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EXTREME

LIMITE 2005/2006 Guy Adant & Jean-Marc Sterno


ExtrêmeLimite.

L[pr-1] . G.Adant & J-M.Sterno. [ INTRODUCTION ] Extrême limite … l’architecture ne doitelle pas toujours être poussée à son « extrême », pour dépasser ces propres limites, pour avancer, dans une société où tout va vite, où la vitesse peut anéantir et passer à côté de son essentiel. Quel est le rôle de l’architecte dans cette société actuelle, quel sera son rôle demain. Doit-il subir, contrer, anticiper, proposer ? Ces questions nous paraissent essentielles dans le cadre d’une école d’architecture. Pour les aborder, l’atelier « extrême limite » se veut d’être prospectif, et s’appuye sur des sites emblématiques, complexes, mais où ces difficultés ne peuvent qu’amener les étudiants vers des questionnements sur l’avenir… Un nœud autoroutier l’année dernière … … une île artificielle cette année. L’atelier se basera sur le travail fourni l’année dernière, le questionnement étant en perpétuel mouvement, jamais arrêté, et finalement à toujours remettre en cause… [ THEMATIQUE ] L’eau. L’eau, source de vie, source de culture. L’eau, enjeu de demain. … Mais aussi

L’eau élément de destruction, de ravage, de déluge. Tout une ambiguité qui en fait sa richesse. L’architecture de l’eau constituera le fil rouge de cette année. Des laboratoires permettront de questionner cette thématique : L’eau et ces limites, ces bords, L’eau et la terre, L’eau et ses mouvements, ses ondulations, L’eau et sa densité, sa profondeur, son infini, L’eau finalement comme terrain d’exploration, « terrain vague » ou parcelle en situation d’attente aux limites imprécises. [ OBJECTIFS ] La thématique annoncée s’inscrit dans une réflexion sur deux années. Venise cette année, un autre site problématique l’année prochaine. Objectif donc 2008, Zaragoza 2008, exposition universelle ayant comme thème « l’eau et le développement durable ». Cette exposition universelle s’inscrivant dans le cadre de la proposition de l’ONU de déclarer 2005/2015 décennie internationale de l’eau pour la vie. Cette thématique fait suite également à la 2nd International Architecture Biennale à Rotterdam, dont le thème était « the flood » (le déluge). Lors de cette biennale fut évoqué la problématique de Venise, en relation avec l’université de Venise (IUAV). Nous nous inscrivons donc dans cette continuité et seront associé à l’université de Venise qui nous recevra lors d’un workshop sur place. [ LE SITE ] L’homme a depuis toujours chercher à maîtriser l’eau, que ce soit pour la capter, pour la canaliser, pour la réguler. Mais aussi pour la conquérir, comme un énorme défi… Venise en est l’exemple type, elle s’est formée dans une lagune, territoire de protection, d’indépendance. Elle est née de la main de l’homme, par des travaux pharaoniques, ce qui en fait son exception.


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L[pr-2] . G.Adant & J-M.Sterno. Elle est confrontée aujourd’hui de manière régulière à l’aqua alta, mettant en péril les bases mêmes de ces fondations. Le gouvernement italien a décidé de mettre en œuvre la sauvegarde de Venise, par le projet « MOSE ». 3 grandes portes situées au bord de la lagune permettront d’empêcher la montée occasionnelle des eaux. Pour se faire, à l’une de ces trois portes, une île artificielle doit être crée, comme à l’origine de Venise, une nouvelle île parmi tant d’autre, mais une île ou tout est possible. Venise est donc aujourd’hui confronté à son devenir, tant d’un point de vue vital (la montée des eaux), que d’un point de vue culturel et économique. La ville a donc entrepris une politique d’ouverture vers demain, de nouveaux pôles économiques en bord de la lagune, un nouvel aéroport imaginé par F. Ghery, un pont de Calatrava, une réhabilitation de l’Arsenal, un ensemble de rénovation importante. Venise se tourne donc aujourd’hui vers son futur, en s’appuyant sur son histoire… L’île artificiel en est un des enjeux de demain…

[ L’ATELIER ] Considérons l’atelier comme lieu d’échange avant tout. Echanges entre étudiants, enseignants, et invités extérieurs de tous horizons. L’atelier n’étant plus le lieu de correction mais bien un laboratoire de réflexion, ayant comme objectif une production d’un groupe, d’un ensemble de questionnements individuels, regroupé autour d’une thématique commune, porteuse de projet, l’objectif étant de rassembler, sous un format identique et commun à tous, l’ensemble de ces réflexions, d’essais, de tentatives, présentés sous forme d’une compilation. L’atelier cherchera donc à explorer ces territoires du possible avec comme objectif des questionnements plutôt que des réponses préétablies, des tentatives de proposition sous forme de projets, tentatives ou le doute est de mise… Un atelier d’architecture qui sera en corrélation directe avec les cours théoriques, de manière à pouvoir étendre au maximum les pistes de réflexion. Un atelier qui tout au long de l’année se confrontera sous forme de débats ouverts à des acteurs pluridisciplinaires, ceux-ci apportant de par leur spécificité un éclairage nouveau dans la démarche, de manière à relancer le débat à tout moment de l’année. Pour se faire, l’atelier sera rythmé de 5 périodes « laboratoire », abordant des thématiques communes, chacune s’inscrivant dans une continuité dans l’élaboration du projet : labo formes / structures / espace sensitif / in situ philosophique / écriture / stratégie matière/micro/macro prospectif/projectif. Ces laboratoires permettront de sensibiliser l’étudiant au domaine culturel auquel appartient l’architecture, et donc de stimuler, de regarder, de


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L[pr-3] . G.Adant & J-M.Sterno. modifier le regard, de comprendre le lieu, de le désamorcer, de l’appréhender, de le parcourir, de l’arpenter, de l’explorer, de l’imaginer, pour finalement le perturber… [ LE VOYAGE ] Afin de découvrir le site et Venise, un voyage de 7 jours est prévu début novembre. Ce voyage est bien entendu indispensable pour comprendre tout l’enjeu de la question. Ce séjour se déroulera tel un workshop se finalisant par une remise, avec un jury d’enseignants vénitiens. Un déplacement axé sur la découverte, l’information, les reportages, les réflexions et productions.

[ BIBLIOGRAPHIE ] – provisoire« L’eau et les rêves » G. Bachelard,Paris 1942. « building the city by the waterside » in tefchos n°11, 1993 « Globalia » Jean-Christophe Rufin, éd. Gallimard « Ce qui arrive » Paul Virilio, fondation Cartier « Venise, les chantiers d’exception d’une cité bâtie contre l’eau », les cahiers de science et vie, n°81 juin 2004 « Passion Venise » geomagazine, hors série « The flood », 2nd International Architecture Bienale Rotterdam « realms of impossibility : water », cj lim,wiley-academy « eau fil des traces » mémoire isavh 2004 Ol. Ocquier « architecture sur l’eau » mémoire isavh 2005, Lionnel Payen


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L[pr-4] . G.Adant & J-M.Sterno. « Les villes effilées.1. Isaura, la ville aux milles puits, s’est élevée présume-t-on sur un profond lac souterrain. Partout où ses habitants, creusant dans la terre de long trous verticaux, ont réussi à trouver l’eau, jusque là et pas plus loin, la ville s’est étendue : son périmètre verdoyant répète celui des rives obscures du lac enseveli, un paysage invisible est la condition du paysage visible, tout ce qui se meut au soleil y est poussé par l’eau qui bat enfermée sous le ciel calcaire de la roche. Par voie de conséquence, deux sortes de religions ont cours à Isaura. Les dieux de la ville, selon les uns, habitent dans les profondeurs, dans le lac noir qui nourrit les sources souterraines. Selon les autres, les dieux demeurent dans les seaux qui remontent au bout d’une corde quand ils apparaissent sur les margelles des puits, dans les poulies qui tournent, dans les cabestans des norias, dans les leviers des pompes, dans les pales des moulins à vent qui tirent l’eau des forages, dans les constructions en treillis qui commandent le vrillement des sondeuses, dans les réservoirs suspendus sur les toits, posés sur des piquets, dans les arcs légers des aqueducs, dans toutes les colonnes

d’eau, les tubes verticaux, les flotteurs, les trop-pleins, jusqu’aux girouettes qui surmontent les échafaudages aériens d’Iasaura, toute une ville qui pousse vers le haut. » Extrait de « les villes invisibles » d’Italo Calvino, ed. du seuil. [ ORGANISATION ] L’atelier est organisé chaque mardi et vendredi autour de tables rondes regroupant tous les étudiants et enseignants. Cet esprit de groupe est important dans l’évolution de chacun. Il permettra à débattre, confronter, opposer, rassembler, informer. Des remises fréquentes permettront au groupe de se situer tout au long de l’année, et ce suivant le planning des laboratoires et des questions posées. Dans la mesure des possibilités, les remises se feront les mardis, Les vendredis étant réservés pour les débats, invités extérieurs, travail en atelier, … L’année est divisée en 5 périodes. Ces périodes seront chacunes ponctuées par une compilation de tous les travaux produits dans cette période. Cette compilation sera présentée devant un ou plusieurs invités extérieurs. Le jury final sera composé de l’ensemble des intervenants de l’année. Les 5 laboratoires seront précisés au fur et à mesure de l’année, de manière à appuyer durant ces périodes, des questionnements plus précis. [ LE PLANNING ] LABO 01 : «laboratoire formes / structures / espace DUREE / 6 SEMAINES Ce premier labo permettra de réfléchir essentiellement sur l’aspect intuitif de la thématique. L’eau - l’île. Comment exprimer cette matière, comment la conceptualiser, l’interpréter pour finalement la modeler et la détourner. Quels sont les rapports


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L[pr-5] . G.Adant & J-M.Sterno. d’échelle, comment les exprimer,… établir au travers de petits exercices une perception personnelle de l’eau. LABO 02 : « laboratoire sensitif / in situ » DUREE / 1 SEMAINE Ce laboratoire se déroulera durant le voyage. Il s’agira en peu de temps (7 jours) de découvrir, comprendre, explorer, proposer une conceptualisation de Venise, en petits groupes. Ce labo sera ponctué de rendez-vous d’informations au sujet de la ville, de l’architecture, et du projet Mose. LABO 03 : « laboratoire philosophique / écriture / stratégie » DUREE/ 5 SEMAINES Ce troisième labo clôturera le premier semestre. Il est primordial pour aborder sereinement la suite de la réflexion. Il devra permettre à l’étudiant d’écrire sa stratégie pour pouvoir appuyer son propos et ainsi amorcer une réponse. Ce labo sera accompagné d’un philosophe qui vous aidera à correctement poser les questions, à comprendre les enjeux pour finalement vous forcer à vous

positionner dans votre rôle d’architecte de demain. LABO 04 : « laboratoire matière / micro / macro » DUREE/ 4 SEMAINES Ce labo amorcera l’esquisse répondant à la stratégie proposée, sous tous ces aspects, la matière, le micro, le macro. Cette esquisse constituera la fondation solide et fiable du développement du projet. LABO 05 : « laboratoire prospectif / projectif » DUREE/ 9 SEMAINES Ce dernier labo doit permettre de concrétiser l’ensemble de la réflexion, au travers d’une compilation des 5 laboratoires, et de manière à finaliser la proposition sous toutes ces formes d’expression. [ LE JOURNAL DE BORD ] Cet outil accompagne l’étude de façon systématique, sorte de collection, de mémoire d’une réflexion, établie étape après étape, d’analyse rationnelle, exploration permanente visant à faire émerger un ensemble d’envies, d’idéaux, de vérités, d’inconnues. Il fera partie intégrale de chaque présentation/compilation. Il est - prétexte à l’apprentissage d’une démarche architecturale préalable à l’expression créative de tout projet - prétexte à la continuité et à la cohérence de cette démarche jusqu’à l’aboutissement du projet.


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L[pr-6] . G.Adant & J-M.Sterno. [ LE FORMAT ] Un format uniforme à tous les étudiants est demandé. Il s’agit du format 29/29. Il sera donc demandé aux étudiants de rassembler leurs travaux, textes, recherches, documentations, … sous forme informatisée, ceci de manière à pouvoir facilement établir une compilation de l’ensemble des travaux. Ce qui implique une utilisation permanente de l’outil informatique, sans tomber dans l’excès, l’important étant évidemment le contenu. La présentation aux invités extérieurs se fera donc par projection, en présence de l’ensemble des étudiants, avec support papier (29/29) à remettre aux invités. Le but recherché étant d’envisager une édition de l’ensemble des réflexions, autour d’un même thème l’Extrême Limite. [ LE VOYAGE ] Le voyage est fixé du mercredi 09 novembre au mercredi 16 novembre 2005. le prix de l’hôtel est fixé à 30€ par nuit et par personne. Le transport se fera par avion (Ryanair) depuis Charleroi jusqu’à Venise. Il est demandé aux étudiants un acompte de 180 € pour bloquer les réservations à verser pour le 01 octobre au plus tard. Le numéro de compte est 360-1153519-01.

L’avion « devrait être » pris en charge par l’institut (subside de +/60€/ét.), ceci dépendant des prix affichés par Ryanair lors de la réservation.

À propos du terme « terrain-vague » « il est impossible de traduire avec un seul mot anglais l’expression française terrain vague. En français, le vocable terrain possède un caractère plus urbain que l’anglais land, si bien qu’il faut insister sur le fait que terrain est en premier lieu une étendue de sol aux limites précises, édifiable, dans la ville. En revanche, si je me trompe, la persistance du même mot terrain en anglais est un terme s’appliquant plus à l’agriculture ou à la géologie. Mais le mot français terrain se réfère également à de plus grandes extensions, parfois moins précises, se rapportant à l’idée physique d’une parcelle de terre en situation d’attente, potentiellement exploitable mais possédant déjà une certaine définition de sa propriété à laquelle nous sommes extérieurs. Quant au deuxième mot formant l’expression française terrain vague, il nous faut aussi noter que le terme vague, qui vient de l’allemand, a aussi une origine latine. L’origine allemande, de la racine vagr-wogue, se réfère à la houle, aux ondes formées par l’eau, et il n’est inutile d’en retenir le sens : mouvement, oscillation, instabilité, fluctuation. L’anglais Wave est évidemment un mot de la même racine. Mais ce sont les deux racines latines contenues dans le terme français vague qui retiennent notre attention. En premier lieu, vague comme dérivé de vacuus, vacant, vide, c’est-à-dire, en anglais, empty, unoccupied. Mais aussi free, available, unengaged. Le lien entre l’absence d’emploi, d’activité, et le sens de liberté, d’expectative, est essentiel à la compréhension de toute la puissance évocatrice des terrains vagues des villes dans la perception de ce lien au cours des dernières années. Vide, donc, comme l’absence, mais aussi comme promesse, comme rencontre, comme espace du possible, comme expectation. En français, un deuxième sens se superpose à celui de vague comme vacant. C’est celui provenant du latin vagus, vague en anglais aussi, dans le sens d’indeterminate, imprecise, blurred, uncertain. A nouveau le paradoxe dans le message que nous recevons de ces espaces infinis et incertains n’est pas nécessairement un message uniquement négatif…. » Extrait de la conférence de Ignasi de Sola-Morales, lors du XIX congrès de l’UIA à Barcelone en 1996.


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L[pr-7] . G.Adant & J-M.Sterno.

Labo 1

formes / structure / espace TEMPS 01 [ dualité eau - île ] L’eau- l’île, une dualité entre deux opposés, le stable et le mouvant, le sec et l’humide, le dur et le mou, … Quelle en est la frontière, dans un mélange abstrait de 2 mondes tellement différents, mais tellement dépendant l’un de l’autre, ce qui en fait toute sa complexité. Comment définir ce qui est eau, ce qui est île. Comment les caractériser, comment les opposer. Il faut dès lors définir ces deux mots pour mieux en percevoir leurs richesses. L’eau en tant que mouvement, ondulations, profondeur, ligne d’horizon. L’île en tant que terre, stable, paysage défini.

Le temps 01 de ce labo propose de réfléchir sur ces deux termes : eau – île. Comment les exprimer de manière à les rendre inséparable, ou à les opposer. Quel en sera la limite, les limites ? Par groupe de deux, exprimer cette dualité eau-île, l’un(e) s’attachant à la notion de l’eau, l’autre à la notion d’île. Présentation libre, par projection et installation. Remise le vendredi 30 septembre 2005.


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L[pr-8] . G.Adant & J-M.Sterno. « Celui qui ne pourrait œuvrer qu’à partir de la Montagne et non de l’Eau, serait comme englouti au milieu de l’Océan sans connaître le rivage, ou encore, serait comme la rive qui ignore l’existence de l’Océan. Aussi, l’homme intelligent connaît-il la rive en même temps qu’il se laisse emporter au fil de l’eau ; il écoute les sources et se complaît au bord de l’eau. » Shih-t’ao, Propos sur la peinture.

Kasimir Malevitch, "Carré noir", vers 1923-1930 « Carré noir sur un fond blancs, ce qui compte dans ce tableau, c’est lui-même, c’est la couleur, la touche, le format et non pas la représentation de quelque chose. On peut voir soit un carré noir qui obstrue la lumière qui est derrière, càd tout ce qui n’est pas lisible,… ou le contraire, càd un couloir de lumière et dans le fond, ce carré noir qui est justement l’infini et la recherche d’un savoir. » France 3, émission du 18/06/05- Macha Meril

Labo01

formes / structure / espace

Temps 02 [ Rencontre d’eau ] Dualité eau île, élément de rencontre et d’opposition. Dualité entre 2 états, l’un est liquide, l’autre est solide, mais où se situe la limite. L’eau dans tous ces états, quelle en est sa composition, lourde, légère, visqueuse, transparente, fraîche, glacée, vapeur, les eaux se mélangent-elles entre elles, que peut-on en retirer… Venise se trouve confrontée à ces rencontres d’eaux. Entre la mer Adriatique, les fleuves, les marais salants, la lagune est le réceptacle de ces eaux, avec comme mélangeur les marées journalières… Se diluer ou s’accrocher, s’écouler ou s’ancrer, disparaître ou s’affirmer,… Le temps 02 déterminera par groupe de deux, une rencontre particulière d’eau… Présentation libre, par projection et installation. Remise le mardi 11 octobre 2005. Temps 03 [ terre – terre – terre ] Peut-on comparer rencontre d’eau et rencontre terre – terre - terre… L’eau s’évapore en vapeur… Alchimie de matière, de densité, qu’en est-il de la terre, la terre est-elle de composition plus variée qui lui permette de mieux distinguer son état, comment réagit-elle avec le temps, à quel moment va t-elle se transformer, et comment. A nouveau, où se situe la limite entre le stable (l’enracinement, le poids, le compact, la roche) et l’instable (l’air, la légèreté, le flou, la poussière).


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L[pr-9] . G.Adant & J-M.Sterno. La terre comme élément de mémoire, d’érosion, où le temps a laissé des traces au passage des années, la terre se transforme t-elle comme l’eau peut le faire, change t-elle d’aspect, se mélange t-elle telle une dilution… comment exprimer cette rencontre Terre – Terre – Terre… Le temps 03 déterminera toujours par groupe de deux, une rencontre particulière Terre – Terre - Terre Présentation libre, par projection et installation.

Labo01

Temps 04

formes / structure / espace

[ autonomie d’eau ]Le corps défie les lois de la pesanteur pour se transporter, immatériel, à la découverte d'un autre espace à habiter. On navigue à la surface d'un nénuphar sur lequel la disposition systématique de pétales rose fuchsia fait naître un moment d'équilibre, une beauté saisissante. Le temps s'arrête. Et la raison se heurte aux limites du cadre. Car cette nature, donnée, seul le regard l'habite. Hélène Gugenheim, à propos de Nils UDO.

Nils UDO – Baies -

Par groupe de deux, imaginez une autonomie d’eau Présentation libre, par projection et installation.


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L[pr-10] . G.Adant & J-M.Sterno. Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s’appelait « histoires vécues ».ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin. On disait dans le livre : « les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion. » j’ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j’ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin. Mon dessin numéro 1. il était comme ça : J'ai montré mon chef-d'œuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur. Elles m'ont répondu: « Pourquoi un chapeau ferait-il peur? » Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un éléphant. J'ai alors dessiné l'intérieur du serpent boa, afin que les grandes personnes puissent comprendre. Elles ont toujours besoin d'explications. Mon dessin numéro 2 était comme ça :

J'ai donc dû choisir un autre métier et j'ai appris à piloter des avions. J'ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c'eSt exact:, m'a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d'œil, la Chine de l'Arizona. C'eSt très utile, si l'on est égaré pendant la nuit. J'ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux. J'ai beaucoup vécu chez les grandes personnes. Je les ai vues de très près. Ça n'a pas trop amélioré mon opinion. Quand j'en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l'expérience sur elle de mon dessin numéro l que j'ai toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive. Mais toujours elle me répondait: « C'eSt un chapeau. » Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d'étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable. J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait: - S'il vous plaît... dessine-moi un mouton! Extrait de « Le petit Prince », d’Antoine de Saint-Exupéry

Les grandes personnes m'ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de m'intéresser plutôt à la géographie, à l'histoire, au calcul et à la grammaire. C'est ainsi que j'ai abandonné, à l'âge de six ans, une magnifique carrière de peintre. J'avais été découragé par l'insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.

Labo01

formes / structure / espace

Temps 05

[ s’il vous plaît , dessine-moi . . .

Une île ]


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L[pr-11] . G.Adant & J-M.Sterno. Et si nous rencontrions le petit prince nous demandant de dessiner une île, que ferions-nous… Et si… Et si le texte de Saint-Exupéry se modifiait … … Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse: - S'il vous plaît... dessine-moi une île... Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un Stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit: - Ça ne fait rien. Dessine-moi une île. Comme je n'avais jamais dessiné une île je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus Stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre: - Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'une île. Dessine-moi une île. Alors j'ai dessiné. Il regarda attentivement, puis: - Non, celle-là est pas très belle. Fais-en un autre. Je dessinai: Mon ami sourit gentiment, avec indulgence : - Tu vois bien... ce n'est pas une île, c’est un morceau de terre. Elle a même pas d’eau autour...

Je refis donc encore mon dessin, mais il fut refusé, comme les précédents: - Celle-là est trop grande. Je veux une île où l’on peut faire le tour, et qui flotte. Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci. Et je lançai :- Ça c'est la caisse. L’île que tu veux est dedans. Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge: - C'est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu'il faille beaucoup de sable à cette île? - Pourquoi? - Parce que chez moi c'est tout petit... - Ça suffira sûrement. Je t'ai donné une toute petite île. Il pencha la tête vers le dessin: - Pas si petite que ça... Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince Texte revu et corrigé malhonnêtement par les enseignants

Au départ de vos réflexions des temps 01 à 04, dessinez-nous une île, votre île, hors de tout contexte, sans contrainte, issue pleinement de votre imaginaire…


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L[pr-12] . G.Adant & J-M.Sterno. Deuxième labo, et découverte du site, de la Cité… L’objectif de ce labo est de découvrir Venise au travers d’un œil particulier, le vôtre. Vous serez amené à arpenter la Cité en long et en large, mais pas en tant que simple visiteur, mais en tant qu’architecte avec un regard particulier. Ce voyage permettra également de prendre connaissance du site qui nous occupe, de ces bords, de son échelle, et d’en faire le reportage le plus complet. Nous rencontrerons différentes personnalités qui nous préciseront certains aspects de nos préoccupations. « l’observateur transforme l’objet qu’il observe du seul fait de l’observer » Heinsenberg [ OBJECTIFS ] Découvrir le lieu durant un séjour. prise de possession du territoire par la vidéo, la photo, le son, le dessin, le collage, … Se donner tous les outils pour explorer, comprendre, sentir, interpréter le lieu. Partir de l’intuitif pour extraire l’essentiel du lieu, extraire les énergies présentes et en absence. Nourrir et alimenter les éléments de perception, afin de produire instinctivement les lignes de force, et ce sans aucune contrainte. la curiosité, l’imagination de mise en œuvre et la méthode, l’adéquation entre les réponses et le thème proposé, la recette utilisée, l’originalité des moyens, la qualité de mise en œuvre, l’énergie et la générosité du travail, la présentation et la communication. L’objectif principal étant d’imaginer votre venise l’invisible…

« Le problème n’est pas d’inventer l’espace… mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité… » G.Perec

Labo02 Sensitif / in situ « Venise l’invisible » [ METHODE ] Au départ de la lecture « des villes invisibles » d’Italo Calvino, Découvrir la ville sous un autre regard, l’imaginaire. exprimer votre Venise l’invisible, en arpentant la ville, y découvrir un fil conducteur particulier, l’exploiter, l’exprimer au travers d’installations diverses, de manière à découvrir une face particulière de la ville. Rassembler, amasser, trouver, modifier, perturber, détourner, … vos moyens d’expressions seront faits de morceaux trouvés sur place, morceaux de votre invisible. Imaginer une ponctuation significative de votre venise invisible, l’ensemble des ponctuations de chaque groupe s’inscrivant dans un parcours d’une journée. Au terme du voyage, chaque étudiant ramènera un carnet de route, façonné sur place, format 29/29, carnet qui sera présenté lors de l’exposition à Venise, ainsi qu’à Horta. « l’arpentage consiste à parcourir en tous sens l’épaisseur d’un réel où s’articulent espace, corps et temps. Par cette pratique, l’architecte est simultanément découvreur et explorateur. Plus qu’une mesure rigoureuse et géométrique du site, plus qu’une appréhension sensible et perceptive, il s’agit d’une exploration au sens littéral du terme. L’architecte qui cherche à intervenir directement sur le réel se confronte à un contexte chargé, un état présent qui empêche toute possibilité d’un départ d’un vide. » Martine Bouchier [ PLANNING ] Le planning sera confirmé mercredi 09/11. Rdv pour le départ le mercredi 09/11 à 08.45h. au plus tard (le groupe doit être complet pour l’enregistrement !!!), à l’aéroport de Charleroi. Flight FR6053 rdv pour le retour le mercredi 16/11 (heure de rdv à préciser sur place), vol de 12.20h. FR6054


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L[pr-13] . G.Adant & J-M.Sterno. -

atterrissage à Charleroi vers 13.55h. des conférences sont prévues les jeudi et vendredi, entre autre professor Folin, recteur de l’IUAV, professor Cunico, de l’IUAV professor Alberto Tomasin professor Giorgio Conti un jury est planifié toute la journée de lundi une exposition des travaux est prévue le mardi après-midi. Un auditoire, L’aula magna Tollentini sera à notre disposition au sein de l’IUAV L’hôtel est Hotel Astoria (Venezia S. Marco) Calle Fiubera 951 Tel: 041.5225381 Fax: 041.5288981 www.hotelastoriavenezia.it Travail en groupe de 4 étudiants max., Travail individuel pour les carnets de route, Présentation libre le 14 novembre 2005, à partir de 09.30h. « A propos de la perception consommatrice et perception productrice ». la faculté de percevoir par soi-même des impressions, des informations brutes, de les assembler pour former une image intérieure et de les interpréter, la faculté de donner par soi-même du contenu à une espace vide en recourant à des associations, des souvenirs ou des projections, voilà ce que j’entends par perception productive et sensible. Lorsque l’on sort du monde de l’information préfabriquée, du paysage culturel au sens le plus large du terme, pour se retrouver dans ces lieux anonymes, déclassés, sauvages, on est d’abord saisi par un profond ennui. On se trouve incapable de déchiffrer ce que l’on a sous les yeux. C’est alors que l’irritation s’ajoute à l’ennui. Il faut un certain temps avant que la perception productive ne se mette en action, avant que le monde autour de soi ne commence à se remplir. Les espaces vides sont indispensables à cet exercice qui confère à l’homme son caractère d’être culturel :

saisir, assembler, interpréter, associer, projeter,

rappeler. »

Extrait de « Entre-ville – une lecture de la Zwischenstadt » De Thomas Sieverts/ éd.Parenthèses

[ OBJECTIFS ] les premières questions nous ont permis d’appréhender la thématique qui nous occupe, dans un site relativement complexe de par son histoire, sa culture, son rôle, son devenir face à sa perte de sens. Pour reprendre Thomas Sieverts, aiguisons notre caractère d’être culturel, nous avons saisi, assemblé,… nous commençons à interpréter, à associer, … nous allons pouvoir projeter et rappeler. le temps est venu de prendre position en terme de stratégie, et ce par le biais de l’écriture. Comment se positionner par rapport à la question, par rapport à la société de demain, quel rôle l’architecte peut-il (doit-il) avoir dans le contexte actuel, un contexte politico-social, une société basée essentiellement sur l’économie, l’offre et la demande.


ExtrêmeLimite.

L[pr-14] . G.Adant & J-M.Sterno.

Laboratoire 03 LECTURE / ECRITURE / STRATEGIE Mais quelle est la demande de la société ? quelle est la demande de Venise (et de sa lagune) pour son devenir, pour demain ? Pour démarrer ce labo, nous vous demandons de poser 10 questions au site, ces questions devant servir de base de réflexion, de point de départ de chacune de vos stratégies individuelles, processus indispensable pour constituer une base solide pour établir un « projet » de société pour demain… et pour Venise. [ METHODE ] L’écriture de vos stratégies sera organisée au travers d’un séminaire de réflexion. Durant 1 mois, il vous sera proposé de produire des pistes de réflexions écrites, alimentées par des exposés philosophiques. Pour conduire ce séminaire, nous avons demandé à Aram Mekhitarian, docteur en philosophie, de nous accompagner dans ce laboratoire, l’objectif étant de posséder en fin de séminaire une compilation de texte d’intentions, de démarches, permettant au groupe de se positionner pour la suite. Ces textes seront individuels. Afin de prendre connaissance du séminaire de l’année dernière et pour bien démarrer cette approche, il vous est demandé par groupe d’écrire une synthèse des différentes séances précédentes, ces séances filmées seront à votre disposition sur le réseau. De la sorte, l’ensemble des synthèses constitueront un premier document écrit à transmettre à l’ensemble des étudiants. [ PLANNING ]

Temps 3.1 : « exposé général, remise des vidéos» Rdv le mardi 22/11 à 09.30h. à l’atelier. Présentation, tour de table, remise des vidéos du séminaire 2004/2005 Temps 3.2 : « synthèse et questions » Rdv le vendredi 25/11 à 10.00h. à l’atelier Remise des textes de synthèse (en groupe) et des 10 questions individuelles sur support papier et par mail (jmsterno@dub40.be) et Tour de table, réactions, Ces fichiers seront envoyés à Aram Mekhitarian le vendredi, afin de servir de point de départ à son exposé. Temps 3.3 : « exposé 1 » Rdv le mardi 29/11 à 09.00h. à l’atelier Tour de table, prise de position, exposé, remise individuelle d’un premier texte pour le vendredi 02/12 sur support fichier Temps 3.4 : « exposé 2 » Rdv le mardi 06/12 à 09.00h. à l’atelier Tour de table, prise de position, exposé, remise individuelle d’un premier texte pour le vendredi 09/12 sur support fichier Temps 3.5 : « proposition esquisse » Rdv le mardi 20/12 à 09.00h. à l’atelier Tour de table, prise de position, exposé, remise individuelle texte de stratégie + esquisse

« A propos des modèles théoriques du développement des villes ». Ancien directeur des services d’uranisme des villes de Francfort et Hanovre, président de l’Académie d’urbanisme et d’aménagement du territoire, Hanns Adrian a distingué quatre grands modèles d’urbanisation, qui permettent de baliser le champ des développements possibles :


ExtrêmeLimite.

L[pr-15] . G.Adant & J-M.Sterno. Modèle 1 : la « ville protégée » Tous les moyens et tous les instruments sont mis au service de la préservation de la structure fondamentale de la ville. Les qualités constructives du centre lui conservent toute son attractivité. Essentiellement piétonnier, il est desservi par une voie périphérique et un système de grands parkings, qui permettent d’y accéder facilement en voiture. Le réseau de transport en commun est de bonne qualité et d’une densité suffisante. Un effort important de planification et des interventions drastiques permettent d’empêcher une urbanisation dispersée ainsi que la création de centres éloignés de la ville. Modèle 2 : la « ville d’une coopération des centres » Le centre ville reste le principal secteur commercial mais il est complété par des commerces spécialisés intégrés dans le schéma d’urbanisme et par des centres commerciaux approvisionnant des zones urbanisées plus diffuses. Le centre ville reste multifonctionnel. Essentiellement piétonnier, il est desservi par un réseau radioconcentrique de transports en commun. L’accès de la ville en automobile reste possible, mais on peut y réduire la circulation aux fonctions indispensables. Le développement du centre est conduit de façon à préserver son caractère concurrentiel : extension des secteurs hautement qualifiés et de grande valeur immobilière, politique de marketing de la ville, promotion des grands magasins, intégration de centres commerciaux, renforcement des liaisons entre le centre ville et les quartiers d’habitation à forte densité

Laboratoire 04

PROSPECTIF / PROJECTIF [ OBJECTIFS ] Le laboratoire 04 nous a permis de comprendre, de structurer et d’écrire un « parti-pris », une sorte de prise de position par rapport à vos questionnements. Le but

étant de rassembler l’ensemble de vos réflexions sous forme d’un « texte du groupe », il convient d’utiliser cet outil pour guider vos propres convictions. Il s’agit donc maintenant de prendre du recul par rapport à vos textes, de les confronter à d’autres (ce qui a été fait en grande partie), afin de préciser quelque peu vos démarches. Il s’agira durant ce laboratoire 05 de transformer vos textes en actes, dans l’objectif de proposer un projet cohérent (cf les définitions à ce sujet de Aram Mekhitarian) dans la forme la plus juste et la plus adéquat à votre démarche. Prospecter le site afin de le projeter… [ METHODE ] La méthode d’approche sera la même qu’auparavant, à savoir l’atelier d’un groupe abordant de manière individuelle des questionnements. Le groupe fonctionne sur l’écoute et l’échange d’idées. Il acquiert avec le temps des fondations de plus en plus solide, à savoir vos productions et vos questionnements depuis le début de l’année. Il sera important également de rassembler et de synthétiser ces acquis, sous forme d’une compilation individuelle de vos propres parcours. Ce dossier vous sera demandé afin de le faire parvenir aux membres du jury bien avant la date de fin d’année, ceci dans un soucis de les imprégner le plus juste possible au site ainsi qu’à la démarche de l’atelier.

[ PLANNING ] Temps 5.1 :« esquisse / parti-pris / programme» - Définition du parti-pris, ébauche d’une proposition de programme en rapport avec le part-pris, esquisse d’implantation et objectifs, références à proposer - Remise 29/29, projection et fichier informatique

modèle 3 : « la ville efflanquée » Des centres commerciaux bien organisés et de grande taille s’implantent tout autour de la ville et prennent en charge l’essentiel de l’approvisionnement de la ville et de la région alentour. Classé au titre des monuments historiques, le centre ville est largement préservé et conserve son attractivité touristique. Le fonctionnement de la ville et de la région est largement et durablement dépendant de l’automobile. Modèle 4 : la « ville des mondes artificiels » La région est approvisionnée par un système de centres dont le fonctionnement est optimisé et qui sont accessibles par un réseau de voies de communication de bonne qualité. Les centres commerciaux, les bureaux, le paysage sont « élevés » au statut


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L[pr-16] . G.Adant & J-M.Sterno. de centre de loisirs. Les anciens centres historiques sont également affectés à la fonction de « center ». tous ces mondes artificiels sont managés en fonction de l’ambiance recherchée. La ville historique n’existe plus que sous la forme de scénographies locales. Hanns Adrian Extrait de « Entre-ville – une lecture de la Zwischenstadt » De Thomas Sieverts/ éd.Parenthèses

Temps 5.2 : « Esquisse 2 / JURY EXTERIEURS» - Esquisse comprenant le parti-pris, l’implantation, le programme complet, les objectifs recherchés, les références. - Remise 29/29, projection et fichier informatique Temps 5.3 : « ESQUISSE COMMUNE » - Participation indispensable de tous les étudiants Temps 5.4 : « synthèse » - Compilation de l’ensemble de vos travaux depuis le début de l’année, sous forme de maximum 10 formats 21/21, recto-verso (10 faces au total), sous format papiers originaux, de manière à le photocopier et à l’adresser aux membres du jury de fin d’année. Temps 5.5 : « avant-projet 1» - Avant-projet, réaction par rapport à la remise précédente, mise au point en rapport aux objectifs proposés. - Remise 29/29, projection et fichier informatique Temps 5.6 : « avant-projet 2 / JURYS EXTERIEURS» - Avant-projet remanié, réaction par rapport à la remise précédente, mise au point en rapport aux objectifs proposés. - Remise 29/29, projection et fichier informatique Bilan : -

remise de fin d’année pour les 4 23/06

ème

et 5

ème

prévue les 22/06 et

Guy Adant & Jean-Marc Sterno


Jordan Adans Elodie Chantinne

Pierre André Riad Cherradi

Stéphano de Lucca Matthieu Fagny David Faniel

Ana-Alice Fininchiu

Déborah Fornier Grégory Grosjean Laurence Hames Sophie Houart François Jasienski Olivia Legrand Gautier Magaud Nathalie Masumbuko Laura Melaet Melchionda Marc Palatsi Garcia Aurore Pouillon Prévinaire Amparo Romero Rosier

Johan

Géraldine Alexia Laurence Sanguinetti


Chloé Stuerebaut R ocio Tomas Maicas Anaïs Van Den Bosch Clémence van Vugt Vanongeval Sébastien Verniers Alexis Wittamer

Virginie


Jordan ADANS – 2C3A – 1

Cette image représente la synthétisation du premier travail de l’année concernant la définition de l’île. Une île peut être une étendue de sable au sein d’un océan, comme une oasis au milieu du désert, ou la lueur d’une bougie dans l’obscurité… L’île naît de l’opposition.

Jordan Adans –

01.01


Cette image constitue une la synthèse du travail sur la rencontre des terres. Cette phrase de Pablo Picasso résume à elle seule les processus qui régissent l’évolution de toute chose, y compris la planète, ou même Venise…

Jordan Adans –

01.02


10 QUESTIONS Voici les dix questions qui ont précédé les séminaires devant conduire à l’écriture d’une stratégie… •

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Venise est un exemple historique d’un point de vue artistique et culturel. Ces deux aspects, aussi intéressant et primordiaux soient-ils, sont-ils toujours présents aujourd’hui ? Ou bien se retrouve-t-on tout simplement en présence de belles pierres attrapes touristes? Le projet Mose n’est-il pas simplement l’expression ultime de ce qu’est Venise, à savoir un objet manufacturé engendrant dégradation et mort pour son seul salut ? A qui le projet Mose est-il dédié ? A la sauvegarde d’une ville fantomatique et presque qualifiable de DisneyLand, ou aux quelques véritables habitants restants, si peu soient-ils, qui risquent vraiment de perdre quelque chose de plus qu’une ville musée ? Quelle population viser par un projet d’architecture réalisable sur cette île artificielle ? Peut-on réellement apporter quelque chose en plus à une population autochtone à la survie précaire sans en connaître les véritables besoins ? Pourquoi avoir peur d’une énième île artificielle, si celle-ci peut réellement assurer les survies des autres, toutes autant artificielles ? Faut-il absolument tenter quelque chose sur cette île, au risque de tomber dans une logique de projet stéréotypé, c’est-à-dire une plage artificielle ou un ixième théâtre aquatique? Le terme habitant de Venise possède-t-il toujours une signification ? Le réel habitant de Venise, celui qui la fait vivre, n’est-il pas ce touriste qui vient y dépenser son argent, puisqu’il est dans la plus belle ville du monde, au milieu des plus chers boutiques du monde ? En tant qu’architecte, l’on est normalement sensibilisé à approcher les choses d’un point de vue différent que celui de la masse. Sachant ce que la création de Venise à apporter comme dégâts tout autour d’elle, peut-on impunément prétendre à participer à la continuité d’une telle chose, au lieu de s’insurger contre une telle démarche ? Peut-on espérer découvrir quelque chose au-delà de cette vitrine, de ce décor, qui nous montre ce qu’est réellement Venise, détachée de ses boutiques, de ses touristes et de tout ce qui nous saute aux yeux, ou n’y a-t-il tout simplement rien d’autre ? N’est-il pas trop tard d’agir maintenant, via un projet lourd de conséquences, pour sauver Venise ? Tout ce qui est tenté actuellement réussira-t-il réellement à stopper l’enlisement progressif de cette ville ?

Jordan Adans –

01.03


Les textes qui suivent font référence aux séminaires organisés avec le philosophe Aram Mekhitarian. Ensemble, ils reprennent mes sentiments vis-à-vis de cet écosystème lagunaire, ainsi que mes questionnements et mes envies, et sont les fondements de ma réflexion quant à la situation de Venise et son probable avenir… Texte 1 : Aujourd’hui, cette ville ressemble à une sorte de grand centre commercial. Il est comique de penser que le commerce a toujours été son but. Dés sa conception, Venise a été orientée pour cela, créée par des commerçants pour eux-mêmes. Quelle est l’image que Venise donne, du moins quelle est celle que je capte ? C’est l’image d’un grand magasin, comme on en trouve partout à notre époque. Venise ressemble sur plusieurs points aux gros projets de promotion immobilière destinés à une telle fonction : raser tout ce qui entrave la construction et s’imposer, sauf qu’ici le processus est différent : on rase les forêts tout autour de la lagune, on n’hésite pas à construire carrément de nouvelles îles, on modifie le paysage de façon irréversible… Et maintenant, sous prétexte que Venise est ancienne et « belle », l’on s’insurge contre la création d’une île supplémentaire, destinée de surcroît à la protéger, encore faut-il prouver que cela fonctionne. Ce comportement, relevant de l’ambiguïté que crée Venise, à savoir le sentiment d’être naturelle tout en ne l’étant pas, ressemble beaucoup à de la médisance. En effet, l’on a tendance à passer sous silence, ou peut-être même à oublier, tout ce que la création de Venise a pu causer comme dégâts. Et l’on est en droit de se demander si un ensemble de belles pierres valent la peine d’un tel comportement. D’un autre côté, si cette ville s’enfonce dans les eaux, n’est-ce pas dû à sa recherche de profit à tout prix, aux dépends de toute notion de conservation ? D’ailleurs, cette idée n’est-elle pas applicable au reste du monde ? A force de capter cette eau souterraine, cette ville s’est elle-même condamnée ; ne faisons-nous pas pareil, chaque jour, en utilisant nos voitures par exemple, alors que le pétrole viendra bientôt à manquer et que notre pollution contribue au déclin de la Terre ? En fait, Venise ne metelle pas en évidence la capacité d’autodestruction qui se trouve chez chacun ? On se retrouve ici dans la politique « tout va bien pour l’instant, alors ne changeons rien… ». Et maintenant on espère que ce « petit pansement », aussi colossal soit-il, pourra réparer des siècles de décadence. Mais de toute façon, une fois de plus, on va donner un médicament qui soulage au lieu de chercher un remède qui guérisse. Loin de moi l’idée d’avoir la prétention de tout savoir sauver, mais il semble déjà évident, alors même qu’il n’est pas fini, que le projet MOSE, ne sauvera pas Venise… Quant à la question « Venise doit-elle être sauvée ? », il faudrait comprendre pleinement ce que l’on cherche à sauver. Sont-ce les siècles d’histoire d’art, de culture, d’architecture ? Ou est-ce le symbole de la précaire victoire de l’homme sur la nature ?

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01.04


Ou bien est-ce aussi le symbole du pouvoir, de la richesse écrasante comme mode de vie, une sorte d’ancêtre de libéralisme économique dirigeant les pays « développés » aujourd’hui ? Texte 2 : Faut-il sauver Venise ? Enfin, quelle question ! Qui ne rêverait pas d’avoir la vie éternelle ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : Venise doit-elle continuer à vivre (en admettant que son état lamentable de ville-musée-vitrine-parc d’attraction puisse également être nommé vie…), et cela au prix des plus extravagantes idées dont l’esprit est capable, ou pourrions-nous, ne fusse qu’un tout petit moment, oser imaginer que Venise, devenue aujourd’hui le sanctuaire du magasin de luxe, puisse se laisser mourir tant qu’il lui reste un minimum de dignité et de personnalité ? Mais alors là, on va se retrouver confronté à la masse et ce concept inébranlable de « conservation à tout prix »… D’un autre côté, pourquoi pas. Il vaut certainement mieux que les grandes institutions occidentales investissent des milliards d’euros pour l’élaboration d’une barrière qui sera devenue obsolète à peine quelques années après sa mise en fonction, afin que tous les autres occidentaux puissent jouir de ces belles pierres encore un moment, plutôt que d’investir dans des projets certainement moins rentables de développement là où l’Humanité en a peut-être plus besoin ; mais ceci est un autre débat… Il y a une hypocrisie inhérente à la ville de Venise, et elle se retrouve exposée ici. Il y a tellement de gens qui ont tellement à perdre si Venise disparaît, que l’on est en droit de se demander s’ils imaginent également ce qu’ils risquent en la conservant. D’ailleurs, qu’essaient-ils de conserver ? Qu’est devenue Venise aujourd’hui, quel est l’esprit qui s’en dégage ? Ne serait-elle pas devenue tout simplement un beau cadre pour s’y promener et y faire ses emplettes ? Alors que tout ce qui a contribué à sa conception, l’esprit qui a poussé un peuple à ériger une île entière, ne se retrouve plus maintenant… Venise est une ruine, et son avenir semble déjà scellé. Mais en fin de compte, n’est-ce pas là l’évolution normale de toute chose ? Naître, vivre et mourir. Comme le dit Stephano dans son texte, il faut avoir le courage de se rendre… Il ne faut pas non plus qu’elle disparaisse, car elle est un manifeste important de notre histoire, et déjà bien trop d’autres villes mythiques ont disparues. Nous tenons ici le paradoxe de Venise : morte, mais ne devant pas mourir ; et là, il faut comprendre ce que mort signifie. La mort de Venise n’implique pas qu’elle doit disparaître totalement, mais peut-être qu’il faut la laisser retourner avec humilité à l’eau à qui elle appartient. Comme on laisse partir un mourrant au lieu de pratiquer l’acharnement thérapeutique pendant trop longtemps, et ce pour un même résultat. Et l’architecte possède indéniablement un rôle important à jouer : il doit savoir à quoi son acte servira, et il doit prendre en tout état de

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01.05


cause des décisions lourdes de conséquences. Rattachez-vous au projet MOSE ! Laissez les eaux reprendre leur place ! Voici deux choix qui ne peuvent qu’avoir des suites importantes. Pour moi, MOSE est un acte lourd, d’ores et déjà inutile, et qui ne trouve une raison d’être que parce que nous vivons dans une société capitaliste qui ne veut pas abandonner l’un de ses meilleurs emblèmes. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas mettre Venise et sa lagune sous bulle (eh oui pourquoi pas…) avec des sas écluses à l’entrée ? Ainsi est-on certain que Venise restera telle que nous la voyons aujourd’hui (et si elle a toujours été comme cela, alors elle me semble bien triste). D’ailleurs, faisons des bulles au-dessus de tout ce qui doit rester inchangé de par le monde ! Ou alors, ne faisons rien, et Venise ne sera bientôt plus. Et cette île artificielle pourra servir de quai pour bathyscaphes de touriste et d’archéologue… J‘évoque évidemment ici deux extrêmes, mais cette ville et sa problématique le sont assurément. Ce qui fait qu’au bout du compte, l’on se retrouve toujours devant la question : Ai-je le droit de prendre une décision moi-même et d’agir ? Si oui, cela ressemblera à de l’arrogance. Si non, ce sera de la lâcheté. Les extrêmes semblent se retrouver partout. C’est la société « tu avances ou tu te fais manger ». Il y a aussi la question des autres îles. Venise prend souvent le devant de la scène, mais la majorité des habitants de la lagune semblent plutôt vivre sur ces îles périphériques. Venise, elle ne leur appartient plus ; elle vit, ou plutôt survit en dépendant de son image, et non plus de son entourage direct. Une questions simple se pose : les autres îles sont-elles menacées également par les eaux ? Ou sont-elles aptes à vivre comme elles le font actuellement ? Il me semble que la réponse à cette question donnera ou non à MOSE toute son importance et sa raison d’être. Texte 3 : MOSE est-il la solution la plus adaptée à la problématique de la lagune ? Nous savons déjà tous que dans une cinquantaine d’années, il sera obsolète. Evidemment, on parle de solutions alternatives, et même complémentaires, comme la recherche du niveau originel du fond de la lagune, ou de la fermeture de la lagune aux bateaux d’un certain tonnage. Ces projets ont le mérite de chercher une réponse directe à un problème actuel. Mais nous sommes en face d’une ville millénaire et toutes ces solutions arriveront à leur terme dans un avenir relativement proche à l’échelle d’une ville, d’une région. Nous savons par exemple que l’ère des super tankers arrivera bientôt à sa fin, avec la fin de l’ère pétrolifère. Donc, de toute façon, la vie quotidienne est appelée à changer d’ici peu et ces différentes solutions risquent de disparaître en même temps.

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01.06


Et d’un autre côté, toutes ces voies envisagées restent toujours dans la lignée du conservatisme à tout prix. On cherche à garder Venise telle qu’on la voit aujourd’hui, et ce aux dépends d’une lagune, d’une faune et d’une flore… Et pourquoi ne pas accepter le changement ? Ne pourrait-on pas accepter la montée des eaux ? Ne pourrait-on pas imaginer une ville constamment immergée ? Mon impression étant que chaque solution proposée trouve rapidement ses limites, j’ai décidé de ne pas chercher à combattre la montée implacable des eaux, mais de m’en servir afin de placer Venise et sa lagune dans un processus à long terme, peut-être même applicable sur du court terme. Il faut se rendre compte que Venise n’est pas réellement un cas isolé. Au cours du siècle à venir, uniquement au niveau européen, c’est 89.000 kilomètres de régions côtières pour un total de 68.000.000 d’habitants concernés, qui vont se trouver confrontés à ce problème de la montée des océans. Il s’agirait donc de considérer cette lagune comme un précurseur d’une nouvelle ère, le site d’une expérimentation destinée à une solution mondiale. Un projet applicable aussi bien au logement, à l’agriculture, au commerce ou au transport. Il faudrait trouver une voie à suivre pour permettre la survie au sein d’une ville engloutie en permanence. Les estimations donnent une augmentation du niveau des océans de 45 cm pour 2070 pour l’ensemble de l’Europe (ceci est évidemment une moyenne puisque les niveaux diffèrent selon les endroits), et de plus d’un mètre pour la lagune. Ainsi, la ville de Venise pourrait devenir la première ville côtière du futur, avec un projet de long terme développé parallèlement au projet MOSE. Et peut-être pourrionsnous trouver ici un nouveau souffle à cette ville mourante à cause de cette recherche du conservatisme. Il faudrait évidemment admettre la disparition de plusieurs choses : des îles, des habitations, des monuments patrimoines de l’UNESCO ; l’important serait de donner une nouvelle voie à une ville semblant avoir perdu tout avenir en raison de son passé. Une déclaration faite à notre époque pour un avenir probable. LE PROJET

Jordan Adans –

01.07


EUSTATISME Phénomène de montée des océans 6 mm/an SUBSIDENCE Affaissement du sol (nature instable du sol, pompage de la nappe phréatique) RESULTATS + 1 mètre pour 2070 Ces différents phénomènes donnent à Venise une échéance relativement proche, et MOSE ne peut l’empêcher. De plus, un projet tel que MOSE n’est pas applicable à une échelle mondiale (les côtes européennes représentent à elles seules 89.000 kilomètres, pour un total de 68.000.000 de personnes touchées). La lagune se retrouve confrontée à ce problème avant les autres villes côtières. L’occasion d’expérimenter une nouvelle façon d’imaginer la ville, et de permettre sa survie au sein d’un milieu perpétuellement immergé. Par l’élaboration d’un nouveau sol évolutif, adaptable à la marée, sorte de nouvelle strate à la mutation historique de la ville et de sa lagune. Vivre sur l’eau… Marcher sur l’eau… Travailler sur l’eau… … Accepter une mutation du paysage, une évolution faite en accord avec la montée implacable du niveau de l’eau; jouer avec elle pour créer une nouvelle stratification, et abandonner la logique propre aux projets de sauvegarde-conservation tel que MOSE. Maintenir le programme existant : un parc public. Les installations propres au projet sont situées de part et d’autre de l’île artificielle. La moitié intérieure de l’île (partie principale du futur parc) ne contient aucune fonction… Se servir de cette partie centrale de l’île pour y implanter un projet faisant office de déclaration pour l’avenir. L’île n’est pas encore construite, l’occasion de la redessiner d’une façon plus adaptée au futur…

Jordan Adans –

01.08


Cette nouvelle partie évoluera en même temps que la marée, et continuera d’exister malgré la montée du niveau de l’eau. Un mémorial proposant à l’avenir une solution possible, et qui survivra au projet MOSE, unique raison de la création de cette île aujourd’hui… La forme générale de l’île reste maintenue. Les quais ont disparus, mais sont remplacés par les éléments flottants eux-mêmes; Il devient possible de s’amarrer où l’on décide, de chaque côté de l’île. Les caissons côté mer sont plus épais que ceux côté lagune. Cette différence rappelle celle qui existe entre les bateaux de pleine mer et les bateaux fluviaux (ici destinés à la lagune). L’île, ainsi formée, va évoluer en même temps que le niveau de la mer et de la lagune… Au cours du temps, alors que l’eau aura recouvert toute partie fixe de l’île, les éléments flottants rappelleront la présence de l’île. Au fur et à mesure, ils se détacheront, pour permettre une réutilisation là où l’eau a envahi les zones de vie… LIGNE DU TEMPS • 2010 : Début du fonctionnement du projet MOSE. Côté mer, les caissons flottant montent et descendent au gré de la marée. Les parties fixes commencent déjà à être submergées de temps à autre… De part et d’autre, les caissons s’apparentent à de grandes esplanades où les activités possibles sont multiples… • 2020 : Avec la montée du niveau de la mer, toutes les parties fixes côté mer sont définitivement submergées. Au contraire, le côté lagune garde toujours la même morphologie… • 2060 : MOSE arrive à ses limites, Certains caissons côté mer ne sont plus guidés par les pilotis devenus trop petits, et sont libres de partir « à la dérive ». La première occasion ici de se réapproprier ces éléments, et de les réutiliser là où l’eau a déjà submergé les activités…

Jordan Adans –

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• 2070 : MOSE est à son tour submergé. Avec lui, les zones de machinerie, ainsi que les parties fixes disparaissent sous le niveau de la mer. Plusieurs caissons se libèrent, et ce de chaque côté, lançant définitivement le processus de réappropriation. A cette époque, le niveau de l’eau sera tellement haut que la plupart des zones piétonnes, ou praticables par un autre moyen de transport terrestre, de tous les abords proches de la lagune, ainsi que de Venise même, seront inutilisables… • De 2070 à 2110 : Le processus de libération et de réappropriation des caissons se poursuit, et ce pour toute la lagune. Ces caissons pourront avoir des utilités diverses : stockage, commerce, habitation, travail, … • 2120 : Le paysage lagunaire aura été fortement redessiné, avec la disparition totale, ou presque, de nombreuses îles. La plupart des îles côtières ayant presque disparue, la limite relativement franche entre la lagune et la mer ne sera plus perceptible. Sur l’île MOSE, deux caissons, anciennement séparés par le mur qui coupait l’île en deux, continueront de flotter dans leurs guides. La différence de matériaux les rendant distincts, le dialogue qu’ils créeront à deux rappellera cette limite désormais disparue, et le point de départ d’un processus possible afin de continuer à vivre sur l’eau…

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La Tour du Témoin Sens à long terme:

Contexte de la démarche : la montée des eaux. A l’échelle mondiale : La fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique fait monter le niveau des océans. Au fur et à mesure que la glace fond, il y a de moins en moins d’énergie solaire réfléchie par la glace et de plus en plus absorbée par l’océan. Ce qui fera fondre encore plus de glace, c’est un cercle vicieux de réactions en chaîne. Cela pousse bon nombre de scientifiques à revoir leur théorie en pensant que la montée du niveau des océans sera beaucoup plus rapide que prévue. Si toute la glace venait à fondre, le niveau des océans monterait de +-80m. Une tour ? Par la verticalité, le projet exprime le niveau maximal que l’eau pourrait atteindre si l’homme ne parvenait pas à résoudre la problématique du réchauffement climatique. Le projet est donc également un appel à la prise de conscience en espérant bien entendu des réactions par la suite. A l’échelle de Venise : L’hypothèse : un jour ou l’autre, la montée du niveau des océans engloutira Venise. Que restera-t-il comme témoignage de cette cité ? ……………………………………. la Tour du Témoin. Objectif : dénoncer la courte durée de vie du projet MOSE (vraisemblablement entre 30 et 50 ans.) Moyen : Réaliser la Tour du Témoin ( +- 100m de hauteur), une œuvre manifeste qui s’adresse dès maintenant au futur lointain de Venise. Une œuvre inachevée dont la construction évolue au cours des siècles et en fonction de la montée effective de l’eau.

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Sens présent : Il était une fois…Venise. Objectif : -Utiliser l’architecture et la scénographie afin que le visiteur ressente et participe à l’histoire de Venise. Moyen : -L’édification d’un parcours à travers l’histoire de Venise, des racines de sa naissance jusqu’au présent et son futur incertain. Le niveau de l’eau matérialise le moment présent, ce qui est en dessous représente le passé. Ce qui est au-dessus représente le futur.

Les divers sens du mot « Témoin. » -De par ses valeurs intrinsèques, la tour témoigne de l’adoption d’une démarche radicalement opposée à celle du projet MOSE. C'est-à-dire une approche évolutive qui se développe sur une durée très longue dans le temps. -Témoin pris dans le sens « gradient » mesurant les variations du niveau de l’eau. A petite échelle ⇒ les acqua alta. A grande échelle ⇒ maximum 80 m. -Le visiteur est pris comme témoin de l’histoire de Venise. -Le visiteur à l’occasion de graver un message sur l’édifice comme témoin de son passage.

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Pierre AndrĂŠ-02.09


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CHANTINNE ELODIE Projet 2005-06 BOCCA DI LIDO Venise

Chantinne Elodie - 03.01


Labo 1: FORMES / STRUCTURES / ESPACE

Dualité île-eau :

Chantinne Elodie - 03.02


Venise : Acqua Alta

Labo 2: SENSITIF / IN SITU

Chantinne Elodie - 03.03


Chantinne Elodie - 03.04 Projet MOSE : Bocca di Lido


Bocca di Lido : un site en mutation

Chantinne Elodie - 03.05


Voyage Ă  Venise du 09.11 au 16.11.05

Chantinne Elodie - 03.06


Labo 3 : PHILOSOPHIQUE / ECRITURE / STRATEGIE L’île, [09.12.05] Comme c’est fabuleux de pouvoir posséder son île, de pouvoir y faire tout ce qu’on veut, sans que personne ne vienne nous embêter, sans aucune contrainte, sans rien à l’horizon à part de l’eau, de l’eau et encore de l’eau. Quel sentiment de liberté, alors qu’on est prisonnier des flots et de ses caprices. Mais ici, ce n’est pas une île, cette île fait partie d’un ensemble, de la lagune tout en étant unique. Elle a une situation particulière. Elle se trouve dans une des trois portes de la lagune. Elle est une porte. Elle est entourée différemment de chaque côté : la mer, la lagune et deux, trois rivages particuliers. Mais pourquoi reconstruire une île alors que plein d’îles de la lagune se sont petit à petit faites désertées ? Cette île artificielle n’a de sens que par le projet Mose, imaginé il y a plus de 20 ans, dans des conditions complètement différentes qu’actuellement et à court terme. L’île n’a de sens que parce qu’elle doit servir à deux blocs techniques contrôlant les deux barrages qui la relie à la côte. Mais quel sera le vrai futur de la lagune ? Quels rôles joueront encore, dans l’avenir, ces grands pétroliers et bateaux de croisière, causant tant de problème à cet écosystème et à partir desquels ont été calculés ses barrages titanesques ? Ne pourrait-on pas imaginer, suite à la chute du terminal pétrolier, de supprimer un des deux barrages de la porte du Lido et de rattacher complètement et physiquement cette nouvelle île à la côte existante ? de prolonger le bord de la lagune qui a déjà été retravaillé par la main de l’homme quelques fois ? Pourquoi ne pas y imaginer un port, une halte obligatoire à tous gros paquebots ou navires, une étape avant de rejoindre les grands sites touristiques en plus petit bateau ? Ou alors, doit-on rester dans une optique de grand tourisme pour riches personnes fortunées, attirées par Venise et ses légendes, prêtes à mettre plein d’euros pour louer une île paradisiaque au bord de la mer ? En gardant cette île artificielle seule au milieu des portes et en y faisant un commerce très spécial, son commerce ? Ou pourquoi ne pas simplement essayer de garder cette île artificielle « naturelle », en essayant de rattraper cet écosystème lagunaire dévasté par l’homme ? Qu’elle soit un centre de recherche, d’étude entièrement consacré à la lagune, qui vivrait au rythme des marées et des courants ? Laboratoire d’autres solutions pour essayer de préserver l’écosystème ? Comment l’aborder? D’une façon touristique, financière, écologique, …. ? Qu’a réellement besoin la lagune de Venise ?

Chantinne Elodie - 03.07


Pour sauver Venise, [20.12.05] Il faut avant tout sauvegarder sa lagune. Venise n’est pas une entité isolée mais elle est constituée d’un environnement qui lui est propre et avec lequel elle forme un tout. Le déséquilibre causé par l’activité humaine dans la lagune depuis des siècles, perturbe son écosystème. En outre, alors que la profondeur moyenne de la lagune est de l’ordre de 1 à 2 mètres, des canaux de 15 mètres de profondeur ont été creusés pour permettre le passage de bateaux de forte nage (paquebots, pétroliers). Ces canaux engendrent une pénétration bien plus rapide de l’eau de mer dans la lagune lors des marées, ce qui contribue à transformer la lagune en bras de mer et provoque une érosion dramatique des différentes structures de terre de la lagune ou des bancs de sable. L’érosion est aussi provoquée par les remous des bateaux à moteur, navigant à une vitesse trop élevée. Au sein de la lagune, le mélange particulier des eaux douces et salées doit être perpétuellement renouvelé grâce au système des courants et des marées. Ce brassage permet la purification et l’oxygénation de l'eau de la lagune et des canaux, essentielles à toute la vie aquatique. Mais de nombreux effluents pollués sont rejetés directement dans les eaux de la lagune (des dechets urbains et industriels). Ce rejet de nombreuses matières organiques conduit à une eutrophisation du milieu. Seule l’algue Ulva Rigida prolifère, attirant des nuées d’insectes. La diminution du nombre de plantes et d’espèces est importante, ce qui constitue en soi un désastre et accentue encore plus l’érosion que les racines des plantes freinaient. Ceci s’ajoute à une dégradation déjà prononcée de la lagune. On peut partager la lagune en quatre catégories de surfaces : 1. les surfaces non submersibles, que sont les digues, les îles et les mottes (1/4 de la superficie totale) 2. les surfaces parfois submergées à marée haute, les bancs de sable. Ces terres ont des caractéristiques végétales propres au milieu marin. 3. les surfaces immergées par l’eau à chaque marée, ayant des végétaux exclusivement aquatiques, étendues de vases perceptibles à marée basse. 4. les surfaces des canaux, naturels ou artificiels, modifiés depuis des siècles. Ces surfaces parfois immergées (types 2 et 3) ont laissé place aux digues de béton, aux immeubles en bord de mer, aux surfaces goudronnées et imperméables pour les routes et les promenades (type 1). Ainsi, la lagune n’a plus la capacité de respirer. Elle étouffe. Sa seule issue est de Dé-BORDER.

Chantinne Elodie - 03.08


Labo 4 : MATIERE / MICRO / MACRO

Extrait d'un article du journal le soir du 06.02.06, de Christian Du Brulle

Chantinne Elodie - 03.09


Labo 5 : PROSPECTIF / PROJECTIF

Partant du principe que le projet Mose n'est qu'une partie de la politique générale de sauvegarde de la lagune de Venise, qu'il évolue en parallèle avec d'autres projets écologiques, hydrologiques, géologiques, économiques, politiques, … je décide de m'installer sur l'île crée pour soutenir les nouvelles portes de la Bocca di Lido.

Projet Mose

Je propose une occupation différente de l'île du Lido. Je ne garde que la structure minimale pour le bon fonctionnement du projet Mose, y compris les deux grands murs latéraux de l'île, en reportant les salles des machines sur les bords, comme proposé sur les autres portes de la lagune

Structures allégées du Mose

A la place, je propose un parcours, adressé à tous les gens de la lagune, vénitiens, touristes d'un jour ou de toujours, … ayant pour but de mettre en scène de façon originale et différente cet entre-deux si particulier, limite floue entre la lagune et la mer.

Schéma de base proposé

Chantinne Elodie - 03.10


On a navigué longtemps à vue car la navigation en "lagune" est périlleuse ! Il suffit peu pour rester emmêlé dans un banc de sable ! Il a fallu d'abord apprendre à lire les différentes eaux au sein d'une eau qui semble toute la même. Il a fallu en suite comprendre et mettre en place un langage pour communiquer ce qu'on estime important aux autres afin de mettre en place des stratégies pour rejoindre le cap. De tout le parcours je rapporte ce qui a sédimenté et qui n'a pas été emporté par le courant. Ce qui continue à alimenter mon projet final. Stefano De Luca –

5.O1


Dans le sillage restent les labos, moment de réflexion sur des thèmes donnés. 01-1 EAU ILE • Eau et île sont inséparables car c'est la solution de continuité qui doit exister ! • La solution de continuité rend l'île et l'eau inséparable • La limite entre l'île et l'eau est le lieu où démarrent les altérations sensitives. Nos sens sont perturbés dans l'eau. • L'île est le lieu d'une morphologie particulière; l'eau en est d'une très simple (ligne d'horizon). • L'île est le lieu du sauvetage; l'eau est celui de perdition, de la détresse. • L’île est un "milieu" que l'on appréhende, dont on jouit pleinement, et l'eau est le reste, l'inconnue. • Les limites de l'île sont les limites de la connaissance. La connaissance est un territoire circonscrit. • L'homme est une île limitée par des frontières variables et floues qui dépendent de la force de son propre ego assujetti aux sollicitations des autres.

Stefano De Luca –

5.O2


02-1 Encontre d'eau

La mémoire de l'eau est à court terme car elle ne se fige pas.

A la recherche continuelle d'équilibre, comme l'homme, l'eau porteuse de sédiments n'est jamais même a soi.

Stefano De Luca –

5.O3


03-1 Terre terre terre •

L'évolution passe par les bouleversements.

Mémoire, à une échelle différente de celle de l'homme, continue et incorporant les bouleversements.

Stefano De Luca –

5.O4


04-1 Autonomie d'eau •

…impossible

par

tout

être

vivant ! Eau mais

nécessitée aussi

de

survie,

croyances,

symboles, hygiène et jeux.

05-1 S.V.P., Dessine-moi une île

L'île est un modèle que

l'homme

se

donne et où il se reconnaît.

Stefano De Luca –

5.O5


… et puis les labos de lecture / écriture / stratégie. 03-2 10 Questions: 1. Qu'est-ce que c'est la mémoire ? Comment et combien doit on la conserver ? 2. Chaque ville doit-elle avoir sa spécificité et à quel degré ? 3. Que représente Venezia pour les vénitiens ? 4. Que représente Venezia pour les touristes ? 5. Quel est le point d'équilibre entre la ville du vénitien et celle du touriste ? 6. Quels sont les moyens pour obtenir ce point d'équilibre ? 7. Quelle est la limite des énergies à utiliser pour varier cet équilibre. 8. En réalisant cet équilibre doit-on utiliser énergies, connaissances, savoir faire et matières du lieu ? 9. Comment interagir avec les équilibres naturels ? 10. Doit-on toujours considérer les générations futures dans nos actions ?

Stefano De Luca –

5.O6


Un premier cap avec l'écriture du 31 janvier: Le choix est fait. Mon intention est celui de préserver l'espace-temps de Venise et d'essayer à ne pas le banaliser. C'est par un changement de cap et c'est-à-dire par la négation nuancée et progressive de ses liaisons à le terre ferme et donc par une expansion de Venise vers l'est, vers la mer, que je vois sa sauvegarde. … …L'esprit de ce nouveau développement serait celui de ne pas laisser cristalliser, de ne pas rester figé, mais serait celui de l'intégration et de la cohabitation. Le système lagune doit évoluer aux besoins actuels en cultivant sa diversité caractérisée par son espace-temps et non par les belles façades. … … C'est par la naissance d'un nouveau pole d'intérêt ayant comme origine

l'îlot,

qu'on

peut

affirmer

la

claire

volonté

d'un

développement vers l'est, vers la mer et donc pousser le système lagune à reprendre confiance en soi et donc à reprendre la vie. … … qui passe par une politique de l'occupation et surtout une politique du logement en inversant ainsi la tendance à l'abandon de la lagune. … C'est par la mer considérée tel qu'une alliée et non pas un élément de gène ou seulement un élément à exploiter qu'on peut retrouver de nouveaux équilibres positifs pour tous.

Stefano De Luca –

5.O7


Cap qui a poursuivit avec l'écriture du – 10.fevrier, dont je retient seulement les passages qui se réfèrent à une projection plus franche vers la mer: … Donc c'est une amorce qu'il faut positionner sur cette île, pour rappeler les gens et surtout les jeunes familles à repeupler l'eau. Il faut aussi que cette amorce joue avec le caractère propre à la lagune: de mobilité et de variabilité des limites eau/terre, de sable mouvant et en même temps ayant un caractère protecteur telle qu'une île. Le problème est comment donner une chance de vie dans la lagune a ces gens de façon à rendre ce choix réversible ou corrigible. Les rêves la plupart du temps ne sont pas réalisés à cause d'un choix inflexible, qu'il faut actualiser à nos dépenses, à cause de la rigide du système dans lequel on "joue". … Cette île devient donc réalisatrice de rêves, rêves très fragiles dans les conditions actuelles, fragiles mais beaux comme des bulles de savons. … … Pourquoi démarrer depuis cette île? -

Parce que son positionnement entre lagune et mer est déclaratif du futur de cette nouvelle Venise. Est la limite d'où démarre l'expansion en mer de la Venise du futur. Stefano De Luca –

5.O8


En résumant voila les dernière lecture et stratégies: Les tendances population vieillissante population décroissante population qui s'appauvri marché du logement croissant population migrante de la lagune vers la terre ferme navetteurs en croissance tourisme de plus en plus de masse espace temps de Venise banalisé! problèmes hydrodynamiques et écologiques dus au port. Objectif redonner vigueur à la lagune en déplaçant le développement vers l'est, vers la mer, vers et au-delà de la nouvelle île du MOSE Déplacer le port touristique de la lagune à la mer, pour des raisons écologique et de majeur "gestion" des touristes. "Occuper" l'eau par une nouvelle manière de loger qui puisse donner l'alternative aux jeunes couples de vivre le rapport avec l'eau de manière plus pratique et ludique. Proposer un choix de vie en lagune simplifié et répondant aussi aux exigences des jeunes. Stefano De Luca –

5.O9


Cap définitivement redéfini qui nourrit le choix final de survoler l'île du MOSE. Premièrement en polémique de l'attitude technocratique des responsables politique qui ont exclue dans le processus de conception de cet œuvre pharaonique l'apport des hommes par le biais des architectes. Secondement pour mettre en évidence avec le détachement, la différente duré de celle-ci qui sera établie par les eaux. L'île ne joue donc que le rôle d'une frontière provisoire entre ce qui est la lagune et la mer. Elle n'est plus une progressive transition, mais elle devient la matérialisation d'un seuil entre deux milieux semblables mais pas identiques.

Stefano De Luca –

5.1O


Matthieu Fagny – 6.01


Matthieu Fagny – 6.02


Matthieu Fagny – 6.03


Matthieu Fagny – 6.04


Matthieu Fagny – 6.05


Matthieu Fagny – 6.06


Matthieu Fagny – 6.07


Matthieu Fagny – 6.08


Matthieu Fagny – 6.09


Matthieu Fagny – 6.10


Dualité EAU – ILE …

Déborah Fornier

– 09.01


Dessine-moi une île … « Dessinez nous une île, votre île hors de tout contexte, sans contrainte, issue pleinement de votre imaginaire… »

Une île

c’est un besoin d’évasion, d’isolement, de se retrouver ; c’est une échappatoire ; c’est une évasion des contraintes de la vie quotidienne ; c’est une déconnection, quand on s’évade dans ses propres pensées, ses propres rêves ; c’est un monde idéalisé… ; c’est une période d’entre-deux ; c’est le laps de temps que dure l’évasion, pendant laquelle on est libre de toute contrainte, indépendant.

Cet entre-deux est éphémère mais nécessaire à chacun pour pouvoir reprendre le dessus sur sa vie.

Déborah Fornier

– 09.02


Questionnement général … A qui cette île doit-elle servir ? Dans un contexte, l’extrême limite, ne peut-on pas tout remettre en question, même la solution acceptée et mise en œuvre aujourd’hui plutôt que de se focaliser sur une petite île au milieu d’un grand ensemble ingénieux ? Cette île artificielle doit-elle vraiment être source de quoique ce soit, dans le contexte actuel de Venise qui rejette ce projet Mose ? Les marées, les inondations ne font-elles pas partie du charme de Venise, pourquoi est-ce un problème aujourd’hui, et pourquoi demande-t-il une telle infrastructure pour le solutionner ? Pourquoi Venise n’a apparemment (c’est ce qui se dit) pas eu son mot à dire, qu’elles auraient été ses autres propositions pour solutionner le problème ? Est-on en mesure de tout comprendre quant aux choix de l’Etat pour un tel projet alors que nous sommes complètement extérieurs au contexte historicopolitico-social, quant à formuler une proposition, une autre solution, ou bien est ce justement une qualité que d’être complètement extérieur ? Faut-il s’intéresser à tout le contexte historico-politico-social, le maîtriser, ou justement rester en marge ? Faut-il rester dans un contexte « touristique » ou penser aux « rescapés » qui vivent encore à Venise et sur les autres îles de la lagune ? Faut-il favoriser les touristes qui font vivre la ville, même si leur passage n’est qu’éphémère, ou les habitants qui s’exilent, qui la désertent, la vident, et qui la tuent (puisqu’on parle de ville morte) ? Faut-il essayer de stopper cet exode, et Mose pourrait-il s’en charger ou justement contribue-t-il à cet effet ? Quel est l’avenir de ce projet Mose ou de quelqu’autre intervention, quel sera son impact dans le temps, sachant que l’eau continuera à monter avec la fonte des calottes glacières et le gonflement des océans ?

Déborah Fornier

– 09.03


Réflexion générale Venise est pour moi intimement liée au temps. Le temps qui passe ne semble pas agir sur cette ville qui s’oppose à la destruction de son image en refusant toute modernité. Venise est éternelle. L’eau, élément fondamental à la base de toute chose, est au cœur de la ville, au centre du sablier, du temps qui coule. L’eau, c’est le temps ; l’eau est éternelle, elle est et a toujours été au centre des préoccupations. Intimement liée au temps, la ville se découvre, s’approche et s’aborde aussi en fonction de lui. Le temps, l’eau, sont maîtres de la ville, ils sont la clef. Personne n’échappe à cette ville, que ce soit à-travers l’image, l’information ou un vécu quelconque sur place, elle a un impact, elle demeure quelque part dans le parcours d’une existence. Venise est éternelle parce qu’elle prend autant d’identités, autant d’images que de rencontres. Chaque homme possède sa Venise, sa Venise invisible. Elle a une multitude de visages, d’approches, de notions, et pourtant elle existe en tant qu’unité. Ma Venise invisible, c’est sa quatrième dimension, c’est le temps, l’éternité, l’eau. Si Venise dépérit, sa quatrième dimension cesse d’exister, l’eau demeurera éternelle mais n’aura plus cette dimension que Venise lui transmet. La pérennité semble être le but, mais le moyen reste encore en suspens. Je me penche donc sur ce qui est le plus en mouvement, le plus changeant, le moins prévisible … Quand je reviens sur la notion du mythe de Venise, je pense que même si la ville se meurt, est morte, le mythe qu’elle véhicule persistera toujours. Même si un jour, elle venait à disparaître, son mythe resterait gravé, continuerait d’être véhiculé. On a parlé du fait que si on laissait faire les choses, la nature, peutêtre que les Vénitiens reviendraient vivre sur place (cf. Vésuve), et que le tourisme diminuerait. Je pense qu’au contraire, si le monde savait que Venise va disparaître, il y aurait une précipitation, il y aurait encore plus de gens qui viendrait sur place, pour la voir une dernière fois, ou pour la « consommer » jusqu’à sa fin, pour en retirer encore le maximum avant qu’elle disparaisse…

Déborah Fornier

– 09.04


La notion d’espace-temps est très importante parce qu’elle est particulière à Venise. On y vient , on y passe, c’est ce qui contribue d’ailleurs à véhiculer son mythe, on ne se préoccupe pas vraiment de sa problématique, de son essence, d’elle, du moment qu’elle est toujours là et qu’elle offre toujours ce qu’on attend d’elle, qu’elle reflète bien l’image qu’on connaît du miroir , du mythe. Le touriste ne s’en préoccupe pas, il « consomme ». Ca ne l’intéresse pas. Nous avons été sur place dans un contexte totalement différent, avec une problématique et un questionnement qui je pense, a fait qu’il y a eu une prise de conscience, qu’on a pas pu consommer comme n’importe quel touriste et qu’on en a pas vu cette image qu’elle reflète et renvoie partout dans le monde. La notion d’île est elle-même paradoxale puisque aujourd’hui Venise est rattachée à la terre. Pourquoi l’avoir rattachée, alors qu’elle a toujours fonctionné de façon autonome, ou alors, pourquoi parle-t-on de Venise-île, ce n’est plus le terme exacte, premièrement, mais cela va bien au-delà… Venise dialogue avec l’eau, elle ne devrait pas avoir de rapport à la terre, où tout y est différent, la terre évolue avec le reste, se modifie, change de visage à une vitesse phénoménale. Les nouvelles techniques, l’évolution, tout se fait rapidement et se base sur la rentabilité, l’efficacité. Venise est en dehors de tout ça, elle ne fait pas la course, elle vit à sa manière, sans prendre de référence, sans vouloir suivre. Pourquoi la relier à quelque chose qui ne lui parle pas, qui pose dès lors une question problématique, mais qu’est-ce qu’elle vaut encore aujourd’hui, elle est obsolète, elle est dépassée, puisqu’elle est comparée à autre chose. Elle ne devrait dialoguer qu’avec l’eau, uniquement avec elle et en rapport à elle, ...

Déborah Fornier

– 09.05


Que faire du tourisme ? Venise a toujours été commerçante, le tourisme découle de ça aussi, son mythe est trop ancré, et elle n’a plus que ça comme ressource. Ce n’est pas lui qui a poussé les gens à partir, il ne demande qu’à voir et observer l’autochtone dans son propre système ! Les Vénitiens ont été pris à leur propre piège, ils ont voulu défier la nature, ils ont toujours déployé des moyens colossaux, alors qu’ils ne s’étonnent pas et ne s’indignent pas du fait qu’on vienne les voir, toucher, consommer ce qu’ils ont réalisé. Faut-il pour autant les placer au centre d’un intérêt, d’une problématique ? Aujourd’hui, je me demande s’il ne faut pas faire connaître le problème et sensibiliser, impliquer le touriste qui vient séjourner à Venise, qui n’est que de passage, justement, afin qu’il répercute un autre mythe : « Venise est là, elle correspond bien à cet objet de consommation que je suis venu chercher, mais elle aussi, elle connaît des problèmes, elle a besoin de considération, de moyens colossaux pour que moi, parmi d’autres choses, je puisse continuer cette consommation ». Le but n’est pas de casser son mythe et sa puissance, ni de montrer ses faiblesses, mais de conscientiser, de montrer comment elle persiste, grâce à quoi…

Intentions : - développer un système de régulation des flux ; - filtrer le tourisme, le réguler, instaurer des seuils ; - avoir une nouvelle forme de tourisme, le conscientiser, lui faire comprendre, regarder, voir l’objet de sa consommation ; - préserver le mode de circulation propre à la Lagune, respecter les rapports d’échelle ; - se servir de l’île du Lido pour filtrer les arrivages en paquebot, stopper les croisières Déborah Fornier

– 09.06


Préoccupation Mose est une solution au problème de l’eau, c’est une barrière nette, un rempart, un STOP. Dans la même idée, je prolonge ce projet Mose sur l’île artificielle en stoppant les paquebots, en ne permettant qu’à une seule croisière d’accoster à la fois, répondant ainsi à d’autres problèmes que peut subir Venise et la Lagune, pour revenir sur sa quatrième dimension : -

-

tourisme de masse présent en trop grand nombre en même temps dans Venise creusement des canaux pour permettre le passage des paquebots pollution et vagues de trop grande ampleur rapport d’échelle, ambiance et temporalité non respectés

illustrations : Le tourisme de masse est un problème réel à Venise. Quelques chiffres: - 15 millions de touristes / an - 6 millions de touristes d’un jour - 66 000 habitants (centre historique) - 107 touristes / habitant (en moyenne) La capacité du centre historique: 22 000 personnes / jour actuellement: 26 000 personnes / jour (sans compter le carnaval ou la biennale) Pourtant, une diminution du tourisme crée une hausse du chômage Dimanche noir de 1989 : « Paradoxalement, les touristes sont attirés par une 150 000 visiteurs. image que leur présence même détruit car leur trop grand nombre produit dans les pires moments des phénomènes de congestions dénaturant l'ambiance vénitienne originelle. » (Unesco) « Venise est devenue un objet de consommation rapide. » (Unesco)

Déborah Fornier

– 09.07


Stratégie Instaurer des seuils, selon les capacités de charge des destinations, est trop conséquent quand on voit comment tourisme et économie sont intimement liés. Une diminution du tourisme crée une hausse du chômage, c’est ce qu’on appelle la « monoculture touristique ». Venise n’est pas la seule ville concernée, le tourisme est un problème d’actualité qui fait partie de la politique de plusieurs villes, notamment New York et Paris. (Georges Cazes, Alternativeseconomiques.fr ) Mais Venise est aussi touchée par un mouvement de dépeuplement qui accentue le problème. 71% des départs concernent des personnes jeunes (moins de 45 ans). L’âge moyen des Vénitiens ne cesse d’augmenter : en 1991, 45,5 ans; en 1998,+ 50 ans. Il y a donc deux actions qui produisent leurs effets en même temps et s’influencent mutuellement : TOURISME et DEPEUPLEMENT.

qui

L’hypothèse est : s’il y a moins de tourisme, il y aura peut-être un mouvement de repeuplement. Le but est donc d’inverser la balance. On ne peut pas empêcher les gens de voyager. On ne peut pas empêcher les gens d’atteindre Venise. Par contre, on peut diminuer la quantité de personnes présentes sur place en même temps. On ne réduit donc pas la quantité totale, on la diffuse, on le répartit dans le temps.

Déborah Fornier

– 09.08


On gère ainsi les flux grâce aux différentes portes de la Lagune en répartissant la masse au sein de toute la Lagune et en la filtrant. aéroport pont Lido

Malamocco

Chioggia

Les portes de la Lagune occupent chacune un rapport différent, les filtres-régulateurs dépendent directement de ce rapport : TERRE – TERRE : pont translagunaire TERRE – EAU : aéroport Marco Polo EAU – EAU : passe de Malamocco passe de Chioggia EAU – TERRE – EAU : passe du Lido

La porte du Lido, de rapport EAU – EAU au départ, a été parasité par cette île artificielle (MOSE). Cet élément TERRE devient donc le filtre - régulateur de la porte et dépendra essentiellement de l’EAU, fluctuant constamment. Cette porte est concernée par le tourisme de type croisière :

264 m x 32 m 30 m de haut 1800 passagers 720 membres

Déborah Fornier

– 09.09


Avant – projet L’île artificielle devient donc une gare, symbole de l’entrée, de la porte d’une ville, de la porte de la Lagune.

Cette gare fait le lien entre le bateau, vertical, et la lagune, l’île, horizontales. Elle doit assurer la transition, le changement d’échelle, d’un côté le paquebot, de l’autre les vaporettos, et gérer à la fois les flux et la quantité de personnes présentes. C’est une architecture de sols qui rencontre l’eau, la gare se déploie en ligne directe reliant les deux côtés de l’île desservis par les bateaux d’échelles différentes, c’est un plis du sol qui se soulève et contraste avec le reste de l’île. L’appel est créé par un belvédère, symbole du mouvement : Aller voir la mer Descendre vers la Lagune qui fait le lien entre la verticalité et l’horizontalité

L’île est donc le lieu des contrastes :

Déborah Fornier

– 09.10

terre-eau horizontal-vertical petit-grand plateau-élévation


LABO1.1 / DUALITE EAU_ILE

Grégory Grosjean - 10.01


LABO 1.2 / RENCONTRE D’EAU Entre-deux eaux (…) Ma dimension créatrice se révèle dans les éléments que j’associe, les liens que je crée, les réalités que je juxtapose. Je suis un médiateur, une réaction, je suis mouvement … Braque me définit comme l’insaisissable, l’indicible, ce qui est présent et voilé à la fois … Mon nom, l’Entre-Deux. La turbulence illustre l’entre-deux eaux car elle engendre la notion de temps qui illustre le mouvement (…) insaisissable, inexplicable, chaotique. (…)

LABO 1.3 / TERRE_TERRE_TERRE Rythme décalé entre la terre et l’activité humaine et celle de la nature. TERRE =

SUPPORT TEMOIN MEMOIRE

LABO 1.4 / AUTONOMIE D’EAU Eau ; milieu en soi, dictant ses propres lois …

Grégory Grégory– 10.02


LABO 1.5 / S’IL VOUS PLAIT, DESSINE_MOI … UNE ILE Nous avons considéré l’île comme un lieu de rencontre aux limites imprécises : Un moment le lieu devait disparaître, un autre il devenait le centre de l’attention, en quelque sorte une île dilatable aussi bien dans le temps que dans l’espace. Nous avons décidé de matérialiser cette île par une simple table qui trouverait à certain moment son utilité, à d’autre pas. Ce mouvement, pareil à celui de l’eau, était concrétisé par les gens qui se déplaçaient autour de la table, la quittant, y revenant, s’y réunissant autour, lui tournant le dos, etc. Ces tables furent réparties dans l’ensemble de l’institut afin de composer autant d’ « île vivante » animées par des « vidéos témoins ».

LABO 2.2 / MA VENISE INVISIBLE

Grégory Grosjean - 10.03


LABO 3.1 / PHILOSOPHIQUE

La captive. Venise, qui peut-nous dire quand elle finit ? qui peux-nous dire quand elle commence ? Venise, c'est l'enfance*, c'est l'insouciance C'est le rêve de l'impossible, de l'interdit Cette ville d'ombres parsemée de lumière. Cette ville de questions aux réponses imprécises. Ce point tantôt clair dans les vapeurs grises, tantôt ce point sombre qui perce l'éther Cette ville où les ondes côtoient les nues. Où les bords qui ne font qu'un sont consanguins, Qui ne définissent aucuns débuts, aucunes fins, sillonnant de part en part cette trame discontinue Ville aux mille reflets, quelle est sa nature ? elle remue, elle chancelle, elle semble danser ! Quel est ce mystère que l'on ne peut dévoiler ? Est-ce donc pour mieux ralentir sa capture ? Cependant le temps creuse son tombeau ; elle laisse le soin à l'ombre de pénétrer tout autour d'elle l'obligeant à se replier Comme une terre où s'exprimerait l'eau. (Et dirai-je que tout s'en va ou que tout revient vers nous ?) Et qu'il est facile en plein courant d'être détaché et de ne tenir à rien ! Avant que le temps ne recommence, Avant que l'ombre de nouveau, cherchant sa place, revienne se poser sur notre corps comme la flamme sur le flambeau ! (...) Où finit le corps sinon où l'autre corps à lui se fait sentir ? Où finit le son sinon à l'oreille qui lui est accordée ? où le parfum, ailleurs que dans le coeur qui l'aspire ? Et où finit ma voix, sinon à ces deux voix fondues que le jour va disjoindre, les vôtres, mes soeurs ? Et où finit la femme sinon dans l'âme prédestinée et ce port qui la contient de tous côtés (...) ?** Où finit l'île sinon là même où le rêve se range aux souvenirs ? Où se termine le voyage vers une île sinon bien au chaud, au creux de nous-mêmes ? *inspiré de la chanson de Jacques Brel "L'enfance" **Paul Claudel "Cantique de l'ombre"

Grégory Grégory– 10.04


LABO 3.2 / ECRITURE Le projet MOSE est en cours d’exécution et cela, de façon irrévocable. La question actuelle n’est plus de savoir comment le contrer, comment le réprouver mais bien de penser à comment s’y inscrire en gardant à l’esprit les imperfections de cette réalisation. Comme on le sait, la principale ombre au tableau en ce qui concerne la construction de ces écluses mobiles est l’impact qu’elle aura sur l’écosystème de la lagune. En effet, on prévoit, d’ici une cinquantaine d’années, un eustatisme tel que les fermetures de la lagune se feront de façon quasi permanentes. Ceci aura alors comme effet d’empêcher le recyclage et l’oxygénation de l’eau lagunaire indispensable à toute vie aquatique. D’autre part, on sait qu’un autre phénomène menace la ville de Venise, à savoir l’aménagement de canaux pouvant atteindre des profondeurs allant jusqu’à 20m, dans le but de laisser un libre passage aux pétroliers et aux bateaux de croisière. Le passage de ces navires à hauts tirants est responsable en grande partie de l’érosion qui contribue à faire disparaître les velmes et les barènes ainsi qu’à fragiliser les fondations de la ville. Or, ces barènes et velmes jouent un rôle important contre les acqua alta. En effet, elles constituent, de part leurs aspérités, des barrières naturelles qui freinent la vitesse des courants et diminuent ainsi la quantité d’eau arrivant aux portes de la ville. Comme vous l’aurez sans doute compris, je tiens à ce que ma démarche soit empreinte d’un certain pragmatisme par rapport aux évènements. Je souhaite que ma stratégie entraîne des effets bénéfiques sur la ville aussi bien au niveau écologique, économique, politique que sociologique. C’est bien de cela qu’elle en répond. J’ai l’intime conviction que le mal-être de Venise sied dans la progressive désorganisation de ses diverses composantes. C’est précisément cette désarticulation qui a conduit la ville vers cette économie aussi « élémentaire » qu’on lui attribue et qui n’est autre que celle liée au tourisme. Venise, une ville fragmentée où l’eau a perdu ses propriétés liantes. Le but à atteindre est de rétablir un dialogue entre la terre et l’eau car c’est précisément ce lien qui donne tout son sens à la ville. L’objectif poursuivi sied moins dans la sauvegarde de Venise que dans la reconstitution de sa dignité, c’est à dire celle qui pourra maintenir, voire

faire resurgir, ses qualités de ville. Cependant il me semble utopique et même dangereux d’intervenir de quelque manière que ce soit sur le centre historique. C’est d’ailleurs ce qui se conçoit aisément dans la plupart des villes au patrimoine haut en couleur. En même temps, Venise a besoin de se réconcilier avec cette quatrième dimension qu’est le temps. Face à ce paradoxe, ma réponse serait d’amorcer un programme de revitalisation de la Vénétie (…) Cette amorce, je l’envisage par la mise en place d’un port à l’entrée de la lagune (…).En d’autres termes, je propose la délocalisation du port situé à Marghera (celui-ci pouvant être soumis à un programme de réhabilitation) qui, comme je l’ai déjà dit, contribue à plus d’un titre à l’affaissement de la ville de Venise. Il serait ainsi possible de condamner l’accès aux ferry-boats et aux bateaux de croisières à l’intérieur de la lagune. Il serait dès lors concevable de rehausser le niveau des canaux et de permettre aux barènes, velmes et autres ghebis de se reconstituer. Pourquoi un port ? (…) Il me paraît essentiel, dans une telle conjoncture que celle qui occupe Venise, de prendre part activement à sa revitalisation (…) Il est vrai, je l’admets, qu’elle n’occupe plus aujourd’hui de rôle à jouer au niveau politique mais elle n’en reste pas moins pour autant un témoignage écrasant d’une époque. Sa vocation touristique était incontournable. D’ailleurs, pour prendre un exemple plus proche et qui relève du même tonneau, le jour où la Grand’Place de Bruxelles – animée essentiellement par les touristes, les cafés et autres magasins - est menacée par un phénomène climatique et/ou polluant, nous pouvons être certain que le gouvernement mettra tout en œuvre pour le contrecarrer. Je pense d’autre part à des villes comme Bilbao qui a connu une revitalisation musclée dans la réhabilitation des anciennes friches industrielles du port de la ria.

Grégory Grosjean - 10.05


C’est par une même attitude que je tiens à transcrire mon projet à Venise. Je veux que cela serve à quelque chose en accord avec mes convictions. Et comme Venise constitue déjà en soi un élément culturel, mon but est de conserver l’idée de port mais de le remettre à jour dans le temps et dans l’espace. Port(e) vers l’avenir En dehors des raisons énoncées ci-dessus et dans une approche certes plus sensible, il représente, à mes yeux, l’infrastructure idéale pour accorder un nouveau souffle à Venise. En effet, le port est un lieu privilégier pour l’articulation de l’eau avec la terre. Il établit des connections claires entre les différents milieux et fait naître à lui seul une économie. Il fût dans bien des cas le géniteur de villes telles qu’Amsterdam, Le Havre, Gênes, Anvers ... Mais bien plus que cela, il est synonyme de passage et Venise est, comme nous l’avons maintes et maintes

fois répété, la ville du passage. Or qui dit « passage », dit « métamorphose » ... C’est justement cette métamorphose dont Venise a besoin et qui lui permette de revenir dans la course. C’est au travers de cet organisme que je pourrais ainsi développer une architecture en accord avec le milieu, traduisant une volonté d’interaction par la mise en place de compositions telles que l’espace se transforme en fonction du niveau de l’eau. Utiliser l’élément fluide comme un vecteur de perception, un créateur d’espace orchestré par le mouvement. (…) Je conçois ce port comme une porte vers l’avenir et qui s’ouvre d’un côté sur la lagune, de l’autre sur l’infini. Un port qui servirait de cadrage sur Venise, pour qu’on la perçoive en termes nouveaux. Autrement dit, un port s’édifiant comme une séquence dans l’approche de Venise. Un port qui annonce aussi un nouveau départ ...

Venise, puisqu’elle s’est arrêtée dans le temps, N’a pu conserver que le visage d’un enfant. Elle n’a plus besoin de fleurs à son chapeau Qui fanent comme autant de coups dans l’eau. Elle a surtout besoin qu’on lui tende la main Ou alors seulement que l’on passe notre chemin.

LABO 3.3 / STRATEGIE Lors de ma dernière présentation, j’avais affirmé ma volonté d’insuffler à la Vénétie un nouveau départ, une dynamique nouvelle qui serait tournée vers l’eau. C’est ainsi que s’était naturellement manifesté l’idée de déplacer le port de Marghera vers l’entrée de la lagune et, avec comme détermination, d’en faire un nouveau pôle commercial. Je me résigne aujourd’hui à opter pour cette solution. Toutefois je garde à l’esprit ces deux intentions qui étaient d’étendre la Vénétie vers l’Est (vers la mer donc) et dans le même temps, de créer une porte vers l’avenir.

Grégory Grégory– 10.06

(…) C’est seulement en examinant une nouvelle fois les documents que nous avions exécutés précédemment au sujet de la dualité eau-île, de la rencontre d’eau, de son autonomie ; enfin c’est en me remémorant certains propos d’Aram Mekhitarian au sujet de la limite et de la fracture que j’ai mieux pu cerner quelles étaient mes envies et quelle serait la position à adopter en tant qu’architecte dans la cas qui nous occupe. Pour se faire, j’ai, d’autre part, décidé de me replonger dans l’histoire de Venise : le moment où elle fût créée, les raisons d’un tel projet, les raisons de son apogée et de son déclin, … Après avoir « cuisiné » tous ces éléments, je fus plus à même de savoir dans quelle direction allait se placer ma stratégie.


Comme je l’ai souligné ci-dessus, je persiste dans le choix d’étendre la ville vers l’est en créant une porte vers l’avenir. Je m’explique, mon but est de faire rattraper le temps perdu par la ville tout en contournant les mécanismes de mondialisation et de globalisation chers à notre époque. Ce que j’entends par là, c’est d’inverser le processus qui consiste à accélérer le débit de l’information en plaçant la ville en amont de la chaîne. De cela découle que mes intentions se positionnent à l’échelle mondiale et non pas exclusivement au local.

Phénomène d’inversion : Elle constitue, en terme d’espace, une évolution à la mesure de la ville et justifie ainsi le lieu ou plutôt devrais-je dire, le non-lieu (…) ce que je cherche à dire, c’est que

Pour ce faire, je propose de mettre en œuvre sur l’île du Mose un manifeste d’utopie* ou plutôt d’uchronie*².

Phénomène de fracture : Elle traduit la notion de fracture dans le temps. En effet, par la création d’un espace tourné vers un futur lointain, j’édifie une rupture plus ou moins bien marquée entre deux époques, l’une ancienne et révolue, l’autre plus technologique et à venir (peut-être ?), ayant en commun une prospérité certaine. Par là même, j’entends faire participer à nouveau la lagune à des propos plus actuels.

« C'est toute la singularité de l'utopie qu'elle nous paraisse ne pas appartenir à une époque en particulier et glisser comme une sonde vers les siècles futurs (…) le legs de l'utopie est à chercher dans son rôle dans la formation de l'espace-temps moderne, dont tout notre présent est tissé. C'est là qu'il faut chercher sa véritable réalisation. La diffusion du schéma anthropologique de l'utopie est au centre de composantes aussi fondamentales que la science en général, la géographie, l'histoire, l'aménagement du territoire, et, plus globalement la pensée de projet qui conçoit et forme le monde » . tiré du colloque international et interdisciplianire d’Arc-et-Senans

Plus précisément, je suggère, en ce début de millénaire placé sous le signe de l’eau, la mise en place d’un « espace bleu », à savoir un espace tourné vers le futur repositionnant l’homme par rapport à son environnement planétaire, et plus particulièrement, vis-à-vis du domaine marin. Car nous n’avons fait qu’effleurer ce domaine maritime et nous ne sommes, en définitive, qu’aux portes de cet espace infini. Il s’agit donc bien d’une porte, dans tous les sens du terme, qui fonctionne aussi bien horizontalement que verticalement : - passage eau-terre : de la mer à Venise, de l’infini au fini, du passé au présent et vice-versa. - passage air-eau : d’un monde à un autre, du présent au futur et vice-versa.

La première évolution fût de passer d’un agencement en juxtaposition à celui de superposition par la création de l’île artificielle. La seconde évolution serait alors de passer de l’arrangement superposé à celui d’inversé par la création d’un espace subaquatique.

Venise étant la ville de l’eau par excellence et cependant mourant à cause d’elle, il paraît logique, même évident, d’y voir un point de départ pour un nouveau dialogue, une réconciliation pourrait on dire, entre elles deux. Enfin, quatrième raison et non des moindres, on peut se laisser gagner par l’idée qu’à l’aube d’une autre ère, suite à la sommation de phénomènes tels que la fonte des glaces et sa montée des eaux associée, l’intensification de l’effet de serre, les phénomènes de surpopulation, … on soit amené à s’étendre sur la mer et … sous la mer. Cette quatrième raison vient, en fin de compte, compléter et « justifier » les trois autres. De cette manière, on est en passe de voir l’avenir de la ville, non plus sous l’effigie du marché mais bien celle de la recherche scientifique et … technologique. Beau paradoxe pour une ville ayant piétiné si longtemps ! Enfin, il s’agit de penser la ville en termes nouveaux pour qu’elle s’adresse aux générations futures et lui assurer ainsi un avenir. « La réalité n’est qu’un cas particulier du possible… » (I. Prigogine)

Elle remplit ainsi, selon moi, toutes les conditions et les objectifs que je me suis fixé :

Grégory Grosjean

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ORGANISATION SOUS-MARINE

LABO 4.1 / PARTI GENERAL_ESQUISSE_PROGRAMME PARTI EXTENSION DE LA VENETIE VERS L’EST PAR LA CREATION D’UN PORT/PORTE S’OUVRANT SUR UN ESPACE BLEU (village sous-marin) QUI CONSTITUERAIT UNE AMORCEA LA CONQUETE D’UN AUTRE MILIEU

RELATIONS AVEC LA VILLE Un écho aux idées qui l’ont vu naître Une réponse à son économie fragile Une solution et une piste pour sa sauvegarde Une réponse au contexte géographique

RELATIONS AVEC LE MONDE Montée des eaux Effet de serre Surpopulation

PORTE Apporter un langage universel : LA SPIRALE Edifier un véhicule de symbole : Ici, la rampe en soi, en tant qu’objet ne symbolise rien de particulier, mais elle sert plutôt de véhicule pour symboles. Elle acquiert toute sa valeur dans son contexte, et bien sur par le fait qu’elle soit praticable. C’est parce qu’elle est le support, le moyen qui amène les gens au fond de la mer qu’elle est importante. INFRASTRUCTURES VERTICALES : observatoire - galeries d’expositions – futuroscope - centre de recherches - zones d’aquaculture INFRASTRUCTURES HORIZONTALES : spirale donnant acces aux fonds marins - port touristique - port de marchandises - ligne de transport

Grégory Grosjean– 10.08


ESQUISSE

LABO 4.2 / AVANT_PROJET : INTEGRATION AU PROJET D’ALEXIA ROSIER Dans un souci d’intégration mieux soulignée, un dialogue avec l’île du Mose, lui faisant face, s’imposa. Dans ses propos, Alexia parle d’une invitation à l’expansion. Ma proposition viendrait donc, en quelque sorte, habiller cette expansion, la rendre plus concrète et précise.


Grégory Grosjean - 10.09

Au travers de la spirale, je tenais a faire ressortir une volonté de continuité qui soit franche et qui, de ce fait, se ressente également physiquement aussi bien dans le temps que dans l’espace. Le rapport a la mer et a l’eau en particulier se veut très prononce au sein de nos 2 projets. Par cette « mise en greffe », j’entends rendre cette continuité absolue. Un passage d’un monde a un autre sans aucune frontière, en gommant toutes limites possibles. Un parcours a 2 sens ou s’entrelacent horizontalité et verticalité et ou se rencontrent toutes les oppositions (avec Venise) : atmosphères_urbanismes_architectures_milieux_époques_... Bien que je m’intéresse plus spécifiquement a un développement sous-marin, l’expansion peut également tout aussi bien se dérouler sous la mer que sur la mer par ancrage de modules sur l’axe principal.

ARCHITECTURE Une architecture fluide, une architecture de l’eau … Les bâtiments se soulèvent tels des vagues tandis que la spirale s’enfonce progressivement. le tout s’intégrerait en un volume dont toutes les courbes convergeraient pour donner naissance a une et même forme.

RECHERCHE DE FORMES

REFERENCES : ASYMPTOTE_ZAHA HADID_NORMAN FOSTER_BRUCE JONES_...


Grégory Grosjean

– 10.10


Extrême Limite

[Labo_01] [Labo_01_1/Rencontre Ile-Eau] Pour le thème de la rencontre île/eau, nous avons comparé la rencontre des hommes et les rencontres naturelles. Ces rencontres peuvent être franches d’autres sont beaucoup plus floues. Les relations humaines sont-elles le reflet des relations naturelles ?

[Labo_01_2/Rencontre des eaux] « Le courage de la goutte d’eau, c’est qu’elle ose tomber dans le désert. » Lao She

[Labo_01_2/terre_terre_terre] « On ne se rencontre qu’en se heurtant. » Gustave Flaubbert La rencontre de terre peut se faire de manière très violente.

Laurence Hames_11.1


[Labo_01_3/Autonomie des eaux] « L’eau trouve son autonomie dans l’espace… » Nous avons comparé l’autonomie de l’eau à celle de l’âme. Dans certaines religions, l’âme passe de contenant en contenant comme le fait l’eau sur terre. L’âme essaie d’atteindre le nirvana.

[Labo_01_3/Dessin moi une île] « N’avons pas en chacun de nous notre île? » L’image de gauche regroupe les dessin de plusieurs personnes âge divers. Et on a constaté que les enfants sont beaucoup plus imaginatifs que les adultes.

[Labo_02] Ce labo a été réalisé à Venise même. La question était: « Quelle est notre Venise invisible? » La ville de Venise est construite sur des pieux en bois. D’où notre double vision de la ville du dessus et de la ville du dessous. Où est l’entrée de cette ville?

Laurence Hames_11.2


[Labo_03] Voici les premières questions que je me suis posées ? Venise n’est elle pas plus tôt un mythe dans l’inconscient collectif qu’une ville ? Faut il garder les monuments tels qu’ils sont, sans rien n’y changer sous le prétexte qu’ils font partie de notre histoire, de notre culture ? Le poids de l’histoire n’est-il pas trop pesant dans notre culture ? Qu’est ce que la ville de Venise à l’heure actuel ? Quel rapport a-t-elle avec le continent et avec la lagune ? Qu’est ce qu’une ville a l’heure actuelle ? Aujourd’hui n’y a-t-il pas « 2 » Venise ? La première est la Venise réelle et l’autre la Venise qui est dans notre imaginaire. Comment peut on faire évoluer une ville du passé ? Faut il tout détruire ? Vivre avec l’eau, plus contre l’eau Au commencement Venise n’était que de l’eau. L’eau, élément important pour la lagune. Venise, cité construite sur l’eau et au milieu de celle-ci. Sans eau Venise n’existera pas, l’eau fait partie d’elle. Il forme un tout inséparable, indissociable. La lagune est la rencontre d’une multitude d’eaux. Mais à cause de ces eaux, Venise et les îles de la lagune sont vouées à disparaître. Venise change, elle s’enfonce, ces limites fluctuent selon les marées. Car l’eau monte. C’est pour cela que le projet Mose est construit en ce moment. Mose est un projet que nous ne pouvons pas remettre en question puisqu’il est en construction. Nous savons qu’il est prévu pour une durée d’une cinquantaine d’année ! Que ferrons nous après Mose ? C’est un problème auquel il faut penser dés aujourd’hui. Ce problème n’est pas uniquement lié à la lagune de Venise mais il s’applique à d’innombrables sites côtiers. A plus long terme l’eau va monter et pour moi on ne pourra pas indéfiniment mettre des emplâtres sur une jambe de bois ! Comme nous sommes entrain de le faire à l‘heure actuelle. L’homme a d’abord vécu sur la terre, il a ensuite vécu de la terre. Les hommes fondateurs de Venise ont changé la logique qu’il leur avait été inculqué depuis des

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générations, pour aller vivre encerclé d’eau. Il a donc fallu trouver des systèmes pour pouvoir construire et créer une ville. La solution fut d’enfoncer des arbres pour qu’ils servent de fondation à la ville. Des forêts entières sont cachées dans le sol de Venise. Des arbres qui poussent sur terre ont été arrachés à leurs milieux naturels pour construire Venise. Venise est construite sur des milliers de cadavres d’arbres. L’arbre est le symbole de la vie. Leur mort a permis la naissance de Venise. Le problème de la montée des eaux est là et il faut agir en conséquence. Dans ma stratégie, je veux prendre ce problème en compte et le mettre en avant. Pour que dés aujourd’hui on en parle et lorsque le projet Mose sera désuet des solutions auront peut être été trouvées. Des solutions ne veulent pas dire que l’eau ne montrera plus puisque pour ça nous savons comment faire et c’est hier que nous aurions dû agir mais c’est trop tard la montée des eaux a commencé et ne s’arrêtera pas du jour au lendemain. Parler d’eau c’est aussi induire un temps. Le temps est un autre élément important pour la lagune à mon sens. Car aux fils du temps qui passe la limite de l’eau fluctue, elle varie. Le temps passe l’eau varie. Il y a donc une multitude de limites. L’eau laisse des traces a travers le temps ce qui nous donne une autre dimension qui est la mémoire. La mémoire de la lagune peut être dévoilé à travers ses eaux. L’eau a permit à Venise et à la lagune de vivre mais elle peut aussi la mettre en péril. L’eau est une dualité. L’eau toute une question en soit. C’est un élément simple qui cause une multitude complexité. Les traces reflètent à la fois le temps qui passe, la mémoire car chaque trace raconte une histoire. L’île qui est créée avec le projet Mose pourrait servir de point de départ. Ce point de départ à une nouvelle manière de penser lorsque nous construisons prés de la côte ou sur l’eau. Car construire des bâtiments prés de l’eau ou sur l’eau n’est pas la même manière que de construire sur terre. Dans mon optique je voudrais prendre en compte les caractéristiques de l’eau. Pour cela je voudrais faire une sorte de quartier test qui s’adapte à l’eau et qui vive avec elle. Ce quartier pourrait évoluer avec le temps. Il pourrait se densifier ou se dé densifier en fonction de son évolution et des besoins. Le quartier est à la limite entre l’eau de la mer et l’eau lagunaire. Il va donc évoluer avec ces eaux.

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[Labo_04] L’homme a d’abord vécu sur la terre. Il a été contraint d’aller vivre dans la lagune à cause d’invasion. Venise s’est alors construit et développé grâce à la mer. Aujourd’hui la ville de Venise est menacée par la montée des eaux. Est-ce encore la meilleure manière et le meilleur endroit pour habiter à Venise aujourd’hui? D’où il pourrait y avoir un développement vers l’est.

L’île se situe à la limite entre la lagune et la mer. Le lido est le lieu exemplaire de la dualité mer/lagune. On ne peut construire de la même façon dans chacune des eaux ni sur la limite entre celles-ci…

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[Labo_04/Esquisse] Une île de protection était créée pour protéger les bâtiments qui se situaient derrière. Ces bâtiments était tous flottants. Pour avoir une indépendance par rapport à la monté de l’eau. Les bâtiments se situaient dans la lagune. Une promenade reliait les deux îles.

[Labo_04/Avant projet 1] Un mur limite est construit les deux eaux. Il sert pour le bon fonctionnement de Mose. Ce mur sert de séparation entre les deux parties de mon quartier, le quartier lagunaire et le quartier maritime. Dans cet avant projet les deux parties des quartiers flottent. La partie lagunaire est linaire par analogie au lido. Et la partie maritime est plus compacte par analogie aux bateaux. L’entre deux est fait par un parc d’eau Les deux parties peuvent donc varier avec l’eau.

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[Labo_04/Avant projet 2] Pour ce jury, nous avons été mis par groupe de trois. Nos projets étaient compatibles. Nous nous sommes divisés le quartier en trois mais il évolue de concert. Le quartier maritime sera développé par Mathieu tandis que je vais développer le quartier lagunaire et l’entre deux sera développé par Laura. Les deux parties du quartier se développent l’une par rapport à l’autre. Contrairement a mon deuxième avant projet le quartier lagunaire ne flotte plus mais est ancré au sol. Le quartier vivra par rapport à l’eau. Ce quartier est voué à disparaître dans un certain temps. Avec le temps le quartier lagunaire disparaît et le quartier maritime prendrait de l’ampleur et se développerait. La partie maritime est quand à elle toujours flottante. Le dessin schématique nous montre le développement des parties du quartier et leurs interactions.

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Vivre avec l’eau plus contre l’eau. Le quartier lagunaire se situe dans la bouche du lido, et fait la liaison du cordon littoral, d’où sa forme linéaire. Son urbanisation suit la logique de celle du lido. C’est une solution alternative au logement à Venise qui permet de s’affranchir des effets néfastes de l’eau. La partie lagunaire est conçue pour environ 500 personnes.

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L’eau est passée au dessus du porte du Mose. Elle Niveau depremiers l’eau à l’heure actuel : variation de 0 à Les étages de la partie lagunaire inondés envahit le quartier lagunaire et en parallèlesont la partie 110cm (fermeture des portes de Mose) et donc inutilisable. maritime s’agrandit. Lorsque le niveau de l’eau est trop haut les portes du Mose resteront fermer. Un parc qui marque temps est crée entre les deux parties Evolution du quartier : du quartier. Il montre l’evolution de l’eau par rapport au temps.

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La partie lagunaire est totalement inutilisable seul quelque toiture persiste tandis que la partie maritime s’étend. La partie maritime vient crée une tension avec les témoins du temps.

Topographie de la partie du quartier lagunaire : Les parties les plus foncée sont les parti les plus bas donc les parties qui seront les première à être inondée. La partie lagunaire joue avec le temps et la montée des eaux.

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L’homme a depuis toujours cherché à maîtriser l’eau mais aussi à la conquérir, comme un énorme défi… Venise en est l’exemple type, elle est née de la main de l’homme, par des travaux pharaonique. Aujourd’hui elle est confrontée de manière régulière à l’aqua alta, mettant en péril les bases même de ces fondations. L’eau est à la fois ce qui en excite la curiosité et par là même en annonce la perte. Venise est donc face à son devenir…

Houart Sophie – 12 -

01


14ème siècle

20ème siècle

Il est vrai que dés l’arrivée de l’homme dans la Lagune celle-ci a subi des modifications… bénéfique pour la survie de celle-ci. Mais ces modifications ont pris avec le temps une nouvelle dimension qui a rompu l’équilibre de la Lagune.

Houart Sophie – 12 -

02


Une défense de la lagune qui est tombée dans les oubliettes de la modernité. Les grands travaux de l'ère moderne ont en effet bouleversé l'équilibre précaire de la lagune. Qu'est-ce qui a fondamentalement changé depuis la République Sérénissime ? Les grandes interventions de détournement des cours des fleuves ont toujours laissé à la lagune le temps de retrouver un nouvel équilibre. Ce n'est pas le cas des interventions du siècle dernier, qu'il s'agisse du creusement du Canal des Pétroliers, rectiligne et d'une profondeur de 15 mètres; de l'établissement des industries chimiques et pétrochimiques à Marghera qui outre la pollution qu'elles ont engendrée, ont contribué à l'affaissement de Venise de quelques 23cm depuis 1908. L'équilibre lagunaire a alors été rompu, après des siècles de composition et de recomposition des inter-relations entre l'homme et la nature. =:

Houart Sophie – 12 -

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La lagune, cet écosystème unique, formé d'eau douce, d'eau saumâtre et d'eau salée est en train de se transformer inexorablement en bras de mer dans sa partie centrale et en marécage à la périphérie. Les pétroliers, les cargos et les puissantes vedettes touristiques soulèvent des vagues qui détruisent les velme et les barene, annulant les mouvements naturels qui freinaient l'avancée des marées. Ces perturbations accroissent l'érosion qui ruine les fonds de la lagune et les fondations des immeubles. Les zones de pêches, ces vallées ceinturées par des digues réduisent d'autant l'aire d'expansion des marées.

Houart Sophie – 12 -

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Il faut rétablir l'équilibre géomorphologique, hydraulique biologique de la lagune par des interventions "diffuses".

et

Ouverture des vallées de pêche Ouverture des "caisses de colmatage" Ouverture du Val di Brenta Elévation des fonds aux entrées de la lagune Reconstruction de barene et de velme Remblayage du Canal des Pétroliers et réouverture du Canal Fisolo Modification des môles externes

Le seul le fait de considérer la Terre comme un unique écosystème nous permettrait de distinguer, de définir et pour finir de tenter de résoudre les problèmes de la "maison de l'homme".

Houart Sophie – 12 -

05


Porto di Lido… Articulation entre Mer et Lagune. Les bateaux de plaisance et de touristiques seront arrêtés.

Transbordementà EAU-EAU EAU-TERRE TERRE-TERRE

Echanges de Flux

Rencontre des Eaux

Houart Sophie – 12 -

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Une alternative au projet Mose… Qui freinera l’entrée d’eau dans la Lagune tout en gardant en permanence un contact entre les eaux. Qui diminuera l’entrée d’eau. Qui diminuera la profondeur de la bouche. Qui s’opposera à la dégradation de l’écosystème en reconstituant et en sauvegardant les éléments morphologiques de la lagune.

Houart Sophie – 12 -

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Espaces publics «maîtrisés »

MER

LAGUNE Une Limite Un Entre- Deux Espaces « instables » se modifiant au gré des flux.

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Espaces publics «maîtrisés »

Qui s’adresse avant tout à notre sensibilité. Y ressentir l’esprit de Venise…

Chaque espace aura son propre langage, sa propre signification. Une passerelle nous mènera d’espace en espace et liera les deux littoraux.

Houart Sophie – 12 -

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Espaces « instables » se modifiant au gré des flux.

Il faut rétablir l'équilibre géomorphologique, hydraulique et

Houart Sophie – 12 -

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« Un monde au sein d’un autre monde », telle est la conclusion apportée au premier laboratoire intitulé dualité eau - île. En effet, l’île est un monde dans un monde, en l’occurrence : l’eau. Et cette définition peut aller plus loin. Le silence est une « île » dans un environnement bruyant. Et inversement, un le bruit est une île dans un silence pesant et parfois insoutenable. Tout est une question de référence et de désir.

« La planète eau » fait évidemment échos à la planète bleue, celle qui est pleine d’eau... Car dans ce second laboratoire, il était question d’une rencontre d’eau. Mais finalement l’eau est partout tout le temps. Elle est omniprésente dans notre monde. Dans des états liquides et solides bien sûr, mais également en vapeur et donc invisible. La question a été poussée à son extrême et donc finalement, l’eau se s’est jamais séparée, elle est en contacte permanente partout sur la planète. Conclusion, la question du laboratoire est absurde car comment envisager une rencontre si il n’y a jamais eu de séparation !

« Tout acte de création est d’abord un acte de destruction », une citation de Picasso qui pourrait être légèrement modifiée par « Tout acte de création est d’abord un acte de mutation ». Lors du laboratoire Terre – Terre – Terre, nous avons une nouvelle fois poussé la question à son extrême pour en conclure que toute vie naît d’une mutation. Que la rencontre des terres est à l’origine de catastrophes, certes, mais plus encore de créations. Les saisons et toute la richesse qui en découle ont pour origine le changement d’axe de la terre produit par un météorite…

Jasienski – 13.1


Escher et ses dessins impossibles pour illustrer le laboratoire intitulé autonomie d’eau. En effet, comment considérer une autonomie d’eau alors qu’elle est soumise, plus que tout, aux différentes variations de température, de pression, à la gravité,… Elle subit les reliefs, les précipices… Une autonomie d’eau ne sait pas exister.

Pour le dernier laboratoire, où plutôt le bilan, nous devions dessiner une île. Une île est un univers qu’il n’est pas possible d’énumérer. Chacun, chaque individu possède sa propre île qui naît directement de son imaginaire, de ses souvenirs, de ces pensées…

Jasienski – 13.2


Jasienski – 13.3


Avant tout, et particulièrement en architecture, il me semble toujours important de connaître les origines d’un lieu, d’un site pour élaborer un projet cohérent. Ne pas faire n’importe quoi n’importe où comme, cité durant l’exposé, l’architecture « Gérycienne »… Pour en venir à Venise, il me semble donc qu’il est important de resituer l’évènement sans son contexte. Dans son contexte actuel en n’oubliant certainement pas son passé. Attention de ne pas comprendre ce que je n’ai pas dit : retrouver la Venise d’autrefois est on ne peut plus aberrant. On tomberait alors dans un premier degré historique, soit un musée… Ce qu’il faudrait faire, c’est de retrouver une Venise d’aujourd’hui avec comme ingrédient de réflexion : son passé, sa mémoire. Pour faire un lien avec l’année passé et son site autoroutier, je pense que cette année, la question de la mémoire est amplement plus lourde en signification directe avec son lieu. Il y a là, une forte réflexion à creuser. Aujourd’hui et finalement hier, Venise est et était un grand centre commercial. Certes, hier, cela était un commerce plus « noble », un commerce maritime international qui lui donna le prestige inestimable que l’on connaît. Sans le vouloir, c’est la cause finalement de son commerce d’aujourd’hui : un commerce touristique, avec l’image personnellement négative que cela véhicule. Oui, Venise a toujours été une vitrine. Pour son origine physique, on sait désormais tous qu’elle est artificielle jusqu’à la moelle. Il y a donc, il me semble, aucune crainte de continuer dans cette voix là. Pourquoi tout d’un coup, Venise étant aujourd’hui sacré, faudrait-il se limité à sa gloire d’antan ? Après quelques jours de réflexion, je me pose la question de la destruction. Pas de la ville en entier bien sur mais de certain quartier. Mais pourquoi ? En quel droit, moi, « architecte » étranger (mettons-nous dans sa peau directement) ai-je le droit de supprimer des bâtiments dans une ville conservatisme. Ce n’est pas la question de savoir si le conservatisme est bon ou non, mais plutôt de savoir de quel droit puis-je détruire ? Par orgueil ? Alors je suis à coté de la plaque. Si on va là-bas pour bâtir quelque chose, c’est d’abord pour les vénitiens. Et si les vénitiens ont ce coté conservateur extrême, c’est à moi de m’y plier. On est peut-être à l’extrême limite du conservatisme. Encore une fois, je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas toucher Venise mais il faut qu’elle évolue pour survivre. Soit en modifiant ses alentours, soit en modifiant certains points clés. En ce qui concerne le projet Mose, je me questionne beaucoup sur sa juste cause. Comment dès lors établir quelque chose de solide sur un projet qu’on ne croit pas à 100% ? Ce serait comme construire sur de la boue. Je vois Venise comme le centre historique d’une ville – tous les centres historiques ont cette fâcheuse tendance à être mis sous cloche –, la ville étant finalement la lagune dans sa globalité. Tandis que les îles avoisinantes sont les quartiers de « la ville ». Le projet Mose est une machine mise en place par le gouvernement pour tâcher de préserver ce centre. Choix qui finalement ne nous appartient pas. Je ne sais pas qui l’avait exprimé, mais les vénitiens ont l’habitude de marcher dans l’eau lors des « aqualta ». La machine Mose est par conséquence destinée aux « Rois-Touristes » et accessoirement pour préserver Venise. Accessoirement car Venise n’est peut-être qu’une ville éphémère. Destiné à disparaître. Détruite par la nature mais également peut-être par l’Homme à force de se battre pour un but qui n’en est pas un… Doit-on à tout prix la garder en vie, la préserver ? Ne doit-on pas se pencher sur les vrais vénitiens ? Ceux qui habitent les îles voisines ?

Jasienski – 13.4


Depuis le début, le projet Mose est pour moi un réel problème ; tellement ce projet est controversé. Que faire de ce barrage démesuré ? Retirer cette donnée de l’équation mais proposer quoi à la place ? Pouvons nous le critiquer avec nos connaissances ? Finalement, on a eu des avis positifs et négatifs sur ce projet mais pour en faire quoi ? Pour décider de le garder ou non parce que l’on a aimé le discours d’un tel et pas de l’autre ? Non, mais plutôt pour nous donner des éléments à une réflexion mais qui nous dépasse largement. Je n’ai ni la connaissance, ni le savoirfaire, ni aucun argument valable pour le supprimer ou au contraire le garder. Sur base de quoi pouvons nous décider cela ? N’est-il pas plus sage dès lors de se confronter à la réalité ? Supprimer le projet Mose est une facilité, c’est fuir la réalité du problème, c’est une contrainte réel. A nous d’en tirer parti pour qu’elle devienne motivante. Que Mose soit bon ou non, la n’est pas ma question. De ce projet dépend la survie de Venise ? Peut-être. Peut-être pas. On ne nous a pas demandé de sauver Venise. On nous demande de faire de l’architecture, une architecture harmonieuse dans une stratégie cohérente. Donc finalement, que Venise survive ou non, ce n’est pas mon objectif. Venise est pour moi un reflet. Et comme tous les reflets sont éphémères… Par contre il est intéressant de savoir que reflète Venise. Hier, Venise vivait de son commerce (maritime). Aujourd’hui, Venise vit de son commerce (touristique). En somme, rien n’a changé à part un adjectif. On est dans une continuité. Après réflexion, pourquoi combattre à tout prix ce parcours. Parce qu’on est architecte avec de grandes idées révolutionnaires qui vont « assurément » améliorer la vie des vénitiens ? Ce n’est plus un architecte qui parle mais un dictateur qui décide pour le peuple. Pourquoi ne pas alimenter la légende, le mythe, ce qu’en définitive chaque touriste cherche en venant. Une ville de passage comme dit dans un des textes. Venise gardera ce coté mythique, ce rêve pour le restant de ses jours et même dans son « au-delà ». Dès lors et parce que l’on ne sait pas contrer cela, pourquoi ne pas améliorer cette situation. Une ville musée, oui, mais un musée géré, organisé. Venise n’est finalement que le gagne pain des vénitiens qui vivent en dehors de la ville. Et supprimer les touristes, c’est euthanasier Venise, et les vénitiens avec. Les touristes c’est aujourd’hui son seul commerce. Il faudrait organiser Venise comme une ville de loisir, comme un parc de loisir. Elle l’est déjà qu’on l’accepte ou pas. Autant aller dans cette démarche logique et naturelle mais de façon organisée et structurée comme les parcs d’attractions et musées. Offrons une infrastructure pour améliorer cela. Redonner Venise aux vénitiens, c’est utopique. Elle possède aujourd’hui un passé trop lourd, trop légendaire, une structure trop particulière, des évènements trop personnels. Le projet Mose pour sauvegarder la venue des touristes ? Ca parait dès lors logique et nécessaire. Allons jusqu’au bout de la ville-loisir, le projet Mose permettrai même de contrôler les aqua-alta pour le plaisir des touristes qui ne demande que cela, presque comme une attraction. Personnellement, j’aurai aimé vivre une aqua-alta quand nous y étions. Cela fait parti du charme de Venise. Donnons à Venise ce qu’elle pense tout bas. Elle retrouvera une identité claire.

Jasienski – 13.5


J’ai l’intention d’offrir aux visiteurs un parcours qui dépend non pas du bon vouloir de l’Homme un parcours donné dans un espace/temps à l’Homme. Concrètement, je profite des niveaux des marées pour jouer sur une modification du parcours. Ce dernier se présente sous la forme suivante : une succession de « platesformes/bornes », la ville de Venise en serait une parmi d’autres, reliées entre-elles par des liaisons. Chaque plate-forme est une étape à une réflexion sensitive qui débute à Mestre et « s’interrompt » en direction de la mer. Le visiteur aura alors parcouru un nombre variable d’étapes reliées par des entre-deux variables également, le tout dépendant de la hauteur de la lagune. Ce parcours se modifie avec la lagune. Pour choisir ces bornes, je me suis basé sur une sélection de certains lieux dans la lagune qui me parle en fonction de ce que j’ai ressenti lors de notre visite à Venise. Il est aussi important de comprendre que ce parcours est linéaire physiquement mais multidirectionnel mentalement. Pour que ce parcours ne soit pas qu’un objet, il me semble important de lui donner un attrait autant touristique que pratique. Ce parcours ferait office de lien entre Mestre, Venise, l’île du Lido et le continent qui revient au nord ainsi que lien avec l’île-plage fort convoité en été quand la marée le permet. Dès lors, ce parcours prend part de la lagune dans sa globalité et permet de réunir ces lieux de façon indirecte en proposant autre chose qu’une simple circulation.

Jasienski – 13.6


Trois lieux ont été retenus faisant partie d’un processus critique sur Venise. Borne d’amarrage se situant sur terre signifie le point d’amarrage de Venise. En effet, on peut voir Venise comme ces bateaux-restaurant qui ne naviguent plus et ne survivent que leur commerce. Dés-illusion sur Venise, et plus particulièrement sur le lieu inévitable : la place SaintMarc, reflète la matérialisation de ce mythe qui n’existe plus que par les cartes postales et l’immaginaire. Pourvoir sur l’île du Mose reflétant le pouvoir de l’Homme sur la lagune et sa volonté à se battre à tout prix contre la nature. Les lieux reflet et éphémère sont secondaire, étant plus un constat qu’une critique, et n’existent pour donner le ton, la couleur au parcours principal. Ainsi se développe une Amorce pour un avenir possible à Venise et sa lagune.

Jasienski – 13.7


Je développe l’île du Mose qui porte le mot pouvoir et devient un lieu d’attraction. Au même titre que Venise, sans pour autant faire concurrence sur son territoire, c’est un lieu de consommation touristique. Un « parc d’attraction » ou plutôt : un parc attractif. Et comme tout objet de consommation dans notre société actuelle, il se détériore. Ce lieu mourra en même temps que le projet Mose sera obsolète et une amorce pour un avenir en sera libéré. Aujourd’hui, ce nouveau lieu se mutera durant 70 ans (la durée de vie du Mose), en un lieu porteur d’avenir façonné par un message critique de notre société : celui du pouvoir de la consommation, du pouvoir dans lequel Venise s’est emprisonné. Le pouvoir de l’image et de ce qu’elle entretient (le mythe, les cartes postales, les films…). L’île, proprement dite, accueillera un parc d’art numérique avec des espaces d’expositions éphémères (projections, jeux de lumières, arts virtuels en 2D, 3D…) et des vitrines technologiques. Au fur et à mesure que le temps passe, les technologies évoluent (et particulièrement vite dans ce domaine) et pour attirer les touristes (séduits par les lieux inédits afin d’être toujours au top des tendances actuelles), ce parc se doit d’être perpétuellement à la pointe des dernières technologies en matière numérique et visuelle. En ce sens, le parc doit évoluer et il est, par conséquent, éphémère.

Au départ, le site est le lieu du pouvoir, une structure imposante sur l’île du Mose. Une structure qui progresse vers le haut. On sent déjà une amorce vers quelques choses qui peu peutêtre évoluer. Ensuite, quand le projet Mose sera obsolète et que les eaux auront montées, l’île disparaîtra laissant la structure seule. A ce moment, une deuxième direction apparaît, celle vers le bas. La structure, imposante sur l’île, devient presque insignifiant dans cette étendue d’eau et continue à se développer en strates pour survivre (cfr. Venise). On se rend compte à ce moment que c’est elle l’amorce. La maquette montre le schéma directeur du mouvement. Elle s’appuie sur le passé pour évoluer et avancer. Un autre pouvoir y prendra place ou du moins, mutera.

Jasienski – 13.8


Jasienski – 13.9


Jasienski – 13.10


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ExtrêmeLimite

Melaet Laura –

17.01


Labo01 – formes // structure // espace

Labo01-1 [dualité eau-île] Les deux éléments forment un dialogue unique. Devons nous opposer ces 2 éléments ou ne sont-ils rien l’un sans l’autre, et totalement indissociable ? La réponse dépend de chacun et de chaque lieu de rencontre. Ce dialogue peut être comparé au rapport des Hommes dans notre société, limite franche, haine, limite floue, amour, île, isolement, … Les relations humaines sont-elles le reflet des relations naturelles ?

Labo01-2 [rencontre d’eau] Impact d’un élément micro sur un élément macro. « Le courage de la goutte d’eau, c’est qu’elle ose tomber dans le désert.» Lao She

Labo01-3 [terre-terre-terre] Rencontre ? Impact ? Ondes ? « On ne se rencontre qu’en se heurtant… » Gustave Flaubert

Labo01-4 [autonomie d’eau] L’eau est dans un cycle, tout comme l’âme. Chacun d’eux est à la recherche d’autonomie, ainsi ils sont dans un rapport contenu/contenant. Et ceci dans un temps sans commencement et sans terme. L’âme trouve cette autonomie au nirvana, l’eau la trouverait elle dans l’espace ? Melaet Laura –

17.02


Labo01-5 [s’il vous plaît, dessine-moi… Une île] Mon île imaginaire, … monde sans contrainte… Illusion de n’appartenir à rien… L’île de l’autonomie, notre imaginaire, nos rêves, notre subconscient sur lequel aucune force agit… sauf notre vécu, nos envies, nos secrets… Sommes nous aussi autonome qu’on le pense ? L’enfant est certainement le seul à être réellement autonome et a l ‘esprit totalement indépendant de la société…

Melaet Laura –

17.03


Labo02 – sensitif // in situ Venise, ville de l’imaginaire, du tout possible… Les c hemins nous font découvrir la ville, ce monde du dessous sur lequel nous marchons de façon sure et certaine. Les escaliers que nous empruntons nous font traverser les canaux pour rejoindre l’autre rive, pour accéder à ce monde du dessus. Pourtant d’autr es marches nous invitent à découvrir la ville du dessous, la ville que seul les esprits joueurs osent prendre … Alors qu’attendons nous, allons y !!! C’est vrai, nous n’arrivons déjà plus à entrevoir la porte qui mène au monde du dessous……. Sommes nous d evenu moins rêveur ?? C’est notre imagination qui nous fait voir les choses, il faut juste découvrir et retrouver les chemins qui permettent de nous y conduire.


Melaet Laura –

17.04

Labo03 – philosophie // écriture // stratégie

Extraits des textes de ma stratégie de départ [sentiments au retour de Venise] Texte01 « Venise, Venise, Venise, … Venise un rêve, Venise un mythe, Venise une ville, … Notre île imaginaire, notre rêve, le nous intérieur, notre cœur,… Venise l’eau, Venise la terre, Venise l’homme,… Voila ce que Venise peut représenter pour chacun de nous. Il est certain que son histoire et ses mystères font d’elle l’île rêvée. Notre île, notre Venise invisible aux yeux de tous, visible que par nous-même. Faut il encore la trouver, trouver l’île que l’on cherche ! Mais où ? Trouver nos rêves est quelque chose de tellement difficile, alors comment ne pas être déçu ? Voila le sentiment que je rapporte de Venise. » « Ne sont elles donc pas toutes artificielles ? Ne parlons nous pas de Venise comme étant juste une ville artificielle comme toutes les autres qui a comme particularité première d’être construite sur l’eau ? Est-ce ça qui nous dérange et qui fait d’elle une ville plus artificielle que les autres ? Et surtout ce qui nous intrigue et nous fait rêver ? Donc quand on parle du projet MOSE et qu’on s’effraye de voir venir un artifice de plus dans la lagune, n’est ce

pas simplement une continuité logique dans l’histoire du développement de cette lagune ? » Texte02 « La question est survie ou évolution ? C'est-à-dire soit tenter de retrouver Venise dans son état initiale (ce qui me semble dangereux pour son avenir), soit commencer une nouvelle histoire ?Pour continuer mon raisonnement, il m’est important de donner à Venise un renouveau, lui permettre un nouveau départ. » « C’est sure, il faut faire avec le projet MOSE. Le mettre de cote est faire comme-ci il n’existait pas, c’est impossible, pour nous étudiant. Comme je le disais dans mon texte précédant, nous somme loin d’avoir les éléments suffisants pour émettre un avis dessus. Pour ou contre, ici n’est pas la question. Il est là, donc faisons avec. En étant conscient qu’il n’est qu’un pansement parmi d’autres. Il faut donc agir en parallèle avec lui. Se projeter dans le futur, voir plus loin que lui. » « Pour ce faire utilisons les outils qui sont déjà en notre possession. Est-ce par la nouvelle île que la lagune aura la chance de voir son

renouveau ? Si cette île est présente faisons avec, et donnons nous les moyens de l’utiliser afin d’aider Venise à évoluer et non pour la garder tel quel, dans son conservatisme (ceci serais assister à la fin de la vie des habitants de Venise, il me semble qu’il faut aussi songer à leur bienêtre). » Texte03 [histoire d’eau] « En descendant tout au long de mon voyage, je ramène avec moi de petits bout de terre, une fois retrouvé ma mer, je le laisse vivre ensemble. A force elles deviennent plus forte, et petit à petit m’écartent de ma mer. Je me bats, je me bats, contre elles ou contre moi. Je ne sais pas, ce dont j’ai envie c’est d’être avec elles, mais aussi retrouver le bras de ma mer… …Tiens mais qui est ce ? … …Qui dis tu ? L’homme ? Je n’ai jamais entendu parler de lui ! Celui qui vous permet d’avancer si vite, dis tu ? Qu’a-t-il contre moi ? Non ce n’est pas vrai !… …Maintenant je m’en suis fait un ami. J’ai ainsi la chance de vivre dans un bel équilibre ! …Et l’homme, …me permet de vivre avec mes terres. Je joue avec elles, par moment je les


laisse se montrer et à d’autres je les cache.… …Non ! Stop !… …c’est lui qui continue à nous détruire, lui, mes terres, ma mer, et moi.

Mais jusqu’où va-t-il aller ? Je le savais, il ne fallait pas lui faire confiance…Nous voilà arrivé au pire, pris au piège ! Si nous nous allions, nous pourrons peut-être arriver à bout.…

Voilà qu’il installe des pierres au fond des passages qui me relient à ma mer. Et bien c’est décidé, je me battrai jusqu’au bout !… »

Melaet Laura –

17.05

Labo04 – matière // micro // macro Définition d’une lagune C'est une étendue d'eau peu profonde, isolée de la mer par une barrière littorale, située en un point de rencontre des eaux fluviales et des courants marins.

Evolution des lagunes Le destin d'une lagune est de disparaître, à plus ou moins brève échéance, par colmatage lorsque le niveau de la mer est relativement stable. Si celui-ci s'élève rapidement, la barrière peut être submergée et la lagune devenir une baie, cette hypothèse étant celle retenue dans le cas de Venise.

Dans le cas de Venise

•niveau de la mer dans 100 ans (+48cm), scénario le plus probable (IPCC*) •niveau de la mer dans 100 ans (+88cm),scénario pessimiste (IPCC*) Dans ces hypothèses, nous pouvons imaginer, par le phénomène de montée des eaux, que Venise aura disparu sous les flots, nous n’apercevrons que les cimes d’une ville qui a existé, San Marco étant ensevelie par quelque mètre d’eau.


Melaet Laura –

Idée

Faire prendre conscience de ses scénarios. La lagune est un élément essentiel dans l'état actuel de la cité, c'est la base même de la ville, tout ce qui s'y passe à donc des répercussions sur celle-ci.

•Matérialiser des marqueurs temps, des témoins de l’évolution •Stratégie: un parcours dans toute la lagune

recherche des meilleurs lieux qui peuvent être démonstratifs.

Idée Zoom sur la porte du Lido, lieu très porteur pour montrer cette évolution.

17.06


Melaet Laura –

17.07

« La Mémoire n’est elle pas un voyage dans le temps »Jacques Lacanière.

Mise en scène des marqueurs

•Jardins d’eau •Espace de mémoire de la lagune au jour d’aujourd’hui pour un futur •Chaque jardin contient l’essence même du lieu choisi, SA MEMOIRE

Nature

Ephémère Limite Force Artifice


Melaet Laura –

17.08

Labo03 – prospectif // projectif Nous avons été mis par groupe de trois. Nos projets étaient compatibles. Nous nous sommes divisés le quartier en trois mais il évolue de concert. Le quartier maritime sera développé par Mathieu, le lagunaire par Laurence et l’entre deux par moi-même. Les deux parties du quartier se développent l’une par rapport à l’autre. Le quartier vivra par rapport à l’eau. Ce quartier est voué à disparaître dans un certain temps. Avec le temps le quartier lagunaire disparaît et le quartier maritime prendrait de l’ampleur et se développerait. La partie maritime est quand à elle toujours flottante. Lien entre le présent et le futur. Venise, menacée d’engloutissement, et donc de mort, est reliée à son avenir par des témoins de la mémoire, qui rappellent que l’on vient de Venise qui est sous eau maintenant.

Niveau de l’eau à l’heure actuel : variation de 0 à 110cm Lorsque le niveau de l’eau est trop haut les portes du Mose resteront fermer. Un parc qui marque temps

Les premiers étages de la partie lagunaire sont inondés et donc inutilisable.

L’eau est passée au dessus du porte du Mose. Elle envahit le quartier lagunaire et en parallèle la partie maritime s’agrandit.

La partie lagunaire est totalement inutilisable seul quelque toiture persiste tandis que la partie maritime s’étend. La partie maritime vient crée une tension avec


Melaet Laura –

17.09

1. L’éphémère

« Seul l’éphémère dure » Eugène Ionesco. Caractérise le phénomène EPHEMERE des terres de la lagune.

2. La nature « La nature agit, l’homme fait » Emmanuel Kant. Traduit l’évolution de la lagune, celle-ci destinée à disparaître sous l’effet de la montée des eaux….

3. L’artifice « La beauté du cœur n’a nul besoin d’artifice pour durer éternellement » Michel Vaner. Exprime l’œuvre de l’homme pour arriver à maîtriser la nature. Dans la lagune, la nature a tendance à reprendre le dessus.

4. La limite

« L’eau seule est éternelle » Yun Son-Do. Matérialise la limite extrême entre 2eaux. La rencontre d’eau est une particularité propre à la lagune.

5. La force « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force » Paul Valéry. Montre la force déployée par l’homme pour sauver Venise (joyau historique), montre la dualité de Mose, qui sera une jour inutile…


Melaet Laura –

17.10


LABO FORMES/STRUCTURE/ESP ACE

TEMPS 02 :

L ’ EAU ,

PARFAITE ,

AZURÉE ,

01 :

PRO PRE ,

CR ISTA LLIN E ,

CLA IR ,

LIM PID E ,

ATIRAN TE , VITALE ,…

M ALTRAITÉE ,

ABUSÉE ,

IM PUISSANTE , VULN ÉRABLE ,

TEMPS

03 :

INSTANT

SO M M ES

ÉPH ÉM ÈRE

Q UE

NOUS

….

N O US

APPARTENO NS

RETO URN ERO N S VEN U

SO U ILLÉE ,

……

D’OÙ

NO US

ET SO M M ES

D E LA TERRE D E LA M ER ….


TEMPS 04 : L' AUTO N O M IE PO SSIBILITÉ

DE

Johan Melchionda – EST LA S ' O RGANISER

S ' AD M IN ISTRER SO I - M ÊM E . PAS

LA

ON

ET

N E D O IT

CO N FO N D RE

L ' IND ÉPEND ANCE

A VEC

DE

AVE C

L ' AUTO N O M IE

Q UI IM PLIQ UE L ' EXISTEN CE D E RÈGLES ET D E LIEN S LIBREM E N T CO N SEN TIS .

L' EAU

EST

ÉLÉM EN TAIRE ,

T ERRE VR A IM EN T .

U TILISÉE PA R LA CO N TR Ô LE

ELLE

EST

M AIS N UL N E LA

18.01


TEMPS 05 :

C ’ EST LA SO M M E D E TO UT ES LES

EXPÉR IENCE

ET

DE

PH ÉN O M ÈN ES VÉCU S ET

TO US

LES

CA U SÉS D A N S LE

TEM PS Q U I FO R M ES LES ILES , ELLES N E M EU REN T PAS M AIS SE TR A N SFO R M EN T , M U TEN T EN Q U ELQ U E CH O SE D ’ AUTRE …

LABO 0 2 : SENSITIF / IN SITU Johan Melchionda –

V EN ISE , L ES

VILLE D E L ’ IM A GINAIRE , D U TO U T PO SSIBLE …

CH EM IN S N O US FO N T D ÉCO U VR IR LA VILLE , CE M O N D E D U

D ESSO U S SU R LEQ U EL N O US M ARCH O NS D E FAÇO N SU RE ET CER TA IN E .

L ES

ESCALIERS

TR A VER SER

LES

Q UE CA N A U X

NOUS PO U R

EM PRU N TO N S REJO IN D RE

PO U R ACCÉD ER À CE M O N D E D U D ESSU S .

NOUS

FO N T

L ’ AUTRE

RIVE ,

18.02


P O URTANT LA

VILLE

D ’ AUTRE S M ARCH ES N O U S IN VIT EN T À D ÉCO UVRIR DU

D ESSO U S ,

JO U EU RS O SEN T PREN D R E

LA

VILLE

Q UE

LE S

ESPRITS

A LO RS Q U ’ ATTEN D O N S N O US , ALLO N S N ’ ARRIVO N S D ÉJÀ PLUS À EN TREVO IR M O N D E D U D ESSO U S ……. S O M M ES RÊVEUR ?? C’ EST

SEUL

Y

!!!

C ’ EST VRAI , N O U S

LA PO RTE Q U I M ÈN E A U NO US

D E VEN U

M O IN S

N O TRE IM AGIN ATIO N Q U I N O U S FAIT VO IR LES CH O SES ,

IL FAUT FA U T JU STE D ÉCO U V RIR ET RETRO UVER LES CH EM IN S Q U I PERM ETTEN T D E N O U S Y CO N D U IR E .

LABO 0 3 : P HILOSOPHIE / É CRITURE /STRATEGIE TEMPS 0 2 : V ENISE ÉLO G ES .

E LLES

Johan Melchionda –

N ’ EST PAS LE M YTHE DO N T C HACUN A PU ENTENDRE LES

L ES

M ARÉES HAUTES

M O NTRENT LE RYTHM E DE L ’ EAU .

NUISENT AU TOUR ISM E M AIS CE TOURISM E EST LÀ AUSSI

PO UR LES M ARÉES Q UI S ’ Y PRODUISENT , ELLES FO NT PARTIE DE LA

18.03


VIE LOCALE TOUT COM M E LE CARNAVAL . ENTRA IN

D ’ ÊTRE

CO NSTRUITE ,

ELLE

LA

NOUVELLE ÎLE EST

SERVIRA

DE

VÉRI TABLE

ENCEINTE DE DÉFENSE LORS DES MARÉES HAUT ES , DE CONTRÔLE ET DE PIÈGE À TOURISTES GRÂCE À SES FUTURES PLAG ES DE SABLES QUI SERVIRONT L ’ ÉTÉ ALO RS Q UE D ’ AUTRES ÎLES LE FONT DÉJÀ .

SA

DURÉE DE VIE EST DÉJ À CONNUE E T DONC LIM ITÉE DANS LE TEMPS M AIS CELA NE DÉCOURA GE EN RIEN LES AUTOR ITÉS À CONSTRUIRE UN M ASSIF DE BLOCS F IXE QUI DE TOUTE FAÇ ON SUBIRA DES TRANSFORM ATIONS AVEC LE TEMPS . QUE

V ENISE

VA

CO NSTRU CTIO NS

SUIVRE , PO UR

NOUS

N OUS NE

IGNORONS L ’ ÉVO LUTIO N

POUVONS

DEM AIN .

ÊTRE

C’ EST

SÛR

DES

PO URQ UO I

L ’ INTERVENTION , SI IL Y EN A UNE , DOIT ÊTRE PONCTUELLE ET RESTER HUM BLE PAR RA PPO RT À SO N M ILIEU , TOUCHER AU M INIM UM LES FONTS M ARINS ET L ’ EXISTANT AFIN DE PER M ETTRE UNE FUTURE TRANSFORM ATION À M OI NDRE EFFORT .

E LLE

LA

LAG UNE EST M O UVANTE .

ÉVO LUE SANS CESS E ALO RS FAISO NS EN F ONCTION D ’ ELLE ,

APPRENONS À BOUG ER A VEC ELLE .

L’ ÎLE

DEVIENDRA AINSI UN LIEU

DE DÉCOUVERTE , DE PROM ENADES ET DE DÉTENTES .

CE

Q UI EST LE PLUS IM PO RTANT N ’ EST PAS UN NO M M AIS UN LIEU

DONT LA POPULATIO N UTILISERA .

TEMPS 0 3 : Johan Melchionda –

18.04


« N ULLE

PART , IL N ' EXISTE D ' ENTITÉ , DE VILLE OU DE GROUP EMENT

DE POPULATION CAPABL E DE REJETER AU LOIN TOUT PROBLÈME QU ' ILS SOIENT DE L ' ORDRE SOCIAL , CULTUREL OU POLITIQU E .

LA

GRANDES DE VILLES DE VIENT INSOUTENABL E .

NOUS POUSSE À

CRITIQUER

C ECI

VIE DANS LES

LA SOCIÉT É EXISTANTE , À SE LANCER DANS LA RECHERCHE

D ' UN IDÉAL POUR LA VIL LE .

C ETTE

RECHERCHE D ' UNE REPRÉSENTATION

IMAGINAIRE D ' UN IDÉAL SOCIAL EST DÉFINIE COMME ÉTANT L ' UTOPIE .

N OUS

TENTONS DE RÉSOU DRE LES PROBLÈMES ET DE METTRE EN PLACE

UN SCHÉMA DE CITÉ ID ÉALE .

B IEN

SOUVENT CES INTE NTIONS RESTENT À

L ' ÉTAT DE RÊVE MAIS PE RMETTENT DE RÉALISER COMBIEN IL ÉTAIT DIFFICILE DE PASSER DE LA THÉORIE À LA P RATIQUE AFIN DE TROU VER UN

IDÉAL

DE

VIE .

D EUX

PROPOSITIONS

DE

LOGEMENT

SERO NT

RENCONTRÉES .

D' UNE

PART , LA CRÉATION DES VILL ES NOUVELLES AVEC DE S IMMENSES

MAISONS COMMUNES , ET D ' AUTRE PART , DES MAISONS LÉGÈRES ET MOBILES ,

INTÉGRÉES

TOTALEMENT

DANS

M ALHEUREUSEMENT , LES QUELQUES MAISONS CONSTRUITES , LE SERONT SELON DE M AUVAIS LOGEMENT S ' ACCENTUANT , LES CELLULES ,

NATURE .

LA

COMMUNES QUI SERONT PLANS ET , LA CRISE DU CONÇUES

POUR

ÊTRE

INDIVIDUELLES SE TRA NSFORMERONT EN CHAMB RES SURPEUPLÉES .

L ES

PROJETS ARCHITECT URAUX LIÉS À L ' UTOPIE SONT BASÉS SU R DES

IDÉAUX SOUVENT RESPE CTABLES , ÉGA LITÉ POUR TOUS , ÉQUITÉ , BIEN ÊTRE

SOCIAL ,

ETC .

M AIS

LES

DÉTOURNEMENT S

PERMETTENT SONT BIEN TROP DANGEREUX .

A INSI ,

FACILES

QU ' ILS

L ' ARCHITECTURE


" DÉRAPER " LES IDÉAUX , DE VOIR TRANSFORMER CEUX - CI EN CONTRE UTOPIES … I L EST BEAU DE RÊVER DE PIERRES QUI NOUS PROTÈGENT , NOUS ABRITENT , MAIS LORSQUE LE RÊVE DEVIENT CAUCHEM AR , CE SONT CES MÊMES PI ERRES QUI DEVIENNENT NOS CACHO TS ET NOUS EMPRISONN ENT ... I L FAUT PARFOIS SE MÉFIER DES RÊVES … » ILLUSTRE BIEN CE DAN GER DE VOIR

N ICOLAS J ANSSENS

TEMPS 0 4 : L A LAGUNE EST D ’ EAU DOUCE , INEXORABLEMENT . DÉTRUISENT

CET

UN

ÉCOSYSTÈME

SAUMÂTRE

L ES

ET

UN IQUE SALÉE

PÉTROLIERS ,

ÉCOSY STÈME

LES

ANNULANT

Johan Melchionda –

FORMÉ QU I

SE

TRANSFORME

À

TOURIS TES ,…

LES

MOUVEMENTS

BATEAUX AINSI

NATURELS QUI FREINAI ENT L ’ AVANCÉE DES MARÉES .

L’ ÉQUILIBRE QU I S ’ ÉTAIT TOUJOURS MAINT ENU PENDANT 19 SIÈCLES ENTRE L ’ HOMME ET LA NATURE , EST EN TRAIN DE SE R OMPRE . T OUS CES PHÉNOMÈNES PROVOQUEN T UNE PERTE D ’ IDENTITÉ DE LA LAGUN E AINSI QU ’ UN CHANGEMENT BRUTAL DU RYTHME DE CELLE - CI . D EPUIS LE DÉBUT , LA LAGUNE SUBIT L ES ASSAUTS DE L ’ HOMME ET DE LA MER . L E PROJET M OSE TEND À LE PROUVE R , ALORS POURQUOI NE PA S CONTINUER LA LUTTE . U N JOUR VIENDRA OU L ’ UN DES DEUX S ’ AVOUERA VAINCU

18.05


U NE

CONSTRUCTION OU T RANSFORMATION DE CET ÉCOSYSTÈME FRAGILE

PROVOQUE TOUJOURS DE S CHANGEMENT S VOULU ET NON VOULU SUR SON

MILIEU .

C’ EST

DONC

EN

MINIMISA NT

Johan Melchionda –

NOS

IMPACTS

ET

18.06

EN

CHANGEANT CERTAINS A SPECTS QUE L ’ ON POURRA PENSER LAG UNAIRE À LONG TERME .

L ES

ÎLES

SONT

NOMBREU SES

DANS

CET

ÉCOSYST ÈME

ET

CHACUNE

POSSÈDE SA PROPRE SP ÉCIFICITÉ . MISE

EN

VALEUR

AU

M ALHEUREUSEMEN T UNE SEULE EST DÉ TRIMENT DES AUTRES . C E QUI A POUR

CONSÉQUENCE DE CONCE NTRER LES REGARDS SU R UN SEUL POINT FOCA L DE LA LAGUNE ET NON SUR LA LAGUNE .

U N MYTHE EST BEAUCOUP PLUS FORT QUAND ON A RRIVE PRÈS DE L ’ ULTIME ÉNIGME . M AIS UNE FOIS L ’ ÉNIGME RÉSOLUE , LE MYTHE N ’ A PLUS RAISON D ’ ÊTRE . M OSE DOIT DONC ÊTRE C APABLE DE SURPRENDRE LES GENS ET DE LES D ÉTOURNER DE V ENISE .

L ABO 04 : MATIERE / MICRO / MACRO TEMPS 02 :


Johan Melchionda –

LE

18.07

SYSTÈME MOSE , BRAS ARTICULÉ QUI SE RELÈVE UNE FOIS LES M ARÉES

SUPÉRIEURES À

1,10

TEMPS 0 3 :

M DE HAUT .


L A LAGUNE EST UN ESPA CE D ’ INTERACTIONS . P OURTANT

MOUVANT OÙ S ’ Y DÉROULE TOUTE SORT E

MOSE

DE

ÉBAUCHE

UN

DÉBU T

IL N ’ EXISTE AUCUNE UNITÉ . CONNEXION

:

UNE

FOIS

LE

PROJET

LES

PALLES

RELEVÉES , ELLE S MARQUENT BIEN LA C ONNEXION .

CE

NOUVEL ESPACE EST À METTRE EN Œ UVRE DI RECTEMENT AVEC SES

ALENTOURS .

IL

DOIT ÊTRE PLUS PRÉ SENT DANS LE PAYSAGE , IL EST LA

PORTE D ’ ENTRÉE DE LA LAGUNE .

L’ INTERVENTION

DEVRA

P RENDRE

SUPERPOSER SUR C ELUI - CI .

C ETTE

EN

COMPTE

LE

PROJET

ET

SE

NOUVELLE STRUCT URE SERA DONC

DESTINÉE À CRÉER DES LIENS TEL UN TRAIT D ’ UNION SPECTACULAIRE AVEC SON ENTOURAGE .

C ETTE

PORTE DEVIENDRA UN LIEU TRANSVERSAL DANS UN ESPACE OU IL

EST DIFFICILE DE SE DÉPLACER À PIED , UN ESPACE REMPLI D ’ AIR ET D E VENT .

R ENFORCER

LE

PROJET

M OSE

PAR

UNE

STRUCTUR E

SUPPLÉMENTAIRE

ÉTABLISSANT DES RELA TIONS DIRECTES AVEC SES ALENTOURS


LABO 05 : PROJECTIF

Johan Melchionda –

PROSPECTIF

P ROPOSER ÉTÉ

18.08

/

MIEUX QUE CE QUI A

PROPOSER

EST

FAI SABLE

MAIS SEUL ET AVEC LE PEU DE TEM PS

QUE

NOUS

IMPOSSIBLE ,

AVONS

DES

ES T

ÉTUDES

COMPLEXES ONT TOUJOU RS LIEU , QUI SUIS

– JE

DONC POUR DIRE

QUE L ’ INTERVENTION PROPOSÉ E SERA LA MEILLEUR

JE

?

PREND DONC COMME P OINT DE

DÉPART CE QUI EXISTE DÉJÀ .

LA

PROPOSITION SERA UNE GREFFE SUR

LE

SYSTÈME

FAIRE RESSENTIR

M OSE

EST LÀ .

CAPABLE

DE

CE POURQUOI

L ES 2

SYSTÈMES

SERONT AUTONOMES MAI S VU LA


SUPERPOSITION , DES ZONES DE CONTACT

DEVRONT S ’ Y MÊLER Johan Melchionda – 18.09

SANS TOUTEFOIS SE GÊ NER

U NE

FOIS LES MARÉES

SUPÉRIEURES À

1,10

M,

LES RANGS DE VANNES SE LÈVEN T ET LAISSENT ENTREVOIR UN CHEMIN POSSIBLE SUR TOUT LE SYSTÈME

,

DES COTES À L ’ ÎLE

ET DE L ’ ILE AUX COTES

U NE

……

NOUVELLES LECTURE DU

PAYSAGE SE DÉVOILE À CE MOMENT POUR DISPARAÎ TRE ENSUITE . C ’ EST SUR CET INSTANT QUE L ’ IMPORTANCE SERA DE MISE .


I NSTANT

ÉPHÉMÈRE

PONCTUELLEMENT UTILISABLE QUE NOUS HAUTES .

OFFRENT Johan LES MAR–ÉES Melchionda 18.10


SENSITIF / RAPPORT EAU / ILE L’eau, l’île, un rapport de forces constant… Entre l’eau et la terre, l’eau prend toujours le dessus. Elle redessine sans cesse les contours de la terre. Terre qui, cependant, est indispensable et indissociable de l’homme. Car depuis toujours, il à besoin d’une parcelle de terre pour poser ses jalons. C’est alors qu’il défie l’eau pour y vivre, comme il le fit à Venise. L’homme inverse le rapport de force eau-terre… enfin du moins c’est ce qu’il croit. La nature reprend le dessus, inonde et ronge petit à petit la ville… Mais ce n’est pas là une fin… Il tente de se surpasser et met en place des techniques colossales (le projet Mose par exemple) pour protéger ses racines. L’eau et l’île deviennent espaces de vie et d’échanges, reste à concevoir une architecture complice des flots…


Laurence Sanguinetti

24.01

La question, une île… Comment parler d’une île artificielle au milieu de nulle part, dont l’existence n’est due qu’à la nécessité de protéger Venise ? Une île qui a un rapport avec son l’histoire, puisqu’elle constitue une étape importante au cours du temps. Avant de parler de cette île, il serait important de se poser la question de ce qu’est réellement Venise aujourd’hui… Venise est une île parmi d’autres au milieu de la lagune, mais une île particulière qui c’est petit à petit vu désertée par sa population au profit d’un tourisme grandissant. Elle est devenue en quelque sorte le décor historique d’une ville qui se meurt. Dans ce contexte, on peut se demander si elle n’est pas figée dans le temps, hors de toute temporalité commune, stoïque comme le témoin d’un passé glorieux : « Venise, l’une des plus belles villes au monde, indépendante au milieu des flots ». Mais sachant qu’à présent elle ne domine plus les flots, que du contraire, qu’elle reste fragile, ne faut-il pas penser à son avenir ? L’avenir de Venise ne peut-il pas débuter sur cette île ? L’avenir de nombreuses villes autour du globe ne peut-il pas se nourrir de cette île puisque le problème qui touche Venise ne s’arrête pas à ses frontières, il touche le monde entier. Le réchauffement climatique est présent partout et de se fait le problème des marées aussi… L’eau n’a pas de limite, elle est incontrôlable. L’île pourrait ainsi constituer une « porte » vers un nouveau Venise, exemple de ce que pourrait être l’avenir d’une ville qui ce meurt… ce qui pourrait aussi montrer comment on se positionne par rapport à la mémoire d’un lieu : conservation, destruction... Dans le cas de Venise il pourrait éventuellement y avoir deux « Venise », une Venise historique principalement touristique et une Venise nouvelle pour ces habitants, aménagées selon leurs préoccupations et besoins actuels. Une île, dès lors, ça pourrait être une autonomie… une autonomie de réflexion sur l’avenir.


Laurence Sanguinetti

24.02

Quelle affectation pour l’île ?

Sachant qu’aujourd’hui Venise perd petit à petit son âme au profit d’un tourisme grandissant, que les vénitiens se voient obliger de migrer vers l’extérieur, vers Mestre principalement, dû à l’inflation des prix des logements dans le centre historique (71% des jeunes quitte Venise), comment redonner vie à Venise ? Une vie de tout les jours, une vie populaire et non uniquement touristique… Dans ce cadre, une nouvelle politique d’accès au logement semble indispensable (avec des habitats d’utilité publique aux loyers modestes) L’île artificielle de la porte du Lido, à caractère uniquement technique, peut alors devenir le point de départ d’un processus de réappropriation de Venise par ses habitants : un nouveau quartier manquant de Venise, intermédiaire entre Mestre et le centre historique (hors de prix).


Laurence Sanguinetti

24.03


Première Esquisse : Parcours vers un nouveau Venise : à l’aide de point d’ancrages connectés visuellement entre eux. Dans un premier temps, les îles du Lido et de la Punta Sabionni seraient connectées à l’île du Mose, pour avoir une continuité du parcours actuellement difficile vers Venise. L’île de San’t Erasmo, quant à elle serait reliée visuellement aux autres îles. Dans un second temps, l’île du Mose accueillerait un nouveau quartier.

L’île pourrait de ce fait être irriguée par une série de canaux offrant à chaque habitant une parcelle de terre à cultiver (éventuellement). Le centre de l’île pourrait accueillir, une entité regroupant les fonctions utiles à la vie quotidienne, tel que : une école, une crèche, une bibliothèque, un lavoir.... Les extrémités est et ouest de l’île accueilleraient des surfaces dessinées aux petits commerces (alimentaires...) destinés aux habitants, ainsi que des espaces verts de promenade et de détente alimentant le parcours vers Venise. Les pointes de l’île seraient redressées en guise de signal, ce qui permettrait deux points d’embarcations pour les petits bateaux. Ces signaux seraient aussi le point de départ de passerelles ou bâtiments ponts (à voir) reliant les îles entre elles, complétant l’itinéraire cyclable de l’île de la Punta Sabionni et du Lido, (complété par de petits bus qui pourraient établir la jonction journalièrement) ainsi que des zones d’observation des portes du Mose.

Laurence Sanguinetti

24.04


Quartier vertical Pourquoi opter pour un quartier vertical plutôt que pour un quartier traditionnel pavillonnaire ? Pour envisager une nouvelle façon d’habiter l’eau, sachant que d’ici 50 ans environ, les portes du Mose n’auront plus aucune utilité, le niveau de la mer augmentant à plus de 2m. La tour permet alors de s’élever au dessus de la mer et de la dominer à nouveau, comme le fit Venise lors de sa création. Elle offre des vues imprenables sur la mer et sur la lagune, devenant belvédère et signal dans le paysage. Elle crée une résonnance au campanile de la place Saint Marc signe d’avenir… Une fois le Mose obsolète, elle devient le manifeste de Venise, se dressant contre les flots. Manifeste et amorce d’un processus d’expansion vers l’est. En plus de ça, elle à pour avantage d’avoir un espace construit important pour un minimum de surface au sol. Elle permet aussi la multifonctionnalité nécessaire pour en faire un quartier (sachant qu’aujourd’hui les interactions entre les espaces de vie sont de plus en plus grandes) Fonctions de bases : commerces alimentaires, crèche, bibliothèque, lavoir, restaurants, cafés… Fonctions de détente : sport, espace vert, terrasses belvédères sur le paysage de la mer et de la lagune Mixité du logement : familial ou estival… La population active résidente (jeunes couples et enfants), apportera une nouvelle vitalité économique à Venise (offre d’emplois et vitalité des commerces de quartiers). Indirectement, on aura aussi une diminution de la circulation et de la congestion vers Mestre (par réduction des navettes journalières)

Laurence Sanguinetti

24.05


SECONDE ESQUISSE : parti et programme Comment redonner vie à Venise et éviter la migration de ses habitants vers l’extérieur (cf.USA, Bruxelles...)? L’île du Mose pourrait constituer le point de départ d’un nouveau processus : celui de rendre Venise à ses habitants... Devenant l’amorce d’un processus dans le temps : l’urbanisation de Venise vers l’est (vers la mer) L’île du Mose permettrait de redonner une échelle aux habitants et non plus aux touristes en offrant nouveau quartier intermédiaire entre Mestre et Venise, le premier pas vers d’un développement vers l’est et non plus vers l’ouest. Ouverture de la tour vers la mer… signal dans le paysage maritime d’une nouvelle politique d’accès aux logements.

Connexion aux îles du Lido et de la Punta Sabionni

Laurence Sanguinetti

24.06


exemples de tour quartier ou multifonctionnelle Jacques Ferrier

Système d’économie d’énergie : Système de résille climatique +panneaux photovoltaïques translucides intégrés : Resserrée au sud / ouverte au nord (lumière) Espace de bureaux = grand apport de chaleur Au Sud = logement, hôtel, détente, car faible apport de chaleur interne


Laurence Sanguinetti

24.07

Arnaud Dupont Transposition du modèle urbain à un schéma vertical; c'est-à-dire que les places, rues et îlots de bâti sont transposés en hauteur"

Regroupe verticalement des fonctions urbaines qui représentent les activités humaines: l’habitat, le travail, les loisirs et les circulations. Véritable espace de vie recréé par l’intermédiaire de parcours piétons végétaux aménagés (identiques à ceux dont nous pouvons bénéficier dans nos villes)

Système de blocs et de failles


Laurence Sanguinetti

24.08

Recherches‌

embarcadère

Laurence Sanguinetti

24.09


Seuil-place

Avant projet Je me positionne sur le Mose, sur un seuil entre mer et lagune, entre présent et futur, sur un point clé de l’avenir de Venise… Prévu pour une durée de vie de 100ans, Mose deviendra cependant inefficace dans 50 ans environ… Une fois le Mose devenu obsolète, ce seuil pourrait devenir l’amorce d’un développement vers l’est à l’aide d’un quartier vertical en mer, manifeste d’une nouvelle façon d’habiter l’eau. Le seuil inscrit entre les portes du Mose marque le passage entre deux espaces temps : présent et futur. Comme il marque l’entrée et la sortie dans un bâtiment… il marque l’entrée vers une nouvelle Venise, une Venise d’après Mose. Une fois le Mose ensevelit, le seuil de la tour


en deviendra la trace, jusqu’à disparaitre à son tour…

Ne restera alors plus que la tour et son axe de développement orienté vers la mer…

Laurence Sanguinetti

24.10


Alexis Wittamer - 31.00 01


Alexis Wittamer - 31.02


Alexis Wittamer - 31.03


Alexis Wittamer - 31.04


Alexis Wittamer - 31.05


Alexis Wittamer - 31.06


Alexis Wittamer - 31.07


Alexis Wittamer - 31.08


Alexis Wittamer - 31.09


Alexis Wittamer - 31.10


INSTITUT

VICTOR HORTA 2005/2006


venise 2006