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PARC ZOOLOGIQUE & BOTANIQUE DE MULHOUSE Bord infĂŠrieur de page

Dossier de presse 2014 La Nature vous livre ses secrets www.zoo-mulhouse.com


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la fonte de la banquise. Ainsi les vilLa dernière grande extinction, au lages malgaches manquent de plus en crétacé, a vu disparaître le groupe très diversifié des dinosaures dont il Le réchauffement plus souvent d’eau, car la pluie se fait rare, et la famine guette. ne reste que des fossiles aujourd’hui. climatique, Une question cruciale se pose désorCette vie extinction est-elle une idée e mais : comment lutter contre le chanfarfelue ? Au contraire, depuis 2004, vers la vi climatique et quel rôle peut les indices et preuves scientifiques grande extinction gement jouer un établissement tel que le Parc récoltés convergent de plus en plus zoologique & botanique de Mulhouse  vers cette hypothèse. Ainsi, nous y des espèces ? dans ce combat ? sommes, nous vivons ces évènements… Les plus grands atouts du Parc sont Si nous acceptons cette idée, la preses visiteurs et ses animaux emblémière évidence est qu’en ajoutant les matiques. Il se doit d’être le lien entre impacts du changement climatique le quotidien de son public, les espèces sur les aires où résistent des espèces qu’il héberge et les actions menées menacées aux causes déjà connues de Dr Vétérinaire Brice Lefaux, leur disparition – braconnage, déforesà Madagascar, en Côte d’Ivoire ou… Directeur tation, pollution et espèces invasives, en Arctique et en Antarctique. Car c’est pour ne citer que les principales – aux pôles que les effets du change17 à 37 % des espèces de vertébrés vont ment climatique sont les plus visibles basculer au bord de l’extinction (Hoffmann et al, 2010, et les plus inquiétants. Science 330 : 1503-1509). C’est ce défi majeur qu’a souhaité relever le Parc zoologique Depuis des années, le Parc zoologique & botanique & botanique de Mulhouse en 2014. de Mulhouse lutte pour sauver à travers le monde des Le nouvel Espace Grand Nord, au delà de la rénovation de l’enclos des ours polaires – indispensable et tant désiré des espèces animales menacées. Par exemple en Côte d’Ivoire, le Parc œuvre, depuis 15 mulhousiens – de l’amélioration de la qualité de la visite ans, à la protection des derniers singes Roloway, en et de l’arrivée de nouvelles espèces rares (bœuf musqué, aidant les villageois à lutter contre la déforestation de renard polaire…), est avant tout un espace de sensibilisation leur forêt communautaire par de grands groupes agroa- avec un parcours éducatif. Il a pour vocation d’informer sur limentaires. À Sahamalaza, Madagascar, le Parc protège les effets du changement climatique et sur les menaces le lémurien aux yeux turquoise très activement depuis qui pèsent sur les espèces polaires. L’Espace Grand Nord 30 ans. Or, maintenant et sous l’impact du réchauffement permet également d’exposer toutes les solutions que le climatique, les courants marins de l’océan Indien sont Parc, l’agglomération mulhousienne via son Plan climat, en train de changer ce qui se répercute sur le niveau des et nous tous citoyens, avons mises en place et imaginons précipitations des pays limitrophes aussi bien que sur encore pour lutter contre le réchauffement climatique.


Sommaire

Tout au long du printemps, des animations et des jeux permettront d’appréhender de façon ludique la notion de développement durable. L’ouverture de l’Espace Grand Nord, le plus grand aménagement du parc alsacien depuis 25 ans, est également l’occasion d’organiser en mai prochain et en collaboration avec l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA), le premier colloque sur le « développement durable et les zoos ». En 2014, l’ensemble de l’équipe du Parc zoologique & botanique de Mulhouse, troisième site touristique d’Alsace, est aussi mobilisé pour accueillir au mieux ses visiteurs et présenter les nombreux petits de l’année, résultat direct de son travail d’expert en conservation. Pour sauvegarder les animaux que nous hébergeons, comme autant d’ambassadeurs de leurs cousins sauvages, nous devons protéger notre planète des effets du changement climatique : c’est toute la philosophie de l’Espace Grand Nord.

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Une identité et une volonté affirmées

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Du « parc du peuple » au rayonnement international : l’histoire du site façonne sa différence

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2014, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse ouvre l’Espace Grand Nord !

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Des espèces ambassadrices

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Des programmes dédiés à la protection du Grand Nord

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Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse : un expert reconnu de la conservation des espèces animales menacées

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Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse participe à la conservation des espèces 3 dans leur milieu naturel

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Un acteur militant

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Un parc botanique de style romantique qui fait référence

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Les jardins thématiques

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Plantes menacées : préserver par la conservation ex situ des plantes au bord de l’extinction

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Projets de coopération internationale

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La pédagogie au Parc zoologique & botanique de Mulhouse

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Une multitude d’évènements et d’outils pour associer le grand public aux valeurs du Parc

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Le Parc en chiffres

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Informations pratiques


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Une identité et une volonté affirmées

le parc zoologique & botanique de mulhouse présente des spécificités et des valeurs qui en font un parc unique, différent et atypique.

Un expert reconnu dans la conservation des espèces animales menacées

Un écrin végétal historique

Plus qu’un objectif, c’est un credo ! La démarche du Parc et toutes ses actions sont en effet orientées vers la conservation des espèces. Elle détermine par exemple le choix des animaux ; les espèces sélectionnées en priorité sont en voie de disparition dans leur milieu naturel. Le discret lémurien aux yeux turquoise est donc préféré aux grands mammifères, plus spectaculaires mais moins menacés. On trouve ainsi au Parc zoologique & botanique de Mulhouse huit espèces qu’il est le seul à héberger en France et près de la moitié des autres sont rares, en danger et font l’objet de Programmes d’Élevage Européens (EEP), dans lesquels le Parc est très souvent un référent grâce à son expertise scientifique, notamment en primatologie.

En ce qui concerne la flore, l’approche du Parc est identique à celle menée pour les animaux : expertise scientifique, conservation d’espèces menacées, diversité des collections… D’arbres remarquables en jardins thématiques, l’ensemble botanique du Parc s’inscrit dans un site paysager unique, véritable écrin de verdure, imaginé dès 1867 et qui met en valeur les animaux résidents. Depuis 2005, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse détient le label Jardin remarquable.

Une mission pédagogique ancrée dans son histoire Le service pédagogique du Parc tient une place essentielle. Dès les années 1960, le Parc se positionne comme précurseur dans ce domaine. Peu de zoos en effet ont un service dédié internalisé. Ce dernier accompagne notamment des projets pédagogiques en lien avec les programmes scolaires allant de la maternelle au lycée. Il élabore également des outils innovants, intervient dans la formation professionnelle, sensibilise les visiteurs à la protection de la nature à l’aide de panneaux interactifs et en organisant des journées à thème et des visites guidées.


Du « parc du peuple » au rayonnement international : l’histoire du site façonne sa différence Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est l’un des plus anciens zoos de France. Créé en 1868 pour «  divertir la classe ouvrière  », il construit son identité sur sa double nationalité et se transforme petit à petit pour devenir un parc esthétique et scientifique de tout premier plan.

1893 La ville de Mulhouse développe son Parc zoologique & botanique

1868 Le « parc du peuple » ouvre ses portes En pleine période d’essor industriel, les chefs d’entreprise locaux regroupés au sein de la Société industrielle de Mulhouse (SIM) créent le « parc du peuple », afin d’offrir à la classe ouvrière un espace de détente et de loisirs, pour un prix d’entrée modique. Dans les 4 hectares de ce parc de style romantique, on peut admirer cerfs, kangourous, oiseaux, mais aussi faire sa gymnastique, écouter des concerts...

Très fréquenté, le Parc nécessite une gestion et des investissements auxquels la SIM ne peut faire face. La ville de Mulhouse le prend alors en charge. De nouveaux animaux arrivent, parmi eux des ours bruns et des otaries. Le Parc se dynamise et s’étend désormais sur 12 hectares, avec en particulier un kiosque pour les concerts et un restaurant. La période des deux guerres sera difficile : bâtiments endommagés, arbres abattus… Le Parc se relève avec une vaste opération de rénovation qui durera jusqu’en 1948 et lui redonnera dès 1950 sa place parmi les plus beaux zoos de France.

1965

2005

La pédagogie entre au Parc

Bien-être animal et Jardin remarquable : une nouvelle impulsion pour le Parc zoologique & botanique

La « petite école du zoo », animée le jeudi par des enseignants bénévoles, marque la naissance du service pédagogique du Parc. Un an plus tard, chaque enclos est équipé d’un panneau qui détaille les caractéristiques de l’espèce présentée. En 1977, le jardin botanique intègre à son tour la dimension éducative en créant le parcours des arbres remarquables et la zone d’expositions florales. Le Parc renforce également son attractivité notamment avec, en 1968, la construction d’une singerie.

1980 Une diversité zoologique qui se développe et une autorité scientifique qui s’installe Les années 1980 marquent un tournant dans la vie du Parc zoologique & botanique de Mulhouse, qui devient progressivement une référence au sein de la communauté scientifique mondiale. La faune présentée se diversifie avec l’arrivée d’animaux emblématiques. En parallèle, le Parc s’implique davantage dans la préservation de la flore en exposant des plantes menacées des Vosges et du Jura. Tous les végétaux sont étiquetés avec leur nom scientifique et la collection botanique s’étoffe avec la plantation de nouvelles essences d’arbres et d’arbustes. Les premiers jardins thématiques sont conçus : iris, pivoines, rhododendrons…

La recherche du bien-être animal devient une priorité pour le Parc, entraînant la rénovation de tous les enclos. La même année, le label Jardin remarquable couronne la qualité scientifique et paysagère des collections botaniques (comprenant en particulier 837 variétés d’arbres et d’arbustes et six jardins thématiques). Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est aujourd’hui reconnu et salué pour sa mission : il abrite 170 espèces animales dont 81 sont menacées, et collabore à de nombreux projets scientifiques. Il est le premier site touristique du Haut-Rhin et le troisième d’Alsace.

2014

Ouverture de l’Espace Grand Nord Soucieux de sensibiliser le grand public aux mutations écologiques de son époque, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse attire l’attention sur le réchauffement climatique en créant l’Espace Grand Nord, dédié à la faune arctique. Le service des espaces verts participe à la sélection des espèces végétales contribuant à la reconstitution d’un milieu proche de la toundra et de la taïga au cœur de l’Espace Grand Nord.

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2014, le Parc Zoologique & botanique de Mulhouse ouvre l’Espace Grand Nord !

d i é à l a fa u n e D éarctique qui subit 6

actuellement de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique, cet espace de 10 000 m2 a pour VOCATION de permettre à tout UN chacun de comprendre les enjeux et les actions à mettre en œuvre pour la sauvegarde des ours polaires et des autres espèces du grand nord.

La genèse du projet L’enclos des ours polaires construit en 1974 devenant vétuste, les conditions d’hébergement des animaux n’étaient plus adaptées. Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) et la direction du Parc zoologique & botanique de Mulhouse ont alors pris la décision de lancer un chantier d’envergure, non seulement pour réhabiliter cette zone, mais également pour en faire le seul espace français dédié au Grand Nord et aux espèces animales qui y vivent. Ainsi, le programme de rénovation de la zone arctique a fait naître l’Espace Grand Nord, regroupant l’enclos des ours polaires et ceux d’autres animaux venant du froid, le tout servi par un parcours pédagogique unique en France.

Grâce à une très forte mobilisation de la population et à sa générosité lors du marché de Noël de 2008, l’étude de faisabilité a pu être réalisée en 2009 et le budget de la rénovation de l’infrastructure destinée aux ours a pu être voté la même année. Le projet architectural a pris forme courant 2010 et les travaux ont débuté en novembre 2011. ce qui n’a pas empêché la réalisation des premiers sites destinés aux espèces nordiques. Ainsi, depuis juin 2013, les renards polaires, les chouettes lapones et les bœufs musqués sont visibles du public. L’ouverture de la zone destinée aux ours polaires est prévue pour avril 2014.


du parc des bœufs musqués afin d’édifier une barrière naturelle. Enfin, un filet tendu à 10 mètres audessus des 600 m2 d’espace arboré hébergeant les renards polaires et les chouettes lapones permet à ceux-ci d’évoluer en toute quiétude.

Des aménagements zoologiques exceptionnels Les nouveaux aménagements intègrent un parcours paysager plongeant les visiteurs en immersion dès leur entrée dans l’Espace Grand Nord, au niveau du parc des bœufs musqués et de celui des renards polaires et des chouettes lapones. Le sol des enclos est majoritairement composé de substrats naturels : rochers, galets, écorces, sable, etc. Pas moins de 87 arbres et 2 951 plantes – en grande partie typiques des régions nordiques – ont été plantés pour reconstituer un environnement végétal proche de celui qui caractérise la taïga et la toundra. Plusieurs milliers de tonnes de roches en provenance d’une carrière vosgienne ont été réparties autour

Le secteur dédié aux ours polaires est organisé autour de deux grands espaces paysagers de 1 000 m2 chacun, comportant deux bassins de 3 mètres de profondeur et respectivement de 70 m2 et 200 m2 de superficie, donnant ainsi aux animaux la possibilité de s’immerger totalement, comme ils le font dans la nature. Un bâtiment existant avec quatre loges individuelles a été rénové. Une nouvelle structure incluant une loge d’isolement a été construite. L’ensemble permet d’accueillir jusqu’à cinq individus, dont des petits, et surtout de laisser les femelles en paix pendant les trois mois qui suivent la naissance des oursons. Devant l’un des bassins, une immense vitre en méthacrylate, d’une épaisseur de 16 centimètres et mesurant près de 4 mètres de hauteur sur 10 mètres de largeur, offre aux visiteurs la possibilité d’observer les ours plonger et s’amuser. L’eau des bassins est traitée mécaniquement grâce à des filtres à sable pour limiter les intrants organiques. Quant aux algues et bactéries, elles sont éliminées à l’aide d’une légère chloration (taux de chlore 10 fois inférieur à celui d’une piscine) et d’un traitement par ultra-violets.

Un parcours pédagogique particulièrement innovant L’adhésion du Parc zoologique & botanique de Mulhouse au Plan climat territorial en 2007 témoigne également de la volonté de conférer à ce projet une ambition plus vaste. Ainsi, financé à 40 % par GrDF, un parcours pédagogique étonnamment innovant et ludique permet de présenter et de comprendre les enjeux et les actions à mettre en œuvre en faveur de la sauvegarde des ours polaires et autres espèces du Grand Nord. Point d’orgue de la zone, ce parcours est aménagé à l’extérieur et articulé autour de cinq thèmes (découverte des espèces, découverte des milieux, compréhension des changements climatiques et leur impact sur les milieux et les espèces, valorisation du Plan climat territorial, implication des visiteurs). Développé sous plusieurs formes (ludique, sensorielle, documentaire), il est accompagné d’outils interactifs à l’usage de tous. En entrant dans l’Espace Grand Nord, le visiteur devient le membre d’une expédition polaire, investi d’une mission d’observation et d’analyse. Muni d’un cahier de notes, il est chargé de récolter des indices, dont la recherche facilitera son immersion progressive dans la zone qu’il explore. Petit à petit il sera ainsi sensibilisé à la nécessité de protéger l’écosystème fragile qu’il découvre.

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Des espèces ambassadrices

L’OURS POLAIRE Ursus maritimus

Ambassadeur de la lutte contre le réchauffement climatique

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La rénovation de l’enclos des ours polaires était initialement destinée aux animaux déjà présents à Mulhouse, Jurij et Tina. L’objectif était double puisqu’il s’agissait de donner aux ours de meilleures conditions de vie et de favoriser par la suite la reproduction de l’espèce, afin de contribuer à sa préservation. Le zoo de la Palmyre en CharenteMaritime a donc accepté d’accueillir gracieusement le couple pendant toute la durée des travaux. Jurij, 28 ans, étant malheureusement décédé dans l’intervalle, seule Tina, 27 ans, reviendra à Mulhouse. Cependant, l’expertise scientifique de l’équipe zoologique du Parc, l’engagement de m2A au sein du Plan climat territorial et la volonté de faire de l’ours polaire le symbole de la protection d’une biodiversité mise à mal par les changements climatiques ont per-

Choisies pour leur charisme et leurs c a r a c t é r i s t i q u e s , l e s QUATRE e s p è c e s présentées dans l’Espace Grand Nord du Parc zoologique & botanique de Mulhouse sont les porte-PAROLES de cet écosystème en péril.

mis au Parc zoologique & botanique de Mulhouse d’être sélectionné par les plus hautes instances zoologiques européennes pour accueillir un couple d’ours reproducteurs. Sesi, jeune femelle de 245 kilos est née le 24 novembre 2010 au zoo de Rhenen en Hollande. Vicks est un mâle d’environ 350 à 400 kilos, né le 6 décembre 2010, également en Hollande au zoo de Rotterdam. Ils n’ont pas encore atteint leur taille adulte. Vicks peut encore grandir de 5 à 10 centimètres au garrot et atteindre un poids de 600 kilos. Actuellement entre 20 000 et 25 000 ours polaires répartis en 19 populations, vivent dans cinq pays du cercle arctique (du grec Aktos signifiant ours, antarctique signifiant sans ours) : le Canada (qui abrite les 2/3 de la population totale), les États-Unis, la Norvège, le Danemark et la Russie. Classé « Vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’ours polaire est le plus grand prédateur terrestre. En effet, ce carnivore peut atteindre une taille moyenne de 2,5 mètres et un poids d’environ 500 kilos pour les mâles et 2 mètres pour environ

250 kilos pour les femelles. Animal solitaire vivant sur la banquise, ce chasseur redoutable se nourrit presque exclusivement de phoques. Bien qu’il ait une excellente vue, y compris la nuit, son sens le plus développé est l’odorat. Il peut ainsi flairer sa proie à une distance de plus de 20 kilomètres, et déceler les phoques réfugiés dans une tanière sous une épaisseur de neige de 2 mètres. Les carcasses de bélugas, de baleines et de morses composent également son régime alimentaire. Lorsque la nourriture se fait trop rare, il s’attaque aux bœufs musqués, aux rennes, à de petits rongeurs et parfois se contente même des détritus des humains. Il est capable d’avaler d’énormes quantités de nourriture en un seul repas (près de 15 % de son poids en 1 heure), et ensuite jeûner pendant des semaines. L’ours polaire est revêtu d’une épaisse fourrure blanche formée de plusieurs couches de poils incolores, isolants et imperméables, lui permettant de supporter le froid jusqu’à -40 °C. Sous son pelage, l’ours polaire cache une peau entièrement noire. En effet, cette couleur absorbe toutes les longueurs d’onde de la lumière et retient ainsi la chaleur. Prolongées


de griffes courbes de 7 centimètres, ses pattes partiellement palmées font de l’ours polaire un excellent nageur. Bien que bon sprinter sur la banquise, il préfère des techniques de chasse basées sur la surprise plutôt que sur la poursuite, limitant ainsi ses dépenses énergétiques. Après 8 mois environ de gestation, la femelle donne naissance dans une tanière à deux ou trois oursons de 600 grammes, qu’elle allaitera pendant près de 3 ans. L’ours polaire est le mammifère qui possède le lait le plus riche. Le 7 mars 2013, réunis à l’occasion de la XVIe Conférence des parties de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction), les représentants de 128 pays présents lors du vote ont eu l’opportunité d’interdire le négoce mondial de l’espèce. Malheureusement, comme lors de la précédente Conférence des parties organisée en 2010, la demande américaine soutenue par la Russie d’inscrire l’ours polaire à l’Annexe I de la Cites, a été rejetée. Actuellement, Ursus maritimus figure en Annexe II, ce qui implique un commerce international strictement réglementé, mais qui autorise l’échange de certains produits dérivés (peaux, pattes, crânes, crocs). Soumise à des quotas

plus ou moins stricts dans les pays où vit l’espèce, la chasse fait environ 800 victimes par an. Près de la moitié alimente le commerce en produits dérivés afin de fournir, notamment, un marché asiatique en expansion. Pour les Inuits, qui l’appellent « Nanuq », l’ours polaire fait partie intégrante de leur culture et représente une source de revenus qu’ils affirment être vitale pour leur survie économique (via l’export de produits artisanaux) et le maintien de leur mode de vie. Le braconnage serait à l’origine de la mort chaque année de 200 individus supplémentaires. Le 5 décembre 2013, lors du Forum international sur la conservation des ours polaires, en présence des cinq pays concernés, de l’UICN et de nombreuses ONG, un vote a validé le renforcement des mesures de protection de cette espèce d’ici 2015.

De lourdes menaces Le réchauffement climatique 

Le 16 septembre 2012, la fonte de la banquise a atteint un record avec une surface résiduelle de seulement 3,37 millions de km². En 1979, date des premières mesures satellitaires, la glace couvrait environ 7 millions de km². Cette division par deux s’observe très clairement à l’est de l’océan Arctique, au large du continent eurasien, là où les glaces sont les plus minces et donc les plus fragiles.

De plus, la banquise ne rétrécit pas seulement en superficie mais aussi en épaisseur (de l’ordre de 40 %, soit 3,1 à 1,9 mètres entre 1950 et 1997 contre 1,9 à 1 mètre entre 2001 et 2007). Cette diminution menace directement les populations d’ours polaires.

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la prospection et l’exploitation pétrolières 

Les opérations maritimes provoquent d’immanquables pertes, fuites ou déversements d’hydrocarbure. Si la fourrure de l’ours polaire est un bon isolant, un simple contact avec le pétrole suffit à la priver de ses propriétés, obligeant l’animal à consommer davantage d’énergie pour maintenir une température corporelle suffisante.

Les polluants organiques persistants (POP) 

D’origine anthropique, les POP ont pour caractéristiques d’être bioaccumulables, toxiques et mobiles. Ainsi, la consommation de proies contaminées met gravement en danger l’ours polaire. Ces polluants attaquent l’organisme des animaux et les fragilisent, affectant leur croissance, leur reproduction et leur capacité à résister aux infections. De plus, si le lait maternel contient des concentrations élevées de polluants, il peut devenir toxique.


LE BŒUF MUSQUÉ Ovibos moschatus

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Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est le second zoo à présenter cette espèce en France. Olympas, un mâle âgé de 10 ans et appartenant à la sous-espèce moschatus vient du zoo de Kaunas (Lituanie). Le jeune Thor, né il y a tout juste un an au zoo de Copenhague (Danemark), appartient quant à lui à la sous-espèce wardi. Les bœufs musqués sont nommés ainsi en raison de l’odeur produite par les mâles durant la saison des amours. L’espèce appartient néanmoins à la famille des caprins (comme les chèvres) et non des bovins. Animal robuste au pelage brun foncé, doté d’un corps massif et juché sur des membres courts, le bœuf musqué possède une bosse au niveau des épaules. Plus corpulents que les femelles qui pèsent en moyenne 215 kilos, les mâles accusent environ 315 kilos et sont pourvus de cornes imposantes. Larges et très épaisses, elles protègent la tête lorsqu’ils se livrent entre eux à des combats territoriaux conduisant souvent à de graves blessures.

On observe principalement cette espèce dans la toundra arctique (au Canada, en Alaska, au Groenland et en Sibérie), où elle se nourrit de lichens, de mousses et de jeunes pousses. Les bœufs musqués vivent en groupes constitués d’une quinzaine d’individus conduits par une femelle ou un mâle dominant. Les femelles mettent bas un seul petit tous les 2 à 3 ans, après 9 mois de gestation. Il reste environ 80 000 bœufs musqués en milieu sauvage. Bien qu’ils aient souffert de la chasse par le passé, ils sont à l’heure actuelle principalement menacés par le réchauffement climatique, qui entraîne le dégel du pergélisol et l’augmentation des pluies auxquelles l’espèce n’est pas adaptée. Le redoux encourage également l’arrivée de nouveaux prédateurs tels que les grizzlis. Ovibos moschatus fait l’objet d’un Programme d’Élevage Européen (EEP) depuis 1991.


LA CHOUETTE LAPONE Strix nebulosa

Formé en 2004, le couple de chouettes lapones du Parc zoologique & botanique de Mulhouse est composé d’un mâle né en 1987 au Tierpark de Bern (Suisse) et d’une femelle née en 2003 au Zoo de Vincennes. Venue au monde en 2012, leur première couvée comptait quatre petits et en 2013, ce sont trois poussins qu’ils ont élevés. Reconnaissable à sa tête ronde et volumineuse, la chouette lapone est la plus grande chouette au monde, avec une taille avoisinant 60 centimètres, une envergure de 130 à 160 centimètres, pour un poids variant de 800 grammes à 1 kilo. Son plumage épais est de couleur gris cendré et parsemé de taches brunes. Contrairement aux autres espèces de chouette, elle chasse ses proies – principalement des petits mammifères et des oiseaux – en plein jour, perchée à l’affût sur un promontoire. Elle les localise jusqu’à 1 kilomètre de distance, grâce à l’angle de rotation de sa tête pouvant atteindre 270 degrés et à son excellente vue. En outre, les disques de plumes entourant chaque œil, appelés disques faciaux, agissent comme réflecteurs de sons favorisant ainsi le repérage des proies sous la neige, qu’elle capture ensuite facilement en se servant de ses serres puissantes.

En période de reproduction, la chouette lapone s’installe dans le nid déserté d’autres oiseaux de proie. La femelle pond de trois à six œufs qu’elle couve une trentaine de jours. Vers l’âge de 3 semaines, les jeunes quittent le nid en se laissant tomber sur le sol, car ils ne savent pas encore voler. Ils restent cependant à proximité et se font nourrir par leurs parents jusque vers 4 ou 5 mois. L’espèce fréquente les forêts de conifères des régions boréales d’Eurasie et d’Amérique. Classée en « Préoccupation mineure » par l’UICN, la chouette lapone demeure cependant très sensible aux perturbations anthropiques et à la déforestation.

LE RENARD POLAIRE Alopex lagopus

Un couple venu de Rotterdam partage la volière des chouettes lapones. En 2013 ils ont élevé 8 petits. Le renard polaire vit dans les régions du cercle polaire arctique où il fréquente la toundra. Plus petit que le renard roux, il pèse entre 3,5 et 4 kilos pour une longueur de 55 à 75 centimètres queue non comprise. Sa fourrure cryptique change de couleur selon la saison, il peut ainsi toujours se fondre dans son environnement. En hiver, il est totalement blanc ! Son poil, dense et laineux, lui procure une isolation thermique très efficace qui lui permet de résister à des températures extrêmes. Le renard polaire se nourrit principalement de petits rongeurs tels que les lemmings et peut parcourir de très longues distances pour les chasser. Il lui arrive parfois de chaparder des lambeaux de chair de phoque, une pratique qui lui vaut le surnom de « chacal du nord ». Après une gestation d’environ 55 jours, la femelle donne naissance à une portée pouvant inclure jusqu’à 20 petits ! Toutefois, lorsque les ressources alimentaires viennent à manquer, parfois seulement deux à quatre petits survivent. Bien que globalement considérée comme non menacée, l’espèce est cependant protégée en Suède, en Norvège et en Finlande. Pendant longtemps victimes de la chasse pour leur fourrure, les renards polaires souffrent également du réchauffement climatique ; inféodés à la toundra, ils s’adaptent difficilement à ces nouveaux bouleversements.

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L’Espace Grand Nord en chiffres Coût de l’opération  3 671 720 € TTC Maître d’ouvrage : m2A, Parc zoologique & botanique de Mulhouse Maître d’œuvre : m2A, Bureau d’étude et d’aménagement du territoire

Financements  m2A : 2 671 720 € Conseil général du Haut-Rhin : 500 000 € - Contrat de territoire de vie Conseil régional : 500 000 € Convention intégrée de développement durable (CIDD)

Mécénat  GrDF : 18 000 € pour le financement d’une partie du parcours pédagogique Lyonnaise des Eaux : mécénat de compétence estimé à 30 000 € pour étude de consommation d’eau EDF : 50 000 € pour la création d’une salle de séminaire Recette de la vente des peluches du Parc au marché de Noël depuis 2008 : plus de 160 000 €

L’Espace Grand Nord  4 espèces différentes : ours polaire, bœuf musqué, renard polaire, chouette lapone 6 années pour mener à bien le projet 12

10 000 m² de réaménagement 2 enclos de 1 000 m² pour les ours contre 250 m² auparavant 1 parcours pédagogique unique en France 4 à 35 kilos de poissons, de viande, de fruits et de légumes sont à prévoir quotidiennement pour nourrir les ours polaires adultes (selon les périodes) 4 / 5 ans : âge de la maturité sexuelle des ours polaires

Des programmes dédiés à la protection du Grand Nord Du pôle Nord au pôle Sud

Plan Climat

Chaque année l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA), à laquelle appartient le Parc zoologique & botanique de Mulhouse, organise une campagne de conservation qui vise à mobiliser ses 340 adhérents autour d’une problématique d’actualité. En 2013/2014 l’EAZA lance la campagne « Du pôle Nord au pôle Sud ». Cette vaste opération de sensibilisation est axée sur la protection des écosystèmes arctique et antarctique. L’ours polaire est le principal ambassadeur de cette campagne. Dépendante de la banquise, l’espèce est directement menacée par les changements climatiques. Selon les spécialistes, elle aura complètement disparu de la surface du globe dans moins de 50 ans.

M2A ET LE PLAN CLIMAT

La campagne « Du pôle Nord au pôle Sud » a pour objet d’attirer l’attention des 130 millions de visiteurs annuels des zoos européens sur la manière dont leurs choix de consommation énergétique impactent le climat. Son but est de montrer que de petits efforts quotidiens tels que baisser le thermostat du chauffage et mettre un pull supplémentaire, préférer le vélo à la voiture pour parcourir de petites distances, éteindre l’électricité quand on quitte une pièce, ou planter un arbre sont des gestes à la portée de tous qui, additionnés, diminuent d’autant les émissions des gaz à effet de serre, principale cause des désordres climatiques actuels.

La création de l’Espace Grand Nord au sein du Parc zoologique & botanique de Mulhouse s’inscrit dans une démarche de préservation et de sensibilisation qui s’intègre dans le Plan climat de m2A. Par ailleurs, le Parc œuvre au quotidien pour une éthique environnementale.

Dans le cadre de cette campagne de sensibilisation, les zoos et les aquariums sont fortement incités à montrer eux-mêmes l’exemple en modifiant leurs modes de consommation.

Depuis 2003, avec son Agenda 21, m2A agit en faveur du climat en faisant le choix d’une politique économique, sociale et environnementale, dont les objectifs sont d’assurer la qualité de vie, la solidarité entre les générations et la cohésion sociale. Nourrie de cette ambition, l’agglomération mulhousienne s’est fortement mobilisée au travers de son Plan climat. Décidé en 2006 et approuvé en 2007, il repose sur cinq axes  : acheter et consommer durablement, aménager et gérer le territoire pour les générations futures, construire et rénover pour demain, transformer de manière pérenne les modes de transport, informer et sensibiliser.

C’est dans le cadre d’une démarche interactive avec l’ensemble des acteurs du territoire que le Parc zoologique & botanique de Mulhouse s’implique par des actions concrètes, en intégrant la notion de conservation dans son fonctionnement interne : • Les bâtiments du Parc (Boutique, Maison des tortues et Maison de l’éclosion) sont conçus pour diminuer leur empreinte carbone : géothermie, chaudière à bois, triple vitrage, isolation intérieure, toitures végétalisées, panneaux photovoltaïques, conception bbc.


• Les déchets animaux et végétaux sont valorisés (compost). • Le foin, la paille et les légumes sont fournis par des producteurs locaux. • La gestion de l’eau est rationalisée. • Le personnel du Parc se déplace en véhicule électrique ou en vélo. • Le Parc cherche à rapprocher l’urbain de la nature en délivrant un message de protection et de conservation de la biodiversité, pour rendre les visiteurs plus attentifs et plus impliqués dans le développement durable.

PETIT RAPPEL DES ENGAGEMENTS EN LIEN AVEC LE CADRE INTERNATIONAL ET NATIONAL

de la consommation et réaliser 20 % d’économies d’énergie) en divisant les émissions par quatre à horizon de 2050 (Facteur 4).

Paquet énergie-climat de l’Union européenne Adopté lors du Conseil européen du 12 décembre 2008, ce plan d’action doit conduire l’Union européenne à atteindre d’ici 2020 le triple objectif qu’elle s’était fixée en 2007 (engagement 3 x 20).

loi Grenelle II Promulguée en juillet 2010, la loi doit permettre aux régions d’élaborer un Schéma régional climat air énergie (SRCAE). Celui-ci inclut un bilan énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’un bilan de la qualité de l’air, puis doit proposer des scénarios à horizon 2020.

d’évaluer le statut et la condition de l’espèce et de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur sa survie. PBI soutient de nombreux programmes dans plusieurs domaines  : recherche scientifique (études démographiques, éthologie, écologie, impact des activités anthropiques…), éducation environnementale (sensibilisation à la réduction des émissions de co2 …) et actions sur le terrain (télémétrie, observations…). PBI œuvre aussi à la mise en place de solutions pour la sauvegarde de l’ours polaire et la préservation de son milieu naturel. Dans le cadre de la création de l’Espace Grand Nord du Parc zoologique & botanique de Mulhouse, PBI a demandé à l’établissement de devenir un Centre ambassadeur de l’Arctique (AAC).

Protocole de Kyoto En 1997, le protocole de Kyoto a fixé pour la première fois des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés à l’horizon 2008-2012.

Plan Climat Français Entériné en 2004, il vise à « susciter l’adhésion de la société tout entière et encourager les gestes citoyens par la sensibilisation et l’information ; favoriser les sources d’énergie non émettrices de carbone  ; insérer l’écologie dans l’économie grâce à des mécanismes novateurs, efficaces et flexibles ; préparer l’avenir au travers d’efforts de recherche qui mettent la France sur la voie d’une société sobre en carbone ; rendre le secteur public exemplaire ; accompagner les collectivités locales pour qu’elles réalisent leurs propres plans pour le climat ».

Stratégie nationale de développement durable Ratifiée en novembre 2006 pour permettre à la France de respecter le protocole de Kyoto et de stabiliser sur la période 2008-2012 ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 (engagements 3 x 20 : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20 %

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Plan Climat Territorial C’est un projet territorial de développement durable, qui concerne les collectivités rassemblant plus de 50 000 habitants et dont la finalité première est la lutte contre le changement climatique.

Polar Bears International Polar Bears International (PBi) est un organisme mondial créé en 1992. Il a pour objectif de recenser toutes les données scientifiques concernant les ours polaires et leur habitat, la banquise. Ces études permettent

Colloque sur le développement durable et les zoos Sous l’égide de l’EAZA et de la campagne « Du pôle Nord au pôle Sud », avec le soutien de l’Association française des parcs zoologiques (AFDPZ) et de m2A, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse organise dans sa ville les 16 et 17 mai 2014 un colloque sur le thème du changement climatique. Un grand nombre de spécialistes des régions polaires interviendront, ainsi que des représentants de la communauté zoologique européenne.


Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse : un expert reconnu de la conservation des espèces animales menacées

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e Parc a été l’un des premiers zoos à élever ex situ des espèces animales menacées  : la recherche et la génétique sont au cœur même de son expertise scientifique. Aujourd’hui, ses connaissances, en particulier en primatologie, lui apportent une renommée internationale.

L

L’expertise scientifique du Parc zoologique & botanique de Mulhouse se forge dans la durée Depuis plus de 50 ans on trouve toujours un vétérinaire à la tête du Parc, confortant ainsi l’ historique et indéniable orientation scientifique de l’établissement, comme en attestent d’ailleurs les premiers carnets de soins datés des années 1970. Toutes les recherches associées font que l’approche vétérinaire est en constante évolution, et l’équipe est actuellement en mesure de soigner sur place toutes les espèces animales hébergées, de la plus petite à la plus grande !

Dans les années 1980, l’amélioration de l’alimentation des animaux pour leur garantir une meilleure santé était une priorité. C’est ainsi qu’en 2008 et 2009, deux manuels de nutrition ont été édités par l’équipe scientifique du Parc. Ils font depuis référence au niveau international, tout particulièrement pour le régime alimentaire des lémuriens, ces primates endémiques de Madagascar, pour lesquels les connaissances du Parc zoologique & botanique de Mulhouse sont aujourd’hui indiscutables . L’établissement est d’ailleurs cofondateur de plusieurs associations ayant trait à la primatologie : la Société francophone de primato-


Naissance rare d’un lémurien aux yeux turquoise : Dimbi logie (SFDP), dont le directeur actuel du Parc zoologique & botanique de Mulhouse, Brice Lefaux, vient d’en être élu le président, l’Association européenne pour l’étude et la conservation des lémuriens (AEECL) et l’association West African Primates Conservation Action (WAPCA).

Une reconnaissance internationale La recherche scientifique va de pair avec la conservation des espèces menacées. Il s’agit de mieux connaître pour mieux sauvegarder. Ainsi, les travaux de recherche en génétique permettent notamment d’apporter des précisions sur la distinction des espèces et des sous-espèces. Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse a tout particulièrement développé des outils et une expertise reconnue sur les oiseaux et, chez les mammifères, autour de deux grands groupes d’espèces de primates, les gibbons et les lémuriens. Le Parc doit sa renommée non seulement à la technicité qu’il a développée, mais aussi à la somme des connaissances acquises et des recherches menées, ce qui en fait un expert au niveau scientifique international. L’établissement s’est ainsi spécialisé dans l’élaboration de protocoles d’élevage, largement repris dans la communauté zoologique.

Outre la rédaction et la diffusion de documents de référence et le partage de son expertise, le Parc est sollicité dans le monde entier pour des conférences. En 2013, son équipe a ainsi donné six conférences auprès du grand public, réalisé 21 présentations scientifiques devant des chercheurs et des zoologistes et participé à cinq colloques nationaux et internationaux. L’équipe zoologique encadre également régulièrement des étudiants  ; en 2013 un master et deux thèses ont été soutenus.

Né le 8 mars 2013, le petit lémurien aux yeux turquoise (Eulemur flavifrons) Dimbi a été rejeté par sa mère et immédiatement pris en charge par l’équipe animalière afin d’être sauvé. Désormais jeune adulte, Dimbi vit avec le groupe de ses congénères hébergé par le Parc.

De nombreuses naissances Durant l’année 2013, on dénombre 129 naissances au Parc zoologique & botanique de Mulhouse : 57 chez les mammifères (dont 26 carnivores, 14 ongulés et 17 primates), 10 chez les reptiles et 56 chez les oiseaux. Parmi tous les petits, 53 sont issus d’espèces menacées faisant l’objet d’un EEP ou d’un Studbook européen (ESB). L’équipe est particulièrement fière des naissances rares d’un cercopithèque de l’Hœst, d’un cercopithèque de Hamlyn, de deux varis roux, de deux lémuriens couronnés, d’un chat tigre, d’un lémurien aux yeux turquoise et d’un perroquet robuste.

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Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse a empêché l’extinction définitive de l’espèce en s’investissant pour sa protection depuis presque 25 ans. Il reste actuellement moins de 2 000 lémuriens aux yeux turquoise à Madagascar.


Conservation ex-situ La conservation ex situ, c’est-à-dire hors du milieu naturel d’une espèce, est l’une des missions des zoos. Au Parc zoologique & botanique de Mulhouse, la conservation est intimement liée à la recherche scientifique en matière d’éthologie, de nutrition et de soins, afin d’améliorer le bienêtre et la reproduction d’animaux rares.

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Sur les 170 espèces représentées au Parc zoologique & botanique de Mulhouse, 81 font l’objet d’un programme de conservation (EEP ou ESB). Cette proportion est parmi les plus importantes au niveau européen. Un choix délibéré qui positionne l’établissement comme une référence en matière de conservation.

Les Programmes d’Élevage Européens (EEP) sont des programmes de reproduction en parcs zoologiques d’espèces animales menacées. Géré par un coordinateur, un EEP recense les individus d’une même espèce présents dans les différents zoos européens. L’étude de la génétique et de l’évolution de la population mène à un programme d’élevage assorti de recommandations pour la reproduction de l’espèce.

Les EEP et les ESB directement gérés par le Parc

Liste des espèces du Parc qui font l’objet d’un EEP ou d’un ESB

L’expertise scientifique de l’équipe zoologique du Parc lui apporte une renommée internationale, tant pour sa technicité que pour ses connaissances développées notamment autour des 9 EEP et ESB qu’il coordonne : Le lémurien aux yeux turquoise (Eulemur flavifrons), le lémurien couronné (Eulemur coronatus) le lémurien à ventre roux (Eulemur rubriventer), le gibbon à favoris blancs (Nomascus leucogenys), le gibbon de Gabrielle (Nomascus gabriellæ), le gibbon Siki (Nomascus siki), le cercopithèque Roloway (Cercopithecus roloway) et le capucin à poitrine jaune (Cebus xanthosternos). Enfin, en 2012 l’équipe a initié l’EEP du wallaby des rochers (Petrogale xanthopus).

Espèces en EEP

Chien des buissons

Addax

Étourneau de Rothschild

(Speothos venaticus)

(Addax nasomaculatus)

(Leucopsar rothschildi)

Ara à gorge bleue

Faisan d’Edwards

(Ara glaucogularis)

(Lophura edwardsi)

Ara de Buffon

Gibbon à bonnet

(Ara ambigua)

(Hylobates pileatus)

Atèle noir de Colombie

Gibbon à favoris blancs

(Ateles fusciceps robustus)

(Nomascus leucogenys)

Bœuf musqué

Gibbon de Gabrielle

(Ovibos moschatus)

(Nomascus gabriellæ)

Cacatoès à huppe rouge

Gibbon Siki

(Cacatua moluccensis)

(Nomascus siki)

Canard à ailes blanches

Hapalémur du lac Alaotra

(Cairina scutulata)

(Hapalemur griseus alaotrensis)

Capucin à poitrine jaune

Ibis chauve

(Cebus xanthosternos)

(Geronticus eremita)

Cercopithèque de Hamlyn (Cercopithecus hamlyni)

Lémurien aux yeux turquoise

Cercopithèque de l’Hœst

(Eulemur flavifrons)

(Cercopithecus lhœsti)

Lémurien à ventre roux

Cercopithèque Roloway

(Eulemur rubriventer)

(Cercopithecus roloway)

Lémurien couronné

Chat des sables

(Eulemur coronatus)

(Felis margarita harrisoni)

Lémurien mongoz

Chat manul

(Eulemur mongoz)

(Otocolobus manul)


La Maison de l’éclosion

Les échanges entre zoos au sein d’un EEP évitent la consanguinité responsable de baisse de fertilité, de mortalité infantile ou encore de malformations, et permettent la survie à moyen terme de populations captives d’espèces en danger d’extinction dans leur environnement sauvage. L’équipe scientifique renseigne également les Studbooks européens (ESB). Un ESB est un document qui indique l’historique de tous les animaux d’une même espèce en collectant et envoyant des informations (naissances, morts, transferts,...) au responsable de chaque Studbook.

Créée en 2011, elle illustre parfaitement la démarche scientifique initiée par le Parc zoologique & botanique de Mulhouse. L’élevage des oisillons y est effectué à la main pour améliorer leurs chances de survie. De plus, le bâtiment est conçu afin d’optimiser les études éthologiques. Équipée de panneaux ludiques et interactifs, la Maison de l’éclosion a également pour rôle de sensibiliser les visiteurs qui peuvent assister aux soins des oiseaux, suivre la croissance des poussins et, avec un peu de chance, assister aux éclosions. Pour finir, le bâtiment respecte les préceptes du développement durable : basse consommation énergétique, isolation thermique performante et retraitement de l’air.

Lion d’Asie

Tamarin bicolore

(Panthera leo persica)

(Saguinus bicolor bicolor)

Loup à crinière

Tamarin de Gœldi

(Chrysocyon brachyurus)

(Callimico gœldii)

Manchot du Cap

Tamarin empereur

(Spheniscus demersus)

(Saguinus imperator)

Ouistiti de Geoffroy

Tamarin-lion à tête dorée

(Callithrix geoffroyi)

(Leontopithecus chrysomelas)

Ours blanc

Tamarin pinché

(Ursus maritimus)

(Saguinus œdipus œdipus)

Panthère de l’Amour

Tourterelle de Soccoro

(Panthera pardus orientalis)

(Zenaida graysoni)

Panthère de Perse

Vari noir et blanc

(Panthera pardus saxicolor)

(Varecia variegata variegata)

Panthère des neiges

Vari roux

(Panthera uncia)

(Varecia variegata rubra)

Pélican frisé

Vautour moine

(Pelecanus crispus)

(Ægypius monachus)

Pigeon rose

Vigogne

(Columba mayeri)

(Vicugna vicugna)

Propithèque couronné

Wallaby des rochers

(Propithecus verreauxi coronatus)

(Petrogale xanthopus)

Saïmiri à tête noire

Zèbre de Grévy

(Saïmiri boliviensis)

(Equus grevyi)

Saki à face blanche (Pithecia pithecia)

Sarcelle de Bernier (Anas bernieri)

Espèces en ESB

Guib d’eau

Bharal

Maki catta

(Tragelaphus spekeii gratus)

(Pseudois nayaur)

(Lemur catta)

Boa de Madagascar

Nandou de Darwin

(Sanzinia madagascariensis)

(Pterocnemia pennata)

Calao terrestre du Sud

Ours brun

(Bucorvus cafer)

(Ursus arctos)

Casoar à casque

Otarie à crinière

(Casuarius casuarius)

(Otaria flavescens)

Cerf de Bactriane

Tamarin à mains rousses

(Cervus elaphus bactrianus)

(Saguinus midas midas)

Cerf du prince Alfred

Tortue rayonnée

(Cervus alfredi)

(Testudo radiata)

Chat tigre

Touraco à huppe rose

(leopardus tigrinus)

(Tauraco erythrolophus)

Cicogne noire

Touraco de Fischer

(Ciconia nigra)

(Tauraco corythaix fischeri)

Colombe de Bartlett

Touraco violet

(Gallicolumba criniger)

(Musophaga violacea)

Crocodile à front large

Tragopan de Cabot

(Osteoleamus tetraspis tetraspis)

(Tragopan caboti)

Garrulaxe du père Courtois

Vautour fauve

(Garrulax squamatus)

(Gyps fulvus)

Goura de Sclater

Vautour pape

(Goura scheepmakeri)

(Sarcoramphus papa)

Grue couronnée

Vautour percnoptère

(Balearica pavonina)

Grue de paradis (Anthropoides paradisea)

(Neophron percnopterus ginginianus)

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Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse participe à la conservation des espèces dans leur milieu naturel

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les espèces P rotéger dans leur habitat

d’origine est une act i o n f o n d a m e n ta l e d e l a c o n s e r vat i o n . Ainsi, en complément de son travail ex situ, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse s’implique fortement dans des projets de conservation in situ.

Élevage et préservation, un tandem indissociable Afin de compléter la conservation ex situ, la conservation in situ s’intéresse aux mesures de préservation des espèces dans leur environnement naturel. Ainsi, les animaux en programme d’élevage dans les zoos sont des ambassadeurs. Ils attirent l’attention sur le statut de leur espèce et constituent une réserve pour la réintroduction. Depuis 1983 le Parc zoologique & botanique de Mulhouse apporte son soutien et son expertise à de nombreux programmes à travers le monde.

Une stratégie de conservation in situ menée avec des actions multiples et complémentaires Protection des espèces dans leur milieu naturel Le Parc finance l’achat de matériel pour les rangers qui surveillent les panthères de l’Amour et les tigres de Sibérie, et gèrent les conflits homme/animal.

Recherche comportementale Étude des interactions entre l’animal et son environnement à Madagascar, notamment chez le lémurien à collier blanc, le lémurien aux yeux turquoise et le propithèque couronné.


Vautours moines en France et dans les Balkans : ça plane pour eux À la fin des années 1980, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse s’est associé à un programme d’élevage et de réintroduction du vautour moine avec la Black Vulture Conservation Foundation (BVCF). En 1990, les premiers individus élevés à la main ont été lâchés aux Baléares, puis, deux ans plus tard, d’autres ont été réintroduits en France, dans les Grands Causses. En 2004, le Parc a rendu à la vie sauvage un oiseau dans les Baronnies et en 2005 un autre vautour s’est envolé dans les gorges du

Verdon. L’objectif, à terme, est de reconstruire le territoire de l’oiseau à l’échelle européenne. En 2011, l’établissement s’est également engagé en faveur d’un projet de réintroduction de vautours fauves en Bulgarie mené par les associations Fund for Wild Flora and Fauna (FWFF) et Green Balkans. En janvier 2014, deux vautours fauves respectivement nés en 2012 et en 2013 au Parc zoologique & botanique de Mulhouse vont être réintroduits en Bulgarie.

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Développement durable pour les populations locales Le Parc accompagne la recherche de ressources économiques alternatives afin de protéger les écosystèmes de la surexploitation et de la déforestation. À Madagascar, par exemple, l’AECCL aide les populations locales à optimiser les techniques d’utilisation des richesses naturelles pour améliorer leur niveau de vie : création d’associations communautaires locales, cours pour la culture durable du riz ou pour la production d’objets d’artisanat…

La réintroduction : de belles histoires qui sont l’aboutissement d’une stratégie de conservation efficace Réintroduire une espèce dans son milieu naturel est extrêmement complexe. Pour que ces initiatives soient couronnées de succès, les programmes de conservation doivent nécessairement s’appuyer sur la collaboration entre les zoos, une présence sur le terrain et l’expertise scientifique.


Un acteur militant En 2014, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse S’implique dans 17 programmes internationaux de conservation.

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En janvier 2013, l’équipe scientifique du Parc zoologique & botanique de Mulhouse a mis en place un nouveau protocole pour sélectionner différemment les projets de conservation in situ qu’il souhaite soutenir. Dorénavant, chacun d’entre eux devra remplir au moins l’un des trois critères suivants : concerner des espèces inscrites en eep ou en esb présentes dans l’établissement, voire même des espèces dont le programme d’élevage y est géré ; inclure des recherches en écologie, en éthologie ou en ethnologie ; être axé sur la conservation des animaux et de leur environnement.

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afrique de l’est : 1 programme

afrique de l’ouest : 2 programmes

1  Zèbre de Grevy : soutien financier du Grevy Zebra Trust qui recueille et réhabitue à la vie sauvage des zèbres blessés. Comptage et identification des animaux.

2  Cercopithèque Roloway : protection et recensement des derniers individus en Côte d’Ivoire en collaboration avec le Centre suisse de recherches scientifiques (csrs). 3  Cercopithèque Roloway et cercocèbe couronné : élevage, protection et recensement des derniers individus au Ghana par l’intermédiaire de wapca. Étude ethnologique des relations homme/ animal en collaboration avec l’université de Barcelone (Espagne), sensibilisation des populations humaines locales et aide au développement.


asie : 4 programmes 7  Tigre de Sibérie et panthère de l’Amour : protection des espèces, gestion des conflits homme/ animal par l’intermédiaire de l’association Tigris et de la Société zoologique de Londres (zsl). 8  Cerf du prince Alfred : élevage, étude et réintroduction de l’espèce par la Philippines Biodiversity Conservation Foundation.

madagascar : 2 programmes

15  Lémurien aux yeux

turquoise : le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est trésorier de l’aeecl, qui mène une étude sur l’espèce et la protège grâce à l’aide au développement local et la lutte contre le braconnage. 16  Propithèque couronné : soutien du projet Tsibahaka initié par le Muséum national d’Histoire naturelle en 2009 afin de protéger l’espèce. Recensement, protection et translocation d’animaux dans des zones protégées. Sensibilisation et éducation des populations locales.

amérique du sud : 3 programmes  Tamarin à pieds blancs : étude, recensement, élevage et protection de l’espèce en Colombie par l’intermédiaire de l’association Beauval Conservation et Recherche. 4

5  Tamarin bicolore : protection, élevage et étude de l’espèce en collaboration avec l’Universidade Federal do Amazonas (Brésil). 6  Titi des montagnes du Pérou : protection de la biodiversité péruvienne avec un focus sur le singe titi et son habitat par l’intermédiaire de l’association Proyecto Mono Tocon.

9  Gibbon à favoris blancs : étude de l’écologie de l’espèce dans la zone protégée de Nakai-Nam Theun au Laos dans le cadre du projet Anoulak. 10  Garrulaxe

du père Courtois : soutien des travaux du Dr Fen Qui en Chine par l’intermédiaire du Global Species Management Plan (GSMP) géré par le zoo de Chester (Royaume-Uni) afin de sauver l’espèce de l’extinction.

europe : 4 programmes 11  Tortue cistude : élevage conservatoire, sensibilisation, soutien technique et scientifique par l’apport de soins vétérinaires au programme de réintroduction de l’espèce en Alsace mené par le conseil général du Bas-Rhin. Participation à l’élaboration du Plan national d’action. 12  Vautour moine et vautour fauve : élevage et réintroduction d’oiseaux en France par l’intermédiaire de la Black Vulture Conservation Foundation (BVCF). 13  Vautour fauve : élevage et réintroduction de vautours fauves par l’intermédiaire des associations Fund for Wild Flora and Fauna (FWFF) et Green Balkans. 14  Grand hamster d’Alsace : hébergement au Parc zoologique & botanique de Mulhouse d’un élevage conservatoire.

océanie : 1 programme 17  Wallaby des rochers : étude pour la lutte contre les parasites, protection du sanctuaire d’Aroona au sud de l’Australie en collaboration avec le Zoo d’Adélaïde.

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Un parc botanique de style romantique qui fait référence

3 500 espèces et variéA vec tés de végétaux, dont 837 d’arbres et d’arbustes, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse présente un paysage diversifié, coloré et accueillant.

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Les arbres remarquables Quelque 18 arbres remarquables ponctuent la promenade dans les allées du Parc zoologique & botanique de Mulhouse. Plantés en 1867 par le paysagiste Geiger Père, ils sont devenus aujourd’hui de véritables monuments :

Arbre aux quarante écus

Épicéa inversé

(Ginkgo biloba)

(Picea abies ‘Inversa’)

Févier sans épine

Érable palmé pourpre

(Gleditsia triacanthos ‘Inermis’)

(Acer palmatum ‘Atropurpureum’)

Calocèdre

If à drupes

(Calocedrus decurrens)

(Cephalotaxus harringtonia var. drupacea)

Chêne chevelu (Quercus cerris)

Pin noir d’Autriche

Chêne pédonculé

(Pinus nigra)

(Quercus robur)

Sapinette d’Orient

Cryptoméria du Japon

(Picea orientalis)

(Cryptomeria japonica)

Saule pleureur doré

Cyprès de Sawara écailleux

(Salix X chrysocoma)

(Chamæcyparis pisifera ‘Squarrosa’)

Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum)

Épicéa bicolore

Sophora du Japon

(Picea alcoquiana)

(Sophora japonica)

Épicéa en forme de nid

Thuya géant

(Picea abies ‘Nidiformis’)

(Thuja plicata)


LE CRYPTOMÉRIA DU JAPON ET SON BALAI DE SORCIÈRE

L’ÉPICÉA BICOLORE

LE THUYA GÉANT

Cet arbre est l’un des plus vieux d’Europe, où l’espèce a été introduite en 1861. L’épicéa bicolore est présent dans le Parc zoologique & botanique de Mulhouse depuis 1867, date de sa création. Il tire son nom de la couleur bitonale de ses aiguilles : vert sombre dessus et vert glauque au revers. Il porte bas ses longues branches étalées sur le sol.

Le plus grand des thuyas trône fièrement dans le Parc, avec ses 22 mètres de hauteur et plus de 25 mètres de diamètre. Ses branches basses, couchées sur le sol, peuvent s’enraciner et se redresser pour former un nouveau tronc, donnant ainsi à l’arbre l’aspect d’un bosquet.

Le cryptoméria est un grand arbre de la famille des cyprès, qui atteint les 60 mètres de hauteur au Japon, mais pas plus de 30 mètres en Europe. L’exemplaire du Parc présente une singularité : une croissance anarchique d’origine pathologique a provoqué l’apparition d’une masse dense de feuillage sur une branche. Une curiosité à découvrir sur le chemin situé à droite des flamants rouges.

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Les arbres et arbustes de collection

Un étiquetage scientifique

Le visiteur se promène dans le Parc zoologique & botanique de Mulhouse comme dans un arboretum. Depuis 1980, de nouvelles introductions ont lieu régulièrement. Chaque aménagement des jardins est l’occasion d’acclimater des végétaux rares : collections de Ginkgo biloba et de conifères nains dans le jardin des pivoines, assemblages d’érables japonais et de cornouillers dans celui des rhododendrons, assortiments d’arbres à écorce décorative dans le Jardin de tous les sens et de Rosacées (Sorbus, Cratægus, Malus) autour de la prairie...

Comme dans tout jardin botanique, l’ensemble des végétaux est identifié. Plus de 3 500 étiquettes jalonnent ainsi le Parc pour renseigner le visiteur. Concernant les arbres et arbustes, sont mentionnés le nom latin, le nom d’auteur, le nom vernaculaire, la famille et la zone géographique d’origine. Les plantes vivaces sont présentées avec leurs noms latin et vernaculaire et les collections florales uniquement avec le nom du cultivar.


Les jardins thématiques

six jardins thématiques sont répartis dans le Parc zoologique & botanique de Mulhouse. Ils sont appréciés des visiteurs pour leur richesse variétale, les senteurs qui en émanent et leurs floraisons tout au long des saisons.

LE JARDIN DES IRIS LE JARDIN DES PIVOINES

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Pivoines herbacées ou pivoines arbustives, leurs fleurs s’épanouissent de mai à juin. On admire leurs camaïeux de rose ou de jaune. La pivoine est utilisée en Chine depuis plus de 14 000 ans comme plante médicinale et aromatique. Composée de 261 variétés de pivoines, la collection est visible depuis l’entrée du Parc.

LE JARDIN DES RHODODENDRONS Ce jardin créé en 2005 fleurit de fin avril à mi-juin. Il est composé de différents massifs à la structure paysagère très naturelle ponctuée d’imposants blocs de grès. La collection regroupe 408 espèces et cultivars de rhododendrons, ainsi qu’un ensemble de 35 cultivars d’érables du Japon et de 12 espèces et cultivars de cornouillers, tous assujettis à un milieu acide. Les rhododendrons botaniques qui composent la partie centrale de ce jardin sont pour la plupart originaires de l’hémisphère Nord, notamment d’Asie.

Ce jardin aménagé grâce à la donation d’un botaniste et horticulteur passionné réunit 526 variétés d’iris. Toutes les couleurs de l’arc-enciel s’y déclinent quand les fleurs éclosent entre fin avril et début juin. Le jardin des iris exhale des senteurs gourmandes de citron, de vanille, de chocolat et de rhubarbe. C’est l’une des plus belles collections de tout l’Est de la France.


LE JARDIN DE TOUS LES SENS

LE JARDIN DES TULIPES & DES DAHLIAS : un jardin d’expositions florales Aménagé en 1968, pour le centenaire du Parc, cet espace accueille deux expositions par an : en avrilmai fleurissent 45 000 tulipes, narcisses, jacinthes, et de septembre à fin octobre, plus de 150 variétés de dahlias. La multitude des formes et des couleurs confère à ce jardin une originalité et une beauté exceptionnelles.

Aménagé au début de l’année 2000, le Jardin de « tous les sens » met en valeur la diversité des couleurs, des odeurs, des saveurs et des sensations tactiles dans le monde végétal. L’espace de 4 000 m² présente plus de 200 espèces d’arbres, d’arbustes et de plantes vivaces répartis dans quatre secteurs : couleur, senteur, goût, toucher. Ce jardin permet de sensibiliser les écoliers aux richesses botaniques.

LE JARDIN DES PLANTES D’ALSACE Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse accueille 300 espèces de la flore d’Alsace dans des jardins de rocaille. Ces jardins thématiques reconstituent les milieux naturels des plantes sous-vosgiennes (collines du vignoble), riediennes (prairies inondables) ou jurassiennes (collines calcaires du Jura). Parmi elles, des espèces menacées font l’objet d’un travail de conservation.

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Plantes menacées : préserver par la conservation ex situ des plantes au bord de l’extinction

Une unité conservatoire depuis 1993

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De nombreux végétaux sont en péril parce que leurs écosystèmes se modifient ou disparaissent. La ville de Mulhouse a mis en place au sein de son service des espaces verts un conservatoire botanique mulhousien. Cette cellule créée en 1985 a pour vocation de sauvegarder des espèces autour de trois thématiques : la flore d’Alsace et des régions voisines, les plantes d’intérêt aromatique ou médicinal et les espèces végétales de valeur internationale. Elle s’occupe de la conservation ex situ : recherches scientifiques autour des plantes menacées, prélèvements de graines et de plants dans la nature, culture des espèces et conservation des graines au froid. Elle fait également don de graines ou de plants aux structures régionales en charge de la conservation in situ, afin de leur permettre de renforcer sur le terrain les populations en danger.

Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse possède une expertise reconnue dans le domaine de la conservation des animaux. En collaboration avec le Service des Espaces Verts de Mulhouse, il s’implique également dans la conservation des plantes.

Une vitrine de la sauvegarde des espèces végétales menacées d’Alsace Pour tout ce qui concerne la conservation des plantes menacées d’Alsace et des régions avoisinantes, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est associé au Conservatoire botanique de Mulhouse (CBM), lui-même affilié au Conservatoire botanique d’Alsace qui a récemment vu le jour. Les visiteurs peuvent donc découvrir la flore locale, souvent méconnue et parfois menacée. De plus, une zone d’étude et de culture non accessible au public lui est dédiée. Actuellement, ce sont 217 espèces végétales d’Alsace et des régions adjacentes qui sont préservées par le Conservatoire botanique de Mulhouse.

De la conservation à la réintroduction, retour dans la nature La réintroduction des espèces végétales dans la nature après leur sauvetage au Conservatoire botanique est délicat mais possible. L’opération la plus importante et la plus innovante en termes de renaturation à laquelle le Conservatoire ait participé est la sauvegarde de la végétation du Grand Ballon dans le massif vosgien. Ce site abrite de nombreuses espèces d’altitude rares dont certaines sont endémiques. Le Conservatoire a la responsabilité de six espèces qu’il détient toujours, parmi elles l’androsace carnée (Androsace carnea) dont l’effectif sur site est tombé à 11 individus, et le trolle nain (Trollius europæus var. humilis). En octobre 1996, 4 500 graines d’androsace carnée produites dans l’unité technique du Conservatoire ont été semées in situ et connaissent aujourd’hui un développement très prometteur.


Projets de coopération internationale LA PERVENCHE DE MADAGASCAR Catharanthus roseus

des vertus médicinales préservées Le Conservatoire botanique de Mulhouse cultive plusieurs espèces de pervenches rapportées de Madagascar. Les souches ont permis la découverte des molécules actives (deux alcaloïdes aux propriétés antimitotiques) à l’origine de traitements anticancéreux. Le Conservatoire les cultive avec grande précaution pour éviter les hybridations. Les graines produites sont conservées au froid et constituent un matériel fiable pour la recherche. Cinq variétés de pervenches de Madagascar, dont la souche utilisée par le professeur Pottier pour l’obtention des médicaments, sont sauvegardées à Mulhouse.

depuis les années 1990, Le Conservatoire Botanique de Mulhouse, en partenariat avec le Conservatoire Botanique National de Brest et le Muséum national d’Histoire naturelle participe à divers plans de sauvetage et de reconquête d’espèces végétales au bord de l’extinction dans leurs milieux naturels.

NORMANIA TRIPHYLLA  une réintroduction réussie à Madère Espèce endémique de la grande île de Madère, Normania triphylla a disparu de son milieu naturel à cause d’une maladie. Certains représentants de l’espèce ont pu être sauvés in extremis grâce à des graines collectées en 1995 et expédiées au Conservatoire botanique national de Brest (CBNB). Pour assurer leur survie, le CBNB en a adressé des échantillons au Conservatoire de Mulhouse, qui les a multipliés. En 2009, des graines issues des cultures de Mulhouse ont été semées à Madère avec succès.

LE TOROMIRO Sophora toromiro

un arbuste disparu de l’Île de Pâques sauvegardé L’espèce a disparu de son biome en 1962. Quelques spécimens ont survécu dans des jardins botaniques. En 2005, 2 grammes de graines récoltées par Philippe Danton, botaniste attaché au Muséum national d’Histoire naturelle, furent confiés à Mulhouse pour un essai de culture. En 2013, le Conservatoire botanique de Mulhouse est le seul jardin en France à posséder huit spécimens de Sophora toromiro. La floraison est attendue avec impatience ! Une réintroduction dans le milieu d’origine est en cours sous l’égide du Toromiro Management Group, regroupant les jardins botaniques britanniques de Kew et le jardin botanique suédois de Göteborg.

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La pédagogie au Parc zoologique & botanique de Mulhouse

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en maP récurseur tière d’éducation

e n v i r o n n e m e n ta l e , le Parc zoologique & botanique de Mulhouse a pour objectif d’accompagner, d’informer et de transmettre.

Une vocation éducative ancrée dans l’histoire du Parc La mission pédagogique du Parc zoologique & botanique de Mulhouse a émergé très tôt : dès 1960, le naturaliste local Daniel Daske intervient et anime les « jeudis pour les enfants ». Dès la fin des années 1980, le service des espaces verts propose des expositions dans la petite serre du Parc, ainsi que des visites guidées à thème

pour découvrir la richesse des collections botaniques. En 1996, le SEI (Service éducation et information) est créé grâce à l’aide financière du conseil général du Haut-Rhin. C’est l’un des tout premiers à exister dans un parc zoologique. Sa mission est de sensibiliser les visiteurs à la nature et à l’environnement. Il forme également les professionnels de l’éducation (autres zoos et futurs professeurs des écoles). En 2012, il est rebaptisé service pédagogique.


Les projets éducatifs, une approche unique Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est le seul zoo dont la mission pédagogique s’appuie sur des projets à grande échelle. En effet, outre l’accueil à la journée, un système de projets annuels a été mis en place avec les scolaires. Chacun d’entre eux peut, au choix, être lié au programme de sciences de l’année ou être interdisciplinaire (et concerner la musique, les arts plastiques, etc.). Le succès est tel qu’une sélection doit être faite parmi les établissements scolaires ayant déposé leur candidature.

Chaque année, 500 groupes d’élèves, soit environ 4 000 participants aux projets, sont suivis. Approximativement 12 000 enfants sont donc accueillis tous les ans dans ce cadre, car trois sorties par groupe au minimum sont préconisées pour aiguiser leur curiosité et leur donner envie d’aller plus loin dans leurs découvertes. Tous les niveaux sont admis, de la classe passerelle (2-3 ans) à la terminale. Les classes peuvent fonctionner de façon encadrée ou en toute autonomie. Dans le cas d’un projet scolaire, le service pédagogique du Parc exerce un rôle de conseil et d’accompagnement. Il opère en véritable partenariat avec les enseignants pour élaborer leur projet. Les centres de loisirs et périscolaires bénéficient également de supports tels que des ateliers et du prêt de jeux ou de mallettes pédagogiques.

Les outils de la pédagogie : un panel varié, complet, adapté à tous les niveaux Le service pédagogique du Parc zoologique & botanique de Mulhouse a mis au point des outils pour dispenser son savoir avec une approche ludique : dossiers pédagogiques, mallettes, panneaux et classeurs pour les visites autoguidées, jeux susceptibles d’être apportés en classe… Il dispose notamment d’une médiathèque et d’un chalet éducatif pouvant accueillir une quarantaine de personnes. L’atout premier est la possibilité de travailler avec une grande diversité de pièces anatomiques (crânes, squelettes, carapaces, plumes, poils, écailles…) en salle et sur le terrain pendant les observations sur le vivant. Le service pédagogique s’inscrit dans une démarche naturaliste : observer, toucher, analyser et comparer.

Formation professionnelle : transmettre le savoir Conférences, cours, accueil de chercheurs… le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est particulièrement engagé dans la formation. Il s’agit d’une démarche volontaire qui ne doit rien au hasard. En effet, le service vétérinaire, historiquement intégré au Parc est, avec celui du Zoo de Vincennes, précurseur en France. Sur le terrain ainsi qu’en amont, deux vétérinaires et un interne interviennent sur la prophylaxie et les régimes alimentaires. Le service pédagogique et les vétérinaires forment de nombreux professionnels : • S oigneurs animaliers  : intervention en CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion agricole),

Le Parc possède également des espaces pédagogiques botaniques, comme le Jardin de tous les sens, permettant de sensibiliser les enfants au monde végétal en sollicitant le toucher, l’ouïe, l’odorat, la vue et même le goût. Ainsi ils découvrent, grâce à des jeux, la beauté des plantes et leurs propriétés curatives et nutritives. En 2013, trois livrets sur les jardins des pivoines, des rhododendrons et des iris sont publiés. Ces fascicules d’une dizaine de pages décrivent les origines de chaque plante, tous les trucs et astuces à connaître pour les cultiver, ainsi que les principales caractéristiques des collections présentées dans le Parc.

• Étudiants et chercheurs en éthologie et en biologie de la conservation, • Internes des écoles vétérinaires, • Intervenants pédagogiques, • Enseignants : interventions en master 2 Enseignement pour les professeurs des écoles ou professeurs de sciences de la vie et de la Terre et formation continue, • Accueil d’un à deux stagiaires par an : master 2 et Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS), • Le service des espaces verts de la ville de Mulhouse propose des sorties et des visites pédagogiques aux étudiants en aménagements paysagers et aux pépiniéristes.

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Une multitude d’évènements et d’outils pour associer le grand public aux valeurs du Parc

Susciter une émotion par la beauté d’une plante ou d’un animal et de son lieu de vie, sensibiliser en douceur, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse transmet ses valeurs dans le respect de chacun.

Les panneaux interactifs et l’étiquetage Chaque enclos comporte un panneau descriptif ludique qui renseigne le public sur l’espèce animale présentée et le sensibilise, si celle-ci est en danger.

De la même manière, les végétaux du Parc sont étiquetés, de ceux des jardins thématiques aux arbres remarquables.

Les temps forts de l’année Journée de découverte

À la date anniversaire du zoo, le deuxième ou le troisième dimanche de septembre, l’entrée est au tarif réduit de 3,50 €. La somme est intégralement reversée à des programmes de conservation des espèces animales menacées soutenus par le Parc.

Journées thématiques 30

Durant deux week-ends de juin, l’équipe scientifique et pédagogique du Parc propose des animations pour interpeller sur les thématiques mises en avant dans la cam-

pagne annuelle de l’EAZA. Cette année dans le cadre de la campagne « Du pôle Nord au pôle Sud », qui fait écho à la création de l’Espace Grand Nord du Parc zoologique & botanique de Mulhouse, le public sera sensibilisé à la préservation des zones polaires et au changement climatique.

Marché aux plantes

Focus sur la botanique : en avril, le Parc propose un marché aux plantes, avec des espèces rares ou nouvelles, la vente de végétaux cultivés localement… Des conférences et des conseils de jardinage rythment également cette journée.

Visites Privilège (prix Initiatives touristiques d’Alsace 2012) Lever des animaux

En juin, le Parc organise des visites guidées au lever du soleil, afin d’observer le réveil des animaux et prendre son petit-déjeuner en écoutant le chant des oiseaux et les cris divers et variés des autres pensionnaires qui s’éveillent.

Soirées privilège

Les soirées privilège se tiennent en juin après la fermeture du Parc. Accompagnés d’un vétérinaire, les visiteurs accèdent aux coulisses.

Visites guidées thématiques

Tout au long de l’année, les visites thématiques permettent de découvrir le Parc zoologique & botanique de Mulhouse sous un angle différent : biologie, botanique, intelligence animale…

Visites guidées à la demande

Tout au long de l’année, ces visites payantes sont organisées à la demande pour les comités d’entreprises, les associations, etc.


Les enfants et le Parc Ateliers des enfants En plus de tous ses ateliers et projets avec les scolaires durant l’année, le service pédagogique propose chaque été quatre ateliers de 2 heures pour les enfants de 4 à 12 ans.

nourrissage des animaux de la ferme

Tous les mercredis à 15 heures, du 1er mai au 31 août, les enfants peuvent nourrir les chèvres naines avec un soigneur animalier.

Repas des animaux et animations

Otaries, macaques, manchots, loups, pélicans, lémuriens et Maison de l’éclosion  : les repas des animaux sont des moments forts dans la vie du Parc zoologique & botanique de Mulhouse et permettent de délivrer une information immédiate.

Association des amis du Zoo : soutenir les projets d’aménagement et de conservation Fondée en 1947, l’Association des amis du Zoo s’investit dans le financement de supports pédagogiques, de projets liés à l’aménagement du Parc zoologique &

botanique de Mulhouse et dans des plans de conservation d’espèces menacées d’extinction auxquels participe l’établissement.

Le mécénat : investir dans une institution ancrée dans son territoire Depuis 2008, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse encourage les entreprises à s’engager pour la préservation de la biodiversité. Mécène d’un projet spécifique ou partenaire à la carte, l’entreprise bénéficie de nombreux avantages et devient actrice de la vie du territoire. Plusieurs d’entre elles ont déjà développé un vrai partenariat (Lyonnaise des Eaux, GrDF, EDF, etc.). Plus simplement, mais de manière toute aussi engagée, des agriculteurs donnent une partie de leur récolte, ou encore des particuliers participent à l’achat de bancs sur lesquels ils peuvent apposer une plaque avec la phrase de leur choix. Le partage des valeurs communes liées au respect de la nature est à la base de l’engagement collectif.

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Le Parc en chiffres

34O OOO visiteurs en 2013

1 200 le zoo compte 1 200 animaux répartis dans un environnement privilégié de 25 hectares de verdure.

81 170 Sur les 170 espèces animales présentes dans le Parc, 81 sont inscrites à un programme de conservation.

9

OOO OOO 9 millions d‘euros consacrés depuis 2005 aux rénovations et aux réalisations de nouveaux enclos.

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220 000 Le service pédagogique du Parc a accueilli 220 000 scolaires depuis sa création en 1996.

créé en :

1868   le Parc compte parmi les plus anciens zoos de France.

837

Le parc abrite 3 500 espèces et variétés d’arbres et de plantes, dont plusieurs exemplaires de végétaux menacés au sein de son jardin de rocaille d’Alsace.

C’est le nombre de tonnes de nourriture nécessaires chaque année pour nourrir les animaux du Parc.

espèces et variétés d’arbres

1

er

Le Parc est le 1er site touristique du Haut-Rhin et le 3e d’Alsace.

18 3 500 ESPÈCES

198

Avec 6 jardins thématiques… et 18 arbres remarquables, le Parc possède le label Jardin remarquable.

17 Le parc participe à 17 programmes internationaux de conservation d’espèces in situ, c’est-à-dire dans leur milieu naturel.


Informations pratiques

Niché sur les hauteurs du rebberg, à côté de la forêt du tannenwald, le Parc zoologique & botanique de Mulhouse jouit d’un environnement privilégié qui en fait un véritable poumon vert de 25 hectares, à quelques minutes seulement du centre-ville. Accès au Parc

Tarifs

Boutique

en voiture

Du 21 mars au 31 octobre : 14 € Du 1er janvier au 20 mars : 8 € Du 1er novembre au 31 décembre : 8 €

Conçue selon les principes du bbc, la Boutique s’inscrit dans la démarche du Parc en faveur de l’environnement, proposant de nombreux produits éthiques : une partie des ventes est reversée à des ONG qui soutiennent des programmes de conservation. La Boutique est accessible même sans pénétrer
dans l’enceinte du Parc.

Depuis l’A36, sortie Mulhouse centre, suivre centre-ville direction gare, puis zoo. Parking gratuit.

en bus 

Prendre la ligne 30 depuis la gare.

en tram

Prendre la ligne 1, station Gare, puis le bus ligne 30.

en train

Gare TGV de Mulhouse à 2 h 42 de Paris et à 2 h 50 de Lyon, puis bus ligne 30. L’accès au Parc se fait à l’adresse suivante : 111, avenue de la 1re Division Blindée, Mulhouse.

Horaires d’ouverture le parc est ouvert tous les jours de l’année

Groupes (15 pers. min.) : 11 € Tarif réduit (6-16 ans, + de 65 ans, étudiants…) : 8 € Carte Bozoo (5 entrées non nominatives) : 55 € Le Parc propose également des formules d’abonnement individuel ou familial, ainsi que des tarifs spécifiques (CE, groupes, scolaires…).

Animations Les journées sont rythmées par les temps forts que sont les repas des animaux. Animés par les soigneurs, ils permettent d’apporter une information en direct sur la vie et les habitudes des animaux.

Décembre, janvier & février : 10 h à 16 h

Restauration et services

Mars, octobre & novembre : 9 h à 17 h

Une zone de pique-nique ombragée et une aire de jeux agrémentent la visite du Parc. La restauration est également possible sur place.

Avril & septembre : 9 h à 18 h Mai, juin, juillet & août : 9 h à 19 h  

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CONTACT PRESSE : 

Urban Nomad

presse-zoo@mulhouse-alsace.fr tél. : +33 (0)1 43 72 08 00

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Rédaction : Urban Nomad — Design : jean-w.fr — Imprimé avec des encres végétales sur un papier issu de forêts gérées de manière durable. Imprimeur en cours de certification Imprim’vert. Crédits photos : Mulhouse Alsace Agglomération + Service des espaces verts de la ville de Mulhouse + Benoit Quintard + Claude Thouvenin + Catherine et Rémy Marion / Pôles d’images + iStock + Shutterstock

PARC ZOOLOGIQUE & BOTANIQUE

51, rue du Jardin Zoologique 68100 mulhouse – france

Site web et inscription à la newsletter : www.zoo-mulhouse.com ou suivez-nous sur Facebook  :


Parc zoologique & botanique de Mulhouse – Dossier de presse 2014