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Ensemble, protégeons les océans de Polynésie française


Ian Skipworth

Les océans en état de crise Les océans sont en crise à l’échelle mondiale : près de 90 % des stocks mondiaux de poissons sont pleinement exploités, surexploités ou épuisés. Environ 1 poisson sur 5 est pêché illégalement ou par des flottilles non déclarées. La population de thon rouge du Pacifique a quasiment disparu avec 96 % des stocks épuisés. Il est essentiel d’agir pour rétablir un équilibre naturel des océans, protéger la vie marine et permettre aux populations qui en dépendent de disposer d’une ressource alimentaire et de moyens de subsistance sur le long terme. Seulement moins de 3 % des océans du monde sont protégés alors que, selon les scientifiques et les experts internationaux, une protection stricte d’au moins 30 % des océans de la planète serait nécessaire pour exploiter durablement les ressources halieutiques, préserver les écosystèmes et prévenir les impacts du changement climatique.

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Ian Skipworth

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Les opportunités de protection de l’environnement marin en Polynésie française La Polynésie française détient la plus grande zone économique exclusive (ou ZEE) contiguë du monde avec près de 5 millions de kilomètres carrés, une superficie équivalente à celle de l’Union européenne. L’espace maritime comprend 118 îles regroupées dans cinq archipels : les archipels de la Société, des Australes, des Tuamotu, des Gambier et des Marquises. Les eaux polynésiennes possèdent un environnement marin extrêmement riche, avec notamment 21 espèces de requins, des écosystèmes coralliens exceptionnels comprenant 176 espèces de coraux et 1024 espèces de poissons. La richesse de la flore et de la faune marines et la beauté des paysages sous-marins contribuent grandement à l’économie locale, en particulier aux secteurs du tourisme, de la pêche et de la perliculture. Les eaux polynésiennes sont un des derniers refuges pour les poissons à l’échelle mondiale. Les ressources halieutiques polynésiennes sont encore bien préservées, car seulement 40 % de l’espace marin est exploité par la pêche actuellement. De plus, les eaux sont fermées aux flottes internationales et les techniques de pêche

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destructrices telles que la senne et le chalutage y sont interdites. Mais cette préservation n’est pas garantie sur le long terme. La pression commerciale internationale est grandissante et seules 0,05 % des eaux polynésiennes sont protégées juridiquement aujourd’hui. Pour assurer une protection durable des poissons en Polynésie française, certaines zones qui ne sont pas ou peu pêchées actuellement pourraient être converties en grandes aires marines protégées (AMP) tant qu’il en est encore temps. De grandes AMP pourraient offrir des zones de régénération pour les populations de poissons pélagiques comme le thon, l’espadon et le mahi-mahi, avec des bénéfices sur le long terme pour le secteur de la pêche hauturière de Polynésie française en dehors de ces zones. De grandes AMP profiteraient directement aux populations des archipels, en favorisant leur pêche côtière et en préservant leur autonomie alimentaire. De grandes AMP seraient également un atout majeur pour le tourisme polynésien, avec la création d’un label de qualité environnementale reconnu au niveau international. De grandes AMP contribueraient à la protection des espèces emblématiques telles que les coraux, les baleines, les requins et les tortues, étroitement liés au patrimoine culturel polynésien. Enfin, de grandes AMP pourraient offrir des sites de référence importants pour la recherche scientifique et accroître la résilience des écosystèmes marins aux effets du changement climatique.

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Des engagements ambitieux du gouvernement pour la protection de l’environnement marin En 2009, la société civile de Polynésie française a élaboré une stratégie pour la gestion durable de l’océan, le Ruahatu, qui mettait un accent fort sur la conservation des ressources marines du pays. Conscient de la richesse de ses ressources marines, le gouvernement de Polynésie française a repris les objectifs internationaux et nationaux à son compte, en annonçant en novembre 2013 qu’il s’engageait à protéger au moins 20 % des eaux du pays d’ici 2020. En octobre 2013, lors de la conférence internationale sur les AMP à Ajaccio en France (IMPAC 3), le gouvernement polynésien s’est engagé à créer une AMP de 700 000 km2 aux Marquises. Enfin, en novembre 2014, lors du Congrès mondial des parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Sydney en Australie, le gouvernement polynésien s’est engagé à créer une grande AMP aux Australes. Cet engagement a été repris dans le document politique international « La Promesse de Sydney ».

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En concrétisant ces engagements ambitieux, la Polynésie française se positionnerait comme un chef de file en matière de conservation de l’océan à l’échelle du Pacifique, mais aussi à l’échelle mondiale. La création de ce réseau de grandes AMP annoncé en Polynésie française représenterait un développement social, culturel et économique majeur pour le pays.

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Lors de l’arrivée de la pirogue Hokule’a à Papeete le 22 juin 2014, plus de 50 associations polynésiennes se sont engagées à promouvoir la création de grandes AMP en Polynésie française à travers le message Malama Honua : « Peuples du Pacifique, ensemble, protégeons nos océans. […] Ensemble, œuvrons pour que 20 % de notre espace maritime soit protégé d’ici 2020. »

Jérôme Petit

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Le programme Héritage Mondial des Océans The Pew Charitable Trusts, à travers le projet Héritage Mondial des Océans, travaille avec les gouvernements et la société civile à travers le monde pour assurer la santé de nos océans sur le long terme. Ce programme finance des activités de recherche, de sensibilisation, de communication, et travaille en collaboration avec de nombreux partenaires locaux pour favoriser la création de grandes aires marines protégées. Dans le Pacifique, le programme Héritage Mondial des Océans est implanté en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, à l’île de Pâques, à Pitcairn, en Nouvelle-Zélande, en Australie et à Palau. Les efforts de ce programme, avec ceux de l’ensemble de ses partenaires, ont contribué à la sauvegarde de près de 2 millions de kilomètres carrés d’océan, à travers la création de plusieurs grandes aires marines hautement protégées : le parc national de Papahānaumokuākea à Hawaï (USA), le parc national des îles Mariannes (USA), le parc marin des Chagos (UK), l’extension du parc national des Pacific Remote Islands (USA), et la réserve marine de la mer de Corail (Australie). En Polynésie française, Pew travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, les élus des îles, les pêcheurs, les scientifiques, les associations et le secteur privé, pour contribuer à mettre en œuvre l’objectif ambitieux du gouvernement de protéger au moins 20 % des eaux polynésiennes d’ici 2020. À travers une approche participative et de nombreuses consultations, Pew et ses partenaires espèrent identifier des scénarios de protection qui sont largement soutenus par la société civile et qui respectent la culture traditionnelle polynésienne. En mai 2014, le gouvernement de la Polynésie française a invité Pew à entreprendre un diagnostic scientifique du patrimoine marin des îles Australes, puis à émettre des recommandations pour élaborer une stratégie de gestion durable des ressources marines de cet archipel.

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Jérôme Petit

Jérôme Petit

Jérôme Petit

Un intérêt marqué pour la conservation du milieu marin aux Australes Les îles Australes présentent une biodiversité marine unique avec un fort taux d’endémisme, des écosystèmes préservés et une riche culture traditionnelle liée à l’océan. Cet archipel le plus au sud de la Polynésie française comprend cinq îles habitées : Rimatara, Rurutu, Tubuai et Raivavae au nord, à environ 600 km de Tahiti, et Rapa à 600 km encore plus au sud. Il comprend également deux îles inhabitées aux deux extrémités de l’archipel : Maria à l’ouest et les îlots de Marotiri à l’est, au large de Rapa. Les eaux de l’archipel s’étendent sur plus d’un million de kilomètres carrés. La pêche hauturière est très limitée dans toutes les eaux des Australes, voire inexistante au sud de l’archipel, en raison de la grande distance qui sépare ces îles du port de pêche de Papeete et de la mer qui peut être très agitée dans cette zone. Aucun bateau thonier n’est basé aux Australes. Cependant, une pêche côtière est exercée par les habitants des îles, principalement pour une consommation locale, avec des petites embarcations (de style pirogue traditionnelle ou poti marara), ne s’aventurant habituellement pas au-delà de 20 miles nautiques des côtes. Cette pêche côtière est très importante pour l’économie et la sécurité alimentaire de ces îles. À Rapa, la pêche côtière est gérée de manière communautaire par la pratique d’un rahui, une mesure de protection traditionnelle des ressources.

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Les populations des Australes expriment un vif intérêt pour la protection du patrimoine naturel et culturel de leurs îles. Les conseils municipaux des cinq îles habitées ont voté une délibération appelant à la création d’une aire marine protégée aux Australes, le 6 juin 2014 à Rurutu, le 20 juin 2014 à Tubuai et Rimatara, le 12 septembre 2014 à Raivavae et le 4 décembre 2014 à Rapa. Dans ces délibérations, les mairies des îles considèrent «que I’archipel des îles Australes concentre un patrimoine marin unique et des ressources halieutiques encore particulièrement préservées, que ces ressources constituent un bien précieux pour les pêcheurs et la population des îles et que la création d’une grande réserve marine au large des Australes garantirait la préservation des stocks de poissons pour les générations futures et permettrait de promouvoir la notoriété internationale de l’archipel, tout en contribuant au développement écotouristique des îles». Les mairies « appellent à la préservation des ressources halieutiques de l’archipel des Australes pour les besoins de la population de l’île et pour les générations futures ». Elles sont également « favorables à la création d’une grande réserve marine dans Ia zone économique exclusive des Australes au-delà des zones de pêche traditionnelles ».

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Expédition du National Geographic à Rapa :

Ian Skipworth

Une expédition scientifique, composée de 15 chercheurs locaux et internationaux, a été menée par le programme « Pristine seas » du National Geographic à Rapa en octobre 2014. Les scientifiques ont réalisé un inventaire de la biodiversité marine de l’île de Rapa et des îlots de Marotiri. Les premiers résultats ont montré un niveau d’endémisme exceptionnel pour l’île de Rapa avec 10% des poissons endémiques de Rapa et 54% de l’abondance des poissons observés endémique de la région. Les analyses ont aussi démontré un effet significatif du rahui de Rapa, avec une biomasse de poissons deux fois supérieure dans la zone du rahui par rapport aux zones non protégées. Un article sur le rahui de Rapa, réalisé par Pew avec la population locale, est venu compléter le diagnostic, et un documentaire sur cette expédition et la biodiversité exceptionnelle de Rapa sera diffusé sur la chaîne du National Geographic.

Jérôme Petit

Expédition mammifères marins : Une mission d’état des lieux de l’activité d’observation des baleines a été effectuée par l’association Mata Tohora et l’agence PROGEM en septembre 2014 dans les îles de Tubuai, Rurutu, Rimatara et Raivavae. En parallèle, une sensibilisation aux bonnes pratiques d’approche a été réalisée auprès des prestataires touristiques, des réunions publiques ont été données dans les mairies et plusieurs animations pédagogiques ont été menées dans les écoles.

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Expédition culturelle : Ian Skipworth

Un diagnostic scientifique de l’environnement marin des Australes Pour répondre à la requête du gouvernement, Pew a entrepris un diagnostic scientifique exhaustif de l’environnement marin des Australes. Cette étude est menée sous le pilotage du CRIOBE-IRCP (rattaché au CNRS), en partenariat avec près de 30 experts issus de centres de recherche, de services publics, d’universités, d’associations et d’agences environnementales, au niveau local et international. L’objectif de cette étude est d’offrir un état des lieux collectif et partagé de la biodiversité marine des Australes, de l’histoire et la culture liées à l’océan, des usages du milieu marin, et d’évaluer ensemble les intérêts patrimoniaux de ces îles. Ce travail de plus d’un an a été présenté lors d’une conférence publique à Papeete le 18 février 2015, regroupant la plupart des auteurs participant à l’étude. Plusieurs expéditions scientifiques menées aux Australes en partenariat avec Pew sont venues alimenter ce diagnostic scientifique et compléter les données existantes dans la littérature scientifique :

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Une expédition de diagnostic culturel a été organisée par le Service de la culture et du patrimoine de Polynésie française, l’Institut de recherche pour le développement et le CRIOBE-IRCP en octobre 2014 à Rurutu, Tubuai, Rimatara et Raivavae. Une équipe d’experts a réalisé des entretiens avec plusieurs personnes ressources de ces îles pour approfondir la connaissance du lien entre la culture traditionnelle et l’océan.

Jérôme Petit

Expédition Autrales - Gambier : Enfin, en septembre 2014, une équipe de dix chercheurs internationaux, menée par le Museum d’Auckland en Nouvelle Zélande et le Museum d’Australie a réalisé un inventaire de la biodiversité marine de Rapa et Marotiri aux Australes, et Morane et Mangareva aux Gambier. Lors de cette expédition, au moins 272 espèces de poissons ont été identifiées.

Ian Skipworth

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Consultations des populations des Australes Pour répondre à la demande du gouvernement, Pew travaille avec les populations des îles Australes afin d’émettre des recommandations pour élaborer une stratégie de gestion des ressources marines adaptée pour l’archipel. Depuis février 2014, plus de 500 personnes des Australes, élus, pêcheurs, représentants du tourisme, enseignants, autorités religieuses, anciens, ont été consultés. Plus de 20 réunions publiques ont été organisées en partenariat avec les mairies des îles. Ces consultations permettront aux îles Australes de soumettre au gouvernement une proposition de grande AMP issue d’une réflexion collective, conformément à l’appel des conseils municipaux. Cette proposition pourra aider le gouvernement de Polynésie française à mettre en œuvre son engagement de protéger au moins 20 % des eaux polynésiennes d’ici 2020. Pour inviter la population à prendre part à la définition du projet d’AMP, des journées récréatives sur le thème de la protection de l’océan ont été organisées par les mairies des Australes en collaboration avec les écoles et les associations environnementales, culturelles et sportives. Ces « journées de l’océan » ont rassemblé plus de 1000 personnes au total dans les cinq îles. Le public a été informé sur le projet de grande AMP souhaité par les communes des Australes et invité à des réunions de consultation. Les écoles ont organisé des concours de dessins sur le thème de la protection de l’océan. Des courses de va’a et des tournois de beach-volley ont été animés par les associations sportives. Un stand interactif et des documentaires sur les AMP ont été présentés par Pew et les associations environnementales locales.

Rodolphe Holler

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Au cours de ces premières consultations, l’ensemble de la population s’est montré très favorable à un projet de grande AMP aux Australes. Les habitants des îles veulent préserver la biodiversité marine et les cultures associées pour les générations futures. Les pêcheurs côtiers veulent gérer durablement leurs ressources marines et se protéger contre les pêcheurs de l’extérieur. Les comités du tourisme veulent développer une image de marque pour l’archipel des Australes. À Rapa, la population considère que cette initiative de protection serait une extension au large de la mesure du rahui déjà pratiquée dans les zones côtières. Les élus ont suggéré de baptiser la grande AMP proposée aux Australes « Rahui Nui No Tuhaa Pae », c’est-à-dire, le Grand Rahui des Australes.

Jérôme Petit

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Jérôme Petit

Une implication des pêcheurs et de l’ensemble de la société civile Jérôme Petit

Au-delà de la volonté des populations des îles, un projet d’AMP ne peut être validé par le gouvernement que s’il est accepté par une large majorité des parties prenantes et des usagers des eaux polynésiennes : les services publics, les pêcheurs, les associations, les acteurs du tourisme, le secteur privé, l’État, etc. Pew s’efforce de tisser des partenariats entre l’ensemble des acteurs de la société civile pour stimuler une réflexion collective sur la stratégie de conservation de l’environnement marin de Polynésie française. Les pêcheurs sont les premiers usagers de la zone économique exclusive polynésienne et donc les premiers impliqués par tout projet de gestion ou de protection. Avec l’aide d’un consultant indépendant et des pêcheurs, Pew réalise une étude sur la pêche hauturière en Polynésie française. Cette étude vise à faire le point sur les ressources halieutiques polynésiennes, sur l’historique du secteur de la pêche en Polynésie française depuis 20 ans, et sur les perceptions des pêcheurs en matière de stratégie de développement du secteur de la pêche hauturière et en matière de stratégie de protection des ressources halieutiques. Cette étude est basée sur les données disponibles dans la littérature scientifique et sur de nombreux entretiens et ateliers avec les pêcheurs. Le Cluster maritime de Polynésie française regroupe la plupart des acteurs privés du secteur marin, pour travailler sur des problématiques communes et favoriser le développement économique du territoire, en lien avec les autorités locales. Le Cluster a créé un groupe de travail sur la pêche hauturière et un autre sur les aires marines protégées. Dans le cadre de ces groupes de travail, plusieurs ateliers et réunions de consultation sont menés, en premier lieu avec les pêcheurs, pour proposer des recommandations au gouvernement sur ces thèmes, provenant du secteur privé. Faisant suite au message de la pirogue Hokule’a sur les AMP, signé par 50 associations polynésiennes, de nombreuses associations environnementales et culturelles de Polynésie française et de l’ensemble du Pacifique travaillent en partenariat pour perpétuer ce message au niveau régional et s’assurer que l’engagement de la société civile sur les AMP en Polynésie française soit respecté.

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Jérôme Petit

Jérôme Petit

Donatien Tanret

Sensibilisation des élèves à la préservation des ressources marines Les enfants sont les futurs gestionnaires de l’environnement marin et ils sont bien souvent les plus grands défenseurs des richesses de la biodiversité marine. En partenariat avec Pew, l’association polynésienne Te Mana o Te Moana mène un projet pédagogique de sensibilisation à la préservation des ressources marines et aux bénéfices des AMP dans les écoles primaires des Australes et dans sept écoles de Tahiti et Moorea. Deux tournées de sensibilisation sont prévues dans chacune de ces écoles et un kit pédagogique, contenant notamment un guide de l’enseignant et un plateau de jeu, sera réalisé comme appui aux enseignants. Enfin, un concours entre établissements a été lancé, portant sur la réalisation d’une affiche et d’une charte mettant en valeur la protection des ressources marines. Lors de la première tournée de sensibilisation aux Australes en décembre, environ 500 élèves de primaire ont été sensibilisés à l’importance des récifs coralliens, aux notions de surpêche et aux bénéfices des AMP.

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Pour plus d’informations, veuillez consulter : pewtrusts.org/heritagemondialdesoceans-pf

Cover photo: iStockphoto

Contact : Jérôme Petit, directeur, Héritage Mondial des Océans Polynésie française Téléphone : +689 87 222 560 Adresse électronique : jpetit@pewtrusts.org Contact : Donatien Tanret, chargé de mission, Héritage Mondial des Océans Polynésie française Téléphone : +689 87 288 834 Adresse électronique : dtanret@pewtrusts.org

The Pew Charitable Trusts s’appuie sur le pouvoir de la connaissance pour tenter de résoudre les problèmes les plus complexes de notre époque. Pew applique une approche analytique rigoureuse pour améliorer les politiques publiques, informer le public et stimuler la vie citoyenne.


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