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Photo : Stéphanie Marcotte

INNOVATION ET TECHNOLOGIE

Rolland Grenier Président RoboPark

emplacement de stationnement robotisé serait grosso modo le même que celui d’un stationnement étagé traditionnel, soit de 35 000 $ à 50 000 $. L’avantage est plus marqué lorsque le prix des terrains est élevé ou quand il faut creuser le roc. « Pour un même nombre de voitures, nous excaverons

de moins grandes surfaces et moins profondément », détaille Rolland Grenier. Pour quiconque doute de son estimation, il ajoute : « Il n’est plus nécessaire d’installer des systèmes de ventilation sophistiqués, des ascenseurs, des rampes d’accès, de l’éclairage, etc. » Ryan Astrup renchérit : « Puisque les stationnements prennent moins de place, il est possible de construire – et donc de vendre – davantage de locaux pour bureaux ou des logements. » Cependant, ces espèces de distributeurs automatiques géants de voitures ne satisferont pas tous les besoins, notamment ceux des stades ou des salles de divertissement. « Pour de grands stationnements, un utilisateur peut attendre trois ou quatre minutes avant d’obtenir sa voiture. Il est possible d’ajouter des guichets au système pour servir plusieurs personnes simultanément, mais il sera difficile de servir des centaines de clients à la fois », pense Ryan Astrup.

Qu’est-ce qui retient encore les Québécois ? La crainte de la nouveauté, selon Rolland Grenier : « Une fois que la technologie sera adoptée par quelques promoteurs visionnaires, elle devrait se répandre rapidement. » Ryan Astrup croit que la crise économique a peut-être rendu les promoteurs plus frileux quant aux risques. Daniel Bouchard estime que le marché québécois est prêt : « Les élus reconnaissent de plus en plus la soustarification des espaces de stationnement et sont prêts à réduire les subventions accordées ; plus les coûts des stationnements seront assumés par les utilisateurs, plus les occasions pour les stationnements mécanisés se multiplieront. » En attendant que l’avenir accorde ou non raison à Rolland Grenier, il continuera à faire visiter le One York aux clients potentiels, jusqu’à ce qu’il puisse un jour les conduire à un premier projet au centre-ville de Montréal. ,

Immobilier commercial — Novembre-décembre 2013

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Magazine Immobilier commercial volume 6 - numéro 5  

DANIEL FOURNIER > Créateur de valeur DÉFIS ET ENJEUX DU SECTEUR IMMOBILIER COMMERCIAL > Réinventer nos rouages dans un contexte historique...

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