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Kreyòl : Paj 6

haiti observateur Lè manke gid, pèp la gaye !

VoL. XXXXiii, no. 22 New York : Tel : (718) 812-2820; •

Fondé à New York, cet hebdomadaire est édité par la société Haïti-Observateur Group, Inc.

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29 may- 5 juin 2013

LE RÉGIME MARTELLY-LAMOTHE EN BUTTE À DE NOUVEAUX SCANDALES

Plus de 25 millions $ des recettes de l’aéroport détournés partage les retombées économiques ave « qui de droit ». On ne sait quel rôle elle joue dans la dilapidation de la caisse de l’aéroport, mais indéniablement elle ne saurait ignorer qui emporte quoi, à quel moment et quel montant. En tout cas, on apprend qu’un solde de quelque USD 30 millions $ serait disponible dans la compte de l’ONAAC et un complot a été bel et bien monté en vue d’effectuer le partage du magot. Lorsque Pierre-André Laguerre, le directeur général de l’-

Office national d’aéronautique et d’aviation civile (OFNAAC) a été demandé de soumettre le montant total des recettes générées par les taxes sur les billets d’avion, il a répondu qu’il n’est pas inférieur à $35 millions. Une fois cette réponse communiquée, les décideurs du pays avaient pris les dispositions pour « dépenser » ces fonds. Investir le minimum pour Suite en page 4

Des bandits légaux prennent le contrôle de la douane de Belladère (Collaboration spéciale) Des dizaines d’individus lourdement armés ont pris le contrôle du plus important poste de transit de marchandises de la frontière haïtiano-dominicaine, le dimanche 26 mai dernier. Ils ont profité de l’accalmie relative de la Fête des mères pour réaliser leurs méfaits en toute quiétude, malgré la pré-

sence sur le terrain de plusieurs dizaines d’agents des forces de l’ordre, eux aussi lourdement armés. Ceux-ci n’ont pas eu le temps de réagir, ou plutôt, ont laissé vraisemblablement le champ libre aux malfaiteurs dont les plans ont été mis a exécution pendant près de quelques quatre bonnes heures. Arrivés en trombe à bord de tous terrains, principalement

des zo-rekins, ces engins utilisés principalement par les services du gouvernement, ils ont franchi sans encombre la barrière de la cour des douanes de Belladère en tirant des salves d’armes automatiques. Au cours de leur incursion, ils ont même accroché le mat du bicolore national et endommagé des véhicules se trouvant sur leur passage. Comme s’il s’agissait d’inSuite en page 3

DÉGRINGOLADE INQUIÉTANTE DE LA GOURDE

Elza Baussan Noel̈ , lors de son investiture comme ministre de la Culoture et de la Communication, en septembre 2012.

ACCUSÉ DE BLANCHIMENT D’ARGENT

L’ex-président guatémaltèque Portillo extradé aux États-Unis L'ex-président du Guatémala Alfonso Portillo

PORT-AU-PRINCE, 27 mai — Quand bien même Elza BaussanNoël n’aurait pas fait long feu au ministère de la Culture et de la Communication, en tant que ministre, un des principaux piliers du gouvernement en place, en sus d’être membre attitré de la dynastie Martelly, elle exerce une grande influence politique au sein de l’administration. Dans le partage du butin, son autorité s’étend principalement au parc industriel SONAPI et à l’aéroport international Toussaint Louverture dont elle

Un signal clair vient d’être envoyé aux hommes au pouvoir qui plongent tête baissée dans des transactions bancaires frauduleuses ou illégales. L’extradition aux ÉtatsUnis de l’ex-président du Guatémala Alfonso Portillo constitue un avertissement que, tôt ou tard, la justice Suite en page 15

SA THÈSE DE MAÎTRISE SOUTENUE AVEC BRIO

Le s grands commis de l’État appelés à la rescousse

Yveline Dalmacy rejoint la communauté des diplomates

Charles Castel, le gouverneur de la Banque centrale (à gauche), Jean-Marie Guillaume, le dir. gén. dela CONATEL (au centre) et Jean-Baptiste Clark Neptune, le dir. gén de la DGI.

Mme Yveline Momperousse-Dalmacy exhibe son diplôme au milieux des drapeaux des U.S.A, de l’État de New York et des bannières de

(Collaboration spéciale) Dans une descente aux enfers sans précédent, la dégringolade de la

gourde (monnaie nationale) vient une nouvelle fois affliger la majorité nationale, les secteurs financiers en particulier. Pris entre l’enclume et le marteau, le gouverne-

ment, qui est principalement responsable du désastre financier actuel, a cru bon de faire interveSuite en page 7

l’université ainsi que de l’École de diplomaatie. Par Dr Kesler Dalmacy sonnes, groupes de personnes, organisations ou nations. Elle se La diplomatie est l’art de condui- rapporte habituellement aux re des négociations entre perSuite en page 2


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SA THÈSE DE MAÎTRISE SOUTENUE AVEC BRIO

Yveline Dalmacy rejoint la communauté des diplomates Suite de la page 1 hommes et femmes rodés dans cet art, pour le compte, surtout, d’organisations mondiales et des États

Yvelise Dalmacy se félicite d’avoir visé haut. « Oui, dit-elle, je suis fière d’avoir atteint ce but. Par contre j’ai réalisé que j’ai pris des moyens difficiles dans le

Cette étape dans la vie d’Yveline Dalmacy a été franchie avec joie; elle se trouvait parmi une quarantaine d’étudiants dans les mêmes disciplines dont la

fublée de la toge traditionnelle, en compagnie de ses collègues, Mme Dalmacy défilait au cours de cet événement solennel dont l’auditorium « Jubilee Hall » de Seaton

pétences. Entourée de son époux, de ses filles, de son frère, Yves-Adens Momperousse, de sa mère, Mme Marie Ford ainsi que de beaux-pa-

Hall était le théâtre. Plusieurs parents et proches amis des diplômés étaient présents pour les applaudir et les féliciter. Tour à tour, les 47 diplômés de cette discipline défilaient pour recevoir leur parchemin au cours de cette cérémonie ponctuée de discours de circonstance prononcés par les membres de la faculté. Parmi ces derniers, on pouvait remarquer la présence du Dr. Courtney Smith, le doyen associé qui avait joué le rôle de maître de cérémonie. On avait également noté la présence de M. William McSweeney, un ancien conseiller présidentiel près du défunt président américain Lyndon Baynes Johnson, après avoir été correspondant de guerre. Dans le cadre de sa responsabilité de prononcer le discours général devant l’assistance, M. McSweeney a expliqué les attributions conférées aux récipiendaires par ce nouveau diplôme dans le contexte international, c’est à dire dans l’évolution objective du nouvel ordre mondial. Bien sûr, il n’est pas donné à tout le monde la chance d’accéder à un tel statut, même après tant d’efforts; mais, il représente un guide et une grande ouverture pour beaucoup de nos ressortissants d’origine haïtienne évoluant en terre étrangère. Indéniablement, un monde nouveau vient de s’ouvrir devant Mme Dalmacy, qui est disposée, non seulement à travailler dans le domaine diplomatique pour le pays d’accueil, mais également pour son pays natal, dans la mesure où celui-ci fait appel à ses com-

rents, notamment Me Phillipe Tardieu et l’épouse de celui-ci, Dr. Marie-Ange Tardieu, elle a profité de l’occasion pour leur remercier et tant d’autres pour le support continu et le soutien qu’il lui ont accordés durant les années académiques. Quant au Dr. Dalmacy, qui préconise une éducation de qualité à la portée de tous ceux qui en ont l’aptitude et la volonté de faire le sacrifice qu’exige cet effort, il a salué l’accomplissement de sa femme, qui est pour lui le début d’une carrière digne d’applaudissements. Mme Dalmacy présentait une chronique hebdomadaire, à HaïtiObservateur, sur la politique et l’économie, pendant près d’une année, alors qu’elle poursuivait ses études à Seton Hall University. Elle avait dû mettre fin à sa collaboration afin de faire son internat au ministère du Commerce des États-Unis, à Washington. Dans le cadre de ce programme, elle devait séjourner pendant deux semaines en Éthiopie, qui a été pour elle l’occasion de participer à des séminaires pratiques sur la diplomatie et les relations internationales. Selon un professeur d’université, qui passe pour un expert en diplomatie et qui suit de près l’évolution du programme de diplomatie et science politique de Seton Hall University, pense que toutes les dispositions sont prises afin que les diplômés de cette disciplines puissent se reconnaître sans difficulté lorsqu’ils trouvent leurs premiers emplois.

De gauche à droite : Yves- Adens Momperousse, frère d’Yveline, Tatiana, sa nièce et Mme Marie Ford, sa maman tenant Anabelle, la fille du couple Dalmacy. dont les intérêts sont en jeu. Ainsi un diplomate expérimenté doit avoir un bon esprit d’analyse et de synthèse, il doit aussi faire preuve d’une excellente capacité de communication. Une des rares figures de la communauté haïtienne de New York s’est engagée dans cette discipline, bien connue ici et à la mère patrie, notamment pour ses interventions dans les media, son œuvre au sein des associations régionales de New York, n’est autre qu’Yvelise Dalmacy, l’épouse de l’un des médecins les plus populaires, aussi profondément engagé dans les activités sociocommunautaires, tant en diaspora qu’en Haïti. Se lancer dans une telle carrière quand on est mère et épouse impose des sacrifices qu’il n’appartient pas à tout un chacun d’endurer et de surmonter ensuite. À remarquer qu’avant de se lancer dans la carrière diplomatique, Yvelise Dalmacy était détentrice d’une maîtrise en Économie et Finance. Ce qui lui a ouvert la porte de la banque d’investissement Morgan Stanley où elle remplissait la fonction de directrice. Alors qu’elle poursuivait sa carrière à cette institution bancaire, elle a été admise à l’École de Diplomatie et des Relations internationales de la prestigieuse université Seton Hall où elle a brillé de mille feux. Après près de deux ans et demi, elle a soutenu sa thèse de maîtrise dans cette discipline et obtenu le diplôme pour lequel elle a consenti tant de sacrifices.

temps pour y arriver, mais mes efforts sont récompensés ».

cérémonie de collation de diplômes a eu lieu le 17 mai 2013. Af-

Le Dr Dalmacy et son épouse, la diplômée exhibant exhibant ensemble le diplôme décerné à son épouse.


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Des bandits légaux prennent le contrôle de la douane de Belladère Suite de la page 1 dividus connaissant bien le milieu ou ayant des accointances en haut lieu, les employés présents sur les lieux se sont mis à couvert, certains se cachant dans les guérites. Quant aux policiers et autres agents assurant la sécurité des lieux payés pour garantir la protection des usagers et de leurs marchandises, ils n’ont eu aucune réaction visible. D’ailleurs, à aucun moment il n’y a eu échange de tirs avec les belligérants qui ont pu opérer librement.

Plus de trente camions de marchandises disparaissent en quatre heures

Fait inusité dans les annales du crime organisé en Haïti, plus de 30 camions chargés de marchandises en provenance de la République dominicaine ont été arraisonnés par les malfaiteurs dans la cour de la douane de Belladère pour partir vers une destination inconnue. D’après les renseignements que nous avons pu obtenir, cette opération a nécessité le recours de plus de soixante-dix personnes qui agissaient, chacun selon sa spécialité, à Belladère. Alors qu’une escouade réquisitionnait les clés des poids lourds, d’autres s’affairaient à leur identification. Des manœuvres s’engageaient aussitôt pour les évacuer avec la rapidité de l’éclair. Fait à signaler, il s’agissait de véritables conducteurs qui partaient au volant de ces camions.

Pas de barrages policiers pour intercepter les camions

Dans un pays comme Haïti, « gros comme un plat-main », comme on le dit, ces gros transporteurs chargés de marchandises ont pu aisément passer postes et avant-poste de police et de douane qui jonchent la Nationale Numéro 1 et d’autres routes secondaires sans laisser de traces. Tous les jours de la semaine, et particulièrement le dimanche, les postes de contrôle prolifèrent sur les principales artères menant à la capitale. On accuse généralement la plupart des agents de l’ordre public de se livrer au racket pour soutirer de l’ar-

gent à commerçants et automobilistes. Ceux qui refusent toute « collaboration » voient leurs marchandises confisquer par les représentants de l’ordre établi. Il arrive même, nous rapporte-t-on, que certaine commissaires de police se fassent suivre jusqu’au poste de police de l’aéroport international Toussaint Louverture « quand il arrive qu’on ne leur donne pas la main ». Cette pratique devient tellement courante que, pour ne pas contrevenir à la loi du milieu, les commerçants préparent le cachet prévu à cette fin bien avant d’arriver aux poste de police, afin de ne pas se faire écœurer inutilement. C’est dans ce contexte de corruption et de désordre organisé que le détournement de plus de trente camions a pu se faire sans qu’un seul coup de fusil ne vienne des autorités responsables, alors que l’Administration générale des Douanes (AGN) se terre dans un mutisme de Ponce Pilate.

Les agissements suspects de l’AGN

C’est un secret de polichinelle que l’Administration hénérale des Douanes (AGN) est contrôlée de mains de maitre par le pouvoir Martelly/Lamothe. Comme d’ailleurs tous les autres secteurs ou l’espèce sonnante coule à gogo. À tord ou à raison, certains voient la main de la première dame de la république, Mme Sofia SaintRémy Martelly, dans le brassage desdites affaires. Ainsi, la famille présidentielle exerce régulièrement ses tentacules pour octroyer des franchises à leurs associés d’affaires ou proches collaborateurs. Leur influence s’exerce même à la douane de Port-au-Prince. On rapporte que le jeune rejeton de l’ex-président-à-vie Jean-Claude Duvalier, François Nicolas, s’y était fait accompagner d’Olivier Martelly, fils ainé de l’actuel président d’Haïti, pour retirer quelques articles importés sans payer de taxes. Dans le cas de cette affaire rocambolesque, c’est le coordonnateur des bureaux de douanes frontalières, Jeantal Clairvil, qui a été chargé de donner des éclaircissements à la population, le lundi 27 mai dernier. C’est après coup

qu’il a déclaré que des dispositions sécuritaires seront prises au niveau de la douane et, comme pour se laver la main, M. Clairvil demande aux autorités de prendre leur responsabilité car, « cela constitue une sorte de concurrence déloyale face aux gens qui, euxmêmes, payent leurs taxes pour ces mêmes marchandises ». Mais, en guise de consolation, cinq camions ont pu être interceptés. Généralement, cet acte scandaleux met à nu l’incapacité de l’équipe Martelly/Lamothe à gérer équitablement la chose publique. L’intervention des bandits légaux dans le contrôle du poste frontalier de Belladère montre clairement jusqu’où peut aller l’accaparement illicite des biens d’autrui par des individus qui, de par leurs accointances, bénéficient de l’impunité.

À la recherche d’une cargaison de cocaïne ?

ladère, en provenance de la République dominicaine, il ya bientôt un mois, après que la fouille de ses valises par des douaniers haïtiens eut produit le magot. Pas un seul mot de la part des autorités pour faire le jour sur la question. Tout ce qu’on sait de cette affaire est que Placide, qui avait aussi des liens avec l’exministre de l’Intérieur Ronsard Saint-Cyr, avait été déposé en prison à Croix des Bouquets. Depuis lors, on ne sait plus ce qui est advenu du corps du délit. D’aucuns pensent que les propriétaires du magot son des « gens du pouvoir » qui disposent de «grands moyens » pour faire disparaître le dossier, laissant Placide en prison juste le temps de faire oublier l’incident avant de le libérer, à l’instar de Calixte Valentin, qui avait été mis aux arrêts par le commissaire du gouvernement de Croix des Bouquets, après qu’il eut abattu un commerçant de Fonds Pari-

sien, village situé à l’est de la capitale, sur la route de Malpasse. Selon des sources policières, qui souhaitent que leur identité soit tenue secrète, l’affaire du dimanche dernier s’inspire de hautes autorités qui étaient « à la recherche d’une cargaison de cocaïne ». Selon ces informateurs, la marchandise illicite aurait été placée dans des camions en route pour Haïti. Ne pouvant identifier les véhicules à bord desquels se trouvaient les colis, les bandits ont décidé d’arraisonner tous les mastodontes trouvés à la Douane de Belladère. Les propriétaires de ces véhicules kidnappés souhaitent récupérer leurs propriétés, y compris les marchandises régulières qu’ils transportaient. Toutefois, l’expérience a démontré que rien n’autorise à penser que les autorités haïtiennes lèveront le voile sur ce mystère.

Il y a fort à parier qu’aucune enquête ne sera pas diligentée par les autorités afin de découvrir l’identité des bandits qui ont réalisé ce forfait. Tout comme les autorités du pays se retranche dans le plus grand mutisme dans l’affaire des $ 550 mille $ US que transportait un employé du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Ralph Théano. Roger Placide a été retenu à la frontière de Bel-

JoB oFFER in JACMEL, HAiTi Artists for Peace and Justice (APJ) - www.apjnow.org Position open at The Artists institute of Haiti in Jacmel, Haiti Position: Director – Audio Engineering and Music Production Division Location: Jacmel, Haiti Length of position: Minimum one year commitment Salary: Competitive Language Requirement: Fluency in spoken and written Haitian Creole, English & French organizational Summary The Artists Institute is a free college for art and technology in the city of Jacmel, and is a partnership with Cine Institute, the We Are the World Foundation, and Artists for Haiti. The Institute creates modern opportunities for Haiti’s underprivileged youth to foster entrepreneurship and business development in local creative industries. It currently offers programs in film, and soon will offer programs in music, audio engineering, and design. Position Summary We are seeking a School Director for the Artists Institute’s new audio engineering and music production division opening in Fall 2013. The ideal candidate will have experience in education and/or education administration, will be a dynamic and effective leader and will have proven experience working in Haiti with local communities. Music or audio industry background or interest is a plus though not a pre-requisite. The candidate will need to be extremely organized and passionate about the project. He or she should also be looking to make a long-term commitment toward the success and growth of the Artists Institute. interested Applicants Please Request for information or Send CV and letter to: recruiting@apjnow.org *Please be sure to include your name and the position you’re applying for in the subject line.


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LE RÉGIME MARTELLY-LAMOTHE EN BUTTE À DE NOUVEAUX SCANDALES Quand l’employé est noir Plus de 25 millions $ des recettes de Le Québécois n’aime pas voir le Et si par malheur, il est gai, vous

« Noir » se baladant dans un bureau qui est à lui. Être concierge ou cireur de bureau, cela lui

Saint-John Kauss

paraît normal. Ce sont ces stéréotypes qu’il faut éliminer ou atteindre de son subconscient endormi sous les feuillages des siècles. Si dans certains pays, comme Haïti, c’est la militance qui fait de l’homme ce qu’il est, c’est la couleur ou la nationalité qui prime au Québec. Pour le Québécois, il n’y a pas d’homme inférieur, mais des nationalités inférieures. À leurs yeux, ne comparez pas, Africains ou Asiatiques, avec un immigrant belge ou français. D’ailleurs, ce sont des cousins éloignés. Comme les Africains, des cousins lointains du singe. Et les Haïtiens, heureusement, ils sont super-mélangés et hospitaliers en plus. Il suffit donc d’avoir un ou deux Noirs, ou tout simplement un Noir et un Asiatique au bureau, et le tour du multiculturalisme est joué. La façade, quoi! Pourtant, il nous serait facile de répertorier le nombre d’hommes et de femmes immigrants qui sont tombés malades sous pression de leur employeur. Il faut travailler trois fois plus qu’un vrai « Québécois pure laine » pour garder un emploi. Sinon, il faut lécher pendant longtemps le poil du patron pour y parvenir.

saurez à jamais de quel bois il se chauffe. Mais si la patronne est lesbienne, vous serez la bienvenue dans son club et, plus tard, fière d’être homosexuelle. Le gai savoir, quoi! Au bureau, si vous êtes engagés, d’autres surprises vous attendent. Des microphones ou des appareils miniaturisés à vision peuvent être installés principalement pour vous. Combien d’hommes et de femmes haïtiennes qui travaillaient honorablement dans des ministères ou dans des firmes, et qui se retrouvent aujourd’hui chez RénoDépôt ou chez Wal-Mart, par manque de discernement ou qui prenaient le Québec et surtout le Canada pour acquis. Même les syndicats, des fois, ne suffisent point à ces mises au rancart …calculées par la troupe en place. L’enfer, c’est les autres, disait Sartre. Mais on peut bien s’étonner qu’on ne soit pas vraiment si seuls qu’on le croit. Car un Blanc mécontent, frustré au bureau, peut tout raconter... à son amie noire. Vous saurez alors quelle est la longueur et la quantité des complots déjà exécutés. Si vous sortez sa sœur ou sa cousine et qu’il vous aime bien, vous saurez de plus les noms des comploteurs et la nature du complot. N’oubliez pas de ne pas écouter les conversations racistes au bureau et les commentaires disgracieux du chef de la troupe, même s’il s’agit des vôtres. Les blagues salées au bureau peuvent vous retourner au visage comme une omelette tournée à l’ail, et cela pourrait être un piège. Nous avons fait ces erreurs de parcours, et nous vous exhortons de les éviter. Et surtout ne discutez pas de politique ou de vol (perte) de dossiers dans les couloirs. L’espionnage industriel ou politique existe au Québec.

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l’aéroport Toussaint Louverture détournés

Suite de la page 1

en accaparer la plus grande partie Il a donc été décidé de répartir les USD 30 millions $ comme suit. Les informations ayant permis de découvrir ce scandale ont été fournies par des fonctionnaires intègres et mécontents de voir avec quelle effronterie se pratique le vol des deniers publics, et qui ont décidé de vendre la mèche. En effet, ont expliqué ces informateurs, il a été décidé de faire l’acquisition d’un nouveau système de radar dont le coût d’achat et d’installation sera de USD 25 millions $. Des USD 30 millions retirés du compte de l’OFNAAC, un acompte d’USD 5 millions serait versé au fabriquant de l’équipement, tandis que le reste du prix serait financé par une banque haïtienne qui sera remboursée dans moins de dix ans. Qu’adviendra-t-il des 25 millions ? Il faut donc poser la question : qu’adviendra-t-il d’USD 25 millions qui restent des fonds extraits des comptes de l’ONAAC ? Tout laisse indiquer que l’argent ainsi déplacé n’aboutit à aucun autre compte, exceptés pour les 5 millions $ donnés sous forme d’acompte sur le prix total de l’équipement. Autant qu’on sache, ces fonds n’ont pas été placés sous le contrôle du ministère des Finances et des Affaires économiques. Il faut se demander si ces transactions ont été réalisées sans que le gouverneur de la Banque centrale soit mis au courant qu’un retrait de cette importance allait se faire. Il est aussi vrai que le gouverneur de la BRH ne doit pas ignorer l’existence du contrat de financement de l’équipement, qui est assuré par une banque proche du pouvoir, car il devrait être partie prenante d’une telle transaction. Que sait Elza BaussanNoël de cette affaire ? Depuis que, craignant d’être interpellée par le Parlement pour cause de double nationalité (Mme Baussan-Noël est citoyenne espagnole), elle s’est précipitée d’abandonner son poste de ministre de la Culture et de la Communication, Elza BaussanNoël a reçu en partage l’aéroport international Toussaint Louverture et la SONAPI, jouissant le rôle de directrice de ressources humaines de facto. En effet, c’est grâce à elle que Pierre-André Laguerre a été nommé directeur général de L’ONAAC. De même, au départ de Sassine de la SONAPI, c’est encore Mme Baussan-Noël qui a trié Bernard Schetinni sur le volet pour siéger au SONAPI. Bien entendu, ces deux directeurs ont des redevances envers leur patron. Mieux encore, Elza Baussan contrôle tout ce qui ce passe à ces deux institutions, particulièrement en ce qui concerne l’emploi. D’ailleurs, en ce qui a trait à l’aéroport et à l’OFNAAC, le mot d’ordre est que ceux qui cherchent à travailler dans l’une ou l’autre de ces deux boîtes « doivent aller à Ibo Lélé », l’hôtel dont elle est copropriétaire à Tête de l’Eau, dans les hauteurs de

Pétion-Ville. Cela veut dire que tout candidat qui aspire à un emploi à ces deux institutions n’a aucune chance de se faire caser sans faire le déplacement à l’hôtel Ibo Lélé afin de négocier les conditions pour y obtenir un job. Car avant d’être embauché, il faut « de po ze ». Dans ces conditions, des mauvais choix sont toujours possibles Puisque le processus d’enquêter sur le passé du fonctionnaire est assuré par le personnel d’Ibo Lélé, il y a de fortes chances que la rigueur nécessaire pour déterminer l’intégrité des candidats n’y est pas. En effet, on en a la preuve avec une conseillère recommandée au directeur de la SONAPI, Bernard Schetinni, par Elza Baussan. George May Carmel Figaro, avocate, qui pratiquait dans l’État de New Jersey (basé à Irvington), a été rayée du barreau de cette juridiction pour fraude. En tout cas, d’aucuns estiment qu’il n’est pas nécessairement vrai que les transgressions qu’a commises Mme Figaro dans l’État de New Jersey seraient de

nature à influencer son embauche en Haïti. Toutefois, dans la mesure où elle travaille pour l’État haïtien ou bien qu’elle se trouve en position de traiter des dossiers liés à l’État, il est bon de savoir à l’avance pour quels motifs sa carrière d’avocate a été brusquement interrompue. Pour l’affaire des fonds de l’OFNAAC, il s’agit d’un gros scandale qui pourrait ramener à l’époque des négociations portant sur la reconstruction de l’aéroport, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Car une autre compagnie avait proposé de transformer l’aérogare en installations modernes dotées d’appareils derniers cris, qui auraient coûté moins cher. Mais des hommes et femmes de l’entourage de Martelly avaient porté le président à octroyer le contrat de reconstruction à une société dont les propriétaires sont aussi des personnalités proches du gouvernement. On pense que, vu la vétusté des équipements, l’État sera forcé de consentir d’autres gros investissements, dans un proche avenir, en vue de moderniser l’aéroport.

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La vérité rattrapera les autorités béninoises animées de mauvaise foi, et qui aiguisent la tension sociale

Par Roch (AFRiQUE)

Alfred

KiKi

Ouvrons les (). Ils sont convaincus que la vérité rattrapera le peuple béninois, que se rend de jour en jour compte de ces erreurs. Il s’est trompé sur la personne du déluge que les faiseurs de roi lui ont fait miroiter en 2006 et ont reconduit en 2011. Remords et regrets ou encore amertumes chevauchent dans une

Roch Alfred Kiki

nation dont les citoyens ont la liberté compromise. Le multipartisme révolu semble de manière voilée être adopté. Les droits de l’homme sont bafoués à maintes reprises, affirme la rue. La mauvaise gouvernance constitue le nouveau mode de direction. Si tu n’es pas des nôtres tu es malchanceux,. et si tu vois ou penses contrairement à notre façon de voir ou de penser, tu dois être éliminé par tous les moyens possibles. Tout cela sème la peur et la torpeur dans l’État de Yayi. En outre, on ment au peuple et on lui refuse encore de dire la vérité. Le Bénin, qui tentait de ressusciter sa démocratie, après les dernières élections présidentielles, s’égare davantage en portant préjudice à cette démocratie chèrement acquise par nos aïeux, si nous nous en tenons aux histoires qui nous étaient racontées par notre feu père Joseph KIKI. De vaillants hommes se sont sacrifiés pour qu’aujourd’hui nous puissions dire que notre pays est un pays démocratique. Hélas, les événements de ces dernières années tendent à nous faire perdre ce privilège. Mais nous sommes convaincus que des gens diront non, comme ce fut dans le passé. Et pour que les gens puissent dire non, il faut suffisamment éclairer l’opinion publique, surtout internationale, sur ces faces cachées de nos responsables. Aujourd’hui, le Bénin traverse des situations d’impasses. Des faits s’enchaînent. Et personnes ne peut imaginer là où la barque nous conduirait. Les acteurs, de même les auteurs, sont tous ignorants des destinations. Nous voudrions prévenir et surtout éclairer pour que le cheminement aboutisse à une fin heureuse. Nous n’avons pas la prétention de dénoncer, mais plutôt de rendre lucide les esprits de ces hommes qui s’égarent et qui font s’égarer les paisibles populations. Nous pouvons toutefois fustiger les auteurs de ces faits qui ternissent l’image des Béninois s’offrant parfois des opportunités de fuir le territoire national. La vérité est triomphante et nous n’en sommes pas loin avec les nouvelles formes que prend le fameux scandale d’empoisonnement du chef de l’État béninois et du coup d’État manqué qui défraie la chronique nationale et internationale. Fermons les (). Pourquoi la vérité rattrapera-t-elle les uns

et les autres ? Des séries d’événements qui discréditent le Bénin d’aujourd’hui, mais que les responsables tentent de camoufler, éclateront d’un moment à l’autre la vérité. Il ne se passe point de jour où des faits scandaleux ne prennent ne dominent les média locaux et nationaux au Bénin. À la limite, ils sont qualifiés d’inventions, juste pour distraire l’opinion publique afin de détourner son regard des préoccupations importantes. Evoquons à cet effet : L’incompréhensible affaire de placement de fonds ICC, qui appauvrir les paisibles populations du Bénin. Les responsabilités ne sont jamais fixées, bien que l’on tente de dédommager les victimes. La situation paraît toujours sombre et la population continue de faire les frais des mauvaises intentions des décideurs jusqu’à présent. Après l’affaire ICC, nous pouvons évoquer le chaos qu’ont accouché les élections présidentielles de 2011. Une fois encore, le peuple se voit victime de son propre choix. Au-delà de ses frontières, le Bénin ne présente plus l’image qu’il avait durant les années qui ont précédé les régimes du changement et de la refondation. Des hommes sont par-

Le général Mathieu KEREKOU. tis de chez eux pour ne plus jamais y revenir dans ce Bénin d’aujourd’hui. Nous devons tout cela « à la démocratie » en marche. En tout cas, c’est ce qu’on essai de faire croire à la communauté internationale. A l’époque de la refondation, des hommes placés pour offrir au monde de bons spectacles ont accouché d’autres séries d’événements. Saurait été mieux qu’ils soient au service de « Hollywood » ou encore de « Bollywood ». Nous serions davantage fiers s’ils étaient employés par le « Nollywood » d’à côté en attendant qu’un jour nous nourrissions de l’espoir d’un « Bénollywood ». Ils ont fait marcher et continuent de faire marcher les hommes et les femmes ; les enfants et les jeunes, ou encore les dignitaires et les chefs traditionnels, comme ce fut le cas au Togo du présupposé immortel Eyadema; ou encore du Congo Kinshasa du roi Mobutu Cissé Séko. Des hommes du Bénin se rappellent ce récent débat que leur chef d’Etat a animé sur les chaînes de télévision telles que ORTB ; Canal et Golf Télévision. Pour les sociologues ou les psychologues, ou tout simplement pour tous ceux qui savent observer l’homme, ont relevé beaucoup de non dits. Il y a donc de quoi s’inquiéter, surtout après ce discours du premier citoyen. On en était là quand ont surgi d’autres affaires. Nous ne pouvons pas les évoquer toutes. Mais nous nous donnerons la peine de faire allusion aux plus importants. Signalons, en effet, la tentative d’empoisonnement du chef de l’État, in incident qui a été déjoué fai-

sant avorter le coup d’État. Ces deux affaires confiées à la justice béninoise, de même qu’au paquet de Paris, ne cessent de prendre de nouvelles allures. Ces hommes sont même allés jusqu’a solliciter l’ex-

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations-Unies. pertise du FBI. Les personnes arrêtées dans ce cadre de l’investigation menée et ceux sont dont les poursuites sont en cours ont, la semaine écoulé, eu vent d’une décision de justice. Le juge instructeur a prononcé une ordonnance qui ne semblerait pas plaire à tous. Cela lui a valu une assignation à domicile avec des militaires supposés destinés à veiller à sa sécurité. Ces hommes en uniformes sont tellement nombreux qu’il n’y a plus de places pour les fourmis. Le juge affirme sur RFI que sa liberté est compromise. Pour quel motif ? Nous vous laissons le soin de deviner. En dehors du Juge Angelo Houssou, d’autres hommes ont voulu se faire entendre. Ainsi, Me Jacques Migan, avocat à la cour et ancien bâtonnier de l’Ordre des

Frère Melchior, le ctoyen universel. avocats du Bénin, vient de faire la lumière sur les faits, notamment sur la décision du juge et la suite de la procédure. Il titre sa communication de : « Tentative d’empoisonnement et de coup d’État : C’est une belle déculottée pour les courtisans du pouvoir ». Olympe BHÊLY-QUENUM, écrivain dont nous nous rappelons des actions, diffuse un article dans lequel il porte des accusations contre Boni Yayi. Voici l’intégralité de son texte. « SOS ! Appel au peuple du Bénin, aux ambassadeurs des pays africains et de tous les pays étrangers accrédités au Bénin. « Après la lecture de l’interview du juge Angelo HOUSSOU dans Afrika 7, j’ai publié le texte ci-dessous et les feed-back sont déjà plus de 1 000 en moins d’une heure ! « CHASER YAYI DU POUVOIR « Garrigues-Sainte-Eulalie,

20/05/13 « Je viens de lire l’interview du juge Angelo Houssou; c’est un plaisir qu’il y ait encore un juge de cette trempe au Bénin de la politique du ventre, de la peur, du servilisme, de l’immoralité et de la saloperie; j’admire et soutiens ferment un tel homme. « Que sa vie soit désormais en danger est bien plus une évidence qu’une vue de l’esprit parce qu’objectivement le régime souffle la haine, en suinte aussi et a du sang sur les mains. « Je n’aime ni la violence ni les effusions de sang, bien qu’il y en ait dans certains de mes écrits ; n’empêche, au point où en est le Bénin, ma terre natale, que j’aime d’un amour sans partage, il faut en arriver à une insurrection sans effusion de sang parce que je ne veux pas une tragédie du genre Insurrection des Mille Haches (Mashoka elfu moja), une de mes nouvelles : mieux vaudrait, s’il le faut, ce que j’ai appelé LA POLITIQUE D’AKOKO qui m’a déjà valu l’insulte d’un cymbaliste de Monsieur Thomas Boni Yayi. « Que disais-je ? « I l faut que les Béninois aient la volonté et le courage de chasser Monsieur Thomas Boni Yayi du pouvoir. « Il a ses hommes de main (la tuerie dans son sillage à Ouidah) et on laisse entendre qu’il a du sang sur les mains. Mais je l’ai dit et le répète : pas de crime, pas d’effusion de sang. Une solution simple : comme pour les présidents Maga, Apithy et Ahomadégbé, il faut que Monsieur Thomas Boni Yayi soit arrêté et assigné à résidence; il est une nuisance pour le Bénin de plus en plus ridiculisé; on a honte de dire qu’on est Béninois, qu’on est né dans le pays qu’on appelait Dahomey; j’en ai déjà appelé à la désobéissance civile dans l’Armée des hommes et des femmes et il faut chasser de la Marina celui dont le retour au pouvoir était dû à une forfaiture. « S’il ne veut pas s’en aller dignement, il faut recourir à la politique d’akoko : la claie recourbée qui sert à porter un cochon au marché, et le déposer chez lui en l’y assignant sous bonne garde. « Olympe BHÊLY-QUENUM» « J’ajoute aujourd’hui, 20/05/ 13: tous les Béninois devraient lire ou relire le discours du regretté président Justin TOMETIN AHOMADEGBE que j’envoie par téléchargement. « Cordialement, Olympe BHÊLY-QUENUM. « J’ai relu l’interview ; l’envahissement de la maison du juge Angelo HOUSSOU ainsi que les mouvements des gens qui l’assiègent prouvent que la situation est plus que préoccupante et que sa vie est réellement en danger. « Nul n’ignore qu’il y a eu des crimes obscurs (le cas Dangnivo), des assassinats et autres agissements délictueux demeurés sans jugement et impunis depuis l’avènement de Monsieur Thomas Boni YAYI dans l’arène politique béninoise. « Juge d’instruction, Maître Angelo HOUSSOU, apparaît comme l’inique à oser dégonfler le ballon de baudruche des supercheries de Monsieur Thomas Boni YAYI que sont : “ tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat ”, ”offen-

se au chef de l’État ”, etc. dans un pays dont il est, lui-même, et lui seul, l’auteur de la faillite tant sociale, culturelle que politique stigmatisée en terme de “ la régression préjudiciable ” par le R P Codjo Alphonse Benoît QUENUM. « La vie du juge Angelo HOUSSOU étant réellement en danger, sans qu’on ne puisse augurer que celle de sa famille aussi ne le soit pas, j’appelle le peuple béninois à se mobiliser ; j’en appelle aux ambassadeurs accrédités au Bénin, mon pays natal, pour qu’ils alertent leur pays au sujet de la situation plus que préoccupante qui y règne. « À vous aussi, mes frères et sœurs francs-maçons, y compris ceux de la Gendarmerie et de la Police, je fais un signe de détresse en vous invitant à la désobéissance civile. « Olympe BHÊLY-QUENUM». Le silence coupable des hommes politiques qui ont passé la main à ceux qui gouvernent aujourd’hui le Bénin. Il y a des hommes qui ont gouver-

Nicéphore Dieudonné SOGLO, ancien président de la république du Bénin, qui est actuellement maire de la ville de Cotonou. né le Bénin avant Yayi. Les Béninois ont encore la chance que certains sont vivants. Ils sont vivants, ces hommes qui, en disant non dans le passé, nous font aujourd’hui héritiers d’une démocratie dont nous sommes fiers. Pourquoi les anciens présidents de la République ne disent pas non à tous ces faits qui discréditent le Bénin ? Ils sont encore là : Emile Derlin ZINSOU, grand pépé ; le général Mathieu KEREKOU, qui peut faire encore grande chose, bien qu’il soit éploré. Nous sommes dans une situation de besoin d’hommes d’État. Quant au président-maire Soglo et le citoyen universel Albert Tévoédjrè, la nation a besoin d’eux pour donner espoir au Béninois. Les uns et les autres sont convaincus de leur impartialité et objectivité, mais ils nourrissent l’espoir de les entendre se prononcer sur ces faits. Ceux qui ont passé la main et les faiseurs de roi, au risque d’être traités de complices par les générations futures, doivent se prononcer. Olympe, lui, n’a pas caché sa position. Et ils seront sûrement nombreux à lui emboiter le pas. La communauté internationale et les représentations diplomatiques au Bénin. Eux aussi doivent se faire entendre. Ban Ki-moon doit impérativement venir au Bénin. Il doit à la limite dépêcher des émissaires pour venir enquêter sur cette situation dangereuse qui prévaut au Bénin. rochkiki@yahoo.fr


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Kreyòl

Delivrans peyi Dayiti pa pou yon long tan

Estetann Ayilann, Nouyòk —Nou eseye fè makssimòm de nou menm pou nou bay tout zòn satisfaksyon pou travay la fè chimen li jan sa dwe ye. Nou te konn tande anpil moun ap plenyen poutèt nou pa janm pase nan zòn yo pou nou pran poul yo sou zafè peyi Dayiti. Nou eseye itilize yon lòt estrateji ki mache e ki pote bon rezilta pou nou. Malgretou, moun Bwouklin kontinye ap plenyen pou ratman y ap pran kounnye a. N ap fè yo konnen nou dwe separe kato a paske bagay yo pa fouti rete yon sèl bò pou kapab gen bon ekilib. Se rezon sa a ki reyèlman fè tout bagay konsantre yon sèl kote pou pa janm gen yon amelyorasyon nan sosyete nou an. Bagay yo kapab chanje nan peyi a si gen volonte pou sa fèt. Nan pwen peyi sou planèt la ki nòmalman pa janm rankontre pwoblèm nan ekzistans li. Sepandan, pèp la òganize l nan mete bonjan òganizasyon ak lwa pou penmèt yon bon travay pou devlopman an sa pran jarèt. Si nou te mete ann aplikasyon tout bagay ki t ap bon pou nou, se pa la nou ta ye pou nou penmèt moun lonje dwèt sou nou. Annou konsyan ak tèt nou pou nou di san demagoji, nou pa regle anyen serye depi plis pase 209 an. Nou gen yon endepandans ke nou pa janm pwofite kenbe li pou nou parèt gran devan lemonn. Nou prefere okipasyon ke libète. Se pa ni ayè ni avan yè ke nou sou dominasyon LONI ak kominote entènasyonal la ki konsidere nou tankou bebe. Nou pa janm vle mete tèt nou ansanm pou nou pran yon fèm desizyon pou nou ranje zafè n. Li sanble ke nou youn pa gen volonte pou peyi a reprann dwa gran moun li genyen depi premye janvye 1804. Gen moun ki definitivman pa janm vle nou fè referans sa a paske se yon ka pase. Nou dakò se yon ka pase, men nou fè listwa ki te dwe rete vivan si nou te konnen kote nou vle ale. Zansèt nou yo pa t janm travay pou nou te retounen fè bak nan tout domèn. Moman an rive pou nou pran konsyans pou bagay yo fèt. Ki pyon nou janm poze aprè 18 novanm 1803 pou nou te fete li premye janvye 1804 ? Nou pa janm regle anyen ke simaye divizyon nan sen nou, yon fason pou nou avili biy. Nou bliye tout bon ke divizyon pa janm pote anyen ki bon ke destriksyon. Nou te gen makout ki te konn fè lapli ak bon tan.

Men, aprè 7 fevriye 1986 bagay yo kontinye pi mal. Peyi Dayiti vin pi mal, paske nou tonbe nan zenglendo, Lavalas, gran manjè, kokorat, rat pa kaka, Operasyon Bagdad ak kidnapin. Yo plonje peyi a nan yon tenten san parèy. Se bann zak kriminèl sa yo ki lage nou nan tout pwoblèm sa yo. Anbisyon malonnèt nan sen nou anpéche nou fè sa ki bon. Li sanble ke n ap gen 300 an ankò avan nou reyalize yon bagay serye. Nou gen pwo-

blèm ki kapab rezoud si nou te vle mete tèt nou ansanm. Ayiti, manman nou, pa janm mande nou pou separe e viv nan chen manje chen. Se pa posib pou nou refize pran konsyans nan moman sila a. Depi se pa ekip la ki nan pozisyon pou l fè bagay yo, li opoze a tout bagay k ap fèt nan enterè peyi a. Jalouzi a tèlman depase limit, moun ki pa janm gen chans pou pran mayèt la pou gouvène grennen kont jilbrèt pou gate bagay yo. Bann denmèplè yo tounen ravèt pou bloke tout jefò. Yo ta renmen pou tout pitit peyi a aksepte benyen nan vomisman chen an, ki te manje kont chawoyn li. Pèp ayisyen bouke ak tentennad sa a e li mande pou tout vagabon, machann peyi ki definitivman pa gen anyen pou yo fè, pou bay talon yo, defason pou sila yo ki konsyan e ki konnen responsabilite yo kòm pitit pran bagay yo oserye pou peyi a kapab jwenn delivrans li e pou lavi a gen yon sans pou tout pitit li. Mezanmi, nou pa dwse bliye ke zansèt nou yo te soufri anpil e yo te pase anpil tribilasyon pou yo te jwenn libète yo. An nou tout pran konsyans pou nou rive fè tout sa nou gen pou nou fè, tout sa ki bon nan enterè peyi

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a. Nou pa fouti mande sa peyi a ap fè pou nou, men se nou menm ki dwe pran responsabilite n pou n fè bon bagay pou peyi nou. Pèp ayisyen gen pou li delivre anba men bann mechan yo. Nou te gen chans pou nou te patisipe nan yon ti fèt prive ke plizyè ti moun nan fanmi yo te òganize pou chak manman vivan e ki alafen te vin tounen yon ti koze sou politik lakay pami kèk moun ki te la tou. N ap e seye bay pwen esansyèl, yo paske n pa gen espas pou rakonte tout sa ki te pase nan moman fèt tout manman an. Janba : Bonswa zanmi nou yo. Se yon reyèl plezi pou nou wè nou tout ki rasanble la a nan yon sèl bi : « Fete tout manman yo » nan jou dimanch sa a ki konsakre pou yo tout san eksepsyon. Se bèl bagay e se yon devwa tou pou nou fete manman yo ki merite apresyasyon nou pou tout bagay yo fè pou nou. Lavi a gen enpòtans pou

nou tout, paske se gras a fanm sila yo ki konsyan, onèt e ki chaje lanmou nan kè yo ki penmèt nou la jodi a. Se pa yon senp sakrifis yo fè nan wout pou ban nou lavi. Ann mete nou tout debou pou nou di ansanm : « Bòn fèt, manman cheri. Mèsi pou tout gwo kado ou ban nou ». Foul la : « Bòn fèt, manman cheri. Mèsi pou tout gwo kado ou ban nou ». Janba : Mèsi pou jantiyès nou ak konpreyansyon nou. Manman yo merite sa anpil. Mwa me se mwa tout flè e se mwa manman yo, ki santi bon. N ap di tout manman ki prezan e ki nòmalman pa prezan, pou yon rezon ou pou yon lòt, nou renmen nou tout pou tandrès nou e pou bonte nou tou. Aprè midi a nou rezève yon bagay espesyal pou tout manman sila yo ki reponn prezan, paske jou sa se jou yo tout san manke youn. Nou ta renmen fè apèl a Chantal pou pale pou tout sila yo ke manman yo kite tè sa a. Chantal  : Bonswa tout manman yo. Chak jou se fèt nou tout. Men jodi a nou chwazi jou sa a pou nou fete w pou kouraj ou ak lanmou pou nou. Pa p janm gen yon moun ki kapab pran plase ou. Nou chèche toupatou pou nou jwenn yon moun tankou w, nou pa fouti jwenn youn. Sa siyifi ke ou menm manman ou pa gen ranplasan e pa gen moun nou kapab konpare ak ou. « Manman mwen Kote w, manman cheri mwen ? M ap chache toupatou Pou m jwenn lanmou w Mwen pa fouti wè w Menm nan chimen 4 kafou. Ou ale kite m Pou m sa degaje m Separasyon an trè di Pitit cheri w ap soufri Lavi a ap mal mennen m Malgre m toujou pran men m O soufrans lan penib Se yon kou terib Mwen te toujou kwè w bon Pase tout lòt bonbon Pa gen tankou w, cheri Nan fason ou aji. Tandrès ou se pa pale Lanmou w se goute pa lese Jodi a se kè m k ap rache Tèlman mwen dezole Lavi a fini pou mwen Poutèt mwen pa jwen swen. Yon mòso manman Se bon jan kontantman Li mete lajwa nan kè E li pote tou bonè. Manman, tande souple Mwen pa ka kenbe Sent Paradi pou ou Lakay papa nou ».

Foul la : Yon aplodisman debòde nan jan Chantal resite pwezi a. Janba  : Nou kapab konstate nou gen moun ki gen anpil talan toujou. Pèfòmans lan te tèlman byen chita, nou pa jwenn okenn fòs kote. Mwen mande pou nou toujou kole avèk atis nou yo. Mis Chantal fè nou retounen yon bon ti bout tan ann aryè pou nou te jwenn yon pèfòmans konsa. Mèsi Chantal pou kado sa ou pote pou manman yo. N ap kontinye nan menm sans la pou nou onore tout manman yo sa ki prezan ak sa ki pa la nan seremoni sa a. Mezanmi, san pyès enpòtan nan lavi nou, nou youn pa t ap la. Manman se yon pyès enpòtan pou nou chak. Jodi a fòk nou fete yo, paske yo merite plis ke sa. Nan sans sa a n ap rele Jan Pòl pou fè kesyon yo. Jan Pòl : Kòm nou tout tande, non mwen ki se Jan Pòl, m ap pwofite salye nou tout pou konpreyansyon nou ak lanmou nou tout gen pou manman nou. Se sa yo bezwen nan men nou kòm kado. Yon manman tankou nou tout ki la a, manman cheri nou vo yon pakèt bagay pou lanmou ak afeksyon ou ban nou depi nou nan vant pou nou rive gran moun pou itil tèt nou. Pa gen tankou manman sila ki pase 9 mwa doulè nan lanmou pou pitit li. Se yon mistè pou nou, paske pasyans manman se yon pakèt bagay. Sansibilite li, pa gen konsa. Se manman ki ta pou manman pou tout bon kalite li genyen pou sede pitit trip li. Pasyans manman se yon gid ki penmèt nou rive lwen san oken pwoblèm. Ki moun ki kapab konprann pitit li ki pa pale e ki pa menm gen sans lavi a ? Poutan, manman konprann tout ti jès li pou l ba li tout swen li bezwen nan moman sa a. Jodi a se fèt tout manman : « Se pa ti kontan Mwen kontan jodi a M ap fete avèk manman mwen Manman sila a Ki reyèlman fè m moun. Li ban mwen tout bagay Pou mwen pa soufri Li se yon trezò pou mwen Pa gen tankou manman Fanm sila a ki soufri pou mwen Fè tout jimnastik Pou ban mwen swen. Ki moun ankò sou latè Ap konsanti fè tout sakrifis sa a, Pou mwen ki p;a anyen ? Manman, ti manman cheri, Jodi a ki se jou pa w la Avèk tout lòt manman yo, Mwen kouwone nou kòm Rèn Linivè Avèk lanmou nou ki p ap janm fini. Ou merite sa, manman cheri Tout zwazo sou latè ap chante Tout bon melodi lanmou sensè Pou mwen reponn refren an Manman cheri mwen, Ou se tout lavi mwen ». Foul la : Chak moun mache pou al kouwone manman li. Se te yon moman kote lajwa te anvayi kè tout moun. Yon moman kote emosyon te fè anpil moun kriye pandan yon chante ap jwe pou okazyon sa a. Janba : Nou felisite tout manman yo. Se konsa pitit yo fonksyone. Yo konnen yo pa gen mwayen pou yo ta peye manman yo pou tout sa yo fè. Sèvis yo pa gen pri pou lanmou yo. Nou wè nan vizaj tout manman yo jwa ki anndan kè yo avèk tout emosyon yo. Sa se yon bèl bagay, paske pa gen yo youn ki t’ap tann seremoni sa a. Nou aplodi byen fò travay òganizatè yo e nou konplimante tout manman yo pou bonte yo. Pandan seremoni a, mwen tande yon chante kote chantè a fè konnen : « Bonjou manman cheri Mwen kouri vit vini Pandan lawouze ale Pou solèy la leve Pou l chofe jou sila a Kote lajwa kanpe la Paske se fèt tout manman Ki se yon zouti enpòtan… » Anpil bèl pawòl tonbe pou salye tout manman yo ki jwi yon wòl ekstraòdinè nan lavi chak pitit li. Si Bondye pat gen bon sens pou l te kreye fanm, lavi a pa t ap gen sans. Men bon modèl nan vi a ! Manman pa gen parèy. Aktivite pou fèt tout manman yo ap kontinye, paske se chak pitit ki gen yon mo pou manman yo. Nou

gen nan djakout nou yon lòt pwezi ke Miralin ap pote pou tout manman ki nan sal la. Miralin : M ap salye tout manman nan sal la ki reyèlman fè deplasman sa a pou yo vin fete avèk pitit yo. Sa fè mwen anpil plezi pou wè nou tout ansanm pou menm bi a. « Se pou ou, ti manman cheri, Mwen dedye yon bèl pwezi Ke m konnen byen se sa w vle Malgre enèji ou depanse Bèl manman, mwen renmen w Pou lanmou ou ban mwen chak jou. Doulè 9 mwa nan gwosès Pote lajwa, touye tristès Pou kado Bondye ban nou Pou n viv nan bon jan lanmou. Ou pat egoyis, manman Nan chimen chaje touman\ Pou te sa ban mwen lavi, Pou jodi a nou ka rejwi Mwen pa janm bliye, souple Tout mizè ke w te pase Pou fè mwen sa m ye jodi a Anba syèl ble Granmèt la Mwen kontan ou wè jou sila a Tankou lòt yo isi ak laba Jou ki pote kè kontan Pou tout kalite manman Manman pòv ak manman rich Ki pa gen kouraj fè chich Ak pitit ki se pòtrè l Ki pa dwe viv nan pèkmèl Mwen pa p janm bliye, manman Desepsyon, mizè, touman Ou pase pandan tout vi m Malgre plizyè fwa ou viktim Ou pa janm dekouraje Ou toujou pote-kole Se sa k fè ou pa gen parèy Prezans ou toujou yon mèvèy Ou pa janm rankontre dilèm Pou rezoud byen tout pwoblèm. Kòm pitit, se chans pa mwen Pou mwen te kapab temwen. Manman mwen, bòn fèt, cheri Mwen renmen w pou tout lavi ». Foul la : Anpil aplodisman. Yon moun nan foul la  : Mezanmi, fòk nou ta nan venn mwen pou n ta wè ki jan san mwen ap bouyi pou kontantman mwen. Depi m fèt, se premye fwa mwen asiste yon evenman parèy. Nou fè m kontan e anmenmtan nou fè m anvi viv. Nou konn òganize. Tout mo yo mache nan san mwen. Se bèl bagay pou wè mèvèy sa a. Medam yo kòkèt e yo byen abiye epi yo anpepan. M ap di nou tout yon « bòn fèt manman ! » Janba : Medam yo toujou anfòm. Men jodi a se mil sou 100 pou jan yo andyapazon. Manman ayisyèn yo konn gou bouch yo e gen bon ti jan tou. Se fèt yo jodi a e nou kontan yo tout avèk nou pou nou fete yo. N ap kontinye pwogram nan pou nou rele Solanj ki te prepare yon bon bagay pou manman yo. Solanj : Bonswa tout manman prezan ou absan. Jodi dimanch sa a se fèt nou tout san wete e san mete, jou pou nou tout fete nan mwa me a ki se sezon flè ke tout pitit chwazi pou demontre tout manman yo jan yo renmen moun sila yo ki te konsanti e reziye yo pou te ban nou lavi ki se yon pakèt bagay. Manman gen yon pakèt merit. Yo pasyan, yo gen konpasyon, konpreyansyon e tandrès tou. Yo pa janm fatige e yo toujou pare p;ou ede e fè tout bon bagay p;ou pitit, menm si li gran moun. Pa gen kado pou n peye fanm sila a ki bay tout limenm pou sèvi nou. Menm si nou ta ba li tout tè a, nou pa p janm fin peye dèt sa a, paske zèv manman pa gen pri. Sepandan, nou tout pitit konnen ke manman vle sèlman 3 senp ti bagay ki se lanmou, konpreyansyon ak bon ti jan. Yo fè twòp sakrifis pou nou. « O bèl ti manman cheri mwen Ki moun ki pral ban m swen Ou pati vit ale kite mwen Ou kite m nan raje pengwen. Mwen santi se kè m k ap rache Mwen pa gen moun pou m pale Pou dòlote m e menm pou m jwe Ou te gate piti sa a anpil Kounnye a tout bagay difisil Lè m te razè, bagay yo regle Ou pat menm kite m pale. Pa p janm gen moun tankou manman Ki aksepte boulvès ak touman

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Les groupes nu Look, Djakout # 1 et Disip à l’heure du grand rendez-vous musical Suite de la page 16 Ti Joe Zenny. Je change l’orthographe du groupe en ajoutant l’accent grave sur la lettre « a », Kreyòl Là. Cela voudrait dire que le groupe Kreyòl est toujours là, présent. Que nous réserve cette formation musicale ? Est-ce du nouveau ou du traditionnel ? Je ne doute pas de la capacité d’Ansyto Mercier-père. Il peut aider le groupe à consolider sa position. Je sais aussi que Carimi va innover son

style tout en rendant sa section rythmique plus dynamique. Nous espérons voir une certaine évolution au niveau des textes et des arrangements de ces groupes r e t a r d a t a i r e s . J’ai appris que les groupes «Dola Mizik », « Ekzotik », «Fidel» et « Karizma » ont de nouveaux CDs en circulation. Les musiciens de ces formations ne frappent pas à la bonne porte pour essayer de partager leurs projets avec les gens qui peuvent vraiment les aider. Il faut qu’il fasse

une bonne promotion pour informer le grand public de leur existence. Je ne peux pas évaluer leurs œuvres sans les auditionner. J’achète toujours les CDs de nos groupes musicaux afin de les évaluer. Les disquaires peuvent en témoigner. Je ne sais où trouver les CDs des groupes peu connus. J’ai navigué sur le net pour essayer de découvrir les compagnies de distribution où les CDs des groupes sont placés en consignation, mais mes recherches restent vaines. J’ai aussi visité des

disquaires de New York, de Washington, D C, de Miami, de Boston, de New Jersey, de Portau-Prince et de Paris, qui ne les ont jamais reçus des responsables des groupes en question. Certains amis me reprochent le fait d’acheter les CDs des groupes, mais ils ignorent la méthode de fonctionnement de ces managers de groupes musicaux. Je félicite toutes les formations musicales pour l’effort qu’elles déploient dans le but de produire un CD. Le public peut ne pas comprendre les sacrifices

DÉGRINGOLADE INQUIÉTANTE DE LA GOURDE

Le s grands commis de l’État appelés à la rescousse Suite de la page 1 nir les secteurs concernés. Une vaine tentative en vue de se dédouaner de ce mal qui aura certainement des répercussions catastrophiques sur le marasme économique en cours. Quand, en de pareilles circonstances l’argent se fait rare, les familles sont acculées à soustraire des banques et caisses populaires leurs moindres liquidités, quand elles le peuvent, pour faire face au trivial du quotidien. Tour à tour, ce sont : le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Charles Castel, le directeur de la Direction générale des impôts (DGI), JeanBaptiste Clark Neptune ainsi que le directeur général du Conseil des télécommunications, Jean Marie Guillaume, qui allaient intervenir pour tenter de justifier, avec beaucoup de malaise, la mauvaise passe dans laquelle plonge l’économie haïtienne.

Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti se fait l’avocat du diable

Dans sa requête abracadabrante, le gouverneur de la banque centrale s’est ouvertement constitué l’avocat du diable, tellement il s’évertuait à défendre l’indéfendable. Il annonça les mesures coercitives entreprises précédemment à son intervention (23 mai) pour réguler la crise de la gourde. Celle-ci a précipitamment flanché à 9 % face au billet vert. Donc, dans sa dégringolade, le vendeur obtenait facilement 45 gourdes pour 1 dollar américain dans les points de chute tels les supermarchés et les maisons de change. Ce nouveau record trouve son équivalant dans la débâcle du gouvernement Aristide, en février 2004. À ce moment-là, dans la précipitation, les fuyards étaient prêts a défrayer cette bagatelle pour le billet vert. Depuis, notre monnaie nationale a repris graduellement du poil de la bête jusqu’à se stabiliser à moins de 8 % au départ de l’ex-président René Préval, le prédécesseur de l’actuel président, Michel Joseph Martelly. Mais, les dépenses fara-

mineuses de son équipe, notamment dans des voyages interminables a l’étranger, l’achat continuel d’écuries automobiles, des transferts de fonds vers l’étranger et le versement de prébendes dans un contexte où la corruption fait rage, n’auront pas la vertu de reconstruire l’économie nationale, voire de la stabiliser dans l’état où l’a laissée le président Préval. La dilapidation des fonds Petrocaribe, vache à lait du régime Martelly/ Lamothe, a en même temps accentué la dépendance du pays dans la folle équipée du recours à l’endettement. Le gouverneur de la Banque centrale, qui, jusqu’à l’ère Préval, passait pour un fonctionnaire doué d’équité, de rectitude d’esprit et de bon sens, a manifestement versé dans un crétinise aveugle et une ignorance crasse en devenant complice des basses œuvres du gouvernement Martelly/Lamothe. Ainsi, des 15 millions de dollars annoncés pour soutenir la gourde, en raison « d’une surchauffe du marché des changes », près de 10 millions de dollars US ont été versés aux deux grandes familles politiques du pays, en l’occurrence le tandem Martelly/Lamothe dont l’appétit glouton frise la démence, avons-nous appris. Même en prêchant un déficit de la balance commerciale de l’ordre de 2,7 milliards de gourdes pour l’exercice en cours, Castel serait dans l’erreur, car l’État haïtien doit plusieurs mois d’arriérés à des dizaines de milliers de membres de la fonction publique, en sus de dettes récurrentes, telles que prescrites par le sénateur Jocelerme Privert, président de la Commission des finances du Grand Corps. Une dérogation aux règles de neutralité qui entame sérieusement le rôle de régulateur des finances publiques qui revenait tacitement à la BRH.

La Direction générale des impôts augmente ses revenus

Malgré ses performances en matière de collecte d’impôts et

autres revenus de l’État, le directeur de la Direction générale des impôts (DGI) ne peut enrayer le cycle d’effondrement des finances du pays. Un record de l’ordre de 11,5 milliard de gourdes dans ces collectes, pour les 7 premiers mois de 2013, n’a pas eu de répercussions bénéfiques pour Haïti. L’hémorragie persiste à d’autres niveaux de l’administration publique pour anéantir tous les efforts, mais les prévisions d’atteindre près de 18,8 milliards de gourdes pour la fin de l’exercice seraient sur la bonne voie, malgré, entendez bien, le recul à 2 % du taux de croissance. Une sorte d’apocalypse qui fragilise le développement à court et moyen terme du pays.

Le Conseil national des télécommunications sur la sellette

Des soupçons de fraudes massives et de gabegie administrative planent sur la direction du Conseil national des télécommunications (CONATEL) depuis quelques temps. Son directeur, Jean-Marie Guillaume, se débat comme le diable dans un bénitier pour sauver les meubles. Dans le public, ils sont légions ceux qui croient à la connivence de cette institution avec la compagnie de télécommunication Digicel. Véritable monstre dans le système cellulaire du pays, cette dernière bénéficierait des largesses du gouvernement puisque, en plusieurs occasions, le président a semblé la favoriser au détriment de sa concurrente, Natcom, pourtant partenaire de l’État haïtien. Une situation qui prouve l’immoralité de ce gouvernement, qui travaille contre les intérêts de l’État qu’il est supposé garantir. Un scandale que les hommes au pouvoir tentent de circonscrire en évitant de comparaître devant plusieurs instances des deux chambres sur la question. M. Guillaume est souvent contesté dans le contexte des prélèvements des fonds alloués à l’Éducation. Une bagatelle de plus de 2,3 millions de dollars US serait en jeu mensuellement. Selon

plusieurs informations émanant du Législatif, ces fonds aboutissent régulièrement dans une banque privée, contrairement aux prescrits des lois régissant la matière. Très avare quand il s’agit de parler de chiffres, Jean-Marie Guillaume a dû admettre que 53 millions de dollars ont été transigés dans le cadre du lucratif programme de l’Éducation institué par le gouvernement. Soit dit en passant, des dizaines d’institutions scolaires menacent de sortir dudit programme pour non-paiement par le gouvernement d’allocations pourtant

que ces musiciens ont consentis pour lui plaire, mais il exige souvent l’impossible. Je souhaite du succès à tous les groupes qui ont déjà produit un CD cette année; j’encourage les autres à emboiter le pas dans le même sens, puisqu’il se fait tard. L’attente devient trop longue et le public commence à perdre patience. robertnoel22@yahoo.com promises. Un autre trou noir ternit l’image du CONATEL. Il s’agit de l’octroi de contrats à des tiers non identifiables. Pour le moment. La confusion totale règne quand il s’agit de SGS et de CNMP, deux entités qui « luttent » contre le système bypass qu’aucun pays au monde n’arrive à maîtriser honnêtement. Une sorte de panique règne à toutes les instances de l’État concernées par la gabegie administrative. Cette hantise est provoquée par « la peur d’être lâché en cours de route par les autorités qui passent les ordres », avonsnous appris. Donc, principalement par le président Martelly en personne, le poisson pourrissant toujours par la tête. Le recours à des fonctionnaires pour d��douaner le gouvernement dont la main transpire dans toutes les démarches frauduleuses est un précédent dont les conséquences émergeront tôt ou tard, surtout quand la nation demandera des comptes.

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Sur la route du cinema

RARA WoULiB, l’histoire du centreville de Gardanne, mettant en vedette un groupe d’artistes à klewon, à kone, à bambou et à vaksin

précisément à Gardanne. Étonnant tout de même, elle a 19 ans, la commune possède le label de Ville amie des enfants. C’est une affaire de catégorie, de quota, raconte cap’tain Eliott, le plus ancien exilé. Pierre Martin-Freud GrantDumornay est gentilé de Gardanne, il est psy sur la rue Jules Ferry. Cela fait treize mois depuis qu’Amélie y va en psychothérapie. Elle voit le sol trembler et la terre s’ouvrir tout le temps, puis le néant. Non, des ombres noires y sortent. Gardanne bénéficie de la répu-

séance bouleversante, elle n’avait pourtant pas rêvé de monstre la veille, pour la première fois. Elle craint donc une rechute terrible après un an de nostalgie et trois mois de vent glacial. D’ailleurs, pas de bruits de ferrailles, ni du tintamarre des tap taps. Elle habitait à Martissant, près du marché. Elle se décide sur recommandation express du psy, de passer au centre-ville pour se changer les idées, faire un peu les vitrines. Qui sait, on lui parle souvent d’hommes d’un second mariage. Avec maison, c’est un veuf, et, avec droit de visite, c’est un divorcé. C’était le cas de Marjojo, quand elle avait été chassée de chez sa cousine, à Gaillard, avant de rencontrer René. Amélie tourne à l’angle Jules Ferry-Cours Forbin. Elle pense à Julien, qui n’est plus depuis le séisme. Et, paf, un son ! Que se passe-t-il, le son n’est pas du terroir. Un autre son suit le premier, puis un autre son. Un répertoire orale qui n’a de référence sur le clavier, ni en clé de Sol ou ni en Fa sur la partition. Tout est dans la tête, c’est une galaxie de mono sons courts, plus et moins courts, ce sont les kones. Le rythme se cherche avec la cadence, si le pas s’exécute, il est bon. Il doit se contrebalancer avec celui du voisin et les bambous qui réclament des poumons en marchant. Du cardiovasculaire, dirait le généraliste qui la suit pour ses seins, deux bijoux qu’il faut protéger contre le cancer. Elle s’y connaît, le djembé s’adapte dans les espaces vides, il faut savoir, parfois accélère la cadence. Certains rythmes réclament le gros, en Haïti il est asôtò. Rara Woulib ne l’a pas, il reste dans rara harmonie. Ils arrivent de Place de la République, sont au niveau de 11 Cours Forbin, qui se transforme en Cours de la République. Elle est en direction de Rue Borely, en

tation du célèbre peintre Paul Cézanne. Amélie y était orientée pour le quota, mais influencée par la catégorie peinture. Car, elle fréquentait les ateliers de peinture à l’école de Ste. Bernadette. Gardanne n’avait par contre rien à voir avec le cinéma, hormis le cinéma 3 Casinos et, le film « Tête de chou » tourné par Stéphane Secq, en 2001. Nous sommes en février 2011, c’est l’hiver. Amélie quitte rue Jules Ferry pour se rendre à la mairie, juste après Place du Marché, pour renouveler son permis d’établissement. Elle revient d’une

passant par cette jonction. S’il y a une scène à retenir dans ce film, ce serait ce tableau, Place de la République à Gardanne. Ce serait d’ailleurs en l’honneur de Paul Cézanne. Rara Woulib se positionne à la manière des terrasses Paul Cézanne. Amélie distingue d’abord le son d’un bambou, puis un autre, de kones, de klewons, de vaksins. Elle croit à l’illusion, elle voit des hommes en noir, tenue BS, des Blancs. Exécutant et simulant le rara haïtien. Incroyable ! C’est la crise. Elle croise, en effet, le groupe qui s’exécute à l’occasion de la

Amélie a quitté Port-au-Prince pour Bouches-du-Rhône par la force du violent séisme, en 2010. Le traumatisme est profond, la nostalgie autant. Elle va lier connaissance avec Rara Woulib dans des circonstances évasives. Une histoire douce, un mélodrame sympathique. Accueillie à Paris-Beauvais Tillé par les autorités politiques du pays, Amélie est de suite curieusement dirigée vers l’arrondissement d’Aix-en-Provence, plus

Dan Albertini

saison Arts et Festin du monde, dans le centre-ville de Gardanne. Le groupe l’entoure avec une musique : rara symphonie. Elle connaît. Amélie croit qu’elle a perdu la tête, tombe, se relève pour s’enfuir en larme. C’est la panique qu’elle craignait tant, car un incident s’était produit finalement, le mois dernier, chez le psy. Le médecin de famille qui la voit était absent. Le psy est aussi généraliste. Le service l’a donc orientée vers celui-ci pour les résultats d’une mammographie, dans un programme de prévention. Sautant sur l’occasion alors qu’il se retenait depuis l’arrivée d’Amélie, en 2010, il finit par opérer des attouchements prolongés très osés, sous prétexte de l’ausculter par acquis de conscience. Amélie le voit clairement. Le volume de quelque chose qui se raidit, le sent s’appuyer imprudemment sur son sein droit, touché et boum ! Juste au moment où il semblait reculer pour soulever sa jambe droite sur elle allongée à moitié nue. Embarrassé, le freudien évite la chute de justesse, s’accroche sur le rebord de la table d’examen. Amélie est-elle en colère. Contre la perversité, ou contre une occasion ratée ? Cela fait un mois d’interrogations profondes, un mois depuis que les cauchemars ont cessé, une terrible envie l’envahit chaque jour qui passe. C’est dans ce contexte qu’elle s’était exposée au son de Rara Woulib, jonction Cours ForbinCours de la République. Elle glisse le pas dans sa fuite. Tombe dans les bras du psy qui, comme par hasard, avait décidé de la suivre ce jour-là. Il l’appelle Antonia, comme dans un autre monde. Amélie a-t-elle sombré dans un second personnage, ou, Pierre Martin-Freud Grant-Dumornay, le psy avait-il une première femme qui s’appelait Antonia ? Ou, de préférence, il a perdu la tête à la suite de la dernière visite d’Amélie ? C’est le film ! Roland Paret n’aime pas la littérature de gallinacée, mais si cela produit des êtres de cinéma. Et alors ! Il y a de cela deux semaines, je partageais l’affaire du compas interprété au Brésil. Je crois avoir compris ce qui ferait de nous des êtres de cinéma. Si l’Haïtien est bon acteur dans la rue, dans le social, au grand écran, il est encore à des lunes. Il lui faudrait suivre les courants, de bonnes écoles. Nous sommes cependant des êtres particuliers sous observation, plus que nous serions portés à le croire. Savoir créer est un art, puissant, il nous faut laisser la place aux inter-

prètes, aux acteurs professionnels. Au metteur en scène. L’authenticité est une autre affaire. Il ne s’agit pas de nous réinventer à la perfection, mais de nous laisser

artistes français, ce n’est pas le rara, ce n’est pas l’Haïtien, ce n’est pas le klewon, c’est la culture haïtienne du rara dans son exécution traditionnelle et authentique.

lire avec nos imperfections. Le cinéaste nous redécouvrirait autrement. Regardez la mimique de ces

lovinsky2008@gmail.com

Mercy d’y croire !


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ÉDITORIAL

D’une décision de fait accompli à l’autre, s’installe la dictature Martelly

L

es deux ans de gouvernement de Michel Martelly sont jalonnés de décisions arbitraires enfoncées dans la gorge du peuple haïtien, sans que les institutions servant de garde-fou contre la dictature ne déclenchent leurs mécanismes de défense. De tels agissements du chef de l’État ont suscité de vives dénonciations des secteurs démocratiques, de sénateurs et députés minoritaires et de voix autorisées de la société civile, sans émouvoir le moindrement le résident du Palais national. Aujourd’hui encore, au moment où le chef de l’exécutif appelle les différents secteurs de la famille haïtienne à l’unité, il déclenche une nouvelle offensive démontrant avec éloquence son ambition d’imposer sa volonté sans ménagement aux autres pouvoirs. En effet, dans son allocution de circonstance, à l’occasion de la fête du drapeau, le 18 mai 2013, à l’Arcahaie, Michel Martelly a exhorté les fils et filles d’Haïti à s’unir autour de l’idéal de nos aïeux, précisant que « Ensemble ce drapeau nous invite à entretenir les valeurs qui en font un emblème d’unité féconde et de travailler à la réalisation d’un avenir national à la dimension du rêve de nos preux ». Dans la conclusion de son discours, M. Martelly préconise « l’instauration d’un climat d’apaisement sociale et de détente politique, en vue d’engager le pays dans des itinéraires nouveaux. C’est dans l’unité qu’ils ont réussi le 18 mai 1803 à accoucher les couleurs nationales, c’est dans l’unité, et dans l’unité seulement que nous arriverons d’ici 2030 à hisser cet étendard sur l’échiquier des pays émergents ». Ces propos de M. Michel mettent en évidence l’hypocrisie et l’arrogance du président haïtien, qui semble vouloir court-circuiter la convocation du Premier ministre Laurent Lamothe par le Sénat. Sans l’ombre d’un doute, sa décision de convoquer les deux Chambres en Assemblée nationale, le 28 mai 2013, vise à susciter un nouveau conflit exécutif/Parlement, qui pourrait ouvrir une énième partie de bras de fer entre le Palais national et les parlementaires quasiment en conflit permanent avec Michel Martelly. Les observateurs pensent que la convocation de l’ensemble des deux Chambres à cette date par le président haïtien vise à contrecarrer la nouvelle offensive lancée contre le Premier ministre Lamothe par sept sénateurs de l’opposition. Ces derniers réclament, notamment, des explications sur l’utilisation des 5 milliards de gourdes de l’état d’urgence, dans le cadre d’une séance de questionnement du chef de gouvernement, accompagné des membres du cabinet ministériel, qui doit se tenir le même mardi 28 mai

2013. Au menu des sénateurs, dans le cadre de cette convocation, figure, en sus des 5 millions de gourdes affectées à l’état d’urgence post-cyclonique décrété pour un mois, puis prolongé pour un autre mois par l’exécutif, la provenance des fonds utilisés dans le programme s’assistance sociale et pour les festivités commémoratives du deuxième anniversaire de l’intronisation de Martelly. De toute évidence, les sénateurs ont encore d’autres griefs contre le président et le Premier ministre qu’ils ne manqueraient pas de soulever à l’occasion, surtout que le chef du gouvernement avait, dans le passé, littéralement boudé leurs invitations. Les sénateurs risquent donc de vider complètement leur sac. Avec des parlementaires qui se sentent constamment humiliés, tant par le Palais national que par la primature, on ne peut prévoir où pourrait mener cette convocation. C’est donc conscient d’un tel danger que le président Martelly a invoqué ses prérogatives constitutionnelles en convoquant l’Assemblée nationale. Un geste fait dans le pur style de Sweet Mickey laissant transpirer sa rancœur et son arrogance à l’égard des élus du peuple qu’il estime moins méritant et moins respectable que le président de la République. Une des sources du conflit permanent existant entre la présidence et le législatif, sous l’administration de Martelly, vient du fait que Michel Martelly s’en fiche éperdument de la séparation des pouvoirs. En tant que président du pays, il se croit supérieur aux deux autres. Il a affiché une telle attitude tout au long de ses deux premières années au pouvoir, accumulant affront sur affront à l’égard des parlementaires. Si bien que les relations de la présidence de Martelly avec les deux Chambres se caractérisent par ses prises de positions cavalières à leur égard, quasiment sur toute la ligne. En effet, trop souvent dans les nombreux conflits ayant opposé les pouvoirs, exécutif au législatif, depuis l’intronisation de Michel Martelly, ce dernier a opté pour la confrontation plutôt que le compromis. Certes, par cooptation et/ou en soudoyant des députés et sénateurs dévoyés, il parvient à forger un déséquilibre malsain au sein du Parlement qui joue en faveur de la présidence. Cette politique de Michel Martelly aide à multiplier les faits accomplis de son pouvoir et à mettre au pas les deux Chambres. Les nombreux cris de protestation lancés depuis plus d’un an n’ont pas résolu la crise née de l’imposition illégale de taxes sur les appels téléphoniques entrants et les transferts d’argent effectués en diaspora; nonobstant les protestations, un amendement constitutionnel bâclé, et qui

passe à côté des problèmes qu’il était sensé régler, est enfoncé dans la gorge du peuple; des centaines de millions du Fonds Pétrocaribe sont détournés sans autre forme de procès; des ressources rognées du budget mis à la disposition des ministères aboutissent à des programmes qui sortent du chapeau des membres de la famille présidentielle; les proches du président Martelly accusés de crimes du sang ou d’association de malfaiteurs bénéficient de la protection du pouvoir; la question de la double nationalité des deux chefs de l’exécutif et de certains ministres est totalement ignorée par

le président, qui a prêté serment de respecter et de faire respecter les lois du pays. La liste des dérives de Michel Martelly est trop longue pour être énumérés tous ici. En tout état de cause, l’annonce faite par le président de la République convoquant les deux Chambres en Assemblée nationale constitue une provocation de trop visant à la création d’une nouvelle crise. Ce dernier acte s’inscrit bien dans la stratégie de mise en place d’une autre dictature sous le label Martelly. Que les forces vives du pays se mobilisent en vue de lui barrer la route ! HaïtiObservateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 8122820


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EDITORIAL

From one fait accompli decision to another, Martelly is moving toward a dictatorship

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ichel Martelly’s twoyear government is rife with arbitrary decisions rammed into the throat of the Haitian people, without triggering the safeguard mechanisms of the institutions created by the Constitution to ward off dictatorship. Such actions of the Head of State have raised serious accusations of democratic sectors, members of the Senate minority and authoritative voices of civil society, which are met with total indifference by the resident of the National Palace. Today again, as the chief executive is calling different sectors of the Haitian family to unity, he triggers a new offensive demonstrating eloquently his willingness to impose unceremoniously his will on the other powers. Indeed, in his speech at the official ceremony of Flag Day, May 18, 2013, in Arcahaie, Michel Martelly urged the son and daughters of Haiti to unite around the ideal of our ancestors, stating that “Together, this flag invites us to maintain the values that made it a symbol of unity and fruitful work towards a national dimension to the future of the dream of our valiant knights.” In the conclusion of his speech, Mr. Martelly calls for “the establishment of a climate of social appeasement and political detente, to engage the country in new directions. it is through unity, they endeavored May 18, 1803 to deliver the national colors; it’s through unity, through unity only that we’ll succeed, from now to the year 2030, to hoist the flag on the scene of emerging countries.“ These words of Michel highlight the hypocrisy and arrogance of the Haitian president, who seems wanting to bypass the summoning of Prime Minister Laurent Lamothe by the Senate. Without a doubt, the decision by President Martelly to convene both Houses into National Assembly on May 28 2013 aims to create a new conflict between the Executive and Parliament, which could open yet another wrestling match opposing the National Palace to parliamentarians already in almost constant conflict with Michel Martelly. Observers believe that the convening of the assembly of both Houses on that date by the Haitian president aims to counter the new offensive against Prime Minister Lamothe by seven opposition senators. The latter demand, including explanation of the use of the 5 billion gourdes earmarked for the state of emergency, that a session of questioning the Head of government and members of the cabinet to be held the same Tuesday, May 2013 28. On the agenda of the senators under this notice are, in addition to the 5 million gourdes assigned to the post-hurricane state of emer-

gency decreed for an entire month and then extended for yet another one by the executive; also funds used in support of social program and commemorative celebrations of the second anniversary of the enthronement of Martelly. Obviously, the Senators have other grievances against the President and the Prime Minister that they would not fail to raise on the occasion, especially as the Head of government, in the past, literally shunned their invitations. Senators may, therefore, completely unburden on him. With parliamentarians who feel constantly humiliated by both the National Palace and the Prime minister’s office, there’s no predicting where this convocation could lead. It’s because he is aware of such danger that President Martelly has invoked his constitutional prerogatives in convening the National Assembly. A decision in keeping with the Sweet Mickey style, expressing his resentment and arrogance against elected officials he considers less deserving and less respectable than the president of the Republic. One of the sources of the ongoing conflict between the presidency and the legislature, under the Martelly administration, is that Michel Martelly can’t care less about the principle of separation of powers. As president of the country, he feels superior to the other two. He displayed this attitude throughout his first two years in office, accumulating insult on top insult to parliamentarians. So that the relations of Michel Martelly with both Houses of Parliament are characterized by the president’s offhand attitude toward them, from start to finish. Indeed, too often in the many conflicts that have pitted the executive to the legislative branch of government, since the inauguration of Michel Martelly, the latter has opted for confrontation rather than compromise. Certainly, by appointment and/or bribing rogue Congressmen and Senators, Mr. Martelly manages to strike an unhealthy balance in Parliament, which plays in favor of the presidency. This policy of Michel Martelly helps multiply the incidences of fait accompli and his dominance over the two Chambers. The many cries of protest launched over more than a year have not solved the crisis resulting from the illegal imposition of taxes on incoming phone calls and money transfers from the Diaspora have not swayed the Martelly administration; a sloppilyamended constitution, which misses the problems it was supposed to solve, is pushed down the throat of the Haitian people; hundreds of millions of the Petrocaribe Fund are diverted without further ado; budget resources made available to ministerial departments are hijacked toward programs coming out of the hat of members of the presidential

family; close associates of President Martelly accused of crimes of blood or conspiracy enjoy the protection of the government; the issue of dual citizenship on both the chiefs executive and some ministers is totally ignored by the president, who has sworn to uphold and enforce the laws. The list of drifts of Michel Martelly is too long to list them all here.

In any event, the announcement made by the president convening the two Houses of Congress into National Assembly constitutes one provocative act too many aiming to create a new crisis. This act fits into the strategy consisting of setting up another dictatorship under the Martelly label. The democratic forces of the country must mobilize to stop him dead in his track! HaïtiObservateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 8122820


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ViCToRioUS ATTiTUDE o.S. MARDEn

Presented by irlène Augustin-Whiteman

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L’ATTITUDE VICTORIEUSE o.S. MARDEn

Presenté par irlène Augustin Whiteman

ATiTiD Ki PoTE ViKTWA o. S. MARDEn

Prezante pa irlène Augustin Whiteman

(Continued)

(Suite)

(nap kontinye)

What you must do if you wish to remain young The biggest enemies of aging are joy, hope, a good mood, gaiety, because they are the incarnation of the youthful spirit. If you wish to remain young, cultivate this spirit; live close to young people, associate yourself to their life, their plays and their ambitions. If you wish to not age, give up the attitude and the manners of old age. Instead of walking with drooping shoulders and dragging feet, square up your torso and put a spring in your step; stop regarding yourself as an old man and expressing signs of decrepitude.

Ce que vous devez faire si vous désirez rester jeune Les plus grands adversaires de la vieillesse sont la joie, l’espoir, la bonne humeur, la gaîté, parce qu’ils sont l’incarnation de l’esprit juvénile. Si vous désirez rester jeunes, cultivez cet esprit; vivez près des jeunes, associezvous à leur vie, à leurs jeux, à leurs ambitions. Si vous désirez ne pas vieillir, abandonnez l’attitude et les manières de la vieillesse. Au lieu de marcher les épaules tombantes, et d’une allure traînante, redressez-vous, et mettez de l’élasticité dans votre démarche; cessez de vous considérer comme vieux (vieille) et de manifester des signes de décrépitude.

Ki sa w dwe fè si w vle rete jenn Pi gwo enmi lavyeyès se lajwa, lespwa, kè kontan, gete, paske yo se temwayaj lespri jèn. Si w vle rete jenn, kenbe lespri sa a; viv tou pre jèn yo, asosye w a vi yo, a jwèt yo, a anbisyon yo. Si w pa vle vinn vye, kite atitid ak konpòtman moun ki gen laj. Olye pou w mache ak zèpòl ou k’ap tonbe, e yon mache kote w’ap trennen pye w, leve zèpòl ou, e mete yon ti elastik nan pa w, sispann panse nan tèt ou ke ou finn granmoun e montre siy ke w’ap deteryore.

The impression you produce on others reacts on you Remember that the impression you produce on others reacts on you. If those who surround you have the idea that you are going down the hill, physically and mentally, you will all the more have trouble in your efforts to make them change this conviction. Progress has already been made in respect to aging. Elderly ladies today, do not get dressed any more like their grand’ mothers used to; they preserve a much younger appearance. Men, into growing old, are less concerned with their look. They wear their beard longer, stoop their shoulders, drag their feet while walking and neglect their clothing. They do not care as much to preserve a youthful appearance as women. These resort to all kinds of expedients to erase the signs of aging and keep their charm and attraction. He ages who believes he ages, who believes he is youthful, young remains. The power of mental influence We note the power of mental influence in the wonderful way in which our grand opera actors and actresses preserve their youth, because they feel it is essential for them to preserve it. If Sarah Bernhardt (French actress, 1844-1923), Adelina Patti (International Opera legend, 1843-1919), Lily Lehmann (German opera singer, 1848-1929), Mrs. Schumann-Heink (German operatic contralto, 1861-1936), Lillian Russels (American actress and singer, 18601922), and so many others, had embraced another vocation, it is extremely probable they would have appeared ten or twenty years older. One can quote so many exceptions to the popular belief that man starts to decline at fifty to let oneself be influenced by it. Actually, we should give our maximum after fifty. If the brain is maintained active and young, and if the brain cells are not affected by a vicious life, worry, fear, selfishness, or by a disease coming from bad ways of living and thinking, the intelligence will constantly grow in strength and vigor. Men and women with a sharp, strong intelligence prove it up to eighty and even one hundred years. I know quite a few men between seventy and eighty years who are as strong and vigorous today, physically and mentally, as they were twenty years ago. Recently I was talking with a businessman who fell sick from overwork when he was forty, but who is now, in his eighty year, more elastic of body and spirit than many fifty year old individuals. This man does not believe in old age because he knows that he did not have, ten years ago, the least piece of the body that he has today. “Why,” he says, “would I weigh my eighty years down on the new cells of my body, when not a single one of them has onefourth of that age?”

L’impression que vous produisez sur les autres réagit sur vous Souvenez-vous que l’impression que vous produisez sur les autres réagit sur vous. Si ceux qui vous entourent ont l’idée que vous descendez le versant, physiquement et mentalement, vous aurez d’autant plus de peine et d’efforts à faire pour changer cette conviction. Des progrès ont déjà été réalisés à cet égard. Les dames âgées d’aujourd’hui ne s’habillent plus comme leurs grand’mères; elles conservent une apparence beaucoup plus jeune. Les hommes, en vieillissant, sont moins soucieux de leur apparence. Ils portent la barbe plus longue, laissent tomber leurs épaules, traînent les pieds en marchant, et négligent leur toilette. Ils ne se donnent pas autant de peine pour conserver une apparence aussi jeune que les femmes. Celles-ci au contraire recourent à toutes sortes d’expédients pour effacer les signes de l’âge et garder leur charme et leur attrait. Il vieillit celui qui croit qu’il vieillit, celui qui croit qu’il est jeune reste jeune. La puissance de l’influence mentale Nous constatons la puissance de l’influence mentale dans la façon merveilleuse avec laquelle nos actrices et nos acteurs de grand opéra conservent leur jeunesse, parce qu’ils sentent qu’il leur est indispensable de la conserver. Si Sarah Bernhardt, (actrice française, 1844-1923), Adelina Patti (chanteuse d’opéra internationale légendaire, 1843-1919), Lily Lehmann (chanteuse allemande d’opéra, 1848-1929), Mrs. Schumann-Heink (contralto allemande d’opéra, 1861-1936), Lillian Russels (actrice et chanteuse américaine, 1860-1922), et bien d’autres, avaient embrassé une autre vocation, il est fort probable qu’elles auraient paru dix ou vingt ans plus âgées. On peut citer tant d’exceptions à la croyance populaire que l’homme commence à décliner à cinquante ans, pour que qui ce soit se laisse influencer par elle. En réalité, nous devrions donner notre maximum après cinquante ans. Si le cerveau est maintenu actif et jeune, et si les cellules cérébrales ne sont pas affectées par une vie vicieuse, le souci, la crainte, l’égoïsme, ou par une maladie provenant d’une mauvaise manière de vivre et de penser, l’intelligence croîtra constamment en vigueur et en force. Les hommes et les femmes à l’intelligence vive et forte le prouvent jusqu’à quatre-vingt et même jusqu’à cent ans. Je connais bien des hommes entre soixante-dix et quatre-vingts ans qui sont aussi forts et vigoureux aujourd’hui, physiquement et mentalement, qu’ils l’étaient il y a vingt ans. Je causais récemment avec un homme d’affaires qui tomba malade de surmenage à quarante ans, mais qui est maintenant, dans sa quatre-vingtième année, plus élastique de corps et d’esprit que beaucoup d’individus de cinquante ans. Cet homme ne croit pas à la vieillesse parce qu’il sait qu’il ne possédait pas, il y a dix ans, la moindre parcelle du corps qu’il possède aujourd’hui. “Pourquoi,» dit-il, «ferais-je peser mes quatre-vingts ans sur les nouvelles cellules de mon corps, quand pas une d’entre elles n’a plus du quart de cet âge ?”

The cells of our bodies all Les cellules de nos corps sont toutes are frequently renewed fréquemment renouvelées Many among us do not understand this biological fact that Nature con- Beaucoup d’entre nous ne comprennent pas ce fait biologique que la

fers on us the capacity for perpetual rejuvenation. None of the cells of our bodies can become very old, because they all are frequently renewed. Physiologists say that the cells of some muscles are renewed every few months. Other authorities estimate that eighty to ninety per cent of the cells of the body of a person of average activity are entirely replaced in the space of a couple of years. Our mental attitude, however, is the most significant. There is no possibility of remaining young, when one is convinced that one must inevitably manifest the signs of old age. The thoughts of old age imprint themselves in the new cells of the body, so that they quickly appear to be forty, fifty, sixty or even seventy years old. It is impossible to the processes of senility to control our system or operate serious changes in our body, unless our mind agrees to it. The autosuggestion of perpetual youth Affirm constantly: “I am young because I renew myself perpetually; my life rises at every moment from the infinite Source of life. I am renewed each morning, and am refreshed each evening, because I have life, movement and being in the Infinite Source of all life.” Affirm this not only mentally, but aloud. Make this image of perpetual rejuvenation become to you so real, that you feel the quivering of the youthful renewal in all your system. (To be continued) Victorious Attitude © http://www.club-positive.com/ for update and presentation. All rights reserved Please note: Beloved readers of H-o, we have been keeping company for more than eighteen months through the pages of Victorious Attitude, and are now at the last chapter. Those pages, I brought to you from my heart’s love, and I hope that reading them has not only given you much joy, but has also been of benefit to you. If you have made yours at least one among so many life changing principles presented to you, then I deem myself greatly satisfied. next week: When the heart is no longer young; The eternal essences of youth. Chapter XVi Oneness with Infinite Life.

Enpresyon w fè sou lòt reyaji sou ou Sonje ke enpresyon w fè sou lòt rejayi sou ou. Si moun ki alantou w gen lide ke yo konnen w’ap desann sou lòt bò mòn la fizikman e mantalman, ou para l gen menm plis pwoblèm ak efò pou fè pou yo chanje kwayans sa a. Gen pwogrè ki deja fèt nan direksyon sa a. Fanm ki pi granmoun jodi a pa abiye tankou grann yo te konn fè; yo kenbe yon aparans ki pi jèn. Gason yo, lè y’ap vyeyi, gen mwens sousi de aparans yo. Yo kite bab yo lonje, kite zepòl yo tonbe, trennen pye yo lè y’ap mache, e neglije rad yo. Yo pa bay tèt yo anpil traka pou kenbe yon aparans osi jèn ke medam yo. Okontrè, sa yo sèvi ak tout kalite pwodui pou efase siy ki montre yo lan laj e pou kenbe cham yo ak atirans yo. Li vyeyi moun ki kwè ke l’ap vyeyi, sa ki kwè ke li jèn rete jèn Pouvwa enfliyans lespri Nou konstate pouvwa enfliyans lespri nan bèl mèvèy aktris ak aktè nou yo ki jwe nan Gran Opera e ki konsève jenès yo, paske yo santi ke se nesesè pou yo konsève li. Si Sara Bèna (Sarah Bernhardt, actris fransèz, 1844-1923) Adelina Patti, (chantèz opera intènasyonal ki se yon lejann (1843-1919), Lily Lehmann, (chantèz alman opera, 1848-1929), Madam Schumann-Heink, (contralto aleman opera, 1861-1936), Lillian Russels (actris e chantèz amerikèn, 1860-1922), ak anpil lòt te chwazi yon vokasyon diferan, gen anpil chans yo ta parèt dis oswa ventan pi granmoun. Yon moun ka site tèlman anpil ka eksepsyon a kwayans popilè ke yon moun kòmanse bese nan laj senkantan, pou kikseswa ta kite tèt li enfliyanse pa lide sa a. An reyalite, nou ta dwe bay maksimòm nou apre senkantan. Si sèvo a kenbe aktif e jenn, e si selil ki nan sèvo yo pa afekte pa yon move vi plen vis, pa enkyetid, krent, egoyis, oswa maladi ki soti nan yon move fason de viv e panse, entèlijans yon moun ap toujou kontinye grandi plen fòs ak vigè. Gason ak fi ki gen sèvo klè e aktif pwouve fòs entèlijans yo a katreventan e menm jiska santan. Mwen konnen anpil moun ant swasantdis e katreventan ki toutosi fò e plen vigè jodi a, fizikman e nan lelspri yo ke gen ventan de sa. Dènyèman, mwen t’ap pale ak yon bizismann ki te tonbe malad ak fatig lespri a karantan, men ki kounye a nan katreven ane li, pi elastik nan kò li ak tèt li ke anpil nan moun ki gen senkantan. Nonm sa a pa kwè nan vin vye granmoun, paske li konnen li pat genyen, dizan de sa, pa menm yon ti pati nan kò ke li gen jodi a. « Poukisa », li di, « mwen ta fè katreventan’m yo peze sou selil nouvo nan kò’m, kan pa gen youn nan yo ki gen plis pase yon ka nan laj sa a ? » Tout selil kò nou chanje souvan Anpil nan nou pa konprann reyalite byolojik sa a ke lanati limenm bannou yon pouvwa renouvèlman touttan Okenn nan selil nan kò nou kap vinn granmoun, paske yo renouvle souvan. Fizyolojis (syantifik ki etidye jan kò moun mache) di nou ke gen kèk selil misk ki renouvle nan lespas de kèk mwa. Gen lòt otorite ki estime ke katreven a katrevendis pou san nan selil ki nan kò yon moun ki gen aktivite mwayèn chanje konplètman nan dezan konsa. Sepandan, se atitid lespri nou se ki pi enpòtan. Pa gen okenn posibilite rete jenn lè w gen konviksyon ke’w dwe kanmenm montre siy ke’w finn granmoun. Refleksyon sou la vyeyès enprime tèt yo nan nouvo selil nan kò a, de tèl fason ke yo parèt byen vit ke yo gen karant, senkant, swasant oswa menm swasantdiz an. Li enposib pou pwosesis senilite kontwole kò nou oswa fè chanjman ki trè serye nan kò nou, amwens ke lespri nou tonbe dakò.

Nature nous confère elle-même un pouvoir de renouvellement perpétuel. Aucune des cellules de nos corps ne peut devenir très âgée, parce qu’elles sont toutes fréquemment renouvelées. Les physiologistes nous disent que les cellules de quelques muscles sont renouvelées en peu de mois. D’autres autorités estiment que quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent des cellules du corps d’une personne d’activité moyenne sont entièrement remplacées dans l’espace d’une couple d’années. Cependant, notre attitude mentale est ce qu’il a de plus important. Il n’y a aucune possibilité de rester jeune lorsqu’on est convaincu qu’on doit inévitablement manifester les signes de la vieillesse. Les pensées de vieillesse s’impriment elles-mêmes dans les nouvelles cellules du corps, de telle sorte qu’elles paraissent bien vite avoir quarante, cinquante, soixante ou même soixante-dix ans. Il est impossible aux Otosijesyon jenès pèpetyèl processus de sénilité de maîtriser notre organisme ou d’opérer de sérieux Se poutèt sa, toujou ap afime : « Mwen jèn paske mwen renouvchangements dans notre corps, à moins que notre esprit n’y consente. le’m an pèmanans, lavi’m koule nan chak moman de Sous

L’autosuggestion de la jeunesse perpétuelle Affirmez donc constamment: “Je suis jeune parce que je me renouvelle perpétuellement; ma vie découle à chaque instant de la Source infinie de la vie. Je suis renouvelé chaque matin, et rafraîchi chaque soir, parce que j’ai la vie, le mouvement et l’être en Celui qui est la Source de toute vie.” Affirmez ceci non seulement mentalement, mais à haute voix. Que cette image de rajeunissement perpétuel vous devienne si vivante, que vous sentiez le frémissement du renouvellement juvénile dans tout votre organisme. (À suivre) L’Attitude Victorieuse © http://www.club-positif.com/ pour la mise à jour et présentation. Tous droits réservés.

Enfini lavi a. Mwen renouvle chak maten, e rafrechi chak swa, paske’m konnen mwen gen lavi, mouvman ak nanm mwen nan Bondye ki Sous Enfini tout vi ». Afime sa a pa sèlman nan lespri nou, men byen fò. Imaj rajenisman touttan sa a dwe pou’l vinn tounen si vivan, ke’w santi frison renouvèlman jenès la nan tout kò’w. (A swiv)

Atitid Viktoryèz © http://www.club-positif.com/ pou enfòmasyon ak prezantasyon. Tout dwa rezève. Note byen : Lektè H-O mwen yo, sa fè plis ke yon ane edmi ke n’ap mache ansanm ap li paj Atitid ki pote viktwa e men kounye a nou rive nan dènye chapit la. Se ak tout kè mwen ke’m te ofri nou liv sa a, e mwen swete ke li pote ala fwa plezi ak pwofi ban nou. Si nou adopte menm youn nan tout prensip lavi yo ki prezante nan liv la bannou, konnen ke sa fè’m kontan anpil.

Notez bien : Aimables lecteurs d’H-O, après avoir été de compagnie pendant plus d’une année et demie, à travers les pages de L’Attitude Victorieuse, nous voici arrivés au dernier chapitre. De mon cœur, vous aije offert cet ouvrage, et je veux espérer qu’il vous ait apporté plaisir et profit. Si vous avez fait vôtre un seul parmi tant de principes de vie qui vous ont été présentés, je m’en estime tout à fait heureuse. Lisez la semaine prochaine : Semèn pwochèn na p kontnye ak : Quand le cœur n’est plus jeune ; Les éternelles essences de la jeunesse. Lè kè a pa jenn ankò; Esans etènèl lajenès. Chapitre XVi Notre unité avec la vie infinie.

Chapit 16 Inite nou ak lavi enfini ki se Bondye.


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Haïti-observateur

Blagues de Louis

En traduisant en français des blagues conçues et écrites en allemand, Louis, citoyen haïtiano-allemand, jette un pont culturel entre la franco-créolophone Haïti et la germanophone Allemagne qui réunit Prussiens et Bavarois.

1840— Un golfeur se réveille d’un coma à l’hôpital. Un médecin remarque qu’il va mieux et veut savoir ce qui a causé son mal: — « Je dois juste vous poser une question : vous avez des fractures, des ecchymoses violettes, graves et épaisses sur tout le corps, en sus d’une rupture de la rate. Avezvous eu une bagarre si grave dans un bar ? » L’homme secoue la tête et répond : — « Non, je ne me rappelle pas que j’étais au golf avec ma femme. Nous étions tout juste à un trou difficile, et tous deux avons perdu nos balles sur un pâturage adjacent. Nous sommes donc allés à la recherche de nos balles. Là j’ai remarqué quelque chose de blanc dans le cul d’une vache. Je lui ai soulevé la queue et j’ai pu reconnaître une petite balle de golf avec les initiales de ma femme. Je me suis retourné vers mon épouse, gardant toujours la queue de l’animal bien en haut et je lui ai crié bien fort : — « Hé, elle ressemble vachement à la tienne. Après ça je ne sais plus ce qui s’est passé… » 1841— Recrutement dans un petit village de Lunebourg. Le fils de l’agriculteur s’est mis nu pour être consulté par le médecin de l’Armée. Il prétend à ce dernier qu’il souffre d’une maladie incurable des yeux qui le rend quasiment aveugle. Le médecin serre la main en un poing, qu’il lui pose sous le nez et lui demande : — « Qu’estce que vous voyez ? » — « Rien », répond le fils du fermier.

Sans dire un mot, le médecin fait signe à une infirmière de s’approcher. Il lui déboutonne la blouse et se met à lui masser les seins à fond. — Qu’est-ce que vous voyez cette fois ? » — « Rien du tout », répond, encore une fois, le fils du fermier.

Alors, le médecin dit : — « Mon cher, vos yeux ne sont peut-être pas des meilleurs, mais votre zizi indique sans malentendu dans la direction des casernes ! » 1842— Un homme se promène dans les rues de Berlin-Est et répète constamment : — « Ce gouvernement n’est rien d’autre que de la merde ! » Un officier de la Stasi (Troupe de sûreté du système dictatorial …(En créole : un macoute) de l’Allemagne de l’est) lui met la main au colet lui dit : — « Vous

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êtes en état d’arrestation ! » —« Pourquoi ? demande l’homme, je n’ai pas dit de quel gouvernement il s’agit…» L’homme fr ;s Stasi réfléchit un moment puis dit : — « Eh bien, vous avez raison…Vous pouvez partir…» Allégé, l‘homme continue : — « Ce gouvernement n’est rien d’autre que de la merde ! » Encore une fois l’officier de la Sureté nationale l’arrête : — « Vous êtes en état d’arrestation pour la bonne raison qu’il n’existe qu’un seul gouvernement de merde : Le notre ! » 1843— Un homme qui a un œil de verre a le désir le plus ardent de pouvoir de nouveau regarder avec deux yeux. « Pour cala, il vous faudrait trouver un donneur d’organe qui serait prêt à sacrifier un œil », lui dit le médecin. Sur la route du retour à la maison, le borgne est doublé par un automobiliste qui fesait des excès de vitesse. Un kilomètre plus loin, il voit au bord de la route la voiture qui s’est écrasée contre un arbre. Le pilote est mort. Le borgne reconnaît là sa chance d’avoir un nouvel œil. Il sort son couteau de poche et enlève un oeuil de la pauvre victime. Il s’empresse de retourner à l’hôpital. La greffe réussit avec succès. Le lendemain, le pansement est enlevé, et heureux de voir avec les deux yeux, le patient prend le journal. Tout d’abord, il lit le titre du jour : « La police se trouve devant un cassetête : Un conducteurs de voiture de sport a eu un accident mortel, Il avait deux yeux de verre ». 1844— Aisha jette les ordures dans la boite à poubelle. Elle y laisse tomber par mégarde les clés da la maison, Elle se penche en profondeur pour les repêcher du container. Aleksandar, un voisin yougoslave, qui la voit dans cette position pas trop favorable, s’approche d’elle, remonte sa longue jupe et la prend avec délice par derrière. Lorsque Mustafa le voit faire, il ouvre la fenêtre de son appartement et crie : — « Hé, qui t’a permis de baiser ma femme ? » Le Yougoslave ne se laisse pas déranger si facilement et réplique : — « Mais pourquoi l’as-tu donc jettée dans la poubelle ? Elle est encore en bon état… » 1845— Bernd dit avec autant de charme qu’il le peut à son attrayante voisine dans un bar : — « Je donnerais volontiers pour une femme comme vous € 36 000 par an ». La femme est ravie et flattée, elle va avec lui. Après une demiheure de délice il lui dit : — « Voilà, tu as ici 2 euros et 10 centimes. Et maintenant fouts le champ ! » Elle réplique piquée : — «Dismoi, es-tu devenu fou ? Qu’en estil des 36 mille dont tu parlais? » Il répond d’un ton sec : — « 36.000 par an, ça fait 3 000 par mois, ce qui donne environ 100 euros par jour, 4,20 à l’heure et tu étais ici à peine une demiheure...». 1846— Un couple est assis un soir devant la télé et regarde un film zoologique. — « Chéri, lui demande-t-elle brusquement, ne trouves-tu pas que les rongeurs sont cupides et stupides ? » — « Oui, ma petite souris…. »

Les chefs reviennent au pays

Par Michel Léandre PORT-AU-PRINCE, 27 mai 2013 — Après la célébration de la Fête des mères, qui coïncide avec la saison des premières communions, selon la liturgie catholique, la vie monotone des Haïtiens reprend son cours normal sur fond de panique causée par l’atterrissage forcé d’un avion militaire brésilien sur la piste de Maïs-Gâté, à Port-au-Prince, dimanche. Dans le monde politique, le calendrier est chargé avec surtout deux convocations prévues le même jour : l’Assemblée nationale, ce lundi 27, sur la demande du président Martelly; et celle de Laurent Lamothe par le Senat. Les députés étant en vacances, ils devraient se présenter au parlement pour répondre à la convocation du président. Entre temps, les Chefs en voyage politique sont retournés au pays le week-end écoulé. M. Martelly est rentré samedi, son Premier ministre, Laurent Lamothem le jour suivant, après neuf jours passés au Brésil à la tête d’une imposante délégation, avec dans sa valise les mêmes promesses habituelles d’aide et de coopérations bilatérales. La presse haïtienne ne fait que relater les sorties et rentrées des chefs sans trop de commentaires, exception faite de quelques média pro-Martelly qui jouent leur rôle de caisse de résonance sans toutefois influencer trop de monde. On est là avec ces fréquents déplacements des chefs de l’exécutif, coûtent des sommes faramineuses au pays mais sans produire de retombées économiques réelles, à court ou à long termes. Le plat de résistance en matière d’informations, ces derniers temps, à Port-au-Prince, et qui fait les frais de toutes les conversa-

tions dans les réunions privées ou publiques sont les fêtes mondaines (premières communions, anniversaires). Mais surtout la «prouesse » du député de Ouananinthe, Luckner Noël, qui a eu à s’agenouiller en public devant Martelly, le 18 mai, pour débiter sa tonne de propos flatteurs à l’égard du président. Son action a choqué la nation entière qui crie au scandale. Un fait certain : chaque gouvernement haïtien apporte son lot de flagorneurs, qui sont des créatures gouvernement. Duvalier (François) avait son Georges Figaro; Baby Doc, son Toto de Radio Nationale ou un Woulio Pierre-Louis; Aristide, son Mario Dupuy recyclé dans le gouvernement Martelly. Mais Dupuy s’est retrouvé supplanter par le formidable Guyler C. Delva, un soit disant journaliste, flagorneur par excellence et thuriféraire impénitent, qui traîne sa sébile à chaque gouvernement. Il a eu des déconvenues avec Préval qui l’avait fait emprisonner suite à une prise de gueule avec l’ex-président à propos de la femme de Delva. Sa femme, qui travaillait au Palais, sous Préval, était une protégée du président, qui voulait faire la leçon à un mari trompé qui se croyait permis d’infliger une bastonnade à son épouse. Telle était la rumeur qui circulait dans les couloirs du Palais national autour de l’emprisonnement de Delva. Quant à Luckner Noël a défrayé la chronique, le 18 mai dernier, et durant les jours suivants, en élevant Martelly au rang de demi-Dieu pour le travail accompli en deux ans pour sauver le pays. Le geste du député de Ouanaminthe été sévèrement critiqué par ses pairs et même des parlementaires pro-Martelly. Le même jour, Guyler Delva s’est converti en chanteur pour entonner au micro la chanson : « I love You », en guise de remerciements au président Martelly pour les multiples progrès réalisés par sa présidence en deux ans. Les chefs sont retournés au pays dans l’indifférence totale de la population, qui attend le spectacle qui va se dérouler au parlement, car il aura sans doute la vertu de donner le ton à l’actualité.

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Haïti-observateur

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Kreyòl Soti nan paj 6

Se manman ki toujou prezan E se li ki pote fado Li pa janm fè bak devan yo. Pou di m ap janm fin peye w Pou pasyans, sakrifis, lanmou w ; Ke’w konsanti pou fè chak jou Pou evite mwen pa gen degou ? Si w te la pou te fete tou Jou ki tradwi lajwa ak lanmou. Mwen t ap la ak ou pou nou fete Nan fason ke Bondye ta vle Ti bouke flè blan ak vè sa a Se senbòl ke prezans ou la ». Nou pa gen dwa bliye ke nou gen yon responsabilite kòm pitit fanm sila a ki fè nou moun e okipe yon pozisyon nan lavi a. Jodi a nou tout pitit kontan pou nou fete avèk manman nou. Cheri, ou merite plis ke sa. Ti jounen sa a pa sifi pou tout sa w fè pou nou. « Manman, Bèl ti manman cheri, Fòk mwen ta di w mèsi Pou tout sa w fè pou mwen Ou ban m lavi ak swen Se yon pakèt gwo bagay Ou pase anpil travay Lanmou w pa gen parèy Kè w se yon koken mèvèy Ki chaje avèk bèl flè Pou nou viv sou latè. Mwen pa bon ekriven Ni yon bon mizisyen Ki ta fè bon pwezi Konpoze melodi Pou ta fè kè w kontan Pou pase yon bon moman. Ou se yon moun ki sansib E ki toujou vizib Pou rezoud tout pwoblèm Menm si li se dilèm. Jodi a se bon jou pa w Ki diferan de lòt jou. Ki pote anpil bonè Chak jou, minit ak è

Nou tout kontan pou n di w Bòn fèt, manman cheri ». Foul la  : Tout moun kanpe pou aplodi manman yo pandan chanpay ap debouche. Janba : Nou rive nan fen sèvis pou rann omaj byen merite a tout moman yo. Moman an rive pou nou debouche chanpay la pou nou konplimante tout manman yo. An lonè tout manman yo, n ap di yo bon bagay. Ke Granmèt la pwoteje yo e fè tout bèl bagay pou yo. Nou mande pou tout manman yo rete nan plas yo, paske yo pral manje ansanm kò Bondye a ki se yon bon bagay pou kò a. Kounnye a, nou gen dwa pale, bay opinyon, paske plezi gaye. Mèsi. Peyi Dayiti nan wout pou l jwenn delivrans li, malgre move je yo anpeche travay la fèt Jakòb : Nou pa gen pou n dekouraje ni okipe move zè yo k ap fonksyone nan tenèb. Gade yon bon ekzanp òganizatè yo ban nou la. Se yon travay tèt ansanm ki sot fè la a. Tout bagay byen sòti. Lè gen volonte tout bagay byen tonbe. Solanj : Ou pa manti, Jakòb. Mwen toujou di Mari ke nou kapab fè anpil mèvèy si nou kite volonte nou travay byen. Nou gen nan sen nou yon pakèt malveyan ki anpeche peyi a fonksyone. Ou pa bezwen pè, bagay sa pral fini nan peyi a e tout sendenden Lavalas yo pral disparfèt pou pitit Bondye yo viv anpè. Mari : Se depi 7 fevriye 1986 peyi a nan soufrans malouk malgre pèp la t ap chache yon chanjman oubyen liberasyon li. Men bann malpouwont yo anpeche peyi a dekole. Jakòb : Sa nou di a fè anpil sans. Se pasyon pou yo fè tenten nan peyi a ki pote yo nan tèt ki anpeche yo wè yo pa vin defann yon peyi men pwòp

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enterè yo. Mwen kwè fòk bann enkonsyan yo sispann aplodi medyokrite pou peyi a kapab sòti nan twou dlo kowonpi Lavalas la. Nou tande y ap òganize yo pou yo retounen pou yo vin jwi. N ap pare pou yo. Fòk JanBètran Aristid konprann byen tan li pase e li pa gen okenn pozisyon li ka ranpli nan peyi a pou kreye dezòd. Li pa ekzan prizon kòm senp sitwayen. Misye sipoze al dousman pou l pa di si l te konnen. Kesyon mete moun nan lari nan peyi a dwe fini. Mari  : Ou fè yon bèl pwen. Se pa posib pou dezòd ap tounen nan peyi a. Si Jan-Bètran Aristid konprann pou l tounen yon pongongon pou anpeche travay yo fèt, misye gen pou l nan ka. Moman pwopagann tèt chat nan peyi a sipoze fini. Twòp lese ale pou moun fè sa yo pi pito nan peyi a. Nan politik pa gen bay chans, paske advèsè a vle make pwen pou l okipe tout pozisyon kle yo. Pa gen lòt mwayen pou konbat yo se siveye yo e pa bay yo chans pou yo pale anpil e pase a laksyon. Nou pa bezwen konnen apatenans politik yon nonm ki pa reyèlman fè respè li, se aplike lalwa sou li pou l konnen byen wòl li. Si yon moun pa vle dakò e menm admèt ke se Aristid ki lakòz peyi a nan eta sa a, sè ke moun sa a gen yon mas labou nan figi l. Awogans msye tèlman fò, li tounen yon malè pou peyi a. Pinga nou janm bliye ke Aristid dwe peyi a anpil repons ou eksplikasyon konsènan anbago a ki te dire 3 zan (1991 -1994). Se te yon anbago devastatèd ki kraze peyi a. Nou sonje byen 19 septanm 1994 tounen yon sikatris pou nou, paske okipan an toujou nan peyi a. Nou gen lajan Taywann ke pèsonn pa konn n wout li fè. Pwoblèm kooperativ avèk anpil krim kòmandite. Nou pa p janm bliye. Jakòb : Nou pa dwe bliye bagay sa yo ki fè nou tout mal kòm sitwayen konsekan e konsène tou. Nou gen yon peyi ki pase anpil mizè nan men pwòp pitit li e menm etranje tou. Fòk bagay yo chanje nan tout sans. Nou

pa bezwen manje manje-gate pou nou pa gonfle. Nou ta renmen konnen si se yon sèl ekip moun peyi a genyen ladann pou okipe tout fonksyhon. Tout vòlè abiye, tout blofè yo k ap vin plen pòch yo mèt rete kote yo ye a. Lavalas yo vle retounen sou pouvwa avèk tout fòs. Men fòk yo konnen tou ke lidè yo, Aristid, gen pou l reponn anpil kesyon regade peyi a. Twòp vagabon lage nan peyi a pou yo mete panik e pou kreye yon klima ensekirite tou. Fòk gouvènman pa nan plezantri avèk jan derapaj sa yo k ap antrave evolisyon bagay yo nan peyi a. Pèp ayisyen trè atantif pou l pa pran move kou ankò. Pa gen anyen serye ke Lavalas gen pou pèp ayisyhen paske se toujou menm kout baton an. Nou pa fout bezwen senkyèm kolòn Lavalas la nan sen nou, paske nou tout ki la a konn valè yon peyi. Nou pa bezwen okenn moun pou vin mete touman nan peyi a. Aristid se youn nan kansè k ap fini ak peyi a. Simòn  : Ou gen rezon. N ap viv nan yon peyi etranje ki se yon lekòl pou nou. Se avèk anpil enterè pou nou tande lòt yo pou nou kapab pote koreksyon. Nou gen yon peyi pou nou defann nan tout sans. Aristid se yon imen ki sijè a fè erè tankou nenpòt nan nou. Devwa nou kòm pitit peyi se pou nou veye toupatou tout derapaj. Depi li p;a fè respè li l ap jwenn ak zo grann li. Nou pa p pran nan pwovokasyon tou. Gen yon pakèt komèsan k ap konplote pou pwogrè peyi a pa reyalize. Nou pral lage lajistis dèyè yo, paske konplo yo te vle reyalize a pa pase. Nou pa bezwen gate pati nan peyi a. Nou pase twòp tan ap betize, ranse e menm pase tèt nou nan betiz. Si nou rete nan kase fèy kouvri sa, nou pa p janm regle anyen serye e n ap toujou ap kritike etranje, patikilyèman tout etranje ki vle ede nou. Peyi Dayiti bezwen konkou nou tout. Nou dwe goumen jis sa kaba pou anpeche tout degoutan vin antrave evolisyon peyi a. Kristin : Respekte règ jwèt yo pou n sispann radote nan tout sans, se sa nou bezwen pou delivrans peyi a. Mezanmi, nou pa konstate ke nou pa janm fè okenn pwogrè. Genlè nou

kondane pou nou rete nan kondisyon sa a pandan tout lòt nasyon ke yo te fè pa yo pou yo endepandan ap pwogrese. Wi, se yon veriite ki jistifye. Magouy li tou nan mannèv zanmitay ak lafanmi. Se lajistis nan peyi Dayiti ki pa foksyone byen ki lakòz tout derapaj sa yo. Aristid pa Bondye pou l pa reponn apèl yon jij. Jezi Kris li menm te pase devan Pons Pilat. Malerèzman nou toujou nan kafou kote nou pa konnen si pou nou monte oubyen desann, paske nou pèdi lafwa ak vizyon. Se pou lajistis fè travay li pou peyi a kapab pran yon souf. Mete tout moun anba kòd. Se pou pèp la trè veyatif pou pa kite okenn fòs malè pase pou pa vin simaye dèy nan sen nou. Yo vyolan anpil e yo pa p rate yon okazyon pou yo frape. Veye yo chak minit e denonse yo. Tout vòlò se vòlò, kèlkeswa ran sosyal li. Tout kriminèl se kriminèl nan fonksyon malveyan yo. Kòlbè Nou dwe organize nou nan tout sans pou nou pare kou. Gen yon senate ki cho devan bann nan. N ap tann li nan kafou tenten, paske li prèske rive. Pa gen rezon pou yo kite jwèt ribanbèl sa a gaye nan sen nou. Pèp la boude vagabon yo ki konprann yo kapab vin fè dezòd. Peyi Dayiti pa gen chans pou wè se moun sa yo ki vle retounen sou moun ankò pou okipe espas pouvwa a. Nou di sa pa p pase, paske nou pa bezwen manje dòmi ki si. Se pou nou tout fè yon blòk solid pou nou bloke tout move aksyon ki vin mete lapenn nan peyi a. Sa fè lapenn pou nou konstate ke se moun sa yo ki vle pran destine peyi a. Nou mele e nou nan tout sa k pa bon. Nou pa bezwen dlo kowonpi santi nan nen nou paske nou pran twop vye santß. Lamèsi : Tout moun kòmanse ap pran wout lakay yo. Konvèzasyon an tèlman enteresan mwen santi m ta pase tout nwit la pou nou pale. Malerezman nou pa fouti rete twòp, paske gen anpil nan nou ki gen pou al travay demen. Nou gen posibilite pou nou rankontre yon lòt okazyon pou n brase lide. Kenbe fèm e pa lage ! Jan Bèbè 29 me 2013

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ACCUSÉ DE BLANCHIMENT D’ARGENT

L’ex-président guatémaltèque Portillo extradé aux États-Unis

Suite de la page 1 américaine surprendra les coupables. En effet, dans un communiqué de presse diffusé à New York, le 28 mai 2013, le procureur fédéral de New York et le directeur du bureau du FBI de cette même ville ont annoncé l’expulsion de l’ex-chef d’État du Guatémala, qui a été transporté à New York où il doit comparaître devant le juge fédéral Robert P. Patterson.

Selon le communiqué de presse, M. Portillo est accusé d’avoir conspiré en vue de blanchir des dizaines de millions de dollars qu’il a détournés de la caisse publique du Guatémala, par le biais de comptes en résidence à des banques basées aux ÉtatsUnis. Arrivé à New York le vendredi 24 mai, il a été présenté devant le juge lundi (27 mai). Si le prévenu est reconnu coupable de conspiration en

vue du blanchiment des avoirs, Portillo, aujourd’hui âgé de 61 ans, sera passible d’une peine maximum de 20 ans de réclusion et une amende maximum de 500 mille $. Les autorités fédérales ont déclaré que l’ex-président du Guatémala s’est approprié des chèques émis par le gouvernement de Taïwan pour l’achat de fournitures classiques, ainsi que des instruments et fournitures pour des librairies de ce pays. Dans au moins un cas,

souligne le communiqué de presse, il a endossé personnellement le chèque avant de l’expédier à une banque aux États-Unis. Il est également accusé d’avoir détourné des fonds de la caisse publique de son pays pour financer des banques en faillite aux États-Unis ou encore pour sponsoriser des entreprises dans lesquelles il serait associé. Selon les autorités fédérales, Alfonso Portillo a profité

de la présidence pour accaparer des fonds publics ou bien il a monté des opérations frauduleuses pour piller l’État guatémaltèque. L’arrivée de Portillo à New York fait suite à une bataille juridique pour son extradition aux États-Unis, qui a duré trois longues années, et qui s’inscrit dans le cadre de l’étroite collaboration qui existe entre la Brigade fédérale anti-drogue américaine et les autorités guatémaltèques.


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Les groupes nu Look, Djakout # 1 et Disip à l’heure du grand rendez-vous musical Par Robert noël La musique demeure l’une des composantes de la culture haïtienne, la diversité musicale représente la richesse culturelle d’Haïti. Quoiqu’on dise, le compas direct demeure le genre le plus populaire que connaît l’industrie musicale haïtienne, cela en dépit des difficultés auxquelles fait face cette

forme de musique aujourd’hui. Pour éviter la descente rapide aux enfers, les groupes musicaux doivent produire de nouvelles œuvres. En ce sens, les formations Zenglen, Klass, T-Vice, Gabel, Fidel, Ekzotik, Dola Mizik, Karizma ont satisfait une telle demande. Ils ont mis de nouveaux produits sur le marché, d’après une source digne de foi. Cependant, d’autres groupes tels que Nu look, Djakout #1, Carimi, Kreyòl La, Disip et D’Zine nous font encore attendre. Si le public ignore certains d’entre eux, c’est peut-être à cause du manque de promotion de leur part ou bien de l’inattentionm ou encore de l’incompréhension/ indifférence des promoteurs qui, semble t-il, ne veulent point risquer leurs investissements. Pour remédier à une telle situation, je pense qu’il serait bon de présenter ces groupes en tandem aux soirées dansantes avec les formations musicales les plus connues, bien que ces dernières, des fois, refusent de partager la scène avec les groupes en herbe. Si le maestro Nemours Jean-Baptiste avait pensé comme elles, les mini-jazz ne pourraient exister aujourd’hui. C’est lui qui avait permis au groupe Shleu-Shleu d’Hugues « Dada » Jackaman de sortir de l’incognito au cours d’une soirée que le Super Ensemble Nemours Jean-Baptiste animait à Cabane Choucoune, en décembre 1965. Que fait-on du principe de continuité ? L’univers musical devrait être une alliance de musiciens, d’animateurs, de promoteurs, de distributeurs et du grand public, d’où l’unité dans la diversité. Le groupe Nu Look

marque encore le pas sur place, mais il peut réussir La formation Nu Look continue à honorer des contrats. Pour certains, il ne lui reste que le nom. Pour d’autres, c’est le contraire et ils se disent confiants que le Nu Look va rebondir avant l’été 2013. Je pense que Nu Look pourra remettre les pendules à l’heure, mais pas avant cet été. Personne

n’ignore que ce groupe musical a un nouveau chanteur. Il s’agit d’Alex Lavaud qu’Arly n’a pas présenté au grand public lors de la participation de Nu Look au festival « Les Légendes du compas » qui a eu lieu le 11 mai dernier au Zénith. Ce n’est pas la première fois qu’un tel manquement de la part du maestro se produit, déclarent certains observateurs. Le public de France présent au Zénith en cette occasion s’attendait à ce qu’Arly lui présente le nouveau membre/chanteur du groupe. Les gens l’identifient plutôt comme le chanteur aux cheveux longs, le « dread ». Y a-t-il une raison spécifique qui porte Arly Larivière à adopter une telle attitude envers Lavaud, lui aussi originaire du Cap-Haitien ? A quelle fin, se demande plus d’un ? Il l’a peut-être fait sans malice, je suppose. Mais il faut reconnaître que le maestro de Nu Look est encore sous pression après le départ de Pipo Stanis. On sent déjà que le passage du nouveau chanteur au sein du Nu Look va être bref. Pourtant, il n’a pas le flair pour remarquer un tel fait et se préparer à toutes éventualités. Ses jours sont comptés au sein du groupe. Il sera forcé de démissionner. Arly perdra le pari, s’il veut utiliser cette technique, puisque Lavaud ne cèdera pas facilement. Il se dit très confortable au sein du Nu look. Il aurait préféré être choriste quand le Nu Look fait l’acquisition d’un autre chanteur. D’ailleurs, Arly se positionne en lead-chanteur permanent et il a engagé David Lacombe comme claviériste officiel de Nu Look. Celui-ci avait accompagné le groupe en France. Arly a du talent, mais il ne peut pas rendre

fidèlement ce que Gazzman et Pipo avaient dégagé comme chanteurs. Il est considéré l’un des piliers du style compas-love, mais pas pour les chansons up beat/up tempo, et il le sait bien. Je pense qu’Arly utilise une bonne stratégie en se plaçant en première loge comme chanteur, cela pour insuffler le souffle de vie dont Nu Look a besoin pour subsister aujourd’hui. Il fait ressentir sa présence puisque tout le monde l’identifie au Nu Look ou l’inverse. Avec l’acquisition d’un autre chanteur capable de satisfaire toutes les conditions que requiert Arly, David Lacombe sera mis à pied et Arly reprendra le rôle de claviériste qu’il assure mieux que tout. On le verra occasionnellement chanter les musiques à caractère compas-love. Côté administratif, le Nu Look marque le pas sur place. Deux semaines après sa prestation au Zénith, son comité d’administration ne s’est pas encore acquitté de sa dette envers certains musiciensgiggers qui avaient accompagné le groupe en France. Le manager avait préféré jouer au marronnage, ne répondant ni aux appels téléphoniques, ni aux messagestextes de ces derniers. On voit bien que l’habitude est une seconde nature. J’ose croire que le nécessaire va être fait dans les jours à venir pour éviter une nouvelle crise. Le maestro doit aussi se montrer ponctuel au rendezvous, c’est un signe de respect dû au public qui fait le déplacement. Malgré ces anicroches, le groupe Nu Look peut réussir à se replacer sur la piste aux côtés de Zenglen, Klass et T-Vice, si vraiment son nouvel album est de la même qualité que « Confirmation » ou mieux. Comme la grande majorité, je crois qu’avec le talent d’Arly, Nu Look pourra remonter la pente raide et glissante. Nous réserve-t-il une surprise ? Arly Larivière a de bonnes cartes en main, qui peuvent le conduire en finale. On ose prédire qu’il ne perdra pas la partie. Il n’est que d’attendre. Les groupes Djakout #1,  Carimi, Kreyol La et Disip semblent explorer le même univers  On dirait que les deux Ds, Djakout #1 et Disip, tout aussi bien que Carimi et Kreyòl La, baladent dans un même univers. Ils sont partis vers un pays lointain cherchant une source d’inspiration que le temps a peut-être emportée. Ils font demi-tour et repartent vers une autre destination. Il faut aussi comprendre que ces groupes honorent régulièrement des contrats pour animer des soirées dansantes, ce qui représente leurs sources sûres de revenue. Mais le temps leur manque. C’est ce qui cause la longue attente du public d’un nouveau CD de ces formations musicales. Il semble qu’ils ne se rendent pas compte que le monde a changé et que le public devient plus exigeant. Si Zenglen, Klass, T-Vice et d’autres ont produit de nouvelles œuvres, pourquoi Djakout #1,

Disip, Carimi et Kreyol-La fontils attendre si longtemps. Ils doivent consentir des sacrifices pour satisfaire le désir et la volonté de leurs fans, en leur offrant de nou-

moralité et le respect des valeurs. Gazzman applique un jeu psychologique pour réaliser son but. Il se dit « Tèt anba », mais il se redressa en adoptant la bonne

Les membres fondateurs du groupe Carimi veaux produits. J’imagine qu’ils étudient les modalités à utiliser pour entrer par la grande porte sur l’échiquier musical, où d’autres groupes musicaux montent la garde, « pa gen wout pa bwa ». Ils peuvent innover leur style, mais il faut qu’ils conservent leur originalité, c’est-à-dire maintenir l’essence, le fond et la forme qui ont toujours permis de les identifier. Je remarque qu’une nouvelle tendance se développe. Certains groupes essaient d’adopter le style de Zenglen, de Nu Look et de Klass, bien qu’ils soient de format réduit. Un tel fait paraît clair sur quelques CDs produits récem-

position « Tèt anlè » quand Djakout #1, Carimi et Kreyòl La, le devancent dans la course. Le chanteur vedette de Disip semble dire : « mwen ba yo devan » et il sait aussi que « pa gen wout pa bwa ». Mais il doit bien jouer pour gagner le pari. Gazzman assure bien son rôle d’acteur, une qualité qu’un chanteur doit avoir ou cultiver au fil des ans. Il demeure un compétiteur valable, capable de placer son groupe aux côtés de Zenglen, de Klass et de T-Vice sur l’échiquier musical haïtien. Il fait tout pour troubler l’esprit de ses compétiteurs et du public. Je vais dévoiler au grand public le secret

ment. Le groupe Disip avait promis de mettre son nouveau CD en circulation en octobre 2012, ce qui n’a pas été fait. Nous sommes maintenant à la fin du mois de mai 2013. Certains concluent que Gazzman n’avait rien à offrir au public l’an dernier. En mai 2013, Disip n’a présenté que la photo de la pochette du CD sans une musique supportant les déclarations de Gazzman Couleur. On peut tout dire de celui-ci, mais on n’arrivera pas à lui ravir son dynamisme, sa ténacité, sa popularité et sa volonté de réussir dans ses démarches. Certaines gens veulent le condamner du fait qu’il utilise des slogans qui, sans doute, déplaisent à un groupe, mais qui sont bien reçus par d’autres. L’artiste jouit d’une certaine liberté d’expression, et personne ne peut la lui enlever s’il respecte les normes et principes établis dans cette industrie, en ce qui a trait à la

de Disip. J’entrevois un doublesix parmi les trois dominos que Disip tient en finale. Beaucoup pensent que le CD de Disip ne sera pas prêt avant le 15 juin, mais on peut espérer un excellent produit de lui, même en retard. Je tiens à dire aux retardataires, Djakout # 1, Carimi, Kreyol La et Disip, s’ils ne produisent aucun album pour l’été 2013, ils feraient mieux de prendre plus de temps pour les peaufiner et les mettre sur le marché avant la fête de Noël 2013. Ils doivent éviter de produire un disque-marathon, bien que Gazzman de Disip ait annoncé l’an dernier que le CD aurait été mis en circulation en octobre 2012. Comment pourrais-je oublier les groupes Carimi et Kreyòl La ? Le premier ne dit mot et le second nous réserve une grande surprise des plus extraordinaires, d’après les déclarations de Suite en page 7


Haiti Observateur 29 mai 2013