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La demande d’emploi à Nanterre 4ème trimestre 2009

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La nouvelle définition statistique du chômage Depuis 1995, l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) décomposait la Demande d’Emploi en Fin de Mois (DEFM) en huit catégories. Ces catégories étaient organisées autour du croisement de deux variables : - le type d’emploi recherché (CDI, CDD, temps partiel, intérim) - le fait d’avoir exercé une activité professionnelle le mois précédent (plus ou moins 78h) Catégories de la demande d'emploi : ancienne définition (1995 - 2008) DEFM catégorie 1 DEFM catégorie 2 DEFM catégorie 3 DEFM catégorie 6 DEFM catégorie 7 DEFM catégorie 8 DEFM catégorie 4 et 5

immédiatement disponibles (ayant personnes à la exercé une activité réduite ou recherche d'un occasionnelle d'au plus 78 heures emploi tenues au cours du mois) d'accomplir des actes positifs de non immédiatement disponibles recherches (ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de plus 78 heures au d'emploi cours du mois)

emploi à temps plein et à durée indéterminée emploi à temps partiel CDD ou Interim emploi à temps plein et à durée indéterminée emploi à temps partiel CDD ou Interim

personnes non immédiatement disponibles : autres cas

Source : Direction Régionale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle d’Ile de France (DRTEFP) ; Service Etudes, Prospective, Evaluation et Statistiques d’Ile de France (SEPES)

La définition de 1995 de la demande d’emploi s’appuie sur la norme de l’emploi salarié à temps plein en CDI. Depuis fin février 2009, les données sur les demandeurs d’emploi sont présentées selon de nouveaux regroupements statistiques. Cette nouvelle classification statistique du chômage fait suite à la publication de deux rapports : l’un réalisé conjointement par l’Inspection Générale des Finances, IGF, et l’Inspection Générale des Affaires Sociales, IGAS (septembre 2007) ; l’autre réalisé par le Conseil National de l’Information Statistique, CNIS (septembre 2008). La nouvelle codification réduit le nombre d’indicateurs en passant de huit à cinq, répondant ainsi à l’objectif affiché de simplification de la codification des données. Deux variables structurent les catégories : - le fait d’avoir exercé ou non une activité professionnelle le mois précédent - l’obligation ou non de faire des actes positifs de recherche d’emploi Catégories de la demande d'emploi : définition de 2009

correspondance avec l'ancienne définition

catégories 1,2,3 hors sans emploi activité réduite personnes à la recherche d'un emploi tenues d'accomplir des ayant exercé une activité réduite courte d'au catégories 1,2,3 en DEFM catégorie B actes positifs de recherches plus 78 heures au cours du mois activité réduite d'emploi ayant exercé une activité réduite longue de catégories 6,7,8 DEFM catégorie C plus 78 heures au cours du mois personnes à la recherche d'un en stage, ou formation, ou maladie…, et DEFM catégorie D catégorie 4 emploi non tenues d'accomplir sans emploi des actes positifs de recherches par exemple bénéficiaires de contrats aidés catégorie 5 DEFM catégorie E d'emploi Source : Direction Régionale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle d’Ile de France (DRTEFP) ; Service Etudes, Prospective, Evaluation et Statistiques d’Ile de France (SEPES) DEFM catégorie A

Deux évolutions majeures sont à noter dans cette nouvelle définition : - la disparition des informations relatives au type d’emploi recherché : CDI, CDD, intérim, temps partiel - l’ajout d’un troisième niveau de lecture en distinguant clairement les demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé (hors activité réduite), de ceux ayant exercé une activité réduite de moins de 78h et ceux ayant exercé une activité de plus de 78h Le type d’emploi recherché qui constituait jusque là le critère de référence dans la définition du chômage est remplacé par le fait d’avoir exercé ou non une activité professionnelle le mois précédent. C’est donc le fait d’être « disponible » pour occuper un emploi qui devient l’élément central dans la nouvelle définition.

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Précisions méthodologiques 1- Liées à la nouvelle définition statistique du chômage Depuis 2007, la Maison de l’Emploi et de la Formation réalise, tous les trimestres, une étude sur l’évolution de la demande d’emploi en fin de mois dans laquelle est indiquée le volume des demandeurs d’emploi (catégorie 1). La nouvelle classification statistique du chômage induit un « gonflement artificiel » de la demande ème d’emploi si une comparaison est faite entre les volumes du 2 trimestre 2009 (catégorie A) avec le er ème volume du 1 trimestre 2009 ou du 2 trimestre 2008 (catégorie 1). La catégorie A de la demande d’emploi ne correspondant pas à la catégorie 1 puisqu’elle regroupe un ensemble plus large de demandeurs d’emploi. C’est la raison pour laquelle les comparaisons ne doivent se faire qu’en utilisant les données de 2008, calculées sur la base de la nouvelle définition statistique du chômage.

2- Liées à l’exploitation des données diffusées Les analyses qui suivent comparent les chiffres du chômage d’une année sur l’autre et non d’un trimestre à l’autre. Pour analyser le marché du travail d’un trimestre à l’autre, il faut disposer des données Corrigées des Variations Saisonnières (CVS) qui permettent de gommer les évolutions d’offres et de demandes d’emploi liées aux fluctuations du marché du travail. La structure des offres et demandes d’emploi varie selon les périodes de l’année. Ainsi, le mois de septembre est tendanciellement un mois où les demandes d’emploi augmentent et plus particulièrement pour certaines catégories de demandeurs d’emploi comme les jeunes. Les variations peuvent par ailleurs être liées aux métiers et secteurs recherchés. Les données communiquées correspondent à des chiffres « bruts » c’est-à-dire qu’ils n’ont pas été corrigés des variations saisonnières. Les chiffres présentés correspondent aux personnes inscrites à Pôle Emploi, immédiatement disponibles et tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi : - sans emploi : catégorie A - sans emploi et ayant exercé une activité réduite ou longue : catégories A, B et C Pour ces deux catégories, nous disposons de données détaillées sur les profils des demandeurs d’emploi (âge, sexe, niveau de formation, catégorie socioprofessionnelle, ancienneté d’inscription à Pôle Emploi). Les variables liées aux profils des demandeurs d’emploi ne peuvent être croisées entre elles (il n’est pas possible de préciser la demande d’emploi des hommes de moins de 25 ans). Ces données sont fournies par la Direction Départementale du Travail et de la Formation Professionnelle tous les trimestres à l’échelle de la ville de Nanterre et du département des Hauts-de-Seine.

3- Les données qui ne sont plus communiquées ème

Depuis le 2 trimestre 2009, nous ne disposons plus des données relatives aux bénéficiaires du RMI inscrits à Pôle Emploi. Concernant les catégories socioprofessionnelles, les données sont à nouveau transmises selon la nomenclature utilisée depuis 2007 dans les notes de la MEF sur l’analyse de la demande d’emploi. Depuis 2009, un changement dans la nomenclature utilisée pour les catégories socioprofessionnelles nous empêchait d’établir des comparaisons fiables entre 2008 et 2009. Ce trimestre, les données sont à nouveau transmises selon l’ancienne nomenclature. Ceci nous permettra de poursuivre l’analyse de l’évolution de la demande d’emploi par catégorie socioprofessionnelle.

3


La situation de la demande d’emploi à Nanterre à fin décembre 2009 I. Quelques évolutions de la demande d’emploi 1.1 La demande d’emploi par territoire En un an, la demande d’emploi a connu des évolutions contrastées en fonction des territoires : Catégorie A ème

4 France Région Département Ville

T. 08

2 257 800 406 800 49 959 3 656

ème

4

T. 09

2 681 400 494 200 61 310 4 650

Evolution annuelle 18,8% 21,5% 22,7% 27,2%

Catégorie A, B et C Evolution ème ème 4 T. 08 4 T. 09 annuelle 3 301 400 3 905 600 18,3% 585 600 693 600 18,4% 71 453 84 771 18,6 % 4 986 6 189 24,1%

Sources : - DDTEFP 92 – Mission Synthèses – DARES / Pôle Emploi pour les données concernant la ville et le département - DRTEFP Ile de France – DR Pôle Emploi Ile de France – Demandeurs d’Emploi inscrits et offres collectées par Pôle Emploi en Ile de France en décembre 2009 pour les données Ile de France - Premières Informations, Premières Synthèses – DARES / Pôle Emploi, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle Emploi en décembre 2009, pour les données France métropolitaine Toutes les données présentées sont des données brutes, c’est-à-dire non Corrigées des Variations Saisonnières

Depuis la mise en place de la nouvelle définition statistique du chômage en 2009, la demande d’emploi a évolué de la manière suivante : Evolution annuelle de la demande d'emploi catégorie A 30% 28% 26% 24% 22% France métropolitaine

C’est à l’échelle de la ville de Nanterre que le ralentissement de la hausse du chômage est le moins important.

20%

Ile De France 18%

14% 12%

4ème T 08/09

3ème T 08/09

10% 2ème T 08/09

Nanterre

16%

1er T 08/09

Hauts-de-Seine

Tous territoires confondus, on constate que la hausse de la demande d’emploi marque un infléchissement ce trimestre. Le ralentissement de la progression du chômage avait déjà été amorcé le trimestre précédent au niveau national.

L’analyse de la demande d’emploi catégorie ABC met en avant la même tendance, même si le ralentissement est moins marqué. Ceci signifie que l’évolution des demandeurs d’emploi qui ne travaillent pas est moins favorable que ceux qui exercent une activité réduite.

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1.2 Quelques tendances du marché du travail à l’échelle nationale o

Un million de chômeurs arriveront en fin de droits en 2010

Avec la dégradation du marché du travail, ce sont les salariés en CDD ou en intérim qui ont été les premiers à perdre leur emploi. Depuis la signature de la dernière convention d’assurance chômage en 1 2009, la durée d’indemnisation des chômeurs est proportionnelle à la durée de cotisation . Si bien que les salariés ayant perdu leur emploi dans les premiers temps de la crise arrivent aujourd’hui aux termes de leurs droits à l’assurance chômage. Pôle Emploi évalue à 1 million, le nombre d’actifs concerné par cette échéance. Si deux autres filières d’indemnisation existent : l’Allocation de 2 Solidarité Spécifique, ASS et le Revenu de Solidarité Active, RSA , un certain nombre de chômeurs risque de passer au travers des mailles du filet de ces deux régimes de protection. Ainsi, selon les 3 estimations, entre 400 000 et 600 000 chômeurs risquent de se retrouver sans aucune indemnité. D’après une note de la Direction Générale du Trésor et de la Politique Economique, DGTPE, 550 000 sont chômeurs de longue durée (plus de douze mois consécutifs de chômage), et 150 000 sont des 4 jeunes de moins de 25 ans .

o

Des prévisions d’embauche à la baisse pour les cadres

Jusque là épargnés par les dégradations du marché du travail, les cadres subissent depuis plusieurs trimestres la hausse du chômage. Une enquête de l’APEC relative aux prévisions de recrutement des cadres montre qu’entre juillet 2009 et juillet 2010, les embauches des cadres en Europe connaîtront une baisse située entre 9 à 22%. Pour le cas particulier de la France, la fourchette des recrutements 5 est comprise entre 82 000 et 101 000 .

o

Légère reprise de l’intérim

L'emploi intérimaire, utilisé comme un des indicateurs anticipé de l'évolution du marché du travail, a enregistré une nouvelle hausse en janvier (+ 0,4 %), ce qui porte l'augmentation à 7,6 % sur un an, selon des données publiées par Pôle emploi en mars. Source : Les Echos, 11 mars 2010, « Intérim »

1

Un chômeur s'inscrivant pour la première fois aura droit à une indemnisation s'il a cotisé au moins quatre mois dans les 28 derniers mois (contre six mois dans les 22 derniers mois avec la convention 2006-2009). S'il se réinscrit dans les douze mois après avoir repris un emploi entre-temps, il lui faudra au moins six mois de travail pour percevoir à nouveau une allocation. La durée d'indemnisation sera égale à la durée de cotisation à l'assurance chômage (principe "un jour cotisé, un jour indemnisé"), mais ne pourra de toute façon excéder 24 mois si le chômeur a moins de 50 ans. 2 La part croissante des demandeurs d’emploi non indemnisés mais bénéficiaires du RMI montre le phénomène de report de l’indemnisation du chômage vers le RMI. Alors que le RMI a été mis en place pour prendre en charge de manière provisoire des personnes sans ressources, ce dispositif est progressivement devenu une troisième voie d’indemnisation possible du chômage, en plus du régime d’assurance et du régime de solidarité. 3 Un article du Monde daté du 19 janvier fait état de 600 000 chômeurs privés d’indemnisation. BARROUX Rémi, ROGER Patrick, 19 janvier 2010, « 600 000 chômeurs sans indemnités en 2010 : comment faire face à la précarité de l'emploi ? », Le Monde. Un article plus récent des Echos parle de 400 000 chômeurs concernés. COMARMOND De Leila, 5 mars 2010, « Chômeurs en fin de droits : le gouvernement et les syndicats s’opposent sur l’ampleur du problème », Les Echos 4 GUELAUD Claire, 10 mars 2010, « Chômeurs en fin de droits : l’Etat renvoie le dossier au lendemain des régionales », Le Monde, p.11 5 « Emploi des cadres : la France un peu mieux placée que ses voisins », 25 novembre 2009, Les Echos, p.4

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II. Evolution de la demande d’emploi Nanterrienne sur l’année 2.1 Les personnes à la recherche d’un emploi tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi

ème

4 T 2009

Nanterre

DEFM A

personnes à la recherche d'un emploi tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi

DEFM B DEFM C

sans emploi

4 650

ayant exercé une activité réduite courte d'au plus 78h au cours du mois 1 539 ayant exercé une activité réduite longue d'au plus 78h au cours du mois

DEFM A, B et C

6 189

Source : Pôle Emploi / DARES – données non CVS-

L’ancienne définition statistique du chômage établissait une distinction entre les personnes ayant exercé « une activité réduite ou occasionnelle » de moins de 78h et celles ayant exercé une activité de plus de 78h. La nouvelle codification ajoute un troisième niveau de lecture en distinguant clairement les demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé (hors activité réduite ou sans emploi), ceux ayant exercé une activité réduite de moins de 78h et ceux ayant exercé une activité de plus de 78h. ème

Au 4 trimestre 2009, la commune de Nanterre compte 4 650 demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire ceux qui sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi et qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Ils représentent 75% de la DEFM A, B et C contre 73% il y a un an. Ainsi, les trois-quarts des demandeurs d’emploi Nanterriens n’ont pas exercé d’activité réduite au cours du mois. C’est la proportion la plus forte comparativement aux autres territoires analysés. Sur la même période au niveau national, 68,6% des chômeurs tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi n’ont pas exercé d’activité réduite (69% en Ile de France et 70% dans les Hauts-de-Seine).

Ces données montrent par ailleurs que la part des personnes sans emploi augmente plus vite, tous territoires confondus que la part des personnes exerçant une activité réduite dans la DEFM ABC : ème

ème

DEFM A

DEFM BC

France

18,8%

17,3%

Ile de France

21,5%

11,5%

Hauts-de-Seine

22,7%

9,2%

Nanterre

27,2%

15,7%

Evolution 4

T08 / 4

T09

6


2.2 La demande d’emploi des Nanterriens immédiatement disponibles pour travailler Les profils les plus représentés dans la demande d’emploi

o

Sur le trimestre et sur la ville, ce sont les profils suivants qui sont les plus représentés dans la demande d’emploi : -

les hommes : ils sont 2 599 demandeurs d’emploi, soit 56 % de la DEFM A. les jeunes (moins de 25 ans) : ils sont 760 soit 16,3% de la DEFM A seniors (50 ans et plus) : ils sont 748 demandeurs d’emploi, soit 16,1% de la DEFM A les demandeurs d’emploi ayant un niveau CAP / BEP : ils sont 1 498 soit 32,2% de la DEFM A les employés : ils sont 3 367 soit 72,4% de la DEFM A

L’évolution de la demande d’emploi par profil

o

ème

ème

Les graphiques ci-dessous présentent l’évolution de la DEFM A entre le 4 trimestre 2008 et le 4 trimestre 2009. Ils permettent d’analyser l’impact de la dégradation du marché du travail selon les catégories de demandeurs d’emploi : Evolution de la DEFM A entre les 4èmes trimestres 2008 et 2009

Ce trimestre, sur la ville, la dégradation du marché du travail touche plus spécifiquement :

50% 38%

40% 30%

27%

30%

26%

24%

20%

-

les jeunes : +38% en passant de 549 à 760

-

les hommes : +30% en passant de 1 999 à 2 599

10% 0% Ho es

lus

A

tp

es

m

m

m

m

se

ri e

es

go

an

un

Fe

50

Je

Ca

A l’échelle nationale, la DEFM des moins de 25 ans a augmenté (+19,3% pour la catégorie A, +18,7% pour la catégorie ABC). L’analyse des données régionales montre que c’est en Ile de France que la part des moins de 25 ans est la plus basse (14,5% de la DEFM A et 13,3% de la DEFM ABC). En revanche c’est en Ile de France que la hausse de la DEFM A a été la plus forte pour les 6 jeunes avec une augmentation de 28% . La situation de la DEFM des jeunes Nanterriens est donc plus défavorable que celle observée à l’échelle de l’Ile de France ou de la France.

Tous niveaux de formation confondus, les demandeurs d’emploi n’ayant pas le CAP / BEP sont ceux qui ont le moins souffert de la dégradation du marché du travail ce trimestre (+11%).

40%

32%

27% 30%

36% 29%

20%

11% 10%

0% N

N

iv

iv

iv

r3 Fo

r4 Fo

r5 Fo

r5 Fo 6

us pl et

A

s bi

ie or ég at

iv

N

N

C

Les titulaires d’un diplôme supérieur au BAC en revanche sont ceux qui ont le plus subi cette dégradation (+36%).

Evolution de la DEFM A entre les 4èmes trimestres 2008 et 2009

6

Premières Informations, Premières Synthèses – DARES / Pôle Emploi, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle Emploi en décembre 2009, pour les données France métropolitaine, p.8-9

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2.3 Evolution comparée de la DEFM A et de la DEFM BC des Nanterriens Ce type d’exploitation nous permet de comparer la répartition et l’évolution de la DEFM entre ceux qui exercent une activité au cours de leur période de chômage (B et C) de ceux qui sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi (A). Cette analyse montre : - la prédominance des demandeurs d’emploi immédiatement disponibles pour travailler - la progression plus importante des demandeurs d’emploi immédiatement disponibles pour travailler comparativement à ceux qui exercent une activité réduite (courte ou longue) au cours de leur période de chômage. Une exception est toutefois à noter pour la demande d’emploi des jeunes. En un an, la demande d’emploi de ceux qui ont travaillé au cours de leur période de chômage a progressé de 60% et de 38% pour ceux qui n’ont pas du tout travaillé. Les femmes ont plus tendance que les hommes à exercer une activité réduite. A fin décembre, elles étaient 25% à avoir travaillé (catégorie BC) contre 22% des hommes. Toutefois la progression de la DEFM BC des hommes est plus forte (+15%) que celle des femmes (+3%).

Evolution de la DEFM entre les 4èmes trimestres 2008 et 2009 70%

60% 60% 50%

38%

40% 30%

A 30%

27%

BC

24%

26% 20%

15% 10%

9% 5%

3%

0% Total

Jeunes

50 ans et plus

Femmes

Hommes

Comparativement aux jeunes, les plus de 50 ans ont davantage eu tendance ce trimestre à exercer une activité réduite (27% contre 17%). En revanche, la progression de la DEFM BC des jeunes est beaucoup plus rapide que celle de leurs aînés (+60% pour les jeunes et +5% pour les plus de 50 ans).

En appliquant cette observation en fonction des niveaux de formation des demandeurs d’emploi, on note également la hausse plus importante des demandeurs d’emploi immédiatement disponibles pour travailler comparativement à ceux qui exercent une activité réduite (courte ou longue) au cours de leur période de chômage. Evolution de la DEFM entre les 4èmes trimestres 2008 et 2009 40%

36%

35%

On note que la progression de la DEFM BC augmente plus vite ce trimestre pour les plus diplômés : +1% pour ceux qui ont un niveau inférieur au CAP/BEP et +16% pour ceux qui ont le BAC.

30%

32% 29%

27%

25%

A

20%

16%

15% 10%

BC

11% 9%

5%

8%

8% 1%

0% Total

Inférieur CAP/BEP

CAP/BEP

BAC

Supérieur BAC

Comparativement aux autres catégories, les cadres ont davantage tendance à être immédiatement disponibles pour occuper un emploi sur la ville (20% d’entre eux n’ont pas travaillé à fin décembre 2009 contre 28% des Techniciens Agents de Maîtrise). La progression de la DEFM BC des cadres (+4%) et des TAM (+3%) est quasiment équivalente et bien plus réduite que celle des ouvriers (+32%).

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III. La situation de la demande d’emploi de la ville comparativement au département Au quatrième trimestre 2009, le département des Hauts-de-Seine comptait 61 310 demandeurs d’emploi de catégorie A. Sur les Hauts-de-Seine, le chômage enregistre une hausse de 22,7% sur l’année. Avec 4 650 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi en catégorie A, la ville de Nanterre représente 7,6% de la demande d’emploi du département.

3.1 La part de la demande d’emploi de la commune par rapport au département Nanterre ème

4

trimestre

Hauts-de-Seine

Part des Nanterriens dans la demande d’emploi du 92 par catégorie

DEFM cat. A

Part dans l’ensemble de la DEFM A

DEFM cat. A

Part dans l’ensemble de la DEFM A

760

16,3%

7 122

11,6%

10,7%

748

16,1%

10 578

17,3%

7,1%

Hommes

2 599

56%

32 638

53,2%

7,9%

Cadres

433

9,3%

14 075

23%

3,1%

TAM

266

5,7%

5 711

9,3%

4,6%

Ouvriers

532

11,4%

4 474

7,3%

11,9%

Employés

3 367

72,4%

36 637

59,8%

9,2%

Inférieur au CAP / BEP

962

20,7%

9 243

15,1%

10,4%

CAP / BEP

1 498

32,2%

13 938

22,7%

10,7%

BAC

878

18,9%

11 579

18,9%

7,6%

1 275

27,4%

26 273

42,9%

4,8%

4 650

100%

61 310

100%

7,6%

Jeunes inscrits à Pôle Emploi Plus de 50 ans

Supérieur au BAC Total DEFM A

Source : exploitation secondaire des données Pôle Emploi / DARES – données non CVS

Comparativement à la situation du département, on note que la ville de Nanterre compte : ème

- Davantage de demandeurs d’emploi jeunes ils représentent 16,3% de la catégorie A au 4 trimestre 2009 tandis qu’ils représentent 11,6 % dans le département. Que ce soit à l’échelle de la ville ou à l’échelle du département, la demande d’emploi des moins de 25 ans a continué d’augmenter. Toutefois, on note que l’évolution de la demande d’emploi des jeunes est plus favorable à l’échelle du département qu’à l’échelle de la ville entre fin décembre 2008 et fin décembre 2009 avec respectivement +38% et +29,2%. Pour la seconde fois, les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont plus représentés dans les Hauts-de-Seine que les jeunes (17,3% de la DEFM A pour les seniors et 16,1% pour les jeunes). La situation des plus de 50 ans évolue toutefois de manière moins favorable sur la ville (+26,4%) comparativement à la situation du département (+23,8%). - Pour ce qui est des niveaux de formation, la part des demandeurs d’emploi ayant un niveau équivalent ou inférieur au CAP BEP est sur représentée sur la ville par rapport au département

9


(20,7% contre 15,1% pour les personnes ayant un niveau inférieur au CAP / BEP ; 32,2% contre 22,7% pour les personnes ayant le niveau CAP / BEP). En revanche la part des demandeurs d’emploi ayant un niveau supérieur au BAC est sur représentée dans les Hauts-de-Seine par rapport à Nanterre (42,9% contre 27,4%). - On note une sous-représentation de la demande d’emploi des cadres dans la DEFM A de la ville comparativement à celle du département (9,3% contre 23%). - Pour finir, on note une légère sur-représentation de la demande d’emploi des hommes sur Nanterre comparativement au département : 56% contre 53,2%.

3.2 Evolution comparée de la DEFM A et de la DEFM BC à l’échelle de la ville et du département Nous suivons ici la démarche adoptée un peu plus haut consistant à analyser la répartition des demandeurs d’emploi qui n’ont pas travaillé (A) par rapport à ceux qui ont exercé une activité réduite (BC) au cours du mois. Nous souhaiterions à présent voir s’il existe un comportement spécifique de (non)activité des demandeurs d’emploi Nanterriens par rapport à ceux du département : Nanterre

Total Jeunes 50 ans et plus Femmes Hommes Cadres TAM Ouvriers Employés

Hauts-de-Seine

Part de A dans la DEFM ABC

Evolution de A

Evolution de BC

Part de A dans la DEFM ABC

Evolution de A

Evolution de BC

77% 83%

27,2% 38,4%

8,7% 59,8%

74% 83%

22,7% 29,2%

9,2% 18,4%

73%

26,4%

5,2%

72%

23,8%

4,9%

75% 78% 80% 72% 76% 76%

23,8% 30,0% 32,0% 30,4% 41,1% 24,3%

2,8% 15,2% 4,0% 3,0% 31,9% 6,4%

73% 75% 81% 64% 75% 63%

19,3% 25,9% 33,9% 19,8% 21,9% 19,2%

10,2% 8,0% 8,8% 6,0% 5,7% 10,3%

Source : exploitation secondaire des données Pôle Emploi / DARES- données non CVS

Le premier constat majeur que l’on peut faire est que la part des demandeurs d’emploi qui n’ont pas exercé d’activité réduite est majoritaire à l’échelle du département, comme à l’échelle de la ville. Comme sur Nanterre, les femmes ont plus tendance que les hommes à exercer une activité réduite pendant leur période de chômage : 27% d’entre elles contre 25% des hommes. La progression de la DEFM BC des femmes est également plus importante que celle des hommes : +10,2% contre +8%. L’évolution de la DEFM BC est moins favorable dans les Hauts-de-Seine (+10,2%) que sur Nanterre (+3%). Les plus de 50 ans ont davantage eu tendance ce trimestre à travailler que les jeunes dans les Hautsde-Seine (respectivement 28% et 17%). Mais comme sur la ville, la demande d’emploi BC des jeunes progresse beaucoup plus rapidement que celle de leurs aînés (+18,4% contre +4,9%). On constate toutefois que la situation de la DEFM BC des jeunes est bien plus favorable dans les Hauts-de-Seine que sur Nanterre (+18% et +60%). L’évolution de la DEFM des cadres dans les Hauts-de-Seine est moins favorable que celle des cadres Nanterriens. 19% des cadres du département ont travaillé à fin décembre 2009. Mais l’évolution de leur DEFM BC est plus forte que sur la ville (respectivement +9% et +4%). Comparativement aux autres catégories socioprofessionnelles, ce sont les cadres qui subissent le plus ce trimestre la dégradation du marché du travail dans le département.

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Quelques points forts de la situation de la demande d’emploi

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Ce trimestre on note un ralentissement de la progression de la demande d’emploi sur les quatre territoires analysés. Pour le deuxième trimestre consécutif, c’est à l’échelle de la ville de Nanterre que l’évolution de la demande d’emploi est la moins favorable comparativement aux autres territoires : +27,2% à Nanterre ; +22,7% dans les Hauts-de-Seine ; +21,5% en Ile de France et +18,8% à l’échelle nationale.

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A Nanterre, au 4 trimestre 2009, ceux qui souffrent le plus de l’absence d’emploi sont : o les hommes : 56% de la DEFM A (53% dans le 92) o les jeunes (moins de 26 ans) : 16,3% de la DEFM A (11,6% dans le 92) o les seniors (50 ans et plus) : 16,1% de la DEFM A (17,3% dans le 92) o les demandeurs d’emploi ayant un niveau CAP / BEP : 32,2% de la DEFM A Dans le 92, ce sont les personnes titulaires d’un diplôme supérieur au BAC qui sont les plus représentées (+43%) o les employés : 72,4% de la DEFM A (59% dans le département)

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Ce trimestre, la dégradation du marché du travail sur la ville a le plus touché : o les jeunes : + 38,4% (29% dans le département) o les ouvriers : + 41% puis les cadres : +32% (+22% et +34% dans le 92) o les demandeurs d’emploi ayant un niveau de formation supérieur au BAC : + 35,5% (+31% dans le 92)

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Comparativement à la situation des Hauts-de-Seine, la demande d’emploi des jeunes augmente plus sur Nanterre (avec respectivement +38,4 et +29%). Le même constat peut être fait pour les plus de 50 ans dont la progression de la DEFM A a été légèrement plus forte à Nanterre que dans les Hauts-de-Seine (+26,4% et +23,8%).

ème

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Situation de l'emploi à Nanterre  

analyse en décembre 2009

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