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ROBERT MANDROU HISTOIRE DE LA PENSEE EUROPEENNE 3. DES HUMANISTES AUX HOMMES DE SCIENCE XVIe et XVIIe Paris – Le Seuil, Points, 1973 ( étude des deux premiers chapitres, 91p. ) 16ème : affirma° de l’esprit critique contre anciennes orthodoxies. Favorisée par dvt de l’imprimerie. Nveaux intellos qui ne sont plus dans la mouvance de l’Eglise catho mais dt indpdce est limitée. INTRODUCTION L’auteur s’oppose à l’idée d’une histoire continuelle, sans ruptures, selon laquelle tout s’enchainerait sans heurts. Ce malgré le fait qu’aucun précurseur ne puisse se vanter de rompre complètement avec la culture qui l’a précédé – on est toujours dépendant d’un certain contexte – Refuse l’idée d’un humanisme qui n’aurait fait que progresser jusqu’à aboutir à Newton et Leibnitz : « La vie intello (...) est faite de tâtonnements, d"ébauches et de confronta° svt vaines » Déf° de l’histoire intello : « Histoire des hô exprimant leurs pensées, leurs rêves, leurs affec° dans leur milieu historique, tel que nous pouvons maintenant le reconstituer » Invite à relativiser la place et le rôle de l’intello dans la société mais sans la minimiser : fournissent commandt, persuas° ou évas° . Demeure nécessaire pour la régula° sociale. Fil conducteur du livre : reconstituer les transforma° de la vie intello. Oeuvre qui vise à reconstituer le rôle des intellos, à « prendre la mesure de leur audience en leur temps », comprendre les rapports instaurés entre intellos et milieux sociaux ( ceux dans lesquels ils se situent, ceux auxquels ils s’opposent, ceux qu’ils créent ). Pris dans leur ensemble, il se situent dans les groupes dominants de la société d’A.R. Logique qu’ils ne se tournent que rarement vers les tradi°, les savoirs des milieux popu. Mais intellos ne se laissent pas classer facilement. ***


CHAPITRE 1 : NOUVEAUX MONDES, NOUVEAUX INTELLECTUELS ( 1480-1520 ) Qu’est-ce que la Renaissance ? Où commence-t-elle ? Pour Mandrou, il faut avant tout s’intéresser à l’idée de « mutation » qui court sur un siècle ( 1450-1550). Clercs et une partie de la haute société ont une vision neuve du monde. Les grandes découvertes et l’imprimerie y sont pour quelque chose. Mais c’est surtout la re-découverte de l’Antiquité qui fascine les intellos du 16ème. Appari° de nveaux intellos qui ne sont pas des clercs : là que se mesure la rupture avec l’héritage médiéval. Nouveaux savoirs, « hors chemins balisés ». 1. Les héritages - Derniers siècles M.A. : vie intello euro commandée par organisa° ecclésiale. Véritable monopole institué en des tps reculés et pas encore remis en quest°. Eglise tient en main la définit° de la morale. Véritable emprise idéologique. Clergé aussi de plus en plus lié à la monarchie : au service du souverain ( participa° aux conseils et surtout, en renforçant le pvoir monarchiq d’une doctrine théologiq ). En somme, le clergé assume toutes les fonc° « définissant le bien et le mal et le salut des hô » et entend protéger son monopole : il ya ceux qui savent et ceux qui ne savent guère ( qui ne peuvent accéder à plus de savoir ). Grande distance entre clercs et fidèles, qui n’a cessé de croître. Véritable exclusion

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Eglise a aussi mis en place un système – judiciaire – lui permettant de rejetter tous ceux formés chez elle mais qui choisissent contesta° dogmes ou discipline : Cathares, Vaudois, prophètes Wyclif et Jean Huss. Très grde répress° qui exprime la puissance de l’Eglise.

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Autre héritage : le tropisme des Septentrionaux vers l’Italie.

Pour Mandrou, s’explique par le fait que villes it. plus riches en personnel d’Eglise, plus proche autorité pontificale. Paradoxalt, la proximité de l’administra° de l’Eglise protège audaces des clercs comme Laurent Valla, Leonardo Bruni – restaurateur d’Aristote – Là que se forme 1er humanisme ( à Florence, bien avant 1450 ). Milieu plus apte à l’étude des textes anciens. Auteur oppose universités Europe qui n’ont que des discussions banales (Réalisme/Nominalisme comme à la Sorbonne sous règne Louis XI) et les univ. ita. qui « vont de l"avant » ( redécouverte de Platon : le Phédon, le Phèdre, le Gorgias trad avant 1420 par L.Bruni ). Aucun interdit venant de la Curie ne limite cet essor.


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Effervescence pensée it. inséparable mvt artistiq : naissance espace pictural fondé sur la perspective. Artistes sollicités par patriciat urbain : audace des artistes 1ère généra° - jusque 1450 – cô Fra Angelico, Uccello, Brunelleschi et Donatello - et 2de généra° : image d’un art novateur. En somme, « L"Italie enseigne à tout le monde ».

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Demeure un héritage médiéval dans la mesure où influence it. se fait bien avant 1500 (influ. Venise et Rome sur villes all méridio, maison Thomassin à Lyon ) et avt expédi°it. de F.1er. Grd attrait du pôle italien bien qu’il rencontre aussi des résistances : maîtres Sorbonne Gerson et Clémanges ne leur empruntent rien. Faut attendre fin 15ème.

2. Les nouveaux métiers.

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Plus spectaculaire nveauté = les métiers du livre, à cause « appari°du livre ». Faut essayer de saisir ce qu’implique le passage de la parole et de l’image gravée à l’écriture imprimée, pouvant ê reproduit par centaines, sans fautes de copistes et pouvant ê conservés. A profondémt transfo le rapport à la pensée.

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Imprimerie crée de nveaux intellos ; le libraire-imprimeur-éditeur. Métier difficile, supposant de gros moyens. Cherche ce qui lui rapportera, les nveautés inédites. Devient donc lui aussi un lettré ( frères Estienne à Paris, Séb.Gryphe à Lyon, Plantin à Anvers...) Emploie ouvriers spécialisés qui doivent maîtriser un certain savoir ( lire le latin, grec...) : Erasme, Budé, Rabelais, Marot...

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Fabrica° de livres ds tte l’Europe et pas seult là où pourrait le croire : en 1480, Bretagne possède plusieurs ateliers. Remarquable diffus° en All, avt 1470 ( Cologne, Nuremberg mais aussi petites bourgades ). Equipt euro qui dépasse largt cadre universitaire ( villes de foire ). Grde rapidité de diffus°.

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Grde lib : censure pas eu le tps de se mettre en place ( en F., 1521 pour textes concernant Sainte Ecriture, 1539 pour tous ) et mêm après, moyens pour surveiller faibles ( Les heures de Notre Dame réédité en 1528 alors qu’interdit en 1525 ). Ce qui commande, c’est la demande. A retenir : un livre est une marchandise durable, qui passe de généra° en géné°. Il est plus qu’un objet : c’est un message. D’où certains risques pour ces métiers du livre.

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Autre muta° : les métiers liés à la mer ( grdes découvertes ). Elargisst mde connu n’a pas bouleversé vis° de ts les Euro ( ruraux ne voient pas leur horizon se modifier ). Ms chge


bcp pour marins, armateur, négociant. Doivent se faire une nvelle idée de ce mde eux mêmes ( cartes sommaires ). Eux qui obligent à perfectionner instrumts naviga° -

Nveau travail cartographes, astronomes, géographes qui doivent renouveller savoir antique alors même que celui là est imprimé ( 1533, la géo. de Ptolémée ). Urgent. 1539 : 1ère carte de Mercator, 30ans +tard, 1er planisphère ; travail de Séb.Münster (Cosmographie, 1544 ). Bcp de Flamands et Allds travaillant pour ports Hanse ou Anvers. Paradoxal : rela°immédiate avec utilisateurs qui leur fournissent aussi renseignts donnent à leur travail allure pragmatiq et ne suscite pas de critiq, alors qu’ils remettent en cause certains postulats des Livres Saints.

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Sorte de savoir à 2 vitesses : universités continuent d’enseigner vieux syst ptolémaïq de la Bible tandis que géographes, cartographes donnent une tte autre interpréta°, à partir expérience propre. Aucun des 2 ne soupçonnent contradic° implicite ( marins continuent de prier ). Pour Mandrou, coexistence s’est installée de fait, sans bcp de réfléx° de part et d’autre. Pas trop de scrupules

Exemple de Copernic : pdt 40ans, remet en cause syst ptolémaïq sans que personne ne trouve à y redire. Tt le mde le félicite et certaint pas par ignorance. Et si sont traité De revolutionibus est condamné par Luther en 1539, poursuit tt de même son chemin. « Revolu° copernicienne reste silencieuse ». Peut-être parce que difficile à lire : peu à pvoir le faire. Dc, de manière globale, remise en q° de tte une part des savoirs hérités ds siècles antérieurs. Mais ordre d’innova° qui s’est imposé lentement. 3. Les humanistes, les savoirs retrouvés. En marge cadre intello tradi. Faut avoir à l’esprit situa° critiq dans laquelle se trouve universités ( ex. de la Sorbonne, bourguignonne contre Charles 7, gallicane et finalt ruinée ). Anarchie qui règne et se retrouve partout en Eu. Grd déclin de l’institu°, moins respectée. Par rapport à ce contexte de déordre que se positionnent les humanistes. Mandrou préfère terme de « savant lettré ». Partagent un labeur commun, ont suivi un enseignt commun : philologie, qui stimule esprit critiq. Epris latin ou grec ( Erasme apprend gec à 30ans). Pas de limite à leur curiosité, leur soif de savoir. Passion pour la redécouverte de l’Antiq.


Or, là encore, incompatible avec Ecriture Sainte : apôtres, Saint Paul, St Augustin ont donné de laculture antiq des interpréta° qui ne collent pas tjrs avec ce qui a été retrouvé ensuite. Plus encore, s’attaquent aux textes mêmes de la Bible, y apportent des correc° ( Laurent Valla ). Pour eux, texte sacré doit être examiné cô tt autre. La méthode humaniste remet en cause tradi° les plus fdtales de l’Eglise Certains se sont souciés de science : Léonard de Vinci, Albert Dürer ( Quatre livres des propor° humaines, tableau du Lièvre où « il ne manque aucun poil » ). Entendent se saisir de tt ce que leur ont laissé leurs prédécesseurs pour comprendre plus. Comme les philologues, entendent maîtriser un savoir perdu. Mieux, vont même le corriger : chirurgien Vésale corrige Hippocrate et Galien. Le plus important, c’est qu’ils ont une sorte de pvoir sur les êtres et choses. Mandrou prend exemples de Jean Lichtenberg et Paracelse. Ce dernier intègre à son savoir des pratiq popu, recettes de bonnes femmes, contes veillées. Fait disparaître science médiévale dans sa pratiq médicale au bénéfice d’une science nvelle. 4. Solidarité des nouveaux intellectuels. Entre hô voués au savoir, hors institut° tradi. A la base, sont ts des clercs, des hô d’Eglise. Et ts sont en rupture avec ces institu° qui les ont formés. Insécurité de leur situa°. De là une certaine solidarité entre eux : éloges, estime, reconnaissance. Signe de l’appartenance à un même mde de découvreurs qui font avancer science enveres et contre tt. Presqu’une entraide. -

signes solidarité : la correspondance, à échelle Europe ( celle d’Erasme ), à ne pas trop idéaliser ( rupture Budé Erasme après lgues années d’entente )

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l’hospitalité et l’entraide ( associa° informelles de lectures, « cellules élémentaires de la fameuse Républiq des Lettres si svt invoquée pour le 16 ème ». Lorsqu’ils voyagent par ex. Mais à relativiser car pas désintéressé : tenu de participer aux réun°. Ttfois, forme très libre. Et rivalités existent : les Ciceroniani italiens face groupes All rhénane par ex.

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Limites de cette solidarité. En effet, bcp sont restés ds l’ombre, ne gagnant pas assez, obligés d’enseigner hors cadres tradi et pourchassés par autorités eccl. Le prestige humaniste ne doit pas faire illus°

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Pblèmes des humanistes : la nécessité de transmettre leur savoir. Plaident pour la créa° de nveaux établissts, ce qui est très svt mal vu. En 1518, à Louvain, nvel enseignt gratuit qui


apprend le latin, grec et l’hébreu. En F., projet de Budé traîne pdt 10 ans. C’est François 1er qui franchit pas en 1530 ( Collège de France qui fonctionne grâce aux libéralités roy ). En Ang, plus de lib : a Cambridge, en 1517, enseignt du grec ; Thomas More chancelier. En 1511, créa° du collège érasmien Corpus Christi à Oxford.. -

Accentue déclin des universités médiévales

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Mvt humaniste n’est pas une doctrine mais une recherche joyeuse par des hô multididactes. S’opposent à vis° du mde de leurs contemporains traditionalistes parce qu’ils peuvent recevoir d’autres connaissances ( pas enfermés ds leur savoir ). . Dc, n’y a pas 1 seule politiq huma : grde différence entre morale d’Erasme, pratiq More et théorie Machiavel. Nul n’a voulu ni pu imposer une unité de pensée car confronta° critiq reste 1 ère règle. Il n’y a pas 1 humanisme ms des humanistes. ( prend exemple d’Erasme ) CHAPITRE 2 : DE L’EGLISE AUX EGLISES ( 1520-1560 )

Savants tjrs préoccupés par leur salut ds l’Eglise car élevés ds ce cadre. Dc, étude des textes sacrés pour retrouver sens réel de l’Eglise, devenue trop dogmatiq. But : ramener chrétiens à meilleure compréhension du message religieux et dc, à un meilleur comportmt. S’observe avant 1500 avec la devotio moderna : logique de la méthode critiq et de la remise en quest° des institu°. Grd enthousiasme jusque vers 1515’ puis inquiétude, pressentimt d’une cassure ( intuit° d’Erasme en 1517 ). 1. La dévotion moderne.

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Effort de réforme né aux Pays Bas du Nord au 15 ème : rénover vie religieuse. Créa° de maison ouverte aux laïcs et d’1 congréga° fondée autour couvent de Windesheim ( règle conventuelle stricte, piété active tournée vers enseignt ). Se répand en All rhénane – clientèle bourgeoise ou noble. Répond à des inquiétudes causées par la misère des tps et les déboires de l’Eglise romaine. Ouvrage de Kempis, L’imita° de J.-C. = succès croissant.

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S’affirme ainsi en Europe la nécessité d’un renouvllt sans attendre autorisa° de Rome. Dévo° mod. prend un sens de plus en plus large : modèle pour tous ceux que ne satisfait

plus vie relig catho. et qui recherche véritable piété. Erasme formé ainsi, admira° de Luther. -

Figure de Jacques Lefèvre d’Etaples, grd humaniste. A traduit la bible, en 1534. A grdt participé à l’espérance réformatrice sans pour autant rejoindre mvt luthérien.


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Fig. de Jean Vitrier Grd érudit, ms aussi réformateur de couvent et prédicateur ( fin 15 ème). Très écouté malgré scandale qu’il provoque et censure. Ami d’Erasme qui en a fait un beau portrait.

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Erasme suit même voie : ds Eloge de la folie, se moque des théologiens, de leurs préoccupa° dérisoires. Ms se moque aussi croyances popu. Pour lui, vraie piété est ds le retour aux sources, dc aux textes directmt. Erasme insiste sur nécessité de mettre textes sacrs à disposi° de ts les fidèles, et non plus seult des clercs . D’où traduc° en langue vulgaire. Bien plus que l’appartenance à l’Eglise, c’est la confiance ds la vérité de la parole de Dieu qui apporte au chrétien la sécurité. Message érasmien entendu ds tte Eu. érudite, « nourriture de cette Eu. réformatrice tourmentée à partir 1520". »

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Fig. de Jean Reuchlin ds All. Rhénane. Passionné par litt. hébraïq, initia° à la Kabbale. Querelle avec Pfefferkorn, juif converti qui veut brûler ts livres juifs, suspects d’exégèse bibliq alors que pour Reuchlin, textes juifs indisp. à compréhens° Bible. Reuchlin condamné par Dominicains de Cologne. Affaire qui fait éclater ressentimt des théologiens contre les novateurs

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Essor du mvt réformateur s’exprime aussi dans la Rome de Léon X : plafond Chapelle Sixtine = Antiq. païenne côtoie christianisme. Léon X laisse entreprendre des réformes (intervient pour Reuchlin ). Existe là des préoccupa° qui rejoignent celles des novateurs.

Faut bien avoir à l’esprit que ttes ces personnalités st restées ds l’Eglise et ont pensé qu’une réforme était possible de l’intérieur. Leur cadre demeure celui de l’Eglise romaine. But est de la renouveler et en aucun cas de créer un nvel appareil. Certains l’ont payé de leur vie ( Fisher, More ). Condamna° Luther fait commencer nvelle époq. 2. Nouveaux clercs, nouvelles Eglises : les ruptures.

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Luther n’a pas tt de suite exprimé son indigna° ouvertt vis à vis de la Curie romaine. Attend jusqu’en 1517-1518 : évnt majeur qui va créer Luther. Les 95 proposi°, appel public à une réforme profonde, sont commentés par presque ts, y compris petites gens (diffu. grâce imprimerie ). En 1518, son appel est devenu politiq puisque touche même les princes. En fait, arrive au bon moment : fournit 1ère réponse claire et nette à cette inquiétude diffuse. En qques mois, devient maître de la réforme, avec disciples ( Karlstadt, Münzer, Mélanchton )


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2ème étape : la rupture de Worms, 1520-1521. Affaire Luther a mûri à Rome. Condamna° de l’hérétiq présente avantages : sert d’exemple disciplinaire. Mais pour la 1 ère fois, maintient proposi° jugées hérétiq. Eglise Romaine mise en échec.

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Luther peut dc fonder une nvelle Eglise, avec nvele foi et nveu culte ( simplifica° rituel, participa° fidèles au culte, réduc° nbre sacremts, suppress° culte Saints..). Rapidt = doctrine cohérente ( 1521-1524 ). Ms grde incompréhens° avec les Erasmiens, que ne saisit pas tt de suite Luther. Rupture avec Erasme. Qqpart, selon Mandrou, Luther ne parvient pas à tt contrôler de cette nvelle doctrine ( déforma°...) : refusait la révolu° sociale et se voit confronté à la guerre ds paysans en All en 1524. ( dépassé par son disciple Münzer qui veut aller bcp + loin que lui ). Finalt, princes qui deviennt maîtres de l’Eglise luth.

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Message luth a reçu très vite un très grd écho, suscitant des variantes : Zwingli à Zürich, réforme relig d’Henri VIII en Angl ( anglicanisme), rnveau sectes dissidentes réduites au silence depuis 1 siècle ( hussites, calixtins, taborites en Bohème, anabaptistes

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Bientôt, répress° se profile : lutte de Quint, de François 1er ( aff. Des Placards), interdic° d’Erasme en Esp, exécu° de More par H.8. Atmo d’inquiétude : Chrétiens espèrent un concile réconciliateur qui ne vient pas.

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Interven° de Calvin : Réforme française. Rédige son Institu° chrétienne. Installé à Genève en 1541, construc° de son Eglise.

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En 20’ans, unité chré Eu. occ a volé en éclats. Combats d’idées et surtt, d’hommes : audace de choisir d’abandonner cadre tradi ds lequel leur vie était coulée, de suivre autre Eglise de vérité en en construisant une autre. Cpdt, certains ont refusé ce nveau cadre institutionnel. Traqués par les Luth, condamnés à l’errance : hô de la 1ère réforme (Karlstadt, Münzer ,Séb. Franck ) qui ont refusé nvel embrigadt. Marginaux détachés Eglises officielles, peu imprimés, peu lus mais qui pourtt, font souche.

3. Persécutions et premières guerres de religion Epoque où pvoir politiq n’existe qu’avec la sanc° d’une Eglise. Dc, initiatives viennent autant des sverains que des autorités ecclésiales. Ttfois, faut distinguer bras séculier sous autorité du sverain et nveaux ordres de répress° crées par l’Eglise catho. Tt est mis en place ds la précipita°


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Evnt majeur : guerre entreprise par CQ1 contre princes luth soumis à son autorité. 25 ans de lutte qui prend une dimens° internatio. Pas franchi important : les réformés ne peuvent que s’orga militairt. Réforme évangéliq est dc tt autant l’affaire des laïcs que des clercs. Grde emprise laïq. En 1 ½ siècle, relig° luth s’est fait reconnaître de l’ancienne, au prix soumiss° totale à l’ordre politiq. Idem en Angl : obéissance au roi, Parlement qui s’occupe de la lutte contre tte dissidence. En France, embrasser l’hérésie, c’est rompre avec l’unité relig du royaume, dc, mettre en danger celui-ci. D’où exclus° de la communauté, par bûcher ou fuite.

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De leur côté, Eglises répondent sur plan intello : réorganisa° de l’université de Wittenberg par Luther, grde rigueur de l’orthodoxie calvinienne ( fait brûler Michel Servet en 1533 ). Plus grd travail ttfois effectué par Eg. Catho : fonda° de l’Oratoire du Divin Amour à Rome et surtt, fonda° de la Compagnie de Jésus en 1539-40 ( Ignace de Loyola ) : volonté de ne recruter que des hô très cultivés, capables de défendre posi° doctrinales de l’Eg catho. Grde place des études. Prend en charge héritage humaniste ( promeuvent ds leur enseignt les Antiquités ) tt en revendiquant défense de la tradi° catho. Agents efficaces de la reconquête catho. Dc, milice redoutée, assurent maintien tradi° tt en ayant connaissance critiq de l’Antiq ( démontre possibilité d’allier ces 2 héritages, d’où certain paradoxe ).

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Polémiq relig se nourrit d’accusa° diverses : accusa° d’athéisme, qui n’a pas grd sens en fait à cette époq où encadrt de tt hô est assuré par institut° ecclésiale ( Rabelais accusé ! ). Seul traité parlant d’incroyance = le Cymbalum, qui n’a pas fait école ; accusa° de faire de la magie sataniq, surtt pour de pauvres vieilles ( les sorcières ).

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Pratiq de dénoncia° et d’épura° révélatrices d’une religiosité inquiète, empreinte de manichéisme ( Dieu/Satan). Démontre en fait ardeur avec laquelle ts milieux sociaux ont affronté crise.

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Charles Quint

Mandrou, des humanistes aux hommes de science  
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