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Jeunes Pages Numéro JP/08 du 31 janvier 2013

Magazine de promotion de la jeunesse

Guerre du Nord-Kivu: les jeunes étaient en forum (Page 5)

SOMMAIRE

3 Sommaire L’Assemblée Générale du Conseil National de Angle de vue: La jeunesse congolaise face aux enjeux de la guerre

L’Assemblée Générale du Conseil National de la Jeunesse c’est très bientôt ! (Page 4)

la Jeunesse c’est très bientôt !

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Guerre du Nord-Kivu: les jeunes étaient en forum

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Scoutisme : beau mariage entre Kinshasa et Brazzaville

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L’apprentissage organisationnel et l’utilisation des Nouvelles Technologies dans la promotion du travail des ONGs : un groupe de Jeunes fem-

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mes formées par OSISA

Excursion éducative : saine occupation, l’exemple à suivre ! Le Forum des jeunes sur le Crowdoutaids afin d’atteindre les OMD et les 3 zéros

La jeunesse congolaise face aux enjeux de la guerre Un angle de vue de Didier Pemba (Page 3) Jeunes Pages

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Les responsables des structures des jeunes formés sur la Gestions Axée sur les Résultats

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Législation congolaise et situation de la femme et de l’enfant : OSISA a offert une journée de réflexion musclée

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L’Invité: Monsieur Robert Lutundula Ahuka, Coordonnateur du GPAT DEVILE & ASSOCIES, Microbase-Opapsim, (Thème: Associations des jeunes et mobilisation de fonds) Sans être jugé, je suis déjà condamné ! Réchauffement climatique : l’injustice des jeunespages@yahoo.fr pays développés !

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Editorial Les léopards de la RDC ont été réellement performants à la CAN 2013 !

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était une grandiose illusion d’attendre une performance appréciable des léopards à la CAN 2013. L’entrée en lice de l’équipe nationale de la RDC a failli tromper. La nature n’est pas corruptible, les congolais ont vite retrouvé leur place : une élimination logique avec zéro victoire. En effet, après le match nul contre le Ghana, les congolais ont trop rêvé, jusqu’à oublier le vite-fait dans lequel ils ont participé à la compétition.

manière ridicule à Johannesburg, lui qui avait amené sa copine comme dans une excursion d’amoureux.

Où et quand est-ce que l’équipe a été préparée ? Il faut avoir préparé hier, pour satisfaire aujourd’hui. Des sélectionneurs se sont succédé et remplacés de manière rocambolesque. L’on en a connu plus de quatre dans 5 ans seulement. Des joueurs professionnels évoluant en Europe, plus de dix, sont dégoûtés et refusent jusqu’ici de jouer dans l’équipe nationale.

occupe pas de savoir comment Mputu Trésor est devenu « Mputu ».

Par Ali-Ben Kapeta

L’on comptait sur la magie de Claude Leroy. Celui-ci a été parmi les rares vieux coaches ayant pris part à cette édition de la CAN. A-t-il encore de l’initiative ? Le fait que pour la première fois il manque la qualification en quarts de finale à la CAN, c’est la preuve En toute logique, certaines nations peuvent regretter qu’il n’a peut-être plus assez d’arguments. leur élimination de la CAN, pas la RDC. D’ailleurs, au Quant aux causes lointaines, il faut dire qu’en RDC, la vu de l’impréparation qui a caractérisé la participajeunesse n’est pas prise en charge en rendant par tion des Léopards à la CAN, il y a lieu de dire que exemple disponible les terrains de sport, pour que la Dieu nous a fait cadeau : l’équipe la plus faible est nation rayonne demain. Pas d’infrastructures des sortie sans défaite. sports, aucune politique sportive, … L’on ne se pré-

Ces équipes qui sont admirées, à l’occurrence la Côtes d’ivoire, sont anciennes et préparées en toute responsabilité. La préparation de la génération Drogba a été amorcée il y a dix ans. L’équipe de Ghana est la même équipe des jeunes qui a été préparée pour jouer la Coupe du monde 2010, on a vu ces joueurs à la CAN Junior et au CHAN. Pour le cas de la RDC, jusqu’à un mois de la CAN, personne ne savait avec quelle équipe l’on allait jouer. La preuve est que l’on a vu le coach lui-même tâtonner lors des trois matches que l’équipe a livrés en Afrique du Sud. Quand est-ce que Youssouf Mulumbu, Lualua, Mbokani, Kabangu, Kasusula et Mputu ont appris à jouer ensemble et faire bon jeu ? Combien de matches de préparation ont-ils livrés avant la CAN ? Faute de l’entraineur, de la fédération ou du Gouvernement ? L’on a vu les supporters congolais dormant à même le sol à l’aéroport de Johannesburg. En outre, ces supporters n’ont que 250 dollars comme frais de mission, et le Conseiller aux sports du Ministre leur a collé un chef de délégation qui n’est ni travailleur au ministère, ni membre de la fédération. Les téléspectateurs congolais ont vu ce monsieur improvisé chef de délégation danser de

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La situation globale du pays tient la première responsabilité dans l’inefficacité des équipes nationales de toutes les disciplines. Avec une administration nationale rouillée, la population hyper affamée, et les dirigeants désintéressés. Même si l’on payait mieux le footballeur alors que le fonctionnaire est impayé, la performance tiendrait toujours au miracle. Nous pensons que les léopards ont même eu plus qu’ils ne méritaient. La normale était de sortir avec zéro point. Comme par surprise, la RDC a fait l’exploit du chiffre « 3 » : 3 points, 3 buts marqués, 3 encaissés, 3 matches joués, 3 remplacements à chaque match, en 2013, après 3 CAN manquée. Ceux qui attendaient le couronnement des Léopards n’avaient que leur foi et leur patriotisme comme base d’espoir. L’impréparation caractérise la RDC dans tous les domaines de la vie, même en politique. Quand certaines voix s’élèvent aujourd’hui pour parler du transfert de compétence politique des jeunes, les plus âgés se comportent comme dans une mangeoire, mais cela va nous rattraper tôt ou tard. Quant aux sports, le gouvernement n’intervient qu’à la dernière minute, avec l’illusion de satisfaire dans l’immédiat. Comportement de bonobos ! Nous pensons que pour réussir le mieux à faire est de mettre le paquet pour la promotion des sports d’âges. Celui qui fait aujourd’hui, le fait pour demain.

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Un angle de Vue

Didier Pemba Mabiala didimabiala001@yahoo.fr

LA JEUNESSE CONGOLAISE FACE AUX ENJEUX DE LA GUERRE Depuis la guerre de libération en 1997, amenée par l’AFDL avec Laurent Désiré KABILA, qui a la réputation d’avoir chassé l’un des plus grands dictateurs africains qu’était Mobutu SESE SEKO KUKUNGBENDU WAZABANGA, la République Démocratique du Congo ne finit pas de vivre ses guerres atroces, injustes et barbares. C’est dans un cycle infernal de belligérance que le peuple congolais est astreint à une destiné funeste, désormais. Sans vouloir faire une analyse profonde pour décrypter les causes de ces guerres, il se révèle noire sur blanc que la toile de fond de tous ces conflits armés récurrents, redoutables et répugnants, est la lutte autour du pouvoir ainsi que la balkanisation de la RDC. C’est par le bain de sang, la violence, le viol, le vol, le pillage des ressources, les crimes des droits humains tels les tueries, les massacres et bien d’autres atrocités, que se livrent les tortionnaires du peuple congolais pour obtenir un avenir radieux en RDC. Pendant que l’on pensait que tout congolais avait juré qu’après Sun City, le pouvoir au Congo ne saurait s’obtenir autrement que par les élections démocratiques, voilà qu’une fois de plus, des congolais, s’estimant lésés, n’ont pas hésité de retourner les armes sur leurs compatriotes, au sein de la population civile, qui n’ont rien à avoir avec l’objet de leur revendication ou le moins, qui n’appartiennent pas aux tenants du pouvoir, sinon à Dieu. C’est Goma, qui tombait le 20 Novembre 2012 aux mains des M23. Le M23 et la guerre Rwando-Ougandaise Tombée, sous la barbe du Gouvernement de la république, la ville de Goma, dans le Nord Kivu était sous les bottes rebelles dénommées M23. Ce groupe armé négatif, soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, est composé des militaires rwandais et des « Tutsi congolais », toujours à la solde du Rwanda, il exige le dialogue avec le Gouvernement congolais, qu’il accuse de ne pas respecter les accords conclus le 23 Mars 2009 avec le CNDP. Pour se faire mieux entendre, la prise de Goma n’a pas suffi pour ces marionnettes du Rwanda. Ils se sont livrés aux pillages, viols et tueries de la population locale, poussant ainsi des paisibles citoyens à l’errance. Les jeunes, les femmes et les enfants ont encore fait le frais de ce conflit de trop et d’intérêt uniquement rwandais et de celui de ses valets. Notre point de vue, est renforcé par des rapports combien troublants des Nations Unies et de bien d’autres Institutions Internationales qui indiquent que le Rwanda principalement, fournit armes, munitions, tenues et hommes de troupes de l’Armée Patriotique Rwandaise à l’ignoble conglomérat de M23. Malgré ces affirmations, la même Com-

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munauté Internationale exige des pourparlers entre le Pouvoir et les rebelles pour le rétablissement de la paix. Cependant, nous nous posons la question de savoir pourquoi la Communauté Internationale ne veut pas constater l’agression de la RD Congo par le RWANDA, au lieu de se cantonner à ne constater simplement que l’implication de celui-ci ? Au demeurant, nous savons, à coup sûr, malgré les atermoiements des deux camps, que les pourparlers qui sont actuellement en cours auront pour solution, l’octroi de quelques postes de décision au sein des institutions et bien d’autres arrangements qui régaleront les rebellés et apaiseront le Gouvernement ce, au détriment du peuple congolais. Les jeunes qui versent de leur sang, tels des victimes expiatoires… En tout état de cause, nous nous demandons où sont placés les jeunes. Quelle considération ont -ils devant le politique congolais? Et que représentent-ils pour le Congo ? Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies reconnait, lors de l’adoption en 1995 du Programme d’Action Mondial pour la Jeunesse (PAM) à l’horizon 2000 et au-delà, déclarant : « les jeunes, dans tous les pays, à la fois constituent des ressources humaines de première importance pour le développement et sont des agents déterminants de l’évolution sociale, du développement économique et de l’innovation technologique », en RDC la réalité est curieusement tout autre. La lecture que nous faisons dans la vie nationale est que le bien être de la jeunesse congolaise n’a que très peu préoccupé le politique congolais. Non seulement que le plan de développement du pays se fait sans l’implication de la jeunesse mais aussi la part accordée à l’épanouissement de la jeunesse n’est que dérisoire. Au Congo les jeunes sont bons pour servir de marchepied aux politiques. Dans la recherche de la conquête du pouvoir par les urnes, on les utilise. Car ce sont les jeunes qui sont à l’avant – plan et constituent la majorité de votants. Dans la prise de pouvoir par les armes, on recourt à leur service. Ils constituent la majorité des recrus et sont au front. C’est autant pour dire que les jeunes n’ont pas d’avenir au Congo, ils semblent être moins que rien. On a besoin d’eux, et très vite on s’en débarrasse. La démonstration de nos propos est l’illustration de ce que nous vivons depuis près de deux décennies et pas plus loin qu’il y a 5 mois avec l’épisode M23 et Gouvernement. Les victimes des guerres sont en majorités les femmes, les enfants et les jeunes, au sein de la

population, qui perdent leur vie, et dans les rangs des groupes armées, c’est particulièrement les jeunes qui versent de leur sang, tels des victimes expiatoires, pour des conflits provoqués par les autres. Cependant, lorsque le M23 exige parmi les préalables aux négociations, la présence des catégories de personnes devant prendre part aux pourparlers, il se rappel de tous les acteurs de la vie sociale sauf la représentation de la jeunesse dont les pairs leur ont permis d’atteindre Goma. Le Gouvernement de sont côté, ni dans sa délégation officielle ni parmi ses invités n’y a point accordé de l’importance. Pire encore, le Chef de l’Etat en consultation des différentes couches sociales n’est pas allé vers les jeunes. Par contre, lorsqu’il s’agit de les mettre devant les kalachnikovs, chars et canons des ennemis, le Chef de l’Etat recherche leur mobilisation massive, par personnes interposées (les leaders d’opinions) en s’enrôlant au sein des forces armées… La guerre, pour quelques raisons que se soit, est pire poison pour l’avenir de la jeunesse. Somme toute, au-delà de l’attitude de la Communauté Internationale et plus particulièrement des Nations Unies, ainsi que de celle des politiques congolais face à la guerre en RDC, nous sommes tentés à penser que la moralité ici est que pour se faire entendre, il faut user des kalachnikovs et que la lutte non violente n’a pas de place pour l’Afrique en général et le Congo en particulier. Nous devons savoir que le Congo ne se développera pas sans l’implication et la considération de la jeunesse. La guerre pour quelques raisons que ce soit, est pire poison pour l’avenir de la jeunesse. Il faut que toutes ses choses s’arrêtent sinon les jeunes s’assumeront un jour. Le jeu n’a que trop duré. Car les jeunes au Congo ne jouissent pas de leur jeunesse. Ils passent à côté de leur vie sans voir leur rêves les plus sublimes se réaliser, comme dans d’autres pays des humains faillibles, limités et mortels. Il est donc temps qu’en cette période des pourparlers, que les avis des jeunes soient recueillis au sujet de la guerre imposée par la Communauté Internationale via le Rwanda, avec la bénédiction de quelques traitres congolais et politiciens en mal de positionnement, sous couvert des rebellions, et qu’il leur accorde l’occasion de participer aux négociations. Agir de la sorte, relèvent à la fois de la participation des jeunes à la gestion de la vie sociale et politique, conformément aux recommandations du PAM de 1995 aux Gouvernements des pays l’ayant ratifié dont la République Démocratique du Congo. Let’s wait and see !

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L’Assemblée Générale du Conseil National de la Jeunesse c’est très bientôt !

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Assemblée Générale du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) devait normalement avoir lieu depuis septembre 2012, étant donné que la dernière session élective s’est tenue au mois de septembre 2009 et que la durée d’exercice est de trois ans. Le CNJ découlant de la volonté politique, le Ministre en charge de la Jeunesse s’est cette fois-ci investi pour que les fonds nécessaires à l’organisation de cette assemblée proviennent du Trésor public. Chose obtenue, toutes les dépenses liées à cette grande rencontre seront couvertes par l’Etat, l’on attend maintenant que le Ministère du Budget s’exécute. L’Assemblée Générale du CNJ aura donc lieu dès que les fonds sont décaissés, cela est très probable pour la fin du mois de février. Mais il y a cependant un couac dans ce processus d’obtention des fonds : le Gouvernement vient d’obtenir du Parlement un crédit provisoire pour couvrir les dépenses jusqu’au mois de mars en attendant le vote du budget national. Si donc l’on veut être logique et rigoureux, les fonds ordonnés pour la tenue de l’Assemblée du CNJ ne pourront être disponibles qu’en mars prochain. L’on espère que d’autres moyens seront trouvés pour pallier à la difficulté, parce que l’on est très en retard avec cette assemblée. Ces assises vont se tenir au Salon Présidentiel du Stade des Martyrs de Kinshasa et elles vont réunir une quatrevingtaine de responsables des organisations des jeunes à caractère national et des délégués provinciaux. L’on espère que cette assemblée va

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enfin marquer un nouveau virage dans le fonctionnement du CNJ, car on n’a jamais senti un réel leadership de ce Conseil sur le plan de la défense des intérêts des jeunes et de leur mobilisation et orientation. Plus grave, même lorsque le pays traverse une situation difficile de guerre, le CNJ ne prend toujours pas la parole et ne mène aucune

retrouvés égaux aux associations de quartiers et d’avenues; ils ont tous participé avec une voix délibérative. Le nouveau leadership du Ministère de la Jeunesse nous semblant plus ou moins convainquant, nous espérons que cette question des participants trouvera une réponse appropriée.

action. De même, lors des élections qui venaient de passer, le CNJ s’était encore montré inactif et sans initiative. Le bureau du CNJ s’est contenté de répondre aux invitations et prendre part aux activités initiées par les autres.

Les problèmes sont multiples au sein du CNJ, les jeunes n’oublieront pas cette fois d’être très regardants quant à l’âge de ceux qui vont prétendre diriger le Bureau du Conseil, car les falsifications et les dissimulations sont nombreuses actuellement et pourront encore tenter d’entrer dans un autre mandat. Le critère de compétence devra figurer en bonne place.

De notre point de vue, le CNJ devait être un moyen par lequel la jeunesse fait de la pression sur les gouvernants, et aussi un véritable cadre fédérateur des associations des jeunes. Le Conseil National de la Jeunesse devra toujours prendre de l’avant pour donner l’exemple et orienter les jeunes à tous points de vue.

Pour ce qui est de la crédibilité du processus d’organisation de cette assemblée, il faut reconnaitre que le Ministère en charge de la jeunesse a commis l’erreur de n’avoir pas organisé des Quant à l’assemblée, une autre ques- réunions préparatoires avec toutes les tion est de savoir quelles seront les grandes structures des jeunes. Mais il structures des jeunes qui méritent de n’est pas encore tard. prendre part aux assises. Car en 2009, La Rédaction les grands mouvements des jeunes, les réseaux, les jeunesses confessionnelles et autres grandes structures, se sont jeunespages@yahoo.fr


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Guerre du Nord-Kivu: les jeunes étaient en forum

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es jeunes sont enfin sortis de leur silence ! Le vendredi 28 décembre 2013, dans la salle polyvalente du Collège Boboto de la Gombe, s’est tenu le « Forum des Jeunes sur la situation du Nord-Kivu ». Plus de 300 leaders des jeunes ont pris part à cette rencontre initiée par le Réseau des Associations Congolaise des Jeunes contre le sida (RACOJ/Sida) et la Coalition de la Jeunesse Congolaise (CJC), avec l’accompagnement de l’ASBL « Action Jeunesse ». Les universités, les associations et grands mouvements des jeunes ont pris part à ces assises qui ont permis de mener une réflexion approfondie sur la situation de guerre qui indispose la RD Congo.

Les recommandations L’intégrité des recommandations contenues dans la déclaration se présente comme suit :

du pays, bien avant la tenue des concertations nationales en perspective ;  De veiller à la pleine participation des jeunes à tout le processus de restauration de la paix et de l’intégrité territoriale de notre pays, et ce, non seulement dans le volet militaire, mais également dans les volets diplomatiques et politiques.

Après la tribune d’expression et les Au Président de la République : travaux en groupes, les jeunes ont pro-  De tirer les leçons de cette situation duit et signé une déclaration officielle et de recourir une fois de plus aux contenant des recommandations multiples qualités (humilité, écoute, tolérance, etc.) qui lui avaient peradressées aux différents acteurs dont mis de pacifier le pays, de le remetprincipalement les gouvernants et la tre dans la voie de la démocratie en Au Gouvernement de la République : Communauté internationale. organisant les élections de 2006  De nous appuyer dans l’organisaque le peuple congolais lui avait fait tion d’un deuxième Forum citoyen remporter par reconnaissance ; de la jeunesse afin de nous permettre d’échanger avec les principaux  D’améliorer sa stratégie de commudécideurs nationaux et internationication avec son peuple et de l’anaux sur la situation dans le Norddapter davantage au contexte acKivu ; tuel où le pays est agressé ;  De déclarer l’état d’urgence et d’ac-  De nous octroyer des espaces à tracélérer la réforme de notre armée ; vers les médias afin de nous permettre de faire entendre notre voix  De mettre en place un commissaet de renforcer nos actions d’éducariat général de la jeunesse chargé tion et de mobilisation de nos Dans la Déclaration, on a pu retenir d’assurer l’éducation à la nouvelle pairs ; citoyenneté et la mobilisation de la que les jeunes ont tenu le Chef de l’Ejeunesse, de faciliter leur intégra-  De mettre en place une première tat pour principal responsable de la tion à la vie publique et de servir maison centrale de la jeunesse, situation qui prévaut actuellement à d’interface directe entre la jeunesse dans laquelle nous pourrons nous l’Est du pays parce qu’étant le garant et le Président de la République ; rencontrer, tenir nos réunions et de la Nation. Ils ont également  De recevoir les principaux responsamener certaines de nos activités en condamné le fait que les combattants bles des structures de jeunesse ortoute autonomie ; du M23 aient eu l’occasion d’être ganisées, afin d’échanger avec eux (la suite à la page suivante) écouté seulement parce qu’ils ont pris sur la situation actuelle dans l’Est les armes.

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6  De permettre notre participation A nos pairs, les jeunes congolais : Après le Forum... aux concertations nationales ainsi  De ne pas soutenir les rebelles ; En plus de la déclaration, les jeunes qu’à l’ensemble du processus vi-  De rejoindre le mouvement ci-

sant à restaurer la paix et l’intégrité territoriale de notre pays ;  D’appuyer nos actions citoyennes

contre la guerre dans le Nord-Kivu.

toyen que nous formons afin de faire échec aux tentatives de balkanisation de notre pays et de mettre nos dirigeants devant leurs responsabilités.

ont produit un plan d’action qui traduit leur intention de se mobiliser à grande échelle pour faire barrage aux actions diaboliques du Rwanda et garantir un avenir meilleur à la nation congolaise.

Le samedi 29 décembre, soit le lendemain du Forum, les jeunes se sont réunis à la Place commerciale de Limete (7ème Rue) pour une journée de solidarité avec la population du Nord-Kivu. Cette activité était organisée par « Action Jeunesse », avec la participation cette fois-là du RACOJ et de la CJC. L’activité a connu deux moments : un concert de musique patriotique et une tribune d’expression des jeunes. Signalons que les jeunes du RACOJ avaient improvisé ce A la communauté Internationale : Nous-mêmes, leaders et organisations dimanche, une marche qui est partie  De démontrer plus concrètement de la jeunesse congolaise, initiateurs et leur solidarité et leur amitié au signataires de la présente déclaration, du Jardin Botanique de la Gombe jusqu’à la 7ème rue Limete. peuple congolais ; nous nous engageons à :  D’élargir le mandat de la Monusco  Conscientiser et à mobiliser nos Par cette initiative, les jeunes congoafin de lui permettre de jouer un pairs, jeunes congolais, afin qu’ils lais auront évité des critiques complèrôle plus adapté au contexte de la puissent braver la peur, sortir de tes de toute part. On aurait condamné situation actuelle de notre pays ; l’indifférence, prendre leurs res- les jeunes d’avoir peut-être agi en  D’accélérer la mise en place de la ponsabilités et jouer leur rôle face retard ou inefficacement, mais l’hisForce Neutre Internationale pour à cette situation ; toire sera reconnaissante face à la stopper les hostilités dans l’Est de  Mettre les autorités du pays dejeunesse pour avoir osé. L’on espère notre pays ; vant leurs responsabilités ; que des actions de grande envergure  De prendre des mesures plus dra Soutenir sans réserves les instituconiennes à l’encontre des princiseront menées par ces leaders des tions de notre pays et à résister à jeunes afin d’atteindre les objectifs paux responsables de cette situatoutes tentatives d’instrumentalition, tels qu’ils sont cités dans les fixés dans leurs plan d’action adopté sation ou de manipulation contraidifférents rapports d’experts des au du forum. res au schéma républicain ; nations unies et d’autres organisations internationales ;  Mettre toutes nos potentialités Ali-Ben Kapeta  De soutenir les autorités de notre afin de contribuer aux efforts des pays dans leurs efforts pour mettre autorités pour mettre fin à cette fin à cette guerre. guerre injuste.

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7 Scoutisme : beau mariage entre Kinshasa et Brazzaville Kamakama, avaient effectué une traversée à Brazzaville en mai 2011, dans le but de clarifier certaine zones d’ombres dans le fonctionnement du mouvement scout au Congo-Brazza. L’appui de le FESCO au MSC a aussi été l’objet de toute une recommandation de la Concertation Scoute d’Afrique Centrale (COSAC) qui, à sa dernière conférence tenue à Libreville en 2009, a demandé à la RD Congo de susciter l’adhésion du Mouvement du Scoutisme Congolais à l’OMMS. Autres résultats de la rencontre La délégation congolaise était dirigée par le Commissaire Général de la FESCO, le Professeur Bertin Makolo Muswaswa, qui en plus des travaux de finalisation et signature du protocole d’accord ainsi que ceux d’harmonisation des textes légaux du MSC, a animé un symposium dans la grande salle des fêtes de la Direction Générale de la ne rencontre bipartite a eu lieu à Brazzaville, du 13 au Jeunesse. Ce symposium qui a connu la participation de plus 17 décembre 2012, entre la Fédération des Scouts de de soixante jeunes et adultes, était principalement axé sur la la RD Congo (FESCO) et le Mouvement Scout Congolais (MSC). structure organisationnelle et fonctionnelle de l’OMMS sur le Cela a été retenu lors de la visite de travail à Kinshasa de deux plan local, national et international. C’est donc à l’issue du hauts responsables du scoutisme du Congo-Brazza du 13 au symposium que le protocole d’accord a été signé pour mar15 octobre 2012, en vue de poser des bases d’une coopéraquer le partenariat entre la FESCO et le MSC. tion bilatérale franche entre les deux organisations scoutes nationales. A l’issue de cette visite de travail, les responsables D’autres résultats ont été aussi obtenus lors de cette rendes deux délégations scoutes nationales s’étaient convenus contre symbolique : trois stages de formation des chefs sur l’organisation d’une troisième visite de la FESCO à Brazza- scouts du Congo-Brazza ont été organisés, dirigés par les forville au mois de décembre 2012, avec l’objectif de formaliser le partenariat entre la FESCO et le MSC. Chose faite donc.

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Le but de la rencontre était de signer un partenariat entre les deux organisations scoutes et aider le MSC à s’organiser davantage jusqu’à devenir aussi membre de l’Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS). L’on peut comprendre ici que les scouts du Congo-Brazza n’ont jamais adhéré à l’OMMS, pour n’avoir pas rempli certaines conditions requises. La principale condition est celle de se constituer en une et une seule organisation scoute nationale, car l’OMMS n’accorde sa reconnaissance qu’à une seule association scoute par pays ; or, il existait plusieurs organisations scoutes au Congo-Brazza. Le partenariat Un protocole d’accord a été ainsi signé entre la FESCO et le MSC. Cet accord consacre le jumelage des activités, la gestion uniforme des responsables adultes et une collaboration étroite au niveau du Programme des Jeunes. mateurs scouts de Kinshasa qui composaient la délégation. En En plus du partenariat signé, la délégation de la FESCO a aidé plus, une assemblée générale extraordinaire du Mouvement à l’harmonisation des textes légaux (statuts et règlement in- du Scoutisme Congolais a été convoquée en vue d’adopter les térieur) du MSC selon les exigences de l’OMMS, afin de renstatuts ; cette assemblée se tiendra avec la facilitation de la dre le MSC à même de devenir membre de celle-ci. Signalons FESCO. qu’à l’occasion de leur visite de travail en RD Congo, le SecréAli-Ben Kapeta taire Général de l’OMMS, Monsieur Luc Panisood, et le Directeur du Bureau Région Afrique, Monsieur Frédéric Tutu

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8 L’apprentissage organisationnel et l’utilisation des Nouvelles Technologies dans la promotion du travail des ONGs : un groupe de Jeunes femmes formées par OSISA

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u 26 au 30 Novembre 2012, le Programme Genre de la Fondation Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA), a organisé à Kinshasa en marge des 16 jours d’activisme, une formation à l’intention des jeunes femmes, sur L’apprentissage organisationnel et l’utilisation des Nouvelles Technologies dans la promotion du travail des ONGs, en vue de confirmer la volonté de la femme de partici-

ne ONG, une ASBL ou une ONGDH. Car nombreux ignorent qu’avant de créer un mouvement associatif, il faudrait avant tout bien comprendre et bien connaitre l’objectif poursuivi. Il était question de parler aussi des préalables juridiques qui donnent aux ONGS l’autorisation de fonctionner, selon les juridictions des pays, y compris le cas de la République Démocratique du Congo. Comment les statuts des ASBL

initiatives. Le deuxième sous thème qui a porté sur la compréhension des concepts information et communication, avait sa raison Par Nora Ipanga d’être parce qu’il fallait rappeler aux participants, leaders communautaires, les techniques de la communication pour la bonne marche des associations, qui sont un atout dans l’atteinte des objectifs fixés, étant donné que les ASBL visent le changement de comportements des individus.

Enfin, le troisième sous-thème consistait à parler des réseaux sociaux qui à l’heure de la mondialisation, constituent les moyens par excellence pour qu’une organisation apporte de l’information à ses personnes cibles, ses membres et ses partenaires et le public; les réseaux sociaux facilitent aussi les discussions entre toutes ces catégories de personnes précitées. Ainsi, l’inper au développement (ou épanouisse- et des établissements d’utilité publique ternaute devient acteur par la lecture, la rédaction et le partage des diffément) des organisations qui militent en devaient se présenter ? Quelles sont matière des Droits de l’Homme ainsi les conditions diverses à remplir ? Tel- rents commentaires. que d’autres thématiques. Situé sur les étaient les questions qui ont fait Les participants ont été suffisamment l’avenue Lubefu, le bureau de OSISA a l’objet des échanges. outillés, chacun d’eux a bénéficié, d’uété pour la unième fois un cadre qui a Toujours dans le premier sous-thème, ne part, de la Loi portant dispositions réuni des jeunes femmes, des structugénérales applicables aux associations res différentes déterminées dans sans but lucratif et aux établissela promotion du leadership jeune ments d’utilité publique; et d’autre en général, et des jeunes femmes part, d’un programme informatien particulier. que (sur CD) de planification pour le manager. En effet, pour bien exploiter le contenu de la formation, le thèLa formation a connue la particime général a été subdivisé en pation d’au mois 35 jeunes femtrois grands sous thèmes, à savoir mes qui, intéressées par la chose, l’apprentissage organisationnel, étaient motivées pour la restitules techniques de la communication au près des membres de leurs tion, et les réseaux sociaux qui sont les discussions avaient également por- ONGS respectives. des canaux par excellence des nouvel- té sur les qualités d’un bon manager ; A la satisfaction de tous, la clôture de les technologies dans la promotion du et quelques techniques de collecte des l’activité a été sanctionnée par la remitravail des organisations. S’agissant de fonds, c’est-à-dire comment les ASBL se des brevets par le Directeur Pays l’apprentissage organisationnel, il était et ONGs devaient s’organiser pour led’OSISA. important de parler de la création d’u- ver des Fonds afin de financer leurs

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Excursion éducative : SAINE OCCUPATION, L’EXEMPLE A SUIVRE !

rofitant des journées fériées du 16 et 17 janvier, consacrée respectivement aux héros nationaux que sont Patrice Emery LUMUMBA et Laurent Désiré KABILA, une jeune superviseur des pairs éducateurs du RACOJ/SIDA a réuni ses collègues encadreurs des jeunes du groupe KIZITO et ANNUARITE (KA) de la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la Commune de KALAMU, pour une excursion de causerie éducative d’une journée, sur les questions de santé sexuel et reproductive des adolescents et jeunes. L’activité s’est déroulée à quelques encablures de la gare ferroviaire de KIMWENZA, une des cités périphérique de Kinshasa, entre 10 heures et 18 heures. La participation était composée de 9 jeunes filles et l’animation de la causerie était assurée par deux autres superviseurs des pairs éducateurs du RACOJ/ SIDA (tous garçons). La causerie a tournée autour des questions ci après :  Adolescents qui suis-je ?  Hygiène intime ;  Les relations (vie amoureuse et la sexualité) ;  Les Infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida ;  Le fonctionnement des organes génitaux ;  La préventions des grossesses non désirées. La convivialité à la pointe des méthodes Pour réussir une conversation avec les adolescents et jeunes, 3 objectifs doivent être atteints : Le premier objectif à atteindre est de briser la glace. Il s’agit d’aller à la recherche de la convivialité. Le deuxième objectif est la communication efficace. C’est la phase qui consiste à lever les tabous : ce sont les barrières sociales liées à plusieurs considérations telles que la coutume, le genre, les codes dans le parler, etc. Le troisième objectif à réaliser est la clarification des faits. Il est important, si l’on veut garder l’écoute des adolescents et jeunes, de ne pas réprimer un comportement, si néfaste soit-il. Il faut plutôt le soumettre à une épreuve de causalité. De cette manière l’adolescent sera devant une balance de valeurs. Ce qui lui permettra d’adopter un comportement responsable. C’est à cela que la causerie éducative avec les jeunes filles encadreurs des adolescents de la paroisse Saint Joseph de

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Matonge s’est conformée. Les animateurs étaient jeunes, les sujets débattus l’étaient sans tabou. Une ambiance d’amis a caractérisé les causeries du groupe. Du reste, l’activité était participative. Les participantes étaient elles-mêmes à la base des matières développées et susci-

taient des débats contradictoires entre elles d’abord et avec les animateurs par la suite. A la recherche de la libido La préoccupation majeure des participantes était centrée sur les relations amoureuses et les rapports sexuels. Si pour les relations amoureuses les jeunes filles se demandent encore comment vivre une relation de fiançailles ou d’amitiés profondes et sérieuses sans rapport sexuel, il n’en est pas moins pour les préoccupations d’un rapport sexuel épanoui. C’est à ce niveau que les mythes, sarcasmes et faussetés bourrent encore la vie sexuelle dans le milieu jeune. Et partant, les jeunes n’ayant pas développé certaines compétences psychosociales, cèdent à la pression de leurs pairs. Plusieurs fois les amies n’ont cessé de poser des questions par la formule « on a souvent dit que… » ; sans savoir qui a dit et pourquoi il l’a dit. Mais curieusement, contrairement à ce qu’on a toujours pensé qu’un jeune garçons pour satisfaire une fille durant l’accouplement il doit avoir un gros pénis, aucune de nos amies participantes n’a abordé la préoccupation de la taille du pénis ; si ce n’est que savoir comment atteindre leur orgasme pendant le coït. C’est-à-dire pendant que le pénis est encore en érection. Les participantes abordaient toutes ces question dans l’idée d’envisager une vie conjugale heureuse. Il y a lieu de souligner également que malgré la vulgarisation pendant au moins 2 décennies, l’utilisation correcte et systématique du préservatif pose encore problème, les informations erronées tournent encore dans le milieu des jeunes,

mêmes intellectuelles, voire universitaires. Le travail dans ce domaine est loin d’être accompli, assurément, si l’on veut atteindre, l’objectif zéro nouvelle infection à VIH, que s’assigne l’ONUSIDA et tous les acteurs partenaires de la lutte contre le VIH/Sida. Aussi, la maîtrise du calcul du cycle menstruel reste encore très préoccupante chez les filles, même majeures. Il y a notamment le calcul du jour d’ovulation qui porte confusion chez les jeunes. J’ai compris que …, j’ai appris que…, je décide que… Le feedback de la journée a été rendu possible par l’évaluation, qui consistait à répondre à haute voix, en complétant les bouts de phrases telles que : j’ai compris que…, j’ai appris que…, je décide que … et je regrette... Quelques phrases n’ont pas manqué d’attirer notre attention, à savoir :  Je suis contente de n’avoir pas passé ma journée inutilement ;  J’ai appris que chaque garçon comme chaque fille est une spécificité distincte des milliers d’autres, et partant, chaque couple d’amoureux est une réalité différente ;  J’ai appris que rien ne sert de courir, le mieux à faire c’est de vivre sa vie ;  J’ai appris que la monotonie tue les relations amoureuses des jeunes;  J’ai compris combien le dialogue est important et salutaire dans une relation et dans les rapports intimes ;  J’ai compris l’importance de l’utilisation des services de la PTME (Prévention de la Transmission Mère-Enfant), dans la lutte contre le VIH/SIDA ;  J’ai découvert qu’un PVV peut se surinfecter ;  J’ai découvert l’existence du Kit PEP qui peut sauver notamment dans les cas de viol; et du Kit PREP;  Je décide d’aborder les questions de la sexualité avec mes petits frères et sœurs sans détours de langage.  Je décide d’approcher les relations de mes petites sœurs adolescentes pour les canaliser plutôt que de leur faire la guerre. La Rédaction (JEUNE PAGE se réserve le soin de recueillir pour le prochain numéro, les propos d’une des participantes à la causerie éducative).

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10 Le Forum des jeunes sur le Crowdoutaids afin d’atteindre les OMD et les 3 zéros

Le

salon rouge du stade des Martyrs de Kinshasa a été  Le contexte actuel de lutte contre le VIH/Sida en RDC : un cadre propice qui en ce premier mois de l’année quelles avancées ? 2013, a réuni les jeunes en forum pendant deux jours, sur le  L’intégration VIH/Sida et Santé de la Reproduction: quels Crowdoutaids en vue de contribuer à l’accélération de l’atrésultats ? teinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement  Quel partenariat entre le système des Nations Unies et les (OMD), soit du 18 au 19 janvier. L’objectif de ce forum était que les jeunes puissent proposer les voies et moyens qui pourront aider l’ensemble de la population congolaise en générale, et la jeunesse en particulier, pour pouvoir se mobiliser autour de Crowdoutaids, qui est une stratégie issue d’une approche « Crowd Sourcing » utilisant la foule comme source d’information. Élaboré dans le cadre de New Generation Leadership Strategy, Crowdoutaids a été la première stratégie dans l’histoire des nations, organisée en ligne, reliant ainsi cinq milles jeunes via les réseaux sociaux. Cette approche donne les stratégies pour réussir une meilleure prévention du VIH avec les jeunes.

jeunes en faveur de l’accélération des OMD 5 et 6 et post 2015 ?

 L’appropriation des enjeux liés à la lutte contre le VIH et Santé de la Reproduction par les jeunes à travers les méLes jeunes leaders qui ont pris part à ce forum ont montré dias ; combien il était temps de pouvoir s’engager soit même dans  Jeunesse dans les politiques et les stratégies de lutte au la lutte contre le VIH/Sida, qui à ces jours n’est plus qu’un niveau national: quels défis ? problème de santé, mais également et surtout un problème

Après des bruyants exposés, la place était aux débats qui ont donné du goût aux jeunes présents à ce forum de réfléchir sur les actions à insérer dans la feuille de route ainsi que sur la mise en place du réseautage virtuel des jeunes participants via les médias sociaux. La dernière journée quant à elle, a permis de comprendre comment devait s’organiser des mobilisations sociales des jeunes pour l’accélération de l’atteinte des OMD en RDC, et de franchir les obstacles qui empêchent les jeunes de s’engager pour un leadership de la jeunesse dans la riposte au VIH/ Sida.

de développement. Les thèmes Durant la première journée, les participants ont échangé sur plusieurs thèmes, notamment sur :

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A savoir que les intervenants à ce forum n’étaient pas seulement les experts du système des Nations Unies, il y a également eu les exposés des jeunes leaders des associations et mouvements des jeunes, qui n’ont pas hésité de partager leurs expériences avec les participants. Nora Ipanga jeunespages@yahoo.fr


11 Les responsables des structures des jeunes formés sur la Gestions Axée sur les Résultats

D

ans l’idée de renforcer leurs capacités techniques, soixante responsables des structures des jeunes ont été formés sur la Gestion Axée sur les Résultats, lors d’un atelier organisé à cette fin par le Groupe Consultatif pour l’Emploi des Jeunes (GCEJ/YENRDC). L’atelier en question a eu lieu du 22 au 23 janvier 2013, dans le Salon Rouge du Stade des Martyrs. Cette activité a été totalement financée par le Ministère de l’Emploi et Prévoyance Sociale, ce qui est une premiè-

re, car depuis des lustres, le Gouvernement n’appuie pas financièrement les associations des jeunes. Bien que le thème de l’atelier ait été autrement énoncé, l’essentiel de la formation a porté sur l’entreprenariat des jeunes en vue de lutter contre le chômage. Des experts du BIT (Bureau International du Travail), du FNM (Fonds National de Micro-finance) et de la FENAPEC, ont été mobilisés pour animer la formation.

Ci-dessous les commentaires des jeunes recueillis lors des interviews accordées au magazine Jeunes Pages Alain NKATUKULU, Coordonnateur du GCEJ/YEN-RDC.

Madame Louise DEMBO, Coordonnatrice Monsieur Gérard IZE, jeune chômeur de l’ONG SOPROP/Kinshasa.

Jeunes Pages : Bonjour Monsieur Alain, entant que coordonnateur du GCEJ, quelles sont vos impressions concernant la tenue de cet atelier ? Alain Nkatukulu : Je salue d’abord votre initiative des médias sociaux. Quant à mon impression, c’est une satisfaction totale d’être une fois de plus avec notre Jeunes Pages : Bonjour Madame, poubase. Nous sommes toujours dans les bureaux des ministres, des partenaires, … vons-nous savoir ce que vous pensez de mais aujourd’hui c’est une occasion pour cette formation ? Louise Dembo : Avant toute chose, je nous de suivre ensemble avec nos pairs jeunes et leaders d’organisations des salue l’initiative du Ministère de Travail jeunes, cette formation sur la Gestion et Prévoyance Sociale pour avoir pensé Axée sur les Résultats. Car nous risquons aux jeunes. Avec cet atelier je pourrai de naviguer à vue, et si nous naviguons à dire que c’est du pragmatisme. Je pense vue, nous n’atteindrons jamais les résultats. Que ça soit dans nos petites associa- qu’avec ça, les jeunes cesseront de restions, nos grandes associations ou nos ter dans les nuages, ils auront les deux plateformes, il faut atteindre les résultats pieds sur terre, ils vont commencer à à tout prix. Aujourd’hui, à l’issue de l’ateconcevoir quelque chose, jusqu’à ce que lier, les résultats sont atteints. Les soixanla chose sera pratiquée. Parce que si te jeunes ont appris les notions de base c’est un projet sans action, ça ne repréde l’entreprenariat associatif, et les brevets sont remis. Et on a présenté le Fonds sente rien. Mais avec ça, je pense que les National pour la Micro-finance, ce qui jeunes iront jusqu’à poser des actions était un des objectifs spécifiques. concrètes, parce qu’ils ne seront pas Jeunes Pages : qu’est-ce que vous attenseuls dans la chose, mais ils seront acdez des jeunes qui ont pris part à cet atecompagnés par le gouvernement. La lier ? preuve en est que le premier intervenant Alain Nk.: Ce que nous attendons des de ce matin, nous a rappelé que c’est jeunes, c’est la mise en pratique de tous ces enseignements dans nos associaune initiative du gouvernement, le Fonds tions, savoir transformer les faiblesses de National pour la Micro-finance, donc cela nos associations en forces, afin que tous vient vraiment appuyer et concrétiser ensemble nous puissions concourir à la tous les projets qui seront élaborés par création d’emploi pour les jeunes dans les jeunes. nos milieux associatifs.

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Jeunes Pages : Bonjour Monsieur Gérard, pouvez-vous nous dire quelles sont vos impressions ? Gérard Ize : Je suis très content pour avoir participé à cet atelier, ça vraiment était question de renforcer les capacités des jeunes ainsi que des leaders des organisations. Cette formation m’a vraiment impressionné parce que nous avons maintenant quelque chose, c'est-à-dire un plus dans ce que nous savions. Jeunes Pages : Que souhaiteriez-vous après cette formation ? Gérard : En tout cas je souhaite à ce que tout ce que nous avons appris ici ne soit pas lettre morte, qu’il y ait suivi et puis mise en pratique. Et là je pense ça va encore nous aider, nous les jeunes, à pouvoir nous en sortir, c'est-à-dire à créer nous même des emplois pour sortir de la pauvreté. Nora Ipanga et Ali-Ben Kapeta

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Législation congolaise et situation de la femme et de l’enfant : OSISA a offert une journée de réflexion musclée

’organisation internationale Open Society of Southern Africa, Osisa en sigle, en marge de la clôture de ses activités pour l’année 2012, a offert à la jeunesse estudiantine et des organisations de la société civile de la République Démocratique du Congo, une journée de réflexion sur les questions de la femme, notamment sur la révision du Code de la famille, la femme et l’agri-

le Code de la famille comprend tant de dispositions légales qui choquent, surtout en rapport avec les droits de la femme et la situation des enfants.

né les provinces de la république, ont eu à prendre la moyenne des points de vue par rapport à cette autorisation maritale, et ont estimé qu’on ne pouvait pas libérer totalement Par Hélène Kanku la femme comme ça. Mais maintenant les choses ont évolué, dans la mesure où on a remarqué de plus en plus qu’il y a des hommes qui utilisent cette autorisation maritale pour pouvoir nuire à leurs femmes quand ils ont des problèmes. C’est devenu une arme pour mater plus la femme même lorsqu’il n’y a pas de raison d’être ; c’est seulement pour empêcher la femme de s’épanouir. C’est pourquoi moi je dis qu’il faut que chacun de nous, au sein des ménages, au sein de la famille, se mette à sa place. Que la femme fasse ses droits et ses obligations, l’homme aussi, chacun se porterait mieux. Dans un foyer où règne l’harmonie, je ne pense même pas qu’il puisse y avoir l’autorisation maritale. Quand il y a amour dans un foyer, il n’y a pas l’autorisation maritale. Au fait, le mariage doit se baser sur l’amour, l’amour, et aussi comme la Bible le dit, la femme doit penser avoir à l’idée que c’est l’homme qui est le chef du ménage. Je crois qu’on n’aura pas besoin d’autorisation maritale. Si chacun jouait son rôle.

La Constitution de la RDC à son article 11 stipule que tous les humains sont libres et égaux en dignité et en droit ; l’article 14 sur la parité, parle de la représentation équitable de la femme au sein des institutions nationales, provinciales et locales, alors que le Code de la famille à son article 448, dit que la femme doit avoir l’autorisation de son mari dans tous les actes qu’elle pose. L’article 449 du même code dit qu’au cas où cette autorisation ne lui serait pas donnée, la femme devra s’adresser au conseil de la famille ou au Tribunal de Paix. Les différents intervenants à la Conférence ont culture, enfin la femme et la construc- estimé que cette situation ôtait la femtion de paix. C’était le jeudi 13 décem- me du pouvoir de décider sur son propre bre 2012, dans la salle de Conférence de sort. Fleuve Congo Hôtel, situé dans la comLa loi doit être le reflet de la société, ditmune de la Gombe. on, elle est une réponse à des questions Comme on le sait, la condition féminine spécifiques, une solution aux problèmes demeure encore une préoccupation majeure dans les institutions de la RDC, nombre d’associations qui militent pour l’autonomisation de la femme continuent de fournir des efforts pour accompagner le gouvernement dans ce sens. Raison pour la quelle, Situation des enfants OSISA a pensée organiser une conféLes intervenants ont révélé par exemrence-débat pour inviter la jeunesse ple que la Constitution (art 41) définit estudiantine et celle des organisale mineur comme tout enfant de tions des femmes et jeunes filles, à moins de 18 ans alors que le code de pouvoir s’approprier de la chose afin la famille (art 352) dit que l’homme de s’engager dans cette lutte. Plus de palpables dans le vécu quotidien de la peut contracter le mariage à 18 ans ré150 participants ont pris part à cette population. volus et la femme à 15 ans révolus. En conférence-débat. Qu’est ce qui a pu inspirer les législateurs outre, cet article du Code de la famille Pourquoi la révision du Code de la congolais pour concevoir que la femme ait est en contradiction avec la Convention l’autorisation de son mari dans tous les relative aux droits de l’enfant. famille ? actes qu’elle pose ?

Il existe dans le Code de la famille autant Réponse de Madame MUJINGA (oratrice) de dispositions qui posent problème. Mme Mujinga : Tous les intervenants Avec l’évolution de la société, le Code de l’on dit, la société évolue; à l’époque la famille parait archaïque, dépassé dans vous savez, la société était telle qu’elle certaines de ses dispositions. D’où la était, la femme était réellement sous nécessité de le réviser. l’autorité totale de son mari. Alors les Selon les avis des participants au débat, initiateurs de cette loi, après avoir sillonLe Code de la famille a été promulgué le 1er aout 1987 et devait entrer en vigueur en 1988, mais cela n’a pas été fait. Ce code a eu le mérite de concilier les éléments du droit moderne avec le droit traditionnel ; on recourait, à l’époque, au décret du 4 Mai 1995 du Code civil.

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13 Monsieur Robert Lutundula Ahuka, Coordonnateur du GPAT DEVILE & ASSOCIES, Microbase-Opapsim. Thème: Associations des jeunes et mobilisation de fonds Jeunes Pages : Vous venez d’animer l’atelier de formation des leaders des organisations des jeunes sur la Gestion Axée sur les Résultats, dites nous, de manière pratique, comment peuvent faire les associations des jeunes qui naissent aujourd’hui ou encore ces jeunes qui viennent de prendre part à ladite formation, pour disposer des projet qui puissent les rendre capables d’accéder aux financements ? L’Invité : Oui, pour les associations des jeunes qui naissent ou qui viennent de naître, ils doivent d’abord, dans un premier temps, dresser la liste de membres de l’association, et être pendant plus au moins trois mois en règle de leurs cotisations, pour prouver aux bailleurs de fonds qu’il y a une volonté d’aller en avant. Et puis, il faut qu’ils arrivent à dresser une planification de leurs activités pour montrer que ce n’est pas une action ponctuelle, mais c’est une action qui va durer dans le temps, mais ils manquent plutôt de l’accompagnement. Il faudrait donc qu’on vous retrouve en court de route avec ce qu’on appelle le plan d’affaire (Business plan en anglais). Une fois que vous avez-vous-même des axes qui prouvent que les gens peuvent vous accompagner pour atteindre un objectif primordial, et qui vous permet vousmêmes aussi de vous valoriser, de vous auto-prendre en charge, là vous pouvez essayer. Parce qu’il y a beaucoup d’opportunités dans le secteur qui vous concerne, de contacter aussi des experts qui vont vous guider pour que votre projet soit éligible en fonction des bailleurs de fonds. Parce que chaque bailleur de fonds a des spécificités, il faut d’abord avoir un projet standard, quand vous avez un projet standard, vous allez maintenant vers les spécificités de ce bailleur de fonds et je crois qu’il n’y a pas assez des problèmes, avec toutes les possibilités de pouvoir vous en sortir. Jeunes Pages : La loi portant organisation des Associations sans but lucratif et établissements à caractère public prévoit qu’à sa création, une association doit avoir sept membres, mais aujourd’hui par rapport à votre expérience, vous qui recevez et traitez des projets des associations, quand les bailleurs soumettent les questions telles que : « définissez le nombre de personnes rémunérées, des bénévoles, … n’est-ce pas une exigence de plus de la part des bailleurs ? Puisse que là, le nombre des membres doit dépasser sept. L’Invité : Non, non. Les sept dont on a parlé, c’est dans le comité. Vous pouvez vous rendre compte qu’il y aura personne dans les sept que la loi prévoit, qui soit permanent.

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Les sept font partis du comité directeur, mais l’association peut avoir cinquante personnes, et il y a quinze personnes qui sont dans les activités permanentes. Donc le bailleur n’à rien à voir avec le nombre de personnes opérationnelles. Mais on voit votre activité, votre projet, et on regarde les impacts que vous rechercher. Parce que dans une association, moi je peux venir dans votre association, je mets de l’argent mais, je viens participer seulement au conseil d’Administration; donc, ce n’est pas un problème. Les sept, ça c’est pour dire que la Loi prévoit qu’il y ait un président, un vice-président, qui y ait des conseillers, qui y ait un organe dirigeant, qu’il y ait une trésorerie et l’adjoint, qui il y ait un commissaire aux comptes, qu’il y ait un chargé des relations publiques, …, c’est cette équipe là qu’on suppose être l’équipe dirigeante. Mais l’activité sur le terrain n’a rien avoir avec ces gens là qui viennent occasionnellement, mais, c’est le projet qui est géré autrement, il peut être gérer par dix ouquinze personnes, qui font rapport au conseil d’administration. Jeunes Pages : Pensez-vous qu’au sortir de cet atelier les jeunes sont maintenant capables de pouvoir entreprendre des projets ? L’Invité : Oui, parce que la façon dont nous avons mené l’atelier était trop pratique, et dans l’évaluation de l’atelier par les apprenants eux-mêmes, on a constaté que sur les cinquante participants qui ont répondu au questionnaire d’évaluation, il y au moins 40% qui ont dit être très satisfaits, qu’ils appréciaient jusqu’à donner une cotation très élevée de très bien; parce qu’on avait 4 cotations, il y a eu au moins 40% dans la cotation Très Bon, il y a encore eu plus de 30% dans la cotation Bon, et le reste dans la cotation Moyen. Donc, il n’y a eu personne dans la cotation Médiocre. Il y a Un groupe de travail se concertant

eu appropriation de la stratégie de présentation des projets, et comme la méthodologie était que après la formation ils vont rester pendant dix jours, entrain de corriger leur propre projet pour amener aux amendement, ce qui fait qu’on va retrouver d’ici 10 jours, des gens qui sont capables de se rapprocher vers la faisabilité des projets. Jeunes Pages : un dernier mot ? L’Invité : C’est moi qui vous remercie.

Réalisé par Nora Ipanga

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A

Sans être jugé, je suis déjà condamné !

ces jours, dans nos différentes chaines de télévision, l’on se trouve dépourvu de l’un de nos droits les plus légitimes, en l’occurrence celui de la présomption d’innocence, lequel est reconnu à toute personne, même attrapée en pleine flagrance ou encore même par l’acclameur public. L’accusation par celui-ci n’est pas toujours absolue, car elle peut être entachée probablement soit d’erreurs sur la personne ou sur l’objet, soit encore d’un sentiment subjectif en l’encontre de l’acclamé. En effet, à en croire aux divers textes juridiques nationaux (allusion faite ici à la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006, telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution, en son article 17 in fine) et internationaux (notamment le Traité de Rome du 17 juillet 1998 portant Statut de la Cour pénale internationale à l’article 66 alinéas 1), toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif devant la juridiction compétente conformément au droit applicable. Ceci peut être compris en d’autres termes, comme dans le sens où la personne justiciable (ou poursuivie) a le plein droit, quels que soient le degré et la nature de son infraction, d’être considérée comme n’ayant point commis l’acte pour lequel elle est arrêtée.

gées, comme étant d’emblée coupables; fait qui porte sûrement entorse à la personnalité de l’intéressé, d’autant plus qu’une fois son image ternie à ce point, même si après le jugement définitif l’individu ressort acquitté, nul ne pourra douter de la conséquence qui en découle, dans la mesure où ce dernier risque de ne plus bénéficier de la même confiance, de la même notoriété dont il jouissait jadis dans sa société. La chaine de télévision Molière TV, avec son émission « Kin Makambo » qui est très suivi à Kinshasa, est la plus débordante dans le jugement avant procès. Cette chaine présente des sous-titres qui condamnent directement des personnes qui sont simplement présumées coupables du fait qu’elles auraient commis des forfaits, selon les commentateurs et les interviewés. La chaine conclut donc à la place du juge en écrivant des soustitres comme : « un voleur happé … », « un criminel arrêté », « un parent violeur de sa fille », etc. Tant d’autre chaines de télévision sont aussi connues dans ce dérapage médiatique à Kinshasa. Ce qui est encore déplorable, c’est le fait que les journalistes de ces chaines pensent que les prévenus sont obligés de répondre à leurs questions, les policiers aussi le pensent car ils obligent ces prévenus à parler devant les caméras. Aussi, les policiers et journalistes s’arrangent parfois pour faire danser des voleurs présumés, et ces images sont rediffusées plusieurs fois et épinglées dans les génériques des émissions.

Par Aiglon Muleku

Par ailleurs, cela est dû à l’ignorance dans le chef de l’accusé de ses droits, car aux termes de l’article 18 alinéas 2 de la Constitution, l’on retient que toute personne arrêtée doit être immédiatement informée de ses droits … C’est ainsi que nous nous posons la question de savoir si dans les textes régissant le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, s’appliquant ad hoc aux chaines de télévision et aux fréquences des radios, ne prévoient pas de dispositions dans ce sens devant réglementer ce secteur.

Puisse les autorités en la matière cesser de faire fi et de rester bouche baie face à ces inquiétudes, afin de participer et de contribuer au respect des droits individuels en poursuivant les missions du domaine, qui ne sont rien d’autres que celles d’informer, de Autre gravité, lors de la présentaformer et de divertir. Seulement voilà, ce n’est malheu- tion publique de ces prévenus, les poreusement pas ce que l’on vit à travers liciers s’évertuent à livrer des secrets nos multiples chaines de télévision qui de sécurité en disant comment ils opèdiffusent des images et sons des per- rent ou comment ils vont procéder sonnes arrêtées et non encore jupour remonter des filières.

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15 RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : L’INJUSTICE DES PAYS DEVELOPPES !

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ans la grande complexité de la nature de la vie terrestre, sont prévus tant de mécanismes jouant à l’équilibre même de la biosphère passant pour le socle de l’écosystème planétaire.

d’une partie des glaces des régions polaires, sécheresses, inondations, changement climatique, etc. De ce fait, il est bien évident que l’on soit pris en sandwich par le grand fléau planétaire du réchauffement climatique.

Il est aujourd’hui bien élucidé que la planète terre dispose d’une couche énorme servant de bouclier de protection contre les différents rayons solaires, notamment les ultraviolets très nocifs à la vie terrienne d’une part, et des soupapes permettant l’élimination des gaz provenant de l’activité terrienne d’autre part. Il s’agirait bien de la couche d’ozone. Au fait, cette couche est indispensable à la vie des êtres vivants sur terre, car elle stoppe les rayons ultras violets que nous envoie le soleil. Ces ultraviolets sont extrêmement dangereux pour l’homme, car ils provoquent les cancers de la peau. Leur absence serait donc catastrophique pour la survie de l’homme. Mais aujourd’hui les diverses activités entreprises dans la planète et essentiellement l’industrialisation, favorisent exponentiellement la production de certains gaz, notamment le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), qui substituent les molécules d’eau au grand méfait que ceux-ci ne se renouvellent pas rapidement et donc ne peuvent pas assurer la fonction de soupape conservant ainsi toute chaleur dans la planète; d’où le concept de gaz à effet de serre, un phénomène naturel. Mais il est perturbé par les gaz rejetés dans l’atmosphère et par certaines activités humaines : cette pollution de l’atmosphère renforce l’effet de serre et entraine un réchauffement climatique préjudiciable à l’environnement.

Le danger actuel Au regard de la menace imminente des cataclysmes émanés par ce fléau, une panoplie d’initiatives a été prise malheureusement non contraignante; pour preuve, en 2009, suite à la crise économique, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 1,3%, mais en 2010 le taux de croissance de ce gaz a augmenté de 3%, comme c’était le cas de 2000 à 2008. Ce taux peut encore augmenter considérablement les années prochaines avec la forte croissance de la Chine et de l’Inde, et leur recours au charbon. Et maintenant l’injustice ...

Les sommets ne cessent d’être organisés dans cette optique, on se souviendra de Kyoto, de Rio, de Copenhague et de Durban, qui ont témoigné le caractère international de la menace. De nombreux pays ont voté à Kyoto une réduction de 5,2% de l’émission de 6 principaux gaz à effet de serre, mais les USA et la Russie ne l’ont toujours pas voté, curieusement aucune sanction n’a été prise à leur endroit, mais ils demandent aux Africains et aux Brésiliens de ne plus déboiser, car la foret constitue le plus grand piège de ce gaz, principalement le CO2, alors que l’on sait que ces populations ne vivent que de leurs forêts à travers le champ ou l’agriculture, la chasse et surtout l’énergie. AusL’effet de serre naturel si, la forêt constitue un secteur très important pour alimenter les caisses publiques. Si on se met tous d’accord que Il permet de retenir la chaleur solaire à la surface de la terl’on doit cesser avec les activités de déboisement pour re. Sans cet effet, la T° moyenne sur terre serait de -18°C protéger la planète, les pays pollueurs dont les Etats Unis, alors qu’elle est de +15°C aujourd’hui. Donc, l’effet de serre la Russie, l’Inde et la Chine, qui du restent sont responsaest un phénomène naturel indispensable à la vie sur terre. bles de cette situation et en tirent profit, doivent permetMécanisme de cet effet tre aux populations africaines et brésiliennes de survivre. Donc ces pays devaient bénéficier des financements venant Le soleil émet en permanence le rayonnement : lumière de ces grands pollueurs, au cas contraire ce serait de l’invisible, infrarouge et ultraviolets qui se propagent dans justice comme c’est le cas aujourd’hui. l’espace, une partie de ce rayonnement solaire traverse Pour constater l’implication de la communauté internatiol’ozone et est absorbé par la surface. La terre émet en retour un rayonnement infrarouge, c’est ce qu’on appelle le nale par les biais des Nations Unies, il est impératif de dégagement de la chaleur en direction de l’espace. Cepen- considérer le sauvetage de la planète par l’éradication de ce fléau comme, un acte d’héroïsme devant siéger dans le dant, une partie de ce rayonnement infrarouge est renchef de tout humain car ce n’est qu’ensemble que les efvoyée en direction de la surface terrestre par gaz de l’atforts scrupuleux de chacun s’avéreront salutaires pour la mosphère appelés gaz à effet de serre. planète. La combustion de la couche d’ozone ouvre la voie libre aux Josué Mokolonga et George Kabala ultraviolets qui menacent aussi la vie sur la planète terre, en provoquant la hausse de la température mondiale, font

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Délassantes

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Ce qu’il faut écrire sur la couronne mortuaire Par téléphone, la famille d’un défunt dicte aux pompes funèbres ce qu’ils doivent écrire sur la couronne mortuaire qu’on placera sur le cercueil : « Repose en paix ». Quelques minutes plus tard, la famille rappelle de nouveau : Nous aimerions ajouter après « Repose en paix » les mots suivants : « auprès de l’Eternel », s’il y a encore de la place bien sûr. A l’enterrement, tout le monde pouvait lire sur la couronne : « Repose en paix auprès de l’Eternel, s’il y a encore de la place bien sûr » !

Tu ne veux pas aller au ciel ? Un certain dimanche, la catéchiste Nora demande aux apprenants : Qui veut aller au ciel ? Tout le monde lève la main, sauf Bobette. Nora demande à Bobette : Tu ne veux pas aller au ciel ? Celle-ci répond : Je veux bien, mais maman m’a dit Par Aiglon Muleku que si après le catéchisme je ne rentre pas tout de suite à la maison, elle me tape ; c’est pourquoi je n’ai pas levé la main !

Parole aux lecteurs

JEUNES PAGES Coordonnateur du magazine : Ali-Ben Kapeta

Bonjours et merci, nous allons apporté nos critiques et suggestions, mais déjà félicitation pour le travail abattu. Mays ZOLA, Coordonnateur Provincial RACOJ-SIDA/ Bas-Congo

Bonjour Ali, Merci infiniment pour ces pages qui développent des aspects importants de la vie des enfants congolais.

Directeur de Rédaction : Didier Pemba Mabiala Secrétariat de Rédaction : Josué Bompenza

Emmanuel Madilamba Yamba-Yamba, Inspecteur Général Adjoint Chargé de l'enseignement technique et professionnel.

Marbre : Nora Ipanga et Ali-Ben Kapeta

Cher Ali, Je te remercie pour ce numéro. J'espère en recevoir le plus souvent possible. Prince M.

Rédaction : Didier Pemba Nora Ipanga Hélène Kanku Josué Bompenza

Merci Cher Ali pour ce nouveau numéro. Ce n'est qu'une première impression après lecture de l'édito de cher Mabiala Didier. Mes félicitations pour cette réflexion. Et je voudrai qu'il accompagne cela avec des suggestions et pistes de solution, à soumettre aux Un groupe de travail se concertant politiques. Je n'ai pas encore lu tout l'article, peut-être qu'il y a pensé dans la suite, je ferai mon commentaire définitif après lecture du magazine. Mes salutations et mes remerciements à toute la grande équipe de la rédaction pour tout le travail abattu. Au plaisir. Anonyme

George Kabala Aiglon Muleku Ali-Ben Kapeta Contact : 16 avenue Lokele, C/Gombe, quartier Citas, (réf.: Mosquée Citas), Bureau RACOJ/Sida, Kinshasa/RDC. +243 997 36 25 75 +243 89 84 24 588

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Premier numéro de l'année 2013

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