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Scope

8

janvier 2011

Votre Journal d’informations

éditorial

LE MONDE DES CEREALES N'EST PAS UN MONDE VIRTUEL.

M

ême si depuis 5 ou 6 ans nous sommes passés de 10 % de blé avec un

prix fixé sur le Matif à 90 voire 95 % aujourd’hui, il ne faut pas oublier que nous produisons une matière première pondéreuse qui génère des contraintes :

• Gestion de la contrainte des volumes par des capacités de stockage importantes. • Contrainte de la logistique qui nous oblige à optimiser nos transports pour alimenter nos débouchés.

• Contrainte de la qualité, notamment, sur les taux de protéine du blé, sur la présence de mycotoxines (attention dans les années humides), pour satisfaire nos clients et conserver nos parts de marché. • Dernière contrainte, la plus récente mais peut-être la plus emblématique de notre époque, la financiarisation de nos marchés et particulièrement celui du blé. Pour pouvoir engager du blé sur le Matif, AGORA doit apporter au même instant une contre partie financière pour garantir l'opération. Ce financement est proportionnel au volume traité, à la précocité des engagements, à l'évolution du Matif et représente aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d'euros.

Mais ne gâchons pas notre plaisir. Aujourd’hui, le marché du blé est rémunérateur. La structuration de CEREMIS, les outilsproposés par AGORA, engagement Prix de Campagne, Mat@gri objectif, nous permettent de saisir toutes les opportunités que propose le marché. Simplement, gardons à l'esprit, que même si le marché est attractif, nous ne sommes encore qu'à six mois de la moisson et que des évènements climatiques bien réels peuvent aussi se produire chez nous. Ayons du bon sens, de la mémoire et restons dans un monde réel.

Thierry DUPONT - Vice-Président d’Agora


MARCHE DES CEREALES toujours plus haut

EN DATE DU 18 janvier 2011 En ce début 2011, les marchés agricoles semblent rejouer une partition qui avait déjà été la leur il y a trois ans. Des accidents climatiques en série provoquent des hausses brutales des prix mondiaux. Dans quelques pays, on assiste à des émeutes, sinon de la faim, au moins de la vie chère. Si en 2008, les cours se sont envolés vers des sommets, s’expliquant par la répétition de plusieurs récoltes mondiales médiocres (2006 et 2007), l’envolée des cours de la récolte 2010 ne s’explique que par des problèmes de production sur cette même campagne : canicule estivale en Russie et dans la région de la Mer Noire, pluies diluviennes qui touchent l’Australie, et enfin une certaine sécheresse en Argentine.

Blé Le marché est, certes en alerte sur la quantité disponible mais plus encore, il est préoccupé sur disponibilité de blé de qualité meunière. Par ailleurs, la logistique pour assurer les échanges mondiaux pourraient faire défaut  : En Australie, il est bien difficile d’évaluer les retards que vont induire les dégâts causés par les inondations sur les infrastructures du pays. Aux US, la logistique de chargement des bateaux est à la limite de la saturation. En France, le rythme des exportations françaises est tel que la plupart des opérateurs estime que nous ne pourrons le tenir jusqu’à la fin de cette campagne. L’incertitude est, donc, de mise chez les acheteurs qui cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. Plus récemment, l’actualité est animée par les émeutes en Afrique du Nord, semble-t-il motivées par des prix alimentaires élevés, en particulier ceux du pain. Depuis début janvier, l’Algérie, le Maroc et l’Egypte sont revenus, pour certains précipitamment aux achats, soit pour calmer l’inflation sur les prix alimentaires, soit pour constituer des stocks stratégiques. Dans le contexte annuel de faible disponibilité sur le marché mondial, la nouvelle récolte sera fort attendue et l’état des cultures sera déterminant !

Maïs La compétitivité actuelle du maïs conduit à l’accélération de son  incorporation en alimentation animale. En parallèle, le contexte international devient de plus en plus tendu. Les conditions climatiques en Argentine conduisent la plupart des analystes à revoir leurs prévisions de récolte à la baisse. Malgré tout, actuellement, la transmission de la tension du marché mondial sur le marché européen ne s’effectue pas. De plus, la baisse du fret maritime permet des importations de maïs, notamment rendu Hollande ou dans les ports bretons.

COLZA Le marché des oléagineux n’aura pas marqué de pause à l’occasion des festivités de fin d’année. Soutenu par la hausse du pétrole et par la demande alimentaire, le prix des huiles végétales caracole, entraînant avec lui le prix des graines oléagineuses. La hausse des cours de l’huile et des tourteaux permet de maintenir des marges de trituration satisfaisantes. La trituration européenne a peu ralenti son activité pour le moment. La demande en graines reste donc bien présente.

Jean-Xavier MULLie Directeur Général d’Agora


CEREMIS, PROFESSION : Commercialiser vos productions

Depuis le 1er juillet 2010, CEREMIS a pris les rênes de la commercialisation des productions des adhérents des coopératives AXION, CERENA, UNEAL, Coopérative de Rosières, La Santerroise, Grainor, Ets Houssin et AGORA. Avec 3 à 4 millions de tonnes selon les récoltes, CEREMIS se place à la 2ème place française des structures de commercialisation.

Focus

L’objectif prioritaire est de proposer la meilleure réponse possible aux attentes des industriels et des exportateurs et de valoriser ainsi de manière optimale la production des livreurs. Ainsi CEREMIS assure en relation avec les services d’exécution céréales de chaque partenaire toutes les expéditions de la campagne. Ceremis peut s’ appuyer sur un outil logistique très important (stockage de 2,8 MT), en combinant des moyens fluviaux (38 points de chargement), ferroviaires (11 points de chargement) et portuaires (30 000 T à Rouen et 110 000 tonnes à Dunkerque).

Président : Didier PIOT

Ludovic Masson Chef de silo Attainville :

Président du Directoire : Jean-Xavier MULLIE Directeur Général : Christian CORDONNIER

" Durant toute la campagne, Ceremis est notre interlocuteur privilégié pour assurer nos expéditions dans les meilleures conditions. "

Effectif : 14 personnes Tonnage commercialisé : 3,8 millions de tonnes Nombre de sociétaires : 8

Nos produits

Nombre d’agriculteurs : 10 000

orge brasserie 4 % colza 5 %

Le top 5

des structures de commercialisation en France (source Agro distribution janvier 2011)

Récolte 2009 en millions de tonnes

1 AXEREAL

4.1

2 CEREMIS

3.8

3 SOUFFLET AGRICULTURE

2.9

4 CEREVIA

2.8

5 CHAMPAGNE CEREALES

1.8

Depuis quelques années, la complexité des marchés s’est accrue, financiarisation, marché à terme, produit structuré  ; CEREMIS s’entoure donc de compétences sur ces thématiques, conçoit, développe des outils de mise en marché à destination des producteurs (Mat@gri Objectifs, options en ligne, prix ferme répliqué...). Conscient de cette complexité, AGORA vous proposes régulièrement des rendez-vous d'informations en région et animés par Guillaume PAEPEGAEY.

feverole 2 % pois 1 %

maïs 5 % orge 9 %

Blé 74 %

Nos débouchés meunerie 3 %

brasserie 3 %

biocarburants 5 %

alimentation animale 40 %

export 24 %

DG ceremis Christian CORDONNIER " L'Union CEREMIS a émergé pour amener des solutions aux organismes collecteur en matière de méthode de commercialisation."

amidonnerie 26 %

Pour plus d’informations : www.ceremis.fr


AGROFORUM Un premier grand rendez-vous réussi AGROFORUM a réuni plus de 400 personnes ce 11 janvier dernier à la salle Pommery de Clermont.

« Comment conjuguer Agronomie, Economie et Ecologie ? » tel était le fil conducteur de la journée introduite par notre Président Joël Cottart qui a rappelé les convictions de la coopérative : continuer à améliorer les techniques culturales pour relever le double défi environnemental et économique. C’est en travaillant sérieusement en agronomie que nous pourrons gagner en compétitivité tout en s’adaptant à la volatilité des marchés, et aux objectifs environnementaux tel qu’ECOPHYTO 2018. Au programme de la journée, plusieurs experts en désherbage, pulvérisation et environnement. C’est en toute neutralité que l’ensemble des intervenants a pu expliquer les mécanismes de résistances aux herbicides, présenter les techniques alternatives de désherbage, approfondir les leviers de l’optimisation de la pulvérisation, présenter les techniques Bas volumes et afficher les nouveaux enjeux environnementaux dans le cadre des BAC Grenelle notamment.

Résistance des adventices

Désherbage mécanique

Ludovic Bonin - arvalis institut du végétal

Gilles Salitot - chambre d’agriculture de l’oise

Extrait : "Pour faire face aux résistances des adventices aux herbicides, plusieurs leviers d’action sont à mettre en œuvre, d’abord agronomiques : la rotation, le labour ou le semis direct, les faux semis, et la date de semis dans une moindre mesure. Ces considérations agronomiques prises en compte, il faut alors optimiser notamment le choix, le positionnement, les conditions, la dose de l’herbicide, tout en diversifiant les matières actives. C’est en combinant l’ensemble de ces solutions que nous limiterons les phénomènes de résistances."

Extrait : "En terme de désherbage mécanique, l’agriculture biologique a acquis de l’expérience. Herse étrille, houe rotative, bineuse, trois matériels éprouvés qui peuvent selon les situations venir en appui ou remplacer des désherbages classiques avec des coûts de revient et une efficacité qui ne sont pas à négliger."

Bas volume Vincent Franquet - agri conseils Extrait : "Le bas volume consiste à réduire le volume de la bouillie entre 30 et 80 l/ha, mais nécessite une technicité importante pour moduler et ajuster les doses. Pour cela, il faut prendre en compte les éléments tels que la taille et le nombre de gouttelettes, la pression, le choix des buses, les conditions d’application météo, la vitesse et le volume d’eau. Sans une parfaite maitrise de ces éléments de base, les erreurs sont possibles."

BAC & MAE Célie Lemoine - chambre d’agriculture de l’oise Extrait : "Le dispositif Mesures Agri Environnementales, financé par le 2ème pilier de la PAC, est un dispositif volontaire proposé aux agriculteurs des Bassins d’alimentation de captages dits prioritaires ou Grenelle. Le département de l’Oise fait figure de leader en Picardie avec 10.000 hectares contractualisés en 2010, principalement sur des mesures visant à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Ces dispositifs seront certainement renforcés et élargis dans le cadre de la PAC post 2013."

Pulvérisation Pierre-Yves Yeme - arvalis institut du végétal Extrait : "Arvalis mène depuis de nombreuses années des expérimentations sur la qualité de la pulvérisation. Pour l'optimiser, le nombre et la taille des gouttelettes sont déterminants. L’agriculteur peut agir pour cela sur le volume épandu, les choix des buses, la pression et la formulation. A chaque formulation, il convient d’adapter ces éléments."

Réseau de fermes François Dumoulin - chambre d’agriculture de l’oise Extrait : "Depuis 2003, un réseau d’agriculteurs de la région expérimente la réduction progressive des IFT Indice de Fréquence de Traitement. Dans la perspective d’Ecophyto 2018, L’expérience montre que la réduction des produits phytosanitaires est possible mais qu’en terme d’herbicides, les difficultés sont nombreuses."

Retrouvez toutes les présentations et les contacts des intervenants de l’AGROFORUM sur votre extranet Agora.

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2, rue de Roye - BP 20119 60201 Compiègne Cedex Tèl. : 03 44 90 61 90 Fax : 03 44 83 62 30 www. coopagora.coop Directeur de la publication Jean-Xavier Mullie Responsable communication Jérôme JOSSEAUX

Création et réalisation : HORIZON - 03 44 23 15 67 -Janvier 2010 - Crédit photo : FOTOLIA - Tirage : 2500 ex

La réussite de ce premier AGROFORUM incite AGORA à travailler d’ores et déjà à la prochaine édition pour vous apporter toujours dans cet esprit partenarial le meilleur de l’information agronomique du moment et les meilleurs experts.


AGORASCOPE N°8