, Charlotte Bonnet, 18 ans. Qualifiée elle aussi pour les mondiaux, elle se réjouit d'avoir pris la troisième place sur le 200 m nage libre, en 1' 58" 57. "Je suis en train de préparer mon bac S, donc c'est un peu difficile en ce moment de gérer les deux de front. Mais ça se passe bien. Je ne loupe qu'un entraînement par semaine", assure-t-elle. Puis en déambulant près du bassin, nous croisons Marie Wattel, elle aussi membre de la famille ONN. Qualifiée sur le 50 m papillon, la grande blonde de 16 ans s'apprête à participer à ses premiers championnats du monde cet été. "Je m'y attendais pas. Je suis super contente. Mais je vais surtout essayer de ne pas être trop ridicule", lâche-t-elle en s'esclaffant. "Il y a des nageuses


Natation

que j'admire beaucoup ici. Je pense à Ranomi Kromowidjojo et Sarah Sjöström (Suède). J'adore aussi les américaines Dana Vollmer et Missy Franklin", s'enthousiasme la demoiselle.

Les duels, le spectacle

Et elle l'a eu son duel. Dimanche, après 18 heures, avaient lieu les finales du fameux tournoi de vitesse, particularité de l'étape monégasque. Ranomi Kromowidjojo a remporté la finale du 50 m nage libre en 24" 52, devant la Suédoise Sarah Sjöström (24" 84). Sous les yeux ébahis de Marie Wattel certainement, qui voyait se battre ses deux idoles. Quant à Jérémy Stravius, champion du monde du 100 m dos et champion olympique du relais 4x100 m nage libre, il a séché le Russe Vitaly Borisov. Le Français licencié à Amiens a remporté le duel du 50 m dos en 24" 61, contre 25" 56 pour son rival. "Ça fait trois ans qu'on fait l'étape de Canet, et là, c'est la première fois qu'on en fait deux. On a rajouté Monaco cette année. Ça représente une bonne compétition de travail. C'est une reprise après les championnats de France et un mois et demi d'entraînement. Ça fait du bien de se tester un peu. Puis ce système de tournoi sur 50 mètres, c'est nouveau pour nous et ça rajoute un petit côté spectacle à la compétition."

Clairement, ce nageur-là va faire des vagues lors des mondiaux. Il s'est aussi offert un podium sur 200 m nage libre (1' 46" 88) devant Myles Brown (1' 48" 83), reléguant Chad Le Clos à la troisième place (1' 50" 29) grâce à des coulées impressionnantes. Le "côté spectacle", comme le mentionnait Stravius, le public du Louis-II l'a aussi ressenti lorsque la jeune Ruta Meilutyte a amélioré son record d'Europe du 100 m brasse en 1' 05" 20. Soit un centième de mieux qu'à Londres, où elle avait été sacrée sur cette discipline. Pour couronner son Mare Nostrum, Ruta Meilutyte s'est offert la finale du duel sur 50 m brasse. En 30" 19, elle a nettement devancé la Russe Valentina Artemyeva (31" 01).

Questions à…

Roland Trabaries coordinateur du meeting

Combien êtes-vous pour encadrer l'épreuve ? Nous sommes une soixantaine dans le Comité d'organisation. Les vingt-cinq juges viennent du Var et des AlpesMaritimes. Il y a une équipe de dixsept techniciens télé, puis cinq ou six techniciens s'occupent du chronométrage et de l'informatique. En revanche, en amont, on commence à deux. Stéphanie Cabioch, déléguée du meeting, et moimême. Ensuite, les bénévoles du club viennent nous filer un coup de main. Que représente ce rendez-vous pour les nageurs? Il est important parce que nous sommes à sept semaines du début des championnats du monde. Avec nos collègues de Canet-enRoussillon et Barcelone, nous terminerons le Mare Nostrum la semaine prochaine (le 16 juin à Canet, ndlr). L'étape en Principauté a une spécificité... Absolument, nous avons le tournoi de vitesse depuis le début dans années 1990, et c'est une réussite. C'est mon prédécesseur, Christian Canavesio, qui en a eu l'idée. C'est le seul endroit de la compétition où l'on fait un tournoi qui se déroule en cinq tours, d'habitude c'est plus court. C'est spectaculaire et facilement lisible pour les profanes. Retrouvez l'interview complète de Roland Trabaries et toutes les images du Mare nostrum sur www.codesportmonaco.com

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ASM natation

"À la croisée des chemins" Les vingt-six nageurs de l'AS Monaco avaient inscrit le Mare Nostrum des terres princières dans leur calendrier. Entraînés par Michel Pou, les rouge et blanc se sont frottés aux têtes d'affiche internationales afin de se préparer pour leurs futures compétitions.

S

amedi 8 juin, 9 heures passées. Autour du bassin olympique, les Monégasques ont pris leurs quartiers dans les tribunes situées près des plots de départ. On a à peine le temps de se mettre dans le bain que les nageurs du Rocher y sont déjà jusqu'au cou. "Allez… Hop ! Hop !", rugit Pou à chaque fois que François-Xaver Paquot sort la tête de l'eau sur son 200 m brasse. Il impulse le rythme, comme à son habitude, et ne perd pas une miette de ce qui se trame dans l'eau. "FX", comme on l'appelle, termine 22e en 2' 23" 55. On le croise à sa sortie de l'eau, lorsqu'il se dirige vers le coach pour son débrief. "C'est un peu dur quand même. On a du mal à récupérer", glisse-t-il. Effectivement, avec cinq jours de compétition dans les pattes pour certains, enchaîner avec un week-end de ce niveau semble ardu.

Dans la famille Pou, les filles

"Nous sommes à la croisée des chemins en terme de préparation et d'objectifs. Il y a ceux qui étaient aux Jeux des petits États du Luxembourg, pour lesquels on avait mis en place une préparation et qui se retrouvent ici en seconde semaine de compétition. C'est très difficile à vivre. Puis il y a ceux qui n'y étaient pas et qui sont dans une logique de préparation pour des épreuves estivales. Ils ne sont pas encore à leur meilleur niveau", explique Michel Pou. Pour Lisa Pou, 14 ans, ce premier Mare Nostrum fait justement office de week-end de travail important. La demoiselle se trouve à deux semaines de la Coupe de la Comen. "Je nagerai le 200 m dos et le 4x200 m nage libre. Le dos, c'est ma nage préférée." Lisa a d'ailleurs terminé 4e de la finale B du 200 m dos en 2' 25" 96. Sa sœur est arrivée deux places derrière, en 2' 30" 17. Tiffany Pou, 17 ans, dispute le Mare Nostrum de Canet-en-Roussillon les 15 et 16 juin, avant de s'envoler vers Dubaï où elle prendra part aux

championnats du monde juniors. Elle y nagera le relais 4x100 m nage libre. "On est arrivées en décembre à Monaco et on se sent très bien dans ce groupe. Les gens ne se critiquent pas entre eux et ne sont pas jaloux. C'était moins facile à Antibes", explique Tiffany, 17 ans. "Ma nage préférée cette année c'est le 100 m crawl", indique l'ado. "Mais ça fait trois


Natation

semaines que je me ménage à l'entraînement parce que j'ai eu une tendinite à l'épaule. Je n'ai pas pu me reposer complètement parce qu'il y a les mondiaux bientôt." Michel Pou, leur papa-entraîneur, estime que l'important n'est pas qu'elles se spécialisent dans une nage pour l'instant. Il préfère qu'elles soient polyvalentes afin de parfaire leur expérience et leur développement physique.

De Princeton à Monaco

Assis près des sœurs Pou, Sandy Bole. Le jeune homme fêtera ses 19 printemps en juillet et s'entraîne à Monaco depuis le mois de décembre lui aussi. "Au départ j'étais à Nice La Semeuse avec Michel, mais pendant l'année je suis à l'université de Princeton, aux États-Unis." Il se prépare pour le Mare Nostrum de Canet, à l'image de Tiffany Pou, puis enchaînera avec les championnats de France 16 ans et plus à Dunkerque. "J'aimerais aussi faire les championnats d'Italie avec Andrea (Bolognesi, nageur de l'ASM, ndlr), à condition que ce soit "open", c'est à dire ouvert aux étrangers. Ce serait début août et ça allongerait ma saison." Sandy s'est entraîné en bassin de 25 yards (22, 86 mètres), lors de sa saison universitaire, jusqu'en mars. "Donc je me suis mis assez tard dans le grand bassin et je n'y suis pas encore habitué. Grâce à ce Mare Nostrum, je peux m'évaluer et je

sens que j'ai des progrès à faire", avoue le garçon dans un sourire. Il estime tout de même ne pas trop mal s'en tirer malgré un mois de mai saturé d'examens universitaires. Sandy s'était notamment qualifié pour la finale B du 200 m 4 nages, qu'il termine avec un chrono de 2' 11" 40.

Forza l'ASM

Andrea Bolognesi, 19 ans, est le nageur explosif du groupe. Lorsqu'on le rencontre, Michel Pou nous le présente comme le "beau gosse" de la bande et nous invite à jeter un œil à sa musculature plus que flatteuse. Le jeune homme tout en puissance arrive de Côme, près de Milan. "Je suis à Monaco depuis septembre pour faire mes

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études à l'IUM. Je me sens bien ici. La logique d'entraînement n'est pas la même qu'en Italie. On y travaillait plus la longue distance et l'intensité alors qu'ici on travaille davantage la progression. Ça fonctionne bien puisque j'ai fait mes meilleurs temps en petit et en grand bassin depuis que je suis arrivé." Le double champion d'Italie junior, quatre fois vainqueur en petit bassin cette année lors des championnats d'Italie (50 m papillon, 50 m brasse, 100 m papillon et 100 m brasse), disputait ensuite le 50e Trophée des sept collines de Rome, du 13 au 15 juin. A Monaco, il pouvait notamment se satisfaire d'avoir terminé troisième de la finale B du 200 m 4 nages, en 2' 06" 86.


Tennis

Monte-Carlo Rolex Masters

Djokovic met Nadal à terre

Incertain avant le début du tournoi, Novak Djokovic a mis un terme à l'incroyable série de Rafael Nadal, sacré à huit reprises consécutives. La victoire en deux sets du Serbe (6-2, 7-6 en 1 h 52') n'a souffert d'aucune contestation. L'épilogue d'une semaine riche en émotions. Par Chris Bertoldi et Jimmy Boursicot - Photos : Michael Alesi, Realis, CB et JB.

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adal contre Djokovic. Sur les sites de paris en ligne, miser sur cette affiche en finale ne devait certainement pas rapporter grand-chose. Le maître incontesté de la terre battue contre le numéro un mondial face à face en fin de parcours, cela semblait tomber sous le sens. Mais, en dépit d'un suspense relativement limité, l'édition 2013 des Masters de Monte-Carlo n'a pas manqué de saveur. Tout d'abord parce que le trophée a changé de mains, après avoir passé huit années sur la cheminée du roi Rafa. Mais aussi parce que les tribunes étaient copieusement garnies et que la météo a été (relativement) clémente. Et surtout parce que les amoureux de la petite balle jaune ont pu s'en donner à cœur joie pendant toute la durée du tournoi. On rembobine pour vous.

Autour des courts

À Monte-Carlo, le spectacle est sur le court, mais aussi autour de la terre battue. Légendes du tennis en goguette (Bjorn Borg, Ilie Nastase), joueurs de football (Eric Bauthéac, Dario Cvitanich…), ou encore la starlette Victoria Silvstedt ont ainsi été aperçus durant la semaine. Que ce soit au sein du village, sur les animations dédiées aux enfants ou autour des courts d'entraînement, on avait l'agréable impression d'être porté par une vague humaine, colorée et enthousiaste. Certains sont repartis avec les précieuses signatures de leurs idoles (notamment celles de Nadal et Djokovic, qui ont eu droit à un accueil de rock stars), d'autres avec un méchant coup de soleil… En tenue décontractée chic, des centaines 48 49

d'invités ont déambulé dans le village VIP, où ils ont pu se rencontrer et se restaurer. Dans cet espace dévolu aux échanges, on trouvait de véritables passionnés, mais aussi des personnes venues profiter de l'ambiance.


Il y avait un Français dans le dernier carré, comme l'an dernier avec Gilles 1 Simon. Battu par Rafael Nadal, JoWilfried Tsonga n'a pas réussi à imiter Cédric Pioline, le dernier Tricolore à avoir atteint la finale en 2 000 (il l'avait emporté contre Dominik Hrbaty).

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Novak Djokovic a remporté la troisième victoire de sa carrière contre Rafael Nadal sur terre battue (pour douze défaites). Toutes surfaces confondues, l'Espagnol mène toujours 19 à 15. En finale, les deux hommes sont à égalité 8-8.

Associé à Julien Benneteau, le Serbe Nenad Zimonjic a remporté le double 5 pour la cinquième fois de sa carrière. Il s'était imposé en 2004 et 2005 (avec Leander Paes puis Tim Henman), puis en 2009 et 2010 (avec Daniel Nestor). Benneteau, lui, a soulevé la coupe pour la première fois.

Le duo Julien Benneteau-Nenad Zimonjic a sauvé sept balles de 7 match contre les frères Bryan avant de l'emporter en finale du double.

Comme le nombre de victoires consécutives pour Rafael Nadal à 46 Monte-Carlo, avant la finale. L'Espagnol n'avait plus perdu ici depuis 2003, face à Guillermo Coria.

Comme le nombre de spectateurs présents 127 000 lors de cette semaine de tournoi au MCCC. C'est le même chiffre que l'an dernier.

En euros, c'est la somme empochée 501 700 par Novak Djokovic après sa victoire.

Nadal, lui, est reparti avec un chèque de 246 000 euros.

Les Français

Le numéro un, c'est Jo. À l'ATP comme à Monte-Carlo, Jo-Wilfried Tsonga reste la valeur hexagonale la plus sûre. Appliqué contre Nikolaï Davydenko puis Jurgen Melzer, le Manceau a eu la peau du Suisse Stanislas Wawrinka (lui-même tombeur d'Andy Murray au tour précédent) en quarts. Dans le dernier carré, il est tombé sur Nadal, qu'il a poussé au tie-break dans le deuxième set (6-3, 7-6(3)). Richard Gasquet, lui, a singulièrement manqué de jus. En quarts de finale, il a subi la loi de l'Italien Fabio Fognini "C'était compliqué. Je ne me suis pas très bien senti durant cette partie. Je n'avais pas assez de jambes, j'étais un peu loin derrière la ligne, mes coups ne sortaient pas", a déclaré Gasquet, qui a ensuite fait l'impasse sur Barcelone. Sorti des qualifications, Édouard Roger-Vasselin a réussi une belle performance en atteignant le deuxième tour, où il a cédé face à Murray. Benoit Paire, opposé à Gasquet au deuxième tour, s'est également arrêté au deuxième tour. Ce dernier affichait tout de même sa satisfaction : "C'est vrai qu'il y a plus de monde qu'avant en conférence de presse et on me pose plus de questions. Ce que je voudrais, c'est arriver avec un statut de tête de série à Roland-Garros." L'aventure a en revanche tourné court pour Gilles Simon, Jérémy Chardy, Gaël Monfils, qui disposait d'une wild card, ou encore Julien Benneteau. Mais celui-ci s'est joliment rattrapé en double (lire par ailleurs).

Les joueurs en vue

S'il ne devait en rester qu'un, il serait celui-là. A 21 ans, Grigor Dimitrov est présenté comme un futur crack. 34e à l'ATP avant d'arriver en principauté, celui qui est surnommé le "Federer bulgare" a parfois tardé à confirmer tous les espoirs placés en lui. Mais en quarts de finale, il a fait un grand bond, malgré la défaite face à Rafael Nadal, lors d'une partie qu'il a terminée avec des crampes (2-6, 6-2, 6-4 en 2 h 8'). Élégant, audacieux, Dimitrov (vainqueur de l'US Open et de Roland-Garros junior) a réussi ce qu'aucun autre joueur n'avait réussi à faire depuis onze matches : prendre un set à Rafa à Monte-Carlo. Après le match, l'Espagnol a affirmé que "Dimitrov (avait) tout pour devenir un très grand joueur." Bel hommage… Le Finlandais Jarko Niemienen (49e mondial), qui a rendu les armes face à Novak Djokovic en quarts, mérite également de figurer au tableau

d'honneur. Car avant d'être submergé par l'ouragan "Nole" (6-4, 6-3), Niemienen avait réussi à jouer deux mauvais tours. D'abord au Canadien Milos Raonic (tête de série numéro 12), puis à l'Argentin Juan Martin del Potro (tête de série numéro 5). L'autre homme qui a su déjouer les pronostics se nomme Fabio Fognini. La fin du parcours a néanmoins été cruelle pour l'Italien, conspué par ses nombreux compatriotes présents dans les gradins du Monte-Carlo country club. Ces derniers lui reprochaient de ne pas assez avoir disputé le bout de gras à Novak Djokovic en demi-finale (défaite 6-2, 6-1 en 52 minutes). Mais auparavant, Fognini (32e à l'ATP) avait sorti Tomas Berdych et Richard Gasquet…


Tennis

La finale

"Je ne suis pas ce type de joueurs qui prétendent qu’ils préfèrent jouer contre les meilleurs. Je préférerais jouer contre un adversaire plus facile." La veille de son duel avec Novak Djokovic, Rafael Nadal ne cherchait pas à jouer les gros bras. Bien lui en a pris. Car son adversaire, qui était à deux doigts de renoncer au tournoi de Monte-Carlo en raison d'une cheville douloureuse, avait retrouvé la pleine possession de ses moyens. Le jour J, le central affichait complet pour cette finale annoncée. Lors de l'échauffement, les gouttes d'eau commençaient à maculer l'ocre monégasque. Rafael Nadal ne le savait pas encore, mais ces trente minutes dans les vestiaires, en attendant que l'averse passe, précédaient l'arrivée d'un orage nommé Djokovic. Très entreprenant dans les échanges, capable de retourner tous les "parpaings" expédiés par l'Espagnol, il parvenait presque à infliger un cruel 6-0 à son adversaire. Mais Rafael Nadal, à défaut de clairvoyance (16 fautes directes dans la première manche), faisait valoir ses qualités de combattant. Dans un premier temps, il effaçait quatre balles de set (0-5 et 0-40). Ne laissant pas pointer sa frustration, il empochait deux jeux, et finissait néanmoins par céder après 45 minutes (6-2). L'Espagnol rassemblait ses forces, rasséréné par ses nombreux supporters installés dans les gradins. Dans le cinquième jeu, il faisait le break (2-3) et remportait le jeu suivant grâce à un remarquable passing shot. Djokovic ne perdait pas ses moyens et emmenait l'Espagnol

jusqu'au tie-break. Le jeu décisif était fatal à Nadal, qui expédiait la balle hors du court à… sept reprises. "Je me suis préparé à fond, physiquement, mentalement et émotionnellement. Ce trophée je le voulais depuis 7 ans, depuis que je vis ici. C’est sûr que ça dope la confiance pour Roland Garros", a déclaré Novak Djokovic à l'issue de la rencontre.

Grigor Dimitrov a offert une belle résistance à Rafael Nadal en quart.

"J’ai perdu aujourd’hui. C’est comme ça. C’est le sport. Évidemment, je préfère gagner. Mais cette défaite n’est  pas une tragédie. J’avais l’envie et la confiance, mais Novak a été meilleur que moi et je ne peux que le féliciter", a pour sa part répondu Rafael Nadal.

Fabio Fognini s'est glissé dans le dernier carré.

La solitude du joueur de double… Ils partirent 10 000 et arrivèrent 200… Dimanche 21 avril. Novak Djokovic s'imposait, puis recevait son trophée. Le public l'a acclamé, a fait le stock de photos et s'en est allé. La finale du double, qui se déroulait juste après, s'est jouée en petit comité. Tout au plus, il devait rester 200 personnes au début de la rencontre entre les frères Bob et Mike Bryan (six victoires à l'Open d'Australie, quatre à Flushing Meadows, deux à Wimbledon, une à Roland-Garros…) et la paire Julien Benneteau-Nenad Zimonjic. Dans la semaine, sur le court des Princes ou ailleurs, il n'y avait parfois pas foule pour suivre cette "autre" compétition. À cause de la pluie qui avait fait son retour, la finale s'est éternisée jusqu'à  21 h 32. Au terme d'un match épique, Benneteau et Zimonjic se sont imposés face aux Américains, numéros un mondiaux en double (4-6, 7-6(4) et 14-12 dans le "super tie break"). Les gagnants ont récupéré un prize money de 155 400 euros, soit plus de trois fois moins que le grand Djoko. Ils ont tout de même affiché leur joie, oubliant qu'ils étaient un peu seuls au monde ce dimanche-là.

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Retrouvez tous les détails et tous les articles sur les Masters de Monaco sur : www.codesportmonaco.com


Tennis

Benjamin Balleret

Le 589e mondial invité à la table des grands Le Monégasque Benjamin Balleret disposait d'une wild card pour les Masters. Sa défaite face à l'Allemand Florian Mayer (30e à l'ATP) lors du premier tour était presque inéluctable. Mais le tennisman du Rocher a tout de même lutté pendant trois sets avant de céder. De quoi lui donner du courage pour le retour à l'ordinaire.

De quelle manière as-tu vécu ce match ? J'ai gagné le premier set, c'était un gros combat. J'ai fait le break au début du deuxième. Après, Mayer a un peu haussé son niveau de jeu, et j'ai eu un bon coup de barre lorsqu'il a gagné le deuxième set, 6-1. Lors du troisième set, le niveau de jeu a encore grimpé, chez moi comme chez lui. Je me suis démené pour revenir à trois partout, mais la fin a été difficile. Je me bats depuis une semaine avec une douleur en bas du dos, à la hanche. Les deux derniers jeux ont été durs à jouer et je me suis un peu refait mal. C'est dommage parce que le troisième set était vraiment un gros combat jusqu'à 4-2. Je suis un peu déçu. Comment as-tu trouvé le jeu de Florian Mayer ? Je m'étais entraîné avec lui cette semaine, donc je savais un peu comment il jouait. Puis on a le même âge, on se connait depuis les juniors. Mais on ne s'était jamais affrontés. Il a un jeu atypique, avec un super revers. Il se déplace très bien parce qu'il est grand, avec de grands segments, il fait de grands pas sur les côtés. Il joue assez vite et il retombe bien, il est 30e mondial donc... Il fait un peu tout bien. (Il ouvre de grands yeux et rit) Mais le revers, c'est son point fort et c'est là qu'il m'a beaucoup gêné.

Affronter un joueur de ce niveau doit être intéressant... Oui, parce qu'on voit ce qui nous manque, on voit nos défauts, comme j'ai pu le voir avec Gulbis la semaine dernière en Coupe Davis. On remarque là où ça pêche un peu et où le niveau se creuse. Ça me permet de beaucoup apprendre. Malheureusement, j'ai plus trop le temps d'apprendre ! (Sourire) C'est dommage, j'aurais aimé gagner ce match pour continuer ce tournoi qui me tient à cœur. Dans la foulée de la Coupe Davis, tu as enchaîné avec le tournoi de Monte-Carlo. Il doit y avoir beaucoup de pression… Ben non, c'est sympa. Il y avait aussi pas mal de monde pour la Coupe Davis. C'est aussi pour ça qu'on joue au tennis. Pour évoluer devant du monde, avec une bonne ambiance. C'est vrai qu'ici, il y a toujours une petite pression en plus parce que c'est Monaco. Hier en double, on était un peu tendus avec Guillaume (Couillard, ndlr). Mais j'ai ressenti plus d'excitation que de pression. Quand on est jeune, on est un peu intimidé. Mais là, j'ai trente ans, c'est la huitième fois que je fais ce tournoi. C'est du bonheur d'être là et je remercie la Fédération monégasque de m'avoir fait confiance en m'accordant une wild card. Quel est le meilleur résultat que tu aies fait à Monte-Carlo ? 52

En 2006, je m'étais qualifié, j'avais passé deux tours dans le tableau final et j'ai perdu en huitièmes de finale contre Federer. C'était une belle semaine.

Quels sont tes prochains rendez-vous tennistiques ? Je vais jouer des tournois Future. Ce sera sur terre battue, en Europe, je pense. Je vais essayer de prendre des points pour monter au classement et me rapprocher du niveau qu'on peut voir ici. La semaine prochaine, je joue un tournoi à 15 000 dollars à Grasse. C'est gênant de faire de plus petits tournois, moins médiatisés ? Malheureusement, on doit passer par là pour progresser. Tous les joueurs connaissent ça. Il faut essayer d'y rester le moins de temps possible. Moi j'ai 30 ans et je continue d'y croire, et de faire le maximum. On verra ce que ça donne. Est-ce que le quotidien est plus "galère" ? (Dans un large sourire) Ouais, c'est sûr qu'on n'a pas toujours les meilleurs hôtels ou les meilleures conditions de jeu. Financièrement, c'est pas évident. Tout ce que je gagne dans les tournois et l'aide de la Fédération monégasque passent dans les billets d'avion et les hôtels, toute l'année. Mais je vis de ma passion et j'y crois, je veux arriver à un plus haut niveau pour gagner ma vie correctement.


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Gymnastique

s e é n t n so o ai m s s a e l L e d

MONACO

la tête

haute

Les clubs de la Principauté renforcent encore le statut sportif de la cité-Etat en prenant du galon. Huit équipes seniors de volley, handball, gymnastique, basketball, tennis de table et football ont gravi un échelon lors de la saison 2012-2013. Par Chris Bertoldi et Jimmy Boursicot - Photo : ASM volley-ball, ASM basket-ball, Sebastien Nogier, Jimmy Boursicot, ASM FC, Pierre Dewitte

Basketball Handball Tennis de table

Football

Volley-ball


Promotions

Vo l l e y- ba ll

On les appelle les invincibles

U

n groupe de copains qui adorent jouer et s'entraîner ensemble", c'est en ces termes qu'Axel Le Meur, manager général du club, qualifie les volleyeurs rouge et blanc, promus en Nationale 2 et fraîchement sacrés champions de France de Nationale 3. Les hommes de l'entraîneur Dragan Pezelj sont restés invaincus de leur championnat durant seize matches d'affilée, avant de concéder une défaite contre Cannes (3 sets à 0). En dix-huit rencontres, les Asémistes se sont montrés dix-sept fois victorieux. Une performance. Ils terminent la saison régulière avec 48 points. Les Cannois doivent se contenter d'une deuxième place de poule avec 33 points. Lors des demi-finales du championnat de N3 à l'extérieur, contre Avignon, l'équipe monégasque s'est à nouveau imposée 3 sets à 1. Avignon était lui-même l'épouvantail de sa poule, invaincu durant la saison. Cette victoire leur a offert le sésame pour accéder à la finale, face à l'équipe de Saint-Leu, remportée 3 à 2 (15-13 au tie break). Le seul petit regret des champions de France de Nationale 3 est d'avoir achevé leur coupe de France amateur en demi-finale à domicile face aux Vendéens (3-2) malgré sept balles de match.

Dynamique guerrière

"Ce sont des résultats exceptionnels pour un groupe qui ne partait pas favori, mais qui est composé de joueurs talentueux", rapporte le manager général. Le club se félicite notamment de ses choix judicieux. Trois nouvelles recrues sont venues enrichir une équipe déjà solide. Mathieu Orszulaak, Adrien Gueru et Thomas Darvaux (qui n'a pas pu jouer pour cause de blessure) sont arrivés en août et ont insufflé une dynamique guerrière à l'équipe. "Ils ont un niveau supérieur, ils viennent de N2 et de N1, ils ont suivi une filière volley-ball depuis leur plus jeune âge. En s'appuyant sur ce type de jeunes, on pouvait espérer faire de belles choses."

C.V. affluent", déclare le manager général, sans en dire plus sur d'éventuelles nouvelles têtes. Cette glorieuse épopée rappelle de bons souvenirs au club de la Principauté qui avait joué en Pro B durant deux saisons et demie (de septembre 1998 à janvier 2001) et avait dû arrêter le championnat pour des raisons financières.

À la reconquête de la N2

Les objectifs de la saison à venir seront le maintien et la connaissance de la N2. "Nous sommes partis du niveau régional. La moitié de l'équipe a été formée au club et a découvert les différents championnats progressivement. C'est une fierté", avoue Axel Le Meur. L'ASM volley-ball, nouvelle sur le terrain de la N2, attire. "Le niveau est intéressant pour les anciens joueurs de N1 et les stagiaires pros. Les

L'équipe

Frank Gopcevic : réceptionneur/attaquant Christophe Ulivieri : récep./attaquant Henry Authier : récep./attaquant Adrien Gueru : récep./attaquant Nicolas Bruzzo : central Hugues Cabochette : central Thomas Darvaux : central Mathieu Orszulaak : central Pascal Ferry : pointu Julien Corsini : récep./attaquant/pointu Dragan Pezelj : entraîneur

54 55


Vo l l e y- ba ll

propulsées en Nationale 3

L

es volleyeuses du Rocher ont grimpé une marche de taille cette saison. Elles sont arrivées premières de leur poule en pré-nationale avec 22 matches gagnés en 24 rencontres. Les filles de Sergio Putrino achèvent la saison régulière avec 63 points devant Saint-Laurentdu-Var (63 points ex æquo, mais seulement 21 matches gagnés sur 24 rencontres). Elles ont concédé leur première défaite, après 14 victoires successives, face aux Varoises du Pradet/La Garde (3 sets à 1). Les Asémistes ont doucement mais sûrement repris confiance en allant battre le club de Cogolin 3 sets à 2, puis se sont remises sur les rails en terrassant Nice à domicile (3-0) ainsi que l'équipe de Hyères/ Pierrefeu à l'extérieur sur le même score. Les volleyeuses semblaient poursuivre leur

L'équipe

Laurie Auge : centrale

Adetutu Bashorun : centrale Élodie Devendeville : centrale Francesca Mereto : centrale Magalie Muratore : réceptionneuse/ attaquante (capitaine) Morgane Ostili : réceptionneuse/attaquante ou pointue Bruna Pezelj : pointue Reelika Raap : réceptionneuse/attaquante Julie Rocqueplan : libéro Aude Rouanet : centrale Sara Sakradzija : réceptionneuse/ attaquante ou pointue Valentina Tudini : centrale Alexandra Vitu : passeuse Sergio Putrino : entraîneur

course folle en l'emportant sur Vence à domicile (3-0), mais elles se sont vues stoppées à Sainte-Maxime où elles se sont platement inclinées en trois sets blancs. "Ça n'a pas été facile. On n'a pas survolé le championnat. Le groupe, soudé depuis deux ans autour de l'objectif de monter les marches des championnats, découvrait ce niveau et a rencontré de très bonnes équipes. Mais à chaque fois qu'il y a eu des difficultés, elles ont su se retrouver", explique Axel Le Meur.

L'ASM prend le dessus

Heureusement, il en fallait plus pour décontenancer les filles du Rocher, puisque quatre victoires plus loin, elles trônaient en tête de poule, avec un pied en N3. "La Fédé nous a embêtés", lâche le manager

général. ll fait allusion au nouveau règlement mis en place par la Fédération française, qui veut que la première équipe de chaque région aille disputer des barrages. Le 26 mai, l'équipe de Labastide-Saint-Georges (Midi-Pyrénées) a accueilli celle de Bédarieux (LanguedocRousillon) ainsi que celle de Monaco (PACA) pour se disputer la montée. Les volleyeuses de l'ASM sont sorties premières de la poule. Elles ont vaincu Bousquet Bédarieux (25-13, 2513) ainsi que le Volley club bastidien (25-19, 25-22) et sautent à pieds joints en N3. "Ce nouveau règlement a bloqué nos recrutements. Nous devions attendre d'être sûrs de passer en national car les filles qui souhaitent venir ont un projet sportif basé sur une saison en N3", déplore Le Meur.


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G ym na sti q u e a r t i s t i q u e

Ascenseur émotionnel pour L'étoile

C

'est une première historique pour le club présidé par Dominique Bertolotto. L'équipe des six gymnastes entraînés par Thierry Aymes a pris la première place à Saint-Étienne les 20 et 21 mai, lors des épreuves qualificatives pour la montée en première division. Frédéric Unternaehr (28 ans), Thibault Popelin (22 ans), Benjamin Niel (19 ans), Kevin Crovetto (21 ans), Julien Gobaux (22 ans) et Lilian Piotte (14 ans) ont placé leur club au plus haut niveau français. Les gyms ont devancé les 23 équipes de la zone sud-est qui avaient fait le déplacement. Leur dauphin, Lyon, est arrivé deuxième avec huit points de moins. Au scratch national, sur les sept zones hexagonales, le clan monégasque s'est placé troisième. Une performance, puisqu'il fallait se classer parmi les six premiers pour être certain de grimper en DN1. Une immense fierté pour Thierry Aymes, leur entraîneur. "On a une équipe vaillante et homogène. Pour le jeune Lilian, ce sont les premières qualifications en

Division Nationale 1 chez les grands." "Pour moi, c'était un peu particulier", explique Kevin Crovetto. "Je rentrais à peine des championnats d'Europe à Moscou, où je suis arrivé 40e au concours général. Du coup, j'étais prêt, mais bien entamé physiquement. Le reste de l'équipe était bien préparé et soudé. Il y avait une très bonne cohésion entre nous."

Reculer pour mieux sauter ?

Les gymnastes ont disputé la phase finale de DN1 à Oyonnax, les 24, 25 et 26 mai. "Si on arrive à rester dans les neuf premiers, c'est super bien. Le problème, c'est qu'on ne sait pas contre qui on va tomber. Il y a beaucoup d'étrangers, notamment d'Europe de l'Est, très bien entraînés dans les équipes que nous allons affronter", déclarait Thierry Aymes avant la compétition. Finalement, le groupe est arrivé douzième, à trois points du maintien en DN1. L'Étoile aura donc à repasser par les compétitions régionales et de zone la saison prochaine.

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8 gyms pour 6 places…

En juin, deux gymnastes viendront se frotter aux six déjà bien en place. "Yann Franc de Ferrière a 24 ans, il était parti faire une mission de deux ans avec l'ONU et ne pouvait plus s'entraîner. Pareil pour Paul-Alexis Ranc, 18 ans, qui était en prépa de médecine. Ils seront huit pour six places en compétitions. Il va falloir se battre pour s'imposer. Ça va rendre la préparation estivale très intéressante", rapporte Aymes.

L'équipe

Frédéric Unternaehr Thibault Popelin Benjamin Niel Kevin Crovetto Julien Gobaux Lilian Piotte Thierry Aymes : entraîneur


H a ndba l l

"On visera les premières places"

Q

uatre journées avant la fin du championnat de Nationale 3, les handballeurs monégasques avaient mathématiquement assuré leur montée à l'étage du dessus, face à Antibes (31-24). Depuis, ils ont continué à gratifier leurs supporters de bonus, jusqu'à l'accession franche et claire en Nationale 2. Victorieux sur Nice (3730), ils ont signé un match nul face à Marseille (26-26). "Quoi qu'il arrive maintenant, on est assurés de monter enfin. On se sent contents et soulagés", confiait alors Amir Hamada, capitaine de l'ASM handball.

Bosère et Ilic boostent le groupe

Finalement, c'est avec 70 points que Monaco s'impose en tête du classement. Frontignan se trouve seulement à deux points des Asémistes. Avec 26 matches disputés, 21 remportés, 2 nuls et 3 défaites, les rouge et blanc ont offert une

belle saison à leurs supporters. "Au début du championnat, on était encore sur la frustration de notre troisième place lors de la saison passée", avouait le capitaine. Désormais, le club renoue avec le niveau qu'il avait encore lors de la saison 2009-2010. "En début de saison, nous avons recruté Ivan Ilic. Puis en cours de championnat, nous avons fait appel à Philippe Bosère. Ce sont des gens qui ont véritablement tiré l'équipe vers le haut", explique Éric Pérodeau, président de l'ASM handball. "Ils ont apporté un plus à l'équipe, aussi bien dans la performance que dans la rigueur", poursuit Amir Hamada, qui joue sa neuvième saison sous les couleurs monégasques.

"Garder l'ossature"

L'ailier gauche a également participé à l'aventure en N1, entre 2004 et 2006. "Je pense qu'il faut garder l'ossature du groupe car la stabilité paie.

Mais il faudrait le renforcer avec, à nouveau, un ou deux éléments qui viendraient d'un niveau supérieur." Ce sera le cas avec Jordan Perronneau. Arrivant tout droit d'Istres où il jouait en D2, le handballeur a récemment signé un contrat de trois ans avec le club. Perronneau avait été élu meilleur demi-centre de l'Euro 2008 juniors. Dès la rentrée, il faudra se lancer dans une nouvelle aventure. Un moment qu'Éric Pérodeau attend avec impatience. "On travaille déjà depuis près de trois mois sur la prochaine saison. Entre la N3 et la N2, il y a bien sûr une différence de niveau, mais elle n'est pas énorme. On essaiera de se renforcer, avec des joueurs qui ont déjà évolué à un niveau supérieur à la N2. L'idée, c'est d'avoir plus de maturité et plus de choix à certains postes. On visera les premières places. En parallèle, on veut garder un œil sur les jeunes en devenir de la région ou de notre propre club."

L'équipe

Michaël Reinwarth : gardien de but Richard Balland Roche : gardien de but Amir Hamada : ailier gauche (capitaine) Philippe Bosère : ailier droit Florian Martin : ailier droit Julien Rousseau : ailier droit Théo Benazzi : ailier droit Michaël Ribeiro : pivot Ivan Ilic : pivot Yann Datin : demi-centre Nicolas Rochette : demi-centre Daniel Rivet : arrière Tomas Cikanauskas : arrière Stanislas Kasperkiewicz : arrière gauche Guillaume Oversteyns : arrière gauche Mohamed-Amine Idri : arrière Marc de Portu : arrière Nicolas Laronze : entraîneur


Promotions

bask e tba ll

MBA 3 ans, 3 échelons, 3 titres L'équipe

Sandy Debarbat : meneuse Lydia Dati : intérieure Nicole Moulari : ai Sabine Fournigault : ailière Géraldine Bellot : intérieure Christelle Degiovanni : intérieure Laetitia Pailleux : meneuse Laurence Lachize : ailière Celia Sciandra : intérieure Laure Farrugia : intérieure Patrycja Ziolkowska : intérieure Joanna Pouget : ailière Cécile Cresto : intérieure Babette Aranda : entraîneur

S

ur 22 matches disputés lors de cette saison 2012-2013, les basketteuses de Monaco Basket Association ne se sont inclinées que quatre fois contre Saint-Laurent-du-Var (5249), Nice (77-69), Golfe-Juan (76-66) et Sanary (49-47). La 18e victoire de l'équipe fanion, à domicile contre Toulon (66-52), l'a expédiée en Nationale 3 et lui a assuré le titre d'Excellence régionale. L'Histoire montre que les filles de Monaco ne se laissent pas facilement dominer. Monaco Basket Association n'existe que depuis trois ans et ne tient pas en place. L'équipe a débuté en Pré-excellence départementale, puis a directement grimpé en Excellence départementale la saison suivante.

eu de l'ambition, mais on ne s'est jamais donné comme but ultime d'accéder au championnat supérieur. Là encore, on espérait faire une bonne saison, mais on ne pensait pas tout de suite arriver en N3. On imaginait avoir encore une saison de maintien en Excellence régionale devant nous, dont on aurait profité pour renouveler l'effectif", raconte Babette Aranda. "Il est important de noter qu'on a eu la chance, chaque année, d'avoir un président qui nous soutienne dans notre ascension. Lorsque l'on monte si vite, ce n'est pas évident. Il faut que le budget suive. Les déplacements sont de plus en plus lointains et coûteux, puis au niveau du recrutement, les joueuses sont plus exigeantes sur leurs défraiements aussi."

Les infatigables

Remodeler l'équipe

Mais les basketteuses de la coach Babette Aranda ne se sont pas arrêtées en si bon chemin. Elles ont poursuivi leurs efforts, ont atteint le niveau Excellence régionale et dans la foulée, la Nationale 3. C'est un sans faute pour le club du président Éric Elena, ravi de son entraîneur et de son effectif. D'autant que les rouge et blanc ne se sont pas contentées de la "simple" accession au championnat supérieur, elles ont en plus remporté le titre. À chaque fois. Un constat qui amuse la coach. "On a toujours

Pour attaquer la saison à venir du bon pied, le club souhaite rajeunir son groupe. Les joueuses ont entre 20 et 46 ans, et les plus anciennes ne souhaitent pas forcément poursuivre l'aventure à l'extérieur. "Beaucoup sont mamans", explique-t-elle. "Elles ne peuvent plus assurer les déplacements". "Notre objectif est de recruter trois joueuses, c'est le maximum auquel on a droit. On aimerait aussi accueillir une ou deux joueuses non mutées, c'est à dire qui n'étaient pas licenciées en club la saison précédente." 58 59


Ba sk e tba ll

AS Monaco Le bond en NF2

J

'avais accepté de prendre la direction de l'équipe féminine à l'unique condition que l'on monte en Nationale 2 et que le club nous soutienne", affirme le coach Perez, franc. "C'était mon objectif. Lors des années précédentes, la priorité allait à l'équipe masculine. J'étais d'ailleurs assistant de Jean-Michel Sénégal (coach de la NM1 de l'AS Monaco, ndlr) la saison passée. Mais là c'était notre tour et j'ai pu faire mon recrutement comme je l'entendais", explique Jean-Pierre Perez. L'entraîneur a conservé le cru initial, dont la plupart des joueuses ont été formées à Monaco. Puis il a fait venir Marie-Laure Piel, Priscilla Prevot-Darville, sa sœur Élodie Prevot-Darville, Laura PastorelliMagne et Sophie Perrier, "pour l'avenir".

En tête de classement

Sur 22 matches disputés, les basketteuses de l'ASM ont accroché 20 victoires à leur palmarès. "On a quand même été invaincus en phase aller avec 13 matches consécutifs remportés", souligne l'entraîneur de ces dames. Les filles se sont ensuite inclinées contre le Cavigal à cause d'une mauvaise entame de match où elles se sont pris dix points dans la vue. Impossible de recoller au score par la suite (82-72). C'est contre Vallons-

de-la-Tour qu'elles ont encaissé leur deuxième défaite, à un point près lors des prolongations (81-80). "On s'est fait voler le match devant 700 spectateurs. On était chez eux, on menait de seize points, puis le public vociférait et mettait la pression à l'arbitre… Mais nous avons tout de même terminé premiers de la saison régulière", précise Perez, fier de ses nanas.

Patricia Peglion se souvient qu'en 1974, les filles avaient évolué en Nationale 1. Parmi les nouvelles recrues, on découvrira Chloé Espinosa. Le pivot de 25 ans jouait en N2 à Saint-Laurent-duVar. Stéphanie Cyprien rejoindra également le groupe. La meneuse de 31 ans vient elle aussi de N2. Elle évoluait au club de Carqueiranne. "Elles représentent deux valeurs sûres", assure Perez.

"Une équipe compétitive"

Ensuite, il a fallu s'attaquer aux playoffs. "On savait que notre équipe était compétitive, mais on savait aussi que ça allait être une rude bagarre", raconte Marianne Cipan, capitaine. "Mais notre coach, qui est passionné et a beaucoup d'expérience, a toujours cru en nous. Il a vraiment porté le groupe. Tout comme notre dirigeante, Patricia Peglion, qui est un vrai soutien moral pour nous", complète la joueuse. Lors du Final four à Sannois (Val d'Oise), elles ont battu l'équipe réunionnaise de la Tamponnaise en demi-finale (82-70). Le lendemain, elles se sont inclinées en finale contre Montbrison (67-52). Les filles de l'ASM terminent la saison avec une place de vice-championnes de France. Cela fait quarante ans que le club n'a plus vu une équipe féminine atteindre le niveau national.

L'équipe

Élodie Prevot-Darville : arrière Jezabel Richard : pivot Lauriane Michelotti : meneuse/arrière Marine Peglion : meneuse Marianne Cipan : petit ailier Marie-Laure Piel : meneuse Maeva Blanchi : petit ailier Caro Hocquard : petit ailier/ailier fort Melissa Montay : petit ailier/ailier fort Laura Pastorelli-Magne : petit ailier Sophie Perrier : ailier fort Priscilla Prevot-Darville : ailier fort/pivot Jean-Pierre Perez : entraîneur


Promotions

footba l l

A l'aube d'une révolution nelle (LFP) a ordonné à tous les clubs d'installer leur siège social en France avant juin 2014. Une décision vouée à mettre fin aux avantages fiscaux dont dispose le club de la Principauté par rapport à ses concurrents, et ce depuis plusieurs décennies. Pour le compte de la Fédération française de football (FFF) et la LFP, Noël Le Graët (président de la FFF) a proposé a Monaco de s'acquitter de la somme de 200 millions d'euros pour mettre fin au conflit. Dans une interview donnée… par mail à nos confrères de Nice-Matin et de l'Équipe, Dmitry Rybolovlev a assuré "très mal vivre cette affaire". "J'ai l'impression que depuis quelques mois, on oublie l'histoire de l'AS Monaco dans le football français. Personne n'a essayé de dialoguer avec moi avant cette décision. C'est pourquoi je serai ferme pour défendre les droits de l'ASM." Le club, qui a effectué un recours auprès du Conseil d'Etat, entend démontrer "que la décision de la LFP viole plusieurs principes fondamentaux du droit français et du droit européen". Le litige sera examiné le 20 juin prochain par la justice administrative.

D

eux ans après son dernier match en Ligue 1 (le 2000e de son histoire, perdu 2-0 contre Lyon), l'AS Monaco va retrouver sa place parmi l'élite du football français. Pour cela, il a fallu batailler aux quatre coins du pays, avec un statut d'immense favori à l'accession collé sur le dos. Avec sérieux, malgré quelques passages à vide, les partenaires du valeureux Valère Germain (14 buts et 7 passes décisives) et de l'inconstant Ibrahima Touré (meilleur buteur asémiste avec 18 réalisations, il est cependant resté muet entre le 22 décembre et le 11 mai), ont rempli leur mission. Plus grand nombre de victoires (21), meilleure attaque (avec 64 buts inscrits) troisième défense (33 buts encaissés), leader du championnat à 27 reprises, Monaco a "fait le boulot", ce qui n'avait pas été possible la saison précédente. Lors de cette saison en Ligue 2, certains joueurs, comme Yannick Ferreira Carrasco ou Nampalys Mendy (en partance pour Nice), ont pu se révéler.

Emplettes de luxe

Mais comme tout le monde le sait désormais, le club du Rocher ne sera pas un promu comme les autres. Le riche propriétaire russe de l'ASM, Dmitry Rybolovlev, a pu passer à l'étape sui-

vante de son plan très ambitieux. En l'espace de quelques jours, il a "offert" plusieurs joueurs de tout premier plan à son coach, Claudio Ranieri. Pour une somme qui varie entre 120 et 135 millions d'euros, Monaco s'est attaché les services de Radamel Falcao, considéré comme l'un des meilleurs attaquants de la planète, de son compatriote James Rodriguez et des Portugais Joao Moutinho et Ricardo Carvalho. Nicolas IsimatMarin, le défenseur de Valenciennes recruté pour 4 millions d'euros, complète pour le moment la colonne "arrivées". A n'en pas douter, d'autres renforts endosseront le maillot rouge et blanc. Car du côté du stade Louis-II, on ne fait plus mystère de ses intentions depuis un bon bout de temps. Pour Ranieri et ses hommes, l'objectif sera d'accrocher (au moins ?) la qualification en Ligue des champions, mais aussi de faire de l'ombre aux superstars du PSG. Si elle venait à remporter le titre dès son retour en L1, la formation monégasque réitererait la performance réalisée par son "ancêtre", en 1977-1978.

Toujours en litige avec la LFP

Avant de penser au terrain, l'ASM va toutefois devoir régler un autre dossier complexe en coulisse. Fin mars, la Ligue de football profession 60 61

L'équipe

Marc-Aurèle Caillard, Flavio Roma, Martin Sourzac, Danijel Subasic (Gardiens) Georgios Tzavellas, Adriano Pereira da Silva, Andrea Raggi, Jérôme Phojo, Carl Medjani, Andreas Wolf, Layvin Kurzawa, Dennis Appiah, Gary Kagelmacher (Défenseurs) Yannick Ferreira Carrasco, Lucas Ocampos, Emir Bajrami, Jakob Poulsen, Tristan Dingome, Stéphane Dumont, Mounir Obbadi, Delvin Ndinga, Nampalys Mendy, Nabil Dirar, Gary Coulibaly (Milieux de terrain) Emmanuel Rivière, Edgar Salli, Ibrahima Touré, Valère Germain (Attaquants) Claudio Ranieri : entraîneur


Te nni s d e tab le

Comme chez eux en N2

E

n sport, la vérité d'un jour est rarement celle du lendemain. En tennis de table, l'adage prend encore plus de sens. En une seule année sportive, les clubs peuvent monter (ou descendre) de deux divisions. Contrairement aux autres disciplines, où l'on dispute des rencontres allerretour, les pongistes affrontent une fois chaque adversaire. Pour l'AS Monaco tennis de table, la saison aura donc été rythmée par deux objectifs distincts. Durant les premiers mois, les hommes de l'entraîneur Eric André ont tout (bien) fait pour obtenir leur accession en Nationale 2. A leur actif, sept victoires en autant de sorties. Pour la première fois de son histoire, le club monégasque gagnait le droit d'évoluer en N2, le quatrième échelon français. "Notre but était de nous maintenir pour repartir au même niveau. Les parties étaient très serrées, la N2 est très relevée et nos joueurs ont fait le nécessaire pour cela", se félicite le président Marc Loulergue.

Mieux que de la survie

Lors de la deuxième phase, qui s'est étirée entre le mois de janvier et fin avril, les pongistes du Rocher ne se sont pas contentés de lutter pour leur survie. A plusieurs reprises, ils

ont pu montrer toutes leurs qualités, que ce soit sur le plan technique ou mental. A la clé, des victoires contre Annecy, Deols ou encore Marseille. Face aux cadors de la division, Maisons Neuves, Echirolles, Schiltigheim et Rambouillet, les affaires ont été nettement plus compliquées. Mais en début de championnat, les Monégasques auraient sûrement signé pour cette quatrième place ex æquo obtenue après sept journées.

14 matches à jouer en un week-end, contre 20 jusqu'alors). Autant dire que les séances de rattrapage ne seront pas nombreuses… Dans tous les secteurs, le club se montre actif et tente de communiquer le plus souvent possible pour faire connaître son activité et ses résultats. Son slogan pour la saison 2012-2013, "Plus loin, plus haut", sera plus que jamais d'actualité durant les prochains mois.

Des ambitions revues à la hausse ?

Sous l'impulsion d'Eric André, présenté comme un technicien rigoureux, méthodique et apprécié de ses joueurs, l'ASM TT peut espérer franchir une nouvelle étape l'an prochain. C'est en tout cas le souhait de Marc Loulergue. "Nous pourrons compter sur une nouvelle recrue, Damien Provost. C'est un joueur qui fait partie des 63 meilleurs Français. Avec lui, on va essayer d'assurer à nouveau notre maintien en N2, voire de viser l'accession en Nationale 1." En 2013-2014, les parties devraient être encore plus disputées après un changement de réglementation. Ce ne seront plus six mais quatre joueurs qui seront alignés durant chaque confrontation (ce qui fera un total de 62

L'équipe

Anthony Peretti, David Samson, Martin Tiso, Alexander Zelez et Oliver Tim-Roth. Eric André : entraîneur-joueur


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A S M n a t a t i o n s y n ch r o n i s é e

l'élégance aquatique La piscine du collège Charles-III, et de temps en temps celle de stade Louis-II, est souvent prise d'assaut par les 56 nageuses de la section natation synchronisée. Par petits groupes et sous l'œil vigilant de Chantal Moschetti, responsable de la section, les bonnets fluo ou à motifs s'agitent sans relâche et avec discipline. Par Chris Bertoldi - Photos : Michael Alesi


Natation synchronisée

parallèle. "Les filles ont progressivement pris du niveau et j'en ai fait rentrer à peu près une vingtaine en équipe de France. En espoirs, juniors et seniors. L'actuel entraîneur de l'équipe de France, Julie Fabre, est d'ailleurs une ancienne nageuse à moi", déclare-t-elle, une lueur de fierté dans le regard. "Maintenant, je les retrouve autour des bassins !", s'amuse la prof. Après un passage de trois ans dans le centre d'entraînement de Chenôve en Bourgogne, d'où elle est originaire, elle a posé ses valises à Monaco. "Ça fait une dizaine d'années que j'entraîne à Monaco. Au départ, je suis venue parce que la présidente, madame Lambin-Berti, n'avait plus d'entraîneur et m'a demandé de dépanner. Finalement, je suis restée." Licenciée à Monaco et responsable de la section natation synchronisée, elle relance le club de Nice. "J'y forme des entraîneurs et je passerai la main petit à petit."

Le geste libre

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, 2, 3, 4, 5 !", rugit en boucle Lucero Lima, l'un des entraîneurs. Voilà comment sont rythmées les séances des jeunes nageuses pendant le stage des vacances de Pâques. Les coaches battent la mesure en frappant sur une barre de fer immergée afin que les demoiselles puissent coller au rythme, tête sous l'eau. Lors de ce stage, les nageuses présentes ont entre 10 et 15 ans, et font de la natation depuis l'âge de 7 ou 8 ans. Odeur de chlore qui pique les narines, éclaboussures, ordres claironnés et ballets de gambettes ! Une discipline assez ludique à observer en somme. En revanche, on n'arrive pas bien à se représenter certaines appellations. Marsouin, flamant rose, coup de pied à la Lune, ibis, flamenco… "Ce sont des noms de figures un peu exotiques", sourit Chantal Moschetti, assise sur une chaise en plastique au bord de la piscine. Nous la rejoignons. Même pas peur de repartir mouillés.

Vers la Comen en juillet

"Il y a un poser jambes tendues d'abord, bien étiré dans la tête, fesses serrées, hanches en surface, torpille, et au 1 d'après vous baissez les jambes", lance Chantal à ses élèves, les trois meilleures du groupe espoirs. Derrière de seyantes lunettes et le nez pincé, Clarisse Lefèvre, 13 ans. La jeune fille prépare son solo pour la future coupe de la Comen (Confédération méditerranéenne de natation). La compétition internationale espoirs,

l'une des plus importantes de la saison, se tiendra en Andorre, du 4 au 7 juillet. Mais Clarisse répète également la chorégraphie de ses deux consœurs, Cécile Muraki et Carla Ansari, 13 ans. Elles préparent un duo pour l'événement, et Clarisse en est la remplaçante. Au cas où. "Là on affine tout. On change, on refait…", explique la coach. "Les nageuses de Monaco présenteront aussi un ballet libre à huit, et un ballet combiné à dix. "Cécile, tu pousses dans la hauteur, genoux hors de l'eau", continue d'asséner l'entraîneur. Plus loin dans le bassin, on trouve plusieurs groupes de nageuses au travail. La section compte trois autres coaches en plus de Chantal et Lucero : Christine Damar, Valérie Rodriguez et Jessica Messina.

Passion synchro

Entraîneur depuis 36 ans et juge internationale, Chantal Moschetti a fait ses armes à Saint-Laurent-du-Var où elle a créé son club. "Ensuite j'ai beaucoup travaillé avec les équipes de France parce que je me suis prise d'amitié pour l'entraîneur national, qui était Françoise Schuler. C'était à l'époque de Muriel Hermine, Pascale Besson et Odile Petit qui ont fait les premiers Jeux olympiques de natation synchronisée, à Los Angeles (en 1984)." La coach a ensuite travaillé à l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) et toujours avec le club laurentin en 64 65

Fin de la séance dans l'eau. "Il faut vérifier que la chorégraphie s'accorde bien avec la musique", glisse Chantal en allant brancher la sono. À notre grand étonnement, c'est une Clarisse d'un mètre quatre-vingt qui se hisse hors de l'eau. "Tu dois être la plus grande de ta classe, non ?", demande-t-on. "Eh bien non, il y en a une qui me bat !", s'exclame la demoiselle. Observée par son entraîneur, elle entame cette fois un ballet de bras. Sur le sol, elle répète ses déplacements et imite le mouvement des jambes en battant des bras et des mains. Chantal ne laisse rien au hasard, la coupe, lui demande de recommencer. Elle affûte chacun des gestes précis et gracieux de Clarisse. Pendant cette semaine de stage, elle est à l'eau tous les jours, de 13 heures à 18 heures. N'est-ce pas trop long ? "Trop long, non. Dur, oui", avoue la jeune fille aux yeux clairs. "Mais ça nous permet de nous exprimer dans l'eau. Nos gestes sont libres, ça fait du bien."

Les coaches transmettent le rythme aux nageuses sous l'eau, en tapant sur une barre immergée.


Sophie Potel

Le Cirque du soleil m'a beaucoup apporté Championne de Fr ance en duo et par équipe à de multiples reprises, Sophie Potel apporte maintenant son expérience à Monaco depuis six ans. La pro de la synchro âgée de 25 ans jongle entre sa passion et son activité de maître-nageur au stade Louis-II. Son rêve : nager en rouge et blanc lors des championnats du monde de natation synchronisée qui se tiendront à K azan, en Russie, en 2015.

Comment as-tu découvert cette discipline ? J'ai commencé par la danse classique puis j'ai fait de la natation sportive. Ma mère était entraîneur de natation synchronisée pour les tout petits. J'avais le choix de poursuivre la danse ou de me mettre à la synchro, et j'ai choisi la synchro. J'ai commencé à faire des petits galas à cinq ans. Ma mère m'a mise en sport-études à Aix-Provence à onze ans. Et dès l'âge de douze ans, chez les minimes, je suis passée en équipe de France. J'ai fait trois ans en minimes, en juniors et en seniors. Quel a été ton parcours avant d'arriver à Monaco ? J'ai nagé en équipe de France de 12 à 20 ans. J'ai été championne de France par équipe, des minimes jusqu'aux seniors, et championne de France en duo pendant six ans. Ensuite je suis allée à l'INSEP et j'ai fait mes derniers championnats d'Europe, à Budapest (où elle a terminé sixième en équipe, en 2010). C'est


Natation synchronisée

là qu'on m'a repérée pour partir au Cirque du soleil, à Las Vegas, dans le show "O", au Bellagio.

Raconte... À cette époque, j'étais un peu lassée de l'équipe de France. Je ne voyais plus l'intérêt d'arrêter mes études et de m'entraîner huit heures par jour pour arriver sixième. A un moment, on aimerait monter vers la troisième marche. Donc j'ai accepté de quitter l'équipe et de partir au Cirque. C'était mon rêve et j'ai été sur un nuage pendant un an et demi. Là-bas, on est reconnus et attendus, les gens nous remercient. On faisait un show d'une heure et demie, deux fois par soir, de 19 heures à 1 heure du matin, avec 4 000 personnes devant nous. Finalement, tu es revenue à la compétition... J'ai repris la compétition pour Monaco, quand je suis rentrée. Mais ce n'est pas ce que je préfère. J'aime vraiment le spectacle, le maquillage, les jeux de lumière. On peut jouer avec le public, il y a plus de complicité. Alors qu'en compét', on a ce stress intense tout le temps. On doit satisfaire les juges et le public est un peu laissé de côté parce qu'il ne s'y connaît pas trop. Il y a plus de critiques entre les filles et les

entraîneurs. Quand je suis revenue de Vegas, tout le monde m'attendait au tournant. J'avais quitté l'équipe de France et les coaches l'avaient un peu mal pris. Malheureusement pour elles, quand j'ai fait mon premier solo, je suis arrivée troisième. Et Monaco n'avait jamais été vu en compétition de natation synchronisée.

Es-tu vue comme l'exubérante des compétitions ? En tout cas, celle qui fait le plus de théâtre. Quand j'arrive en compét', les juges attendent de voir le maillot que j'ai choisi. J'ai toujours des maillots de fou que ma coach customise. Je prends des musiques que personne n'ose prendre. Ils guettent ma coiffure et mon maquillage. Le Cirque du soleil m'a beaucoup apporté sur le plan artistique. Mon but c'est de mettre mal à l'aise le jury. En le fixant, en jouant sur les émotions. J'aime bien jouer avec lui.

Comment vois-tu la suite de ta carrière ? J'aimerais représenter Monaco à l'international, mais j'aimerais aussi devenir entraîneur ici. Sinon, j'ai l'opportunité d'ouvrir mon club de synchro à Dubaï. Des dirigeants sportifs m'ont vue sur Internet et ils aimeraient que je nage pour eux. C'est un sport inconnu là-bas. J'aurais mon salaire de nageuse, assez élevé parce que c'est Dubaï, puis mon salaire d'entraîneur.

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Alexandra de Hanovre : "Le patinage procure de la joie."

Fé dé ration mo n égasque de pat i n age

Lames d'artistes Les derniers championnats de patinage de Monaco ont à nouveau montré la fédération monégasque de patinage sous son meilleur jour. Du mois de décembre à début mars, les jeunes patineurs du Rocher s'entraînent d'arrache-pied sur la patinoire du stade nautique pour représenter leurs couleurs dans la région.

Par Chris Bertoldi - Photos : Fédération monégasque de patinage


Patinage

quai Albert 1er, de décembre à mi-mars. "Cela complique beaucoup l'entraînement pour nous", précise Laurence Thomas. "D'autant que depuis 2011, nous participons à plusieurs compétitions régionales notamment à Nice, Gap, Toulon, Briançon et Avignon." Plus on grimpe dans les niveaux et la difficulté, plus on a besoin de plages d'entraînements longues et fréquentes. "Pour les enfants qui souhaitent continuer de s'entraîner, ils peuvent venir à Nice deux fois par semaine, pour suivre des cours d’une heure et demie", assure la coach. "En pleine saison, on s'entraîne trois fois par semaine à Monaco et deux fois à Nice", insiste Davide. On entend les deux jeunes filles chuchoter puis lancer à leur tour, avec l'aplomb de la passion : "Nous on y va aussi le dimanche matin et le lundi après les cours !" Voilà qui est dit. "Le mieux, ce serait d'avoir une patinoire à Monaco", articule Davide. "Oh oui, une grande !", s'empresse Chelsea. "On pourrait y aller avant et après les cours", poursuit-elle. "Plutôt après…", tempèrent les deux garçons.

L

a joyeuse bande a débarqué un 1er mai dans nos locaux. Sous l'œil du chef d'orchestre de la Fédération, Joseph Zorgniotti, officiellement secrétaire général de l'entité, "la dream team", comme il l'appelle, s'est livrée sur sa passion. Mais pas seule. Avec maman, papa ou encore la copine et bien sûr Laurence Thomas, professeur de patinage artistique du club de Nice Baie des Anges, détachée à Monaco. C'est ainsi accompagnés que la princesse Alexandra de Hanovre, Chelsea Bouilly, Davide LewtonBrain et Issei Muraki ont évoqué leur passion.

Inspiré par Candeloro

Chacun prend un siège, on est entre nous. On entre dans le vif du sujet avec ces grands timides qui ne vont pas tarder à devenir bavards. "Moi, c'est en regardant des vidéos de Philippe Candeloro que j'ai eu envie de faire du patin à glace", déclare Davide, 14 ans. "Tu sais que je l'ai entraîné quand j'étais plus jeune ?", s'exclame Laurence, la coach. "J'ai commencé en 2008. Ça n'a pas surpris mes parents que je me tourne vers une activité artistique parce qu'ils ont longtemps été danseurs étoiles pour le ballet de Monte-Carlo", reprend le blondinet. La princesse Alexandra, 13 ans, ouvre de grands yeux bleus et poursuit les présentations, avec une petite voix : "J'ai eu des patins pour Nöel, en 2010. Ça m'a donné

envie de commencer les cours." À sa gauche, Chelsea, 14 ans, explique : "Tout a commencé lorsqu'avec mon frère, on a assisté à une séance publique à Monaco. J'ai tout de suite voulu essayer." Idem pour Issei. "C'est de voir un spectacle qui m'a donné envie." Le garçon de 12 ans patine depuis 2008.

150 Monégasques inscrits

"La Fédération un pris un réel essor", déclare Joseph Zorgniotti. "Nous sommes passés de 35 licenciés en 2002 à 150 pour la saison 20112012." À l'image de ces quatre jeunes patineurs, beaucoup d'enfants sont attirés par cette discipline qui allie à la perfection grâce et technique. "On est obligés d'en refuser parce qu'on n'a ni les structures adéquates, ni assez d'encadrants. Et on ne prend les enfants que de 5 à 15 ans parce qu'au-delà, cela demande un entraînement de plus haut niveau que l'on ne peut pas assurer", déplore le secrétaire général. De ce fait, l'école de patinage, ouverte les lundis, mardis et jeudis de 18 heures à 20 heures, est réservée aux habitants de Monaco.

Une patinoire à l'année, le rêve… La situation de la section est un peu particulière. Monaco ne bénéficie pas d'une patinoire à l'année, uniquement de celle éphémère installée au stade nautique Rainier III, sur le 68 69

Davide Lewton-Brain, à son aise sur la glace du stade nautique Rainier-III, lors des championnats de patinage de Monaco.

Un représentant au niveau international Lors des compétitions internationales, c'est le Français Kim Lucine, 24 ans, qui représente la Principauté. En janvier, il s'est classé 12e durant les championnats d'Europe, organisés à Zagreb, en Croatie. Une belle performance pour le jeune homme blessé à l'épaule peu de temps avant le rendez-vous. Une blessure qui s'est réveillée et l'a empêché de disputer les championnats du monde de London en mars au Canada, en pleine possession de ses moyens. Il a terminé 32e.


Chelsea Bouilly régale les spectateurs lors des championnats de patinage de Monaco.

La perspective de disposer d'une patinoire en terres princières a le mérite de coller un large sourire sur chaque visage de l'assemblée.

À bâtons rompus

"Qu'est-ce qui vous plaît, les enfants, dans le patinage ?", questionne Laurence. Les réponses ne se font pas attendre. "La vitesse et la hauteur", pour Davide. "C'est aussi le risque peut-être ?" "Oui", lâche franchement Davide à l'adresse du professeur, avant d'être repris par Alexandra. "Si c'était risqué, on ne nous demanderait pas de le faire." La princesse a raison, les jeunes sont entre des mains expertes. "Ça procure de la joie, avoue Alexandra. On a de longues journées d'école et ça nous les fait oublier." La coach s'amuse et ses camarades acquiescent. Leur professeur a fait de la compétition pendant une dizaine d'années. "Je m'entraînais huit heures par jour. Le patinage offre une sensation d'aisance et de vitesse à la fois. C'est un véritable sport qui fait travailler tous les muscles", précise la coach. Championne de France dans les années 1970, elle avait été sélectionnée pour les championnats du monde juniors. "Quand on aime ce sport, on a envie de le transmettre aux autres", voilà comment elle a continué d'exister avec sa passion chevillée au corps. "On sent que les enfants sont impliqués dans ce qu'ils font. Ils sont très concentrés. Puis comme on n'a pas beaucoup d'heures à Monaco, on y va à fond."

De gauche à droite, Joseph Zorgniotti, Laurence Thomas, Davide Lewton-Brain, Chelsea Bouilly, Alexandra de Hanovre, Naomi Stanley, Grégory Reverdiau et Issei Muraki.

L'amour des figures sur la glace anime ladite "dream team". Si bien que pendant les vacances d'été, Issei, Davide, Chelsea et Alexandra ont prévu de s'évader plusieurs semaines en stage, notamment à Pralognan-la-Vanoise et en Avignon. L'entraînement y est plus intensif, histoire d'attaquer une nouvelle saison sur des patins bien affutés.

Issei Muraki raye la glace avec légèreté.

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Des envies de grandeur C'est le regretté Edmond Pizzi qui a mis la première pierre à l'édifice de la Fédération monégasque de patinage, en 2001. Il s'était entouré de Pascal Camia, ancien athlète de la Fédération monégasque de bobsleigh, et de Serge Prémont pour mener à bien ce projet. À l'époque, l'idée était de permettre à une jeune patineuse monégasque talentueuse, Aurore Prémont, de représenter la Principauté lors de compétitions. Une équipe de dirigeants s'est constituée peu à peu autour de ce projet, parmi laquelle JeanChristophe Simond, ancien vice-champion d'Europe de patinage artistique. Le groupe a eu l'opportunité de bénéficier de la patinoire installée par le Service municipal des sports, et dans la foulée, a eu l'ambition d'ouvrir l'école de patinage artistique que l'on connaît aujourd'hui. Une école dont les dirigeants souhaiteraient agrandir la capacité d'accueil, avec notamment un professeur permanent qui pourrait être Jean-Christophe Simond. Grâce à l'expérience acquise au sein de la Fédération française des sports de glace, il pourrait devenir le "débusqueur" de nouveaux talents à Monaco.


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découver te

vers l'union des énergies À l'abri des regards, dans les entrailles du stade Louis-II, les séances d'aïkido se déroulent dans la plus grande concentration. Discipline et tenue adéquate sont de rigueur pour pratiquer cet art martial peu connu du grand public. Découverte des "aïkidokas".

Par Chris Bertoldi - Photos : Michael Alesi

L

'aïkido ? Un sport de combat, non ?" Voici la remarque que font la plupart des gens auprès de qui l'on évoque cette discipline. C'est en fait une idée reçue. Si l'aïkido est bien un sport, c'est surtout un art martial. Au même titre que le karaté et le judo, mais à quelques belles différences près. "À l'aïkido, on n'a pas de compétition, donc on n'a pas de catégorie. Un nain peut travailler avec un géant", nous informe Guy Boscagli, président de la section, ses yeux bleus grands ouverts, remplis de passion pour cet art. "Nous n'avons pas subi toutes les transformations des disciplines sœurs. Le karaté et le judo sont passés par des modifications pour devenir olympiques. L'aïkido est la seule discipline qui est restée

en l'état d'origine. Mais les passages de grades sont assez stricts. Les grades du début sont les grades "kyu", et après la ceinture noire ce sont les "dan"."

Le sensei en personne

L'aïkido est une discipline japonaise créée par Morihei Ueshiba. "L'idée, c'est de poser ses soucis en même temps que ses chaussures avant d'entrer sur le tatami, de manière à être totalement décontracté et à ne pas être influencé par les problèmes de la vie de tous les jours. Il faut être comme un bébé à chaque fois que l'on monte sur le tatami", explique à voix basse Guy Boscagli, pour ne pas troubler la concentration silencieuse dans laquelle baigne le cours. Nous nous trouvons dans le

Guy Boscagli, en noir, fait une démonstration avec son assistant Jean-Pierre Beurgaud.


aikïdo

Une sacrée équipe de pros

Jean-Michel Amable et Guy Boscagli pratiquent l'aïkido depuis plusieurs dizaines d'années et sont 3e dan. Quant à Jean-Pierre Beurgaud, adjoint de Jean-Michel et responsable du passage de grades, il est le plus décoré des lieux. 3e dan, l'homme s'apprête à passer son 4e en juin. Le club compte cinq enseignants pour les cours destinés aux adultes. En plus de Guy et Jean-Michel, les aïkidokas rencontrent Francis Droitcourt (3e dan), Rémy Friend (2e dan) et Marco Maccio (2e dan). Gilda Tabuteau (1er dan) s'occupe des cours dédiés aux enfants de sept à douze ans. "Il faut attendre que leurs articulations soient solides. Sinon, les arts martiaux leur font plus de mal que de bien", précise le président du club. Quatre assistants mettent sérieusement la main à la pâte : Pierre Couessurel (1er dan), David Barral (1er kyu), Carole Ferrari (1er dan) et Krystyna Milanovska (1er dan).

dojo du stade. Les seuls sons qui rythment nos échanges sont les ordres du maître et viceprésident du club, Jean-Michel Amable, et les bruits secs et énergiques des chutes. "Notre section est directement affiliée aux Fédérations japonaise et française. Mais concernant les grades, nous sommes le seul club d'Europe à avoir des dan directement décernés par un sensei (un maître de la discipline, ndlr) venant de la maison-mère, qui en répertorie 53", annonce Guy avec fierté.

Noir et blanc de rigueur

Pour cette leçon de mi-journée (12 h 30-14 h 30), les aïkidokas sont une vingtaine, pieds nus, à avoir enfilé kimono et hakama, sorte de jupe-culotte noire japonaise. Au total, le club compte 75 licenciés. "Et c'est lorsque l'on replie le hakama que l'on revient sur la planète terre", glisse Guy Boscagli, avec un regard malin. "Pratiquer l'aïkido, c'est recréer un monde à chaque fois. Un monde pour faire sortir le "ki", de "aïkido", qui est l'énergie. Aï, ki, do se lit de haut en bas car c'est un mot japonais. Cela signifie la recherche de l'union des énergies."

pratique à deux et que, même s'ils échangent régulièrement les rôles, il y en a toujours un qui se fait mettre au tapis de manière spectaculaire et efficace, accompagné d'un sacré fracas sonore. Le but, c'est de mettre l'adversaire K.O. ? "On ne parle pas d'adversaire, mais de partenaire", précise Guy. "Et puis il y a une philosophie de la chute. Il faut profiter de l'énergie de cette chute pour se relever plus facilement. Voilà pourquoi il n'y a pas de compétition. Elle pourrait se gagner en quelques secondes et on perdrait l'essence de la chose. Personne ne perd ni ne gagne, on travaille sur les déplacements, l'immobilisation et les chutes." L'aïkido est un art martial basé sur le self-de-

Partenaires, pas adversaires

C'est déstabilisant. On nous parle d'un art martial dont le but est d'unir les énergies. On nous explique qu'il n'y a ni catégorie, ni compétition. Bon. Mais on observe que cela se

Jean-Michel Amable, professeur et vice-président de la section, aux côtés de Guy Boscagli. 72 73

Le terme Aïkido est composé de trois éléments d'écriture japonaise. Du haut vers le bas, le premier symbole se dit "aï", que l'on peut traduire par harmonie. Le deuxième signifie "ki", soit énergie. Enfin, le troisième se prononce "do" et veut dire "la voie". L'Aïkido est donc le chemin par lequel on vise l'harmonie des énergies.


fense et la non-violence. L'ensemble des techniques de désarmement préserve l'intégrité du partenaire. L'aïkidoka cherche à utiliser l'énergie de l'autre, qui symbolise l'agresseur, en la retournant contre lui pour le décourager d'agir. Sur le site Internet de la Fédération française d'aïkido, on peut lire : "Son objectif n’est pas la destruction, ni même la dissuasion par la crainte, mais au contraire, un échange d’énergie propre à désamorcer l’agression et à évacuer la situation de conflit."

L'art d'une vie

"Suwari wasa", énonce le professeur sur un ton franc. Chacun se met à genoux. Et "bim", et "boum". "Nous avons quatre niveaux de travail." Le président anticipe nos questions. "Le "suwari wasa" est le premier niveau, les deux élèves sont à genoux. Dans le deuxième niveau, l'un est à genou et l'autre debout. Pour le troisième, les deux sont debout et dans le dernier, les mouvements s'articulent avec des sabres en bois." À chaque degré de travail, il y a quatre immobilisations et quatre projections. On s'empoigne à mains nues, et on passe du rôle de "uke", celui qui attaque, à "tori", celui qui est attaqué et applique la technique gestuelle de pacification. Jean-Michel Amable, le professeur, pratique cette discipline depuis ses 16 ans. Aujourd'hui,

il en a 60. "J'ai commencé par le karaté, puis j'ai eu des problèmes de genou et de pied. Donc je suis allé vers l'aïkido parce que c'est moins violent pour les articulations. Pour moi, c'est le calme, la patience, l'assouplissement, ça représente plein de choses…" Il est vrai que personne ne bronche ou ne traîne les pieds. Chacun exécute les exercices consciencieusement. "C'est très difficile l'aïkido parce qu'il faut au moins trois ans pour apprendre à se concentrer et à dompter son mental. Il n'y a pas besoin de muscle ou de force. Tout se fait sur le déplacement et l'équilibre. Les gens qui viennent là ne cherchent pas à se battre. C'est très harmonieux. On travaille les mêmes mouvements durant des heures. Les gens transpirent bien et éliminent le stress du travail."

Patience, patience...

Trois ans, c'est le temps qu'il faut à un élève pour apprendre les mouvements de base. Et à les regarder faire, on devine que ces aïkidokas traînent leurs savates ici depuis un paquet d'années. Le geste est fluide et maîtrisé, comme naturel. "Je viens deux à trois fois par semaine. Si j'avais plus de temps, j'en ferais un peu plus. Ça fait une petite vingtaine d'années que je pratique. Mais lorsque vous entrez là-dedans, la recherche est ad vitam aeternam. Pour comprendre et maîtriser complètement l'art de l'aïkido, il faut plus d'une vie. Mais on essaie", déclare Pierre Couessurel, le visage trempé de sueur, en riant. Et que ressent-on, alors ? "Une sensation de bien-être. La sensation de bouger une montagne avec un doigt et de ne faire qu'un avec le partenaire, "aï" en japonais." À n'en pas douter, l'homme de 57 ans est follement épris. De son côté, David Fontaine, 41 ans, pratique l'aïkido depuis cinq ans. Il y est venu par hasard plus que par passion. "Je cherchais sur le site de l'ASM vers quel sport me diriger. Le spirituel, c'est pas ma partie. Mais l'aïkido permet d'évacuer et de faire une bonne coupure. Contrairement au judo, cela demande moins de physique. Mais les mouvements sont très compliqués et il n'y a que par la répétition que l'on peut espérer réussir un geste. C'est très bon pour le contrôle de soi et l'assouplissement." 74


Herculis Me e ting H erculis

le diamant rouge et blanc Par Chris Bertoldi - Photos : Fédération monégasque d'athlétisme - CB

1987 Et le prince Albert, président de la Fédération monégasque d'athlétisme, déclara : "Il faut organiser un meeting". A l'époque, personne ne se doutait que le rendez-vous du Rocher deviendrait l'un des plus prestigieux au monde. Parmi les vainqueurs de ce premier meeting, on trouve le perchiste français Thierry Vigneron, qui en sautant 5,72 mètres, l'emporte au nombre d'essais sur l'américain Kory Tarpenning.

O

n débarque dans le bureau de la Fédération monégasque d'athlétisme, QG de l'organisation du meeting Herculis qui aura lieu le 19 juillet. Ça ne chôme pas. Surtout depuis 2010 et l'entrée d'Herculis dans la Diamond League. Chacun est à son poste et ça bûche sévère. Jean-Pierre Schoebel, directeur de la Fédération, et son assistant Frédéric Choquard nous accueillent chaleu-

reusement, même s'ils commencent à crouler sous le boulot. En plaisantant, ils se renvoient l'interview comme une patate chaude. JeanPierre Schoebel s'en débarrasse en nous indiquant que c'est Frédéric la mémoire de la Fédé. Ce dernier nous rétorque que Jean-Pierre en est l'histoire. Finalement, une chaise entre les bureaux des deux hommes semble être le meilleur compromis.


Athlétisme

1991 Lors de ce cinquième meeting Herculis, la piste du stade Louis-II connaît son premier record du monde grâce au club de Carl Lewis, le Santa Monica Track Club. Le club égale le record du monde du 4x100 m en 37" 79 avec le clan Marsh-Burrell-Heard-Lewis. Herculis intègre le circuit Grand Prix et se classe deuxième meilleur meeting après Zurich.

Quasiment un million d'euros est dévoué au plateau d'athlètes. Une quinzaine de sportifs touchent de l'argent pour venir. Les autres gagnent des primes à la place. Le premier reçoit 10 000 euros, le deuxième 8 000, etc. Bolt par exemple, c'est environ 350 000 dollars, juste pour le faire venir. Les autres grosses dépenses sont l'hôtellerie et la nourriture. On les héberge quand même au Fairmont.

Plateau d'athlètes en cours

On annonce déjà la présence des athlètes francais Renaud Lavillenie, Christophe Lemaitre, Romain Barras, Kafétien Gomis, Eloyse Lesueur, Jérôme Clavier.

Pourquoi êtes-vous entrés dans la Diamond League ? Jean-Pierre Schoebel : Parce qu'on est l'un des meilleurs meetings. La Diamond League présente les quatorze meilleurs rendez-vous d'athlétisme au monde, on figure parmi eux.

League. JPS : Il y a 34 disciplines dans notre sport. Donc une année on en présente 17, et l'année suivante on présente les 17 autres. Si on fait la hauteur filles par exemple, l'année d'après on fera celle des garçons.

On vous a démarché ? JPS : Oui, on est venu vers nous. Et je ne vous cache pas qu'on n'a pas dit non (s'exclame-t-il, dans un rire sonore). Il y a des offres qu'on ne refuse pas. Puis financièrement, c'est très attrayant. Ce sont des droits télévisuels internationaux et nationaux beaucoup plus importants ainsi qu'un plateau de sportifs plus relevé.

Combien coûtent les places ? FC : Ce n'est pas très cher. Ça va de huit euros pour les places non numérotées, à quarante euros pour les places numérotées. C'est en 2011, année où Usain Bolt est venu, que l'on a vendu les 18 000 places le plus rapidement. On s'est vraiment rendu compte de l'effet Bolt.

Comment choisissez-vous les épreuves qui figurent au programme? Frédéric Choquard : On ne choisit pas, c'est une alternance mise en place par la Diamond

Quel budget vous alloue-t-on ? JPS : Entre les droits télé, l'argent de nos partenaires et celui de la Fédération,  je dirais qu'on a pas loin de deux millions d'euros. Hein, Fred ? FC : Un peu moins, c'est environ 1,8 million. 76 77

Le standing, c'est ce qui plaît aux athlètes à Monaco ? FC : On a toujours fait en sorte de soigner les athlètes au maximum. Mieux ils sont et plus ils sont performants sur la piste. Lorsqu'on dit que les conditions ici sont bonnes, c'est

1995 Le neuvième meeting offre un beau plateau, notamment avec Marie-José Pérec et Sergueï Bubka. Wilson Kipketer y réussit sa meilleure performance mondiale de l'année sur 800 m, en 1' 42" 87. Il en va de même pour Sonia O'Sullivan avec un chrono de 3' 27" 37 sur 1 500 m. Première historique : le meeting est retransmis en direct sur France 3 et Eurosport, et en direct ou en léger différé sur une vingtaine de chaînes internationales.


Frédéric Choquard et Jean-Pierre Schoebel

parce qu'il fait plutôt beau et chaud. Ce qui n'est pas forcément le cas à Londres ou à Shanghai parce que parfois ils prennent la pluie et le vent, des conditions qui ne sont pas très bonnes pour l'athlétisme. Ici, le stade est assez protégé du vent. Le public est proche des athlètes et il y a de l'ambiance. Les sportifs en ont besoin pour trouver la motivation.

La date du meeting est importante ? FC : Oui, elle l'est. Le 19 juillet est une bonne date. En général, la saison d'athlétisme s'étend de juin à fin septembre. C'est assez long. Les athlètes ne sont pas bons tout le temps. En général, ils atteignent un pic de forme lors des championnats les plus importants, comme les JO ou les championnats du monde. Cette année, ils auront lieu à Moscou, trois semaines après Herculis. Le fait d'être proche de l'événement majeur de la saison fait que les athlètes sont en forme et leurs performances meilleures. L'année dernière, on

1998 Le samedi 8 août marque une grande étape du meeting Herculis. Il intègre l'IAAF Golden League et se classe meilleur meeting mondial pour la première fois devant Zurich. L'Histoire retiendra notamment la performance de Gabriela Szabo sur 1 500 m en 3' 56" 97, Michael Johnson s'illustre sur 400 m en 43" 96 et Wilson Kipketer domine le 800 m en 1' 43" 74.

était un peu près des JO de Londres. Comme ils ont lieu tous les quatre ans, certains sportifs avaient préféré se préserver. JPS : On avait fait un très bon meeting mais on avait un plateau de qualité un peu inférieure.

Vous faites aussi partie de la vie du club d'athlétisme… FC : On est tous, à des degrés différents, impliqués dans la vie de la Fédé et du club, que l'on soit entraîneur, athlète ou ancien athlète. Au niveau de l'ASM, on a une compétition interclubs par an. On était 60 athlètes à se déplacer à Toulon/ La Garde. C'est le vivier dans lequel on puise le personnel dont on a besoin pour Herculis, c'est à dire environ 250 bénévoles. Il y a à peu près 150 personnes qui viennent de toute la région, qui sont juges de sauts, de lancers, etc. Et à Monaco, on a une centaine de bénévoles en plus pour nous aider à organiser le jour J… (On se fait couper. Deux sportifs à grosses voix viennent saluer le staff. Frédéric Choquard nous explique.) "Là, c'était Gérald Bodouin, l'un des anciens meilleurs perchistes français qui est entraîneur national des sauts. Il sautait à la perche en même temps que Jean Galfione. Il est ici parce que les perchistes français, tels que Renaud Lavillenie, viennent s'entraîner chaque année. Jean est également là. L'autre entraîneur, c'était Renaud Longuèvre, qui était aussi consultant sur Canal+ et est passé sur beIN Sport maintenant."

(Sur ces belles rencontres, nous reprenons). Comment composezvous votre plateau d'athlètes ? JPS : Sur deux cents athlètes, on commence par les plus grands noms. Puis ensuite, on les embauche au fur et à mesure. Il peut arriver qu'on embauche les derniers athlètes trois jours avant le meeting.


Athlétisme

2008 Le 22e meeting Herculis est sans conteste un grand cru, avec 13 822 spectateurs pour 216 athlètes venant de 43 pays. Mis entre parenthèses entre 2003 et 2005 afin d'accueillir les finales mondiales de l'athlétisme, Herculis s'impose comme le meilleur meeting mondial pour la deuxième fois. Le 29 juillet sera aussi marqué par le record du monde établi par la perchiste Yelena Isinbayeva (ci-contre), résidente monégasque, qui efface une barre à 5,04 mètres.

Combien de temps vous faut-il pour organiser la compétition ? JPS : On travaille tout le temps dessus. On travaille sur celle de cette année, sur l'an prochain, on a déjà la date du meeting qui aura lieu dans deux ans… C'est un cycle permanent. Il y a des moments plus calmes que d'autres, mais ça ne s'arrête pas. On est tout le temps en activité. Nous sommes cinq pour cela à la Fédération. Quelles éditions vous ont marqués ? JPS : On a démarré en 1987. Dans l'ordre, nous avons fait la finale du Grand prix IAAF Mobil en 1989. FC : En 1995, on a refait une deuxième finale. C'est la seule fois où on a fait deux grands événements. On ne l'a d'ailleurs jamais refait car c'était difficile. On n'était que deux ou trois à la Fédé à cette époque. Le staff a grossi avec le meeting. Moi j'ai rejoint Jean-Pierre en 1988, et on a grimpé les échelons progressivement. Ensuite, on est entré dans la Golden League en 1997. Certaines années ont fait la différence… JPS : Ensuite, certains meetings étaient particulièrement brillants. Ce sont d'ailleurs ceux

où l'on s'est classé premier meeting au monde, c'est arrivé trois fois (1998, 2008, 2011) et c'est une immense fierté pour nous. Entre 2003 et 2010, on a été un peu moins performants. On a fait trois finales mondiales de l'athlétisme (2003, 2004, 2005), avec l'IAAF, qui n'ont pas été très porteuses pour nous. Alors on est retourné à notre autonomie, à notre meeting normal. On avait perdu notre place dans la Golden League en 2003. Ensuite, la Golden League a disparu et la Diamond League est arrivée.

Quelles rencontres vous ont particulièrement touchés ? JPS : Il y a des sportifs avec lesquels on a plus d'affinités. Dans mes rencontres récentes, je pense au coureur de 110 mètres haies, David Oliver. C'est un gars attachant, qui semble dénoter un peu dans ce climat professionnel et un peu business. Dans les athlètes français, les Galfione, Diagana et Lavillenie sont des gars formidables avec qui c'est très intéressant d'échanger. Puis après, l'américaine Allyson Felix qui elle aussi dénote complètement. C'est son frère qui est son manager, ce sont des enfants de pasteur. Et c'est une des rares fois où

2011 Devant un stade comble (18 000 spectateurs), Herculis se classe premier meeting de la Diamond League. C'est son troisième sacre mondial en 25 ans d'existence. La piste du stade Louis-II a vu s'inscrire deux records continentaux, sept records nationaux, ainsi que quatre records du meeting et six meilleures performances mondiales. On se souviendra du 3000 m steeple, où le vainqueur Brimin Kipruto n’échoua qu’à un centième du record du monde. On se souviendra aussi du 100 m où Usain Bolt a dû s'appliquer pour gagner devant Nesta Carter et Christophe Lemaitre.

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un athlète nous a invités à dîner. Après, j'ai eu des contacts très privilégiés avec Sergueï Bubka et Yelena Isinbayeva. A la suite de quoi nous avions fait un repas avec le prince et le Comité d'organisation d'Herculis, c'était particulièrement sympathique. Ce sont des moments privilégiés dont on se souvient parce qu'ils sont rares. Souvent, on ne voit que leur manager, on discute billets d'avion et primes, l'athlète court et il repart. En 1992, juste après les JO de Barcelone, j'étais parti avec un charter d'Air France. J'ai directement récupéré les athlètes, Perec, Bubka, Lewis et d'autres, et les ai amenés à Monaco. On avait le stade plein et on a dû dire à la radio aux gens, ne venez plus, on est complets. Ça hurlait, ça criait !


vraie rentrée, elle est programmée pour le 26 mai à Forbach. J'avais l'opportunité de découvrir le meeting de Des Moines, qui est une compétition universitaire mythique aux États-Unis. C'était quand même la 104e édition. J'avais envie d'enrichir ma culture athlé, je n'avais pas à me préoccuper du décalage horaire, de savoir si j'allais récupérer ou pas.

Après ta victoire aux Jeux olympiques, est-ce que cela a été difficile de trouver un fil conducteur pour continuer à avancer ? Le fil conducteur, je l'ai : c'est le plaisir. J'avais besoin d'une vraie coupure pour penser à autre chose, recharger les batteries. Mais quand je suis revenu au stade, j'avais déjà envie de sauter, de renouer avec la compétition. Je n'ai pas de problème de motivation.

R e nau d Lavillen ie

Je ne veux pas vivre dans une bulle Par Jimmy Boursicot - Photos : Herculis, Réalis.

C

hampion olympique de saut à la perche à Londres, Renaud Lavillenie semble plus que jamais survoler sa discipline. À 26 ans, le Clermontois a envie de profiter de ses belles années pour s'emparer de nouveaux titres et se rapprocher des records du légendaire Sergueï Bubka. Avant de prendre la direction des Mondiaux de Moscou (du 10 au 18 août), Lavillenie sera l'une des têtes d'affiche d'Herculis. Mi-mai, il était déjà passé par le Louis-II, pour un stage avec l'équipe de France. L'occasion d'échanger avec l'un des plus beaux joyaux de l'athlé tricolore, entre une partie de tennis-ballon et une séance d'entraînement sous le soleil.

Ce stage avec l'équipe de France au Louis-II est devenu un classique… Oui, c'est vrai qu'on vient ici depuis 2008. On peut se retrouver tous ensemble, ça amène un peu d'émulation. Pour les coaches, c'est une occasion plutôt rare de voir de quelle manière le groupe évolue. On fait un stage en décembre et un autre en mai. Après, on se retrouve seulement sur les championnats de France. Sinon, on n'est jamais tous ensemble. De ton côté, tu as renoué avec la compétition dès le mois d'avril, aux États-Unis. Les sautoirs te manquaient ? Ce n'était pas vraiment une reprise pour moi.  La

La période qui a suivi Londres a-telle été simple à gérer sur le plan des sollicitations et de ta plus forte notoriété ? On ne peut pas dire que cela a été simple, même si ce n'était pas vraiment une découverte. Je ne sors pas de nulle part. Il a fallu faire le tri entre toutes les sollicitations. Bon, pas au niveau de la publicité, parce qu'il n'y a pas énormément de demandes. On ne peut pas être partout, il y a des choses qui sont à l'opposé de ce que j'ai envie de faire. Mon but, c'est avant tout de me faire plaisir. Je n'ai pas envie d'aller partout et de ne plus avoir de temps pour m'entraîner. J'essaye vraiment de garder du temps libre. S'aligner à moto sur la piste de MagnyCours pour le Bol d'Or, cela faisait partie de cette recherche de nouvelles sensations ? Complètement, oui. La moto, c'est une passion. Je voulais me vider la tête avant la saison. Je n'avais vraiment pas l'objectif de me qualifier pour la course, je voulais juste rouler dans de bonnes conditions. Je savais que je n'avais pas le niveau pour faire mieux. En même temps, si on pouvait arriver comme ça, faire deux tours de piste et concurrencer les autres… J'ai pu rouler sur une super moto (une Suzuki GSXR 1000, ndlr). Ton entraîneur, également féru de moto, n'a pas essayé de t'empêcher de participer à cette expérience. C'est plutôt étonnant pour un sportif de haut niveau de disposer de cette liberté… Oui, c'est vrai. Après, je ne suis pas allé faire le Bol d'Or à une semaine des championnats du monde. Je fais partie des athlètes qui ont besoin


Athlétisme

d'avoir une certaine liberté d'action en dehors du sport. Malgré tout ce que je peux faire en dehors, ce n'est pas là que je me blesse, c'est à la perche. De toute manière, je fais toujours attention. Je n'ai pas envie de vivre dans une bulle, de manger, dormir et ne rien faire d'autre.

Le fait d'enchaîner les défis, sans jamais avoir de saison creuse, cela te convient ? À la perche, les meilleurs mondiaux sont Européens. Du coup, même quand il n'y a pas de championnat du monde ou de JO, les championnats d'Europe occupent une place importante. Je trouve ça intéressant, ça motive, ça rebooste pour aller chercher autre chose. "Autre chose", cela peut aussi vouloir dire s'approcher d'un record. A Göteborg, tu étais tout près de franchir 6,07 m (la barre n'était pas tombée. Mais après rebond, elle avait touché un soutien métallique en retrait des poteaux). Malgré ton titre européen, tu as fondu en larmes… Ça fait partie des règles… Il faut l'accepter. Sur le coup, c'était dur à encaisser. C'est comme si on te disait que tu venais d'avoir le Bac avec mention et que deux secondes après, tu apprenais que finalement tu ne l'avais plus. Je n'ai pas mis beaucoup de temps à relativiser et à apprécier ce qu'il s'était passé. J'ai vite tourné la page.

Herculis arrivera quelques semaines avant Moscou. Dans quel état d'esprit aborderastu ce meeting dont l'histoire a été marquée par Bubka ou Isinbayeva chez les femmes ? Herculis est plutôt bien placé dans le calendrier. Il ne sera pas question de gérer. Il faut faire le plein de sensations, peaufiner les derniers réglages. Généralement, on s'approche des meilleures performances que l'on est capable de faire. Il devrait y avoir de bonnes conditions, que ce soit au niveau de la météo, du plateau. Ce sera intéressant, j'aurai de bonnes ambitions. Le Louis-II est un stade qui se prête aux performances. Et j'ai gagné les deux dernières fois. Mais bon, on n'écrit pas l'histoire avant. Le titre mondial en plein air est le seul qui manque pour le moment à ton palmarès… Oui, voilà. Il y a toujours quelque chose à gagner, à aller chercher. Au vu de ma saison hivernale, on peut dire que c'est en bonne voie. Je ne suis pas largement au-dessus des autres, on voit qu'il y a une belle concurrence. Quoi qu'il arrive, on sait que tout se joue le jour de la finale. Si tu gagnais les championnats du monde, penses-tu qu'il serait ensuite plus complexe de trouver la motivation nécessaire pour la suite de ta carrière ? Non, pas vraiment… Tout à l'heure, on parlait de Bubka. Lui, il a été six fois champion du 80 81

monde. Alors au troisième titre, on aurait pu lui demander pourquoi il en voulait un quatrième. Pour moi, la question ne se pose même pas. Je fais ce sport parce que je l'aime. J'ai la possibilité de gagner à chaque fois et je ne vais pas m'en priver. Une médaille, elle est toujours mieux dans mon placard que chez les autres, quelle que soit la compétition.

À ce propos, est-ce que tu aimes repenser à ta victoire à Londres ? Ou bien essayes-tu d'en faire abstraction ? Forcément, les gens aiment bien me remontrer les images. Je les revois toujours avec émotion, c'est un grand moment de ma vie. Mais je ne vis pas dans le passé, j'ai tourné la page et je suis passé à autre chose. Même si je sais me servir de cette victoire pour aller plus haut et dépasser les limites. Il me reste encore plein de championnats, je ne compte pas en rester là. Depuis quelques mois, ton frère, Valentin (21 ans), pointe le bout de son nez. En février, il a même franchi 5, 70 m. Que penses-tu de son émergence ? C'est cool, on partage beaucoup plus de choses ensemble. C'est une belle fierté de pouvoir être deux au plus haut niveau, de s'entraîner ensemble. Chacun écrit son histoire. Ce qui se passe actuellement, c'est déjà quelque chose d'extraordinaire. On va voir comment ça évolue…


V i s ite gu id ée

Une toile de "Maître" Par Chris Bertoldi. Photos : DR, Sébastien Nogier

H

omme de loi, Maître Henry Rey a la démarche franche malgré une récente opération du genou. Il nous a conquis par l'amour qu'il porte au Monte-Carlo Golf Club. Après son père, Jean-Charles Rey, c'est lui qui a pensé les moindres transformations de ces lieux magiques, avec le souci du détail propre à sa profession, dès le début de sa pré-

sidence en 1995. En réalité, le grand artisan du sport monégasque, également président du Comité Olympique Monégasque de 1975 à 1994, côtoie les terres du golf depuis son enfance. C'est dire s'il le connaît. Maître Rey nous a accueillis dans son "jardin", dans un temps frais de mai. Ce domaine situé sur la commune de Peille, c'est son univers. "Un club fermé ouvert", comme il se plaît à le

dire, qui a ses 500 membres et accepte avec parcimonie les visiteurs. C'est la terre sur laquelle son père lui a transmis deux passions : le travail et le golf. En nous abreuvant d'anecdotes savoureuses, le président nous a laissés découvrir le décor et ses coulisses.


Monte-Carlo Golf Club

"Vous voilà ! Je viens de finir mon parcours. Juste le temps d'ôter la terre de mes chaussures et je suis à vous", nous lance le maître des lieux, sur un ton vif et enjoué. Il a prévu de nous faire faire le tour du propriétaire au volant d'une des quatorze voiturettes du site. Nous enfilons nos vestes car le Monte-Carlo Golf Club se trouve à 900 mètres d'altitude, sur le Mont-Agel. Nous ne sommes qu'à onze kilomètres de Monaco, mais il y fait tout de même plus frais. Le golf s'étend sur environ 55 hectares vallonnés. Il appartient à la Société des Bains de Mer (à 73%), à la commune de Peille et au Domaine de l'État français. Le Monte-Carlo Golf Club est une association française, locataire des terrains. Il a été inauguré en 1911 et a subi nombre de modifications avant d'afficher le visage qu'on lui connaît aujourd'hui. Son centenaire a été célébré en grande pompe en 2011, en présence de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Albert II et la Princesse Charlène.

sources", se souvient-il. En 1911, les 18 trous se jouaient sur une surface de 4 206 mètres. Aujourd'hui, le parcours s'étire sur 5 923 mètres. Il est composé de neuf trous surplombant la Méditerranée, et de neuf trous tournés vers les Alpes. Un régal pour les yeux, un lieu unique en son genre et une preuve de dur labeur car le sol est rocailleux et difficile à façonner. Il faut l'aplanir un peu plus chaque année. "Regardez comme c'est joli, comme c'est vert. Je connais ce terrain par coeur", avoue Me Rey. Le plus incroyable c'est qu'il semble toujours autant émerveillé, malgré les années de pratique. "Rory McIlroy, qui est le numéro deux mondial, me dit : "Vous ne pouvez pas savoir le plaisir que j'ai à jouer chez vous." Je lui dis que ce n'est pas un parcours pour lui. Il me répond qu'il s'en fiche car il s'y sent trop bien."

En voiture

La table d'orientation offre une vue plongeante sur Monaco, Menton et même San Remo.

Nous voilà embarqués. Mais il y a du monde sur le green alors il nous faut être discrets. "On ne bouge pas, on ne parle pas quand les gens jouent", chuchote Maître Rey en stoppant la voiturette à l'approche d'un groupe de golfeurs. "Je vous emmène voir la table d'orientation. Peu de gens connaissent. On voit Monaco, Menton, Saint-Tropez et même San Remo." C'est devant une vue plongeante qu'Henry Rey commence à nous raconter l'histoire du golf. "Aujourd'hui, on a 36 salariés. Ils sont en cuisine, au secrétariat et au Proshop. Nous avons aussi trois professionnels du golf, et quatorze hommes s'occupent du garage et du terrain." Mais il a fallu les travaux successifs des différents comités, présidés par le Prince Pierre d'abord, Jean-Charles Rey ensuite, puis par Henry Rey depuis 1995. "À huit ans, je jouais déjà au golf ici. C'était tout petit, il n'y avait pas d'eau. On arrosait à la main avec l'eau des 82 83

Maître Henry Rey, président du Monte-Carlo Golf Club depuis 1995.


Charles Houtart, directeur du Monte-Carlo Golf Club.

Des travaux colossaux

Le green keeper Marc Lamour et son adjoint Jean-Michel Delmotte.

Nous regagnons la voiturette. "Mon père et moi avons construit une canalisation de 600 mètres de long qui vient d'un grand bassin de 6 000 mètres cubes, situé derrière le garage. Notre eau vient de La Turbie depuis ce côtélà. Mais nous avons aussi un bassin de 400 mètres cubes, du côté du trou numéro 15, qui nous amène l'eau de Peille sur un trajet de trois kilomètres", explique-t-il, précis. Trou numéro 15 d'une rare beauté d'ailleurs, qui donne l'impression de jouer sur la mer. C'est une plongée abyssale dans le bleu et l'horizon, avec les montagnes en toile de fond. Nous passons près du trou numéro 11. "C'est ici qu'il y avait le tir au pigeon à l'époque. C'est pour cela qu'il y a ce plateau. C'est un par cinq. Regardez comme il est grand", s'enthousiasme le bâtisseur. "Pendant les deux guerres, les occupants avaient construit des bunkers en pierre dans les forêts. Moi, j'allais jouer dedans. J'y ai trouvé des casques. Et un jour mon père m'a grondé, me disant qu'il risquait d'y avoir des mines. Ces morceaux de bunkers, on les a laissés. Ils font partie du lieu", il nous en montre certains, en passant sur une étroite route qui sillonne le golf et contourne les trous. "Nous avons construit plusieurs kilomètres de route goudronnée pour faciliter le travail des jardiniers." Cela leur permet de se frayer un chemin un peu à

En haut, le trou n°4 en 1914. En bas, celui d'aujourd'hui. Les accès ont été modifiés et la bergerie rénovée.


Monte-Carlo Golf Club

Les caddie masters Franck Recher et Christian Sercia devant leur local.

l'écart des golfeurs, afin de ne pas les déranger. Henry Rey est conscient du travail qu'ils abattent et souhaite leur faciliter la tâche tout en ne troublant pas le plaisir et la concentration de ses hôtes. "Avec mon père, j'ai planté 1 200 arbres. Depuis, j'en ai replanté 100. Le terrain demande beaucoup d'entretien." C'est sous la présidence de Jean-Charles Rey, entre 1953 et 1995, qu'a été mis en place l'arrosage automatique des 18 trous, perfectionné ensuite par Henry Rey et étendu aux trous aménagés depuis 1995.

"La terreur gentille"

Nous passons par le trou 14. "Celui-ci, on l'a fait de toutes pièces. On a dû amener quinze mille mètres cubes de terre. Chaque fois qu'il y a des travaux à Monaco, j'en profite pour que les ouvriers me montent de la terre. Ça leur rend service et à moi aussi. C'est comme ça qu'on a fait le practice. Il nous a fallu 100 000 mètres cubes de terre pour le faire." "Buongiorno, grazie", glisse Maître Rey à l'attention d'un joueur qui laisse passer notre convoi exceptionnel. Il connaît et salue chacun de ses visiteurs et membres. Il signale : A droite, le Club House tel qu'il était en 1911, année de l'inauguration du golf. A gauche, le Club House tel qu'on le connaît aujourd'hui, avec un étage de moins qu'à l'époque.

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Christian Falluel, chef d'atelier.

"Je suis un peu la terreur gentille. Chacun veut faire ce dont il a envie. Mais c'est un sport éthique. Il faut respecter certaines règles pour éviter les accidents. Je n'accepte pas plus de cinq cents membres pour que cela se passe bien." Il nous faut traverser la route pour rejoindre le hangar. Maître Rey active le portail électrique. "Les portails, on les a montés nousmêmes. Il y en a onze et on les a électrisés pour empêcher les sangliers de venir. Ça fait quatorze kilomètres de grillage électrifié. J'ai vu les ouvriers pleurer les fois où les sangliers étaient passés la nuit", rapporte-t-il.

Direction le coin des jardiniers

Nous nous dirigeons vers une partie du Monte-Carlo Golf Club à laquelle le public n'a pas accès. On sent que Maître Rey est ravi de nous montrer l'étendue des travaux effectués durant plusieurs décennies passionnées, vouées à l'amour du golf. Nous découvrons le paradis de la tondeuse. Ici, on les bichonne, on les aime. C'est un

des ingrédients de la richesse esthétique et technique du lieu. Cela va de la tondeuse à main dont on se sert lorsqu'il pleut, au robot quatre roues motrices qui s'attaque à n'importe quelle colline. "Nous avons même la machine pour aiguiser les lames des tondeuses", précise Henry Rey. "Nous bénéficions d'une installation de traitement des eaux. Seuls trois sites en France en disposent. Nous lavons nos véhicules d'entretien grâce à un système d'eau en circuit fermé, ce qui évite le gaspillage. Les bactéries du circuit détruisent l'huile de moteur, le carburant et les produits phytosanitaires et nous rendent une eau propre." Nous découvrons aussi l'agrandissement du hangar avec l'aménagement des vestiaires des ouvriers, la création de sept emplacements pour les 250 chariots électriques. La Villa Ferrer et le rez-de-chaussée de la maison des caddies ont aussi connu des réfections.

De retour au Club House

Maître Rey nous invite à visiter les vestiaires

Aldo Tedesco, le chef cuisinier.


Monte-Carlo Golf Club

hommes et femmes, immenses. Nous pénétrons même dans les entrailles de la bâtisse et découvrons la lingerie et les vestiaires du personnel. Tout a été réaménagé en 2010, ainsi que les salons, le bar et la terrasse du Club House. Le président nous laisse entre de bonnes mains. À l'entrée principale, Charles Houtart, directeur du golf depuis 17 ans, nous accueille. C'est lui qui "gère le quotidien". "Je m'occupe du suivi des membres, de l'organisation des compétitions et de la partie administrative", explique-t-il. Il nous conduit plus loin, au cœur du restaurant, où nous rencontrons Ludwig Lenief, directeur du lieu. "Je travaille ici depuis 22 ans, et je dois dire que c'est très agréable. Je joue au golf moi-même,

alors c'est un bonheur de côtoyer des passionnés." C'est ici que l'on peut venir reprendre des forces, entre midi et 15 heures, tous les jours sauf le lundi (mais le bar, lui, reste à disposition et le golfeur affamé s'y verra servir une collation). On peut y déguster une viande grillée, entre autres mets gourmands, dans la grande salle d'une capacité d'environ 70 personnes, mais aussi en terrasse, l'été. Elle peut accueillir une cinquantaine de convives. Au restaurant non plus, rien n'est laissé au hasard et le service est impeccable. En plus du décor et de l'accueil chaleureux, on profite d'une vue dégagée sur un parcours taillé de frais, bordé d'arbres à la coiffe nette et naturelle. Ludwig Lenief, directeur du restaurant du Club House.

Un environnement riche et protégé Chênes verts, cèdres de l'Atlas, épicéas, frênes, merisiers, bouleaux… Marc Lamour, responsable technique du Monte-Carlo Golf Club, énumère les types d'arbres présents sur le domaine. Chaussé de grosses bottes et bien couvert, il aborde le vaste sujet qu'est l'entretien du golf, dans un large sourire. "Ça fait treize ans que je travaille ici. Je suis entouré de treize jardiniers, dont mon assistant, Jean-Michel Delmotte." Il explique qu'avec le froid qu'il fait depuis septembre dernier, et surtout la quantité de pluie tombée dans l'hiver, on arrose très peu le golf et qu'avec de l'eau de source. "En été par contre, on peut passer 1 000 mètres cubes d'eau en huit ou dix heures. Mais nous avons des logiciels très performants qui ciblent précisément les besoins en arrosage. De cette façon, on consomme un minimum", indique-t-il. "Puis nous avons planté des graminées adaptées au terroir et peu gourmandes en eau. Nous avons fait un travail de fond important pour protéger l'environnement." Ce sont ces artisans du tapis vert qui donnent tout son relief au parcours. Il y a plusieurs zones et différentes longueurs d'herbe. Le green, de forme circulaire, arbore une herbe rase d'une hauteur d'environ trois millimètres. Autour du green s'étale le fairway, garni d'un gazon long de douze à treize millimètres, puis il y a le rough, herbe haute censée compliquer la tâche du golfeur qui a laissé sa balle s'égarer. 86 87

En haut, le parcours du Monte-Carlo Golf Club en 1954. En bas, le parcours actuel avec de nouveaux trous, mieux sculptés et plus vastes, davantage de rangées d'arbres et des routes permettant de parcourir le golf.


Fr é dér ic R u ffier-Meray, pr o fe s s e u r

Le golf, la passion d'une vie

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vec un père caddie-master au Monte-Carlo Golf Club, Frédéric Ruffier-Meray n'a pas traîné avant de taper ses premières balles. C'est aux alentours de cinq ans, en 1970, qu'il est happé par la passion du golf. Il dispute ses premiers tournois en qualité de professionnel en 1987. Après la France, il s'attaque à l'Europe où il joue en deuxième division. Puis il part à la conquête de l'Amérique, notamment en Floride, à Miami et Orlando, où il pratique en troisième division américaine. En 1993, le pro se tourne vers l'enseignement, au MonteCarlo Golf Club. Il œuvre aux côtés de deux autres professionnels, Jean-Marc Loustalan et Sophie Halsall.

Depuis 1993, vous vous consacrez exclusivement au coaching ? J'ai fait quelques tournois pour parfaire ma formation personnelle, et j'ai bien envie de faire de la compétition en seniors maintenant que j'approche des 50 ans (il en a 48, ndlr). Mais le coaching est le gros de mon activité. J'ai notamment accompagné les délégations monégasques aux Jeux méditerranéens lors de cinq éditions, de 1993 à 2009.

Au-delà de l'équipe première, quelles sont vos autres missions ? Je m'occupe de l'école de golf. Elle accueille trente enfants, de 10 à 16 ans, d'octobre à fin juin. Tous les mercredis après-midi, de 14 h 30 à 16 heures ou 16 h 30. Nous nous répartissons les groupes. Sophie Halsall s'occupe des 10-12 ans, Jean-Marc Loustalan entraîne les 12-14 ans, et je me charge des 14-16 ans, le groupe le plus perfectionné. Au sein du Monte-Carlo Golf Club, vous avez en charge l'équipe première… Oui, j'en suis l'entraîneur. Elle est composée de 23 joueurs qui ont entre 17 et 72 ans. Le capitaine est Charles-Henri Rey, le fils de Maître Rey. Les six joueurs sélectionnés pour les compétitions jouent en ligue régionale, catégorie promotion, et nationale, en troisième division. Nous nous regroupons toutes les deux semaines pour travailler la technique, le physique et la théorie. Chaque dimanche nous faisons des compétitions ici mais aussi à l'éxtérieur contre les équipes des golfs de Terre Blanche, de San Remo ou de Saint-Donat.

Tous les golfeurs peuvent solliciter vos conseils… Tout comme Sophie et Jean-Marc, je suis à la disposition des membres du golf, mais nous donnons aussi des leçons aux non-membres qui souhaitent découvrir ce magnifique parcours. J'interviens dans l'organisation et l'animation des compétitions inter-membres du dimanche, ainsi que dans le challenge des sociétés dont la deuxième édition aura lieu le 21 juin. Aussi, de mi-décembre à début mars, j'organise deux ou trois stages à l'étranger avec les membres qui souhaitent s'entraîner au soleil. Nous partons aux îles Canaries, à Ténérife, à Dubaï, au Maroc, au Portugal ou encore en Turquie.

É q uip e pre mière

"On cultive l'esprit club" début du mois de mai. "Le golf, c'est le sport d'une vie", rappelle Frédéric Ruffier-Meray. "On peut y jouer à tout âge. C'est pourquoi nous avons des joueurs de 17 à 72 ans dans l'équipe première. Pour les compétitions, nous les sélectionnons en fonction de leur forme du moment." "L'équipe est très engagée et l'esprit est excellent", complète Charles-Henri Rey, le capitaine de l'équipe. "Je suis passionné de golf depuis tout petit. C'est mon père qui m'a transmis cela. Depuis que je suis capitaine, j'essaie de cultiver un esprit club en faisant jouer les jeunes avec les seniors."

L

'équipe première du Monte-Carlo Golf Club est allée jusqu'en finale du championnat de France par équipes, promotion messieurs (inter-régions Sud-Est). Une fierté pour leur entraîneur, Frédéric Ruffier-Meray, et pour les golfeurs rouge et blanc. Les 23 représentants monégasques de l'équipe première s'entraînent d'octobre à fin avril, afin d'être au point pour les premières échéances du

"On a manqué d'un peu de réussite"

"Je suis très content d'eux", assure l'expert Ruffier-Meray. Les 10, 11 et 12 mai, sur la pelouse d'Aix-en-Provence, 23 équipes étaient prêtes à en découdre, club en main. Sept rouge et blanc étaient alignés, Charles-Henri Rey, Italo Bazzoli, Vincent Houtart, Damien Flachaire, Marco Simone, Mathieu Louppe et Jonathan El Baze. L'équipe première s'est inclinée en finale face aux joueurs de Lyon Chassieu. "On a réussi à gagner 88

deux simples sur les cinq", rapporte CharlesHenri Rey. "Puis on s'est faits battre lors du dernier match", déplore-t-il. "On a bien joué, mais on a manqué d'un peu de réussite. On est tombés face à des joueurs de très bon niveau avec un index compris entre 0 et 4 (les index des Monégasques se trouvent entre 2 et 8, ndlr)." Les formations de Bourg-en-Bresse, Toursainte, Nîmes Vacquerolles et Lyon Chassieu accèdent à la quatrième division nationale pour 2014. Les Monégasque, eux, restent en Promotion.

Une chute en championnat de Ligue

Avant le championnat de France, l'équipe première a disputé le championnat de Ligue par équipe de deuxième division messieurs, à Roquebrune-sur-Argens. Les 23 et 24 mars, Monaco jouait son maintien sur des greens inondés et a terminé cinquième sur huit équipes inscrites. Cela n'a pas suffi pour l'équipe fanion qui chute en troisième division pour l'année 2014, alors que Valcros et Aix-Marseille montent en première division et que Frégate et Sainte-Victoire se maintiennent.


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