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Édito :

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e mois de novembre a été marqué, en Vendée, par les deux élections partielles sur les cantons des Essarts et de Montaigu. En effet, celles-ci ont vu la victoire de deux candidats sans étiquette. Le résultat du canton de Montaigu est, pour sa part, assez significatif, en effet, le candidat MPF Antoine Chéreau a été battu par Michel Allemand, ancien adjoint aux sports de Montaigu et très engagé dans sa commune dans ce domaine, sur le canton même de Philippe de Villiers ! On peut se demander pourquoi cet ancien bastion du MPF a-t-il, de manière surprenante, refusé d’élire le successeur naturel de l’ancien Président du Conseil Général au profit d’un candidat qui n’a même pas fait campagne ! L’intéressé résume bien la situation : « C’est tout le système qui doit se poser des questions ce soir. Je me suis présenté sans étiquette en dehors des clivages partisans et au plus proche des élus locaux ». Les électeurs de Montaigu ont fait le choix d’un homme de terrain, proche des gens et des élus locaux, et non celui d’un homme dont la politique est son métier, un Communiqué de presse : La Convention « cumulard », déjà Maire de Montaigu, et Conseiller régional. C’est aussi le symbole des JDem du Grand Ouest page 2_ de la fin d’une ère, celle du villièrisme, d’un système autoritaire et sectaire, qui Synthèse de la Convention des Jeunes disparait avec la démission de son chef. Avec la nouvelle élection de Bruno Démocrates du Grand Ouest page 3_ Retailleau comme Président du Conseil Général, nous pouvons espérer qu’une nouvelle forme de gestion et de Soutien des JDem 85 à Alain BOUYER page 9_ gouvernance s’ouvre en Vendée, plus collective, plus ouverte et respectueuse des Communiqué de presse national différentes sensibilités politiques et page 9_ culturelles des Vendéens. Enfin, les prochaines échéances électorales du mois Réforme des collectivités territoriales de Mars, vont être l’occasion pour le page 10_ Mouvement Démocrate, de proposer des candidats porteurs d’un projet alternatif AGENDA ambitieux pour notre département, qui page 11_ réponde aux préoccupations des Vendéens, mais aussi porteur des valeurs humanistes Inscrivez-vous à notre newsletter sur notre blog des de notre mouvement.

Jeunes Démocrates de Vendée : jeunes-democrates85.overblog.com pour recevoir tous les mois un nouveau numéro Bonne lecture, du VenDémocrate sur votre messagerie électronique. À bientôt ! Christophe Chusseau, Responsable Informatique des JDem 85

Elie Front, Délégué Fédéral des JDem 85

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Communiqué de presse : La Convention des JDem du Grand Ouest

Une quinzaine de Jeunes Démocrates de Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire, ainsi que François-Xavier Pénicaud, Président national des JDem et Cyril Bègue, Vice-président en charge de la solidarité et de l’égalité des chances, se sont réunis à la Roche-sur-Yon les 6 et 7 novembre pour débattre sur le thème de la mobilité. Le Samedi matin a été consacré à distribuer notre journal, le VenDémocrate, le journal des JDem 85 dont le dernier numéro traite de la réforme des Retraites. Il a été rappelé que si une réforme était nécessaire, le projet de loi du gouvernement était malheureusement injuste. À partir de 14h, les Jeunes Démocrates ont parlé de l’aménagement du territoire et des transports, avec la participation de deux intervenants de qualité. Tout d’abord, Bernard Fourage, un des principaux opposants à l’aéroport Notre Dame des Landes, qui nous a exposé un projet alternatif à Notre Dame des Landes. Ensuite, Michel Caniaux, Délégué Général d’ALTRO, une association favorable à la création d’une ligne transversale Alpes, Auvergne, Atlantique, qui irait de Lyon à Rennes en passant par Limoges et Nantes. Cette association a été consultée lors du Grenelle de l’environnement. Ces deux interventions complémentaires nous ont permis d’avoir un point de vue global et à long terme sur l’aménagement des transports et l’irrigation du territoire, qui passent par un développement du ferroviaire mais aussi des autres modes de transports : avion, covoiturage… Nous considérons qu’il est nécessaire de désenclaver l’Ouest de la France avec une ligne transversale des Alpes à l’Atlantique pour mettre fin à la conception centralisatrice de l’aménagement des territoires en France. Enfin, les Jeunes Démocrates 85 lancent un appel aux jeunes de bonnes volontés qui ne se retrouvent plus dans l’affrontement, d’un autre temps, des deux blocs de gauche et de droite, et qui souhaitent se joindre à cette nouvelle dynamique qui se lance depuis quelques mois en Vendée.

Les Jeunes Démocrates 85 et leurs invités de Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire.

Publié sur le blog JDem 85, le lundi 8 novembre 2010.

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Synthèse de la Convention des Jeunes Démocrates du Grand Ouest

Lors du Week-end des 6 et 7 novembre, les JDem 85 ont accueilli leurs homologues de Bretagne, de Normandie et Pays de la Loire, à la Roche-sur-Yon, lors d'une Convention sur le thème de la Mobilité. Pour discuter de ce sujet, deux intervenants de qualité ont accepté de venir présenter deux projets différents pour le Grand Ouest : Bernard Fourage, l'un des principaux opposants à la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes et Michel Caniaux délégué général de l'association ALTRO.

Samedi 6 novembre 2010 : 1ère table ronde : Alternative au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes Conférence donnée par Bernard Fourage. Exposition des faits Depuis plusieurs années déjà, un projet de grande ampleur visant à la mise en œuvre d’un nouvel aéroport international en Loire-Atlantique, fait débat et créé une polémique durable. Son implantation est prévu sur le territoire d’une modeste commune dénommée Notre Dame des Landes. Lieu rural isolé des centres urbains, tels que Saint-Nazaire et Nantes, et situé à une quinzaine de kilomètres à l’extérieur du périphérique nord de ce dernier. Seul accès à ce site hypothétique : la route. Bernard Fourage s’est évertué à nous démontrer que ce projet n’était pas une réponse raisonnable au désenclavement du Grand Ouest, et ceci à plus d’un titre. Le plus

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intéressant, était qu’il nous a présenté une véritable alternative : efficace, viable et ambitieuse. Celle d’une utilisation renforcée de l’aéroport existant d’Angers-Marcé, et d’une restructuration de celui-ci afin de lui donner vocation aux vols internationaux par un allongement de la piste, lui permettant le transit d’avions gros porteurs.

Les raisons de la désapprobation du choix Notre Dame des Landes Comme nous l’avons vu plus haut, un moyen d’accès unique : le routier. Ce mode de transport ne s’inscrit pas dans une démarche de développement durable, devenu pourtant incontournable tant du point de vue économique qu’environnemental. Pour une cohérence avec le développement durable, il faudrait amener une voie de chemin de fer à la toute proximité du nouvel aéroport en discussion – le mode de transport ferroviaire étant le plus économe et efficace énergétiquement – et si possible à grande vitesse permettant aux usagers des villes de la région, comme Rennes, Cholet, La Roche-sur-Yon …, de rejoindre l’aéroport de façon rapide, afin de véritablement concurrencer la voiture, tendant ainsi vers un report modal. Une situation géographique qui n’est pas des plus favorables. En effet, il n’y a pas de métropoles situées à l’ouest de ce point, contrairement à Angers : endroit bien mieux placé, car occupant une position quasi centrale dans la région Ouest, ce qui permettrait de capter les principales villes, toutes à une distance raisonnable, et donc à la portée en terme de temps d’approche relativement brefs. Enfin, économiquement, ce projet à un coût très élevé, de l’ordre de 3 à 4 milliards d’€uros : - infrastructure complète à réaliser : pistes, aérogares ; - structures d’approche : nouvelles lignes à grande vitesse sur des dizaines de kilomètres de part et d’autre de Notre Dame des Landes (aucune ligne ferroviaire capable de recevoir un TGV n’existant jusqu’alors dans un périmètre proche), gare ferroviaire ; - structures d’accueil : halls, différents commerces (débits de boisson, sandwicheries, points presse …)

Les deux alternatives possibles Pour faire face au transit prévisionnel à long terme (plusieurs décennies), voyageurs et marchandises confondus, il existe deux alternatives, toutes deux, bien plus économiques. Que ce soit l’extension de l’aéroport de Nantes-Atlantique ou le report vers celui d’Angers-Marcé. Dans le premier cas, la construction de deux autres aérogares suffirait amplement à assurer le trafic escompté à l’horizon 2050. En y ajoutant le coût de l’amélioration du réseau ferroviaire existant, on arrive grosso modo au tiers, voire la moitié, de l’investissement colossal nécessaire à la réalisation du projet à Notre Dame des Landes. Reste le problème de l’approche entre la gare TGV située dans la ville de Nantes, et l’aéroport installé en bordure extérieure du périphérique de la métropole nantaise, dont le trajet s’effectue en taxi ou à bord de bus dont la fréquence de passage est trop faible. En choisissant l’option Angers-Marcé, l’économie est aussi importante : la piste trop courte est à rallonger – ce qui est possible car il y a le foncier libre de toute emprise immobilière – et les structures d’accueil de passagers et d’appareils à agrandir. La gare d’Angers reçoit les trains à grande vitesse, et se situe plus près de l’aéroport que dans le cas du chef-lieu ligérien. Avantage supplémentaire : sa position relativement centrale.

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L’obstination des politiques en faveur de Notre Dame des Landes Depuis l’idée de ce projet voulu par les décideurs locaux, des études d’autres options pour résoudre l’augmentation du trafic aérien, ont été menées et apportent les preuves chiffrées qu’elles sont plus viables et plus raisonnables en terme financier. Il faut dire que cette erreur de jugement n’en est pas vraiment une : en effet, les chiffres prévisionnels du nombre de voyageurs et du tonnage de fret ont été "gonflés" pour rendre artificiellement nécessaire la mise en place en Loire-Atlantique d’un aéroport supplémentaire de plus grande capacité. « C’est scandaleux » a déclaré ainsi Bernard Fourage en fin de présentation de son contre-projet, pour qualifier ce genre de méthode. Le budget annoncé était de 581 Millions H.T. alors que la DGAC elle-même estimait le coût total de Notre Dame des Landes à 4 Milliards (Ouest-France 17-10-2002) et alors qu'ailleurs la construction d'un aéroport coûte : 3 Milliards à Londres Stansted, 5 Milliards à Lisbonne. Comment les responsables politiques peuvent-ils avouer s’être trompés d’au moins 2 milliards d’€uros pour un projet d’utilité publique ? Cela leur enlèverait toute crédibilité pour les futures élections. Crédibilité qu’ils vont quand même perdre lorsque le plus grand nombre de citoyens en sera informé. Pour reprendre une hélas triste vérité prononcée par Monsieur Fourage : « la France est fauchée », il faut donc considérer attentivement les dépenses envisagées et vérifier les possibilités de retour sur investissements.

Cette conférence, dont nous remercions Monsieur Bernard Fourage d’avoir bien voulu nous donner, a été menée de façon très technique et studieuse, ce qui finalement n’a donné lieu qu’à peu de questions et de débat à sa suite. Cela était quand même très instructif et tout ou presque a été dit sur le sujet pendant son exposition. Comme dit l’expression : rien à ajouter !

2ème table ronde : Aménagement du territoire avec le délégué général d'ALTRO : projet TRANSLINE Alpes, Massif Central, Atlantique Conférence donnée par Michel Caniaux. Présentation d’ALTRO L’association ALTRO (Association Logistique TRansport Ouest), sous l’impulsion de Michel Caniaux, porte un projet ambitieux. Ou plutôt, des projets, bien que ceux-ci s’inscrivant dans une "aventure" globale. Cet ensemble – un réseau ferroviaire développé et innovant – a pour but ultime, la transversalité vers l’ouest à l’échelle européenne, par une infrastructure appelé "corridor V" : de la ville de Kiev –capitale de l’Ukraine–, en direction de l’Atlantique, jusqu’à Lisbonne –la capitale du Portugal–, en passant – nous concernant plus précisément – par les Alpes, Lyon, le Massif Central -via Clermont-Ferrand-, Limoges, Bordeaux, Bayonne. Cette Ligne à grande vitesse (LGV), traverserait donc le Sud de l’Europe, d’est en ouest.

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Bien sûr, ce n’est pas l’association en elle-même qui réaliserait, ni financerait, ces travaux de grande envergure ; pour si peu qu’ils soient validés par les différentes autorités concernées. Et c’est là, qu’ALTRO intervient ; en essayant de rassembler tous les partenaires essentiels pour mener à bien cet aménagement du territoire

par

le

Responsables

rail

:

États,

régionaux

et

départementaux, Villes, sans oublier les Sociétés de transports, bien évidemment, mais aussi Distributeurs d’énergie,

en

l’occurrence :

électrique. Cela semble fonctionner, puisque

de

nombreux

décideurs

politiques ont rejoint l’association, en particulier des maires de grandes villes concernées plus ou moins directement par le projet.

La T3A Transversale Alpes-Auvergne-Atlantique De quoi s’agit-il ? C’est le projet de transversalité ouest pour la France. L’objectif étant de disposer d’une LGV rejoignant les Alpes à l’Atlantique en passant par le Massif Central. Plus exactement : Lyon → Caen, via Clermont-Ferrand et Limoges. De cette ville, vraisemblablement, l’on quitterait le tracé européen à destination du Portugal, pour s’orienter vers le Nord-ouest de la France, fort mal desservi actuellement par le réseau ferroviaire. Voici les villes principales de notre région, qui profiteraient de ce réseau : Rennes – Nantes – Poitiers – Limoges, ce qu’ALTRO désigne RENAPOLI. Bien sûr, tout au long de la T3A, les villes moins importantes ne seraient pas oubliées, notamment Guéret, chef-lieu de la Creuse – département le plus isolé de France –, qui se trouverait mieux desservi du fait de sa situation géographique entre Limoges et Montluçon, deux villes se trouvant sur cette ligne. L’intérêt de donner une homogénéité au territoire est très important pour limiter, dans un premier temps, puis inverser, à plus long terme, les phénomènes de désertification rurale et par conséquent de l’emplissage sans fin et irraisonnable des grandes villes.

La France, mauvaise élève dans l’efficacité des transports D’une manière générale, la France est mal équipée dans le domaine ferroviaire. Si elle possède des structures dédiées à la grande vitesse sur ses axes principaux, parmi les plus rapides et les plus fiables au monde ; il en va tout autrement pour les axes secondaires où l’on se déplace à la même vitesse qu’il y a plus d’un demi-siècle ! Michel Caniaux en a fait l’expérience il y a seulement quelques jours, sur le trajet La Rochelle → Brest, soit 8 heures 25 contre 8 heures 17 minutes à l’époque. Sans oublier les temps

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d’approche. Là encore, la France n’est pas au point. Le mode tram-train serait sans doute approprié pour faire face à ce problème, du moins pour les métropoles et les villes moyennes. Les usagers sont en droit d’attendre des services performants, mais comme cela n’est pas le cas, ce manque de performance engendre une faible fréquentation, d’où des tarifs qui sont exorbitants pour tenter de rentabiliser le réseau qui, par ailleurs, est proche de l’obsolescence en certains endroits. En la matière, l’exemple nous vient d’Espagne, où Madrid → Tolède (75 km), se fait en moins d’une demiheure, 20 fois par jour pour 4 €uros l’aller-retour dans le cadre d’un abonnement, d’après Monsieur Caniaux qui a une grande expérience du transport ferroviaire en Europe. Nous en sommes bien loin ! Et c’est pourtant ce qu’il faudrait pour avoir la possibilité d’un report modal vers le train, supplantant le "tout" voiture qui est devenu notre mode de déplacement traditionnel, presque même institutionnel, et soutenu par les politiques, qui semblent chevillés au lobbying des grands constructeurs automobiles de notre pays.

La ville de Lyon, mise en exergue lors de cette table ronde du fait qu’elle est le point de départ de ce futur et encore hypothétique réseau transversal Est – Ouest, fut l’occasion pour Michel Caniaux, de faire un clin d’œil au seul Lyonnais présent à cette Convention Inter-régionale du Grand Ouest, François-Xavier Pénicaud, notre Président national Jeune Démocrate. Nous le remercions – ainsi que les autres Jeunes Démocrates – d’avoir fait le déplacement qu’il a effectué par le train en 14 heures 15 (halte nocturne de 8h à Paris comprise), la performance médiocre de notre système de transports ferroviaires, n’était donc plus a démontrer ! François-Xavier n’a pas semblé entièrement convaincu du projet présenté par Monsieur Caniaux. En tout cas, il voulait en savoir plus pour tenter de discerner au mieux les réponses qu’apporterait ce projet, aux nouveaux défis des transports dans l’avenir. Cette deuxième conférence a donc fait l’objet de plus de débat, ou du moins, d’échanges, que la précédente, la discussion était passionnante. Notons aussi les interventions pertinentes de plusieurs Jeunes Démocrates, à l’instar de Jérémy Françoise, du Calvados, qui était le plus éloigné de La Roche-sur-Yon où se déroulait la Convention ; Thomas Gilbert Guermont, de Fougères, Bretagne Démocrate ; Cyril Bègue, Président JDem de LoireAtlantique et Vice-président national en charge de la solidarité et de l’égalité des chances des Jeunes Démocrates ; entre autres.

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Dimanche 7 novembre 2010 : Cette matinée de la deuxième journée de la convention, a été consacrée au sujet de la gratuité des transports en commun. Les JDem 44 ont organisé le débat sous une forme assez originale. Deux personnes : Cyril et Gaël, organisateurs du débat, ont chacun pris avec eux, une équipe. L’un leur a donné des arguments en faveur de la gratuité et l’autre des arguments opposés. Lorsque que les deux équipes furent prêtes, celles-ci durent s’affronter dans un débat arbitré par nos deux organisateurs. L’objectif était d’apprendre à argumenter et débattre sur un thème donné, de défendre un point de vue qui n’est pas forcément le sien et de confronter deux conceptions opposées. A la fin de ce débat très formateur et intéressant, nous avons fini par un tour de table pour que chacun puisse exprimer sa réelle conviction sur le sujet, la plupart des participants étant plutôt favorables sur le principe mais partagés sur la mise en œuvre. Merci à tous les Jeunes Démocrates qui ont fait le déplacement pour venir jusqu'en Vendée pour participer à cette première Convention dans le Grand Ouest.

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Synthèse rédigée par Christophe Chusseau et Elie Front.

Publié sur le blog JDem 85, le mardi 16 novembre 2010.


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Soutien des JDem 85 à Alain BOUYER

Les Jeunes Démocrates de Vendée annoncent qu'ils souhaitent soutenir Alain Bouyer, candidat AEI aux élections cantonales partielles des Essarts. Ayant été candidat aux régionales sur la liste Modem-AEI en Pays de la Loire, nous savons qu'il est porteur des mêmes valeurs que notre mouvement, d'humanisme et de défense de l'environnement. De surcroit, il est le seul représentant d'une 3ème voie alternative et indépendante que souhaite incarner le Mouvement Démocrate. Ainsi, les Jeunes Démocrates de Vendée souhaitent annoncer qu'il a notre soutien et notre confiance pour l'élection de dimanche prochain. Les Jeunes Démocrates de Vendée 9 Publié sur le blog JDem 85, le vendredi 19 novembre 2010.

Communiqué de presse national

Une récente étude de l’IFOP (22 nov. 2010) place François BAYROU en tête des intentions de vote des 18 / 24 ans, à égalité avec Martine AUBRY et Nicolas SARKOZY. Ainsi, celui qui incarne le mieux le centre de l’échiquier politique aux yeux des Français ferait jeu égal avec les tenants de notre système bi-partisan, du moins dans l’esprit des plus jeunes électeurs. Nous, Jeunes Démocrates, prenons acte de cet état de fait. Nous nous réjouissons de ces résultats qui constituent une source d’encouragement et de motivation supplémentaires. Le rôle et la responsabilité des Jeunes Démocrates, au sein de notre famille d’idées, est plus évidente que jamais. Nous ne faillirons pas. Car notre responsabilité, à la fois grande et exaltante, est d’œuvrer pour que la jeunesse de France se reconnaisse dans les valeurs d’humanisme, de justice sociale, de développement durable et de citoyenneté européenne.


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Notre mission consiste plus que jamais à aller à la rencontre de nos concitoyens et notamment des plus jeunes à travers les territoires, dire la désuétude des affrontements partisans, affirmer les valeurs d’un Centre Libre et Indépendant. Notre devoir est de faire en sorte que le plus légitime à incarner les idéaux du Centre, François BAYROU, soit mis en situation de les porter, le moment venu, au sommet de l’Etat.

François-Xavier Pénicaud, Président des Jeunes Démocrates Adrien Debever, 1er vice-président des Jeunes Démocrates Anthony Jouvenel, Secrétaire général des Jeunes Démocrates Alban Bakary, Vice-président aux formations & à la recherche

Publié sur le blog JDem 85, le mercredi 24 novembre 2010.

Réforme des collectivités territoriales Votée définitivement le 16 novembre dernier après de nombreux rebondissements, la réforme des collectivités peine à assumer son titre « d'an III » de la décentralisation. Tout d'abord, cette réforme institue le conseiller territorial, élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, il siégera au Conseil général et au Conseil régional. Le nombre d'élus régionaux et généraux passera donc de plus de 6 000 à 3 485. La Vendée comptera 30 conseillers territoriaux ce qui en fera le 4ème département, derrière la Sarthe (32 conseillers), de la Région des Pays de la Loire qui comptera donc 170 conseillers territoriaux, en 2014. Le mode de scrutin est tout entier destiné à avantager les effectifs de l'UMP. Effectivement, alors qu'il semblait acquis qu'une dose de proportionnelle (20 %) serait introduite, on apprit qu'elle était conditionnée au fait que 80 % des conseillers soient élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Ce sont les candidats UMP qui seraient alors les plus avantagés. Et ce n'est que l'avis négatif du Conseil d'Etat et la perspective d'une censure du Conseil constitutionnel qui fit changer le gouvernement d'avis. Après cet échec et celui des élections régionales, l'UMP revient avec une nouvelle idée : interdire les triangulaires en ne sélectionnant que deux candidats pour le second tour. Là encore, une telle idée peut surprendre car ses avantages au niveau local sont nuls, sauf si l'on sait que l'UMP se sent menacée par des triangulaires avec le Front National. Cette idée sera abandonnée à la suite d'un bras de fer avec les sénateurs centristes, mais le bilan en terme de régression démocratique reste lourd : le seuil de sélection au second tour passe à 12,5 % et la dose de proportionnelle est supprimée. Cette suppression a été vivement condamnée par les associations féministes qui craignent que le taux de femmes dans les Conseils régionaux (47 %) rejoigne très rapidement celui des Conseils généraux (12,3 %). Et ce n'est pas l'instauration de l'obligation de listes paritaires pour les communes de 500 à 3 000 habitants, ni le durcissement des pénalités en cas de non respect, qui permettront d'inverser la tendance. De même, on peut s'interroger sur la faible représentation des forces démocratiques du pays dans ces Conseils locaux.

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La réforme sonne également le glas de la clause de compétence générale pour les régions et les départements. C'est le seul moyen qu'a réussi à trouver le gouvernement pour limiter les doublons. Avec la fin de la liberté fiscale, le gouvernement termine d'aliéner les politiques locales au pouvoir central. La nouvelle loi obligera toutes les communes à se constituer en communautés de communes avant 2013. Elle favorise les communautés d'agglomérations et urbaines en abaissant les seuils de population nécessaire. Elle crée les métropoles conformément aux recommandations du rapport Balladur. Les parlementaires du Mouvement Démocrate ont décidé de s'opposer à cette réforme. Effectivement, cette dernière a renvoyé à 2015 la question des compétences spécifiques des régions et des départements, c'est-àdire après l'élection de la moitié des sénateurs renouvelable en 2014. Seulement, cela signifie également que les conseillers généraux et régionaux élus en 2014, ne sauront pas pourquoi ils l'ont été. La démocratie locale sera appauvrie par réduction drastique des minorités et du nombre de femmes. L'un des objectifs de la reformé était de réduire le nombre d'élus, mais les effectifs des Conseils régionaux sont rendus pléthoriques ce qui implique derrière une administration aussi foisonnante et ouvre une nouvelle phase coûteuse de construction et de rénovation des hôtels de région.

Pierre-Jean Baty Publié sur le blog JDem 85, le lundi 7 décembre 2010.

AGENDA - Vendredi 3 décembre à 20h30 : Réunion des Jeunes Démocrates de Vendée à l'Art en Bar, Esplanade Jeannie Mazurelle à la Roche-sur-Yon. - Samedi 11 décembre : Assemblée Générale des Jeunes Démocrates à Paris - Dimanche 12 décembre : Congrès du Mouvement Démocrate à Paris. Hôtel MARRIOTT, 17 boulevard Saint-Jacques, 75014 PARIS. Accueil à partir de 08h30, les travaux débuteront à 10h.

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