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68MAG

20 NOVEMBRE 2017

A68

UNE SEMAINE SUR DEUX, VOTRE ACTU COMMERCIALE EN ALSACE

Haut-Rhin Sud ● 172 000 exemplaires

JEU CO

NCOUR

S

GAGNE

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Anniversaire

Photo Darek Szuster

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’achat un bon duets en jo z­vous Rendeg  13 ! en pa e

Une bougie pour Nanuq Créateur

de Contacts


À la une

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Mulhouse

Nanuq Un beau bébé de 120 kilos L’oursonne Nanuq, qui est devenue très rapidement l’ambassadrice du zoo  de Mulhouse, vient de fêter son premier anniversaire. Le 7 novembre 2016, Sesi, femelle ours polaire, donnait naissance à la petite Nanuq.  Un  moment  quasi  historique  sa­ chant  qu’il  s’agissait  là  de  la deuxième naissance d’ours polai­ re viable en France depuis 20 ans ! Une  vraie  réussite  pour  toute l’équipe du Parc zoologique et bo­ tanique de Mulhouse qui avait mis toutes  les  chances  de  son  côté afin de rendre l’événement possi­ ble.  Depuis,  la  petite  Nanuq  a  bien grandi  et  surtout  pris  du  poids. Elle  affiche  aujourd’hui  un  poids de  forme  situé  entre  120  et 150  kilos,  alors  qu’elle  ne  pesait que 400 grammes à sa naissance (contre les 360 kilos de sa mère). À  l’occasion  de  ce  premier  anni­ versaire, les équipes du zoo mul­ housien  ont  invité,  les  visiteurs  à fêter l’événement.  Tout comme ce même public avait participé au concours pour choisir un  prénom  à  l’oursonne,  il  était convié à apporter des cadeaux… Des  cerceaux,  des  pneus  et  des cônes  en  plastique  en  guise  de cadeau Mais  attention,  pas  n’importe quels  cadeaux.  Les  gens  ont  ap­ porté  des  cônes  de  signalisation, des  pneus,  des  cerceaux,  des seaux,  des  poubelles  ou  encore des cordes d’escalade…  Des  objets  en  plastique  qui  sup­ porteront  le  passage  entre  les pattes et la mâchoire de ce sym­ pathique  Ursus  maritimus.  Côté

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public, une  cinquantaine  de  cu­ rieux se sont retrouvés sur le deck de l’enclos des ours polaires afin d’observer  l’oursonne  ambassa­ drice  et  sa  maman  Sesi,  qui  fête d’ailleurs ses sept ans. u

La population et les visiteurs 

du zoo de Mulhouse sont invités  à faire des cadeaux à la  « petite » oursonne tout au long  du mois de novembre en  déposant ballons, cordes,  cerceaux et autres jouets pour  Nanuq à l’accueil de la boutique  du zoo de Mulhouse.

Paroles

Une cinquantaine de per­ sonnes ont assisté à l’anni­ versaire d’Anuq au zoo de  Mulhouse.  Une fête or­ chestrée en partie par Mari­ ne Baconnais, chef soigneur  animalier.  Elle était secon­ dée par l’aide­soigneur du  secteur.  Elle a accueilli les  visiteurs pour répondre à un  flot de questions. Des ques­ tions sur ce que mangeait  Nanuq, la couleur de son  poil, ses rapports ou non  avec son père installé dans  un enclos voisin, etc. Comme l’a expliqué Marine,  « On ne peut pas séparer  l’oursonne de sa mère. C’est  vers l’âge de trois ans que la  mère fera comprendre à  Nanuq qu’elle doit partir. Et la mettre avec son père  peut être dangereux. Il peut  avoir un comportement  violent ! ».

68MAG + est une publication de la Société Alsacienne de Publications • Président : Philippe CARLI. Directeur général, directeur de la publication : Jacques ROMANN. Contact publicité : 03.89.32.79.05. E­mail : ALS68MAG@lalsace.fr 68MAG ­ 18, rue de Thann ­ 68945 MULHOUSE Cedex 9. Impression SAP Mulhouse.


Insolite

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Bâle

Exposition Sortis des eaux du Rhin Du fossile au smartphone, ce que l’on peut retrouver au fond du Rhin est un  reflet de nos vécus changeants. Le musée d’histoire de Bâle en a fait le  thème d’une exposition qui sort du lot, « Surgis des flots ». Le Rhin est un étonnant réservoir d’histoires. Pour ceux qui en dou­ teraient,  il  suffit  de  plonger  dans l’exposition  inédite  qu’accueille  le HMB (Historisches Museum Basel) jusqu’au 4 mars 2018 et qui convo­ que  plus  d’une  centaine  d’objets divers  confiés  aux  bons  soins  du fleuve.  Ils ont été retrouvés lors des net­ toyages  régulièrement  entrepris dans le lit du cours d’eau, à Bâle. Les plus anciens ont 100 000 ans, les plus récents ont été repêchés il y  a  deux  mois :  des  lunettes  de soleil, des smartphones, un caque­ lon de fondue… Une vitrine présente tout l’équipe­ ment utilisé par deux cambrioleurs qui  ont  vidé  le  coffre­fort  d’une entreprise  la  nuit  du  8  avril  1960, emportant  plus  d’un  demi­million de francs suisses de butin. Grâce à un témoin qui les avait remarqués en train de jeter leurs outils dans le

cours d’eau, la police a pu les iden­ tifier et les interpeller…  « Aufgetaucht » (« Surgis des  flots ») au musée d’histoire de  u

Voleurs

Bâle (Barfüsserplatz) jusqu’au  4 mars 2018. Renseignements  sur www.hmb.ch, tarifs : 5 CHF  (de 13 à 20 ans) et 17 CHF  (adultes).

Une vitrine présente tout l’équi­ pement utilisé par deux cam­ brioleurs qui ont vidé le coffre­ fort d’une entreprise la nuit du  8 avril 1960, emportant plus d’un demi­million de francs suisses  de butin. Grâce à un témoin qui  les avait remarqués en train de  jeter leurs outils dans le cours  d’eau, la police a pu les identi­ fier et les interpeller…


Papilles

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Déguster

Quels vins pour quels plats ? Voici une petite sélection de vins à servir lors de vos repas de fête.

Avec un carpaccio de saint jacques  truffé ou une poularde de Bresse : Éternité blanc 2015 de Rhône, artisans vignerons :  Ce fleuron du cru Vaqueyras, est un  séduisant  assemblage  de  viognier,  grenache  blanc,  bourboulenc,  clai­ rette, roussanne, marsanne. Un ma­ gnifique nez fruité (abricot, fruits tro­ picaux), belle fraîcheur et rondeur en bouche. 30 €, www.boutique.rhonea.fr

Avec des queues de langouste : Clos  des  Langres  2015  du  domaine  d’Ardhuy Très agréable Côte de Nuits Villages. Un  chardonnay  riche  et  opulent  au  nez minéral et fruité (agrumes), avec une belle salinité en bouche contras­ tant avec des notes de fruits confits. 34 €, tél. 03 80 62 98 73 ou cavistes Avec un tournedos Rossini : La Noblesa 2013 du Château d’Or et de Gueules

Une cuvée  exceptionnelle  et  rare  (seulement  687  bouteilles).  Une  symphonie  à  base  de  syrah  (50),  mourvèdre  (40  %)  et  grenache.  Un  nez  envoûtant  de  fruits  noirs,  une  bouche  ample,  fraîche,  élégante  pour ce Costières­de­Nîmes.  39  €,  cavistes,  www.chateau­or­et­ gueules.com Avec une bécasse rôtie : Crozes­Hermitage Rouge 2015 du do­ maine Les Alexandrins Très joli Crozes­Hermitage, 100 sy­ rah, à la robe très sombre et au nez  complexe  (fruits  noirs,  note  fumée,  épices douces). Bouche fraîche aux  tanins fins. 18 €, tél. 04 75 08 69 44, cavistes Avec un coquelet au four accompa­ gné de pâtes aux truffes : Uldaric 2011 du château de Vauclaire  Un  assemblage  de  cabernet­sauvi­ gnon (85 %), de grenache (10 %) et de syrah.  Jolies  notes  épicées  et  frui­ tées (framboise, fraise) pour ce Co­ teaux d’Aix­en­Provence.  9,60 € départ cave, www.chateaude­ vauclaire.com.

La littérature  et ses recettes

Si vous alliez dîner chez Marcel  Proust, Virginia Woolf ou Raymond  Chandler, que vous offriraient­ils ?  Mark Crick répond à la question à  travers une série de savoureux  pastiches de quelques­uns des plus  grands écrivains du monde. Chaque  texte est une plongée dans un uni­ vers différent, racontée d’une voix  semblable à s’y méprendre à celle  de l’écrivain lui­même. La soupe de Kafka, éd. Baker Street,  17 €


Rendez­vous

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Noël

Sept pays pour faire vivre la magie C’est parti ! Ce week­end, du nord au sud de l’Alsace, vont s’ouvrir les  marchés de Noël. Chaque ville, chaque village, a ses traditions qui se  déclinent dans les « Sept pays de Noël ».

Noël en  Alsace,  c’est  un  émer­ veillement de tous les instants. Du nord  au  sud,  embarquez  pour  un voyage  à  travers  les  plus  belles traditions de noël. Débutez votre périple au nord, en bordure de la forêt d’Haguenau, au « Pays  des  mystères ».  C’est  ici que  sévit  le  légendaire  Hans Trapp,  ce  redouté  père  Fouettard qui punit les enfants pas sages ! Au « Pays des lumières », de Sa­ verne à Meisenthal, les semaines de l’Avent revêtent un éclat parti­ culier. N’est­ce pas ici le berceau du  « Christkindel »  coiffé  d’une  couronne de bougies ? C’est aussi ici que des artistes verriers conti­ nuent à confectionner des délica­ tes boules en verre pour décorer le sapin. Au  « Pays  des  saveurs »,  Stras­ bourg  et  ses  nombreux  marchés de Noël invitent à une balade sa­

voureuse. Cette  année,  Stras­ bourg  accueille  l’Islande,  dont vous  pouvez  découvrir  tous  les charmes, au Village islandais, pla­ ce Gutenberg. Le  « Pays  du  sapin »,  au  pied  du Haut­Koenigsbourg  et  du  Mont Sainte­Odile, fait la part belle au… sapin de Noël. C’est à Sélestat que l’on  trouve  la  première  mention écrite parlant de cet incontourna­ ble arbre de fête. Le « Pays des étoiles » s’étend du vignoble  jusqu’à  la  frontière  alle­ mande, à Neuf­Brisach. Les étoi­ les  y  brillent  nombreuses :  Col­ mar,  Kaysersberg,  Riquewihr,  Ribeauvillé,  Eguisheim…  Villes  et villages forment des écrins pitto­ resques  à  de  nombreux  marchés de Noël. Le  « Pays  des  veillées »  est  le plus petit et le plus intime des sept pays de Noël. L’Écomusée d’Alsa­

ce invite à vivre un véritable conte de Noël. Au « Pays des chants et des étof­ fes » dont Mulhouse est la capita­ le,  chaque  année,  une  nouvelle étoffe  exclusive  habille  les  étals des marchés et les rues, drape les façades de l’hôtel de ville.  En 2017, la cité du Bollwerk s’ha­ bille d’une étoffe bleu marine et or baptisée « Acanthus Festis ».  Du pied des Ballons des Vosges au Jura  alsacien,  de  Guebwiller  aux pays  des  Trois­Frontières,  con­ certs et chants participatifs réson­ nent dans les édifices et dans les cœurs. Toutes les dates des marchés de  Noël, le programme des  concerts et des nombreuses  animations à retrouver sur le  site internet  www.noel.tourisme­alsace

Coups de cœur

Les marchés de Noël,  petits ou grands, en ville  ou à la campagne, ont tous  leur charme que l’on sa­ voure au gré de ses bala­ des. Mais quelques mar­ chés sont incontournables. Strasbourg, est le plus  ancien. Il existe depuis  1570. Colmar séduit avec cinq  marchés, dont un réservé  aux enfants. Le cœur de la  vieille ville est décoré  comme dans un rêve. Mulhouse, au raffinement  discret, se drape dans des  tissus magnifiques. Ribeauvillé invite à un  savoureux retour vers le  Moyen­Âge. Riquewihr fait rêver au  cœur d’un décor féerique. Eguisheim mise sur  l’authenticité : la cité a été  récompensée par le label  « villes et villages de  Noël ». Guebwiller surprend avec  sa magie bleue. Altkirch fait rêver dans sa  forêt enchantée. Wesserling invite à une  balade poétique à travers  son parc.


À voir

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Viticulture

Un cheval à l’œuvre dans les vignes Labourer les vignes avec l’aide d’un cheval, permet de préserver les sols et  de fortifier ainsi les ceps. Avec son cheval Sittelle, Francis Dopff travaille  entre autres dans les vignes du domaine Dirler­Cadé à Guebwiller. Quoi de plus poétique que le spec­ tacle d’un cheval labourant les vi­ gnes ?  Depuis le début des années 2000, Francis Dopff intervient régulière­ ment dans les vignes du domaine Dirler­Cadé,  viticulteurs  à  Ber­ gholtz avec son superbe comtois.  Une  pratique  d’un  autre  âge ? Peut­être,  mais  l’utilisation  du cheval est indispensable dans cer­ taines parcelles inaccessibles aux engins mécaniques, car trop pen­ tues ou trop étroites. Sans oublier que le cheval, moins lourd  qu’un  tracteur,  va  donc moins  compacter  les  sols.  De plus, il ne va pas poser les pattes exactement  au  même  endroit,  ce qui contribue à mieux répartir les zones tassées et ainsi à préserver les sols.  Malgré sa taille imposante, Sittel­ le est d’une agilité et d’une rapidi­ té étonnante ! Francis Dopff a fort

à faire  pour  maintenir  la  charrue droite, mais parvient néanmoins à tracer un beau sillon rectiligne au milieu du rang ! Francis  et  Sittelle  interviennent

Une belle image

dans les  parcelles  du  grand  cru Kessler,  un  des  quatre  grands crus du domaine engagé dans une démarche  de  biodynamie  depuis 1998.

Photo L’Alsace

Plusieurs jeunes viticulteurs ont  recours à la traction animale  pour le labour. Pour Ludivine  Dirler, ce procédé s’inscrit tout  naturellement dans la démarche  du domaine qui travaille en biody­ namie. « C’est aussi très valorisant pour l’image du vin produit. Il faut  être à l’écoute de la musique du  vin, et la façon dont il a été produit  peut profondément modifier cette  partition ».


À savoir

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Animaux de compagnie

Le repos de nos amis à quatre pattes Aspach­le­Bas abrite un cimetière et centre d’incinération pour animaux  de compagnie. Les maîtres en deuil peuvent y rendre un dernier adieu à  leur petit compagnon et lui offrir sépulture, tombe, niche de colombarium. C’est  un  joli  petit  cimetière  dans un cadre verdoyant, avec ses tom­ bes  bien  fleuries,  parfois  ornées de  photographies,  son  colomba­ rium,  sa  fosse  collective  pour  les cendres  et  ses  plaques  commé­ moratives pleines de mots tendres et de souvenirs éternels. Mais ce cimetière­là n’est pas tout à fait comme les autres : ceux dont il  abrite  le  dernier  repos  ne  sont pas  des  humains,  mais  des  ani­ maux  de  compagnie :  chats, chiens,  cochons  d’inde,  reptiles, voire iguane. Créé il y a 25 ans par Émile Bren­ dlé,  ce  lieu  insolite  compte  200 tombes. 95 % des clients deman­ dent la crémation. La société pro­ cède  à  20  à  30  crémations  indivi­ duelles par semaine, soit, avec les collectives,  entre  300  et  400  ani­ maux incinérés par mois. Dans le colombarium, une grande case  est  réservée  à  l’école  des

chiens­guides d’aveugle  de  Cer­ nay, qui tient à offrir une sépulture à ces animaux qui ont loyalement servi leur maître non­voyant. Dans le  cimetière,  pas  de  signes  reli­ gieux, si ce n’est quelques phrases

Repos au jardin

d’un psaume sur une case du co­ lombarium.  À  lire  les  inscriptions sur  chaque  tombe,  on  mesure  la force  de  l’affection  qui  unissait  le maître et son animal chagrin. INFOS www.brendle.fr

Photo L’ALSACE/Thierry Gachon

La loi autorise d’enterrer son  animal de compagnie dans son  jardin, mais en posant un certain  nombre de conditions. D’abord,  l’animal enterré doit peser moins  de 40 kg, être enterré à au moins  35 m de distance des maisons et  des points d’eau. La sépulture doit  faire 1 m de profondeur. L’animal  défunt ne doit pas être posé dans  un sac plastique, et son corps doit  être recouvert de chaux vive. Pour un animal de plus de 40 kg, il  n’y a pas d’autre choix que l’équa­ rissage dans les 48 heures suivant  le décès. Il faut contacter sa mai­ rie et déclarer la mort de l’animal.


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Passion

Markstein

Migration Des oiseaux au sommet L’automne, les ornithologues se postent dans les cols vosgiens et  décomptent des oiseaux migrateurs. Chardonnerets, tarins des aulnes…  ils sont des centaines de milliers à filer vers le sud. Les oiseaux, Philippe Meyer ne s’y est  pas  intéressé  quand  il  était petit. La passion lui est venue plus tard, lorsqu’on lui a offert une pai­ re  de  jumelles  et  un  livre  d’orni­ thologie. Il  s’est  piqué  au  jeu,  au  point  de consacrer sa retraite à l’observa­ tion  et  au  comptage  des  passe­ reaux  et  autres  turdidés,  au  côté de  son  épouse,  Marie­Rose,  et d’autres amoureux de la nature. Ce  matin­là,  en  compagnie  de  sa femme et d’une autre passionnée, Liliale Bories, toutes deux assises sur un pliant, le voici posté comme la veille en bordure d’un couloir de vent  incurvé  dans  la  pente  d’une piste  du  Markstein.  5,5  °C,  un  temps nuageux mais qui n’empê­ che pas l’observation… les condi­ tions sont franchement automna­ les. Quant au vent il souffle fort, de l’ouest. De  quoi  réjouir  le  cœur  de  l’orni­ thologue. « Pour les oiseaux c’est un  vent  de  face.  Pour  franchir  la montagne, ils sont obligés de vo­ ler bas au ras de la chaume. Cela facilite le comptage », sourit Phi­ lippe Meyer, jumelles sur les yeux, avant de préciser à son dictapho­ ne : « Dix bouvreuils ».

Un essaim de tarins des aulnes se bat contre le vent Dans les cols, pour les ornithos, le vent d’ouest est synonyme d’abon­ dance. Au contraire du vent d’est, portant pour les volatiles en voya­ ge vers le sud­ouest, mais favori­ sant  leur  dissémination  dans  le ciel et des vols à haute altitude. À part le brouillard, il n’y a pas pire pour  le  décompte.  « Hier  c’était

vent d’est, nous n’avons dénombré que 300 oiseaux. » Le temps de noter le passage des bouvreuils,  un  essaim  de  tarins des aulnes zigzague, se bat contre le  vent,  et  louvoie  en  rasant  les herbes vers l’autre versant, la val­ lée de la Thur. Ils passent si près qu’on distingue l’éclat jaune fuga­ ce de leur plumage. « Ils  viennent  du  nord­est,  géné­ ralement  d’Allemagne »,  précise

Philippe Meyer.  Ce  matin,  sauf  la luminosité,  les  conditions  sont idoines.  « Une  journée  à  3000­ 4000 oiseaux », jauge­t­il. « Et de­ puis  hier  les  pinsons  du  nord  qui arrivent,  par  bandes,  parfois  mé­ langés  aux  pinsons  des  arbres. » Ces  fringillidés  de  la  famille  des passereaux représenteront le gros des  effectifs  de  la  matinée  (voir l’encadré) :  « Environ  les  deux tiers des oiseaux ».

Depuis 24 ans

Le Markstein est un des sites  français de référence d’ob­ servation des migrateurs.  Les comptages y ont lieu  depuis 1993 : « Cela fait  vingt­quatre ans que nous  suivons le site pour les mi­ grations postnuptiales  (automnales), et cinq six ans  pour les migrations prénup­ tiales (printemps) ». En tout,  une quinzaine de passionnés  se relaient, autour d’un noyau  dur (que ne renierait pas un  gros­bec en vadrouille) qui  œuvre en automne quasi­ ment à temps plein, aidé les  dimanches par les autres. Les données relevées sont  ensuite transmises au site  www.migraction.net Le suivi  dans le temps permet de  dresser un état des lieux des  effectifs, de connaître l’évolu­ tion des différentes espèces  (effondrement, croissance,  équilibres…). Elles revêtent une importan­ ce scientifique. Même si une  année ne ressemble jamais à  une autre et si les migrations  conservent leur part de mys­ tère. Ainsi, les oiseaux changent  parfois leur itinéraire d’une  année sur l’autre.


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Feuilleter

Des livres pour rêver, jouer, créer Ils nous accompagnent tout au long de notre vie, les livres. Voici une petite  sélection pour des idées cadeaux. La Légende de la Cigogne au Mont  Sainte  Odile.  ­  Féru  d’Histoire,  en  particulier celle du XIXe siècle, Her­ vé Pflieger signe aujourd’hui en col­ laboration  avec  Julie  Lauret  et  l’il­ lustrateur  Mathias  Gally,  un  conte  familial ­ pour petits et grands pré­ cisent­ils  –  qui  nous  emmène  au  cœur  de  l’Alsace  enchantée  du  XIXe  siècle  dans  un  passionnant  voyage  dans  certains  lieux  renom­ més faisant la richesse du patrimoi­ n e   d e   n o t re   b e l l e   ré g i o n   :  Eguisheim,  Kaysersberg,  le  Mont­ Sainte­Odile  et  l’Illwald  au  sud  de  Sélestat. Éditions du Signe., 11,90 €. Le  Méga­Quiz,  Pourquoi ?  Com­ ment ?  ­  Des  questions  adaptées  aux enfants dès 5 ans, dans 7 thé­ matiques différentes.  le corps hu­ main,  les  animaux,  les  sciences  et  découvertes,  les  devinettes,  la  vie  quotidienne,  la  terre  et  la  nature…  Coffret livré avec un plateau de jeun,

100 cartes questions, 1 sablier et un petit livret des réponses. À partir de  6 ans. 13,50 €, éd. Larousse Mon  tout  premier  Larousse  des  pourquoi ? ­ Un ouvrage qui répond  à tous les « Pourquoi » des enfants  et  auxquels  les  adultes  n’ont  pas  toujours la réponse. Avec des textes simples,  des  matières  à  toucher,  des volets à soulever. Dès 3 ans. 16,95 € éd. Larousse La  bière  c’est  pas  sorcier.  ­  De  la  création  à  la  dégustation,  Guirec Aubert initie le lecteur aux multiples processus de création de la boisson  alcoolisée la plus populaire du mon­ de. Il apprend comment brasser sa  propre  bière.  Des  accords  mets­ vins, des conseils de dégustation et  des recettes complètent ce livre. 19,90 €, éd. Marabout L’herbier  secret  du  druide.  ­  Des  plantes pour les hommes et les es­

prits, voilà  ce  que  propose  Pascal  Lamour,  docteur  en  pharmacie  et  druide.  Parmi  les  savoirs  que  les  druides nous ont transmis, la con­ naissance  des  plantes  figure  en  bonne  place.  Voyageant  de  notre  terre  vers  l’Autre  Monde,  le  druide  nous enseigne comment soigner le  corps,  l’esprit  et  l’âme.  Suivez  le  druide­apothicaire en terre de Bro­ céliande,  à  travers  les  landes  de  Bretagne  et  d’Irlande,  les  monta­ gnes galloises et la Gaule celtique et découvrez  plus  de  50  plantes  qui  soignent. 30, éd. Ouest­France 100  %  récup.  ­ Chandelier en rac­ cords  électriques,  suspension  en  moule  à  charlotte,  desserte  lumi­ neuse  en  tambour  de  machine  à  laver…  Max  McMurdo  propose  20  créations déco en matériaux de ré­ cupération  avec  des  explications  précieuses et illustrées. 15,95 €, éd. Dessain et Tolra

250 portraits

Passionné de musique et de  photographie, Claude Gas­ sian livre dans cet ouvrage  une insoupçonnable galerie  de portraits d’artistes fran­ çais, musiciens et chan­ teurs, réalisés au cours de  plusieurs décennies. Des  images pour la plupart ja­ lousement conservées,  comme un jardin secret. Il  les montre sous un autre  jour, plus authentique, loin  de l’image officielle, presque  anonymes. Au total, 250 photographies,  montrent la pluralité de la  chanson française, de Jac­ ques Brel à Daft Punk, en  passant par Jean­Jacques  Goldman ou NTM, Mylène  Farmer, Oxmo Puccino,  Alain Bashung, Vanessa  Paradis, Lou Doillon ou  Matthieu Chedid… Domini­ que A signe des textes per­ sonnels, décalés parfois,  mettant en lumière ses  impressions sur la chanson  française, en résonance avec  ces magnifiques photogra­ phies. Un magnfique cadeau  à (se) faire. Chanson française, Claude  Gassian, Dominique A, éd.  Glenat, 39,95 €


Cuisiner

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Recette

Tarte rustique aux Pink Lady® Twistez la traditionnelle tarte aux pommes avec cette recette savoureuse. Ingrédients Pour la pâte : 250 g de farine tami­ sée, 50 g de poudre d’amande, 1 œuf + 1 jaune d’œuf, 80 g de sucre casso­ nade, 100 g de beurre doux ramolli,  1 pincée de sel Pour  la  garniture : 4 pommes Punk  Lady®, 30 g de beurre doux, 1 sa­ chet de sucre vanillé, 1 jaune d’œuf,  1 grenade, 1 petite poignée d’aman­ des effilées, 100 ml de crème liquide entière,  100  g  de  sucre  glace,  les  graines  d’une  gousse  de  vanille,  2  cuill. à soupe d’eau de rose. Préparation Versez la farine tamisée et la poudre d’amandes dans un récipient. Ajou­ tez le beurre ramolli coupé en mor­ ceaux et le sel. Sablez du bout des  doigts. Faites un creux au centre du  mélange et ajoutez le sucre casso­ nade et les œufs. Mélangez L’ensemble des ingrédients jusqu’à  la formation d’une boule compacte.  Écrasez­la  avec  la  paume  de  votre  main, reformez une boule, envelop­ pez­la dans du papier film et réser­ vez au moins 1 heure au réfrigéra­

teur. Sortez la pâte 30 minutes avant de la travailler de nouveau. Épluchez les pommes et retirez les  trognons. Découpez­les en tranches épaisses.  Faites  chauffer  le  beurre  doux  et  le  sucre  vanillé  dans  une  poêle. Faites revenir les quartiers de pommes jusqu’à ce qu’ils caraméli­ sent légèrement. Laissez reposer. Préchauffez  votre  four  à  180  °C.  Abaissez la pâte sur un plan de tra­

Photo Delphine Constantini pour Pink Lady

vail fariné  et  déposez­la  sur  une  feuille de papier sulfurisé. Ajoutez  les  quartiers  de  pommes  caramélisées au centre en laissant  3 cm au bord. Repliez les bords li­ bres vers la garniture. Badigeonnez­les  avec  le  jaune  d’œuf  puis  parsemez  le  tout  d’amandes effilées. Enfournez pour  40 minutes de cuisson. Réalisez la crème chantilly : Versez la crème liquide, bien froide  et commencez à battre. Lorsque la  crème commence à mousser, ajou­ tez  le  sucre  glace,  les  graines  de  vanille  et  l’eau  de  rose.  Battez  de  nouveau  jusqu’à  ce  que  la  crème  s’épaississe  et  forme  un  bec  d’oiseau au bout du fouet. Placez au frais. Découpez la grenade en 4 et récupé­ rez les graines.  Lorsque la tarte est cuite, sortez­la  du four et laissez­la refroidir à tem­ pérature ambiante. Au  moment  de  servir,  ajoutez  une  belle quenelle de crème chantilly et  parsemez le tout de grenade.

La cuisine en BD

Patric Schoeny a enseigné la  cuisine pendant plus de 30 ans à  des adolescents en difficulté.  D’où l’idée de réaliser ce livre de  cuisine sous forme de… bandes  dessinées. Une façon originale de  transmettre sa passion d’une  cuisine naturelle et goûteuse.  Avec des recettes simples et  illustrées, des menus suivant la  saison. La cuisine facile en bande dessi­ née, 18 €, sur www.auxilivre.fr


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Papilles

Mixer

Cocktail time avec ou sans alcool Voici quelques idées de cocktails pour des moments festifs.

Pour les geeks

que, concombre…)  avant  de  ser­ vir. La  touche  du  barman  Stephen Martin, : Terminer par 3 gouttes de bitter.

Avec du rhum : Royal Cranberry Rivière du Mât : Mélanger 2 cl de rhum blanc Ri­ vière du Mât Master legend, 1 cl de  Triple  sec,  15  cl  de  jus  de cranberry  et  allonger  avec  du champagne. Appel legend Rivière du Mât : Mélanger 5 cl de rhum blanc Ri­ vière du Mât Master Legend, 13 cl de jus de pomme, ½ citron vert. Avec de la Fleur de bière : Cocktail Fleur Colilns :

Choisir un verre long, type verre à gin tonique. Ajouter des glaçons. Verser  2  cl  de  sirop  de  sucre  de canne, 2 cl de jus de citron vert, 4 cl de Fleur de Bière® Originale Wolfberger, 12 cl de tonic. Remuer délicatement à 3 ­ 4 re­ prises avec une grande cuillère. Exprimer un zeste de citron vert frais et le poser sur la glace. Pour encore  plus  de  goût  et  de  fraî­ cheur, ajouter de la glace pilée e t verser  dessus  2  cl  de  jus  frais (pomelo, grenade, melon, pastè­

Avec de l’eau minérale : Mojitos au kiwi et aux myrtilles : Mettez  4  kiwis  coupés  dans  un robot de cuisine avec 6 cuillères à soupe de sucre de canne et le jus de 2 citrons verts. Mixez jusqu’à obtention d’une purée épaisse. Écrasez  délicatement  80  g  de myrtilles à l’aide d’un pilon. Mettez quelques myrtilles dans 4 verres  puis  versez­y  la  purée  de kiwi, ajoutez 3 glaçons, puis ajou­ tez  quelques  feuilles  de  menthe et 3 tranches de kiwi. Rajoutez 2 autres glaçons, puis les myrtilles écrasées,  ajoutez  encore  des feuilles  de  menthe  ainsi  que quelques myrtilles entières (pré­ voir 50 g pour 4 verres). Versez  l’eau  gazeuse  Vichy  Cé­ lestins  et  mélangez  délicate­ ment.

Les recettes de cocktails, inspi­ rées des séries TV, du cinéma,  des jeux vidéo ou encore de l’uni­ vers BD, invitent à un voyage  fantastique : lait bleu de Star  Wars, Willy Wonka de Charlie et  la chocolaterie, Sangria sanglan­ te de The Walking Dead, White  Walker de Game of Thrones,  potion de vie de Warcraft, Bloody  Mary de Dracula, Ironman de The  Avengers… chaque univers se  décline avec ou sans alcool. Cocktails pour les geeks, Liguori  Lecomte, éd. Solar, 9,95 €


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68 MAG  

Une semaine sur deux, votre actu commercial en Alsace

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